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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 01:04


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Libération 02/01/2010 À 00H00

Par VINCENT MUNIE envoyé spécial à Bangui (République centrafricaine)

 

Dans la capitale centrafricaine, le palais des sports, cadeau de la France giscardienne à Bokassa Ier, s’écroule. A côté, un nouveau stade, démesuré, a été offert par la Chine pour sceller la nouvelle coopération.

«Un joyau. C’était un joyau.» Il est là, seul, dans l’immense vaisseau de béton, au centre de Bangui, et bien évidemment, il faut essayer de le croire. Pourtant, il n’y a ici que des ruines dévorées par une végétation sans états d’âme et grassement arrosée car le toit de l’édifice n’est plus qu’un souvenir. Il soupire. Dominique Ganabrondji, dit «Gana», star nationale du basket centrafricain, leader historique des Fauves, l’équipe de légende de 1974 qui remporta la Coupe d’Afrique des nations et plaça, au moins un instant, le pays au firmament du continent, contient son émotion : «De toute façon, le palais des sports, pour les Banguissois, c’est le symbole de l’empire. Le basket, ils ont oublié, à cause du sacre. Et puis maintenant, il y a ça !» Il désigne la grande muraille blanche qui domine le quartier.

 
Art ubuesque

A 20 mètres à peine des vestiges de ce qui fut la plus grande salle omnisports de l’Afrique subsaharienne, se dresse un immense stade de football, flambant neuf. «Un cadeau des Chinois», affirme Gana, songeur. Un autre symbole ? De fait, les 20 000 places des hautes tribunes du stade semblent narguer ce qui reste du palais des sports, lourd jalon d’une époque où la France était reine en Afrique. «Pour nous, ça parle bien de l’état du pays. L’équipe nationale de foot ne vaut pas grand-chose, elle n’est même pas à la Coupe d’Afrique des nations. Ça ne fait rien : on lui a construit un stade de luxe. On ne peut même pas utiliser l’éclairage, car lorsqu’on allume les quatre pylônes, il faut délester des quartiers entiers ! Vingt ans plus tard, on voit bien que c’est le foot qui l’emporte, puisque les Chinois sont capables de construire ce truc parfaitement inutile.» Inutile ? Gana est un peu sévère. Car en matière de coopération, rien n’est jamais vraiment inutile…

 

Si l’ambassadeur de Chine a livré, en décembre 2006, les clés d’un stade de 18 millions de dollars au président Bozizé en personne, ce n’était là que la façade d’un rapprochement à l’œuvre depuis trois ans. Constructions d’hôpitaux, de routes, projet de réfection de la centrale hydroélectrique de Boali, aide budgétaire, les Chinois sont partout à l’oeuvre en République centrafricaine (RCA) et l’ambassadeur Shi Hu est devenu un interlocuteur privilégié du gouvernement. Au nom de «l’amitié entre les deux pays», de «la volonté des Chinois de porter secours à la RCA», l’ambassadeur revendique un devoir de solidarité, mais lève un peu le voile en parlant d’une coopération «gagnant-gagnant».

 

Ainsi, le gouvernement chinois s’intéresse-t-il sans trop le dissimuler aux ressources naturelles de la Centrafrique et en premier lieu au pétrole du nord, à la frontière tchadienne. Un sujet au cœur de la rencontre du président Bozizé et du Premier ministre chinois Hu Jintao à Pékin, le 15 octobre, qui s’est conclue par un accord de coopération de 776 millions de francs CFA (1,2 million d’euros), puis par l’annonce d’une succession de nouveaux prêts, de formations, de don de matériel. Bref : toute la panoplie d’une coopération «volontaire» en Afrique.

 

En 2009, l’empreinte de la coopération chinoise est partout. Les gouvernements savourent les discussions avec ce partenaire tellement éloigné des rigueurs du FMI ou de la Banque mondiale. Mais à Bangui, avec le «stade de 20 000 places», comme chaque habitant l’appelle pour bien vanter sa jauge démesurée, la coopération sino-centrafricaine prend une signification visuelle. Car en écrasant de son hyperbole le palais des sports en ruine, c’est bien la Françafrique qui paraît s’incliner devant l’empire du Milieu.

 

En arrivant de l’aéroport, personne ne peut ignorer le complexe sportif posé au bout de l’avenue des Martyrs - piste d’atterrissage, jusqu’en 1972, de l’aéroport national. D’abord parce que le «stade des Chinois» est de loin le plus grand et le seul bâtiment en état de la ville. Mais aussi car dans son ombre se tapit la ruine chargée d’histoire du palais omnisports. Le contraste est saisissant. A trente mètres de la piste d’athlétisme encore neuve venue de Pékin, les restes du palais battent à tout vent. Hanté par les démons d’une Afrique «mal partie», le lourd mausolée de fer et béton semble toléré comme pour rappeler à tous que se joua ici le 4 décembre 1977 l’un des sommets de l’art ubuesque des dictatures africaines : le couronnement de Bokassa Ier.

 

Il faut remonter un peu le temps. Dans les années 1970, l’histoire centrafricaine nous apprend que le basket devient le sport national. Deux entraîneurs, François Pehoua et «Grussing» - un

Russe échoué là on ne sait comment - appliquent à Bangui, Bouar et Bambari, des techniques modernes de sélection et d’entraînement. Le niveau monte et l’équipe nationale se place parmi les meilleures d’Afrique. En 1974, dans une ambiance survoltée, les Fauves de Bas Oubangui battent le Sénégal en finale de la Coupe continentale.

 

Partout dans le pays, on célèbre les joueurs. Ils sont adulés par une population qui se berce encore des rêves de grandeur de Jean Bedel Bokassa, alors «simple» président à vie. Gana se souvient : «Bokassa s’est alors intéressé à nous. Il nous voulait partout, dans tous ses déplacements. On ne faisait rien, mais on était avec lui. Il nous exhibait comme ce que l’on faisait de mieux en Centrafrique.»

 

Mais Bokassa ne veut pas en rester là. Il vient de s’autoproclamer maréchal et, dans sa volonté maniaque de reproduire en RCA ce qu’il jalouse à l’Occident, il décide de la construction d’une grande salle nationale, à la hauteur du niveau des basketteurs. Un niveau tout de même un petit peu gonflé par sa propagande, comme le relève Gana : «Nous étions performants, d’accord, mais à l’échelle de l’Afrique. C’est-à-dire que nous ne pouvions pas concurrencer les grandes équipes du monde.» D’ailleurs, lui-même ne mesure qu’un 1,75 mètre, ce qui fait un peu court pour rivaliser avec les géants russes, tchèques, yougoslaves et américains. De fait, après sa victoire historique, la RCA ira aux Mondiaux de 1974 à Porto Rico pour y finir 14e et bonne dernière, après s’être pris cinq roustes.

 

Ambiance survoltée

 

Qu’à cela ne tienne, les basketteurs plaisent au peuple et à son maître : Bokassa passe un contrat avec un entrepreneur yougoslave, Energa Project. En deux ans, des ouvriers venus de

Belgrade vont édifier la plus grande salle d’Afrique centrale. Dix mille places assises, air conditionné, panneau d’affichage électrique, vestiaires luxueux : les basketteurs se voient gratifiés d’un joyau.

 

Hit Trésor contre Red Star : en juillet 1976, les deux équipes phares de Bangui s’y affrontent pour son inauguration sur un plancher laqué, dans une ambiance survoltée. Pendant un an, les matchs se succèdent, devant des tribunes archicombles. «A chaque fois, c’était la fête dans la salle.

 

J’étais meneur de jeu au Hit Trésor. Il faut imaginer : dans ce pays où l’on jouait avec de très mauvais équipements, sur des sols douteux, cette salle était incroyable. Et malgré le toit en métal, on n’avait jamais chaud grâce au système d’air pulsé.» Dominique Ganabrondji désigne la carcasse de ce qui fut comme un énorme ventilateur. «On a tous compris que cela avait coûté une fortune, mais que voulez-vous, c’était une dictature et de l’argent, il en avait, Bokassa. Et puis il y avait la France par-derrière.»

 

Comme une concession française sous tutelle

 

A l’époque, abrité derrière son oubli du monde, le régime s’enrichit sans retenue, associé qu’il est au détournement d’une large part de sa production diamantifère. Mais surtout, le pays bénéficie d’un protectorat absolu, celui de la France et de ses larges subsides. Depuis son indépendance et la mort accidentelle du «père» de la nation, Barthélemy Boganda, l’Elysée focardienne n’a jamais considéré autrement la RCA que comme une concession administrée par tutelle. D’ailleurs, en arrivant au pouvoir en 1974, le président Giscard d’Estaing connaît déjà la Centrafrique pour s’y être rendu régulièrement à la chasse aux fauves et éléphants. Ces années-là, toutes sortes d’hommes d’affaires, agents de renseignements, soldats, malfrats ou spécialistes de la coopération s’activent à Bangui, tous Français, tandis que la fortune personnelle de l’ancien capitaine de l’armée française Bokassa n’en finit pas de grossir.

 

Pourtant, de la première partie de son règne, les Centrafricains se souviennent sans acrimonie : les bâtiments en dur à Bangui, c’est lui. Les routes, les trottoirs, le réseau d’eau. Et puis, il tenait l’administration.» En se faufilant au milieu des gravats, des flaques, des herbes et de la colonie de petits serpents verts ayant élu domicile dans les armatures du béton, Dominique Ganabrondji rejoint la tribune du palais. Il désigne les larges artères de la capitale.

 

A cette hauteur, Bangui semble hésiter entre ville et campagne, vaste damier de constructions et de grandes parcelles en friches. Pourtant, à l’examen, il apparaît bien vite que la décrépitude du palais des sports n’est qu’un symbole : c’est la ville entière qui est en ruine. Si la plupart des monuments datent de l’ère Bokassa, le délabrement fut leur seul avenir. Alors, dans une espèce d’amnésie collective érigée en dogme politique, les Centrafricains dans leur majorité oublient avec le temps le côté obscur de celui qui fut treize ans durant un implacable tyran, pour ne retenir que sa trace architecturale. Il y aurait donc eu deux Bokassa, le méchant et le gentil, ce dernier se trouvant réhabilité par les trente années d’effondrement qui succédèrent à son régime. Avec l’inamovible soutien des services secrets français, coups d’Etat et élections à guillemets se sont répétés sans pour autant parvenir à sortir le pays du fond de l’ornière. En 2008, la Centrafrique a été classée comme le second pays le plus pauvre du monde (1).

 

«En réalité nous avons joué à l’Omnisports à peine plus d’un an. Parce qu’après, Bokassa n’a plus pensé qu’à son sacre d’empereur et il a confisqué l’endroit dès septembre 1977.» L’histoire fait même partie des grandes légendes africaines. Ce petit dictateur d’un petit pays coincé au cœur de l’Afrique qui lorgne la légende de Napoléon et se confectionne un couronnement digne du Grand Guignol, quel matériau inaltérable pour tous ceux qui voient l’Afrique «refuser d’entrer dans l’histoire».

 

A Bangui, la cérémonie nécessitait un palais impérial. La demeure présidentielle de Berengo se trouvant trop éloignée de la capitale, Bokassa réquisitionna l’Omnisports et renvoya «ses» basketteurs vers leurs vieux terrains de quartier. «A partir de juin 1977, le palais des sports devint le palais du couronnement. Plus personne n’y avait accès. C’était comme ça. Mais ce n’était pas le plus grave. Ce n’était que du sport.»

 

Le 4 décembre 1977 à 20 heures, Patrick Poivre d’Arvor sourit en lançant le reportage du sacre : «Vous en penserez ce que vous voudrez, mais c’est arrivé en Afrique.» On y découvre Bokassa s’auto-couronnant dans un décor d’un kitsch absolu, au milieu d’un palais des sports bourré à craquer, entièrement capitonné de rouge. «Nous n’avons pas eu le droit d’accéder à la cérémonie.

Impossible d’approcher le palais. L’armée était partout. On nous a juste laissé regarder le carrosse passant dans l’avenue Giscard d’Estaing, sous les arcs de triomphe offerts par Paris. Les "abeilles", sa garde personnelle, défilaient à cheval dans leur costume d’apparat napoléonien.

C’était un beau spectacle, oui, mais on ne riait pas vraiment. Car on se doutait bien que tout cela avait coûté beaucoup d’argent, et nous restions pauvres. L’avenir était sombre.»

 

Fin 1977, le vent tourne. A l’intérieur du pays, étudiants et intellectuels commencent à critiquer les débordements du régime. Depuis l’étranger, il apparaissait que la fuite en avant caricaturale de Bokassa n’était plus une garantie sur l’avenir. Quelques signes auraient pu alarmer l’empereur : aucun chef d’Etat n’assista à son sacre, et la France elle-même avait «seulement» délégué son ministre de la Coopération, Robert Galley. «Bokassa était très sûr de lui. Ce qui l’inquiéta surtout fut l’absence du pape à la cathédrale. Il faut dire qu’il s’était converti un an plus tôt à l’islam en Libye, avant de redevenir catholique. Du coup, il n’a eu droit qu’à l’évêque de Bangui pour le bénir.»

 

Derrière ses fastes, le régime était mort sur pied. A la suite du sacre, Bokassa continua à dépenser des sommes somptuaires dans ce qu’il estimait être le train de vie d’un empereur. Le palais des sports, lui, se transforma en un palais impérial annexe, caverne d’Ali Baba où s’entassaient pêle-mêle objets du sacre et trésor du régime. Mais le pays s’endettait très lourdement. Les prêteurs - au premier rang desquels la France - commençaient à mesurer leur soutien.

 

De janvier à avril 1979, les lycéens se révoltèrent. La répression tourna au carnage. On apprit le massacre d’une centaine de jeunes (les «martyrs») en prison. «Les basketteurs venaient tous du milieu étudiant. Alors on s’est naturellement retrouvés dans le mouvement contre Bokassa. Le régime nous portait aux nues trois ans plus tôt, il faisait maintenant tirer sur nous !» Une commission d’enquête internationale conclut à la responsabilité directe de Bokassa. L’empereur devint un pestiféré, lâché de tous. La France s’empressa de le faire tomber en orchestrant l’opération Barracuda.

 

Le 20 septembre 1979, les paras du 1er RPIma débarquèrent à Bangui et ramenèrent au pouvoir David Dacko, président renversé treize ans plus tôt par Bokassa. «Quand les Barracudas sont entrés en ville, ils ont aussitôt protégé le palais des sports. Pendant une semaine, c’était zone interdite. Les Français cherchaient certainement des choses. Et puis, un jour, ils se sont retirés, alors là ça a été la curée. La population s’est ruée et a entièrement pillé le bâtiment. Tout a été détruit, volé, arraché, en fait, l’Omnisports, c’était devenu le symbole du régime, et les gens se vengeaient sur le palais et voilà, c’est resté en l’état.» Il reste pudique, mais Dominique Ganabrondji est un peu ému. A 59 ans, devenu directeur de la jeunesse et des sports, il aura assisté toute sa vie à l’effondrement sans fin du pays. «Le palais des sports est emblématique de ce à côté de quoi nous sommes passés et de la catastrophe que nous vivons. La République est comme cet édifice : en ruine depuis trente ans.» Il montre ce qui reste des vestiaires puis contourne le bâtiment et se retrouve en bas du stade chinois. «En Afrique en 2009, les ruines sont françaises, les investissements chinois.»

 

Mais de cette nouvelle tutelle, Dominique, comme nombre de ses compatriotes, ne sait pas trop quoi penser. L’histoire leur a enseigné depuis longtemps que les étrangers savent surtout se servir, sans trop donner. Du coup les Banguissois n’attendent pas de vrais changements avec la Chine. Tout au plus, le pays vivra-t-il une nouvelle période de construction. «Mais lorsque les Chinois construisent, il y a peu de travail pour nous, ils viennent avec leurs propres ouvriers.»

Dominique résume ainsi un constat général sur le continent : les expatriés chinois sont connus pour vivre en vase clos, sans consommer sur place, ni se mélanger à la population, ce qui leur vaut d’être assez peu appréciés.

 

Dictature d’opérette et légende de Napoléon

 

Les vestiaires sont envahis par les gravats et les buissons. Impossible de s’y faufiler. Dominique se dirige vers une petite porte, on entend des cris d’enfants. Nous sommes sous les tribunes, dans une vaste pièce très sombre. Apparaît une structure de bois. Soudain, on est transporté dans l’histoire, lorsque Paris Match faisait sa couverture sur Bokassa Ier coiffé d’une couronne de conte de fées, sceptre à la main, assis sur un trône inénarrable tapissé de velours rouge et coiffé des deux immenses ailes d’un aigle, déployées et couvertes d’or. Bokassa se souvenait-il du tableau de David ? Etait-ce de l’or pur, reflet de l’indécente richesse d’une dictature d’opérette se plaçant d’autorité sous le haut patronage de Napoléon ? Ou au contraire, un simple décor hollywoodien, du stuc, de la peinture sur bois, du plâtre teinté, de la poudre jetée aux yeux de ceux qui en France se gaussaient du ridicule petit empereur Bokassa Ier ?

 

Cette question ne relève pas simplement de l’anecdote. La résoudre aurait permis de se faire une idée sur les dessous de cette Afrique de pacotille. La réponse est enfin là, sous nos yeux, trente ans plus tard, dans cette cave désaffectée du palais des sports. Oublié dans un coin, le squelette du trône. Aucun doute possible. La taille du siège, la forme des ailes de l’aigle : c’est bien sur ce monument que Bokassa reçut pendant plus d’un an ses sujets. Fabriqué en France, comme les carrosses et la fameuse couronne de 7 000 carats, il n’en reste que la structure faite de bandes métalliques rouillées. L’or a disparu, évidemment. S’il y en a jamais eu. Dominique opte plutôt pour du bois peint : «Mais Bokassa était riche et fou, alors on ne sait pas.»

«Giscard», jeune empereur

 

Devant nous, trois jeunes enfants jouent : l’un s’assoit sur le trône, et fait agenouiller les deux autres devant lui. Quand on lui demande son prénom, il répond : «Giscard !» L’influence française est telle en RCA que depuis l’indépendance, on y rencontre des Messmer, des Chaban, des Malraux. Aujourd’hui, c’est donc Giscard l’empereur…

«Ils ne savent pas ce que représente ce trône, ni le palais des sports. Le plus intelligent serait de réhabiliter le palais, de le réparer, d’y jouer de nouveau au basket et d’oublier le sacre, comme une mauvaise blague.»

 

Une mauvaise blague ? En tout cas, une remarque pleine de bon sens, dans un pays qui tourne encore à l’envers. Reste à convaincre les investisseurs, qui ne se bousculent pas en République centrafricaine, exceptée la Chine et ses stades inutiles… Mais les préoccupations du pays sont ailleurs, car 2010 sera l’année des élections, les secondes depuis 2005, véritable examen national de passage à la démocratie. Le Parti communiste chinois vient d’annoncer son soutien au Kwa Na Kwa du président François Bozizé. La promesse d’un avenir «gagnant-gagnant»…

 

En réalité, c’est une nouvelle mise sous tutelle, version asiatique et moderne, où le robinet à dollars remplace l’assistance militaire. L’ancien trône de Bokassa est bien gardé, à l’ombre de ses nouveaux maîtres.

 

Pnud, Ideage 2008.

 

Source :  http://www.liberation.fr/monde/0109611508-a-bangui-pekin-e...

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 15:34


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PARIS – 4 /1/2010 (AFP) L'adolescent de quatorze ans renversé le 29 décembre par une ambulance privée à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) est décédé samedi, a-t-on appris lundi de source hospitalière.

Le jeune, qui est décédé samedi en fin de matinée à l'hôpital Lariboisière à Paris, se trouvait jusque là dans un état de mort clinique. Son corps va être rapatrié dans le pays d'origine de sa famille, la Centrafrique, a indiqué la source hospitalière.

Le conducteur de l'ambulance, âgé de 47 ans, a été mis en examen jeudi pour homicide involontaire et placé sous contrôle judiciaire.


NDLR : L'adolescent en question est le neveu de l'ancien Ministre d'Etat Karim Abdou Meckassoua. Centrafrique-Presse présente à toute la famille éplorée ses condoléances les plus attristées.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 03:40


bonne-annee

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Après que les rumeurs les plus folles aient pu circuler le donnant pour avoir été froidement exécuté par la soldatesque de Bozizé après qu’il eût été livré par les autorités de N’djaména, une source tchadienne ayant requis l’anonymat nous apprend que le colonel rebelle Charles Massi serait en effet sans doute à nouveau détenu dans une brigade de gendarmerie dans la capitale tchadienne, après son arrestation intervenue il y a quelques jours dans des circonstances obscures aux confins de la RCA et du Tchad du côté de la localité de Ngaoundaye (préfecture de l’Ouham-Pendé).

Toujours selon nos informations, après sa précédente arrestation et remise en liberté par les autorités tchadiennes, devant le refus par Bozizé de l’offre de médiation d’Idriss Déby, Charles Massi avait fini par reprendre sa liberté de mouvement et d’action, refusant lui aussi la proposition de Bozizé de regagner le bercail pour recréer un nouveau parti politique (son parti le Forum Démocratique (FODEM) l’ayant entre temps destitué et radié) s’il le souhaitait et se porter candidat à l’élection présidentielle.

Face donc au refus total de Bozizé d’entamer quelque négociation que ce soit avec Massi, celui-ci a cru n’avoir plus d’autres choix que la voie de la rébellion armée pour contraindre Bozizé à dialoguer, lui qui ne comprend que le langage des armes. C’est ainsi qu’on lui a prêté l’intention de tenter de couper militairement l’axe économique vital pour la RCA, Douala – Baboua – Bangui. C’est vraisemblablement pendant l’avancée de ses éléments dans le cadre de leur positionnement sur le territoire centrafricain frontalier au Tchad voisin que des accrochages ont dû avoir lieu avec l’armée tchadienne suivie de l’arrestation de Charles Massi.

Bozizé ayant repris langue ces derniers temps avec son homologue tchadien, on suppose que le cas Charles Massi a dû faire l’objet de leurs échanges. Ludovic Ngaiféi, le chef d’état major adjoint des Faca qui a également fait le déplacement de Sahr avec Bozizé à la veille de la St Sylvestre, les questions de sécurité aux frontières des deux pays n’ont sans doute pas manqué de figurer en bonne place au menu de ses discussions  avec les responsables militaires tchadiens.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 03:02


bonne-annee

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L’année 2010 qui vient de débuter doit être théoriquement une année décisive pour le peuple centrafricain. C’est en principe à la fin du premier semestre de cette année, précisément le 11 juin 2010, que le mandat présidentiel de celui qui est arrivé à la tête de ce pays par un accident de l’histoire et un malheureux concours de circonstances, devrait s’achever et ouvrir la possibilité d’élections afin de pourvoir à la succession de la calamité nationale pour ce pays qui s’appelle François Bozizé.

Parvenu en effet à la magistrature suprême du pays le 15 mars 2003 par un coup d’Etat qu’il a réussi à légitimer ultérieurement en 2005 par une grossière mascarade électorale, les Centrafricains n’ont eu de cesse depuis sept ans, d’éprouver douloureusement l’exercice du pouvoir de Bozizé. Ils essuient toutes les pires humiliations. Leur pays bat et détient pratiquement tous les tristes records dans tous les domaines.

Un exemple en est leur président François Bozizé, qui se fait bêtement arrêter par la police allemande comme un vulgaire truand avec une mallette de diamants qu’il voulait tenter d’écouler dans ce pays. Les USA et la France organisent un coup d’Etat contre l’ancien président haïtien Jean Bertrand Aristide et veulent l’éloigner de son pays. Le pays poubelle d’accueil qu’ils choisissent est la République centrafricaine  dont le président accepte bêtement l’opération croyant que cela lui rapporterait de l’argent.

Chose unique dans le monde, presque chaque année depuis qu’il est au pouvoir - il vient encore de le décréter cette fois-ci - Bozizé ordonne que le jour du nouvel an, les Centrafricains doivent jeûner et prier Dieu pour lui demander de résoudre les problèmes du pays ! Malheureusement, les Centrafricains qui sont blasés des excentricités et autres frasques de leur président, ne réagissent pas. Sous d’autres cieux, de telles décisions déclencheraient automatiquement un scandale d’une telle ampleur que le peuple descendrait dans la rue pour exiger le départ de l’auteur de la décision.

En effet, le peuple a élu un homme qui s’est fait élire en promettant qu’il allait apporter des solutions aux problèmes du pays et à ses fils. Ce n’est pas Dieu que le peuple a élu. Cette décision d’obliger les citoyens à jeûner et prier le premier jour de l’an vaut ipso facto démission du président de la République qui aura ainsi reconnu son incapacité à résoudre les problèmes qui se posent au pays et à ses citoyens.

Les Centrafricains doivent donc tout faire pour s’organiser afin de se débarrasser en 2010 de leur médiocre président sur lequel il y a tant et tant à dire. Le pays dans son ensemble doit retrouver la sécurité et la paix. Pour cela, même les Nations Unies ne s’y sont pas trompées, le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de tous les rebelles doit obligatoirement aboutir. C’est d’une impérieuse nécessité et une urgence absolue.

Tant que ces combattants armés ne seront pas cantonnés et désarmés, il ne saurait y avoir d’élections dignes de ce nom. Il faut que l’argent mis à la disposition du gouvernement centrafricain pour le DDR serve effectivement à financer ce programme. Bozizé doit donc remettre les huit milliards de F CFA aux organismes des Nations Unies chargés de gérer ce fonds afin que les combattants armés soient payés. C’est la condition sine qua non au retour de la paix dans les zones affectées par le conflit. Sans cela, la population de ces régions continuera d’être prise en otage par les éléments armés des mouvements de rébellion. Cela ne doit plus durer. Les prochaines élections en Centrafrique ne doivent plus être ni une mascarade ni un hold-up.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:52

bonne-annee

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      Joseph Kony (LRA)

KAMPALA (AFP) - samedi 02 janvier 2010 - 16h10 - L'un des plus hauts commandants de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), présenté par Kampala comme l'actuel n°2 de la rébellion, a été tué vendredi en Centrafrique par l'armée ougandaise, a affirmé samedi le porte-parole de l'armée à Kampala.

Plusieurs sources sécuritaires ougandaises interrogées par l'AFP ont indiqué qu'elles considéraient la victime, Bok Abudema, comme le numéro 2 de facto de la rébellion ces derniers mois.

"Bok Abudema a été tué au nord de Djema (sud-est de la Centrafrique) vendredi", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Felix Kulayigye.

"C'est le cadeau de nouvel an à l'Ouganda. Il était un commandant notoire (de la LRA) mais sa vie vient de prendre fin", a ajouté le porte-parole.

Selon M. Kulayigye, Bok Abudema a été la seule victime de l'attaque menée vendredi par l'armée ougandaise qui a recueilli deux femmes qui se trouvaient avec lui.

Ces informations n'ont pas été confirmées de source indépendante.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda.

Selon l'armée et les services de renseignements ougandais, Abudema avait pris la place du commandant en second de la LRA Okot Odhiambo, blessé fin 2008 ou début 2009 dans des combats avec l'armée ougandaise.

"Après qu'Odhiambo a été sérieusement blessé, Abudema a pris sa place en tant que commandant en chef et adjoint de Kony", a assuré à l'AFP un haut responsable des services secrets ougandais.

Okot Odhiambo, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, avait négocié sa reddition aux autorités ougandaises début 2009 avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) mais ne s'était pas présenté.

"En ce qui nous concerne, et pour le moment, il n'est plus une menace", a ajouté le responsable ougandais.

Depuis 2005, les combattants de la LRA se sont éloignés de leurs bases du nord de l'Ouganda pour s'installer dans l'extrême nord-est de la RDC.

Les armées ougandaise et congolaise ont mené de décembre 2008 à mars 2009, avec le soutien du Sud-Soudan, une vaste offensive qui a échoué à capturer Kony ou à neutraliser son mouvement dans cette partie très isolée de l'ex-Zaïre.

La LRA a multiplié depuis les attaques contre les populations, en RDC, dans l'est de la Centrafrique, et au Sud-Soudan. Mais plusieurs de ses officiers ont été tués ou capturés au cours des derniers mois.

Joseph Kony et ses deux principaux adjoints sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre.

En décembre, le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a publié deux rapports étayant les accusations de "crimes contre l'humanité" à l'encontre des rebelles de la LRA en RDC et au Sud-Soudan.

Dans ces rapports, le Haut commissariat faisait état de près de 1.300 personnes tuées dans les deux pays entre septembre 2008 et juin 2009, et détaillait nombre "de violations systématiques et généralisées des droits de l'Homme menées par la LRA" contre les civils.

Ces actes "pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité imprescriptibles par nature selon le droit international", avaient-ils expliqué.

 

NDLR : C’est désormais sur le sol centrafricain, véritable ventre mou et maillon faible d’Afrique centrale, que tombent les uns après les autres les principaux bras droits et lieutenants du criminel et sanguinaire Joseph Kony, traqués qu'ils sont dans leur dernier retranchement par l’armée ougandaise. Quelle honte pour l’armée centrafricaine et son général en chef François Bozizé dont on finit par se demander s’il n’est pas quelque part de connivence avec Joseph Kony qui doit se trouver sans doute sur le territoire centrafricain depuis des lustres mais que rien ne montre que Bozizé se résout à capturer ! L'Ouganda et la RDC ont bouté les hordes criminelles de la LRA hors de leur territoire pour les coincer dorénavant à l'extrême Sud-Est de la RCA dont la population civile innocente est contrainte de payer un lourd tribut du fait de l'incapacité de l'armée de son pays à la défendre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:30


bonne-annee


Gl Kandji Minurcat

 Général sénégalais Mouhamadou Kandji


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                    Zakaria Damane

United Nations (New York) 31 Décembre 2009 - Le commandant de la force militaire de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), le général Elhadji Mouhamadou Kandji, s'est entretenu mercredi avec le chef du groupe armé UFDR (Union des forces démocratiques et du rassemblement), le général Zakaria Damane, à Sam Ouandja en République centrafricaine, a indiqué jeudi la MINURCAT.

Cette rencontre est intervenue à la suite de fortes tensions dans la ville due aux incidents meurtriers des 12-13 décembre derniers ayant coûté la vie à trois personnes dont deux combattants de l'UFDR, précise la Mission dans un communiqué.

Le général Damane s'est engagé auprès de la MINURCAT à respecter le droit humanitaire international en ce qui concerne le camp de Sam Ouandja qui abrite quelques 3.000 réfugiés en provenance du Darfour au Soudan. Le dirigeant de l'UFDR s'est également engagé à ne pas entraver les opérations de distribution de vivres à l'intention de ces réfugiés, menées par le Programme alimentaire mondial (PAM) et ses partenaires humanitaires.

La visite du commandant de la force fait suite aux visites du Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU au Tchad et en Centrafrique, Victor Angelo, du 22 décembre à Sam Ouandja et du 28 décembre dans la capitale Bangui, où il s'est entretenu longuement avec le Président Bozizé sur la situation dans cette localité.

La MINURCAT est mandatée par le Conseil de Sécurité afin d'assurer la protection des refugiés et de l'assistance humanitaire dans le nord-est de la République centrafricaine. Une unité de casques bleus de la MINURCAT est temporairement déployée à Sam Ouandja depuis le 14 décembre 2009.

 

Copyright © 2009 United Nations.

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 01:33



fleur d'Hibiscus



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Au seuil de cette nouvelle année, au nom de toute l'équipe de rédaction et en mon nom propre, j'adresse à tous les fidèles lecteurs et internautes de Centrafrique-Presse, nos voeux de bonne et heureuse année 2010.

Le Directeur de Publication


Prosper N'DOUBA

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:37


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            A l’orée de la nouvelle année 2010, j’ai le plaisir, au nom de mon parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et au mien propre, de présenter à chacun et à chacune de nos compatriotes de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, et de l’étranger , mes vœux les plus sincères et les plus chaleureux de santé, de bonheur et de prospérité.

Au cours de l’année 2010, nous aurons chacun d’entre nous, à nous prononcer sur l’avenir de notre pays, et par conséquent sur notre propre avenir.

N’oublions pas en ces moments de fête, nos enfants de Mabo dans la Kémo, de Carnot et Berberati dans la Mambéré- Kadéi, ni ceux de Boda dans la Lobaye, ainsi que d’autres enfants anonymes dans l’arrière - pays que je viens de parcourir, qui souffrent en ce moment même de faim.

N’oublions pas non plus nos compatriotes qui souffrent de maladies dans des formations hospitalières surpeuplées et sans médicaments, et qui y végètent sans moyens de se les procurer.

N’oublions pas les plus nombreux, qui croupissent dans la misère partout sur notre territoire.

Que Dieu bénisse notre pays !

           

 

Martin ZIGUELE

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:25


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BANGUI (AFP) - jeudi 31 décembre 2009 - 12h55 - La Cour de cassation de Centrafrique a rejeté une requête du camp de l'ex-président Ange-Félix Patassé qui voulait reprendre le contrôle du parti qu'il a fondé, le MPLC, dirigé depuis 2006 par l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, a indiqué jeudi cette formation.

La Cour a déclaré "la requête recevable", mais "au fond" l'a rejetée, a expliqué Jaquesson Mazette, actuel vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

Les arguments avancés par le requérant, Luc-Apollinaire Dondon Konamambaye, proche de M. Patassé, "(n'étaient) pas de nature à accréditer le caractère irréparable du préjudice qui résulterait de l'exécution dudit arrêt", a-t-il dit.

Par cet arrêt, la Cour confirme une décision de justice prise en juin 2008: le tribunal de grande instance de Bangui avait débouté M. Dondon, ancien président de l'Assemblée nationale et auteur d'une plainte contre le MLPC.

Il contestait la décision du MLPC prise en juin 2006 de choisir comme président Martin Ziguélé, arrivé 2e à l'élection présidentielle de 2005, et de suspendre de toute activité M. Patassé mais aussi M. Dondon lui-même et leurs proches.

Après avoir été débouté en appel, M. Dondon avait saisi la Cour de cassation en juin 2009.

M. Patassé, 72 ans, qui a présidé la Centrafrique de 1993 à mars 2003, avant d'être renversé par le général François Bozizé, est rentré à Bangui en novembre, après sept ans d'exil au Togo, affirmant qu'il serait candidat à l'élection présidentielle prévue en 2010.

Cinq mois plus tôt, en juin, le MLPC avait annoncé son "exclusion" et désigné Martin Ziguélé comme candidat à la prochaine présidentielle. Cette élection est prévue en 2010 à une date non encore fixée.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 03:17


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Depuis soixante douze heures, d’insistantes et préoccupantes informations, parfois contradictoires, circulent tant à Bangui qu’à l’étranger sur le sort de Charles Massi, qui a été de nouveau arrêté il y a quelques jours dans la région de Ngaoundaye dans des circonstances troubles et controversées par les autorités tchadiennes. Ces rumeurs font état de ce qu’il aurait été livré à Bozizé à Bossangoa et qu’il aurait été soit froidement liquidé dès le lendemain soit placé en détention à la prison spéciale de Bozizé de Bossembélé dénommée « Guantanamo ».

Interrogée à Paris sur la situation de son conjoint, son épouse reconnaît en effet avoir reçu des informations contradictoires tout en cherchant à effectuer des vérifications. Une chose est sûre : il y a tout lieu de craindre pour la vie de Charles Massi qui aurait très bien pu faire l’objet d’un échange de bon procédé entre Bozizé et Déby. On se souvient encore qu’il y a environ deux mois, le chef rebelle tchadien Baba Laddé du FPR avait été enlevé en plein Bangui par Jean Francis Bozizé, le ministre délégué à la défense et non moins fils de Bozizé et le ministre de la sécurité le général Jules Bernard Ouandé, et livré sans autre forme de procès aux autorités de N’djaména. Jusqu’à présent, on ignore tout de ce qui est advenu à ce monsieur.

S’agissant de Charles Massi, il n’est pas exclu que son cas ait pu être abordé par Bozizé et le ministre tchadien Ahmat Bachir qui a fait un déplacement éclair à Bangui il y a trois jours, pour remettre entre autre, une invitation officielle à Bozizé de la part du président Idriss Déby afin qu’ils puissent passer ensemble le réveillon du nouvel an dans une caserne militaire de l’armée tchadienne dans la ville de Sahr. Bozizé, flanqué du chef d’état major adjoint des Faca, le colonel Ludovic Ngaiféi, a quitté Bangui pour N’djaména ce mercredi 30 décembre.

D’autres informations font également état de ce qu’une bonne partie de l’état major de la rébellion de la CPJP aurait été décimée ces jours derniers par les Faca, prouvant ainsi que Bozizé aurait choisi la plutôt la méthode forte à la négociation pacifique que réclamait depuis longtemps la rébellion de la CPJP. C’est pour cette raison que toutes les informations vérifiées ou non, qui circulent au sujet de Charles Massi sont à prendre au sérieux, connaissant le côté sanguinaire de Bozizé et sa soldatesque. Si Charles Massi est prisonnier et encore en vie, que Bozizé le présente publiquement et officiellement à la presse. Que les partis de l’opposition politique regroupés au sein de l’UFVN l’exigent également !

Sans toutefois partager les opinions politiques de Massi ni être adhérer forcément à sa stratégie de lutte, on ne peut accepter que Bozizé puisse se permettre de lui ôter gratuitement et délibérément la vie, fût-il un chef rebelle. Il ne peut impunément assassiner Massi et signer tranquillement le décret ordonnant aux Centrafricains de prier et jeûner le premier jour du nouvel an. Si Bozizé a commis l’irréparable, il se sera définitivement disqualifié sur l’échiquier politique et aggravé son dossier vis à vis de la CPI. Cela ne contribuera point, bien au contraire, à l’indispensable apaisement et climat de sérénité préalables à la tenue des élections.

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