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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 00:45


Sarko-Meles-Zenawi.jpg

PARIS (AFP) - 15.12.2009 17:49

La France et l'Afrique ont publié mardi un texte commun sur la conférence de Copenhague incluant des objectifs chiffrés sur la limitation à 2 degrés de la hausse de température et sur le financement, a annoncé Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.

La France et l'Afrique ont publié mardi un texte commun sur la conférence de Copenhague incluant des objectifs chiffrés sur la limitation à 2 degrés de la hausse de température et sur le financement, a annoncé Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.

La France et l'Afrique ont publié mardi un texte commun sur la conférence de Copenhague incluant des objectifs chiffrés sur la limitation à 2 degrés de la hausse de température et sur le financement, a annoncé Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.

Selon eux, l'accord de Copenhague "sera applicable immédiatement".

"Nous allons vous donner un texte commun. Avec le coordonnateur de l'Afrique sur toutes les questions de Copenhague, nous sommes d'accord sur les chiffres de réduction, l'objectif d'obtenir que l'augmentation de la température ne soit pas supérieure aux 2 degrés" (par rapport à l'ère pré-industrielle), a déclaré M. Sarkozy à l'issue d'un déjeuner à l'Elysée avec M. Zenawi.

"Nous sommes d'accords sur le fast start, les 10 milliards de dollars" par an pour aider les pays émergents, a-t-il poursuivi.

"Un tel enjeu pour la planète est tellement important qu'une alliance entre l'Afrique et l'Europe est absolument cruciale, c'est le discours que je vais tenir avec M. Obama", a ajouté le chef de l'Etat français.

Nicolas Sarkozy a également annoncé qu'une conférence téléphonique était prévue mardi après-midi entre lui et le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon Brown pour faire le point des négociations de Copenhague.

Dans leur "appel commun pour un "accord ambitieux à Copenhague", le chef de l'Etat et le Premier ministre éthiopien, porte-parole des 51 pays africains pour les discussions sur le réchauffement climatique, demandent "une réduction de 50% des émissions globales de CO2 par rapport à 1990".

Ce chiffre est conforme à ce que recommande le Groupe intergouvernemental d'étude climatique (GIEC), ce qui avait été accepté par les pays industrialisés, réunis à L'Aquila (Italie) en juillet dernier.

Ils demandent également l'adoption d'un fonds "fast start", doté de 10 milliards de dollars par an, pour 2010, 2011 et 2012, afin de "financer les actions d'adaptation et d'atténuation, y compris la lutte contre la déforestation, principalement dans les pays pauvres et vulnérables".

Lors d'une rencontre au sommet du Commonwealth à Trinidad, le 27 novembre, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown étaient tombés d'accord sur ce chiffre "auquel les Etats-Unis doivent contribuer", a précisé M. Sarkozy. "Nous avons besoin que les Etats-Unis donnent leur accord au fast start. Le président Obama a parlé de ses liens avec l'Afrique, c'est l'occasion de le montrer", a-t-il ajouté.

A partir de 2013, "les financements disponibles devront être prévisibles et additionnels", c'est-à-dire qu'ils s'ajouteront à l'aide au développement, indique le texte de l'appel. Paris et Addis-Abeba appellent, en particulier, à "la création d'une taxe sur les transactions financières internationales".

Enfin, la France et l'Afrique appellent à "une réforme ambitieuse de la gouvernance mondiale". Selon MM. Sarkozy et Meles Zenawi, "la conférence de Copenhague offre une occasion historique de lancer un processus conduisant à la mise en place d'un organisation mondiale de l'Environnement".

"L'Europe et l'Afrique sont sur la même ligne politique", s'est félicité M. Sarkozy. A Copenhague, "on y va ensemble", a-t-il insisté. "Il n'y aura pas d'accord mondial qui n'inclut pas l'Afrique", a de son côté prévenu Meles Zenawi.

© 2009 AFP

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 23:54


Sarko-et-Bongo-dans-la-foret.jpg

Alain Barluet Le Figaro 15/12/2009 | Mise à jour : 20:35

À deux jours de son entrée dans l'arène de Copenhague, Nicolas Sarkozy multiplie les contacts.

Tout pour le climat. À deux jours de son arrivée dans l'arène de Copenhague, Nicolas Sarkozy est à la manœuvre dans les conditions de pression maximale qu'il affectionne. Son agenda, comme celui de son équipe diplomatique, est très largement consacré aux contacts téléphoniques et aux rendez-vous susceptibles de lever les obstacles, encore considérables, sur la voie d'un accord sur le climat, espéré vendredi soir dans la capitale danoise. Son arrivée y est prévue jeudi dans l'après-midi. «Les horaires sont flexibles, tout dépendra des besoins de la négociation, pour laquelle le président de la République est entièrement disponible», indique-t-on dans son entourage.

Sitôt sur place, le chef de l'État s'entretiendra avec le Brésilien Lula et l'Éthiopien Meles Zenawi, porte-parole de la cinquantaine de pays d'Afrique présents à Copenhague. Tous trois tiendront ensuite une conférence de presse conjointe. Celle-ci doit avoir lieu à l'hôtel d'Angleterre, où descend Nicolas Sarkozy, afin d'échapper au maelström du Bella Center, le site de la conférence menacé de saturation. Un événement significatif : c'est en rapprochant les intérêts des Africains, ceux des grands émergents incarnés par Lula et ceux des pays industrialisés qu'il entend représenter, que Nicolas Sarkozy espère faire bouger les États-Unis et la Chine, les deux principaux pollueurs de la planète. «Les négociations s'annoncent très difficiles, commente-t-on à l'Élysée. Si les deux acteurs majeurs ne trouvent pas de terrain d'entente, tout ce que les autres pourront faire ne servira à rien.»

Inertie du duo sino-américain

Tissé depuis des semaines, ce fil stratégique a connu cette semaine un déroulé accéléré. Lundi, Nicolas Sarkozy a consolidé son «alliance» avec les émergents en recevant Susilo Bambang Yudhoyono, le président indonésien dont le pays abrite le 3e bassin forestier au monde. Parallèlement, de gros efforts ont consisté à ramener dans le jeu les pays les plus pauvres, notamment les Africains, faibles pollueurs mais principales victimes du réchauffement climatique. Lundi, les pays africains ont manifesté leur colère en suspendant leur participation aux groupes de travail pour protester contre le manque d'attention portée à l'avenir du protocole de Kyoto, qui seul impose des contraintes aux pays développés. Une initiative qui, selon les diplomates occidentaux, aurait été favorisée par la Chine pour détourner la pression internationale en faveur d'efforts accrus de sa part. D'où l'importance du texte signé mardi entre la France et l'Afrique, à l'issue du déjeuner entre Nicolas Sarkozy et Meles Zenawi. «Un moment clé», estime un proche du chef de l'État en insistant sur le fait que l'«Afrique fait partie de la solution à Copenhague». Le document, qui inclut des objectifs chiffrés - la limitation du réchauffement à 2 °C en 2050 par rapport à l'ère préindustrielle et la limitation de 50 % des émissions globales de CO2 par rapport à 1990 - vise surtout à rassurer les Africains sur la question du financement. Il évoque une aide annuelle de 10 milliards de dollars jusqu'en 2012, dont la France souhaiterait qu'elle aille à hauteur de 40 % pour l'Afrique et, à 20 %, pour limiter la déforestation. Celle-ci marquera d'ailleurs, mercredi, le deuxième temps de cette marche africaine : Nicolas Sarkozy reçoit à l'Élysée les dirigeants des pays du bassin du fleuve Congo, deuxième aire forestière de la planète.

Associé aux émergents, le renfort des bataillons africains permettra-t-il, par effet d'entraînement, de surmonter l'inertie du duo sino-américain ? Nicolas Sarkozy en fait le difficile pari. Mardi, il a fait état de ses forces à Barack Obama, lors d'une vidéoconférence inédite à laquelle participaient également Angela Merkel et Gordon Brown.

 

Communiqué annonçant la rencontre avec les représentants des pays de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) 

  
 Le Président de la République Nicolas Sarkozy recevra demain, mercredi 16 décembre 2009 à 13h00 au Palais de l’Elysée, les représentants des pays de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) pour un déjeuner de travail entièrement consacré à la négociation climatique de Copenhague, en particulier la lutte contre la déforestation.

M. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, M. Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, M. Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo, M. François BOZIZE, Président de la République centrafricaine et M. Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République du Gabon, participeront à cette réunion, à laquelle assistera également Mme Wangari MAATHAI, Prix Nobel de la Paix 2004.

L'Angola, le Burundi; la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo et le Rwanda seront également représentés.

Le déjeuner de travail sera suivi d'un point de presse conjoint des chefs d'Etat présents.

© Source : www.elysee.fr

Paru le 15-12-2009 20:51:42

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 19:46


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UFR2

APA N’Djamena 15-12-2009 (Tchad) De violents combats ont opposé dimanche et lundi les forces gouvernementales aux rebelles tchadiens dans les localités de Gadar, Route-route et Djibel, à la frontière avec le Soudan, a appris APA.

Les combats ont été précédés par un intense bombardement de ces localités par l’aviation gouvernementale, a indiqué la rébellion tchadienne de l’UFR, dans un communiqué parvenu ce mardi à APA.

Selon le communiqué, les rebelles ont détruit un char BMP, un camion citerne ainsi qu’une Toyota appartenant aux forces gouvernementales tchadiennes.

Les affrontements ont été confirmés par des sources gouvernementales qui indiquent que l’armée tchadienne cherchait à se redéployer quand elle a été attaquée par les rebelles.

Avec la fin de la saison de la pluie, les observateurs s’attendent à une reprise des hostilités entre les rebelles et les forces gouvernementales, même si le leadership de Timane Erdimi à la tête de la rébellion est contesté par une partie de la troupe.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 15:00


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 GENÈVE (AFP) - mardi 15 décembre 2009 - 10h35 - Une "communauté de brevets" pour la production de médicaments à moindres coûts contre le sida va commencer à opérer à la mi-2010, a annoncé lundi soir la Facilité internationale d'achats de médicaments (Unitaid) au terme d'une réunion de son conseil d'administration.

La communauté de brevets, ou "Patent pool", permettra de produire des médicaments anti-rétroviraux de dernière génération pour les pays en voie de développement à bas et moyens revenus, a expliqué à l'AFP le président d'Unitaid Philippe Douste-Blazy qui a qualifié cette perspective "de pas énorme pour l'humanité".

Unitaid investira l'année prochaine 4 millions de dollars dans cette communauté de brevets, et en attend un gain annuel de plus d'un milliard de dollars par rapport au coût actuel des traitements.

La création du "Patent pool" est le fruit de pourparlers avec les laboratoires pharmaceutiques comme Gilead, Tibotec (Johnson & Johnson), Merck et Sequoia, a précisé M. Douste-Blazy.

L'annonce de la création de la communauté de brevets a été saluée par l'ONG Médecins sans frontières (MSF) comme "un pas décisif pour améliorer l'accès aux médicaments dans les pays en voie de développement".

Les compagnies pharmaceutiques s'engagent, sur une base volontaire à confier leurs brevets au "Patent pool qui mettra en contact les laboratoires et les fabricants de génériques" pour la production à bas prix de médicaments à dose combinée fixe", c'est à dire des comprimés incluant les molécules associées pour la trithérapie et dont les brevets sont détenus par des entreprises différentes, a expliqué le président d'Unitaid. Une telle présentation permet des gains logistiques considérables, a relevé M. Douste-Blazy.

La mise en commun des brevets permettra également de produire des médicaments dosés et conditionnés spécialement pour les enfants, qui représentent 10% des besoins actuels en traitements contre le sida, a-t-il ajouté.

Les médicaments ainsi produits, sur lesquels les groupes pharmaceutiques participant à l'opération recevront des royalties, seront réservés exclusivement aux pays en voie de développement, a souligné M. Douste-Blazy.

Unitaid, une structure créée pour répartir les ressources issues de la taxe sur les billets d’avion mise en place en 2006 pour des programmes de lutte contre le sida, a identifié 19 produits de neuf compagnies pharmaceutiques susceptibles de participer à la communauté de brevets.

Le "Patent pool sera jugé sur ses résultats pour les patients", a prévenu Mme Michelle Childs, directrice à MSF en soulignant que son succès dépendra de l'engagement des laboratoires pharmaceutiques.

"Maintenant que la communauté de brevets a reçu le feu vert, les détenteurs de brevets doivent passer d'un soutien de principe à des engagements fermes et formels: nous les y engageons. Cela doit se faire rapidement car le temps presse pour des millions de patients", a ajouté Mme Childs.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 14:44

Triangle-ONG-lyonnaise.png

              Communiqué conjoint


La Coalition des Forces Progressistes pour l'Indépendance et la Renaissance informe l'opinion nationale et internationale qu'elle détient les trois otages français dans sa base.

Pour leur  libération,  la Coordination Politique des FPIR Exige de la France ce qui suit:

--          Le Paiement d'une somme de 4.000.000.000 de francs CFA;

--          La restitution du corps de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, assassiné par le président Deby en février 2008 sous la protection de la France

--          La libération sans condition des prisonniers de guerre de l'UFR.

  Ces conditions tiennent lieu d'ultimatum. Sans quoi les FPIR  entendent entrer  en action pour saccager tous les Intérêts français au Tchad, et exécuteront un a un les trois otages.

  Fait à Am-Timan le 14 décembre 2009

 

Pour  la coalition    

Les Fauves de la Nyan           Les Faucons Libres d'Afrique        Les Aigles de Libération                      

 

Le délégué à la Défense                       La Porte Parole                    Le Vice-Président

Deko Reniko Noèl                                Félicien Biani                Abdelsalam Tahir Garba

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:48


Omar-El-B-chir.jpg

Le Figaro 15/12/2009 | Mise à jour : 11:33

Initialement annoncé cet hiver en Égypte, le traditionnel sommet France-Afrique aura finalement lieu en France au printemps. C’est le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, qui l’a confirmé au Figaro. La décision a été prise, lundi, lors d’un entretien entre Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak.

 L’éventuelle présence en Égypte du président soudanais, Omar el-Béchir, poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale, indisposait les Français. Le Caire n’entendait pas interdire au chef de l’État soudanais l’entrée sur son territoire. La tenue du sommet en France a donc été jugée plus simple.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:45


Dadis-et-Toumba.jpg

Tanguy Berthemet Le Figaro 14/12/2009 | Mise à jour : 23:14

La tentative d'assassinat de Moussa Dadis Camara, le chef de la junte au pouvoir à Conakry, a accentué les incertitudes.

Il n'est plus qu'une certitude qui vaille en Guinée : la junte ne fêtera pas tranquillement, le 23 décembre prochain, la première année de son arrivée au pouvoir. Le capitaine Moussa Dadis Camara, porté à la présidence par un coup d'État, a été victime le 3 décembre, d'une tentative de meurtre de la part de son ami et aide camp, le lieutenant Aboubacar «Toumba» Diakité.

Plus qu'une surprise, cet assassinat raté a mis en lumière les extrêmes tensions régnant au sien du pouvoir militaire. «C'est une période très dangereuse qui s'ouvre en Guinée, estime un diplomate occidental. L'armée pourrait exploser et le pays plongerait dans le chaos.» Seul pilier un peu structuré d'un État déliquescent, rongé par l'incurie et la corruption, l'armée a cueilli le pouvoir, à la satisfaction générale, au lendemain de la mort de l'ancien chef de l'État, Lansana Conté. Tant l'opposition démocratique que la communauté internationale voyaient dans ce putsch la seule façon d'éviter une guerre civile et d'assurer une transition douce. Il leur a fallu déchanter.

Tensions entre les clans

Le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), le nom officiel de la junte, une coalition civilo-militaire à forte coloration kaki a vite affiché son intention de conserver le pouvoir. Et son chef, l'incontrôlable capitaine Camara, celle de se porter candidat à l'élection présidentielle. Les ambitions affichées ont alors creusé des différends au cœur du CNDD, selon l'âge des uns et des autres et aussi, comme toujours en Guinée, suivant l'origine ethnique. Isolé, Moussa Dadis Camara a peu à peu recentré son pouvoir autour de proches, issue comme lui de Guinée forestière.

Les relations tendues entre les clans ont explosé après la tuerie du 28 septembre. Ce jour-là, une manifestation d'opposants au CNDD est réprimée dans le sang par la garde présidentielle. Le bilan se monte à au moins 150 morts et des dizaines de viols. Le très opaque fonctionnement du CNDD se fait dès lors incompréhensible. Des coups de feu sont entendus dans le camp Alpha Yaya Diallo, siège du pouvoir à Conakry. Des ru­­meurs de coups d'État circulent…

Un «climat de terreur»

La mise hors jeu, au moins temporaire du capitaine Camara, est-elle à même de remettre la Guinée sur le droit chemin ? Rien n'est moins sûr. Le général Sékouba Konaté, ministre de la Défense du CNDD, assume désormais le rôle de président par intérim. Pour cet homme fort du coup d'État, figure respectée de l'armée mais malade, la promotion s'est faite sans heurt. Discret au point de s'être vu accusé de fuir ses responsabilités, le général passe pour être sans ambition personnelle. Ce colosse aussi calme et taiseux que le capitaine Camara est agité et prolixe n'a pas apaisé les divisions au sein du gouvernement. Dans Conakry, la capitale désertée dès la nuit tombée, les descentes violentes des bérets rouges s'enchaînent. Amnesty International a dénoncé un «climat de terreur». Depuis une semaine, le général s'est donc lancé dans une tournée de séduction des garnisons de la capitale avec le même message : appel à la discipline et à protéger les civils.

La manœuvre aurait en partie réussi. Mais l'officier, surnommé le Tigre, suscite bien des méfiances. D'origine malinké, il ne rassure pas tous les proches de Dadis. Du côté des civils, l'image du général Konaté est tout aussi ambiguë. Si tous louent son charisme, ils se méfient de ses amitiés avec certains personnages troubles de la politique guinéenne. Dans l'ombre ces derniers attendent. «La prise de pouvoir de Konaté a dans un premier temps permis d'éviter le pire…», souligne un observateur, laissant sa phrase en suspens. Car l'avenir de la Guinée n'est pas tracé. Pour la junte, la semaine qui s'ouvre est cruciale. La Commission d'enquête internationale sur la tuerie du 28 septembre doit rendre dans les jours prochains au secrétaire général de l'ONU le rapport sur ses investigations. Une mise en cause directe de Dadis Camara ferait naître de vives tensions.

Les militaires vont devoir aussi se pencher sur le sort du «mutin» Toumba Diakité. Le lieutenant, qui a pris la fuite, se trouverait toujours en Guinée. Bien armé, entouré de quelques dizaines de fidèles, souvent d'anciens combattants de la guerre au Liberia, l'homme entend bien encore jouer un rôle dans le paysage guinéen.

 

Guinée  la communauté internationale sur le qui vive

T. B. Le Figaro 14/12/2009 | Mise à jour : 23:04

Après un coup d'État et une tentative d'assassinat contre le chef de la junte militaire au pouvoir, la communauté internationale s'inquiète pour l'avenir de la Guinée.

La Guinée, enfant malade de l'Afrique de l'Ouest, s'enfonce. Un coup d'État en décembre dernier, puis la tentative d'assassinat il y a dix jours contre le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, ont placé le pays au bord de l'abîme.

La médiation de crise, confiée il y a huit mois au président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, s'enlise. Les militaires au pouvoir à Conakry renâclent à faire les concessions réclamées. De son côté, l'opposition démocratique, menée notamment par les anciens premiers ministres Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo, rechigne à donner toute sa confiance à un ex-capitaine putschiste comme Compaoré. Le désaccord se noue autour de la possibilité pour les galonnés de se présenter à d'éventuelles élections présidentielles.

Dimanche, le groupe de con­tact international sur la Guinée,- qui regroupe la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Union Africaine - s'est réuni en urgence à Ouagadougou. Sans l'avouer, les diplomates considèrent que le silence forcé de Dadis pourrait représenter une petite chance de remettre la Guinée sur la voie d'une transition démocratique. Michael Fitzgerald, le sous-secrétaire d'État adjoint américain pour l'Afrique, estime ainsi que le seul objectif de Moussa Dadis Camara était de se maintenir au pouvoir. Et de flatter le nouvel homme fort de Conakry. «Ce n'est pas l'impression que nous donne le général Konaté, même s'il est trop tôt pour pouvoir se faire réellement une opinion sur la question.»

Déclarations bellicistes

L'objectif affiché par la communauté internationale se veut modeste : stabiliser l'armée, minée par des rivalités internes, et organiser au plus vite un scrutin général. Dimanche , le groupe de contact a recommandé à nouveau «la mise en place rapide d'une nouvelle entité de transition» et l'envoi préventif à Conakry «d'une force de protection des civils et d'assistance humanitaire».

Les propositions internationales se sont heurtées à une violente fin de non-recevoir. Le colonel Moussa Keita, fidèle du chef de la junte, a affirmé que tout déploiement de troupes en Guinée serait vu «comme une déclaration de guerre». Face à ces déclarations bellicistes, la communauté internationale agite la menace de sanctions économiques plus dures. Sans certitude d'être entendue. Pékin, grand absent de la médiation et partenaire économique majeur de la Guinée, garde en effet le silence.

Tant en Europe qu'aux États-Unis, on s'inquiète d'un conflit en Guinée qui pourrait déstabiliser les pays frontaliers. La Côte d'Ivoire, mais surtout le Liberia et la Sierra Leone à peine sortis de sanglantes guerres civiles, ne sont pas à même de protéger leurs frontières. D'autres États voisins, comme la Guinée-Bissau, ne résisteraient sans doute pas mieux à un déchaînement de violences à leurs portes.

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:26


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14/12/2009 14:16:34 | Jeune Afrique


C’est à la demande insistante du président camerounais Paul Biya, qui a promis en échange de s’y rendre en personne, que le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), prévu pour le 29 novembre puis pour le 14 décembre à Bangui, a été une nouvelle fois repoussé, à la seconde quinzaine de janvier 2010. Biya, qui estimait que cette réunion importante entre les six chefs d’État de la région était à la fois insuffisamment préparée et trop proche du sommet de Copenhague, a d’autant plus aisément convaincu le Centrafricain François Bozizé que ce dernier, en visite officielle à Yaoundé les 7 et 8 décembre, y a été reçu avec des égards particuliers de super-VIP. Commentaire d’un proche de Bozizé
: « Biya voudrait endosser le rôle de parrain de la Centrafrique laissé vacant par la mort d’Omar Bongo Ondimba qu’il ne s’y prendrait pas autrement. »

Le 8 décembre, ce même Bozizé était à Bata, en Guinée ­équatoriale, où il a rejoint une dizaine de ses pairs (parmi lesquels Denis Sassou Nguesso, Laurent Gbagbo, Idriss Déby Itno, Faure Gnassingbé, John Atta-Mills et Ellen Johnson-Sirleaf) pour l’investiture de Teodoro Obiang Nguema. Problème: deux voisins immédiats de la Guinée équatoriale avaient préféré se faire représenter aux cérémonies, ce qui fait un peu désordre: Paul Biya et Ali Bongo Ondimba (en voyage en Italie). Pour des motifs différents, l’un et l’autre entretiennent en effet avec le président Obiang une relation distante. Comme quoi, l’Afrique centrale a encore du pain sur la planche.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:22


Birao.jpg

Source: United Nations News Service

Date: 14 Dec 2009


La Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a déployé lundi un détachement de casques bleus togolais dans le nord-est de la République centrafricaine à la suite d'un incident qui a coûté la vie à trois personnes.

Les casques bleus ont été déployés à Sam Ouandja afin d'assurer la sécurité du camp de refugiés soudanais, en provenance du Darfour, qui s'y trouve et des humanitaires qui y travaillent, a précisé la MINURCAT dans un communiqué.

Une attaque qui a coûté la vie à trois personnes a eu lieu sur la route entre Sam Ouandja et Ouanda-Djale. L'attaque, qui est apparemment due à des coupeurs de route, a créé de vives tensions entre l'UFDR, un groupe armé centrafricain, dont deux membres ont trouvé la mort à cette occasion, et les refugiés soudanais de Sam Ouandja, a ajouté la Mission.

« La MINURCAT suit l'évolution de la situation avec une grande attention et renforcera sa présence militaire dans la ville si nécessaire », souligne le communiqué.

A cette occasion, la Mission des Nations Unies rappelle que « les camps de refugiés doivent conserver leur caractère civil et que toute attaque perpétrée à l'encontre de refugiés ou de travailleurs humanitaires constitue une violation du droit humanitaire international pouvant entrainer des conséquences pénales. »

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 23:40

armee-tchadienne.jpg

AFP 14/12/2009 | Mise à jour : 22:21

Des affrontements ont opposé ces dernières 48 heures des hommes de l'Union des forces de la résistance (UFR, rébellion), et l'armée du Tchad dans l'est du pays, a-t-on appris aujourd'hui auprès des deux parties.

Dans un communiqué, l'UFR a affirmé que ces combats ont eu lieu lorsque "l'aviation tchadienne a tenté de bombarder ses positions à l'est du Tchad", dimanche et lundi, mais a été repoussée par sa défense aérienne.

 Les raids, qui ont été suivis d'un "affrontement au sol", ont "tué quatre civils et blessé des dizaines d'autres", selon ce texte signé du porte-parole de l'UFR, Abderaman Koulamallah, faisant également état "de nombreux blessés gouvernementaux (...) acheminés à N'djamena et dans les grandes villes de l'est". Selon la même source, les raids ont touché des populations civiles "aux alentours des villages Gadar, Route-Route et Djibel".

Interrogé sur le sujet à N'Djamena, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène, a évoqué un affrontement et des frappes aériennes, en réfutant la mort de civils.

Les militaires tchadiens "sont en train de se redéployer sur les différents postes d'observation tout au long de la frontière" avec le Soudan, "il y a eu des véhicules de l'armée qui ont sauté sur des mines. Il s'en est suivi un accrochage avec l'ennemi et l'aviation est venue en appui aux forces gouvernementales", a expliqué Hissène.

Il n'a pas fourni de bilan pour les deux camps.

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