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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 23:57

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE


Le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM), parti fondé le 4 mai 1998 par Charles MASSI, plaçant l’Unité et la Cohésion nationale au dessus de toutes les considérations politiques et partisanes, considère que seule la mise en place d’un Conseil Exécutif pourra garantir, dans le cadre d’un accord politique, le retour d’une Paix véritable et l’organisation d’élections présidentielle et législatives aux résultats incontestables.

Ce Conseil Exécutif, composé du Président (sortant) François BOZIZE et de 4 Vice-présidents représentant l’opposition, la majorité présidentielle, l’Armée nationale et les Institutions judiciaires, aura pour mission, la mise en place d’un Gouvernement de Consensus National et devra impérativement nommer un nouveau Premier Ministre, un Ministre de la Défense, un Ministre de l’Intérieur, un Ministre de la Justice et un Président du Comité de Trésorerie, acceptés par tous.

Depuis le 11 juin 2010, date de l’expiration du mandat du président François BOZIZE, la République Centrafricaine est entrée dans une période de « transition électorale ».

Le FODEM considère qu’aller à des élections forcées le « 24 octobre 2010 », comme l’a déclaré la Commission Electorale Indépendante (CEI) par la voie de son Président, le Pasteur Joseph BINGUIMALE, ne permettra pas d’obtenir des résultats électoraux et des institutions à la légitimité incontestable.

Le FODEM, empli des valeurs morales que sont l’équité et la droiture, exhorte, les partis de la majorité présidentielle et de l’opposition, à faire preuve d’humilité, en plaçant, l’intérêt supérieur de la Nation, au-dessus des calculs électoraux.

Le FODEM,  invite, aussi, les Pays partenaires de la République Centrafricaine, à user de leur bienveillante influence auprès du Président François BOZIZE, afin d’aider le Peuple Centrafricain à retrouver le chemin de la Paix, de la Justice et de l’Unité.

Le FODEM, met en garde le Président François BOZIZE, contre tout acte supplémentaire qui se révèlerait contraire à l’Intérêt Supérieur de la Nation, car cela constituerait une menace directe pour la survie des nos Institutions.

Le FODEM demande enfin, au Président (sortant), François BOZIZE, de dire la vérité quant au sort qu’il a réservé à son Président Fondateur, le Pharmacien Colonel Charles MASSI et de considérer le Conseil Exécutif comme l’ultime solution permettant de sauver la Paix et la Cohésion Nationale.

Il rappelle, au Président (sortant) François BOZIZE, ses obligations envers le Peuple Centrafricain, conformément à l’article 25 de la constitution, à savoir : « JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION D’OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CONSTITUTION, DE GARANTIR L’INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L’INTEGRITE DU TERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L’UNITE NATIONALE, D’ASSURER LE BIEN–ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE  MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D’ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL OU CONFESSIONNEL, DE NE JAMAIS EXERCER LES POUVOIRS QUI ME SONT DEVOLUS PAR LA CONSTITUTION A DES FINS PERSONNELLES ET DE N’ETRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L’INTERET NATIONAL ET LA DIGNITE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ».

Le FODEM rappelle au Président (sortant), François BOZIZE, " qu'être le Garant de la Constitution, c'est être le premier à la Respecter ".

Fait à Paris, le 22 juin 2010


Saturnin NDOMBY

Président du FODEM

www.fodem.org – contact@fodem.org

Tél : 06 09 12 95 50 – satndomby@hotmail.com

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 23:17

 

 

Bevarrah LALA

 

 

SI BOZIZÉ CONTINUE À RESTER, IL RISQUE DE SE FAIRE LAPIDER OU CAILLASSER PAR SES COMPATRIOTES UN JOUR...

                                                                      

De nos traditions centrafricaines, quand on n'aime pas quelqu'un (homme public) notoirement connu (pour je ne sais quoi? démagogie peut-être, tel que le cas de Bozizé actuellement), en général sur son passage dans une localité, tout le long de son parcours, les gens lui crient dessus; ils le lapident avec des cailloux, caillasses, etc... Le pauvre GUÊMON, connu à l'échelle nationale, en avait souffert dans sa vie avant de mourir. La preuve éclatante qui illustre et étaie mes propos ici est le cas de la guerre de « aux cailloux » contre les autorités despotiques et sanguinaires à Bangui à l'époque de l'Empereur BOKASSA 1er dont le général BOZIZÉ fut lui-même l'une des victimes dans ses patrouilles de recherche des élèves et étudiants à capturer pour les mettre en prison.

 

L'amendement de la constitution centrafricaine qui confère illégalement à BOZIZÉ le plein pouvoir post-mandat, les prérogatives de Président de la République et Chef de l 'État sans suffrage universel, n'est pas du gré de la majorité des centrafricains !!! Mais beaucoup n'ont pas le courage de le manifester ouvertement.

 

Dans l'histoire politique de la R.C.A., il y -a eu un cas de figure en 1959. A la mort tragique du Président Barthélémy BOGANDA, l'Assemblée  Nationale avait pris un texte en faveur du Président David DACKO et l'avait fait voter en son sein à 99,99% de voix  parlementaires à majorité écrasante comme celle de BOZIZÉ aujourd'hui. Mais dans la mesure où ce vote n'était pas issu du suffrage universel, la Préfecture de l'OUHAM l'avait rejeté. Lors d'une visite à BOSSANGOA, des pancartes avec des écriteaux hostiles « non au Président David DACKO! » jonchaient la route et à la descente du Président DACKO à la Préfecture  pour saluer les officiels; en tendant la main, la Présidente de l'Association des femmes de BOSSANGOA, Mme TISSÉRÉ avait giflé le Président  DACKO. Bref, c'est dire que : une simple majorité de chambre parlementaire consentie à la sauvette que BOZIZÉ se prévaut dans son  discours de fin de mandat, le 11 juin 2010( avec une adresse indigne d'un Chef de l'État en arguant: « CENTRAFRICAINE, CENTRAFRICAIN, MES BIENS CHERS COMPATRIOTES... » n'engage pas la majorité des Centrafricains au sens large du mot.

 

À BOSSANGOA, d'ores et déjà la population murmure un plan de caillassage, de  lapidation du Président BOZIZÉ. Oui, ça vous semble bizarre mon propos ! Mais c'est comme ça ! Il n'est pas aimé dans la région pour deux choses, sa méchanceté et pour avoir livré la population aux BANIYA-MONLINGUÉ, hommes de BEMBA. Arrivé au pouvoir le 15 Mars 2003, BOZIZÉ ne cherche pas réparation, mais plutôt, continue à mettre la population en branle dans l'insécurité totale.

 

Il convient de vous apprendre que, dans les deux premières années du pouvoir de BOZIZÉ où il n'avait pas l'hélicoptère présidentiel, il allait en voiture à son patelin, village NGAGA, situé à une trentaine de kilomètre de BOSSANGOA, sur la route de BENZAMBÉ. Alors généralement, il faisait tout pour quitter BANGUI les après-midi en vue de traverser la ville de BOSSANGOA la nuit, pour éviter tout contact avec la population. Sur son parcours, dès qu'il s'approche de la ville,  il fait éteindre (intime l'ordre à l'ENERCA de BOSSANGOA) les lampadaires de la ville pour traverser  inaperçu et continuer sa route.

 

Trois ans plus tard, BOZIZÉ avait acheté des immeubles de l'établissement commercial MOURA & GOUVEIA à BOSSANGOA en plein centre ville, non loin du marché-central, qu'il a transformé en une résidence privée. A cette époque aussi, il avait remis en marche l'hélicoptère présidentiel qui était en panne à son arrivée au pouvoir en 2003; dorénavant les déplacements de BOZIZÉ à l'intérieur du pays se font en hélicoptère. Ainsi quant il arrive à BOSSANGOA, pose son hélicoptère dans sa cour résidentielle et n'a pas de contact avec la population sauf avec les officiels, le Maire, le Préfet et Mme la sous- Préfète, sa maîtresse (voir l'histoire du Ministre GONDA avec BOZIZÉ aux élections de 2005 à BOSSANGOA ) de compagnie. Habituellement quant BOZIZÉ quitte BOSSANGOA pour partir, ses salutations à la population consistent à faire  des tours de la ville en hélicoptère et face à l'afflux des regards de ses compatriotes émerveillés par l'hélicoptère qui tourne sur leurs têtes, BOZIZÉ balance en guise de salutations quelques billets de banque de 500 francs et de 1000 francs. Des gens se bousculent, se battent entre-eux pour rattraper les billets qui tombent du ciel, créent une lutte sans merci !!! Un jour le Préfet de la localité (je ne veux pas donner le nom ici ), après avoir accompagné BOZIZÉ à l'embarquement de son hélicoptère, avait bien voulu  lui aussi chercher à ramasser les billets. Mais malheureusement, les jeunes ramasseurs les plus rapides l'ont bousculé et il était tombé par terre, visage ensanglanté et lunettes cassées. Voilà sommairement le type de rapport que  BOZIZÉ entretient avec sa région natale.

 

 C'est ainsi que j'ai dit dans mon livre (Centrafrique, mon combat politique, vers une République à la page 134) que : « le pouvoir de BOZIZÉ est maudit d'avance et voué à la médiocrité ; cela le pousse à agir maladroitement. Tenez ! Comme preuve : de tous les Présidents centrafricains, chacun avait derrière lui un fief émanant de sa région natale comme base de soutien inconditionnel. Barthélémy BOGANDA, David DACKO et BOKASSA étaient originaires de la LOBAYE et avaient bénéficié tour à tour, du soutien inconditionnel de la LOBAYE tout entière, avant les autres régions de la RCA. Le Président  André KOLINGBA avait bénéficié du soutien inconditionnel de la BASSE-KOTTO et du M'BOMOU avant de conquérir les autres régions. Quant au Président Ange Félix PATASSÉ, il avait bénéficié du soutien inconditionnel de l'OUHAM et l'OUHAM-PENDÉ. Mais, pour le Général François BOZIZÉ, qui est ressortissant de l'OUHAM, sa propre région natale le rejette. La mal gouvernance de BOZIZÉ et de sa clique enfonce davantage la Centrafrique déjà meurtrie dans l’abîme. Face à une telle situation où BOZIZÉ lui-même est l'organisateur de sa propre réélection, est-il normal d'aller aux élections pour jeter de la poudre aux yeux de la communauté internationale et lui donner un autre mandat pour continuer à enfoncer le pays ? La situation étant ainsi, il est judicieux de mettre en place, consensuellement, une transition avec un gouvernement de concorde nationale, constitué de nouveaux acteurs politiques, qui va pacifier, unifier, et sécuriser le pays avant l'organisation de nouvelles élections libres, transparentes et démocratiques. »

 

La commission électorale de François BOZIZÉ, indépendante des opposants, qui est communément  appelée CEI (commission électorale indépendante), vient de proposer une nouvelle date des élections pour le 24 Octobre 2010. Mais avec le climat qui prévaut actuellement en Centrafrique, cette date paraît chimérique. Depuis que le supermarché (RAYAN) de BOZIZÉ a brûlé avec tous ses  faux bulletins électoraux stockés pour frauder, son avenir politique est compromis. Il ne dort plus, traque avidement les présumés incendiaires de son supermarché RAYAN, déverse sur eux son dévolu avec matraques et crosses dans sa prison Impériale à BOSSEMBÉLÉ. L'Empereur BOKASSA 1er est parti, mais son « Porteur de mallette », le Général François BOZIZÉ continue à faire voir de toutes les couleurs aux Centrafricains.

 

                                                                                 Dr Bévarrah  Lala

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 19:59

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

Kabongo, Ai Bangui 23 Juin 2010 Africa Info (Douala)

Ai-Rca — L'envoyé spécial de la commission de l'Union Africaine Fayala Sadock a été reçu le 21 juin en audience au Palais de ma Renaissance par le président de la République François Bozize.

Selon une source proche de la présidence, l'entretien entre le chef de l'Etat centrafricain et ses hôtes a porté essentiellement sur le processus électoral après adoption, par le Commission électorale indépendante (CEI), du nouveau chronogramme. Ils ont aussi débattu, selon la même source, des questions liées au développement et à la sécurité.

«On a écouté le président de la république sur l'évolution de la situation dans le pays. Beaucoup de choses ont été réalisées et on a aussi retenu du président de la République son engagement irréversible vers le progrès et la stabilité» a dit Fayala au sortir de l'audience, ajoutant que, l'Union Africaine souhaite que la RCA soit toujours mieux portant et que la communauté internationale lui apporte son soutien.

«Je tiens à dire que, le président Bozize très ouvert, a fait part de sa volonté ferme d'aller de l'avant. La RCA en a besoin et elle a les moyens de réaliser ses ambitions» a confié l'envoyé spécial de l'UA.

De sources officielles, Fayala Sadock était accompagnée de la représentante spéciale du président de la commission de l'Union Africaine et chef de bureau de liaison de l'Union Africaine à Bangui.

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 19:43

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 Juin 2010 13:47

 

« Si l’opposition n’approuve pas la nouvelle date des élections fixée par la CEI (Commission Electorale Indépendante), qu’elle propose son chronogramme !»

 

C’est la déclaration faite sur les ondes de Radio Ndeke Luka, ce mardi 22 juin 2010, par Fidèle Ngouandjika, Ministre et Porte-parole du gouvernement centrafricain.

Il réagit ainsi à la position de l’opposition qui trouve que la CEI n’est pas suffisamment armée pour parler de l’évolution du processus électoral.

Selon Fidèle Ngouandjika, la majorité présidentielle respecte les institutions de l’Etat, dont la CEI dans ses décisions.

« L’opposition demande le désarmement. Mais c’est une partie de l’opposition elle-même qui est armée ; donc cette responsabilité incombe à l’opposition », conclut Fidèle Ngouandjika.

Rappelons que le président de la CEI a initié le mardi 22 juin, une rencontre avec l’opposition politique. Mais la rencontre s’est terminée en queue de poisson. Au sortir de la salle, Maître Pouzère, coordonnateur de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) a déclaré que plusieurs irrégularités ont été notées. Ce qui l’amène « à considérer la proposition de la nouvelle date comme une précipitation, comme de l’imaginaire ».

La nouvelle date des élections présidentielles et législatives en Centrafrique est fixée le 24 octobre 2010, après un double report.

 

NDLR : Bozizé et sa clique ne sont plus pressés d'aller aux urnes puisqu'ils sont convaincus que son mandat a été prolongé pour une durée indéterminée par la loi anti-contitutionnelle votée le 1à mai dernier par l'Assemblée nationale. Ils se prévalent même cette fois-ci de l'argument de l'insécurité et de la non réalisation du DDR avancé par l'opposition pour exiger le report des élections du 16 mai. Bozizé est le principal obstacle du piétinement du désarmement. Il a détourné la totalité des huit milliards octroyés par la CEMAC pour le DDR.   

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 18:33

 

 

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Le Soir lundi 21 juin 2010, 20:54

 

Un groupe de défenseurs des droits de l’Homme va introduire une action en justice pour que « toute la lumière soit faite » sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba en 1961. Une dizaine d’individus seront cités dans la plainte.

Plusieurs avocats belges ont demandé à la justice d’engager des poursuites pour crimes de guerre contre des responsables belges, soupçonnés d’implication dans l’assassinat de Patrice Lumumba, premier chef du gouvernement du Congo indépendant. Cette demande a été rendue publique lundi quelques jours avant la célébration, le 30 juin, des 50 ans de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre). L’événement doit se dérouler à Kinshasa, la capitale, en présence d’une délégation belge dirigée par le roi Albert II.

La requête émane d’un groupe composé d’éminents avocats, du doyen de l’école de droit de l’Université de Bruxelles, et de l’historien Luddo de Witte, dont les travaux sont à l’origine d’une enquête parlementaire sur l’assassinat de Lumumba.

Christophe Marchand, qui dirige l’équipe juridique, a précisé qu’une dizaine d’individus seraient cités dans la plainte. Aux termes de la législation belge, le ministère public est contraint selon lui de lancer une enquête, dans la mesure où toutes les personnes visées sont belges.

Les faits « ont été établis et ils font apparaître clairement que leurs actes tombent sous la définition de crimes de guerre », a-t-il déclaré, estimant que cela permettait ainsi de porter plainte contre « ces Belges encore en vie, qui étaient actifs au Congo à l’époque ».

Christophe Marchand a exprimé l’espoir qu’un juge d’instruction entame une enquête d’ici au mois d’octobre. « Maintenant, il est temps que la justice » soit rendue, a-t-il dit.

En 2002, une enquête parlementaire avait conclu que le gouvernement était « moralement responsable » de la mort de Patrice Lumumba, assassiné quelques mois après avoir été porté au pouvoir par un scrutin en 1960. La Belgique avait un peu plus tard officiellement présenté ses excuses pour son rôle dans la disparition du dirigeant indépendantiste.

Lumumba, qui fut le premier Premier ministre de la jeune République du Congo lors de son indépendance, le 30 juin 1960, avait été démis de ses fonctions le 5 août suivant par le président congolais Joseph Kasa-Vubu. Le 17 janvier 1961, des responsables belges ont fait disparaître Lumumba et deux de ses ministres, envoyés par avion vers la région du Katanga, où des officiers belges participaient à la formation des troupes sécessionnistes, a révélé l’enquête.

Dans ses écrits, Luddo de Witte les a jugés « responsables » d’actes de torture contre le Premier ministre et de la mort de ce dernier. D’après lui, le capitaine belge qui commandait l’escadron de tir s’est vu attribuer par l’armée une nouvelle identité et a été transféré dans une brigade belge dans l’ex-RFA, afin d’être protégé de toute poursuite.

« Le fait historique établi est qu’il y avait un lien direct entre (les ministres du gouvernement belge) et les officiers belges servant dans la région séparatiste du Katanga au Congo », a souligné Luddo de Witte.

Des historiens ont établi que les Belges n’étaient pas les seuls à vouloir éliminer Patrice Lumumba.

Une commission du Sénat américain a révélé dans les années 1970 que la CIA avait estimé que le dirigeant congolais avait le potentiel de devenir un Fidel Castro africain et avait envisagé de le supprimer, notamment avec du dentifrice empoisonné.

(D’après Belga, AP)

                            

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 18:26

 

 

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CENTRAFRIQUE : Une mystérieuse embuscade tendue aux militaires ougandais en garnison en Centrafrique accroît les préoccupations pour la stabilité du pays

Bangui 15/6/2010 (Agence Fides) – Dix soldats de l’armée ougandaise ont été tués fin mai dans le Sud-est de la République Centrafricaine par les milices soudanaises pro-gouvernementales Janjaweed. C’est le Général Aronda Nyakairima, chef des forces de défense de l’Ouganda, qui l’a communiqué le 13 juin. L’armée ougandaise a envoyé il y a plusieurs années un contingent militaire en Centrafrique pour donner la chasse aux rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui pour échapper à la capture, se sont répartis en plusieurs groupes dispersés entre le Nord-est de la République Démocratique du Congo, le Sud-est de la Centrafrique et le Sud-ouest du Soudan.

Le Général Nyakairima a déclaré que le 27 mai, à Djema, les soldats ougandais étaient tombés dans une embuscade tendue par un groupe de 400 hommes armés qui se déplaçaient à dos d’âne. Dix militaires ougandais sont morts au cours de l’affrontement, dont plusieurs officiers. Selon le Général Nyakairima, l’embuscade pourrait être l’œuvre d’un groupe de Janjaweed, terme générique par lequel on désigne les milices pro-gouvernementales qui agissent dans le Darfour, la région occidentale du Soudan, théâtre depuis 2003 d’une sanglante guerre civile. Les miliciens soudanais se seraient introduits dans le territoire centrafricain pour prendre de la nourriture, pour ensuite retourner au Soudan.

L’officier supérieur ougandais affirme d’autre part que les rebelles de la LRA n’ont pas la capacité de défier l’armée ougandaise, et que son chef, Joseph Kony, pense seulement à la survie, fuyant d’une cachette à l’autre.

La LRA continue cependant à raser les villages centrafricains, congolais et soudanais, à la recherche de nourriture et de nouvelles recrues (surtout des enfants). La dernière attaque de la LRA en Centrafrique remonte au 9 juin. Les rebelles ont attaqué le village de Fodé, où ils ont rasé la population et enlevé une trentaine de personnes, pour la plupart des femmes et des enfants.

 L’embuscade tendue aux militaires ougandais, dont les auteurs sont officiellement inconnus (elle pourrait aussi être l’œuvre d’un groupe de rebelles centrafricains), montre l’état d’insécurité d’une large portion du territoire de Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres du monde, avec des institutions étatiques précaires. Cette année devraient avoir lieu les élections présidentielles et législatives, dont la date, après plusieurs ajournements, est encore à établir.

(L.M.) (Agence Fides)

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 15:55

 

 

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BANGUI 23 juin 2010 (AFP)  — La principale coalition de l'opposition centrafricaine, a demandé mercredi la "libération immédiate" des personnes arrêtées dans le cadre d'un l'incendie d'un supermarché de Bangui et critiqué "l'intervention" du président centrafricain François Bozizé dans cette affaire.

"L'UFVN exige la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtés dans l'affaire de l'incendie d'un supermarché de Bangui", affirme l'Union des Force vives de la Nation, dans un communiqué de presse remis mercredi à l'AFP.

L'UFVN met en cause le président qui a "ordonné aux forces de l'ordre de procéder à leur charcutage" et "condamne énergiquement cette grossière immixtion du président de la République dans le fonctionnement de la justice".

Vingt-six personnes dont des proches collaborateurs et membres de famille d'avocats, ainsi que des membres du personnel du supermarché Rayan, ont été arrêtées au lendemain de l'incendie du supermarché dans la nuit du 9 au 10 juin dernier à Bangui. Ces personnes avaient ensuite été transférées le 12 à la prison de Bossembélé (nord), surnommé Guantanamo. Seize d'entre elles ont depuis été reconduites à Bangui où elles restent en garde à vue.

L'UFVN "s'étonne surtout pour son intervention (du président) si spontanée et si énergique, s'agissant d'un simple incendie, alors que dans des cas beaucoup plus graves, telle que l'occupation de notre pays par une rébellion étrangère qui massacre et terrorise des populations et des régions entières, il reste totalement indifférent".

L'opposition "en appelle à tous les compatriotes, démocrates sincères, épris de justice et de paix, à faire bloc autour de ces valeurs pour barrer la route à la dictature et à la haine tribale, dérives vers lesquelles le président Bozizé conduit notre pays", poursuit le texte.

Au lendemain de l'incendie, le président Bozizé avait lors d'un message radiotélévisé affirmé: "les auteurs de ce sinistre, qui est un crime économique, doivent être recherchés, arrêtés et +charcutés+".

Copyright © 2010 AFP.

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 03:13

 

 

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Formation des alliances militaires et diplomatiques pour éradiquer les incursions de la LRA par le gouvernement centrafricain

Bangui, 22 juin (ACAP) Le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, a déclaré que le gouvernement est entrain de former des alliances militaires et diplomatiques en vue d’éradiquer quelques incursions de la LRA dans la partie Nord et Sud Est de Centrafrique, lundi 21 juin 2010, au cours d’une rencontre d’échanges avec les députés, à Bangui.

Le Premier ministre Faustin Archange Touadéra , a soutenu que la réaction de la population de ces régions est remarquable, si non héroïque, car elle a fait sienne la question de la sécurité, par la mise en place des comités d’auto-défense qui s’organisent pour la protection des populations de certaines des villes et villages en complémentarité avec les forces de la défense et de la sécurité.

Le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, a déclaré « qu’une mention spéciale soit attribuée aux forces de défense et de sécurité pour leur civisme et leur attachement à l’honneur de la patrie à travers toutes les actions qu’elles ont menées avec dextérité et professionnalisme, en dépit des moyens de travail limités ».

« Je suis persuadé que la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), l’adoption et la mise en application de la future Loi de programmation militaire nous aideraient à surmonter ces difficultés », a conclu Faustin Archange Touadéra, Premier ministre.

Il convient de signaler que cette rencontre a permis au Premier ministre de dresser en partie, le bilan de la situation de la nation centrafricaine dans le domaine de la justice, du renforcement de l’administration ainsi que pour les fonctionnaires et agents de l’État admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

 

NDLR : Pauvre Touadéra ! Accepter d’avaler toutes les couleuvres et se faire instrumentaliser comme le fait le hors la loi et le soudard Bozizé ne peut faire de lui ni un patriote ni quelqu’un de crédible. Que pense Touadéra des grossières ingérences de son patron dans les affaires relevant du judiciaire ?

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 02:57

 

 

Bokassa 1er

 

 

Jeune Afrique 18/06/2010 à 10h:03 Par Tshitenge Lubabu M. K.

 

 

Le « président à vie », violent et mégalomane, dont l'arbitraire était la règle, incarne aujourd'hui l'image du vrai chef.

Jean-Bedel Bokassa aurait pu être une réincarnation de José Gaspar Rodriguez de Francia, tyran qui a régné sur le Paraguay de 1814 à 1840 et dont Augusto Roa Bastos a campé un portrait décapant dans son roman Moi, le Suprême. Il aurait pu être aussi le patriarche, personnage terrifiant, mélange de l'Espagnol Franco, du Chilien Pinochet et de l'Argentin Juan Manuel de Rosas, raconté par Gabriel Garcia Marquez dans L'Automne du patriarche. On peut également le reconnaître dans le colonel Martillimi Lopez, héros de L'Etat honteux, de Sony Labou Tansi. Ou encore sous les traits du général Bwakamabé Na Sakkadé, peint par Henri Lopes dans Le Pleurer-Rire. Bokassa était tous ceux-là et plus encore.

 

Il reste en effet un cas unique dans la gestion baroque du pouvoir personnel. Il dépasse la réalité et parfois la fiction dans sa quête effrénée du pouvoir absolu. Ce n'était pourtant pas le roi nègre, le fou furieux que certains médias ont brocardé jusqu'à la caricature. Redoutable metteur en scène, Bokassa théâtralisait son pouvoir, espiègle tel un enfant ravi de jouer des mauvais tours, homme à plusieurs facettes, au double langage, rusé jusqu'au délire, mû par une soif inextinguible de tout posséder, Bokassa n'a peut-être pas d'équivalent.

 

Né vers 1921 à Bobangui, non loin de la capitale, il se retrouve orphelin à 6 ans, son père ayant été tué par les Français. Une explication possible aux relations complexes, faites d'attirance et de répulsion, qu'il entretiendra avec la France durant son règne. Faute de briller à l'école des missionnaires à M'Baïki, Bokassa prend vite un raccourci en s'engageant volontairement dans l'armée coloniale en 1939. Après une formation à l'Ecole militaire préparatoire de Saint-Louis du Sénégal, il se retrouve en 1950 en Indochine, où il est affecté aux transmissions. Adjudant-chef en 1954, il est envoyé à Brazzaville, puis à Bangui. Transféré en 1962 dans l'armée centrafricaine naissante, le capitaine est promu commandant, avant d'être nommé chef d'état-major l'année suivante. A l'époque, Bokassa est le seul officier centrafricain. Personne ne prête attention à lui, il apparaît comme un simple soudard borné. Cela lui permet de mûrir ses projets sans éveiller le moindre soupçon. Le 31 décembre 1965, quand il renverse David Dacko, c'est à la surprise générale.

 

Bokassa est resté quatorze ans au pouvoir, avant d'être renversé par Dacko, avec l'aide de la France de Valéry Giscard d'Estaing. Son règne ne fut que violence spectaculaire, gestion patrimoniale et clientéliste, succession de scandales. Maréchal, président à vie, empereur, homme d'affaires, il avait réussi à phagocyter les institutions. Il était à la fois l'Etat, sa représentation et son incarnation dans tout ce qu'il a de violent et d'arbitraire. Mais, paradoxe des paradoxes, pour les Centrafricains, volontiers nostalgiques, Bokassa demeure aussi l'exemple du vrai chef, celui qui peut assurer l'ordre et imposer la discipline. Le seul à avoir construit le pays, malgré ses inacceptables excès et ses comportements de père fouettard qui n'hésitait pas à utiliser sa canne pour frapper quiconque le contrariait. En fin de compte, tout en dénonçant son caractère erratique, le peuple a fini par l'assumer en lui conférant cette dimension mythique du chef, venue de la nuit des temps.

 

Tous droits de reproduction et de représentation.

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 02:49

 

 

Bozizé Y

 

 

UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION (UFVN)

LA COORDINATION

 

DECLARATION RELATIVE A L’IMMIXTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DANS LE POUVOIR JUDICIAIRE

 

Suite à l’incendie du supermarché RAYAN survenu dans la nuit du mercredi 9 au 10 juin 2010 à Bangui, l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) tient à déclarer ce qui suit :

L’incendie  du supermarché RAYAN est arrivé comme un autre épisode supplémentaire dans le feuilleton juridico-administratif de l’acquisition de l’immeuble BANGUI 2000 qui abritait, entre autres locataires, le cabinet du Bâtonnier de Centrafrique, Maître Symphorien BALEMBI, et l’entreprise ADMN SYSTEM de M. Jean Daniel DENGOU par ailleurs Vice Président du Conseil Economique et Social.

Prenant prétexte de ce sinistre que l’UFVN déplore, le Président de la République, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et garant de l’unité nationale, de la sécurité de ses compatriotes, des lois, et règlements, après une visite sur les lieux pour constater les dégâts, s’est rendu personnellement au Parquet où, en l’absence du procureur de la République, a ordonné au 2ème Substitut de ce dernier, de procéder à l’arrestation de tous ceux qui seraient impliqués dans cet acte. Plus tard, sur les ondes de la radio et de la télévision nationale, il ordonne aux forces de l’ordre de procéder à leur charcutage (« doroko ala »).

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) condamne énergiquement cette grossière immixtion du Président de la République dans le fonctionnement de la Justice, attitude qui foule aux pieds le principe de la séparation des pouvoirs, consacré par la Constitution sur laquelle il a pourtant prêté serment. L’Union des Forces Vives de la Nation s’étonne surtout pour son intervention si spontanée et si énergique, s’agissant d’un incendie, alors que dans des cas beaucoup plus graves, telle que l’occupation de notre pays par une rébellion étrangère qui massacre et terrorise des populations et des régions entières, il reste totalement indifférent. Cette réaction sélective et discriminatoire du Chef de l’Etat rappelle tristement celle qui a précédé le cas de M. Charles MASSI dont on est sans nouvelles depuis des mois et sur lequel le Président BOZIZE qui se confond en contradiction, ainsi que le cas du Diacre de l’église de KINA, dont il a ordonné personnellement l’incendie de la maison et des biens en 2008, à cause du pasteur TOUANGAYE.

Se rappelant certainement ces deux sinistres exemples, mais surtout celui du défunt Sergent SANZE qui, après sa « reddition » aux autorités constitutionnellement obligées de le protéger, a été sauvagement torturé, puis assassiné par les hommes de mains du Président de la République et restés impunis. A ce jour, le bâtonnier de l’Ordre des Avocats et Vice Président du Conseil Economique et Social, dans un instinct de survie et craignant pour leur sécurité, sont passés dans la clandestinité. Instruite du douloureux cas du Sergent SANZE, L’Union des Forces Vives de la Nation exige des garanties sérieuses et suffisantes pour ceux ces deux compatriotes qui, sont entrés dans la clandestinité, se mettent, le cœur en paix, à la disposition de la justice de leur pays.

Ce mépris de la Loi et de la Justice a débouché sur un excès de zèle avec l’arrestation, pêle-mêle, des collaborateurs et/ou parents des prévenus et leur  déportation à la tristement célèbre prison personnelle de BOZIZE de BOSSEBELE.

Ici encore, on ne peut s’empêcher de penser aux militants du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC) et à certains compatriotes dont l’arrestation, le procès et la déportation à BOSSEMBELE avait suscité une vague de réprobation générale en 2007.

Toutes ces pratiques anticonstitutionnelles et inhumaines ont ceci de préoccupant qu’elles émanent du Président de la République qui, aux termes de la Constitution, a la principale responsabilité – outre le respect de la date constitutionnelle des élections - de garantir l’intégrité de son pays, la sécurité et le bien-être de ses concitoyens.

Eu égard à tout ce qui précède, l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) exige :

-          La libération immédiate et sans conditions de tous les compatriotes arrêtés et déportés à BOSSEMBELE et leur retour à Bangui ;

-          L’ouverture d’une enquête régulière et sereine en vue de faire toute la lumière sur cette affaire.

En tout état de cause, l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) soutient sans réserve la juste lutte des Avocats centrafricains contre l’arbitraire, les multiples violations du droit, l’anarchie et en appelle à tous les compatriotes, démocrates sincères, épris de justice et de paix, à faire bloc autour de ces valeurs pour barrer la route à la dictature et à la haine tribale, dérives vers lesquelles le Président BOZIZE conduit notre pays.

Fait à Bangui le 18 juin 2010

 

Le Coordonnateur

 

Me Henri POUZERE

  

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