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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 02:41



        Le commissaire Hervy Trépassé
        ici à Vienne lors d'un séminaire



Bangui : Un commissaire de police abattu de nuit par des inconnus


Bangui, 16/10/08 (C.A.P) – Le directeur des services d’immigration/émigration, le commissaire Hervy Sette Trépasse, a été tué dans la nuit du mercredi 15 octobre, abattu par deux coups de Kalachnikov tirés par des inconnus venus à moto jusqu’à son domicile situé au quartier dit des Castors à Bangui aux environs de 23 h (heure locale).

Selon des informations recueillis auprès de la famille de la victime, le commissaire qui venait de regagner son domicile comme d’habitude après avoir quitté l’aéroport Bangui Mpoko après le départ du vol régulier de la compagnie libyenne Afriquiyah pour Paris, aurait reçu un appel sur l’un de ses téléphones portables et se serait porté à la rencontre de la personne qui l’aurait appelé mais soudain, il aurait été abattu de deux coups de feu tirés sur lui à bout portant au niveau de son épaule.

Toujours d’après le récit de la famille du commissaire, le corps de ce dernier aurait été dépouillé de ses deux téléphones portables par ses assassins. A noter que le quartier des Castors était plongé dans l’obscurité après le délestage devenu chronique à Bangui, du courant électrique jusqu’au moment où la police était venue enlever le corps de la victime.

 L’enquête sur les circonstances de cet assassinat qui rappelle par certains côtés celui tout aussi crapuleux et froidement perpétré le 21 septembre 2006 sur le responsable du protocole de la présidence, Pascal Bembé, s’annonce a priori difficile. Pour Bembé, l’assassin était un officier de l’armée bien connu qui du reste, était allé trouver refuge chez Bozizé.

Tout semble indiquer que cet ignoble crime soit un coup monté et exécuté par des professionnels dans le cadre d’un règlement de comptes délibéré du commissaire Trépasse qui, toujours d’après ses proches, aurait récemment confié à son entourage, avoir quelques soucis d’ordre professionnel. Certaines personnes proches du pouvoir de Bozizé ne verraient pas beaucoup d’un bon œil qu’il puisse continuer d’exercer de telles fonctions.

En tout état de cause, le problème de l’insécurité reste entier à Bangui et l’assassinat de ce haut cadre du pays vient encore mettre le doigt sur ce fléau que le régime de Bozizé est de plus en plus incapable de juguler.

 

Voilà la dépêche que nous avons publiée voici un an jour pour jour au sujet de l’assassinat du commissaire Hervy Trépassé. Son contenu demeure toujours d’une brûlante actualité. Alors que le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui avait aussitôt promis - sans doute histoire de apaiser l’opinion nationale en profond émoi après ce drame à l’époque - informer l’opinion nationale sur les résultats de l’enquête, force est de constater qu’un an après l’exécution de ce commissaire de police, on ne sait toujours rien du mobile de son assassinat ni des assassins et des commanditaires. La famille de la victime continue d’être fortement éprouvée par l’indicible douleur de la brutale disparition de ce vaillant cadre de police arraché à son affection.

Les tueurs, un commando circulant à moto tous feux éteints, aperçu par quelques rares témoins dans l’obscurité de la nuit, dans les parages du domicile du commissaire, a vraisemblablement commis son forfait à la demande de commanditaire sans doute haut placé dans la clique au pouvoir actuel. Le mystère entourant cet odieux crime reste entier et les auteurs demeurés jusqu’ici impunis parce que non identifiés ni arrêtés, courent toujours.

Pire, moins de six mois après cet assassinat, un autre commissaire de police, Daniel Sama, succombera aussi de ses blessures suite à un tabassage en règle en pleine rue au quartier Miskine par le tristement célèbre lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma et sa horde.

Bien que jugé et condamné par le tribunal militaire, ce dernier circule librement dans la capitale et vient même de faire parler encore de lui en allant porter main en pleine rue sur une agente des impôts qui aurait immobilisé son taxi (numéro 2829) qui n’était pas en règle vis à vis du fisc. Cet incident a occasionné un brusque arrêt de travail de toute l’administration fiscale et de tout le bloc finance mais Gbangouma n’en a rien à foutre. Personne ne peut rien contre lui, il est au-dessus de la loi dans ce pays. Il en est ainsi des compagnons de guerre de Bozizé appelés encore « libérateurs » qui ont amené ce dernier au pouvoir et dont le refrain est qu’ils ont « trop souffert en brousse donc ils doivent maintenant jouir en toute impunité de leur pouvoir… » L’impunité et la protection assurées aux criminels et autres auteurs d’exactions de toutes sortes, c’est la caractéristique principale du  régime de Bozizé qui se trouve aux antipodes d’un Etat de droit.


La Rédaction C.A.P  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 01:42




 

Par courrier en date du 13 octobre courant adressé au ministre Elie Ouéfio chargé de l’Administration du territoire, l’ex président Ange Félix Patassé, depuis Tripoli, croît devoir réclamer une place au sein de la Commission Electorale Indépendante qui vient d’être mise en place. Il va même jusqu’à désigner carrément son représentant dans cette CEI, Sosthène Dilamkoro Guetel - celui là-même qui continue encore de faire de l’agitation pour lui - arguant du fait qu’il avait pris part au Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008 à Bangui.

Il y a lieu de rappeler qu’en décembre 2008 déjà, l’ancien président Patassé avait cru devoir prendre une initiative semblable, malheureusement pour lui, annoncée juste après la clôture solennelle des travaux, demandant notamment à faire partie du Comité de Suivi des Recommandations du DPI. La proposition de Patassé fut purement et simplement renvoyée aux calendes grecques.

Il y a lieu d’objecter que si tous les candidats aux prochaines présidentielles, dont on n’a pas encore au demeurant le nombre définitif et global des prétendants, doivent désigner leurs représentants au sein de la CEI, il est fort à craindre que celle-ci ne se retrouve avec  un effectif astronomique difficilement gérable.  


Rédaction C.A.P


 

 

A Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire

et de la Décentralisation

 

BANGUI (R C A)

 

Objet: Désignation d'un membre à la

Commission Electorale Indépendante

                       

                        Monsieur le Ministre,

            Nous venons d'apprendre ce matin avec joie, la nomination des membres de la Commission Electorale Indépendante pour les prochaines élections de 2010 en République centrafricaine.  

            C'est un pas très important dans le processus de consolidation de la démocratie dans notre pays.           

            Personnalité indépendante participant au Dialogue Politique Inclusif, je désigne comme mon représentant à cette noble institution M. Sosthène Guétel Dilamkoro afin d'apporter ma contribution pour les objectifs à atteindre dans l’intérêt national.

            Veuillez agréer Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments patriotiques.

 

Décision n° 001 portant désignation d’un Représentant

de Monsieur Ange Félix Patassé, personnalité indépendante

à la Commission Electorale Indépendante

 

Article 1 : Est désigné membre de  la Commission Electorale Indépendante, Monsieur Sosthène Guetel Dilamkoro représentant personnel de l'ancien Président de la République· Ange Félix Patassé, personnalité indépendante au Dialogue Politique Inclusif.

Article 2: La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera communiquée partout où besoin sera.

Fait à Tripoli le 13 octobre 2009

 

Ange Félix PATASSE

Personnalité indépendante au DPI

             

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 01:32




 

AFP 15/10/2009 | Mise à jour : 21:37

 

Le président français Nicolas Sarkozy recevra demain à 17H00 (15H00 GMT) son homologue tchadien Idriss Deby Itno, a annoncé jeudi l'Elysée dans un communiqué.

Cet entretien portera sur les relations bilatérales entre le Tchad et la France, ainsi que sur la situation dans la région, selon la même source.

Le Tchad a subi plusieurs tentatives de renversement du pouvoir et entretient des relations difficiles avec certains de ses voisins, dont le Soudan, les deux pays s'accusant mutuellement de soutenir leurs rébellions respectives.

La France est présente militairement et soutient la stabilité dans le pays. Elle compte, selon son état major, quelque 1.300 hommes au sein du dispositif Epervier, déployé pour une mission de formation et d'assistance logistique et sanitaire à l'armée tchadienne.

Au titre de ce dispositif, les forces françaises mettent en oeuvre six avions de chasse Mirage F1, un détachement d'hélicoptères de l’armée de terre, un appareil de ravitaillement en vol C-135 et trois avions de transport C-160 Transall.

Paris a engagé par ailleurs 800 militaires dans la Mission de l'ONU au Tchad et en Centrafrique (Minurcat), principalement à Abéché et Forchana, ainsi qu'à Birao, en République centrafricaine.

Quelque 150 hommes se trouvent aussi au Tchad au titre de l'Eufor, l'opération européenne qui avait cédé la place à la Minurcat à la mi-mars. Ils sont en cours de désengagement, a précisé l'état-major.

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 17:25




                         Sylvain Ndoutingai


 L’ambiance qui règne au sein du gouvernement de François Bozizé et son premier ministre Faustin Archange Touadéra ces derniers temps entre certains ministres est exécrable et laisse vraiment à désirer quant à la cohésion du gouvernement. L'exemple en est le courrier que s’est permis d’adresser, soi-disant en toute « humilité » le ministre délégué à l’énergie, Jean-Chrysostome Mékondongo à son ministre de tutelle, chargé des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, un certain Sylvain Ndoutingai qu’on ne présente plus.

Comme on peut le noter au passage sur la copie de la lettre que nous publions ci-dessous, la désignation du ministre délégué est écrite en caractère majuscule et celle du ministre d’Etat en minuscule. En des termes à peine voilés mais faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le ministrion remonte néanmoins les bretelles de son ministre de tutelle en pointant les sautes d’humeur, de ce dernier et « son adversité aussi bien gratuite qu’inutile ». Le côté dictateur de Ndoutingai apparaît ainsi au grand jour.

Connaissant la nature des relations entre Bozizé et son « indispensable et incontournable » argentier qui est Sylvain Ndoutingai, si Jean-Chrysostome Mékondongo ne pousse pas son sens de l’honneur jusqu’à démissionner purement et simplement de ce gouvernement, il doit comprendre qu’il n’a pas fini d’avaler les couleuvres de son ministre d’Etat de tutelle et de Bozizé. Il n'est pas exclu que l'annulation arbitraire et "intempestive" par Ndoutingai du séminaire animé par l'expert de la Banque Mondiale dont parle Mékondongo, soit dictée par la nécessité de dissimuler les traces et d'éventuelles preuves de sa prédaction dans la filière de distribution et commercialisation des produits pétroliers qui constitue, avec Bozizé, une  de leurs  considérables sources d'enrichissement .
 
En arrière plan de cette brusque tension, il y a immanquablement des questions liées à la vie privée de Sylvain Ndoutingai située en dessous du nombril. Jean-Chrysostome Mékondongo fait sans doute indirectement les frais des hauts et bas dans les rapports entre sa grande soeur, Marie-Thérèse Mékondongo, et le ministre d'Etat Sylvain Ndoutingai. Elle est enffet, une des nombreuses maîtresses notoirement connues  de ce dernier, par le canal duquel Jean-Chrysostome avait opportunément atterri au ministère des mines, d'abord comme chargé de mission puis ministre délégué. Les relations entre Sylvain et Marie-Thérèse ne seraient plus actuellement au beau fixe, d'où les ennuis que Sylvain crée à Jean-Chrysostome.

Des affaires de dessous de ceinture expliqueraient aussi l'important manque à gagner de l'Etat centrafricain ( de l'ordre de plusieurs centaines de millions de F CFA, près du milliard) dans le dossier de la fameuse Initiative pour la transparente des industries Extractives (ITIE).  Complètement phagocyté et perverti par le même et tristement célèbre Sylvain Ndoutingai,  le dossier des recouvrements au profit de cet organisme pour le compte de l'Etat butte sur la prédation de Ndoutingai. Mais du fait de l'intimité des rapports entre Ndoutingai et la représentante de la Banque Mondiale à Bangui chargée justement entre autre de veiller au bon fonctionnement du dossier ITIE, celui-ci est dans une impasse totale. Le secrétaire général de l'ITIE est totalement impuissant, étant lui-même de la même ethnie que Ndoutingai et Bozizé. La boucle est ainsi bouclée...

Rédaction C.A.P



MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE                                     REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

ET DE L’HYDRAULIQUE

 

MINISTERE DELEGUE CHARGE                                                        Unité - Dignité - Travail        

DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE

 

C A B I N E T

 

N° 118/2009/MMEH/MDCEH/CAB

                                                                                                                   22 septembre 2009

 

 

  

 

LE MINISTRE DELEGUE CHARGE

DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE

A

Monsieur le Ministre d’Etat aux Mines,

à l’Energie et à l’Hydraulique

 

Objet : Annulation intempestive du séminaire

de restitution des travaux de l’Expert Juriste  

Consultant de la Banque Mondiale

 

 

                                               Monsieur le Ministre d’Etat,

            Pour des motivations dont je n'ai malheureusement pas le monopole de la difficulté à en percevoir les fondements objectifs, vous avez cru devoir procéder de manière intempestive à l'annulation du séminaire de restitution des travaux de l'expert Juriste, Consultant de la Banque Mondiale, relatif au projet de texte régissant le secteur pétrolier aval, alors qu'il m'a été donné de procéder à l'ouverture officielle dudit séminaire et que les travaux avaient démarrés.

            Pourtant, une meilleure connaissance, par vous, de ce dossier ordinaire et une simple demande de céder à vos humeurs et d'offrir en spectacle à nos collaborateurs, au partenaire, au Consultant et aux autres participants, une adversité aussi gratuite et inutile, somme toute, préjudiciable à la respectabilité de ce Département dont son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat à bien voulu nous confier la direction sous l'autorité de son Excellence, Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement.

            Aussi, refusant de me départir de l’humilité nécessaire au maintien d'une indispensable cohésion au sein de notre Département et, partant, au sein du Gouvernement.

            Il m'échoit de vous faire parvenir le compte rendu de ce séminaire, .interrompu sans raisons valables, qui a été établi à toutes fins utiles.  

            Veuillez croire, Monsieur le Ministre d'Etat, en l'assurance de ma considération distinguée.

 

LE MINISTRE DELEGUE CHARGE

DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE

 

 

Jean-Chrysostome MEKONDONGO

 

 

P.J:

-  Compte rendu de réunion du séminaire

 - Copie courriels relatifs à la tenue du séminaire

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 01:31










 Les oubliés de Berberati

 Le Journal du Dimanche 10 Octobre 2009  

 Toute une région au sud-ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, se meurt dans l'indifférence générale.

Elle est arrivée il y a dix jours, à pied, avec ses six enfants. Il lui a fallu une journée de piste, de l’aube à la nuit noire, pour rejoindre Berberati. Arlette, 32 ans, vit à Nazembé, à guère plus de 25 kilomètres dans la forêt, mais n’avait jamais vu la ville. "On m’a appris que des Blancs pouvaient soigner mon enfant ici, résume-t-elle. Alors je suis venue." Sa fille Marie-Angèle, 4 ans, souffre de kwashiorkor, une forme de malnutrition caractérisée par des œdèmes à l’abdomen, aux pieds et au visage. Arlette campe, avec des dizaines d’autres mères flanquées de leur progéniture, sous un hangar qui jouxte l’unité nutritionnelle thérapeutique installée par Action contre la faim (ACF) dans l’hôpital régional de Berberati. Veuve depuis six ans, elle dit qu’elle n’a plus rien pour nourrir ses enfants. Elle-même a encore plus de mal à calmer sa faim depuis qu’elle est ici: l’association humanitaire, qui a lancé cette opération d’urgence sur ses fonds propres, n’a pas les moyens d’alimenter tout le monde.

Berberati, 155 000 habitants, est à une grosse journée de piste au sud-ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Comme le reste du pays, la ville semble s’être figée quelques décennies dans le passé: aucune route mais des pistes de terre rouge impraticables dès qu’il pleut, pas d’électricité, pratiquement pas d’eau courante. La région, avec ses ressources minières, or et diamants, et ses exploitations forestières, était pourtant considérée comme relativement prospère dans un pays figurant parmi les plus pauvres de la planète. Jusqu’au printemps dernier. C’est un médecin de Carnot, un peu plus au nord, qui, le premier, a sonné l’alarme après avoir détecté des signes cliniques inquiétants chez les enfants qu’il examinait. ACF et MS, toutes deux déjà présentes dans le pays, ont lancé en juillet une enquête conjointe dans cette zone. Résultat: 7% d’enfants en état de malnutrition sévère aiguë –un taux à comparer au seuil d’urgence fixé à 2% par l’OMS.

"C’est la maladie de la famine qui veut les tuer"

Inès a été parmi les premières prises en charge, il y a six semaines. Cette toute jeune femme, qui ne connaît pas son âge, se tient, tendue, sur un banc du service de pédiatrie. Sa fille Cyntiche, 8 mois, est pendue à son sein. Son aîné, Dieu-Merci, 4 ans mais qui en paraît deux fois moins, est assis à côté. Avant, Dieu-Merci marchait. Ce n’est plus le cas depuis qu’il est malade. Quand on demande à Inès de quoi souffrent ses enfants, elle dit: "C’est la maladie de la famine qui veut les tuer." Elle a tenté de les nourrir du peu de manioc et de gombo qu’elle parvenait à ramasser dans les champs; mais ce n’est pas suffisant.

Modeste, lui, s’est remis à travailler la terre. Il cultive depuis peu un petit lopin, à 3 kilomètres de Berberati. Cet homme de 38 ans a été licencié il y a huit mois par l’entreprise forestière qui l’employait comme technicien de maintenance. Il gagnait de 65 000 à 100 000 francs CFA (100 à 150 euros) selon les mois; il n’a désormais plus aucun revenu. Sa fille de 2 ans a maigri jusqu’à tomber malade. Après dix jours passés à l’hôpital, elle a repris du poids. Modeste, lui, ne voit plus d’horizon, atterré par la puissance de ce monstre – "la crise mondiale"– qu’il nomme sans bien comprendre comment il a pu en devenir la proie.

"Manger trois fois par jour, cela n’existe plus"

Comme l’industrie du bois, les activités minières et commerciales se sont effondrées en mars. Les bureaux d’achat de diamants ont fermé un à un. La moitié des employés a été licencié dans la région de la Mambéré-Kadeï, selon le préfet Joël Parefa. "Il n’y a plus d’argent, résume-t-il. Alors on achète des produits moins riches, et on réduit la fréquence des repas. Chez nos parents, on mangeait trois fois par jour; cela n’existe plus." Sur les marchés, les commerçants n’arrivent plus à écouler leurs maigres étals de légumes et de fruits.

L’agriculture vivrière pourrait être une planche de salut. Mais de nombreux habitants de la région en ont perdu la tradition, pour s’être rués sur l’exploitation diamantifère. Ailleurs dans le pays, beaucoup ont été convertis à marche forcée aux cultures d’exportation, coton ou café. Le tout sans aucune constance, au gré des foucades des régimes qui se sont succédé, en général violemment, depuis un demi-siècle à Bangui. Cette lourde histoire et l’enclavement du pays au cœur d’une région particulièrement instable ont fait de la République centrafricaine un pays sinistré. Les fonctionnaires de cet Etat fantôme n’ont pas été payés depuis quarante mois, les milices armées font leur loi dans tout le Nord et l’Est, et l’espérance de vie, qui diminue en moyenne de six mois chaque année depuis 1966, est passée en dessous de 40 ans.

L’opération d’urgence se poursuit

Malgré cela, la République centrafricaine est un pays orphelin de l’aide humanitaire. Les bailleurs internationaux s’en désintéressent, les yeux braqués sur le tumulte qui règne à ses frontières, au Soudan ou en République démocratique du Congo. Résultat: "Si, fin novembre, on n’a réussi à faire bouger personne, on sera obligé de tout fermer", craint une responsable d’ACF.

En attendant, l’opération d’urgence se poursuit. Les visiteurs à domicile, reconnaissables au "bâton de pèlerin" qui leur permet de mesurer les enfants, sillonnent la ville, s’arrêtent dans chaque maison. Sous les toits de palme sèche, certains habitants les écoutent, d’autres, rétifs, doivent être convaincus. Les enfants présentant les premiers signes cliniques de malnutrition sévère sont envoyés dans l’une des quatre unités de prise en charge ambulatoire installées dans des centres de santé. Là, ils sont de nouveau mesurés, pesés, palpés, puis suivis chaque semaine si le premier diagnostic est confirmé.

Aminatou, 2 ans, se rend depuis un mois au centre de Poto-Poto, dans le quartier musulman de Berberati. Elle a d’abord été hospitalisée quelques jours, car son état était alarmant. Beaucoup, dans le centre, pensaient qu’elle allait mourir. A présent, à chaque visite, Aminatou avale avec une délectation manifeste la dose de pâte d’arachide enrichie qui lui est délivrée. C’est sa grande sœur de 13 ans qui accompagne la fillette: sa mère est morte il y a un an. Aminatou vit aujourd’hui chez sa tante, qui l’a adoptée, et elle va mieux.

 

Pierre-Laurent Mazars, envoyé spécial à Berberati - Le Journal du Dimanche

Samedi 10 Octobre 2009

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 21:17


 

12 Oct 2009 Mutations

Constat fait lors du 2è synode sur l’Afrique qui se tient à Rome en ce moment.

 Dix mois après la sortie de "Et si Dieu n'aimait pas les Noirs : enquête sur le racisme au Vatican" de Serge Bilé et Ignace Audifac, l'Eglise catholique confirme enfin les révélations contenues dans ce livre. C’est à l’occasion de la deuxième Assemblée synodale pour l'Afrique qui réunit en ce moment à Rome en Italie les évêques africains autour du pape Benoît XVI jusqu’au 25 octobre prochain. Les débats des évêques africains ont notamment dénoncé «les horreurs de l'Afrique telles que le trafic d'êtres humains, les abus de multinationales ou d'Ong, le drame de jeunes filles sorties de Congrégations religieuses, qui tombent dans la prostitution», rapporte Zenith.org. Pour respecter la liberté du débat entre les évêques, «le nom de l'intervenant n'est pas révélé aux journalistes», indique Zenith.org sous la plume de notre confrère Jesús Colina. Plusieurs évêques - au moins quatre, précise Zenith - ont également demandé que le Synode élève la voix contre l'action des multinationales présentes en Afrique, qui exploitent de manière abusive les ressources minières, les bois, qui polluent l'eau, nuisant gravement aux populations locales.

Sur l’épineux problème de la prostitution des sœurs religieuses d’origine africaine au Vatican, un prélat a dénoncé «la situation de jeunes catholiques africaines, poussées par la curiosité de découvrir la vocation à la vie religieuse, qui partent pour l'Europe, afin de discerner leur avenir dans un monastère ou une communauté religieuse, mais qui ne s'intègrent pas dans la vie religieuse et abandonnent la communauté. Il y a eu des cas de jeunes filles, livrées à elles-mêmes dans un pays européen totalement inconnu, qui sont tombées dans les réseaux de la prostitution».

En guise de solution, un père du Synode a expliqué qu'en Rdc (République démocratique du Congo) par exemple, la Conférence épiscopale a demandé que les jeunes ne soient accueillies que dans les communautés religieuses qui ont une présence et une communauté dans ce pays. «C’est une grande victoire pour le journalisme d’investigation», jubile le journaliste camerounais, Ignace Audifac, co-auteur du livre suscité devant cet aveu des prélats africains.
Le Cameroun est représenté à ces assises par une demi dizaine de prélats conduits par le cardinal Christian Tumi. Prennent également part à ces travaux de célèbres prélats africains tels que le cardinal Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin, le cardinal Wilfrid Fox Napier, O.F.M., archevêque de Durban en Afrique du sud, etc.


Eric Roland Kongou

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 17:57








                  Une  victime de la LRA

 

BBCAfrique.com 14 Octobre, 2009 - 14:57 GMT

Partie d'Ouganda, la rébellion de l'Armée de Resistance du Seigneur sévit désormais en RDC, en Centrafrique et pourrait se diriger vers le Darfour.

Au cours de l'année écoulée, l'Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony a traversé une vaste zone de l'Afrique centrale, sans que les armées ougandaises, congolaises et soudanaises n'arrivent à arrêter les atrocités.

Ce sont les civils qui paient le plus lourd tribut, par exemple en République démocratique du Congo.

La directrice de l'organisation humanitaire Médecins sans Frontières dans ce pays, Meine Nicolai déclare : "La situation est vraiment mauvaise. Les gens vivent dans la peur en permanence, ils fuient et la violence (...) se propage.

Elle est arrivée au Congo en 2008, maintenant cette violence gagne de plus en plus de terrain en direction de l'Est et de l'Ouest. La zone touchée ne cesse de grandir et la population vit la peur au ventre."

Quelle stratégie ?

Une partie des combattants de Joseph Kony se trouve toujours en RDC, mais le mouvement rebelle avance : un autre groupe, estimé a 1300 personnes, sévit en République centrafricaine.

Il est dirigé par un proche de Kony, mais le chef lui-même de la LRA se dirigerait vers le nord.

Certaines informations, non encore confirmées, laissent penser que son objectif est d'emmener ses troupes au Darfour, afin de faire la jonction avec les milices Janjaweed, soutenues par le gouvernement soudanais.

Par le passé, Khartoum a fourni des armes et des ressources à la rébellion ougandaise.

Si le chef de la LRA parvenait au sud-Darfour, cela serait encore plus facile.

Le gouvernement du sud-Soudan accuse régulièrement les autorités du nord d'armer la LRA.

L'accusation est rejetée par le gouvernement du président Omar el-Béchir.

Mais des observateurs, pourtant sceptiques jusqu'a présent, estiment désormais que le scénario d'une alliance avec la LRA est plausible.

Le but de Khartoum serait d'affaiblir le Sud.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 16:24





La population de Paoua contre une candidature de Patassé


La Patasserie, qui n’est autre chose que frasques et bouffonneries de l’ex président de la République Ange-Félix Patassé (1993-2003), continue de couler encre et salive.

La dernière réaction en date vient de Paoua, localité située dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, qui oppose une fin de non recevoir à l’idée même d’une prochaine candidature de l’ex « barbu national », présenté comme le seul responsable des malheurs récurrents des populations de cette zone.

Ci-dessous le texte intégral d’une déclaration au vitriol de la population de Paoua parvenu à la rédaction de L’Indépendant.


DECLARATION DES POPULATIONS DE PAOUA 

******************

Nous, populations de l’Ouham-Pendé, avons appris avec inquiétude l’intention annoncée par l’ex président Ange PATASSE d’être encore candidat à l’élection présidentielle de 2010 et tenons à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale notre opposition catégorique à cette candidature. A cause de PATASSE nos régions ont été brûlées en 1985 par le pouvoir du général André KOLINGBA.

A cause du même PATASSE nous avons payé un lourd tribut à la rébellion du général BOZIZE qui a amené les Zakawa nous tuer et piller nos usines d’égrenage de coton à Pendé, Ndim, Bozoum, l’hôpital que l’Allemagne nous a construit et équipé à Paoua, ainsi que la base de DROP à Bozoum.

Toujours à cause de PATASSE nous avons été chassés de nos maisons avec nos femmes et nos enfants pour vivre en brousse comme des animaux pendant des années et des années. BOZIZE a rayé cette sous/préfecture de la carte de la République centrafricaine. Pendant presque dix ans qu’il était président, on n’a vu PATASSE qu’une seule fois à l’occasion de l’inauguration de l’hôpital de Paoua. Il n’a rien fait pour cette région qui était pourtant la sienne. Paoua est toujours montré du doigt à tort par les autres frères d’autres préfectures simplement parce qu’il est né ici.

Nous sommes écoeurés d’apprendre aujourd'hui son projet d’épouser la veuve du défunt Pr Simon BEDAYA NGARO qui l’avait rejoint entre temps au Togo et se  trouve même à l'heure actuelle avec lui en  Libye. Ils ont chassé les enfants du Pr NGARO de la maison de leur père pour venir y habiter. C’est indigne et très honteux de la part d'un homme de son rang. Où est la morale ? Pour la petite histoire, PATASSE n'en est pas à son premier forfait. Il avait déjà fait la même chose avec la veuve de son grand frère EPONDI qui n’était autre que son chef de cabinet lorsqu’il fut ministre dans les années BOKASSA. Trois mois  seulement  après la mort accidentelle de EPONDI, il a enceinté sa veuve qu’il a même installée carrément ensuite chez lui. Il aura finalement deux enfants avec celle-ci.   

Depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, le général BOZIZE a classé l’Ouham-Pendé parmi les préfectures qui ne l’aiment pas. Il a envoyé son armée pour nous tuer et brûler tous nos villages. Qu’avons-nous fait pour mériter de tels traitements et un tel sort ? Nous sommes de pauvres paysans qui demandons seulement à avoir la paix et la tranquillité pour vaquer à nos travaux champêtres.

A cause de la politique de KOLINGBA, PATASSE et BOZIZE, nous continuons de souffrir jusqu’aujourd’hui. Notre région est occupée par des rebelles qui ont pris la relève de ces politiciens et nous font subir leur loi, nous humiliant et volant nos maigres biens et le peu de récoltes et nourriture que nous produisons.

Si PATASSE parle de revenir faire encore la politique, nous risquons toujours de payer pour lui. Trop c’est trop ! L'Ouham-Pendé mérite plus que de n'être qu'un simple tremplin électoral  aux assoiffés du pouvoir C’est pourquoi nous refusons sa candidature qui est synonyme de division, et obéit à son seul esprit revanchard.  Assez de faire les frais pour les politiciens! Il faut que cela cesse! L'heure de la retraite a sonné.  Que Patassé  lise Jérémie 17 !

Fait à Paoua le 4 octobre 2009

POUR LA POPULATION DE PAOUA (OUHAM-PENDE)

  

Bernard NINGATOLOUM

                                                 (Cultivateur à Paoua)


Source : lindependant-cf.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 15:33




 

 
ADDIS ABEBA (AFP) - mercredi 14 octobre 2009 - 16h17 - Le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, doit être jugé "pour crime contre l'humanité", à la suite de la répression sanglante du 28 septembre à Conakry, a déclaré mercredi le Commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire.

"Le leader du coup d'Etat doit rendre compte de ses actes devant un tribunal pour crime contre l'humanité", a estimé Karel de Gucht lors d'une conférence de presse au siège de l'Union africaine (UA).

"La répression du 28 septembre a été d'une brutalité jamais vue. On est véritablement confronté à un crime contre l'humanité. Et il y a une idée de principe qui est que, partout, quand il se passe un crime contre l'humanité, ces crimes soient jugés", a-t-il expliqué.

"La justice internationale doit aussi être universelle, sinon elle perd sa crédibilité", a-t-il insisté.

La violente répression d'une manifestation de l'opposition à Conakry le 28 septembre a soulevé l'indignation de la communauté internationale.

La junte affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées, dont de nombreuses femmes violées. Les Nations unies ont fait état de plus de 150 morts.

M. de Gucht s'exprimait à l'issue d'une réunion UA-UE qui a notamment évoqué les questions de paix et sécurité en Afrique, et des changements inconstitutionnels de pouvoir.

Le capitaine Camara a pris le pouvoir lors d'un coup d'état sans effusion de sang en décembre 2008, après la mort de Lansana Conté, qui dirigeait le pays depuis 1984.

L'UA a fixé au 17 octobre la date limite pour que le chef de la junte renonce à se présenter à la présidentielle prévue en janvier, ainsi que tous les membres de la junte.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a prévu de se réunir jeudi après-midi pour se prononcer sur cette question.

"Je ne vois pas pourquoi il y aurait opposition entre l'UA et l'UE sur ce sujet. Notre communiqué est la réflexion d'un consensus international", a précisé le Commissaire du département Paix et sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra au cours de cette conférence de presse.

"Ce que nous voulons, c'est remettre sur les rails le processus de transition en Guinée", a-t-il indiqué, rappelant que "dans les prochaines 48 heures, le CPS devra se prononcer" sur les sanctions, si les responsables de la junte ne se sont pas engagés par écrit à ne pas se présenter à la prochaine élection.



Guinée: les Etats-Unis demandent à la junte de quitter le pouvoir

WASHINGTON - Les Etats-Unis demandent à la junte du capitaine Dadis Camara de quitter le pouvoir en Guinée, a déclaré mercredi un porte-parole du département d'Etat.

"Nous avons dit clairement dans les discussions, tant à Washington qu'à Conakry, que la junte actuelle conduite par le capitaine Dadis Camara doit quitter le pouvoir et ouvrir la porte à des élections légitimes afin que puisse se former un gouvernement légitime, dûment élu par le peuple de Guinée", a indiqué Philip Crowley lors du point de presse quotidien de la diplomatie américaine.

"Nous pensons que la junte doit s'effacer. Ils doivent partir pour ouvrir la porte à des élections que pourront contrôler des observateurs internationaux", a-t-il insisté.

Washington réclame également "une enquête internationale sur les récents événements ayant abouti à la mort de plus de 150 personnes", a-t-il poursuivi en allusion au massacre du stade de Conakry le 28 septembre.

"Nous faisons pression pour qu'apparaisse une meilleure gouvernance, pour que la corruption soit traitée. C'est notre objectif central aujourd'hui concernant la Guinée", a-t-il ajouté.

(©AFP / 14 octobre 2009 19h59)

 

Répression en Guinée : "examen préliminaire" du procureur de la CPI

LA HAYE (AFP) - mercredi 14 octobre 2009 - 19h44 - Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi procéder à un "examen préliminaire" de la situation en Guinée afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis lors de la répression du 28 septembre.

"Un examen préliminaire de la situation" a été "engagé afin de déterminer si des crimes relevant de la compétence de la CPI ont été perpétrés", a indiqué le bureau du procureur dans un communiqué.

"Le bureau du procureur a pris connaissance d’allégations graves concernant les événements du 28 septembre 2009 à Conakry et a reçu des informations relatives à ces événements", poursuit le communiqué.

"Des informations que nous avons reçues, des images que jai vues, il apparaît que des femmes ont été violées ou en tout cas brutalisées sur la pelouse du stade de Conakry, apparemment par des hommes en uniforme qui ont même utilisé leur arme", a déclaré Fatou Bensouda, procureure adjointe de la CPI, citée dans le communiqué.

"Tout ceci est révoltant, insoutenable. Cela ne doit plus jamais se reproduire et les responsables devront rendre des comptes", a-t-elle ajouté.

La Guinée étant un Etat partie au statut de la CPI depuis 2003, la Cour a compétence pour les crimes de guerre, contre l’humanité ou génocide pouvant y être commis, "y compris les meurtres de civils et des violences sexuelles", souligne le bureau du procureur.

Le Commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire, Karel de Gucht avait déclaré plus tôt mercredi à Addis Abeba que le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, devait être jugé pour crime contre l'humanité, à la suite de la répression du 28 septembre à Conakry.

La junte affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées, dont de nombreuses femmes violées. L'ONU a fait état de plus de 150 morts.

Des examens préliminaires sont actuellement menés par le bureau du procureur concernant les situations en Afghanistan, en Colombie, en Côte d’Ivoire, en Géorgie, au Kenya et en Palestine notamment.

Basée à La Haye, la Cour pénale internationale est le premier tribunal international permanent compétent pour juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

 

 

 
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 15:22




 

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 14 octobre 2009 - 16h15 - La coalition des principaux candidats de l'opposition à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon a exprimé mercredi "rejet" et "dégoût" après la décision de la Cour Constitutionnelle de valider l'élection du fils du défunt président Omar Bongo.

"Nous (...) exprimons notre rejet de ces décisions (de la Cour constitutionnelle) et le dégoût qu'elles nous inspirent, tant elles rappellent les sombres heures de notre Histoire récente et nous désolent du crédit à accorder aux institutions de notre pays", a affirmé l'ancien Premier ministre et candidat malheureux Jean Eyeghe Ndong, président de la coalition.

La coalition rassemble les principaux candidats dont l'opposant historique Pierre Mamboundou et l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, arrivés respectivement 2e et 3e, selon le nouveau comptage, ainsi que l'opposant Zacharie Myboto (4e) ou un autre ancien Premier ministre Casimir Oye Mba.

L'élection d'Ali Bongo comme successeur d'Omar Bongo Ondimba décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a été confirmée lundi soir par la Cour constitutionnelle gabonaise. Elle a rejeté ou déclaré irrecevables les 11 recours en annulation du scrutin déposés par neuf candidats et une citoyenne.

D'après la Cour, M. Mamboundou arrive en deuxième position avec 25,64% des voix devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages.

 

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