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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 01:41

 

 

 

 

 

Bozizé à Bruxelles

 

Qui  veut tuer son chien l’accuse de rage. La Centrafrique, disait-on, était  atteinte d’une maladie chronique dont les symptômes étaient : arriérés de salaire, crises politico militaires à répétition et insécurité. Cette maladie, aux yeux des pays de la sous-région et de la France, nécessitait un traitement de cheval. « Quinine ti mbarata » comme diraient les Centrafricains. Ces puissances extérieures ont alors décidé d’une solution radicale, sous la forme du coup d’Etat du 15 mars 2003 qui renversé le régime du président Ange-Félix PATASSE et le « médecin » fut le général François BOZIZE.

Non seulement le médecin n’a pas réussi à guérir le malade mais les symptômes se sont au contraire aggravés avec la partition du pays, la familiarisation du pouvoir et le pillage systématique des ressources de l’Etat. L’espérance de vie est réduite à 42 ans à peine. Enterrer, jusqu’à cinq membres d’une même famille par mois, devient chose courante aujourd’hui. Le Centrafricain est sonné, impuissant et résigné à pleurer ses morts. Pour peu que le paludisme, l’hypertension, le diabète ou l’hépatite se déclare, c’est la mort assurée. Il n’y a aucune mesure de prévention. Les hôpitaux sont transformés en mouroir. Les écoles ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes et les routes ont disparu. On ne peut plus sortir de Bangui, ni se déplacer d’une province à l’autre, pour simplement s’approvisionner en nourriture ; les rebelles contrôlent le reste du pays à l’exception de Bangui. La famine a fait son apparition depuis longtemps et les ravages se comptent par milliers. Le « médecin » appelé depuis 9 ans au chevet de la Centrafrique malade, a failli. Aujourd’hui, le pays est plongé dans un coma profond, sa survie est plus qu’incertaine. Le pronostic vital est désormais engagé et son sort est remis entre les mains de Dieu. Cela explique la multiplication dans le pays des sectes et de nombreux groupes de prière qui tentent de miroiter aux citoyens  naïfs, l’espoir de lendemains meilleurs. BOZIZE ne se sent aucunement responsable des graves crises que traverse le pays. Bien au contraire, il excelle dans la séduction, les dérapages et les mises en scène de toutes sortes auprès de ces protecteurs pour perpétuer son régime.

Un pouvoir quasi familial et clanique

BOZIZE ne fait confiance qu’à sa propre famille et à sa tribu. Il a promis d’asseoir l’hégémonie de l’ethnie gbaya sur le peuple centrafricain et il l’a fait. Tous les postes de rente, dits « juteux» et les postes pour lesquels dépend la survie du régime sont réservés d’abord  à son cercle familial restreint. Les autres postes, non stratégiques, sont ensuite attribués aux membres de la tribu et enfin  aux copains du pouvoir ou étiquetés « majorité présidentielle ». 

Mais le dossier de la sécurité est géré en famille. Le père, François BOZIZE est ministre de la Défense, le fils Francis est ministre délégué à la défense, un autre rejeton, Aimé Vincent BOZIZE alias « Papy » est le véritable responsable de la gendarmerie et patron de la SRI, la police politique du régime. Rodrigue BOZIZE officie aussi comme gendarme. C’est encore Papy qui est chargé de la gestion par intérim de la SONATU. Un autre fils, Socrate BOZIZE, député de Gambo dans le Mbomou, vient de faire son entrée au bureau de l’assemblée nationale depuis début mars dernier. Franklin  BOZIZE s’occupe lui, de la sécurité aéroportuaire et mène la vie dure aux opposants ou supposés qui tentent de quitter le pays.

L’ensemble de l’appareil de l’Etat, les sociétés d’Etat, les agences et offices publics  sont dirigés par les ressortissants gbayas ou assimilés. Le ministère des mines rattaché à la présidence en compte 90%, on n’y parle que la langue gbaya. De même au ministère des finances, 80% des postes de responsabilité sont occupés par les gbayas. Le directeur des ressources humaines, Mr Danboy, en poste depuis 2005, est chargé de la purge administrative. Il vient d’être remplacé par Mr Bénam, un autre gbaya. Constatez vous-même l’hégémonie gbaya:

Mairie de Bangui ( Jean Barkès Ngombé-ketté puis Nazaire Nguénéfé-Yalanga) ; Directeurs généraux :  ICRA (Salomon Namkosséréna) ; ENERCA ( feu Samuel Tozoui, son intérimaire Mme Elisabeth KOFIO), SODECA (Bénam), ANDE (Namkoissé), ACDA (Honoré Féïzouré) ; ORCCPA (Abel Kpawilina) ; ENAM (Gbénézoui); Trésor (Serge Ouarassio) ; Douane (Bonézoui) ; Protocole d’Etat après avoir coulé la SODECA(Rangba) ; AGETIP (Marcel Nganassem) ; les directeurs de cabinet : Cabinet Présidence (Michel Gbézéra-Bria) ; Finances (Kongaï Moïdokana) en remplacement de Kolios nommé à l’urbanisme; Agriculture (Moïse Dénissio) ; Santé (Coksis Wilibona) ; justice (Goyféïna) ; Intérieur (Yves Gbéyoro) ; Tourisme (Cendri Mignot Mouté) ; Président du Conseil d’Etat (François Nanaré) ; Président du tribunal de commerce (Namkomokoina) ; Président  du tribunal administratif (Dédé) ; Directeur national de la BEAC (Kéléfio) ITIE (Robert Moïdokana)….Il faut rappeler que les directeurs de cabinet ont été imposés aux ministres.  Les tentacules gbayas se sont étendues dans le domaine des sports : le président de la fédération centrafricaine de football (Patrice Edouard Ngaissona) et celui de basket-ball (François Joseph Bozizé alias Djo Djo).

Au quotidien, les plus proches collaborateurs de BOZIZE sont NDOUTINGAÏ et FINDIRO avec lesquels il travaille la main dans la main. BOZIZE n’écoute plus ses conseillers et certains n’ont même pas la chance de le croiser. Les réseaux familiaux court-circuitent l’organigramme de l’administration centrafricaine.  Personne ne peut s’approcher de la mangeoire de l’Etat sans la bénédiction de Sylvain NDOUTINGAÏ ou Firmin FINDIRO. Le demi-dieu Firmin FINDIRO, Ministre de la justice, procureur de la République de fait, porte-parole du gouvernement et actuellement intérimaire du ministre chargé du Secrétariat Général du gouvernement, est l’ « éminence grise » de la bozizie.

Aucune promotion dans l’administration et aucune initiative privée ne sont possibles sans leur consentement. Et leur compagnie est désormais  très recherchée. Certains fonctionnaires et agents des forces de l’ordre, ne reconnaissent plus la hiérarchie, ils ont des relations bien placées. Les initiatives mal venues que paye chères la Centrafrique aujourd’hui viennent de Firmin FINDIRO et de NDOUTINGAÏ. 

BOZIZE  et la concentration des pouvoirs

BOZIZE a fini par dépouiller le pouvoir exécutif, le gouvernement, de toutes ses prérogatives. Aujourd’hui, une décision qui aurait pu être prise par un directeur ou un ministre l’est par le Président de la République. Les mines, les finances, l’économie, la sécurité sont gérés directement du palais de la renaissance. Il est  Ministre de la défense, président du comité de trésorerie, président du conseil d’administration de toutes les entités publiques. Il ne s’embarrasse d’aucun état d’âmes ni de conflits d’intérêts. N’est-ce pas lui qui a visé les demandes de ses fils Djo Djo, Teddy et Kévin et pour organiser le Kermesse au palais omnisport en fin 2011 ?

Mais à quoi servirait de changer un chef de gouvernement qui a un rôle de second plan ? Changer  de premier ministre, aurait, aujourd’hui, plus de sens. Le premier ministre Faustin Archange TOUADERA, en poste depuis 2008, est à sa 3ème reconduction. Il mérite  sa place car il ne dérange personne. BOZIZE se sert de lui à volonté comme « émissaire de la République » : il a été d’abord envoyé à Washington pour solliciter une lettre de confort du FMI, ensuite en Inde pour renégocier le prêt indien, et enfin à New York pour « quémander » une rallonge du financement de DDR. Il a échoué, lamentablement, sur toute la ligne. Des missions de ce genre, de basse classe, devraient être confiées à un ministre ou un conseiller mais avec un exécutif rabaissé, BOZIZE se sert de son Premier ministre comme « paillasson ».  Il a même trouvé inutile de faire un remaniement technique pour pourvoir le poste de Sylvain MALIKO resté vacant depuis près de 6 mois ou celui de Michel KOYT au secrétariat général du gouvernement. Par souci d’éthique, il devrait changer Fidèle GOUANDJIKA, le Chef du département de l’agriculture mis en examen pour trafic d’influence et détournement de fonds publics. Mais il n’a rien fait car il le protège. GOUANDJIKA garde son poste de ministre de l’agriculture.

S’inspirant de feu Lansana CONTE qui avait déclaré qu’en Guinée, la justice c’est lui, après s’être rendu personnellement en prison pour libérer son ami et homme d’affaires Mamadou SYLLA, le 10 juin 2010, BOZIZE, en personne, était descendu au parquet du Tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation du bâtonner de l’ordre des Avocats et Jean Daniel DENGOU, gérant de ADMN et vice président du Conseil Economique et Social. Il avait dit que le super marché RAYAN  appartiendrait à un de ses proches amis, libanais de son état.  Jusqu’à ce jour, Mme Albertine BALEMBY est toujours en prison à Bangui malgré l’ordonnance de mise en liberté de la chambre d’accusation de la cour d’Appel. BOZIZE et FINDIRO ne veulent rien savoir.

Les ministres Fidèle GOUANDJIKA et Thierry MALEYOMBO qui se sont sucrés sur le dos de l’Etat, ne sont pas inquiétés. Tous les deux sont toujours libres de leur mouvement par la seule volonté de BOZIZE. Un troisième larron, Simplice ZINGAS, est aussi protégé par BOZIZE qui n’a pas daigné ordonner à l’assemblée nationale de lever son immunité parlementaire pour qu’il soit traduit devant la justice. Eh oui ! Les voleurs se connaissent et se protègent.  Le député de Birao II, l’honorable Gontran DJONO-AHABA a été détenu de longs mois dans les geôles  de la prison de Bossembélé. Il a été arrêté sans la levée de son immunité parlementaire et sur instruction expresse de BOZIZE pour dit-on « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il vient d’être libéré  sous la pression de la communauté internationale.

Il a renforcé les pouvoirs de sa famille sur l’assemblée nationale monocolore et réussit à mettre aux ordres le parlement.  On trouve dans l’hémicycle : son frère Roger  OUEFIO, sa sœur cadette Joséphine KELEFIO, sa femme Monique BOZIZE, sa maîtresse favorite Reine Madeleine BAFATORO, son fils ainé Francis BOZIZE, son fils cadet Socrate BOZIZE, son neveu Sylvain NDOUTINGAÏ et un cousin éloigné l’homme d’affaires véreux, Patrice Edouard NGAISSONA.  BOZIZE fait et peut défaire le bureau de l’assemblée nationale. L’honorable Timoléon MBAIKOUA a été débarqué du poste de 2ème vice-président sur instruction de BOZIZE qui s’est dit trahi par ce dernier. En cause, une lettre signée en compagnie de dix autres députés indépendants pour protester contre l’arrestation du député de Birao II, pendant plusieurs mois sans aucune procédure.

BOZIZE et les diplomates

BOZIZE a entretient des relations de terreur avec les représentants des organisations internationales et des pays étrangers. Il veut les avoir tous à sa botte. Ils sont tenus  de transmettre à  leur hiérarchie des rapports édulcorés sans objectivité sur la réalité de la situation en Centrafrique sinon ils s’exposent à ses états d’âme et à son courroux. Certains diplomates, soucieux de préserver le bon déroulement de leur carrière se sont conformés à ses instructions et n’ont jamais eu le courage de lui dire la vérité. C’est l’exemple de Mme Sahle Work ZEWDE, directrice du bureau intégré des Nations Unies (BINUCA) qui n’avait daigné ni dénoncer ni s’indigner des graves et intolérables disparitions de Charles MASSI et de Hassan OUSMAN de MNPS non élucidés à ce jour. On ne l’avait pas entendue non plus s’émouvoir de l’inadmissible expulsion d’une réunion où était présent l’ensemble du corps diplomatique au palais présidentiel suivi de son passage à tabac de Joseph BENDOUNGA, président du MDREC au sein même du palais de la Renaissance par des éléments la garde présidentielle sur ordre de BOZIZE.

Non plus de ce que BOZIZE avait tranquillement et gratuitement demandé à ses services de sécurité le « dépeçage » du Bâtonnier Symphorien BALEMBY et Jean Daniel DENGOU désignés d’office et accusés sans la moindre preuve d’être les auteurs d’un incendie pourtant volontaire par le propriétaire même du supermarché RAYAN, un commerçant libanais « ami » très intéressé de BOZIZE.

Elle n’avait non plus protesté pour le triste sort des personnes de leur entourage qui croupissent toujours en prison. Faisant partie du Comité de pilotage des élections, elle n’avait  jamais ni réellement accepté ni soutenu le principe et l’exigence formulée par l’opposition avec beaucoup d’insistance de l’informatisation des listes et des cartes électorales. Celle qui lui a succédé, Mme Margaret Aderinsola VOGT, l’actuelle représentante du BINUCA semble aussi suivre les traces de Mme ZEWDE. Elle avait  exhorté la communauté internationale devant le Conseil de Sécurité à New York à soutenir  selon elle « les efforts en cours »  pour rétablir la stabilité en Centrafrique alors qu’elle sait très bien que BOZIZE et sa bande font tout pour torpiller le DDR. Quel optimisme ? De quels efforts parle t- elle ? Pourquoi elle n’a pas dénoncé avec suffisamment de fermeté l’arrestation arbitraire de M. Jean Jacques DEMAFOUTH ? Pourquoi ne dénonce -t-elle pas les violations quotidiennes des droits de l’homme en Centrafrique ? Pourquoi n’a-t-elle pas dénoncé la mauvaise gestion des 8 milliards de F CFA de la CEMAC ?

Par contre, devant le refus de certains représentants des organisations internationales de s’accommoder avec complaisance de la mauvaise gouvernance du régime BOZIZE. Ils ont été déclarés persona  non grata et ont été sommés de quitter le pays avant la fin officielle de leur mandat. M. Jean Claude ESMIEU, délégué de l’Union Européenne, a été sommé de quitter plutôt le pays après quatre ans de mandat, suite à un discours prononcé lors de la cérémonie de la journée de l’Europe le 08/05/05 qui n’était pas du goût de certains ministre de la bozizie. En assénant quelques vérités suite à un constat objectif de la situation catastrophique du pays et des conséquences de la mauvaise gouvernance du régime BOZIZE, il a soulevé un véritable tollé et failli créer un incident diplomatique en public. De même, M. Barry GAOUSSOU, citoyen malien, Directeur général de la Banque Sahélo- Saharienne (BSIC) a été mal traité et expulsé manu militari suite à son refus de consentir une avance à l’Etat pour lui permettre de verser les salaires des fonctionnaires.  

C’est également le cas du Représentant résident du FMI qui a quitté le pays à l’anglaise à la fin de son mandat sans être reçu par les autorités centrafricaines  pour leur faires ses adieux. Son tort est de ne pas permettre à la RCA de décrocher un programme économique et financier depuis 2009. Aux dernières nouvelles, l’affaire Antoine NTSIMI, président de la commission de la CEMAC, toute passion mise à part, s’agissait d’un refus de financement du sommet des Chefs d’Etat de la CEMAC à Bangui. Il s’agirait d’une enveloppe de 600 millions de F CFA.

KOYT,  KETTE et KADRE, boucs émissaires ou trop gourmands

BOZIZE est devenu maître dans l’art de rouler dans la farine la communauté financière internationale.

L’affaire de la SONATU n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le ministre KOYT et l’honorable Judes Alex KETTE sont des boucs émissaires. Ce dernier vient d’ailleurs d’être libéré. L’article 19 de la loi qui régit les entreprises et offices publics, dit : « l’exercice direct des fonctions politiques et/ou de contrôle est incompatible avec celles d’administrateur des sociétés d’Etat, sociétés d’économie mixte et des offices publics ». Cette loi a été signée par BOZIZE en 2008. Comment expliquer qu’il nomme Michel KOYT président du conseil d’administration alors qu’il occupe encore le poste politique de ministre chargé du secrétariat général du gouvernement ?  Comment expliquer que KETTE puisse être le commissaire aux comptes de la SONATU alors qu’il était élu de la nation ?

Une des raisons possibles de cette violation serait de récompenser KOYT pour avoir fait partie de la délégation qui s’est rendue en Inde pour négocier ce prêt. L’autre raison serait de trouver un fusible en cas de fiasco. Car le fiasco est inévitable. Au fond, on comprend mal que ce soit l’état centrafricain qui devrait rembourser le prêt pour acheter des bus de la SONATU alors que c’est BOZIZE qui en est le principal actionnaire. En réalité la SONATU est une propriété privée. C’est insensé.

La  cimenterie est un éléphant blanc. Tous les autres pays de la sous-région disposent de leur cimenterie à l’exception de la Guinée Equatoriale. Le prix  d’un sac sur leur marché local respectif est de l’ordre de 6500 F CFA alors que celui d’un sac en Centrafrique hors énergie et sans marge commerciale coûterait déjà 6 000 F CFA. La cimenterie si elle est vraiment construite et si elle est alimentée avec un groupe électrogène  reviendrait à près de 14 000 F CFA  le sac (toute taxe comprise + le coût de l’énergie). On ne peut pas faire tourner une cimenterie vorace  en énergie avec un groupe électrogène. Le fiasco est inévitable.

S’agit-il vraiment d’un prêt ou d’un blanchissement d’argent ? L’ambassadeur de l’Inde au Congo démocratique a déjà affirmé que son gouvernement n’est pas en mesure de retracer les origines de ce prêt. N’est-ce pas douteux que les prêteurs n’ont pas exigé de garantie ? Pourquoi se sont-ils contentés uniquement de la signature du Gouvernement ? Ca sent une odeur de blanchiment d’argent. Toute cette affaire ressemble à une véritable escroquerie dont les centrafricains doivent payer l’ardoise.

Avec ces révélations, le centrafricain peut légitimement s’interroger sur le rôle du FMI en RCA.  En l’absence de tout contre pouvoir  où : l’assemblée nationale est  monocolore et partisane, la justice est aux ordres, l’opposition est neutralisée, la société civile est démissionnaire, la presse privée est muselée et le syndicat est corrompu,  le seul rempart du peuple centrafricain aurait pu être le  FMI dont le rôle  est entre autres  d’assurer un contrôle rigoureux et une surveillance des opérations financières des Etats.

Sous d’autres cieux et dans cette même Centrafrique d’avant le régime de BOZIZE,  la dissimulation et les termes de ce prêt qui sont contraires aux engagements pris par l’Etat (de ne contracter que des prêts concessionnels et non commerciaux) auraient été un motif suffisant d’interruption de tout pourparler avec le gouvernement. N’est-ce pas ce même  FMI qui avait exigé en 2002 à la Centrafrique de renégocier les conditions pourtant concessionnelles du prêt de 6,5 milliards de F CFA que la Lybie avait consenti en 2000 à notre pays pour le paiement de salaires des fonctionnaires ?

Pourquoi aujourd’hui les responsables de la mission du FMI vont- ils fermer les yeux sur le prêt Indien qui crée un fardeau de dette insupportable pour la génération actuelle et future de notre pays ? Savent-ils que  les fonds n’ont jamais atterri dans les caisses du Trésor ? Par ce prêt, la RCA replonge dans le cycle de surendettement.  Pourquoi le FMI ne demande t-il pas fermement de comptes à BOZIZE ? Pourquoi  le FMI n’exige t-il pas la traçabilité de ce prêt ?

Pourquoi le FMI n’a-t-il pas fermement demandé des comptes sur un autre scandale financier qu’est celui du prêt en nature de dizaines de milliards contracté en 2010 auprès du Koweit ou Arabie Saoudite  pour le financement de la campagne de BOZIZE ? Les 200 tonnes de riz,  objet de ce prêt ont bel et bien été livrées au port de Douala et écoulées sur place par une commission mise place par Albert BESSE dont le président fut le député Ibrahim PACCO et ensuite Mme Bernadette SAYO Ministre des affaires sociales. Seule une infime partie est arrivée à Bangui et a fait l’objet de distribution aux sinistres en faisant croire qu’il s’agissait de dons du gouvernement et des pays amis. Certains responsables du ministère des finances qui y étaient membres ont en mis plein les poches et acquis des appartements en France.

Depuis 2003, les chefs de missions du FMI qui ont géré le dossier de la RCA ont affiché une certaine complaisance synonyme de complicité évidente à l’égard de BOZIZE et son régime. Ils l’ont encouragé à dilapider les maigres ressources de l’Etat et à mettre à terre l’économie nationale. Pour preuve (A titre d’exemple), en position de pays fragile et post conflit, BOZIZE a pu tranquillement acquérir une épave d’Hercule C130 à coup de milliards de FCFA qui auraient pu être investi dans les secteurs sociaux en détresse.

Des sommes colossales en guise des bonus du secteur minier versées par les sociétés Uramin,  Aurafrique et autres, sans qu’il y ait la moindre trace dans le budget  ou les comptes des opérations financières de l’Etat.  Il en est  de même des recettes provenant  des attributions des  permis de recherches et d’exploration pétrolières dont personne n’est au courant. Les Chinois peuvent- ils engager des prospections pétrolières à Boromata dans le nord du  pays  sans verser quoi que ce soit  à l’Etat? Pourtant sous le régime précédent, l’argent payé par la société GRYNBERG au titre des redevances des permis et recherches pétrolifères a fait l’objet d’inscription au budget de l’Etat  et débat à l’assemblée nationale. A l’époque,  les recettes exceptionnelles comme  la location de la base Mpoko à la MONUC,  ont été enregistrées dans les comptes publics et le ministère des finances donnait  des explications au FMI quant à leur utilisation.

Comment expliquer aujourd’hui qu’étant sous « programme »,  l’Etat multiplie au vu et  au su de cette fameuse communauté  internationale tant d’opérations « douteuses » et « mafieuses » et continue de bénéficier du laxisme  du FMI et de la banque mondiale? Les investigations qui ont été faites suite aux dilapidations des 25 milliards de F CFA des allocations de DTS sont restées sans suite. Les 25 milliards ont pris des destinations diverses. Les 49 milliards de dépenses non justifiées décelées lors de la dernière mission du Fonds sont oubliés. Ils n’ont même pas tiré les oreilles aux autorités.

Les concessions minières sont la propriété exclusive de BOZIZE et NDOUTINGAÏ. Combien la sud-africaine a-t-elle versé à BOZIZE et NDOUTINGAÏ ? Ce que les Centrafricains ne comprennent pas, pourquoi le FMI se fait complice de la boulimie financière de la bozizie ?

Et pour couronner le tout, dans ses communiqués de fin de chaque mission le FMI se contente des satisfécits falacieux  laissant croire à des progrès enregistrés sur le plan économique, dans la gestion des finances, par rapport à la cherté de niveau de vie, dans la réduction de la pauvreté, dans le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix, dans le respect des droits de l’homme et la liberté de la presse, la lutte contre la corruption, bref que sais-je encore. En d’autre termes, et à en croire ces messieurs du FMI, la RCA de BOZIZE serait un bon élève comme le Burkina Faso, l’Ethiopie, la Namibie …. Alors que la réalité dans le pays et ce que la population et  les entreprises centrafricaines endurent n’ont rien à voir avec ces déclarations.  Qu’ils sortent un peu des  bureaux et salles de conférence climatisées pour rencontrer la population et se rendre compte de l’évidence.

Quand le vase est sous la gouttière, on ne peut pas savoir quand l’ultime goutte le fera déborder. Mais, un jour, elle arrive.

Jean-Claude GBAGUENE

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 01:28

 

 

 

 

Bangui vers Bimbo

Radio Ndéké Luka Dimanche, 15 Avril 2012 11:36

Les rues et les maisons de Bangui doivent désormais porter des adresses. C’est l’objet d’un projet municipal dit de l’ « adressage » des quartiers et rues. Ce projet a été lancé le 14 avril 2012 par la municipalité de Bangui. Cette opération permet de porter la ville de Bangui, capitale de la République Centrafricaine, au même niveau de modernisation que la plupart des villes africaines.

Il s’agit de mettre des numéros sur les portes de chaque maison et des noms aux rues. Le 6ème arrondissement de la ville a été choisi comme site pilote pour ce projet jumelé avec le plan d’entretien primaire de la capitale.

SelonRila Mandela MOI-YO, coordonnatrice de projet à la Mairie de Bangui, l’objectif poursuivit est « non seulement de mieux repérer les rues et quartiers, mais aussi, de permettre à la population d’avoir une adresse. A travers ce projet, la municipalité peut être en mesure de mieux répertorier les infrastructures sanitaires, scolaires voire ouvrages d’arts. Aussi, identifier les activités taxables ».

Le projet de l’adressage de la ville de Bangui est cofinancé par l’Union Européenne et l’Association des Maires Francophones. Sa durée d’exécution est de 36 mois.

Signalons qu’en dehors des quartiers tels que Lakouanga, Sica I, II, les 14, 36, 200 Villas et le Centre-Ville, plusieurs autres n’ont pas d’adresse. Ajoutons à cela le plan d’urbanisation de la ville de Bangui qui n’a pas touché une bonne partie des quartiers.

 

NDLR : A quand la réhabilitation des ponts écroulés de la capitale Bangui? Il faut surtout espérer que le financement de ce projet par l’Union Européenne et l’Association des Maires Francophones ne prenne pas comme par le passé sous la gouvernance Jean Barkès Ngombé-Ketté, d’autres destinations que celles auxquelles il est prévu ou que des conflits d’intérêts ne viennent entacher la mise en oeuvre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 01:18

 

 

 

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Bangui, 14 avril (C.A.P) – De retour de Bambari où il s’est rendu pour des raisons professionnelles, nous apprenons par une source digne de foi proche de Me Moussa Vékéto que le véhicule de celui-ci a été attaqué à 17 km de Grimari le jeudi 12 avril dernier par des hommes armés non identifiés qui avaient juste auparavant arrêté également un bus de la SONATU.

C’est cela la vie quotidienne en bozizie aujourd’hui pour les citoyens centrafricains avec les principaux axes routiers menant dans l’arrière-pays devenus vraiment dangereux mais que font les autorités ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 15:20

 

 

 

 

 

JJD

RFI vendredi 13 avril 2012

 

Jean-Jacques Demafouth est libre depuis ce 11 avril 2012. L'ancien ministre de la Défense et chef de file des ex-rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) est en liberté provisoire. Il avait été arrêté le 6 janvier dernier, puis inculpé d'« atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat » pour avoir voulu prendre la tête d'une coalition rebelle afin de renverser le président centrafricain François Bozizé.

Jean-Jacques Demafouth était soupçonné d'avoir animé au moins une réunion séditieuse avec des représentants d'autres mouvements politico-militaires et notamment de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le groupe présent dans le nord-est du pays.

Remis en liberté provisoire, Jean-Jacques Demafouth n'est pas encore blanchi mais il se dit confiant pour la suite : « Je suis un homme serein et soulagé mais combatif. Il faut que le procès ait lieu afin qu'il y ait un acquittement et que cette affaire puisse être enterrée d'une manière définitive et que je puisse marcher dignement. Pour le moment, la mesure de libération qui est provisoire ne suffit pas. Un acquittement voudrait dire que je n'ai rien fait et que j'ai été arrêté pour rien !»

Gontran Djono Ahaba, ancien ministre proche de l'UFDR et actuel député de Birao, a passé trois mois à Bossembélé, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, Bangui : « J'ai le sentiment que la justice fait son travail parce que je suis innocent dans cette affaire. J'ai été arrêté sur la base d'une fiche mensongère, anonyme, non signée. Il faut vraiment qu'il y ait un procès sur cette affaire pour que tout le monde sache [ce qui s'est passé, NDLR] ».

Et leur avocat, Maître Mathias Morouba, de s'exclamer : « avec ces fiches anonymes, n'importe qui peut écrire n'importe quoi sur n'importe qui ». Cela pose, selon lui, un problème de liberté en Centrafrique.

Deux autres leaders de l'UFDR, arrêtés dans le cadre de l'affaire, sont toujours en prison.

 

NDLR : Les auteurs dans l’ombre des fiches mensongères pour Bozizé notoirement connus sont l’actuel ministre de la sécurité publique Claude Richard Gouandja et Aristide Reboas qui ont œuvré et oeuvrent encore sans doute dans le tristement célèbre Bureau National de Documentation (BND) qui coiffe les fichistes du régime. Après avoir été pendant quelque temps victime du système et de sa boulimie de prédation, Aristide Reboas a connu la prison une période de disgrâce pour s’être confronté au demi-dieu Firmin Findiro. Il serait actuellement à Tours en France pour recharger ses batteries.

Claude Richard Gouandja quant à lui, est devenu ministre et continue de sévir. A titre de rappel, c’est lui qui a monté de toute pièce une fiche mensongère contre le président Ange-Félix Patassé et qui a permis à Bozizé de créer toutes les entraves ayant empêché le défunt président de rejoindre la Guinée équatoriale où il espérait être soigné.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 15:03

 

 

 

 

Bozizé honoris causa

Bangui, 13 avril (C.A.P) - Contrairement à ce que C.A.P a écrit par erreur dans sa parution d’hier à propos des 4 milliards qui ont été ponctionnés par la bozizie, c'est plutôt à l'Office National du Matériel, ex-KAJIMA et non à l’ONMO qui est dissout depuis 1999 et a fusionné avec l'ONIFOP pour devenir l’ACFPE.

Les DG des Offices Publics ont été reçus le mercredi 11 avril par le Contrôleur Général des Entreprises et Offices Publics ex Délégué Général aux Entreprises et Offices Publics. Le Contrôleur n'est plus autonome depuis la dissolution des Conseils d'administration, il est membre et rapporteur général du Conseil Spécial de surveillance.

A ce titre il a, au cours de cette rencontre, demandé aux DG de se conformer aux instructions du Conseil. Autrement dit, il reproche aux DG de s'adresser directement à Bozizé pour solliciter des accords sur leurs programmes d'activités. Désormais les programmes d'emploi c'est à dire les prévisions de dépenses des entreprises et offices publics doivent passer par le Contrôleur général qui joue le rôle d'interface entre le Conseil Spécial et les Entreprises.  

Selon nos informations, personne ne s'attendait à une communication d’une telle teneur. Aussi, les DG présents n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement au Contrôleur Général. Ils lui ont clairement demandé de laisser les mains libres aux Entreprises et offices publics pour exercer librement leurs activités car ces mesures ne font qu'enfoncer davantage les entreprises.

Certaines ont élaboré leurs plans annuels d'action et à la date d'aujourd'hui, aucune activité concrète n'est réalisée et le second trimestre de l'année est déjà entamé. D'autres entreprises ont commencé par supprimer certains postes fonctionnels pour mettre les occupants en chômage technique.  

On va directement vers un assombrissement ou une dérive totale des entreprises qui sont pourtant les grands clients du marché de la consommation. Evidemment le retard de salaire dans le secteur parapublic se fait ressentir dans les recettes des commerçants détaillants de Bangui. Les bailleurs de fonds des entreprises telles que l'ENERCA, SODECA, ORCCPA,  et autres se sont mis en stand-by pour suivre l'évolution de ce fameux redressement.

Des rumeurs circulent depuis quelques jours à Bangui sur une éventuelle démission du Premier Ministre, l’ectoplasme Faustin Touadéra. Il s'agirait des rumeurs d'une deuxième démission. La première ayant été refusée dit-on par Bozizé. La raison est qu'il estime qu'il ne joue plus son rôle de premier ministre. Il n'est en effet qu’un figurant.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 14:59

 

 

 

RCA carte-2

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

Bangui, 12 Avril 2012

Bria : La CPJP de retour

Les éléments du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) sont retournés ce jeudi vers 13h à Bria, a rapporté cet après-midi notre correspondant.

« Je suis là pour la consolidation pour la paix. Après la caravane de la réconciliation et la paix, j’ai pris l’initiative de revenir aider la population en matière de sécurité parce que nous avons constaté que le gouvernement est attentiste alors que la population souffre », a indiqué le leader de la CPJP, Abdoulaye Hissène, joint par téléphone par le ce soir par le RJDH.

Abdoulaye Hisseine a rejeté l’idée d’une éventuelle intention de violence contre la population et de d’attaque contre le détachement des Forces armées (FACA). « Avant de prendre la décision de revenir dans la ville, j’ai informé par les autorités administratives et locales par 6 correspondances », a-t-il indiqué.

Rappelons qu’en respect des termes des accords qui ont suivi la médiation autour des événements de Bria de septembre 2011, il était tous les groupes armés opérant dans le Nord-est, notamment la CPJP et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) s’étaient retirés de la ville de Bria pour regagner leurs différentes bases plus loin pour attendre le DDR.

 

Bangui : Blocage des prix des produits de 1ère nécessité par le ministère du commerce

Le ministre du commerce et de l’industrie, Marlyn Mouliom Roosalem a pris un arrêté le 11 avril 2012 portant ‘’blocage’’ des prix de certains produits de 1ère nécessité dans la ville de Bangui, Bégoua et Bimbo, en guise de solution au phénomène de la flambée des prix, a rapporté radio Néhémie à Bangui.

Selon les termes de l’arrêté, ce blocage concerne surtout les prix du savon linge, de l’huile végétale, du kg du sucre, du lait en poudre, de la farine de blé, du riz, du sel de cuisine, des boites de conserve, entre autres, dont les prix grimpent tous les jours à Bangui et dans toutes les provinces du pays.

Le ministère demande aux commerçants de respecter scrupuleusement cet arrêté à compter de la date du 12 avril 2012, tout refus de se soumettre à cette décision devant entrainer des  sanctions à l’endroit de son auteur. Par ailleurs, les services techniques du commerce et les Forces de l’ordre sont chargés de veiller à l’application de cet arrêté.

Selon Marlyn Mouliom Roosalem, le phénomène de la flambée des prix des produits de 1ère nécessité est la conséquence de la crise que traverse actuellement le monde.

 

Berberati : le paludisme tue les enfants

Le paludisme est une maladie qui fait rage dans la sous-préfecture de Berberati, selon un rapport rendu public hier le service de consultation de l’hôpital préfectoral, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

D’après les statistiques, cette maladie touche davantage les enfants. « Durant le mois de mars 2012, au total 1700 enfants dont l’âge va de 0 à 14 ans, malades du paludisme ont été enregistré à l’hôpital préfectoral, dont 7 décès, sans compter ceux ou celles qui ont trouvé la mort à la périphérie de la ville», a signalé le major de la pédiatrie, Victor Mbodo.

« Pendant les examens, on remarque une forte présence de la maladie dans le corps des patients », a-t-il expliqué ajoutant que la manifestation de la maladie atteint souvent le point de la convulsion puis de l’anémie chez les enfants.

Victor Mbodo a par ailleurs conseillé à la population d’utiliser les moustiquaires imprégnés afin d’éviter cette maladie qui est l’une des principales cause de la mortalité des enfants en Centrafrique.

 

Bangui : Vers la promotion des droits des enfants de la rue

La Fondation Voix du coeur, une structure de prise en charge des enfants de la rue, a organisé ce jeudi 12 Avril 2012, une journée porte ouverte sur le thème « changeons de regard sur les enfants de la rue », a rapporté radio Notre Dame de Bangui.

Selon les organisateurs de cet événement, cette activité a été initiée pour offrir une plateforme d’expression aux enfants de la rue et sensibiliser le public au respect de leurs droits. « Nous voulons amener le public à regarder ces enfants autrement, parce que ces derniers temps, il y a un conflit ouvert entre la population, les enfants de la rue et les forces de l’ordre », a souligné la présidente de la Fondation, Béatrice Epaye.

« Il faut qu’on distingue Godobé (brigands) et les enfants de la rue qui sont des enfants mineurs et qu’il faut protéger », a-t-elle ajouté.

« La rue est comme la prison, il appartient aux parents de prendre conscience de cette situation et de chercher à ramener leurs enfants à la maison. Les parents doivent tout faire  pour sortir leurs enfants de cette misère », a souligné Victor Yongo, ancien enfant de la rue hébergé par la Fondation Voix du coeur, actuellement étudiant en 4ème année de Lettres anglaises à l’université de Bangui.

A la fin de cette journée porte ouverte, un mémorandum a été adressé au Conseil national de la jeunesse pour solliciter son appui dans la protection de l’enfant centrafricain.

 

Damara : Les tracasseries routières continuent

Au total 7 jeunes passagers en provenance de Bangui à destination de Bambari ont été bloqués par les forces de défense et de sécurité, sur la barrière de Pk 55, à la sortie de la ville de Damara pour avoir refusé de verser la somme de 200 Fcfa qui leur a été exigée, a rapporté radio Linga de Bambari.

D’après le témoignage d’un passager qui a vécu les faits, après avoir procédé au contrôle de routine, les militaires en poste ont demandé à chaque voyageur de verser la somme de 200 Fcfa avant de reprendre sa place dans le véhicule. Devant le refus des 7 jeunes, le véhicule a été immobilisé pendant environ 3 heures avant d’être libéré.

Pour ce témoin, cette attitude compromet la question de libre circulation des personnes et des biens sur le territoire national et dans l’espace de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale.

 

Bangui : Jean Jacques Démafouth en liberté provisoire

« Jean-Jacques Démafouth a été mis en liberté provisoire après plus de trois mois de détention, a déclaré son avocat, Me Mathias Barthélémy Morouba, toutefois « rien n’est encore gagné dans cette affaire, malgré le fait que le ministère public ait accepté la demande de cette mise en liberté provisoire », a-t-il relevé.

« Nous attendons que le tribunal puisse décider définitivement du non-lieu pur et simple, parce que le dossier est vide. Il n’y a aucun élément de preuve à l’encontre des personnalités poursuivies dans cette affaire. Peut-être l’enquête qui suit son cours nous dira le contraire », a souligné Me Morouba.

Par ailleurs il a expliqué que cette liberté provisoire a été obtenue après une demande de mise en liberté formulée par l’ensemble du conseil. « Nous avons apprécié la décision qui a été indépendante dans son appréciation du dossier de mettre nos clients en liberté provisoire », a-t-il dit.

La défense de Demafouth a déclaré que les deux dirigeants de l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement), Gontran Djono Ahaba et Abder Kader Kalile, sont eux aussi libérés ; mais les autres qui sont à la maison d’arrêt de Bossembélé devraient avoir la notification de leur mise en liberté ce jeudi.

L’ancien ministre de la Défense, Jean Jacques Démafouth a été arrêté le 6 janvier. Il était soupçonné de vouloir prendre la tête d'une coalition de rébellions aux fins de renverser le pouvoir en place. Selon le ministère public, ces personnalités sont accusées d’atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’Etat, association de malfaiteurs et complicité de deux infractions.

 

Bangui : La jeunesse sollicite l’appui du député pour réparer le pont de Kpéténé

Le pont de Kpéténé dans le 6ème arrondissement de Bangui en état de dégradation avancée, a été barricadé hier matin par les jeunes du quartier qui sollicitent une intervention du député Aurélien Simplice Zingas.

Interrogé par le RJDH sur cette sollicitation de la jeunesse, Aurélien Simplice Zingas a relevé qu’il n’appartient pas au député de construire ou de réparer des ponts. « Le rôle d’un député n’est pas de construire ou de réparer des ponts mais de voter des lois », a-t-il répondu.

« La population doit comprendre que le député ne dispose pas d’une ligne budgétaire pour réparer des ponts, c’est le devoir de la mairie », a déclaré le député du 6ème arrondissement.

Selon un jeune du quartier, hier soir, deux motos et quatre personnes ont fait un accident sur le pont. « Nous sommes obligés de barricader le pont pour que le nombre de victimes n’augmente pas », a-t-il déclaré, ajoutant que c’est le passage régulier de gros véhicules qui a causé la dégradation de ce pont a poursuivi la même source. Rappelons que ce pont a été construit par la MISAB (Mission internationale de suivi des accords de Bangui) en 1998.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 23:26

 

 

Joseph Kony et ses lieutenants

Par RFIjeudi 12 avril 2012

L'envoyé spécial de l'Union africaine, Francisco Madeira, était ce 11 avril 2012 à Kinshasa. Le diplomate mozambicain a obtenu du gouvernement l'engagement des forces armées congolaises dans la lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony. Les armées des pays où la guérilla sévit depuis plus de 20 ans tentent de trouver une nouvelle coordination dans la traque du rebelle ougandais. Une centaine de conseillers militaires américains se sont joints aux opérations depuis six mois.

 

« Il faut traquer M. Kony, savoir où il se trouve dans une brousse très "serrée", avec des fleuves, des montagnes »

Francisco Madeira, envoyé spécial de la lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA)

 

 

NDLR : Les territoires congolais de RDC et centrafricain constituent le sanctuaire et la cachette de ce Joseph Kony depuis maintenant plusieurs années. Pourquoi faudrait-il que ce soit l’UA qui fasse la demande d’une aide militaire à la RDC dont les populations subissent également les méfaits et exactions des hordes de ce criminel ?

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 23:23

 

 

 

 

Feindiro

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Avril 2012 13:53

Herbert Gontran Djono Haba, député de Birao II,  plaide ce 12 avril pour une Justice équitable. Il a été libéré la veille avec ses acolytes dont le premier vice-président du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants, Jean-Jacques Demafouth. Arrêtés en janvier dernier, ils étaient accusés de tentative d’atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’Etat et  association  de malfaiteurs.

Cette mise en liberté provisoire est intervenue à la suite d’une  décision du doyen des  Juges d’Instruction,  du Tribunal de Grande Instance de Bangui après 3 mois de détention.

SelonDjono Haba interrogé par Radio Ndeke Luka, « l’heure n’est pas au commentaire sur cette libération provisoire. Car, je suis est  encore sous contrôle judiciaire et la procédure suit encore son cours. Seulement  je souhaite que la procédure aboutisse à un procès équitable  susceptible d’éclairer la lanterne de la communauté nationale et internationale sur les chefs d’accusations retenus à mon encontre ».

Djono Haba a affirmé par ailleurs que  « 2 autres accusés dans la même  affaire, notamment Mahamath Abrass, député sortant de Birao II et Abdel Kader Khalil de l’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement (UFDR) sont encore  à la prison de Bossembele (plus de 100 kilomètres nord de Bangui). Une mission du ministère de la Justice s’y rendra ce jeudi pour les libérer et leur notifier par la même occasion, l’ordonnance de la mise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire ».

En rappel, Herbert Gontran Djono Haba était arrêté sans la levée de son immunité parlementaire. Une action judiciaire qui a suscité une vive réaction de l’Assemblée Nationale.

 

 

NDLR : Le vrai procès équitable qui doit avoir lieu est celui des fiches mensongères de renseignement dont Bozizé a pris l’habitude du temps où il fut aide de camp de Bokassa et qui continuent de le fasciner maintenant qu’il est lui-même à la place où était Bokassa son maître. Le procès qu’attend ce député arrêté arbitrairement sans levée préalable de son immunité n’aura jamais lieu tant le dossier de l’accusation est vide et pour cette raison, le pouvoir fera tout pour ne pas essuyer le ridicule et la honte d’un procès où les graves vices de forme de procédure et autre vacuité du dossier ne manqueront pas d’être soulevés par les avocats de la défense.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 23:16

 

 

 

 

Faustin Touadera

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Avril 2012 13:53

Le programme du Désarmement Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants de la République Centrafricaine est très peu financé par la communauté internationale par rapport aux autres pays de la planète. C’est ce qu’a reconnu le 11 avril 2012, le Premier ministre centrafricain Faustin Archange Touadéra. Il l’a dit à son retour de New York où il a participé à la réunion des « amis du pays » sur la recherche du financement pour la relance du processus DDR.

Selon Touadéra interrogé par Radio Ndeke Luka, « les objectifs de la rencontre de New York ont été atteints. Des objectifs en matière de l’information, de la présentation de l’urgence et de l’aboutissement du processus DDR ».

Pour lui, ce qui reste et qui compte, « c’est la réaction des partenaires du pays sur la pertinence de ce processus, gage d’un retour définitif de la paix en Centrafrique, eu égard des objectifs atteints».

Le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra était accompagné dans sa mission à New York par le ministre délégué à la Défense, Jean-Francis Bozizé et du ministre en charge du DDR, Xavier Sylvestre Yangongo. Etait à leur côté  une équipe du Bureau Intégré des nations Unies pour la consolidation de la Paix en république Centrafricaine (BINUCA).

Le retour du chef du gouvernement centrafricain s’est effectuée la veille de la libération provisoire sous contrôle judiciaire du premier vice-président du DDR Jean-Jacques Demafouth et ses acolytes dont les députés entrant et sortant de Birao II. Ils étaient accusés d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat.

 

 

NDLR : A l’issue de la Table-ronde de Bruxelles un ancien porte-parole et célèbre griot de la bozizie avait annoncé avec fracas que cette réunion avait rapporté plusieurs centaines de milliards à la RCA dont a toujours pas vu jusqu’ici la couleur. On est donc tenté de prendre avec une extrême réserve les déclarations de Touadéra tendant à faire croire que les objectifs de la réunion du groupe des « amis » de la RCA de New York auraient été atteints.

Solliciter le financement du DDR n’est forcément synonyme de l’obtenir. Avant cette réunion, nous savions que les fameux « amis » de la RCA n’étaient pas très chauds pour mettre la main au portefeuille pour aider un régime qui n’en fait qu’à sa tête, gère les fonds du DDR avec une grande opacité, viole allégrement les droits de l’homme, jette arbitrairement en prison ceux-là mêmes qui sont chargés de piloter le programme DDR etc…

Après l’arrestation de Jean Jacques Demafouth et de certains responsables de l’UFDR, Firmin Findiro avait balayé du revers de la main et avec arrogance la question des journalistes qui lui demandaient si cette arrestation n’allait pas compromettre le déroulement du DDR.

Aujourd’hui, on est bien au cœur de cette affaire puisque le pouvoir s’est vu contraint de libérer les personnes arrêtées mais pour ne donner l’impression de  trop perdre la face, on préfère ne parler que de « liberté provisoire ». Peut-être que cette mesure fera reconsidérer leur position aux « amis » de la RCA de qui on attend désespérément qu’ils continuent de financer jusqu’à son achèvement le DDR.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 23:14

 

 

 

 

Fomac forces 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Avril 2012 13:51

La question de la sécurité dans la sous-région d’Afrique Centrale constitue l’un des axes prioritaires de ses dirigeants. La Commission Défense et Sécurité du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale poursuit ce 12 avril 2012, sa 1ère réunion extraordinaire. La rencontre se tient à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui.

Ils doivent mettre en place des stratégies sécuritaires pour une libre circulation des biens et des personnes. C’est l’un des objectifs fixés par les chefs d’Etat -major, les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, et également les experts de la sous-région en matière de défense et de sécurité.

Au menu de ce rendez-vous de taille, figure la question du retrait, d’ici 2013, de la Mission de la Consolidation de la Paix en Afrique Centrale (MICOPAX) déployée en 2008 en République Centrafricaine. Elle sera remplacée par les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

A la veille de cette réunion, la discussion des experts en matière de sécurité de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) sur ce prochain retrait a porté essentiellement sur l’effectif et les moyens logistiques des FACA pour assurer une relève efficace.

Le Général Antonio Egidio Sousa Santos, Chef d’ Etat-major de l’armée Angolaise interrogé par Radio Ndeke Luka a déclaré que  « assurer une sécurité et une stabilité dans la sous-région est l’une des préoccupations de l’heure ».

Pour le Général de Brigade Jean-Pierre Dolowaye, Chef d’Etat-Major adjoint des FACA, « la rencontre de Bangui dresse aussi le bilan de la sécurité dans l’espace de la CEEAC. Au sujet du prochain retrait de la MICOPAX, la RCA devrait rester un Etat souverain et assurer sa propre sécurité ».

A titre de rappel, la MICOPAX a été déployée dans les zones affectées par les crises militaro-politiques en République Centrafricaine. Malgré leur présence, la question sécuritaire reste une épine dans les pieds des autorités du pays.

Outre les rebellions nationales qui, pour la plupart ont signé des accords de paix avec le pouvoir de Bangui, celles dites étrangères continuent de piller, tuer, violer la population civile centrafricaine. Pour preuve, des fréquents cas de tueries et enlèvements enregistrés ces derniers dans le Mbomou et le Haut Mbomou (est),  perpétrés par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). A cette liste s’ajoutent  des éléments du Général rebelle Baba Ladé dissimulés dans le centre, le nord et le nord-est du pays et qui sévissent en maitres.

 

NDLR : La problématique de la situation centrafricaine actuellement est l’incapacité structurelle des FACA à assurer la défense du territoire centrafricain et la sécurité des citoyens. C’est cette donne qui a entraîné la venue des troupes de la MICOPAX dont la présence ne peut durer ad vitam aeternam. Tant que Bozizé et son fils Francis continueront avec leurs agissements consistant à détourner les PGA des soldats, à faire du commerce et du business avec les moyens de l’armée, à distribuer à tour de bras les galons sur des critères tribalistes et politiques, bref à déstructurer cette armée, elle ne sera jamais à même de défendre le territoire national et ramener la sécurité que le peuple appelle de tous ses vœux. La MICOPAX peut s’en aller mais rien n’empêche Bozizé de sous-traiter comme il l’a fait avec l’Ouganda une partie du territoire à l’armée de ce pays qui en profite pour piller tranquillement nos ressources naturelles (or, diamant, bois) dans le sud-est.

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