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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:41



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Mme-Denise-Massi.jpg

                              Mme Denise Massi


NDLR C.A.P : Au moment où les plus vives inquiétudes planent sur le sort du colonel Charles Massi, la présence sur place à Bangui de son épouse ne peut qu'aider à contraindre un peu plus Bozizé et sa clique à clarifier les choses. Les propos du ministre d'Etat Cyriaque Gonda tendent à prouver que le pire est à craindre concernant la vie du chef rebelle. Bozizé peut-il vraiment se permettre d'ôter purement et simplement et en toute impunité la vie à Massi ? Il est  toujours permis d'en douter quand bien même il a déjà fait preuve par le passé de cruauté sanguinaire. S'il est vrai que sa responsabilité est évidente dans les crimes et incendies volontaires de villages commis dans le Nord du pays par sa garde prétorienne ainsi que dans la capitale par ses bras armés comme Olivier Koudémon et Eugène Ngaikoisset restés jusqu'ici impunis, on n'ose croire que Bozizé puisse commanditer sans autre forme de procès, l'exécution sommaire de son frère de lumière Charles Massi . L'épouse de celui-ci mettra sans doute à profit sa présence à Bangui où doit s'ouvrir dans 48 heures le sommet des chefs d'Etat de la CEMAC.


L’épouse de Charles Massi arrive mercredi à Bangui


Source : (L'Indépendant (cf) 13/01/2010)

L’épouse de l’ex-ministre et principal chef du groupe rebelle de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) arrêté au Tchad et détenu dans un lieu secret à Bangui, arrive mercredi dans la capitale centrafricaine par le vol Afrikhiya aux environs de 23 heures.

« Le ministre de Bozizé Cyriaque Gonda a déclaré que mon mari ne se trouve dans aucune prison centrafricaine et cela est vérifiable. La seule façon de le vérifier c’est d’être à Bangui. J’irai donc demain à Bangui pour qu’on me dise où se trouve Charles Massi », a déclaré Denise Massi.

 Madame Massi a indiqué à L’Indépendant que différentes organisations de défense des droits de l’homme ont été déjà prévenue. « j’ai saisi la CICR, la FIDH et tous ceux qui ont encore un peu d’humanité et qui pourraient comprendre la détresse d’une mère et d’une épouse qui n’a pas de nouvelles de son mari depuis près d’un mois », a-t-elle dit rappelant au passage que « C’est par amour pour le peuple centrafricain qui souffre à cause de la mauvaise gestion de ses gouvernants que Charles Massi s’est engagé dans la lutte politique et de ce fait ne mérite pas l’injustice qui lui est infligé ».

Par ailleurs, craignant pour sa vie, l'ex Colonel tchadien Djibrine Dagbachene qui était avec Charles Massi le jour de son arrestation et que L’Indépendant a pu joindre la semaine dernière depuis sa cellule de la gendarmerie de N’Djamena, dément vertement les dénégations du ministre de l’intérieur du Tchad. Il a fait parvenir à notre rédaction quelques précisions sur ce qu’il c’était passé ainsi que les noms d’élément qui avaient été arrêtés avec lui. « Après notre kidnapping nous avons été entendus individuellement à la gendarmerie de Doha. On peut aujourd’hui retrouver les traces dans leurs archives. En plus, le préfet de Doha était venu s’entretenir avec Charles Massi dans les locaux de la gendarmerie avant de le conduire chez lui ».

Principal dirigeant de la CPJP, une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique, Charles Massi, 57 ans, plusieurs fois ministre sous les régimes Patassé et Bozizé, avait été arrêté le 19 décembre dernier sur ordre des autorités tchadienne qui l’ont livré à leurs homologues centrafricaines entre le 1er et le 2 janvier. Depuis, sa famille est sans nouvelles.

Mardi 12 Janvier 2010

Adrien Poussou

© Copyright L'Indépendant (cf)

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:38


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Anne Lauvergeon-copie-1

 

BANGUI – (L’Indépendant) – 13 janvier 2010 – Le gouvernement centrafricain réclame près de 2 milliards de francs CFA de taxes et de frais de transfert du titre URAMIN Centrafrique au groupe français AREVA, numéro un mondial du nucléaire civil.

« Je voudrais par la présente vous rappeler qu’au terme de l’article 3.2 de l’Avenant N° 1 à la convention minière du 28 février 2006 entre l’Etat centrafricain et la société URAMIN Centrafrique SA, le transfert du titre de URAMIN à AREVA se fera dans les conditions prévues par les textes en vigueur en République centrafricaine », a écrit le ministre centrafricain des mines au responsable d’AREVA à Bangui.

M. Ndoutingaï a également fait savoir au PDG de AREVA CENTRAFRIQUE que « depuis le rachat de la société URAMIN par AREVA, aucune procédure légale devant aboutir audit transfert n’a été suivie par votre société, en dépit de nombreux rappels que je vous ai faits à propos et, plus récemment, lors de ma dernière visite à Bakouma, en août dernier ».

Une source proche du dossier qui a souhaité garder l’anonymat, a expliqué à L’Indépendant que le transfert du titre URAMIN à AREVA doit permettre à l’Etat d’empocher près de 2 milliards de CFA de taxes. Mais depuis, le groupe français se refuse de passer à la caisse.

Par ailleurs, Sylvain Ndoutingaï a sommé le groupe français de « renforcer leur opération afin de pouvoir procéder, dès 2010 à l’exploitation du gisement de Bakouma, et aux investissements notamment dans le domaine des infrastructures », comme le stipule la convention qui lie l’Etat centrafricain à AREVA.

Force est cependant de constater que contrairement aux dispositions de cette convention, le groupe français subordonne l’exploitation de l’uranium de Bakouma, à la construction par l’Etat centrafricain de « routes, ponts, fourniture de l’électricité, procéder au dragage des fleuves et apporter la chaux et l’acide sulfurique nécessaire à l’opération de traitement de l’uranium ».

Ces nouvelles exigences du groupe français ne figurent pourtant pas dans la convention qu’il a signée en 2006 avec le gouvernement centrafricain.

Comme on le voit, le clan Bozizé et le groupe français AREVA sont loin de trouver une solution à l’amiable aux querelles qui les opposent sur la question de l’uranium de Bakouma.

 

Mercredi 13 Janvier 2010

L'Indépendant

 

 Source : http://www.lindependant-cf.com

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:33


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CEMAC.gif

APA-Douala 13-01-2010 (Cameroun) Des experts des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont indiqué mercredi en marge de la treizième session des compagnies d’assurance, la nécessité pour les pays d’Afrique centrale de mettre « réellement » en application, le passeport communautaire conformément à la décision des chefs d’Etat.

« Nous pensons que c’est un instrument important, mieux, indispensable pour une véritable intégration sous régionale », ont-ils précisé.

Les experts qui « regrettent que la date de la mise en circulation du passeport CEMAC n’a pas été respectée à la date du 1er janvier 2010 », émettant le vœu que les chefs d’Etat qui vont bientôt se réunir à Bangui, en Centrafrique, prennent une décision « définitive » à ce sujet.

Selon eux, l’heure n’est plus « aux tergiversations, il est temps d’appliquer les textes et d’avancer pour que la réalisation de l’intégration nationale soit effective ».

Après les reports du 30 novembre 2009 pour cause d’élection présidentielle en Guinée équatoriale et le 15 décembre pour cause de sommet des Nations Unies à Copenhague, au Danemark, consacré au réchauffement climatique, le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC devrait se tenir d’ici une semaine à Bangui.

Ce sera sans doute l’occasion de matérialiser certaines décisions à l’instar de la compagnie sous régionale Air CEMAC et de la mise en circulation du passeport communautaire, indique-t-on.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:44


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 Tripoli – (Pana) 13/01/2010- Le secrétaire du comité populaire général libyen, le Dr Baghdadi Mahmoudi, et le Premier ministre de la République centrafricaine (RCA), Faustin Touadera, ont co-présidé mardi à Tripoli des entretiens destinés à promouvoir les perspectives de consolidation de la coopération entre les deux pays dans divers domaines.

La rencontre s'est déroulée en présence des secrétaires des comités populaires généraux des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Moussa Koussa, du Plan et des Finances, Abdlhafidh Zlitni, de la Santé et de l'Environnement, Mohamed Hijazi, et le secrétaire à la Coopération, Mohamed Tahar Siala, des ministres centrafricains des Affaires étrangères, Antoine Gambi, du Plan, de l'Economie et de la Coopération internationale, Sylvain Maliko, de l'Education nationale, Ambroise Zawa, de la Santé publique, André Dorogo, et de plusieurs conseillers du Premier ministre.

A cette occasion, M. Touadera a salué l'action unioniste du guide Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine (UA), ses efforts soutenus dans la promotion du processus de l'organisation continentale sur la voie de l'édification des Etats-Unis d'Afrique, ainsi que ses initiatives et son grand rôle en faveur de l'instauration de la paix dans le continent africain.

Il a fait part de la volonté de son pays de consolider la coopération avec la Libye, notamment au niveau économique et des investissements.

De son côté, le secrétaire du comité populaire général libyen a exprimé la volonté de son pays de promouvoir ses relations avec la Centrafrique dans divers domaines.

La rencontre a permis de passer en revue les possibilités d'ouvrir de nouvelles perspectives dans la coopération bilatérale dans tous les domaines et a convenu de la mise en place de l'ordre du jour des réunions de la haute commission mixte libyo-centrafricaine qui se tiendra prochainement.

Le Premier ministre centrafricain est arrivé lundi soir à Tripoli dans le cadre d'une visite en Libye.


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:39


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CNDD

New York – (Pana) 13/01/2010 - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a invité les autorités de la junte guinéenne et du gouvernement à respecter leurs engagements de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, indique un communiqué publié mardi à New York.

Il a également invité tous les acteurs politiques à travailler ensemble pour trouver des solutions définitives aux problèmes du pays, saluant les récents développements politiques, surtout l'engagement pris par le chef de l'Etat par intérim, le général Sekouba Konate, pour un retour à l'ordre constitutionnel.

Le secrétaire général de l'ONU s'est félicité de l'invitation lancée par la junte à l'opposition lui demandant de désigner un Premier ministre de consensus et les garanties de sécurité données à tous les Guinéens.

M. Ban a réitéré l'engagement de l'ONU à soutenir la Guinée pour l'aider à parvenir à un retour rapide à l'ordre constitutionnel de manière pacifique et consensuelle.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 03:09


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Dadis-et-Toumba.jpg

 

Washington sera "préoccupé" si le chef de la junte tente un retour en Guinée

WASHINGTON - Les Etats-Unis seraient "préoccupés" de toute tentative de retour en Guinée du chef de la junte Moussa Dadis Camara, a réagi mardi un responsable du département d'Etat à l'annonce de son départ du Maroc.

"Tout effort de la part de Dadis de retourner en Guinée nous préoccuperait", a indiqué cette source sous couvert d'anonymat.

Le capitaine Camara est arrivé mardi soir à Ouagadougou, après avoir passé plus d'un mois hospitalisé à Rabat. Son aide de camp l'avait blessé par balle à la tête le 4 décembre dernier à Conakry.

Une source à la présidence burkinabé, interrogée pour savoir si le chef de la junte allait rester au Burkina ou s'il était seulement en transit vers un autre pays, a répondu: "On ne sait pas encore, c'est lui qui va nous dire. Pour l'instant, il ne nous a rien dit" à ce sujet.

Les Etats-Unis réclament depuis des mois le départ de la junte et l'organisation d'un gouvernement de transition, qui serait chargé de préparer des élections démocratiques.

Washington, activement impliqué dans la résolution de la crise politique en Guinée aux côtés de la France et du Maroc, redoute qu'un retour de Dadis en Guinée ne provoque une guerre civile, qui pourrait ensuite embraser les pays voisins.

Le général Sékouba Konaté, chef d'Etat guinéen par intérim, s'est notamment entretenu à Rabat avec des représentants américains et français.

Il a invité l'opposition à choisir le prochain Premier ministre dans l'optique de la formation d'un gouvernement de transition, et a appelé les chefs de l'opposition qui avaient fui le pays à rentrer, affirmant que leur sécurité serait garantie.

(©AFP / 13 janvier 2010 01h05)

 

Le chef de la junte militaire guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, est arrivé mardi en fin de journée au Burkina Faso. Il venait du Maroc où il a séjourné plus d'un mois à l'hôpital après avoir été blessé dans une tentative d'assassinat le 3 décembre.

Deux personnes ont aidé Camara à descendre de l'avion, à l'aéroport militaire de la capitale burkinabé. Le capitaine y a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères et un haut responsable de l'armée.

Aucune indication n'a été fournie sur la raison pour laquelle Camara s'est rendu au Burkina Faso. Une source proche de la présidence burkinabé a simplement indiqué que les autorités marocaines avaient téléphoné dans la soirée pour annoncer la venue du chef de la junte. "Nous avons été complètement pris par surprise", a indiqué cette source.

"Nous venons juste d'apprendre l'information", a déclaré Idrissa Cherif, porte-parole de la junte à Conakry. "Pour le moment, nous n'avons pas d'autres informations sur les circonstances de ce transfert".

Selon un rapport de l'Onu, Camara est considéré comme responsable des violences du 28 septembre à Conakry au cours desquelles les forces de l'ordre ont tué plus de 150 manifestants réclamant le retour de la démocratie.

Le chef de la junte avait été blessé à la tête le 3 décembre lors d'une attaque menée par l'un de ses anciens collaborateurs et a dû passer un mois dans un hôpital marocain. Pendant son absence, la Guinée a été dirigée par son adjoint, le ministre de la Défense Sekouba Konate.

La junte a entamé cette semaine, comme elle l'avait promis, des discussions avec l'opposition en vue de préparer une transition démocratique vers un régime civil et la tenue d'élections. Le président burkinabé, Blaise Compaore, a joué un rôle central dans les efforts de médiation visant à résoudre la crise politique croissante en Guinée.

(ats / 13 janvier 2010 02:07)

 

Guinée: le chef de la junte est à Ouagadougou et est "lucide"


OUAGADOUGOU – (AFP) 13 janvier 2010 01h10 - Le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, hospitalisé au Maroc après une tentative d'assassinat le 3 décembre, est arrivé mardi soir à Ouagadougou en provenance de Rabat, et est "lucide", selon la présidence burkinabè.

Il est arrivé par un vol spécial du Maroc à la base aérienne militaire 511 de la capitale du Burkina. "Il est lucide, il parle", a indiqué à l'AFP cette source à la présidence.

Selon un journaliste local, le capitaine Camara était "soutenu par deux personnes" à la sortie de l'avion et "marche difficilement".

Le capitaine Camara était soigné depuis le 4 décembre dans une clinique de Rabat après avoir été grièvement blessé à la tête par balle par son propre aide de camp au cours d'une dispute dans un camp militaire de Conakry. Depuis la tentative d'assassinat, il n'a fait aucun discours public.

Il avait été transporté de Guinée au Maroc à bord d'un avion du Burkina. Le président burkinabè Blaise Compaoré est médiateur dans la crise guinéenne.

Dans un discours à Conakry le 6 janvier, le chef par intérim de la junte, le général Sékouba Konaté, avait affirmé que la vie du capitaine Camara n'était "pas en danger".

"Sa vie n'est pas en danger, mais il faut du temps, de la patience et un suivi médical pendant un certain temps pour qu'il se rétablisse totalement", avait-il ajouté.

Interrogé pour savoir si le chef de la junte allait rester au Burkina ou s'il était seulement en transit vers un autre pays, la source à la présidence burkinabè a répondu: "on ne sait pas encore, c'est lui qui va nous dire. Pour l'instant, il ne nous a rien dit" à ce sujet.

Les Etats-Unis seraient "préoccupés" de toute tentative de retour en Guinée du chef de la junte, a très vite réagi mardi un responsable du département d'Etat.

Mardi après-midi, avant le départ vers 18H00 du Maroc du chef de la junte, le président intérimaire, le général Sékouba Konaté, avait pour sa part appelé l'armée à aller "vers la démocratie".

"Aujourd'hui, notre pays a des problèmes économiques, le pays est bloqué par le Fonds monétaire (international, FMI), la Banque mondiale. A l'instar des autres pays africains, je voudrais que nous partions vers la démocratie", a-t-il indiqué au camp militaire Alpha Yaya Diallo, le plus grand du pays.

"Il nous faut une démocratie à l'image de celle prônée par la communauté internationale, il nous faut renouer avec la communauté internationale pour que la jeune génération puisse mieux vivre", a-t-il ajouté dans un discours diffusé mardi soir par les médias d'Etat.

La crise en Guinée née du coup d'Etat du 23 décembre s'est brutalement aggravée après le massacre de plus de 150 opposants, selon l'ONU, par des forces de sécurité le 28 septembre dans un stade de Conakry.

Le chef de la junte guinéenne est arrivé au Burkina Faso
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:38


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bozize-stylise

 

  

Nairobi/Bruxelles, 12 janvier 2009: Si le gouvernement de la République centrafricaine s’entête à rejeter le dialogue avec l’opposition et refuse de négocier avec le groupe rebelle restant, le processus de paix déjà fragilisé risque de s’effondrer.

République centrafricaine : Relancer le dialogue politique,* le dernier briefing de l’International Crisis Group, analyse l’impact du Dialogue politique inclusif sur la situation dans le pays, et les difficultés auxquelles est confronté cet Etat privé de capacités institutionnelles véritables depuis près de trois décennies. Il démontre que l’intransigeance dont font preuve le président François Bozizé et ses proches et leur refus d’appliquer les décisions prises pendant les négociations de fin 2008 risquent d’exacerber les conflits qui affectent toujours le pays, et de faire échouer le processus de réconciliation nationale.

« Le président fait obstacle aux changements susceptibles d’affaiblir son contrôle sur l’appareil militaire ou sur les ressources publiques », observe Edward Dalby, analyste pour Crisis Group. «De fait, une année qui aurait pu être marquée par l’avancée des réformes a été caractérisée par l’intensification des confrontations politiques et des violences ».

Le dialogue politique inclusif a apporté une contribution significative à la stabilisation de la République centrafricaine. Le régime a accepté que d’autres acteurs politiques participent à la gestion de l’Etat et à l’organisation d’élections prévues pour début 2010. La signature d’un ensemble concret d’accords, comprenant le désarmement de rebelles et la réforme du secteur de sécurité, a été un pas important pour améliorer la situation sécuritaire. Cependant depuis lors, le processus politique a considérablement ralenti. Bozizé n’a pas permis à ses opposants de participer au gouvernement et il rejette les réformes qui touchent à la bonne gouvernance. Entre-temps, le retard dans le désarmement des rebelles signataires de l’accord de paix a entraîné l’émergence de dissidences.

Le gouvernement doit réaliser qu’il n’a pas d’autres choix que de négocier avec le groupe rebelle restant. S’il continue de recourir à la force, les efforts faits pour amener les autres insurgés à la table des négociations risquent d’être vain. La tenue d’élections crédibles est impossible sans une amélioration de la sécurité dans le  pays, et une coopération totale avec l’équipe de soutien électoral des Nations unies est indispensable.

A long terme, le développement rural est nécessaire au succès du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des combattants. C’est pourquoi, la Commission de consolidation de la paix devrait mobiliser les donateurs autour du programme « pôles de développement », que la Commission européenne est en train de mettre sur pieds dans le but d’améliorer la situation des provinces.

« Si le gouvernement n’effectue pas des réformes substantielles, l’insécurité continuera de ruiner tous les efforts pour rétablir l’autorité de l’Etat dans les provinces », souligne Daniela Kroslak, directrice adjointe du programme Afrique de Crisis Group. « Le choix est clair pour le président Bozizé: il est dans son intérêt de permettre aux opposants de participer aux affaires de l’état, et ce faisant de réduire leur tentation de vouloir prendre le pouvoir par la force ».


*Le briefing est accessible en anglais sur notre site web: http://www.crisisgroup.org

Contacts: Andrew Stroehlein (Brussels) +32 (0) 2 541 1635
              Kimberly Abbott (Washington) +1 202 785 1602

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:34


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Source : dabio .net - Mardi 12 Janvier 2010


Un élément de forces centrafricaines, Faca, a été grièvement blessé par balle à la jambe, lors d'une intervention des forces dans un conflit interethnique opposant Arabes et Sara. Le conflit sévit depuis quelques jours au village de Boura, situé à 45 km de Birao, sur l’axe Am Dafok.

Dimanche 10 janvier, vers 13h40, a semé la panique lorsqu'il a traversé la ville à très grande allure la principale rue du marché central. Beaucoup de commerces ont cru à une attaque et baissé leurs rideaux. Ces derniers jours, la Minurcat a accentué ses patrouilles dans les secteurs abritant les sièges des ONG et du CIC surtout les camps de réfugiés.

Même le déplacement sur l’axe Birao-Aéroport se fait désormais sous escorte militaire. Les patrouilles sont assurées par un détachement militaire togolais, basé au camp de la MINURCAT à Birao (RCA) et des survols de reconnaissance sont assurés sur les axes Sam Ouandja, Ouandja Djallé, Boromata, Sikikédé, Am Dafok.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:23


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Dongou


12 janvier 2010 – Il y a un besoin urgent de sites pour accueillir des réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) dans deux pays voisins, la République du Congo et la République centrafricaine, a estimé mardi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Plus de 107.000 réfugiés congolais originaires de la RDC ont fui vers le Congo depuis début novembre et un autre groupe de 17 000 réfugiés a traversé la frontière vers la République centrafricaine. Dans ce pays, on estime qu'au moins 60% des réfugiés sont des enfants, dont un grand nombre ont fui des orphelinats.


Les réfugiés ont fui la province de l'Equateur dans le nord-ouest de la RDC après le début des combats fin octobre, lorsque les milices enyele ont lancé des attaques meurtrières contre des membres de l'ethnie munzaya pour un conflit de droits de pêche et d'agriculture dans la région de Dongo. Les tensions se sont depuis étendues à la plupart de la région de l'Equateur. L'armée de RDC a lancé une offensive contre les milices enyele.


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:18


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Cameroon Tribune G.d  12 Janvier 2010

Commissions mixtes de sécurité, visites au sommet pour peaufiner la contre-attaque.

Les régions septentrionales du Cameroun partagent des frontières avec les Républiques du Tchad, de la Centrafrique et du Nigeria. Les populations de ces zones frontalières subissent presque au quotidien les exactions des coupeurs de route, des bandes armées d'ex-combattants, militaires et bandits de grand chemin pas toujours faciles à cerner. Le forfait accompli, ils traversent la frontière où ils se retrouvent presque en toute quiétude. Entre le Tchad et le Cameroun, la frontière s'étend sur plus de 900 km. Jusqu'ici, il était difficile- malgré les efforts louables des gouvernements respectifs- pour les forces de défense, postées de part et d'autre de riposter énergiquement contre ces ennemis du développement. Dépourvus de droit de poursuite au-delà de la ligne de démarcation, les militaires camerounais ou tchadiens voient leurs actions limitées.

C'est donc fort de ces exactions devenues insupportables pour leurs populations respectives que les trois chefs d'Etat ont décidé de se concerter pour conjurer ce phénomène. Le 28 octobre 2009, lors d'un tête-à-tête à Yaoundé entre les présidents Paul Biya du Cameroun Idriss Deby du Tchad, l'épineuse question de la sécurité a été évoquée par les deux chefs d'Etat dont on connaît l'attachement pour la paix. Malgré l'accalmie observée ces derniers mois, les deux pays ont décidé d'unir leurs efforts pour réduire ce phénomène à sa plus simple expression. C'est dans cette optique que se sont tenus à Maroua, les travaux de la commission mixte permanente de sécurité Cameroun-Tchad. A l'issue de ces assises, les deux pays ont convenu d'engager des actions conjointes pour venir à bout des coupeurs de route. Un chronogramme d'activités avec des acteurs bien identifiés a été conçu. Désormais, les forces de défense des deux côtés vont procéder à des échanges d'informations ainsi que des coordonnées téléphoniques afin de neutraliser l'ennemi. Sur le terrain, les bons résultats de ces retrouvailles sont déjà palpables. Depuis deux mois, l'on note une accalmie au niveau de la frontière entre les deux pays. Preuve que l'ennemi est bien conscient de la riposte des forces de défense des deux pays.

Des actions similaires sont engagées avec le voisin centrafricain. De ce côté, les choses étaient sur les rails depuis décembre 2005 lors de la tenue à Bertoua de la première commission mixte ad hoc de sécurité Cameroun-RCA. Mais les effets de ces travaux ont été plombés par la crise politique qui a secoué Bangui et qui a amplifié le phénomène d'insécurité au niveau de la frontière entre les deux pays. C'est donc, entre autres, pour redynamiser cette lutte commune que le président centrafricain François Bozizé a effectué une visite officielle à Yaoundé à l'invitation de son homologue camerounais. Paul Biya et son hôte ont parlé du renforcement de la sécurité transfrontalière, l'accélération de la démarcation de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine ainsi que l'intégration et la coopération sous régionale.

  Copyright © 2010 Cameroon Tribune.

 

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