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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 21:23

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Du temps où elle était présidée par Me Nicolas Tiangaye et même lorsque celui-ci a passé le flambeau à feu Me Goungaye Nganatoua Wanefiyo, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme faisait la fierté des combattants de la liberté et défenseurs des droits de l’homme. C’est au nom de la LCDH que Me Tiangaye à l’époque fut celui qui, le premier, a saisi la FIDH du temps où elle était présidée par Me Ousman Kaba, qui à son tour, a ainsi permis le démarrage des premières investigations sur les crimes de guerre perpétrés en 2001 et 2002 par les éléments du MLC de Jean-Pierre Bemba venus à la rescousse du régime vacillant du président Ange Félix Patassé en Centrafrique.

C’est toujours au nom de la LCDH qu’on a vu et apprécier Me Goungaye Nganatoua être aux premières loges avec la Cour Pénale Internationale pour plaider la cause des victimes centrafricaines, notamment les cas de nombreuses femmes violées lors de l’intervention des troupes rebelles de Jean-Pierre Bemba. Comme Me Nicolas Tiangaye, Me Goungaye Nganatoua allait partout dans le monde où il fallait défendre la cause des droits de l’homme, pour représenter la République centrafricaine.

Il a assisté au nom de la LCDH à presque toutes les réunions internationales des droits de l’homme en Afrique, en Amérique, en Europe. Il a pris activement part à tous les congrès de la FIDH où il a toujours pu prendre la parole pour alerter l’opinion sur les nombreuses violations des droits humains dont s’est rendu coupable le régime Bozizé, notamment dans le Nord de la RCA. Me Tiangaye et Goungaye ont fait des années durant, le prestige de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’homme.

Malheureusement, depuis la mise en place du nouveau bureau de la LCDH présidé par Joseph Bindoumi, l’ancien Procureur Général de la République de l’époque du président Patassé, force est de constater que la LCDH est tombée, sans qu’on ne sache pourquoi, dans une situation de léthargie gravement préjudiciable aux démocrates et à la cause des militants des droits de l’homme centrafricains et étrangers. Le refus de la FIDH de reconnaître le « bureau de Bindoumi » suffit-il seul à expliquer que la LCDH soit complètement sous l’éteignoir ?  

Il est fort regrettable que pour la première fois dans son histoire, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme n’ait pas participé au récent Congrès de la FIDH tenu du 06 au 10 Avril 2010 à Erevan  en Arménie parce qu’elle n’y a tout simplement pas été invitée par la FIDH qui considère semble-t-il le « bureau Bindoumi » comme illégitime et son président comme « autoproclamé » et instrumentalisé par le pouvoir de Bozizé.  

En tout état de cause, cette situation est très dommageable pour la LCDH qui n’en a nullement besoin. Le silence assourdissant qu’observe depuis quelque temps la LCDH alors que la situation des droits de l’homme sous le régime Bozizé est des plus catastrophiques est intolérable. C'est une honte pour les vrais combattants de la liberté et des droits humains. Le silence des Centrafricains, particulièrement celui des membres fondateurs de la LCDH est encore plus inadmissible. Tout doit être rapidement fait pour remédier à cette situation anormale et honteuse situation. C’est le meilleur hommage qu’on pourrait rendre à feu Me Goungaye Nganatoua, prématurément tombé sur le chemin de la lutte pour la défense des droits de l’homme en Centrafrique qui est la raison d’être de la LCDH.

La Rédaction C.A.P  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 17:39

 

 

Bozizé reporte les élections

 

 

 

Il veut que les députés votent illégalement une loi pour proroger son mandat

L’annonce faite par le président Bozizé du report des élections du 16 mai avait donné à penser à certains que devant le constat quasi général de l’impréparation totale de ces élections pointé dans presque tous les rapports, depuis les rangs de l’opposition jusque dans le propre camp de la majorité présidentielle en passant par la communauté internationale, Nations Unies en tête, ce dernier était subitement devenu lucide et avait fini par entendre les multiples cris et demandes des partisans du nécessaire report.

C’est mal connaître Bozizé. En réalité, il ne croît pas du tout à la sincérité et bonne foi des leaders de l’opposition et n’est nullement rassuré par les gages qu’ils déclarent lui donner en continuant à reconnaître sa légitimité jusqu’à l’élection du nouveau président de la République après l’expiration de son mandat. La rapidité avec laquelle il a pris la décision du report des élections à l’issue de la rencontre du jeudi avec la classe politique en présence du corps diplomatique cachait en vérité une autre idée qu’il a derrière la tête. Avant de venir présider cette rencontre et annoncer la décision du report des élections, il s’était secrètement déjà mis d’accord avec l’ineffable président de l’Assemblée, Célestin Leroy Gaombalet.

Le casting est le suivant : Il consiste à accepter le report des élection même après la fin de son mandat puis à immédiatement faire déposer devant les députés, un projet de loi portant prorogation du mandat du président de la République et celui des députés jusqu’à l’élection du nouveau président de la République ainsi que des députés de la nouvelle Assemblée nationale. C’est ce qui a été mis en marche dès le lendemain de l’annonce du report des élections.

Le vendredi matin dès 10 heures, le Bureau de l’Assemblée nationale est réuni sous la présidence de Célestin Leroy Gaombalet pour examiner la recevabilité du fameux projet de loi avec un exposé de motifs déjà archi prêt, visiblement depuis fort longtemps. C’est donc la voie parlementaire que choisit Bozizé qui compte faire proroger son mandat, refusant ainsi la solution préconisée par l’opposition et annoncée par Me Nicolas Tiangaye au cours de la rencontre du jeudi, de la signature d’un accord politique sous les auspices du Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo.

Si Bozizé était entouré de juristes, ils lui auraient fait aisément comprendre que l’article 108 de la Constitution dont il aime à dire qu’il en est le garant, dit clairement au sujet de la révision de la Constitution :

 

Art.108 : Sont expressément exclus de la révision :

- la forme républicaine et laïque de l’Etat ;

- le nombre et la durée des mandats présidentiels ;

- les conditions d’éligibilité ;

- les incompatibilités aux fonctions de Chef de l’Etat ;

- les droits fondamentaux du citoyen.

 

De surcroît, en vertu du 5ème alinéa de l’article 24 de la Constitution qui dispose que : « L’élection du nouveau Président a lieu quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du Président en exercice. » on a déjà violé ladite Constitution. En fait, depuis le 27 avril dernier, puisque l’élection du nouveau président de la République n’a pas lieu dans les délais requis par la Constitution, on peut considérer que Bozizé aussi est en dehors de la Constitution jusqu’à l’expiration de son mandat du 11  juin prochain. 

En ce qui concerne aussi les députés, depuis le 19 avril, l’élection de leurs successeurs n’ayant pas eu lieu, on est dans le même cas de figure d’une violation de la Constitution. Ils ne sont plus en mesure de voter des lois, à plus forte raison ayant trait à la prorogation de mandat, que ce soit pour eux-mêmes ou celui du président de la République.

Comme l’a écrit Me Zarambaud Assingambi dans une de ces tribunes publiée dans Le Citoyen n° 3230 du 19 octobre 2009 repris par Centrafrique-Presse du 21 octobre 2009 à propos des manœuvres et velléités de prorogation du mandat du président de la République, ces tentatives sont vaines et vouées à l’échec car la Constitution est hermétiquement verrouillée s’agissant notamment de la durée et du nombre du mandat du président de la République. Sauf à vouloir procéder comme l’a fait l’ex président du Niger Mamadou Tanja qui doit bien le regretter à présent, la voie que veut emprunter Bozizé n’est pas autre chose qu’un coup d’Etat constitutionnel. Déjà arrivé au pouvoir par les armes, lui faut-il maintenant tordre le cou à la Constitution qu’il a promulguée lui-même ?

Me Zarambaud avait conclu son billet du mois d’octobre 2009 en disant ceci : « La seule solution du problème consisterait à supprimer le problème, comme au Niger, en supprimant l'actuelle Constitution et en proposant une nouvelle Constitution. A Dieu ne plaise ! » Bozizé ferait mieux de bien méditer cela. A bon entendeur, salut !

Ci-dessous, le projet de loi concocté depuis longtemps par les députés Luc Apollinaire Dondon Konamabaye et Paul Abouka mais que Bozizé n’a jamais eu le courage de faire voter. Maintenant que son mandat ainsi que celui des députés est terminé, il le fait ressortir ce projet feignant d’oublier ou ignorant que c’est trop tard. C’est un coup d’Etat constitutionnel !

 

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Loi Constitutionnelle N°

Modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004

L'Assemblée Nationale a délibéré et adopté

Le Président de la République, Chef de l'Etat promulgue la loi Constitutionnelle dont la teneur suit :

Article 1er: Certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004 sont modifiées et complétées ainsi qu'il suit:

Au lieu de

Art. 24 ancien : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux (2) tours.

La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.

Ne peuvent être candidats à l'élection présidentielle que les hommes et les femmes centrafricaines d'origine âgés de trente cinq (35) ans au moins ayant une propriété bâtie sur le territoire national et n'ayant pas fait l'objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante.

Ils doivent jouir de leurs droits civiques, être de bonne moralité et capables d'assurer avec lucidité et efficacité les fonctions de leur charge.

L'élection du Président de la République a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du Président en exercice.

Lire

Art. 24 nouveau : le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret majoritaire à deux (2) tours.

- le mandat du Président de la République est de cinq (5) ans, le mandat est renouvelable une seule fois.

- Ne peuvent être candidats à l'élection présidentielle que les hommes et les femmes centrafricaines d'origine âgés de trente cinq (35) ans au moins, ayant une propriété bâtie sur le territoire national et n'ayant pas fait l'objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante.

- Ils doivent jouir de leurs droits civiques, être de bonne moralité et capables d'assumer avec lucidité et efficacité les fonctions de leur charge.

- l'élection du nouveau Président a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du Président en exercice.

- Au cas où l'élection du Président de la République intervient après la fin du mandat du Président en exercice, ainsi que de celui de l'Assemblée Nationale, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement saisit la Cour Constitutionnelle aux fins, d'une part, de constater l'expiration du mandat présidentiel et législatif, et d'autre part d'autoriser le Président sortant à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les nouvelles élections dans les nouveaux délais fixés par la Commission Electorale. L'Assemblée nationale reste en fonction.

Article 2 : La présente Loi Constitutionnelle entrera en vigueur dès sa promulgation par le Président de la République.

Elle sera publiée au journal officiel et exécutée comme Constitution de la République Centrafricaine.

Fait à Bangui, le

 

 

EXPOSE DES MOTIFS

 

Depuis le sursaut patriotique du 15 mars 2003, la République centrafricaine, sous la Très Haute Impulsion de Son Excellence, le Général d'Année François BOZIZE  YANGOUVONDA a choisi la voie de la Démocratie, de la Paix, de la Sécurité et du Développement pour le bien être du peuple centrafricain qui a tant souffert des vicissitudes du passé.

Pour parvenir à ces ambitions légitimes, il a été soumis à la Nation une nouvelle Constitution qui a été adoptée par Référendum à une majorité écrasante le 27 décembre 2004. C'est sur cette base que les élections de 2005 se sont déroulées dans la transparence et la crédibilité.

Depuis lors, beaucoup d'acquis démocratiques et de progrès ont été réalisés et, cela, bien souvent sans difficultés.

Face à ces obstacles qui ont mis en péril la vie de la Nation, Le Chef de l'Etat a toujours choisi le dialogue, la concertation plutôt que le langage des armes.

Il  en a été ainsi, entre autres, du Dialogue National et du Dialogue Politique Inclusif qui ont conduit à la mise en veille de certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004 et ce, dans l'intérêt supérieur de la Nation.

Or, et il faut se le dire et reconnaître que le principe du consensus en tant que mécanisme de règlement de conflits ne doit pas être érigé au règle de droit au mépris de la loi fondamentale qui seule peut aboutir à des solutions durables et non parcellaires.

C'est pourquoi, à l'occasion des élections de 2010 où se profile la problématique du vide institutionnel, en ce qui concerne le mandat du Président de la République en exercice, il serait judicieux d'envisager dès maintenant de combler ce vide constitutionnel ! Non pas par un consensus mais par un argument de droit qui, inévitablement aboutit à une révision partielle de la loi fondamentale.

Deux possibilités sont offertes par la Constitution pour une solution pérenne, à savoir :

- la révision partielle de la Constitution par voie de référendum ;

- la révision partielle de la Constitution par adoption par l'Assemblée nationale d'une loi Constitutionnelle.

Pour des raisons évidentes, la seconde solution est la plus appropriée parce que moins lourde, moins coûteuse en terme d'organisation et plus rapide en terme de procédure, ceci afin d'éviter tout pourrissement de .la situation. Les démocrates convaincus ne diront pas le contraire.

Il faut en outre préciser qu’en cas de vide constitutionnel, la saisine de la Cour Constitutionnelle est faite par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, c'est parce que les mandats présidentiels et législatifs arrivent à terme en même temps.

S'agissant enfin de la compétence de la Cour Constitutionnelle, la solution se trouve à l'article 2 alinéa 3 de la Loi Organique n°05.014 du 29 décembre 2005 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle qui dispose: « Elle est l'organe qui assure la régulation du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics, conformément aux dispositions de la Constitution et les lois particulières».

En effet, les risques que fera courir le vide institutionnel sont très nombreuses dont, entre autres, le blocage du fonctionnement des institutions républicaines.

Qui y a intérêt ?

Telle est la quintessence de la loi Constitutionnelle qui est soumise à votre approbation.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 17:28

 

 

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Kabongo Africa Info (Douala) 29 Avril 2010

Le président de la République, François Bozize, a présidé ce jour dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance, une réunion avec les forces vives de la nation, élargie à la communauté internationale et en présence du président de l'Assemblée nationale, Leroy Gaombalet, a appris l'agence Ai.

Le but de cette rencontre était pour la Commission électorale indépendante (CEI) de présenter son rapport sur l'état d'avancement du processus électoral en RCA. Et de donner son avis sur le respect du chronogramme préétabli par le code électoral.

D'entrée de jeu, François Bozize a rappelé aux uns et aux autres que chaque fois qu'un problème important se pose en République Centrafricaine, il est nécessaire de se retrouver pour pouvoir en débattre. «Pour palier aux différents maux qui gangrènent notre pays, il nous faut communiquer», a-t-il dit.

La CEI par la voix de son rapporteur général Rigobert Vondo a, à l'occasion, rendu public le rapport sur l'état d'avancement du processus électoral en RCA. Il a également fait part des activités menées par la Commission, des difficultés rencontrées, des avancées probantes, de la réalité des opérations de confection de la liste électorale, des projections et des recommandations.

S'étalant sur la conclusion et les recommandations, M Vondo a déclaré qu'en prêtant serment devant le peuple centrafricain et devant Dieu, les membres de la CEI avaient pris date avec l'histoire, d'organiser et de superviser des élections libres, démocratiques, transparentes, apaisées et inclusives pour la mise en place des institutions démocratiques telles que prévues par la constitution du 27 décembre 2009.

Face aux contraintes légales et aux exigences opérationnelles, «la Cei se trouve dans l'obligation de reconnaître qu'elle ne pourra plus techniquement respecter le chronogramme préétabli », a clairement dit le rapporteur général. Pour justifier cette position, Rigobert Vondo, a cité comme exemple la révision de la liste électorale qui, selon lui, prendra beaucoup de temps."La poursuite des opérations de révision de la liste électorale impose la saisie de nouveaux électeurs, le traitement des doublons, le renvoi sur le terrain de liste provisoire de 2010, l'affichage de la liste provisoire de, réinscription des électeurs n' ayant pas pu s'inscrire au cours des opérations précédentes, la saisie des nouvelles inscriptions, la certification de la liste provisoire par les électeurs sur le terrain, le retour à Bangui de la liste électorale certifiée par les électeurs.... l'émission des cartes d'électeurs, le déploiement des cartes d'électeurs sur le terrain et la distribution de ces cartes aux électeurs», a -t-il expliqué, poursuivant que c'est "cette situation qui motive la CEI a envisagé un report technique de ce scrutin" A l'en croire, la CEI reste ouverte à toutes propositions adaptées au contexte centrafricain, en vue de soumettre dans un bref délai, un nouveau chronogramme pour les élections à venir.

Le Collectif des Forces du Changement (Cfc), par la voix de son coordonnateur, Me Nicolas Tiangaye, a tenu pour sa part à saluer l'initiative patriotique du président de la République en convoquant cette réunion dans le but de dénouer la situation de crise électorale à laquelle la RCA est aujourd'hui confrontée.

Il a aussi salué le courage de la CEI qui a reconnu que les différentes étapes intermédiaires et le chronogramme imposé par le code électoral nécessitaient un report technique des élections de 2010.

Fort de ce qui précède, Me Nicolas Tiangaye a, au nom du collectif des forces du changement, déclaré que « le collectif note avec satisfaction qu'il y a une évolution positive dans la prise de conscience centrafricaine sur la nécessité d'aller à des élections pacifiques, libres , honnêtes, démocratiques et inclusives», tout en réaffirmant que le collectif s'engage à reconnaître la légitimité du pouvoir de Bozize, même après le 11 juin. «Nous prenons le ferme engagement devant la nation et devant la communauté internationale et devant l'histoire de ne pas contester la légitimé du président de la République jusqu'à la tenue des élections», a rassuré Nicolas Tiangaye.

Reprenant la parole, le président centrafricain a clairement indiqué que «la CEI poursuit sa mission jusqu'à ce qu'elle nous dise qu'elle est prête et que tous les acteurs, y compris la communauté internationale, s'accordent qu'elle est prête et que les conditions concernant les élections dans l'ensemble du pays sont réunies afin que nous allions en toute quiétude à ces élections».

M Bozize a fait savoir qu'il est et reste attaché au respect de la constitution de la République centrafricaine. "Sans structure constitutionnelle nous ne pouvons parvenir à quoi que ce soit", a précisé François Bozize.

"Il ne nous reste plus qu'à confier le reste du travail à l'Assemblée nationale puisque, avec l'évolution de la situation, il se pourrait que le 11 juin soit dépassé. Donc l'Assemblée nationale, de manière constitutionnelle pourra réfléchir sur la question et nous proposer ce qu'il y lieu de faire", a conclu le président Bozizé tout en évitant que «la RCA puisse sombrer dans l'anarchie et la somalisation ».

 

NDLR : Bozizé a réfléchi et arrêté depuis bien longtemps le casting de la fin de son mandat. Pour lui, c’est l’Assemblée nationale qui doit voter une loi pour proroger son mandat et le projet de loi en question a été apprêté depuis fort longtemps. Malheureusement pour lui, c'est trop tard et cette manœuvre n’est pas conforme à la Constitution. L’article 108 de la Constitution interdit formellement de retoucher la durée et le nombre de mandat du président de la République. Bozizé ne peut donc s’amuser à jouer à ce jeu là qui s’apparente à celui auquel l’ancien président du Niger Mamadou Tandja s’est livré avec les conséquences pour lui que l’on sait dorénavant. Les Centrafricains doivent demeurer extrêmement vigilants pour ne pas permettre que Bozizé puisse réaliser ce coup d’Etat constitutionnel qui consiste à vouloir retoucher la durée de son mandat.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 17:11

 

 

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Kabongo Africa Info (Douala)  30 Avril 2010

La campagne nationale d'accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (Carma) a été lancée le 28 avril à l'Assemblée nationale par le Président de la République François Bozizé.

C'était en présence du premier ministre, des représentants des institutions internationales et des femmes leaders impliqués dans cette lutte contre la mortalité maternelle, a appris Ai.

Consciente que ce phénomène affecte négativement le développement, puisque les femmes enceintes participent, elles aussi, au développement et que beaucoup d'entre elles perdent la vie en transmettant la vie, la Commission de l'Union Africaine avait lancé le 7 mai 2009 la Campagne d'Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMA).

Jusqu'à ce jour, nombreux sont les pays africains qui ont déjà procédé chacun au lancement officiel sa campagne nationale. Et ce 28 avril, c'était au tour de la République Centrafricaine de leur emboîter le pas.

Durant quarante huit heures, les 27 et 28 avril 2010, de nombreux participants et intervenants, en commençant par les journalistes et communicateurs, les femmes leaders et décideurs, sont montés sur le podium de l'hémicycle pour passer au crible tous les aspects inhérents à la morbidité, à la mortalité maternelle et néonatale.

Pour la Représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) Thérèse Zéba, la mortalité maternelle et néonatale est «un drame pour l'Afrique en général et pour la République Centrafricaine en particulier», au regard des taux qui sont encore très élevés pour 100 mille naissances vivantes.

«L'accélération de la réduction de la mortalité maternelle n'est pas seulement l'affaire du ministère de la Santé publique ou des professionnels de la santé » a-t-elle soutenu.

«Cette préoccupation devrait interpeller tout le monde et surtout tous les acteurs de développement » a conclu Mme Zeba

En se basant sur les données du dernier Recensement Général de la Population et de l'Habitat de 2003, le Ministre de la Santé de la République Centrafricain André Nalké Dorogo, a révélé que la mortalité maternelle, au lieu de baisser, «a doublé en quinze ans, passant de 663 décès maternelles pour 100 mille naissances vivantes en 1988 à 1355 en 2003».

Pour le président de la république, cette cérémonie le permet de partager avec les centrafricains un problème épineux, celui de la mortalité maternelle et néonatale. «Malgré les efforts fournis par le gouvernement avec l'appui des partenaires, l'état de la santé maternelle en RCA demeure précaire et comporte de nombreuses insuffisances» a souligné François Bozize.

«Cette précarité a occasionné un taux élevé de décès maternel en RCA», a-t-il confirmé et d'ajouter que « cette situation dramatique qui concerne la femme centrafricaine, porteuse de vie et donc garante de l'avenir de notre nation nous interpelle gravement».

Selon le président, la réponse du gouvernement face à ce drame est l'élaboration et l'adoption en 2003 du document de la politique nationale de la santé de reproduction. Et, les priorités dégagées dans ce document ont été détaillées en des actions inscrites dans le plan opérationnel de 2004-2015 pour l'accélération de la réduction de la mortalité néonatale

Par ailleurs, il a appelé tout le monde, pouvoirs publics, société civile, opérateurs économiques, ménages, à s'engager dans des actions concrètes «en vue de sauver la vie de nombreuses femmes enceintes ».

Le chef de l'Etat en a profité pour désigner Léa Koyassoum Doumta, ancien ministre de la santé comme ambassadeur centrafricain de la CARMA.

Il faut préciser que, quelques jours avant le lancement officiel de cette campagne, les journalistes et les femmes décideurs et leaders (parlementaires, femmes ministres, épouses des membres du gouvernement) ont adhéré au programme à travers une déclaration d'engagement.

NDLR : Voilà un aspect du bilan peu reluisant de la gouvernance de Bozizé caractérisée entre autre par une mortalité maternelle et infantile en hausse, une malnutrition infantile sévère quasi généralisée dans le pays suite aux conséquences de la spoliation et au racket des diamantaires. La seule solution pour que tous ces tristes records cessent, Bozizé doit partir !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:58

 

 

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Kabongo Africa Info (Douala)  30 Avril 2010

La participation de la République Centrafricaine (RCA) à l'exposition universelle 2010 en Chine «meilleure ville, meilleure vie » a été, le 29 avril, au centre d'un point de presse animé par le Ministre du Commerce et de l'Industrie Emilie Béatrice Epaye et l'ambassadeur de Chine à Bangui, Shi-Hu.

«Je voudrais, au nom du président de la République et de celui du premier ministre, remercier le gouvernement chinois d'avoir invité la RCA à l'exposition de Chine» a déclaré Mme Epaye à l'ouverture du point de presse.

Pour le membre du gouvernement, ces expositions ont été toujours pour les pays organisateurs l'occasion de montrer aux nations participantes leur puissance économique et leur génie industriel. Et c'est dans cette optique que «La république populaire de Chine organise en 2010 à Shangai la 22è exposition universelle qui se déroulera du 1er mai au 31 octobre». Selon elle, cette exposition sera la première à se tenir dans un pays en voie de développement.

Quant à ce qui concerne les avantages que la RCA pourrait tirer de sa participation à cette exposition, Mme Epaye a fait savoir que «le pays va d'une part se faire découvrir à travers sa culture, son art et ses différents produits agricoles et du sous-sol, de même que ses produits industriels. D'autre part, se sera l'occasion pour la Rca de nouer des relations commerciales et industrielles avec d'éventuels pays participants en vue de drainer des investisseurs pour l'aider à développer son économie »

Pour une meilleur exposition de ses produits, a précisé le Ministre de Commerce, la RCA va occuper un stand de 324 m2 et identifié au sein du pavillon collectif de l'Afrique par le numéro L-04.

Pour l'ambassadeur de Chine Pour Shi-Hu, c'est après 40 sessions de foire expo universelle qu'un pays en développement comme la Chine organise pour la première fois depuis 1851, la toute première exposition universelle.

« C'est depuis plus de cent ans que des chinois ont proposé d'accueillir et d'organiser l'exposition universelle en terre chinoise » a expliqué le diplomate chinois annonçant que, dans trois jours, tous les regards du monde se focaliseront sur la Chine qui va réaliser enfin son rêve.

« Le peuple chinois recevra à bras ouverts des personnalités centrafricaines des divers milieux pour assister à l'expo Shangai dans le seul souci de les amener à mieux connaitre, comprendre la Chine profonde et approfondir la coopération bilatérale » a déclaré l'ambassadeur Shi-Hu.

Selon lui, pendant les 184 jours de l'exposition, la ville de Shangai maintiendra non seulement les traditions glorieuses des expositions universelles précédentes mais aussi i rehaussera l'éclat, outre la présence des 21 chefs d'Etat et du gouvernement à la cérémonie d'ouverture, la participation d'environ 50 pays africains parmi lesquels 1 ou 5 pays exposants n'ont pas participé aux expositions universelles pendant longtemps, voire jamais. En ce qui concerne la participation de la RCA au tour du thème «la prospérité de l'économie urbaine», l'ambassadeur a précisé qu' «elle cherche à présenter la dynamique de la prospérité urbaine, la belle vie et les rêves qu'apporte ladite prospérité aux citadins». «Et pour immortaliser cet événement, le 25 septembre2010 est choisi par la RCA comme journée nationale centrafricaine pendant l'expo et sera célébrée en présence du chef de l'Etat centrafricain François Bozize», a ajouté l'ambassadeur.

Il convient de préciser que, pour la participation des pays africains à cette 52ème foire expo, le pays organisateur a octroyé une aide financière d'environ 100 millions de dollars américains aux pays en développement à faible et moyen revenus.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 02:10

 

 

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Source: International Committee of the Red Cross (ICRC) 30 Avr 2010


La situation sécuritaire précaire qui prévaut dans le centre-nord, le nord-est et le sud-est du pays pose un défi continu pour l'action humanitaire en faveur des populations affectées, explique Simon Ashmore, chef de délégation du CICR en République centrafricaine.

Comment se présente la situation humanitaire dans le sud-est du pays ?

Après l'arrivée des hommes de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une grande partie de la population rurale s'est déplacée pour trouver refuge dans les villes de la région. L'année dernière, ces populations ont perdu l'accès à leurs champs juste au moment de la récolte ; et cette année, elles pourraient avoir des problèmes à semer à temps. Sachant que c'est la campagne qui nourrit les villes, le manque de production agricole a forcement un impact sur les résidents des zones urbaines.

Dans le nord-est, quel impact ont eu les attaques de 2009 pour l'accès des acteurs humanitaires ?

La situation y est plus que préoccupante. En juin 2009, il y a eu deux attaques sur la ville de Birao. Depuis lors, on constate un certain nombre d'affrontements entre groupes armés, braqueurs, et « coupeurs de route ». Puis en novembre, deux collaborateurs de l'ONG Triangle Génération Humanitaire ont été enlevés par des hommes armés, et relâchés seulement en mars dernier. On voudrait vraiment voir une amélioration de l'environnement sécuritaire pour que les humanitaires, CICR compris, puissent évaluer l'impact des récents affrontements sur la population et fournir une assistance appropriée.

Quelle est votre lecture de la situation dans le centre-nord et le nord-ouest ?

Dans le centre-nord, la situation est également très instable, comme le montre l'attaque sur la ville de Ndélé en avril dernier. Dès que la situation le permettra, le CICR essaiera de pousser pour avoir accès au plus vite à Ndélé et aux axes nord de la ville. Cela permettra d'évaluer les besoins des populations affectées par la violence et de répondre de manière pertinente.

Concernant le nord-ouest, depuis la signature des accords de paix et la tenue du « dialogue politique inclusif » en 2008, une certaine sécurité est revenue, permettant à des personnes auparavant déplacées ailleurs dans le pays ou réfugiées au Tchad de retourner chez elles après une absence de parfois deux ou trois ans. Le CICR aide la population à relancer la production agricole et à améliorer son accès à l'eau, à l'hygiène et au logement ; en un mot, à un environnement sain.

Les problèmes du pays sont-ils tous liés à l'insécurité actuelle ?

Il est parfois difficile de distinguer clairement les besoins qui découlent du conflit de ceux liés au sous-développement, qui existent depuis des décennies. C'est la raison pour laquelle une large part de nos actions se concentre sur la reprise de programmes visant à soutenir la transition entre l'urgence et le développement.

La population centrafricaine n'a pas accès aux moyens qui pourraient générer des ressources leur permettant de sortir de la simple subsistance. L'accès à l'eau potable et aux soins de santé est limité et extrêmement difficile. Les besoins prioritaires des populations sont essentiellement des besoins de base.

Entre la pauvreté, les violences armées et le banditisme, quelle est la réponse préconisée par le CICR ?

La priorité, pour le CICR, c'est de pouvoir accéder aux populations directement affectées par le conflit. Grâce à ses contacts avec les parties au conflit, le CICR a souvent plus de possibilités de répondre à temps, de façon pertinente et cohérente, aux besoins des gens qui sont touchés par les affrontements armés. Après, il y a la période post-conflictuelle, elle aussi souvent chargée de problèmes humanitaires. Là, il s'agit d'aider les gens à regagner leurs lieux d'habitation d'origine, à rebâtir leurs maisons, à relancer la production agricole et à pouvoir accéder à l'eau potable et à un environnement sain.

L'assistance est très importante, que ce soit l'aide d'urgence ou le soutien à la relance des activités agricoles. Cependant, il y a aussi souvent des problèmes liés à la protection de la population civile et des personnes détenues en lien avec le conflit. Le CICR vise à faire connaître et respecter le droit international humanitaire auprès des parties au conflit. On visite également des centres de détention et on entretient un dialogue avec les autorités afin d'améliorer les conditions de détention.

Et puis nous travaillons étroitement avec la Croix-Rouge centrafricaine, qui assume de plus en plus ses responsabilités. Elle veut être pleinement capable de déployer des secouristes, d'agir en premier lieu en cas de catastrophe naturelle, et côte à côte avec le CICR dans les situations de conflit. Ceci justifie l'importance de notre de soutien actuel au renforcement des capacités de la Croix-Rouge centrafricaine

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 01:35

 

 

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Bangui, 29 av (ACAP)- Le Président de la République, François Bozizé a demandé à la Commission Electorale Indépendante (CEI) de poursuivre sa mission à ce que les conditions concernant les élections générales sur l’ensemble du pays soient réunies, de façon à ce que les centrafricains aillent à ces élections en toute quiétude.

Cette déclaration a été faite jeudi 29 avril 2010, lors de la rencontre du chef, Président de la République, François Bozizé avec les acteurs politiques centrafricains impliqués au processus électoral en présence des Représentants de la communauté internationale à Bangui.

Eu égard à l’état d’avancement des travaux de la CEI relatifs aux élections de 2010, le président François Bozizé a instruit l’Assemblée Nationale de manière Constitutionnelle de réfléchir sur la question et faire des propositions justes et adaptées.

Le Président François Bozizé, a réitéré qu’il est le garant de la Constitution, de la paix et de la sécurité dans le pays.

La représentante du Bureau Intégré de l’Organisation des Nations-Unies, Mme Sahle Work Zewdé, a affirmé qu’il y a eu beaucoup d’insuffisances enregistrées au niveau de la CEI qui a retardé considérablement tout le processus.

Elle a réaffirmé que nous avons été guidé par le principe de respect des institutions de la république et de faire en sorte que ces élections ne soient pas une occasion pour un retour en arrière, pour une remise en cause des acquis du dialogue Politique Inclusif et des accords globaux de paix.

« Pour mieux les élections sont une étape dans un long processus démocratique et qu’il ne devrait pas mettre en péril la stabilité et la légitimité », a-t-elle fait remarquer.

Le Rapport du processus électoral en République centrafricaine, indique que la CEI se trouve dans l’obligation de reconnaître qu’elle ne pourra plus techniquement respecter le chronogramme préétabli

La Commission Electorale Indépendante (CEI) a invité les acteurs politiques et les autorités nationales à lui faire des propositions justes, réalistes et adaptées au contexte centrafricain afin de lui permettre d’établir un nouveau chronogramme sans délai.

 Pour le Collectif des forces du changement, Me Nicolas Tiangaye, a affirmé : « nous prenons l’engagement devant la nation, la Communauté Internationale et devant l’histoire de ne pas contester la légitimité du Président de la République, jusqu’à la tenue des élections ».

« En ce qui concerne les autres aspects, il appartiendra au Médiateur de la république de réunir toutes les forces politiques et sociales du pays pour aborder la solution des autres problèmes inhérents à ce report », a-t-il conclu

 

NDLR : Visiblement Bozizé avait son idée derrière la tête, celle d’échanger le report des élections contre la prorogation de son mandat par un texte de loi voté par les députés. Feint-t-il d’ignorer ou ne sait-il pas vraiment que l’article 108 de la Constitution interdit expressément la révision de la Constitution en ce qui concerne le nombre et la durée du mandat du président de la République. C’est pour cette raison et en connaissance de cause que l’opposition lui a plutôt proposé la signature d’un accord politique sous les bons offices du Médiateur de la République, Mgr Pomodimo mais Bozizé prend tellement en mépris l’opposition qu’il a balayé cette proposition du revers de la main. Il a apprêté un autre casting qu’il a déjà engagé par le biais de son homme de paille Célestin Leroy Gaombalet, le président de l’Assemblée nationale. Un projet de loi a déjà été jugé recevable par le Bureau de l’Assemblée nationale dès le lendemain de la rencontre de Bozizé avec la classe politique. Malheureusement pour eux, cette manœuvre parlementaire de prorogation de son mandat est totalement illégale et formellement interdite par la Constitution. S’ils insistent, ce n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat constitutionnel qui doit être condamné et dénoncé comme tel.  

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:48

 

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La casserole de l’affaire Charles Massi, en particulier des circonstances de sa disparition, est bien accrochée à la cheville de Bozizé et continue de l’empêcher de dormir sur ses deux oreilles, surtout depuis que le président tchadien, répondant dernièrement à une question de l’hebdomadaire Jeune Afrique, a donné la version donnée par Bozizé à ses pairs au cours du huit clos des chefs d’Etat de la CEMAC pendant leur sommet de Bangui en janvier 2010.

Sans doute, Bozizé aurait souhaité que cette version qu’il a fournie aux Chefs d’Etat selon laquelle « Massi aurait été tué au cours d’un accrochage avec les Faca » soit gardée secrète. Mais sachant que le président tchadien lui-même a déjà beaucoup de mal à se dépêtrer de l’affaire de son propre opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh qui le suit partout, l’affaire Massi est pour lui l’affaire de trop. Il n’a visiblement pas voulu assumer encore la responsabilité de celle de Massi à la place de Bozizé. C’est pourquoi il cru devoir lever toute équivoque sur ce qui aurait pu laisser croire à sa responsabilité dans les circonstances de la disparition de Massi.

Ce faisant, il a refilé le bébé à Bozizé qui a manifestement beaucoup de mal à donner une version convaincante qui pourrait faire passer la pilule à l’opinion afin qu’elle le laisse tranquille. Malheureusement pour lui, il a choisi de jouer à l’ignorant dès le début de l’affaire et la version différente qu’il a cru devoir fournir aux chefs d’Etat de la CEMAC pose maintenant problème et ne peut que faire resserrer inévitablement l’étau autour de lui. Son embarras est dès lors encore plus grand lorsqu’il opte pour envoyer au charbon le nouveau porte parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika répondre maladroitement à Idriss Déby en l’accusant d’avoir mal interprété les propos de Bozizé tout en lui administrant piteusement des leçons de conjugaison et de grammaire française.  S’agissant de la mort d’un homme, de surcroît rejoint peu de temps après là où il se trouve à présent, par son épouse qui a été minée par le décès de son mari dans les circonstances que l’on sait, Bozizé devrait faire un peu d’introspection et arrêter de faire montre d’autant de cynisme et de méchanceté.   

Rédaction C.A.P

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Journal RFI Afrique Matin édition de 5h 30 TU du jeudi 29 avril 2010

« En Centrafrique, ce sont les circonstances de la disparition de Charles Massi qui font polémique. La famille de l’ancien ministre passé à la rébellion réclame la vérité au président Bozizé. François Bozizé en effet, aurait présenté à ses homologues de la CEMAC une version très différente de la version officielle selon le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby. François Bozizé aurait reconnu la mort de Charles Massi dans un accrochage avec l’armée centrafricaine. les autorités de Bangui officiellement avaient toujours affirmé ne rien savoir puis elles le répètent ce matin par la voix de Fidèle Ngouandjika Porte parole du gouvernement centrafricain, interrogé par Carine Frenk. » RFI

F. NGouandjika : Charles Massi a choisi la voie de la rébellion. Il s’est lancé dans l’aventure. Alors Massi a occasionné la perte de beaucoup de Centrafricains et également des militaires lors de ces accrochages entre la frontière de notre pays et les pays voisins. Il serait peut-être mort au cours de ces accrochages là-bas mais chez nous ici nous ne savons pas du tout, nous n’avons aucune information sur la vie de Massi. Le corps de Massi ne se trouve pas en République centrafricaine. C’est clair ! Massi n’a jamais été fait prisonnier chez nous. Si son corps était en République centrafricaine, on l’aurait restitué depuis longtemps.

Carine Frenk (RFI): Donc vous démentez les propos d’Idriss Déby ?

F. Ngouandjika : Le président Idriss Déby est un grand ami de la République centrafricaine. Il a interprété peut-être ce que le président Bozizé a dit. Il a dit que Massi serait mort. Entre le verbe « serait » mort et « est » mort il y a une très grande différence.

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:41

 

 

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«Lorsque toutes les parties impliquées dans ces élections, y compris la communauté internationale, seront prêtes, nous iront à ces élections». C’est un Bozizé complètement désabusé qui a laissé tomber cette phrase pour lever la réunion qu’il a convoquée au palais de la Renaissance afin de rendre sa décision sur le calendrier des élections. Cela prouve à suffisance la lassitude et l’agacement qui sont les siens au sujet du processus électoral pour lequel il a dû subir ces derniers temps des pressions de toutes provenances.

Contrairement à son habitude, il s’est retiré de la salle de réunion sans prendre la peine de serrer les mains des gens qu’il a conviés, traduisant ainsi son état d’âme fait de colère, de honte et de déception. Le poids de ces pressions a eu raison de lui. Son rêve que le pays aille aux urnes le 16 mai venait de s’envoler mais pouvait-t-il faire autrement que d’accepter un nouveau report sauf à ouvrir lui-même une ère de fortes turbulences dans son pays qui n’en a pas besoin. C’est donc une décision de sagesse et de bon sens.

En réalité Bozizé ne peut s’en prendre qu’à lui-même. C’est en diabolisant et en ignorant totalement l’opposition dont toutes les exigences étaient pourtant fondées et justifiées, en voulant faire de la question des élections son affaire à lui tout seul et en confiant la présidence de la CEI à un incapable qui ne pouvait être à la hauteur de l’enjeu, qu’il s’est retrouvé dans cette galère. C’est en effet très honteux pour lui de devoir reporter plusieurs fois la date des élections. C’est une humiliation suprême pour un chef d’Etat d’être désavoué par les partis politiques de sa propre majorité présidentielle et par ses propres collaborateurs qui lui ont ouvertement demandé le report des élections comme ce fut son cas. Enfermé dans sa tour d’ivoire, il n’écoutait plus que certains de ses parents et son homme de main Binguimalé pour l’entendre débiter ses mensonges.

Maintenant que les élections sont reportées, il faut travailler sereinement pour réunir toutes les conditions indispensables à la tenue d’élections transparentes et crédibles. Bozizé ne doit plus être seul maître du jeu. En clair, il faut maintenant exécuter la feuille de route dressée par le DPI que le gouvernement Touadéra 2 n’a pas voulu mettre en oeuvre. Cela doit être l’affaire de toutes les forces vives du pays. Il faut désarmer les rebelles en réussissant le DDR. Pour cela, Bozizé doit restituer l’enveloppe des huit milliards de la CEMAC destinée au financement de ce programme. Toutes les barrières illégales doivent disparaître. Il faut procéder à un recensement du corps électoral digne de ce nom.

A l’expiration du mandat de Bozizé le 11 juin prochain, l’actuel gouvernement Touadéra doit laisser place à un gouvernement de mission comme l’a préconisé l’opposition qui a eu l’élégance et le fair-play d’accepter que Bozizé demeure à son fauteuil jusqu’à l’élection du nouveau président de la République. Ce gouvernement doit immédiatement s’atteler à la préparation effective des élections. Le président actuel de la CEI doit également faire place à une personne plus capable et compétente, plus indépendante, afin de ramener de la sérénité au sein de cette structure pour que cesse le désordre et la vacuité.

C’est à ces conditions seulement et sans doute à d’autres plus techniques, que les bailleurs de fonds retrouveront goût et confiance pour œuvrer efficacement aux côtés de la CEI et du pays, et décaisseront les fonds que la communauté internationale s’est engagée à apporter pour le processus électoral, demeurés gelés jusqu’ici en raison des incessantes turpitudes du président de la CEI. Bozizé doit cesser avec ses intentions belliqueuses et la distribution d'armes à lquelle il s'adonne lui-même. C'est intolérable. L’expiration de son mandat actuel ne doit pas être synonyme de boucherie. Le sang des Centrafricains a assez coulé. C’est faute d’avoir travaillé concrètement à réconcilier les fils du pays que nous en sommes arrivés là. Les élections auront lieu lorsqu’un minimum de conditions de transparence et de tranquillité sera réuni. Il faut dès maintenant y travailler.

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:36

 

 

Dongou

 

 

 

APA-Kin­sha­sa, 29 avril 2010 - (RD Congo) Le Bu­reau de co­or­di­na­tion des af­faires hu­ma­ni­taires (OCHA) confirme, dans son rap­port pu­blié mer­cre­di à Kin­sha­sa, la pré­sence à Bondo, dans le dis­trict du Bas-Uele en Pro­vince Orien­tale (Nord-Est de la RD Congo), d’en­vi­ron 400 per­sonnes ayant fui en Cen­tra­frique voi­sine les at­taques de la ré­bel­lion ou­gan­daise de l’Armée de ré­sis­tance du Sei­geur (LRA).

Dans ce rap­port dont une copie est par­ve­nue jeudi à APA, OCHA in­dique qu’une mis­sion in­ter-or­ga­ni­sa­tions s’est ren­due pour éva­luer la si­tua­tion dans ce dis­trict.

Les pre­mières per­sonnes fuyant les at­taques sont ar­ri­vées le 26 mars et leur nombre conti­nue d’aug­men­ter, sou­ligne le rap­port.

Le HCR pré­co­nise à cet effet le re­grou­pe­ment de ces per­sonnes dis­per­sées dans plu­sieurs vil­lages afin de fa­ci­li­ter l’ache­mi­ne­ment de l’as­sis­tance hu­ma­ni­taire.

Plu­sieurs élé­ments de la LRA ont fui le Nord-Est de la RDC où ils opé­raient, après les attaques conjointes dont ils avaient été l’objet de la part d’une coa­li­tion des ar­mées de la RD Congo, de l’Ou­gan­da et du Sud-Sou­dan de dé­cembre 2008 à mars 2009.

La traque contre la LRA s’est pour­sui­vie après mars 2009 par la seule armée de la RD Congo qui a bé­né­fi­cié de l’appui lo­gis­tique de la Mis­sion de l’ONU en RD Congo (MONUC).

En RD Congo, en dépit de la di­mi­nu­tion de leur nombre, ces re­belles ou­gan­dais com­mettent en­core des exac­tions contre la po­pu­la­tion ci­vile du Nord-Est du pays.

 

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