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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:36


BDEAC siège


(Congo- Site Actualités 08/02/2010)


L’assemblée générale des actionnaires de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) s'est tenue le 6 février à Brazzaville. Elle a consacré la prise de fonctions du nouveau président de la banque, le Gabonais Michael Adandé qui succède au Centrafricain Anicet Georges Dologuélé, placé à la tête de la BDEAC depuis 8 ans.

L’assemblée a entériné la nomination du nouveau président de la BDEAC, désigné par les Chefs d’Etat des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), lors du dernier sommet tenu du 16 au 17 janvier 2010 à Bangui (RCA).

Agé de 57 ans, M. Adandé a travaillé à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et au département Afrique du Fonds monétaire internationale (FMI). Il est appelé à conduire les orientations et instructions des Chefs d’Etat de la zone CEMAC.

«Je voudrais affirmer à tous que je n’épargnerai aucun effort pour justifier la confiance placée en moi. C’est l’occasion de rendre hommage mérité à mon prédécesseur, l’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé, pour les efforts déployés durant sa présidence en vue de donner à notre institution la place qui est la sienne aujourd’hui», a déclaré M. Adandé.

Le nouveau président de la BDEAC a ajouté qu’il conviendrait de s’orienter vers une voie de réformes visant à faire de cette institution bancaire un véritable outil pour l’émergence des Etats de la zone CEMAC. Il s’agira selon lui de moderniser les structures, disposer des expertises nécessaires, renforcer la gouvernance et édicter des règles ainsi que des procédures d’une grande fiabilité.

Ces mutations, estime M. Adandé, devraient contribuer à rendre cette banque plus performante et plus attractive en vue d’une notation enviable sur les marchés afin de lever les ressources indispensables à la réalisation de ses missions.

«Je voudrais partager avec vous la vision d’une institution compétitive, au service du développement de nos Etats et dont la renommée tient à la qualité des hommes qui l’animent. Comme vous, je suis un fervent défenseur du travail bien fait et de l’esprit d’équipe. C’est la condition nécessaire pour réussir l’exaltante mission qui vient de nous être confié par les plus hautes autorités de nos pays respectifs. J’invite d’ores et déjà chacun de vous à donner le meilleur de lui-même», a-t-il dit.

Le président sortant de la BDEAC a salué la confiance et la collaboration avec les actionnaires de la banque durant son mandat. Il a indiqué qu’au moment où il prenait ses fonctions, notamment le 18 septembre 2001, la mission paraissait presque impossible tant l’ampleur des dégâts était énorme.

La BDEAC a connu une longue période d'hibernation dans les années 90 avant de reprendre le financement des projets en 2003. L'année dernière, le capital social de la banque est passé de 94 milliards à 250 milliards de francs CFA soit de 2,5% d’augmentation.

 
Anicet Clotaire Ndzi

© Copyright Congo- Site Actualités

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:34


gl André Kolingba

 

APA - Bangui 08-02-2010 (Centrafrique) Le Président François Bozizé de Centrafrique a présenté lundi ses condoléances à la famille de l’ancien Président le général André Kolingba décédé dimanche à Paris des suites d’une maladie à l’âge de 73 ans.

« Mon frère d’Armes, le Général d’Armée André Kolingba, ancien Président de la République, n’est plus. La tristesse qui est celle de sa famille est également la nôtre car, la fraternité et l’unité qui étaient le sens de sa politique continuent de nous interpeller profondément pour la préservation de notre patrie », écrit le président centrafricain dans un message rendu public lundi à Bangui.

« En cette douloureuse circonstance, en votre nom à tous, je présente ma fraternelle compassion à la famille du disparu ainsi qu’à son parti, le parti le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pour cette perte incommensurable », note le communiqué

« La République en appelle à chacune et chacun de nous pour réserver, sur la terre de ses ancêtres, les adieux à la dimension de l’ancien Chef d’Etat que fut le Général d’Armée André Kolingba », ajoute le communiqué.

Arrivée au pouvoir le 1er septembre 1981, par un coup d’Etat, le Général d’Armée André Kolingba a mis en place un Comité Militaire de Redressement National (CMRN) en vue de restaurer l’autorité de l’Etat tout en s’attaquant au problème de redressement de l’économie.

 

Centrafrique: hommage de Bangui et de Patassé au défunt président Kolingba

BANGUI 8 février 2010 (AFP) — Le gouvernement centrafricain, mais aussi son ancien adversaire, l'ex-président Ange-Félix Patassé, ont rendu hommage lundi à l'ancien président André Kolingba (1981-1993), décédé dimanche à Paris à l'âge de 73 ans.

"Le gouvernement et le peuple centrafricains gardent encore en mémoire les souvenirs d'un grand homme d'Etat au sens élevé de la patrie", affirme un communiqué du gouvernement diffusé lundi.

Joint par l'AFP, Ange-Félix Patassé a affirmé avoir "pardonné tout cela" à André Kolingba en parlant de la tentative de coup d'Etat de 2001 de ce dernier contre lui, préférant évoquer la mort d'un "frère, d'un compatriote et d'un grand homme d'Etat".

"C'est lui qui a ouvert le pays au multipartisme et c'est lui qui a organisé les premières élections libres et démocratiques", a affirmé M. Patassé, arrivé au pouvoir en 1993 en battant notamment M. Kolingba lors du scrutin.

"C'est vrai qu'il avait pris les armes avec d'autres compatriotes pour me renverser, mais il a fini par se convaincre que ce n'était pas la bonne voie", a conclu M. Patassé.

De source informée à Paris, M. Kolingba souffrait depuis longtemps d'un cancer de la prostate.

Né le 12 août 1936 à Bangui, l'ancien général d'armée avait renversé par un coup d'Etat en 1981 le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa.

Fondateur du parti unique Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) en 1987, Kolingba avait été contraint sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d'autoriser le multipartisme en 1991. Il s'était maintenu au pouvoir jusqu'en 1993.

Après une tentative ratée de coup d'Etat en 2001 et un exil en Ouganda, il avait bénéficié en 2003 du renversement de Patassé par François Bozizé, actuellement au pouvoir, et d'une amnistie pour participer au "dialogue national". A nouveau candidat à la présidentielle en 2005, il avait terminé troisième du scrutin remporté par Bozizé.

Son parti était considéré comme la seconde force d'opposition du pays avec notamment six députés au Parlement, fort de 105 membres.

Copyright © 2010 AFP.

 

NDLR : Comme d’habitude en pareille circonstance, l’amnésie est la règle. Après la mort des hommes politiques centrafricains, l’opinion assiste généralement à un indécent et hypocrite concert de louanges post mortem. Ce fut le cas pour le président David Dacko et plus récemment encore du Pr Abel Goumba. Faut-il rappeler que dans son allocution de clôture du Dialogue National de 2003 auquel assistait le général André Kolingba, celui-ci se faisait traiter de « serpent venimeux » par ce même Bozizé qui ose parler aujourd’hui de « perte incommensurable » occasionnée par sa disparition. Faut-il en rire ou en pleurer ?  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 04:52


Joseph Binguimalé

 

 

Joseph Binguimalé doit partir !

 

A peine trois mois seulement à la présidence de la coordination nationale de la Commission Electorale Indépendante, le personnage du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé est déjà fortement contesté. Son impartialité est inexistante. L’indépendante de ladite commission n’existe que de nom. De fortes présomptions de mauvaise gestion pèsent en effet sur lui quant à l’utilisation des premiers décaissements d’argent mis à sa disposition pour l’accomplissement de la mission de la CEI. Certains bailleurs de fonds qui ont donné leur accord de principe pour contribuer au financement des élections à travers la CEI hésitent dorénavant à mettre la main à la poche. Motif : Binguimalé a davantage utilisé les fonds mis à sa disposition pour acquérir surtout des véhicules pour lui-même et les membres de la CEI.

 

Tant et si bien que l’opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement exige sa démission. Elle a fait publiquement le 30 janvier dernier lors de la réunion convoquée par Bozizé avec la classe politique et la société civile en présence du corps diplomatique, la démonstration de l’incompétence, de la malhonnêteté et l’inventaire des irrégularités et fautes commises par Joseph Binguimalé.

 

C’est ainsi que séance tenante, Bozizé a accédé à un certain nombre de revendications de l’opposition et même ordonné qu’il soit effectué un audit de sa gestion de ces trois mois de gestion de la CEI. Voilà que quelque temps après, sans doute sous la pression des faucons et des durs de son clan, le pouvoir semble amorcer une sorte de rétropédalage sur les points de revendication de l’opposition qui avaient rallié l’acceptation de Bozizé, notamment la dissolution des comités locaux de la CEI clandestinement et illégalement mis en place par Binguimalé.

 

Faut-il rappeler que l’audit sur la gestion du vrai faux pasteur ordonné par Bozizé est en soi un cinglant désaveu de son douteux compère. Il n’est pas normal qu’en attendant les conclusions de l’audit, ce dernier puisse continuer de poser des actes comme président de la coordination nationale de la CEI et engager toujours des dépenses. On apprend qu’il serait envoyé par Bozizé pour on ne sait pour quelle mission à Khartoum au Soudan. Visiblement, tout semble indiquer que Bozizé ne voudrait pas se défaire de lui pour des raisons bien simples à comprendre. Binguimalé est la pièce maîtresse de sa sratégie de fraude électorale. Il pourra difficielement le lâcher s'il ne trouve pas un remplaçant du même acabit.

 

Autre étrangeté qui illustre parfaitement le fait que Binguimalé est bel et bien aux ordres et que cela est totalement inadmissible, c’est l’annonce faite par lui sans rire il y a quelques jours, de ce qu’il aurait "retrouvé" comme par enchantement dans des entrepôts au quartier Combattant à Bangui, les listes électorales qui avaient servi aux dernières élections de 2005 alors que le ministre chargé de l’Administration du Territoire Elie Oueifio avait pourtant déclaré en avril 2009 devant les députés à l’Assemblée Nationale lors de l’examen de la loi portant code électoral, que ces listes avaient été détruites.

 

Il y a lieu ici de rappeler que la principale mission confiée à la Commission Electorale Indépendante est celle de procéder au recensement de la population afin de dresser des listes électorales fiables et non de réviser d’anciennes listes miraculeusement retrouvées. Sur sa lancée, Binguimalé pousse la provocation jusqu’à demander le financement de la communauté internationale pour saisir ces « listes électorales ». Il est clair que toutes ses grossières manœuvres sont cousues de fil blanc car il tente d’imposer subrepticement les listes obtenues à partir du recensement illégal et clandestin orchestré par le ministre Elie Oueifio qui avait fait remettre des cahiers d’écoliers aux chefs de village et maires, découvert par hasard au cours de sa tournée dans l’Ouham-Pendé et dénoncé en règle par Martin Ziguélé en juillet 2009. Une telle démarche est totalement malhonnête et disqualifie totalement le vrai faux pasteur pour les fonctions de président de la coordination nationale de la CEI.

 

La communauté internationale qui se déclare vouloir appuyer la République centrafricaine à réussir la tenue de ses élections, ne doit pas laisser le pouvoir de Bozizé prendre autant de liberté avec les normes et standards internationaux en matière d’organisation d’élections. Elle doit veiller à la régularité de toutes les étapes du processus et mettre la pression sur Bozizé pour l’indispensable  réalisation du DDR avant la tenue de ces élections. Car faute de cela, il est évident que la RCA ne connaîtra pas la sérénité, la sécurité et la paix, nécessaires à la réussite de ces élections dont tout le monde s’accorde à reconnaître le caractère décisif sur l’avenir à court terme du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 01:41


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BANGUI – (L’Indépendant) – 07 février 2010 – Le directeur national de la documentation, l’un des nombreux services de renseignement de François Bozizé, Aristide-Briand Reboasse, serait en détention pour malversation financière, a-t-on appris samedi d’une source proche de la présidence centrafricaine.

M. Reboasse serait arrêté sur les instructions du président centrafricain, qui reprocherait à son chef de renseignement « ses pratiques mafieuses » et sa mauvaise gestion des « fonds alloués » à son service.

À en croire une autre source proche du dossier, Aristide-Briand Reboasse se serait spécialisé depuis sa prise de fonction dans « l’extorsion de fonds » aux commerçants musulmans particulièrement libanais. « Il menaçait de les accuser d’atteinte à la sureté de l’État pour leur faire peur. Et il repassait pour exiger des espèces sonnantes et trébuchantes », indique la source.

Selon nos informations, M. Reboasse se serait également brouillé avec son mentor Firmin Feïndiro, procureur de la république de Bangui, qui l’avait pourtant présenté à François Bozizé avant sa nomination à la tête du bureau national de la documentation (BND), alors qu’il travaillait comme caissier dans une station service de Tours (France).

Difficile pour l’heure actuelle d’avoir la confirmation de l'arrestation de ce dernier auprès des autorités centrafricaines, qui ne souhaitent pas s’exprimer. Toutefois, une source gouvernementale indique il serait détenu à la SRI (section recherche et information), de triste réputation et dirigé par le fils Bozizé, Papy.

À rappeler que le bureau national de la documentation est un service de renseignement rattaché directement au cabinet du président centrafricain. Il est dirigé depuis sa création il y’a deux ans, par M. Reboasse.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 01:33


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 Je lisais une correspondance sur internet, dont l’auteur ne voyait pas la nécessité d’investiguer la mort de Charles Massi, vu qu’"un rebelle est un ennemi de l’Etat et de la nation centrafricaine". Je me suis dit que c'était une belle simplification, et un sacré culot, je dirais même plus, une tentative de falsification de l’Histoire. Une clarification du vocabulaire est vraiment nécessaire d'abord, sinon, le néophyte ne comprendrait même pas pourquoi tous ces centrafricains demandent une enquête sur la mort de Charles Massi en détention, un simple rebelle qui ne fait qu'ennuyer le pouvoir!

  Pour ce faire, il donc utile d'abord de se demander ce qu'est un rebelle centrafricain...

  Le mot "rebelle" est tout d'abord le terme utilisé pour qualifier quelqu'un qui n'est pas d'accord avec le pouvoir central, et qui se rebelle donc. Evidemment ça ne va pas arranger ce pouvoir central et sa clique, donc il va pourchasser le-dit rebelle.

  La question suivante est de savoir ce qu'on entend par "nation centrafricaine". Est-ce le-dit pouvoir central, dont le chef est arrivé au pouvoir par les armes en tant que rebelle? Donc le fait d'avoir réussi son coup d'état, il n'est plus un rebelle accessoirement. Il est maintenant devenu "président". Belle métamorphose à vrai dire. Car on l'a compris, le rebelle est en réalité un fauteur de trouble, qu'il faut éliminer à tout prix. Pourquoi? mais parce que justement, par un tour de polichinelle, il peut se retrouver président du jour au lendemain.

  La "nation centrafricaine" peut aussi vouloir dire "la société civile centrafricaine".

  Quand on a un président qui s'impose par la force, on peut bien s'imaginer que le peuple ne le suivra pas forcément. Quand il s'agit en plus d'un général qui ne connait que le langage de la violence et du pillage systématisé, on peut d'autant plus s'imaginer que la société civile ne voudra pas vraiment de lui comme chef d'état. Donc pour rester chef, il doit frauder les élections. Obligé !

  De fil en aiguille on peut donc se demander ce que signifie être ennemi de l'Etat ou ami de l'Etat.

  De toute évidence, l’état-nation du président d’aujourd’hui n'est pas l’état-nation des centrafricains. Il y a  même incompatibilité évidente. Le siège présidentiel et le butin de guerre d’un côté, et le peuple de l’autre. Comme tout président est sensé gouverner le pays pour le bien du peuple, et non pour le bien de sa poche, il devient évident que ce président - ancien rebelle n'est pas vraiment l'ami de son peuple. S'il n'est pas ami de son peuple, au vu des exactions économiques faramineuses envers le peuple centrafricain, on pourrait même oser dire qu'il est l'ennemi du peuple… Peu le disent tout fort, les autres craignent la bastonnade nationale qu’ils risquent de recevoir s’ils s’expriment… La vie est déjà un tel combat quotidien pour la société centrafricaine, alors inutile d’en rajouter ! Avec une espérance de vie à la naissance de 37 ans, on s’imagine un peu l’âpreté du combat…

  On pourrait même s’imaginer que l’ennemi du pouvoir – le rebelle - pense plus au bien-être du peuple centrafricain que le pouvoir. Le facteur « intérêt » est évidemment une possibilité non négligeable, mais on ne peut pas généraliser sans preuves.

  Et ne dit-on pas que l’ennemi de mon ennemi est mon ami ?

  Charles Massi n’est certainement pas l’ennemi du peuple juste parce que le régime le considère comme un trouble-fête. Il faudrait d’ailleurs demander au peuple ce qu’il en pense avant d’avancer des arguments simplistes. Une enquête sur sa disparition, demandée d’ailleurs globalement par la classe politique opposante au pouvoir (ennemie de l’Etat également ?), et certainement par beaucoup de centrafricains qui n’ont pas forcément le pouvoir de s’exprimer de façon à être entendu, servirait surtout à confirmer la gouvernance assassine du pouvoir. Car Massi n’était pas n’importe quel rebelle : comme par hasard, le président ne le portait pas dans son cœur, déjà avant qu’il ne devienne véritablement rebelle. En confirmant l’implication du pouvoir dans sa mort, nous aurions affaire plus précisément à un règlement de compte.

  En Afrique centrale en général, les opposants aux régimes brutaux et définitivement anti-patriotiques que nous connaissons aujourd’hui, sont souvent à 10 000 lieues d’être des ennemis du peuple. Des ennemis de la clique au pouvoir oui, mais pas de la société civile dont ils sont d’ailleurs généralement issus.

  Certes il y a les opportunistes opposants, et c’est une race qu’on commence à bien identifier. Ce ne sont pas des opposants au vrai sens du terme et leur pseudo-opposition n’est que très ponctuelle. Je les appellerais plutôt « les frustrés de la mangeoire…. ». Mais c’est un autre débat. Je parle de ceux – minoritaire à vrai dire - qui cherchent véritablement à marquer de leur empreinte le développement socio-économique et le destin de leur pays.

7 février 2010 

Source : blog de Juliette Abandokwe

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 00:46


gl André Kolingba

Né le 12 août 1936 a Bangui oü il Effectué ses études primaires et secondaires, il rejoint très tôt pour l'École Militaire Préparatoire des Enfants de Troupe de Brazzaville. Puis il est incorporé dans les forces françaises le 12 octobre 1954. Après deux ans de formation théorique et pratique, il part pour l'École d'Application des Transmissions de Montargis en France.

1965: Il est nommé Officier des Transmissions de l'Armée Française à Brazzaville. L'officier André Kolingba demandera plus tard son reversement dans les rangs des Forces armées centrafricaines dont il a  contribué à mettre en place les structures de premières.

1966: Il Prend le commandement du 1er Bataillon des Transmissions des Forces armées centrafricaines (BTFAC). Il restera 9 ans à ce poste cumulants lune formation des jeunes sous-officiers des transmissions en tant que professeur et directeur de cette institution. Il dispense alors des cours de mathématiques, électricité générale et de la technique de la radioélectricité.

1975: Au sortir d'une de ses nombreuses assignations à résidence, d'intimidations, d'arrestations arbitraires sous le règne de Jean Bedel Bokassa, Ce dernier finit par l'envoyer au Canada en qualité d'ambassadeur à Ottawa.

1979: Il est nommé  toujours comme ambassadeur à Bonn en Allemagne Fédérale.

Après la chute de Bokassa, par Encourager fortement l'ex-Premier ministre Bernard Christian Ayandho, Le Général André Kolingba regagne le pays où il est alors nommé Chef d'Etat Major  puis promu Général d'Armée le 24 juillet 1981.

1er septembre 1981: Le pays se trouve au bord de la guerre civile. Le président David Dacko ramené dans les soutes d'un Transall de l'armée française par le Pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing, est malade et incapable de faire face à ses nouvelles charges présidentielles. Le pays est en proie au désordre. Il se voit contraint de remettre le pouvoir au chef d'État-major des Faca qui n'est autre que Le Général André Kolingba. Celui-ci dissout tous les partis politiques et forme Une junte appelée Le Comité Militaire de Redressement National (CMRN) et promet de restituer le pouvoir six mois plus tard aux civils mais l'appétit venant en mangeant, il gardera jalousement ce pouvoir Douze ans pendentif .

Mars 1982: Prenant prétexte sur une radiophonique déclaration irresponsable d'un autre Général pourtant Ministre de l'information dans le CMRN, François Bozizé, le président Kolingba, croyant qu'il s'agissait d'une tentative de coup d'Etat de Patassé, fera abattre une répression aveugle et impitoyable sur les membres du MLPC et tous les citoyens assimilés à ce parti et des ressortissants des préfectures de l'Ouham et surtout de l'Ouham-Pendé.

1985: Il s'attelle à la rédaction d'une nouvelle Constitution.

Prenant Encore Prétexte sur la présence du Général Alphonse Mbaikoua et ses éléments dans la région, le président André Kolingba ordonne à nouveau une répression sanglante et politique de terre brûlée à Paoua et ses environs que le Général Lucien  Guillaume Ndjengbot est chargé d'exécuter.

 28 novembre 1986: Elle est Soumise par référendum au peuple, par référendum qui valait aussi opportunément plébiscite du président Kolingba.

6-7 février 1987: Il crée le Rassemblement démocratique centrafricain (le RDC).

31 juillet 1987: Il fait doter la RCA d'une Assemblée Législative avec des députés élus au suffrage universel direct .

10 novembre 1987: Création du Conseil Economique et Régional.

28 mai 1988: Il procède aux élections municipales.

La gouvernance du Général Kolingba est de plus en plus mauvaise et la situation générale du pays »s'en ressent». Le tribalisme est érigé en mode de gestion. L'appareil d'Etat, la grande administration, l'armée, l'appareil judiciaire, les principales sociétés d'Etat et d'économie mixte, truffes Sont des ressortissants de la même ethnie que le président Kolingba. Le Gouvernement  ccumule plusieurs mois d'arriérés de salaires des fonctionnaires. Le mécontentement de la population va grandissant. Une pétition géante est organisée qui recueille les signatures les plusieurs citoyens mais déclenche une véritable chasse aux sorcières qui déchirer Encore Le pouvoir du Général de plus en plus impopulaire.

1989: Il fait enlever dans des circonstances  rocambolesques son ancien ministre François Bozizé accusé d'avoir tenté un coup d'Etat en mars 1982 et alors exilé à Cotonou (Bénin), par un commando monté par son ministre de l'intérieur le colonel Christophe Grélombé et son conseiller béninois Octave Houdégbé avec la complicité du pouvoir de Mathieu Kérékou. Pieds et poings liés, embarqué à bord de la Caravelle du Gouvernement centrafricain avec quelques uns de ses proches, Bozizé est incarcéré, torturé, puis jugé avant d'être acquitté au bout de deux années de cauchemar.

1991: La chute du mur de Berlin, la vague des conférences nationales souveraines dites et le vent de la démocratie qui a soufflé après la conférence France Afrique de La Baule avec le discours historique de François Mitterrand  affirmant désormais que la France n'aiderait plus que les pays africains qui feraient de réels efforts de démocratisation et de bonne gouvernance, contraindront Kolingba, également sous la pression de la rue et après des grèves sans précédent dans le pays, d'autoriser le Multipartisme.

Après l'expiration de son mandat, André Kolingba dut accepter une brève transition dirigée par un Conseil Politique Provisoire de la Nation composée de lui-même, de l'ancien président David Dacko et des principaux candidats à l'élection présidentielle comme le Pr. Abel Goumba, Ange Félix Patassé, Entre autres, avant d'organisateur en 1992 des élections générales pluralistes dont les résultats du premier tour du scrutin annulés seront. Un deuxième scrutin aura lieu de nouveau en 1993 où il arrive en quatrième position, André Kolingba aura encore la tentation d'en annuler les résultats mais connaitra la ferme opposition de la France. C'est le candidat Ange Félix Patassé qui remportera à la régulière ces élections à l'émission d'un affrontement au deuxième tournée avec le pr. Abel Goumba. André Kolingba quittera non sans amertume le devant de la scène politique et laissera durablement dans l'opinion, l'image d'un président sortant aura qui organisateur des présidentielles les élections pour les perdre.

1996: A tort ou à raison, les trois mutineries  d'une partie de l'armée centrafricaine Bangui qui éclatent lui sont attribuées par le régime du président Patassé.

1999: André Kolingba de nouveau candidat à l'élection présidentielle mais arrivent loin derrière.

28 mai 2001: Il revendique sur RFI la tentative de coup d'Etat contre le président Patassé qui fera plusieurs victimes civiles et militaires et fuit à Kampala en Ouganda ou l'asile politique lui est accordé. Le Président Patassé une rencontre sa tête à prix pour la somme de 25 millions de francs CFA. Son épouse et certains de ses proches ainsi que quelques anciens dignitaires de régime fils se réfugient à la résidence de l'Ambassadeur de France à Bangui.

26 août 2002: Le Général André Kolingba, Et une vingtaine de militaires centrafricains sont condamnés à mort par contumace à Bangui dans le cadre du procès des auteurs Présumés du coup d'Etat du 28 mai 2001. Ii a été reconnu "coupable du crime d '« «atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat», Selon le verdict lu par le président de la Cour criminelle de la République centrafricaine. Il ne remettra pied au pays  qu'à la faveur du coup d'Etat du 15 mars 2003 de François Bozizé qui décide de l'amnistier pour qu'il puisse assister à la clôture des travaux du prétendu dialogue national de la fin de l'année 2003.

2005: Il est de nouveau candidat à la mascarade électorale des présidentielles remportées par François Bozizé. Entre les deux tours du scrutin, André Kolingba incité dit-on par son épouse, exige dans un mémorandum la somme de cinq milliards de F CFA avant d'appeler  les électeurs à voter pour Bozizé. L'histoire ne dit pas cette s'il avait obtenu cette somme d'argent.

7 février 2010: Décès à Paris du général André Kolingba

 

 

NDLR: Récemment encore, on prêtait au général André Kolingba l'intention de s'aligner aux prochaines présidentielles dont on ne connaît pas encore la date, mais la mort en aura décidé autrement. Ces derniers temps, très peu de monde avait pu rencontrer le vieux général. Même certains anciens dignitaires de son parti, parfois venus exprès de Bangui à Paris pour le voir,  ainsi que certains de ses proches, n'étaient plus parvenus à le rencontrer. Il vivait quasiment reclus ceci d'autant plus que son état de santé le nécessitait et son épouse Mireille Kolingba, avait aussi érigé une infranchissable  barrière autour de lui.

Les dernières décisions maladroites concernant la direction de son parti RDC qui étaient attribuées au général Kolingba, semblent n'avoir été que des montages savamment élaborées par elle même et un groupuscule constitué d'un illustre inconnu, Gabriel Goloumo (qui vient d'ailleurs de semer le désordre dans la Commission électorale à Bangui) et un certain Simon Alalengbi, qu'elle manipulait à sa guise dans l'ombre.

Par ailleurs on prête à Mireille Kolingba l'intention de faire don de sa personne à la RCA aux prochaines élections présidentielles. Elle aurait aussi décidé d'aligner  sa fille Cécile Kolingba, épouse d'un citoyen gabonais, aux législatives à Gambo dans la préfecture de la Basse-Kotto, contre un autre candidat déjà proposé par le RDC. L'objectif recherché par Mireille Kolingba, toujours selon nos informations, serait à terme, de faire en sorte que l'une de ses filles devienne aussi ministre comme un des fils de son mari, Désiré Kolingba qui est actuellement membre du Gouvernement Bozizé .

Après Barthélemy Boganda, Jean Bedel Bokassa, David Dacko et Abel Goumba, la disparition du général André Kolingba laisse un vide supplémentaire dans le cercle restreint des dinosaures de la politique dont les antagonismes et les ambitions personnelles empoisonnent depuis des lustres, le paysage politique du pays et pèseront quelques années encore sur la vie de la République centrafricaine. Elle clarifiera aussi, à n'en pas douter, beaucoup de choses sur ce très complexe échiquier politique centrafricain qui se prépare justement à se rendre aux urnes, encore sait-on quand ?

 

  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 19:11


Andr--Kolingba.jpg

L’ancien président centrafricain, le général d’armée André Kolingba est mort ce jour 7 février 2010 à 13 heures à Paris, apprend-t- on de sources proches de sa famille. L’état de santé du vieux général qui s’était brusquement détérioré ses derniers temps était devenu une grande source de préoccupation pour sa famille et les dirigeants du parti, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) dont il fut le président fondateur. Sa disparition à l’âge de 74 ans aura inévitablement une certaine influence sur la donne politique en République centrafricaine.

La rédaction reviendra ultérieurement sur cet acteur majeur de la politique centrafricaine qui vient de s’éteindre.


Centrafrique décès en France de l'ancien président André Kolingba



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BANGUI (AFP) - 07.02.2010 19:59

L'ancien président centrafricain André Kolingba (1981-1993) est décédé dimanche à Paris à l'âge de 73 ans, a appris l'AFP à Bangui auprès du président du directoire de son parti, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) Gabriel Goloumo.

"Nous avons la confirmation de la mort du président-fondateur de notre mouvement en fin d'après-midi à Paris", a déclaré M. Goloumo qui n'a pas précisé les raisons de ce décès.

Né le 12 août 1936 à Bangui Kolingba, ancien général d'armée, avait renversé par un coup d'Etat en 1981 le président David Dacko (1979-1981) successeur de Jean-Bédel Bokassa.

© 2010 AFP

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:38


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François Bozizé continue de nier que l'opposant Charles Massi ait été tué par son armée.


Enquête exclusive.

Investi l'année dernière à la tête du mouvement rebelle - la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), à dominante ethnique runga, le colonel Charles Massi, ancien ministre d'Etat qui a la double nationalité centrafricaine et française, serait décédé le 30 décembre à la prison de Bossembélé à la suite de tortures.

Ce décès a été confirmé à des membres de sa famille installés à Bouar par deux officiers enquêteurs de la gendarmerie, proches du ministre centrafricain de la justice, Laurent N'Gon Baba. Selon nos sources, Charles Massi s'était installé au mois d'octobre 2009 dans la région de Baminguin-Bangoran pour réanimer une poche de résistance. Au mois de décembre, ses hommes ont tenté de couper la route stratégique qui relie Sido à Bangui. Au Tchad, le CPJP bénéficie du soutien des tribus sara-kaba, aux alentours de la ville de Kyabe (Moyen-Chari).

A la fin de l'année dernière, au lendemain de la visite à Moundou (sud du Tchad) du président Idriss Déby, une patrouille militaire tchadienne a pénétré en Centrafrique et s'est emparé de Charles Massi, près de Sido. Massi a été trahi par un membre de son état-major. L'opposant a ensuite été remis par le président tchadien à son homologue François Bozizé. Ce dernier aurait alors garanti à Idriss Déby qu'il n'arriverait rien de fâcheux à Massi, membre de la loge "Amour et solidarité" dont le président est le vénérable grand maître...

Le capitaine Vianney Semdiro, commandant de la compagnie "Eclair", ainsi que l'attaché militaire du Tchad en Centrafrique auraient d'abord conduit Massi à Bongossi, village natal du Chef de l'Etat, puis à la prison de Bossembélé sous la surveillance du capitaine Eugène Ngaïkouessé et du lieutenant Alaroum. Son épouse, Denise Massi, demande la création d'une commission d'enquête indépendante. Les anciens collègues de Massi à l'Ecole navale de Bordeaux se sont aussi mobilisés pour connaitre la vérité sur sa disparition.


Source : La Lettre du Continent n° 581, du 4 février 2010.

 


Affaire Charles Massi  un témoignage exclusif RFI


Par
  RFI 5 février 2010

  Nouveau témoignage dans le dossier Charles Massi, cet ancien ministre du président Bozizé devenu chef rebelle et dont sa famille n’a plus de nouvelles depuis plus d’un mois et demi. Il s'agit de celui du commandant Ali Souleymane qui se trouvait avec lui le jour de son enlèvement le 18 décembre.

Selon son épouse, Denise Massi, interrogée sur RFI le 27 janvier 2010, Charles Massi serait mort des suites des tortures qu’il aurait subies dans une prison en Centrafrique. Le gouvernement centrafricain dément.

Nous vous proposons un nouveau témoignage : celui d’un des hommes qui se trouvait avec Charles Massi le 18 décembre 2009, date de sa disparition. Cet homme s’appelle commandant Ali Souleymane. Il affirme que Charles Massi a été arrêté au Tchad, tout près de la frontière centrafricaine, par l’armée tchadienne. Ali Souleymane a, avec lui, le téléphone satellitaire de Charles Massi.

 Le commandant Ali Souleymane raconte...

Charles Massi et lui sont arrivés à la frontière, côté tchadien, avec une quinzaine d'hommes le 18 décembre 2009. Ils étaient venus récupérer du «matériel de guerre» avant de rentrer en RCA, lorsqu'ils ont été attaqués par l'armée tchadienne. Il dit avoir réussi à s'enfuir, mais pas Charles Massi qui a été emmené, derrière une moto

« Nous sommes arrivés à la frontière, c’était le 18 décembre… Charles et moi… quinze personnes… Ils ont capturé le président Charles Massi… je suis un chanceux, je me suis échappé... »

Le clan BOZIZE cache la vérité.

 

Selon les informations recueillies à Bangui, les «démentis», de Jean Francis BOZIZE – Ministre délégué à la Présidence de la République, Chargé de la Défense Nationale – et de François BOZIZE – Président de la République Centrafricaine, Chef de l’Etat, Ministre de la Défense Nationale, concernant l’enlèvement, la torture et l’assassinat de Charles MASSI par les autorités centrafricaines, visent à « cacher la vérité ».

Le fait,  pour « Jean Francis BOZIZE » et « François BOZIZE », de déporter « manu militari » Mme Denise MASSI vers la France le jeudi 14 janvier 2010, alors que celle-ci, « Franco-Centrafricaine »,  était arrivée la veille pour connaître la vérité sur le sort qu’ils ont réservé à son époux, est un aveu supplémentaire de leur culpabilité.

Invoquer, lors de cette opération commandée par ces « hautes instances », la «  sécurité d’Etat »pour s’en prendre à une femme seule et dans la détresse, est un acte d’une lâcheté telle qu’elle prouve, à elle seule, que les autorités centrafricaines connaissent et cachent la vérité concernant l’enlèvement, la torture et l’assassinat de notre Président-Fondateur, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI. D’ailleurs, à qui d’autre pourrait bien profiter la disparition de Charles MASSI ?

Le FODEM rappelle que Charles MASSI n’a été à l’origine de la création d’aucune des rébellions qui ont fait appel à lui pour ouvrir une Médiation pour la Paix.  Charles MASSI a conditionné son engagement à l’arrêt immédiat des exactions sur la population et à la recherche d’une solution de paix pour tous.  François BOZIZE a refusé la médiation de Paix proposée via le Président Idriss DEBY ITNO au mois de juillet 2009.

Au lieu d’orchestrer, à la Radio Nationale, une campagne de désinformation visant à « diaboliser » le « rebelle » Charles MASSI et à préparer l’opinion publique nationale et internationale à l’annonce de son décès du fait de mercenaires ou de coupeurs de routes dans la zone des trois frontières (Tchad, Cameroun, Centrafrique) ; les autorités centrafricaines feraient mieux d’apporter leur concours à la manifestation de la vérité et de la justice, dont François BOZIZE est le garant. Dans un Etat dit de « droit », c’est au Ministre de la Sécurité Nationale et de l’Ordre Public : Général Jules Bernard OUANDE (étrangement silencieux) qu’il revient d’assurer la protection de tous les citoyens et au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : M. Laurent NGON BABA (étrangement silencieux) d’ordonner une enquête.

Charles MASSI a toujours demandé et proposé des solutions pacifiques de sortie de crise, afin de permettre aux dizaines de milliers de réfugiés centrafricains de rentrer chez eux et à la nation de retrouver la quiétude, nécessaire et indispensable au développement et à l’épanouissement de notre pays.

Charles MASSI a été désigné le 10 avril 2009 Président du Conseil Politique de la CPJP par le Conseil Suprême de la CPJPafin de permettre l’instauration de la Paix pour Tous.

Malgré les nombreuses démarches engagées, le Président François BOZIZE persiste dans sa stratégie de « réduire au silence » tous ceux qui disent non au retour de l’empire et croient en la dignité du peuple centrafricain.

Le FODEM lance un ultime appel à la compassion du Président François BOZIZE et du Ministre Faustin Archange TOUADERA afin qu’ils permettent à une ONG ou une personnalité indépendante de rencontrer Charles MASSI et d’apporter des nouvelles rassurantes à sa famille, ses parents et ses amis.

Nous demandons aux députés de l’Assemblée Nationale d’ouvrir une « commission d’enquête »afin de préciser les raisons pour lesquelles le Gouvernement n’a pas présenté Charles MASSI aux Institutions Judiciaires de la République.

Le FODEM lance un appel à toutes les Forces Vives de la Nation, aux Présidents des Pays de la CEMAC et aux représentations des pays partenaires de la République Centrafricaine afin qu’ils se mobilisent et nous assistent pour obtenir la vérité concernant la situation de notre Président Fondateur, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI.

Fait à Paris, le 4 février 2010.

Pour le Bureau Politique du FODEM
Le Président du FODEM France

Saturnin NDOMBY

www.fodem.org – contact@fodem.org
Tél : 06 09 12 95 50 – 
satndomby@hotmail.com

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:34


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BANGUI 5 février 2010 (AFP)  — Mgr Paulin Pomodimo, médiateur de la République centrafricaine, négocie avec des représentants du pouvoir et de l'opposition pour tenter de sauver le processus électoral, après le retrait de l'opposition de la Commission électorale indépendante (CEI), a appris l'AFP vendredi.

L'ancien archevêque de Bangui a rencontré la semaine dernière les dirigeants de l'opposition et de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, un des principaux mouvements rebelles) ayant constitué le "Collectif des forces du changement" pour s'enquérir de leurs exigences.

Mgr Pomodimo a ensuite eu des entretiens avec des membres de la CEI et poursuit cette semaine ses rencontres avec des représentants de la majorité présidentielle, des pouvoirs publics, des rebelles et des membres de la société civile, a-t-on appris auprès de son entourage.

Le médiateur de la République n'a pas souhaité faire de déclaration avant l'issue des rencontres.

Le 13 janvier, les partis d'opposition membres de la coalition dénommée l'Union des forces vives de la nation (UFVN), ceux des partis modérés réunis au sein de l'entité appelée les "Autres Partis", et l'ex-rébellion de l'APRD, ont suspendu leur participation exigeant la démission du président de la CEI, le Pasteur Joseph Binguimalé qu'ils jugent "impartial".

Ils ont également exigé la dissolution des comités locaux de la CEI mis en place, selon eux, sans tenir compte des quotas de représentativité.

Créée fin août, la CEI a été installée en octobre. Elle doit normalement organiser les élections présidentielles et législatives prévues cette année en Centrafrique à une date encore non fixée officiellement.

Ces scrutins doivent normalement se tenir avant fin avril 2010 selon les délais constitutionnels.

Les dernières élections générales ont été organisées en mai 2005. François Bozizé, qui avait renversé deux ans plus tôt le président Ange-Félix Patassé, a remporté la présidentielle, et sa coalition une majorité relative aux législatives.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 03:18


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BANGUI (AFP) - 05.02.2010 18:28 - La campagne de sensibilisation sur les opérations du désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le cadre du processus de pacification du pays a débuté vendredi dans trois de six préfectures centrafricaines, a-t-on appris de source officielle.

La campagne de sensibilisation sur les opérations du désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le cadre du processus de pacification du pays a débuté vendredi dans trois de six préfectures centrafricaines, a-t-on appris de source officielle.

La campagne de sensibilisation sur les opérations du désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le cadre du processus de pacification du pays a débuté vendredi dans trois de six préfectures centrafricaines, a-t-on appris de source officielle.

"La campagne de sensibilisation sur le DDR commence dans les préfectures de la Nana Gribizi, de l'Ouham et de l'Ouham Pendé (au nord et au nord-ouest)", a indiqué dans un message radiodiffusé le ministère en charge du Dialogue politique inclusif (DPI), le forum rassemblant tous les acteurs (pouvoir, opposition, groupes rebelles et société civile).

"L'objectif de cette campagne de sensibilisation est d'expliquer aux ex-combattants les critères d'éligibilité pour bénéficier des avantages du DDR (...) de sensibiliser les groupes politico-militaires sur le processus et informer les responsables administratifs et locaux, ainsi que les communautés locales sur leur rôle dans le soutien à la réintégration des démobilisés", selon le communiqué.

Trente observateurs militaires venus de six pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) participeront aux opérations. Ils doivent notamment "vérifier les listes des combattants soumises par les groupes politico-militaires; vérifier le statut du combattant et des membres des groupes politico-militaires et enfin, soutenir la campagne de sensibilisation, d'information et de communication et la liaison permanente avec les responsables locaux des groupes politico-militaires".

Lancé officiellement mi-août 2009, le DDR, doit permettre la démobilisation d'environ 6.000 ex-combattants.

Le DDR fait partie des résolutions adoptées lors d'un forum sur la paix qui a réuni gouvernement, opposition, société civile et rébellions centrafricains en décembre 2008 pour tenter de sortir le pays de plusieurs années de guerre civile.

© 2010 AFP


NDLR : Une première campagne de sensibilisation avait déjà été effectuée tambour battant il y a quelques mois qui s'était achevée par une grande et coûteuse ripaille organisée dans un restaurant de la capitale sous le patronnage du ministre d'Etat Cyriaque Gonda. Les rebelles attendaient après impatiemment que leur soit versées des primes d'alimentation ainsi que leur cantonnement. Ayant malheureusement attendu vainement, ils ont tranquillement remis les barrières pour rançonner à nouveau la population dans les zones sous leur contrôle. Ce n'est pas encore d'une énième campagne de sensibilisation que le pays a besoin main d'un véritable désarmement des rebelles afin que la sérénité puisse revenir dans l'arrière pays. En continuant de thésauriser les huit milliards de F CFA destinés au financement du DDR, Bozizé compromet la réalisation effective de ce programme préalable et si capital à un bon déroulement des élections. Telle est la vraie question qui se pose aujourd'hui.

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