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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 02:36


Saragba-Franck.jpg

 

 Le 15 août 1960 à Brazzaville, soit Trois (3) jours seulement après la proclamation de l’indépendance, le défunt président David Dacko d’une main légère mais lourde de conséquence a apposé sa signature sous les accords « particuliers » en matière de défense entre la république centrafricaine et la France, représentée par J. FOYER. En des termes identiques, le président Tombalbaye du Tchad et l’abbé Fulbert Youlou pour le Congo ont également signé ce que l’on peut qualifier désormais ni plus, ni moins de «  blanc seing ». Au contraire du Tchad et du Congo qui ont depuis dénoncé ces accords, ceux-ci sont malheureusement encore en vigueur en Centrafrique.

 Tour à tour les principaux signataires de ces accords qui pensaient en être protégé ont été déchu et chassé du pouvoir, certains y ont perdu leur vie  sans pour autant que les clauses ne soient respectées. Honteusement, ces accords ont défendu becs et ongles des régimes honnis pour aussitôt les destituer le lendemain offrant ainsi une image carnavalesque de la République Centrafricaine et de l’Afrique toute entière. Au mépris de ces accords d’un autre temps, des régimes élus démocratiquement ont été agressé par des forces extérieures pour être affaibli et ainsi mettre fin à la légalité constitutionnelle sous le silence coupable de ceux-là même qui sont sensés y veiller.

 

Afin que tous ces cafouillages et autres tripatouillages ne se reproduisent plus dans l’intérêt de tous.

Exposé des motifs

 

 Conscient du caractère suranné, flou et colonialiste de ces accords.

 

Conscient que les représentants du peuple, réunis en assemblée nationale ne joue pas du tout leur rôle dans le contrôle de l’exécutif. Elle ne se révèle être finalement qu’une chambre d’enregistrement par le jeu des alliances contre nature pour dégager souvent une majorité hétéroclite en somme toute relative qui se soumet aux ordres du pouvoir en place. Le débat est alors inexistant, par conséquent, le danger réel existe pour faire adopter une loi « scélérate » par une « majorité parlementaire « de circonstance, qui, en fait est une addition de représentants d’entités minoritaires.

 

Conscient de l’inexistence d’une véritable opposition unie et forte.

 

Conscient que le président de la République souffre aujourd’hui d’une grande impopularité dans le pays par les actes qu’il a posé depuis les élections de 2005.

 

Conscient que le régime du général Bozizé ne jouit plus d’aucune légitimité du fait de nombreux manquements à la constitution.

 

Conscient que le régime du général Bozizé use et abuse d’une démocratie biaisée.

 

Conscient qu’il ne faut pas laisser  à un homme fut-il président de la république où à quelques hommes motivés par des raisons égoïstes le choix de décider et de sceller l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants.

 

Conscient que le président de la république est élu sur un programme et son mandat est limité dans le temps (5 ans), par conséquent il ne doit se prononcer pour et au nom des générations futures.

 

Au regard de tous ces motifs invoqués,

 

 

Proposition

 

 

Les accords  et traités doivent être  désormais soumis à référendum

 

C’est pourquoi, notre système doit intégrer de plus en plus le référendum comme mode de décision en ce qui concerne les grandes décisions qui engagent l’avenir de notre pays sur des générations. Ainsi les 800 000 électeurs centrafricains (La lettre du continent n°182 (25/02/93) Seront appelés régulièrement pour se prononcer sur les grands enjeux qui déterminent la vie de la nation.

 

Pour ne pas qu’un régime corrompu et irresponsable ne puisse pas décider avec quelques élus du sort de notre population en signant des accords qui compromettent l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants.

 

 

 Ainsi, nos hommes politiques fussent-ils de bonne foi ne seront pas livrés seuls pour être confrontés à une décision difficile souvent sous la pression  et les menaces des faiseurs de présidents.

 

Les accords doivent êtres signés pour une durée au maximum de 5ans renégociable.

 

Il a fallu 50 années pour nous défaire de ces accords signés par les pères fondateurs. Sans doute que les « pères » de l’indépendance ne savaient pas ou n’avaient pas d’autres choix. Aujourd’hui, nous savons et n’avons pas le droit de compromettre nos libertés et  l’avenir de nos enfants.

 

  

Franck SARAGBA

 

       « Fini kodé »

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 02:31


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APA Bangui 17-12-2009 (Centrafrique) Le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a procédé, jeudi à Bangui, à l’intronisation des trente observateurs militaires (MILOBS) dans le processus du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

Les trente officiers qui font partie des observateurs militaires en provenance du Gabon, du Cameroun, du Congo Brazzaville, de la Guinée-Equatoriale du Burundi et du Tchad.

Choisis par leur Etat-major respectif via l’Etat-major général basé à Libreville, les trente observateurs militaires seront déployés dans les préfectures de l’Ouham Pendé, l’Ouham, la Nana Gribizi, la Vakaga et la Haute Kotto.

Ils auront pour mission d’authentifier les listes des ex-combattants sur un modèle dicté par le Programme des Nations unies, pendant une période de quatre mois.

Le déploiement des MILOBS s’inscrit dans le cadre de l’accord technique signé le 5 novembre dernier à Bangui par le Comité de pilotage du DDR et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEAAC), ouvrant la voie du désarmement dans le pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 20:01


Omar-El-B-chir.jpg

 

Par CHRISTOPHE AYAD Libération 16/12/2009 à 00h00

L’encombrant président soudanais, Omar el-Béchir, est à l’origine d’un pataquès diplomatique entre Paris et Le Caire. L’Egypte doit accueillir le prochain sommet franco-africain, prévu en février à Charm el-Cheikh. Finalement, c’est Paris qui l’organisera en mai, a confirmé hier l’Elysée sans plus de précisions sur les raisons d’un tel changement de lieu et de calendrier. En fait, la France et l’Egypte s’affrontent discrètement depuis plusieurs semaines sur la question épineuse de la présence d’Omar el-Béchir. Ce dernier fait l’objet d’une inculpation et d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. Le Soudan est un habitué du raout franco-africain mais, depuis cette inculpation, il n’est pas question pour Sarkozy de croiser El-Béchir. Moubarak, allié stratégique du régime soudanais, n’a pas ce genre de préventions. Au contraire. El-Béchir a déjà été invité en Egypte depuis son inculpation et Le Caire insistait pour le convier au sommet France-Afrique. Finalement, c’est Paris qui se chargera du plan de table… 

 

NDLR : Alors que le président soudanais est de plus en plus considéré comme un pestiféré, c’est le moment que choisissent Bozizé et son ministre des affaires étrangères, le général Antoine Gambi pour réactiver la commission mixte centrafricano-soudanaise en veilleuse depuis 18 ans. A la tête d’une importante délégation, le général Gambi s’était rendu récemment à Khartoum. Il serait question de rouvrir la ligne aérienne Bangui-Khartoum. Idriss Déby a dû certainement beaucoup apprécier ce réchauffement des relations Bozizé-El Beshir.  

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 19:45


Dadis-entre-LC-et-ST.jpg

Libération 17/12/2009 à 17h52

La transition du pouvoir s'organise, deux semaines après la tentative d'assassinat dont a été victime le chef de la junte Dadis Camara. Le tireur, son ex-aide de camp Toumba, a expliqué son geste mercredi

Silence radio. Hospitalisé depuis deux semaines à Rabat d'une blessure à la tête, Dadis Camara, d'ordinaire si friand de tonitruantes apparitions médiatiques, n'a toujours pas donné signe de vie. Ce qui entretient d'autant plus les doutes sur la possibilité que le chef de la junte militaire revienne exercer le pouvoir en Guinée.

Pendant ce temps, à Conakry, la transition du pouvoir s'organise. Le général Sékouba Konaté a pris les commandes du pays «par intérim». Toute manifestation de partis politiques, syndicats et organisations de la société civile a été interdite «jusqu'à nouvel ordre».

Chasse à l'homme

Enfin, une chasse à l'homme s'est organisée pour retrouver Toumba, l'ancien aide de camp de Dadis, en fuite après sa tentative d'assassinat. Pour l'heure, celle-ci n'a rien donné. Toumba s'est même permis d'expliquer son geste, mercredi sur RFI.

«J'ai tiré sur lui parce qu'à un certain moment, il y avait trahison totale (...) à mon égard. (...) Il a essayé de (faire) reposer toutes les charges des événements du 28 septembre (sur moi)». Les «événements» du 28 septembre, un euphémisme pour désigner le massacre qui avait eu lieu dans le stade principal de Conakry.

Crimes contre l'humanité, pour HRW

Plus de 150 personnes avaient été tuées, ce qui avait suscité la réprobation de la communauté internationale et des pays voisins, et l'isolement croissant du pouvoir de Camara. Dans l'entretien diffusé hier, Toumba affirme même que le numéro un de la junte a fait venir au stade des «hommes infiltrés par le pouvoir», ce dont Dadis s'était toujours défendu.

Toumba reconnaît certes s'être rendu au stade, mais prétend qu'il a tenté de calmer les forces de l'ordre. «La responsabilité individuelle que j'ai prise, c'était directement pour sauver les leaders (de l'opposition)», plaide-t-il. Une version confirmée par plusieurs opposants, interrogés par RFI.

Sur cet épisode sanglant, l'organisation Human Rights Watch, a rendu un nouveau rapport ce jeudi. Principale affirmation: les actes du 28 septembre «constituent vraisemblablement des crimes contre l'humanité». «L'échelle et le niveau d'organisation de ces crimes laissent fortement penser que les attaques étaient généralisées et systématiques», écrit l'organisation, qui a interrogé 240 personnes.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 13:50


Birao

Après une violente attaque en République centrafricaine, International Medical Corps a assisté la MINURCAT à sécuriser les populations de la région dévastée par les conflits

Source: International Medical Corps (IMC)


Décembre 15, 2009, Los Angeles, Californie -- Suite à une attaque meurtrière sur un village isolé du nord-est de la République centrafricaine (RCA), International Medical Corps a coordonné son action avec la force de maintien de la paix de l'Organisation des Nations Unies pour la MINURCAT, dans la région. International Medical Corps est actuellement la seule organisation d'aide internationale fournissant des services dans et autour de Sam Ouandja, un camp de réfugiés du Darfour où l'attaque s'est produite.

"Avec la violence et l’augmentation d’enlèvement de travailleurs humanitaires, nous sommes extrêmement préoccupés par la sécurité et le bien-être de nos bénéficiaires et de la région dans son ensemble», affirme Vidya Mahadevan, International Medical Corps 'Desk Officer pour le Nord de l’Afrique centrale. "Nous espérons que la présence de la MINURCAT à Sam Ouandja assurera une meilleure protection de ces populations afin que nous puissions continuer à fournir des services d’urgence médicale."

L'attaque a commencé par une tentative de bloquer la route entre Sam Ouandja et Ouanda-Djalle - et les groupes armés en Afrique centrale, l'UFDR, a riposté. Trois personnes ont été tuées sur la route à la suite de l'attaque. Le seul groupe de secours opérationnel dans la région, International Medical Corps a travaillé à obtenir et organiser l'entrée de la MINURCAT pour que les civils soient mieux protégés et puissent continuer à avoir accès aux services de soins de santé qu'elle fournit dans la région.

"La RCA est une crise internationale peu connuE mais les conditions de vie sont parmi les pires au monde», déclare Mahadevan. "L'aide internationale et le soutien à la RCA est absolument essentiel pour protéger la santé et le bien-être de ses citoyens et empêcher le pays de retomber dans le chaos politique."

La RCA a connu une décennie de conflit entre le gouvernement et les forces rebelles ainsi que les attaques répétées de la part des bandits armés et des rebelles. Alors que le pays se prépare aux élections l'année prochaine, International Medical Corps craint que la violence ne puisse s'aggraver et dégénérer en conflit généralisé. La violence, en particulier dans le nord-est, a déjà poussé des milliers de personnes à vivre en brousse, souvent sans nourriture, eau potable ou équipements de santé.

International Medical Corps dans certains ouvrages de la RCA les plus mal desservies et les zones isolées, à offrir des soins médicaux d'urgence, de nourriture, d'eau potable et autres services essentiels à pied, à moto, et tous les moyens possibles pour atteindre les personnes les plus dans le besoin.

Depuis sa création il ya près de 25 ans, la mission de l'International Medical Corps a été de soulager les souffrances des personnes touchées par la guerre, des catastrophes naturelles et les maladies, en offrant des services vitaux de soins de santé qui mettent l'accent sur la formation. Cette approche consistant à aider les gens à s'aider eux-mêmes est essentielle au retour des populations dévastées à l'auto-suffisance. Pour plus d'information, visitez notre site Web à http://www.imcworldwide.org.

CONTACT: Margaret Aguirre

Directeur de Global Communications


310.826.7800
maguirre@imcworldwide.org

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 13:31


Gl-Kandji-Minurcat.jpg

     Le gl sénégalais Mouhamadou Kandji
     commandant la MINURCAT

Tchad et Centrafrique: la mission de l'Onu cible de toutes les critiques

N'DJAMENA (AFP) - jeudi 17 décembre 2009 - 11h05 La Mission des Nations unies au Tchad et en Centrafrique (Minurcat) est cible de toutes les critiques alors que la situation sécuritaire des centaines de travailleurs humanitaires et des 450.000 réfugiés et déplacés dans la zone inquiète.

Seulement 2.385 des 5.200 soldats prévus (46%) sont présents actuellement au sein de la Minurcat, qui a pris officiellement la relève de l'Eufor, la force de l'Union européenne (UE) dans la région, le 15 mars. Mais le représentant spécial de l'ONU au Tchad, Victor Angelo, promet un déploiement complet d'ici fin janvier, justifiant le retard par un problème de logistique aujourd'hui surmonté.

Un épisode est symbolique: le contingent népalais de cette force internationale est arrivé sans munitions. "Ils pensaient qu'ils venaient faire du camping", ironise un membre d'une ONG. M. Angelo reconnaît: "Il y a eu des problèmes d'autorisations pour survoler les pays" entre le Népal et le Tchad avec du matériel militaire.

Les personnels humanitaires ne veulent pas se mettre à dos leur partenaire onusien et refusent de parler ouvertement de la Minurcat. Sous couvert de l'anonymat, les langues se délient.

"La Minurcat reste dans ses camps et n'en sort pas, surtout pas si ça tire", affirme un membre d'une organisation non gouvernementale. "C'est un comble: on en vient à regretter l'Eufor dont on trouvait l'action inadaptée", ajoute un autre. "Ils (les soldats) ne font pas ou peu de patrouilles. Quand ils se déplacent, c'est avec une colonne de blindés pour accompagner deux (agents) de l'ONU pendant une heure dans une ville. Ca devient ridicule", souligne également une membre d'une agence onusienne.

"On n'a pas le même niveau quand on remplace les soldats et les moyens des armées professionnelles européennes par des contingents asiatiques ou africains mal équipés", souligne un autre agent onusien.

Le représentant de l'ONU au Tchad rétorque qu'"on est injuste envers les militaires du tiers-monde". "Par exemple, le Togo, un pays sans grandes ressources, nous a envoyé des soldats exceptionnels qui sont tout le temps sur le terrain." "On fait plus de patrouilles", assure M. Angelo. "On sécurise des marchés et les routes qui y mènent. Il y a des zones où la sécurité s'est améliorée mais il y a eu d'autres endroits où il y a une aggravation."

Le chef de mission d'une ONG affirme qu"il faut arrêter de raconter que ça s'améliore doucement" car, dit-il "la situation se dégrade".

Mais un militaire français tempère: "Il n'y a pas brusquement une augmentation du nombre d'incidents et des enlèvements parce que la Minurcat a remplacé l'Eufor. Il y a de nombreux autres facteurs" à l'augmentation de l'insécurité, comme la démobilisation de certains rebelles tchadiens de l'est du pays qui pourraient être tentés de mener des activités crapuleuses pour survivre.

Les autorités tchadiennes, qui ont plusieurs fois évoqué la possibilité ne pas reconduire le mandat de la Minurcat censé se terminer le 15 mars mais reconductible, ne cachent pas leur agacement. "On ne voit pas beaucoup ses soldats sur le terrain. Ils sont encore en sous-effectifs. L'Eufor faisait bien son travail mais la Minurcat est une machine lourde. On ne doute pas de leur bonne foi mais...", analyse le représentant spécial du président tchadien auprès de la Minurcat, le général Oki Dagache.

Autre critique: les 768,2 millions de dollars de l'opération pour l'exercice 2009-2010. "On manque souvent de moyens: imaginez ce qu'on pourrait faire avec cet argent", relève une humanitaire.

"C'est un vieux débat. Cet argent provient du tiroir +opération maintien de la paix+ des Etats membres, il ne peut servir à des projets de développement", répond M. Angelo. "Il est possible d'instaurer un climat de sécurité à l'est du pays", assure-t-il. "Il faut une conjugaison des différents instruments: police, information, coordination avec les autorités".

NDLR : Au nez et à leur barbe, on enlève des travailleurs humanitaires. A quoi sert donc la MINURCAT si ce n'est tout simplement un gouffre financier pour le plus grand bonheur de certains ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 01:10


Ban-Ki-Moon-SG.jpg

 

Ces derniers temps, une véritable pluie de financements, de l’ordre de plusieurs de dizaines de milliards s’est abattue sur le pouvoir de Bangui. Cette pluie de milliards était également accompagnée d’un décernement sans précédent de satisfécits accordés notamment par les institutions de Bretton Woods au régime de Bozizé et aux efforts déployés par son gouvernement qui ne pouvait en demander tant.

La nigériane Obiageli Ezekweseli, vice présidente de la région Afrique de la Banque Mondiale, a effectué une visite officielle en RCA du 10 au 12 décembre pour faire un bilan des différents projets financés par son institution. Les financements de la Banque Mondiale sont passés de 82 millions de dollars en 2006 à 197,6 millions d’US dollars en 2009. Elle a signé avec le gouvernement une convention de financement de divers projets de développement d’un montant de 76,8 millions de dollars US soit 35 milliards de F CFA ; les résultats de son audit ne sont pas connus.

Côté Fonds Monétaire International, le 21 novembre dernier, via la BEAC, un virement d’allocations de 26 milliards de F CFA a été effectué dans les caisses du Trésor public national à Bangui. Le représentant résident du FMI à Bangui a précisé ces jours-ci que  dans le projet de budget 2010 qui lui a été communiqué par le gouvernement centrafricain, il n’était plus question de 1 milliard de F CFA mais de 2,5 milliards CFA  qui devaient revenir au processus électoral. Certaines informations dignes de foi font aussi état d’une enveloppe de 25 millions d’US dollars dont cinq seraient destinés aux forces de sécurité pour des travaux d’infrastructure.

M. Bo Schack,  Le nouveau représentant résident du PNUD a annoncé que le fonds fiduciaire destiné à réunir les contributions des bailleurs de fonds pour la préparation des élections était en place depuis le 2 décembre 2009. Il est plus que temps de faire le point de cette pluie de milliards sur les autorités de Bangui depuis le début de cette année qui finit car avec Bozizé, on n’est  pas à l’abri de malversations et autres détournements. L’exemple des 5 milliards de F CFA de la CEMAC pour le DDR est là pour nous en convaincre.


L’Ambassadeur Jan Grauls qui a exprimé sa satisfaction des progrès accomplis depuis quelques mois sur la voie du processus électoral a affirmé qu’il n’est pas question de reporter ces élections tout en déclarant qu’elles doivent se dérouler néanmoins dans des conditions de transparence acceptable. Il a également annoncé par ailleurs que le fonds de consolidation de la paix débloquerait une deuxième tranche d’un montant tout à fait significatif dont le montant serait annoncé en priorité au gouvernement centrafricain.

Ce qui est surprenant c’est cette extraordinaire indulgence et complaisance dont font preuve les bailleurs de fonds et la communauté internationale à l’égard du régime de Bozizé. Plus Bozizé se lamente, plus on lui en donne et moins on n’en voit pas les traces, moins on lui en demande. Exemple : Ce qui s’est passé vers Paoua le 3 décembre dernier qui est d’une extrême gravité semble passer inaperçu.

L’ambassadeur belge à l’ONU, Jan Grauls, par ailleurs Président de la Commission de la Consolidation de la Paix en RCA, accompagné de la Représentante Spéciale du Secrétaire générale des Nations Unies Mme Sahle Work Zwede, a été empêché de se rendre dans la zone de Paoua dont l’accès est contrôlé par les éléments l’APRD qui ont prétexté de l’absence d’ordre de la part de leur président Jean Jacques Demafouth.  On n’a enregistré de la part du BONUCA, ni du gouvernement centrafricain, ni des Nations Unies, ni de l’Ambassadeur Grauls lui-même, la moindre observation ni protestation par rapport à cet incident qui est tout de même d’une rare gravité.

On comprend maintenant le pourquoi de tout le retard pris dans la réalisation du programme DDR ne permettra jamais l’obtention d’une démobilisation et désarmement du pays avant les élections. Selon certaines informations d’une source Faca qui a requis l’anonymat, les Faca auraient été récemment en position très favorable pour écraser la rébellion de la CPJP vers Ndélé mais Bozizé en personne a refusé de les autoriser à passer à l’action démontrant ainsi sa volonté de continuer à entretenir une certaine insécurité dans certaines zones du pays à des fins de politique politicienne. Ne veut-t-il pas qu’il y ait des élections dans certaines régions du pays ou qu’il n’y ait pas d’élections du tout, ou faire reporter les élections ? Autant de questions auxquelles seul lui-même peut et doit répondre.  



Economie: L'UE accorde une aide budgétaire à 11 pays ACP

Bruxelles - Pana 16/12/2009 La Commission européenne a décidé d'accorder une aide budgétaire de 215 millions d'euros à 11 pays du Groupe des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), pour leur permettre de faire face aux effets de la crise financière mondiale.

Un communiqué publié mercredi à Bruxelles, en Belgique, indique que parmi les bénéficiaires figurent le Bénin, le Burundi, la Centrafrique, les Comores, le Ghana, la Guinée-Bissau, le Malawi, l'île Maurice et les Seychelles.

Cette aide doit permettre aux 11 pays "de maintenir leurs niveaux de dépense publique dans les secteurs prioritaires, dont le secteur social".

Les ACP sont liés à l'Union européenne par l'Accord de Cotonou, signé en juin 2000, pour 20 ans.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 00:04


ACF-4_pics_809.jpg

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


BODA, 16 Décembre 2009 (IRIN) -- Bien qu'elle aidait à mener une campagne de vaccination en Juillet, agent de santé et sage-femme, Victorine Yangakola a pris connaissance d'une grave crise alimentaire à Boda et dans les villages environnants en région de Lobaye occidentale. «Je revenais parmi les enfants aux cheveux roux et au ventre ballonné" se souvient Yankagola. «Il était clair pour moi qu'il s'agissait d'une grave malnutrition."

Alerté par le ministère de la Santé, Médecins Sans Frontières a établi un programme d'urgence à Boda en août. Le Coordinateur de terrain de MSF Luis Tello a déclaré l’intention initiale de MSF de séjourner pendant trois mois mais l'agence cherche à présent à maintenir une présence dans Boda au moins jusqu'en Mai 2010. Une partie du problème est que les champs sont négligés en faveur de la chasse aux diamants.

"On ne pouvait pas parler de Boda sans parler de diamants», explique le sous-préfet Joseph Denam Gueknekini. "Même le bureau de la mairie où je me trouve présentement a été financé par l'argent d’une entreprise de diamant."

Mais Gueknekini, un ancien professeur de Boda, dit que la dépendance excessive au diamant a fait payer un lourd tribut aux communautés locales. «Avant, quand les diamants étaient bons et il y avait beaucoup d’argent en circulation, vous trouverez beaucoup de jeunes abandonner l'école et partir pour chercher le diamant. Comme on dit ici : « La pioche est plus légère que la plume ». Les jeunes hommes pensent qu'ils peuvent devenir millionnaires grâce à l'exploitation du diamant. Cela me semble une option beaucoup plus intéressante que de cultiver un champ de manioc. "

Les agriculteurs de toute la Lobaye se plaignent de la baisse des prix du manioc, un manque d'outils de base, une pénurie de crédit et un manque de structures de coopération. De nombreux agriculteurs ont négligé leurs champs en faveur des chantiers, les zones minières.

Enfants vulnérables

Beaucoup d'enfants pris en charge par MSF dans Boda et les villages environnants, sont extrêmement vulnérables et présentent des signes clairs de kwashiorkor. "Les chiffres ne diminuent pas comme nous nous attendions», reconnaît Tello. " Résoudre entièrement le problème sera difficile."

Les tactiques de MSF pour lutter contre la malnutrition des enfants comprennent l'octroi d'une formule de lait de base pour les nouveaux arrivants à la clinique de Boda, puis l’attribution à ces enfants touchés par la nutrition d'alimentation thérapeutique, avant de leur donner de la nourriture locale. Tello dit qu'il devrait y avoir une période de suivi de six à huit semaines pour que l'enfant se rétablisse progressivement. MSF offre un service de proximité, la conduite, si possible, dans les villages périphériques pour offrir des soins médicaux sur le terrain et le convoyage des enfants malnutris à Boda.

«Les mères doivent amener leurs enfants dans des cliniques pour les vaccins et les traitements anti-parasitoses", avance Yangakola. "Les mères devraient obtenir des enseignements de base sur la façon de s'occuper de leurs bébés. Au lieu de cela, vous les trouvez donnant à leur bébés de trois mois du manioc et de l'eau, qui n’arrange en rien leur état nutritionnel." Mais Yangakola avertit que les préoccupations nutritionnelles ne sont pas réservées aux femmes. «Souvent, on voit des mères arriver en consultations pré-natales qui pèsent moins de 35 kg. En raison des coutumes locales, de nombreuses mères accouchent à la maison. Ils n'ont pas accès aux antibiotiques, au fer et au type de bonne nourriture dont vous avez besoin après l'accouchement ".

Problème d’alimentation

Yangakola est fortement critique sur les habitudes alimentaires dans la Lobaye, en faisant valoir que la dépendance au manioc a contribué de manière significative à la hausse du kwashiorkor dans l'ouest. "Ils ont tout ici, oranges, papayes, arachides, légumes, maïs, mais ils veulent toujours le manioc, souvent cuit avec juste de l'eau, pas d'huile et sans sel», se plaint un agent de santé.

«J'ai travaillé en République centrafricaine depuis 1975 et le taux d'analphabétisme et la malnutrition sont les pires que j'ai vus dans le pays», dit un missionnaire italien Adelino Bruneli. "La nourriture ici a très peu de valeur nutritive.

Sur le marché local, il y a un commerce très prospère ici dans la farine de manioc et le koko, une plante verte récoltée dans la forêt locale. "le koko et le manioc font un repas facile», explique Christine Diango, une mère de sept enfants. «Ce n'est pas ce que les mères devraient préparer, mais la viande, le poisson et les légumes sont tous très chers ici." Une grande partie de la production vient de Bangui, 145 km à l'est, avec les coûts de transport qui font monter les prix.

Tandis que les agents de santé comme Yangakola parlent de la nécessité d'une campagne populaire d'information sur l'alimentation et la nutrition, la lutte contre la malnutrition dans Boda a lieu dans un contexte de dégradation des infrastructures et le déclin marqué de l'économie. Les équipements médicaux en Lobaye sont disséminés, avec un hôpital sous-équipé du chef lieu de la préfecture, Mbaiki, pourtant point focal d'un service de santé délabré. Le réseau routier est médiocre, avec de nombreuses régions inaccessibles pendant la saison des pluies. Tello de MSF soutient qu'une analyse coûts-intérêts du programme de redressement, avec des patients facturés beaucoup plus qu'ils ne peuvent se permettre de traitement et de médicaments de base, crée une dépendance dangereuse aux guérisseurs traditionnels.

Perdre leur éclat

Comme ailleurs en RCA, l'extraction du diamants dans la Lobaye qui a commencé dans les années 1930, est exclusivement artisanale, avec toute la production provenant de produits alluvionnaires de sable, de gravier et d'argile. Mais les recettes du diamant ont été durement touchées par la baisse des prix mondiaux, a déclenché en partie par la crise financière mondiale.

L'industrie fait intervenir un réseau complexe d'acteurs réglementés et informels, y compris les excavateurs, les propriétaires du site et les maisons d'achat ou «bureaux d'achat". Le gouvernement a fermé la plupart de ces bureaux d’achat en 2008 dans le cadre d'une campagne très médiatisée pour nettoyer le secteur, en éliminant les pratiques illicites et établir de meilleurs contrôles réglementaires. L'un des principaux acheteurs de diamants de la RCA, ADR, continue d'opérer à Boda, mais d'autres maisons ont été fermées. Une grande partie des achats sont effectués par des collectionneurs locaux, dont certains sont en même temps les propriétaires du site et "chefs de chantier", supervisant le travail de dizaines de mineurs qui sont obligés de revendre leurs surplus de pierres au propriétaire plutôt que de vendre ailleurs.

A Banagbélé, un site de diamants à 14 km de Boda, au large de la route principale menant à Mbaiki, les hommes creusent et les tamisent. Il y a un village ici avec des baraquements pour les travailleurs. La plupart sont venus de Boda ou les villages avoisinants et beaucoup vont voir leurs familles qu'une fois par semaine. Augustin Teng, 39 ans, dit qu'il peut gagner entre 50.000 et 100.000 francs (100 $ US et 200 $) dans un bon mois, mais d'autres sont sur le taux quotidien de seulement 1.000 ou 1.500 francs (1 $ ou 2 $).

Teng dit qu'il complète ses revenus du chantier en gardant ses champs de manioc, le maïs et l'arachide et dit que d'autres mineurs devraient le suivre compte tenu notamment de la baisse des prix du diamant. "C'est ce que nous avons ici en Centrafrique: du diamant et la terre», dit Teng. "Mais vous n’en obtiendrez pas beaucoup pour le moment."

Une sélection de rapports IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 23:07


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AFP 16/12/2009 à 17:08 - mis à jour le 16/12/2009 à 17:39

PARIS - Nicolas Sarkozy a reçu mercredi à déjeuner à l'Elysée les dirigeants des pays africains du bassin du Congo pour les enrôler dans sa croisade en faveur d'un accord ambitieux à la conférence de Copenhague sur le climat, qui doit s'achever vendredi.

"La chose est claire, nous voulons aider les pays du bassin du Congo, qui représentent la 2e forêt du monde. Il s'agit d'un patrimoine de l'humanité (...) la façon la plus efficace et la plus économe de limiter les émissions de carbone, c'est de lutter contre la déforestation", a répété M. Sarkozy à la presse à l'issue du déjeuner.

"Ces pays ne peuvent pas seuls entretenir une forêt qui est le patrimoine de l'humanité. Toute l'idée, c'est qu'à Copenhague nous mobilisions des moyens extrêmement importants pour les aider", a poursuivi le chef de l'Etat.

"C'est l'intérêt de l'Afrique, mais c'est aussi notre intérêt à nous Européens (...) Qui peut penser que le désastre de l'Afrique n'aurait pas des conséquences catastrophiques pour l'Europe ?", a-t-il lancé.

Devant les chefs d'Etat, de gouvernement et ministres des onze pays du bassin du Congo, le président français s'est réjoui qu'il existe une "position commune entre l'Afrique et l'Europe" sur la nécessité de mettre en place un financement immédiat (dit "fast start") de 10 milliards de dollars par an de 2010 à 2012 pour aider les pays émergents à lutter contre le réchauffement.

"S'il y a des efforts dans le court terme, il faut bien plus de lisibilité au-delà de 2012", a fait remarquer le président congolais Denis Sassou Nguesso. "Souvent, on a dit que l'Afrique, c'est le problème (...) mais nous avons dit que cette fois, l'Afrique peut être considérée comme la solution", a-t-il ajouté.

Son collègue tchadien, Idriss Deby Itno, a mis en garde contre "une catastrophe écologique et humanitaire si nous ne faisons rien pour sauver le lac Tchad", menacé par la progression du désert. "Les solutions sont là, mais c'est cher", a-t-il dit.

Evoquant la position de la Chine, devenue l'un des principaux investisseurs en Afrique mais qui rechigne à s'engager à Copenhague, M. Sassou Nguesso a assuré que les pays africains allaient "discuter, discuter ouvertement" avec eux "pour obtenir qu'ils avancent dans la bonne direction".

Nicolas Sarkozy a également promis aux pays du bassin du Congo (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et Tchad) d'accroître l'aide française pour "gérer la forêt" et de soutenir financièrement le Tchad "dans son juste combat pour sauver le lac Tchad".

"L'Europe et l'Afrique, c'est la même famille", a-t-il dit, "il nous faut tourner la page du débat sur la colonisation (...) Ce qui compte c'est le développement, la protection de l'environnement et une stratégie commune".

Avec 200 millions d'hectares, les forêts d'Afrique centrale constituent le deuxième "poumon vert" de la planète derrière l'Amazonie. La déforestation contribue à hauteur de 20% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 19:53


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Toulouse7.com décembre 16, 2009

 

Le succès des élections prévues pour avril 2010 en République centrafricaine ainsi que la mise en oeuvre effective du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) vont déterminer le destin politique du pays, a déclaré mardi la Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine, Sahle-Work Zewde, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

L’Organisation internationale de la Francophonie

Une Commission électorale indépendante a été établie en octobre dernier et les Nations Unies ont signé un mémorandum d’accord avec le gouvernement centrafricain pour assurer une assistance au processus électoral, « un effort soutenu par l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Union africaine (UA) », a relevé Mme Sahle-Worke Zewde, qui est également chef du Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA).

Elle a cependant mis en garde contre les divers facteurs susceptibles de compromettre le calendrier électoral. « Certains acteurs politiques tentent de créer un vide constitutionnel pour demander une prorogation de l’administration en place », a-t-elle dit, ajoutant que d’autres dirigeants incitaient à la haine et aux divisions. La Représentante spéciale a en outre déclaré que l’insécurité générée par les groupes armés ayant refusé de se joindre aux processus de paix, les mouvements de l’Armée de libération du Seigneur (LRA) dans certaines zones du pays et le retard pris dans la mise en oeuvre de volets du programme de DDR représentaient une menace grave à la poursuite de l’ensemble du processus de paix en République centrafricaine.

« Un échec du programme de DDR risque de compromettre le processus électoral et de déstabiliser le pays », a averti, de son côté, Jan Grauls, Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix et Représentant permanent de la Belgique auprès des Nations Unies. Toutes les conditions politiques et de sécurité préalables ne semblent pas encore en place, a estimé M. Grauls, citant les récents accrochages à Ndélé qui « témoignent de la persistance de tensions interethniques dans le nord-est » du pays, alors que, dans le nord-ouest, des embuscades exposent à des risques le déploiement d’observateurs militaires.

M. Grauls a appelé le gouvernement centrafricain à « redoubler ses efforts de dialogue et de médiation » entre les groupes ethniques et armés afin de créer « l’environnement propice » pour assurer le succès du programme de DDR qui doit « démarrer comme prévu avant la fin de l’année » et sans lequel, la tenue, « dans le calme », des élections d’avril 2010 ne pourra être envisagée.


NDLR : Si ces éléctions sont si cruciales, on ne doit point se permettre de les bâcler. Tout doit être donc fait pour les réussir à tout prix afin que les résultats ne soient point contestés. Si elles sont d'abord une affaire qui concerne les Centrafricains, les partenaires de la communauté internationale doivent aussi y veiller et surtout éviter d'être complaisants avec Bozizé et son clan qui cherchent par tous les moyens à frauder et font de leur mieux pour que la insécurité persiste dans le pays. Le comportement de Bozizé au sujet du DDR en est un précieux indicateur.   

 

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