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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 04:31


Guterres-a-Sam-Ouandja.jpg

           Antonio Guterres ici à Sam Ouandja

BANGUI, République centrafricaine, Mars 10 (HCR) -- Haut Commissariat des NU pour les réfugiés António Guterres a rendu visite aux réfugiés et personnes déplacées en République centrafricaine et se sont engagés à contribuer à l'amélioration des conditions de vie pour eux et leurs familles.

António Guterres a pris l'avion pour Genève, en Suisse mercredi après avoir passé quatre jours dans ce pays d'Afrique sans littoral dans le but d'attirer l'attention du monde sur le sort de plus de 30.000 réfugiés et quelque 183.000 personnes intérieurement déplacées (IDP), que le HCR aide à protéger et aider les là bas. Les réfugiés sont pour la plupart originaires de la République démocratique du Congo, le Tchad, le Rwanda et le Soudan

Le samedi, António Guterres a rendu visite aux déplacés dans les villes du Nord-ouest de Paoua et Kabo, à quelque 500 kilomètres de la capitale, Bangui. Des représentants des communautés déplacées cités abris, eau potable et des semences pour la culture comme étant parmi leurs besoins les plus pressants.

"Nous avons tout perdu quand nous avons fui et nos villages sont en ruines. Nous avons besoin de votre aide pour reconstruire nos maisons", Koure Marie a déclaré à la Haut-Commissaire à Paoua. Elle parlait au nom des femmes qui, comme elle, avaient regagné leurs villages détruits pour la première fois depuis fuient la violence, il ya cinq ans. Ils ont vécu dans les buissons ou l'hébergement à travers la frontière au sud du Tchad.

Après une tournée des villages endommagés, António Guterres s'est dit choqué par les conditions épouvantables que les populations déplacées vivaient dans des, en particulier le manque d'eau potable, les écoles et les soins de santé. "Nous avons des ressources limitées, mais nous vous promettons de vous aider à redémarrer votre vie», dit-il.

Nord de la RCA est en proie à une insécurité chronique depuis 2005, en raison de la présence de rebelles et de bandits. Les civils dans la région ont été harcelés par ces groupes armés. Cependant, malgré son instabilité, le Nord a également été un lieu d'asile pour les réfugiés de la région du Darfour au Soudan voisin.

Ils vivent dans le camp de Sam Ouandja, où ils craignent pour leur sécurité. Le Haut Commissaire s'est rendu Sam Ouandja le dimanche. "Les rebelles de cesse de nous menacer et ils ne veulent pas nous voir sortir de notre camp. Ils nous accusent faussement les réfugiés d'être la cause d'ennuis à Sam Ouandja", un chef de camp, Moussa, s'est plaint à M. Guterres.

"Nous devons vendre nos alimentaire à payer des amendes que les rebelles nous imposer pour les crimes de nous n'a pas commis,» a revendiqué Hawa, une autre réfugiée du Darfour. "Nous n'avons plus rien à manger. Nous voulons aller plus loin de ce lieu", a-t-elle déclaré António Guterres, qui a assuré les réfugiés que le HCR travaillera avec le gouvernement de la République centrafricaine à renforcer leur sécurité.

Fondée en 2007, Sam Ouandja accueille quelque 3500 réfugiés qui ont fui la violence au Darfour. La plupart ont dû marcher ou monter à dos d'âne. Fatma, un des habitants du camp, dit-elle a fui son village en 2007 lorsqu'il a été attaqué. «J'ai attrapé mes deux enfants et se sont enfuis. Nous avons marché pendant 10 jours avant que nous trouvions ici, en République centrafricaine, a-t-elle dit, ajoutant : « Mon mari et notre fils aîné s'enfuit dans une autre direction. Je n'ai pas entendu parler d'eux depuis. "

António Guterres a affirmé que la communauté internationale a le devoir d'aider la République centrafricaine face à la crise humanitaire qui frappe les réfugiés et personnes déplacées. "Il est injuste que toute l'attention est focalisée sur l'Irak, en Afghanistan et au Soudan où des dizaines de milliers de civils vivent dans des conditions épouvantables en République centrafricaine, a-t-il dit.

Le Haut Commissaire a également rencontré le président François Bozizé et de gouvernement et autres hauts fonctionnaires de l'ONU à Bangui avant de s'envoler hors de la capitale ce mardi.

Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, Central African Republic

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 04:27


Victor-Angelo-

 APA-Ban­gui 9 mars 2010 (Cen­tra­frique) Le Re­pré­sen­tant de la Mis­sion des Na­tions Unies en Ré­pu­blique cen­tra­fri­caine et au Tchad (MI­NUR­CAT), Vic­tor An­gé­lo, a dé­cla­ré que la si­tua­tion sé­cu­ri­taire dans les pré­fec­tures de la Va­ka­ga et Haute Kotto a beau­coup évo­lué po­si­ti­ve­ment, lundi 8 mars 2010, à la presse na­tio­nale, à l’issue d’une au­dience ac­cor­dée par le Pré­sident de la Ré­pu­blique, Fran­çois Bo­zi­zé.

Selon le di­plo­mate onu­sien, Vic­tor An­gé­lo, l’im­por­tant main­te­nant c’est qu’on éta­blisse un contact, un rap­port beau­coup plus fré­quent avec les Forces ar­mées cen­tra­fri­caines (FACA) de façon à ré­soudre les der­nières poches de ré­sis­tance dans la ré­gion.

L’ob­jec­tif de l’au­dience du Re­pré­sen­tant de la MI­NUR­CAT était d’an­non­cer au Pré­sident de la Ré­pu­blique son congé qu’il a pris à la tête la Mis­sion des Na­tions-Unies en Ré­pu­blique Cen­tra­fri­caine et au Tchad et de faire en­suite le point sé­cu­ri­taire de l’ex­trême-est de la Cen­tra­frique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 04:52

Centre d'Accueil de la Presse Étrangère
Grand Palais - Cours la Reine - Perron Alexandre III -  75008 Paris
Tél +33 1 53 76 90 60 - Fax +33 1 53 76 90 76 - www.capefrance.com

INVITATION PRESSE

A l'invitation de l'Association de la Presse Panafricaine (APPA)

      
Centrafrique: élections présidentielles 2010 en sursis?


Conférence de presse de 


Martin Ziguélé



Zigu-l--martin-copie-1.jpg


Candidat à la Présidentielle de 2010
Ancien Premier ministre et président du MLPC*
 

 

Les échéances auxquelles la RCA (République Centrafricaine) doit faire face cette année, (processus de désarmement des groupes armés, organisation d'élections générales), se déroulent paradoxalement dans un environnement non consensuelle et d'insécurité grandissante. La coalition des partis politiques de l’opposition réclament la tête du président de la Commission électorale qu’ils jugent  trop inféodé au pouvoir en place.

 

C’est dans cette atmosphère chaotique que le président François Bozizé croît devoir convoquer les Centrafricains pour le premier tour de l’élection présidentielle le 25 avril prochain, afin d’élire  non seulement leur Président de la République, mais aussi leurs députés.

 

La situation sécuritaire se complique dangereusement dans tout le pays avec les multiples et fréquentes attaques dans le Sud-Est des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony  ainsi que le contrôle d’une bonne partie du territoire centrafricain par des mouvements politico-militaires qui ébranlent la cohésion nationale.

 

Fin janvier, Charles Massi, ancien ministre et président de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) en RCA est mystérieusement porté disparu tandis que sa famille le donne pour avoir succombé aux tortures qu’il aurait subies de la part de la garde présidentielle du président Bozizé. Bref, plusieurs voix s’élèvent pour dire que le processus global de paix sera vraisemblablement retardé.

 

*Mouvement de libération du peuple centrafricain, principal parti d'opposition

 

AU CAPE, VENDREDI 12 MARS 2010 A 16H30


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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 04:40


Assingambi-Zarambaud.jpg

 

Il y a bien longtemps, j'avais publié dans ces colonnes un article intitulé « Monsieur le Ministre de l'Intérieur, réveillez-vous ! »; j'y rappelais que le 1er Décembre n'était pas seulement la date de notre fête nationale, mais que cette date était aussi celle de la révision annuelle des listes électorales, laquelle doit être clôturée chaque 31 Mars, après purge des éventuelles contestations.

Je pensais ainsi apporter ma modeste contribution au déroulement régulier des prochaines élections, mais certains n'y avaient vu qu'une tentative machiavélique de discréditer le Pouvoir. Je dois avouer que je m'attendais quelque peu à de telles réactions, mais ma conscience et mon patriotisme m'avaient imposé ce devoir; ils m'avaient susurré que les faits, qui sont têtus comme disait LENINE, me donneraient raison le moment venu. C'est malheureusement le cas.

Le Président de la République a été amené, pour tenter d'organiser les élections dans les délais, de publier le décret convoquant le corps électoral le 25 Avril 2010 pour l'élection présidentielle et les élections législatives, sans qu'il n'y ait ne serait-ce que l'intégralité des anciennes listes électorales de 2005. Celles-ci n'ont en effet été retrouvées qu'à l'état parcellaire par le Président de la CEI, à la surprise générale, dit-on, alors que la conservation de ces listes par le Ministère de l'Intérieur est une obligation légale. En tout état de cause, même si le premier tour des élections se déroulait le 25 Avril 2010, les résultats du second tour seraient nécessairement proclamés hors délais constitutionnels. En effet, aux termes de la Constitution, les nouveaux députés doivent avoir été élus 45 jours au moins avant la fin du mandat des Députés actuels, de même que le nouveau Président de la République doit avoir été élu 45 jours au moins avant la fin du mandat du Président BOZIZE.

Ainsi que je l'exposais dans un autre article intitulé « élections de 2010 : obstacles et essai de compte à rebours» daté du 7/9/2009 et également publié dans ces colonnes, les Députés actuels ayant été installés le 3 Juin 2005 et le Président BOZIZE ayant prêté serment le 11 Juin 2005, les nouveaux Députés doivent avoir été proclamés élus au plus tard le 19 Avril 2010 et le nouveau Président de la République au plus tard le 27 Avril 2010. Ce ne sera pas possible.

A présent, à quoi devons-nous nous attendre?

1. Des listes électorales

Le fait pour le Président de la CEI de reconstituer et de rationnaliser les listes électorales de 2005 n'est pas en soi condamnable. En effet, le Code Electoral n'impose pas de dresser de nouvelles listes électorales chaque année et pour chaque élection. Le code électoral impose seulement de réviser les listes électorales existantes. Les listes électorales de 2005 reconstituées et rationalisées doivent cependant n'être considérées que comme le point de départ d'une révision en vue des élections du 25 Avril 2010, si par impossible les élections ont lieu à cette date.

Conformément aux articles 32 et suivants du code électoral, les listes électorales ainsi que les tableaux d'addition et de retranchement doivent faire « l'objet d'affiches apposées dans les lieux publics appuyées par des communiqués radio diffusées. Les électeurs en sont informés par des affiches apposées dans les lieux publics et par la consultation du site internet de la CEI ». Ce site a - t - il été ouvert ?

Cette révision est prescrite par l'article 29 du code électoral qui dispose: « Les listes électorales sont permanentes et informatisées. Elles font l'objet d'une révision avant toute élection sauf si celle-ci intervient moins de six (6) mois après la précédente élection ».

Conformément à l'article 23 alinéa 2 du code électoral, « il existe une liste électorale pour chaque village ou quartier de ville, chaque circonscription électorale (Sous-préfecture, Arrondissement), chaque préfecture et chaque représentation diplomatique et consulaire ainsi qu'au niveau national, laquelle liste est fractionnée par bureau de vote». Dès lors, comment peut-on raisonnablement imaginer que les opérations de révision dans chacun des milliers de villages et quartiers de la RCA, de fractionnement et d'affichage dans chacun des centaines de bureaux de vote seront achevées avant le 25 Avril 2010 ?

L'affichage des listes électorales fractionnées dans chaque bureau de vote permet aux électeurs d'identifier leurs bureaux de vote avant le scrutin. A défaut, les électeurs déambuleraient comme perdus le jour du scrutin, à la recherche de leurs bureaux de vote. Compte tenu de la distance entre les bureaux de vote, certains électeurs risqueraient de se décourager et de ne pas voter.

2. De la détermination des bureaux de vote

La liste des bureaux de vote doit être publiée 60 jours au moins avant le scrutin, soit le 11 Février 2010. Autant dire que c'est d'ores et déjà impossible, le décret de convocation du corps électoral ayant été pris seulement 60 jours avant la date du scrutin, soit à la date limite. Le code électoral dispose que ce décret doit être pris 60 jours au moins avant le scrutin, ce qui signifie qu'il peut être pris plus de 60 jours avant le scrutin, pour permettre d'arrêter la liste des bureaux de vote 60 jours avant le scrutin.

3. De la campagne électorale et des déclarations de candidatures

Les déclarations de candidatures doivent être déposées 30 jours au plus tard avant l'ouverture de la campagne électorale. La campagne électorale devant être ouverte le 14ème jour précédant le jour du scrutin, soit le 11 Avril 2010, les déclarations de candidatures doivent être déposées au plus tard le 12 Mars 2010. Autant dire qu'aucune candidature n'ayant encore été déposée, ne serait que parcequ'i1 n'y a pas encore de Comités locaux pour les réceptionner, à la date du 12 Mars 2010 il n'y aura pas non plus de dépôts de candidatures, du moins pour les élections législatives. En ce qui concerne l'élection présidentielle, les candidatures sont déposées à la Cour Constitutionnelle.

Organiser des élections sans candidats?

4. Des bulletins de vote

Les bulletins de vote doivent parvenir aux comités locaux 15 jours au moins avant le scrutin, soit le 10 Avril 2010. Comme pour le moment il n'y a ni comités locaux et subséquemment ni dépôts de candidatures, ni bulletins de vote faute de candidats - - -

 

5. Des cartes d'électeurs

Si un renouvellement général des cartes d'électeurs est envisagé comme tel semble être le cas, la distribution des cartes d'électeur doit être achevée au plus tard 1 mois avant le scrutin, soit le 25 Mars 2010 (Article 43 alinéa 2). Manifestement, ce ne sera pas possible.

6. Que faire?

Tout d'abord, il faut faire preuve d'humilité et d'écoute, et ne pas considérer a priori toute critique comme visant systématiquement et gratuitement à mettre le Pouvoir en difficulté. Certes il existe des critiques de mauvaise foi et destructives, mais il existe aussi des critiques positives et constructives.

L'existence de listes électorales fiables sur lesquelles tous les citoyens en âge de voter sont inscrits ou ont été mis à même de s'inscrire est une condition sine qua non d'élections justes et transparentes dont les résultats peuvent être acceptés par tous, y compris par les perdants. Par contre, des élections organisées dans la précipitation, sans listes fiables, sont susceptibles de générer des troubles, voire un bain de sang. Nul ne le souhaite.

En second lieu et en conséquence de ce qui précède, il faut avoir la sagesse de repousser les élections à une date ultérieure, et de mettre en place l'équivalent du Conseil National Politique Provisoire (CNPP) qui fut mis en place à l'expiration du mandat de feu le Président André KOLINGBA. On ne devrait pas être tenté de faire comme le Président Laurent GBAGBO car, en Côte d'Ivoire, c'est la division du pays en deux par suite d'une rébellion qui a empêché le Président Laurent GBAGBO d'organiser des élections à l'expiration de son mandat. Chez nous, c'est l'improvisation qui nous a conduits là où nous sommes, puisque nous avons eu 5 ans pour préparer les élections, mais que nous ne l'avons pas fait. En outre, chez nous, les rébellions sont parties prenantes à l'organisation des élections.

En troisième lieu, il faut que ni le Président, ni le Bureau de la CEI ne se substituent à la CEI, qui compte 31 membres. C'est ce qui s'est passé lorsque le Président de la République a pris le décret convoquant le corps électoral sur rapport du seul Bureau de la CEI, alors par ailleurs que 5 nouveaux membres de cette Institution n'avaient pas encore prêté serment. L'union des forces vives de la Nation (UFVN) prétend même qu'il n'y a jamais eu de rapport. C'est également ce qui s'est passé pour la mise en place des comités locaux de la CEI, que le Président de la république a fort sagement dissous.

Nombre de citoyennes et de citoyens s'étaient demandé comment le Président du Directoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) avait pu soutenir la mise en place de comités locaux illégaux, alors que son Parti n'avait pas été associé à leur mise en place comme prescrit par le code électoral.

II semble que la juridiction compétente pour juger de la régularité du décret de convocation du corps électoral soit le Conseil d'Etat, et non la Cour Constitutionnelle, qui a été saisie par le MDREC de Monsieur Joseph BENDOUNGA. La saisine des juridictions pour contester les actes du Pouvoir Exécutif ne doit pas être considérée comme une tentative de déstabiliser la démocratie, bien au contraire. Cette saisine est en effet une preuve de bon fonctionnement de la démocratie ainsi qu'une preuve de ce que les citoyens n'ont pas peur.

Saisir la Justice est infiniment mieux que saisir les armes.

C'est le rôle constitutionnel des Partis Politiques ainsi que des citoyennes et citoyens de critiquer la politique du Pouvoir Exécutif et de proposer l'alternance dont le peuple est seul juge. Ces critiques peuvent aussi profiter au Pouvoir Exécutif, s'il s'en saisit et corrige les aspects négatifs de sa politique, au lieu de les rejeter en bloc. Nul n'étant infaillible, sa politique ne saurait être parfaite comme le chantent les flagorneurs ..

Si le Pouvoir Exécutif démontre au Peuple, à travers des débats démocratiques, que sa politique est la meilleure, le Peuple lui réitèrera sa confiance.

JI n'y a pas de démocratie réelle sans libertés de pensée et de critiques constructives.

Un vrai démocrate est plutôt avide de critiques objectives et allergique aux flagorneries du type de l'émission « yé so é Iingbi ti inga », dont les flagorneurs vont jusqu'à se permettre d'accuser un ancien Premier Ministre de ne pas savoir élever ses enfants, lesquels sont sans doute inconnus de ces flagorneurs.

De quoi se mêlent-ils? Sont-ils si surs d'avoir bien élevé leurs propres enfants pour se permettre de faire scandaleusement intrusion dans la vie familiale d'autrui et de donner des leçons? L'Ancien Premier Ministre a eu raison de répondre par un silence méprisant, au lieu de saisir la justice comme l'a fait l'auteur de ces lignes.

Qui va doucement va surement.

Alors, laissons le temps au temps, comme disait le président François MITTERRAND.

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Bangui, le 09 Mars 2010



NDLR : Comme nous l'avions annoncé dans une de nos précédentes parutions d'il y a quatre à cinq jours, le détachement des bérets verts de la garde présidentielle que Bozizé a dépêché on ne sait pour raison à Paoua, Bocaranga et Kaga-Bandoro, a déjà commencé à créer des problèmes à la population. C'est ainsi que ceux déployés à Paoua ont semé la panique ce mardi 9 mars en plein marché de la ville où ils ont ouvert le feu à six reprises à la kalachnikov sous de fallacieux prétextes, faisant fuir les paisibles citoyens qui faisaient présents dans le marché. Des escarmouches avec les éléments de l'APRD ces jours-ci sont inévitablement à craindre devant de telles provocations.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 04:16


bozize-stylise

 

(Cameroon-Tribune 09/03/2010)

L’opposition, les ex-rebellions et d’autres acteurs sont opposés à une présidentielle le 25 avril, jugeant cette date prématurée.

 Il y a une douzaine de jours, le président François Bozizé a signé un décret convoquant les Centrafricains aux urnes le 25 avril 2010 pour le premier tour de la présidentielle et des législatives. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour. La campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril. Cette décision est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique.

Dès le lendemain de la diffusion du décret, l'Union pour la renaissance et la démocratie (URD), qui ne se réclame ni de l'opposition, ni de la majorité et n'a pas de député à l'Assemblée, a proposé d'organiser la présidentielle en janvier 2011, arguant qu'elle avait besoin de temps et d'une "transition qui pourrait durer jusqu'à décembre". "L'organisation des élections dans le contexte actuel où toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, peut replonger le pays dans une crise sans précédent", a estimé le président de l'URD, Auguste Boukanga. D’autres acteurs politiques sont plus virulents. "Les entités de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, coalition de l'opposition), les autres partis (formations centristes) et les politico-militaires (ex-rébellions) réunies au sein du Collectif des forces du changement rejettent en bloc le contenu" du décret présidentiel, a déclaré, le 28 février, Gabriel Koyambounou, un responsable de l'UFVN. Le coordonnateur de l'UFVN, Me Henri Pouzère, a également dénoncé une procédure "viciée" ayant conduit à la signature du décret présidentiel.

 Le chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion), Jean-Jacques Demafouth, quant à lui, a simplement réclamé des élections "libres, démocratiques et transparentes", pendant que Fidèle Gouandjika, ministre et membre du parti Kwa na Kwa (KNK) du président Bozizé, déclare que la majorité présidentielle est "prête" pour l'échéance du 25 avril.

Dans ces conditions où plusieurs sons de cloche dissonants se font entendre, que va faire le chef de l’Etat centrafricain ? Va-t-il réunir tous les acteurs politiques - déjà tous d’accord au moins sur la nécessité d’aller aux élections - afin de trouver une date plus consensuelle ? Quoi qu’il en soit, la RCA, pays membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), est encore dans une situation fragile.

 Le pays tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confronté pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de route". N’a-t-il pas intérêt à organiser des élections auxquelles vont prendre part tous les acteurs politiques, afin de désamorcer la tension et créer les conditions d’une stabilité politique durable?

Rousseau-Joël FOUTE

© Copyright Cameroon-Tribune

 

NDLR : Le fond du problème est le refus de Bozizé et son complice et homme de main, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qu’il a imposé à la tête de la commission électorale, que les élections soient préparées de façon consensuelle avec l’opposition. Comment expliquer qu’ils soient en train de faire réviser tous seuls dans leur coin, les listes électorales qui n’inspirent confiance à personne. Comment comprendre que Bozizé ait déjà attribué comme bon lui semble et sans craindre de se faire accuser de vouloir chercher à bourrer les urnes, le marché de la production des cartes d’électeurs à un de ses amis, opérateur économique de la place. Autant de choses sensibles du processus électoral, qui se déroulent en dehors de la commission électorale avec la seule volonté de Bozizé et ses complices Binguimalé et le KNK Rigobert Vondo. Personne ne peut l’accepter.

A cet égard, un conseil de ministres extraordinaire a eu lieu vendredi dernier de midi à 00 heure au cours duquel quelques ministres ont pris leur courage à deux mains pour dire un certain nombre de vérités à Bozizé concernant le chaos qui règne à la commission électorale. Ces courageux ministres dont nous taisons les noms, ont même osé dire à Bozizé que ses conseillers en charge de ces questions ne lui disent pas la vérité sur le désordre qui règne à la CEI, ou plus exactement le vide sidéral qui la caractérise. Bozizé a piqué une verte colère et le conseil de ministres a fini en queue de poisson. C’est dire, combien le climat à Bangui est en ce moment délétère dans les couches supérieures de l’atmosphère…Bozizé doit s'apercevoir de plus en plus que son affaire de convoquer le corps électoral pour le 25 avril ne tiendra pas la route et cela le rend de plus en plus nerveux...

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 03:51


Antonio Guterres HCR2[1]

 

AFP  09/03/2010 | Mise à jour : 15:42


Le chef du Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a lancé un nouvel appel à la solidarité envers la Centrafrique et ses déplacés et réfugiés lors d'une visite dans ce pays, a-t-on appris aujourd'hui à Bangui de sources concordantes.

Antonio  Guterres s'est rendu sur des sites de déplacés centrafricains et réfugiés soudanais à Paoua (nord-ouest), Kabo et Kaga Bandoro (nord), et Sam Ouandja (au nord-est) lors de sa visite entamée le 5 mars, après une tournée similaire au Cameroun voisin où vivent quelque 80.000 réfugiés centrafricains, selon la représentation du HCR en Centrafrique.

Il s'agissait "d'une part de remercier les autorités et la population centrafricaines pour leur hospitalité envers les réfugiés. Pour la famille du HCR et des humanitaires, il s'agissait de se rendre compte de la situation des réfugiés pour une solution idoine", a déclaré Mme Aminata Guèye, représentante du HCR à Bangui.

Cette visite est "l'expression d'un appel à la communauté internationale. La Centrafrique n'a jamais refusé sa solidarité vis-à-vis des réfugiés de la région. Il faut que la communauté internationale ne refuse pas sa solidarité vis-à-vis du peuple centrafricain", a déclaré M. Guterres lundi soir, après un entretien avec le président centrafricain François Bozizé. Ses propos ont été diffusés mardi par la radio d'Etat.

La Centrafrique fait preuve de "générosité (...) en accueillant des centaines de milliers de réfugiés venus de la région et leur accordant toujours protection et assistance" en dépit de "ressources (...) maigres et de problèmes complexes de sécurité", a-t-il souligné. "J'espère que cette générosité peut être copiée dans beaucoup d'autres endroits", a dit Antonio Guterres.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 02:59


Bemba.jpg

 

LA HAYE (AFP) - lundi 08 mars 2010 - 21h12 - Le procès de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba, qui devait s'ouvrir le 27 avril, a été reporté au 5 juillet, a annoncé lundi la Cour pénale internationale.

Ce report a été rendu nécessaire par l’exception d’irrecevabilité soulevée par la défense de M. Bemba.

La Cour a expliqué dans un communiqué que "l’examen de la requête de la défense, ainsi que les observations des autres parties et participants, devrait être soumis à un calendrier raisonnable et réaliste et que leur examen ne pourrait être achevé avant la date initialement prévue pour l’ouverture du procès".

"Elle a également considéré qu’il est dans l’intérêt de la justice de trancher l’exception d’irrecevabilité avant le début des débats au fond, étant donné que la défense argumente que le procès ne devrait pas se tenir devant la Cour", ajoute le texte.

M. Bemba, 47 ans, doit répondre de trois chefs d'accusation : une accusation de crime de guerre et deux accusations de crimes contre l'humanité présumés commis en République Centrafricaine d'octobre 2002 à mars 2003.

Il doit être jugé pour des actes présumés de meurtre, viol et pillage commis par des membres de son Mouvement de Libération du Congo (MLC) arrivés à la rescousse du président centrafricain Ange-Felix Patasse en butte à un coup d'Etat.

Jean-Pierre Bemba a été arrêté à Bruxelles en mai 2008 en vertu d'un mandat international de la CPI et il est détenu à La Haye depuis juillet 2008.

En août dernier, la Cour a accédé à sa demande de libération conditionnelle en attendant son jugement mais cette décision a été cassée en appel en décembre, les juges estimant que son maintien en liberté présentait un risque sérieux et constituait une menace pour des témoins à son procès.

Jean-Pierre Bemba a fui la République démocratique du Congo après avoir perdu l'élection présidentielle organisée à la fin de la période de transition qui a suivi la guerre civile (1998-2003) et au cours de laquelle il était l'un des quatre vice-présidents.

Il a pris la tête de l'opposition pendant une courte période mais a dû s'exiler lorsque les forces gouvernementales ont entrepris de désarmer sa milice privée au cours d'affrontements qui ont fait 300 morts en mars 2007.



Ouverture du procès de Jean-Pierre Bemba reportée au 5 Juillet 2010

Source: Cour pénale internationale (CPI)

Date: 08 mars 2010


ICC-CPI-20100308-PR503

Situation : République centrafricaine

Affaire: Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo

Aujourd'hui, 8 Mars 2010, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale a décidé de reporter la date de début du procès dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo jusqu'au lundi 5 Juillet 2010. Le 27 avril 2010, date à laquelle le procès était initialement prévu pour commencer, la Chambre tiendra une conférence pour discuter de l'état d'irrecevabilité soulevée par la défense de M. Bemba.

La Chambre a noté que l'examen de la demande de la défense et les observations des autres parties et les participants devraient être entrepris dans un calendrier raisonnable et réalisable, et qu'il ne pouvait pas être terminé avant la date à laquelle le procès devait initialement débuter. Il a également estimé qu'il est dans l'intérêt de la justice de se prononcer sur la question de la recevabilité avant le début du procès car la défense fait valoir que le procès ne devrait pas avoir lieu avant que le tribunal de toute façon.

Le 25 Février, la Défense a présenté une contestation de la recevabilité de l'affaire pour des raisons de respect de la complémentarité entre les travaux de la Cour et des autorités de la République centrafricaine, l'absence du niveau requis de gravité, et d'un abus de procédure dans l'affaire contre M. Bemba.

Aujourd'hui, la Chambre a autorisé le Bureau du Procureur et des représentants légaux des victimes jusqu'à ce que le 29 Mars à présenter leurs observations. La Chambre a également demandé qu'un résumé de la demande de la défense sera notifiée à la République Centrafricaine et aux autorités congolaises qui devraient présenter leurs observations d'ici le 19 mai et non avril 2010. La défense aura également l'occasion de répondre à ces observations.

La Chambre fera connaître sa décision après avoir examiné les observations écrites et orales présentées à la conférence le 27 avril 2010.

Contexe

Il est allégué  que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable pour avoir agi effectivement en tant que commandant militaire au sens de l'article 28 (a) du Statut de Rome pour deux crimes contre l'humanité (assassiner et viol) et de trois crimes de guerre (assassiner, le viol et le pillage) qui auraient été commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période d'environ entre le 26 Octobre 2002 et le 15 Mars 2003.

Après son arrestation par les autorités belges en vertu d'un mandat d'arrêt délivré par la Chambre préliminaire de la CPI, il fut transféré à la Cour le 3 Juillet 2008. Il est actuellement détenu au Centre de détention de la CPI à Scheveningen, La Haye.



Pour de plus amples renseignements, s'il vous plaît contacter Mme Sonia Robla, chef de l'information publique et de la documentation au +31 (0) 70 515 8089 ou (portable) +31 (0) 6 46 44 87 26, ou au sonia.robla @ icc - cpi.int.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 02:37


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le 08-03-2010 16:00 | émis par : Première Urgence

La République Centrafricaine (RCA) est en proie depuis de nombreuses années à des conflits armés entraînant des actes de violence généralisés et une insécurité récurrente. Cette situation est à l'origine de multiples déplacements de populations aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la RCA.

C'est ainsi que depuis 2005, plus de 80.000 réfugiés centrafricains majoritairement Mbororos ont été contraints de fuir leurs villages en RCA, victimes des actes de persécutions perpétrés par des groupes rebelles et de coupeurs de route, utilisant des méthodes sordides telles que les enlèvements de femmes et d'enfants contre rançon.

Fadimatou et Hamadou ont fui le conflit centrafricain pour se réfugier le long de la frontière au Cameroun. Ils nous livrent leurs témoignages.

 Fadimatou Magadji a 24 ans, mère de 3 enfants, a fui les conflits en Centrafrique et après plusieurs semaines de marche, s'est installée avec sa famille au Cameroun. Elle vit aujourd'hui à la périphérie du village de Ndanga Gandima.

 Fadimatou : « Les premiers mois ont été très durs, nous n'avions pas de maison, pas d'eau et surtout rien à manger du fait de la perte de notre troupeau de boeufs en Centrafrique. Puis une équipe de Première Urgence est venue au village pour sélectionner des femmes qui pourraient travailler aux champs et cultiver des légumes et du manioc. En accord avec mon mari, je me suis tout de suite inscrite.

Depuis décembre 2008, je travaille tous les jours aux champs et je récolte mes légumes. Au début c'était dur, je n'avais jamais manipulé les outils et j'avais mal au dos mais maintenant j'ai l'habitude et les moniteurs de Première Urgence nous ont appris et nous motivent tout le temps pour ne pas baisser les bras. Je cultive les légumes-feuilles pour préparer le Ndolé et aussi le Foléré et les tomates.

Il y a aussi eu des distributions de poules et j'ai reçu 3 poules et un coq. J'ai construit avec mes soeurs un poulailler mais malheureusement j'ai perdu 2 poules à cause des rapaces. Mais la troisième poule a eu des oeufs que j'ai pu vendre au marché pour 100 francs chaque oeuf.

Ce projet de Première Urgence m'a beaucoup aidé à nourrir ma famille et aussi à vendre des légumes sur le marché pour pouvoir acheter de l'huile, du sel et du pétrole. J'ai même pu m'acheter un nouveau pagne ! »

Hamadou a 65 ans. Il était un grand éleveur en Centrafrique et ses 40 têtes de bétail lui permettaient d'élever ses 7 enfants sans grande difficulté.

Hamadou : « On a tué ma femme et 3 de mes enfants sous mes yeux. Pour sauver les 4 autres, j'ai du vendre tout mon troupeau. Par la suite nous avons préféré nous séparer afin d'éviter que cela ne se répète. Depuis je suis seul et je suis sans nouvelle de mes enfants... »

Hamadou est arrivé au Cameroun, dans la ville de Gbiti puis à Boubara, il y a 4 ans. Il passait ses journées sur le bord de la route à attendre que "son heure vienne".

Hamadou : « J'ai essayé le maïs, mais ça n'a pas marché, puis Première Urgence est arrivée. Avec mes légumes, j'ai maintenant de quoi manger. Avec la vente, j'ai eu plus de 50.000 francs, et j'ai pu acheter de la viande, du poisson et des habits. Aujourd'hui je n'ai plus le temps de m'ennuyer. Tous les jours je me lève et vais m'occuper de mon jardin. Je souhaite maintenant utiliser mes économies pour acheter des poules ou des chèvres. »

Hamadou est l'un des bénéficiaires les plus motivés du programme de relance agricole. Tous les jours il travaille sur ses billons qui sont les plus beaux et les plus rentables de la parcelle de Boubara. Il a retrouvé sa joie de vivre et envisage sérieusement de se remarier....

C'est grâce à un financement du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) que Première Urgence soutient les réfugiés centrafricains, en leur enseignant des techniques agricoles et en fournissant les semences et les outils qui leur permettront d'améliorer leur autonomie et de retrouver une vie normale au Cameroun.

© News Press 2010

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 02:33


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(Libre antenne 08/03/2010)

Sous d’autres cieux, le calendrier électoral très précis est fixé un an à l’avance ou au pire des cas 6 mois avant le scrutin. Toute élection confère à l’élu un Mandat limité dans le temps et dans l’espace. Bozizé élu Président de la République disposait d’un mandat de cinq (5) ans à la tête de l’Etat Centrafricain, comme le stipule la Constitution du 27 décembre 2004 dont il a été l’initiateur. Les Elections Présidentielles et Législatives qui doivent légalement se tenir au mois d’avril ont été bâclées à dessein dans leur préparation par le Président sortant BOZIZE.

Pourquoi avoir attendu le mois de mars 2010 pour publier le Décret de convocation du corps électoral à un scrutin devant se tenir le 25 avril 2010 ? De qui se moque BOZIZE ? BOZIZE veut flouer le processus électoral et passer en force comme il en a l’habitude. Il perpétue ainsi sa logique du 15 mars 2003 : le pouvoir par tous les moyens et coûte que coûte. Et comme le peuple Centrafricain par peur des armes de BOZIZE a dû avaler la pilule bien que amère en 2003 sans broncher, en 2005, une autre dose a été administrée à l’occasion des élections mal organisées et truquées. En 2010, le Général comme un mauvais Médecin s’apprête cette fois ci à réaliser une intervention chirurgicale avec visiblement le malin plaisir de laisser volontairement un bistouri dans le ventre de son patient. L’accumulation des erreurs entraîne une faute lourde et engage la responsabilité de l’auteur. Il ne faut pas oublier qu’un patient même grabataire arrive à se révolter contre le traitement de son Médecin qu’il juge inapproprié.

Le Peuple Centrafricain s’est tu en 2003 et en 2005 ; se taira t-il de nouveau en 2010 au vu de la volonté manifeste de BOZIZE de confisquer le pouvoir par tous les moyens ?

- BOZIZE méprise royalement les conclusions du Dialogue Politique Inclusif.

 - BOZIZE torpille à dessein la mise en œuvre du programme DDR censé ramener la sécurité sur le territoire notamment les zones sous contrôle rebelle et permettre ainsi à tous les candidats aux élections de pouvoir battre campagne partout dans le pays sans inquiétude d’ordre sécuritaire. Les fonds alloués à ce programme sont tombés dans un tonneau des Danaïdes.

- BOZIZE a mis sur pied une CEMI en mission commandée (l’aider à se maintenir au pouvoir par tous les moyens)

- BOZIZE dénie à des milliers de ses compatriotes le droit de vote : les centrafricains réfugiés au Tchad et au Cameroun, beaucoup de centrafricains vivant dans l’Ouham-Pendé et les zones rebelles et qui ont fui pour se réfugier en brousse n’ont aucune possibilité de s’inscrire sur les listes électorales et de voter.

- BOZIZE ne veut pas d’une liste électorale comportant effectivement les noms de tous les Centrafricains en âge de voter.

- BOZIZE convoque au scrutin un corps électoral qui n’existe pas puisqu’il n’ya pas eu de recensement de la population et d’opérations d’inscriptions sur les listes électorales.
- BOZIZE achète la conscience des membres de la CEMI en leur promettant des récompenses financières et matérielles. Les premiers représentants des Candidats qui avaient été désavoués par leurs Etats Majors ont encore été réintroduits dans la CEMI sous d’autres casquettes, avec le même objectif : faire gagner BOZIZE.

- BOZIZE terrorise ses opposants en les insultant copieusement et régulièrement sur les ondes de la Radio Centrafrique et en leur promettant, tel un boucher, de les dépecer un à un ; quelques jours après, on apprenait la disparition de l’opposant Charles MASSI dont les circonstances sont toujours non élucidées sans que la pression internationale ne soit exercée sur lui et ses proches. A qui le prochain tour ?

- BOZIZE impose la tenue des élections en avril sans que les conditions minimales soient réunies. Cette fuite en avant ne regarde que lui.

- BOZIZE sait que son bilan est nul et est conscient que le Peuple l’attend fermement aux Elections à l’issue desquelles il ne sera pas réélu si ces dernières sont un peu transparentes. Alors il fait tout pour flouer tout le monde, ses opposants et le Peuple Centrafricain et réaliser un hold-up électoral en 2010 comme en 2005.

BOZIZE et tous ceux qui le soutiennent à l’extérieur et à l’intérieur du pays dans la logique d’un éventuel hold-up électoral doivent savoir ceci :

- Un éventuel hold-up électoral en 2010 ne passera pas. Le PEUPLE CENTRAFRICAIN se lèvera et se révoltera. Mains nues contre armes, le PEUPLE CENTRAFRICAIN VAINCRA COMME EN 1979 FACE A LA TYRANNIE BOKASSA !

- Que BOZIZE n’oublie pas l’histoire. Moussa Dadis CAMARA a fini comment ?

BOKASSA a fini comment ? MOBUTU a fini comment ? KABILA a fini comment ?

MAMADOU TANDJA a fini comment ? Tous ces derniers étaient pourtant plus puissants que BOZIZE mais ils ont été neutralisés. Que BOZIZE suive l’exemple du Général KOLINGBA en 1993 au lieu de s’entêter comme Robert GUEI, Moussa Dadis CAMARA et MAMADOU TANDJA au risque de subir le même sort qu’eux.

- Les Elections Présidentielles et Législatives de 2010 en RCA doivent être transparentes, justes et équitables pour tous les candidats.

- Si BOZIZE impose un hold-up, le Peuple Centrafricain le neutralisera, le déposera le moment venu. La communauté internationale est prévenue.


GUEREKOUA JEAN-JACQUES

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 02:10


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2010-03-08 11:59 Par Christophe Champin RFI

Anniversaire des indépendances africaines/Economie

Samir Amin, 79 ans, n'a rien perdu de sa fougue militante. Tête pensante du Tiers mondisme, proche de certains des pères des indépendances, comme Modibo Keita, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages politiques et économiques, il traque le capitalisme et l'impérialisme international sous toutes leurs formes. Interrogé par Christophe Champin (RFI), il dresse le bilan de 50 ans de relations entre les États africains et le reste du monde.

  R.F.I.: Faites-vous partie de ces pessimistes qui disent que les cinq décennies de l'indépendance sont cinq décennies perdues ?

 
Samir Amin : Je ne suis pas pessimiste et je ne pense pas que ce sont cinq décennies perdues. Je reste extrêmement critique, extrêmement sévère à l’égard des États africains, des gouvernements, des classes dirigeantes, mais je suis encore plus critique à l’égard du système mondial qui est responsable, en grande partie, des échecs africains. Vous savez la colonisation que l’on vante aujourd’hui a été une catastrophe historique. Au sortir de la colonisation, au Congo belge, il y avait neuf Congolais qui avaient effectué des études supérieures. Après 30 ans du régime de Mobutu, l’un des régimes les plus ignobles qu’on ait eu dans l’histoire, ce chiffre se compte par centaines de mille. Autrement dit, le pire régime africain a fait trois mille, cinq mille fois mieux que la belle colonisation belge. Il faut rappeler ces choses.

 
R.F.I. : Quand vous pointez du doigt le système mondial qui a mené en partie le continent africain là où il est aujourd’hui... que reprochez-vous particulièrement à ce système mondial ?

 
S.A. : Au moment des indépendances africaines, l’Afrique était, et reste encore aujourd’hui, le «ventre mou», la partie la plus vulnérable du système mondial. Et une partie vulnérable du système mondial est condamnée par la logique même de ce système à être surexploitée. La surexploitation en Afrique, c’est principalement le pillage des ressources naturelles du continent. C’est-à-dire que l’Afrique est utile pour le système mondial dans la mesure où elle est une source de richesses naturelles assez fabuleuses. L’Afrique utile, c’est l’Afrique sans les Africains. Les peuples africains pour le système mondial sont de trop. Ils ne font pas partie de cette frange des travailleurs, sauf les émigrés bien entendu, que l’on surexploite. Ce qui est intéressant pour l’impérialisme, pour l’appeler par son nom contemporain, ce sont les ressources naturelles de l’Afrique. Et pourquoi l’Afrique est vulnérable ? Parce que précisément, après avoir reconquis son indépendance, les pays africains ne se sont pas engagés suffisamment, pas engagés du tout même, dans la voie d’une industrialisation accélérée. Je dis le contraire de ce que l’on dit généralement : l’industrialisation, c’est pour plus tard. L’Afrique n’est pas mûre pour l’industrialisation. On disait ça de la Chine il y a cinquante ans. On disait ça de la Corée du Sud. Ce sont précisément les pays qui se sont industrialisés, rentrés dans l’industrialisation, d’une façon décidée, qui sont aujourd’hui les pays émergents. Alors l’Afrique a pris cinquante ans de retard. Dans ces cinquante ans de retard, il y a une part importante de responsabilité des classes dirigeantes. Mais la faiblesse même de ces classes dirigeantes, le fait qu’elles aient accepté de se situer dans le statut d’État client de l’Occident ne réduit pas la responsabilité des pays occidentaux.


R.F.I. : Est-ce qu’il n’y a pas aussi le risque de placer systématiquement ces pays en position de victime. Les dirigeants aujourd’hui sont acteurs sur le continent africain.

S.A. : Bien sûr qu’ils sont acteurs ! Ce sont les alliés subalternes dans le système mondial, donc ils ont autant de responsabilité que leur patron. Mais leur patron a autant de responsabilité qu’eux. Prenons une question banale, celle de la corruption parce que tout le monde parle de la corruption et c’est vrai une bonne partie des politiciens africains sont corrompus à l’extrême. Mais ceux qui les corrompent ne sont pas moins responsables.

R.F.I. : Revenons à l'histoire.1960, année d’indépendance pour de nombreux pays africains. Certains évidemment ont acquis leur indépendance plus tôt, mais l'année 1960 est une année importante pour beaucoup de pays francophones et certains pays anglophones. Où êtes-vous précisément à cette époque-là ?

S.A. : Je suis précisément en Afrique. J’avais été en Égypte, dans mon pays, entre 1957 et 1960. En septembre 1960, je suis allé à Bamako. Je crois que c’était le jour même de la proclamation de l’indépendance du pays, ou c’était le lendemain. Donc dès le départ, j’avais fait le choix de mettre mes compétences modestes au service du développement de l’Afrique nouvelle, de l’Afrique indépendante.

R.F.I. : Comment avez-vous vécu ce jour de l’indépendance ?

S.A. : Je l’ai vécu avec beaucoup d’enthousiasme et avec beaucoup d’attente. Enfin, ces pays ayant reconquis leur indépendance allaient pouvoir s’engager dans un développement digne de ce nom, c’est-à-dire rapide, à marche forcée, mais également juste, bénéficiant à l’ensemble du peuple, aux classes populaires. J’ai choisi d’aller au Mali pas par hasard. C’est parce que le gouvernement malien, le parti qui s’appelait l’Union soudanaise à l’époque, avait fait des choix radicaux c’est-à-dire un choix d’indépendance, un choix d’indépendance pas rhétorique mais d’indépendance réelle, en se battant sur le terrain pour obtenir la marge de manœuvre la plus large possible et, l’histoire de ce parti en faisait un parti qui était très largement à l’écoute des masses populaires, notamment de la paysannerie. Beaucoup de conditions étaient réunies pour un bon départ. Et le départ n’a pas été mauvais, mais le pays restait extrêmement vulnérable non pas seulement pour des raisons géographiques : un très grand pays à l’époque très peu peuplé (il y avait 4 millions d’habitants à peine), avec des frontières énormes et incontrôlables, sans accès à la mer, donc toute sorte de raisons de vulnérabilité.

La dérive est venue rapidement. Dans cette dérive les classes dirigeantes locales ont une responsabilité particulière parce qu’elles s’étaient créé une marge de manœuvre et elles ne l’ont pas utilisée de la meilleure manière. La dérive vers le pouvoir, je ne dirais pas personnel, mais le pouvoir d’une élite et d’une minorité, y compris le pouvoir personnel a été très rapide.

R.F.I. : Il y a d’autres pays qui avaient fait un choix : la Guinée ou le Ghana prônaient une certaine indépendance économique notamment vis-à-vis des anciens colonisateurs. Est-ce qu’à l’époque, en observant ces pays, vous perceviez tous les problèmes qui allaient survenir dans les années 70-80 ?

S.A. : Oui et non. Je n’aurais pas l’outrecuidance de dire que j’avais tout prévu, mais j’ai vu assez rapidement les difficultés et les dérives possibles et qui se sont avérées de véritables dérives, celle du Mali, mais également celle du Ghana. J’ai été au Ghana et le Ghana m’a toujours fait une assez bonne impression c’est-à-dire, en dépit des dérives, une capacité de se ressaisir, ce qui a été le cas, avec des hauts et des bas, bien entendu. La Guinée qui m’a donné dès le départ une impression déplorable, c’est-à-dire l’impression d’un gouvernement et particulièrement d’un président, extrêmement autoritaire, Sékou Touré, qui était un bon politicien au sens où il savait manœuvrer, il savait parfois faire les concessions qu’il fallait ou des choses de ce genre, il savait parfois négocier au plan international, mais il n’avait aucune culture politique, aucune vision des véritables difficultés et des exigences d’un développement.

Le minimum pour un développement exige, exigeait et exige toujours, une certaine démocratie pas au sens du blueprint («modèle», en français), de la recette toute faite comme celle du multipartisme et des élections qui seront dans la plupart des cas tout à fait bidons - pas seulement dans les conditions de l’Afrique, également ailleurs, y compris en Europe, puisqu’on peut voter comme on veut en Europe et le résultat est comme si on n’avait pas voté (rires) - mais au sens de la prise en considération de la dimension sociale, c’est-à-dire d’une démocratie associée au progrès social, et non dissocié du progrès social, a fortiori associé à une régression sociale comme c’est le cas à l’heure actuelle quand il y a quelques éléments de démocratie.

R.F.I.: Concevez-vous l’échec des politiques qui ont été menées dans ces pays comme un échec des idées que vous avez défendues ou de l’application de ces idées ?

S.A. : L’argument qui consiste à dire «les idées étaient bonnes mais leur application a été mauvaise» n’est pas mon genre de raisonnement. Si l’application a été mauvaise, c’est que les idées n’étaient pas parfaites. Je ne dirais pas qu’elles étaient mauvaises. On peut penser que les grands principes choisis par un certain nombre de pays africains au lendemain des indépendances étaient des principes corrects, mais ça ne suffit pas. Il faut aller plus loin. Il faut traduire ces principes en sous-principes, je dirais en méthodes d’action et là, on a vu très rapidement les contradictions apparaître.

 

R.F.I.: L'Afrique a-t-elle une place dans la mondialisation... que vous critiquez, par ailleurs ?

S.A. : L’Afrique doit trouver sa place. Si elle le doit, elle le peut. Mais c’est un peu théorique. Dans le court terme, l’Afrique reste extrêmement vulnérable. Et comme je le disais, dans l’avenir visible, l’Afrique reste pour le monde entier, particulièrement pour les puissances développées du capitalisme, une source de matières premières : que ce soient les hydrocarbures, que ce soit l’uranium, que ce soient les minéraux rares, les métaux rares (ça c’est très important pour l’avenir), ou que ce soient les terres agricoles ouvertes maintenant à l’expansion de l’agri-business occidental, chinois, brésilien et autre, que ce soit demain le soleil et donc l’électricité lorsqu’elle pourra être transférée sur de longues distances, et que ce soit l’eau. Le capital international s'intéresse exclusivement à ces opportunités. Pour le capital international, l’Afrique, les Africains n’existent pas. Le continent africain est un continent géographique plein de ressources. Point. Et c’est contre cette idée que l’Afrique doit s’organiser pour non pas seulement refuser de se soumettre à ce pillage, mais utiliser ces ressources naturelles pour son propre développement.

R.F.I. : Après les indépendances, différents chefs d’Etat ont tenté de mettre en place des méthodes de développement dit autocentré ou plus indépendant des anciens colonisateurs : Julius Nyerere en Tanzanie, Kwame Nkrumah au Ghana… Ces modèles ne sont pas parvenus à leurs buts. Aujourd’hui, on est dans cette période du tout capitalisme mondialisé. Que faire en fait ?

S.A. : Ces moyens et ces politiques ne sont pas parvenus à leurs buts, c’est vrai, Mais les autres non plus. On a vanté beaucoup à l’époque le choix de Houphouët-Boigny et le choix de l’ouverture non régulée et incontrôlée de la Côte d’Ivoire. Et où en est la Côte d’Ivoire aujourd’hui ? Je crois que sa situation est bien pire que celle du Ghana, c’est-à-dire que malgré tout, l’héritage, la partie positive de ce que Nkrumah avait fait, c’est pour cette raison que le Ghana est dans une moins mauvaise situation aujourd’hui qu’un pays voisin et très comparable par ses richesses et par son type d’agriculture, de richesses naturelles, par sa taille, qu’est la Côte d’Ivoire.

R.F.I. : Quelle est aujourd’hui la marge de manœuvre des États africains pour trouver une voie médiane ?

S.A. : Cette marge de manœuvre est en train de renaître précisément par le succès des pays dits émergents : la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres pays moins importants comme la Corée du Sud, ou en Afrique même, l’Afrique du Sud (c’est le seul). Ces pays sont déjà en conflit avec les pays de l’Occident. On l’a vu à l’occasion de la visite d’Obama à Pékin et dans les suites de cette visite. Et ce conflit qui n'est pas seulement un conflit pour l’accès aux ressources naturelles mais aussi pour l’accès au marché, l’accès au financement, va aller en s'aggravant. Ce conflit constitue également une garantie contre la poursuite du projet de contrôle militaire de la planète par les Etats-Unis de contrôle militaire de la planète qui est bien malade maintenant, ne soit pas poursuivi. Même s’il y a beaucoup de bémols à mettre, ces pays émergents comprendront qu’ils ont intérêt à contribuer à la renaissance, à la reconstitution (il n’y a pas de reconstitution en histoire) de quelque chose comme  Bandoeng, c’est-à-dire je n’irai pas jusqu’à dire un front commun mais une alliance très large même avec les pays les plus vulnérables, avec les pays du continent africain, de façon à se renforcer collectivement et à imposer un recul des ambitions occidentales et le pillage du continent.

R.F.I. : Beaucoup de pays africains se tournent vers la Chine, vers l’Inde, parfois comme si c’était une planche de salut pour sortir de leur situation. N'est-ce pas une erreur ? La solution... ne serait-elle pas plutôt de savoir jouer avec les différents partenaires ?

S.A. : Jouer avec les partenaires est un jeu dangereux. À l’époque de Bandoeng, bien des pays y compris l’Égypte nassérienne, ont voulu jouer du conflit entre les États-Unis et l’Union soviétique : jouant la carte soviétique de temps en temps, la carte américaine à un autre moment. Ils ont perdu sur les deux tableaux. Je crois qu’aujourd'hui, un pays qui engagerait… une diplomatie disons, active, qui s’engagerait à jouer une carte chinoise un jour et une carte américaine le lendemain serait également vouée à l’échec. Je crois qu’il faut au contraire travailler à reconstituer cette ligne des 77 (les 77 sont beaucoup plus nombreux aujourd’hui et le groupe des 77 s’appelle « 77 + Chine » aux Nations unies). Les Chinois proposent à beaucoup de pays africains ce que l’Occident ne propose pas: la construction d’une gigantesque infrastructure qui est l'une des conditions d’un développement possible, d’un développement industriel, d’un développement digne de ce nom, qui ne soit pas simplement quelques produits agricoles d’exportation dans des conditions misérables, mais des infrastructures de transport, des chemins de fer, des routes, … Après tout, la seule grande construction de chemins de fer dans l’histoire moderne de l’Afrique après les indépendances a été le Tanzam qui a été fait par les Chinois. Maintenant, il n’est pas impossible hélas que dans la course aux ressources naturelles, les Chinois et les Brésiliens et les autres ne se comportent pas très différemment, d’une façon très différente des Occidentaux.

R.F.I. : L'Afrique ne risque-t-elle pas de se retrouver dans la même configuration mais avec des partenaires différents ?

S.A. : Non, je ne crois pas. Parce que les partenaires sont différents. Le partenaire chinois et le partenaire brésilien ne sont pas dans la situation des États-Unis ou de l‘Europe. D’abord, ils n’ont pas un projet de contrôle militaire de la planète comme les États-Unis. Si les États-Unis ont un projet de contrôle militaire de la planète, hélas l’Europe suit. L’Europe, c’est l’Otan et l’Otan, ce n’est rien d’autre que les alliés subalternes des États-Unis. Ni la Chine, ni l’Inde, ni le Brésil, quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir sur la nature des classes dirigeantes et la nature des choix de développement économique et social de ces pays, ne sont pas dans la même position.

R.F.I. : Beaucoup d’observateurs parlent d’une période historique qui serait dans une sorte de seconde indépendance de l'Afrique, notamment pour l’Afrique francophone. Qu’en pensez-vous ?

S.A. : Ce sont des grands mots. Nous sommes dans une deuxième vague. Elle peut être meilleure ou elle peut être pire que la première - dans l’histoire c’est toujours ouvert –. L’Afrique avait commencé pas si mal en dépit du titre du livre de René Dumont, l’Afrique noire est mal partie. Elle était mal partie sur certains points, sur certains plans, et René Dumont avait raison sur ce point, en ce qui concerne l’agriculture. Mais l’Afrique qui n’était pas tellement mal partie en 1960 s’est enlisée très rapidement et je souhaite que ce qui s’annonce soit une deuxième vague d’indépendance, si on l’appelle ainsi, du continent africain.




 
Bulletin de Chinafrique.com. Le chemin de fer Tanzanie-Zambie, un monument perpétuel

Time Magazine (6/11/1978) The Great Railway Disaster

Un voyageur (blog en anglais) The Tazara, a challenge

Tanzania Daily News annonce la recapitalisation de Tazara et une aide en équipement de la Chine (2/07/2009)

Tanzania Daily News annonce que la société Tazara est prête à transporter les supporters de football pour la Coupe du monde en Afrique du Sud (13/01/2010).
TANZAM vu par
Le nom de TANZAM désigne aujourd'hui une autoroute qui relie la Tanzanie à la Zambie.

 

 

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