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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 23:59

 

 

 

 

F-Hollande.jpg

 

www.quotidien.mutations-multimedia.com Jeudi 19 avril 2012 19:28

Les candidats de la droite et de la gauche jurent de bousculer l’ordre établi, avec pour le premier un bilan colorié de désillusions.

Que cherche Laurent Fabius sur le continent africain ? Entre décembre 2011 et février dernier, révèle l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique (J.A), l’ancien Premier ministre français s’est rendu au Bénin, au Togo et au Gabon où il a rencontré les trois chefs d’Etat de ces pays. Ces visites successives (l’on annonce une autre en Côte d’Ivoire) qui interviennent en pleine campagne électorale en vue de la présidentielle 2012 en France ne sont certainement pas fortuites. En effet, ainsi que l’indique l’association « Survie », très active dans la lutte pour la mise à mort de la Françafrique, «si Laurent Fabius n’est pas officiellement dans l’organigramme de campagne du candidat socialiste, il a néanmoins été missionné pour préparer le programme des «cent jours» de gouvernement de François Hollande», au cas où ce dernier est déclaré élu le 6 mai prochain.

Le changement ne semble donc pas être pour maintenant, voire pour demain dans la relation franco-africaine. Même si, le choc de mots et le poids des idées du favori des sondages, François Hollande, peuvent laisser entrevoir un électrochoc. En effet, dans son discours d’investiture le 22 octobre dernier à la Halle Freyssinet, l’ancien premier secrétaire du PS affirmait: «Notre République portera également, c’est son honneur comme son intérêt, une nouvelle politique à l’égard de l’Afrique. Ce continent, est en passe de jouer un rôle décisif. La France répudiera sans regret les miasmes de ce qu’on appelle la Françafrique. Elle jouera la carte du co-développement, comme le commandent avec autant de force le cœur et la raison».

Plus tôt, François Hollande, qui a pour conseiller Afrique l’ancien secrétaire d’Etat français Koffi Yamgnane (d’origine togolaise), s'engageait aussi à ne pas tenir « de discours comme ceux, profondément blessants, sur l'Homme africain de Nicolas Sarkozy ». En tout état de cause, le principal axe de ce qui pourrait être la politique africaine de la France sous l’ère Hollande est contenu dans ces propos de Thomas Mélonio, responsable de l'Afrique au Parti socialiste, propos tirés de son essai paru en juin 2011 et titré « Quelle politique africaine pour la France en 2012 ?» : «Sur le plan de la démocratie et des droits humains, la France doit être capable de repenser son rôle d'accompagnement des mouvements de démocratisation sans pour autant renouer avec les ingérences coupables du passé. La France a trop souvent pris acte de coups d'Etat ou failli à manifester ses réserves quant aux régimes en place. Le respect des droits de l'Homme et l'existence d'un Etat de droit doivent devenir des préalables indispensables à toute intervention. Pour continuer d'aider les populations des pays dont nous questionnons la gouvernance, il serait utile de développer la coopération avec les organisations non gouvernementales. Leur savoir-faire, leur connaissance du terrain et leur réactivité méritent qu'on leur accorde un plus grand rôle dans les dispositifs d'aide au développement dès lors que leur légitimité est avérée. Les fondations politiques pourraient quant à elle se voir apporter un soutien plus grand des pouvoirs publics français dans leur démarche d'aide à la démocratisation ».

Cet économiste, spécialiste de l’Afrique et des questions de développement précise, dans l’ouvrage sus évoqué, que «les politiques françaises développées en Afrique méritent également d'être reconsidérées, notamment leur versant militaire : il est nécessaire d'intégrer de plus en plus ces dispositifs dans les cadres de l'Union européenne, non seulement pour mutualiser les coûts qu'ils impliquent, mais aussi afin de diminuer le caractère sensible des interventions militaires françaises dans d'anciennes colonies. La coopération traditionnelle doit, enfin, laisser place à des formes de partenariats plus modernes et plus lisibles. Les objectifs assignés doivent être clarifiés et les canaux de l'aide plus transparents, la relation de partenariat technique doit évoluer dans sa formulation et répondre à une exigence de gestion plus collective des politiques de coopération internationale ».

Promesses

Quant à Nicolas Sarkozy, il a assuré en janvier dernier avoir mis fin à l'utilisation de «réseaux occultes» et d' «intermédiaires douteux» entre la France et l'Afrique, dans une interview accordée à la revue « Politique internationale ». Un bilan que lui conteste nombre d’observateurs, français ou non. Jean François Bayart, directeur de recherche en France, percevait ainsi, sous Sarkozy, en septembre 2010 dans la revue « Sciences politiques comparées», une « régression de la politique africaine de la France à des relations clientélistes avec des capitales subsahariennes, relations dont l’asymétrie n’est pas toujours celle à laquelle on pense spontanément».

Diffusé en décembre 2010, le documentaire de Patrick Benquet, «La Françafrique», est venu rappeler que la «rupture» proclamée par Nicolas Sarkozy en 2007 n’était qu’un slogan. On y a notamment vu comment l’Elysée a manœuvré pour imposer Ali Bongo comme président du Gabon, au détriment de Mba Obame, au terme d’une élection fort disputée. Le dernier livre du journaliste d’investigation Charles Onana, intitulé « Côte d’Ivoire, le coup d’Etat », qui met gravement en cause le président Sarkozy dans la chute de Laurent Gbagbo, a achevé de démontrer que le bilan africain du candidat de l’Ump n’est pas flamboyant.  De quoi affirmer avec le journaliste suisse Gilles Labarthe, dans son ouvrage «Sarko l’africain», paru en 2011, que Nicolas Sarkozy s’est contenté depuis 2007 « de réchauffer une vieille soupe de la « France-à-fric » en rallongeant juste le manche de la casserole par peur des éclaboussures ».

L’association « Survie » renchérit que «tous les pires régimes d’Afrique ont été reçus ou visités par l’Elysée depuis mai 2007 : Omar puis Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-B), Paul Biya (Cameroun), François Bozizé (Centrafrique), Ismaël Omar Guelleh (Djibouti), Faure Gnassingbé (Togo), Mouammar Kadhafi (Libye), Abdelaziz Bouteflika (Algérie), Ben Ali (Tunisie), etc. A chacune de ces visites officielles, les atteintes aux droits de l’Homme ont été systématiquement reléguées au second plan ou passées sous silence (…) Lors de la visite officielle de Paul Biya en juillet 2009, pas un mot sur la modification de la Constitution au Cameroun, sur les nombreuses atteintes aux droits de l’Homme dans ce pays, en particulier les massacres de février 2008 ». C’est donc dire que les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient…

Georges Alain Boyomo

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 23:54

 

 

 

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                           M Patrick et Mme Isabelle Balkany

 

 

Par ANTOINE GUIRAL Libération Mercredi dernier à 22h06 (Mis à jour à 10:15)

Retour au péché originel. En cette fin de quinquennat, Nicolas Sarkozy s’offre une ultime caricature de «président des riches». Dimanche, jour de son grand discours à la Concorde, une cinquantaine de membres du Premier Cercle - ces donateurs les plus généreux de l’UMP - se sont retrouvés pour un déjeuner au Crillon… à quelques encablures du Fouquet’s.

Argent, luxe, réseaux d’influence : difficile de brouiller davantage le message politique de celui qui, dans cette campagne, s’est autoproclamé «candidat du peuple» contre les «élites». Nicolas Sarkozy n’a jamais eu le sens des symboles. Il a perdu le sens politique, l’une de ses qualités majeures.

Et puis, comme l’a aussi révélé hier le Canard enchaîné, deux étages au-dessus du salon Marie-Antoinette où se régalaient les riches convives UMP, le couple Balkany, Isabelle et Patrick, venait de s’offrir une nuit à 9 500 euros, dans la plus grande suite (245 m2) de l’hôtel. Ah, «l’ami Patrick», ses condamnations judiciaires, son absentéisme légendaire à l’Assemblée nationale, son goût pour les armes à feu…

Ce vieux copain des Hauts-de-Seine que le chef de l’Etat - toute honte bue - a embarqué avec lui sur quantité d’estrades lors de ses déplacements internationaux au motif qu’il l’amusait. La dernière facétie de Balkany, ou l’art de boucler la boucle d’un quinquennat, du grand restaurant des Champs-Elysées au palace de la Concorde.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:58

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Des malfrats du PK 12 traqués par la police

Jeudi, 19 Avril 2012 14:02

Les malfrats qui sévissent en maitre au Pk 12 ces derniers temps ont été traqués le 18 avril par une brigade spéciale d’intervention de répression du banditisme. Ce qui est considéré comme un soulagement par les habitants de la localité du PK 12 situé au nord de la ville de Bangui.

Il s’agit en effet de drogués et autres bandits qui pillent, et violentent les passants ou même la population du Pk12. Ces bandits viennent, pour la plupart, du KM5, où ils ont été chassés il y a 1 semaine.

Lors de cette opération de grande envergure menée conjointement par les éléments de la Force d’Intervention du Corps Urbains (FICU) et ceux de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), une bonne partie de ces malfrats ont été arrêtés.

Selon Bienvenue Zokoué, capitaine de police et chef de la mission, le but de cette opération est de sécuriser non seulement le PK 12, mais par extension l’ensemble de la capitale banguissoise. Les réseaux de ces malfrats ont été bel et bien démantelés. Tous ces bandits appréhendés seront traduits en Justice.

Pour un des habitants du PK 12, l’ « acte est salutaire. Le seul souhait est que cette opération dure pour dissuader les malfrats ».

Par ailleurs, les mêmes éléments ont pu dénicher 2 faussaires qui excellent dans l’arnaque de la population avec des produits dits de traitements d’eau potable. La police les a surpris avec  4 sachets sur lesquels on peut lire « Calcium C2 », produit « destiné au traitement des eaux pour la consommation des centrafricains ». Seulement, ces sachets sont remplis de terre tamisée.

 

 

Situation sécuritaire à Bria évaluée par le Conseil de la Médiation

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Avril 2012 14:01

Une mission du Conseil National de la Médiation (CNM) entend se rendre compte de l’évolution de l’accord de paix signé en octobre 2011 entre les ex-rebelles de la Convention des Patriotes pour la  Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces démocratiques pour le Rassemblement (UFDR). Un accord paraphé suite aux affrontements sanglants de 2011 provoqués par ces 2 factions rebelles.

Il s’agit d’une mission conjointe du Conseil National de la Médiation, du ministère de la Défense et du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en république Centrafricaine (BINUCA).

Elle fait suite à une autre organisée en décembre dernier. Elle portait sur la sensibilisation des habitants de la localité et ceux de Ndele (nord) sur la consolidation de la paix à travers une caravane dite de paix.

D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a accompagné la mission, l’objectif est d’ « évaluer les tenants et les aboutissants de cet accord de paix dans cette ville meurtrie par les violentes attaques entre ces groupes armés. Il sera question de rencontrer chaque couche sociale notamment les autorités politico-administratives, les groupes rebelles, les civiles sans omettre les femmes. La mission mettra le cap sur Ndélé, une des localités affectées par ces mêmes rebelles ».

Il y a 2 semaines une mission conduite par l’Unité Genre du BINUCA avait procédé aussi à l’évaluation de la situation sécuritaire dans cette même région.

Soulignons que les affrontements entre la CPJP et l’UFDR avaient fait plus de 45 morts, des blessés, avec d’importants dégâts notamment des maisons incendiées voire détruites. Pourtant, les 2 ex-combattants rebelles avaient signé les accords de paix avec le pouvoir de Bangui.

 

La COMIFAC s’engage contre l’avancée du désert

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Avril 2012 14:02

Barrer la route à l’avancée du désert dans la sous-région d’Afrique Centrale. C’est l’objectif fixé par une vingtaine  de points focaux du groupe de travail de la convention sur la lutte contre la désertification. Ce sont des personnes ressources des pays de l’espace de la Commission des forets d’Afrique centrale COMIFAC.

Elles poursuivent ce 19 avril le 5ème atelier du groupe de travail de la convention sur la lutte contre la désertification à l’hôtel Azimut à Bangui. Les pays concernés sont la République Centrafricaine, le Gabon, le Tchad, le Cameroun, la République Démocratique du Congo (RDC).

Selon Martin Tadou, Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, « cette rencontre a pour but d’analyser les décisions prises lors de la dernière conférence tenue en octobre 2011 en Corée du Sud. Aussi, évaluer la feuille de route 2011 pour une nouvelle programmation en 2012 ».

A titre de rappel, la convention sur la lutte contre la désertification est une convention des Nations-Unies qui est issue du sommet de la Terre qui s’est déroulé en 1992 à Rio de Janeiro. Tous les pays d’Afrique membres de la COMIFAC font partie des signataires.

Les travaux dudit atelier qui prendront fin le 20 Avril 2012,  sont organisés par la Commission des forets d’Afrique centrale COMIFAC en partenariat avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale CEEAC. Ils sont financés par la coopération Allemande GTZ.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:45

 

 

 

 

 

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Le président de la République de Guinée équatoriale dénonce par ailleurs l’implication de la France dans la gestion de la Béac. Interrogé dimanche dernier, 15 avril 2012, par Rfi au cours de l’émission Le débat africain, le président de la République de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, dit être favorable au départ d’Antoine Nstimi.

Question d’Alain Foka : « Le président Bozizé a demandé le départ de monsieur Antoine Ntsimi. Vous êtes pour ce départ aussi ? » Réponse d’Obiang Nguema : « Nous sommes solidaires. Mais, je crois que nous avons une instance : la conférence des chefs d’Etat. C’est là que nous résolvons tous ces problèmes ».

Obiang Nguema a profité de cette tribune pour indiquer qu’il n’y a pas de transparence dans la gestion de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac).  Il a laissé entendre qu’il subit les pressions de la France. « Il y a des pressions, parce que la Guinée équatoriale veut imposer la transparence dans la gestion des institutions de la Cémac. En effet, il n’y a pas de transparence dans la gestion de la Cémac. Par exemple, les revenus et intérêts de la Banque des Etats de l’Afrique centrale  (Béac) ne correspondent pas aux Africains », a-t-il déclaré.

Teodoro Obiang Nguema fait ainsi allusion à la gestion des réserves de change de la Béac gérées par le Trésor français.  Ces réserves s’élèvent à plus de 7 000 milliards de francs Cfa et la Guinée équatoriale détient la majorité de ces avoirs. 50% de ce pactole est versé dans un compte d’opérations ouvert au Trésor français et le reste est placé dans des banques internationales, notamment françaises.

« J’avais eu une discussion avec le président Chirac, parce que j’avais placé nos avoirs dans une banque américaine. On m’a accusé d’avoir violé les règles de la Cémac. J’étais obligé d’apporter tout notre argent au Trésor. J’avais demandé des intérêts (…)», raconte le président équato-guinéen. Pour lui, la France reçoit d’énormes bénéfices sur les fonds des pays de la Cémac. La France est un pays membre de la Cémac. Oui. La protection de notre monnaie est garantie par la France. La France a également des bénéfices », déclare-t-il.

Pour lui, bien des gens ne sont pas fiers que ce soit un citoyen de la Guinée équatoriale qui soit à la tête de la Béac. Ceci  « parce que l’actuel gouverneur (Lucas Abaga Nchama, ndlr) tente d’imposer les règles de transparence », dit Teodoro Obiang Nguema.

© Le Jour  Beaugas-Orain Djoyum

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 17:54

 

 

 

 

Touche pas à ma Constitution

 

 

Le collectif touche pas a ma Constitution, invite la population centrafricaine à faire pendant deux jours, durant cinq  minutes, un grand bruit de casseroles au cours de la période du 26 au 27 avril car le président centrafricain François BOZIZE demeure sourd à la souffrance de son peuple. Le collectif appel la population centrafricaine et en  particulier la jeunesse à manifester leur mécontentement par rapport à la situation du pays. Notamment les délestages, manque d’eau, l’insécurité grandissante, l’état de dégradation très avancée des routes, l’augmentation vertigineuse des denrées de premières nécessités et surtout pour empêcher tout tripatouillage de la Constitution Centrafricaine. Hommes, femmes, enfants. Le collectif vous invite à exprimer votre frustration à travers un « Grand concert de casseroles » pour rappeler et mettre le gouvernement devant ses responsabilités. Le collectif appelle tous les Centrafricaines et Centrafricains à agir par des voies légales, démocratique et pacifiques de faire du grand bruit de ras-le bol chez vous !

Il n’y aura pas de plus grand libérateurs. Si ce n’est le peuple Centrafricain lui-même.

 

                                                                                                                 Le collectif 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 17:40

 

 

 

 

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Slate Afrique 19/04/2012

De Giscard d'Estaing à Juan Carlos, l’Afrique enivre les puissants d’Europe, mais se révèle épine dans leur pied.

C’est bien connu, la torpeur africaine fait perdre tout sens commun. Un décalage horaire, une bouffée de chaleur, une insolation, un dos joliment cambré… on se déboutonne et l’on se retrouve avec une hanche fracturée ou une réputation brisée.

Pour avoir voulu taquiner le pachyderme, un dinosaure du gotha espagnol se retrouve sous les feux de la rampe. Déjà, en 2006, le roi Juan Carlos, posait devant le cadavre d’un éléphant botswanais.

Lui qui se voulait monarque moderne au train de vie moins dispendieux que son homologue d’Angleterre, il incarnait soudain l’anachronique majesté en plein fantasme postcolonial. Pas de remous, à l’époque, mais la récidive lui coûtera un scandale...

En 2012, âgé de 74 ans, Juan Carlos, lors d'une expédition de chasse à l'éléphant, trébuche sur une marche, se fracture la hanche, est rapatrié d’urgence et finit sur des béquilles. Il reçoit une volée de bois vert.

Dans une lettre ouverte, publiée le 16 avril dernier, la fondation Brigitte Bardot dénonce la virée du chasseur espagnol déjà «féru des corridas», rappelant que «l'éléphant d'Afrique, partout, est victime du braconnage, mais que l'urgence de préserver la biodiversité» n'est «pas la préoccupation première de la famille royale d'Espagne.»

Le souverain n’aura pas à supporter que les séquelles physiques de sa nouvelle prothèse et les cris d’orfraie de sa collègue de béquilles.

Traité de «riches oisifs» par “BB” (Brigitte Bardot), le souverain se voit attaqué par toute la presse espagnole. Incriminé: le coût de son séjour africain. Dans une péninsule ibérique qui ne cesse de se serrer la ceinture depuis les soubresauts de la crise économique, le quotidien El Mundo évoque une facture de la fracture royale d’un montant de 30.000 euros.

Le voyage africain est qualifié d’irresponsable et la maison royale, déjà ébranlée par l'inculpation du gendre de Juan Carlos, tremble sur ses bases.

Le 18 avril, contrit, Juan Carlos présente ses excuses devant les caméras espagnoles, pensant sans doute qu’il aurait mieux fait de se fouler la cheville à Madrid plutôt que d’aller se fracturer la hanche en Afrique.

L’Afrique est présentée comme un lupanar pour dépravés bling-bling

Le roi aurait dû savoir que le cocktail “politique / chasse africaine” donne parfois la gueule de bois. Juste avant d’être élu président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing était allé chasser trois fois dans une concession du nord de la Centrafrique.

A l’une de ces occasions, en avril 1973, Jean-Bedel Bokassa, chef de l'État centrafricain, avait remis au ministre des Finances de Georges Pompidou des fruits d'ébène et une plaquette de diamants africains. C’est le 10 octobre 1979, au renversement de Bokassa, que l’hebdomadaire Le Canard enchaîné fera exploser «L'affaire des diamants» qui polluera la deuxième campagne présidentielle de Giscard. En 1981, le chasseur de Centrafrique sera battu par le socialiste François Mitterrand

Lorsque les politiciens européens ne sont pas férus d’armes à feu, c’est parfois une proie moins animale qu’ils viennent traquer en Afrique. Le safari consiste alors à chasser la “gazelle” dans les riads marocains ou les villas tunisiennes.

Au Caire, à Djerba ou à Marrakech, les mœurs sont, en principe, protégées par les services bienveillants des dirigeants locaux. Discrétion assurée… jusqu’à ce qu’un scandale new-yorkais ne mette la puce à l’oreille de journalistes “affamés”.

Jusqu’à ce qu’un ancien membre du gouvernement français comme Luc Ferry affirme, sans ambages, qu'un ancien ministre s'était «fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons».

Jusqu’à ce qu’une rumeur prétende qu’un autre ancien ministre aurait saccagé sa chambre dans un grand hôtel marocain, après une dispute avec sa compagne.

Les parties fines africaines sont à double tranchant. Mieux vaut ne pas se faire prendre le doigt dans le pot de confiture…

Lorsque ce ne sont pas les virées de chasseur ou de dragueurs qui deviennent des épines dans le pied, ce sont les campagnes africaines de “recouvrement”. En novembre 2011, dans l’ouvrage Le scandale des biens mal acquis de Xavier Harel et Thomas Hofnung, un conseiller personnel d'Omar Bongo affirme que le défunt président gabonais a «contribué au financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy».

Ses déclarations, même différentes sur bien des points, vont dans le sens de la thèse des mallettes et des djembés de Robert Bourgiqui affirmait avoir été lui-même porteur de valises pour la classe politique française.

Une fois encore, dans les médias, l’Afrique apparaît comme un lupanar pour dépravés bling-bling, le lieu le plus infréquentable de la planète où se mêleraient sexe immoral, financements occultes et parfums de mort, celle d’animaux rares où de victimes de guerres civiles.

Faut-il se plaindre de la médiatisation réductrice de ces affaires? Faut-il espérer, au contraire, qu’elle décourage ceux qui viennent souiller le continent noir?

De la petite erreur touristique aux scandales politico-financiers à relents de vente d’armes, en passant par l’assouvissement de fantasmes sexuels de grosses légumes, les systèmes les plus rodés n’échappent pas aux dérapages incontrôlés. À l’ère du tout communicationnel, les escapades inavouables évitent de moins en moins les fuites qui résistent de moins en moins à la rumeur, au buzz et au journalisme d’investigation qui flirte de plus en plus volontiers avec le graveleux et le people.

Politiciens qui planifiez une longue carrière politique, préférez la chasse au cafard dans la cuisine insalubre de votre beau-frère aux safaris luxueux dans un ranch d’Afrique australe; privilégiez les câlins conjugaux, même routiniers, plutôt que les étreintes coupables dans un palace maghrébin; oubliez les pétrodollars du continent noir et réapprenez la campagne électorale de proximité au carburant sudoripare.

Damien Glez

Damien Glez est un dessinateur burkinabé. Il dirige le Journal du Jeudi, le plus connu des hebdomadaires satiriques d'Afrique de l'Ouest.

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:55

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Avril 2012 13:59

La force Tripartite République Centrafricaine, Soudan et Tchad vient d’essuyer une  attaque. Cela s’est produit le 18 avril 2012. Une frappe intervenue dans leur base d’Amdafock-Soudan (65 kilomètres de Birao nord de la RCA) et perpétrée par des rebelles soudanais appelés « Toro-boro ».

Le bilan de cette attaque selon des sources de Radio Ndeke Luka, ferait état de 11 militaires centrafricains dont 2 officiers, 2 civils et au moins 65 autres militaires soudanais.

D’après ces sources l’ « attaque en question a eu lieu dans l’après-midi. Et, ces militaires ont été surpris par les assaillants lourdement armés : au moins une cinquantaine de véhicules de combat ont été déployés contre 14 pour la force Tripartite ».

L’objectif des assaillants a été « de récupérer tous les équipements militaires de cette force nouvellement installée pour sécuriser l’afflux massif des rebelles dans ces pays », ont indiqué ces sources.

« Alertée, l’Armée soudanaise aurait pilonné la base de cette force afin de déloger les rebelles. C’est ainsi que le bilan de cette attaque a été revu à la hausse », ont mentionné ces sources.

L’annonce de la nouvelle a endeuillé plusieurs familles à Bangui. Elles ont pris d’assaut les grands hôpitaux de la ville pour attendre et récupérer les dépouilles. C’est finalement à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB) que les dépouilles ont été admises. Un dispositif militaire été mis en place pour empêcher tout parent d’avoir accès aux corps.

Le président de République François Bozizé, son gouvernement et le premier citoyen de la ville de Bangui Nazaire Guenefeï Yalanga ont effectué un déplacement à la morgue de cet hôpital pour consoler les familles. Une occasion de remettre les corps à ces familles.

A titre de rappel, les 3 pays constituant cette force avaient déployé 80 soldats chacun pour la sécurisation de leurs frontières en proie à l’insécurité grandissante.

 

Birao : 11 soldats centrafricains tués

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

 

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Au total 11 soldats centrafricains ont été tués mardi à Amndafok, au nord de la République centrafricaine, à la frontière avec le Soudan, a appris le RJDH de sources militaires.

Il s’agit des hommes faisant partie de la force tripartites Centrafrique-Tchad et Soudan basée à Birao pour surveiller les frontières des trois pays. Les informations disponibles révèlent que les victimes auraient été tuées dans un bombardement de l’armée soudanaise.

Une source proche du ministère centrafricain de la défense, l’armée régulière du Soudan dans la traque des rebelles auraient commis « une erreur de cible ».

Tous les corps ont été transférés hier à la mordue de l’hôpital général de Bangui. Pour le moment, environ 9 blessés sont admis à l’hôpital militaire du camp Fidèle Obrou à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:32

 

 

 

 Zarambaud

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 01:06

 

 

 

 

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(Agence Ecofin) - Un accord sur le financement du programme régional de réseau de télécommunications haut débit en Afrique centrale a été signé par le représentant de la Banque mondiale au Tchad, Jean-Claude Brou, et le ministre tchadien du Plan, de l’Economie et de la Coopération internationale, Bédoumra Kordjé.

L’accord concerne la mise en œuvre d’un projet à caractère régional entre le Tchad et la République centrafricaine, pour améliorer l’accès et l’utilisation des services du réseau de fibre optique et réduire leurs coûts.

Globalement estimé à 15 milliards de francs CFA (30 millions de dollars), le projet vise à construire un réseau de 1202 km entre N’Djaména et le Soudan et de 334 km entre Doba, Bemal et la Centrafrique.

La participation financière du Tchad se chiffre à 4 milliards de FCFA (8 millions de dollars).

Intervenant quelques jours après l’inauguration, par le président tchadien Idriss Déby, de la connexion à la fibre optique du Cameroun, cet accord va aider le Tchad, pays enclavé, à sortir de sa situation géographique défavorable.

 

Fibre optique

Une fibre optique est un filen verre ou en plastique très fin qui a la propriété d'être un conducteur de la lumière et sert dans la transmission de données. Elle offre un débit d'informationsnettement supérieur à celui des câbles coaxiaux et supporte un réseau « large bande » par lequel peuvent transiter aussi bien la télévision, le téléphone, la visioconférenceou les données informatiques.

Le principe de la fibre optique a été développé dans les années 1970 dans les laboratoires de l'entreprise américaine Corning Glass Works (actuelle Corning Incorporated).

Entourée d'une gaine protectrice, la fibre optique peut être utilisée pour conduire de la lumière entre deux lieux distants de plusieurs centaines, voire milliers, de kilomètres. Le signal lumineux codé par une variation d'intensité est capable de transmettre une grande quantité d'informations. En permettant les communications à très longue distance et à des débits jusqu'alors impossibles, les fibres optiques ont constitué l'un des éléments clef de la révolution des télécommunications optiques. Ses propriétés sont également exploitées dans le domaine des capteurs (température, pression, etc.), dans l'imagerieet dans l'éclairage.

Un nouveau type de fibres optiques, fibres à cristaux photoniques, a également été mis au point ces dernières années, permettant des gains significatifs de performances dans le domaine du traitement optique de l'information par des techniques non linéaires, dans l'amplification optique ou bien encore dans la génération de supercontinuums utilisables par exemple dans le diagnostic médical.

Dans les réseaux informatiques du type Ethernet, pour la relier à d'autres équipements, on peut utiliser un émetteur-récepteur.

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 01:03

 

 

 

 

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BAMAKO AFP / 18 avril 2012 23h59 - Au total, 22 personnalités civiles et militaires ont été interpellées ces deux derniers jours au Mali à la suite d'enquêtes ayant permis de découvrir des caisses d'armes neuves au domicile de certains, a affirmé mercredi soir le patron de la gendarmerie malienne.

Un certain nombre de personnalités civiles et militaires ont été interpellées en 48 heures, ces interpellations font suite à des enquêtes qui ont été menées par nos différentes structures depuis quelques jours, a déclaré le colonel Diamou Keïta, directeur général de la gendarmerie malienne, à la télévision publique ORTM.

Il s'agit de 22 personnes, comprenant onze personnalités civiles, dont un banquier (...) et onze personnalités militaires, a ajouté le colonel Keïta, sans les nommer et sans donner d'indication sur les conditions de leur détention.

Des investigations menées dans certains domiciles, il est apparu que des caisses d'armes neuves ont été découvertes. Ces armes - je tiens à le préciser - ne font pas partie de la dotation de l'armée régulière. (...) Nous faisons face à une nouvelle menace, cette infiltration aujourd'hui d'armes de guerre dans notre pays, a affirmé le colonel Diamou Keïta.

La télévision a montré des fusils d'assaut avec leurs chargeurs, à côté ou sortant de leur emballage.

Selon des sources concordantes, toutes les personnes appréhendées ont été conduites au camp militaire de Kati, près de Bamako, quartier général des officiers ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (ATT) avant de s'engager le 6 avril à rétablir l'ordre constitutionnel, avec la désignation d'un président et d'un Premier ministre civils de transition.

La plupart des personnes interpellées ont été ou sont considérées comme des roches d'ATT. Parmi elles, figurent l'ex-Premier ministre Modibo Sidibé, l'ex-ministre Soumaïla Cissé, par ailleurs ancien dirigeant de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), et des responsables de partis politiques dont Kassoum Tapo et Tièman Coulibaly.

Ce n'est point une chasse aux sorcières, (...) toute la lumière sera faite sur cette affaire, a assuré le colonel Diamou Keïta. Une commission d'enquête est sur pied pour faire toute la lumière sur ce dossier et il sera aussi transmis aux autorités judiciaires compétentes en la matière, a-t-il insisté.


(©)

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