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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 18:45

 

 

 

 

 

 

annadif-mahamat-salleh.jpg

 

N'DJAMENA AFP / 17 avril 2012 19h32- Le secrétaire général de la présidence du Tchad, Mahamat Saleh Annadif, a été arrêté mardi pour complicité de détournement de fonds publics, a confié à l'AFP une source du ministère de la Justice sous couvert de l'anonymat.

Le secrétaire général de la présidence de la République a été inculpé mardi et placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour complicité de détournement de fonds publics appartenant à la Direction Générale des Grands Travaux Présidentiels, selon cette source.

+C'est une cabale qui continue contre moi+, a affirmé le secrétaire général, selon un de ses proches, sous couvert de l'anonymat, qui a pu lui parler au téléphone avant qu'il ne soit écroué. Selon cette source, M. Annadif a assuré être innocent et a précisé avoir déjà été entendu il y a deux semaines avant de poursuivre des soins médicaux en France et de revenir au Tchad.

Deux autres personnalités du monde économique ont également été inculpées mais pas écrouées, selon la source au ministère de la Justice: le directeur général adjoint de la banque Société Générale Tchad (SGT), Moussa Dana Atim, et le directeur général adjoint de la Banque Commerciale du Chari (BCC), Abakar Moussa Haroun Tirgo.

Début février, le directeur général des Grands Travaux Présidentiels, Mahamat Zene Bada, avait pour sa part été accusé d'avoir détourné plus d'un milliard de francs CFA (1,5 million d'euros), et avait été écroué.

Maire de N'Djamena de 2007 à 2010, M. Zene Bada avait été écroué en janvier 2010 pour des détournements de fonds dans le cadre de sa gestion de la capitale tchadienne. Il avait ensuite bénéficié d'un régime de semi-liberté avant d'être nommé directeur général des Grands Travaux Présidentiels en septembre 2011.

Des affaires de corruption concernant des personnalités du régime éclatent régulièrement dans ce pays classé 168e sur 182 pays dans l'indice 2011 de perception de la corruption de Transparency International.

En Afrique, seuls la Somalie (182e), le Soudan (177e) et la Guinée équatoriale (172e) sont plus mal classés.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:51

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Avril 2012 13:30

Les cours sont perturbés ce 17 avril 2012, dans les lycées de Bangui, par une grève d’avertissement de 3 jours des enseignants contractuels. Ils réclament le versement des reliquats des frais de vacation de l’année académique 2009-2010. Le montant s’élève à 101.088.000 francs CFA.

Cette décision d’entrer en grève a été prise le samedi dernier par ces professeurs vacataires. Toutefois, les mécontents n’ont pas mis des piquets de grève dans les établissements scolaires.

« Nous sommes déterminés à obtenir l’entière satisfaction de la part du gouvernement. Seulement, nous restons ouverts pour un éventuel dialogue », déclare sur les ondes de Radio Ndeke Luka, Stapin Bengué président du collectif de ces enseignants vacataires.

Même son de cloche à Bozoum (nord-ouest) où les enseignants contractuels des écoles primaires refusent de reprendre le chemin des classes ce mardi. Ils entament une grève illimitée à compter de ce mardi. Des élèves en classe d’examen s’inquiètent face à cette situation.

Interrogé par le correspondant de Radio Ndeke Luka, un des mécontents affirment que « le coût de la vie est très élevé à Bozoum. Avec leur famille, ces enseignants ne savent plus à quel sain se vouer. Nous exigeons le payement intégral de nos frais de vacation ».

A Nola (ouest) par contre, le lycée fait face à une carence de professeurs titulaires. Du coup les élèves en classe d’examen sont en perte de vitesse. Les responsables de cet établissement scolaire lancent un cri de détresse à l’endroit des autorités concernée pour une réponse d’urgence.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:47

 

 

 

 

 

produits-de-premiere-necessite.jpg

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Avril 2012 13:29

S’assurer plus de 3 repas par jour ou s’acheter au quotidien les produits de premières nécessités devient un parcours du combattant pour la population de Bangui. La montée vertigineuse du prix de ces produits en est la principale cause. Consommateurs et commerçants s’en plaignent.

Il suffit de faire le tour des marchés, des ménages et certains cafés de Bangui pour se rendre compte de la cherté de la vie. Les familles mangent à peine à leur faim et ne peuvent parfois pas s’offrir les produits de premières nécessités.

« Nous ne mangeons qu’une seule fois par jour. C’est la souffrance totale. Les salaires n’ont jamais été augmentés depuis des décennies, mais les prix grimpent toujours. Chaque commerçant fait à sa tête, même le savon de 125 francs CFA et passé à 200 francs. Pour les légumes n’en parlant pas. Nous ne pouvons plus manger la viande de bœuf. C’est la faute du gouvernement qui ne contrôle rien sur les marchés », ont affirmé certains consommateurs interrogés dans l’émission « A vous la Parole » de Radio Ndeke Luka.

De leur côté, les commerçants ont indiqué que « nous-mêmes sommes victimes de cette montée des prix auprès des grossistes. Pour nous en sortir, sommes obligés de faire de la spéculation ».

Pour les grossistes, ce sont « les tracasseries routières  qui sont en partie, la cause de cette hausse des prix. Car, les marchandises achetés leurs reviennent chers. La RCA est un pays enclavé où tous ses produits sont importés ».

Interrogée sur cette montée anarchique des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité, la ministre du commerce Marlyn Mouliom Roosalem a déclaré que « son département surveille de près cette situation. Le pays s’est inscrit dans une dynamique mondiale où les prix sont désormais libéralisés. A cet effet, le gouvernement ne fait que la surveillance des prix et non son contrôle. Le département est encore en phase de sensibilisation avant celle dite de répression ».

Le ministère du commerce a pris le 11 avril 2012, un arrêté sur le blocage des prix des produits sur les marchés du pays. Mais, l’application n’est pas encore effective ; même si la Police et la Gendarmerie sont chargées du suivi.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:36
 
 
 
Banque-mondiale.JPG
 
Communiqué de presse Banque Mondiale

2012/011/AFR

La République centrafricaine perd 13,2 milliards Fcfa chaque année à cause d’un mauvais assainissement

BANGUI, 17 avril 2012 - Un rapport publié par le Programme eau et assainissement (PEA) de la Banque mondiale annonce que l'économie de la République centrafricaine affiche une perte de 13,2 milliards de francs CFA chaque année (USD 26 millions, soit 1,2 % du PIB) en raison des mauvaises conditions de l'assainissement.
L'étude sur documents Economic Impacts of Poor Sanitation in Africa - Central African Republic (Impacts économiques d’un mauvais assainissement en Afrique - La République centrafricaine) a constaté que la majorité (80,8 %) de ces coûts provient de la mort prématurée de 3 400 Centrafricains due à des maladies diarrhéiques, dont 2 400 enfants de moins de 5 ans, avec près de 90 % de ces décès directement imputables aux conditions médiocres relatives à l'eau, l'assainissement et l'hygiène.
 Les coûts de santé représentent environ 8,8 % du total des coûts économiques, tandis que les temps d'accès et les pertes de productivité représentent près de 10,2 %.
« Nous étions déjà conscients depuis un certain temps de l'impact de la médiocrité de l'assainissement sur la santé, mais il s'agit là d'une des premières études permettant de quantifier les coûts annuels en résultant. » a déclaré Yolande Coombes, Spécialiste principale eau et assainissement du PEA.
« La République centrafricaine ne pourra atteindre une croissance durable sans résoudre le problème de ces coûts. »
L'étude a également démontré que 2,2 millions de Centrafricains utilisent des latrines insalubres ou partagées tandis que 1 millions n'ont accès à aucune latrine et défèquent à ciel ouvert et le quintile le plus pauvre a 100 fois plus de chances de pratiquer la défection en plein air que les plus riches.
Contacts :
À Washington : Christopher Walsh, (202) 473-4594, cwalsh@worldbank.org
À Nairobi : Toni Sittoni,  tsittoni@worldbank.org , +254 722 914 967
Pour les demandes de diffusion : Natalia Cieslik, (202) 458-9369, ncieslik@worldbank.org
 
 
La défécation en plein air coûte plus qu’une toilette fixe
En coûts quantifiés par l’étude, la défécation en plein air coûte plus par personne que tout autre type d’assainissement non amélioré; les coûts supplémentaires étant principalement dus au temps passé à trouver un endroit sûr, privé pour déféquer.
Les coûts associés à l’assainissement partagé peuvent être plus élevés que ceux mentionnés si le temps passé à aller jusqu’aux latrines publiques, à y faire la queue ainsi que les frais d’utilisation étaient ajoutés. Ces coûts ne sont pas inclus comme il n’est pas possible d’estimer la proportion d’utilisateurs de latrines publiques dans la catégorie des latrines partagées.
Les coûts en termes de santé ne peuvent pas être facilement assignés par catégories de latrines. L’assainissement, ou son absence, est un problème de santé publique: les gens sont affectés par leurs voisins et l’état de l’assainissement des communautés ainsi que leur propre hygiène, et les coûts de défécation en plein air sont ressentis à travers toute la communauté.
La défécation en plein air comporte aussi des coûts sociaux importants. La perte de dignité et d’intimité ou le risque d’attaque physique et de violence sexuelle ne peuvent pas être facilement évalués en unités monétaires, mais ces questions deviennent une réalité lorsque les installations sanitaires ne sont pas disponibles.
Les coûts d’un mauvais assainissement sont inéquitablement distribués, le fardeau économique le plus lourd pesant disproportionnellement sur les plus pauvres. Le coût moyen associé à un mauvais assainissement constitue une proportion beaucoup plus grande du revenu d’une personne pauvre que celle d’une personne plus riche.
Même l’accès à l’assainissement démontre des inégalités du fait que les plus pauvres qui représentent 20% de la population sont plus de 100 fois plus susceptibles de pratiquer la défécation en plein air que les 40% des plus riches de la population.
Par conséquent, la pauvreté est pour les plus pauvres un couteau à double tranchant, car non seulement ils sont plus susceptibles d’avoir un mauvais assainissement, mais ils doivent aussi payer proportionnellement plus pour ses effets néfastes.
EQUITÉ Graphique : Coût par habitant dû à un assainissement non amélioré en fonction du % des revenus selon les quintiles
Graphique: Coût par habitant selon différents types d’assainissement non amélioré
 
 
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Le poids économique d’un mauvais assainissement pèse plus sur les pauvres
Les coûts d’un mauvais assainissement sont inéquitablement distribués, le fardeau économique le plus lourd pesant disproportionnellement sur les plus pauvres. Le coût moyen associé à un mauvais assainissement constitue une proportion beaucoup plus grande du revenu d’une personne pauvre que celle d’une personne plus riche.
Même l’accès à l’assainissement démontre des inégalités du fait que les plus pauvres qui représentent 20% de la population sont plus de 100 fois plus susceptibles de pratiquer la défécation en plein air que les 40% des plus riches de la population.
Par conséquent, la pauvreté est pour les plus pauvres un couteau à double tranchant, car non seulement ils sont plus susceptibles d’avoir un mauvais assainissement, mais ils doivent aussi payer proportionnellement plus pour ses effets néfastes.
Perte de 21 millions $EU chaque année à cause de mort prématurée:
Environ 3.400 Centrafricains, dont 2.400 enfants âgés de moins de 5 ans, meurent chaque année de diarrhée : près de 90% de ces décès sont directement imputables à la mauvaise qualité de l’eau, à un piètre assainissement et au manque d’hygiène (WASH).b En outre, le mauvais assainissement est un facteur aggravant, de par son incidence sur les taux de malnutrition, des autres causes principales de la mortalité infantile, notamment le paludisme, les infections respiratoires graves et la rougeole.
 
Perte de 2,5 millions $EU chaque année en temps d’accès:
Chaque personne pratiquant la défécation en plein air passe annuellement près de 2,5 jours à chercher un endroit sûr pour la défécation, ce qui entraîne d’énormes pertes économiques. Ce coût pèse disproportionnellement sur les femmes qui sont pourvoyeuses de soins et qui peuvent passer plus de temps à s’occuper de jeunes enfants, des parents malades ou des personnes âgées. Ce coût est probablement sous-estimé d’autant plus que ceux qui n’ont pas de toilettes, particulièrement les femmes, seront aussi obligés de trouver un endroit privé pour uriner.
 
2,3 millions $EU sont dépensés chaque année en soins de santé:
Directement, et indirectement par la malnutrition (et ses conséquences liées à d’autres maladies telles que les infections respiratoires et le paludisme), toutes les maladies diarrhéiques constituent la cause principale de morbidité. Les coûts associés à la recherche de soins de santé incluent la consultation, les médicaments, le transport et, dans certains cas, l’hospitalisation; ce qui est un fardeau sur les dépenses des ménages et du gouvernement.
 
Perte de 153.000 $EU chaque année à cause des pertes de productivité pendant la maladie ou l’accès aux soins de santé:
Il s’agit ici des absences au travail ou à l’école causées par la diarrhée, du temps passé à se faire soigner aux centres de santé ou hôpitaux, et celui passé à s’occuper des enfants de moins de 5 ans souffrant de la diarrhée ou d’autres maladies attribuables à un mauvais assainissement.
 
La RCA perd 13,2 milliards de FCFA par an faute d’assainissement
 
Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Avril 2012 13:26
 
L'économie de la République Centrafricaine affiche une perte de 13,2 milliards de francs CFA chaque année (USD 26 millions, soit 1,2 % du Programme Intérieur Brut PIB). Les raisons évoquées sont liées aux mauvaises conditions de l'assainissement. Ce chiffre vient d’être annoncé dans un rapport rendu public par le Programme eau et assainissement (PEA) de la Banque mondiale.
 
L'étude sur les documents « Impacts économiques d’un mauvais assainissement en Afrique - La République centrafricaine » a constaté que la majorité (80,8 %) de ces coûts provient de la mort prématurée de 3 400 Centrafricains due à des maladies diarrhéiques, dont 2 400 enfants de moins de 5 ans, avec près de 90 % de ces décès directement imputables aux conditions médiocres relatives à l'eau, l'assainissement et l'hygiène.
 
Les coûts de santé représentent environ 8,8 % du total des coûts économiques, tandis que les temps d'accès et les pertes de productivité représentent près de 10,2 %.
 
La spécialiste principale eau et assainissement du PEA déclare que « le programme était déjà conscient depuis un certain temps de l’impact de la médiocrité de l’assainissement sur la santé ; mais il s’agit là d’une des premières études permettant de quantifier les coûts annuels en résultant. EIle ajoute que la RCA ne pourra atteindre une croissance durable sans résoudre le problème de ces coûts ».
 
L'étude a également démontré que « 2,2 millions de Centrafricains utilisent des latrines insalubres ou partagées tandis qu’1 million n'ont accès à aucune latrine et défèquent à ciel ouvert et le quintile le plus pauvre a 100 fois plus de chances de pratiquer la défection en plein air que les plus riches ».
 
 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:21

 

 

 

 

 

Bendounga blessé

Bangui, le 16 avril 2012

 

Au

 

Général Antoine GAMBI

Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger

Bangui.

 Objet : Le renouvellement de mon

            passeport diplomatique.

            

Monsieur le Ministre,

 

Le 31 mars 2012,  j’ai déposé auprès du service des passeports diplomatiques au Ministère Affaires Etrangères, la demande de renouvellement de mon passeport diplomatique numéro 06FB02179, délivré le 06 avril 2007 et qui expirera le 05 avril 2012.

 

Le 12 avril 2012, la demande de renouvellement de mon passeport diplomatique m’a été restituée pour défaut de qualité parce que le MDREC ne siège pas à l’Assemblée Nationale.

 

Par la présente, j’ai l’honneur de venir respectueusement auprès de votre haute personnalité solliciter le renouvellement de mon passeport diplomatique.

 

La délivrance sélective des passeports diplomatiques aux leaders des partis politiques reconnus, fondée sur la représentativité parlementaire relève de la pure démagogie, de la discrimination et de l’escroquerie politique.

 

Elle viole l’esprit et la lettre de la constitution du 27 décembre 2004 ainsi que de l’ordonnance 05.007 du 02 juillet 2005, relative aux partis politiques et au statut de l’opposition en République Centrafricaine.

 

Vous trouverez joints à ma requête : mon ancien passeport diplomatique, mon extrait d’acte de naissance, 2 photos d’identité et le reçu de versement de 50.000F à la BPMC pour le compte du trésor public.

 

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez agréer Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute et sincère considération.

 

 Ampliation : - Le Général président François BOZIZE,

                       -Le P.M Faustin Archange TOUADERA,

                       -Le Ministre Josué BINOUA, les Partis Politiques,

                       -Les Ambassades et la Presse.           

 

Le Président du MDREC

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

 

 

NDLR : Bendounga n'a que raison. On ne peut qu'être révolté de ce que ce régime qui n'a eu de cesse de distribuer les passeports diplomatiques  centrafricains à des gens très peu recommandables et des malfrats comme Saifee DURBAR et d'autres truands libanais, taiwanais et autres  de par le monde, puisse refuser d'en délivrer à un fils du pays.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 00:18

 

 

 

 

Bozizé

 

 

Dans un billet au titre éloquent de « LA DESCENTE AUX ENFERS........... » paru ce lundi 16 avril 2012, le frère Jean Claude GBAGUENE fait un exposé assez somptueux de la manière dont la République Centrafricaine est gouvernée, exposé qui met en lumière, comme l'ont déjà fait beaucoup d'autres articles, la gestion calamiteuse des ressources de ce pays, par un groupuscule d'hommes avides d'opulence.

Lorsqu'un « chef » décide de s'entourer de ses proches pour organiser le pillage des ressources de son pays, en sabotant toute l'administration chargée d'organiser les différents services compétents à la mise en valeur et à  exploitation de ces ressources, cela ne se passe pas à l'insu de ceux-là mêmes qu'on appelle fonctionnaires et cadres de cette administration. C'est dire à quel point les problèmes évoqués dans l'article ne sont pas secrets, car la pratique ne date pas d'hier.

En son temps, Le Général KOLINGBA s 'était entouré d'un certain nombre de frères Yakoma qui lui étaient proches pour mettre en place une administration parallèle à l'administration officielle, afin de conduire les affaires de l'État, comme lui et ses plus proches l'entendaient. L'on sait où cela a mené le pays.

En son temps, le Président PATASSE, pourtant élu démocratiquement et jouissant d'une popularité jamais égalée hormis celle de BOGANDA, s'était entouré d'hommes qui lui étaient proches et dont la majorité était issue de la tribu de nos frères KABA, à laquelle il fallait ajouter certains frères de la tribu GBAYA. Les résultats de cette politique de proximité ont conduit la République Centrafricaine à un coup d'État qui a porté le Général BOZIZE au pouvoir.

De KOLINGBA à BOZIZE, une trentaine d'années se sont écoulées, le temps que les hommes qui se disent « politiques » prennent le pli, et quel pli ?

Le pli de penser que le pouvoir ne peut se partager avec aucune autre tribu du pays. A partir de cette pratique politique qui ne dit pas son vrai nom, personne ne peut guère s'étonner que des Conférences Nationales, des Dialogues Politiques Inclusifs, des Fronts pour l'Annulation et la Reprise des élections n'aient pas atteint ou ont du mal à atteindre les objectifs qu'ils se sont assignés.

En Afrique, le pouvoir se prend de deux manières : par les urnes et par les armes. La République Centrafricaine en sait bien des choses. Mais il y a une autre voie qu'elle ignore ou qu'elle feint d'ignorer tout simplement à cause de cette lamentable philosophie qui sévit dans ce pays : la tristement pitoyable philosophie du « kobe ti yanga ».

C'est pour cela que la société civile et l'administration ( sans oublier au passage la jeunesse) ne savent pas qu'elles ont, entre leurs mains, une arme efficace qui peut plier le pouvoir et faire changer les choses.

BOZIZE ne peut, tout seul ou avec sa petite bande, continuer à mener la vie dure à ce pays, s'il n'y avait pas la passivité, l'indifférence de la société civile et de l'administration, qui ignorent tout de leurs droits.

L'on se posera alors la question de savoir, « mais quel est le rôle des partis politiques d'opposition » ? La réponse à cette question oblige la rédaction d'un long exposé. Mais il faut souligner le fait qu'il n'y a pas d'opposition, lorsque dans un pays, aucun parti politique d'opposition ne peut s'organiser et ne peut s'exprimer librement.

Au SENEGAL, la société civile et la jeunesse, en s'alliant avec les partis politiques d'opposition ont eu raison d'ABDOULAYE WADE. Et cette victoire n'a été possible que parce que ces partis politiques d'opposition étaient déterminés et solidaires, et l'appui de la société civile et de la jeunesse leur a été un apport déterminant.

Les problèmes majeurs qui se posent en CENTRAFRIQUE sont de deux ordres : le tribalisme et le manque de clairvoyance politique.

Le tribalisme généralisé n'a pas sa raison d'être :

A l'époque de KOLINGBA, tous les YAKOMA n'avaientt pas bénéficié des privilèges que certains de leurs congénères s'étaient octroyés. Seuls ses plus proches.

PATASSE au pouvoir, tous les KABA ne sont pas devenus millionnaires ou milliardaires. Seuls quelques proches ont profité de quelques mannes.

BOZIZE Président, on a beaucoup de mal à croire que tous le Gbaya ont sorti de terre des palais, des hôtels ou construit des villas à l'étranger. Seuls ses proches parents et alliés ont pu le faire.

ET parlant des GBAYA, les centrafricains doivent être très attentifs à leur histoire et à leur géographie pour éviter de tomber dans le piège de l'amalgame. En effet, le pouvoir de BOZIZE, avec les quelques GBAYA de l'OUHAM qui l'appuient dans son orientation, n'a rien à voir avec les GBAYA de BERBERATI, CARNOT, GAMBOULA ou NOLA qui meurent de famine parce que le pouvoir de BOZIZE les a oubliés, tout comme il a oublié le reste des autres populations de Centrafrique.

C'est dire que les tribus n'ont rien à voir avec la politique qu'un pouvoir met en place. Il faut plutôt s'en prendre aux hommes qui cautionnent ce genre de pratique, profitant du seul fait de partager le même patois que le chef, pour mettre en pièces la concorde nationale.

Et la clairvoyannce politique, c'est de ne pas sacrifier la tribu à laquelle on appartient, en menant une politique à l'apparence tribaliste, une politique à vrai dire de la terre brûlée.

La clairvoyance politique consiste à ne pas tomber dans l'amalgame. Et si les partis politiques de Centrafrique ont du mal à convaincre, c'est tout simplement parce que les racines d'une pratique politique basée sur la tribu continuent à s'insinuer dans le milieu centrafricain. Notre pays ne pourra pas s'en sortir si nous n'avons pas compris cela. Et les différents gouvernements qui seraient appelés à conduire cette nation seront toujours confrontés à ce problème, tant qu'ils n'auront pas compris qu'un seul bras ne peut pas faire le tour d'un baobab, tout comme une tribu, à elle seule, ne peut se substituer aux autres tribus.

La République Centrafricaine est une. Elle doit demeurer indivisible.

 

Molengué ti Kodro.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 00:16

 

 

 

 

baba laddé gl

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Avril 2012 10:56

« Nous vivons dans une insécurité totale. Car, les éléments de Baba Ladé prolifèrent dans nos localités avec des armes de guerre. Cela provoque une psychose généralisée au sein de la population. Nous ne pouvons plus vaquer à nos occupations quotidiennes ». Ces propos sont tenus sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce 15 avril par les habitants des localités de Libi et Galafondo, des villes situées à plus de 80 kilomètres de nord de Bangui.

Ces réactions font suite à la récente incursion des éléments du Général rebelle tchadien Baba Ladé dans la région de Libi. Après cette incursion la population s’est lancée dans une contre-offensive soldée par 2 personnes tuées côté des assaillants et 1 du côté villageois.

Selon les populations de ces régions interrogées par Radio Ndeke Luka, « Libi, Galafondo et d’autres localités où sévissent en maitre les rebelles du Front Populaire Républicain (FPR) sont abandonnées à leur triste sort par le pouvoir de Bangui ».

Pour elles, « même les Forces de défense et de sécurité présentes dans ces localités assistent souvent impuissantes aux raids de ces rebelles. Il s’agit des militaires sans moyens logistiques et parfois avec un effectif réduit ».

Il est à mentionner que la population  de ces régions affectées par ces rebelles ne vit que  de l’élevage, d’agriculture de la pêche et de la chasse. Elle est même la ceinture nourricière de la ville de Bangui.

A titre de rappel, les rebelles du FPR ont été chassés en janvier dernier par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et Tchadiennes dans leurs bases de Ouandago et Gondava (nord). Ces rebelles sont désormais éparpillés dans plusieurs régions du pays. Ils pillent, violent et tuent la population civile.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 00:14

 

 

 

 

Faca

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Avril 2012 10:52

Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) éprouvent de sérieuses difficultés dans la lutte contre les rebelles de l’Armée de Resistance du Seigneur (LRA) dans la région de Démbia (est). Elles sont sous équipées avec un effectif réduit.  L’information est relayée ce 15 avril 2012, par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka en mission dans la localité.

L’envoyé spécial explique qu’ « une dizaine de base arrière des militaires centrafricains installées dans les points stratégiques où sévissent la LRA n’ont pas de moyens logistiques et de transmissions adéquats. L’autre faiblesse relevée est le manque de kits pharmaceutiques d’urgence ».

Interrogée, les habitants de Démbia ont affirmé avoir « confiance en leur armée qu’en celle de l’Ouganda. Pour eux, ces militaires ougandais, en mission d’appui à la RCA dans la traque de Josep Kony et ses hordes, seraient de mèches avec les rebelles en question ».

Une situation qui ouvre sinon,  relance le débat autour des objectifs assignés à la mission de l’armée ougandaise sur le sol centrafricain dans la lutte contre la LRA. Une rébellion qui tue, pille, viole, et vole la paisible population.

Par ailleurs, une mission conjointe Organisation des Nations des Nations Unies (ONU)/Union Africaine (UA) contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) s’est achevée ce dimanche à Bangui. Sa dernière étape dans sa tournée à été la ville de Obo (est) une des régions affectées par les rebelles de Joseph Kony.

Son objectif a été de présenter aux autorités de Bangui, les résultats des travaux entrepris dans le cadre du renforcement de la coopération et la coordination de la Force Régionale d’Intervention (FRI), que l’Union Africaine s’apprête à déployer dans les zones où sévit cette rébellion.

Au cours de cette mission de taille pour la paix dans les pays troublés par la LRA, le Colonel ougandais Dick Prit Olum a été désigné au poste du commandant en Chef de la Force Régionale d’Intervention par Francisco Madeira, l’envoyé spécial de l’Union Africaine.  Le centre du commandement de la Force Régionale d’Intervention sera basé au Sud Soudan. Il va piloter les bases secondaires installées en Ouganda, en République Démocratique du Congo (RDC) et en République Centrafricaine.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 23:56

 

 

 

 

 

 

Marafa-et-Inoni.jpg

                              Hamidou Marafa Yaya et Ephraim Inoni

 

YAOUNDE AFP / 16 avril 2012 21h50 - L'ex-Premier ministre camerounais Inoni Ephraïm et l'ancien ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (Intérieur) Marafa Hamidou Yaya ont été arrêtés et écroués lundi à Yaoundé dans deux affaires distinctes de corruption.

De sources judiciaires, l'ex-chef de gouvernement devrait répondre des faits de malversations financières dans le cadre d'une transaction pour le compte de la défunte compagnie aérienne Camair.

De son côté, l'ancien ministre de l'Intérieur a été écroué dans le cadre de l'affaire Albatros, du nom d'un avion présidentiel acquis à grands frais, et qui avait présenté des défaillances peu après son acquisition en 2004.

M. Inoni Ephraïm, qui a été auditionné par un juge d'instruction avant d'être transféré à la prison, est le premier ex-Premier ministre à être écroué dans le cadre de la campagne de lutte contre la corruption au Cameroun, l'opération Epervier.

Avant lui, deux anciens patrons de la Camair, Yves Michel Fotso et Paul Gamo Hamani, avaient été arrêtés puis inculpés de détournement de fonds publics respectivement en 2009 et 2010.

M. Marafa, quant à lui, limogé de son poste de ministre lors du remaniement gouvernemental de décembre 2011, avait précédemment occupé le poste stratégique de secrétaire général à la présidence. Il y avait précédé Jean-Marie Atangana Mebara, arrêté en 2008 dans le cadre de la même affaire Albatros et dont le procès, en mars, est en attente de jugement.

Membre très influent du régime du président Paul Biya, 79 ans, au pouvoir depuis 1982, M. Marafa a été présenté à un moment par la presse camerounaise comme son dauphin.

Le Boeing présidentiel, vieux et en mauvais état selon une enquête officielle, s'était révélé défaillant dès son vol inaugural entre Douala, la capitale économique, et Paris, en 2004, alors qu'il transportait la famille présidentielle. M. Biya avait dû emprunter un autre appareil pour le trajet de retour.

Pressé par les bailleurs de fonds internationaux, le gouvernement camerounais a lancé en 2006 une campagne de lutte contre la corruption dans le cadre de laquelle plusieurs personnalités, dont dix anciens ministres (M. Marafa compris), ont été arrêtées et condamnées, pour certaines, à de lourdes peines de prison. Un des ex-membres du gouvernement est décédé en détention.

Au Cameroun, certains détracteurs de cette opération l'assimilent à une action d'épuration politique ciblant principalement les personnalités qui visent la présidence. Mais pour le gouvernement, elle s'inscrit dans une démarche d'assainissement des moeurs des gestionnaires publics. Elle ne saurait en aucune façon être assimilée à une opération de nature politique.


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Avion présidentiel: Inoni, Marafa et Assene Nkou convoqués chez le juge ce matin

YAOUNDÉ - 16 Avril 2012 Yves Marc Kamdoum | La Météo

Sauf changement de dernière minute, l'affaire de l'acquisition de l'avion présidentiel prendra une tournure décisive ce matin, avec la convocation dès 10 heures chez le juge d'instruction Pascal Magnangamabé, des sieurs Marafa Hamidou Yaya, ancien secrétaire général de la présidence et ancien Pca de la Snh, Inoni Ephraïm, ancien Premier ministre et ancien Pca de Apm, et Jean Marie Assene Nkou, ancien député de la Mefou et Afamba qui dit-on, aura pour sale boulot de charger lnoni, surtout Marafa. L'on se souvient qu'en juillet 2008, le même juge d'instruction les avait déjà entendus, non sans autoriser Emmanuel Edou, ci-devant délégué général à la Sûreté nationale, à retirer leurs passeports.

Les trois convoqués seront donc convoyés ce matin par le commissaire Eyengue Mbolong, sous-directeur des enquêtes des affaires économiques et criminelles à la Direction de la police judiciaire (Dpj). Le grand déballage qui s'en suivra pourra entraîner la convocation d'autres personnalités dont l'implication, même lointaine, dans cette affaire qui a tant défrayé la chronique depuis pratiquement 2004, surprendra plus d'un observateur. Atangana Mebara, Yves Michel Fotso et Otélé Essomba qui ont longtemps souhaité l'incarcération de ces personnalités, trouveront dans cette autre audition dont on ignore comment elle se terminera, un début de soulagement.

Ephraïm Inoni: l'âme fatale?

Le dossier Albatros comprend quatre affaires différentes: l'affaire Gia international, l'affaire Sygma, l'affaire Albatros et l'affaire Apm.

C'est dans le cadre de l'affaire Albatros et de la négociation de tous les contrats de leasing des avions constituant la flotte de la Camair entre 2002 et 2004 que le nom d'Ephraïm Inoni, alors secrétaire général adjoint de la présidence de la République est cité. Il avait été désigné Pca de Apm Cameroun. En 2008, acculé par l'opinion et les réseaux souterrains, pour s'expliquer sur les affaires Camair et Albatros, il a fait dire, à ses proches, qu'il était disposé à collaborer avec la justice. Ephraïm Inoni a laissé les Camerounais dans le flou. Son attitude a contribué à nourrir la désinformation et les manipulations qui entourent l'affaire en cours.

Marafa Hamidou Yaya: au commencement...

Entre 2001 et août 2002, lorsque l'idée de l'achat d'un nouvel aéronef pour la flotte présidentielle est mise en œuvre, il assume les fonctions de secrétaire général de la présidence de la République (Sg/pr) et à ce titre, il est le président du conseil d'administration de la Société nationale des hydrocarbures (Snh). Il coordonne le projet d'acquisition de l'avion présidentiel. Ses rapports à l'époque cordiaux avec Yves Michel Fotso sont connus de tout le monde. L'homme qui affiche malgré tout une sérénité des plus évidentes, aura donc ce jour, n'étant plus membre du gouvernement, l'occasion de s'expliquer comme il l'a toujours souhaité afin que tous les soupçons qui pèsent sur lui soient levés.

Jean-Marie Assene Nkou: «l'agent» de liaison

.Président de Nacam et ancien député, il a été l'agent de liaison entre Gia International et Yves Michel Fotso par le canal de Mme Gwett, cadre à la Camair à l'époque et ancien directeur général de Air Leasing. C'est lui qui aurait organisé la première rencontre entre les deux protagonistes à Johannesburg. Selon Russel Meek, Jean Marie Assene Nkou a touché une «prime» d'un million de dollars (plus de 500 millions FCFA environ, tout comme un certain Kosta Diamantakos, autre relation de M. Fotso). Certains parlent d'un pot-de-vin.

 

 

NDLR : Une telle situation est tout simplement impensable en RCA de Bozizé aujourd'hui car les auteurs de malversation et détournements de deniers publics sont dans son entourage même et en général, n'hésitent pas à déclarer urbi et orbi qu'ils ont partagé les fruits de leurs forfaits avec lui. Fermez le ban ! 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 02:42

 

 

 

 

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               François Bozizé ici avec l'Iranien Ahmadinejad

 

   

"Mo so mo inga gui nguia na boubango nguinza. Na exil mo yékè vivre na nyè?" traduction : « Toi tu ne fais que t’amuser et dépenser de l’argent; lorsque tu seras en exil, avec quoi pourras-tu vivre ». Qui peut tenir de tels propos qu’un témoin ayant requis l’anonymat a rapportés à la rédaction de Centrafrique-Presse ? Aussi surprenant que cela puisse être, il s’agit tout simplement de François Bozizé lors d’une engueulade qu’il aurait récemment passée à son fils Francis, qui est pourtant ministre délégué auprès de son président de père chargé de  la défense et des anciens combattants et  qu’il a lui-même fait colonel.

 Si ce n’est pas le signe évident de la fin du règne, cela y ressemble. C’est en tout cas l’état d’esprit dans lequel se trouve actuellement le président de père qui semble déjà se préparer à prendre le chemin de l’exil à l’étranger avec femmes et enfants. Conscient qu’il est vomi par ses compatriotes, Bozizé sait au fond de lui-même que la partie est quasiment terminée pour lui et sa famille et que son pouvoir est seulement en sursis parce que c’est momentanément par la terreur de la répression qu’il est encore au pouvoir.

 A Bangui, l'ambiance du régime est en effet celle de la fin d’un pouvoir conquis par les armes un 15 mars 2003 tambour battant et dans l’euphorie mais dont l’exercice aujourd’hui, presque dix années après, se délite chaque jour un peu plus pour ne ressembler plus qu’à une grande désillusion pour tout le monde. D’abord pour le principal tenant lui-même dont la confiance s’est finalement réduite à un petit carré constitué de sa propre progéniture et deux autres parents que sont Sylvain Ndoutingaï et Firmin Findiro, puis pour quasiment l’ensemble du pays revenu depuis des nombreuses promesses démagogiques non tenues.

 C'est une vraie panique qui semble avoir atteint la bozizie. Tout le monde tente d’amasser le plus vite possible car on n’est plus sûr du lendemain. La première dame Monique, les maîtresses que sont Renée Madeleine Bafatoro, et bien d'autres encore, se sont muées en commerçantes tout en ne cessant de mendier auprès des sociétés de téléphonie mobile et  des chancelleries étrangères de Bangui.

Elles reçoivent ainsi assez régulièrement des dons de toute nature destinés aux pauvres gens dont elles prennent le sort comme prétexte à leur mendicité, mais qu’elles se dépêchent d’écouler sur le marché local ou chez les commerçants libanais contre des espèces sonnantes et trébuchantes. C’est ainsi que ce n’est un secret pour personne que Bozizé lui-même traite avec Ali El Akhrass son « ami » et complice en business de RAYAN par ailleurs membre du comité des sages de son parti KNK, et son épouse Monique avec le Libanais propriétaire du Grand café bien connu des banguissois.

 Bozizé et sa mauvaise gestion du pays ont contraint beaucoup de fils et filles de Centrafrique à vivre actuellement hors des frontières de leur pays. Cette gouvernance calamiteuse a fait de la République centrafricaine aujourd’hui, la détentrice de tous les mauvais records de la planète et de presque tous les classements en queue de peloton dans tous les paramètres socio-économiques de la terre. La RCA est devenue la risée des autres pays de sa catégorie, réduite à la mendicité chronique et humiliante de son président qui ne sait rien faire d’autre et qui ne cesse de plonger son image dans l’abîme.

Mais les Centrafricains ne peuvent pas laisser impunément Bozizé et sa famille partir tranquillement en exil et continuer de jouir des fruits de leurs vols. Ils doivent nécessairement rendre compte à la justice de  tous les maux qu’ils leur ont faits ainsi qu’à leur pays. L’adresse de Bozizé à son fils rapportée plus haut ,révèle ses intentions profondes. Aux Centrafricains maintenant d’en tenir compte et de tout faire pour lui barrer la route du départ en exil le moment venu comme il le projette avec arrogance.

 

Rédaction C.A.P

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