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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 03:27

 

 

 

 

Bozouissé

 

 

Il y a trois jours, les députés du Gabon ont ouvertement interpellé le ministre de la défense de ce pays sur le sens de la présence encore en République centrafricaine des soldats du contingent gabonais de la FOMAC qui se trouvent dans ce pays depuis déjà plus de dix ans. Sans toutefois avancer de date, le ministre gabonais de la défense a été obligé de prendre l’engagement sur le principe du retour au bercail dans quelques mois de ces soldats.

Outre le Gabon qui a envoyé des soldats en RCA, presque tous les autres pays de l’Afrique centrale ont fait de même dans le cadre des opérations de maintien de la paix dans ce pays depuis l’époque du défunt président Patassé jusqu’à présent suite à différents accords et conventions sur la sécurité en Afrique centrale.

De tous les pays de cette Afrique centrale, la RCA est à n’en point douter, le maillon le plus faible de la chaîne dont la stabilité dépend depuis plus de dix ans de  la présence de plusieurs contingents de certains de ses voisins. Cette situation est essentiellement due à la faiblesse structurelle de son armée qui pour de nombreuses raisons, n’est pas en mesure d’assurer la défense de l’intégrité du vaste territoire national ni de garantir la sécurité des citoyens de ce pays.

Une autre preuve du manque de souveraineté de la République centrafricaine est la question de la protection de son actuel président de la République. Elle est assurée 24h/24 et 7j/7 par des soldats mis à sa disposition par le président de la République voisine du Tchad car Bozizé ne fait nullement confiance aux soldats centrafricains pour sa sécurité. Cela pose beaucoup de problèmes dont principalement celui de la souveraineté du pays.

Toujours à propos de cette souveraineté de la RCA, on est encore plus fondé à s’interroger dessus lorsqu’on apprend de source sûre que dernièrement à Addis-Abeba quand il fut question de procéder au vote pour soit reconduire le gabonais Jean Ping au poste de Président de la Commission de l’Union Africaine, soit élire la ministre sud-africaine des affaires étrangères, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, c’est le Gabon qui a dû apurer les arriérés de cotisations de la RCA afin que celle-ci puisse voter pour Jean Ping, le candidat du Gabon.  

Dès lors, peut-on encore parler de souveraineté d’un pays ? A l’UA, souvent, c’était feu le colonel libyen qui prenait sur lui d’éponger les impayés de la RCA. Sa brutale disparition laisse vraiment Bozizé et son pays orphelins.

De même actuellement, d’après une source proche de l’UNESCO ayant requis l’anonymat, la RCA doit la bagatelle de 380 000 euros, presque 300 millions de F CFA, au titre des arriérés de cotisations dues à cette institution. Cette situation prive évidemment les diplomates centrafricains qui sont accrédités auprès de l’UNESCO d’un certain nombre de droits, privilèges et autres immunités diplomatiques. L’état de faillite du régime de Bangui est tel que trouver cette somme pour se mettre en règle vis-à-vis de l’UNESCO relève de l’impossible.  

On peut ainsi égrener pratiquement sans se lasser, les nombreux cas de perte de souveraineté de la République centrafricaine sur lesquels il y aurait tant à dire. Il faut croire que les autorités actuelles du pays ne doivent pas en avoir vraiment conscience ou bien font elles exprès d’ignorer ces fâcheuses situations humiliantes pour le pays et les Centrafricains.

Rédaction C.A.P  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 03:17

 

 

 

Fabius-et-ses-ministres-delegues.jpg

                         Laurent Fabius et ses ministres délégués

 

PARIS (AFP) - 17.05.2012 17:51 - Le nouveau ministre français délégué au Développement, Pascal Canfin, veut une politique africaine "davantage tournée vers la société civile" avec pour objectif d'encourager un "développement soutenable", a-t-il déclaré à l'AFP jeudi.

"Nous voulons mettre en oeuvre une politique davantage tournée vers la société civile des pays du Sud (...) qui pose la question du développement soutenable, qui est un objectif officiel tant de l'Union européenne que de la France", a déclaré M. Canfin, un jeune député européen du parti Europe Ecologie-Les Verts, âgé de 37 ans.

"Nous allons faire en sorte que la politique française d'aide au développement poursuive bien une politique de développement soutenable", a insisté cet ancien journaliste spécialiste des questions économiques.

"Je crois que je peux apporter une plus-value dans ces domaines", a ajouté celui qui fut l'initiateur d'une ONG (Finance Watch) spécialisée dans la lutte contre l'influence des lobbies financiers dans l'élaboration des lois.

Il s'est aussi prononcé "pour que la taxe sur les transactions financières (envisagée au niveau européen) serve un objectif de développement, à travers la lutte contre la pauvreté et le changement climatique".

"Si on veut trouver une majorité politique en Europe et si on veut que cette taxe voie le jour, il faudra trouver un compromis entre les trois objectifs qu'elle doit servir: la réduction du déficit (public), la lutte contre la pauvreté et la lutte contre le changement climatique", a-t-il expliqué.

Interrogé sur la ligne fixée par le président socialiste François Hollande, qui avait jugé pendant la campagne "nécessaire" une rupture avec la Françafrique, expression désignant les relations mêlant influences occultes et de chasses gardées commerciales entre Paris et ses anciennes colonies africaines, il est resté très prudent.

"Il y a en effet un mandat clair fixé pendant la campagne. Nous préciserons les choses, avec le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius", a-t-il dit.

© 2012 AFP

 

« La situation est très difficile », reconnaît le nouveau chef de la diplomatie française, qui dit également vouloir prendre ses distances avec les vieilles pratiques de la « Françafrique » et développer des partenariats dans la transparence. « Avec l'Afrique nous devons avoir un partenariat d'égal à égal. C'est un continent qui est appelé à une croissance considérable. Ce sera bien sûr une de nos priorités », a souligné Laurent Fabius devant la presse.

Premier signe de changement : le ministère de la Coopération disparaît et fait place à un ministère délégué au Développement. A sa tête, un quasi inconnu, Pascal Canfin. Cet ancien journaliste de 38 ans se définit comme écologiste et altermondialiste, il défend depuis des années de nouveaux moyens de financements pour les pays en développement. Dernier maillon de cette chaîne de la diplomatie française : Yamina Benguigui. Cette femme engagée, franco-algérienne, réalisatrice de documentaires, devient désormais ministre délégué à la Francophonie et aux Français de l'étranger. 

 

Fabius veut rompre avec la Françafrique

 

BBC Afrique 17 mai, 2012 - 18:42 GMT

 

Laurent Fabius, qui a pris ses fonctions ce jeudi, s'est dit favorable à une réforme de la politique africaine de la France.

 

"Avec l'Afrique nous devons avoir un partenariat d'égal à égal, transparent, ouvert et démocratique, dans le souci du développement’’. C’est en ces termes que le nouveau ministre français des Affaires étrangères, s’est exprimé alors qu’il était interrogé sur la méthode que retiendrait la diplomatie française pour mettre un terme à la Françafrique.

 

La Françafrique est un réseau parallèle mêlant politique et affairisme entre la France et ses ex-colonies africaines.

 

La disparition hier du ministère de la coopération, relève donc d’une volonté délibérée de changer les relations franco-africaines.

 

Dorénavant les chefs d’Etat africains seront en lien avec le ministre délégué au développement.

 

Pascal Cafin est un ex-député européen et financier, âgé de 37 ans, et n’a aucune attache avec le continent.

 

Il a été l’un des plus fervents défenseurs de la taxe sur les transactions financières internationales qui vise à financer les projets de développement sur le continent africain.

 

Mais l’équipe chargée de l’Afrique à la présidence française elle ne disparait pas.

 

Elle est dirigée par Helene Le Gal, qui connait bien le continent africain pour avoir débuté sa carrière de diplomate à Ouagadougou, en 1988 avant d’intégrer la direction des affaires africaines au Quai d’Orsay et d’en devenir la sous-directrice en 2005.

 

Cette diplomate est entrée dans l’actualité française récemment alors que le Rwanda a refusé sa nomination au poste d’ambassadeur de France à Kigali.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 20:09

 

 

 

 

MZ-3.JPG

 

Pour information des internautes, la vidéo du passage à l'émission d'AFRICA 24 de Martin ZIGUELE dénommée le  TALK est disponible sur le site de cette chaîne de TV au lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/xqvp4x_le-talk-martin-ziguele-centrafrique_news

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:57

 

 

 

 

 

rebelles-centros.jpg

 

BANGUI (Centrafrique) AFP / 17 mai 2012 19h05- La principale ex-rébellion centrafricaine de l'armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) s'est auto-dissoute jeudi lors d'une cérémonie à Kaga Bandoro (centre), a annoncé à l'AFP son président Jean-Jacques Demafouth.

L'ARPD est officiellement dissoute. Elle n'existe plus en tant que groupe politico-militaire ou en tant que rébellion. C'est un grand moment, les mots me manquent pour exprimer ce qui s'est passé aujourd'hui, a affirmé M. Demafouth.

Ses deux chefs de zone: les colonels Henri Tchebbo Wanfiyo pour la zone de Paoua (nord-ouest) et Maradas Lakoué pour la zone de Kaga Bandoro, ont déposé les armes ce jour lors d'une cérémonie dans le cadre du processus de paix et du programme de Désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR), a ajouté M. Demafouth.

Je demande aux ex-combattants de tourner définitivement la page et de travailler fermement pour le développement de notre pays, a encore déclaré M. Demafouth, également vice-président du comité de pilotage du DDR.

Arrêté en janvier sous l'accusation d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, M. Demafouth jouit d'une liberté provisoire depuis le mois d'avril et a participé aux cérémonies de désarmement qui se déroulent depuis plusieurs jours.

Jeudi, la représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) Margaret Vogt s'était rendue à Kaga Bandoro.

Très active dans le nord et le nord-ouest du pays, l'APRD a signé des accords de paix de Libreville au Gabon avec le pouvoir de Bangui en 2008. Elle avait ensuite intégré le Dialogue politique inclusif (DPI) qui réunissait pouvoir, rébellions, opposition et société civile à Bangui en décembre 2008.

Elle a été la première rébellion à s'engager dans le processus de DDR après le lancement du programme en juin 2011 à Bocaranga (nord) par le président centrafricain François Bozizé.

Plus de 5.000 ex-combattants relevant de cette rébellion ont pu être désarmés et démobilisés.


(©)

 

Arrivée tardive de la relève des FACA, inquiétude à Paoua

Radio Ndéké Luka Jeudi, 17 Mai 2012 13:34

Les habitants de la localité de Paoua (nord-ouest) s’inquiètent ces derniers temps pour leur sécurité. Et pour cause, l’arrivée toujours en attente de la relève des Forces Armées Centrafricaines. En effet, c’est depuis plus d’un mois que cette région ne dispose plus d’éléments des FACA devant protéger la population civile.

L’information a été confirmée ce 16 mai 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka. « Ces habitants craignent déjà une résurgence des bandits de grand chemin dont les ex-combattants rebelles, a indiqué le correspondant ».

Toutefois, ont rassuré les autorités locales, des dispositions nécessaires sont en train d’être prises pour que ces militaires arrivent d’ici la semaine prochaine dans cette région en proie à l’insécurité.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:19

 

 

 

 

 

Fabius.jpg

 

RFI  jeudi 17 mai 2012

En France, Laurent Fabius fait son grand retour aux affaires. L'ancien Premier ministre de François Mitterrand accède aux Affaires étrangères dans l'équipe de Jean-Marc Ayrault, ce mercredi 16 mai 2012. L'Afrique fait partie du champ d'action du nouveau patron du Quai d'Orsay. Que faut-il en attendre ?

Contrairement à François Hollande, Laurent Fabius n'est pas un homme neuf sur le continent africain, même s'il n'en est pas un fin connaisseur.

Les mauvaises langues se rappelleront qu'en décembre dernier, il s'est rendu au Togo avant d'aller au Gabon en février comme invité de marque à des colloques. Il y a été reçu par les chefs d'Etat et on l'a vu à la télévision nationale gabonaise déclarer que les relations entre la France et le Gabon étaient « excellentes » et souhaité « qu’elles se développent dans le futur ».

Laurent Fabius, le mitterrandien, sera-t-il l'homme de la rupture ou fera-t-il le grand écart au nom du rayonnement de la France, entre les grands principes et la survie du pré carré ? La question se pose mais, pour un diplomate français, « Laurent Fabius n'est pas l'homme des anciennes pratiques ». Il n'est pas homme non plus à faire dans le « copinage ».

Quoi qu'il en soit, Laurent Fabius, par sa stature d'ancien Premier ministre, d'ancien président de l'Assemblée nationale, saura sans doute imposer sa marque et ne se laissera pas facilement dicter sa politique africaine par l'Elysée.

Le ministère de la Coopération change de nom

On l'appelle désormais le ministère chargé du Développement. Le glissement sémantique ne doit rien au hasard. François Hollande vient de tourner une page dans l'histoire des relations entre la France et l'Afrique, comme il l'avait annoncé durant la campagne électorale.

Et pour bien marquer cette volonté de rupture, le nouveau ministre délégué chargé du Développement n'est pas un familier des affaires africaines. Pascal Canfin était le conseiller économique d'Eva Joly, pourfendeuse de la Françafrique. Le nouveau ministre chargé du Développement dépendra donc du ministre des Affaires étrangères. 

Et c'est le titulaire de ce portefeuille, Laurent Fabius, qui s'occupera des dossiers politiques. Il aura notamment à gérer l'épineux dossier Mali, dont la moitié du territoire est désormais sous le contrôle d'al-Qaïda au Maghreb islamique et de ses alliés d'Ansar Dine.

La situation au Mali est également une priorité du nouveau président. François Hollande a eu, il y a quelques jours, un entretien téléphonique avec le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et durant la campagne, il a rencontré discrètement à Paris le chef de l'Etat Nigérien, Mahamadou Issoufou.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:06

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

Ce qui se passe en CENTRAFRIQUE se passe de commentaires pour ne pas être inimaginable. En effet, sous une menace exprimée sans la moindre complaisance à l'opposition politique centrafricaine, l'homme actuellement fort à BANGUI s'exprime dans des termes des plus ahurissants, pour ouvrir un dialogue avec ceux qu'il n'a jamais voulu écouter, et qui se trouvent être ses opposants politiques.

Ainsi, sans porter de gants, il déclare : « L'occasion viendra où je vais vous convoquer individuellement ou en groupe pour discuter. Que ça vous plaise ou non, c'est ce ce que j'ai trouvé à vous dire ! C'est aussi cela la démocratie...... Je ne peux pas discuter avec quelqu'un de l'opposition qui ne veut pas dialoguer avec moi. »

A travers cette courte intervention, l'on comprend clairement pourquoi le CENTRAFRIQUE reste empêtré dans ses difficultés, pourquoi rien ne peut avancer dans ce pays. L'on voit clairement que non seulement les propos que l'on tient çà et là, les décisions que l'on prend pour résoudre tel ou tel problème, ne rentrent pas dans leur phase d'application, tout simplement parce que les mots n'ont pas le sens qu'on leur donne. Ils ne sont donc pas compris tel qu'on devrait les comprendre.

Les propos de l'homme fort de Bangui portent en eux toute l'expression de violence et d'arbitraire tout ce qu'il y a de plus antidémocratique et de dictatorial. Ainsi, lorsqu'on veut tendre la main à quelqu'un, pour l'aider ou pour solliciter son concours, on ne le convoque pas, on l'invite ou on le convie. Lui dire que cette convocation doit être reçue et acceptée coûte que coûte « que cela vous plaise ou non » est comme embarquer quelqu'un manu-militari dans une entreprise dans laquelle on décide de l'associer.

Engager un dialogue suppose être disposé à écouter celui avec qui l'on veut converser, être prêt à entendre et à prendre en considération ses propos, qu'ils aillent dans le même sens que les vôtres ou qu'ils soient contradictoires aux vôtres.

Contrairement à ce que pense l'homme fort de Bangui, la démocratie, ce n'est pas imposer ses vues aux autres, pour la simple raison qu'on est plus fort qu'eux.

L'homme fort de Bangui a organisé à sa manière l'élection présidentielle de 2011, suivie d'une mascarade d'élections législatives que ses opposants ont contestées, au point de mettre en place un Front pour l'Annulation et la Reprise de ces Élections.

En dépit de cette organisation qui existe encore aujourd'hui, et qui n'aurait pas dû voir le jour si les adversaires politiques de l'homme fort de Bangui avaient été écoutés à temps opportun, l'on n'a pas manqué de mettre en place une assemblée qui n'a de qualificatif que familiale ou clanique, là où elle devait être nationale.

En plus de ces extravagances, on a l'outrecuidance de parler de démocratie quand on se montre autiste et autocrate.

Le mal dans toute cette tragédie, puisque c'est de tragédie qu'il s'agit, c'est que l'opposition centrafricaine a du mal à se hisser à la hauteur d'une opposition capable d'ébranler le pouvoir excessif de la poignée d'hommes qui entraînent le CENTRAFRIQUE dans la galère.

Le seul fait de voir certains hommes de l'opposition se rendre à une réunion convoquée quelques heures seulement avant sa tenue, sans au préalable disposer de l'ordre du jour de cette rencontre, pour se voir monter les bretelles dans des termes tels que ceux employés par l'homme fort de BANGUUI, montre le degré de maturité politique que l'opposition centrafricaine doit atteindre pour voir murir un jour les fruits de sa lutte.

L'opposition politique centrafricaine existe bien sûr, mais elle doit faire preuve d'une réflexion plus approfondie des problèmes auxquels elle fait face, afin de trouver les attitudes, les parades et les solutions appropriées pour un aboutissement véritable de sa lutte.

Les excès, les exactions et les provocations orchestrées par le pouvoir en place sont des atouts sans pareils que l'opposition doit exploiter pour ébranler la muraille tyranique de BANGUI.

L'heure n'est plus aux convocations de réunions dont les résolutions, bien que souvent empreintes de bon sens et d'espoir, finissent toujours dans les poubelles de l'oubli et de l'histoire.

L'opposition centrafricaine doit savoir où elle va, elle doit savoir ce qu'elle veut vraiment. Le pouvoir de BANGUI ne doit pas lui indiquer son chemin, ni lui imposer ce qu'elle doit accepter.

Le CENTRAFRIQUE a trop souffert et continue de souffrir. C'est pour cela que l'opposition centrafricaine doit renvoyer à son auteur, la réplique de ses propres propos :

« La démocratie et l'alternance politique doivent être inscrites dans l'évolution contemporaine du CENTRAFRIQUE, qu'on le veuille ou non. Le respect de la constitution reste le seul garant de la réalisation de cette démocratie et de cette alternance politique. »

 

Passi ni a lingbi awe

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 03:57

 

 

 

 

 

 

Sarko-au-Maroc.jpg

SlateAfrique 15/05/2012

L’ex-locataire de l’Elysée rejoint le club des VIP français qui se mettent au vert à Marrakech dans leurs demeures de rêve. Nicolas Sarkozy, accompagné de sa femme Carla et de leur petite Giulia, devrait y séjourner quelques mois dans une villa.

La passation de pouvoir achevée entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, les Sarkozy vont d'abord partir en famille se reposer. «Carla et son époux vont souffler un peu, réfléchir à leur avenir mais aussi redécouvrir un autre rythme, sur un autre mode», souligne une source proche de l'ex-première dame de France. Carla Bruni-Sarkozy devrait également profiter de ce repos pour finaliser son prochain album, dont la sortie est annoncée pour l'automne prochain.

«Je vais m’occuper de ma fille», aurait confié l’ex-président à ses intimes. Selon un ami, il va prendre «trois mois de vacances» et préparer sa nouvelle vie professionnelle. Aucun détail officiel n'a filtré quant à la destination - la maison familiale des Bruni au Cap Nègre sur la Côte d'Azur ou l'étranger? Mais déjà, des rumeurs persistantes circulent: l’ex-couple présidentiel et leur petite Giulia devraient se mettre au vert dans leur villa de maître de Marrakech acquise fin 2011.

Un «cadeau» tenu secret

A l’époque, la presse marocaine avait fait état d’une information, sans en livrer la sourcer, qui laissait entendre que Nicolas Sarkozy avait reçu cette maison en cadeau. «Un superbe palais faisant partie du projet immobilier de luxe Amelkis à Marrakech, aurait été offert à un célèbre chef d’Etat européen», rapportait l’hebdomadaire Al Ousboue cité par Biladi. 

Le «cadeau», entouré du plus grand secret, avait ainsi été dévoilé par des anonymes, mettant dans l’embarras de généreux donateurs, affirmait l’hebdomadaire marocain. Al Ousboue indiquait que c’est un riche homme d’affaires des Emirats arabes Unis qui avait offert cette luxueuse demeure à un «chef d’Etat européen à l’occasion de la naissance récente de son bébé».

La villa de près de 700 m2, construite dans une enclave VIP et ouvrant de plein pied sur l’un des plus beaux golfs de la ville, serait similaire à celle que s’étaient fait construire en 2004, sur le même site, Jean-Louis Borloo, ex-ministre de Sarkozy et son épouse, la journaliste de télévision Béatrice Schonberg. Elle fait partie d’un projet du groupe émirati Emaar (un temps associé au roi du Maroc sur le projet) où les demeures de ce standing sont commercialisées à partir de 700.000 euros.

Carla Bruni-Sarkozy l’avait probablement visité en décembre dernier dans la plus grande discrétion lorsqu’elle avait séjourné à Marrakech pour les fêtes de fin d'année.

Bottin mondain

On le sait, depuis quelques années, Marrakech est devenue l’un des lieux de résidence préféré des célébrités françaises. En dresser la liste, c’est retrouver ceux qui font l’actualité politique, la Une des magazines people, trustent les émissions de télévision ou sont au cœur du capitalisme à la française. Sarko, habitué des palaces du roi Certains n’y voyagent qu’en oiseaux migrateurs. Ils prennent à Marrakech leur quartier d’hiver mais n’y possèdent pas de nid. Nicolas Sarkozy fut d’abord l’un d’eux. Lui et ses proches y avaient leur rituel de vacances de la Saint-Sylvestre.

En 2007, pour son premier déplacement au Maroc en tant que président, il avait débarqué à Marrakech. Durant son quinquennat, le roi Mohammed VI mettait souvent à sa disposition le Jnan Kebir (le grand jardin), le dernier né des palais du monarque alaouite, mélange d’architecture mauresque et de décoration africaine. Le couple Sarko-Carla était aussi l’invité de Mohammed VI au Royal Mansour - qui a aussi vu défiler Cécilia et son compagnon Richard Attias ainsi que Jacques et Bernadette Chirac.

Classé en 2011 parmi les hôtels «les plus extraordinaires du monde» par le Conde Nast Traveler, la Bible des voyageurs fortunés, le palace est en passe de détrôner la célébrissime Mamounia. Un concentré de Marrakech-sur-Seine Que vient chercher la tribu gauloise qui hante ces palaces de rêve et achète des riads au cœur de la médina et des villas de maître nichées dans les palmeraies? Un concentré de Marrakech-sur-Seine, autrement dit un club ultra sélect où les élites parisiennes se retrouvent entre elles.

Palais des 1001 ennuis

La tribu a ses pionniers qui ouvrirent la voie il y a vingt ou trente ans. Le couple Yves Saint-Laurent - Pierre Bergé était de ceux-là. Après un premier voyage à Marrakech en 1966, ils firent en 1974, l'acquisition d'une première maison, Dar Essaâda (la maison du bonheur en arabe), réplique en miniature de la célèbre villa TaylorChurchill et Roosevelt avaient scellé le sort de l’Afrique du Nord en pleine Seconde Guerre Mondiale. Ils aimaient passer de longues heures dans les Jardins Majorelle, du nom de ce peintre tombé amoureux des couleurs chatoyantes de la cité.

Et, lorsque au début des années 80 un promoteur immobilier avait menacé de les raser, ils décident de faire oeuvre de sauvegarde, achètent le terrain, l'atelier et la maison du peintre. Rebaptisée Villa Oasis, la propriété est devenue un lieu mythique. C'est dans ses jardins aujourd'hui ouverts au public que les cendres d'YSL ont été dispersées.

Alain Delon et Mireille Darc aussi font figure de précurseurs dans cette «colonisation touristique» qui n’ose pas dire son nom. Avec ses zelliges flamboyants, ses murs intérieurs peints au tadelakt, ses fenêtres voilées par des moucharabiehs, le riad qu’ils s’offrirent était à vrai dire un palais, le palais de la Zahia – la joie de vivre en arabe. Situé à deux pas de la Mamounia, c’est une immense bâtisse que des Occidentaux cousus d’or se repassent lorsque l’ennui menace.

Paul Getty Junior l’homme le plus riche des Etats-Unis, disait-on à la fin de seconde guerre mondiale – l’avait acheté en 1968 et en avait fait un bijou architectural en préservant son style d’origine grâce au concours de l’architecte Bill Willis, qui y ajouta une piscine dans une cour-jardin à l’abri d’un haut mur. Il l'avait ensuite cédé à une comtesse française au sang bleue, née La Rochefoucauld, avant que le couple d’acteurs ne le rachète à son tour.

Un vaudeville très Paris-Marrakech

Puis est arrivé Bernard-Henri Lévy, qui a fait de ce riad, tout proche d’un des palais du roi Mohammed VI, un salon de la vie politique franco-française où se croisent ténors de droite et grandes consciences de gauche.

Les alcôves de son salon marocain et de sa vaste salle à manger, qui forment des niches rectangulaires coiffées de plafonds en cèdre décorés, résonnent encore de l’intrigue amoureuse qui a passionné le Tout-Paris il y a quelques années: c’est là que Carla Bruni, venue en escapade avec l’éditeur Jean-Paul Enthoven, brisa le couple Raphaël Enthoven, le fils de Jean-Paul, et de Justine Lévy, la fille de BHL. Un vaudeville très Paris-Marrakech qui inspira deux romans, ceux de Justine et de Jean-Paul.

Jusqu’à sa chute, Dominique Strauss-Kahn faisait partie du cénacle. Et pour cause: plus personne en France ni dans la médina n’ignore que le désormais paria de la politique française dispose lui aussi d’un riad  à quelques pas de babouches de celui de BHL. Dispose, car il n’est pas le propriétaire de la luxueuse demeure. Elle appartient pour l’essentiel à son épouse, la journaliste Anne Sinclair, qui l’aurait achetée à Laura Gomez, ex-femme de Kyle Eastwood, le fils de Clint – pour près de 500.000 euros.

Kech, hypnotique «base arrière»

Aujourd’hui, et malgré la crise, l’investissement s’est révélé judicieux: la bâtisse, est évaluée au bas mot à 3 millions d’euros par les professionnels. Aujourd’hui, DSK n’est pas le seul à avoir sa «base arrière» à Marrakech. Il a entre autres voisins un éphémère secrétaire d’Etat de l’ère François Mitterrand, Thierry de Beaucé, qui exploite depuis des années, avec son compagnon brésilien, le riad Madani, une ancienne demeure du grand vizir Glaoui, transformée en maison d’hôte de luxe avec jardin de rêve et piscine en terrasse sur plus de trois mille mètres carrés.

Les patrons du CAC 40 ne sont pas en reste. Sans parler des stars du Show-biz comme Jamel Debbouze, heureux propriétaire d’une villa dans le quartier huppé de Targa. Exemple parmi d’autres, Jean-René Fourtou, qui fut le tombeur du «maitre du monde», Jean-Marie Messier, avant de prendre sa place à la tête du groupe Vivendi – lequel contrôle le principal opérateur téléphonique du pays, Maroc Telecom -, a également ses habitudes à Marrakech. Des habitudes d’homme très riche. Il possède depuis plus de dix ans une propriété, Dar El Sadaka (La maison de l’amitié), installée dans une ancienne oliveraie de 13 hectares aux allures de musée fantasmagorique. Fourtou, comme Alain Carignon, l’ancien maire de Grenoble qui réside à Marrakech, sont des proches de Sarkozy. Ils avaient même été pressentis pour jouer les sous-marins pour la campagne de l’ex-président …

C’est un fait : Marrakech hypnotise. La ville attire comme la lumière un papillon. Presque tout le gotha français y possède son palais des mille et une nuits, surtout lorsque les bords de Seine ne sont plus cléments.

Ali Amar

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 03:03

 

 

 

 

Jean-Marc_Ayrault_-_mars_2012.jpg

 

Voici la liste des membres du gouvernement du premier ministre Jean-Marc Ayrault annoncée ce mercredi 16 mai par le secrétaire général de l'Élysée, Pierre-René Lemas :

MINISTRES

- Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères

- Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale

- Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la justice

- Pierre Moscovici, ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur

- Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé

- Cécile Duflot, ministre de l'égalité des territoires et du logement

- Manuel Valls, ministre de l'intérieur

- Nicole Bricq, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

- Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif

- Michel Sapin, ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social

- Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense

- Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication

- Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

- Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement

- Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire

- Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique

- Victorin Lurel, ministre des outre-mer

- Valérie Fourneyron, ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative

 MINISTRES DÉLÉGUÉS

- Jérôme Cahuzac, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur, chargé du budget

- George Pau-Langevin, ministre déléguée auprès du ministre de l'éducation nationale, chargée de la réussite éducative

- Alain Vidalies, ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des relations avec le parlement

- Delphine Batho, ministre déléguée auprès de la garde des Sceaux, ministre de la justice

- François Lamy, ministre délégué auprès de la ministre de l'égalité des territoires et du logement, chargé de la ville

- Bernard Cazeneuve, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes

- Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de la dépendance

- Sylvia Pinel, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée de l'artisanat, du commerce et du tourisme

- Benoît Hamon, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur, chargé de l'économie sociale et solidaire

- Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille

- Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées

- Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé du développement

- Yamina Benguigui, ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée des Français de l'étranger et de la francophonie

- Frédéric Cuvillier, ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie et du développement durable, chargé des transports et de l'économie maritime

- Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique

- Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 02:30

 

 

 

 

 

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BBC Afrique 15 mai, 2012 - 14:50 GMT

L'investisseur français Vincent Bolloré a annoncé la construction bientôt au Cameroun d'une ligne TGV qui reliera deux grandes villes du pays.

Peu de détails ont été livrés, lors de l'annonce, mais Vincent Bolloré, après un entretien avec le président Paul Biya, a fait savoir que son groupe allait consacrer près de 100 millions de dollars au chantier.

La ligne ferroviaire reliera Yaoundé à la capitale économique Douala.

Vincent Bolloré a précisé que le projet de train serait lancé dans 12 mois.

Il a également évoqué des projets d'extension du réseau ferroviaire camerounais aux pays voisins.

Bolloré est déjà l'opérateur du réseau ferroviaire national au Cameroun, depuis la privatisation de 1999.

Il détient aussi la concession du terminal portuaire de Douala.

Le groupe de logistique a une forte implantation africaine - avec des activités portuaires à Abidjan, Lomé, Cotonou, Port Gentil, ou encore à Pointe Noire.

L'entreprise poursuit son expansion sur le continent, l'annonce faite à Yaoundé lundi a propos du projet de train n'est sans doute pas dénuée d'arrière-pensées.

Le groupe Bolloré est, en effet, l'un des prétendants à la concession portuaire du futur port en eau profonde de Kribi, un vaste chantier dont la construction est assurée essentiellement par des entreprises chinoises, et qui devrait être achevé en 2014.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 01:50

 

 

 

 

Djanayang Godfroy

 

C’est l’un des grands auteurs Français en la personne de Jean -Jacques Rousseau qui établit qu’une organisation sociale "juste" repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens.

Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souverainetépopulaire est le principe fondamental du contrat social. L’indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fondamental, par lequel il faut comprendre que le pouvoir du Souverain ne saurait être divisé. Rousseau emploie ce terme pour désigner le peuple souverain et il ne peut s’en séparer par intérêt particulier, car l’intérêt particulier est contraire à la recherche de l’intérêt général, seul objectif du contrat social.

Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l’état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d’une société car il est incompatible avec l’intérêt général, et donc avec le contrat social : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. »

La dissolution du contrat social, c’est le retour à l’état de nature, primitif, présocial, « tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société.  Soumettre la puissance au droit et faire que la justice soit forte implique une démystification de l’expression mal formée « droit du plus fort » qui aligne deux ordres hétérogènes : celui de la réalité physique et celui de la moralité. Pour Rousseau, nul n’est vraiment maître en raison de la réalité physique, on doit s’appuyer sur la réalité morale : « transformer la force en droit » et « l’obéissance en devoir ».

La date du 27 décembre 2004,  a été une marque de l’histoire de la politique centrafricaine elle a permis au peuple centrafricain de prendre un engagement devant le monde entier et  aussi devant sa propre nation en adoptant un pacte social dénommé la « Constitution Centrafricaine ». L’engagement pris par le peuple Centrafricain à la date mentionnée ci-haut  s’associe  conjointement  avec le principe de « pacte suns verda » qui veut dire que l’engagement de la parole donnée s’impose aux citoyens Centrafricains  comme  un  principe juridique et exécutoire sans dérogation.

Mais depuis les grandes révolutions qui ont secoué le Moyen  Orient et le Sénégal, les tributaires de pouvoir public en Centrafrique semblent contourner la législation  par la mise en place  des stratégies politiquement lourdes permettant de mettre en rupture l’engagement du peuple en lui proposant une loi portant sur le projet de la modification du code électoral. L’intention manifeste qui caractérise ce projet de  loi a pour seul but de renoncer à un pacte social sans avoir véritablement l’autorisation du peuple centrafricain.

Bien que ce projet de loi émane du pouvoir exécutif malheureusement, à ce jour le gouvernement centrafricain souffre d’une crise liée à sa crédibilité et surtout sa légitimité du fait que lors des deux scrutins groupés dernièrement en République centrafricaine, les différents résultats qui sont issus de ces scrutins ont été contestés par les forces d’opposition et par la communauté internationale notamment l’Union Européenne et la Francophonie. Dans le contexte actuel, l’Assemblée Nationale ne dispose pas de la  légitimité suffisante pour la validation d’une telle reforme. Les députés qui se prononceront favorablement sur ce projet de loi trahiront les valeurs de la république et porteront la responsabilité d’instabilité et de la misère du peuple centrafricain. Face à ce climat d’instabilité politique que le pays traverse actuellement, il sera judicieux de laisser le peuple  se prononcer en toute liberté.

Si les ONG qui sont les défendeurs des droits de l’homme et les différentes classes politiques en République centrafricaine ont rebondi pour condamner avec dernière énergie cette intention de modification du code électoral, sans doute cela invite certainement chaque citoyen centrafricain à se demander pour quelles raisons veut-t- on au grand jour apporter une modification sur le code électoral ? 

Pour prendre le sujet au vif, le projet de ce coup d’état contre les valeurs constitutionnelles ne se limite pas au projet des réformes à faire concernant le code électoral mais c’est une première tentative de coup de force qui préparera effectivement le terrain à la modification de la constitution sur le sujet du mandat présidentiel. Et pourtant le peuple centrafricain à pris un engagement a travers le « pacte social qui est la constitution du 27 décembre 2004 dans son article 24 dispose que la limite de la durée du mandat de président de la république est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.»

Malgré toutes les contestations  du régime de président François BOZIZE,celui-ci s’est maintenu au pouvoir et se trouve à son deuxième mandat. Certainement que l’héritage politique et démocratique qu’attend le peuple centrafricain ne se confrontera pas au diable de la modification de la constitution.

Sans doute que l’exemple d’ABDOULAYE WADE servira comme leçon comprise.

«La constitution centrafricaine est un pacte social pour chaque citoyen, nul ne viendra remettre en cause sa valeur républicaine »

Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert – Analyste en Gestion des crises politico- militaires.

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