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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:40

 

 

Binguimale.jpg

 

 

 

La CEI du Pasteur Binguimalé écoeure !

Je ne comprends pas que les Centrafricains ne comprennent pas que la CEI (Commission électorale indépendante) est en train de reproduire les erreurs qui ont conduit le pays au re­port des élections et â la loi constitutionnelle y relative.

Voila une CEI qui bavarde et qui s'amuse plus qu'elle ne travaille. Il lui re\lient; certes, de proposer au président de la République, 1a date des élections. Seul ce dernier peut rendre cette date publique par un Décret et non le président de la CEI qui l’annonce en «off » aux journalistes, le 17 juin 2010, lors de l'atelier de formation des commissaires de la CEI sur la gestion de l'administration électorale, organisée à l'Hôtel Azimut à Bangui. Il ira jusqu'à affirmer que le chronogramme d'activités du processus électoral a été adopté avec amendements (sic).

Cependant, chacun sait pertinemment qu'en octobre, on est en pleine saison de pluie et que beaucoup d'électeurs du Sud­ouest, notamment ceux de la Lobaye seraient au campement des Chenilles mais c'est également la période des récoltes et de protection des champs dans  la région centre du pays.           

A cela, s'ajoutent des multiples attentes.

D'abord, le CFC (Collectif des Forces du Changement) qui exige le départ du président de  la CEI jugé incompétent et de moralité douteuse, Ensuite, la non publication de l'audit administratif et financier sur fa gestion de fa CEI pose problème, sans oublier la réclamation du candidat indépendant Ange-Félix Patassé qui se dit lésé, parce qu'il n'a aucun représentant à fa CEI. Enfin la cerise sur le gâteau, c’est l'épineux problème du DDR  (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) et surtout les cartes électorales.

Que peut nous dire le révérend Pasteur Joseph Binguimalé des cartes électorales confectionnées sur fonds propres au Kenya à hauteur de 200 millions de F CFA et de l’appel d’offres dans le site PNUD-Bénin, invitant les entreprise à soumissionner pour la fourniture de 2500.000 cartes d'électeurs manuelles pour le compte de la CEI de Centrafrique ? Sur quelle base ou sur quel résultat de recensement ont-ils trouvé les 2.500.000  électeurs en Centrafrique ?

Par ailleurs, pourquoi cet appel d’offres n’a-t-il pas été publié dans les journaux centrafricains ? Est-ce parce que les Centrafricains sont considérés comme les damnés des idiots ? Pourquoi ne trouve-t-on pas cet appel d’offres dans le site PNUD-Centrafrique ? Car le dernier appel d’offre dans le site PNUD-Centrafrique, date du 9 mai 2010 et ne concerne que les produits chimiques. Soit ! Voilà ce qu’annonce cet appel d’offres made in PNUD-Bénin.

Cette invitation à soumissionner date du 16 juin 2010 et que les offres devant venir au plus tard le Mardi 22 juin 2010 avant 15 heures GMT (16 heures, heure de Bangui) aux adresses ci-après :  

- Adresse électronique exclusive : car-elections.cf@undp.org ou

Au Siège du Projet d'Appui au Cycle Electoral (PACE), dans les locaux de l'ancien bureau du PRAC, voir face Bureau de la Représentation du PAM à Bangui contre récépissé.

Toute offre nous parvenant après cette date ou par tout autre canal sera rejetée ». C’est grave ! ce qui concerne les Centrafricains, n’est pas connu par les Centrafricains.

Alors, le président de la CEI est-il sérieux, veille-t-il à la tenue des élections paisibles, crédibles et transparentes en République centrafricaine ? N’a-t-on pas dit qu’à force de danser et de bavarder l’Afrique s'est fait surprendre par les peuples les plus austères, cher Révérend Pasteur!

Le Citoyen n° 3401 du 22 juin 2010

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:37

 

 

avocats centrafricains

 

 

ORDRE DES AVOCATS DE CENTRAFRIQUE

Conseil de l’Ordre

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

A l’issue de leur Assemblée Générale Extraordinaire tenue le samedi 19 juin 2010 à Bangui, l’Ordre des Avocats au Barreau de Centrafrique,

-          Vu la persistance des menaces d’arrestation du Bâtonnier et de certains Confrères,

-          Vu le mutisme affiché par les autorités de l’Etat face aux revendications légitimes des Avocats,

A décidé de poursuivre et d’intensifier son mouvement de protestation.

Fait à Bangui, le 19 juin 2010

Pour l’Ordre des Avocats

 

Le Conseil de l’Ordre

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:24

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Juin 2010 13:45

La population de la ville de Mongoumba (extrême sud de la RCA) vit depuis plus de 6 mois dans une grave pénurie alimentaire. Le constat a été fait ce 20 juin 2010 par l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka dans la ville, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des réfugiés.

Selon Abdoulaye Adoum, maire de ladite ville, c’est l’arrivée massive des refugiés de la République Démocratique du Congo, au mois d’octobre  2009, qui est à l’origine de ce difficile approvisionnement en vivres.

Roger Gbéda, député de Mongoumba,  confirme cette question d’alimentation et explique qu’en dépit des efforts déployés par différents organismes humanitaire dont le Haut commissariat des réfugiés (HCR), ce problème est loin d’être résolu.

Il a ajouté que, pour s’en passer, certains réfugiés congolais se livrent à des activités champêtres pour survivre.

Mongoumba est une ville qui compte  20 mille habitants. Depuis le mois  d’octobre 2009, elle a accueilli 20.000 autres refugiés de la République Démocratique du Congo fuyant les crises ethniques du l’est de ce pays.

 

NDLR : Au diable ces pseudos députés qui ont donné leur voix pour proroger soi-disant leur propre mandat ainsi que celui de ce même Bozizé dont ils savent bien par ailleurs que sa mauvaise gouvernance et son manque de politique agricole affame le peuple centrafricain et qui prétendent après, parler de la famine dans leur circonscription. C’est un peu trop facile. C’est quasiment l’ensemble du pays qui est aujourd’hui en proie à une situation de famine sans nom. Plus aucune région n’est en reste ou épargnée. C’est un terrible constat et une réalité objective que personne ne peut nier. Les chiffres sont là qui sont mêmes au-dessus des seuils acceptables que les organismes officiels autorisés (UNICEF, PAM, PNUD, FAO,  ainsi que les ONG comme MSF, CICR, COOPI, Première Urgence, ACF etc...) qu’on ne peut accuser d’anti-bozizisme primaire, possèdent. C’est un secret de polichinelle et même une honte pour les Centrafricains et leur pays.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:22

 

 

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 Journal du Dimanche 22/06/2010 - 21:10

Les autorités centrafricaines ont annoncé mardi qu'elles traquaient des trafiquants d'ivoire fortement armés qui semaient la terreur dans les villages qu'ils traversaient. "C'est la première fois qu'une bande aussi importante, transportant autant de défenses, traverse le pays", a indiqué Joseph Bolbo, chef des services des eaux et forêts. Le groupe de trafiquants, encadré d'une centaine d'ânes chargés de défenses d'éléphants, a pénétré mardi matin dans Dekoa, dans le centre du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:19

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Cameroon Tribune Rousseau-Joël Foute 21 Juin 2010

 

Le regard des électeurs centrafricains est maintenant tourné vers le président François Bozizé. En effet, il lui revient d'accepter par décret ou de rejeter la proposition faite par la Commission électorale indépendante (CEI) qui a préconisé mercredi dernier la tenue des élections présidentielles et législatives le 24 octobre prochain. Car d'après le Code électoral, c'est au président que revient la décision d'entériner cette proposition ou de la rejeter.

En attendant la décision présidentielle, une bonne nouvelle transparaît dans un environnement où les acteurs politiques ont l'art d'étaler leurs divergences. C'est que la date proposée a été arrêtée « à l'unanimité » des trente membres de la CEI, à en croire son porte-parole Rigobert Vondo.

On se souvient que les scrutins présidentiels et législatifs prévus, cette année, en RCA ont déjà été reportés deux fois. Les élections devaient initialement se tenir le 25 avril. Mais, alors que la CEI assurait qu'il lui était « techniquement impossible de tenir les délais fixés », elles avaient été reportées dans un premier temps au 16 mai. Ce report était réclamé par l'opposition, et recommandé par l'ONU, l'Union européenne, la France et les États-Unis, notamment. Un deuxième report avait alors été décidé, cette fois sine die.

L'opposition centrafricaine demandait de reporter le scrutin parce que, selon elle, il fallait se donner du temps pour réviser les listes électorales, jugées peu fiables, en plus d'un climat sécuritaire peu rassurant. À la suite de ce deuxième renvoi, et pour éviter un « vide juridique », une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé- qui a expiré le 11 juin 2010- et celui des députés, a été promulguée.

Dans une déclaration à la nation, le 11 juin justement, François Bozizé, comme pour justifier le report, a estimé que la nouvelle date des élections devrait « tenir compte de l'évolution des conditions sécuritaires » et des avancées du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des anciens rebelles (DDR), actuellement en cours, et qui doit atteindre la phase du désarmement. Lancé en 2009 pour trois ans selon les autorités, le DDR doit permettre de démobiliser plus de 8 100 combattants recensés dans cinq mouvements signataires d'accords de paix avec Bangui, d'après des acteurs du processus. Est-ce à dire que toutes les conditions seront réunies à la date proposée du 24 octobre ? Répondant à cette question, le porte-parole de la CEI déclare que « les commissaires sont convaincus que, jusqu'à cette date, les contraintes organisationnelles, sécuritaires ou budgétaires auront été circonscrites, et que les élections pourront être organisées à la satisfaction de tout le monde ».

D'ici-là, le scrutin promet de chaudes empoignades au regard de la personnalité des candidats déclarés : le président sortant, François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'État en 2003, puis élu en 2005, est candidat pour un nouveau mandat. Outre M. Bozizé, plusieurs de ses opposants ont déclaré qu'ils se mettront en lice pour la présidentielle. Parmi eux, figurent l'ex-président Ange-Félix Patassé, l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé et le chef de la plus importante ex-rébellion centrafricaine (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, APRD), Jean-Jacques Demafouth, par ailleurs, ex-ministre de la Défense. Il y aura match.

 

 

NDLR : Depuis le 11 juin, Bozizé a perdu sa légitimité de président de la République. Le coup d’Etat constitutionnel qu’il a effectué peu avant en faisant « proroger » son mandat par une loi anticonstitutionnelle à l’Assemblée nationale lui permet certes de continuer à s’imposer à la tête du pays par la force des armes mais il est véritablement devenu un hors la loi. Il l’est d’autant plus qu’il se comporte comme si la RCA est une jungle dans laquelle c’est la loi du plus fort qui prévaut. Il fait une descente au parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation entre autre du bâtonnier du barreau de Centrafrique. Depuis, un bras de fer est engagé entre lui et les avocats car il demeure complètement fermé et sourd à leurs légitimes revendications. Ce n’est pas normal que Bozizé puisse décider seul de la date des élections car il n’a plus de légitimité et refuse de gérer la transition et le vide constitutionnel actuel avec l’opposition. On voit qu’il n’est plus tellement pressé que se tiennent les élections, fort de la loi anti-constitutionnelle qu’on a votée en sa faveur et qui proroge son mandat pour une durée indéterminée.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 15:03

 

 

Bozize171108275-copie-1.jpg

 

 

C’est avec stupéfaction qu’on a appris il y a une dizaine de jours que le désormais hors la loi François Bozizé s’est rendu au parquet du tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation du Bâtonnier Me Symphorien Balemby et le vice président du Conseil Economique et Social Jean Daniel Dengou qu’il accuse d’être à l’origine de l’incendie du supermarché Rayan. Malgré le tollé général que continue de soulever cette scandaleuse, inadmissible et grossière descente au parquet de celui qui se prend pour président de la République, Bozizé poursuit dans le registre du pire et du scandale, ce qui frise même la provocation.

C’est ainsi qu’on apprend encore avec effarement qu’il s’est rendu lui-même lundi de la semaine dernière à sa prison spéciale de Bossembélé pour ordonner à nouveau que ses prisonniers personnels que sont les collaborateurs, parents et proches de Me Balemby et Jean Daniel Dengou qui y ont été arbitrairement arrêtés et transférés, soient battus et torturés. La destruction dans l’incendie du supermarché Rayan du matériel électoral destiné à permettre sa fraude électorale - notamment le stock de cartes d’électeurs vierges commandées à la sauvette dans un pays d’Afrique de l’ouest – expliquerait le courroux de Bozizé.

D’après plusieurs témoignages concordants, l’incendie du supermarché aurait pris naissance au premier étage de l’immeuble probablement à la suite d’un court circuit dans les appartements et bureaux du commerçant libanais Ali Akhrass, avant de gagner et ravager le rez de chaussée où se trouve le supermarché Rayan. Malgré sa fortune, ce Ali Akhrass est bien connu des services de l’ENERCA pour pratiques de branchements frauduleux  répétées sur ses installations afin de voler du courant électrique.

Pourquoi, en dépit des dénonciations, protestations, sit-in, mises en garde, demandes pressantes des avocats du Conseil de l’Ordre et de l’ensemble du barreau de Centrafrique, Bozizé demeure sourd à la proposition de mise en place d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur cet incendie. Il est déjà allé tellement loin dans la bêtise et son inacceptable volonté de se rendre justice à lui-même qu’il doit juger tout retour en arrière difficile.

Les Centrafricains ont été habitués durant les sept années de Bozizé passées à la tête du pays à  ses grotesques et intolérables ingérences dans des affaires judiciaires qui ne relevaient nullement de son rayon. On se souvient de l’affaire du « libérateur » Yango Kapita et le sergent Sanzé dont il a commandité le lynchage. La scandaleuse affaire du pasteur Thomas Touangaye de l’église baptiste de Kina où il a ordonné à sa garde présidentielle d’aller incendier les maisons de ceux qui étaient accusés d’avoir mis le feu à la maison de ce pasteur. On apprendra par la suite que c’était parce que non seulement ce pasteur est Gbaya comme Bozizé mais surtout parce que c’était chez lui qu’il avait trouvé refuge lorsqu’il était recherché par le régime Patassé  en octobre et novembre 2001.

Tout cela montre bien que tous les actes que pose Bozizé depuis son arrivée accidentelle au pouvoir ne font que porter gravement atteinte à l’unité nationale et à la paix civile. Bozizé est en effet un accident de la douloureuse histoire de la République centrafricaine. Plus vite il quittera, mieux cela vaudra pour les Centrafricains. Il est leur plus grand commun diviseur et fossoyeur du pays par ses diverses menées tribalistes. A présent, tous les voyants de la RCA sont au rouge. BOZIZE DOIT PARTIR !!!    

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 00:12

 

 

Boziz--putschiste.jpg

 

 

Selon notre confrère du site www.lindependant-cf.com, l’assassin entre autre du général François Bédaya Ndjadder et plus récemment du commissaire Hervy Trépassé sur ordre de Francis Bozizé, le tristement célèbre capitaine Anatole Ngaya serait arrivé il y a quelques jours sur le territoire français. Il a été reconnu et formellement identifié lors d’une fête de Centrafricains de la ville de Nantes le week-end dernier.

Il y a moins d’un mois encore, lors de la réunion des « tontons macoutes » du régime de Bangui, Bozizé a interpellé le capitaine Anatole Ngaya en lui disant: " Toi, Ngaya, les gens disent que c'est toi qui a tué Ndjadder. Il faut que tu saches que ce sont les parents de Ndjadder qui cherchent à revenir au pouvoir. S'ils reviennent au pouvoir tu es foutu. Alors fais tout pour maîtriser et surveiller le quartier Sara, c’est ta zone de surveillance désormais".   

Officiellement, ce criminel et bras armé de Bozizé qui commande le Commando d’intervention rapide (CIR), les tueurs de Bozizé, serait venu en France pour des ennuis de santé mais curieusement, c’est dans une fête centrafricaine à Nantes qu’on le retrouve. Il ne doit donc pas être bien malade. La maladie n’est probablement qu’un prétexte ou une simple couverture pour masquer une autre mission criminelle visant à assassiner des opposants politiques résidant sur le sol français que Bozizé n’a pas sous la main au pays pour dépecer comme il le déclare. Les voilà bien démasqués !  

C.A.P

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Nez à nez avec un sbire de Bozizé-le-dépeceur à Nantes

 

source : L’Indépendant 20 juin 2010

J’étais donc à Nantes après un séjour parisien. Invité par ma campagne à une soirée marquant la fête des pères qui est célébrée en France ce dimanche 20 juin. J’y vais d’abord pour faire plaisir à la campagne mais surtout pour être, journaliste dans l’âme, à l’affût de bévues des militants KNK, jamais avares de frasques et d’excentricités.

Donc, direction la salle festive du quartier Malakoff à Nantes. Sur place, la fête bat son plein même si l’ambiance semble glauque avec moins de fêtards. A la place de la musique, on n’entend beaucoup parler, j’allais dire, hurler. J’entre, je m’installe et là, surprise du chef : j’aperçois à un jet de pierre, l’un des sbires de Bozizé-le-dépeceur le plus en vue actuellement, Anatole Ngaya, non moins Commandant de l’escadron de la mort du régime. Lequel est baptisé, Bataillon d’intervention rapide Eclaire.

Le nom de ce dernier est cité dans plusieurs affaires d’assassinats et de liquidations politiques, notamment les meurtres du général N’Djadder et plus récemment du commissaire de police Trépassé, froidement abattu devant son domicile du quartier dit des Castors à Bangui, semble-t-il sur les instructions du fils Bozizé, Jean-Francis, ministre délégué à la Défense de son père. A ce jour, on ne sait pas davantage sur le pseudo enquête soi-disant diligentée par le parquet de Bangui pour faire la lumière sur ce meurtre sauvage.

Anatole Ngaya, habillé en tee-shirt (maillot ?) pour Basketteurs de couleur rouge et noir, installé juste devant le comptoir comme pour avoir une vue synoptique de la salle de telle sorte que rien ne lui échappe aussi bien de l’ambiance que des fêtards, obligés d’une manière ou d’une autre en pareille circonstance, de passer par la caisse afin de s’offrir de quoi se mettre sous la gorge. C’est raté pour la discrétion !

Il me scrutera de ma place jusqu’au comptoir où je m’en vais m’acheter une canette de jus d’orange. S’engagea alors un drôle d’échange de regard. Il me jette un regard inquisiteur. Je fais semblant de ne pas le voir. Il continuera pendant près d’une heure avant de se retirer sur la pointe de pieds.

Renseignement pris, sieur Anatole Ngaya serait arrivé à Nantes depuis une dizaine de jours « officiellement » pour des raisons de santé.

Vous me direz et alors ? Tout cela ne mange pas un bout de pain des libanais de Bangui. Soit. Mais je vous rétorquerais ceci : ne trouvez-vous pas assez déroutante la coïncidence entre la présence de ce nervi de Bozizé-le-dépeceur dans une ville où habite l’un de ceux qui sont désignés comme ceux qui le vilipendent le plus ? Surtout qu’avec Bozizé la contradiction n’est ni idéologique ni théorique mais physique et que l’assassinat des adversaires ou ceux qui sont considérés comme tels est érigé en mode de règlement des différends politiques !

Ceux qui me connaissent savent que je suis loin d’être un paranoïaque, mais on aurait tort de négliger cela. Et la morale de l’histoire alors, me dirait quelqu’un : désormais, ils savent (Bozizé-le-dépeceur et compagnie) que je sais et l’opinion publique avec moi, qu’ils sont à Nantes. Serait-ce à mes trousses ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:23

 

 

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Kabongo 20 Juin 2010 Info (Douala)

Le président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) Martin Ziguélé a présidé le 17 juin à Bangui, l'ouverture des travaux du séminaire de formation des candidats de son parti aux élections législatives et la présidentielle de 2010.

C'était en présence de Didier CHOUAT de l'internationale socialiste, ancien député du Parti Socialiste français des Côtes d'Armor, venu de France.

Organisée par le MLPC en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, selon des sources proches des organisateurs, cette formation de renforcement de capacité de 48 heures, axée sur la conduite d'une campagne électorale, s'adressait à l'ensemble des cadres dirigeants, et aux futurs candidats du parti venus de toutes les 16 préfectures de la république centrafricaine.

«Cette session de formation qui succède à la première animée par notre ami Gérard Fuchs, lui aussi ancien député PS, s'inscrit en droite ligne des recommandations de notre 3ème congrès de juin 2007. Comme vous le savez, à l'issue de ces assises, les congressistes ont décidé de placer la modernisation du Parti et ses méthodes d'action et de travail comme une de ses trois priorités, aux côtés de notre nécessaire restructuration et de notre ouverture aux forces vives de notre pays», a déclaré Martin Ziguélé.

Pour lui, « il n'y a de richesse que d'hommes, vous le savez tous, et la pérennité de notre Parti dans l'espace politique centrafricain ne sera garantie que par la qualité de ses cadres, à divers niveaux, acquise grâce à une politique soutenue de renforcement de leurs capacités ».

« Après avoir désigné et investi nos camarades aux élections législatives, l'Ecole du Parti, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès a souhaité doter nos futurs députés des connaissances indispensables à la gestion d'une campagne électorale locale efficiente. Mais le futur député MLPC est également cadre du Parti et les cadres non candidats sont également impliqués dans la campagne électorale » a expliqué le président qui avait déjà envisagé les avantages que procurerait de cette formation.

«Pour être efficace, il faut maîtriser le savoir, le faire- savoir en matière politique, managerielle et électorale. Dotés de ces outils à la fin de cette formation, vous retournerez rapidement dans vos structures pour continuer à travailler efficacement, comme des fourmis, afin de renforcer notre maillage du territoire national par des actions de proximité bien ciblées, pour garantir la victoire au premier tour de notre Parti», a-t-il conclu

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:15

 

 

avocats centrafricains

 

 

BARREAU DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

DECLARATION LIMINAIRE A LA CONFERENCE DE PRESSE DE L’ORDRE DES AVOCATS

Bangui, Centre Jean XXIII - 18 juin 2010-

Pour l'ordre des avocats, Maitre Pocks Pomba

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, tout d’abord, au nom de l’ordre des avocats, vous souhaiter la bienvenue, et vous remercier de votre présence à cette conférence de presse, que le barreau de Centrafrique a tenu à organiser, ce jour vendredi 18 juin 2010, pour situer l’opinion publique, nationale et internationale, sur les motivations profondes du mouvement de protestation des avocats, déclenché depuis le 20 mai 2010, interrompu le 4 juin 2010, puis repris le jeudi 10 juin 2010, suite aux événements liés à l’incendie survenu au supermarché Rayan, dans la nuit du 9 au 10 juin 2010.

Comme vous le savez, le 19 mai dernier, le bâtonnier de l’ordre des avocats au barreau de Centrafrique, Maître Symphorien Balemby a été expulsé de l’immeuble BANGUI 2000 qui abritait son cabinet et le siège provisoire du conseil de l’ordre, dans des conditions irrégulières et vexatoires.

Cet acte constitue une violation du principe de l’inviolabilité des cabinets et domiciles des avocats, garanti par la loi sur la profession et le Code de Procédure pénale. En réaction à cette violation, les avocats ont élevé de vives protestations, en suspendant leur participation aux audiences des cours et tribunaux, tout en demandant à la chancellerie de garantir le respect du principe sus-énoncé.

Mais, suite à la décision de confirmation de l’ordonnance d’expulsion rendue par la cour d’appel de Bangui en date du 25 mai 2010 et tenant compte de ce que des procédures en nullité de l’expulsion étaient en cours devant les juridictions, l’assemblée générale extraordinaire des avocats, tenue le 2 juin 2010, a décidé de la suspension du boycott des audiences et de la libération des lieux dits

B.P. : 2985, Bangui - république de Centrafrique

Mail : barreaurca 2007@yahoo.fr

BANGUI 2000 par le bâtonnier.

Ce qui fut fait le mercredi 9 juin 2010. A la stupéfaction générale, un incendie va se déclarer dans la nuit du 9 au 10 juin 2010 au supermarché Rayan, dont le propriétaire, Monsieur El Akharas Ali  est en procès devant les juridictions nationales avec la SODIPHAC et Monsieur Koffi Bodombossou, défendus par le bâtonnier Symphorien Balemby, au sujet de la propriété de l’immeuble BANGUI 2000, voisin. Il importe de rappeler que c’est suite à une action en justice de Monsieur El  Akhras Ali, que le bâtonnier Balemby a été expulsé de l’immeuble BANGUI 2000, où il était locataire. Contre toute attente, le bâtonnier Balemby et d’autres occupants de l’immeuble BANGUI 2000 vont être indexés par le chef de l’état comme "auteurs", "coauteurs" et "complices" du sinistre; cela, sans enquête préalable.

Il s’en est suivi une descente musclée de la gendarmerie à son nouveau cabinet, après les instructions du président de la république, chef de l’état, qui s’est rendu personnellement au parquet de Bangui et une reconnaissance préalable des lieux par le premier substitut du procureur de la république.

Les éléments de la gendarmerie, après avoir investi le cabinet du bâtonnier et soustrait sa photo, ont arrêté et conduit à la SRI son personnel, dont son épouse, lesquels seront déportés plus tard à Bossembélé. A l’heure actuelle, le Bâtonnier Balemby est activement recherché et les propos tenus, depuis lors, par le chef de l’état, notamment à l’occasion de la célébration de la fin de son premier quinquennat, demandant aux agents des différentes forces de sécurité et de défense de tout mettre en œuvre pour retrouver les présumés "auteurs" et les "charcuter" - En Sangö, ‘’A DO RO KO ALA"-, laissent sérieusement craindre pour la vie du bâtonnier.

C’est dans ce contexte que les avocats ont décidé de la reprise du mouvement qu’ils avaient suspendu le 2 juin 2010, cette fois en menant diverses actions, parmi lesquelles :

·         L’organisation de trois jours de siting au palais de justice de Bangui ;

·         La rencontre avec le médiateur de la république;

·         La publication d’une déclaration relative aux menaces sur la liberté et la sécurité des avocats ;

·         La remise d’un mémorandum au président de la république, chef de l’état, par l’intermédiaire du ministre de la justice, garde des sceaux;

·         La non-participation aux audiences, etc.

La présente conférence de presse s’inscrit dans le cadre de ces actions, et la recherche d’une solution conforme à la loi, garante de la paix, de la sécurité et de la stabilité. En substance, l’ordre des avocats au barreau de Centrafrique, tout en déplorant le sinistre survenu au supermarché Rayan, dénonce :

Les arrestations arbitraires et la déportation à Bossembélé de paisibles citoyens, en violation des dispositions du code de procédure pénale et du principe universel et constitutionnel de la présomption d’innocence;

La violation répétée des cabinets et domiciles des avocats. Estimant que de tels actes arbitraires sont constitutifs d’insécurité juridique et de nature à discréditer la Justice et les institutions nationales;

Considérant qu’il y a lieu d’y mettre rapidement un terme, l’ordre des avocats a demandé aux hautes autorités de l’état et notamment au président de la république, chef de l’état, garant de la Constitution, que soient ordonnées :

·         La libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées, détenues, pour certain, à la SRI et, pour d’autres, dans les locaux de la police, transférées depuis le 12 juin 2010 à la prison de Bossembélé, et leur retour à Bangui;

·         La cessation des menaces d’arrestation du bâtonnier Symphorien Balemby et de Jean-Daniel Dengou, ne reposant sur aucun élément de fait sérieux ;

·         La garantie de sécurité et de liberté pour tous les avocats;

·         La garantie de sécurité juridique pour tous les centrafricains;

·         La mise en place d’une commission mixte indépendante et internationale pour déterminer les circonstances de l’incendie du supermarché Rayan.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:02

 

 

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Ai-Rca - Lundi, 21 Juin 2010 17:53 - Le Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement Désiré Nzanga Kolingba a présidé ce jour dans la salle de conférence de l’Ecole Nationale de l’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui l’ouverture des travaux d’un atelier sur le thème : «Le rôle du conseil national de la médiation et les modes alternatifs de règlement des conflits». C’était en présence du Le président du conseil national de la médiation (CNM), Mgr Paulin Pomodimo.

Cette conférence, organisée par le projet d’appui  à la conciliation nationale et à la prévention des conflits en République Centrafricaine  et  financé par l’Union Européenne, a pour but de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des membres du conseil de la médiation

Les conseillers  ont été  édifiés entre autres sur : la nouvelle approche de résolution des conflits et litiges, le conseil national de la médiation et ses activités, le déroulement de la médiation et le rôle des acteurs et comment développer la médiation et les MARC dans le contexte de la République Centrafricaine.

Pour le médiateur de la république, la médiation est une technique basée sur une méthode qui s’adapte à la nature des problèmes dans lesquels elle intervient.

« Cette rencontre,  nous l’avions souhaitée ainsi  car une institution comme la nôtre chargée  à la fois d’une médiation administrative classique et des questions relevant du domaine politique touchant notamment à la prévention , à la gestion et à la résolution des conflit dans notre pays ne peut  exercer efficacement son rôle sans veiller à la qualité des relations qui la lient aux autres institutions tant au niveau des services de la justice , de l’administration que des citoyens eux-mêmes » a fait savoir Mgr Paulin Pomodimo avant de revenir sur la place qu’occupe par la formation les membres du conseil national de médiation dans ce projet piloté par l’ONG italienne COOPI.

Pour le Ministre Zanga Kolingba, « le thème de cette conférence a retenu l’attention de la haute autorité du pays qui  a de tout temps privilégier le dialogue pour la consolidation de la paix et de la démocratie en République Centrafricaine ».

«Cette conférence qui vise le renforcement des capacités des conseillers leur permettra d’acquérir des connaissances techniques. Ce qui leur ouvrira la voie à une approche nouvelle de la résolution des conflits et de règlement des litiges »  a précisé le membre du gouvernement.

Les intervenants sont venus de l’institut de formation en médiation et négociation de l’église  catholique de Paris en France, a  appris l’agence Ai.

Kabongo, Ai Bangui

 

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