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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:37


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BANGUI (AFP) - 15.03.2010 13:20 - Le dépôt des dossiers de candidature pour les élections présidentielle et législatives d'avril en Centrafrique, qui était censé débuter vendredi, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé la commission électorale dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.

Le dépôt des dossiers de candidature pour les élections présidentielle et législatives d'avril en Centrafrique, qui était censé débuter vendredi, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé la commission électorale dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.

Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une ex-rébellion basée dans le nord-ouest de la Centrafrique, s'est dit peu confiant en la tenue des scrutins en avril.

Le dépôt des dossiers de candidature pour les élections présidentielle et législatives d'avril en Centrafrique, qui était censé débuter vendredi, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé la commission électorale dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.

La Commission électorale indépendante (CEI) ne précise pas de nouvelle date, alors que les scrutins ont été fixés au 25 avril par décret présidentiel.

"Le président de la CEI", le pasteur Joseph Binguimalé, "informe la Communauté nationale et internationale que (...) l'ouverture des candidatures aux élections présidentielle et législatives initialement prévue pour le vendredi 12 mars 2010, est reportée à une date ultérieure en attendant l'installation officielle des comités locaux" de la CEI, est-il simplement déclaré dans le communiqué.

D'après le décret présidentiel convoquant les électeurs aux urnes, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour.

Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une ex-rébellion basée dans le nord-ouest de la Centrafrique, s'est dit peu confiant en la tenue des scrutins en avril.

"La date des élections, elle est irréaliste", a déclaré à l'AFP M. Demafouth, ex-ministre de la Défense.

"Je ne m'écarte pas de la position du Collectif" des forces du changement, a-t-il ajouté, en référence à la coalition regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions qui avait réclamé le 3 mars une nouvelle date.

Ce collectif avait exigé "le retrait pur et simple du décret" présidentiel, en expliquant que le pays n'était pas pacifié et n'avait pas procédé au recensement électoral.

Samedi, le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo, a affirmé à l'AFP que la commission procédait depuis le début du mois à la confection de la liste électorale "sur la base de l'ancienne liste".

Le même jour, l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé avait aussi considéré "impossible" d'organiser les scrutins en avril et a réclamé une nouvelle date, dans un entretien à la chaîne de télévision panafricaine Africa24.

Samedi encore, le ministre de la Sécurité nationale et de l'Ordre public, Jules Bernard Ouandé a annoncé que le gouvernement a mis au jour et déjoué une tentative de coup d'Etat, qui devait se dérouler du 15 au 20 mars. Il " a pris les dispositions qui s'imposent", a-t-il assuré, sans fournir de détails.

La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".

 

© 2010 AFP

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:33


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Serge Wafio alias "mo ouara mo tè biani"

APA Bangui 15-03-2010 (Centrafrique) Le Parti démocratique centrafricain (PDCA), une formation politique membre de la majorité présidentielle, va présenter 43 candidats aux élections législatives du 25 avril 2010.

Les 43 candidats ont été investis par l’Assemblée générale extraordinaire du PDCA, qui s’est achevée dimanche à Bangui au terme de trois jours des travaux.

L’assemblée générale a demandé au bureau exécutif national du parti de tout mettre en œuvre pour apporter le soutien financier et l’encadrement technique nécessaires aux candidats, afin de garantir leur victoire.

Elle a aussi invité l’instance dirigeante du parti d’entreprendre rapidement les démarches auprès du parti KNK, en vue de la signature d’un accord socio-politique, afin d’éviter les déconvenues subies par ses militantes et militantes, après la victoire du président François Bozizé à l’élection présidentielle de 2005.

L’assemblée générale a aussi demandé au bureau exécutif national d’informer les militantes et militantes de la suite des démarches entreprises auprès du parti au pouvoir, avant l’ouverture de la campagne électorale, afin de décider des dispositions à prendre.

Parti fondé par Jean Serge Wafio le 22 février 2004, actuellement dirigé par Michel Zabolo (président en exercice), le PDCA compte 6000 militants sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le parti dispose de six sièges à l’Assemblée nationale qui en compte 105 sièges.

Lors de l’élection présidentielle de 2005, le PDCA a soutenu la candidature de M. François Bozizé et mobilisé trente autres partis pour la cause du chef de l’Etat.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:28


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 BANGUI (AFP) - lundi 15 mars 2010 - 21h07 - Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé s'est déclaré lundi à Bangui candidat à l'élection présidentielle prévue le 25 avril dans son pays, devant des milliers de militants de son parti, le Kwa na Kwa (KNK), a constaté un journaliste de l'AFP.


"Aujourd'hui, les ouvrières et les ouvriers KNK (Kwa na Kwa signifie "le travail, rien que le travail"

en langue nationale sango, NDLR) me pressent de nouveau (...) de les accompagner dans les élections prochaines car ils sont déjà en ordre de bataille", a affirmé M. Bozizé lors d'un rassemblement au stade Barthélemy Boganda, où un match de championnat national a été écourté pour l'occasion.

 

 

"Ouvrières, ouvriers KNK, je vous ai compris. J'accepte encore une fois d'être votre porte-flambeau, j'accepte encore une fois de porter vos aspirations, les aspirations du peuple centrafricain", a lancé le président, arborant un ensemble taillé dans un pagne à son effigie.

Selon un décret qu'il a lui-même signé le 25 février, la présidentielle aura lieu le 25 avril en même temps que des législatives. La campagne électorale se déroulera du 12 au 23 avril. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour.
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 01:50


bozize-stylise

 

Si ce n’est pas parce qu’un coup d’Etat est chose sérieuse et de surcroît dans un pays comme la République centrafricaine qui en a connu plusieurs dans son histoire, on serait tenté d’en rire ou de prendre pour une mauvaise plaisanterie l’annonce faite ce week-end sur les antennes de Radio Centrafrique par le général d’opérette Jules Bernard Ouandé qui a en charge la sécurité publique dans le gouvernement de Bozizé. Bozizé lui-même ne s’y est d’ailleurs pas trompé car une source proche de lui a rapporté qu’il en a beaucoup ricané lorsque le ministre Ouandé l’a informé avoir reçu le coup de fil de l’ancien président Ange Félix Patassé qui a cru devoir réagir pour rejeter les accusations malicieusement proférées contre lui.

C’est cette réaction maladroite de l’ancien président qui aurait dû comprendre que dans certaines situations le silence est d’or, qui a donné quelque crédit à un projet présumé de putsch cousu de fil blanc et qui sentait de loin un grotesque montage, le général Ouandé n’étant pas à son premier coup. Ce monsieur se voit toujours obligé de faire monter de toutes pièces par ses services des « fiches » mensongères de  renseignement afin de pouvoir justifier auprès de son compère Bozizé l’idée selon laquelle il assurerait efficacement la sécurité de leur régime. C’est leur raison d’existence.

En l’occurrence, la grossière manipulation par voie de fiche mensongère du ministre Ouandé  traduit incontestablement la nervosité pathologique de Bozizé et le fait que qu’il ne semble plus supporter la double présence dans le pays d’Ange Félix Patassé et de son ancien ministre de la défense et non moins président du mouvement politico-militaire APRD et vice président du comité de pilotage du DDR, Jean Jacques Demafouth. Or, si le second a regagné le pays depuis le DPI à la faveur de l’Accord de paix Global de Libreville, sans l’accord de Bozizé, le premier n’aurait pas mis fin à son exil togolais et regagné le bercail via Tripoli comme ce fut le cas.

Les récents discours volontairement belliqueux et cyniques de Bozizé ne laissent aucun doute sur cette volonté de faire la peau de ses adversaires qu’ils accusent de vouloir chercher par tous les moyens à le chasser du pouvoir. Il suspecte Patassé de vouloir prendre sa revanche et Demafouth de vouloir le renverser. De ce point de vue, il n’y a rien d’étonnant qu’il puisse exercer d’inadmissibles pressions sur les responsables de la MICOPAX du camp Mpoko pour qu’ils ne puissent plus assurer la sécurité de Jean Jacques Demafouth. C’est clair comme de l’eau de roche…   

Est-il besoin de rappeler que le général Jules Bernard Ouandé est celui-là même qui a détourné à son profit personnel les fonds octroyés par la Banque Mondiale et le PNUD destinés à la réalisation du premier programme du DDR issu du Dialogue National de 2003. Les villas qu’il a construites avec les fruits de ce vol sont bien connues dans la ville de Bangui. Cela est de notoriété publique. De même que c’est bien connu dans les milieux judiciaires que c’est Bozizé qui a assuré jusqu’ici l’impunité totale au général Ouandé en refusant de signer à l’époque un décret pour permettre son audition par la justice. Certains de ses complices de ce détournement, des lampistes il est vrai, ont néanmoins dormi quelques mois en prison avant de retrouver leur liberté et sont malheureusement décédés après.

Jules Bernard Ouandé est aussi ce général qui lors du coup d’Etat du 15 mars 2003, a volé une voiture Peugeot 604 du parc auto présidentiel qu’il a réussi le tour de force à faire immatriculer en plaque BG et qu’il utilise jusqu’à présent comme propriété personnelle. Le tandem Bozizé et Ouandé est une véritable honte pour le pays et les Centrafricains. Avec eux, c’est la médiocrité et la force des armes au pouvoir.  Après avoir torturé Charles Massi pour que mort s’en suive, Bozizé et sa clique n’ont plus en tête que la force des armes et l’élimination physique des adversaires politiques comme solution de résolution des contradictions politiques afin de garder durablement le pouvoir.

Faut-il aussi rappeler qu’avec Bozizé, ce général ministre fut avant dernier de leur promotion de l’Ecole spéciale des Officiers d’Active (ESFOA) de Bouar du temps de Jean Bedel Bokassa, juste devant l’actuel président centrafricain qui occupa lui, la queue du peloton. C’est dire combien le sort n’a pas été généreux avec le Centrafrique en permettant que des personnes de si piètre qualité puissent se retrouver à la tête du pays. L’image désastreuse et l’état de délabrement actuels du pays et sa régression dans plusieurs domaines où il excellait par le passé, peuvent trouver ici leur explication. Ce ne sont pas hélas des lumières qui le dirigent, triste constat.

La question se pose vraiment de savoir quel but recherchent Bozizé et Ouandé à travers l’annonce de ce projet de prétendu coup d’état. Sont ils conscients que ce faisant et c’est ce qui est très irresponsable de leur part, ils accréditent dans l’esprit de l’opinion tant nationale qu’internationale, l’image d’un pays instable, qui n’en finit pas de s’empêtrer dans la crise qui l’agite depuis des années et qui ne saisit pas les opportunités de sortie de crise qu’on lui propose. Arrivé au pouvoir par coup d’Etat, Bozizé trouve à présent que les coups d’Etat sont une mauvaise chose pour un pays. Aucun Centrafricain n’en est dupe.

Ce pseudo projet de coup d’Etat est visiblement une manipulation montée de toutes pièces afin sans doute d’écarter dans le camp de l’opposition dont Bozizé redoute l’adversité politique dans les urnes, certaines personnalités avec lesquelles il a encore personnellement quelques comptes à régler. Peu avant la mascarade électorale de 2005, on se souviendra qu’il avait voulu choisir ses concurrents en faisant disqualifier par la cour constitutionnelle à sa solde certains candidats. Il a fallu la médiation de feu le président Omar Bongo Ondimba pour rétablir les recalés dans leurs droits. A présent, malgré le fric dont il dispose, il est pris à douter de ses chances de triompher dans les urnes sans devoir recourir à la fraude et à la force des armes s’il ne reste pas jusqu’au bout maître du jeu des élections face aux différents concurrents qui entendent lui ravir son fauteuil présidentiel.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 01:28

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                      PROCES VERBAL DE REUNION



       
Le 13 Mars 2010, se sont réunis à Orléans, en France, les représentants des partis politiques et des politico-militaires, membres du Collectif  des Forces du Changement en Centrafrique afin de mettre en place une structure similaire en France.

        Après avoir analysé la situation politique en Centrafrique, notamment le décret convoquant le corps électoral pour le 25 avril 2010  et la déclaration du Collectif des Forces du Changement du 27 février 2010, les participants :

 

-          Se félicitent de la mise en place du Collectif des Forces du Changement qui regroupe toutes les forces démocratiques de notre pays.

-          Se déclarent en accord avec  l’analyse du Collectif des Forces du Changement sur la situation politique actuelle en Centrafrique et leur exigence de l’abrogation du décret du 25 avril  2010 convoquant le corps électoral.

-           Décident de mettre en place une section du Collectif des Forces de Changement en France.

 

L’objectif général est de relayer les luttes que mène le peule Centrafricain pour une véritable démocratie et pour les élections justes, transparentes et incontestables.

Le collectif  met en place une structure  qui est composée d’un porte-parole, un porte-parole adjoint, un rapporteur, un rapporteur adjoint, un trésorier et une trésorière-adjointe.

 

Porte-parole : Clément BELIBANGA

Porte-parole adjoint : Jean-Pierre MARA

Rapporteur : Jean Didier KABRAL

Rapporteur adjoint : Benjamin BELOUM

Trésorier : Aubin- Roger KOMOTO

Trésorière-Adjointe : Barbara BAZOLI

 

Les participants ont décidé que les réunions seront présidées par rotation.

 

ONT SIGNE :

 

1)- ENTITE : OPPOSITION DEMOCRATIQUE

ADP : Clément BELIBANGA

MLPC : Jean Didier KABRAL

 

2)- ENTITE : AUTRES PARTIS

CRPS : Serge-Simplice SOLET BOMAOKO

FC : Jean-Pierre MARA

PATRIE : Benjamin BELOUM

 

 3)- ENTITE : MOUVEMENTS POLITICO-MILITAIRES

NAP /APRD : Aubin-Roger KOMOTO

 

Le président de séance

Clément BELIBANGA                              


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 01:12


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M . L . P . C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice - Liberté – Travail

Membre de l'Internationale Socialiste

 

Bureau Politique

Secrétariat Général

N°028 MLPC/BP/SG/010

 

DECLARATION

Relative à la célébration du putsch du 15 mars 2003

 

            Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain constate avec amertume et indignation que sept (07) ans après avoir pris le pouvoir par les armes, cinq (05) ans après s'être légitimé par des élections, le Général François BOZIZE reste fortement attaché à la célébration de son acte anticonstitutionnel.

            Il y a des signes qui ne trompent pas. En cette année électorale, la célébration de l'anniversaire des sept (07) ans de son putsch prend des allures de préparation psychologique de l'opinion comme pour faire comprendre au peuple centrafricain qu'il n'est pas prêt de laisser le pouvoir s'il ne parvenait pas à se faire réélire.

            Mais on se souviendra surtout que sa rébellion a consacré le terrorisme, la destruction des infrastructures de base, le pillage des biens des particuliers et de l'Etat, l'assassinat crapuleux de centaines de nos compatriotes, le vol, le viol, en un mot la mise à genou de l'arrière-pays.

.           Présenté pourtant au lendemain de son putsch comme« l'homme de la situation », le Général François BOZIZE s'est révélé être, à l'épreuve du pouvoir, l'incarnation de la mal gouvernance, de l'affairisme, de la corruption, du tribalisme, du clanisme, de l'assassinat politique, de l'insécurité généralisée, de la violation des droits de l'homme et de la Constitution, de la braderie du territoire national, etc.

            Aujourd'hui, ce sont les populations centrafricaines, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest qui subissent les conséquences de la politique de l'homme du 15 mars 2003, à l'évidence incapable de rétablir la paix et la sécurité sur l'ensemble du territoire et d'offrir la vie meilleure promise à ses compatriotes.

            A défaut d'offrir ce bien-être, le Général BOZIZE choisit de continuer à remuer le couteau dans les plaies de ses compatriotes et du pays en célébrant, le 15 mars de chaque année, les sombres souvenirs de la souffrance que sa rébellion leur a infligés.

 

            Aussi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain saisit-il l'occasion pour inviter le Peuple Centrafricain à avoir en cette douloureuse circonstance, une pensée pour nos compatriotes qui ont perdu leur vie ou leurs biens sous la rébellion du Général BOZIZE, à s'abstenir de participer à cette célébration et traduire cette pensée le moment venu, par un vote sanction lors de la prochaine élection présidentielle.

            Pour le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain enfin, cette célébration n'apporte rien de positif aux conditions de vie des populations centrafricaines qui continuent de végéter dans une misère noire. C'est pourquoi les ressources gaspillées à l'occasion de cette célébration doivent être utilement reversées dans des actions tendant à alléger cette misère.

Fait à Bangui, le 14 mars 2010

Pour le Bureau Politique

Jacquesson MAZETTE

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:39


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COMMUNIQUE DE PRESSE DE MARIE-REINE HASSEN

 

La candidate à l’élection présidentielle 2010 Marie-Reine HASSEN et son équipe de campagne, suite au Décret n°10-041 du 25 février 2010 portant convocation du corps électoral pour le 25 avril 2010, informent l’opinion nationale et internationale de leur opposition au calendrier électoral unilatéralement fixé par le Gouvernement Centrafricain. Ils dénoncent :

·       L’exclusion de la majorité des électeurs potentiels, du fait de l’incapacité de l’Etat à les identifier, et de la volonté affichée du pouvoir en place à réduire l’électorat à des personnes susceptibles de lui apporter leurs voix ;

·       L’exclusion des Centrafricains de l’extérieur et des jeunes ayant atteint l'âge de voter depuis les dernières élections de 2005 ;

·       La non révision  annuelle des listes électorales, alors que le code électoral l’impose. Il est à noter que trois quarts de la population n’ont pas de pièce d’identité ;

·       La paralysie du processus du DDR. L’aboutissement du programme DDR et la pacification du pays constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national ;

·       L’inaction des autorités centrafricaines en ce qui concerne le programme des Pôles de Développement. Il n’a pas été tenu compte du lien intrinsèque entre sécurité et développement. La précarité de la situation des populations nécessite des actions immédiates car la pauvreté exacerbe les tensions sociales et les conflits ;

·       L’incertitude quant au nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives.

La candidate Marie-Reine HASSEN et son équipe réclament :

·       Le retrait du Décret Présidentiel du 25 février 2010 convoquant le corps électoral pour le 25 avril 2010 ;

·       La transparence dans toutes les opérations électorales ;

·       La révision et la réactualisation des listes électorales de 2005 disparues et « retrouvées » partiellement ainsi que l’inscription des nouveaux électeurs en âge de voter ;

·       L’information des électeurs à travers les différents supports cités dans le code électoral: communiqués de presse, radio et télévision, site internet de la CEI et affiches ;

·       Le démarrage immédiat du processus DDR. Le retard accumulé par ce programme engendre des tensions qui pourraient provoquer la reprise des conflits et le regain de l’insécurité chronique dans les régions concernées ;

·       La mise en place rapide des Pôles de Développement qui permettrait la réinsertion de certains ex-combattants, le rétablissement de l’Etat, la relance des activités économiques locales suivi de l’amélioration des conditions de vie des populations ;

·       La mise en oeuvre  simultanée de ces deux programmes, afin de faire face immédiatement à la précarité de la situation des populations, et favoriser le retour des quelque 300.000 Centrafricains déplacés intérieurs et les 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins, dénombrés par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés ;

·       Le découpage des circonscriptions administratives pour les élections législatives, en tenant compte de leur nouvelle démographie, et sur proposition de la totalité des membres de la CEI ;

·       La publication dans un délai raisonnable de la liste des bureaux de vote et l’installation rapide des comités locaux pour réceptionner les candidatures et les bulletins de vote.

·       Le renouvellement général des cartes d'électeurs et leur distribution dans les délais.

 

La candidate Marie-Reine HASSEN et son équipe proposent à toutes les forces vives de la Nation la date du 24 octobre pour le 1er tour des élections présidentielles et législatives, et la date du 21 novembre pour le 2nd tour. Le report des dates des scrutins présidentiels et législatifs permettra de  résoudre les nombreux problèmes qui entachent le bon déroulement des prochaines élections.

Par conséquent, ils font appel au Collectif des Forces de Changement, aux autres partis, à la communauté nationale et internationale, pour demander au Chef de l’Etat de rapporter le décret du 25 février 2010 convoquant le corps électoral pour le 25 avril 2010, et d'organiser une concertation pour le choix d'un nouveau calendrier propice à la tenue d’un scrutin crédible et acceptable pour tous. 

 

Fait à Paris le 14 mars 2010

MARIE-REINE HASSEN

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:30


Joseph Binguimalé

 

APA Bangui14-03-2010 (Centrafrique) Le dépôt des candidatures aux élections présidentielles et législatives centrafricaines, qui devait avoir lieu vendredi dernier, a été reporté à une date ultérieure, en attendant l’installation des comités locaux, a annoncé la Commission électorale indépendante (CEI), dans un communiqué de presse reçu dimanche à APA.

Le président de la CEI, le Révérend pasteur Joseph Binguimalé, a rappelé que pour les candidats à l’élection présidentielle les dossiers à fournir sont notamment une déclaration de candidature signée en trois (3) exemplaires ; une profession de foi signée de la main du candidat ; un casier judiciaire datant moins de trois mois ou à défaut une attestation sur l’honneur indiquant que le candidat remplit les conditions d’éligibilité prévues par la loi ; un certificat de résidence datant de moins de trois mois, un reçu attestant du dépôt de la caution de 5.000.000 FCFA ; un arrêté de mise en disponibilité pour les candidats agents des collectivités locales et des établissements publics, la preuve d’une propriété bâtie sur le territoire national.

Les candidats aux élections législatives 2010 doivent pour leur part fournir un dossier comprenant également une déclaration de candidature signée en trois exemplaires ; une profession de foi signée de la main du candidat ; un casier judiciaire datant de moins de trois mois ou à défaut une attestation sur l’honneur indiquant que le candidat remplit les conditions d’éligibilité prévues par la loi, la preuve d’une propriété bâtie dans la circonscription ; un reçu attestant du dépôt d’une caution de 100.000 F CFA ; un arrêté de mise en disponibilité pour les candidats agents de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics (…).


NDLR : Ce report des dépôts de candidature préfigure le report attendu du calendrier électoral tout court et souligne crument le caractère peu réaliste des décrets illégaux de Bozizé convoquant le corps électoral pour le 25 avril et celui portant découpage des circonscriptions aux législatives qui traduisent sa fuite en avant.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:27


Triangle-ONG-lyonnaise

les-2-otages-de-Triangle-liberes-a-Khartoum.jpg

        Olivier Denis et Olivier Frappé

AP | 14.03.2010 | 18:27

Deux humanitaires français qui avaient été enlevés en novembre en République centrafricaine ont été libérés ce dimanche au Darfour (Soudan), annonce le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

"J'ai la joie de confirmer la libération, aujourd'hui au Darfour, des deux employés de l'ONG 'Triangle génération humanitaire', retenus en otage depuis leur enlèvement en République centrafricaine le 22 novembre 2009", déclare Bernard Kouchner dans un communiqué diffusé dimanche par le quai d'Orsay. "Nos deux compatriotes vont maintenant regagner Khartoum", la capitale du Soudan.

AP

 

 

 

Deux Français libérés au Darfour après quatre mois de captivité arrivés à Khartoum

De Guillaume LAVALLEE

KHARTOUM (AFP) 14 mars 2010 - Deux Français de l'ONG Triangle GH, enlevés il y a près de quatre mois en République centrafricaine, ont été libérés dimanche au Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre et théâtre d'une vague d'enlèvements d'humanitaires.

Les deux humanitaires, Olivier Denis et Olivier Frappé, sont arrivés en soirée à Khartoum, selon l'ONG.

Leur libération a été annoncée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner dans un communiqué à Paris: "J'ai la joie de confirmer la libération, aujourd'hui au Darfour, des deux employés de l'ONG +Triangle génération humanitaire+, retenus en otage depuis leur enlèvement en République centrafricaine le 22 novembre 2009".

A Lyon, l'ONG a accueilli "avec un immense plaisir et un grand soulagement" la "nouvelle qui vient mettre un terme à de longs jours d’inquiétude et d’attente."

Le président Nicolas Sarkozy s'est "réjoui de leur libération", a déclaré l'Elysée, et appelé à la libération de Gauthier Lefèvre, employé du CICR enlevé en octobre au Darfour.

L'enlèvement des deux Français avait été revendiqué par un groupe du Darfour disant s'appeler les "Aigles de libération de l'Afrique" et peu connu jusqu'alors.

Ce même groupe avait également revendiqué le rapt, début novembre, d'un autre Français, Laurent Maurice, un agronome du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a été libéré début février.

Dans des déclarations à l'AFP, ce groupe avait fait état de revendications politiques - notamment un changement de politique de la France au Soudan et au Tchad. Mais selon des analystes et les autorités soudanaises, ces hommes armés n'étaient en fait que des bandits souhaitant toucher une rançon.

Les deux humanitaires ont été "enlevés en Centrafrique parce que notre dispositif de sécurité au Darfour empêche les kidnappings de nos employés" dans cette région, a déclaré dimanche à l'AFP le directeur de l'ONG, Patrick Verbruggen.

Depuis l'émission en mars 2009 du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir, le Darfour, en proie à la guerre civile depuis 2003, est le théâtre d'une vague d'enlèvements de travailleurs humanitaires étrangers, notamment français.

"Nous allons les traduire en justice", a déclaré dimanche à l'AFP le ministre d'Etat soudanais aux Affaires humanitaires, Abdel Baqi Gilani, en référence aux ravisseurs des deux humanitaires français.

"Nous voulons éradiquer cette culture (des enlèvements) qui n'est pas la nôtre à nous Soudanais...Mais je vais être franc avec vous, je crains quand même qu'il y ait encore quelques incidents isolés", a-t-il remarqué.

Le Franco-britannique Gauthier Lefèvre, employé du CICR enlevé en octobre dans l'ouest du Darfour près de la frontière du Tchad, est le seul étranger encore en captivité dans cette région.

"Nous faisons tout en notre possible pour libérer l'employé du CICR. Nous espérons sa libération très prochainement", a indiqué M. Gilani.

La vague d'enlèvements a limité les déplacements des humanitaires étrangers dans le Darfour, où la guerre civile a fait depuis 2003 quelque 300.000 morts selon les estimations de l'ONU, 10.000 tués d'après Khartoum, et plus de 2,7 millions de personnes déplacées.

Le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'Egalité (JEM) a signé récemment à Doha, au Qatar, un cessez-le-feu doublé d'un accord politique avec le gouvernement soudanais devant mener à terme à une paix définitive.

Mais l'autre grand groupe rebelle, l'Armée de libération du Soudan d'Abdelwahid Mohammed Nour, refuse toujours de participer à ce processus de paix. D'intenses combats ont eu lieu au cours des dernières semaines dans le Jebel Marra, fief du SLA-Abdelwahid dans le coeur du Darfour.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 01:31


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LIBREVILLE - AFP / 13 mars 2010 23h20 - Le gouvernement centrafricain a annoncé samedi avoir déjoué un projet de coup d'Etat, qui devait intervenir le 15 mars pour aboutir à l'installation cinq jours plus tard du président putschiste, dans une déclaration radiophonique dont l'AFP a obtenu l'enregistrement.

Le ministre de la Sécurité nationale et de l'Ordre public, Jules Bernard Ouandé, a affirmé disposer "depuis hier (vendredi) soir" des informations relatives à ce projet dans lequel seraient impliqués plusieurs militaires et personnalités politiques qu'il a refusé d'identifier.

"C'est marqué : +Plan d'attaque+", a dit M. Ouandé, lisant le document à l'antenne de Radio Centrafrique.

Selon ce texte, "le 15 mars, c'est la rencontre et la vérification des éléments, des commandos, des mercenaires, des kamikazes, ainsi que des miliciens. Le mardi 16 mars, c'est la distribution des armes, des munitions, des tenues, des brassards, des couteaux, des sacs, des gilets pare-balles", suivie mercredi notamment de "la répartition des chefs des opérations" et jeudi de "la remise de sous, la reconnaissance du terrain".

Les auteurs du projet de putsch présumé envisageaient également "la coupure de toutes les lignes téléphoniques", y compris celles "des portables" le vendredi 19 mars "à 21H00" et une série d'actions devant permettre le samedi 20 mars "à 10H00 (...) la déclaration du porte-parole de leur mouvement" et "à 15H00 (...) l'ouverture des frontières et la déclaration du chef de l'Etat dont je ne veux pas citer le nom", a ajouté le ministre Ouandé.

"Je ne vais pas dire de nom", a-t-il plusieurs fois répété. Il a mentionné un passage évoquant des "renforts des éléments dans le domicile de AFP", initiales généralement utilisées dans le pays pour désigner l'ex-président (1993-2003) Ange-Félix Patassé.

"Je peux vous dire que le gouvernement centrafricain au su de ces informations, a pris les dispositions qui s'imposent", a assuré le ministre Ouandé, sans fournir de détails.

"Ils (les putschistes) n'ont qu'à venir, (...) ils gèreront le pays mieux peut-être que nous. Mais Dieu est tout puissant, rien ne peut arriver sans le bon Dieu", a-t-il conclu.

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Centrafrique: le gouvernement dit avoir déjoué un projet de putsch

LIBREVILLE - AFP / 14 mars 2010 00h16 - Le gouvernement centrafricain a annoncé samedi sur la radio nationale avoir déjoué un projet de coup d'Etat prévu la semaine prochaine, les renseignements ayant mis en cause l'ex-président Ange Félix Patassé, qui rejette toute implication.

L'annonce de l'échec du projet supposé a été faite par le ministre de la Sécurité nationale et de l'Ordre public, Jules Bernard Ouandé, à l'antenne de Radio Centrafrique dans une déclaration dont l'AFP a obtenu l'enregistrement.

Il a affirmé disposer "depuis hier (vendredi) soir" des informations relatives à ce projet, programmé du 15 au 20 mars, dans lequel seraient impliqués plusieurs militaires et personnalités politiques qu'il a refusé d'identifier.

"C'est marqué: +Plan d'attaque+", a dit M. Ouandé, lisant le document à l'antenne de Radio Centrafrique.

Selon ce texte, l'opération supposée devait débuter lundi par "la rencontre et la vérification des éléments, des commandos, des mercenaires, des kamikazes, ainsi que des miliciens".

"Distribution des armes, munitions, tenues", "répartition des chefs des opérations", "remise des sous et reconnaissance du terrain", "coupure de toutes les lignes téléphoniques" devaient se dérouler du 16 au 19 mars.

Ces séries d'actions devaient permettre aux auteurs du projet de coup présumé de laisser s'exprimer le "porte-parole de leur mouvement" le 20 mars à 10H00, soit cinq heures avant "l'ouverture des frontières et la déclaration du chef de l'Etat dont je ne veux pas citer le nom", a ajouté le ministre Ouandé.

"Je ne vais pas dire de nom", a-t-il plusieurs fois répété. Il a mentionné un passage évoquant des "renforts des éléments dans le domicile de AFP", généralement utilisés dans le pays pour désigner l'ex-président (1993-2003) Ange-Félix Patassé d'après ces initiales.

"Je peux vous dire que le gouvernement centrafricain au su de ces informations, a pris les dispositions qui s'imposent", a assuré le ministre Ouandé, sans fournir de détails.

Joint depuis Libreville, M. Patassé a réfuté toute implication dans une tentative de prise du pouvoir par les armes, assurant avoir toujours "lutté pour aller aux urnes".

Il a révélé avoir été mis en cause par les services de renseignements dans un rapport adressé à l'actuel président, François Bozizé.

Son entourage a transmis à l'AFP une "fiche spéciale" datée du 8 mars, mentionnant comme objet: "Préparatif de coup de force allant de la période du 15 au 20 mars".

"Un coup de force est en vue, +hourdi+ (ourdi, NDLR) par les éléments KAMIKAZE commando, mercenaires, expatriés et milices à la solde de l'ex-président +Ange-Flélix PATASSE+", peut-on y lire.

"Hier (vendredi), j'ai reçu" ce document, "je n'ai même pas pris ça au sérieux", a déclaré M. Patassé, précisant s'être senti visé par ses initiales dans la déclaration du ministre Ouandé.

"En Centrafrique, quand on dit AFP, on pense à Ange-Félix Patassé. J'ai téléphoné au ministre. Il m'a dit qu'il ne s'agissait nullement de moi", a dit M. Patassé, soupçonnant les autorités d'une manoeuvre pour tenter de "(l)'éliminer du circuit électoral".

Il est candidat déclaré à l'élection présidentielle fixée officiellement au 25 avril, en même temps que des législatives. "J'ai été élu deux fois, cette fois, je vais aller (au scrutin) et je vais gagner!", a lancé M. Patassé, qui a été renversé le 15 mars 2003 par François Bozizé.

Selon un décret présidentiel, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril. La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".

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NDLR : Le moins que l’on puisse dire est que tout dans cette rocambolesque histoire paraît relever du genre des grossiers montages dont le général d’opérette Jules Bernard Ouandé a désormais le secret. On se souviendra de l’une de ses fiches mensongères accusant en août 2009 Martin Ziguélé et un complice français de préparer un coup de force contre le pouvoir de Bozizé avec la bienveillante neutralité de la France, et dont il avait donné lecture devant le président du MLPC qui avait été convoqué dans le cabinet du premier ministre Faustin Touadéra. Jusqu’aujourd’hui, cette mystérieuse affaire n’a jamais été éclaircie et voilà que surgit une autre. Le scénario d’un coup d’Etat se déroulant sur cinq jours comme le prétend la fiche de renseignement du ministre Ouandé, est a priori peu convaincant. Son refus de surcroît de révéler l’identité des auteurs présumés du putsch rend également peu crédibles  ses accusations contre les prétendus comploteurs.

Ce qui semble en revanche vraisemblable est le profond désarroi dans lequel sont visiblement plongés Bozizé et sa clique par ces temps où l’opposition politique centrafricaine leur donne du fil à retordre avec les problèmes du retard pris dans la réalisation du DDR et dans la préparation des élections qu’ils seront, selon toute vraisemblance, obligés d’accepter le report du calendrier sans doute au-delà de l’expiration du mandat constitutionnel de l’actuel occupant du Palais de la Renaissance le 10 juin à minuit.  Cette perspective donne réellement de l’insomnie à Bozizé.

Selon une source proche de lui qui a requis l’anonymat, l’ex président Ange-Félix Patassé, appelé aussi « AFP » par certains à Bangui, qui le confirme dans son entretien avec l’agence AFP, a cru devoir téléphoner en effet au ministre Ouandé après sa déclaration radiodiffusée dans laquelle il a fait allusion à un certain « AFP » afin de chercher à lever toute équivoque. Toujours selon notre source, le ministre Ouandé s’est dépêché de rendre compte à Bozizé qui aurait beaucoup ricané du coup de fil de Patassé au général Ouandé. Pour Bozizé, la réaction de Patassé serait bien la preuve du morveux qui se mouche. Autrement dit, il serait tombé pieds joints dans leur piège qui consistait à prêcher le faux pour connaître le vrai, donc il n’a qu’à se tenir tranquille désormais parce qu’ils l’ont à l’oeil. Voilà le fin mot de ce pseudo projet de putsch prétendument déjoué par le ministre de la sécurité Bernard Ouandé. Ceci étant, Bozizé et son fameux ministre de la sécurité doivent se mettre dans la tête qu’à force de crier ainsi souvent au putsch, un putschiste sortira bien un jour du bois…

 

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