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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 14:54

 

 

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Centrafrique : François Bozize invité à Paris pour la fête du 14 juillet

Kabongo Africa Info (Douala) 6 Mai 2010

Ai-Rca — L'annonce a été faite le 5 mai au Palais de la Renaissance au cours d'un entretien entre le président Bozize et le directeur d'Afrique et de l'Océan Indien, au Ministère des affaires étrangères et européennes Stéphane Gompertz, porteur de la lettre d'invitation et en visite de travail à Bangui, a appris l'agence Ai

Selon une source proche de la présidence, l'entretien entre les deux personnalités était axé essentiellement sur la relation bilatérale entre la République Centrafricaine et la France avec en toile de fond, des questions d'ordre économique, politique et sécuritaire.

M Gompertz au sortir de cette audience s'est dit très reconnaissant envers le Président de la République pour son accueil chaleureux. «Cette audience a été longue, utile et très intéressante», a-t-il déclaré.

«Nous avons abordé beaucoup de sujets notamment l'excellente relation bilatérale qui sont qui lie nos deux pays», a précisé Stéphane Gompertz

A en croire le directeur Gompertz, la question de la sécurité évoquée avec le chef de l'Etat concerne non seulement la RCA mais aussi la sous région. «Certains de ces mouvements internes sont liés à l'instabilité qui peut y avoir dans d'autres pays», a souligné Stéphane Gompertz ajoutant que le climat des affaires a été lui aussi abordé, en vue de trouver les voies et moyens «pour encourager les entreprises les entreprises françaises et celles d'autres pays bien sûr, à venir plus nombreuses investir en République Centrafricaine, car le potentiel est là».

Selon une source proche de la présidence, la question du processus électoral était en bonne place au menu du tête-à-tête au palais de la Renaissance. «Avec le président Bozizé, nous avons naturellement parlé de la situation politique en Centrafrique, des élections et de la phase particulière que nous traversons en ce moment», a-t-il dit.

Quant à la position de la France dans le processus électoral actuel, Stéphane Gompertz a clairement indiqué que la France loin d'être surprise «a été prise entre deux réalités. La première est que le Président de la République est très attaché au respect de la constitution. La deuxième est dictée par le réalisme. Il faut organiser les élections dans des conditions libres et transparentes, avec une liste électorale fiable. Donc tous les efforts qui sont menés visent à concilier ces deux impératifs ».

La source informe que cette audience s'est déroulée en présence de l'ambassadeur de France en poste à Bangui Jean Pierre Vidon, du Ministre centrafricain des Affaires Etrangères Antoine Gambi et du conseiller diplomatique à la présidence Joseph Kitiki- Kouamba. M Gompertz a été aussi reçu en audience par le Ministre des Affaires Etrangères.

 

NDLR : Il faur noter que c'est un dictateur sanguinaire dont le mandat aura déjà expiré le 11 juin et donc désormais sans légitimité, qui sera à Paris pour ce 14 juillet. 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 13:33

 

 

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BANGUI - AFP / 06 mai 2010 11h57 - Une personne a été blessée et une autre est portée disparue dans une attaque dimanche à Bangoran (nord) contre trois véhicules du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a indiqué jeudi à l'AFP une source militaire centrafricaine.

"Les hommes armés ont ouvert le feu sur le véhicule en tête du convoi, qui regagnait Bangui à la suite d'une mission à Ndélé (nord). Les tirs des assaillants ont blessé à la jambe un membre du personnel centrafricain de cette organisation. Le chauffeur du véhicule a disparu, et n'a pas encore été retrouvé", selon cette source militaire qui a précisé qu'"une mission militaire déployée d'urgence dans le secteur" était intervenue.

Toujours selon cette source, "il est difficile de dire s'il s'agit d'éléments rebelles ou d'éléments incontrôlés. Parce que les braconniers ainsi que les coupeurs de route font parler d'eux dans ce secteur".

La zone de Ndélé est particulièrement instable, notamment en raison de la présence de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), qui n'a pas intégré le processus de paix et s'est montré active ces derniers mois après la disparition de son chef Charles Massi, donné pour mort par ses proches.

"Nous faisons l'humanitaire auprès des populations qui sont dans le besoin. Je ne sais pas dans quel état d'esprit, nos collaborateurs vont poursuivre les activités à l'intérieur du pays. C'est vraiment regrettable", à déclaré Yacinthe Wodobodé, coordinatrice du Comité national de lutte contre le sida (CNLS).

 

NDLR : On se demande dans quel pays vit la coordinatrice du CNLS. Elle passe plus son temps à faire de la prédation et des magouilles qu’à gérer le CNLS. Du fait de sa mauvaise gestion, plusieurs malades du Sida sont demeurés des mois et des mois sans leurs produits, le Fonds Mondial ayant momentanément suspendu ses financements. C’est curieux que cette brave dame découvre seulement maintenant la triste réalité de son pays à travers cet incident. Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable comme le fait l’autruche. Si le contrôle de 8 préfectures sur 16 que compte la RCA échappe entièrement aux autorités centrales de Bangui, il ne faut nullement faire semblant d’ignorer cette incontournable réalité, qu’on fasse de l’humanitaire auprès des populations de l’arrière pays prises elles aussi en otage ou autre chose.

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 01:01

 

 

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APA-Ndjamena 05-05-2010 (Tchad) Le recensement électoral en vue des prochaines élections au Tchad a débuté mercredi avec l’objectif de permettre l’établissement d’une Liste électorale permanente informatisée (LEPI), a-t-on appris auprès de la Commission électorale indépendante (CENI).

Cette opération avait été précédée il y a un mois par un recensement pilote pour permettre de déceler d’éventuels problèmes et d’y apporter des solutions, ont indiqué les sources précitées.

Les élections locales et législatives sont prévues à la fin de cette année, selon le calendrier établi par la CENI.

Quant aux présidentielles, elles sont prévues pour la fin du premier trimestre de l’année prochaine, selon le même calendrier de la CENI.

Les agents recenseurs s’attendent à recenser pas moins de quatre millions de Tchadiens en âge de vote, apprend-t-on.

 

NDLR : A quand le recensement électoral de la République centrafricaine ? Le vrai faux pasteur préfère dilapider les fonds de la CEI pour s'acheter de coûteuses literies. Bozizé est actuellement davantage préoccupé par la prorogation de son mandat par une modification de la Constitution selon la procédure d’urgence qu’il vient d’initier alors que le mandat des députés est presque aussi fini. Il est pour cela fortement demandé actuellement aux députés de ne pas quitter la capitale. L’Union Africaine qui a déjà adopté des résolutions sur ce genre de cas devrait normalement rappeler à Bozizé qu’il est interdit de toucher à la Constitution en pleine année électorale comme c’est le cas actuellement de la RCA.

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 23:57

 

 

Umaru-Yar-Adua-Nigeria.jpg

 

 

ABUJA (AFP) - jeudi 06 mai 2010 - 0h51 - Le président nigérian Umaru Yar'Adua est décédé mercredi à Abuja après avoir disparu depuis plusieurs mois de la scène politique pour des problèmes cardiaques, a-t-on appris de source présidentielle.

"Il est vrai que le président est décédé", a indiqué une source présidentielle, confirmant une information mise en ligne par le quotidien local This Day.

Ancien Gouverneur de l’Etat musulman de KATSINA dans la partie nord du Nigéria, Umaru Yar’Adua fut élu Président le 21 Avril 2007. Malade depuis des mois, le président Umaru Yar'Adua, 58 ans, n’a exercé ses fonctions que pendant une période très brève car souffrant des problèmes cardiaques. Il avait été hospitalisé en novembre dernier en Arabie saoudite durant des semaines avant de revenir en février incognito dans le pays, pratiquement au moment où le Parlement avait donné les pouvoirs intérimaires, le 9 février, à son vice-président Goodluck Jonathan.

 

Son état de santé était resté tellement secret que M. Jonathan avait reconnu publiquement n'avoir même pas été autorisé par son épouse Turai Yar'Adua à lui rendre visite.

Des chefs religieux chrétiens et musulmans avaient pu aller le voir cependant début avril, mais n'avaient rien indiqué sur son état de santé.

Issu du Nord, Umaru Yar'Adua avait été élu en 2008, succédant à Olusegun Obasanjo qui l'avait désigné comme son successeur au sein du Parti démocratique du Peuple (PDP).

 

NDLR : Les conditions dans lesquelles vient de disparaître le président Umaru Yar'Adua, (paix à son âme)   posent le problème de l'état de santé réel de tous ceux qui aspirent à occuper le fauteuil présidentiel dans leur pays et qui ne doivent pas tricher sur leur état de santé. S'agissant du Nigeria, le choix de son successeur opéré par l'ancien président Olusegun Obasanjo n'était manifestement pas le meilleur choix, c'est le moins que l'on puisse dire. Les conséquences de ce choix ont failli plonger ce géant de l'Afrique dans une situation fâcheuse et délicate.

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 23:35

 

 

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New York 5 mai 2010 – Alors qu'une amélioration a été constatée dans la zone frontalière entre le Tchad et le Soudan, l'instabilité continue à régner à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine, souligne dans un rapport publié mercredi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui recommande au Conseil de sécurité de proroger pour un an le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT).

« Je recommande au Conseil de sécurité d'approuver pour la MINURCAT un mandat révisé d'une durée d'un an », écrit M. Ban. « Le nouveau mandat proposé, fruit du dernier cycle de discussions entre l'ONU et le gouvernement tchadien, vise à consolider et préserver les progrès évoqués dans ce rapport, tout en facilitant un retrait progressif et par étapes de la composante militaire de la MINURCAT », ajoute-il.

Le mandat actuel de la MINURCAT prend fin le 15 mai 2010. Le gouvernement tchadien a récemment plusieurs fois réitéré son souhait de voir la composante militaire de la Mission se retirer pour qu'il puisse assumer pleinement la sécurité et de la protection des civils.

Sous réserve de la décision du Conseil de sécurité, à compter du 16 mai, l'effectif de la composante militaire de la Mission au Tchad [actuellement 3.300 militaires sur les 4.900 autorisés en vertu de la résolution 1861 (2009)] sera ramené à 1.400 militaires et 500 éléments de soutien. En conséquence, il faudra retirer environ 1.400 militaires. La MINURCAT, avec l'appui du gouvernement tchadien, assurera le retrait de ces 1.400 militaires avant le 15 juillet 2010. Les 1.900 militaires restants demeureront au Tchad jusqu'au 15 octobre 2010, date à laquelle ils cesseront toutes les opérations et commenceront leur retrait final, sous réserve de l'approbation du Conseil de sécurité, écrit M. Ban.

Le Secrétaire général appelle le Conseil de sécurité de l'ONU, s'il décide de donner un nouveau mandat à la MINURCAT, à adopter « une stratégie de retrait par étapes qui permettra à celle-ci d'opérer progressivement sa transition » et qui facilitera « la mise en place d'un régime de sécurité renforcé pour le personnel des Nations Unies avant que les éléments militaires de la MINURCAT n'entament la dernière phase de leur retrait en octobre 2010 ».

Le rapport indique que les relations entre les gouvernements tchadien et soudanais se sont sensiblement améliorées ces derniers mois. Les deux gouvernements ont signé un accord de normalisation de leurs relations à N'Djamena le 15 janvier 2010. Ils ont convenu « de mettre un terme à toute action hostile de groupes rebelles contre leurs territoires respectifs et d'œuvrer au désarmement de ces groupes ».

Conformément à cet accord, ils ont déployé le long de leur frontière commune une Force mixte et d'observation de 3.000 hommes « qui est chargée d'interdire toute forme d'incursion hostile à l'une des parties et de mettre un terme aux activités criminelles d'éléments armés ». Les deux pays ont également facilité des pourparlers avec leurs groupes rebelles respectifs.

Cependant, la situation reste instable dans la zone transfrontalière entre le Tchad et la République centrafricaine, indique le rapport. Au moins trois milices centrafricaines restent présentes dans la zone d'opérations de la MINURCAT et aux alentours – l'Union des forces pour la démocratie et le rassemblement (UFDR), l'Union des mouvements démocratiques et républicains (UMDR) et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

À ces milices s'ajoutent des bandits venus de plusieurs États voisins. L'absence de l'État dans le nord-est de la République centrafricaine fait craindre que cette région où convergent trois frontières ne serve de sanctuaire à des groupes armés centrafricains et étrangers, s'inquiète M. Ban.

Le document fait état d'au moins 500.000 personnes qui ont besoin d'une assistance humanitaire dans l'est du Tchad. Environ 70 organismes humanitaires apportent une aide à 249.242 réfugiés soudanais installés dans 12 camps le long de la frontière avec le Soudan, à plus de 62.019 réfugiés centrafricains installés dans 13 camps dans le sud du Tchad, à environ 168.000 déplacés répartis sur 38 sites dans l'est du Tchad, et à environ 150.000 membres des communautés locales accueillant ces réfugiés et déplacés. Dans le nord-est de la République centrafricaine, on compte environ 3.500 réfugiés soudanais près de Sam Ouandja, dans la zone d'opérations de la MINURCAT.

On estime que plus de 2 millions de personnes sont en danger d'insécurité alimentaire dans le pays. L'appel de fonds humanitaire de 2010 pour le Tchad, qui cherche à mobiliser 458 millions de dollars pour financer des secours d'urgence a atteint 38 % de son objectif, indique M. Ban.

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 22:01

 

 

Bozizé en Chine

 

 

ANDET SANGASSERE  Phanuel 

GONDAMOKO BENGUI Ulrich Fabrice

MALESSANDJI Yannick Henri Jackson

NGUEREKOUTOU Péguy Florent

Etudiants suspendus à la soutenance de l’EAMAU

 

                                                                                              Lomé le 04 Mai  2010             

                                                                                             

                                                                                              A

                        Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Objet : Doléance des étudiants centrafricains de l’EAMAU en fin de cycle, suspendus à la présentation de leurs travaux de recherches pour l’obtention du diplôme d’Architecte-Urbaniste.

 

Excellence Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de venir très respectueusement auprès de votre haute compétence, solliciter votre aimable attention sur un aspect des problèmes des étudiants de l’Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (E.A.M.A.U) de Lomé au TOGO, et en particulier nous qui avons déjà effectué le cursus de six années d’études avec brillance, mais empêchés depuis déjà trois années consécutives de présenter les résultats de nos travaux de recherches pour l’obtention du diplôme d’Architecte-Urbaniste (Bac+6), pour cause de non paiement des frais de scolarité et des arriérés de contributions qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 613 000 000 FCFA.

 Excellence Monsieur le Président, pour une séance de soutenance des travaux de fin d’études de 2 heures du temps, nous attendons depuis déjà trois années consécutives et si une solution n’est pas trouvée d’ici le mois de juin, date de la prochaine session des soutenances à l’E.A.M.A.U, pour le compte de l’année scolaire 2009-2010 ; nous serons encore malheureusement suspendus et nous risquons de ne plus jamais soutenir puisque les règlements de l’école ne permettent pas,  plus de trois tentatives de présentations de mémoires.

 Excellence Monsieur le Président, nous voulons bien rentrer à Bangui pour mettre en valeur nos acquis pour le développement de notre cher et beau pays la République Centrafricaine, mais nous sommes obligés de rester à Lomé pour attendre la soutenance de nos mémoires de fin d’études.

 Excellence Monsieur le Président, nous tenons à vous dire que cette attente de présentations des travaux de recherches de fin d’études est d’autant plus pénible car nos bourses ne sont pas renouvelées depuis trois années pour certains d’entre nous, alors que cette situation est indépendante de notre volonté et ne concerne pas nos résultats scolaires. Nous éprouvons de réelles difficultés pour régler nos loyers et nos factures, bref subvenir à nos besoins quotidiens.

 Excellence Monsieur le Président, nous vous adressons nos doléances en tant que notre père. Nous vous demandons de nous aider à soutenir nos diplômes cette année, pour qu’enfin nous puissions rentrer à Bangui pour apporter notre modeste contribution à l’édification de notre nation.

 Nous sommes convaincus, Excellence Monsieur le Président de l’importance que vous accordiez aux problèmes de la jeunesse centrafricaine à l’étranger et nous sommes certains que vous ne ménagerez aucun effort pour nous faire sortir de cette situation catastrophique.

 Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez agréer Excellence Monsieur le président à l’expression  de notre très haute et déférente  considération.

 

ANDET SANGASSERE Phanuel  

GONDAMOKO BENGUI Ulrich Fabrice

 MALESSANDJI Yannick Henri Jackson

 NGUEREKOUTOU Péguy Florent

 

 

NDLR : Il est à craindre que la réponse de Bozizé à la requête de ses étudiants en détresse qui tirent la sonnette d'alarme ne soit que sa surdité habituelle, lui qui n'a pas hésité à déclarer officiellement qu'il n'a jamais été à l'université tout comme ses propres enfants donc il n'en a rien à foutre du sort des étudiants centrafricains, aussi bien ceux de Bangui que ceux étudiant à l'étranger. Bozizé est jaloux de voir des étudiants centrafricains réussir leurs études. Lui, il n'avait pas obtenu la moyenne requise de sortie à l'ESFOA.  N'eût été l'intervention de Bokassa, il ne serait pas sorti sous-officier car il était recalé. Il en était de même pour le général d'opérette Ouandé, son compère et promotionnaire. Il est évident que c'est la volonté politique qui manque aux autorités de Bangui pour résoudre ce petit problème de l'EAMAU. L'argent, il y en a. Le trésor public de Bangui vient de décaisser deux jours de suite deux fois cinq cent millions de F CFA, la somme de un (1) milliard de F CFA en tout remise au chef de cabinet particulier de Bozizé, le général de police Joel Sinfei Moidamsé pour financer les agents de renseignements "tontons macoutes" de Bozizé, le siège de KNK, l'association "Bozizé doit rester"bref, pour la campagne électorale destinée à la réélection de Bozizé.

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 21:29

 

 

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Tchad: 2.600 nouveaux réfugiés centrafricains depuis mi-avril (Ocha)

LIBREVILLE, 4 mai 2010 (AFP) - Le Tchad a enregistré l'arrivée sur son sol, mi-avril, de 2.600 personnes ayant fui des combats en Centrafrique voisine, rejoignant sur place quelque 74.000 Centrafricains abrités dans le sud tchadien, selon un bulletin humanitaire de l'ONU publié mardi.

"A la mi-avril, environ 2.600 réfugiés de la Centrafrique ont traversé la frontière pour regagner Kyabé, dans la région du Moyen Chari, au sud du Tchad" écrit le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) au Tchad dans ce bulletin reçu par l'AFP à Libreville.

"Cet afflux est dû aux combats qui ont eu lieu dans la région de Sido (extrême nord-ouest de la Centrafrique)", indique Ocha, sans donner plus de détails.

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) "est en pourparlers avec les autorités tchadiennes pour leur apporter une assistance. Les réfugiés ont affirmé qu'ils n'ont pas le désir de retourner dans leur village d'origine dans un futur proche", précise-t-il.

Selon des estimations centrafricaines, à fin décembre 2009, environ 74.000 Centrafricains étaient réfugiés au Tchad, principalement dans le sud-est du pays.

Outre des Centrafricains, les organisations humanitaires apportent assistance dans l'est et le sud-est du Tchad à des centaines de Soudanais ayant fui la guerre civile au Darfour (ouest du Soudan), ainsi qu'à des Tchadiens soit déplacés internes soit affectés par la crise des réfugiés.

Les dernières statistiques d'Ocha, publiées dans le bulletin, mentionnent 312.094 réfugiés, 170.531 déplacés internes et environ 30.000 personnes ayant regagné leurs localités d'origine.

NDLR :  Par delà la question de l'indispensable assistance humanitaire d'urgence à apporter à ses nouveaux réfugiés, se pose également le problème de leur nécessaire recensement afin de leur permettre de remplir leur devoir de citoyens le moment venu à savoir, voter aux prochaines élections. Bozizé lui, n'a absolument rien à foutre que ces citoyens s'en aillent au Tchad. Pour lui, cela arrange même ses affaires puisque dans leur grande majorité, ces compatriotes contraints de fuir l'insécurité ne sont pas ses électeurs potentiels.Bozizé et son fils Francis entretiennent expres cette insécurité pour obliger les citoyens à fuir chez eux. C'est criminel.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 02:54

 

 

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A en juger aux deux courriers dont nous nous sommes procuré les copies que nous publions ci-dessous, adressés par Bozizé dès le 23 avril dernier au président de la Cour constitutionnelle pour « AVIS » et le 29 avril au président de l’Assemblée nationale pour le prier d’engager la « procédure d’urgence » pour faire voter la Loi Constitutionnelle prorogeant son mandat afin d’éviter que le pays ne connaisse de vide constitutionnel, il faut croire qu’il y avait péril en la demeure.

On remarque en passant que dans le courrier daté du 29 Avril adressé au président de l’Assemblée nationale, le rapport de la CEI qui concluait à l’impossibilité technique de tenir les élections le 16 mai prochain est curieusement daté du 28 Avril 2004. On n’ose pas croire qu’un courrier du Président de la République puisse contenir une si grossière erreur et que par dessus le marché, celui-ci l’ait signé sans s’en apercevoir.

Il serait intéressant que Bozizé donne quelques explications sur les véritables raisons à son entendement, des conséquences qui découleraient pour le pays du vide constitutionnel qu’il craint tant et qui justifieraient que l’Assemblée nationale engage la procédure d’urgence de modification de la Constitution. Son refus de la proposition pertinente faite par l’opposition par la voix de Me Nicolas Tiangaye ne tient pas debout. Le prétexte derrière lequel il se cache selon lequel les accords politiques dans ce pays n’ont jamais été respectés ne résiste pas à l’analyse.

Le dernier Accord politique en date qui a été signé est celui qui a permis que l’opposition qui avait entre temps suspendu sa participation pour des raisons parfaitement justifiées et compréhensibles, retrouve sa place au sein de la CEI. Dans cette affaire, qui n’a pas respecté ses engagements si ce n’est Bozizé lui-même au nom de qui Elie Oueifio alors ministre de l’Administration du territoire, avait signé cet accord avec l’opposition et le Médiateur Pomodimo. Jusqu’ici le rapport de l’audit sur la gestion de la CEI par le vrai faux pasteur Binguimalé n’est toujours pas rendu public. S’il y a quelqu’un qui est très mal placé pour parler du non respect des accords politiques dans ce pays, c’est Bozizé.

Son refus maladif de négocier avec l’opposition et signer un accord politique de consensus pour la gestion du pays après l’expiration de son mandat est purement subjectiviste et arbitraire. Il découle du mépris royal sans fondement dont il tient les leaders de l’opposition et de la haine viscérale qu’il leur voue. En quoi est-il meilleur que certains d’entre eux, lui qui n’avait même pas eu la moyenne de sortie requise à l’ESFOA pour sortir sous-officier ? C’est grâce à Bokassa qu’ils avaient été repêchés, lui et son compère Jules Bernard Ouandé. En quoi sont-ils plus qualifiés pour diriger le pays ?

Depuis son investiture le 11 juin 2005, Bozizé avait eu cinq années pleines pour préparer les élections. Il a joué, tourné en rond et se retrouve maintenant au pied du mur le bec dans l’eau. Il a préféré s’entourer de béni oui-oui et de médiocres collaborateurs, désigner des premier ministres incapables de le guider dans la bonne direction. Les conséquences du vide constitutionnel qui semblent l’affoler à présent, c’est ce que vivent depuis longtemps les Centrafricains avec un pouvoir législatif aux ordres, un exécutif inexistant, incapable d’assurer l’intégrité du territoire national presque entièrement contrôlé par des rébellions armées que l’armée nationale n’est pas en mesure de juguler. Tout cela, afin de lui permettre de bien piller les ressources du pays et d’amasser une fortune personnelle.

Il n’y a pas de procédure d’urgence qui tienne. Les députés sont en fin de mandat et ne disposent plus de la légitimité nécessaire pour voter des lois, de surcroît « constitutionnelles ». La Constitution est bien verrouillée en ce qui concerne le statut et le rôle du Président de la République. Les conditions pour en modifier certains articles sont bien précises. Le contexte dans lequel le pays se trouve actuellement le pays n’autorise plus de la triturer au nom on ne sait de quelle urgence. Il est seulement question non pas de jouer avec le feu comme s’y essaie Bozizé mais de préparer les conditions pour la tenue d’élections transparentes, libres et crédibles. Il fait fi des résolutions de l'Union Africaine qui interdisent les modifications de constitution au cours de l'année de tenue des élections. Même la triste expérience de Mamadou Tandja du Niger ne lui sert pas de leçon.

 

La Rédaction C.A.P 

 

---------------------------------------------------------------------------------------------

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE                           REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

            CHEF DE L'ETAT                                                                 Unité - DignitéTravail

 

                                         Bangui, le 23 Avril 2010

 

A

 

Monsieur le Président de la Cour

Constitutionnelle

 

-BANGUI-

 

 

Objet : DEMANDE D’AVIS

 

Conformément aux dispositions de l’Article 34 alinéa 1 de la Loi organique de la Cour Constitutionnelle, je vous transmets pour « AVIS », le projet de la Loi Constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004.

 

 

                                                                       François BOZIZE

          

 ---------------------------------------------------------------------------------------------

 

    

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE                        REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

            CHEF DE L'ETAT                                                   Unité - DignitéTravail

 

                                           Bangui, le 29 Avril 2010

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

 

         J’ai l’honneur de vous faire tenir l’Avis n° 001/10/CC de la Cour Constitutionnelle en date du 26 Avril 2010 relatif au Projet de Loi Constitutionnelle, modifiant et complétant certaines dispositions de l’article 24 de la Constitution du 27 Décembre 2004.

         Eu égard à la situation qui prévaut suite au rapport de la Commission Electorale Indépendante (CEI) du 28 Avril 2004 et qui concluait au report des élections générales,

         Je vous prie d’utiliser avec diligence la procédure d’urgence pour que l’Assemblée Nationale, se fondant sur cet avis, vote la Loi Constitutionnelle conséquente qui éviterait à notre pays le vide constitutionnel avec les conséquences qui s’en suivent.

         Veuillez croire, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, en l’assurance de ma haute considération.

 

 

                                               François BOZIZE

 

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée

Nationale

BANGUI

                                     

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:26

 

 

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APA-Yaoundé 04-05-2010 (Cameroun) Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a remis un logiciel informatique de gestion des élections au Cameroun, a constaté APA à Yaoundé, la capitale du pays.

Le Système d’information et de gestion cartographique des élections (SIGSE), désormais propriété d’Elections Cameroon (ELECAM), l’organe créé par le gouvernement et réputé libre en la matière, est réputé sécurisé et entièrement bilingue (anglais et français).

Il permettra d’accomplir toutes les opérations, de la cartographie au découpage administratif, en passant par les inscriptions sur les listes électorales ou encore la publication des résultats.

Réutilisable, le SIGSE permet en plus d’éviter les manipulations et les inscriptions multiples.

Le PNUD et d’autres partenaires au développement, conduisent actuellement un ensemble d’activités dites d’assistance préparatoire à l`élaboration du projet d`appui aux réformes électorales et à l`organisation des élections au Cameroun (2009-2011).

D’un montant de 500 000 dollars US, il ambitionne d’améliorer le système électoral, de renforcer les capacités des acteurs du processus électoral et des populations, de formuler et de mettre en place un projet d’appui aux réformes électorales et à l’organisation des élections dans ce pays.

L’appui logistique du PNUD rentre dans le cadre d’un protocole d’accord signé en janvier dernier avec le Cameroun, afin d’aider ELECAM à se doter d’outils nécessaires devant lui permettre d’organiser des élections crédibles, fiables et transparentes.

 

NDLR : Espérons que cet appui technique apporté par le PNUD sera plus efficace au Cameroun qu’au Togo où il n’a pas permis d’éviter la fraude dans le système de transmission des résultats, le système satellitaire ultra sophistiqué mis en place par le PNUD étant miraculeusement tombé en panne au moment crucial. En Centrafrique, il faudrait que le PNUD puisse offrir aussi ce logiciel à la CEI afin de contrer les manoeuvres de fraude massive de Bozizé et son KNK.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:11

 

 

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Source: Resolve Uganda 30 avril 2010 par Paul

«La faim qui vient sera très mauvais"

- Résident d'Obo, République centrafricaine

En 2004, le responsable des actions humanitaires des Nations Unies, Jan Egeland, a déclaré que le nord de l'Ouganda est la zone la plus négligée dans le monde connaissant une catastrophe humanitaire. Les attaques de la LRA et les politiques draconiennes du gouvernement ont occasionné le déplacement forcé, avec une forte dose d'indifférence internationale, a entraîné la mort de plus de 1.000 Ougandais du Nord une semaine au plus fort du conflit. Les commentaires de Egelands contribué à faire avancer la scène internationale à la crise, et depuis lors, la LRA ont quitté la région et l'afflux de l'aide internationale a aidé plus de un million de personnes de retour dans leurs foyers.

Malheureusement, la paix fragile dans le nord de l'Ouganda n'a pas empêché la LRA de traverser les frontières et la création de nouvelles catastrophes humanitaires dans d'autres à distance, des coins oubliés de l'Afrique. Au cours des deux dernières années, la LRA a mené une campagne systématique de terreur qui a déplacé plus de 300.000 personnes dans trois pays d'Afrique centrale, dont beaucoup sont encore hors de portée de toute l'aide humanitaire.

Nulle part cette assistance plus indispensable, n’a autant été absente que dans le coin du sud-est de la République centrafricaine (RCA), où les attaques de la LRA ont déplacé des dizaines de milliers de personnes dans les deux dernières années. Le mois dernier, j'ai eu la chance de visiter Mboki, une petite ville où il ya que des milliers d’hôtes de ces personnes déplacées, ainsi que plusieurs milliers de réfugiés fuyant les attaques de la LRA en RDC. Pendant la guerre civile au Soudan, qui a officiellement pris fin en 2005, l'UNHCR a fourni une assistance humanitaire à des dizaines de milliers de réfugiés soudanais qui ont cherché refuge à Mboki. Mais l'aide humanitaire a pris fin après le retour des réfugiés soudanais chez eux, et les agences humanitaires ne sont pas encore de retour, malgré les besoins créés par la violence de la LRA dans la région.

Alors qu’à Mboki j'ai parlé avec Pabeyo, un mari et un père qui vit avec sa famille dans le village voisin de Mabusu. Après avoir décrit une attaque de la LRA au village dans lequel son fils de 12 ans a été enlevé, je lui ai demandé pourquoi lui et sa famille ne se déplacent pas à Mboki, où un contingent de soldats ougandais constitue un élément dissuasif des attaques de la LRA. Sa réponse fut simple: «La menace d'attaques de la LRA est certes plus élevée à Mabusu, mais à Mboki,  c’est sûr que nous allons mourir de faim."

L'ensemble du sud-est de République centrafricaine souffre de l'absence de l'aide humanitaire ce qui a contraint brutalement les gens à être à la merci des rebelles de la LRA afin de subvenir à leurs familles. Comme Pabeyo, beaucoup de gens ont décidé de rester dans les exploitations rurales où ils ont accès à la nourriture, mais sont plus vulnérables aux attaques de la LRA, ou de se déplacer vers les villes où il ya une relative sécurité, mais peu de moyens pour nourrir une famille affamée. Dans la ville voisine de Obo une femme a décrit comment plusieurs hommes ont été tués récemment, après s’être aventuré dans la brousse pour couper de la paille pour les toits des maisons, une tâche risquée qui pourrait être évitée s’il y avait des bâches en plastique durables avaient été mises à disposition par les agences humanitaires.

Fournir une aide humanitaire aux communautés touchées par la LRA, mais l'urgence des besoins, n'est pas chose facile. L'absence de présence internationale sur place (pas de personnel de l'ONU et seulement une poignée de travailleurs humanitaires internationaux dans la région de la taille de la Pennsylvanie) signifie qu'il est même difficile de savoir où l'aide est nécessaire. Les agences de l'ONU et les ONG sont également confrontées à des difficultés logistiques multiples pour fournir une assistance, allant d'un réseau routier extrêmement délabré aux bailleurs de fonds internationaux qui ont constamment sous-financé des projets humanitaires en RCA ces dernières années.

Dans une telle région éloignée et de non-droit, l'aide peut aussi parfois faire plus de mal que de bien. Dans la dernière année, les rebelles de la LRA ont attaqué les sites de distribution d'aide humanitaire dans le pays voisin de la RD Congo et le Sud-Soudan, détournant ainsi ce qui devait servir à sauver des vies et des personnes à qui elle était censée profiter.

Ce scénario cauchemar s’est déroulé sous mes yeux le mois dernier dans les villes centrafricaines de Zemio et Mboki. Lors de ma visite, un convoi d'aide humanitaire de l'ONU se rendait dans ces deux villes pour distribuer de l'aide désespérément nécessaire. Si une base militaire ougandaise apporte une certaine sécurité à Mboki, il n'y avait pas des forces de sécurité stationnées à Zemio. Quand j'ai demandé à un fonctionnaire quelles sont les mesures prises pour assurer l'assistance afin que les civils ne soient pas les cibles de la LRA, il me répond que «nous croisons les doigts en espérant qu'ils n'attaquent pas."

Moins d'une semaine de la distribution, les activités de l'ARS ont été signalées dans les deux villes qui ont été attaqué par la LRA depuis Juillet 2009. Un groupe de rebelles ont attaqué Mboki, tuant au moins une personne et enlevant plusieurs enfants. Un petit groupe de la LRA auraient également tenté d'entrer à Zemio mais a été repoussée par des civils armés.

Si les difficultés logistiques et les dangers périlleux à l'aide humanitaire en RCA sud ne sont pas résolues, la faim qui est à venir ne fera que s'aggraver. Dans la ville de Djemah, dans la banlieue nord de la zone peuplée de cette région, les responsables locaux nous ont dit que les gens ont encore trop peur des attaques de la LRA pour essayer de cultiver dans leurs champs. Mais même si elles ne se sentent pas assez en sécurité pour quitter la ville, beaucoup ont mangé leur plantes les graines pour tromper la faim dans les mois précédents. Comme l'ONU n'a pas encore procédé à une évaluation des besoins humanitaires, et encore moins fourni une aide d’urgence, les perspectives de l'appui international à la population de Djemah sont tout aussi décourageantes.

En 2004, le franc-parler d'un brave leader mondial a contribué à briser le statu quo de la négligence internationale envers la crise dans le nord de l'Ouganda. Qui sera le Jan Egeland pour les communautés du sud-est de la République centrafricaine?

 

 

John Holmes condamne les violences de la LRA dans le nord est de la RD Congo

APA-New York 04-05-2010 (Etats-Unis) Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations Unies et Coordonnateur des secours d’urgence, John Holmes, a vivement condamné, en RD Congo, les violences commises par les rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans le nord-est du pays, indique un communiqué de l’ONU parvenu mardi à APA.

« L’Armée de résistance de seigneur (LRA) ne cesse de commettre des atrocités abominables à l’encontre des habitants du district qui sont maintenant déplacés sans espoir de rentrer chez eux dans un futur proche », a déclaré samedi M. Holmes lors d’une visite dans le district du Haut-Uele, en Province Orientale, à la frontière avec le Soudan et la République centrafricaine (RCA).

« Ceci est inacceptable. Nous avons besoin de trouver une solution à ce qui est devenu une crise régionale », a-t-il ajouté.

Le communiqué rappelle que "la région a été le théâtre de l’un des massacres les pires qu’ait commis la LRA récemment. Pendant la deuxième semaine de décembre, plus de 300 civils auraient été tués et plus de 250, dont 80 enfants, pris en otage".

"Depuis décembre 2007, on estime à environ 1.800 le nombre de civils tués par la LRA et à 2.400 le nombre de personnes prises en otage dans toute la Province Orientale", indique la même source.

"Dans le village de Niangara, M. Holmes a été en mesure d’entendre les témoignages épouvantables de survivants, notamment une femme qui a eu les lèvres et oreilles arrachées il y a deux semaines au cours d’une attaque de la LRA".

Lors de réunions avec les autorités et les acteurs humanitaires tenues à Niangara et à Kisangani, capitale provinciale, M. Holmes a fait part de sa préoccupation quant aux effets négatifs qu’aurait un retrait éventuel de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) sur la protection des civils et l’accès humanitaire.

« La MONUC a un effet dissuasif sur la LRA et sa présence est également essentielle aux opérations humanitaires dans la Province Orientale », a déclaré M. Holmes, affirmant craindre que le départ des troupes onusiennes « n’augmente leur souffrance et ne réduise notre capacité à les aider ».

Outre en RDC, la LRA a mené des attaques contre les civils au Sud-Soudan et en République centrafricaine après avoir été chassée du nord de l’Ouganda il y a quelques années, rappelle encore le communiqué.

 

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