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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:18




 

APA-Cotonou (Bénin) 12-10-2009Cinq chefs d’Etat africains ont, dans la nuit de dimanche à lundi, foulé le sol béninois pour participer aux côtés du président béninois Yayi Boni, et de l’ancien président français Jacques Chirac, au lancement ce lundi à Cotonou d’un "Appel contre les faux médicaments".

Il s’agit des présidents Blaise Compaoré du Burkina Faso, Mamadou Tandja du Niger, François Bozizé de Centrafrique, Denis Sassou Ngesso du Congo et Abdoulaye Wade du Sénégal.

De source proche du protocole d’Etat du Bénin, d’autres chefs d’Etat, ont annoncé leur arrivée dans les prochaines heures à Cotonou.

« A travers cet appel, ces hautes personnalités politiques vont s’engager à endiguer la banalisation de la production et de la vente de faux produits pharmaceutiques, à soutenir les acteurs publics et privés déjà engagés dans cette lutte et éveiller les consciences sur les risques encourus par la prise de ces faux médicaments », indique un communiqué.

Selon ce document dont une copie est parvenue à APA, cet acte fondateur de la mobilisation est la première étape du processus de demande d’un vote d’une Convention d’interdiction de la production et du commerce de faux médicaments devant les Nations Unies.

« L’accès aux médicaments est un problème moral et un problème de sécurité : les pandémies, qu’elles soient anciennes ou nouvelles, menacent en effet la survie de sociétés entières dès lors que les traitements ne sont pas disponibles à des coûts accessibles au plus grand nombre, dès lors que l’accès à des médicaments de qualité n’est pas garanti pour tous », a estimé l’ancien président français Jacques Chirac.

Selon la direction nationale de la protection sanitaire du Bénin, plus de 85 % des Béninois s’approvisionnent en médicaments au marché parallèle.

 « Malgré les efforts déployés pour déconseiller l’utilisation de ces médicaments, médecins et associations n’arrivent pas à freiner le phénomène. La population est consciente du danger qu’ils présentent, mais n’a pas les moyens d’acheter les médicaments en pharmacie » déplore la même source.

 

NDLR : Qui sont les fabricants des faux médicaments ? Le président du Nigéria, pays qui abrite les manufactures de faux médicaments, est soigneusement mis de côté dans ce sommet. Est-ce un problème de francophonie ? Par ailleurs, la corruption et les pratiques  de mafia internationale, le manque d’une réelle volonté politique et la faiblesse des Etats concernés par ce fléau à faire respecter les règles en la matière, expliqunte aussi en grande partie la persistance de cette calamité qui apparaît comme quelque chose d’insurmontable.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 01:51


Après la fermeture arbitraire des bureaux d’achat et le racket par le ministre des mines Sylvain Ndoutingai, des collecteurs de diamant il y a de cela un an bientôt, les artisans miniers qui vivent habituellement de l’exploitation des chantiers de diamant se sont brutalement retrouvés au chômage forcé et meurent de faim. Une sévère dénutrition surtout infantile, sévit dans les zones minières. Les récentes photos prises par l’ONG Action Contre la Faim sont publiées ce dimanche par le Journal du Dimanche du 11 octobre 2009. Elles sont saisissantes et traduisent la dramatique et grave réalité que vivent actuellement les familles, surtout les enfants, de ces régions du Sud Ouest de la République centrafricaine dans l’indifférence totale du gouvernement de Bangui.
N’eussent été les efforts des ONG humanitaires pour tenter de soulager les populations de ces zones, on assisterait à une véritable catastrophe humanitaire sans précédent dans le pays qui s’ajouterait aux effets des déplacements intérieurs dus aux conflits armés entre les troupes gouvernementales et les rébellions armées dans le Nord du pays. C’est une conséquence directe de la mauvaise gouvernance du régime du président François Bozizé. Ci dessous, quelques prises de vue de la galerie photos publiées par le JDD qui se passent de commentaires.

NDLR C.A.P

 

Berbérati crie famine

Le Journal du Dimanche 10 Octobre 2009

Dans la région de Berbérati, (Ndlr : chef lieu de la préfecture de  la Mambéré kadéi) deuxième agglomération de la République centrafricaine, la population, confrontée à la famine, se meurt dans l'indifférence générale. Les associations humanitaires ont pourtant tiré le signal d'alarme.

Reportage photo exclusif du JDD.

Eric Dessons/JDD














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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 23:58




09/10/2009 11:24:51 | Jeune Afrique | Par : Jean-Michel Meyer

 

Règlements de comptes à la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), après les révélations de J.A. Selon nos informations, un comité ministériel houleux de la Banque centrale s’est tenu à Paris, le 28 septembre, à la veille d’une réunion de la zone franc à Bercy. Tous les responsables du bureau extérieur de la Banque, basé à Paris, seront entendus. Ils devront expliquer comment 15 milliards de F CFA – 19 milliards (30 millions d’euros) selon nos calculs – se sont évaporés. Ainsi en ont décidé les ministres de l’Économie et des Finances de la sous-région, qui composent le comité ministériel. Ironie du sort, ils s’étaient donné rendez-vous au 48, avenue Poincaré, à Paris, dans l’hôtel particulier qui abrite le bureau extérieur de la Beac.

Essimi Menye, ministre camerounais des Finances et président en exercice du comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale (Umac), serait l’un des plus ardents avocats de cette opération mains propres. « Nous avons porté plainte auprès de la justice française. Et l’affaire a un relais judiciaire au Gabon, où le ministère de la Justice a saisi un magistrat », a précisé Philibert Andzembé, le gouverneur de la Beac, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone franc.

Plusieurs personnalités pourraient bientôt passer sur le gril de la justice. Jean-Félix Mamalepot, l’ancien gouverneur de la Beac (1990-2007), qui vit entre la France et le Gabon, est en ligne de mire. Tout comme l’homme clé de l’affaire, Armand Brice Ndzamba, le comptable du bureau parisien (1994-2009), réfugié dans son village natal au Gabon, et son officier traitant de l’époque, Maurice Moutsinga, ancien directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la Beac à Yaoundé (2000-2007). Devraient également être entendus: Philibert Andzembé, Rigobert Roger Andely, vice-gouverneur de la Beac depuis 2005, et, surtout, Gata Ngoulou, ministre tchadien des Finances et ex-secrétaire général de la Beac (1998-2008).

Les dirigeants de la Beac paraissent tout aussi préoccupés de découvrir qui est à l’origine des fuites dans J.A. que d’identifier les responsables des détournements. La question de l’identité des informateurs a animé le comité ministériel du 28 septembre. Tout le monde suspecte tout le monde. « Ces informations portent un grand tort à l’institution. Seule une profonde mésentente au plus haut niveau de la Banque a permis la fuite d’informations », lance-t-on à Bercy. Sans doute moins que l’ampleur des malversations elles-mêmes! Le climat au sein de la Banque est délétère. Au premier rang des suspects, la Guinée équatoriale. « Maintenant, tous les coups sont permis », lâche Mahamat Mustapha, l’un des trois conseillers du gouverneur de la Beac, lui-même victime d’attaques sur son patrimoine.

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 23:03




MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (M.L.P.C.)                                                                                   
  Bureau Politique


Secrétariat Général

 

N°__017_MLPC/BP/SG/09
                                                                                                   

                   
Déclaration Relative à l’occupation du Haut Mbomou
par les troupes de l’Armée de  la Résistance du Seigneur (LRA)





    Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

    Depuis le mois de mars 2008, les populations du Haut Mbomou, principalement celles des villes d’Obo, de  Bambouti et  de Mboki sont victimes des exactions des rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), communément appelés « Tongo-Tongo », du tristement célèbre Joseph KONI.

  En effet, ces populations sont de fait sous occupation et réduites en esclavage. Elles vivent dans des conditions inhumaines :

  - les femmes sont enlevées, et réduites au statut d’esclaves sexuels ;

  - les hommes sont réduits en esclavage, torturés et parfois assassinées ; 

 - les enfants sont également enlevés, torturés et enrôlés de force dans la LRA.
  De même, les habitations et greniers sont dépouillés des biens, des vivres et des semences puis incendiés. Les populations rescapées sont par conséquent contraintes de fuir la région pour sauver leurs vies.

  Il importe de signaler, par exemple, que l’organisation non gouvernementale (ONG) COOPI qui, à titre humanitaire, vole au secours des populations traumatisées, a été attaquée par les troupes de la LRA. Cette attaque ignoble a occasionné de pertes en vies humaines  et des dommages sur les véhicules affrétés pour cette mission humanitaire.

  Aussi, poursuivant leur occupation de la région et leur folie meurtrière, les troupes de la LRA ont encore fait parler d’elles par l’enlèvement des habitants de la ville de DJEMAH. Certains vaillants habitants de cette ville ont riposté et réussi à les mettre en déroute en éliminant quelques éléments rebelles.

 Cette situation préoccupante qui interpelle la conscience nationale et internationale, ne peut laisser indifférent le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
 C’est pourquoi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) :

  - condamne fermement cette occupation de fait du Haut- Mbomou par la LRA ;

- dénonce les crimes odieux, les viols et la réduction des populations en  esclavage ;

- interpelle fermement les autorités centrafricaines pour qu’elles prennent toutes les dispositions nécessaires, en vue de garantir l’intégrité du territoire national, comme le leur exige la Constitution ;

- lance un pressant appel à la Communauté Internationale pour des actions concertées afin de sauver la paisible population du Haut-Mbomou des griffes de ces criminels ;

 Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est solidaire des nos sœurs et frères du Haut-Mbomou. Il estime que toute la nation doit se mobiliser pour que la région du Haut Mbomou soit libérée. C’est une question de souveraineté nationale et d’honneur.


                                                                          Fait à Bangui, le 10 0ctobre 2009


Pour le Bureau Politique

        Le Président
      
  Martin  ZIGUELE

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 20:04




 

Dimanche 11 octobre 2009

 

Le Front Islamique du Tchad lance une croisade contre le régime de François Bozizé et d'Idriss Deby. Le FIS exige la libération immédiate dans les 24heures du Général Baba Laddé arrêté par les autorités de Bangui.

 Blog de Makaila



Front Islamique Tchadien
Jihad pour la libération de Baba Laddé

dimanche 11 octobre 2009 09:24

الله أكبر,الله أكبر,الله أكبر,الله أكبر
Allah est le plus grand, Allah est le plus grand, Allah est le plus grand, Allah est le plus grand

اشهد ان لا اله الا اللهاشهد ان لا اله الا الله
J'atteste qu'il n'y a de vraie divinité hormis Allah, J'atteste qu'il n'y a de vraie divinité hormis Allah

اشهد ان محمد رسول اللهاشهد ان محمد رسول الله
J'atteste que Mohamed est le messager d'Allah J'atteste que Mohamed est le messager d'Allah

حي على الصلاةحي على الصلاة
Venez à la prière Venez à la prière

حي على الفلاح حي على الفلاح
Venez à la félicité Venez à la félicité

الله أكبر الله أكبر
Allah est le plus grand Allah est le plus grand

لا اله الا الله
Il n'y a de vraie divinité hormis Allah

Le Front Islamique Tchadien vient d'apprendre que le général Baba Laddé avait été enlevé par les hommes du tyran centrafricain Bozizé.

Si le frère Baba Laddé n'est pas libéré dans les 24 heures, le Front Islamique Tchadien appellera au jihad contre le pouvoir de Bozizé.

Nous rappellons à tous nos frères que l'appel au jihad est aussi lancé contre les dictateurs Idriss Deby Itno du Tchad et Moussa Dadis Camara de Guinée.

الله أكبر
Allahou Akbar

par Front Islamique Tchadien



NDLR : Après avoir introduit les zakawa en Centrafrique avec le bilan que l'on sait, Bozizé a maintenant fort à faire avec la problématique de la guerre au Tchad dans laquelle il a mis le doigt dans l'engrenage. Il n'y a pas longtemps, son ministre d'Etat Cyriaque Gonda avait officiellement reçu en grande pompe M. Baba Laddè. On n'ose pas imaginer que cela ait pu se faire sans l'accord préalable de Bozizé lui-même. Récemment, le FPR de Baba Laddè a eu des accrochages avec l'armée tchadienne aux environs de Sido et menacé de s'en prendre aux installations pétrolières de Doba au Sud du Tchad dont nul n'ignore l'importance pour le régime de Déby. Pour les autorités de Ndjaména, c'est un casus belli. Bozizé dont on connaît les rapports de sujétion à Idriss Déby a-t-il les moyens de gérer cette situation. En s'en prenant au chef du FPR pour contenter son suzerain Déby, il ne peut que s'exposer aux foudres des intégristes tchadiens du font islamique. Qui cherche trouve, dit-on...! 
 

 

                  Communiqué de presse du blog de mak


 Bangui Arrestation arbitraire du général Baba Laddé du FPR.

Dimanche 11 octobre 2009


Depuis hier, nous avons constaté que le leader du Front Populaire pour le Redressement (FPR), le Général Baba Laddé, qui a ouvert des négociations politiques avec le Gouvernement tchadien, grâce à la médiation des autorités centrafricaines, est injoignable  à Bangui, sur son téléphone portable.

 La rédaction du blog, qui est régulièrement en contact avec le Général Baba Laddé, s’indigne devant les agissements des responsables politiques et administratifs centrafricains, qui se sont montrés médiateurs dans le conflit tchadien, et qui ont permis au leader du FPR, de venir à Bangui en lui garantissant sa sécurité.

Le Gouvernement centrafricain est tenu responsable devant la communauté africaine et internationale de ce qui pourrait arriver au Général Baba Laddé.

Aujourd’hui, il nous est permis tout simplement de constater,  que le général Laddé est tombé dans un guet-apens du gouvernement centrafricain, qui a procédé à son arrestation à Bangui.

Selon nos informations, le général Laddé, avait une rencontre avec  le ministre centrafricain de la défense. Depuis hier, son téléphone est fermé et il est injoignable.

Cette confusion corrobore la thèse irréfutable d'une arrestation arbitraire à travers un traquenard.

La rédaction du blog, proteste et condamne avec la dernière énergie, le comportement indigne et la mauvaise foi des autorités centrafricaines et tchadiennes, qui, sont animées par l’esprit de vengeance contre leurs adversaires politiques.

Notre rédaction lance un appel d’alerte urgente aux organisations des droits de l’homme centrafricaine et à tous les démocrates du monde, à  se mobiliser et à dénoncer avec fermeté le cynisme du régime tchadien et centrafricain.

Exige-la mise en liberté immédiate du général Baba Laddé et l’autorise à quitter Bangui  afin qu’il  regagne sa base et retrouver ses éléments dans un délai qui n’excède pas 48 heures.

Fait à Dakar, le 11-10-2009

Tel : 00 221 33 825 93 72

Tel: 00 221 77 617 3 1 47


Makaila Nguebla




Comment se décrit le Front Islamique Tchadien ?

 
Le Front Islamique Tchadien a désigné comme Guide Suprême et Emir le Cheikh Ahmat Tidjani Ismaël Bichara, qui est prisonnier des prisons de Deby depuis plus d'un an après le massacre de Kouno.

Les membres du Front Islamique Tchadien ont décidé de ne pas dévoiler leur appartenance au mouvement jusqu'à des temps meilleurs. Mais sachez que des membres du Front Islamique Tchadien sont présent dans tout le Tchad et à l'étranger. Des membres du mouvement sont dans la résistance UFR, dans le RFC, dans l'UFDD, dans l'UFDD-Fondamentale et dans l'UFCD, ainsi qu'au sein du MDJT. D'autres sont dans l'armée gouvernementale, dans la police et la gendarmerie. Un de nos leader est un membre important du Conseil Supérieur des Affaires Islamique du Tchad, enfin d'autres sont dans la société civile, simple bergers, instituteurs, artisans ou commerçants.

A l'étranger, nos membres sont au Cameroun, en République Centrafricaine, au Gabon, au Nigeria, au Bénin, au Niger, au Mali, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Conakry, au Sénégal, en Mauritanie, au Maroc, en Algérie, en Libye, en Egypte, au Soudan, en Erythrée, à Djibouti, en Somalie, au Kenya, au Yemen, en Arabie Saoudite, en Syrie, au Pakistan, en Italie, en France, en Belgique et en Espagne. Tous sont des Tchadiens de la diaspora.

Nous avons décidés de nous consacrer à la prière, à l'aide des pauvres et des démunis et au soutien à l'UFR. Nous ne prendrons les armes au nom du Front Islamique Tchadien que si la situation l'exige dans le futur, mais nous préfèrons prier pour les âmes de nos ennemis. Nous ne pouvons dévoiler notre appartenance au Front Islamique Tchadien car les impérialistes et le tyran Deby veulent nous exterminer et nous mettre en prison comme notre Emir Ahmat Ismael Bichara, nous nous dévoilerons quand la sécurité de nos famille sera assurée.

Allah nous aime et nous aimons notre Dieu.


الله أكبر


Allahou Akbar

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 20:00




 

(XINHUANET) [ 10/11/2009 ]

Le président burkinabé Blaise Compaoré, et plusieurs chefs d'Etat africains se réuniront dimanche à Ouagadougou, autour du thème "Changements climatiques : quelles opportunités pour un développement durable", annonce samedi un communiqué de presse de la direction de la communication de la présidence du Faso.

-
Le Forum de Ouagadougou qui se tient en prélude au sommet mondial de Copenhague en décembre prochain, permettra aux dirigeants africains d'affirmer leur position sur les changements climatiques, selon les organisateurs.

L'ancien président français Jacques Chirac ainsi que le ministre français chargé du Climat, Jean-Louis Borloo sont également attendus à ce Forum mondial sur le développement durable consacré aux changements climatiques organisé par le gouvernement du Burkina Faso en partenariat avec l'Organisation des Nations Unies et l'Union africaine.

Plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements africains sont attendus dimanche dans la capitale burkinabé. Samedi après-midi, les chefs d'Etat du Congo, Denis Sassou N'Guesso, de la Centrafrique, François Bozizé et le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro sont arrivés à Ouagadougou pour prendre part à cette rencontre.

 

Réchauffement climatique : l’Afrique exige des "réparations" du Nord

OUAGADOUGOU - L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement climatique mondial, a exigé dimanche des "réparations et dédommagements", deux mois avant le sommet sur le climat de Copenhague, demandant que les pays industrialisés "pollueurs" soient les "payeurs".

Ces "exigences" du continent le moins pollueur mais le plus pauvre du monde interviennent au moment où les négociations internationales sont très laborieuses, voire "dangereusement proches d'une impasse", comme l'affirme le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

"Pour la première fois, l'Afrique aura une position commune" au sommet de Copenhague, s'est félicité le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping lors de la 7e édition du Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques.

"On a décidé de parler d'une seule et même voix" et d'"exiger des réparations et des dédommagements", a-t-il ajouté à Ouagadougou, sans toutefois avancer de montant.

Le président du comité d'organisation du Forum, le ministre burkinabè de l'Environnement Salifou Sawadogo, avait estimé vendredi à l'AFP à 65 milliards de dollars (44 milliards d'euros) les financements nécessaires pour que le continent puisse faire face aux dérèglements du climat.

"Les responsables doivent s'engager à réduire leur émission de gaz à effet de serre et à répondre aux principes du +pollueur-payeur+", a assuré M. Ping, préconisant la mise en place de "nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres".

Il a pris l'exemple de l'Etat du Texas (Etats-Unis) qui, "avec trente millions d'habitants relâche à lui seul autant de CO2 que le milliard d'Africains réunis". Mais il n'a pas cité la Chine, l'autre grand pollueur de la planète.

Tout en soulignant la "responsabilité historique des pays développés", il a indiqué que les pays africains "se proposent d'intégrer le changement climatique dans le développement économique", sans toutefois avancer des engagements fermes et initiatives concrètes.

Marginalisée dans l'économie mondiale, l'Afrique l'est également sur le marché carbone, qui consiste à financer une action "verte" dans un pays du Sud pour "racheter" une pollution au Nord.

Selon le responsable de l'UA, sur 1.600 projets dans le monde, seuls 30 sont africains, dont 15 en Afrique du Sud, première puissance économique du continent.

Comme l'a souligné le président burkinabè, Blaise Compaoré, "les difficultés majeures à surmonter sont celles liées à l'inexistence de mécanismes efficaces de financement et de transfert". Il envisage donc "dès 2010" de convoquer des "assises financières africaines" à ce sujet.

L'ex-président français Jacques Chirac s'est "résolument" prononcé "contre l'idée d'une compensation globale où l'Afrique serait dédommagée pour ne plus toucher à ses forêts, pour geler sa consommation d'énergie et renoncer à son industrialisation".

Six présidents africains (Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Congo, Mali et Togo), ont assisté au forum, la dernière réunion continentale au niveau des chefs d'Etat avant le sommet de Copenhague.

Une quinzaine avait été initialement annoncée.

"La seule position commune de l'Afrique, c'est de demander de l'argent au Nord", estime un peu amer un expert occidental sous couvert de l'anonymat. Mais, avant d'ouvrir les mannes financières en pleine crise économique mondiale, "le Nord leur répond: +montrez-nous d'abord vos projets".

(©AFP / 11 octobre 2009 17h23)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 23:50




 

Bangui, 10 oct. (Acap)- Les autorités centrafricaines ont publié, samedi 10 octobre, la liste des membres de la coordination nationale de la Commission électorale indépendante (CEI), organe chargé d’organiser les élections présidentielles et législatives de mars 2010 (cf liste c i-dessous).

Il s'agit de :

OPPOSITION DEMOCRATIQUE

MM -MANDAKOMBO Ernest ;
-TOBY-KOTAZO André
- YANGUE-BOYFINI Marcel
-DOUACLE Joseph Théophile
-GOLOUMO Gabriel

POUVOIRS PUBLICS

MM -KPONGABA Bernard ;
-YAKITE Lévy
-BOEMBINTI-NDAHIPO Ernest ;
-ZADANGA Thomas;
-OGOULO Cyrille.

MAJORITE PRESIDENTIELLE

MM

-GBAPE Antoine;
-NAMKOESSERENA Salomon;
-VONDO Rigobert ;
-TOUAZOUMBONA Elie ;
-NAMKPEA Célestin.


« AUTRES PARTIS »

MM

 -AKOLOZA Thierry Patrick

-MBONGAKETTE Antoine ;

-BONANE Georges ;

-MBOLI-GOUMBA Crépin ;

-BOKOLI Antoine.


SOCIETE CIVILE

MM

 

-KAZANGBA Africain ;

-MANDE-NDJAPOU Véronique ;

-MBAYE BONDOI Franco ;

 -KONGOMATCHI Blaise ;

-MAYTE Joseph Prudence.



MOUVEMENTS POLITICO-MILITAIRES

MM

 

-GUETTEL Arnaud

-MOUSSA DJARAS RODOUANE;

-ABAKAR SABONE ;

-SISSE ALEBE Jean-Claude ;

-RINGUY LE GAILLARD.



Ces personnalités doivent, selon le décret présidentiel qui entérine leur désignation, prêter serment devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui avant leur entrée en fonction.



NDLR : Quelle différence y a-t-il entre "Pouvoirs publics" et "Majorité présidentielle" ?  N'est ce pas des gens qui roulent tous pour Bozizé mais appelés ainsi pour tromper la galerie ?



 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 16:23




 

Ouest France samedi 10 octobre 2009

Marie-Reine Hassen a été l'une des nombreuses épouses de cet empereur de la démesure, mariée sans avoir son mot à dire. Revanche d'une femme ? Aujourd'hui ministre, Marie-Reine Hassen briguera la présidence de la République centrafricaine, l'an prochain. Et confie cet épisode, qu'elle a longtemps voulu oublier.

Clément Hassen, mon père, était Français et administrateur de la France d'Outremer. Il a été envoyé en Centrafrique, comme beaucoup d'autres, pour encadrer les nouveaux pays d'Afrique. Il est devenu un ami proche de David Dacko, le futur président, qui en a fait son conseiller. Jean Bedel Bokassa, qui était un cousin de Dacko, était jaloux de cette relation. Il a eu sa revanche en 1965 : il a renversé Dacko et fait emprisonner mon père à Ngaragba.

La première fois que j'ai vu Bokassa, c'était à Bangui, la capitale, lors d'une sorte de festival de théâtre dans l'école où j'étais. Il a demandé à savoir qui étaient les enfants de Clément Hassen. J'avais une haine pour lui. Il nous avait privés de notre père. À ce moment-là, mon père avait été libéré et s'était réfugié en France. Nous, sa famille, on était sous le coup d'une interdiction de sortie de territoire.

La seconde fois que j'ai rencontré Bokassa, je travaillais dans une banque durant les vacances. Quelqu'un est venu me dire : « Papa veut te voir. » Je pensais à mon père. Mais c'était Bokassa. À Bangui, tout le monde l'appelait comme ça.

Une voiture m'a emmenée au palais. Bokassa lui-même est venu m'accueillir. Il m'a pris par la main et m'a emmené dans un appartement. Il s'est assis sur un lit et m'a parlé longuement de lui, de mon père, de leur prétendue amitié... Puis il a pris un collier de perles qu'il m'a remis. J'avais 14 ans, je n'ai pas percuté. Mais ma mère elle, elle a compris tout de suite...

Elle a décidé qu'on allait fuir. Mais nous avons vite été arrêtés et conduits à la prison de Ngaragba. Nous y sommes restés deux ans. Maman et moi chez les femmes ; mes frères, des gamins, chez les hommes.

Deux années ont passé. Jusqu'à ce qu'une nuit, on vienne appeler « Mlle Hassen ». Rebelote, on m'a emmené au palais. De la geôle à ce qui allait être une autre prison, dorée cette fois. Bokassa lui-même m'a fait couler un bain, m'a lavé... C'est ce jour où j'ai perdu ma virginité. J'étais son otage. Une semaine plus tard, les miens étaient libérés et on organisait mon mariage. Je devenais la femme de mon tortionnaire, de celui qui avait saccagé notre famille... C'était clairement une vengeance vis-à-vis de mon père. Il avait sa fille ; sa fille dans ses draps. Une manière de lui dire : « J'ai une partie de toi ».

« Quatre années de vide derrière moi »

Durant deux ans, je suis restée ainsi la petite prisonnière de l'aile gauche du palais de la Renaissance. Je ne sortais jamais et n'avais pas le regard politique que j'ai aujourd'hui. D'ailleurs, je ne savais rien de ce qui se passait. J'étais interdite de lectures. Je n'avais rien à faire. Juste un petit jardin à entretenir. Mon seul objectif était de ne pas tomber enceinte. J'avais trouvé un moyen d'obtenir la pilule. Je ne savais même pas comment ça marchait. Je la prenais n'importe comment. À force, je pensais être devenue stérile.

J'ai tenté de me suicider. De fuir, plus d'une fois. J'ai aussi simulé la folie. On m'a alors exilée à la villa de Marbre, hors de la capitale. Bokassa a fini par me remettre à mes oncles qui m'ont éloignée à Paris où j'ai rejoint mon père. J'ai étudié à l'université d'Assas. J'ai dû cravacher dur. J'avais quatre années de vide derrière moi.

Bokassa était alors encore dans sa période de splendeur. Jusqu'à ce que l'histoire ne se refasse à rebours. En 1979, il est renversé après l'opération Barracuda. C'est le retour de Dacko. Mon père redevient son secrétaire général, lui à Bangui et nous en France.

L'Afrique, je n'aurais pas pensé y retourner. Pas plus à la politique, mais les hasards de la vie m'y ont ramenée. Après un long épisode aux États-Unis, je me suis retrouvée ambassadeur de la Centrafrique au Sénégal en 2003. En 2006, je suis revenue au pays avec l'avantage de trois cultures : africaine comme « yakoma » - « la tribu des mangeurs de poissons » - une culture européenne et une bonne connaissance des États-Unis.

Le président Bozizé m'a confié le ministère de la Coopération internationale. Depuis 2008, je suis chargée du développement régional. Je suis une femme dans un pays misogyne qui ne compte que quatre femmes dans son gouvernement, mais je crois à une femme présidente. Comme au Liberia, avec Ellen Johnson Sirleaf. Le Liberia, pays diamantaire et chaotique, comme nous, a eu le courage de remettre tout à plat. Il faut faire pareil en Centrafrique. Le pays est en train de mourir entre le sida, le paludisme, la paupérisation, la corruption, les bandes rebelles... Il faut ramener l'ordre dans ce pays pour protéger la population. C'est moi, une femme, qui le dit et veut le faire. 

Recueilli par Véronique ESCOLANO


NDLR : Comme on le dit : "Lorsque le calife est insignifiant, nombreux sont les vizirs qui prétendent au trône". La mauvaise gouvernance chronique de Bozizé à la tête de ce pays entraîne forcément une prolifération de candidats aux prochaines présidentielles si tant est qu'elles puissent avoir lieu. Mais il ne faut pas se méprendre. La multiplication d'ambitions présidentielles ne peut que faire les affaires de Bozizé qui se pourlèche les babines et se prépare à rempiler. Il faut que tout le monde en soit conscient, à moins que ce ne soit Bozizé qui suscite certaines de ces canditatures farfelues pour diviser l'opposition. Les prétentions et ambitions de cette ancienne victime de Bokassa sont certes louables mais réussira -t-elle à vaincre la mysogynie ambiante de ce pays qu'elle dénonce elle - même ? Il est permis d'en douter.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 16:20




Marre d’en avoir marre de ces tartufferies et autres impostures qui nous sont servis presque quotidiennement à l’approche des élections générales de 2010 dans la galaxie politicienne centrafricaine. Elles ont  pour seul inconvénient de profiter à un régime honni des centrafricains.

Avant que l’encre de nos stylos déjà  bien entamée ait séché complètement  à force de dénoncer le régime suranné du général président Bozizé. Avant que nos cordes vocales aient retrouvé leur sonorité originelle tant nous les avons sollicités en criant au scandale. A peine que nos larmes semblent tarir au point de ne plus coulées sur nos jouent pâles tant nous les avions versés à l’annonce  des exactions commises contre la veuve et l’orphelin, contre la nation centrafricaine toute entière. A peine que la guerre de succession « dynastique » et combien dommageable  s’il en est continue d’empoisonner le Front Patriotique pour le Progrès sitôt son président fondateur disparu.  A peine  que  le vent du renouveau qui a failli avoir raison de la résistance du président fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain s’est dissipé, faisant néanmoins percevoir désormais de profondes fissures dans le rassemblement. A peine que les sons discordants de l’Union des Forces Vives de la Nation ne parviennent à nos oreilles devenues alertes. A peine que les en-dessous des soubresauts de l’Union des Autres Partis  ne s’étalent au grand jour.  A peine que les démissions de dernière minutes de leur parti respectif de quelques opportunistes pour se repositionner  au cas échéant en KNK ne soient enregistrées. A peine que les querelles de chiffonniers entre fondateurs et non fondateurs du grand MLPC se consument encore au mépris de la souffrance des centrafricains...

Voilà que l’honorable député Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, député de l’opposition, membre influent du grand MLPC par excellence, associé à son homologue l’honorable Paul fidèle Abouka, député de l’ADP en qui jusqu’alors nous avions placé une lueur d’espoir jouent  à leur tour les troubles fêtes. Ce, au grand dam de la majorité de nos compatriotes en concoctant une « proposition de loi relative à la prorogation des mandats du Président de la République et des Députés issus des Elections de Mars et Mai 2005 ».

Faut-il comprendre par là qu’il existe un autre centre d’intérêt qui unie ces deux hommes au régime ? Qu’en pense leur parti politique respectif de cette escapade solitaire  et préjudiciable ? Doivent-ils ou peuvent-ils s’affranchir de leur parti politique respectif ? A moins que le MLPC et l’ADP se cachent derrière ce projet combien machiavélique.

INOPPORTUNE  ET SCANDALEUSE PROPOSITION DE LOI

La proposition de loi relative à la prorogation des mandats du Président de la République et des Députés issus des Elections de Mars et Mai 2005  est une proposition de loi inopportune et scandaleuse.

 Elle propose ni plus ni moins au peuple centrafricain déjà meurtri  d’accepter leur souffrance en prolongeant le mandat d’un régime honni et impopulaire. Ce n’est ni le moment, ni l’occasion de proposer une telle loi, quand bien même il n’appartient pas à un membre de l’opposition démocratique ni à un parti politique de surcroit influent de la proposer. Décidément on aura tout vu en république centrafricaine. Les opposants réfléchissent et proposent des solutions au parti au pouvoir ! N’appartient t-il pas au parti politique de l’opposition de faire pression sur le régime  afin que les conditions acceptables soient remplies dans les plus brefs délais, selon les termes définis dans la constitution et en rapport aux recommandations du dialogue politique inclusif pour organiser ces élections ? Et ce, jusqu’au dernier moment. En proposant  cela, cette loi ne fera t’elle pas que renforcée le régime dans sa volonté à trainer les pas et à ne pas vouloir organiser finalement ces élections ?  Le régime  en place sait que dans des conditions normales avec une opposition unie et déterminée, il n’a aucune chance de remporter ces élections en 2010.  A quoi jouent donc les députés  DONDON et ABOUKA ? A quoi jouent  donc le MLPC  et l’ADP ?

Cette loi est une aberration, elle est scandaleuse parce qu’elle permettra encore à un régime honni par la majorité des centrafricains de perdurer. Les compatriotes avertis de la chose politique dans notre pays savent que quoi qu’il arrive le général Bozizé remportera les élections présidentielles de 2010. Il l’a dit ouvertement et à maintes reprises : « je suis venu par la force, je ne repartirai que par la force ». Ce à quoi ses partisans répondent en écho : « perdu ! Nous reprendrons le pouvoir dans les minutes qui suivent » (sous entendu par les armes). Alors à quoi servira-t-il de proroger  ce mandat ? D’autant plus que l’opposition démocratique est incapable de se rassembler et de désigner un seul chef pour battre le KNK en 2010. Ce que l’opposition démocratique est incapable de faire en 5 ans, pourra t’elle le faire en une ou deux années supplémentaires ? Pourtant, ne disposait-elle pas de 5 années pour s’y préparer depuis les échéances de 2005 ? Au lieu d’exceller et de perdre toute son énergie dans ces chamailleries de leadership. En dehors du fait qu’elle nous présentera à n’en pas douter au dernier moment comme elle a toujours l’habitude de faire, un catalogue de projets démagogique. L’opposition démocratique, a-t’elle vraiment un projet alternatif pour le pays qui s’inscrit en rupture radicale avec le régime de Bozizé ?

RAISONS POUR LESQUELLES CETTE ELECTION DEVRAIT  AVOIR LIEU 

Un calcul tout simple et pour des raisons que nous avions évoqués, l’élection générale en 2010 doit avoir lieu car le risque d’un embrasement existe. Les partis politiques de l’opposition sont impatients, le peuple centrafricain est impatient, la communauté internationale en a marre du cas centrafricain. Un embrasement dont la responsabilité incombera complètement à ceux qui aujourd’hui essaient coute que coute de reporter ces élections. Le calendrier doit être respecté dès lors que les conditions de l’organisation de ces élections sont remplies à 50%. A la date d’aujourd’hui, cela est possible de faire mieux en mettant toute la pression nécessaire et la volonté requise afin que les centrafricains se débarrassent au plus vite du régime criminel du général Bozizé.

1° Dans la première hypothèse soutenue par les députés N’Dondon et ABOUKA. Si l’on devrait proroger à 1 an voir 2 ans le mandat de Bozizé, cela donnerait au total :

(2003- 2005)= 2 ans au pouvoir + (2005- 2010) = 5 ans au pouvoir + (2010 à 2012) = 2 ans de prorogation de mandat + (2012 à 2017)= 5 ans au pouvoir.

Au total les centrafricains auront à supporter en tout 14 années d’un régime déjà impopulaire.

2° Dans la deuxième hypothèse qui est celle de fini kodé. Elle s’inscrit toujours dans un cadre démocratique en se servant de la plume et du verbe pour combattre le régime despotique, criminelle du général Bozizé et  de ses complices. L’élection doit avoir lieu.  Bien que nous sachions que Bozizé confisquera le pouvoir quoi qu’il arrive comme il l’a déjà annoncer. Dans ce cas, il  n’aura à régner  que jusqu’à 2015 au lieu de 2017. Puisque la constitution limite le nombre de mandats à deux (2). Il appartient aux vrais patriotes que comptent encore l’opposition démocratique de ne pas lâcher et de se remobiliser pour veiller scrupuleusement à ce que cette durée ne soit pas modifier d’ici-là.

 L’opposition démocratique n’a qu’à s’en prendre à elle-même dans son impréparation, dans son improvisation et se préparer correctement et rationnellement afin de proposer une véritable alternative en rupture avec le désordre existant.  

 

Franck SARAGBA

   « Fini kodé »

 

 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:17




Bangui 09 oct 2009 (C.A.P) - Le président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabangé a fait une visite éclair ce jour vendredi 9 octobre à Bangui où il a eu un déjeuner de travail avec François Bozizé.

Rien n’a filtré sur les véritables sujets sur lesquels ont porté les entretiens entre les deux personnalités mais d’après la brève déclaration faite en langue nationale le Sango à la presse, le président Bozizé a fait état d’un déjeuner de travail et d’amitié fraternelle.

Les deux chefs d’Etat se seraient bien mis d’accord sur les opérations de ratissage du Sud Est centrafricain frontalier avec la République Démocratique du Congo à la recherche du criminel Joseph Kony de la LRA par l’armée ougandaise.

Bozizé a également mentionné une demande des habitants de la ville de Zongo en RDC qui se trouve face à Bangui de l’autre côté de la rive du fleuve Oubangui dont Kabila s’est fait l’interprète. Ceux-ci voudraient que la société d’énergie électrique centrafricaine (ENERCA), qui a pourtant déjà beaucoup de mal à couvrir les besoins de la capitale Bangui, leur fournisse du courant électrique.

Une délégation de la RDC devrait revenir prochainement à Bangui pour étudier plus sérieusement le sujet dit-on.  

 

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