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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 21:31

 

 

sida malade

 

 

 

Kabongo 21 Juin 2010 Africa Info (Douala)

 

Le Directeur général de la santé publique le Dr Louis Namboua, représentant personnel du ministre de la santé, a procédé le 19 juin à Bouar, chef lieu de la Nana-Mambéré à l'inauguration d'un centre de santé communautaire construit par l'Eglise Catholique et baptisé «Saint Michel».

Selon une source bien introduite à la préfecture, la construction du centre de santé communautaire vient assurer la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH /Sida dans la localité.

Les responsables ecclésiastiques du centre ont sollicité, selon la même source, le soutien des autorités et une collaboration fraternelle pour qu'ensemble, ils puissent lutter contre le VIH/Sida.

Pour Dr Louis Namboua, «l'histoire du sida nous montre que cette maladie n'a jusqu'à ce jour épargné personne».

«Donc il est temps que tout le monde se serre les coudes pour avancer ensemble contre ce fléau» a fait savoir le représentant du ministre de la santé joint au téléphone par l'agence Ai.

Selon lui, la construction de ce centre est un motif de soulagement pour le gouvernement dans sa lutte contre le sida en république centrafricaine.

«Nous aimerions voir ce centre de santé communautaire donner le résultat de ses analyses fiables afin d'aider la préfecture sanitaire de la Nana-Mambéré à produire des statistiques réelles» a souhaité Dr Namboua.

De source médicales, l'ouverture du centre de santé «Saint Michel» vient compléter la liste des formations sanitaires de l'Eglise Catholique du diocèse de Bouar qui prennent en charge les malades du Sida dans la Nana Mambéré.

 

Bouar, les personnes vivant avec le VIH mieux assistées

Radio Ndéké Luka Dimanche, 20 Juin 2010 12:48

Un centre de santé communautaire a été inauguré le 19 juin 2010 à Bouar (Nord ouest de la RCA). C’est une réalisation des prêtres qui tiennent la paroisse de la ville et qui sont membres de la Congrégation du Sacré Cœur de Jésus. Le centre sera au service de tous les malades et personnes vivant avec le VIH de la ville.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar, les principales activités de ce centre sont d’assister les personnes vivant avec le VIH/Sida et de traiter les infections sexuellement transmissibles.

L’investissement total pour construire et équiper le centre est estimé à 1.000.000.000 de FCA (environ 1.600.000 Euro).

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 15:58

 

 

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                                  Albert Besse

 

Par lemessager | Lundi 21 juin 2010 | Le Messager

Le véto de certains présidents (on parle notamment de Paul Biya du Cameroun et Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazza, sans oublier Teodoro Obiang Nguéma de Guinée équatoriale) qui se sont opposés au limogeage du staff actuel à la tête de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) ne semble avoir rien réglé. Au contraire, la question de la gouvernance au sein de cette institution préoccupe toujours au plus haut point. Et pas seulement les institutions de Breton Woods, notamment le Fonds monétaire international (FMI) qui a décidé récemment de suspendre ses décaissements en faveur des Etats membres à travers cette banque centrale pour entre autres, « absence de justificatifs pour des opérations totalisant près de 5 milliards d’euros (quelque 3 275 milliards Fcfa !) » selon Jeune Afrique.

Une somme plus de 204 fois supérieure aux 16 milliards Fcfa distraits au bureau extérieur de Paris en novembre dernier et qui a valu sa place à l’ancien gouverneur et son remplacement par l’Equato-guinéen Abaga Nchama. Aujourd’hui, des voix s’élèvent en effet de plus en plus pour contester la position blamâble des dirigeants des six Etats de la zone, qui refusent de sanctionner les responsables. Réunis à Brazzaville les 6 et 7 juin 2010, la conférence des chefs d’Etats constate pourtant que les détournements persistent au sein de l’institution, en dépit du limogeage en janvier dernier à Bangui de l’ancien gouverneur gabonais Philibert Andzembé.

Pire, les soupçons sont aujourd’hui focalisés directement sur les deux personnalités les plus importantes de l’institution, le président du Conseil d’administration et président du Comité ministériel de la CEMAC et non moins ministre des Finances et du budget de la Centrafrique, Albert Besse, et Lucas Abaga Nchama, le gouverneur. Des révélations à ce sujet évoquent entre autres, le projet de construction du nouveau siège de la direction nationale de la BEAC à Bangui. Un projet que semble porter l’actuel ministre des Finances et du budget de la République centrafricaine ainsi que le prouve du reste la correspondance n° 45909/Mfb/Dir-Cab/Cmeco du 20 mai 2010 adressée au directeur national de la BEAC centrafricaine. « Honneur vous transmettre à toutes fins utiles, trois (03) dossiers pour la construction de la clôture du nouveau siège de la direction nationale de la BEAC. Votre diligence habituelle m’obligerait », écrit Albert Besse. Monsieur Kelefio, ne se fera pas prier pour effectuer cette « diligence » au gouverneur de la BEAC en dépit des règles de bonne gouvernance. Une certaine opinion y voit la preuve d’une collusion au sommet de la BEAC.

« Juteuses commissions »

« Comment expliquer qu’un ministre des Finances, président du Conseil d’administration de la BEAC, se transforme au grand jour en architecte-conseil pour faire des devis colossaux approchant le milliard Fcfa à de toutes petites PME dont la structure financière est méconnue des autorités centrafricaines ? », s’interroge, soupçonneux, un observateur averti. Selon lui, la situation actuelle procéderait d’un deal ayant entouré la prise du pouvoir par la Guinée équatoriale au sein de la banque centrale. Selon les statuts, le vice gouverneur Roger Andely aurait dû normalement assurer l’intérim en novembre 2009 jusqu’à la désignation du nouveau gouverneur par la conférence des chefs d’Etat. Une option validée par certains dirigeants de la CEMAC contre la promesse de « juteuses commissions » dans le cadre de la « construction du siège de la BEAC Guinée-équatoriale » dont le montant, selon notre source, s’élève à 50 milliards Fcfa ?

Selon toute vraisemblance, ces différentes manœuvres seraient également à la base de la colère du FMI. « Cette colère est certes salutaire, mais les influences politiques diverses des forêts africaines ne risquent-elles pas de la contenir ? », s’inquiète notre observateur qui plaide pour des « initiatives appropriées pour sauver la coopération monétaire qui ploie sous le joug de cette pègre ». Le conseil d’administration annoncé pour le 24 juin prochain est attendu sur cet important chantier…

ESSOMBA Franck 

 

NDLR : Les techniques de prédation financières bien rodées des plus hautes autorités de Bangui mêlées à leur cupidité sont bien connues et atteignent maintenant la BEAC. Ces autorités n'en finissent pas de faire la honte des Centrafricains et du pays bien au-delà des frontières nationales. Une seule solution BOZIZE DOIT PARTIR !!!

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 04:34

 

 

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Voici les brèves nouvelles de la galaxie bozizéenne issues de la réunion hebdomadaire des « tontons macoutes » :

 

L’affaire de l’incendie du supermarché Rayan a constitué le plat de résistance. En fait, tous les employés de Rayan qui a brûlé étaient des indicateurs des services de renseignements de Bozizé qui ont été recrutés comme employés dans cette entreprise par le commerçant libanais Ali Akhrass. C'est ainsi que le jour de l'incendie, Bozizé a battu le rappel de tous les agents de renseignements pour transférer les premiers suspects arrêtés dès la nuit du dimanche à Bossembélé. Le lundi 14 juin, Bozizé s'est lui-même rendu à Bossembélé et a demandé personnellement au capitaine Vianney Semdiro de battre et de torturer les détenus qu'il a traités de terroristes. Semndiro depuis ce jour fait battre et torturer quotidiennement les détenus,  et reverse dans un sachet les repas apportés par les familles des détenus  pour les leur remettre.

 

Bozizé a fait arrêter deux agents de renseignements travaillant sous couverture au supermarché Rayan. Il s’agit d’un certain Timothée Nganadémo et Max Sinfei. Mais ce dernier, fils de son père, sera libéré mais pas Nganadémo. Les parents de ce dernier ont protesté et exigé auprès de Joel Moidamsé Sinfei qui n’est autre que le chef de cabinet particulier de Bozizé, la libération de leur fils comme le sien, mais sans succès...

 

Si Bozizé était furax et a demandé le transfert des suspects ainsi que de certains parents et collaborateurs du Bâtonnier Balemby et Jean Daniel Dengou à Bossembélé, c'est parce que toutes les cartes d'électeurs frauduleusement imprimées au Bénin, au Cameroun et à Bangui et secrètement entreposées à Rayan, sont également parties en fumée dans l’incendie du supermaché.

 

S’agissant des élections, Bozizé est hanté par la perspective d’un deuxième tour qu'il veut absolument éviter et toute sa stratégie est basée sur comment empêcher un tel schéma. Parmi les solutions envisagées, il est question :

 

-          D’affiner la stratégie de création de troubles le jour du scrutin dans les zones favorables à l'opposition pour invalider le maximum possible de bureaux de vote;

 

-          De faire récupérer grâce aux maires et chefs de village les cartes des électeurs recensés mais décédés avant le scrutin pour les redistribuer à des militants sûrs. Pour cela des effaceurs d'encre et des cachets sont également commandés.

 

-          D’étendre la méthode Parfait Mbay utilisée dans la Lobaye à tout le pays: les préfets, sous-préfets, maires et chefs de village doivent prendre toutes les dispositions pour que leurs zones de juridiction votent majoritairement KNK sous peine de destitution.

 

-          Par ailleurs, Joel Sinféi, appuyé par Claude Richard Ngouandjia, lui ont dit que les résultats des législatives risquent de ne pas être bons pour le KNK. Bozizé leur a donc demandé de penser à l'option d'achat des candidats bien placés de l'opposition, tout en empêchant l'arrivée des personnalités comme Nicolas Tiangaye candidat dans le quatrième à Bangui et Ange Félix Patassé candidat à Berbérati (pour rappel Kamach et Blaise Nakombo doivent être mis à contribution contre Patassé à Berbérati). Des éléments de la garde présidentielle en civil et en tenue, tous armés, ont déjà été envoyés à Berbérati où ils doivent stationner jusqu'à la fin des élections.

 

  - des missions déguisées en coupeurs de routes doivent attaquer les convois des opposants allant en pré-campagne en province

 

-  des GP envisageaient d'agresser physiquement Henri Pouzère mais Bozizé a refusé à cause de la réprobation que soulèverait un tel acte.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 04:28

 

 

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Le Mahatma Gandhi  avait coutume de répondre à ses compatriotes qui s’impatientaient sur les résultats de sa méthode dite de la non-violence, devant la violence et les fourberies du colonisateur  britannique, impassible : « si un temps on peut croire que les méchants vont l’emporter, car avec la violence et le mensonge ils prennent rapidement l’avantage, il faut savoir qu’à la fin ce sont quand même les bons qui gagnent ».

 

Aujourd’hui,  que demandent les centrafricains partout sur notre territoire et à l’extérieur du pays?

 

-           que le pouvoir rétablisse la paix et la sécurité dans toutes ces préfectures qui échappent à l’autorité effective de l’Etat, soit du fait de rébellions non centrafricaines  (c’est le cas du Haut-Mbomou, du Mbomou et de la Haute-Kotto)  ou de rébellions centrafricaines (c’est le cas de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, du Bamingui-Bangoran, de la Vakaga et de la Nana-Gribizi). Les moyens débloqués à cette fin depuis le premier semestre 2009 par nos pays frères de la CEMAC et la BEAC doivent être  utilisés à cette seule fin.

 

-          qu’un recensement électoral s’effectue sur toute l’étendue du territoire national selon les règles de l’art, pour déterminer de manière aussi exhaustive que possible le corps électoral,

 

-          enfin que notre pays soit  géré de manière consensuelle, sur la base d’un accord politique, jusqu’aux élections, comme cela s’est déjà fait en 1993.

 

Voilà ce qu’attendent réellement les Centrafricains, et que défend l’opposition démocratique.

 

La réponse du pouvoir à cette demande populaire et légitime se résume en une stratégie à la petite semaine fondée sur un triptyque bien connu : des gesticulations de matamore couplées à une logorrhée pseudo-guerrière, la désignation de l’opposition, complice bien sûr de la communauté internationale, comme la cause de tous les malheurs de la nation, et naturellement un retour à peine déguisé à la pensée unique et aux pratiques autoritaires.

 

Nous comprenons la déception du pouvoir et de ses artificiers qui, ayant programmé des tentatives de passage en force les 25 avril et 16 mai 2010, ont été obligés de les déprogrammer. Cela fait mal de devoir changer de plans, je les comprends.

 

Cependant, comme disait Socrate il ya plus de deux mille ans « connais-toi toi-même » : ils devraient donc  rechercher la cause de leurs échecs dans leurs propres rangs, dans leurs propres incapacités fonctionnelles, au lieu de se battre contre des moulins à vent, comme Don Quichotte et de se décrédibiliser tous les jours dans un spectacle.

 

Nous ne céderons ni aux provocations, ni aux chantages, encore moins aux brimades et autres humiliations. Les seules marches que nous organiserons seront celles de nos méninges dans le cadre de  la réflexion sur le devenir de notre pays.

 

« Asinus asinum fricat » disait la sagesse latine. Non,  nous ne répondrons pas aux coups de pied de l’âne. Nous ne nous laisserons pas  distraire, notre objectif unique est l’alternance par les urnes.

 

Nous, membre de l’opposition démocratique, ne souhaitons pas perdre notre temps en de vains spectacles et souhaitons relever le niveau du débat  centrafricain à celui de la question pertinente de la gestion consensuelle de l’Etat après le 11 juin 2010, pour des raisons essentiellement pratiques :

 

-          préparer des élections crédibles et incontestables, comme facteur de stabilisation de notre pays, qui ne l’oublions pas, est un pays post-conflit ;

 

-           œuvrer collectivement au retour de la sécurité sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

Soyez donc rassurés, cher compatriotes, Centrafricaines, Centrafricains , amis et sympathisants de notre beau pays, que nous ne ménageons pas nos efforts et notre temps pour que ces objectifs soient atteints, afin que la RCA redevienne ce pays où il faisait bon vivre et investir, le bijoux de l’Afrique Centrale.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 15:30

 

 

Guterres-avec-les-refugies-Mbororos.jpg

 

Antonio Guterres de l'UNHCR avec les réfugiés Mbororos

 

Par Idriss Linge - 20/06/2010

La célébration de la journée mondiale des réfugiés se déroule cette année sous fond de cris d’alarme pour les Bororos centrafricains installés au Cameroun

Une célébration institutionnelle

Les activités marquant la célébration de la journée mondiale des refugiés ont débuté le dimanche 13 juin dernier avec une marche conjointement organisée par la représentation locale du HCR, le Haut-Commissariat aux Réfugiés. Des manifestations désormais traditionnelles sont prévues ce dimanche 20 juin à l’Hôtel de ville de Yaoundé. Derrière ces célébrations répétées, se cache pourtant une petite tragédie. Elle est relative à la situation des réfugiées Bororos de Centrafrique. Lors de sa dernière visite au Cameroun au mois de mars 2010 dernier, Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés António Guterres a rendu visite à ces réfugiés bororos originaires de la République centrafricaine pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la «tragédie oubliée» de ces personnes accueillies au Cameroun. Il s'est entretenu avec certains des réfugiés durant des visites dans les installations de Mandjou et Boulembé situées à 350 kilomètres à l'est de Yaoundé, la capitale du Cameroun, et au sein desquelles sont hébergés quelque 3 000 réfugiés. [i Je suis ici pour témoigner ma gratitude au peuple et au gouvernement camerounais qui accueillent plus de 100 000 réfugiés et demandeurs d'asile originaires d'environ 30 pays, y compris 80 880 d'entre eux originaires de la République centrafricaine voisine, avait indiqué António Guterres durant une de ses escales. Mais le Haut-Commissaire avait aussi souligné qu'il avait décidé de rendre visite aux réfugiés centrafricains pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la tragédie oubliée des réfugiés Bororos.

 La question des Bororos centrafricains

Les Bororos sont principalement des communautés pastorales nomades originaires de l'ouest et du nord-ouest de la République Centrafricaine. Ceux qui ont fui le Cameroun depuis 2005 indiquent que les Bororos sont visés par de fréquentes attaques menées par des groupes rebelles et des bandits qui volent leur bétail et kidnappent leurs femmes et leurs enfants contre des rançons. Les réfugiés Bororos sont hébergés dans des dizaines d'installations localisées dans l'est du Cameroun. Ce qui rend ainsi difficile pour le personnel du HCR basé dans la ville de Bertoua, le contrôle de leur situation, l’enregistrement des nouveaux arrivants et la distribution de l'aide. Le Gouvernement camerounais accorde le statut de réfugié sur une base de la reconnaissance faciale à cette population. Durant sa visite dans l'installation de Boulembé où sont hébergés quelque 1150 réfugiés Bororos, António Guterres a fait part de son admiration aux réfugiés, qui lui ont indiqué n'avoir aucun problème de cohabitation avec leurs hôtes camerounais. Cela fait des années que nous vivons ensemble, que nous partageons l'eau, les salles de classe et les équipements mis à notre disposition, avait indiqué Aliou Nassé, le représentant des réfugiés centrafricains de Boulembé.

 Les réfugiés: un phénomène sans fin?

Pendant des années, plusieurs pays et régions ont célébré leur propre Journée des réfugiés, voire parfois leur semaine. L'une parmi les plus connues, c'est la Journée africaine des réfugiés qui est célébrée le 20 juin dans plusieurs pays. Pour témoigner sa solidarité avec l'Afrique, qui abrite le plus grand nombre de réfugiés, l'Assemblée générale des Nations unies a adoptée résolution 55/76 le 4 décembre 2000. Dans cette résolution l’Assemblée générale a noté que l’année 2001 marquait le cinquantième anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) avait accepté que la Journée internationale des réfugiés coïncide avec la Journée du réfugié africain du 20 juin. L'Assemblée a décidé par conséquent qu’à compter de 2001 que le 20 juin marquerait la Journée mondiale des réfugiés. Cette célébration intervient pour rappeler qu’il existe dans le monde des personnes persécutées qui sont obligées de quitter leur pays d’origine du fait de leur religion, de leur race, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social ou à cause de leurs opinions politiques. Le nombre de réfugiés dans le monde est resté globalement stable. Il est de 15, 2 millions. Seuls 251.000 réfugiés ont pu regagner leur pays en 2009.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 13:49

 

 

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Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) a déclaré vendredi à Bangui qu'il "prend acte" du nouveau chronogramme des élections, annoncé vendredi par la Commission électorale indépendante (CEI) et que son parti est prêt si les préalables liés au programme de désarmement, au découpage électoral et aux comités locaux de la CEI sont réglés.

Le premier préalable concerne le DDR, puis naturellement la sécurisation des régions du Mbomou, du Haut Mbomou et de la Haute Kotto, régions de l'est et du centre du pays victimes des exactions des rebelles de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), a déclaré le président du MLPC, Martin Ziguélé.

"Pour démarrer le recensement électoral, "il faut que la population puisse vaquer librement à ces occupations", a-t-il déclaré.

"Le deuxième point qui reste entier est celui du découpage électoral. La loi, sur ce point a été complètement violée. Nous avons saisi les juridictions compétentes et nous attendons que le Président de la République prenne un décret rectificatif pour revenir sur le découpage électoral", a rappelé Martin Ziguélé.

Le troisième préalable cité par le président du MLPC est le problème des comités locaux de la CEI et les comités d'ambassade.

"Le comité de suivi du Dialogue politique inclusif a produit un rapport dans lequel il a dit que 80% des comités locaux ne sont pas constitués selon la loi ; il faut les revoir", a dit M. Ziguélé.

"Lorsque tout cela est vrai et si nous pouvons dans le délai prescrit aller aux élections, nous au MLPC, on est prêt pour aller aux élections",
déclaré Martin Ziguélé.

Les élections présidentielles et législatives ont été reportées à deux reprises. Selon le nouveau chronogramme avancé par la CEI, le premier tour des élections va se dérouler le 24 octobre prochain et le deuxième tour le 19 décembre 2010.

 

Source: (xinhua) 20.06.2010 15h34

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 01:07

 

 

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 ScienceDaily (18 Juin 2010) - Plus de cinq tonnes de viande de brousse illégale en contrebande dans les bagages personnels de voyageurs passe chaque semaine par l'un des aéroports les plus fréquentés d'Europe, révèle une nouvelle étude publiée dans les Lettres de conservation.


Travaillant aux côtés de fonctionnaires des douanes français de Roissy-Charles de Gaulle, les chercheurs de la Zoological Society of London (ZSL), le Royal Veterinary College (RVC) et l'Ecole Nationale Vétérinaire et le Musée d'Histoire Naturelle de Toulouse ont identifié des espèces de viande de brousse dans onze valises confisquées, y compris des espèces de primates, des crocodiles et des pangolins.


Cette étude quantifie pour la première fois le commerce illégal de viande de brousse par le biais d'un aéroport européen.


134 passagers ont été fouillés à partir de 29 vols pendant une période de 17 jours. La plus grosse prise a été la confiscation de 51 kg de viande de brousse transportés par un seul passager sans autre bagage.


«Nos résultats estiment que près de 270 tonnes de viande de brousse illégale potentiellement contaminés passe sans contrôle par un seul aéroport européen et par an, ce qui pose un risque potentiel énorme pour la santé publique», explique l'auteur principal Dr Anne-Lise Chaber, de ZSL et la TVR.


La République centrafricaine, le Cameroun et la République démocratique du Congo ont été identifiés comme les principales sources de la viande de brousse. Les chercheurs ont mené des entretiens avec trois négociants à Paris qui révèlent ainsi que dans le commerce de rue, les commerçants prennent les commandes à l'avance et organisent la livraison de la marchandise au client.


Co-auteur Dr Marcus Rowcliffe du ZSL dit: «Nos résultats montrent qu'il s'agit d'une organisation commerciale lucrative à travers l'approvisionnement d’un marché de luxe, un singe de 4 kg coûtant environ 100 € en France, comparativement à seulement 5 € en Cameroun."


Il ajoute: «l’importation de la viande de brousse est relativement facile de fonctionnaires douaniers n’ont pas d’incitations financières afin de découvrir les importations illégales de viande, par rapport aux bonus qui leurs sont attribués pour les saisies de drogue et la contrefaçon. Aussi, les peines sont très faibles pour les personnes arrêtées en possession illégale de viande."


 39 pour cent de la viande de brousse confisquée a été identifiée comme étant inscrite en vertu de la Convention sur le commerce des espèces menacées (CITES), en soulignant le caractère non durable du commerce et son impact potentiel sur les espèces préoccupantes.

 Outre les problèmes de conservation de la faune, le commerce illégal de ces grandes quantités de viande de brousse soulève de sérieuses questions sur l'importation d'agents pathogènes en l'Europe.


"Les méthodes de surveillance doivent être plus vigoureuses et de dissuasion plus sévères si nous voulons avoir une chance de mettre un terme à ce commerce illégal," dit le co-auteur Dr Andrew Cunningham, de la ZSL.

 

Il s'agit de la première étude systématique du volume et de la nature de ce commerce international. Les chercheurs souhaitent maintenant entreprendre une étude à plus grande échelle avec une plus grande couverture géographique afin de déterminer le volume global du commerce de la viande de brousse illégale en Europe.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 00:29

 

 

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Bangui (Xinhua) samedi 19 juin 2010 - L’ordre des avocats de Centrafrique a dénoncé les "arrestations arbitraires et violations répétées des cabinets et domiciles d’avocats" des présumés coupables de l’incendie d’un super marché survenu dans la nuit du 9 au 10 juin à Bangui.

Ces arrestations violent "les dispositions du code de procédure pénale et du principe universel et constitutionnel de la présomption d’innocence", a déclaré le bâtonnier Alexis Bakis vendredi lors d’conférence de presse à Bangui, capitale de la Centrafrique.

 

Selon lui, ces actes sont de nature à discréditer la justice centrafricaine et demande au président de la République, garant de la Constitution, que soit ordonnée "la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtées".

 

L’ordre des avocats demande également "la garantie de liberté et de sécurité pour tous les avocats".

 

En outre, les avocats recommandent la mise en place d’une commission mixte indépendante et internationale pour déterminer les circonstances de l’incendie du super marché Rayan.

 

Dans la nuit du 9 au 10 juin, le super marché, situé au centre- ville, tenu par un commerçant de nationalité libanaise, a pris feu. Le 11 juin, le président François Bozizé a demandé, dans un discours, à la justice et aux forces de défense et de sécurité de traquer et de "charcuter" les auteurs de cet acte. Le même jour, la maison et le cabinet de bâtonnier maître Symphorien Balémbi sont perquisitionnés et tout son personnel emporté.

 

Les avocats ont entamé une grève, organisé des manifestations de protestation et remis un mémorandum au président Bozizé via le ministre de la Justice, dénonçant l’ingérence de l’exécutif dans les affaire du judiciaire et la violation du code de procédure pénale.

 

Le ministre de la Justice Garde des sceaux, Laurent Ngonbaba, a fait remarquer que, le président de la République est le Premier magistrat et pouvait intervenir dans certaines situations extrêmes.

 

NDLR : Le ministre de la justice défend ici l'indéfendable. De quelle situation extrême parle-t-il ? Un président de la République a-t-il le droit de faire une descente au parquet d'un tribunal ordonner des arrestations de citoyens, de surcroît d'un Bâtonnier de l'Ordre des avocats ? Voilà les termes réel du problème qui se pose s'agissant du comportement d'une si grande gravité du hors la loi Bozizé.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 23:44

 

 

Martin_Ziguele141108250.jpg

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 19 Juin 2010 13:21

« Nous prenons acte de la nouvelle date des élections fixée par la Commission Electorale Indépendante. Seulement, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est prêt à aller à ces élections, si toutes les conditions préalables sont réunies ».

C’est ce qu’a déclaré vendredi Martin Ziguélé, président du MLPC, interrogé par Radio Ndeke Luka, au sujet de la nouvelle convocation du corps électoral en Centrafrique.

D’après le président du MLPC, l’exécution totale du programme de Désarmement Démobilisation et Réinsertion des combattants rebelles, la pacification du pays, la réglementation des comités locaux fictifs de la CEI, sont quelques points de blocage du processus électoral.

Il ajoute qu’il est urgent que le président de la République Centrafricaine François Bozizé prenne un décret pour rectifier la loi du découpage électoral déjà violée.

Le premier tour des élections présidentielles et législatives, reporté par 2 fois, est fixé au 24 octobre 2010. Une date qui commence déjà a suscité des réactions au sein de la classe politique centrafricaine, comme les précédentes.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 22:48

 

 

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Martin Ziguélé dans ce discours, demande à Bozizé de cesser avec ses discours guerriers et ses rodomontades et lui rappelle aussi de se souvenir des termes de son serment.(C.A.P)

 

 

 

DISCOURS D’OUVERTURE DE LA SESSION EXTRAORDANIRE DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL DU MLPC 

 

 BANGUI  19 JUIN 2010

 

Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales accréditées en République Centrafricaine,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques,

Distingués Invités,

Camarades Conseilles Politiques Nationaux,

Camarades membres du Bureau Politique

Militantes et militants,

Chers Sympathisants.

 

 

Avant de commencer, je vous invite à observer une minute de silence à la mémoire de nos nombreux camarades qui nous ont quitté – dont le camarade Victor BOUCHER, ancien Ministre et candidat désigné de notre Parti aux législatives à Mbaïki 1-  depuis la dernière session de notre  Conseil Politique National, tenue en cette même salle le 12 juin 2009

Merci.

 

Au nom du Bureau Politique et en mon nom propre, je  voudrais tout d’abord adresser mes souhaits de bienvenue et mes remerciements à tous nos invités qui ont bien voulu faire le déplacement pour être ici présents ce matin.

 

Mes remerciements vont plus particulièrement à nos frères et sœurs des partis réunis au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation, et au sein du Collectif des Forces du Changement. Ils sont nos compagnons de lutte d’hier, d’aujourd’hui et de  demain, et le MLPC voudrait par ma voix, très solennellement, réaffirmer notre totale disponibilité pour renforcer notre unité d’action, pour le plus grand bénéfice de notre démocratie et de notre peuple.

 

J’adresse  naturellement mes salutations militantes à tous nos camarades  venus de nos seize fédérations reparties sur tout le territoire national. Camarades venus de Djéma, Obo, Zemio, Rafai, Birao, Ndélé, Ouadda-Djallé, Ouadda, Sam-Ouandja, Kaga-Bandoro, Sido, Kabo, Batangafo, Bossangoa, Bouca, Markounda, Paoua, Bocaranga, Koui, Baboua, Carnot, Berbérati, Nola, Mongoumba, Mbaïki, et j’en passe, je vous salue et vous félicite d’avoir bravé  les intempéries, les menaces, « les formalités » aux multiples barrières routières, la fatigue et l’insécurité, pour répondre présents à l’appel de votre Parti. Le Bureau Politique, à travers ma voix, est sensible à votre engagement jamais démenti pour notre Parti.

 

Camarades,

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

 

Les présentes assises de notre Conseil Politique National sont essentiellement consacrées à deux points :

 

- le report de notre quatrième congrès statutaire, normalement prévu en ce mois de juin 2010, à l’année prochaine

 

- l’investiture de nos  camarades déjà désignés par leurs structures locales aux élections législatives à venir.

 

S’agissant du premier point, vous aurez à vous prononcer sur le principe même du report de la date de notre 4ème Congrès à l’année prochaine, et au plus tard au 21 juin 2011, afin de respecter les textes du Parti.

 

 Il s’agira pour nous, Camarades, de prendre cette décision afin de permettre aux organes dirigeants du Parti de se consacrer entièrement et exclusivement à la préparation des élections à venir. Je sais d’avance que sur cette question, votre décision comme toujours, ira dans le sens des intérêts de notre Parti.

 

Le deuxième point concerne l’investiture de nos candidats aux législatives, et dont les dossiers sont parvenus au Secrétariat Général du Parti en suivant la voie hiérarchique. Ils vous seront soumis à votre examen pour votre décision finale et pour votre investiture, conformément aux textes du Parti.

 

 Camarades, nous sommes des êtres humains, et nous pouvons nous tromper. S’il existe des contestations sur certaines candidatures, le Bureau Politique s’engage à les traiter conformément à la décision suprême du Congrès de juin 2007. Nous devons tous demeurer sereins, dignes et responsables, et au sortir de ces assises, nous connaîtrons nos candidats régulièrement désignés dans toutes les circonscriptions électorales de notre pays, sans exception.

 

Camarades, je vous avais déclaré lors de mon discours de clôture du Conseil Politique National du mois de février 2009, je l’ai répété lors de mon discours du 12 juin 2009, et je le répète pour la troisième fois aujourd’hui, la prochaine législature sera celle des députés politiquement responsables et conscients, tout en étant techniquement compétents.

 

Plus que jamais Camarades, nos  futurs députés doivent être de vrais combattants de la démocratie centrafricaine, fidèles à la ligne politique tracée par le Parti et mise en application par le Bureau Politique. Un député n’est pas un salarié qui se préoccupe d’abord de ses indemnités, et si nécessaire contre les positions du Parti. Il est  d’abord un militant convaincu du MLPC, élu du peuple certes mais au nom du Parti. Nous nous battrons pour que le  MLPC fasse mieux qu’en 2005 sur le plan des législatives, mais nos candidats doivent nécessairement  comprendre qu’une fois élus, et pour garder  la confiance de leurs camarades et de leurs structures, ils doivent agir et réagir en adéquation avec le Parti, conformément à leurs engagements militants. Il sera par conséquent proposé à nos candidats investis des formalités en ce sens.

 

Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales accréditées en République Centrafricaine,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis Politiques,

Distingués Invités,

Camarades Conseilles Politiques Nationaux,

Camarades membres du Bureau Politique

Militantes et militants,

Chers Sympathisants,

 

Conforment à nos  dispositions règlementaires, je voudrais procéder à une rapide analyse de la  situation politique, sécuritaire économique et sociale de notre pays depuis le dernier Conseil Politique National.

 

1 Sur le plan politique

 

  Devant la situation politique que vit notre pays depuis nos dernières assises de juin 2009,  me revient en mémoire un épisode de l’histoire de la Rome Antique, il y a de cela deux mille ans. En effet, un général  romain, Catilina,avait pris le pouvoir par les armes dans cette cité démocratique et avait promis à son peuple qui l’avait acclamé à tout rompre, du pain et des jeux. Mais après quelques années  à peine d’exercice de pouvoir par l’empereur Catilina, le peuple romain n’avait plus droit qu’à des larmes, à du sang et à la famine.

 

Alors  Cicéron, un avocat romain courageux, s’exclama devant Catilina en plein Sénat en ces termes et en latin « Quousque tandem abutere Catilina, patienta nostra ? » ce qui veut dire en bon français « Jusques à quand abuseras-tu, Catilina, de notre patience ? »

 

Oui, Camarades, je me pose tous les jours cette question, jusques à quand ce pouvoir continuera à user et à abuser de la patience des centrafricains. Heureusement, il n’y a pas de question sans réponse, et la réponse nous vient de Nelson Mandela.

 

En effet, lorsque Mandela est sorti du bagne de Robben Island après 27 ans  de prison, et que l’Afrique du Sud se préparait aux premières élections multipartistes, il a dit à ses compatriotes noirs qui ne voyaient pas de salut à leur situation, et je cite : « vous avez entre vos mains une arme redoutable, c’est votre carte d’électeur et votre bulletin de vote ».

 

Camarades, l’arme absolue du peule contre toute dictature active ou rampante, ce sont les élections. C’est pour cette raison que depuis la fin du Dialogue Politique Inclusif, notre action a toujours eu pour principal objectif d’avoir des élections crédibles, dans la paix et la sécurité.

 

 Je vous épargne des péripéties et des détails de cette longue lutte, aux côtés de nos frères du Collectif des Forces du Changement, pour faire avorter les hold-ups électoraux programmés par des apprentis-sorciers de la manipulation électorale.

 

C’est l’échec retentissant de leurs deux tentatives avortées de manipulation du processus électoral et de passage en force et en vitesse les 25 avril et 16 mai 2010, qui  fait perdre sa sérénité au pouvoir  aujourd’hui.  Le pouvoir a mobilisé depuis lors des aboyeurs qui abreuvent quotidiennement les médias supposés nationaux d’injures tantôt contre l’opposition considérée comme l’ennemi de la nation et la cinquième colonne de l’impérialisme étranger, tantôt contre la communauté internationale. Mais vous aurez noté que cette même communauté internationale, vilipendée avec une ardeur guerrière, est dans le même temps sollicitée avec empressement  pour « donner l’argent » nécessaire au financement des élections. Nous qui sommes Africains, nous savons que quand on insulte quelqu’un, on ne lui demande rien par la suite…..

 

Mais enfin…. L’essentiel pour nous est de continuer à nous préparer pour aller à des élections crédibles, dans un pays apaisé et sécurisé, et non  pas de nous laisser distraire par des rodomontades de matamore Vous savez comme moi qu’on ne répond jamais aux coups de pied de l’âne.

 

C’est pour cela que le MLPC, solidaire du CFC, réaffirme qu’elle prépare les élections de 2010 depuis le 12 juin 2005. Le MLPC prend acte du chronogramme publié et rappelle comme hier, que les préalables suivants doivent être achevées avant cette date :

 

-  La finalisation du Désarmement et de la Démobilisation des ex-rebelles avant le déclenchement des opérations de recensement électoral, condition sine qua non du retour de la paix et de la sécurité dans l’ensemble du pays, aussi bien pour les opérations électorales que pour les électeurs et les acteurs du processus.

 

Que le pouvoir arrête de nous parler d’argent, car les 8 milliards de francs CFA que le CEMAC et la BEAC ont débloqué au profit de notre pays depuis le premier semestre 2009 et qu’on nous a assuré qu’ils ont été logés dans un compte à la BEAC doivent servir à cette fin ;

 

- La prise en charge des problèmes sécuritaires créés par la LRA dans le Haut-Mbomou, le Mbomou et la Haute-Kotto afin que nos compatriotes de cette partie de notre pays puissent accomplir leur devoir civique dans la paix et la sécurité ;

 

- l’annulation du décret portant modification du découpage électoral et la signature d’un décret redécoupant les circonscriptions électorales conformément aux prescriptions du code électoral ;

 

- la recomposition de certains comités locaux et d’ambassade de la Commission Electorale Indépendante, conformément au Code électoral et en tenant compte des recommandations du rapport du comité de suivi du Dialogue Politique Iinclusif ;

 

Nous devons reconnaissance et remerciement à toutes les bonnes volontés qui, de près ou de loin, ont œuvré pour que le recensement électoral soit retenu en lieu et place de cette hasardeuse opération de révision des listes, que la population a largement boycottée.

 

Enfin et c’est très important de le souligner, les élections ce n’est pas la guerre. Les élections ne doivent pas être l’occasion pour le pouvoir et ses thuriféraires de décrédibiliser notre pays par des attitudes et des comportements staliniens et anti-démocratiques. Cette frilosité vindicative et ses troubles de comportement social et politique trahissent un manque de sérénité qui relève de la psychanalyse. J’appelle très solennellement et très respectueusement le Président de la République à se souvenir de son serment du 11 juin 2005. Je l’appelle à se souvenir qu’il a juré d’être le Président de tous les centrafricains sans exception jusqu’à la fin de son mandat. Par conséquent, il leur doit protection et surtout il doit les respecter, s’il veut être respecté en retour. Lorsque lui-même et ses porte-flambeaux passent le plus clair de leur temps à insulter, invectiver, menacer, intimider, embastiller et brimer une catégorie bien précise de ses propres concitoyens, vers qui ceux-là doivent ils se tourner ? Vers qui doivent-ils aller pour se faire reconnaître leurs droits ?

 

On nous a parlé en 2005 de code de bonne conduite. La bonne conduite n’est –elle pas et ne doit elle pas être un état d’esprit dans une République ? Et l’exemple ne doit –il pas venir d’en haut ?

J’espère que cet appel solennel sera entendu, pour que nul ne dise demain, je ne savais pas.

 

 

2- Sur le plan économique

 

Comme en juin 2009, je ne vois pas ce que je dois vous apprendre sur l’économie de notre pays, vous qui en majorité venez de l’intérieur de notre pays  et qui en vivez quotidiennement les réalités.

 

-Que dois-je apprendre aux artisans miniers, aux collecteurs de diamant et d’or, ainsi qu’aux aux bureaux d’achat ? Cela fait que trois ans maintenant que cette filière s’est effondrée dans les régions productrices et que la famine y sévit. Carnot, Berberati, Nola, Gadzi, Boda, ces villes symboles du diamant centrafricain, sont devenus des villes fantômes. Qui aurait pu s’imaginer il ya à peine trois ans qu’il fallait faire à l’appel à l’aide internationale pour sauver des enfants de Carnot et de Berbérati ? Vous savez tous que cette situation est directement née de fausses bonnes décisions. Le MLPC prend ici et aujourd’hui l’engagement solennel que si le peuple lui fait confiance lors des scrutins à venir, il reviendra sur ces décisions scélérates.

 

- Que dois-je apprendre aux transporteurs routiers, victimes de multiples barrières qui jonchent nos routes et empêchent la fluidité de la circulation des personnes et des biens ? Surtout lorsque nous savons que ces barrières où il faut systématiquement se plier à des « formalités » sonnantes et trébuchantes,  viennent encore d’être renforcées? Tous les transporteurs ont fui le pays ou ont mis sur cale leurs véhicules en attendant des jours meilleurs. Nous les aiderons le moment venu à reprendre leurs activités d’avant, dans un environnement civilisé ;

 

- Que dois-je apprendre aux commerçants, grands et petits, aux opérateurs économiques, aux investisseurs, soumis aux rackets, aux intimidations et à l’insécurité ? Nous créerons le moment venu à tous ceux qui ont déjà investi dans ce pays ou qui souhaitent y venir ou encore revenir un cadre approprié pour leur prospérité et celle du pays ;

 

- Que dois-je apprendre aux cotonculteurs, au caféiculteurs et aux tabaculteurs qu’on abreuve de promesses sans lendemain? Cela fait sept ans que ce pouvoir est en place, et ils n’ont pas réussi à réhabiliter une seule usine d’égrenage de coton, et encore moins à créer une vraie société cotonnière. Après sept ans de pouvoir, le pays ne produit toujours pas plus de 5000 tonnes de coton, alors que nous en produisions 30 000 tonnes en moyenne annuelle sous le régime MLPC. La filière café est, dans les faits, abandonnée : dans quel pays au monde le gouvernement fixe le prix du café à 160 francs CFA le kilo et les acheteurs proposent impunément 60 francs CFA ou rien aux planteurs ?

 

Que deviennent les promesses du pouvoir de relance de la tabaculture faite aux paysans de Gamboula et Abba ?

 

- Où sont les 100 kms de route bitumée par an ? Vous vous souvenez comme moi que lors de la campagne électorale 2005 on nous promettait 100 kms de route bitumée par an. Vous les avez vues ?

 

- Où est la cité lumière KNK sur l’Ile Bongossoua, appelée aussi Ile des Singes avec ses 320 milliards CFA d’investissements par les princes du golfe ?

 

- Que dois-je apprendre aux salariés et aux retraités ? Maintenant, on leur dit que le principe de la continuité de l’Etat n’est plus valable, et qu’ils doivent voter MLPC s’ils veulent voir leurs arriérés de salaires d’avant 2003 apurés. Alors je les invite à respecter scrupuleusement cette consigne du Père de la Nation et à voter massivement pour le MLPC.

 

Camarades militantes et militants

 

Ces derniers temps, vous l’avez observé, les libertés individuelles et collectives telles que la liberté d’aller et de venir pour tous les citoyens, la présomption d’innocence qui est un principe universel de droit, ainsi que la séparation des pouvoirs consacrés par notre constitution, sont gravement menacés par celui-là même qui a solennellement prêté serment de les respecter. A titre personnel, le 8 mai dernier, j’ai été arbitrairement empêché de sortir du pays. Peu de temps après ce sera l’ancien Ministre d’Etat Cyriaque Gonda, allié pourtant du pouvoir. Depuis jeudi dernier, c’est Nicolas TIANGAYE, ancien Président du Conseil National de Transition dont le passeport a été confisqué et déposé chez le procureur. Aux dernières nouvelles, il lui est demandé  de produire le texte de loi qui l’autorise à détenir un passeport diplomatique. J’espère que la même question est posée à ces nombreux étrangers qui détiennent à ce jour le passeport diplomatique centrafricain de par le monde.

 

Depuis quelques jours, entre deux cérémonies de distribution de viande de bœufs à ces compatriotes dont on espère qu’ils s’en souviendront lors des scrutins à venir, c’est maintenant les avocats qui sont traités de terroristes, après que les magistrats aient été traités tout simplement de brigands. Tout cela a commencé, vous vous en souvenez, par les hauts magistrats de la Cour constitutionnelle qui avaient eu droit à une escouade armée pour leur interdire pendant plusieurs mois l’accès à leurs bureaux, parce qu’ils avaient pris une décision de justice qui a déplu au prince.

 

Le MLPC réaffirme, par ma voix, sa ferme condamnation de toutes ces dérives autoritaires qui nous ramènent à des souvenirs que nous croyions à jamais oubliés. Le MLPC, né en 1979 pour lutter contre cette  dictature que beaucoup de princes d’aujourd’hui avaient servilement servi, et s’en accommodaient sans états d’âme, appelle le peuple à rester vigilants pour faire le bon choix le moment venu, car  la démocratie est d’abord un état d’esprit et la liberté ne se divise pas.

 

C’est sur ces mots que je déclare ouverts les travaux de la session extraordinaire de notre Conseil Politique National, de juin 2010

 

Je vous remercie. 

  

 

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