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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 01:40


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Firmin Feindiro est-il un procureur de la République respectable ou un vulgaire et dangereux mafieux ?


Enquête exclusive

En près de cinquante ans d’indépendance, un empire, et six républiques successives, on aura tout vu et tout entendu sur les responsables politiques et administratifs, sauf s’ils pouvaient se comporter en véritable chef de gang. Alors que plusieurs voix réclament sa tête depuis des lustres, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, Firmin Feindiro, transpire d’autosuffisance et affiche grand train. Cet orgueil mal placé tranche pourtant singulièrement avec ses pratiques peu orthodoxes décriées par tous. À la lecture des lignes qui suivent, il ne pourra plus, on l’espère, faire l’économie d’une introspection afin de tirer des conclusions qui s’imposent. Enquête exclusive sur un procureur de la République pas comme les autres!

Le 30 septembre 2008, le magistrat Firmin Feindiro, procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, s’offre un appartement au 10, rue Philibert Delorme à JOUE-LES-TOURS. L’acte de vente signé devant notaire en date du 28 octobre de la même année, atteste que Firmin Feindiro a payé comptant son appartement dont le prix est fixé à 83 mille euros. Avec les frais annexe il a déboursé en tout près de 100 mille euros, quelques 65 millions de FCFA.

Le problème, c’est que son salaire de magistrat, moins de 1000 euros mensuel ne peut lui permettre de s’acheter un bien à ce prix. À moins de disposer d’autres sources de revenus. Même là encore, il faudrait des années de dur labeur au soleil pour rassembler cette fortune. Tel serait d’ailleurs l’avis d’une agence de la banque Société Générale à Tours, qui aurait suspecté des mouvements douteux sur le compte que détenait Firmin Feindiro dans ses livres et aurait été obligée de lui restituer ses 150 mille euros en cheque de banque.

Selon nos informations, le nouveau compte bancaire n° 00067742174 que Firmin Feindiro a ouvert dans les livres du Crédit Agricole, serait crédité de pas moins de 500 mille euros. La question est donc de savoir où a –t-il trouvé tout cet argent ? Serait-il un homme d’affaire prospère ? Est-ce que son statut de procureur de la république est-il compatible à une activité commerciale ? Autant de questions auxquelles il voudra bien apporter quelques éléments de réponses.

Mais notre procureur de la république n’est pas seulement un richissime homme d’affaire qui s’offre des appartements en France, c’est également un fraudeur en puissance : il aurait déposé un dossier d’inscription en doctorat de droit à l’université de Toulouse qui comporte une fausse attestation de succès de la maîtrise en droit. Après vérification, on apprend que notre procureur national n’est titulaire d’aucune maîtrise en droit… cherchez l’erreur. La vraie attestation falsifiée appartiendrait à maître Opalagna…du barreau de Bangui.

Il devra peut-être aussi un jour répondre devant la justice française. Si l’on en croit une source proche du dossier, une plainte pour fraude à la sécurité sociale a été déposée contre lui dans un commissariat de Tours. Une enquête serait même en cours…

Autres faits imputés à Firmin Feindiro, l’extorsion des fonds aux nombreux Centrafricains à qui il aurait promis des nominations au poste de responsabilité.

Contacté par L’Indépendant, les deux téléphones du procureur ne répondent pas. Aux dernières nouvelles, il serait en mission à Yaoundé (Cameroun).

Cependant, L’Indépendant a pu se procurer la copie d’une plainte contre X déposée par Firmin Feindiro au commissariat central de Tours pour «usurpation d’identité et escroquerie ». Le procureur a déclaré ce jour du 28 octobre 2009 au policier qui a recueilli sa déposition « qu’une tierce personne a retiré pas moins de 7700 euros sur son compte bancaire domicilié au Crédit agricole ».

À dire vrai, l’image de celui qui se considère comme le seul intellectuel parmi les proches parents du président centrafricain a pris un méchant de coup de griffe après ces révélations. Celui qui se dit être parmi les plus « écoutés » du président centrafricain risque de l’entrainer dans le tourbillon de ses pratiques non catholiques mais qui ne sont pas tout à fait protestantes non plus. Va-t-il toujours regarder ses compatriotes de haut ? Rien n’est moins sûr !

Toujours est-il que pour un représentant de la puissance publique, ces agissements ne manquent pas de sel !

 

 

Source : http://www.lindependant-cf.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 01:17


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BANGUI – (L’Indépendant) – 09 février 2010 – Un groupe armé non identifié s’est emparé de la ville de Nzako, à quelques 60 kilomètres de la ville de Bakouma, à l’extrême est de la République centrafricaine, a-t-on appris mardi de sources crédibles.

 « La ville est pillée. Sa population est en fuite. Jusqu’à présent, on ne sait pas si la prise de la ville a fait des victimes parmi la population », a déclaré sous le couvert de l’anonymat une source militaire joint au téléphone à Bangui.

La ville de Bakouma qui se situe à un jet de pierre de Nzako abrite des gisements uranifères du groupe français Areva, numéro 1 mondial du nucléaire civil.

Toujours selon la source, « les responsables de la sécurité d'Areva sont pour le moment à Bangui. Le personnel du site de Bakouma est regroupé sur le site sécurisé en attendant les consignes. Un hélicoptère quitterait Bangui pour Bakouma pour d'éventuelles évacuations du personnel », avant d’ajouter que « les véhicules sont en état d'alerte maximum pour une fuite ».

Cette attaque intervient au lendemain d’une visite du vice-président du pôle minier d’Areva et DG d’Uramin, Sébastien Montessus, qui a été reçu par le ministre centrafricain en charge des mines, Sylvain Ndoutingaï.

Au sortir de l’entretien, le responsable d’Areva a déclaré « être surpris par la teneur en uranium et la qualité exceptionnelle des gisements de Bakouma » et que désormais le groupe français passe de la phase « d’exploration » à la phase « d’exploitation ».

 « La coïncidence entre la visite de M. Montessus et l’attaque de la ville de Nzako est assez troublante », avance une source du ministère des mines.

Il convient de souligner que la ville de Bakouma ne dispose pas d’une base des FACA (Forces armées centrafricaines). Elle est donc livrée à elle-même.

 

 

Source : http://www.lindependant-cf.com

 

Ci-dessous le message pris sur le blog d’un missionnaire du coin :

« Depuis deux heures environ, c'est-à-dire depuis 16 heures ce mardi 9 février, Zacko est investi par les rebelles. Bangui doit intervenir avec l'appui de l'armée française...
Nous vous tiendrons informés dès lors que nous en saurons un peu plus.
Soyons en union de prière avec toute la population de Zacko et n'hésitons pas à en parler autour de nous... »

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 01:13


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Dans sa lettre ouverte du 20 mars 1990 désormais historique dont le contenu n’est pas démodé mais plutôt d’une brûlante actualité car pourrait aussi concerner de nos jours François Bozizé, François Guéret s’adressait à l’époque au président André Kolingba en ces termes : « Au lieu d’être l’homme de tous les Centrafricains, vous vous êtes identifié à un clan tribal. Vous avez fait de la République centrafricaine une entreprise personnelle et familiale. Votre style et vos méthodes de gouvernement s’appellent : discrimination tribale, injustice, détournement de deniers publics par vos parents et autres cousins, pillage des biens de l’Etat, pillage de l’économie nationale, corruption et fraude généralisée à tous les niveaux, détournements à des fins personnelles de l’aide étrangère (…) Vous vous êtes transformé en négociant de diamants, en négociant d’or (…) Chaque ethnie se replie sur elle-même, compte ses membres, mesure ses forces et se prépare fébrilement dans le silence à l’action violente pour vous renverser ».

Cet extrait de la Lettre ouverte de François Guéret qui sonne comme un véritable réquisitoire, la profession de magistrat de l’auteur n’y est sans doute pas pour rien, peut tenir lieu de bilan des douze années de gouvernance du président André Kolingba. C’est pour rafraîchir la mémoire des Centrafricains et de nos fidèles lecteurs que la rédaction revient sur le bilan de son régime que certains esprits chagrins, partisans et passionnés, tentent abusivement d’embellir après la disparition du général.

La Rédaction

 

Brève analyse de la situation de la RCA de 1981 à 1993

 

En mars 1981, l'ancien ministre de Bokassa, David Dacko, fut élu de justesse président de la République avec le soutien du gouvernement français, ce qui provoqua de vives réactions des partisans d'Ange Patassé, lui aussi ancien ministre du tyran, mais qui avait choisi le soutien des Libyens. Patassé devait trouver refuge à l'ambassade de France après une tentative de coup d'État contre le général Kolingba, qui avait pris le pouvoir le 1er septembre 1981.

Deux événements majeurs ont marqué la vie politique de la République centrafricaine (2,4 millions d'habitants) en 1983. Le comité militaire de redressement national (CMRN) présidé par le général Kolingba - au pouvoir depuis le 1er septembre 1981 - a accentué la répression contre ses adversaires pour raffermir son pouvoir ; c'est ainsi que le Pr Goumba, emprisonné en 1982, a été condamné en avril 1983 (libéré en septembre, il était de nouveau arrêté début 1984 à la suite de manifestations scolaires et universitaires hostiles au régime). En novembre-décembre 1983, l'ex-empereur Bokassa et certains de ses amis français ont organisé une tentative de retour à Bangui du monarque déchu. Cette aventure ayant tourné court, Bokassa est renvoyé de Côte-d'Ivoire, où il avait trouvé refuge depuis 1979 ; il s'est installé dans la région parisienne le 4 décembre.

Le régime du général Kolingba a continué - comme ses prédécesseurs - d'être porté à bout de bras par la France (1 000 soldats de l'"opération Barracuda" étaient encore stationnés dans le pays à l'été 1984). Les exportations centrafricaines ont connu un double mouvement en 1983: d'une part une légère amélioration dans l'exportation de diamants, de coton et de café ; d'autre part une diminution des exportations de bois. Pour encourager la production agricole, le CMRN a pris des mesures d'incitation à la production: primes de rendement, amélioration du prix d'achat au paysan (le prix d'achat du coton au paysan est ainsi passé de 60 à 80 francs CFA par kg). L'endettement croissant de la Centrafrique a poussé le gouvernement à négocier un réaménagement de la dette publique avec le Club de Paris en juillet 1983.

En République centrafricaine (2,5 millions d'habitants), les ex-officiers Gaston Ouedane (ancien ministre de la Fonction publique) et Jérôme Allam (ancien secrétaire d'État au commerce), arrêtés le 3 mars 1982, ont été condamnés le 27 juillet 1984 par le Tribunal spécial de Bangui à dix ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'État". En décembre de la même année, après la visite de François Mitterrand à Bangui, le général André Kolingba, chef de l'État centrafricain, a annoncé la libération de cinquante-trois détenus politiques, dont Abel Goumba, président du Front patriotique oubanguien. Il a également déclaré qu'en 1975 la Centrafrique devrait revenir à une vie constitutionnelle normale, intention confirmée en janvier 1985 avec la précision qu'une nouvelle Constitution serait soumise prochainement à l'approbation du peuple.

La République centrafricaine a pâti de la guerre qui sévit au Tchad ; en novembre 1984, des "commandos rouges" tchadiens ont fait irruption sur son territoire. Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a d'ailleurs annoncé qu'environ 30 000 réfugiés tchadiens se trouvaient en territoire centrafricain à la fin de 1984.

Au plan économique, le grand problème de ce petit pays est que la plupart des indicateurs restent résolument au rouge: le déficit budgétaire a été de l'ordre de 11 milliards de francs CFA en 1984, contre 12 milliards en 1981 ; le déficit de la balance commerciale a atteint 9 milliards et celui de la balance des paiements, 42 milliards... En outre la dette extérieure représentait 36% de la production nationale en 1984. Sur le plan de l'agriculture, seul le coton semble avoir bénéficié des mesures d'incitation à la production prises par le gouvernement en 1983 puisque sa production s'est accrue de 19%. Par contre la production caféière a régressé (de 22,5%), de même que la production de bois (-15,3% pour les sciages, -30,4% pour les contreplaqués...).

En Centrafrique, l'événement politique le plus important de l'année 1985 a été la dissolution en septembre du Comité militaire de redressement national qui gouvernait le pays depuis l'accession au pouvoir en 1981 du général André Kolingba, et la constitution d'un nouveau gouvernement comprenant des civils (treize civils et dix militaires), les militaires conservant l'essentiel des postes clés. Par ce geste, le général Kolingba, devenu président de la République (tout en conservant les fonctions de chef de gouvernement et le portefeuille de ministre de la Défense), a marqué sa volonté d'engager le pays dans le processus de démocratisation annoncé au début de l'année. En novembre, quatre-vingt-neuf prisonniers politiques ont été libérés à l'occasion de la fête nationale.

Sur le plan économique et financier, en novembre 1985, les pays membres du Club de Paris (groupe des pays créanciers), sensibles aux efforts d'assainissement entrepris par le gouvernement, notamment l'adoption d'un plan de redressement économique et financier appuyé par un accord de confirmation du FMI, sont convenus de rééchelonner 10 millions de dollars de la dette extérieure publique ou garantie. L'encours de la dette publique extérieure s'élevait à 250 millions de dollars en 1985 (soit 33% du PNB).

Les productions ont connu une évolution favorable en 1985: 50 000 tonnes de coton (+36%), 10 000 tonnes de café (+50%), 350 000 carats de diamants (+10%), 140 000 tonnes d'arachides (+24%).

La balance commerciale a connu un déficit moindre qu'en 1984 (-24 milliards de francs CFA contre -26). L'inflation est restée modérée (8%) et l'augmentation de 30% des crédits à l'économie semblait indiquer une certaine reprise des affaires.

En Centrafrique, l'actualité politique a dominé l'année 1986, avec le passage progressif du régime militaire (en place depuis septembre 1981) à une forme presque civile de gouvernement, et avec le retour inopiné de l'ancien empereur Bokassa, le 23 octobre, suivi de son procès à partir de décembre.

Dans le domaine institutionnel, une Constitution a été rédigée et ratifiée par un référendum organisé le 21 novembre. Plus de 91% des votants l'ont approuvée et ont élu André Kolingba président pour six ans. Il dirigeait le pays depuis 1981. Toutefois, dans la capitale, Bangui, 25% des suffrages ont été hostiles au chef de l'État.

La capitale avait été agitée fin mars-début avril 1986 par l'écrasement d'un Jaguar français sur un quartier populaire proche de l'aéroport (trente-cinq morts) et par un attentat à l'explosif (sans victime). C'est à la même période qu'eut lieu une grève de lycéens.

La nouvelle Constitution a établi un régime de type présidentiel. Le président est élu pour six ans. Le Parlement, qui devait être installé en 1987, est formé de l'Assemblée nationale, dont les députés sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans, et du Conseil économique et social. Un parti unique, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), a été créé à la fin de 1986. Le remaniement ministériel du 8 décembre a tiré les conclusions du référendum. Sur sept ministres sortants, quatre étaient des militaires et l'aspect civil du pouvoir en a été ainsi renforcé. Toutefois, ces changements n'ont eu qu'une portée relative, et le colonel Christophe Grélombé a conservé et même renforcé son influence au ministère de l'Intérieur et à l'administration du territoire.

L'ancien empereur n'a pas trouvé le soutien qu'il espérait en rentrant dans son pays. Il a été arrêté à son arrivée. En juin 1987, au terme d'un procès de plusieurs mois, il a été condamné à mort. Le retour de Bokassa a engendré un malaise passager entre Paris et Bangui. Mais la Centrafrique, atteinte dans son redressement économique par la baisse des cours du coton, dépend plus que jamais de l'aide extérieure.

L'actualité politique a été marquée en 1987 par la poursuite de la mise en place d'institutions civiles, amorcée en 1986. Les 6 et 7 février 1987, aux assises du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, parti unique), le président André Kolingba a nommé Jean-Paul Ngoupande, ministre de l'Éducation nationale, comme secrétaire exécutif du Parti. Aux élections législatives du 31 juillet 1987, 142 candidats se sont disputé les 52 sièges à pourvoir. Premier scrutin en République centrafricaine (RCA) depuis environ vingt ans, il a été sans surprise: tous les sièges ont été remportés par le RDC. La participation (50% des électeurs) a cependant été moins forte qu'au référendum constitutionnel de novembre 1986 (91%).

Le remaniement ministériel du 3 décembre 1987 n'a pas touché les grands ministères mais les portefeuilles de l'Éducation et de l'Enseignement ont été regroupés en un seul ministère, confié à Pierre Sammy Mackoy. Cette nomination est intervenue alors qu'une certaine agitation régnait dans les lycées et à l'université de Bangui.

La visite en Centrafrique du ministre français de la Défense, André Giraud (14 janvier 1988), et celle du président Kolingba à Paris (15-18 février 1988) ont permis d'effacer les difficultés liées à l'arrivée au pouvoir du général Kolingba (1981) et à son absence lors du sommet franco-africain d'Antibes en décembre 1987. Paris a renouvelé son soutien à Bangui qui accepte la présence de 1 200 soldats français et de servir de base arrière pour la politique française au Tchad. Enfin, le président Kolingba a commué le 29 février 1988 la peine de mort prononcée en juin 1987 contre l'ex-empereur Bokassa en travaux forcés à perpétuité.

Au plan économique, le gouvernement a pris certaines mesures de libéralisation et d'assainissement de la fonction publique. Mais les problèmes du secteur du coton, en dépit de la hausse des cours au début de 1987, et l'importante fraude douanière ont continué de marquer négativement l'économie du pays.

Les efforts de redressement de l'économie centrafricaine ont été marqués, en mai 1988, par la signature d'un nouveau programme d'ajustement structurel avec la Banque mondiale et l'obtention, à la fin de l'année, d'un rééchelonnement à des conditions très favorables de la dette publique du Club de Paris. En 1987, la dette totale du pays était évaluée par la Banque mondiale à 585 millions de dollars.

Les pays créanciers ont ainsi fait un effort particulier, en raison des réformes accomplies par le gouvernement centrafricain (assainissement de la fonction publique et des entreprises publiques, rationalisation de la filière cotonnière).

Sur le plan politique, le processus de démocratisation s'est poursuivi avec la tenue d'élections municipales au suffrage universel direct (mai 1988), alors que maires et adjoints étaient jusque-là nommés par le chef de l'État. Le septième anniversaire de l'arrivée au pouvoir du général André Kolingba a été célébré le 1er septembre 1988 dans la discrétion, sans aucune déclaration officielle.

Lors de sa visite en RFA en novembre 1988, le chef de l'État a affirmé que les progrès réalisés par son pays dans la voie de la démocratie devraient permettre une reprise des échanges commerciaux bilatéraux, en baisse ces dernières années.

Dans son message à la Nation prononcé à l'occasion du Nouvel An 1989, le général Kolingba a invité les Centrafricains à défendre et à respecter les institutions du pays, mettant ainsi l'accent sur la nécessité d'une plus grande stabilisation du régime.

En janvier 1989, la République centrafricaine (RCA), comme sept autres pays africains, a renoué ses relations diplomatiques avec Israël, rompues depuis 1973. Elle les a suspendues avec le Soudan qui avait interdit le survol de son territoire à l'avion du chef d'État centrafricain, le général André Kolingba, alors qu'il se rendait en visite officielle en Israël, en mai 1989. Cette décision a été accompagnée de la fermeture des frontières entre les deux États. Les relations entre la RCA et le Soudan étaient étroites et de nombreux Soudanais résident en Centrafrique. La visite en Israël du général A. Kolingba a néanmoins eu lieu en juillet 1989. Cet incident s'est terminé avec le rétablissement des relations diplomatiques avec Khartoum en septembre 1989.

Sur le plan économique, la restructuration de la fonction publique a été lancée avec comme objectif la diminution de 10% des effectifs (2 000 postes sur un total de 20 000). Des aides au départ volontaire de fonctionnaires ont été instaurées afin d'encourager leur reconversion dans la création de PME. Le budget pour 1990 s'est élevé à 103,3 milliards de francs CFA, contre 100 milliards l'année précédente. La santé et l'éducation ont bénéficié d'une hausse de 10% de leurs dotations. L'aide extérieure et l'annulation par la France de la dette publique devaient permettre de couvrir le déficit budgétaire.

Sur le plan politique, une session extraordinaire du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, parti unique), réunie en mai 1990, a rejeté l'idée du multipartisme mais a décidé une révision de la Constitution en vue de la nomination d'un Premier ministre. Un remaniement du gouvernement, le 5 juin 1990, a créé le poste de ministre d'État chargé de la coordination de l'équipe ministérielle. D'autre part, les professeurs de l'université de Bangui ont été en grève du 20 avril 1990 au 16 mai. Ils réclamaient le rétablissement d'indemnités supprimées par le gouvernement ainsi que des primes de logement.

Selon la boutade la plus courante à Bangui, "pour l'instant seules les lettres sont ouvertes en Centrafrique". Quant au régime du général André Kolingba, il est resté fermé à toute demande de démocratisation, même si le président a déclaré, en mars 1991, qu'il n'était pas "irréductible au multipartisme".

Au sujet de sa plaque tournante militaire au coeur de l'Afrique, où sont "prépositionnés" un millier de ses légionnaires, la France a également montré peu d'empressement réformiste. Au Quai d'Orsay (ministère des Affaires étrangères), la Centrafrique est toujours le seul État "suivi" par un colonel...

Soutenue à coups de rallonges budgétaires par la France, l'ex-métropole coloniale, "Bangui-la-bureaucrate" a vécu coupée du reste du pays, réduite à un hinterland d'autosubsistance et de trafic de diamants. Le 20 mars 1990, l'opposant François Guéret, sorti de la tristement célèbre prison de Ngaragba en décembre 1986, a adressé une première "lettre ouverte au Président". Des reproches de "gabegie" et de "favoritisme" ont été repris, en des termes moins vifs, le 15 mai 1990, dans une seconde "lettre ouverte", cosignée par près de mille personnalités. Résultat: bon nombre d'entre elles ont été rayées de la fonction publique et un procès a été intenté contre Me Nicolas Tiangaye pour "faute professionnelle".

Le 13 octobre 1990, la colère populaire a explosé dans les rues de Bangui, après l'intervention brutale des forces de l'ordre lors d'un meeting tenu par le Comité de coordination pour la convocation d'une conférence nationale. Après deux jours d'émeutes, le calme a été rétabli. Provisoirement.

La République centrafricaine ne vit plus officiellement en régime de parti unique, mais depuis qu'il a exprimé, le 31 août 1991, son accord pour l'organisation d'un grand débat national, le général André Kolingba, le chef de l'État, n'a cessé de retarder les échéances. Il a reçu en septembre 1991 les représentants de l'opposition, qui est notamment animée par Abel Goumba et regroupée dans le Comité de coordination pour la convocation d'une conférence nationale (CCCCN); il a nommé en octobre un médiateur entre les pouvoirs publics et les partis politiques et annoncé le retour aux libertés syndicales pour le 1er novembre. Elles avaient été suspendues le 6 juillet 1991 par un décret du Premier ministre, confronté à une longue grève du secteur public (d'avril à juillet) et du secteur privé (juin), et à des opérations "villes mortes", à l'initiative de l'Union syndicale des travailleurs centrafricains et de la Coordination des élèves et étudiants.

Des manifestations pour l'amnistie générale et la convocation d'une conférence nationale, qui ont fait plusieurs victimes à partir d'août 1991, ont rythmé une vie politique du pays apparemment bloquée. Pour le chef de l'État, peu sensible aux pressions de l'épiscopat, "le peuple centrafricain ne doit pas suivre servilement les autres". Le 11 mai 1992, le général Kolingba a signé un décret portant création d'une commission nationale préparatoire au "débat national", sans tenir compte du contenu des 72 jours de négociations avec l'opposition.

Minée par les grèves, l'économie de la Centrafrique s'est dégradée: 50% à 80% de la production de diamants commercialisée en fraude, déclin de l'exploitation forestière, du café et du coton. Semblant ignorer l'existence des forces démocratiques, la France, premier partenaire commercial, a maintenu 1200 parachutistes dans les bases de Bangui et de Bouar. Elle a apporté plusieurs aides budgétaires exceptionnelles en 1991, pour le paiement des salaires, et le colonel français Jean-Claude Mansion est resté à la tête de la garde présidentielle qu'il a dirigée pendant toutes les années quatre-vingt, contribuant à la montée d'un réel sentiment anti-français dans le pays.

Le président centrafricain a finalement été victime de l'alternance au pouvoir en... France. Deux mois après les législatives françaises qui, en mars 1993, ont consacré le retour de la droite au gouvernement, le général André Kolingba a dû accepter, sous la contrainte, une échéance électorale maintes fois repoussée auparavant. Le premier scrutin présidentiel pluraliste en Centrafrique, après une tentative avortée le 25 octobre 1992 en raison d'irrégularités notamment à Bangui, a été fixé au 22 août 1993 à la suite d'une intervention résolue, début juin, du nouveau ministre français de la Coopération, Michel Roussin.

Créant un précédent dans l'histoire du "pré-carré" africain de la France, celui-ci a imposé la nomination, à Bangui, d'un "représentant spécial de la France", Michel Lunven, pour la période transitoire vers la démocratie. Mettant fin à leur rivalité, il a ainsi renvoyé dos à dos - à Paris - l'ambassadeur Alain Pallu de Beaupuy, en poste durant un an seulement, et le "marabout blanc" du président Kolingba, le colonel Jean-Claude Mantion, pendant treize ans chef de la garde présidentielle et, selon l'opposition centrafricaine, "proconsul" de la France à Bangui.

Hostile à la démocratisation du régime, André Kolingba n'a cessé d'y opposer sa résistance passive: acceptant du bout des lèvres le multipartisme, en avril 1991, il a d'abord retardé son application, puis ramené à un "grand débat national" - boycotté par la Confédération des forces démocratiques (CFD) du professeur Abel Goumba - la revendication d'une conférence nationale souveraine. Cependant, dans l'incapacité de rémunérer ses fonctionnaires, voire son armée, il a finalement dû accepter les conditions attachées au versement du "loyer" que la France continue à payer pour sa plaque tournante militaire au coeur du continent où restent "prépositionnés" 1500 légionnaires.

La situation économique a continué de se détériorer en 1993. Le Comptoir national du diamant a dû cesser ses activités, tandis que le commerce informel et les importations frauduleuses continuaient de s'imposer, rendant inopérantes les tentatives des bailleurs de fonds pour relancer des industries locales, tel le textile. L'évasion fiscale croissante a placé l'État dans l'impossibilité de payer les salaires des 19 000 fonctionnaires. Dans ce contexte, la dévaluation du franc CFA, le 12 janvier 1994, a été accueillie avec scepticisme par le gouvernement qui ne pouvait y voir d'effet positif à court terme. Pourtant la Centrafrique assure son autosuffisance alimentaire, sa population étant essentiellement rurale. Sa dette extérieure, relativement faible, lui a permis de garder le contact avec les organisations financières internationales.

Les complications politiques et sociales liées à cette situation de crise ont été étroitement suivies par la France qui accorde à cet État un intérêt stratégique tout particulier, du fait des deux bases militaires de Bangui et de Bouar où elle entretient une force de 1 200 hommes en alerte permanente, véritablement dissuasive dans la région car constituant un réservoir d'intervention à brève échéance.

Après avoir tout tenté pour proroger son mandat expiré en novembre 1992, le président André Kolingba a dû se résoudre à accepter le verdict des urnes, le 22 août 1993: il n'est arrivé que quatrième (avec 12% des voix) à l'issue du premier tour. Le ministère français des Affaires étrangères avait dû peser de tout son poids, suspendant immédiatement la coopération pour qu'il s'incline.

 

Source : extrait dans L'état du Monde 1981-1998 par Olivier Bain et Jean Marc Liotier

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 01:07


Gl-Kolingba


Communiqué nécrologique du RDC

 

Le frère Louis Pierre GAMBA, Vice-Président du RDC, informe la nation centrafricaine toute entière et en particulier les cadres et militants du RDC ainsi que les sympathisants, de la disparition du Frère Président Fondateur du RDC, le Général d’Armée André KOLINGBA, Ancien Chef d’Etat, survenue le dimanche 7 février 2010 à l’Hôpital Val-de-Grâce à Paris (France).

 

Les informations relatives à l’organisation des obsèques seront communiquées ultérieurement.

 

Fait à Bangui, le 8 février 2010

 

 

Le Vice-Président

 

Louis Pierre GAMBA

 

 

NDLR : Où est passé Gabriel Goloumo  et son Bureau Directeur ? Est-ce un coup d'Etat au RDC ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 01:02


gl André Kolingba

Communiqué de presse N° 010/ CPJP /CS/P/02-10

C'est avec une profonde consternation que la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) vient d'apprendre la disparition de l'ancien chef d'Etat centrafricain, le général André Kolingba décédé le dimanche 7 février 2010, des suites d'un cancer.

Nous nous empressons, l'ensemble des membres de la CPJP et moi-même, d'adresser à toute la famille du regretté ainsi qu'au peuple centrafricain nos condoléances les plus attristées et toute notre respectueuse sympathie.

Nous partageons du plus profond de notre cœur l'immense douleur et la grande affliction de tous ceux qui lui sont chers et leur exprimons notre fraternelle et sincère compassion. Nous nous inclinons par la même occasion, avec une vive et réelle émotion devant la mémoire de l'un des plus grands chefs d'Etat centrafricain que nous saluons avec déférence.

Que cette terre nourricière qui l'avait vu naître, lui soit légère.

Fait au Camp de la Liberté, le 08 février 2010

KARAMA Souleymane Nestor,


Président du Conseil Suprême

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 00:16


Gl Kandji Minurcat

La mission des Casques bleus au Tchad et en Centrafrique (Minurcat) est un "échec", a affirmé mardi lors d'une rare visite au Soudan le président tchadien Idriss Deby Itno, pour justifier la demande de non-renouvellement de cette mission de paix.

"A l'heure actuelle, à la mi-parcours, Minurcat n'est pas opérationnelle et Minurcat ne sera pas opérationnelle non plus même si on lui donnait encore un an", a déclaré M. Deby lors d'une conférence de presse conjointe avec le président soudanais Omar el-Béchir à l'aéroport de Khartoum, au terme de sa première visite au Soudan depuis 2004.

La partie civile de la mission de paix "avait pour mission de procéder, d'identifier et faire du développement tout au long de la frontière, (mais) un an après, aucun projet, même pas un seul puits n'a été fait, donc la mission de Minurcat est un échec", a-t-il affirmé.

"C'est pourquoi nous estimons qu'il n'est pas nécessaire de renouveler", a-t-il ajouté. "Une force, fût-elle onusienne, qui n'est pas en mesure de remplir une mission, n'a pas le droit d'être dans ce pays avec le poids financier qu'elle fait peser sur les pays membres disons des Nations unies", a-t-il estimé.

La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité des quelque 450.000 réfugiés et déplacés dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, deux pays affectés par la guerre au Darfour (ouest du Soudan). Elle est aussi chargée de favoriser le retour volontaire des réfugiés et de faciliter l'aide humanitaire.


(belga)
09/02/10 14h59

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 12:32


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PARIS (AFP) - mardi 09 février 2010 - 9h12 - Une part étonnamment élevée de la population gabonaise serait immunisée contre le virus Ebola, probablement après avoir consommé des fruits contaminés par de la salive de chauves-souris, selon des chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Leur étude sur plus de 4.000 prélèvements sanguins, publiée mardi dans la revue américaine PLoS ONE, apporte un éclairage nouveau sur la circulation d'Ebola dans la nature et sur sa dangerosité pour l'homme, qui pourrait s'avérer moindre que prévu.

15,3% des habitants testés possèdent en effet des anticorps contre ce virus, sans apparemment jamais avoir eu de fièvre hémorragique ou d'autres symptômes (diarrhées sévères, vomissements..), ont constaté Eric Leroy, de l'IRD-centre international de recherches médicales de Franceville (Gabon) et ses collègues.

Ce grand nombre de porteurs sains existe même dans des zones où aucune épidémie ne s'est jamais déclarée et leur fréquence, la plus haute rapportée à ce jour, varie selon les régions. Ainsi, les zones de savane et de plaines affichent des taux respectivement de 10,5 et 12,4%, tandis qu'en zones forestières, le taux atteint 19,4%, jusqu'à 33,8% dans certains villages.

Ces personnes n'ont probablement développé qu'une forme légère de la maladie ou une forme sans symptômes.

Les chercheurs pensent que la source d'exposition se trouve à proximité des villages, aucun facteur de risque n'ayant pu être identifié comme la chasse ou le contact avec les animaux sauvages.

Seuls les grands singes et les chauves-souris sont naturellement infectés par Ebola. Les premiers sont rarement en contact avec les humains. En revanche les chauves-souris sont très nombreuses dans les régions forestières du Gabon, où les taux d'immunité sont justement les plus hauts.

De plus, elles se perchent en grand nombre dans les arbres et consomment leurs fruits, en particulier dans les villages ou aux alentours. Les habitants ont vraisemblablement été en contact avec le virus en mangeant des fruits contaminés par la salive de ces animaux.

Depuis le premier cas recensé en 1976, la fièvre Ebola foudroie épisodiquement humains et grands singes au Gabon, en République du Congo et en République démocratique du Congo, au Soudan et en Ouganda



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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 12:11


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Communiqué de presse N° 010/ CPJP /CS/P/02-10


C'est avec une profonde consternation que la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) vient d'apprendre la disparition de l'ancien chef d'Etat centrafricain, le général André Kolingba décédé le dimanche 7 février 2010, des suites d'un cancer.

Nous nous empressons, l'ensemble des membres de la CPJP et moi-même, d'adresser à toute la famille du regretté ainsi qu'au peuple centrafricain nos condoléances les plus attristées et toute notre respectueuse sympathie.

Nous partageons du plus profond de notre cœur l'immense douleur et la grande affliction de tous ceux qui lui sont chers et leur exprimons notre fraternelle et sincère compassion. Nous nous inclinons par la même occasion, avec une vive et réelle émotion devant la mémoire de l'un des plus grands chefs d'Etat centrafricain que nous saluons avec déférence.

Que cette terre nourricière qui l'avait vu naître, lui soit légère.

Fait au Camp de la Liberté, le 08 février 2010

KARAMA Souleymane Nestor,


Président du Conseil Suprême

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 23:25


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Par RFI lundi 08 février 2010

Une page se tourne dans l'histoire de la Centrafrique. L'ancien chef d'Etat, le général André Kolingba, est décédé dimanche 7 février 2010, dans l'après-après midi, à Paris des suites d'un cancer. André Kolingba était arrivé au pouvoir en 1981 à la faveur d'un coup d'Etat. C'est lui qui avait instauré le multipartisme en Centrafrique, ouvrant la voix à la première élection présidentielle démocratique en 1993. Il avait d'ailleurs été battu par Ange-Félix Patassé à cette occasion, et s'était plié au verdict des urnes.

Arrivé au pouvoir en 1981, à l’issue d’un coup d’Etat sans effusion de sang, André Kolingba a voulu durant toute sa vie donner l’image d’un homme de paix, mais il reste pour de nombreux Centrafricains l’homme du colonel Mansion, le pro-consul français à Bangui. C’est lui qui a instauré le tribalisme dans la gestion de l’Etat, lui qui a fait brûler des villages dans le nord du pays après le coup d’Etat manqué d’un certain François Bozizé et de son ami d’alors Ange-Félix Patassé.

Ange-Félix Patassé

Ancien président centrafricain, qui a succédé par les urnes à André Kolingba en 1993.

Un homme qui a beaucoup contribué à l'instauration de la démocratie... il a accepté le principe d'élections libres et démocratiques pour le changement... j'avais dit que je pardonnais à tous ceux qui ont contribué à me renverser... moi je n'ai pas d'ennemi, c'est un patriote qui a pris l'option des armes mais il a vu que les armes ont des limites...

08/02/2010 par Carine Frenk

Sous la pression populaire, il réinstaure le multipartisme en Centrafrique. C’est l’époque du discours de La Baule et contrairement à d’autres chefs d’Etat africains, il accepte que le débat démocratique s’instaure en Centrafrique, sans faire usage de la violence. Il ouvre ainsi la voie à la première élection présidentielle démocratique et cède le pouvoir à Ange-Félix Patassé en 1993.

Le général Kolingba, c’est aussi l’homme du coup d’Etat manqué du 28 mai 2001 –il en assume en tout cas la paternité- Des milliers de Yacoma doivent fuir la répression. André Kolingba se réfugie en Ouganda.

Puis vient le moment du pardon : à la tribune du Dialogue national, organisé après la prise du pouvoir du général Bozizé en 2003, l’ancien président Kolingba demande pardon pour les erreurs commises.

Fidèle Gouandjika Ministre du Développement rural et proche du président Bozizé.

"Le président Kolingba a été un des grands bâtisseurs de la République centrafricaine. Il a ramené la démocratie en 1993, il a laissé un pays pacifique... un président qui a accepté d'aller aux urnes et qui a perdu dignement... un très bon souvenir..."

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:39


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(Cameroon-Tribune 08/02/2010)



Le nouveau gouverneur de la banque centrale a été installé dans ses fonctions vendredi dernier à Yaoundé.

Un jour nouveau se lève sur la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Un nouveau capitaine est arrivé aux commandes du navire. L’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama a pris officiellement ses fonctions de gouverneur de la BEAC, vendredi dernier au palais des Congrès de Yaoundé, au cours d’une cérémonie présidée par le président du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Albert Besse. Après les remous sous fond de luttes d’influence et de détournements de fonds, qu’a connus la BEAC au cours des derniers mois voire années, l’installation du nouveau gouverneur est venue concrétiser les décisions prises lors de la 10e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la CEMAC qui s’est tenue à Bangui en République centrafricaine les 16 et 17 janvier 2010. Il en ressort que Lucas Abaga Nchama prend le relais du Gabonais Philibert Andzembe. Davantage, au terme des travaux de Bangui, la Conférence des chefs d’Etat de la CEMAC a institué le principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres, au niveau des institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté, mettant fin au consensus de Fort Lamy.

Ainsi, au-delà des aspects protocolaires, la cérémonie de vendredi a fixé le cap de l’action du nouveau patron de la BEAC. «Vous aurez la lourde charge de tout mettre en œuvre pour que renaisse durablement la confiance entre, d’une part, la BEAC et d’autre part, ses partenaires, les populations de la CEMAC et les opérateurs économiques, suite aux diverses affaires qui ont terni l’image de notre institution d’émission ». Paroles d’Albert Besse, président du comité ministériel de l’UMAC à l’endroit du gouverneur entrant.

En clair, Lucas Abaga Nchama est en mission pour redorer le blason de la banque. En outre, il lui a été clairement demandé de veiller à ce que tous ceux qui se sont rendus coupables de malversations soient poursuivis par la justice.

Le nouveau gouverneur doit insuffler un nouvel esprit au sein de cette institution qui a été sérieusement ébranlée par des affaires de détournements de fonds et de placements à risques. Renforcer la rigueur dans la gestion de la banque, garantir la bonne gouvernance. Comme le lui a rappelé Albert Besse, les chefs d’Etat lui font confiance et il faudrait qu’il trouve les solutions appropriées permettant de restaurer la crédibilité et l’image de la Banque centrale.

Même son de cloche chez le ministre des Finances du Cameroun, Essimi Menye, qui a rassuré le nouveau gouverneur de tout l’appui du Cameroun, hôte du siège de la BEAC. Mais comme a rappelé le ministre des Finances camerounais, il s’agira, avant toute chose, d’appliquer à la lettre les recommandations formulées par les Chefs d’Etat de la CEMAC et par les organes de contrôle de la BEAC. Le message n’est certainement pas tombé dans les oreilles d’un sourd. Lucas Abaga Nchama en tant qu’ancien de la maison BEAC est parfaitement au courant des dossiers. A lui d’imprimer définitivement sa marque !


Simon Pierre ETOUNDI

© Copyright Cameroon-Tribune

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