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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 03:40




L’ex président Patassé serait-il désargenté à ce point ?

Bangui, 16 nov. 09 (L'Indépendant) - L’ex président Patassé aurait dépêché la semaine dernière deux émissaires de son proche entourage (un homme et une femme) auprès de l’une de ses connaissances, un commerçant musulman du quartier Km 5 à Bangui pour solliciter une aide financière afin de pouvoir arranger la voie qui permet d’accéder à sa résidence actuelle du PK 10, a-t-on appris d’une source qui a requis l’anonymat.

D’après la source, M. Patassé aurait chargé ses deux émissaires de transmettre à son mécène qu’il attend une importante rentrée imminente d’argent sans toutefois préciser la provenance afin de convaincre ce dernier à mettre la main à la poche.

 Toujours selon la source, ce commerçant musulman se serait bien gardé de donner une suite favorable à la sollicitation de l’ex-président se contentant de dire en retour à ses envoyés très spéciaux qu’il a « pris acte de la demande ».

Cette information tend à confirmer que le Barbu national qui a toujours ironisé sur le fait et conseillé à ses compatriotes de ne jamais tendre la main de mendiant, serait effectivement retourné au bercail sans grand chose en poche et qu’il est dès à présent désargenté. Dans ces conditions, on voit mal comment entend-il financer sa campagne pour les présidentielles auxquelles il a déjà déclaré urbi et orbi sa candidature.

Par ailleurs, nous apprenons que Patassé, avec l’accord dit-on de Elie Ouéfio, le ministre de l’Administration du territoire, aurait l’intention de se rendre lui-même cette semaine au local situé dans le 5ème arrondissement de Bangui qui tient lieu de siège à ses partisans rassemblés autour du douanier Sosthène Guétel, un de ses seuls bras droit actuellement.

 Comme il fallait s’y attendre, au fil du temps et pour diverses raisons, Patassé a pratiquement perdu la plupart de ses importants camarades et proches collaborateurs et se retrouve à présent sans grand monde autour de lui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 01:56






 

ROME (AFP) - dimanche 15 novembre 2009 - 9h24 - Plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement se pencheront de lundi à mercredi sur l'"immense tragédie" du milliard d'humains souffrant de la faim, lors d'un sommet organisé par la FAO à Rome, où brilleront par leur absence la quasi-totalité des dirigeants du G8.

"Le combat contre la faim peut être remporté", a assuré le directeur de la FAO (Organisation pour l'Agriculture et l'Alimentation), Jacques Diouf, en appelant la planète à accroître la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir plus de 9 milliards d'habitants d'ici 2050.

Alors que le seuil du milliard d'affamés a été franchi cette année, M. Diouf a appelé les Etats à prendre des "engagements concrets" à Rome, chiffrant à 44 milliards de dollars par an les investissements nécessaires dans l'agriculture contre 8 milliards actuellement.

Pour montrer qu'éradiquer la faim n'est pas une utopie, la FAO suggère de suivre les recettes de pays parvenus à réduire le nombre de personnes sous-alimentées depuis les années 90.

Dans un rapport intitulé "des pays qui vont à contre-courant", elle cite en particulier 16 pays dont l'Arménie, le Brésil, le Nigeria, le Vietnam, l'Algérie, le Malawi et la Turquie ayant réussi ou en bonne voie de diviser par deux la faim d'ici 2015.

A la clé de ces succès, la FAO cite un environnement favorable à la croissance, des investissements ciblés sur les populations rurales démunies et une planification à long terme.

Pour sensibiliser les opinions publiques, la FAO a lancé une pétition en ligne (www.1billionhungry.org) et appelé la planète à jeûner samedi ou dimanche en solidarité avec les affamés.

60 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus à ce Sommet sur la sécurité alimentaire. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le pape Benoît XVI ont répondu présents, tout comme le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, une délégation fournie de dirigeants sud-américains et africains, ainsi que des personnalités contestées comme le président zimbabwéen Robert Mugabe.

Mais les ONG rassemblées pour un forum de la société civile en marge du sommet se sont montrées sceptiques sur la portée de l'événement.

Médecins sans frontières a déploré l'absence des dirigeants du G8, à l'exception du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"C'est une tragédie que les chefs d'Etat (du G8) n'aient pas l'intention d'assister au Sommet", a déploré Daniel Berman de MSF, en rappelant que les huit plus grands pays industrialisés se sont engagés en juillet à consacrer 20 milliards de dollars sur trois ans à l'agriculture.

Les organisations d'aide au développement ActionAid et Oxfam ont dénoncé par avance un sommet qui "risque d'être un gaspillage de temps et d'argent".

La Déclaration qui sera signée à Rome "ne fait que ressasser de vieilles platitudes. La faim doit être divisée par deux d'ici 2015 mais le document ne prévoit aucune ressource pour y arriver. Les pauvres ne peuvent pas se nourrir de promesses", a critiqué Francisco Sarmento, de ActionAid.

Oxfam a dénoncé aussi la tendance de nombreux pays riches à "favoriser l'utilisation de fertilisants chimiques et de nouvelles technologies, notamment en Afrique", au lieu d'"encourager le développement durable et l'agro-écologie".

 

NDLR : A bien noter que ce sommet se tient au moment ou plusieurs centaines de milliers d'enfants centrafricains sont en danger de mort pour malnutrition sévère à cause de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place du président François Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 14:30




 

M'baïki, 13 nov. (Acap)- Le Président de la République François Bozizé a estimé, vendredi 13 novembre 2009 à la clôture du premier congrès de son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), qu’une déclaration de candidature à l'élection présidentielle pour l’instant était prématurée.

« Toutefois, un Congrès extraordinaire devrait bientôt être convoqué pour annoncer mon investiture pour les élections de 2010 », a annoncé le chef de l'Etat.

Ouverts vendredi en fin de matinée, les travaux du premier congrès du KNK se sont achevés en début de soirée avec la mise en place d'un bureau politique qui se compose de la manière suivante :
1er vice-président : Célestin Leroy Gaombalet
2ème vice-président Faustin Archange Touadéra
Secrétaire Général : Elie Ouéfio
Secrétaire Général Adjoint : Mme Koyt Débalet Georgette
Trésorière Générale : Mme Mouliom Rosalem
Trésorière générale : Mme Hadja Magoula Sara
Commissaire aux Comptes : Augustin Féïgouto
Président de la Jeunesse KNK : Christian Guenébem
Présidente des femmes KNK : Mme Aoudou Packo née Annette Ngaïbona
Secrétaire National à l’Information, Porte Parole : Rigobert Vondo
Secrétaire National aux relations Extérieures : Bernard Bonda
Secrétaire National aux organisations nationales : Marie Solange Pagonendji Ndakala
Secrétaire National à l'économie : Elie Doté
Secrétaire National à la Jeunesse : Jean Claude Lénga
Secrétaire National aux affaires Juridiques : Mathurin Nakoé Dimbélé,
Secrétaire Nationale à la mobilisation sociale : Bernadette Sayo
Secrétaire National à l’organisation des minorités : Emmanuel Bizot
Président du Groupe Parlementaire KNK : Kocksis Wilibona.

Tous les députés du groupe KNK font partie du bureau politique ainsi que les membres du gouvernement en exercice à condition d’avoir signé la fiche d’adhésion du parti.

Pour raison de cumul des fonctions qui n’est pas conforme à la Constitution de la République Centrafricaine, le président François Bozizé s'est abstenu de prendre le poste de président du bureau politique, s'en remettant à ses membres pour choisir un président par intérim.

 

NDLR : Qu’est ce qui peut bien expliquer ce rétropédalage de Bozizé qui avait pourtant répondu par l’affirmative sur la question de sa candidature  quelques heures plus tôt à la question de Christophe Boisbouvier de RFI dans l’interview qu’il lui accordait le même jour où se tenait le congrès de Mbaiki ? Sur la composition du politburo de ce KNK, on est quelque peu surpris par la place qu’occupe l’ancien premier ministre Elie Doté qui, bien que secrétaire national à l’économie, est relégué loin dans les profondeurs de cette liste, bien après Mme Solange Pagonendji Ndakala alias Arôme Maggi qui fut membre de son gouvernement. Pour le reste, il s’agit d’une équipe de courtisans sans envergure et de parents de Bozizé à l’exclusion d’un Sylvain Ndoutingai par exemple, sacrifié au nom de quelle raison d’Etat on ne sait trop. Tout cela n’augure rien de bon pour une bonne animation de la vie politique du pays.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 13:48




APA-Lomé 14-11-2009 (Togo) Les autorités togolais viennent de créer la « Force sécurité élection présidentielle 2010 » (FOSEP-2010) dirigée par le lieutenant-colonel Yark Damehane, commandant de la Gendarmerie nationale du Togo, a appris APA de source officielle.

Cette force, composée de 6.000 hommes (3 000 policiers et 3 000 gendarmes), est placée sous la supervision de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et sous le commandement opérationnel du ministère de la sécurité et de la protection civile.

Elle a pour mission de garantir la sécurité avant, pendant et après cette élection tout en œuvrant pour la préservation d’un climat de paix et de sérénité sur l’ensemble du territoire togolais.

Les togolais seront aux urnes le 28 février 2010 pour l’élection présidentielle. La révision des listes électorales commence le 19 novembre prochain avec 1250 kits biométriques composés d’ordinateurs portables, d’imprimante, d’une webcam.

Ce matériel vient d’être réceptionné par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

 

NDLR : Voilà une commission électorale qui prend ses responsabilités et des initiatives. Elle n’est pas dirigée par de vrais faux pasteurs et des imposteurs comme en Centrafrique. Quand on se rend compte du sérieux que mettent les commissions électorales dans d’autres pays comme en Côte-d’Ivoire et ici au Togo, pour fiabiliser les listes électorales afin que les élections puissent se dérouler avec le moins de contestation possible, on ne peut que s’étonner en la dénonçant, la conception des autorités centrafricaines telle que dernièrement exprimée par Bozizé au micro de RFI, selon laquelle en un (1) mois, on peut régler le problème du recensement des électeurs centrafricains. C’est la confirmation par Bozizé lui-même, du recensement clandestinement effectué depuis déjà des mois par les émissaires du ministre de l’Administration du territoire Elie Ouéfio dans la plus grande opacité afin de réaliser leur hold-up électoral.  

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 01:43




 

Selon des informations dignes de foi, il y a 48 heures, le ministre chargé de l’Administration du territoire Elie Ouéfio, a reçu en son cabinet des émissaires de l’ex président Patassé venus lui poser la question de savoir s’il pouvait reprendre librement des activités politiques au niveau de son parti, entendez le MLPC.  Et Elie Ouéfio de leur répondre en substance qu’on est en démocratie et que l’ex président Patassé était libre de mener des activités politiques.

Le ministre Elie Ouéfio apparaît donc clairement comme le véritable fossoyeur du MLPC, celui-là même qui est sans doute chargé par le régime de Bozizé d’œuvrer pour laminer le parti qui a investi Martin Ziguélé comme son unique candidat aux prochaines présidentielles afin d’augmenter les chances de victoire du candidat président François Bozizé aux prochaines élections présidentielles.

Est-il besoin de rappeler que, traîné en justice par Luc Apollinaire Dondon Konamabaye pour le compte de Patassé, la direction du MLPC que contrôle Martin Ziguélé a eu gain de cause d’abord en première instance puis en appel en décembre 2008. Même Bozizé a reconnu dans son interview de ce vendredi 13 novembre au micro de Radio France Internationale en déclarant que la justice avait tranché en faveur de Martin Ziguélé et qu’il avait lui-même fait cette réponse à l’ancien président Patassé qui sollicitait récemment son accord afin de reprendre les activités de « son parti » le MLPC lors de leur entretien. Et Bozizé d’ajouter qu’il fallait respecter les décisions de justice et qu’au nom du principe de la séparation des pouvoirs, il fallait laisser les magistrats faire leur travail sans ingérence de l’exécutif. Etre en démocratie ne signifie nullement fouler aux pieds les décisions de justice bien au contraire.

C’est donc avec l’accord et le scandaleux soutien du ministre de l’Administration du territoire que quelques partisans de Patassé réunis autour de Sosthène Guétel font ouvertement de l’agitation depuis l’annonce du retour au bercail plusieurs fois reporté de l’ex président, allant même jusqu’à tenir des réunions dans un local du 5ème arrondissement qui serait soi-disant le siège de leur parti, endroit pourtant bien connu des autorités. Au lieu de leur rappeler les dispositions de la loi à travers l’arrêt de la Cour d’Appel et notamment les risques d’astreinte financière auxquels s’exposaient ces affidés de Patassé, le ministre Elie Ouéfio les a plutôt encouragés à se comporter comme des hors la loi en poursuivant les violations dudit arrêt. Cela est totalement inadmissible et confine à une insupportable provocation.

Les ministre Elie Ouéfio n’en est pas à une manœuvre près. C’est lui qui est en réalité derrière l’initiative des deux députés Luc Apollinaire Dondon Konamabaye et Paul Abouka, d’introduire une proposition de loi pour que par voie parlementaire, l’Assemblée nationale puisse voter la prorogation du mandat du président Bozizé et celui des députés. Cette initiative n’est pas tombée du ciel. Elle a été élaborée à la suite d’une fréquentation assidue d’Elie Ouéfio par le député Dondon qui, d’après certains témoins qui ont constaté à plusieurs reprises que ce dernier était toujours fourré dans le bureau du ministre à des heures indues c’est à dire, lorsqu’ il n’y avait plus personne au ministère. Ceci peut donc expliquer cela. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil…

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 04:25




 

Le vendredi 13 est généralement une date qui, paraît-il, porterait malheur. Mais c’est justement le vendredi 13 novembre que Bozizé et sa clique ont choisi pour tenir à Mbaiki, le congrès fondateur de leur parti censé naître sur les cendres du KNK. Est-ce sur recommandation des oracles du christianisme céleste ? Pour une assise de lancement et de surcroît un congrès, on devrait en principe s’attendre à ce que cela se tienne sur au moins deux ou trois jours.

Or selon nos informations, les travaux de cette réunion ne se dérouleraient curieusement qu’en un seul jour. Il faut croire qu’ils n’ont sans doute pas grand chose à se dire sinon à seulement investir François Bozizé comme leur candidat pour les présidentielles de 2010. Autre curiosité, toujours selon nos informations, Bozizé a choisi de donner rendez-vous à de mystérieux hommes d’affaires le même jour où devrait se tenir le congrès de son parti. Allez-y comprendre ! Pour un regroupement d’une seule journée, les organisateurs n’ont pourtant pas lésiné sur les moyens.

C’est ainsi que plusieurs invités des structures du KNK de France, Paris, Reims, Bordeaux Lyon, Toulouse, pour ne citer que ces villes, ont littéralement pris d’assaut le vol régulier d’Afriquiyah Paris-Tripoli-Bangui du mercredi 11 novembre 2009 ainsi que des journalistes de la chaîne de télévision africaine Télé Sud, conviés in extremis, on parle d’un coup de fil passé le même jour vers 01 h du matin par le conseiller en communication de Bozizé, l’ex journaliste d’Africa n° 1 Henri Pascal Bolanga aux responsables de la chaîne pour qu’une équipe de reportage puisse embarquer obligatoirement sur le vol d’Afriquiyah. Il doit certainement en être de même pour certains pays, notamment africains, où des responsables attitrés du KNK ont dû faire à grands frais, le déplacement de Bangui afin de prendre part au congrès « historique » de Mbaiki.

Sur place à Bangui, beaucoup de Centrafricains et d’observateurs politiques ne manquent pas de s’interroger sur les conséquences de ce qui, de plus en plus, n’apparaît plus comme une vue de l’esprit ni une hypothèse d’école, sur les prochaines élections présidentielles. En effet, depuis le tonitruant retour d’exil de l’ancien président Patassé et ses fracassantes déclarations sur sa candidature à l’élection de 2010, si la CPI accède aux souhaits de la FIDH qui réclame la délivrance de mandats d’arrêt contre ceux qu’elle considère comme étant aussi d’incontournables protagonistes et responsables des crimes de guerre et crimes contre l’humanité en RCA, à savoir Ange Félix Patassé et François Bozizé, ceci dans les perspectives du procès de Jean-Pierre Bemba à compter du 27 avril 2010.

En cela, la volonté plusieurs fois réaffirmée de Patassé d’être candidat aux prochaines présidentielle, apparaît aux yeux de beaucoup d’observateurs à Bangui et même dans le monde, comme une fuite en avant quant à son inculpation - qui n’est qu’une question de temps et d’opportunité - comme commanditaire des crimes reprochés au leader des troupes du MLPC Jean-Pierre Bemba qui n’en était que l’exécutant.  

Par ailleurs, les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’entretien entre Bozizé et Patassé - dans le salon d’honneur de l’Assemblée nationale et non au Palais de la Renaissance et pas en tête à tête mais en présence du président de ladite Assemblée et de la Mme la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies - sont interprétées par beaucoup de banguissois et d’observateurs politiques comme une manière pour Bozizé de ne pas accorder à Patassé plus d’importance que ce dernier ne veuille s’en donner, tout en lui faisant comprendre que c’est lui Bozizé qui entend demeurer le maître du jeu politique.

En tout état de cause, les jours prochains ne manqueront pas d’apporter leur lot d’éléments d’appréciation susceptibles de constituer une éclaircie dans le ciel politique centrafricain très nuageux et l’atmosphère qui grouille de tant de rumeurs actuellement, juste avant les élections de 2010.  

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 01:08




APA-Addis-Abeba 12-11-2009 (Ethiopie) Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a exhorté jeudi l’Afrique à " compter sur elle-même pour faire face à ses problèmes et non sur des promesses faites et non tenues depuis de nombreuses années".

Jean Ping a lancé l’appel dans le cadre de la 4ème Conférence économique africaine (EAC) qui se tient à Addis-Abeba, en Ethiopie, en présence d’économistes et de chercheurs africains ainsi que des décideurs des diverses institutions régionales telle que la Banque africaine de développement (BAD).

M. Ping a déclaré que la crise financière actuelle a servi de leçon à l’Afrique pour qu’elle tire parti de ses ressources et capacités.

Il a indiqué que le continent doit élaborer de nouvelles stratégies et procéder à un changement de politique pour s’attaquer à la crise financière actuelle qui affecte les pays d’Afrique et du monde.

"La globalisation étant pour tous, l’Afrique doit plus que jamais diversifier son partenariat stratégique pour faire face à ses crises. C’est l’ère de la concurrence et l’Afrique n’entend plus rester à la traîne », a-t-il lancé.

Ping a identifié la création d’emplois, l’accroissement des revenus, l’amélioration et le renforcement de l’intégration continentale et la compétitivité croissante, parmi tant d’autres, comme des domaines qui doivent être bien pris en compte pour relever les défis auxquels l’Afrique est confrontée.

Abdoulie Janneh, Sous secrétaire et secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a déclaré, pour sa part, que « la crise économique et financière actuelle ne nous fournit pas une bonne occasion de réorienter la voie du développement de l’Afrique pour rendre la croissance plus stable et durable ».

"Une crise nous oblige tous à réfléchir sur les options qui étaient auparavant considérées peu pratiques, trop ambitieuses ou jugées non urgentes", a-t-il ajouté.

Nous sommes maintenant obligés de proposer des options politiques qui permettraient aux pays africains de dépasser la croissance annuelle de 6% atteinte avant la crise financière.

"Ceci nous amène à la gestion de l’indivis mondial, principalement caractérisée ces derniers jours par la question du changement climatique", a-t-il souligné.

La Conférence est organisée conjointement par la CEA avec la Banque africaine de développement (BAD).

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:01




 

Mercredi, 11 Novembre 2009 21:39 | Cam New 24


Les « révélations » sur les chefs d'Etat camerounais et congolais sèment la confusion entre les deux voisins de la CEMAC. Le président Paul Biya a reçu en audience vendredi dernier au palais de l'Unité un émissaire du son homologue Denis Sassou Nguesso. Sur les ondes de la CRTV, l'on a appris que l'hôte du chef de l'Etat était porteur d'un message du président congolais. Ce message, à en croire la radio télévision nationale camerounaise, était relatif à la « campagne de dénigrement du chef de l'Etat Paul Biya dans le magazine congolais + Le Choc + ». Enquête par Georges Alain Boyomo.

 Selon toute vraisemblance, Denis Sassou Nguesso a tenu à dégager sa responsabilité face aux« propos injurieux et diffamatoires » contenus dans l'hebdomadaire congolais et partant exprimer ses regrets à Paul Biya. Nul ne peut pour autant jurer, en l'état actuel des choses que l'incident est clos. Compte tenu de l'escalade verbale transpirant des deux publications, sources du « conflit ». En l'occurrence, les magazines « Afrique Education » du camerounais Jean Paul Tedga et « Le Choc » du congolais Dominique Asie de Marseille.

Réagissant à des informations publiées dans Afrique Education, « Le Choc », dans une édition spéciale de vingt pages dont treize consacrées au Cameroun, parue en septembre dernier, s'en prend vertement à Paul Biya. Sur la manchette du journal, l'on lit : « Paul Biya le président le plus corrompu du monde avec Paul Tedga le plus grand escroc des salons présidentiels africains ». La Une est assortie d'une photo du chef de l'Etat camerounais saluant Paul Tedga, le directeur de publication de « Afrique Education ». L'éditorial ouvrant le dossier n'est pas moins corrosif : « biographie, qui est Paul Barthélemy Biya'a bi-Mvondo, empereur du Cameroun; Paul Biya, le dictateur le plus sanguinaire à la tête du pays le plus corrompu du monde ; toute la vérité sur l'harcèlement médiatique de Paul Tedga contre le clan Sassou Nguesso ; la réélection de Denis Sassou Nguesso hante le sommeil de Paul Biya ; les frasques du couple présidentiel camerounais Paul Tedga, le plus grand malfrat de la presse métropolitaine, roi de la cochonnerie; le tandem Biya-Tedga, un vrai danger pour le Cameroun, une vraie République bananière ».

 DÉMOCRATIE PLURALISTE

En octobre 2009, Le Cameroun est de nouveau... sous Le Choc. « Troublantes révélations sur le livre de la diaspora congolaise. 975 millions Fcfa : Biya a financé la sortie du livre de la diaspora congolaise contre Sassou Nguesso », tel est le titre qui barre la Une du journal brazzavillois, qui fait allusion à un livre édité chez L'Harmattan sous le titre : « Sassou Nguesso, l'irrésistible ascension d'un pion de la Françafrique ». Le magazine « Le Choc » met surtout en évidence le rôle du président camerounais en rapport avec la publication de ce livre. Morceaux choisis : « C'est en mars 2007 qu'il [Paul Biya, Ndlr] dépêcha un de ses émissaires, agent évoluant à la présidence de la République camerounaise, rencontrer le journaliste camerounais Paul Tedga et lui présenter le projet de sortir un livre accablant sur le président Denis Sassou Nguesso », écrit, Hauloury Bengoubi, qui fait de Paul Biya le commanditaire de ce livre.

« Le marché est conclu entre Tedga et les trois Congolais. Le compte rendu est fidèlement fait au président Paul Biya qui expédie la logistique : une faramineuse somme de neuf cent soixante quinze millions Fcfa (1.500.000 euros) est alors débloquée. L'émissaire de Biya reprend l'avion pour Paris au mois de mai 2007. Il retrouve Jean-Paul Tedga et lui dépose la mallette ». Dans un droit de réponse adressé au magazine congolais le 26 octobre 2009, le directeur du Cabinet civil à la présidence de la République du Cameroun, Martin Belinga Eboutou indique que « Le Cameroun n'est pas une dictature, mais bien au contraire un Etat où prime la liberté d'expression et la démocratie pluraliste ». Belinga Eboutou revient également sur l'état des relations entre le Cameroun et ses voisins de la CEMAC et la question du leadership en Afrique centrale.

 


SASSOU NGUESSO CHERCHE L’APAISEMENT.


 

Biya a-t-il financé un livre contre Sassou Nguesso ?


(Camer.be 12/11/2009)

 Yaoundé et Brazzaville s’affrontent par médias interposés

Un journal congolais proche de Denis Sassou Nguesso accuse Paul Biya d’être à l’origine d’une campagne visant à ternir l’honneur du président congolais. Selon le même journal, le président camerounais aurait financé la parution d’un livre intitulé Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique (L’Harmattan, 2009). La présidence camerounaise a apporté un démenti. Mais une crise couve entre les deux pays.

L’affaire prend les allures d’une véritable crise diplomatique entre Yaoundé et Brazzaville. Une guéguerre à laquelle Paul Biya, le président du Cameroun, et son homologue Denis Sassou Nguesso de la République du Congo se livreraient par médias interposés. Dans ses livraisons de septembre et d’octobre, Le Choc, un mensuel brazzavillois proche de Denis Sassou Nguesso s’attaque directement à Paul Biya, qu’il accuse d’avoir orchestré une campagne médiatique contre le président congolais.

Paul Biya a ainsi droit à sept articles chapeautés d’un éditorial, dans l’édition de septembre. Des textes d’une rare violence. Où l’on voit le président camerounais associé pour la circonstance à Jean-Paul Tedga, le directeur de la publication d’Afrique Education, un mensuel paraissant à Paris, traité de « chien enragé », de « catastrophe vivante », ou encore d’ « ordure ». Un « déchaînement langagier d’une rare verdeur », souligne Joseph-Janvier Mvoto Obounou, directeur du développement des médias et de la Publicité au ministère camerounais de la Communication, qui a signé dans la presse camerounaise une tribune pour défendre Paul Biya.

Paul Biya accusé d’avoir financé un livre hostile à Sassou Nguesso

Dans son édition d’octobre, Le Choc en remet une couche : « Troublantes révélations sur le livre de la diaspora congolaise. 975 millions FCFA : Biya a financé la sortie du livre de la diaspora congolaise contre Sassou Nguesso », lit-on à la Une du magazine. Une allusion à un livre à charge contre le président congolais, Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique, publié chez L’Harmattan par la Fédération des Congolais de la diaspora.

Pour Le Choc, c’est Yaoundé qui a déclenché le conflit. « Depuis trois ans, le Cameroun tape sur mon pays par le biais du journal Afrique Education. C’est pour cela que nous avons réagi en publiant les dossiers spéciaux », explique à Afrik.com Asie Dominique de Marseille, le directeur de la publication du Choc. Ses collègues et lui soutiennent ainsi que Paul Biya n’a de cesse de commanditer des articles dans le magazine Afrique Education pour dénigrer Sassou Nguesso. « En 2009, sur 24 publications (…), il [le magazine NDLR] en a consacré 22 à insulter le chef de l’Etat congolais » écrivent-ils. Selon eux, c’est sous l’inspiration de Paul Biya que Jean Paul Tedga a pu, dans son magazine, qualifier Denis Sassou Nguesso de « tare pour la société congolaise », après avoir jugé honteuse son élection à la tête de l’Union africaine, et pointé sa responsabilité dans l’affaire des disparus Beach.

A propos du financement du livre anti-Sassou Nguesso, ils écrivent : « C’est en mars 2007 qu’il [Paul Biya, Ndlr] dépêcha un de ses émissaires, agent évoluant à la présidence de la République camerounaise, rencontrer le journaliste camerounais Paul Tedga et lui présenter le projet de sortir un livre accablant sur le président Denis Sassou Nguesso ». Une rencontre qui sera suivie d’un deuxième rendez-vous, au cours duquel l’envoyé du président camerounais aurait remis au journaliste une mallette contenant l’équivalent de 1500 000 euros pour éditer le livre.

Conflit de leadership sous-régional

Pourquoi Paul Biya dépenserait-il autant pour décrédibiliser son homologue congolais ? Parce qu’il souhaiterait prendre la place de leader de l’Afrique centrale laissée par feu Omar Bongo, estime Le Choc. Une position que lui disputerait Sassou Nguesso. « Le président Denis Sassou Nguesso est un rassembleur. Autour de lui, on retrouve facilement Idriss Deby du Tchad, François Bozizé de Centrafrique, Obiang Nguema de Guinée équatoriale. Cette entente fait manquer le sommeil à Paul Biya », selon le mensuel congolais.

Les rédacteurs du Choc rappellent ainsi que Paul Biya a été le seul à ne pas voter pour Denis Sassou Nguesso lors de son élection à la présidence de l’Union africaine. Ils ajoutent que le président camerounais a snobé son homologue congolais par deux fois. Il n’est pas venu à sa récente cérémonie d’investiture. Après avoir confirmé qu’il participerait aux festivités marquant le 49e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, il a décidé en dernière minute de se faire représenter. La campagne médiatique contre Sassou Nguesso participe, selon les journalistes congolais, de cette même logique d’adversité. Et pour ce faire, Paul Biya a trouvé en Paul Tedga la personne idéale. Celui-ci, expliquent-ils, nourrit depuis quelques années, une profonde animosité personnelle contre le pouvoir de Brazzaville. Et d’évoquer une sombre affaire de contrat de publireportage portant sur plusieurs centaines de milliers d’euros que Brazzaville aurait décidé d’annuler, après avoir honoré quelques échéances.

Idriss Deby médiateur ?

« La crise entre les deux capitales est bien réelle », indique un journaliste camerounais. Denis Sassou Nguesso se serait ainsi plaint auprès de plusieurs présidents africains. C’est même pour tenter une médiation qu’Idriss Deby, le président tchadien, se serait rendu à Yaoundé fin octobre dernier. Denis Sassou Nguesso aurait également dépêché Firmin Ayessa, son directeur de cabinet et ministre d’Etat à Yaoundé, pour remettre un pli fermé à Paul Biya.

La réaction officielle de Yaoundé a pris la forme d’un droit de réponse écrit par Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence. Dans la missive qu’il écrit le 26 octobre, celui-ci regrette les manchettes et articles « désobligeants, irrévérencieux, mensongers » à l’égard de Paul Biya. Il indique que le président n’a pas financé de livre contre Sassou Nguesso. « Il est extravagant de prétendre que le président Paul Biya l’a financé, au seul prétexte qu’un journaliste d’origine camerounaise, vivant et travaillant à Paris, en a rendu compte ».

Les auteurs du livre nient tout lien avec le président camerounais

Un avis partagé par Brice Nzamba, membre du collectif à l’origine du brûlot. « Ils n’ont pas pu écrire cela sans l’aval de Sassou Nguesso. Le Président veut peut-être décrédibiliser notre livre. Mais tous ceux qui sont au courant de la genèse de l’ouvrage savent que seule l’association française Survie nous a soutenus. Nous n’avons aucun lien avec le président camerounais », assure-t-il. De son côté, Jean Paul Tedga affirme n’avoir fait que son travail de journaliste. A l’en croire, son magazine se vend bien en République du Congo, parce qu’il ouvre ses colonnes aux opposants de Sassou Nguesso. Il n’y a donc pas eu de tentative de chantage, selon lui. « Ils [les journalistes du Choc Ndlr] parlent de contrats annulés. Qu’ils montrent donc les documents portant ma signature ! S’ils les avaient, ils n’auraient pas hésité à les publier pour appuyer leurs écrits. Je suis une victime dans cette affaire. On m’a tout simplement utilisé », estime Jean Paul Tedga.

Pourtant, Asie Dominique de Marseille, le patron du Choc, persiste et signe. « Nous avons enquêté à Yaoundé et nous avons eu la confirmation que c’est Paul Biya qui a financé le livre. Je n’ai même pas reçu son droit de réponse, alors que ses collaborateurs ont mon adresse. Après chacune de mes deux publications sur le Cameroun, j’ai envoyé quinze exemplaires du journal à la présidence de Yaoundé par DHL. Et ils ont été reçus. Le directeur du cabinet de Paul Biya a tenté de me joindre par téléphone, mais c’est ma secrétaire qui l’a reçu parce que j’étais absent ».

Martin Belinga Eboutou lui a suggéré de présenter ses excuses à Paul Biya, en lui rappelant que selon la coutume, celui-ci a qualité pour le maudire. De son côté, Jean Paul Tedga a décidé de consacrer le prochain numéro de son magazine à l’affaire. « Congo Brazaville – Cameroun, la guerre n’aura pas lieu. Telle sera ma Une, avec la photo du président Sassou Nguesso », indique-t-il. Brazzaville et Yaoundé apprécieront.


© Afrik.com : René Dassié


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RELATION CAMEROUN - CONGO :



Mardi, 10 Novembre 2009 00:00  
Par Edmond Kamguia K. La Nouvelle expression  


Paul Biya a reçu jeudi dernier un émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso  porteur d’un pli fermé dont le contenu vise à mettre fin à la tension créée par des attaques du magazine congolais « Le Choc ». 

 Compte tenu du contexte politique et diplomatique actuel et surtout de l’état des relations entre le Cameroun et le Congo, il n’était pas très compliqué de deviner l’objet du message que portait l’émissaire. C’est la réaction de la République du Congo au sujet de tout ce qui a été dit ou a été écrit ces derniers mois concernant non seulement les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso, mais aussi leurs pays respectifs.

La visite au Cameroun de Firmin Ayessa, ministre d’Etat, directeur de cabinet et émissaire du chef de l’Etat congolais, survient quelques jours après le vigoureux droit de réponse que Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence de la République, a adressé à M. Asie Dominique Marseille, directeur général du magazine « Le Choc », basé à Brazzaville. Magazine qui s’est illustré au mois de septembre dernier par un dossier spécial particulièrement injurieux à l’endroit du président Biya et du Cameroun.

Le journal congolais justifiait sa longue diatribe contre Paul Biya par le fait qu’un journaliste d’origine camerounaise vivant et travaillant à Paris, en France et directeur de publication du journal Afrique Education aurait été financé par Paul Biya pour dénigrer et salir, par de écrits  insultants et des propos grossiers, l’image de Denis Sassou Nguesso sur la scène internationale.

Dans le droit de réponse signé par le directeur du cabinet civil de la présidence de la République, on a pu noter « le démenti le plus  formel » de la Présidence de République à l’allégation du journal  « Le Choc » selon laquelle « le président Paul Biya a financé l’ouvrage d’un collectif de Congolais de la diaspora intitulé « Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique ». Mieux, Martin Belinga Eboutou a tenu à dissocier le président Paul Biya et son entourage de manoeuvres de publications du directeur- fondateur de Afrique Education. M. Belinga Eboutou a même clairement évoqué une « campagne abjecte de dénigrement, sans précédent dans les annales des relations fraternelles et amicales entre le Cameroun et le Congo (…) campagne de dénigrement, aussi gratuite, haineuse que vaine à l’endroit du peuple camerounais et de son peuple ». C’était suffisant pour que Brazzaville réagisse.

 LE BAL DES AMBITIONS

Denis Sassou  Nguesso a donc dépêché à Yaoundé un de ces principaux collaborateurs. Pour transmettre à son « frère et ami » sa pensée sur ce qui se passe, sur ce que le journal congolais « Le Choc » a écrit, son opinion par rapport à ce que les médias racontent  sur sa prétendue quête du leadership dans la sous région et dans toute l’Afrique centrale. Sans être dans le secret des dieux, il faut dire que les présidents Sassou Nguesso et Paul Biya se connaissent bien et ont entretenu jusqu’ici de très bonnes relations. Cependant, le décès du président Omar Bongo Ondimba, qui était doyen des chefs d’Etat africains, interlocuteur privilégié de la France et champion des bons offices en Afrique centrale, a laissé vacant un leadership que beaucoup d’observateurs voient  échoir naturellement au Cameroun de Paul Biya. Rien n’est pourtant moins sûr.

Il se trouve que le chef de l’Etat congolais a des ambitions africaines. L’ouvrage intitulé « Parler vrai pour l’Afrique » de Denis Sassou Nguesso est une profession de foi, un engagement à servir le Congo et le continent. Une telle ambition, qui dépasse pratiquement le cadre sous régional, l’a amené à utiliser un discours de Nelson Mandela comme préface de son « ouvrage de promotion politique ». Ce qui a soulevé un tollé général. A commencer par l’indignation de la Fondation Nelson Mandela qui a dit n’avoir jamais reçu un quelconque manuscrit, ni une demande d’autorisation à publier un texte signé de l’ancien président sud-africain.

A propos du « prétendu leadership en Afrique centrale », dont parle Martin Belinga Eboutou dans son droit de réponse, la vraie question qu’il faut se poser est celle de savoir si le Cameroun va se contenter d’être « toujours disponible et disposé à coopérer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d’Afrique centrale, sans chercher à jouer particulièrement un rôle » comme disait Paul Biya à Paris, pendant que Denis Sassou Nguesso renforce son lobbying en Afrique centrale, à l’Union africaine où il semble plus écouté que Paul Biya et à l’Elysée où trône le président Nicolas Sarkozy, « grand maître de la Françafrique » qui n’a jamais cru en la « rupture » qu’il avait annoncée ? Le Cameroun n’a-t-il donc aucune ambition sur les plans régional, africain et international ?

« HÂTEZ-VOUS DE LUI PRÉSENTER VOS EXCUSES »

Dans la conclusion du droit de réponse, Martin Belinga Eboutou avait estimé « qu’il s’agit là de fausses querelles » et affirmé que « Le choc » a fait « le mauvais choix de vouloir brouiller deux peuples frères et amis ». Ainsi que les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso : «  Des frères  et des amis unis de solidarité géographique, historique et politique ». S’appuyant sur une sagesse africaine sur laquelle le magazine congolais avait la prétention de motiver et de justifier sa « soif de vengeance », Martin Belinga Eboutou s’était efforcé de mettre les points sur les « i » en rappelant qu’en Afrique, « le frère du père (oncle) est tout simplement le père ». Comme pour dire que Paul Biya et Denis Sassou Nguesso sont comme deux frères. Insulter le frère de son père, c’est comme insulter son propre père.

D’où cette interpellation au patron du journal congolais qui a publié « des articles désobligeants, irrévérencieux » à l’endroit du président  Paul Biya : « Il a qualité pour vous maudire. Hâtez-vous de lui présenter vos excuses », a véritablement conclu le directeur du cabinet civil de la présidence de la République. En guise de conseil au directeur général du journal « Le Choc »qui s’est distingué négativement dans son « option » et sa « propension à l’insulte et l’invective, en insultant un Chef de l’Etat ». Et si l’émissaire congolais était venu remplir une double mission ? C’est-à-dire non seulement transmettre le message de Denis Sassou  Nguesso à Paul Biya, mais aussi lui présenter les excuses du journal congolais « Le Choc » ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:50





Par Mahorou KANAZOE  (Le Pays 12/11/2009)

 
A 72 ans, Ange-Félix Patassé s’estime toujours assez fort pour aller à la conquête du fauteuil présidentiel centrafricain. Il devrait toutefois retrousser les manches car la tâche sera des plus ardues. Le président François Bozizé, qui est solidement assis sur l’objet de toutes les convoitises, n’entend pour rien au monde le céder à un "jeune" comme Martin Ziguélé, encore moins à un vieux leader sur le retour.


Certes, l’annonce de la candidature de Patassé peut avoir le don de mettre du piment dans la sauce électorale centrafricaine. Elle peut débrider les passions et rehausser le niveau des enjeux. Mais est-ce vraiment raisonnable pour Patassé de revêtir sa tunique de candidat et de se jeter dans la mêlée politique de son pays ? On peut comprendre sa frustration, d’avoir été évincé par un putschiste et sa soif de revanche. Il aurait cependant été plus sage - son exil ne lui semble pas avoir porté conseil - de se tenir en dehors des joutes partisanes et des clivages politiques pour incarner la stature d’un ancien président à l’écoute de tous les Centrafricains.

Ce qui veut dire une neutralité totale vis-à-vis des chapelles politiques, une reconversion qui ferait de lui un recours moral. Mais l’envie du pouvoir est bien plus forte. Et à moins d’un bluff, Patassé est dans les starting-blocks, à ses risques et périls. Le danger de sortir de cette présidentielle avec un honneur totalement perdu, est grand pour Patassé. S’il réalise un score minable, tout en favorisant la défaite de son ancienne famille politique dont le porte-flambeau est Martin Ziguélé, il pourrait dire adieu à une retraite politique digne.


Sauf, si, comme le suspectent certains, il a contracté un accord secret avec Bozizé, pour faire perdre Ziguélé. En ce cas, un poste honorifique au sein des institutions de la République lui sera taillé sur mesure, pour le remercier de ses hauts faits d’armes. Mais un tel poste peut-il enlever de la tête des militants du Mouvement de libération du peuple centrafricain, le parti qu’il a créé, ce sentiment de trahison et de forfaiture ? Ange-Félix Patassé, quelles que soient ses intentions, met en péril la réputation qui lui reste, avec cette candidature à la présidentielle. Si ses anciens compagnons de route peuvent se poser des questions sur cette option périlleuse, il n’en est pas de même pour le président en exercice et grand favori à la prochaine présidentielle. L’intrusion de Patassé a le don de fragiliser l’opposition et donc, de lui ouvrir un boulevard encore plus large vers la réélection.


L’ex-président Patassé a raison de vouloir à nouveau faire le grand saut dans la bataille politique. La géopolitique africaine l’y encourage, puisque l’âge, sur le continent, ne semble pas être un facteur limitant pour la conquête et la gestion du pouvoir d’Etat.


"Retraite, connais pas !" Tel pourrait être le slogan des Wade, Mugabe, Ben Ali et autre Moubarak qui se prennent pour d’éternels jeunes. Pourquoi alors denier ce droit à Patassé de rêver d’entrer dans le cercle des présidents septuagénaires et octogénaires ? A 72 ans, il se croit suffisamment solide pour se jeter dans la jungle politique centrafricaine ? Mal pourrait lui en prendre.



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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:24




Communiqué de Presse N°106

 
En date de Vendredi 06 Novembre, le leader du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le Général Abdoulaye MISKINE, a reçu une information en provenance de Bangui ; par le biais de sa boîte électronique. Il s’agit d’une information concernant l’accord technique sur le désarmement

Les pourparlers ont eu lieu à la Présidence. Au terme de ces pourparlers, Abakar SABONE aurait apposé sa signature pour le compte du FDPC. Le FDPC proteste vigoureusement contre l’acte que le sieur SABONE aurait posé et tient à rappeler à toutes les opinions que le mois dernier, deux (2) communiqués ont été publiés. Ils portent mention de la caducité des deux (2) accords de paix signés à Syrte en Lybie. Ce qui suspend tout contact avec le gouvernement.
Le FDPC n’a mandaté personne et se désengage de tout individu qui de près ou de loin agit en son nom auprès du régime BOZIZE.

A ce moment précis ; tous les combattants sont sous contrôle de leur chef, le Général Abdoulaye MISKINE. Ils sont en position de faire mouvement pour lancer les premières attaques.
Le président du FDPC, le Général Abdoulaye MISKINE se dit déterminer à mettre ses menaces à exécutions.


Fait à Moyen-Sido le 12 novembre 2009


Le Porte-parole


J.B LANGATE

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