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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 01:17




19 octobre 2009

8 octobre 2009 - La presse dans le viseur des militaires : "On te connaît, on te réglera ton compte"

30 septembre 2009 - Deux journalistes de la presse étrangère menacés de mort

16 août 2007 - Deux directeurs de publication condamnés à de lourdes amendes et à une peine de prison avec sursis pour avoir "diffamé" un ancien ministre

Reporters sans frontières déplore l’inquiétant tour de vis donné par les autorités militaires guinéennes après que plusieurs équipes de journalistes français ont été refoulées du territoire à leur arrivée à l’aéroport de Conakry. Ces incidents sont survenus alors que de très graves menaces pèsent toujours sur les reporters locaux et que le secrétaire général adjoint de l’ONU, Hailé Menkerios, vient d’arriver à Conakry.

"Visiblement mécontent du traitement de l’actualité guinéenne par les médias internationaux, le pouvoir de Conakry semble ne plus vouloir autoriser la presse étrangère à se rendre en Guinée. Après avoir malmené puis menacé des journalistes locaux, les militaires guinéens franchissent une nouvelle étape dans l’élimination des témoins gênants. Etant donné le climat qui règne dans le pays, cette mesure et l’absence de tout journaliste étranger sont extrêmement préoccupantes. Nous demandons au secrétaire général adjoint de l’ONU de ne pas circonscrire son enquête aux violences du 28 septembre, mais d’élargir ses investigations à la question de la liberté de la presse et du traitement des journalistes", a déclaré l’organisation.

Dans la soirée du 17 octobre 2009, trois journalistes français de la chaîne internationale France 24 ont été refoulés de l’aéroport de Conakry et placés dans le premier avion les ramenant à Paris. Cyril Vannier et Willy Bracciano n’avaient pas de visa. Alain Chabot, en revanche, disposait d’un visa et s’était déjà rendu dans le pays après les événements du 28 septembre. Son entrée sur le territoire a été refusée au motif qu’il n’avait pas de lettre d’invitation.

Au même moment et pour les mêmes raisons, trois journalistes de la chaîne publique française France 2, arrivés de Dakar, ont dû prendre le premier avion pour le Sénégal. Deux jours plus tôt, c’est un reporter français de l’hebdomadaire Paris Match, Patrick Forestier, qui avait été refoulé.

Par ailleurs, nombre de journalistes locaux, dont Reporters sans frontières souhaite préserver l’anonymat, continuent d’être surveillés par la junte et reçoivent des menaces de mort régulières, notamment par téléphone.

"Tous les acteurs impliqués dans le règlement de la crise doivent prendre ces menaces très au sérieux et être conscients que de nouvelles exactions sont possibles si rien n’est fait pour assurer la protection des journalistes guinéens", a ajouté Reporters sans frontières.

Le secrétaire général adjoint de l’ONU, Hailé Menkerios, en charge d’une enquête de l’ONU sur le massacre de civils le 28 septembre dernier, est arrivé à Conakry le 18 octobre. Ces derniers jours, la France a recommandé à ses ressortissants de quitter le pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:13





 

 BANGUI, République Centrafricaine, 19 octobre 2009/African Press Organization (APO)/ — ICC-CPI-20091019-PR467

 Ce lundi 19 Octobre 2009, la Cour pénale internationale (CPI) lance son deuxième programme de sensibilisation, intitulé « Demandez à la Cour », en République centrafricaine. Ce programme sera diffusé à la télévision publique (TV Centrafrique), ainsi que sur les radios partenaires de la CPI : la radio Centrafrique, la radio ICDI, La radio Ndeke Luka, la radio Tropique, la radio Néhémie (AMMICA), la radio Voix de la Paix, la radio Voix de la Grâce (ESCA), la radio Linga et la radio Notre-Dame. Les radios communautaires basées à l’intérieur du pays participent également au projet. Il s’agit de la radio Maria (Bossangoa), la radio Zoukpana (Berberati), la radio Maïgaro (Bouar), la radio Siriri (Bouar), la radio Bé Oko (Bambari), la radio Kuli Ndunga (Nola).

 Ce programme  « Demandez à la Cour », est composé de 13 épisodes : chaque épisode sera diffusé pendant une semaine entre le mois d’octobre 2009 et le mois de janvier 2010.

 Ce deuxième programme fait suite au premier programme radio qui était intitulé « Mieux comprendre la Cour pénale internationale ». Ce premier programme, en sango, a fait l’objet d’une large diffusion de juillet à octobre 2009. On estime qu’il a touché environ 700.000 personnes dans le pays, et a représenté au final plus de 270 heures de diffusion d’information en sango concernant la CPI.

 Dans ce deuxième programme, la parole est donnée aux Centrafricaines et Centrafricains afin qu’ils posent directement leurs questions aux hauts fonctionnaires de la Cour, basés à la Haye. Le Président de la Cour (M. le Juge Sang-Hyun Song), le Greffier de la Cour (Mme Silvana Arbia), la Directrice de la division de la compétence, de la complémentarité et de la coopération au sein du Bureau du Procureur (Mme Béatrice Le Fraper du Hellen) ont ainsi répondu aux questions posées par la population centrafricaine.

 Pour de plus amples informations, veuillez contacter Fabienne Chassagneux, Coordinatrice chargée de la sensibilisation sur le terrain, à Bangui, au + 236 75 76 36 09 ou par courriel à l’adresse suivante : InfoRCA@icc-cpi.int. 

SOURCE : International Criminal Court (ICC)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:59




APPEL DE MARTIN ZIGUELE EN FAVEUR DES

ENFANTS CENTRAFRICAINS QUI MEURENT DE FAIM

 

Depuis des mois, des milliers de Centrafricains, en particulier ceux vivant dans les préfectures de la Mambéré- Kadei, de la Sangha-Mbaéré et la Lobaye, souffrent de la faim et sont dans un état de pauvreté extrême  et ce, dans une indifférence totale. Plusieurs organisations humanitaires internationales comme Médecins Sans Frontières, Action Contre la Faim, l’UNICEF, etc.…ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le sort des populations civiles du Sud-ouest de la République centrafricaine.

            Près de 700.000 enfants de moins de 5 ans de cette région sont dans une situation considérée par les agences du système des Nations Unies tels que l’OMS et l’UNICEF comme inacceptable car les niveaux de malnutrition enregistrés sont nettement supérieurs aux seuils d'urgence fixés par les standards internationaux. Beaucoup d'entre eux glissent même vers l'extrême limite de la survie. 16% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë et 6,6% de malnutrition aiguë sévère. Leur triste sort mérite une attention plus soutenue de la communauté internationale et des pays amis et partenaires au développement de la République centrafricaine, car les autorités actuelles du pays dont la mal gouvernance est grandement responsable de ce drame sont hélas totalement indifférentes à cette tragédie.  

La principale activité économique dans la zone étant polarisée sur l'exploitation minière, à tel point que la population est amenée à importer les produits alimentaires d'autres régions, essentiellement de l’Ouham-Pendé qui malheureusement se trouve également sinistrée par les conséquences de plusieurs années de troubles politico-militaires. De nombreux bureaux d'achat d'or et de diamant ont été arbitrairement fermés ces derniers mois. Un grand nombre d'artisans miniers ont été brutalement privés de leur emploi, les laissant sans aucune autre source de revenu. Cela a entraîné ipso facto une grave crise sans précédent dans le secteur minier. Cette crise qui touche principalement la source de subsistance pour la majorité de la population qui ne peut plus faire face aux besoins alimentaires les plus élémentaires.

            50% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour une nourriture quasi exclusivement à base de manioc. En dépit de conditions agro-écologiques favorables, le régime alimentaire est pauvre et la malnutrition, chronique. A cette sévère malnutrition, il faut également déplorer  la gravité de la situation sanitaire, caractérisée par la prévalence d'autres maladies meurtrières comme le paludisme, la tuberculose, les diarrhées ou le sida, le tout couronné par un système national de santé très délabré.  Faute de pouvoir les payer, une bonne partie de la population n’a pas la plupart du temps, accès au minimum de soins médicaux.

            Certaines organisations humanitaires tentent tant bien que mal de faire face à la situation ont ouvert ces dernies temps des programmes de prise en charge des cas les plus graves de milliers d’enfants sévèrement dénutris.

Je lance un solennel et vibrant appel  à tous les pays amis de la République centrafricaine, à la communauté internationale,

            -  pour venir en aide aux enfants centrafricains en danger de mort,

            - pour appuyer les efforts des ONG humanitaires par une forte mobilisation de la communauté internationale.

            Faute de cela, des centaines de milliers d’enfants centrafricains sont condamnés à une mort lente et certaine, dans cette inadmissible et silencieuse indifférence, à l’heure où de très hautes personnalités de ce pays fêtent leurs anniversaires en distribuant à la volée des billets de banques. Pensent-t-ils à ces enfants, à nos enfants, dont certains pourraient être sauvés avec le dixième de ces dépenses ostentatoires ?

 

Bangui, le 19 octobre 2009

 

Martin ZIGUELE

Président du MLPC

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 22:26




Joseph Binguimalet le faux pasteur, ici
 trônant déjà au DPI de décembre 2008

 

Qui est le prétendu pasteur qui vient dêtre désigné président de la commission électorale ?

« Pour se rapprocher de Dieu, il faut beaucoup pécher » avait dit Raspoutine. Ce dicton cadre parfaitement avec le parcours sulfureux du prétendu « pasteur » qui vient d’être porté à la présidence de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Bangui. De par la personnalité de l’intéressé, il s’agit d’une désignation qui ne peut honorer ni la RCA, ni crédibiliser le processus électoral qui est censé être enclenché dans ce pays. Selon un casting sans doute secrètement mis au point par Bozizé de concert avec l’intéressé qu’il a longuement reçu à son retour du Venezuela au Hilton de Roissy avant de  cheminer avec lui vers Bangui à bord du même vol d’Air France, la proposition de son nom devrait être faite par le potiche de premier ministre, Faustin Touadéra, histoire de sauver les apparences mais en réalité, c’est Bozizé qui l’a imposé à la tête de la CEI. Qui est en effet  Joseph Binguimalet ? Son pedigree est grosso modo à peu près ceci : chauffeur de l'Ambassade de la RCA à Paris, mécanicien ou ouvrier chez Peugeot, violeur de fille mineure, puis maison d'arrêt et enfin « pasteur autoproclamé ». Rien de bien reluisant en somme.

Débarqué à Paris venant de l’ambassade de la RCA de Moscou il y a un peu plus d’une bonne vingtaine d’années comme chauffeur mécanicien à l’ambassade de la RCA à Paris, Joseph Binguimalet n’a pas tardé à prendre conscience de la précarité de ses conditions de vie eu égard à la modicité du salaire qui n’arrivait que très irrégulièrement de Bangui. Très vite, il apprendra à faire de petites affaires, vendant ici et là des tas de choses pour tenter de joindre les deux bouts. Cet affairisme lui permettra d’interrompre définitivement ses fonctions auprès de l’ambassade pour se consacrer au business qu’il affectionne mais cet affairisme finira par le conduire brièvement en prison pour des raisons de redressement fiscal. A un moment donné, il s’est aussi retrouvé sur les chaines de montage d’automobiles chez Peugeot.

Entre temps il est accusé pour une affaire de mœurs. Il aurait en effet violé une fille mineure qu’il aurait lui-même adoptée. Ayant épousé une nièce du pasteur Paul Changé, aujourd’hui décédé, c’est celui-ci qui l’aurait intronisé pasteur au propre domicile même de Binguimalet alors que ce dernier n’a jamais mis pied dans une quelconque faculté de théologie ni le moindre institut biblique, tout comme le président pseudo pasteur Bozizé. Drôle de façon de devenir pasteur. Ils sont tous les deux adeptes de sectes et se comportent aujourd’hui comme deux larrons en foire. Binguimalet s’est progressivement transformé plutôt en agent de renseignement pour Bozizé, lui adressant souvent des fiches mensongères sur certains opposants à son régime vivant en exil en France.

C’est ainsi qu’en guise de récompense pour service rendus à Bozizé, il s’est retrouvé 1er vice président du présidium du Dialogue Politique Inclusif (DPI) en décembre 2008 à Bangui, juste après le président Pierre Buyoya. Au sortir de ce DPI, Binguimalet ambitionnait même d’être nommé premier ministre par son compère Bozizé. On ignore ce qui a fait finalement pencher la balance plutôt pour Touadéra. A certains proches, il n’est pas avare de confidences sur son ambition d’être un jour ministre de la République avant de mourir. En RCA hélas, tout est possible. Le procédé pour y parvenir consiste pour lui à tisser d’étroites relations avec certains dignitaires du régime comme Cyriaque Gonda et autres Sylvain Ndoutingai, leur offrant de temps à autres des cadeaux en costumes et autres chaussures de provenance de Paris.

Pour l’affairisme, Binguimalet s’est aussi spécialisé dans l’accompagnement à Bangui de certains « hommes d’affaires » qui voudraient acheter des diamants. Au passage, il perçoit ses commissions. C’est aussi cela la vie de pasteur selon Binguimalet. Leur complicité s’explique aussi en partie par la découverte de leurs attributs communs, à savoir se proclamer pasteurs sans avoir fait des études de théologie tout en faisant croire aux Centrafricains que la morale divine guiderait les pas des "dirigeants". Bozizé  lui, a été converti à sa secte du Christianisme céleste, où ils ont l’habitude de marcher pieds nus, lors de son exil à Cotonou dans les années 80 à 90. Dernièrement son gourou, un Béninois, s’était rendu à Bangui pour lui rendre visite et il a même dû retarder son départ pour la Libye de plusieurs heures afin de le recevoir ce jour là.

En revanche, dans la prétendue église de Binguimalet située quelque part près de Goussainville dans le Val d’Oise, on assiste en réalité à une véritable entreprise visant à racketter ceux et celles qui y vont. Ils sont régulièrement sollicités et mis à contribution pour payer les loyers de la maison du pseudo pasteur ainsi que pour lui fournir des costumes, cravates et autres chaussures à la mode, méthode de vulgaire gourou. Binguimalet se livre souvent à un vrai battage pour tenter de drainer du monde le dimanche dans son « église ».

Malgré cela, à peine une quarantaine de naïfs s’y rendent et souvent ne tardent pas à revenir de leurs illusions du début en ne revenant plus. Il s’agit essentiellement de certains compatriotes de Binguimalet de la région parisienne Il semble que la plupart de « ses fidèles » de la première heure on cessé de fréquenter cet endroit de perversion, dès l'instant qu'ils se sont aperçus qu'ils servaient de vache à lait aux disciples de Belzébuth. Il aurait même entamé la construction d'une église puis aurait laissé tomber le projet pour construire plutôt une maison pour lui-même. Certains fidèles de sa secte quelque peu mauvaise langue, vont jusqu’à supputer même qu'il s'est servi des offrandes de l'église à ses fins personnelles. Comble de fourberie, c'est maintenant son épouse qui gère ce véritable fonds de commerce, utile à l'accomplissement de leurs vils projets sur le dos d'honnêtes personnes, qui par bêtise ou naïveté, continuent de se faire duper en faisant confiance à ces "envoyés de Dieu » d’un autre genre, plutôt ces escrocs. Enfin, s’agissant toujours de Binguimalet, il serait à l’origine du limogeage par Bozizé de l’ancien premier ministre Elie Doté. Il aurait informé Bozizé de l’intention encore tenue secrète à l’époque, d’Elie Doté de s’emparer du Parti  de l’Unité Nationale (PUN) de Jean Paul Ngoupandé, perspective qui aurait sérieusement fait peur à Bozizé d’où l’éviction de Doté.

Un autre constat s’impose qu’aujourd’hui en Centrafrique, plusieurs institutions sont sous la coupe de pseudos pasteurs. Le président de la République est un pasteur autoproclamé qui s’appelle François Bozizé. La cour constitutionnelle est présidée par un proche du même Bozizé qui prétend lui aussi être un pasteur de l’église Béthel, un certain Marcel Malonga Ngrémangou dont le rôle a été décisif dans la recommandation et désignation de Binguimalet comme président de la CEI. Aujourd’hui, un « pasteur » sectaire comme lui, Joseph Binguimalet, vient d’être encore imposé par Bozizé à la présidence de la Commission Electorale indépendante (CEI) afin de mieux s’assurer son rempilage comme président. Enfin, un évêque récemment démissionné par le Vatican, Paulin Pomodimo, est nommé par Bozizé Médiateur de la République. Un autre faux pasteur est l’ancien directeur des œuvres universitaires de Bangui, Louis Ngaikoumon Oguéré que Bozizé vient de nommer ambassadeur au Cameroun. Il est pourtant accusé d’avoir détourné les fonds de campagne électorale de Mme Monique Bozizé. C’est la République de faux pasteurs et de vrais truands. Où va-t-on ainsi ? Dieu saura reconnaître les siens…

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 21:59




 

A peine descendu de son avion de retour de Ouagadougou ou il avait participé au sommet africain sur le climat, puis Cotonou où il avait pris part à la réunion des chefs d’Etat invités par l’ancien président français Jacques Chirac à signer son appel de Cotonou contre les faux médicaments, Bozizé a convoqué une rencontre avec le comité de pilotage du programme DDR. Visiblement en colère, il a pointé du doigt la mauvaise foi de certains mouvements politico-militaires qui refuseraient encore selon lui de communiquer la liste de leurs combattants alors qu’ils avaient bien co-signé l’Accord de paix Global de Libreville.

Il a stigmatisé le cas du FDPC d’Abdoulaye Miskine qui vient de déclarer caducs tous les accords de pays qu’il a signés en Libye avec le gouvernement. Il s’en est aussi vertement pris aux pessimistes qui - comme l’a fait dans une récente interview sur les antennes de RFI le président de l’APRD Jean Jacques Demafouth, pourtant vice président du comité de pilotage du DDR et qui a cru bon se faire le porte parole de ses éléments sur le terrain - craignent une reprise des hostilités si les fonds prévus pour le DDR n’étaient pas rapidement décaissés au profit des ex rebelles qui ont de plus en plus de mal à se nourrir maintenant qu’ils ont été contraints à lever les barrières.

Pour sa défense et afin de faire taire les supputations sur les accusations de détournement de l’enveloppe d’assistance du DDR offerte par les pays membres de la CEMAC, Bozizé a prétendu que les fonds CEMAC pour le DDR se trouveraient bien dans les livres de la BEAC et qu’il pourrait en apporter les preuves. Il a affirmé gérer dans la transparence la plus grande cette enveloppe en ordonnant un décaissement de 65 millions pour la réfection du local devant abriter les services techniques du comité de pilotage du DDR puis un autre décaissement de 190 millions de F CFA pour couvrir la première campagne de sensibilisation en province.

On doit rétorquer à Bozizé que la seule façon de faire taire définitivement les supputations et les accusation de détournement de l’enveloppe de cinq milliards de F CFA de la CEMAC est de reverser immédiatement tout cet argent à la structure financière de gestion prévue à cet effet au BINUCA et au PNUD. Cet argent n'est pas destiné à être logé indéfiniment à la BEAC et Bozizé n’a pas vocation à gérer cette enveloppe. Président de la République, n’a-t-il pas autre chose de plus important à s’occuper ?  Quand mettra-t-il cet argent à la disposition de ceux à qui il est initialement destiné ? Il est fortement à craindre que ce moment venu, on ait une désagréable surprise.

Selon certaines informations crédibles provenant de certains voyageurs qui reviennent des zones tenues notamment par l’APRD, à force d’attendre en vain le décaissement des fonds DDR, les ex rebelles remettent progressivement en place les barrières pour racketter à nouveau la population.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 00:18




SOMMET EXTRAORDINAIRE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT

DE LA CEDEAO

 

ABUJA, LE 17 OCTOBRE 2009

 

COMMUNIQUÉ FINAL

 

1. A l’invitation de S.E. Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du

Nigéria et Président en exercice de la CEDEAO, une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue, le 17 octobre 2009, à l’Hôtel Transcorp Hilton d’Abuja, République Fédérale du Nigeria.

 

2. Le Sommet a été convoqué afin d’examiner les récentes évolutions de la situation en Guinée et au Niger, suite au massacre des manifestants le 28 septembre 2009 à Conakry et la violation de la Constitution Nationale et du Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance par les autorités nigériennes. Le Sommet a observé une minute de silence en mémoire des personnes qui ont perdu la vie, lors du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry.

 

3. Etaient présents les Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-dessous :

Son Excellence Thomas Boni Yayi

Président de la République du Bénin

Son Excellence Blaise Compaore

Président du Burkina Faso

Son Excellence Malam Bacai Sanhá

République de Guinée Bissau

Son Excellence Ellen Johnson-Sirleaf

Présidente de la République du Libéria

Son Excellence Umaru Musa Yar’Adua

Président et Commandant en chef des Forces Armées de la République fédérale du

Nigeria

Son Excellence Ernest Bai Koroma

Président de la République de la Sierra Leone

Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé

Président de la République du Togo

 

Les représentants des Chefs d’Etat et de Gouvernement ci-après, dûment accrédités, ont également pris part aux travaux :

Son Excellence Dr Aja Isatou Njie Saidy

Vice-président de la République de Gambie

Son Excellence Alhaji Muhammad Mumuni

Ministre des Affaires étrangères de la République du Ghana

Son Excellence Amidou Diarra

Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Nigéria

Son Excellence Jorge Borges

Secrétaire d’Etat des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Communauté de

la République du Cap Vert

Son Excellence Boubacar K. Coulibaly

Ambassadeur du Mali au Nigéria

Son Excellence Madické Niang

Ministre des Affaires étrangères du Sénégal

4. Les travaux se sont déroulés en présence des personnalités de haut rang suivantes :

Mr. Jean Ping

Président de la Commission de l’UA

Son Excellence Saïd Djinnit

Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest

 

5. Le discours d’ouverture a été prononcé par Son Excellence Umaru Musa Yar’Adua, Président de la République Fédérale du Nigéria et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

 

6. Les participants se sont ensuite retirés pour examiner à huis clos les memoranda de la CEDEAO sur la situation en Guinée et au Niger ainsi que sur les rapports de la Délégation Spéciale du Parlement de la Communauté, sur la visite, en Guinée, du Facilitateur, le Président Blaise Compaoré et sur la réunion du Conseil de Médiation et de Sécurité du 24 août 2009.

 

Après examen minutieux des memoranda, rapports et recommandations, la Conférence a pris

les décisions suivantes :

 

Sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance

 

7. La Conférence a réaffirmé l’attachement indéfectible des Etats membres aux principes de la démocratie et à l’Etat de droit, ainsi que le rejet de la prise du pouvoir ou du maintien au pouvoir par des voies anticonstitutionnelles, conformément aux dispositions des Protocoles de la CEDEAO et des instruments pertinents de l’UA.

 

8. A cette fin, les participants ont demandé la mise en oeuvre de mesures plus efficaces aux niveaux régional et continental pour lutter contre la violation ou les tentatives de violation des instruments, Principes et normes relatifs à la Démocratie et à la Bonne Gouvernance, tant au niveau national, régional que continental.

 

Sur la situation en Guinée

 

9. La Conférence a exprimé sa profonde préoccupation face à la violation massive des droits de l’homme et du droit humanitaire en Guinée et a catégoriquement condamné les actes barbares de massacre, de viol et autres atrocités perpétrés par les forces de sécurité sous l’autorité du CNDD contre des femmes et des populations civiles non armées le 28 septembre 2009. Elle a caractérisé les actes d’impunité et la détérioration rapide de la situation politique, sécuritaire et des droits de l’homme en Guinée, comme portant sérieusement atteinte au processus démocratique dans le pays et constituant une menace réelle à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région.

 

10. Au vu de ce qui précède, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, tout en félicitant le Président Blaise Compaoré d’avoir accepté de jouer le rôle de facilitateur dans la crise de la Guinée et apportant son soutien à ses efforts de médiation, l’exhorte à prendre les mesures appropriées pour rétablir le dialogue entre les acteurs politiques guinéens en vue de :

 

a. mettre en place une nouvelle autorité de transition pour assurer une transition courte et pacifique vers l’ordre constitutionnel par des élections crédibles, libres et transparentes ;

 

b. s’assurer que ni le Président et les autres membres du CNDD, ni le Premier Ministre de même que ceux qui occuperont des postes de haute responsabilité dans la nouvelle autorité de transition ne seront candidats aux prochaines élections présidentielles ;

 

c. déterminer les différentes étapes du chronogramme de transition, déjà établi consensuellement et en assurer la mise en oeuvre.

 

11. La Conférence salue la décision du Secrétaire général des Nations Unies de mettre en place une Commission d’Enquête pour faire la lumière sur les violences du 28 septembre 2009 et invite toutes les parties guinéennes concernées ainsi que tous les autres acteurs à coopérer pleinement avec la Commission.

 

12. La Conférence instruit le Président de la Commission de la CEDEAO de :

 

a. collaborer avec le Secrétaire Général des Nations unies, le Président de l’UA afin de créer les conditions idoines, y compris les mesures de sécurité d’accompagnement indispensables afin de faciliter la mission de la Commission d’Enquête,

 

b. collaborer avec l’Union africaine pour l’élaboration d’un régime de sanctions à l’encontre d’individus constituant une menace pour la mise en oeuvre du programme de transition,

 

c. travailler avec la nouvelle autorité de transition de même que le nouveau gouvernement issu de la transition pour concevoir et mettre en oeuvre un programme de Reforme du Secteur de la Sécurité, avec le soutien de l’UA, des Nations unies et des autres partenaires.

 

13. A la lumière des atrocités commises et des actions engagées par les autorités du CNDD pour acquérir de nouvelles armes, la Conférence décide d’imposer un embargo sur les armes à l’encontre de la Guinée dans le cadre de la Convention sur les Armes Légères et de Petit Calibre, leurs Munitions et Matériels Connexes et invite le Président de la Commission à prendre les mesures nécessaires pour obtenir le soutien de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Nations unies dans la mise en oeuvre et l’application de cet embargo.

 

Sur la situation au Niger:

 

14. La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement a estimé que la tenue du Référendum du 4 août 2009 et les circonstances de son organisation s’inscrivaient à l’encontre de l’esprit et la lettre de la Constitution du pays et une violation flagrante du Protocole Additionnel de la

CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance. Elle a invité, par conséquent, les autorités du Niger à s’abstenir de commettre d’autres actes qui pourraient approfondir les divisions dans le pays et exacerber l’atmosphère politique. A la lumière de ce qui précède, la Conférence a décidé :

 

a) d’imposer des sanctions conformément aux dispositions de l’article 45, paragraphe 2 (premier et deuxième alinéa) du Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, à savoir «le refus de soutenir les candidatures présentées par l’Etat membre concerné à des postes électifs dans les organisations internationales» et «le refus de tenir toute réunion de la CEDEAO dans l’Etat membre concerné»,

 

b) d’inviter instamment le Président Mamadou Tandja et les autorités du Niger à reporter sine die les élections législatives prévues pour le 20 octobre 2009 et à favoriser un dialogue avec les autres principaux partis politiques afin de résoudre la crise politique dans le pays,

 

c) de dépêcher à Niamey une mission de haut niveau, composée de son Excellence Ellen Johnson-Sirleaf, Présidente de la République du Libéria, son Excellence le Général Abdulsalami A. Abubakar, ancien Chef d’Etat de la République fédérale du Nigéria et le Président de la Commission de la CEDEAO pour rencontrer le Président Tandja le dimanche 18 octobre 2009 afin de lui délivrer le message du Sommet visant à faciliter la restauration du dialogue entre les différents acteurs.

 

15. Le Sommet a décidé que le non respect par le Président Tandja des décisions de la Conférence aboutirait à l’imposition automatique et immédiate de toutes les sanctions prévues par l’article 45 du Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance et au transfert du dossier Nigérien à l’Union Africaine en vue d’une action similaire.

 

16. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont désigné le Général Abdulsalami A. Abubakar, ancien Chef d’Etat de la République fédérale du Nigéria, comme médiateur de la CEDEAO pour le Niger et ils l’ont exhorté à convoquer immédiatement à Abuja une réunion des acteurs

nigériens afin de rétablir le dialogue politique visant à créer un consensus national sur les voies et moyens de sortie de crise.

 

17. Le Sommet a chargé le Président de la Commission de la CEDEAO de transmettre la présente décision au Président de la Commission de l’UA et au Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA en vue de prendre les mesures appropriées.

 

18. La Conférence a exprimé sa gratitude au Président en exercice pour l’accueil et l’hospitalité chaleureux et fraternels dont les Chefs d’Etat et leurs délégations ont fait l’objet et pour les excellents moyens mis à leur disposition pour assurer le succès de la réunion.

 

Fait à Abuja, le 17 octobre 2009

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 16:51




 

APA - Bangui 2009-10-17 03:30:12 (Centrafrique) Le Président Joseph Binguimalé et les membres de la coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI), centrafricaine ont prêté serment ce vendredi, avant leur entrée en fonction, en présence du Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui, Arsène Jean Bruno Minime.

La Coordination de la CEI est constituée de cinq membres de l’opposition démocratique ; cinq représentant du pouvoir publics ; cinq représentants de la majorité présidentielle ; cinq représentants des autres partis ; cinq représentants de la Société Civile ; cinq représentants des mouvements politico-militaires.

Le 2ème Substitut de la République Laurent Lengandé a invité les membres de la CEI de faire abstraction de toute la considération partisane ethnique et religieuse pour préserver leur indépendance.

« Vous êtes appelés à défendre la démocratie derrière laquelle se trouve les intérêts de la République Centrafricaine. La Commission doit être une cellule qui sécrète la réconciliation nationale », a –t-il déclaré.

Il convient de rappeler que la CEI est chargée, en relation avec le ministère de l’Administration du Territoire et de Décentralisation, de la préparation, de l’organisation et de la supervision des élections présidentielle, législatives, régionales et municipales»

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 16:39




 

LE MONDE | 17.10.09 | 14h57  •  Mis à jour le 17.10.09 | 14h57

Entre Bongo père et Bongo fils, la boucle est bouclée. Face à l'océan Atlantique, dans l'immense salle des banquets marbrée du palais présidentiel de Libreville où reposait la dépouille de son père en juin, Ali Bongo a prêté serment, vendredi 16 octobre, devant une dizaine de chefs d'Etat africains. Parmi les nombreux invités avaient pris place Alain Joyandet, secrétaire d'Etat français à la coopération, et André Parant, le nouveau "Monsieur Afrique" de l'Elysée. Robert Bourgi, le sulfureux intermédiaire de Nicolas Sarkozy, avait fait, lui aussi, le voyage de Libreville pour saluer son "ami Ali". Mais il ne figurait pas parmi la délégation officielle française.

Femmes vêtues de boubous frappés du portrait d'Ali Bongo, musique militaire, interminable lecture de la décision de la Cour constitutionnelle rejetant le recours de l'opposition contre l'élection du 30 août : aucun symbole, aucune marque de solennité n'ont été négligés pour donner la pompe nécessaire à cet événement rarissime : l'intronisation d'un nouveau président au Gabon, le troisième, quarante-neuf ans après l'indépendance.

Souriant, Bongo fils trônait sur un fauteuil doré devant un chiffre "9" géant (pour "neuf"), le logo de sa campagne électorale destiné à évoquer le renouveau qu'il entend incarner. Le président tout neuf a placé la barre haut : "Je veux un Gabon exempt de corruption et d'injustice ", a-t-il proclamé en promettant "un juste partage des richesses" et même la garantie du "pluralisme de pensée et de la liberté d'expression". Plus précis, le président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba-Ndama, a appelé à "éradiquer les mauvaises habitudes qui gangrènent le fonctionnement de l'Etat : le favoritisme, la corruption et le détournement des deniers publics en toute impunité".

Mais l'ombre pesante d'Omar Bongo planait sur la cérémonie. "Celui qui suit la trace d'un éléphant n'a pas à craindre la rosée ", a résumé M. Nzouba-Ndama. Et lorsque, manifestement privé du dernier feuillet de son discours, Ali Bongo a improvisé sa conclusion, c'est encore à son père, "cet être cher qui nous a laissé un pays en paix", qu'il s'est raccroché.

Chacun attend désormais les signes de la rupture promise. La reconduction du premier ministre de la transition, annoncée vendredi soir, semble déjà contrarier cette attente. Elle devrait être complétée par la nomination d'un gouvernement plus resserré que du temps d'Omar Bongo (29 membres contre une quarantaine), auquel devraient participer quelques opposants. Ni Pierre Mamboudou, ni André Mba Obame - en grève de la faim pour dénoncer le "putsch électoral" -, principaux adversaires d'Ali Bongo, absents de la cérémonie, n'ont réussi à gâcher la fête. Sur le boulevard du bord de mer, humides de bruine tropicale, les innombrables affiches de la campagne d'"Ali 9" ont laissé la place à autant de portraits du nouveau président Bongo en costume sombre, frappés de trois mots qui closent définitivement toute controverse : "Merci à tous ! "

 

Philippe Bernard (Libreville, envoyé spécial)

Article paru dans l'édition du 18.10.09

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 02:03




l'ambassadeur Jean-Pierre Vidon

 Bangui, 16 oct. (ACAP) – Le ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, et l’Ambassadeur de France en République Centrafricaine, , M. Jean Pierre Vidon, ont signé, vendredi 16 octobre 2009, à Bangui, une convention d’aide budgétaire d’un montant de 1,3 milliard de FCFA, en présence de certains membres du gouvernement et du représentant de l’Agence Française de Développement (AFD), M. Hugues Marion.

L’objectif de cette subvention est de contribuer, en cohérence avec les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI), à l’effort budgétaire de l’Etat centrafricain pour soutenir le secteur forestier.

 « Cette subvention accordée à la République Centrafricaine financera en partie les dépenses inscrites au budget de fonctionnement de l’Etat pour l’année 2009. Ces ressources additionnelles permettront ainsi à l’Etat d’assurer le paiement de l’essentiel de ses arriérés aux entreprises privées non bancaires, le paiement de ces arriérés contribuera à réduire le niveau de la dette intérieure du pays », a indiqué l’Ambassadeur Vidon.

« Le décaissement de cette aide budgétaire était conditionné par l’adoption de deux arrêtés interministériels, en vue de soutenir le secteur de la forêt, principal secteur d’exportation du pays, touché par les effets de la crise internationale, ce secteur bénéficie par ailleurs de l’appui de l’AFD depuis plusieurs années pour en assurer une exploitation durable », a-t-il souligné.

Il a enfin ajouté que « cette convention vient développer et compléter le portefeuille de l’AFD en RCA, actuellement composé de seize (16) projets en cours d’exécution, présentant un reste à verser de 17 milliards FCFA dans les secteurs de l’énergie, de la santé, de la forêt et de l’environnement, des infrastructures urbaines et des transports »

En réponse, le ministre d’Etat, M. Maliko, a déclaré que « cet appui est inestimable pour nous, il intervient dans un contexte financier en RCA, mais également en France et dans le monde extrêmement difficile, nous pouvons donc apprécier ce geste, ce geste vient en accompagnement d’une série d’initiatives au niveau national que nous avons prises pour contrer les effets de la crise financière internationale ».

 « En dépit de nos efforts internes, il nous faut compter sur les appuis de nos partenaires, au-delà de ce que notre partenaire traditionnel, la France fait, nous appelons d’autres partenaires à s’associer à cet élan de solidarité et à nous soutenir pour que nous n’enregistrions pas de recul qui serait fortement dommageable pour la stabilité et la paix en République Centrafricaine », a-t-il conclu.

 Il faut rappeler qu'en juin 2009, les conseils d’administration du FMI et de la Banque Mondiale ont déclaré la République Centrafricaine éligible au point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres très Endettés (PPTE), soit près de deux ans après qu'elle eût atteint le point de décision de cette même initiative PPTE en septembre 2007.

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 23:40




 

  Après avoir bataillé l'année dernière pour signer le coûteux avenant à la convention minière de sa filiale UraMin CAR Ltd (AMI nº187) pour le gisement de Bakouma en Centrafrique, Areva est toujours en négociations avec les autorités, mais sur un autre aspect du projet. Le groupe nucléaire français cherche en effet à augmenter ses ressources et ses réserves avant de s'engager dans la phase de développement.

Areva souhaite en particulier sécuriser les blocs autour de son permis qui couvrent les extensions de Bakouma. Ceux-ci (Ndenguiro, Bakouma North, etc.) sont détenus par Uranio AG, la société enregistrée à Bâle de l'homme d'affaires Richard Ondoko. Or, selon nos informations, George Forrest, le célèbre entrepreneur minier du Katanga au Congo-K, aurait récupéré sept de ces titres en vue de les céder à Areva.

Dans quelles conditions ? Les discussions sont en cours…Anne Lauvergeon, la patronne du groupe français, s'est entretenue avec François Bozizé le 29 septembre à Paris. Celui-ci aurait demandé le versement d'une avance sur impôt au groupe français. Le président centrafricain était accompagné de son conseiller particulier Fabien Singaye.

Ce dernier, ainsi que Forrest avaient servi d'intermédiaires à Areva pour la signature, en août 2008, de l'avenant d'UraMin CAR Ltd. Cet accord prévoyait notamment le versement par le groupe français de 40 millions $ sur cinq ans à Bangui.

Rappelons que George Forrest et Fabien Singaye ont également joué un rôle actif dans les négociations ayant abouti, le 26 mars, à l'accord sur l'exploitation de l'uranium au Congo-K. Enfin, Richard Ondoko était injoignable au moment de la mise sous presse de cet article.

AFRICA MINING INTELLIGENCE N° 212 14/10/2009       

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