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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:34


Assingambi-Zarambaud.jpg

Depuis quelques mois, les hordes sans foi ni loi de l'Armée dite de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph KONI, venues de la lointaine Ouganda qui n'a pourtant pas de frontières avec la RCA, écument l'Est du pays; elles massacrent, violent, pillent, brulent des dizaines de maisons et emportent des citoyennes et des citoyens pour en faire des esclaves, des' rebelles forcés ou des esclaves sexuelles, privant la RCA de producteurs valides et de jeunes filles fécondes qui devaient lui donner de nombreux enfants pour peupler son vaste territoire sous-peuplé.     -

Bien que les armées ougandaise et soudanaise aient volé à notre secours et bien que notre Armée ait affirmé avoir dépêché d'importantes troupes aux fronts, force est de constater que les hordes de Joseph KONI continuent à semer la mort et la désolation; elles ont même progressé de la frontière avec le Soudan jusqu'à OBO, MBOKI, NZAKO, BAKOUMA et RAFAI. A présent on dit qu'elles sont à 17 kms de Bangassou, dont les habitants seraient en débandade, selon Radio Ndéké Luka, et qu'elles viennent d'attaquer YALINGA, dans le Nord - Est du Pays.

Etant donné que la stratégie élaborée par l'Armée Nationale s'est révélée inopérante, il est nécessaire que chaque citoyen propose une autre stratégie que lui suggère son simple bon sens, même s'il n'est pas militaire et s'il n'est pas sorti d'une école de guerre ou d'une école d'Etat - Major.

Une rébellion n'est généralement solide que si elle bénéficie du soutien de la population et dispose d'une base de repli, d'un sanctuaire, où" elle peut se réfugier sans crainte lorsqu'elle est attaquée. Or, la LRA ne bénéficie d'aucun soutien des populations, bien au contraire, et elle n'a pratiquement plus de base de repli, ni au Soudan, ni en Ouganda. Seule une petite portion du territoire du Congo Démocratique lui est accessible. En fait, la partie du territoire du Congo Démocratique où sévit encore la LRA est assez éloignée de la frontière Centrafricaine.

Dans ces conditions, au lieu d'attaquer la LRA uniquement là où elle s'est avancée, le simple bon sens du profane en stratégie militaire lui suggère qu'on l'attaque simultanément à partir des frontières du Soudan et du Congo pour lui couper toute possibilité de retraite, et à partir de là où elle s'est avancée pour la prendre en tenailles. Il faut évidemment pour cela sélectionner des soldats aguerris et courageux, qui ne se contentent pas de sillonner les routes, mais qui rentrent en brousse pour affronter l'ennemi. Il faut également pour cela battre le rappel de tous les valeureux soldats formés sous le régime KOLINGBA par MOBUTU, les américains et les Français.

En verrouillant de leur côté leurs frontières avec la RCA, le Soudan et le Congo Démocratique permettraient, avec notre Pays, non seulement de prendre la LRA en tenailles, mais aussi de l'encercler complètement et de la mettre définitivement hors d'état de nuire.

Certes, on peut se demander comment nos troupes pourraient procéder pour se retrouver aux frontières soudanaise et congolaise, sur les lignes arrière de la LRA. Il faut alors se rappeler que le Soudan et l'Ouganda interviennent déjà sur notre territoire avec des avions et des hélicoptères. On pourrait dès lors leur demander d'héliporter une partie de nos troupes à leurs frontières; on pourrait tout aussi bien, si nous tenons à notre souveraineté, le faire avec notre avion de transport de troupes C 130, s'il est en état de voler. En réceptionnant cet avion, le Président de la République avait déclaré qu'il servirait au transport de nos troupes. On pourrait enfin demander l’aide de la France, en vertu des accords de défense, s'agissant d'une agression étrangère. Il est curieux qu'on ne semble pas y avoir pensé depuis lors. Secret défense?

Selon l'interview accordée à Radio Ndéké Luka par l'ex - « médecin» centrafricain de Joseph KONI, après chaque attaque les hordes de la LRA parcourent de nuit une centaine de kms à pieds pour éviter toute contre - attaque. C'est ce qui explique que ces hordes aient pu attaquer YAUNGA peu de temps après avoir attaqué RAFAI. Afin de suivre à la trace les hordes de la LRA après chaque attaque, l'Armée devrait remettre des téléphones portables avec chargeurs solaires à tous les chefs des villages de l'Est et du Nord - Est du pays.

La guerre est avant tout affaire d'hommes, mais aussi affaire de renseignements et de transmissions. Si des téléphones portables avec chargeurs solaires avaient été remis aux chefs des villages de RAFAI, non seulement "attaque de YALINGA n'aurait pas été une surprise, mais on n'aurait pas laissé les hordes de la LRA progresser tranquillement et impunément jusqu'à atteindre YALINGA. Un compatriote vivant en France vient d'amener à Bangui 20 des 100 chargeurs solaires de haut de gamme dont il dispose. Par ailleurs les sociétés de téléphonie mobile viennent de lancer des promotions pour des téléphones portables à seulement 6.000F l'unité. Pourquoi ne pas profiter de l'aubaine?

Si des régions de l'Est et du Nord - Est ne sont pas encore couvertes par la téléphonie mobile, le Gouvernement devrait d'urgence intimer l'ordre aux sociétés de téléphonie mobile de remédier immédiatement à cette carence. Voilà à quoi on aboutit lorsqu'on délivre des licences d'exploitation sans cahier des charges imposant la couverture de toute l'étendue du territoire dans un laps de temps déterminé, et qu'on laisse les sociétés ne s'implanter que quand et où bon leur semble. L'interconnexion doit devenir une réalité, au lieu de demeurer un vœu pieu psalmodié par chaque Ministre des Télécommunications qui passe.

Les sociétés de téléphonie mobile nous doivent bien tout cela, elles qui se sont installées en ne payant qu'une faible partie de leurs faibles frais de licences sur leurs fonds propres et ne nous ont payé le solde qu'avec les recettes des clients, c'est-à-dire avec notre propre argent, contrairement à ce qui se passe partout ailleurs en Afrique.

Nous ne devons pas oublier qu'avec des parties du territoire national occupées par les hordes de la LRA, sans compter les parties occupées par une autre rébellion étrangère et des rébellions « nationales », il ne sera pas possible d'organiser des élections ouvertes à tous et crédibles.

On peut qualifier cette « stratégie» d'illusoire, d'irréalisable ou de fantaisiste, auquel cas il faut déployer une nouvelle stratégie plus efficace et propre à nous débarrasser définitivement des hordes de la LRA. Il n’y va pas seulement de notre honneur et de l’honneur de notre armée, il y va aussi de notre survie en tant que Nation indépendante, souveraine et fière.

Bangui le 2 mars 2010

Me ZARAMBAUD Assingambi


NDLR : Me Zarambaud soulève un problème crucial qui est bien réel. Pourquoi en effet, les autorités de Bangui ne sollicitent-t-elles pas l'aide militaire de la France pour résoudre la calamité que constitue la LRA de Joseph Kony et ses hordes de bandits qui sont un véritable cauchemar pour les paisibles populations du Sud Est centrafricain ? Manifestement la présence massive de l'armée ougandaise dans le secteur ne suffit pas. En vertu des accords de défense toujours en vigueur encore en attendant leur révision et la conclusion de nouveaux comme la France vient d'en signer avec le Togo, le Sénégal et récemment le Gabon, si Bozizé, qui est pourtant si prompt à réclamer l'intervention de l'armée française lorsqu'une rébellion veut descendre sur Bangui pour le renverser, (cas UFDR en 2007) lançait un appel à la France.

En décembre 2008, Bangui n'a même pas été fichu de solliciter ne serait ce qu'un appui aérien à la France lors des opérations militaires conjointes avec l'Ouganda et la RDC contre les bandits de Joseph Kony. Seul l'Ouganda l'a fait et obtenu effectivement ce soutien aérien de l'armée française. La signature des nouveaux accords de défense France-Centrafrique traîne en longueur du fait justement des exigences de Bozizé d'y voir être prises en compte dans le projet de document, des clauses spéciales de sécurité en vertu desquelles la France était toujours intervenue jusqu'ici pour sauver le pouvoir des potentats locaux qui se sont succédé à la tête du pays.

C'est bien la preuve que Bozizé n'en a en réalité rien à foutre des souffrances que les bandits de la LRA imposent aux citoyens des localités du Sud-Est si éloignées de la capitale comme Obo, Rafai, Zémio, Bambouti, Bakouma, et autres Yalinga. Cela doit être dit. C'est à la limite de la haute trahison de son serment de défendre le territoire national et son peuple, crime passible de la Haute Cour de justice. Et dire qu'avec cela, il voudrait rempiler pour cinq ans encore à la tête du pays...!  

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:13


Elois-Anguimat-.jpg

 

Quid de la population centrafricaine en 2010 et pourquoi les élections ne doivent pas avoir lieu maintenant malgré les gesticulations du gouvernement. Le peuple centrafricain et la communauté internationale doivent savoir. Les chiffres accusent.

  1. De la population et du décret n° 10.049 du 12 mars 2010

Hypothèse moyenne avec un taux de croissance de 2,5 %.

Méthode : Interpolation linéaire.

Période 2003 à 2010 soit 7 ans. 

Source RGPH 2003

 

ANNEE

2003 / RGPH

2010

Décret N°10.049 du 02.03.10

ECARTS (1) et (2)

 Bangui

622 771

748 977

531 763

91 008 / 218 214

Ombella-Mpoko

356 725

410 242

304 025

52 700 / 106 217

Lobaye

246 875

283 912

214 137

32 738 / 69 775

Mambéré Kadéï

364 795

419 523

289 688

75 107 / 129 835

Nana Mambéré

233 666

268 721

184 794

47 872 / 83 927

Sangha Mbaéré

101 074

116 238

89 871

11 203 / 26 367

Ouham Péndé

430 506

495 093

325 567

104 939 / 179 526

Ouham

369 220

424 621

280 772

88 448 / 143 849

Kémo

118 420

136 185

98 881

18 539 / 37 304

Nana Gribizi

117 816

135 491

87 341

30 475 / 48 150

Ouaka

276 710

318 223

224 076

52 634 / 94 147

Bamingui Bangoran

43 229

49 714

38 437

4 792 / 11 277

Haute Kotto

90 316

103 866

69 514

20 802 / 34 352

Vakaga

52 255

60 095

37 595

14 660 / 22 500

Basse Kotto

249 150

286 529

203 887

45 263 / 82 642

Mbomou

164 009

188 615

132 740

31 269 / 55 875

Haut Mbomou

57 602

66 244

38 184

19 418 / 28 060

Total

3 895 139

4 512 281

3 151 272

743 867 / 1 361 009

 

 

 

 

 

 

LE RGPH de 2003 définitivement validé et rendu public dénombre 3.895.139 habitants en Centrafrique. Le décret n° 10.049 du 02 mars 2010 donne le chiffre de 3.151.272.  L’écart entre les deux chiffres est de 743.867. Du RGPH de 2003 et du gouvernement, qui détient le bon chiffre ? Le Gouvernement peut-il nous donner sa source ?

 

Avec un taux officiel de croissance annuel de 2.5 %, de 2003 à 2010 soit au bout de 7 ans, la population centrafricaine doit avoisiner les 4.512.281. L’écart entre cette projection et le chiffre retenu par le gouvernement est de 1.361.009. Alors que la République Centrafricaine n’a pas connu de cataclysme majeur ou un très important exode, on est en droit de se demander ce que sont devenus ces million trois cent soixante et un mille neuf Centrafricains au nombre desquels on peut abusivement compter les cent trente huit mille cent soixante quatre (138 164) réfugiés au Tchad, au Cameroun et au Soudan dénombrés par le haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés ? A quoi donc ont servi les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) qui a nécessité d’importantes mobilisations humaine et financière ?

  

Le peuple centrafricain souverain et la communauté internationale sont en droit d’exiger du gouvernement des explications sur ces importants écarts et surtout sur la provenance des chiffres par lui utilisés dans le Décret n° 10.049 du 02 mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

 

  1. Des électeurs :

Dans une récente interview par lui accordée aux media, le porte-parole du gouvernement a lâché le chiffre de 1.200.000 électeurs. Quand on sait que des rumeurs persistantes ont fait état de ce que le gouvernement aurait procédé avec l’aide de certains chefs de quartier et de village à sa solde à l’enrôlement des électeurs, doit-on déduire que le Ministre porte-parole du gouvernement rend ainsi public le résultat du travail fait en catimini ? Quelle garantie accordée à ce chiffre ?

Ici encore, les chiffres issus du RGPH et de la projection sur la base du taux de croissance de 2.5 % de la population centrafricaine nous édifient autrement :

Tranche d’âge

Population 2003

Taux

Population 2010

Ecart

0 – 4 ans

644 732

16,55 %

771 511

 

5 – 9 ans

572 161

16,66 %

672 989

 

10 – 14 ans

468 062

12 %

549 972

 

15 – 19 ans

439 884

11,30 %

516 863

 

20 – 24 ans

364 383

9,35 %

428 150

 

25 – 29 ans

301 036

7,73 %

352 717

 

30 – 34 ans

253 392

6,50 %

297 735

 

35 – 39 ans

213 300

5,47 %

250 527

 

40 – 44 ans

173 117

4,44 %

203 412

 

44 - 49 ans

130 496

3,35 %

153 332

 

50 – 54 ans

99 796

2,56 %

117 260

 

55 – 59 ans

71 921

1,85 %

84 507

 

60 – 64 ans

61 128

1,60 %

71 825

 

65 – 69 ans

41 424

1,06 %

48 673

 

70 – 74 ans

32 528

0,83 %

38 220

 

75 – 79 ans

15 256

0,40 %

17 925

 

80 ans et plus

13 523

0,35 %

15 889

 

Total

3.895.139

100 %

4 512 281

 

 

En partant de la tranche des 20 ans, le nombre d’électeurs en 2003 est supérieur à un million sept cent soixante onze mille deux cents quatre vingt dix sept (1 771 297). En 2010, le nombre des électeurs doit être équivalent à deux millions cinq cent soixante dix sept mille soixante (2 577 060).

Chiffre du gouvernement : 1 200 000 électeurs

Ecart avec le chiffre du RGPH de 2003 : 571 297

Ecart avec la projection de 2010 : 1 377 060.

Le gouvernement ignore-t-il vraiment ces chiffres officiels ? N’y a-t-il pas volonté de sa part de frauder ou de faire capoter le processus électoral dont l’issue lui est défavorable ?

 

Les chiffres accusent.

 

Au gouvernement de la République Centrafricaine d’apporter à la veille de ce scrutin capital la preuve de sa bonne foi en rendant publiques ses sources d’informations er en laissant la CEI faire son job selon l’esprit des textes et du consensus en vigueur.

 

Les démocrates et les amis de la communauté internationale doivent rester vigilants et veiller au grain.

Elois ANGUIMATE



NDLR : Toutes ces grossières et sacndaleuse anomalies laissent Bozizé et sa clique de marbre. Ils s'en fichent éperdument et poursuivent imperturbablement leur chemin et leur logique de faire fi d'une préparation consensuelle des élections. C'est ainsi que Bozizé met directement la pression sur Serge Singa le repsonsable d'un établissement privé, Newtech Institut à qui il a donné suffisament de moyens financiers et informatiques pour la révision des listes électorales découvertes comme par enchantement au quartier Combattant par le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé. Selon nos informations, les listes révisées devraient être publiées le 22 mars prochain nous dit une source bien informée à Bangui ayant requis l'anonymat. De même, toujours selon notre source, Bozizé a également attribué de gré à gré à un opérateur économique de la place proche de lui, le marché de confection des cartes d'électeurs dont l'impression s'effectue actuellement en parallèle avec la révision des listes électorales du vrai faux pasteur Binguimalé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:09


Areva.jpg

 

Source : areva.com

 

AREVA Resources Centrafrique est la filiale opérationnelle d’AREVA Resources Southern Africa en République Centrafricaine. La société est installée à Bangui et développe un projet minier dans la région de Bakouma.

Le Projet Bakouma

Le projet Bakouma est localisé à 100 km au nord de Bangassou, préfecture régionale, et à 900 km au nord-est de Bangui.

Le gisement de Bakouma, situé sur un paysage de dolomites, est connu depuis longtemps des équipes d'AREVA, le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) ayant été à l'origine de sa découverte dans les années 1960.

En 2009, le projet est entré en phase de préfaisabilité. Les ressources identifiées à fin 2008, affichaient une teneur moyenne de 1 720 ppm (soit 1,72 ‰). Le démarrage des opérations sur site est attendu dans les années à venir, avant de progressivement parvenir à une pleine production à partir de 2014-2015.

AREVA Ressources Centrafrique est d'ores et déjà détentrice du permis d'exploiter pour les gisements de la zone de Bakouma.

Développement local

AREVA Ressources Centrafrique participe à l’émergence des talents locaux. Environ 160 personnes travaillent en moyenne sur le site, ce chiffre évoluant en fonction de l’activité. Un programme de formation conséquent est en cours de développement pour renforcer le potentiel national et près de 200 000 euros y ont été alloués pour la période 2009-2010.

AREVA a signé un accord avec le gouvernement centrafricain en août 2008. Avec l’exploitation du gisement de Bakouma, la Centrafrique bénéficiera :de 18 milliards de francs CFA sur cinq ans (près de 30 millions d’euros),

de la construction d’infrastructures (routes, structures sanitaires et scolaires, alimentation électrique) du don de matériel médical d'une valeur de plus de 200 000 euros de l’emploi de 900 personnes une fois la montée en puissance du projet achevée. 

Contact

AREVA Ressources Centrafrique

Tel. +236 21 61 37 10

Fax +236 21 61 37 32

Copyright 2010 AREVA.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:07


Antonio Guterres HCR2[1]

 

Par CHRISTIAN.TCHAPMI | Lundi 8 mars 2010 | Le Messager

Vous venez d’achever en terre camerounaise votre visite qui a été principalement marquée par l’escale dans les sites accueillant les réfugiés dans la région de l’Est du pays. Que peut-on retenir de ce périple ?

Avant toutes choses, je tiens à exprimer ma gratitude face à la politique très généreuse et très hospitalière mise sur pied par le Cameroun pour accueillir ces milliers de réfugiés qui sont venus chercher la protection en terre camerounaise. J’en ai fais moi-même le constat et je pense que le Cameroun est une seconde patrie pour ces réfugiés. Deuxièmement, je rends hommage à l’hospitalité de l’Etat camerounais qui continue de mettre à la disposition de ces étrangers tout ce dont ils ont besoin pour se sentir en sécurité dans ce pays. Ce qui, évidemment, rentre dans le cadre de la promotion des programmes de protection et d’assistance que développent déjà depuis plusieurs années, le HCR au Cameroun.Au cours de cette visite qui s’achève, j’ai rencontré les réfugiés installés dans le site de Boulembé dans la région de l’Est, j’ai touché du doigt le quotidien de ces centaines de réfugiés qui sont pour la plupart des réfugiés centrafricains. J’ai également discuté avec les autorités gouvernementales du Cameroun (Philémon Yang, Premier ministre, chef du gouvernement, Marafa Amidou Yaya, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, André Eyebe Ayissi, ministre des Relations extérieures et Adolphe Lele Lafrique Tchoffo Deben, gouverneur de la région de l’Est, et bien sûr Paul Biya, le chef de l’Etat, qui l’a reçu en audience, Ndlr) sur les défis à relever et des actions à prendre dans le cadre du renforcement de l’aide et de l’assistance à ces réfugiés.

Parlant justement d’autorités, vous revenez du Palais de l’Unité où vous avez été reçu par la plus haute autorité du pays, le président Paul Biya. Peut-on savoir ce qui ressort de ce tête à tête ?

Je vais d’abord avouer que j’en ressors très ému parce que le président de la République nous a confirmé l’ouverture du Cameroun et de sa volonté à renforcer l’hospitalité de ce pays à l’endroit des réfugiés. Ce qui est à mon sens une contribution très réconfortante dans le processus d’accueil de ces réfugiés. Mais le point le plus important de cet échange avec le président de la République, c’est l’engagement humanitaire de l’Etat camerounais à toujours accueillir les réfugiés en terre camerounaise, mais aussi sa volonté à maintenir la paix et la stabilité dans les régions où sont installés ces réfugiés.

Lorsqu’on sait que le Cameroun à lui seul offre l’hospitalité à environ 8.000 réfugiés, on se demande bien si l’Etat sera toujours à la hauteur pour répondre aux sollicitations de ce nombre pléthorique, mieux, si le HCR parvient à couvrir leurs besoins…

Je dois tout d’abord reconnaître que les défis à relever par le HCR au Cameroun sont nombreux. Nous en sommes conscients rassurez-vous. Ce d’autant plus que chaque année, le pays accueille un nombre considérable de réfugiés. Tenez par exemple, le budget du Hcr en 2008 s’élevait à 13,2 millions de dollars (environ 5 milliards FCfa). Ce qui au regard de l’augmentation sans cesse croissante du nombre de réfugiés devient insuffisant, vu que la demande devient de plus en plus forte. C’est donc pour moi l’occasion de lancer un appel à la communauté internationale pour qu’elle nous vienne en aide. Qu’elle essaye de répondre aux besoins des réfugiés centrafricains en matière de santé, d’éducation, d’eau. Ce qui pour ma part est même un devoir vis-à-vis de ces réfugiés.

La situation politique en République centrafricaine et marquée aujourd’hui par une insécurité et une instabilité notoires. D’où ce perpétuel mouvement migratoire des réfugiés vers le Cameroun et vers d’autres pays voisins. En tant que Haut commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, qu’entendez-vous faire pour remédier à cela ?

La situation qui prévaut en Centrafrique ces moments représente une tragédie pour l’Afrique et même pour le monde entier. Car l’instabilité et l’insécurité qui y règnent ont des répercussions sur tout le continent. Des milliers de réfugiés ont fui des rebelles qui attaquent leurs villages, volent leur bétail et kidnappent leurs femmes ainsi que leurs enfants. Nombre d’entre eux ont subi de multiples traumatismes et ils ont perdu des proches. Ils ont également perdu leurs bétails et leur mode de vie traditionnel, devenant entièrement dépendants de l’aide humanitaire en tant que réfugiés. Personne n’a hélas levé le doigt pour arrêter cette souffrance. Je pense qu’il faut aujourd’hui tirer la sonnette d’alarme. Mais il faut avouer en toute sincérité que ce cri d’alarme était déjà nécessaire il y a longtemps. Car cette indifférence vis-à-vis de la Centrafrique dure il y a trop longtemps et que comme on dit dans mon pays « il vaut mieux cesser l’alarme tard que jamais ». C’est donc pour le HCR un devoir de répondre aux besoins de ces populations sinistrés, de les assister et de les prendre en charge. Je pense qu’avec l’aide du gouvernement camerounais, de la communauté internationale ainsi de nos agences des Nations-Unies, nous y arriverons.

Aujourd’hui, le Cameroun va se joindre à la communauté internationale pour célébrer la journée internationale de la Femme. On imagine bien que dans les différents sites que vous avez visités, il y a parmi ces réfugiés des femmes. Qu’a concrètement prévu le HCR pour ces femmes en cette journée qui leur est consacrée ?

Je suis au courant de la célébration de cette journée et je puis vous rassurer que les femmes réfugiées ne seront pas mises en marge. Pour cette année, 250 femmes qui vont représenter les différentes communautés de réfugiés installés en terre camerounaise vont effectivement prendre part au défilé.

Après le Cameroun, vous êtes attendu à Bangui, la capitale centrafricaine. Peut-on savoir ce que prévoit votre feuille de route dans ce pays ?

Tout comme je l’ai fait au Cameroun, je vais tout d’abord rencontrer les autorités du gouvernement centrafricain pour discuter avec eux sur les défis à relever et des actions à prendre dans le cadre de l’aide et de l’assistance aux réfugiés.

 

Source : http://www.lemessager.net/2010/03/antonio-guterres-«-c’est-un-devoir-pour-le-hcr-de-repondre-aux-besoins-des-refugies-»/

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:58


Boziz--putschiste.jpg

 Au fur et à mesure, les preuves de complicité des deux larrons que sont les deux vrais faux pasteurs Bozizé et Binguimalé apparaissent petit à petit au grand jour. C’est ainsi qu’on sait désormais que c’est flanqué de son soi-disant dircab un ex-gendarme du nom Eloge Goyémidé et le DG Adjoint de la police nationale centrafricaine un certain Yves Gbéyoro, que le vrai faux pasteur s’est secrètement rendu début février dernier à Khartoum afin de remettre aux plus hautes autorités soudanaises le budget prévisionnel des élections, Bozizé ayant préalablement sollicité en marge du dernier sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba, le concours financier de son homologue Omar El Bachir.

 

Plusieurs autres chefs d’Etat tels que Téodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale, Abdelaziz Bouteflika d’Algérie et l’incontournable Guide libyen, ont également été ciblés par Bozizé pour être démarchés en vue d’obtenir aussi leur contribution pour le financement des élections centrafricaines afin de lui permettre de faire l’impasse sur les enveloppes annoncées par les bailleurs de fonds habituels de la communauté internationale (USA, UE, France et autres) mais toujours non décaissées car soumises à des conditionnalités non satisfaites, situation qui donne de l’urticaire à Bozizé.

 

S’agissant du fameux rapport qui a sous tendu le décret illégal de Bozizé convoquant le corps électoral pour le premier tour de la présidentielle le 25 avril prochain dont le Collectif des Forces du Changement a exigé la publication, n’a d’existence que dans l’imaginaire du président de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et de son mentor Bozizé. Ils ne peuvent donc jamais pouvoir le mettre à la disposition des autres membres de la CEI ni le publier. Le vrai faux pasteur est bel et bien un homme de main de Bozizé chargé d’œuvrer secrètement pour le prochain hold-up électoral de ce dernier. Selon des informations distillées par une source proche de Binguimalé ayant requis l’anonymat, Bozizé leur aurait dit mais mis en garde de ne pas le répéter, qu’il va imposer de gré ou de force les élections aux opposants qui d’après lui, sont incapables de mobiliser du monde et de traduire en acte leur discours fumant. Sa décision est prise : les élections auront lieu, que les conditions soient réunies ou non.

 

Autre scandale qui en dit long sur la volonté et la détermination de Bozizé et Binguimalé d’aller jusqu’u bout de leur logique de contrôler entièrement toutes les phases du processus électoral pour le vicier à leur profit, c’est l’usage qu’ils font à présent de la bande des cinq ex-délégués de l’UFVN auprès de la CEI qu’ils ont corrompus jusqu’à la moelle avec des enveloppes de 500.000 F CFA et des promesses d’octroi de voitures. Au cours d’une récente réunion de la CEI, un d’entre eux, en l’occurrence Clément Erégani qui y prenait part, s’était présenté comme « expert national » désigné à la CEI. Un texte muet aurait en effet désigné tous les cinq corrompus comme experts nationaux à la CEI.

 

Bozizé a tardivement pris conscience des risques réels de se retrouver dans un vide juridique constitutionnel que l’expiration de son mandat le 11 juin prochain sans que des élections devant désigner son successeur aient eu lieu. Il n’aurait plus de légitimité et serait contraint de gérer un régime de transition pour préparer la tenue des élections. Or c’est un secret de polichinelle qu’il n’a jamais voulu jusqu’ici entendre parler d’un gouvernement dont il ne serait pas tout seul maître du jeu. Gonflé donc à bloc par son entourage de caciques du KNK qui lui ont mis dans la tête les dangers pour lui qui se profilent à l’horizon et fait toucher du doigt les cas de figure qui sont loin d’être des hypothèses d’école,  veut maintenant faire de la fuite en avant en tentant un passage en force électoral.

 

Par ailleurs, chose extrêmement grave, Bozizé, sur le plan militaire, vient de faire partir de la capitale un bataillon entier pour se déployer à Kaga-Bandoro chef lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, à Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Ce déploiement correspond comme par hasard, aux régions sous contrôle de l’APRD dont le président n’est autre que Jean Jacques Demafouth. Celui-ci semble être désormais dans son collimateur. Il l’a récemment, dans une allocution en langue nationale sango prononcée à Kaga-Bandoro et à Paoua, nommément accusé, ainsi que son propre ministre d’Etat Cyriaque Gonda le président du parti PNCN et du comité de pilotage du DDR, d’avoir détourné une partie 340 millions de F CFA des fonds de cet important programme qu’il leur aurait « donné »  (ndlr :comme si c’était son argent), pour acheter des armes et s’en servir pour le renverser.

Autre information Bozizé a décidé de se bunkeriser en allant désormais habiter la résidence présidentielle du camp militaire de Roux tombée en ruine depuis le départ en 1993 du président André Kolingba, dont un financement libyen à permis la réhabilitation. C’est même le président camerounais Paul Biya qui a inauguré ladite villa en l’occupant lors du récent sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de Bangui en mi-janvier dernier.

Toutes ces informations montrent clairement que Bozizé tient à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, d’une part avec l’argent volé au pays dont il a garni ses nombreux comptes bancaires çà et là dans les paradis fiscaux des Caraïbes, et surtout par la force des armes car il ne fait plus mystère de ses intentions d’écraser dans le sang, toutes velléités de résistance aux actes dictatoriaux qu’il pose au quotidien. Il faut bien qu’il crée maintenant des situations pour se donner l’occasion de faire usage des nombreuses armes de guerre qu’il n’a jusqu’ici, eu de cesse d’acheter et stocker par-ci par-là dans le pays. Va-t-on le laisser faire toujours couler impunément le sang des Centrafricains ? Il est temps de l’arrêter dans ses funestes intentions… !

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:52


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08-03-2010

 

La République centrafricaine devrait recevoir un appui budgétaire de 5 milliards de FCFA de la part de la Banque mondiale, pour aider le pays à faire face aux effets de la crise financière.

 

Selon le chef de la délégation de la Banque mondiale, Mme Meike Van Ginneken, « cet appui est imminent ».

 

« Après les discussions, d'ici le mois de juin, il est possible que la première tranche soit débloquée dès juillet 2010 », a-t-elle précisé, en estimant que « l'économie du pays reste encore très fragile, d'où l'importance du coup de pouce de la Banque mondiale ».

 

Source :
http://www.lesafriques.com/centrafrique/rca-la-banque-mondiale-devrait-accorder-un-appui-budgetaire-de-5-milliards.html?Itemid=229?article=227430


NDLR : Que pense la Banque Mondiale des préparatifs de guerre auxquels s'active Bozizé qui veut s'accrocher au pouvoir par la force des armes ?

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:46


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Une femme meurt toutes les minutes des causes dues à une grossesse. 61% des décès maternels ont lieu surviennent après l'accouchement.

Les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) atteignent 5 fois plus de femmes que d'hommes.

Dans le monde entier, 130 000 000 de fillettes et de jeunes femmes ont subi la Mutilation Génitale Féminine (MGF).

A l'échelle de la planète, au moins 1/3 des femmes ont été battues, contraintes à des rapports sexuels ou maltraitées de quelque autre manière, la plus souvent par une personne de sa connaissance (mari, membre masculin de la famille).

Près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un certain moment de leur vie par leur partenaire. Une femme sur quatre est maltraitée durant la grossesse.

Pas moins de 5 000 femmes et filles sont victimes, chaque année, des " crimes d'honneur", souvent pour le déshonneur d'avoir été violées, dont 1 000 pour le seul Pakistan.

On évalue à 4 000 000 par an, dans le monde entier, le nombre de femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète ou un marchand d'esclaves.

Les 2/3 des 300 000 000 enfants qui n'ont pas accès à l'éducation sont des filles et les 2/3 des 880 000 000 d'analphabètes sont des femmes.

Au moins 60 000 000 de filles meurent chaque année du fait d'avortements, d'infanticides ou d'absence de soins en raison de leur sexe.

2 000 000 de fillettes âgées de 5 à 15 ans sont livrées chaque année à la prostitution.

Aux Etats-Unis, une femme est battues toutes les 15 secondes par son partenaire.

Sur 613 femmes victimes de sévices au Japon, près de 60% avaient subi de leur partenaire des sévices physiques et sexuels ainsi que des actes de cruauté mentale. De même, à Leon (Nicaragua), les chercheurs ont établi que, sur 188 femmes maltraitées par leur partenaire, cinq seulement n'avaient pas subi d'agression sexuelle.

Aux Etats-Unis, 1/3 des femmes battues passent par de graves crises de dépression. Une étude a établi que dans ¼ des cas, les tentatives de suicide survenaient à la suite de violences.

Chaque année, selon l'UNICEF, au moins 10 000 fillettes et femmes de pays limitrophes pauvres entre en Thaïlande où elles finissent travailleuses dans l'industrie de sexe.

D'après la banque mondiale, dans les pays industrialisés, agressions et violences sexuelles privent les femmes de 15 à 44 ans de près d'une année de vie en bonne santé sur 5.

Au Canada, les coûts sanitaires de la violence contre les femmes s'élèvent chaque année à 900 000 000 de dollars. Aux Etats-Unis, l'impact de la violence à l'égard des femmes sur l'économie s'élève à 4 Milliards de Dollars.

Dans 22 pays africains, et neuf pays asiatiques, le taux de scolarisation des filles est de 80% inférieur à celui des garçons.

Les pays où l'accès à l'enseignement est le plus ouvert, comme en Afrique australe, en Amérique latine et dans la grande partie de l'Asie de l'est, les filles sont plus nombreuses que les garçons.

Dans une douzaine de pays, aucune femme ne siège encore au parlement et, dans 8, au moins, elles n'ont pas le droit de vote.

Les femmes représentent 13% des parlementaires du monde entier, contre 7% en 1975. Dans 9 pays seulement la proportion de femmes au parlement national atteint au moins 30% (objectif fixé par la quatrième Conférence mondiale sur les femmes). C'est pays sont : Afrique du sud, Allemagne, Danemark, Érythrée, Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas et Suède (avec plus de 40 %).

* Plusieurs autres pays en développement ont vu la place des femmes au parlement augmenter très nettement au cours des 25 dernières années, à savoir l'Ouganda (de 1 % à 18 %), l'Équateur (de 1 % à 17 %), les Bahamas (de 4 % à 20 %) et la Barbade (de 4 % à 20 %).

* Les femmes occupent 30 % au moins des postes de niveau ministériel dans six pays seulement : Barbade, Érythrée, Finlande, Liechtenstein, Seychelles et Suède. Dans 10 autres pays d'Europe occidentale et des Caraïbes, cette proportion est comprise entre 20 % et 30 %. Quarante-huit pays environ n'ont pas de femme ministre.

* En Afrique du sud, 52 000 femmes dénoncent chaque année un viol dont elles ont été victimes. Les forces de polices évaluent, de leur côté, une proportion de 1/36 le nombre de victimes qui signalent l'agression !

* En comparaison, l'Afrique du sud compte 129 viols signalés pour 100 000 personnes par an. Aux Etats-Unis, le taux est de 36 femmes pour 100 000, au Royaume-Uni, 8,7.

* Une augmentation de 1% de la scolarisation secondaire des filles se traduirait par une augmentation de 0,3% de la croissance économique.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:32


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COMMUNIQUE DE PRESSE DU CANDIDAT INDEPENDANT ELOIS ANGUIMATE

 Réunie en sa session extraordinaire le 01 mors 2010, la Coordination nationale de la compagne du candidat indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE, prenant acte du Décret n° 10.041 du 25 février 2010 portant convocation du corps électoral pour la journée du 25 avril 2010, soulève les vices qui y sont contenus et lui ôtent toute crédibilité :

Ce décret fixe la dote des élections au 25 avril 2010 et ne prévoit pas la date du second tour comme s'il était entendu que le scrutin sera à un tour;

En principe la dote de la tenue des élections devrait être fixée au moins 60 jours avant le scrutin « Sur rapport du président de la CEI » conformément à l'article 54 de la Loi n° 09.009 du 03 août 2009, portant Code électoral de la République Centrafricaine et non « Sur simple proposition du président de la CEI» comme cela est mentionné dons ce décret.

L'accord de sortie de crise intervenu dernièrement entre les groupes de l'opposition, la CEI et le gouvernement sous l'égide du Médiateur de la République stipule que toute décision ou sein de la CEI doit être prise par consensus. Ce décret est pris en même temps que celui modifiant partiellement les dispositions du décret na 09.323 du 09 octobre 2009 portant nomination des membres de la CEI. Or, ces derniers n'ont ni prêté serment ni pris service et par conséquent n'ont pas été associés à cette décision ce qui viole donc l'esprit du consensus.

Les articles 23, 25 et 62 du Code électoral disposent que les opérations d'inscription, la publication des listes électorales, l'établissement et la délivrance des cartes d'électeur, la mise en place des comités locaux, le nombre et la localisation des bureaux de vote et de dépouillement sont arrêtés et publiés soixante jours avant le démarrage de la compagne ce que ce décret ne respecte pas une fois encore.

Au regard à ces graves manquements, la Coordination Nationale de la Compagne du candidat Indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE:

-          rejette purement et simplement le décret n° 10.041 du 25 février 2010 convoquant le corps électoral;

-          invite instamment le Chef de l'Etat et son gouvernement, hantés par l'échéance du 10 juin prochain alors que c'est depuis fort longtemps qu'ils auraient dû y penser, à revoir leur copie en se tenant stricto sensu aux dispositions de la Loi n° 09.323 du 09 octobre 2009 en vigueur;

-          dénie au président de la CEI tout pouvoir de proposition convoquant le corps électoral;

-          appelle les Centrafricains à veiller à la sauvegarde de cet aspect de la démocratie gravement menacée;  

-          appelle l'opposition à faire bloc face à ce péril.

-          appelle une fois de plus la Communauté Internationale, qui ne ménage aucun effort pour nous accompagner dans nos turpides, à s'engager à nos côtés pour barrer la route à ce nouveau Coup d'Etat;

En tout état de couse, la Coordination nationale de la campagne du candidat indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE se réserve le droit de saisir le Tribunal Administratif si rien n'est fait.

 

Fait à Bangui, le 01 mars 2010

Le Directeur de Campagne

 

Saturnin de Chékouth MBATA NGUIMANE

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:28


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AFP 07/03/2010 | Mise à jour : 22:48

L'opposition togolaise emmenée par Jean-Pierre Fabre a appelé ce soir à "la résistance" et a annoncé une marche mardi à Lomé "pour protester contre les résultats frauduleux", selon elle, du scrutin présidentiel du 4 mars, remporté par le président sortant Faure Gnassingbé.

"Le Front républicain pour l'alternance et le changement au Togo (FRAC, alliance de trois formations soutenant M. Fabre, ndlr) invite les populations togolaises et toutes les forces démocratiques à une marche qu'elle organise mardi à travers les rues de Lomé pour protester contre les résultats frauduleux du scrutin présidentiel du 4 mars proclamé par la Céni", la Commission électorale, indique un communiqué de l'opposition. "Le président élu Jean-Pierre Fabre et les responsables du FRAC lancent un appel à la résistance. Ils demandent aux uns et aux autres de ne pas faiblir", ajoute le texte.

Selon les chiffres officiels annoncés samedi soir, Faure Gnassingbé a remporté le scrutin présidentiel avec 60,92% des voix, contre 33,94% à M. Fabre. Ce dernier conteste ces résultats et affirme avoir remporté l'élection. Une manifestation de l'opposition dimanche, à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes. Selon la loi électorale togolaise, les résultats du scrutin doivent être transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours, durant lequel des recours peuvent être introduits.

 

Togo : l’opposition conteste la réélection de Gnassingbé

Le Figaro 07/03/2010 | Mise à jour : 17:56

Le président sortant Faure Gnassingbé aurait reçu 60,9% des voix, mais l'opposition dénonce une «procédure illégale». Dimanche, une nouvelle manifestation a essuyé des tirs de lacrymogènes.

Le Togo va-t-il renouer avec ses vieux démons ? Deux jours après le scrutin pour la présidentielle, la commission électorale a annoncé samedi soir que le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé avait été réélu président avec 60,9% des voix. Jean-Pierre Fabre, le principal candidat d'opposition, a catégoriquement contesté dimanche cette «prétendue victoire».

«Je conteste absolument les chiffres publiés car la procédure utilisée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est illégale», a déclaré le candidat à la presse, en promettant de «ne pas se laisser faire». «Je veux que les résultats véritables soient publiés, car j'ai obtenu entre 55 et 60% des voix sur tout le territoire national», a-t-il affirmé depuis le siège de son parti, l'Union des Forces de Changement (UFC). «Nous allons multiplier les manifestations. Je n'ai jamais eu l'idée de faire de la violence mais si on me vole je ne baisserai pas les bras», a averti Jean-Pierre Fabre devant une centaine de jeunes militants surexcités.

Quelques heures plus tard, tenant sa promesse, Fabre est descendu dans la rue en compagnie de 200 à 300 partisans, dans une ambiance électrique. Immédiatement, des escouades de gendarmes casqués et matraque en main se sont déployées face aux manifestants. Et très vite, le cortège a dû essuyer des tirs de grenades lacrymogènes venant des forces de l'ordre.

Selon le président de la commission électorale, Issifou Tabio, le fils de l'ancien dictateur Gnassingbé Eyadéma a pourtant recueilli 1,2 million des suffrages exprimés jeudi, contre 692.584 à Jean-Pierre Fabre, le candidat du premier parti d'opposition. Très loin derrière en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes. Le taux de participation à cette élection a été de 64,68%.

«Irrégularités constatées»

Mais depuis le scrutin et avant même la publication des premiers résultats, chacun des deux principaux camps avait proclamé sa victoire. «Nous avons gagné la présidentielle du 4 mars 2010», avait affirmé vendredi Jean-Pierre Fabre. L'opposant avait également évoqué des «irrégularités constatées» dans le processus de vote, notamment des «bourrages d'urnes». Quelques heures plus tard, c'était au tour du porte-parole du gouvernement, Pascal Bodjona, d'annoncer sur la radio RFI que le président sortant Faure Gnassingbé, du RPT (Rassemblement du peuple togolais), avait «largement remporté» l'élection. «Je pense que c'est une plaisanterie, avait-t-il déclaré à propos de l'annonce du camp adverse. Je pense que l'UFC a connu une déroute totale au regard de tout ce qu'on a comme procès verbaux».

Il y a cinq ans, une vague de violences avait éclaté dans la capitale togolaise après l'annonce de la victoire contestée à la présidentielle de Faure Gnassingbé. Il succédait ainsi à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, mort quelques mois plus tôt et qui a régné sans partage sur le Togo pendant 38 ans. Les violences avaient fait 400 à 500 morts selon l'ONU. Selon Amnesty international, des militaires avaient attaqué les domiciles de présumés opposants avant et après le scrutin, les frappant à coups de gourdin ou les tuant par balles.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:40


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leparisien.fr  07.03.2010, 00h04 | Mise à jour : 00h09

 

Le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur de la présidentielle au Togo. Les résultats du scrutin sont contestés, le pays est sous tension. Officiellement Faure Gnassingbé a remporté l'élection avec 60,92% des voix, contre 33,94% des suffrages à son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, a annoncé samedi soir la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Très loin derrière, le troisième candidat (sur 7 au total), l'ex-Premier ministre Yawovi Agboyibo, a obtenu 2,96% des voix.

Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), avait été élu président en 2005, lors d'une élection contestée, et, en quête de légitimité, briguait un second quinquennat. «Le président est porté par une dynamique populaire, nous l'annoncions, nous en avons la preuve», s'est félicité Solitoki Esso, secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir.

Immédiatement après l'annonce des résultats, l'ambiance était calme devant le siège du RPT. Seuls de jeunes hommes juchés sur des deux-roues criaient «Faure ou rien».  L'annonce de la victoire de M. Gnassingbé est intervenue deux jours après le scrutin, pendant lesquels la tension est peu à peu montée à Lomé, où la présence des forces de l'ordre a été considérablement renforcée.

Grenades lacrymogènes

Juste avant que la Commission électorale publie les résultats, le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Bodjona, a mis en garde contre toute manifestation de violence.  «Si les jeunes sortent pour manifester de façon pacifique, il n'y aura pas de problème, mais s'ils sortent pour détruire, nous n'allons pas faiblir», a déclaré à quelques journalistes M. Bodjona.«Les auteurs subiront les rigueurs de la loi», a-t-il ajouté.

Samedi après-midi à Lomé, une manifestation de l'Union des forces de changement (UFC), à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes par la police. M. Fabre, qui a crié victoire dès vendredi, n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et certains de ses jeunes partisans ont plusieurs fois menacé de manifester violemment contre une éventuelle reconduction du président sortant.

Toutefois, samedi en fin de soirée, le calme régnait aux abords du siège de l'UFC, où une dizaine de personnes attendaient, l'air abattu. «Ce sont de faux résultats qu'ils ont donnés», s'est indigné Jean Adikossi, un chauffeur de 27 ans.

3,2 millions de Togolais étaient appelés jeudi aux urnes. Cette élection était perçue comme un test dans un pays traumatisé par les violences électorales, notamment lors de la présidentielle de 2005, où 400 à 500 personnes avaient été tuées selon l'ONU.




Faure Gnassingbé l'emporte avec 60,92% des voix (CENI)

Le président sortant du Togo Faure Gnassingbé a remporté l'élection présidentielle du 4 mars avec 60,92% des voix. Son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, a obtenu lui 33, 94% des suffrages, a annoncé samedi la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Faure Gnassingbé, 43 ans, a recueilli 1.243.044 voix lors de ce scrutin à un tour, et son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, 692.584 voix (33,94%), sur 2.040.546 suffrages exprimés, selon un document transmis à la presse par la CENI. Très loin derrière, arrivé en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes.

"Ces résultats seront transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours. Les recours pourront être introduits", a indiqué le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou.

Le taux de participation à cette élection, qui s'est déroulée jeudi sans heurts, a été de 64,68%. Quelque 3,2 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi sept candidats. Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le petit pays ouest-africain d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), briguait un second quinquennat.

Installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée en février 2005, juste après le décès de son père, Faure Gnassingbé avait finalement été élu président du Togo, une nation de 6,5 millions d'habitants, à l'issue d'une élection contestée, suivie de violences faisant 400 à 500 morts, selon l'ONU.

L'opposition n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et depuis plusieurs jours de jeunes partisans de M. Fabre ont menacé de manifester violemment au cas où le président sortant obtiendrait un nouveau mandat.

(ats / 06 mars 2010 23:51)

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