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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 01:27

 

 

 

 

 

 JF Boz

 

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                                                     seul manque le buste de Bozizé

 

Les résultats du recrutement dans les Faca piloté de bout en bout par le ministre délégué à la défense nationale qui n’est autre que Jean Francis Bozizé, ne pouvaient que déclencher le mécontentement qui a viré à l’émeute du 2 août.

Alors qu’il a été exigé 5000 F CFA de frais de dossier de candidature aux jeunes désoeuvrés des huit arrondissements de la capitale pour 700 à 800 places seulement prévues, les organisateurs se sont retrouvés avec un surbooking de 10.000 candidatures enregistrées un aussi un pactole conséquent de quelques 50 millions de F CFA auxquels il faut ajouter diverses enveloppes de corruption des organisateurs par ceux des candidats qui, pour s’assurer absolument de figurer à tous les coups sur la liste des retenus, n’ont pas hésité à brader des meubles, des téléphones portables et autres biens personnels à cette fin.

Selon des informations de sources dignes de foi au sein de la bozizie, deux personnes ont tout faussé. Il s’agit de la maîtresse favorite de Bozizé, Renée Madeleine Bafatoro et le rejeton Jean Francis Bozizé lui-même organisateur du recrutement. La première aurait envoyé trois autocars entiers de la SONATU dans la ville dont elle est prétendument députée à savoir Carnot, ramener des jeunes qu’elle a exigé qu’ils soient inscrits d’office sur la liste des sélectionnés. Jean Francis Bozizé aurait également fait de même avec les villes de Kabo dont il est aussi soi-disant député. Voilà « l’armée  nationale » qu’ils voulaient former !

Dès lors, il était quasiment impossible qu’il puisse rester encore assez de places pour les innombrables candidats de la capitale qui se sont fait littéralement racketter. Voilà le point de départ et les véritables raisons qui expliquent les manifestations de mécontentement et du ras le bol du 2 août des jeunes qui n’ont cessé d’être manipulés et instrumentalisés par Bozizé depuis qu’il est arrivé au pouvoir.

On se souvient que c’étaient ces mêmes jeunes qu’il avait fait marcher en 2004 pour le « supplier » d’être candidat à tout prix à l’élection présidentielle de 2005. Ce sont ces mêmes jeunes qui, moyennant des petits sous, sont envoyés dans la rue pour des prétendues marches  pour des causes perdues dont seuls Bozizé et son KNK ont le secret. Ils avaient été jetés dans les rues de la capitale pour soutenir par exemple Saifee Durbar, l’ami escroc indo-pakistanais de Bozizé dont la France réclamait l’extradition à la Grande Bretagne.

Aujourd’hui, ces jeunes ont compris à quel point ils sont chaque fois utilisés à des fins politiques sans grande contrepartie. Peu avant la mascarade électorale de 2011, Bozizé était allé poser à Boy-Rabe la première pierre pour la construction de logements sociaux. Où en sommes-nous actuellement avec ces logements sociaux ? Mêmes les jeunes centrafricains se rendent de plus en plus compte que Bozizé n’est qu’un menteur et un roublard. Il pense qu’il peut rouler tout le monde dans la farine tout le temps. Ce n’est pas vrai. Le masque sur son visage est en train de tomber pour laisser place à sa vraie figure.

L’arrachage de son buste qui figuraient aux côtés des autres chefs d’Etat de la RCA au Jardin du Cinquantenaire situé en face du Lycée B.Boganda est lourd de signification et est la preuve que les jeunes ont compris seul lui n’est pas digne de figurer à côté de ceux de Barthélémy Boganda, David Dacko, Jean Bedel Bokassa, André Kolingba et Ange-Félix Patassé. Généralement dans le monde, c’est à la chute d’un dictateur que le peuple déboulonne sa statue. Il en a été ainsi de Saddam Hussein d’Irak et même Bokassa en Centrafrique en 1979 sur la place Valéry Giscard D’estaing à Bangui.

Ce qui s’est passé à la prison de Ngaragba est également d’une très grande portée politique. 750 prisonniers dans la nature après effraction de la porte principale par les émeutiers du 2 août, ce n’est pas un hasard. Parmi cet effectif, il y a sans doute des personnes qui n’avaient rien à y faire. Beaucoup ont probablement été jetés arbitrairement en prison pas la justice personnelle de Bozizé et Findiro.

C’est fort de tout cela qu’au lieu de faire un examen de conscience et méditer sur leurs erreurs et leurs fautes de gestion des affaires du pays, Bozizé et son fils tentent de se défausser sur les hommes politiques et l’opposition politique dont ils voient la main partout derrière tout. C’est trop facile. Quels sont les hommes politiques qui ont bloqué Francis Bozizé à Kolongo lors des émeutes ? Quels sont les hommes politiques de l’opposition qui ont arraché le buste de Bozizé du Jardin du Cinquantenaire ou cassé le portail de la maison d’arrêt de Ngaragba ?

Les jeunes centrafricains que le régime Bozizé a toujours instrumentalisés commencent à voir clair dans les tromperies de ce pouvoir et à prendre conscience de ses responsabilités. Il est vain de voir nécessairement derrière eux quelqu’un qui tire les ficelles. La mise à sac hier par les émeutiers de l’entreprise qui fabrique des bancs d'école qu'on dit appartenir à une copine de Francis Bozizé  et qui se situe derrière les locaux de la primature, en dit long sur la détermination des jeunes. (Voir photos ci-dessous)

La Rédaction

 

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émeute du 2 août à Bangui

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 22:46

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : 750 détenus libérés par des candidats malheureux des FACA

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Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Environ 750 prisonniers de la maison d’arrêt centrale de Ngaragba, dans le 7e arrondissement de Bangui, se sont évadés, le  jeudi 2 août, suite à la manifestation des candidats malheureux au concours d’entrée dans les rangs des Forces armées centrafricaines (FACA).

« C’est aux environs de 13 heures que nous avons entendu des bruits de foule au carrefour. Les manifestants ont brulé des pneus en chantant l’hymne national. Ils sont ensuite venus défoncer le portail de la maison d’arrêt avec un morceau de fer, puis sont entrés », témoigne un greffier de la maison d’arrêt, qui a requis l’anonymat.

Le greffier poursuit son récit. « Ces jeunes, munis  de couteaux, de machettes  et de gourdins, ont libéré les prisonniers et les autres détenus, les invitant à sortir de leurs chambres. Les manifestants ont profité de l’occasion pour voler les literies, les biens et les ustensiles de cuisine des prisonniers, pour finalement saccager les locaux ».

Selon une source digne de foi, environ 15 militaires et 20 civils qui se trouvaient en prison avant d’être relâchés sont revenus d’eux-mêmes se présenter à la maison d’arrêt après le retrait des manifestants.

En plus de la prison centrale de Ngaragba, qui a été saccagée, les manifestants s’en sont pris aux mairies du 7e et  du 8earrondissement de Bangui. Ils ont aussi tenté de détruire un pont dans le 7earrondissement. Plusieurs monuments historiques de la municipalité de Bangui ont également été détruits.

Dans une déclaration qu’il a faite aux environs de 20 heures, le mardi 02 août, le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé, a invité les manifestants au calme, tout en estimant qu’ils ont été manipulés.

En juillet dernier, un appel au recrutement des jeunes dans les forces armées centrafricaines a été lancé. Pour 600 places, environ 10 000 candidatures ont été enregistrées. La proclamation a eu lieu mercredi soir. 650 candidats ont été retenus, d’où le mécontentement des autres qui pensent que le recrutement a été fait sur une base ethnique.

 

Bangui : Les pharmaciens s’inquiètent du programme de délestages

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Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Les pharmaciens de Bangui s’inquiètent face au prolongement des délestages intempestifs dans la ville, en dépit des mesures qu’ils ont prises, ceux-ci craignent que certains médicaments qui nécessitent une conservation au frais périssent.

Dans une tournée de plusieurs pharmacies de Bangui effectuée, le vendredi 3 août, par le RJDH, les mesures prises par plusieurs d’entre elles semblent être les mêmes. « Nous avons un groupe électrogène qui nous aide à conserver nos produits », a affirmé un employé de la Pharmacie Notre Dame.

Seulement, cette mesure ne semble pas pouvoir tenir pour les prochains jours de délestage. « Souvent, la nuit, les batteries dont nous disposons pour la conservation de nos produits arrivent à se décharger. Et cela n’est pas bon pour certains médicaments, comme l’insuline, qui doivent être strictement conservés à basse température », précise une vendeuse de médicaments à la Pharmacie de l’Amitié.

Le souhait de tous les pharmaciens, ajoute cette vendeuse,  est de « voir l’Enerca remédier à ce problème et reprendre ses activités normales, car nous sommes dans un domaine très sensible pour la santé de toute la population ».

Les travaux en cours à l’Enerca s’effectuent sur les installations de ses usines de Boali 1 et 2. Un calendrier de planification de distribution de l’électricité a été mis en place. Les travaux en cours réduisent jusqu’à 55% de la capacité de production de l’Enerca. Celle-ci ne distribue maintenant que 8 mégawatts d’électricité pour toute la ville de Bangui. L’Enerca précise que les travaux vont durer jusqu’au 10 août prochain.

 

Bangui : Campagne de dépistage de la maladie du sommeil

 

Bangui, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de dépistage actif de la maladie du sommeil, aussi appelée trypanosomiase humaine africaine, organisée par l’ONG Médecins sans Frontières (MSF), a pris fin le 20 juillet, à Mboki (sud-est).

D’après un document émis par le service de communication de cette structure, au terme de cette campagne de trois semaines, l’équipe de MSF a vu 4534 personnes, soit des réfugiés, des déplacés, des autochtones et des peulhs. Six cas de la maladie du sommeil ont été diagnostiqués et traités au sein de cet échantillonnage.

Le traitement des femmes enceintes, poursuit le même document, a fait l’objet d’une attention particulière. En début de grossesse et porteuses parfois de la maladie du sommeil, certaines futures mères ne peuvent commencer leur traitement contre cette maladie qu’au deuxième trimestre de leur grossesse, « car, administrés au premier trimestre, ces médicaments peuvent nuire à la bonne santé du futur nourrisson ».

Le docteur Brian D’Cruz, médecin de l’équipe mobile de MSF, explique qu’ «  après sept jours de traitement pour les patients  en phase 1 et dix jours de traitement pour les personnes  en phase 2, les patients vont recouvrer totalement leur bonne santé et pourront reprendre une vie normale».

La maladie du sommeil est une maladie tropicale due à un parasite transmis à l’humain par la mouche tsé-tsé. La maladie suit deux phases : la première est caractérisée par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs articulaires ;  la seconde, dite neurologique, se produit lorsque le parasite infecte le système nerveux central.

 

Mbaïki : Une trentaine de personnes mordues par des chiens et chats enragés

 

Mbaïki, 3 août 2012 (RJDH) – Vingt-cinq personnes ont été mordues par des chiens enragés et  trois  autres, par des chats enragés,  au village de Yawa, situé à 7 kilomètres de la  sous-préfecture de Boganda (centre-sud).

 « Les prélèvements  faits sur ces chiens et ces chats, qui ont été analysés  à l’Institut Pasteur de Bangui, confirment  que ces animaux domestiques sont atteints de la rage », a indiqué Alphonse Yangué, chargé de  la société d’État de gestion des abattoirs de Mbaïki.

Les  personnes mordues par les animaux enragés attendent pour être évacuées  à  l’Institut Pasteur de Bangui pour y recevoir des traitements.

 

Bambari : La population se mobilise pour faire fonctionner sa radio

 

Bambari, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de financement en vue de relancer les activités de Radio Bé-Oko, une station tombée en panne depuis le 23 mars, est lancée à travers les différents quartiers et villages de la préfecture de la Ouaka (centre).

Il s’agit d’une initiative de l’association dénommée les Amis de la radio Bé-0ko. L’objectif est de relancer les activités de la station. «En tout, 59 quartiers vont contribuer de l’argent et des enveloppes ont été distribuées aux chefs de quartiers et de villages ainsi qu’aux chefs de groupe », a fait savoir Célestin Yétomane, coordonnateur de cette association.

« Nous avons écrit  des correspondances  aux partenaires afin de nous venir en aide,  mais sans suite. C’est ainsi que nous avons décidé de faire cette nouvelle cotisation.  Au mois de mai dernier, la population avait  déjà contribué une somme de 250 000 FCFA. Si tout va bien, la radio sera opérationnelle à compter du 13 août»,  estime Célestin Yétomane.

 

Bozoum : Une campagne de vaccination des enfants contre la polio

 

Bozoum, 3 août 2012 (RJDH) – Une campagne de vaccination contre la poliomyélite, auprès des enfants de 0 à 5 ans, est organisée, ce vendredi 3 août, par le Centre de santé préfectoral de Bozoum.

« Nous avons organisé cette campagne pour des enfants de 0 à 59 mois, pour lutter contre la poliomyélite. Il faut prévenir puisque nous faisons frontière commune avec la République du Tchad où sévit cette maladie », a  expliqué le docteur Samuel Nzalapa, chef de centre de l’hôpital préfectoral de Bozoum.

Selon lui,  deux cas de polio ont été enregistrés dans la région en mai 2011. Le 1er cas a été signalé dans le village d’Amafouta, dans la sous-préfecture de Batangafo, et le second, dans la préfecture de l’Ouham.

Cette campagne de vaccination est organisée dans toute la préfecture de l’Ouham-Pendé.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 20:23

 

 

 

 

 

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03/08/2012

Les ennuis français du fils du président équato-guinéen s'accumulent dans l'affaire des "biens mal acquis": cible d'un mandat d'arrêt international, privé de ses grands crus et de ses voitures de luxe, Teodorin Obiang a vu son hôtel particulier parisien saisi mi-juillet.

Ce bâtiment de six étages, situé avenue Foch (Paris XVIème), d'une valeur de 100 à 150 millions d'euros, a été saisi le 19 juillet, a annoncé vendredi à l'AFP une source proche du dossier.

Confirmée de source judiciaire, cette saisie a eu lieu quelques jours après l'émission d'un mandat d'arrêt international contre Teodorin Obiang, qui avait refusé de se présenter à une convocation.

Les juges, qui le soupçonnent d'avoir détourné des fonds publics de son pays, avaient en vain convoqué le fils de Teodoro Obiang Nguema à deux reprises en vue d'une mise en examen.

L'ambassade de Guinée équatoriale en France n'avait pu être jointe vendredi soir.

Dans ce somptueux hôtel particulier de plusieurs milliers de mètres carrés accueillant notamment une boîte de nuit et un salon de coiffure, les juges avaient déjà saisi en février 200 m3 de biens de très grande valeur lors d'une perquisition hors normes qui avait duré dix jours et nécessité plusieurs camions.

Les enquêteurs étaient notamment partis avec des tableaux de maître, une horloge d'une valeur estimée à 3 millions d'euros, du mobilier de prestige et d'autres biens précieux, tels de grands vins (Petrus, Romanée-Conti...) coûtant plusieurs milliers d'euros la bouteille.

En septembre 2011, la justice avait déjà privé Teodorin Obiang de onze bolides (Ferrari, Bugatti, etc.).

"Usage diplomatique"

La Guinée équatoriale avait aussitôt alors exprimé sa "totale indignation" devant ce qu'elle estimait être une "illégitime persécution". Mais la famille Obiang avait été déboutée d'une procédure en référé intentée contre la saisie.

Après cette spectaculaire perquisition, les juges avaient convoqué une première fois en mars M. Obiang mais le gouvernement équato-guinéen s'y était opposé en signe de protestation.

Teodorin Obiang a été nommé fin mai deuxième vice-président de son pays après avoir exercé la fonction de ministre de l'Agriculture depuis 2008.

Selon son avocat, Emmanuel Marsigny, Teodorin Obiang bénéficie à ce titre d'une immunité, de même que l'hôtel particulier: "L'immeuble appartient à la Guinée équatoriale, c'est un immeuble d'Etat à usage diplomatique, la justice n'a pas du tout le droit de le saisir", a-t-il réagi vendredi.

Les juges enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba - ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

Les ONG Sherpa et Transparence International France sont à l'origine de la plainte qui a déclenché cette triple enquête.

L'enquête a récemment conduit les enquêteurs en Espagne pour interroger des propriétaires de sociétés forestières ayant dû fuir la Guinée équatoriale, qui auraient été ruinés par le paiement de commissions illégales à Teodorin Obiang en tant qu'ancien ministre de l'Agriculture.

Ce dernier est également visé par une plainte pour corruption aux Etats-Unis, où le département américain de la Justice (DOJ) le soupçonne d'avoir exigé le paiement de taxes de la part d'entreprises, et de détournement de fonds publics. Le DOJ cherche lui aussi à obtenir la saisie de biens sur le sol américain.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 19:50

 

 

 

 

 

 

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http://www.20minutes.fr

03.08.12 à 17h51 Reuters - Le ministère de la Défense centrafricain a accusé ce vendredi l'opposition d'être derrière des manifestations qui ont mené à des affrontements violents jeudi entre jeunes et forces de l'ordre à Bangui, la capitale centrafricaine. Des jeunes ont protesté jeudi en bloquant les principales artères de la ville, mettant le feu à des barricades. Des coups de feu ont éclaté alors que les forces de sécurité tentaient de disperser le rassemblement.

Des manifestants ont vandalisé des monuments à la gloire du président François Bozizé et ont pénétré dans l'enceinte d'une prison, libérant des centaines de détenus. Quinze manifestants et trois gendarmes ont été blessés au cours des affrontements qui ont suivi.

Falsification des résultats

«Nous savons que ces jeunes ont été manipulés par des politiciens, mais l'opposition devrait comprendre que ces actes les déshonorent, eux ainsi que notre jeunesse», a déclaré le ministre de la Défense et fils du président, Jean-Francis Bozizé, sur les ondes de la radio d'État.

François Bozizé a pris le pouvoir par un coup d'État en 2003 et a remporté les élections en 2005. Il a été réélu en janvier, à la suite d'un vote contesté par l'opposition. Les manifestations ont éclaté après l'annonce à la radio de la liste des 600 futurs gendarmes sélectionnés parmi quelque 5.000 candidats. Les manifestants accusent le gouvernement d'avoir falsifié les résultats afin de favoriser l'ethnie Gbaya du président Bozizé.

«Le camp Bozizé doit comprendre que le temps de ses méthodes diaboliques où des candidats échouaient parce qu'ils n'appartenaient pas à son ethnie ou à son parti est révolu», a déclaré à Reuters un manifestant, qui a ajouté : «Nous sommes tous Centrafricains.»

 

NDLR : C’est trop facile. Il ne faut pas que le rejeton Bozizé lance pour rien des accusations en l’air mais désigne lesquels « hommes politiques » ont manipulé les jeunes. En matière de manipulation des jeunes oisifs pour les mettre dans la rue ou leur faire faire des marches, Bozizé et le KNK sont champions. Malheureusement pour eux, le vent a tourné et ce sont ces mêmes jeunes, notamment ceux de Boy-Rabe, qui se retournent aujourd’hui contre le régime, et particulièrement Bozizé père dont ils ont arraché et dit-on, enterré le buste du Jardin du Cinquantenaire. Etre encore au pouvoir et voir son buste déjà déboulonné, c’est une première mondiale. Bozizé et son fils doivent faire leur introspection et méditer sérieusement cet affront au lieu d’accuser les hommes politiques ou l’opposition qui n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé le 2 août à Bangui.  

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 17:53

 

 

 

 

 

 

note de service DG Douanes  note-de-service-DG-Douanes-2.JPG

 

 

 

 

agence DHL Centrafrique Bangui

 

note DG DHLnote DG DHL 2

Comme on peut le lire sur cette note du DG de DHL, c'est bien la SODIF qui est derrière cette fermeture de l'agence, ce qui absout le DG de tout ce dont on l'accuse 

 

 

 

Comme CAP s’en doutait et l’avait insinué à la fin de son article sur l’affaire DHL /SODIF et le ministre des finances, après investigation approfondie, il s’agit bel et bien d’un dossier monté de toute pièces par le mercenaire et ami de Bozizé Armand Ianarelli qui dirige un service de douane privé et parallèle et le ministre des finances Albert Besse pour se faire mousser auprès de leur patron Bozizé.

Les méthodes de la SODIF à l’égard des opérateurs économiques ayant pion sur rue à Bangui sont inadmissibles car faites de menaces et intimidations mais personne n’est à même de lui faire entendre raison à commencer par l’ectoplasme de premier ministre Faustin Touadéra qui est incapable de prendre ses responsabilités dans cette affaire où il a été saisi vainement par écrit à plusieurs reprises par les deux syndicats du patronat centrafricain que sont le GICA et l’UNPC. 

Les méthodes d’intimidation et de menaces sur personnes de la SODIF de Ianarelli ne sont pas de nature à instaurer un climat serein des affaires dans ce pays qui en a tant besoin. Cela fait plusieurs années consécutivement que la RCA est en queue de peloton dans le classement DOING BUSINESS de la Banque Mondiale pour le climat des affaires. Le comportement de ce voyou de mercenaire et ancien légionnaire d’Armand Ianarelli introduit dans le pays par Bozizé pour que les deux s’en mettent plein les poches est inacceptable.

Est-ce par hasard si la convention entre la SODIF et le gouvernement centrafricain signé secrètement par le beau-frère de Bozizé, Emmanuel Bizot, ministre des finances à l’époque, prévoit des honoraires de 33 %  pour la SODIF sur chaque contentieux douanier ou droits compromis. La douane est une structure de souveraineté d’un Etat digne de ce nom. Comment peut-on accepter qu’en RCA Bozizé et son ami Armand Ianarelli puisse disposer parallèlement à la douane nationale, un autre service douanier privé en propre. C’est un scandale.

Aujourd’hui, une boîte aussi importante que DHL qui contribue dans une certaine mesure au désenclavement de Bangui en matière de messagerie, (il n’y a plus de courrier postal dans le pays le service postal étant mort), est fermée d’autorité par la volonté arbitraire d’Armand Ianarelli et Albert Besse qui font croire que Ndoutingaï y serait pour quelque chose. Faux !

Les deux syndicats du patronat centrafricain ont pratiquement épuisé les différents recours qu’ils n’ont eu de cesse de solliciter auprès des plus hautes pseudos autorités du pays. Bozizé et son premier ministre demeurent imperturbablement sourds à leurs sollicitations. Le DG de DHL est obligé de vivre quasiment en clandestinité devant les menaces répétées sur sa personne de la part du voyou de Ianarelli.

Dans quel pays se trouve-t-on ? Le DG de DHL a bon dos. C’est depuis 2010 que le contentieux qui oppose sa société et SODIF et la douane officielle est sur la table et en dépit de tous les arrangements amiables proposés par DHL et le patronat Ianarelli ne veut rien savoir. Où vont les recettes que fait la SODIF ? A qui cela profite ? Jusqu’à quand ce mercenaire va-t-il continuer à foutre la merde dans le pays ? Il faudrait bien répondre à toutes ces questions afin que les opérateurs économiques retrouvent leur sérénité.

Rédaction CAP

 

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 17:46

 

 

 

 

 

 

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 Lettre du Continent N° 640 du 26 juillet 2012

Dynasties d’Afrique centrale

Sous l'influence de son épouse Constancia, Teodoro Obiang Nguema a scellé la relève en Guinée équatoriale en désignant fin mai Teodorin comme second vice-président, poste non prévu par la Constitution. 

Le statut accordé par l’émir de Malabo à ce fils imprévisible s’explique par sa capacité à maintenir le pays dans le giron du "clan de Mongomo". 

Au Congo Brazzaville,  le fils cadet de Denis Sassou Nguesso, Denis Christel, dit "Kiki", responsable du trading au sein de la SNPC, se pousse du col. 

Il vient de remporter les législatives du 15 juillet à Oyo, fief familial. Carton plein : 100% des suffrages exprimés ! Son entrée à l'Assemblée nationale va-t-elle alimenter son ambition de suivre les traces de papa ? 

Pour sa part, Idriss Deby Itno, inconsolable depuis la mort de l'héritier Brahim en 2007 en France, ne jure plus que par Zacharia. 

Le 9 mai, ce dernier a été propulsé directeur de cabinet civil adjoint à la présidence, fonction qu'occupait son défunt frère. Il continue parallèlement de diriger d'une poigne de fer Toumaï Air-Tchad. Au palais de N'Djamena, le lieutenant-colonel Nassour Idriss Deby est le chef d’état-major particulier adjoint de son père, Daoussa Idriss Deby s'occupe des projets présidentiels, tandis qu'Adam Idriss Deby gère l’intendance. Quant à leur sœur Amira Idriss Deby, elle est chargée des approvisionnements ! 

En Centrafrique, Jean-Francis Bozizé, ministre délégué à la présidence chargé de la défense, se verrait bien enfiler les bottes de chef d'Etat. D’autant que la disgrâce que connaît le colonel Sylvain Ndoutingaï, neveu de François Bozizé, ouvre des perspectives.


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Les filles aux affaires

Souvent moins initiées au bois sacré du pouvoir, les filles profitent néanmoins du statut paternel pour faire fructifier leurs affaires. A Luanda, Isabel dos Santos, fille unique d’Eduardo dos Santos issue d'un premier mariage avec l'Azérie Tatiana Kukanova, multiplie les prises de participation dans les entreprises des secteurs diamantifère, bancaire et des télécoms (Unitel, MStar SA, Banco Internacional de Credito…). Et pas seulement en Angola ! 

A Brazzaville, Claudia Sassou Nguesso, dite "Coco", responsable de la communication de son père, vient d'être élue députée. 

Autre fille de Sassou, Ninelle Nguesso, l'épouse du maire de Brazzaville Hugues Ngouélondélé, est à la tête de sa société spécialisée dans l’événementiel. 

Patronne de CSN, Cendrine demeure la "madame tourisme et restauration" du palais de Brazzaville. Autre fille de choc, Julienne Johnson, dit "Joujou", dirige son entreprise de location d’avions dont l'unique client est… la présidence congolaise.

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Les Sassou sur orbite parlementaire

Grand vainqueur des législatives du 15 juillet 2012, Denis Christel Sassou Nguesso, le fils cadet du président congolais, devrait profiter de sa victoire pour renforcer son emprise au sein de l'appareil politique.

Sans aucune surprise, le Parti congolais du travail (PCT) de Denis Sassou Nguesso devrait remporter une très large majorité de sièges à l’Assemblée nationale après les législatives du 15 juillet 2012, caractérisées par "un taux d’abstention très élevé, des fraudes et manipulations diverses" selon les ONG (Observatoire congolais des droits de l’homme, Organisation pour le développement et les droits humains au Congo…) qui avaient déployé des observateurs sur le terrain. 
Grand vainqueur du scrutin : Denis Christel Sassou Nguesso, dit " ", fils cadet du chef de l’Etat et membre du bureau politique du PCT, a été élu à Oyo, fief natal de son père, avec un score de 100% ! Qui dit mieux ? 

Par ailleurs, Kiki devrait voir la plupart de ses proches accéder au Parlement. 
Président du Parti social-démocrate congolais (PSDC), Clément Mierassa a ainsi été battu à Moungali 2, dans le 4e arrondissement de Brazzaville, par le "Kiki boy" Hidevert Moigny. 
Le vice-président de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Dominique Nimi Madingou, a été éliminé à Makabana, dans le Niari, par Pierre Mabiala, ami du fiston et actuel ministre de la réforme foncière. 

Patron de l'UDR-Mwinda, Guy Romain Kinfoussia a également mordu la poussière, dans le Pool, face à un fidèle de Kiki. 

Quant à l'opposant Mathias Dzon, qui dirige l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD), il a perdu à Gamboma, dans le département des Plateaux (Nord), à un autre membre de la famille présidentielle, Hugues Ngouélondélé. Maire de Brazzaville, ce dernier est marié à Ninelle Sassou, fille cadette du chef de l'Etat. 

Rare membre du clan familial à être autorisé à créer son propre courant au sein du PCT, Denis Christel dispose également de nombreux soutiens au sein du parti au pouvoir pour asseoir son autorité, tels le tout-puissant délégué aux grands travaux Jean-Jacques Bouya, élu à Tchikapika, près d’Oyo, ou encore le député de Boundji (nord), Denis Gokana, président de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC). 

Dans le Sud-Ouest du pays, ancien fief de l’ex-président Pascal Lissouba, Kiki compte sur Thierry Moungalla, ministre des télécoms, qui devrait être élu à Sibiti lors du second tour le 5 août 2012.

 L’ancien ministre de l’industrie, Emile Mabondzot, élu à Nkayi, devrait être son "représentant" dans la région de la Bouenza, ancien fief des "lissoubistes". 
Elue à Talangaï (nord de Brazzaville), Claudia Sassou Nguesso, dite Coco, autre fille cadette du chef de l'Etat, a eu maille à partir face à Serge Blanchard Oba. Ses demi-sœurs Julienne Johnson et Ninelle Ngouélondélé avaient pris fait et cause pour le leader du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD, allié au PCT), qui fut proche de l'ancienne première dame décédée en 2009, Edith Sassou Bongo

Gendre de Sassou, Jean de Dieu Kourissa, époux de Lydie Nguesso, a réussi à s’imposer à Poto-Poto (Brazzaville).

Oncle de Sassou et ministre de la justice, Aimé Emmanuel Yoka, qui se présentait le 22 juillet à Vindza contre un proche de l’ancien chef rebelle Frédéric Ntumi, doit batailler au second tour. Sa candidature dans le Pool (sud), département réputé hostile au pouvoir, dévoile l’ambition du régime de vouloir neutraliser l'ensemble des forces de l’opposition.

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Le duo Ibovi-Nonault visé en France

François Ibovi, vice-président de l'Assemblée nationale, et Arlette Soudan-Nonault, conseillère du secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT), font l'objet d'une plainte, à Paris, pour escroquerie en bande organisée.

La plainte a été déposée, le 4 juillet 2012, auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Paris (TGI) par l'avocat Norbert Tricaud, au nom de sa cliente Zahabu Lydie Massudi. 

Les faits incriminés remontent à 2006. Cette ressortissante française d'origine congolaise (RDC) affirme avoir été recrutée, cette année-là, par Arlette Soudan-Nonault, ex-journaliste, petite-nièce du président Denis Sassou Nguesso et directrice de l'Institut Saint-François d'Assise (ISFA), à Brazzaville, dans le but de gérer l'hôtel Abo Palace, propriété de son "oncle", François Ibovi. Après avoir accepté la proposition, Mme Massudi, diplômée du Centre européen de management hôtelier international (CMH), s'est envolée en mission de reconnaissance pour le Congo Brazzaville et a signé un contrat à durée indéterminée le 25 août 2006. 

Très vite, les désillusions s'accumulent. Dès sa prise de fonction, la nouvelle patronne de l'hôtel situé à Abo, près d'Oyo (nord), veut mettre en place des procédures rationnelles de management : création d'une société de gestion de l'établissement, paiement des arriérés de salaires, inscription des employés au régime d'assurance sociale. Lydie Massudi affirme avoir été immédiatement freinée dans ses démarches par Arlette Soudan-Nonault, au motif que cela aurait obligé son oncle à payer "trop d'impôts et de charges". 

S'en serait suivi une nette dégradation des conditions de travail, avec une multiplication de mesures vexatoires. 

Outre un salaire non versé, Mme Massudi accuse François Ibovi de l'avoir sexuellement harcelée. 
En septembre 2007, elle s'est décidée à rentrer en France, tentant vainement de négocier le versement de ses émoluments à l'amiable. 

Me Tricaud justifie la plainte par le caractère intentionnel des délits perpétrés en bande organisée. En outre, "Arlette Soudan-Nonault a joué un rôle actif pour maintenir les affaires de son oncle dans la clandestinité". 

Aucune rupture du contrat de travail n'ayant été entérinée, sa cliente réclame plus de 200 000 € d'indemnités et de dommages et intérêts. A suivre…

NDLR : Arlette Soudan-Nonault est également l’épouse de François Soudan, journaliste á l’hebdomadaire JeuneAfrique.

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 17:19

 

 

 

 

 

 les-manifestants-du-4e-arrondissement-de-bangui-photo-rjdh

 

 

Calme précaire à Bangui après les manifestations du 2 Août

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 03 Août 2012 14:52

Le calme est revenu dans la capitale centrafricaine après les différentes manifestions dans plus de 3 arrondissements de Bangui ce 3 août 2012. C’est le constat fait par Radio Ndeke Luka après avoir fait un tour dans quelques arrondissements et le centre-ville de la capitale centrafricaine. Toutefois, des militaires sont placés à certains endroits stratégiques pour renforcer la sécurité dans la ville.

Hier, les candidats malheureux au concours de recrutement dans les rangs des forces armées centrafricaines ont contesté les résultats arrêtés par le ministère de la défense nationale. Jugeant que le dénouement du concours a fait l’objet d’une injustice et d’un favoritisme, les candidats malheureux en colère ont violemment manifesté, d’abord dans le 4ème arrondissement dans la matinée du 2 août ensuite dans le 7ème arrondissement et enfin légèrement dans le 5ème arrondissement en début de soirée.

Routes barricadées, pneus incendiés en pleine avenues, jets de pierre sur les forces de l’ordre, destructions de quelques édifices publics dont l’effigie du Président François Bozizé à la place du cinquantenaire et le pont de Kassaï. L’arme du que portait le militaire sculpté tenant le drapeau national, symbole du monument des libérateurs à l’intercession du 4èmearrondissement, a été enlevée de son dos par les manifestants dans l’après-midi.

L’incident qui a couronné la journée du 2 août a été la libération de tous les prisonniers de la prison centrale Ngaragba dans le 7ème arrondissement.

Dans la soirée, le Ministre délégué à la défense nationale, Francis Bozizé, dont le passage dans le 7ème arrondissement a suscité la colère des habitants, s’est adressé à la population sur les incidents de la journée. Le ministre délégué à la défense a, dans sa déclaration, déploré ce qui s’est produit à la maison d’arrêt Ngaragba et il a aussi indiqué que les candidats retenus seront encore filtrés afin que les meilleurs poursuivent leur formation à Bouar avec ceux du Congo et du Gabon.

Il a appelé les manifestants à se ressaisir même s’ils ont été les malheureux ou sujets de manipulations quelconques, « vous avez déjà vos noms dans notre base de donnés », les a-t-il rassuré. Des inquiétudes ont continué à planer sur les banguissois relatives à une intensification des manifestations dans la nuit obscure de la capitale. Mais  aucun incident majeure n’a été signalé ou ne s’est produit.

Toutefois, quelques échanges de tirs entre des personnes civiles et les porteurs de tenues d’environ 5 minutes ont eu lieu dans le 4ème arrondissement vers la tombée de la nuit du 2 août.

 

Les détenus de Ngaragba libérés par des manifestants en colère

maison d'arrêt de NgaragbaR

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 03 Août 2012 15:00

Les prisonniers qui occupaient la maison carcérale de Ngaragba dans le 7èmearrondissement de Bangui ont recouvré la liberté ce 2 août dans l’après-midi. Radio Ndeke Luka s’est rendue sur les lieux et confirme cette information.

Les candidats déchus du test d’entrée dans l’Armée nationale du 7eArrondissement de la ville de Bangui qui contestent la publication des résultats, se sont attaqués en début d’après-midi, à la prison centrale de NGARAGBA où ils ont cassé toutes les portes de cette principale maison carcérale, permettant ainsi aux prisonniers de s’évaporer librement dans la nature.  « Ce sont les candidats malheureux du 7èmearrondissement pris de colère qui ont libéré les prisonniers », explique un jeune d’environ 15 ans à RNL. Les reporters de RNL rapportent que toutes les chambres sont vides du côté de la cellule dite ‘’Maison Blanche ‘’. Seuls quelques expatriés blancs qui ne savaient où aller sont restés à Ngaragba.

Ou étaient les forces de l’ordre au moment que la prison se vidait de ses occupants ? «  Ils étaient là mais ils n’ont pu rien faire devant la masse des manifestants », explique un autre jeune homme d’environ 17 ans, témoin de l’évènement. Le tout dernier prisonnier à quitter la prison est un vieil homme condamné depuis plus de 20 ans, qui a fait ses adieux à Ngaragba en présence des militaires bien armés venus assez tard renforcer la sécurité autour et dans la prison vidée.

Selon les reporters de RNL, quelques coups de feu se sont fait entendre à l’approche de la prison. Après avoir libéré les détenus, les manifestants ont barricadé la route avec des cabanes renversées, des branches d’arbres, des ferrailles et ont aussi brulé des pneus au niveau du rond-point de Ouango-Kassaï.

Insatisfaits, les mécontents sont partis faire un trou sur le pont qui mène à la caserne militaire du camp Kassaï empêchant ainsi toute circulation de véhicules et engins à 4 roues dans cette destination. Interrogé sur le sabotage de cet ouvrage d’art, quelques femmes dont les noms de leurs enfants ne figurent pas dans la liste des admis au concours répondent presque en chœur que « c’est parce que le ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, responsable de ces recrutements truqués passe par là que nous avons creusé un trou dans le pont pour qu’il ne puisse plus repasser par ici ».

Les candidats déchus et leurs parents se disent tous déçus « c’est très injuste le fait qu’ils ramassent nos 5000 FCFA pour former avec leurs amis et parents ». « Rien ne vaut les 5 000 FCAF rassemblés par la sueur et les sacrifices faits », poursuivent-ils.

Un candidat malheureux qui n’a pas pris part aux manifestations explique à Radio Ndeke Luka que « bon nombre de ces gens ont vendu leurs téléphones portables, et bien d’autres objets personnels pour payer les droits de ce concours et puisque les résultats sont insatisfaisants, ils n’ont pas d’autre choix que de descendre dans la rue ».

Des coups de feu ont retenti de nouveau dans le 4ème arrondissement en début de soirée.

Aux dernières nouvelles, le Ministre délégué à la défense a lancé un appel au calme à l’endroit des manifestants. Il a rassuré les banguissois d’un renforcement des dispositifs sécuritaires. Il a aussi invité les jeunes à ne pas être sujets à des manipulations, car selon lui, rien n’est encore totalement perdu.

 

Des assaillants prennent d’assaut les habitants de Boali Poste

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 03 Août 2012 12:38

Les attaques et les présences d’hommes armés non identifiés se font enregistrer de plus en plus dans la région de l’Ombella M’Poko ces derniers temps.

Une nouvelle visite furtive des hommes armés non identifiés a été signalée dans la nuit du 1er au 2 août à Boali Poste  à moins de 5 kilomètres de Boali (95 kilomètres nord de Bangui) centre.

Selon les habitants de ces villages interrogés par le correspondant de Radio Ndeke Luka à  Boali, « ces hommes seraient au nombre de 25. Ils sont munis d’armes lourdes et des fusils d’assauts. Ils ont investi dans un premier temps un campement d’éleveurs, là ils ont abattu un bœuf et ont contraint les bergers à le charcuter et boucaner. »

Les habitants paniqués par cette brusque visite accompagnée de bastonnades et de forcing, ont raconté qu’ « au village Mandjio, ils ont arrêté un conducteur de moto, ils l’ont dépouillé de toute sa charge et l’ont ligoté avant de le passer à tabac. Les hommes armés lui ont aussi pris de l’argent. Ils ont par la même occasion, dépouillé un commerçant de la place de toutes ses marchandises. »

La population raconte qu’ « ils passent de porte à porte à la recherche du manioc. » Dans leur quête,  ils sont tombés sur un homme et son petit-frère à leur domicile, qu’ils ont contraints à moudre le manioc pris de force sur les villageois.

Un habitant du village confie à Radio Ndeke Luka, « les ravisseurs, avant de partir, ont crié gare à tous ceux qui vont trahir leur position ». Suite à cette menace ainsi que les actes infligés à quelques habitants de Boali-Poste, la peur gagne actuellement les habitants de cette localité.

Il y a environ un mois, des inconnus lourdement armés répartis en huit groupes, ont eu un accrochage avec les forces armées centrafricaines dans un campement à une vingtaine de kilomètres de Boali.

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 16:56

 

 

 

fauves-basket.jpg

 

 

 

Toute la planète du sport est émerveillée par le carton des USA contre le Nigeria, présentant cela comme le plus grand écart mis par une équipe en compétition officielle internationale. Or en 1989 à Luanda en Angola pour l'Afrobasket Hommes, les fauves du Bas-Oubangui de Basket avaient mis un sacré paquet (148 à 47) à la Zambie, soit 101 points d'écart. Le match d'hier opposant les USA au Nigeria s'est soldé par le score de 156 à 73  soit 83 points d'écart c’est-à-dire, 8 points de moins que le record établi en Afrobasket par la RCA en décembre 1989 en Angola.

La majorité des joueurs de la Team 89 qui était essentiellement construite autour de celle de 87 sont encore de ce monde. Que ceux-ci réagissent ou fassent réagir la FIBA Afrique ou le CNOSCA, voire la FCBB, pour que cette omission et ce mépris soit corrigés. Même si les nouvelles from Bangui sont  presque toutes mauvaises ou faites que records négatifs, qu'on nous laisse notre mémoire en paix.

Vive le Basket et vive ceux qui ont écrit les plus belles pages de l'histoire du Bakset Centrafricain en particulier les Team de la Can 87 et 89 et celle des JO de Séoul 88.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 16:39

 

 

 

 maison d'arrêt de Ngaragba

 

buste manquant de Bozizé place du Cinquantenaire

 

les-manifestants-du-4e-arrondissement-de-bangui-photo-rjdh

 

 JF Boz

     

 

 

 

L'histoire ne fait pas les hommes, ce sont les hommes qui font l'histoire. Et de cette histoire, naissent les grands hommes. Le CENTRAFRIQUE est un pays dont le passé historique n'a pas été matérialisé par des érections de monuments en tous genres pour marquer les faits saillants de son histoire.

 

 

Depuis sa naissance en tant que pays indépendant en 1960, le CENTRAFRIQUE n'a érigé pour son histoire récente que le monument représentant son père fondateur, le PRESIDENT B. BOGANDA. Cette manifestation de la reconnaissance du peuple centrafricain à l'égard de celui qui a versé son sang pour le défendre au plus profond de sa chair, trouve sa justification authentique et méritée.

 

Dans les pays dont l'histoire et la culture sont souvent représentées à travers la construction de moments symboliques, aucun personnage important de ces pays n'a vu son monument érigé de son vivant. Nous en avons au passage les exemples de DE GAULLE, CHURCHILL, KENNEDY, et autres GANDHI, MARTIN LUTHER KING.

 

C'est dire que la vraie reconnaissance de l'importance d'un homme pour l'œuvre qu'il a accomplie pour son peuple ne peut venir que du peuple lui-même, reconnaissance qu'il ne peut manifester qu'après la disparition de son héros.

 

Déboulonner le monument d'un personnage quelconque est la preuve de la haine et de la non reconnaissance qu'on peut porter à l'égard de ce personnage. Déboulonner le buste du Président de la République et le traîner à terre, c'est signifier à ce Président le manque de considération et de confiance qu'on a pour lui, en quelque sorte lui faire savoir qu'il ne mérite pas d'être là où il se trouve. L'on se souvient de cette fameuse phrase au sortir de la colonisation, à l'adresse des colons et résumée presque dans ces termes :

 

 « Qu'ils partent, et nos femmes et nos enfants jetteront derrière eux le tison ardent de la « haine ».

 

La gouvernance de la République CENTRAFRICAINE laisse tant à désirer et il est invraisemblable que cela se passe dans ce pays qui a une avenue baptisée « AVENUE DES MARTYRS », exactement aux noms de tous ces enfants qui ont perdu leurs vies à cause d'une mesure injuste qu'ils n'ont jamais voulu subir, à savoir le refus d'acheter des tenues, tout simplement parce que leurs parents n'avaient pas perçu leurs salaires pour leur permettre de se procurer ces tenues imposées par le pouvoir de l'époque. Et comme ce sont les hommes qui font l'histoire, l'histoire demeure têtue.

 

 On avait demandé aux « futurs »martyrs de payer des tenues, ils ont refusé et ils avaient raison. Et pour avoir eu raison, ils ont aussi eu raison du pouvoir : l'empire s'était effondré.

 

Aujourd'hui, on demande encore aux jeunes centrafricains de payer des droits pour pouvoir se mettre au service de leur pays. Mais dans quel pays sommes-nous ? Des bandes rebelles étrangères sillonnent le CENTRAFRIQUE en semant l'insécurité, la panique et la misère au sein des populations, le pouvoir en place n'est pas capable de sécuriser les régions touchées par les actions rebelles.

 

Les jeunes centrafricains acceptent de se  mettre au service de leur pays pour le défendre, on leur demande de payer pour cela, on prend leur argent, on ne les recrute pas mais on se contente de listes « bidon » pour faire croire que ce sont les résultats du concours qu'ils ont subi. Ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui ont été à l'école et ont passé tous leurs examens sans payer des frais du genre qu'on demande aujourd'hui aux candidats au recrutement dans l'armée.

 

Comment peuvent-ils justifier le fait de faire subir à leurs frères si ce ne sont leurs fils, un sort qu'eux-mêmes n'ont jamais subi et qu'ils n'accepteront certainement pas de faire subir à leurs propres rejetons ?

 

Quels diplômes et quels concours ont eus et subis les fils du Président aujourd'hui pour occuper les postes et les fonctions qui sont les leurs ?

 

Aucun des Présidents que le CENTRAFRIQUE a eus avant celui qui aujourd'hui se fiche éperdument de ce pays,  n'a eu l'outrecuidance d'insulter ainsi le pays et son peuple. Insulter le pays et son peuple, c'est insulter l'avenir,  c'est cracher sur la jeunesse.

 

La jeunesse de 1979, parmi laquelle les martyrs, n'était pas divisée. La jeunesse d'aujourd'hui doit comprendre que la division les mènera à la ruine. Ceux parmi ces jeunes qui pensent bénéficier de quelques miettes du pouvoir actuel, en oubliant leurs camarades qui souffrent et ont du mal à trouver deux bouchées de manioc par jour, doivent s'interroger et se mettre à la place de ceux-là qui tirent le diable par la queue. Le CENTRAFRIQUE est riche et chacun y a sa place. Une place où il peut manger à sa faim pour peu qu'il y ait de la justice pour tous.

 

LE COMBAT POUR LA JUSTICE EST UN COMBAT NOBLE. JEUNESSE CENTRAFRICAINE, NE BAISSE PAS LES BRAS.

 

KODRO SO AYEKE TI I KOUE.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 16:15

 

 

 

 

 

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                              les  jeunes manifestants devant le Lycée Boganda

 

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un des centres de recrutement, la mairie du 8ème dont on voit ici les archives saccagées

 

 

3 Août 2012    Hippolyte  Donossio 

Jet de pierre, incendie de pneus, route barricadée, destruction des édifices publiques, tire d’AK 47, de grenade lacrymogène, bref, voilà le spectacle qu’a livré le 2 août 2012 les malheureux du concours d’entrée dans les rangs des Forces Armées centrafricaines (FACA), dans plusieurs quartiers de la ville de Bangui. La ville a vécu par-là, un moment similaire à celui qui a marqué l’apogée du régime de l’ancien président, feu Ange Félix Patassé, et qui a vu l’arrivée au pouvoir par coup de force, de l’actuel président François Bozizé.

Plusieurs milliers de jeunes centrafricains désœuvrés sont descendus dans la rue pour dire non à la manière dont le recrutement a été organisé. Les manifestations se sont déroulées dans plusieurs arrondissements de la capitale centrafricaine.

Ces jeunes ont procédé à la destruction de plusieurs biens publics, dont la prison centrale de Ngaragba, laissant évader plusieurs centaines de prisonniers, dont des criminels. Les jeunes manifestants sont allés au-delà de leur folie jusqu’à casser le buste du président Bozizé qui se trouve au Jardin du Cinquantenaire parmi ceux des 5 anciens présidents qui ont dirigé la Centrafrique.

Bozizé, le retour à la case et départ ?

Si l’on fait une comparaison entre ce qui se passe en ce moment à celui de 2001, qui a occasionné la chute de Patassé en 2003, on peut dire qu’il y a de la tempête dans l’air pour celui qui a été appelé « Libérateur et Sauveur des Centrafricains », François Bozizé.

Bozizé est en ce moment rejeté par son propre camp. Pourquoi ? Parce que c’est dans ce même Boy Rabe qui casse le buste de Bozizé aujourd’hui que sa rébellion a été préparée, a été née et a pris le pouvoir. Ce même Boy Rabe est entrain de crier, « Nous ne voulons plus Bozizé ».

Qu’a fait Bozizé pour être si vite vomis par son propre camp en 9 ans seulement de pouvoir, alors que le Quartier Ouango par exemple, continue de pleurer l’ancien président Koligba, 31 ans après son règne ? La mentalité des centrafricains a-t-elle changé, ou bien Bozizé a fait preuve de l’amateurisme dans la gestion de la cité ?

En tout cas, ce qui se passe en ce moment est bien plus profond que sa simple perception. Comment peut-on imaginer que pour seulement 650 places, l’Etat-major de l’armée peut accepter d’enregistrer jusqu’à 10.000 dossiers de candidature ? Le calcul est simple, pour 5000 FCFA par dossier, on peut arriver jusqu’à 50 000 000 FCFA. Alors, si c’est le million qui préoccupait l’Etat-major, qu’on sorte cette somme non remboursée aux intéressés, pour réparer ces édifices détruits.

Les régimes se suivent et se ressemblent

Si Bozizé reprochaient à Patassé de ne pas bien prendre soin des centrafricains, notamment des jeunes, eh bien le bâton est entrain de retourner vers l’envoyeur. Tout le monde, du moins la majorité de tous sait que le camp Bozizé est divisé en ce moment. Et ce qui se passe, montre ce qui pourrait être qualifié de la gestion vaine de cette division interboziziste.

Qui pourrait croire hier que les jeunes de Boy Rabe peuvent crier aujourd’hui « Bozizé Dégage », comme ils l’ont fait à Patassé ? Visiblement, les régimes se suivent et se ressemblent en République centrafricaine, pays du panafricaniste Barthélemy Boganda.

Tout compte fait, un vent est entrain de souffler en ce moment sur l’Afrique. Le régime actuel est averti. Il faut juste éviter une sortie catastrophique et honteuse.

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