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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 04:29




 

NEW YORK (AFP) - 11.11.2009 16:55 - L'Assemblée générale des Nations unies a consacré comme "Journée internationale de Nelson Mandela" la date du 18 juillet, qui correspond à l'anniversaire de l'ancien président sud-africain lauréat du prix Nobel de la Paix, a indiqué l'ONU mercredi.

L'Assemblée générale des Nations unies a consacré comme "Journée internationale de Nelson Mandela" la date du 18 juillet, qui correspond à l'anniversaire de l'ancien président sud-africain lauréat du prix Nobel de la Paix, a indiqué l'ONU mercredi.

L'Assemblée générale des Nations unies a consacré comme "Journée internationale de Nelson Mandela" la date du 18 juillet, qui correspond à l'anniversaire de l'ancien président sud-africain lauréat du prix Nobel de la Paix, a indiqué l'ONU mercredi.

Dans une résolution adoptée mardi par consensus entre ses 192 Etats membres, l'Assemblée a ainsi décidé qu'une célébration annuelle le 18 juillet commémorerait à partir de 2010 la contribution de Nelson Mandela à "la promotion d'une culture de paix".

La résolution a été adoptée dans le cadre d'un débat à l'assemblée plénière de l'ONU sur ce thème d'une culture de paix.

Elle souligne notamment le dévouement de M. Mandela tout au long de sa vie à des causes défendues par l'ONU telles que "la résolution des conflits, les relations inter-raciales, la promotion des droits de l'homme, la réconciliation et l'égalité des sexes".

Anticipant sur la décision de l'Assemblée générale, l'ONU avait déjà rendu un hommage officiel à Nelson Mandela le 18 juillet dernier, à l'occasion de son 91e anniversaire.

"Nelson Mandela est une icône internationale et un symbole d'espoir pour ceux qui sont opprimés et marginalisés à travers le monde", a déclaré l'ambassadeur d'Afrique du sud à l'ONU, Baso Sangqu.

"Mandela n'est ni un dieu, ni un saint. C'est simplement un homme qui s'est comporté un peu plus sagement, un peu plus fermement, un peu mieux que nous tous", a-t-il ajouté.

© 2009 AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:59




 

Bangui, 11 nov. (ACAP) - Le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Jules Bernard Ouandé, a dénoncé, mercredi 11 novembre 2009, « la montée de la criminalité, la pratique de l’escroquerie et de faux et usage de faux », à Bangui, au cours d’un point de presse en présence d’une dizaine de personnes interpellées sur les divers délits.


  Selon le Général Ouandé, un nouveau système de braquage a vu le jour à Bangui et consiste pour les braqueurs d’utiliser des armes blanches en pleine route, à une certaine heure avant de retirer de leurs victimes tout objet précieux ou argent.

Il a expliqué que cette pratique est développée au Kilomètre 5, précisément au niveau du marché Kokoro, du marché Mamadou Mbaïki, à l’issue Koudoukou, au quartier Lakouanga, à Combattants et arrondissement ainsi sur l’avenue Mbaïkoua dans les quatrième et huitième arrondissements de Bangui.

 « Nous ne voulons pas tuer, nous sommes pour la paix et les Droits de l’homme, C’est ce qui doit caractériser la police centrafricaine », a préciser le ministre le Général Ouandé qui a annoncé des mesures qui s’imposent au cas où il n’y aurait pas de changement.

Il a cité le cas du 8 novembre 2009 où, MM. Boris Mobéda, Cyrille Béoroféi et Dieubénit Ibloke ont poignardé une jeune fille à Lakouanga pour de lui prendre de l’argent, tandis que M. Idriss Dérant Francis, chargé de vendre les produits de braquage et un de ses complices se sont fait arrêter par la Police de Zongo, en République Démocratique du Congo.

A Galabadja cependant, un trio a assassiné un jeune garçon de quatorze ans avant de le violer et de jeter son corps au bord de la route.

« La population centrafricaine a raison, la population de Bangui à raison, quand elle se voit menacée, elle se dit où est ma Police? Mais vous assure que la Police fait son travail en dépit des moyens limités dont elle dispose », a rassuré le ministre Ouandé.

Pour ce qui est de l’escroquerie, il a cité le cas de M. Chakir Djibrine, alias Mubarak, 28 ans, nationalité centrafricaine, qui se dit « spécialiste d’escroquerie » au marché central de Bangui.

« M. Chakir Djibrine, alias Moubarak que vous avez là est devant vous est un homme dangereux. Il empoisonne ses victimes dans des bouteilles de yaourt contenant une dose de valium. Après la consommation, la victime est emportée par le sommeil avant d’être dépouillé par M. Chakir Djibril », a indiqué le ministre.

 « Je vais expliquer un de ces cas, un jour, M. Chakir Djibrine va chez une femme dont il venait de faire la connaissance; Amicalement, il lui offre deux boites de yaourt. A peine a-t-elle fini la deuxième boite qu’elle est emportée par un sommeil profond. Et M. Chakir l’a portée comme un bébé dans son lit conjugal pour la violer et emporter tout ce qui était bien dans son salon », a expliqué le Général Ouandé.

M. Roger Ango, dix huit ans, s’illustre quant à lui dans la falsification des diplômes, de visa, de permis internationaux, de la carte nationale d’identité. Il détient toutes les signatures et tous les cachets des autorités politiques et administratives du pays et travaille dans « un réseau qu’il refuse de dévoiler » jusqu’ici.

 « Je demande à ces jeunes de changer. Au cas contraire, je vais prendre les mesures qui s’imposent », a déclaré le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Ouandé.

 Ii a enfin regretté le fait que les personnes jugées et transmises à la maison d'arrêt de Ngaragba sont souvent quelques heures plus tard, libérées avec la complicité de certaines autorités du pays.

 Pour l'heure, toutes les personnes interpellées sur les questions citées ci-haut sont à l'Office centrafricaine de répression du banditisme (OCRB) de Bangui.

 

Mercredi 11 Novembre 2009 - 14:09

 
NDLR : Il serait intéressant que le général Ouandé donne les noms des autorités du pays qu'il semble bien connaître et qui se font complices des bandits et des délinquants qu'elles font aussitôt libérer  lorsque ceux-ci sont jugés et déférés en prison pour qu'on puisse les dénoncer, ceci afin qu'elles ne recommencent plus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:37




 

 Par RFI


L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, qui vient de rentrer dans son pays après plus de six ans d'exil, réaffirme à l'issue d'un entretien avec l'actuel chef de l'Etat, François Bozizé, qu'il est bien candidat à l'élection présidentielle prévue en mars 2010. C'était la première rencontre entre les deux hommes depuis le retour d'Ange-Félix Patassé à Bangui à la fin octobre.

Du côté de l'actuel chef de l'Etat comme de celui de l'ancien, le ton est le même : on parle de « fraternité » et de « respect mutuel ».

Pourtant, au delà de ces apparences, la rancoeur est profonde entre les deux anciens amis, devenus ennemis au fil de l'histoire. Deux anciens amis qui tentèrent ensemble, mais en vain, le fameux coup d'Etat radiophonique en 1982 contre le général Kolingba. Deux anciens amis qui se partagèrent ensuite les rôles, Ange-Félix Patassé président, François Bozizé chef d'état-major... jusqu'au moment de la rupture quand le général Bozizé prit le chemin de la rébellion et renversa Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003, condamnant le président déchu à l'exil.

Le moment de vérité est donc arrivé. Le retour d'Ange-Felix Patassé va tout d'abord semer la zizanie au sein même du MLPC, le principal parti de l'opposition qui a exclu de ses rangs l'ancien chef d'Etat pour faire place nette à l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé.

Aujourd'hui, Ange-Felix Patassé réclame des primaires au sein de son ancien parti. Pendant ce temps, le président Bozizé se frotte les mains, car il compte sur le retour de l'ancien patron du MLPC pour affaiblir Martin Ziguélé. Cela dit, dans le même temps, il redoute lui aussi Ange-Felix Patassé. Il sait qu'avec deux poids lourds en face de lui, il aura du mal à atteindre son objectif non avoué d'une victoire au premier tour.

Ange-Félix Patassé, ancien président centrafricain

« Je suis rentré pour faire l'unité de mon parti dont je suis le fondateur, donc tous les militants m'attendent. »

 

11/11/2009 par Christophe Boisbouvier



Centrafrique : Ange Félix Patassé est de retour



Mondeactu.com 11 novembre 2009

Ange Félix Patassé est de retour. Les choses peuvent singulièrement se compliquer en Centrafrique sur le plan politique. De par sa barbe fleurie et son éternel nœud papillon, il est connu au-delà des frontières de son pays comme le loup blanc. Mieux que quiconque, il a connu les délices du pouvoir au haut sommet de l’Etat, mais aussi ses moments les plus durs.

C’est cette figure fortement marquée de la politique centrafricaine qui vient de rentrer dans son pays, au terme d’un exil de plus de six ans à Lomé au Togo où il résidait depuis qu’il a été renversé par son ancien chef d’état-major, François Bozizé, une nuit du 15 mars 2003.

Patassé a appris le renversement de la situation politique dans son pays pendant qu’il se prélassait dans un hôtel de Niamey où il était venu assister à une conférence internationale. Depuis le début de la semaine, l’homme est chez lui à Bangui. Un retour qui est loin de réjouir beaucoup de monde au sein de la classe politique nationale.

En effet, sitôt rentré que le prédécesseur du général Bozizé, qui du haut de ses 72 ans dirigea la Centrafrique de 1993 à mars 2003, déclara sans autre forme de procès, qu’il serait candidat à la présidentielle de 2010. Lui qu’on croyait bon pour la retraite veut donc remonter en selle. Mais sous la bannière de quelle formation politique va-t-il se porter candidat, puisqu’il a été exclu du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), son parti ?

On se souvient que le Conseil politique national du MLPC, réuni le 12 juin dernier, avait pris la grave décision, par vote à bulletin secret et à l’unanimité des 73 conseillers politiques nationaux venus des 16 préfectures du pays et des 4 fédérations de Bangui, de radier définitivement Ange Félix Patassé du parti.

On reproche, entre autres, au prédécesseur du général Bozizé à la tête de l’Etat de n’avoir pas tenu de congrès en dépit de ses multiples professions de foi. Qui pis est, on l’accuse d’œuvrer uniquement pour ses propres intérêts au détriment de ceux du parti, surtout que la Cour suprême de Bangui, dans un arrêté en date du 19 décembre 2008, avait formellement interdit à Patassé et à ses partisans de faire usage du nom et du logo du parti.

Patassé exclu du parti, c’est désormais à son ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, qu’échoit la lourde tâche de conduire le MLPC vers des lendemains qui chantent. Et c’est peu dire d’affirmer que les choses se compliquent singulièrement pour Patassé, qui assiste, quelque peu impuissant et l’âme en peine, à son exclusion du MLPC, la formation politique qu’il avait patiemment bâtie de ses mains.

Et s’il tient toujours à être candidat à la prochaine présidentielle, il doit le faire comme candidat indépendant ou au nom d’un autre parti que le MLPC qu’il se doit aussi de créer d’ici là, sauf à tomber sous le coup de la loi, s’il s’entête à user du nom et du logo du Mouvement de libération du peuple centrafricain.

Mais quoi qu’on dise, le MLPC n’est aucunement à l’abri un grand déchirement, car en dépit de son long exil togolais, l’homme à la barbe fleurie a encore quelques fidèles qui entendent dire non à cette mort politique programmée de leur leader. Une probable zizanie au sein du MLPC qui pourrait bien faire l’affaire de François Bozizé qui, par-dessus tout, craint fortement l’aura de cette formation politique qui reste quoi qu’on dise le principal parti d’opposition centrafricain.

Avec le MLPC, Bozizé, qui a goûté au pouvoir et qui entend y rester a bien du souci à se faire si, bien sûr, la prochaine présidentielle se déroule à la régulière. Mais si Patassé peine à retrouver son pouvoir, un autre tracas, et non des moindres, semble également l’habiter.

Il s’agit de l’interpellation du Congolais Jean-Pierre Bemba qui, depuis, attend au fond d’une prison de la Haye son procès, accusé qu’il est de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité pour des actes commis par ses troupes venues prêter main-forte au président Patassé en 2003.

Et Patassé sait, mieux que quiconque, que si l’exécutant se trouve emmêlé dans les mailles du filet de la justice internationale, le commanditaire pourrait difficilement y échapper. Ce n’est peut-être qu’une question de temps.

En tentant de redescendre dans l’arène politique au soir de sa vie, pour certainement mieux se prémunir contre les affres de cette justice internationale, Patassé veut mener son dernier combat. Certainement un combat de trop !

Boureima Diallo, l’Observateur

 

 

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:31





 

Bangui, 10 nov. (ACAP) - Le Ministre d’Etat à la Communication, deuxième vice-président du comité de pilotage du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants, M. Cyriaque Gonda, a annoncé le déploiement de 31 observateurs militaires du DDR par la communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), le 15 décembre prochain.

Le ministre d’Etat, Cyriaque Gonda qui animait une conférence de presse sur cette question, a expliqué que la mise en œuvre du DDR se déroulait bien.


« Je me réjouis que la Communauté internationale en particulier l’Union Européenne, la CEEAC, la Banque Mondiale, les Nations-Unies et la CEMAC se sont mobilisées pour mettre ces moyens à la disposition de ce programme », a-t-il affirmé.


Selon le ministre d'Etat, l’enveloppe devant permettre la mise en oeuvre intégrale du DDR s'élève à environ 30 millions de dollars, soit 16 milliards FCFA.

 
Par contre, le budget global du déploiement des observateurs militaires du DDR est de 1, 5 milliards FCFA, la République Centrafricaine devant verser pour sa part
200 à 300 millions FCFA.

"Le processus du DDR ne souffrira pas de financement. Il est en train d’être mené conformément à un chronogramme qui tient compte du délai constitutionnel de l’organisation des élections de 2010", a fait remarquer le ministre d'Etat.

 
Il convient de noter qu'un "Accord technique" relatif au déploiement des observateurs militaires du DDR a été signé le 5 novembre dernier entre Le Secrétaire Exécutif de la CEMAC, l’Ambassadeur Akendengué et Commandant de la Force de la MICOPAX à Bangui, en présence du Président de la République, François Bozizé.

 

 

NDLR : Tirant leçon de la récente et malheureuse expérience des 5 milliards de F CFA octroyés par la CEMAC pour le DDR et évaporés depuis entre Bozizé et Ndoutingai, il faut espérer que ces autres milliards que d’autres partenaires au développement et amis de la RCA dégagent pour le programme DDR que Gonda se réjouit d’annoncer, n’atterrissent plus entre les mains de Bozizé et Ndoutingai afin de ne pas encore être détournés mais aillent directement au BONUCA et au PNUD pour servir effectivement à financer le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des rebelles. Toujours au sujet de ces 5 milliards de la CEMAC, le prochain sommet des chefs d’Etat de la CEMAC devrait demander quelques comptes à Bozizé de ce qui est advenu de cette enveloppe car il s’agit quand même de l’argent public de ces Etats.   

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:10




 

 (ECHO/CAF/BUD/2009/01000)

Source: Commission européenne d'aide humanitaire (ECHO)

Date: 03 Nov 2009


LA COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,

Vu le traité instituant la Communauté européenne,

Vu le règlement (CE) No.1257/96 du 20 Juin 1996 concernant l'aide humanitaire, et notamment son article 2 et l'article 15 (2)

Attendu que:

(1) La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) a vu une détérioration significative en 2009 avec des conflits à petite échelle se déplaçant du nord-ouest vers le nord-centre-est du pays et les incursions de l’Armée de Resistance du Seigneur ougandaise (LRA) dans le Sud-Est;

(2) un regain d'insécurité a provoqué de nouveaux déplacements internes et accru la vulnérabilité de la population locale. Le nombre de déplacés est maintenant estimé à 123.000 et quelque 4.200 réfugiés originaires du Soudan et la République démocratique du Congo installés dans les provinces de l'Est. En outre, il ya quelques 137.000 réfugiés centrafricains dans le sud du Tchad et au Cameroun;

(3) L'état nutritionnel des groupes de population les plus vulnérables (en particulier les enfants) ont atteint des niveaux critiques. Les évaluations rapides réalisées dans trois préfectures du Sud-Ouest en Juillet 2009 a révélé que 16% des enfants âgés de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë et 6,6% sont gravement de malnutrition aiguë comme une conséquence de la crise financière mondiale qui a touché, en particulier, le secteur minier;

(4) Afin d'atteindre les populations dans le besoin, l'aide humanitaire doit être acheminée par l'intermédiaire des organisations non gouvernementales (ONG) et organisations internationales dont celles des Nations Unies (ONU). C'est pourquoi la Commission européenne devrait mettre en œuvre le budget en gestion centralisée directe ou en gestion conjointe;

(5) Une évaluation de la situation humanitaire mène à la conclusion que les actions d'aide humanitaire devraient être financées par la Communauté pour une période de 12 mois;

(6) Il est estimé qu'un montant de 2.000.000 euros de l'article budgétaire 23 02 01 du budget général des Communautés européennes est nécessaire pour compléter l'aide humanitaire déjà fournie à plus de env. 200.000 personnes déplacées et populations locales vulnérables, en tenant compte du budget disponible, les contributions des autres donateurs et d'autres facteurs. Les activités couvertes par la présente décision mai être financées intégralement en conformité avec l'article 253 du Règlement d'exécution du règlement financier;

(7) La présente décision constitue une décision de financement au sens de l'article 75 du règlement financier (CE, Euratom) n ° 1605/2002, l'article 90 des règles détaillées d'application du règlement financier déterminé par le règlement (CE, Euratom) n ° 2342/2002, et l'article 15 des règles internes sur l'exécution du budget général des Communautés européennes;

DECIDE:

Article 1

1. Conformément aux objectifs et aux principes généraux de l'aide humanitaire, la Commission approuve un montant total de 2.000.000 euros pour le financement d'actions humanitaires en République centrafricaine de l'article budgétaire 23.02.01 du budget 2009 général des Communautés européennes.

2. Conformément à l'article 2 du règlement No.1257/96, l'objectif principal de cette décision est de fournir une assistance humanitaire aux populations touchées par la crise en République centrafricaine. Les actions humanitaires seront mises en œuvre dans la poursuite de l'objectif spécifique suivant:

- Pour fournir un allégement pour améliorer la situation humanitaire des réfugiés, des personnes déplacées et autres groupes vulnérables de la population touchée par la crise à travers une assistance multi-sectorielle

Le montant intégral de cette décision est affecté à cet objectif spécifique.

Article 2

1. Le délai pour la mise en œuvre des actions financées en vertu de la présente décision doit débuter le 1er Octobre 2009 et a une durée de 12 mois. Les dépenses éligibles doivent être commises pendant la période d'exécution de la décision.

2. Si la mise en œuvre des actions individuelles est suspendue pour raison de force majeure ou d'autres circonstances exceptionnelles, la période de suspension ne doit pas être pris en compte dans la période d'application de la décision à l'égard de l'action suspendue.

3. Conformément aux dispositions contractuelles régissant l'accord financé par la présente décision, la Commission mai tenir compte des coûts qui se posent et ceux qui sont admissibles engagées après la fin de la période d'application de la mesure qui sont nécessaires à sa liquidation.

4. L'ordonnateur mai, lorsque cela est justifié par la situation humanitaire, de prolonger la durée de la décision, pour un maximum de 6 mois à condition que la durée totale de la décision ne doit pas excéder 18 mois, conformément à l'article 90.4 du Règlement d'exécution du règlement financier.

Article 3

1. Conformément à l'article 253 des modalités d'exécution et compte tenu de l'urgence de l'action, la disponibilité d'autres donateurs et d'autres circonstances opérationnelles, les fonds en vertu de la présente décision peuvent financer des actions humanitaires dans leur intégralité.

2. Les actions soutenues par la présente décision seront mis en œuvre soit par des non-lucratif des organisations qui remplissent les critères d'éligibilité et d'aptitude établie à l'article 7 du règlement (CE) n ° 1257/96 ou par des organisations internationales.

3. La Commission exécute le budget:

- Soit par la gestion centralisée directe, avec les organisations non gouvernementales;

- Ou en gestion conjointe avec des organisations internationales qui sont les signataires des Accords Cadre de Partenariat (CCP) ou de la CE / ONU financiers accord-cadre administratif (FAFA) et qui étaient soumises à l'évaluation des quatre piliers en conformité avec l'article 53 du règlement financier

Article 4

Cette décision prendra effet à la date de son adoption.

Fait à Bruxelles,

Pour la Commission


Membre de la Commission

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 04:57




L'accord technique sur le déploiement des observateurs de la CEEAC signé le 5 novembre dernier à Bangui entre ladite institution et les différents acteurs du processus de paix est une comporte une grave anomalie qui mérite d’être relevée. En effet, il n’est pas normal qu’on ait permis à Abakar Sabone qui n’est plus seul à revendiquer le MLCJ, signer en lieu et place des deux autres mouvements politico-militaires qui sont le FDPC d’Abdoulaye Miskine et de l’UFR de Florian Ndjadder dont les représentants respectifs à savoir André Ringui Le Gaillard et Mbainani étaient pourtant bien dans la salle au moment des signatures.  

C’est une grossière supercherie qui doit cacher de sordides intentions politiques inavouables de ceux qui ont piloté le processus de signature de cet accord technique. On a laissé cautionner une telle anomalie par la CEEAC, le BONUCA au nom du Secrétaire Général des Nations Unies, dont les représentants sont co-signataires et l’Union Européenne, le gouvernement français, dont les représentants également étaient présents dans la salle même s’ils n’ont pas signé le document.

Est-ce une combine des « pilotes » du DDR comme Cyriaque Gonda. On ne peut et doit  nullement passer sous silence une telle supercherie qui est totalement malhonnête. Quel dessein poursuit réellement le comité de pilotage du DDR ?

Abdoulaye Miskine qui a déjà déclaré la caducité les accords de Syrte, n'a jamais mandaté Abakar Sabone pour signer au nom du FDPC. Il en de même de Florian Ndjadder pour l’UFR. André Ringui qui est entre visiblement le marteau et l'enclume car son mouvement le FDPC dont le chef Miskine a bel et bien déclaré que les accords de paix qu’il avait naguère signés avec le gouvernement centrafricain sous les auspices de la Libye étaient désormais caducs,  siège au Comité de Pilotage du DDR tout en ayant été aussi nommé à la CEI. Est-il encore membre du FDPC ? Si oui, pourquoi Abakar Sabone doit-il signer des documents en son nom ?

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 04:10




 

Bangui, 10 nov. (ACAP) – L’Administrateur provisoire de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA), M. Tagatio, a déclaré, au cours d’une conférence de presse lundi 9 novembre 2009, dans la soirée, en la salle du conseil d’administration de la CBCA, à Bangui, que « la banque, dans son fonctionnement normal, n’a pas de problème ».


 « La nomination de l’administration provisoire par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) n’impacte pas le fonctionnement de la Banque, qui comme par le passé, va continuer à offrir à la clientèle les mêmes services », a indiqué l’administrateur provisoire, avant d’ajouter qu’elle vise plutôt à sécuriser les intérêts de la clientèle, notamment, les épargnants.

 
Cette décision de la COBAC fait suite aux missions d’inspection de ladite commission qui avaient recommandé la constitution d’importantes provisions pour des créances douteuses de 2008 et dont la prise en compte a obéré les ratios prudentiels de la Banque.

 
L’administration provisoire, placée sous l’autorité directe de la COBAC, a un délai de 6 mois pour augmenter les ratios financiers de la COBAC qui posent problème.


Signalons que cette conférence fait suite à une réunion tenue dans la journée avec le secrétaire général adjoint de la COBAC, M. Raphael Tung Nsué, qui a notifié au personnel et aux responsables de la CBCA la décision de placer la direction générale de cette banque sous administration provisoire.

 
Il faut signaler que M. Tagatio fut l’ancien Directeur Général de la Commercial Bank Centrafrique, qui a été nommé administrateur provisoire pour assurer la continuité des activités bancaires.

 

 

NDLR : La nouvelle de sa mise sous administration provisoire par la COBAC de la CBC risquait de refroidir la clientèle de la CBCA avec pour conséquence immédiate une diminution des dépôts, et qui sait des remboursements d'emprunts!

Dans la réalité, la situation financière de cette banque est si désastreuse, qu'elle aurait dû être fermée immédiatement après son installation... Et pour cause, on ne sait même pas quel est son capital social et si ce capital a été réellement libéré. Elle est une banque virtuelle, qui ne doit son existence qu’au jeu d’influences des divers réseaux auxquels appartiennent ses dirigeants et gros clients. Une banque d'amis en quelque sorte…!

Dans les pays qui se respectent, le Ministère  de tutelle (Finances) aurait exigé que l'institution se mette  effectivement en règle vis à vis de la réglementation. La CBCA dispose-t-elle au jour d'aujourd'hui d'un fonds de garantie à la Banque Centrale? Il est permis d’en douter. La CBCA  a fait avaler aux dirigeants centrafricains que c'est le siège du Cameroun qui se porte caution de la filiale centrafricaine or il s'agit tout de même de deux Etats différents...

D'ici là à en déduire que la CBCA survit parce qu'elle a toujours été obligée de remercier ses protecteurs en octroyant des crédits sans garantie présentée en face, à une certaine catégorie de personnes, il n'y a qu'un pas ! Et cela se saura bientôt...!

Comment comprendre que dès sa désignation comme administrateur provisoire ce M. Tagatio ait cru devoir tenir une conférence de presse pour rassurer la clientèle sur la situation de la CBCA, alors même que par l'acte de sa désignation, une obligation de réserve de sa part s'imposait. Et pour cause, un audit comptable doit être commandité !

Si on devait arrêter les comptes de cette banque à un instant "T", il est indéniable qu'elle serait déclarée en faillite, et gageons que c'est grâce à elle que Bozizé est parvenu à payer les derniers mois de salaire, à la faveur de la mesure de bancarisation du traitement des agents de l'Etat. Elle est donc une alliée de taille pour le régime de Bozizé, mais de par sa position de Président en exercice de la CEMAC, n’a-t-elle pu être un élément d'influence de Bozizé auprès de son homologue de la Guinée équatoriale qui a maille à partir avec le groupe CBC ? N'est ce pas lâche et honteux de voir son allié se faire descendre sans réagir ni sourciller alors que l'on dispose d'un atout de taille dans la sous région, la voie prépondérante ? C’est un manque de solidarité évident et cela frise l'incompétence.

 La branche bancaire du groupe Fotso a visiblement du plomb dans l'aile et Bozizé qui devait en être le protecteur va bientôt passer le relais de la présidence tournante de la CEMAC à son homologue du Congo ! Quel avenir sera t il réservé à la CBCA dans ce bras de fer qui l'oppose à son adversaire de taille, le boss de Malabo?

Les clients de la CBCA devraient réfléchir par deux fois; une décision de mise sous administration provisoire n'est pas anodine, surtout qu'elle ne concerne pas que les filiales, mais surtout et d'abord la maison mère...! Un audit suivra sur l'ensemble du réseau et on en saura sans doute un peu plus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 03:41




Joseph Binguimalé, le vrai faux pasteur président de la CEI



COMMISSSION  ELECTORALE  INDEPENDANTE
                         REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE                         Unité - Dignité - Travail

PRESIDENCE DE LA CEI

RAPPORTEUR GENERAL DE LA CEI

N°001/CEI/PRCEI/RAP 09                                                     

Bangui, le 07 novembre 2009

 

 

Communiqué Relatif à la rencontre des membres de la CEI avec

Son Excellence, Monsieur le Président de La

République, Chef de l'Etat

 

Au regard ce dernier temps, des bruits incessants, des préjugés et des appréhensions des uns et des autres tendant à faire croire à un quelconque report des élections Présidentielles et Législatives de 2010, la Commission Electorale Indépendante (CEI) par ma voix tient à rassurer l'opinion Nationale et Internationale qu'il n'en est rien.

En effet, nonobstant les difficultés de l'heure qui sont des phénomènes inhérents à toutes œuvres à son début, et au facteur temps qui est certes court, la tenue des élections dans le délai est encore possible.

Pour ce faire, la CEI par ma voix souhaite très vivement que des moyens nécessaires au parfait accomplissement de cette noble et exaltante mission Nationale que votre Excellence a bien voulu nous confier soit disponibles d'une part, et que l'Indépendance de la CEI que j'ai l'honneur de diriger soit respectée, d'autre part.

Fait à Bangui, le 09 novembre 2009

Le Président

Révérend Pasteur Joseph BINGUlMALE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 002

 

Le président de la République, .le général François Bozizé a rencontré le samedi 07 novembre 2009 à partir de 10 H 15 mn au palais de la Renaissance, tous les membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI), conduit par le Président de ladite Institution, le Révérend Pasteur Joseph BINGUIMALE.

Cette première rencontre s'inscrit dans le cadre du processus électoral en cours et a permis au Président de la CEI de présenter au chef de l'Etat les difficultés que traversent depuis quelques semaines le bureau de la Commission Electorale Indépendante chargé d'organiser les élections législative et présidentielle de 2010 en Centrafrique:

L'occasion a également permis au Chef de l'Etat de s'entretenir en tête à tête avec le Révérend Pasteur Joseph BINGUIMALE sur les difficultés de l'heure et des démarches entreprises par la Coordination nationale auprès des partenaires au développement de la république Centrafricaine.

Durant une demi-heure, les deux personnalités ont fait les tours d'horizons sur les véritables maux qui freinent le bureau de la Commission Electorale Indépendante en vue d'avancer dans le chronogramme des élections prochaines.

Après leur tête à tête, François Bozizé a rencontré tous les commissaires membres de la Coordination nationale en présence des quelques membres du Gouvernement conviés à cet entretien. Il s'agit du Ministre de l'Intérieur chargé de la Sécurité Publique, le général Jules Bernard OUANDE, du Ministre délégué à la défense, le Colonel Jean Francis BOZIZE et des membres du Cabinet présidentiel.

Nonobstant les allégations mensongères recueillies dans les sites internet, le bureau de la Commission Electorale Indépendante a d'autre part mené plusieurs démarches auprès des partenaires au développement de la république centrafricaine pour leur présenter le programme d'activités de la CEI et solliciter leur appui financier.

Notons que lors de ces rencontres, le PNUD, la France, l'Egypte, le Maroc, le BONUCA, la Chine, le Nigeria, l'Union européenne et l'Afrique du SUD ont marqué leur disponibilité à soutenir le processus électoral de 2010.

 

NDLR : Ce sont les deux premières bafouilles pondues au nom de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à la tête de laquelle se trouve le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé. A la lecture de ce premier communiqué, on se rend compte que l’usage de la langue de Molière est une réelle difficulté pour cet ancien chauffeur d’ambassade. On voit ainsi apparaître ici très nettement, les limites de ce membre du Parti Républicain Chrétien (PRC) de France où il aime à se présenter comme Diplomate de la République Centrafricaine, ce qui est une grossière imposture. Comment la CEI peut-elle vouloir obtenir de Bozizé des moyens pour travailler tout en lui demandant de respecter son Indépendance avec i majuscule ! C’est vouloir prendre les Centrafricains pour des pigeons ! Si le tête à tête entre les deux vrais faux pasteurs Bozizé et Binguimalé a duré une demi heure, la rencontre entre les autres membres de la CEI et Bozizé, n’a duré elle, que huit minutes chrono, c’est dire combien elle était importante. Par ailleurs on note avec un grand intérêt que le président de la CEI est un lecteur assidu et attentif des sites internet centrafricain d’information, ce qui est une excellente chose pour sa gouverne.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 01:55




 

Après avoir tenu samedi dernier à Bangui  une importante Assemblée Générale de son parti le MLPC où il a entre autre, solennellement sommé Bozizé de reverser la somme de 5 milliards de F CFA octroyée par la CEMAC et destinée au financement du programme DDR, au BONUCA désigné à cet effet pour la gérer, le président et candidat du MLPC Martin ZIGUELE a entamé dès le lendemain dimanche, une tournée de sensibilisation dans un certain nombre de villes du Sud Ouest de la préfecture de la Lobaye.

Selon les informations et les échos qui nous parviennent à notre rédaction, Martin ZIGUELE et sa suite reçoivent un accueil fraternel, très enthousiaste et délirant de la part de la population qui manifeste ainsi sa joie et son espoir de changement pour des perspectives d’une vie meilleure.  

  Il faut dire que les différentes structures du MLPC en Lobaye sont très dynamiques et également bien appréciées des populations. C’était le cas à Mbaiki, chef lieu de la préfecture où le leader du MLPC est très estimé par la population, Mongoumba dimanche, puis lundi à Zinga, Batalimo, Mbata et Bouchia. Martin ZIGUELE et sa délégation ont poursuivi leur tournée mardi par les localités de la Scad, puis Bangandou, Ndolobo et Safa.

Mercredi, leur périple les conduira à Boukoko et finira par BouakaMartin ZIGUELE a prévu de se recueillir sur la tombe de Samuel BECKETT, un camarade et grand militant du MLPC mais aussi ancien ministre des Travaux publics et de l’Equipement, décédé déjà il y a une dizaine d’années.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:24




 


Source : (7sur7.cd 10/11/2009)



La Fédération internationale des droits humains jure ses grands dieux qu’à l’ouverture de son procès, le 27 avril 2010, Jean-Pierre Bemba Gombo ne sera pas seul dans le box des accusés. La Fédération Internationale des Droits de l’Homme, tient à voir d’autres suspects devant la Cour Pénale Internationale. La FIDH accule Ange-Félix Patassé, Abdoulaye Miskine et François Bozizé.


Le premier était le chef d’Etat élu à l’époque des faits. Le second, l’ancien chef de l’Unité de Sécurité Présidentielle, tandis que François Bozizé, actuel président de la République Centrafricaine, était le chef de la rébellion qui cherchait à renverser le pouvoir légitimement établi, avec l’appui de la France et du Tchad. De plus, la FIDH viserait d’autres cadres du Mouvement de Libération du Congo, MLC, qui ont activement participé aux opérations sur terrain en République Centrafricaine et dont certains ont été récupérés dans le camp du Pouvoir de Kinshasa. La chambre préliminaire III de la CPI s’est engagée dans la voie de lancer des mandats d’arrêt contre toutes ces personnalités avant l’ouverture du procès le 27 avril 2010, indiquent certaines sources.


Cette démarche risque de compliquer davantage cette affaire à cause des procédures «alambiquées, complexes» de la CPI. De plus, par rapport aux charges, l’on devra accorder le temps nécessaire à l’examen de chaque incrimination: produire les preuves à charge et à décharge. C’est à ce niveau que l’on voudra voir s’afficher l’équité de la CPI, qui a semblé s’acharner sur Jean-Pierre Bemba. Pourtant, l’intervention des éléments du Mouvement de Libération du Congo, MLC, en Centrafrique, n’était pas un fait isolé.

 
Elle était couverte de l’appui de certains chefs d’Etat africains qui ont donné les moyens et la logistique, affirment les avocats de la défense. Selon des écrits de presse, le procureur de la CPI, Luis Moreno O’Campo, risque de buter à plusieurs obstacles dans la recherche de la manifestation de la vérité sur tout ce qui s’est passé à Bangui et sur le rôle joué par chacun. En Centrafrique, on le sait, les dirigeants de ce pays ont mis le cap vers la réconciliation nationale. C’est dans ce cadre qu’Ange-Félix Patassé a regagné Bangui après 6 mois d’exil. Et cet ancien président de la République a annoncé sa volonté de se porter candidat aux prochaines présidentielles.

 
Quant à Bozizé, il est Chef de l’Etat en fonction. Depuis la création de la CPI, cette instance n’a pas encore démontré sa capacité de poursuivre et de détenir un président de la République en exercice. Et l’on se demande comment l’on pourrait prendre le risque de déstabiliser le processus engagé en Centrafrique en inquiétant ses principaux protagonistes. Cette Centrafrique connue comme un pays fragile où les rébellions se présentent toujours comme des volcans en veilleuse.


Le dossier est d’autant plus malaisé que Jean-Pierre Bemba ne peut pas ne pas répondre des actes qui lui sont reprochés sans impliquer Ange-Félix Patassé lequel n’a jamais nié avoir demandé à son «fils» de lui porter secours face aux rebelles qui menaçaient un système démocratiquement élu. A Kinshasa, des membres du MLC chargent plutôt le Pouvoir en place d’avoir monté un «coup» contre l’ancien vice-Président de la République, en complicité avec les organisations de défense des droits de l’homme centrafricaines, soutenues par la FIDH. Tout le monde semble jouer sa crédibilité dans cette affaire : la CPI, dont beaucoup de pays hésitent encore à ratifier le Statut de Rome et objet de beaucoup de critiques de la part de bon nombre de chefs d’Etat africains ; la FIDH, dont l’implication dans le dossier ne donne pas suffisamment de preuves d’indépendance ; le Pouvoir de Kinshasa, qui n’a pas levé le petit doigt pour compatir aux malheurs de son sénateur et ex vice-président de la République, alors qu’il n’hésite pas à défier la communauté internationale par le refus de livrer un présumé criminel , Bosco Ntaganga, réclamé par la CPI. Qui vivra verra !



D. Baïta

 

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