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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 23:07


Niger

 

NIAMEY - Un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution, après un coup d'Etat jeudi à Niamey.

"Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulakarim.

Il lisait un communiqué à la radio Voix du Sahel.

Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, ont annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.

(©AFP / 18 février 2010 22h53)


Niger : le Conseil militaire annonce un couvre-feu, ferme les frontières

NIAMEY - Le Conseil militaire qui a fait un coup d'Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d'un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel.

Le "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSDR) "a décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en place d'"un couvre-feu de 18H00 à 06H00", selon ce communiqué.

Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil avait annoncé la suspension de la Constitution.

"Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d'Etat Voix du Sahel.

Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par un coup d'Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, avaient annoncé plus tôt à l'AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.

(©AFP / 18 février 2010 23h51)



Niger : le chef de la 1ere zone militaire aux côtés du porte-parole du Conseil

NIAMEY - Le colonel nigérien Dijibrilla Hima Hamidou, commandant de la plus importante zone de défense du Niger, était aux côtés du porte-parole du Conseil militaire qui a annoncé sur les médias d'Etat avoir suspendu la Constitution après un coup d'Etat jeudi, a constaté l'AFP.

Le colonel, aussi appelé "Pelé", commande la zone de défense numéro un.

Il figurait aux côtés du colonel Goukoye Abdoulkarim, porte-parole du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), qui a annoncé dans un communiqué la suspension de la Constitution, a pu constater un journaliste de l'AFP sur les images diffusées par la chaîne de télévision d'Etat Télé Sahel.

Parmi les militaires qui entouraient le porte-parole figurait aussi le commandant Abdoulaye Adamou Harouna, ancien aide de camp du commandant Daouda Mallam Wanké qui avait dirigé en 1999 la junte arrivée au pouvoir après avoir renversé Ibrahim Baré Maïnassara.

En revanche, le chef d'Etat-major de l'armée, le général Moumouni Boureima, et le général Maï Manga Oumara, chef d'Etat-major particulier du président Mamadou Tandja, ne faisaient pas partie du groupe entourant le porte-parole.

(©AFP / 19 février 2010 00h46)



L’UA suit ‘’de prés’’ la tentative de coup d’Etat au Niger

APA-Addis-Abeba 18-02-2010 (Ethiopie) Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine a déclaré jeudi à Addis-Abeba qu’il suivait de près la tentative de coup d’Etat signalée au Niger.

Le commissaire du CPS, Ramtane Lamamra, a déclaré aux journalistes à Addis-Abeba que le Conseil suivait de près la situation au Niger, où une tentative de coup d’Etat a été rapportée jeudi dans l’après-midi.

« Comme nous le disons sans cesse, nous sommes préoccupés par toute tentative de coup d’Etat sur le continent. Nous suivrons de près les événements et réagirons à toute situation qui se pose au Niger », a déclaré Lamamra.

Il n’a cependant pas donné des détails sur la situation, préférant indiquer que le Conseil suivait la situation.

Selon certains rapports de la presse au Niger, le président Mamadou Tandja « n’est pas dans une position confortable. »

Plusieurs explosions lourdes et des rafales de tirs d’armes automatiques ont été entendues dans la capitale, Niamey.




Me Wade pour une nouvelle Constitution au Niger, comme solution à la crise politique

APA –Dakar18-02-2010 (Sénégal) - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, médiateur dans la crise au Niger, un pays secoué depuis la mi - journée de ce jeudi par une tentative de coup d’Etat, a déclaré « suivre de prés cette situation », réitérant sa proposition d’élaboration d’une nouvelle Constitution comme solution à l’imbroglio politique dans ce pays.

« La constitution du Niger est dépassée et il n’existe pas de fondement juridique dans ce pays », a déploré Me Wade, face à la presse, jeudi à Dakar, de retour de Banjul (Gambie) où il a pris part aux festivités de la célébration de l’indépendance de ce pays voisin du Sénégal.

« Il n’existe pas de Commission électorale indépendante (CENI), encore moins de Conseil Constitutionnel au Niger, où tout est transitoire », a souligné le président sénégalais, faisant remarquer à cet effet que toute négociation ultérieure tendant à faire revenir la paix et la stabilité politique dans ce pays se ferait dans le vide.

Selon le président sénégalais, la nouvelle Constitution du Niger devrait être élaborée avec l’aval de toutes les couches socio-professionnelles du pays, dans le but de susciter un consensus général, avant d’être soumise à l’approbation du peuple de « façon démocratique ».

Il a, par ailleurs, annoncé l’envoi à Niamey du ministre sénégalais des Affaires étrangères pour une concertation avec la classe politique locale.

Cette décision, a-t-il précisé, a été prise en accord avec le président en exercice de la Communauté économique ouest africaine (Cedeao), le président nigérian Jonathan Goodluck.

Le Chef de l’Etat nigérien Mamadou Tandja serait déposé jeudi au cours d’un coup d’Etat militaire dont on ignore encore les instigateurs, selon plusieurs témoignages recueillis à Niamey.

Le président Abdoulaye Wade a été nommé médiateur au Niger par ses pairs réunis mardi à Abuja à l’occasion du 37ème sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

Le chef de l’Etat sénégalais travaillera sur ce dossier avec l’ancien médiateur, l’ex président du Nigeria, le Général Abdusalami Abubakar, et un représentant de l’Union africaine.

Le Niger est sous le coup d’une tension politique qui divise profondément pouvoir et opposition, depuis que le Président Mamadou Tandja, élu deux fois par les urnes en 1999 et 2004, a changé au moyen d’un référendum controversé, la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:29


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APA-Niamey18-02-2010 (Niger) Un coup d’Etat militaire en cours à Niamey, depuis jeudi à la mi-journée, est en train de réussir avec l’occupation de la Maison de la radio nationale, par une escouade de militaires dirigée par un officier militaire ressortissant du sud-ouest, a appris APA de sources concordantes.

Plusieurs témoins contactés par APA ont annoncé l’arrestation du Président Mamadou Tandja, flanqué de son aide de camp et de membres du gouvernement exfiltrés manu militari du Palais présidentiel.

Le Président Tandja et son aide de camp sont détenus dans un camp militaire à la périphérie ouest de Niamey, précise-t-on de sources concordantes, alors que les ministres sont gardés par les putschistes dans les locaux du Conseil supérieur de la Communication qui jouxte le Palais présidentiel.

Les tirs, qui ont provoqué des déflagrations dans les environs du camp présidentiel, se sont calmés.

Une musique militaire est continuellement diffusée sur les ondes de la « Voix du Sahel », la radio nationale, dont les parages sont fortement gardés par des éléments armés à bord de véhicules militaires.

Jeudi, soir, aucune information précise n’a encore filtré de cette tentative de coup d’Etat, débutée par des coups de feu nourris à l’arme lourde aux abords du Palais présidentiel, alors que le Président Tandja s’apprêtait à diriger un conseil des ministres extraordinaires.

Cette réunion gouvernementale se tenait au lendemain du maintien par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) des sanctions infligées au Niger, suite à la modification constitutionnelle opérée par le dirigeant nigérien pour se maintenir au pouvoir, au terme de son mandat légal.

Même si les informations sont encore confuses sur les meneurs de ce putsch, le troisième depuis le déclenchement du processus démocratique en 1991, des sources médicales ont confirmé à APA, que des « blessés par balles » ont été transférés dans des centres sanitaires de Niamey.

Trois soldats auraient été tués lors des assauts, qui ont commencé ce jeudi à la mi-journée, aux abords du Palais présidentiel, souligne-t-on.

Le Chef de l’Etat nigérien Mamadou Tandja aurait été déposé au cours de ce coup d’Etat militaire dont on ignore encore les instigateurs, selon plusieurs témoignages recueillis à Niamey.

Ce coup d’Etat interviendrait alors que la tension politique au Niger a provoqué sa suspension, en octobre dernier, des instances de la CEDEAO, qui a également constaté la « fin légale » du mandat du Président Tandja, lequel l’avait vivement critiquée.

Le médiateur de la CEDEAO, l’ancien Président nigérian, Abdul Salami Abubakar, n’a pas réussi à trouver un consensus pour une sortie de crise politique au Niger, où gouvernement et opposition sont divisés depuis l’adoption, en août 2009, d’une Constitution prolongeant le mandat du Président Tandja.

Le dialogue inclusif, qui a été relancé le 4 février à Niamey, s’est achevé le 12 février dernier sans qu’un accord soit trouvé entre les deux parties, le gouvernement ayant récusé les propositions soumises mercredi par le médiateur de l’organisme régional.

Ces propositions se résument à la mise en place d’une transition dont la durée sera déterminée par le dialogue. Pareillement, le médiateur Abdul Salami a proposé que des institutions comme la Cour Constitutionnelle, la Commission électorale et le Conseil supérieur de la communication soient dotés de nouveaux textes pendant la période de transition.

Un Premier ministre, technocrate, était pressenti pour conduire une équipe qui constituerait le gouvernement d’union nationale.

A défaut d’avoir trouvé le consensus, le médiateur Abdul Salami, a présenté mardi un rapport au Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:08

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Source : camer.be Jeudi 18-02-2010 13:11:23

C’est la résultante d’un litige frontalier qui oppose le Cameroun à la Rca depuis 2001 dans la région de l’Est. En cet après-midi du mardi 2 février 2010, Paul Doko, citoyen de nationalité centrafricaine sirote une bouteille de bière dans un bar, proche de la ligne de démarcation entre le Cameroun et la République centrafricaine (Rca) à Garoua-Boulaï, une ville située au nord du département du Lom et Djerem, région de l’Est. «J’ai beaucoup travaillé aujourd’hui, il faut que je me repose», déclare t-il. De fait, son travail consiste à transporter tour à tour 5 sacs de ciment sur une moto entre Garoua-Boulaï et Beloko-Cantonier, premier village centrafricain.

Selon un responsable de Cimencam, un sac de ce produit est vendu à 6725 Fcfa, hors taxe. Mais ce prix passe du simple au double une fois que le sac de ciment traverse la frontière. Du fait des bénéfices qu’il génère, le commerce du ciment constitue une grande activité à Beloko-Cantonier.

«Je peux faire 20 tours quand le produit est disponible par jour, soit 100 sacs de ciment. Il y a aussi une vingtaine des gars camerounais qui travaillent comme moi», indique Paul Doko. A Garoua-Boulaï, il n’y presque pas de différence entre Camerounais et Centrafricains. Profitant de la porosité de la frontière, les populations des deux pays cohabitent presque normalement. Une ambiance qui peut faire penser que l’intégration souhaitée par les chefs d’Etat de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale) est pleinement vécue entre le Cameroun et la Rca. Pourtant, la réalité sur le terrain est tout autre.

A Garoua-Boulaï, le drapeau de la Rca est implanté sur le sol camerounais. Selon Kombo Gbéri, député de la localité «C’est depuis 2001, année du bitumage de la route Bertoua-Garoua-Boulaï que le problème s’est posé lorsque les engins avaient voulu bitumer jusqu’à la frontière. Les autorités camerounaises avaient pris soin d’enlever la barrière de la douane en la remplaçant par des herses afin que le travail se fasse sans heurts jusqu’à la limite. Aujourd’hui, nos frères centrafricains parlent de zone tampon qui, à notre avis, n’existe pas». D’après le parlementaire, c’est pour matérialiser leur revendication sur cette bande de 100m qui sépare la barrière centrafricaine et le poste de douane camerounais, que les Centrafricains avaient implanté leur drapeau à Garoua-Boulaï. Pour résoudre ce litige frontalier, explique Kombo Gbéri, une commission paritaire Cameroun-Rca avait été créée en mars 2002. Mais les travaux de cette commission n’ont rien produit jusqu’à ce jour. La preuve, le drapeau centrafricain flotte toujours sur le sol camerounais, comme si de rien n’était. Les Centrafricains revendiquent même une autre zone tampon à Gari-Gombo dans le département de la Boumba et Ngoko.

Echanges

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’au cours des travaux de la première session ordinaire de la commission mixte permanente de sécurité Cameroun/Rca, tenus les 5, 6 et 7 février dernier à Bertoua, le chef de la délégation centrafricaine, Elie Oueifo, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation a dénoncé la décision du préfet de la Boumba et Ngoko fermant la frontière à Gari-Gombo. Il soutient qu’il s’agit-là d’un acte «unilatéral qui n’engage pas les deux Etats». A Gari-Gombo, le litige serait parti d’un marché de re-profilage du tronçon routier Gari-Gombo-Kouneng, en Rca. Marché gagné par la société Aztec dans le cadre du programme d’entretien périodique des routes rurales du réseau prioritaire. Pendant ces travaux, des employés camerounais avaient été séquestrés pars les autorités centrafricaines. Informé de cette agression, le sous préfet de Gari-Gombo, Koualan Sissa, avait alors initié une rencontre avec son homologue de l’arrondissement de Dédé Monkouba (Rca).

Mais les pourparlers s’étaient achevés en queue de poison, au mois de décembre 2008. Lors de ladite rencontre, avait-on appris, le chef de la délégation centrafricaine avait affirmé: «Les 35 km de route constituent une zone tampon entre le Cameroun et la Rca et aucun des deux pays n’a le droit de l’occuper». En 2008, une autre réunion s’est tenue entre les deux parties, à l’initiative du préfet de la Boumba et Ngoko. Après l’échec de cette assise, le préfet Félix Messing Mimbang avait signé un arrêté portant fermeture du tronçon litigieux en particulier et en général de toutes les frontières de la Boumba et Ngoko avec la Rca, notamment au niveau de Mboyl 2, Gribi et dans le district de Salapoumbé. Ces frontières restent d’ailleurs fermées jusqu’à ce jour. Une situation qui, du point de vue du chef de la délégation centrafricaine à la dernière commission mixte Cameroun-Rca, a des répercussions sur les échanges commerciaux entre les deux pays.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 19:45


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Niger: des militaires ont "emmené" le président Tandja

BAMAKO - Des militaires à l'origine d'une tentative de coup d'Etat jeudi au Niger ont "emmené" le président Mamadou Tandja et arrêté plusieurs membres du gouvernement, ont indiqué à l'AFP deux ministres nigériens sous couvert de l'anonymat, eux mêmes arrêtés.

"Nous voulons savoir ce qui se passe, c'est notre pays et personne ne veut le brûler. Nous ne sommes pas libres de nos mouvements, nous ne pouvons pas sortir. Ils ont emmené Mamadou Tandja", a indiqué par téléphone portable depuis Niamey un ministre.

"Nous ne savons pas ce qui se passe, nous sommes pas libres de nos mouvements mais nous avons nos portables et nous sommes là où devaient se dérouler le Conseil des ministres. Ils ont emmené le président", a confirmé un autre membre du gouvernement, toujours sous couvert de l'anonymat.

(©AFP / 18 février 2010 20h25)




Le président Tandja serait retenu dans une caserne

NIAMEY - Le président nigérien Mamadou Tandja, visé jeudi par une tentative de coup d'Etat selon des sources françaises, serait retenu dans une caserne à l'extérieur de Niamey, a indiqué à l'AFP un responsable sous couvert d'anonymat.

"Le président Tandja et son aide de camp seraient retenus dans la garnison de Tondibia", située à une vingtaine de kilomètres de la capitale, a affirmé cette source.

Plusieurs ministres seraient quant à eux retenus dans les locaux du Conseil supérieur de la communication, non loin du palais présidentiel, a-t-elle ajouté.

Une tentative de coup d'Etat est en cours dans le pays sahélien, selon des sources française ayant requis l'anonymat.

Des témoins ont fait état de tirs nourris dans la journée, notamment autour de la présidence.

(©AFP / 18 février 2010 20h02)


Niger: plusieurs soldats tués et au moins une "dizaine" blessés à Niamey

NIAMEY - Plusieurs soldats ont été tués et au moins une "dizaine" de militaires ont été blessés jeudi à Niamey où une tentative de coup d'Etat était en cours, selon des témoins et une source hospitalière dans la capitale du Niger.

Des témoins ont fait état jeudi de trois ou quatre soldats tués par un tir d'obus.

Ils ont indiqué que les corps de ces militaires avaient été extraits d'un blindé dont le toit a été détruit et qui était stationné jeudi après-midi devant l'hôpital de Niamey.

"Ca s'est passé devant moi, j'ai vu le missile raser complètement le haut du blindé, trois ou quatre soldats qui étaient à l'intérieur étaient comme déchiquetés et on les a transportés à la morgue" de l'hôpital, a indiqué un vendeur à la sauvette.

Une source hospitalière a déclaré de son côté avoir dénombré "au moins un dizaine de militaires blessés".

"J'ai constaté au moins une dizaine de militaires blessés aux urgences de l'hôpital" national de Niamey, a déclaré à l'AFP cette source ayant requis l'anonymat.

Une tentative de coup d'Etat est en cours dans le pays sahélien, selon un responsable français ayant requis l'anonymat.

Des témoins ont fait état de tirs nourris dans la journée, notamment autour de la présidence.

(©AFP / 18 février 2010 19h51)



PARIS - Le président nigérien Mamadou Tandja, visé par une tentative de coup d'Etat jeudi à Niamey, et son gouvernement seraient "entre les mains des mutins", a déclaré à l'AFP une source diplomatique française.

"Ca s'est passé à l'issue d'un conseil des ministres, il semblerait que le président Tandja soit à l'heure actuelle entre les mains des mutins et que les membres du gouvernement soient eux-même retenus", a indiqué cette source en fin d'après-midi.

"Il y a actuellement une réunion des chefs militaires" à Niamey, a-t-elle ajouté.

De son côté, une source diplomatique africaine à Niamey a déclaré à l'AFP que "plusieurs hautes personnalités nigériennes ne sont plus libres de leurs mouvements. Elles ont été arrêtées".

"Tandja ferait partie du lot. Les insurgés ont nettement pris le dessus", a-t-elle encore dit.

Selon la source diplomatique française, qui avance que la garde présidentielle a pris part à cette tentative de coup d'Etat, les dissensions au sein de l'armée étaient connues.

"On savait qu'une partie de l'armée désapprouvait Tandja et son coup de force constitutionnel, on pensait jusque là cette partie très minoritaire. Il y a tradition de coup d'Etat dans ce pays, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite", a-t-elle ajouté.

Après dix ans de pouvoir, M. Tandja avait dissous l'année dernière le parlement et la cour constitutionnelle et obtenu une prolongation controversée de son mandat pour au moins trois ans à l'issue d'un référendum en août.

L'opposition, qui avait boycotté cette consultation ainsi que des législatives controversées en octobre, avait dénoncé un coup d'Etat et la communauté internationale a condamné les agissements du président. L'Union européenne a suspendu son aide.

(©AFP / 18 février 2010 18h35)


 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 16:00


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NIAMEY – (AFP) 18 février 2010 15h47 - Une tentative de "coup d'Etat" est en cours jeudi au Niger, a déclaré à l'AFP un responsable français, alors que des témoins ont fait état de tirs nourris d'armes automatiques à Niamey, notamment près de la présidence.

En milieu d'après-midi, des soldats étaient déployés autour du palais présidentiel et dans les rues adjacentes, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Il y a une tentative de coup d'Etat" au Niger, a déclaré à Paris ce responsable français, qui a requis l'anonymat. "Tout ce que je peux dire, c'est que a priori (le président nigérien Mamadou) Tandja n'est pas dans une bonne position", a-t-il ajouté.

Paris a demandé aux Français de Niamey de rester chez eux, selon des sources diplomatiques.

Mercredi, le Premier ministre du Niger Ali Badjo Gamatie avait annoncé "une réunion importante du conseil des ministres" pour ce jeudi. Ces réunions ministérielles sont normalement présidées par M. Tandja.

Le Niger est plongé dans une grave crise depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous l'an dernier le parlement et obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel.

Des témoins ont fait état jeudi après-midi de tirs dans la capitale nigérienne.

"Il y a 40, 45 minutes, on a commencé à entendre des tirs de mitraillettes, et après, de grosses déflagrations. Ca a fait trembler la maison", a raconté vers 13H00 GMT Claire Deschamps, une Française vivant à Niamey, contactée par l'AFP par téléphone depuis Paris.

Ce témoin, qui a indiqué être barricadée chez elle, vit à "une dizaine de minutes en voiture de la présidence".

Un autre témoin a déclaré à un journaliste de l'AFP à Niamey que les tirs avaient commencé autour du palais présidentiel.

"Les tirs étaient dirigés vers le bureau du président", a rapporté ce témoin, qui travaille dans un endroit situé en face de ce bâtiment.

Un troisième témoin a rapporté sur Radio France internationale (RFI) qu'il était "à la présidence pour voir un conseiller quand ça a commencé".

"J'ai entendu des coups de feu. Il y avait des armes lourdes (...) et des obus. Je vois une fumée vers le bureau du président", a-t-il ajouté, interrogé depuis Paris par RFI vers 14H00 GMT.

Après dix ans de pouvoir, Mamadou Tandja devait initialement se retirer en décembre, mais la nouvelle Constitution adoptée en août lui assure encore au moins trois ans à la tête du pays. L'opposition a dénoncé un coup d'Etat.

Pour arriver à ses fins, Mamadou Tandja avait dissout le Parlement et la Cour constitutionnelle qui s'opposaient à son projet.

La tenue en octobre de législatives, également boycottées par l'opposition, a entraîné la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), et l'Union européenne a suspendu son aide au développement.

Le dialogue inter-nigérien de sortie de crise entre pouvoir et opposition, qui se déroule sous l'égide d'un médiateur de la Cédéao, a été suspendu la semaine dernière.

Les médias d'Etat au Niger ne communiquaient jeudi aucune information quant à une éventuelle tentative de coup d'Etat.

(©)


Niger: Paris demande aux Français de rester chez eux

PARIS - La France a demandé à ses ressortissants à Niamey de rester confinés chez eux, à la suite d'une tentative de coup d'Etat contre le président nigérien Mamadou Tandja, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

Environ 1.500 Français vivent au Niger, et quelque 500 Européens à Niamey, selon ces sources.

Selon un responsable français, une tentative de "coup d'Etat" a eu lieu jeudi dans la capitale du Niger. Des tirs nourris d'armes automatiques ont retenti à Niamey, notamment autour de la présidence nigérienne, selon des témoins.

Après dix ans de pouvoir, M. Tandja devait initialement se retirer en décembre, mais la nouvelle Constitution adoptée en août lui assure encore au moins trois ans à la tête du pays. L'opposition avait à l'époque dénoncé un coup d'Etat.

Un dialogue inter-nigérien, qui se déroule sous l'égide d'un médiateur ouest-africain, a été temporairement suspendu jeudi dernier.

Beaucoup de Français installés au Niger travaillent pour le groupe nucléaire français Areva, implanté au Niger pour l'exploitation des mines d'uranium, dont le Niger est actuellement le 3ème producteur mondial.

Début janvier, Areva avait signé avec le gouvernement du Niger une convention lui attribuant le permis d'exploitation du gisement d'Imouraren, "la mine d'uranium la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième du monde", selon le numéro un mondial du nucléaire civil.

(©AFP / 18 février 2010 15h58)

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 00:50


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Survie 16 février 2010 par Odile Tobner

A partir du XVIe siècle l’Europe occidentale lance à son profit la mondialisation. Ses vaisseaux sillonnent bientôt toutes les mers du globe. Elle s’empare de l’Amérique, puise des esclaves en Afrique pendant quatre siècles, avant de s’emparer des territoires africains à la fin du XIXe siècle. Cette histoire de l’Afrique est encore aujourd’hui enseignée à partir de la vision du seul conquérant, présenté comme donnant naissance à « toute une partie de la planète qui n’existait pas jusque là », simplement parce qu’elle n’existait pas pour les Européens. L’histoire précolombienne en Amérique, l’histoire précoloniale en Afrique, sont des appendices de la préhistoire, traitées par les anthropologues et les ethnologues avec une suffisance paternaliste.

Au XXe siècle, au faîte de sa puissance, l’Europe se dévore elle-même en deux guerres mondiales abominables qui sonneront le glas de sa prééminence. La colonie anglo-américaine, qui s’était précocement détachée de la métropole à la fin du XVIIIe siècle, prend au XXe siècle le relais de la puissance européenne dans la domination mondiale, tandis que l’appendice eurasiatique des empires russe et chinois résiste à l’abri du socialisme.

À l’issue de la deuxième guerre mondiale les grands empires coloniaux sont ébranlés. L’implosion de l’Europe autour du noyau dur allemand a été à l’origine de la grande recomposition de la seconde moitié du XXe siècle. L’émancipation des colonies se fait sur fond d’affrontement idéologique et impérialiste Est Ouest. Le feu des guerres coloniales embrase ce qu’on appelle désormais le Tiers Monde.

En France, au mythe de la colonisation civilisatrice succède celui de la décolonisation pacifique

L’exaltation et l’orgueil nationaux survivent à l’échec de l’une et de l’autre, dans un effort de dissimulation pathétique, qui nous vaut à l’heure actuelle des débats aussi anachroniques que celui sur l’identité française, au lieu d’effectuer une radicale et salutaire clarification de l’histoire entre vainqueurs et vaincus destinés, paraît-il, à cohabiter dans l’égalité. Nous en sommes loin. Le geste magistral et profanatoire de Cheikh Anta Diop, reprenant possession de l’histoire de son continent, dès les années cinquante, a été puni d’un ostracisme résolu et persistant. L’histoire doit toujours être faite par les anciens maîtres, qui entendent le rester coûte que coûte.

Le fameux discours de Brazzaville du général de Gaulle, le 30 janvier 1944, s’en tient seulement à proposer une adaptation de la domination. Avec la conviction d’une grande magnanimité il préconise d’admettre l’indigène à partager son propre gouvernement. Après la deuxième guerre mondiale, le gouvernement provisoire de la France, par une ordonnance du 22 août 1945, établit que les élections auront lieu dans l’Empire français au double collège, celui des citoyens, français métropolitains, et celui des autochtones. En avril 1946 l’assemblée constituante abolit le code de l’indigénat avec le travail forcé et la justice indigène spéciale. La loi Lamine Gueye accorde théoriquement la citoyenneté aux habitants des colonies. La constitution de la IVe république, ratifiée le 27 octobre 1946, institue l’Union Française, qui remplace l’Empire français. Les anciennes colonies deviennent des territoires ou des départements d’Outre Mer. Les anciennes colonies allemandes sous mandat de l’ONU, Togo et Cameroun, sont intégrées à l’Union française. Mais les massacres de Sétif le 8 mai 1945, le jour même de la capitulation de l’Allemagne, la répression de l’insurrection de Madagascar en 1947 puis le déchaînement des terribles conflits indochinois, de 1946 à 1954, et algérien, de 1954 à 1962, montrent la réalité et la détermination de l’ambition impériale qui subsiste intacte sur le fond.

Les aspirations des colonisés à une légitime émancipation ont toujours été considérées comme des agressions injustifiées contre la puissance française

Traque des syndicalistes, poursuites contre les nationalistes autochtones, interdictions des partis et des publications anticolonialistes sont le pain quotidien des futures ex-colonies. Les concessions sont accordées chichement. En 1956 la loi Defferre, du nom du ministre de l’Outre-Mer, dite aussi loi-cadre parce qu’elle n’édicte rien mais laisse toute latitude au gouvernement de légiférer par décrets, met en place, un semblant d’autonomie.

De Gaulle, arrivé au pouvoir en mai 1958, propose au référendum, en octobre 1958, la constitution de la Ve république prévoyant, dans son titre XIII, une structure rassemblant la France et ses anciennes colonies dans une Communauté qui se substitue à l’Union française. Seule la Guinée, sous l’impulsion de Sékou Touré, répond « non » à ce référendum et accède immédiatement à l’indépendance. La communauté sera éphémère. En 1960 la nécessité d’une indépendance nominale pour les anciennes colonies s’impose. Le tour de passe-passe gaulliste consiste à prendre la tête d’un mouvement inévitable et à instituer des indépendances telles que la souveraineté politique, économique et militaire de la France demeure sur ses anciennes colonies. Les conseillers français sont présents partout. Le Franc de la Communauté Française d’Afrique est géré par le Trésor français, l’armée française est garante de l’ordre dans les nouveaux Etats. La nouvelle situation présente même bien des avantages en faisant faire à la France l’économie de l’administration coloniale tandis que les instruments de l’exploitation restent intacts. L’accès aux matières premières et l’alignement diplomatique sont garantis. Tous les contrevenants seront punis par des coups d’État ou des assassinats, alors que les fidèles seront défendus contre les mouvements populaires. L’histoire de la Françafrique à la Foccart s’ouvre pour un demi-siècle.

Un simple rappel des faits permet de réfuter le tableau officiel idyllique de l’accès à l’indépendance des pays subsahariens, tel qu’il est peint par Jacques Toubon : « Une décolonisation réussie, parce que c’est une décolonisation qui s’est faite par consentement mutuel, la volonté de ces pays de ces territoires, après la loi cadre de 1957, après la marche vers l’autonomie de 1958, après la constitution que le général de Gaulle a fait adopter en 1958, d’accéder à l’indépendance pleine et entière d’états souverains, secondés par la France, à ce moment-là, et soutenus par elle tout au long de ces 50 années ». La réalité est tout autre et le résultat de cette collaboration est hélas très visible.

1er janvier 1960, l’indépendance du Cameroun est proclamée

Le premier président est Ahmadou Ahidjo, qui avait été ministre de l’intérieur puis premier ministre sous le régime d’autonomie interne instauré en 1956. Installé au pouvoir par le gouverneur Jean Ramadier, il conduisit la répression contre l’UPC, parti indépendantiste, traduite par une guerre féroce, avant et après l’indépendance, avec un corps expéditionnaire français, de 1956 à 1971, qui fit plusieurs centaines de milliers de morts. Ahidjo quitte le pouvoir en 1982 en faveur de son premier ministre Paul Biya qui s’est succédé à lui-même depuis en réprimant dans le sang une tentative de coup d’Etat militaire, en 1984, et plusieurs mouvements de revendications populaires, en 1992 et en 2008.

27 avril 1960, le Togo accède à l’indépendance

En 1958 le parti indépendantiste avait remporté les élections. Son leader Sylvanus Olympio devient le premier président. Il est renversé et assassiné dans un coup d’Etat le 13 janvier 1963. Nicolas Grunitzky lui succède, sera lui-même chassé en 1967 et mourra dans un accident à Paris en 1969. L’artisan des coups d’Etat de 63 et 67, l’ex sergent de l’armée française Gnassingbé Eyadema prend le pouvoir, instaure un parti unique le RPT et réprime toute opposition. Il reste au pouvoir jusqu’à sa mort le 5 février 2005. Son fils Faure Gnassingbé lui a succédé lors d’une élection contestée qui a provoqué des dizaines de morts.

26 juin 1960, la république de Madagascar est instaurée

La grande révolte de mars 1947, écrasée dans le sang de dizaines de milliers de Malgaches, a durablement marqué les esprits. Le premier président Philibert Tsiranana, protégé de la France ne surmontera pas l’hostilité de la population et quitte le pouvoir en 1972 en faveur d’un militaire chargé de faire l’Union nationale. En 1975, après l’assassinat du populaire général Rasimandrava, le capitaine de corvette Didier Ratsiraka instaure un régime autoritaire se disant révolutionnaire, à la fois pro soviétique et non aligné. Il se maintient jusqu’en 1993. Après un intermède parlementaire jusqu’en 1996, Ratsiraka est réélu. En décembre 2001 Marc Ravalomanana l’emporte mais ne peut faire reconnaître sa victoire qu’en juillet 2002, après six mois de manifestations populaires. Réélu en décembre 2006, Ravalomanana se heurte en 2008 à l’opposition du maire de Tananarive. Il est contraint à quitter le pouvoir qui est confié à un comité militaire.

1er août 1960 : Le Dahomey devient indépendant

Hubert Maga est son premier président. Il est poussé à démissionner en 1963 par le colonel Christophe Soglo, qui le remplace d’abord par Sourou Migan Apithy et prend le pouvoir lui-même en 1965 jusqu’en 1967. Alphonse Amadou Alley, Emile Derlin Zinsou, Paul-Emile De Souza se succèdent au pouvoir. Hubert Maga revient de 1970 à 1972. Le capitaine Mathieu Kérékou prend alors le pouvoir et engage le régime dans la voie marxiste. En 1975 le Dahomey devient le Bénin. Kérékou échappe à plusieurs tentatives de coup d’Etat mais ne tombe jamais dans la répression. En 1977 un débarquement de mercenaires menés par Bob Dénard, parti du Gabon pour renverser le régime échoue. En 1990 le Bénin est le premier pays à organiser une conférence nationale. En 1991 Nicéphore Soglo est élu président. Mathieu Kérékou revient au pouvoir en 1996, est réélu en 2001. En 2006 c’est l’économiste Yayi Boni qui gagne l’élection présidentielle. Le Bénin, pauvre en ressources, a, semble-t-il évolué de façon relativement autonome.

3 août 1960 : Le Niger devient indépendant

Il est présidé de 1960 à 1974 par Hamani Diori, un des fondateurs de la francophonie. En 1970 on découvre l’importance des gisements d’uranium au Niger. La COGEMA française, devenue AREVA les exploite à partir de 1971. En 1974 Hamani Diori veut indexer le cours de l’uranium sur celui du pétrole. Un ancien sergent de l’armée française Seyni Kountché, le chasse par un coup d’Etat le 15 avril 1974 et demeure au pouvoir jusqu’à sa mort en 1987. Après des progrès démocratiques dans les années 90, l’actuel président Mamadou Tanja vient de créer une crise politique en changeant les institutions pour se maintenir au pouvoir.

5 août 1960 : La Haute Volta, cette région qui avait fait partie de la Côte d’Ivoire puis en avait été séparée, accède à l’indépendance

Le premier président Maurice Ouédraogo s’associe, dans le Conseil de l’Entente, à la Côte d’Ivoire au Dahomey et au Niger. En 1966 le colonel Sangoulé Laminaza prend le pouvoir et s’y installe comme président jusqu’au coup d’Etat du colonel Saye Zerbo en novembre 1980. En septembre 81 le capitaine Thomas Sankara devient secrétaire d’Etat chargé de l’information. Il démissionne en 82. Le 7 novembre 82 le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo prend le pouvoir. Le très populaire Sankara devient premier ministre en janvier 83. Il est arrêté en mai. Libéré sous la pression populaire il proclame le CNR (Conseil National de la Révolution le 4 août 1983. Le 4 août 84 le pays devient le Burkina Faso. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné. Blaise Compaoré prend le pouvoir, qu’il détient toujours. Le pays est avant-dernier mondial à l’indice de développement humain.

7 août 1960 : La Côte d’Ivoire devient indépendante

Son histoire est marquée, avant et après l’indépendance, par la personnalité de Félix Houphouët Boigny. Anticolonialiste dans sa jeunesse militante, Houphouët devint le plus francophile des dirigeants africains. Sa longue présidence de la Côte d’Ivoire, de 60 jusqu’à sa mort en 1993, ne fut pas tout à fait paisible. Il réprima de nombreuses contestations intérieures, ourdit plusieurs complots contre des dirigeants africains, tels que Sékou Touré, Kwame N’krumah et passe pour avoir fomenté l’assassinat de Thomas Sankara. Il soutint la sécession désastreuse du Biafra, le coup de force raté contre le Bénin progressiste et entretint des relations avec l’Afrique du sud raciste dont il reçut les dirigeants. Le fameux « miracle ivoirien » de l’explosion économique se révéla un trompe l’œil, avec une croissance sans développement, profitable aux seuls capitaux étrangers. Le règne de ce partisan de l’ordre se termina dans le scandale et le chaos. Il laissa une fortune personnelle colossale et un État fragile. Son successeur Konan Bédié fut chassé par le général Robert Gueï. Les élections qui suivirent mirent au pouvoir l’opposant Laurent Gbagbo. La crise politico-militaire de 2002, avec la tentative de coup d’État, la partition de la Côte d’ivoire et l’intervention de l’ONU, n’est toujours pas résolue. Le pari sur l’avenir qu’on dit avoir été lancé par Houphouët à N’krumah en 1958 – l’un choisissant une pleine indépendance, l’autre la coopération avec la France – a été largement gagné par le Ghana. Dans le dernier classement selon l’indice de développement humain fait par l’ONU, la Côte d’Ivoire est 166e sur 177 et le Ghana 135e.

11 août 1960 : Le Tchad accède à l’indépendance sous la présidence de François Tombalbaye, cornaqué par le Commandant français Gourvenec qui s’occupe de sa sécurité

Le Dr Outel Bono, opposant, sera assassiné en France en août 1973. Tombalbaye sera lui-même assassiné en 1975. Le général Malloum lui succède avant que le rebelle nordiste Goukouni Oueddei ne prenne le pouvoir en 1979 avec l’aide des Libyens. Ce dernier est renversé à son tour en 1982 par l’ex-rebelle Hissène Habré aidé par les Français. En 1990 Idriss Déby, adjoint de Hissène Habré, le supplante au pouvoir, qu’il a gardé depuis. La France a toujours été militairement présente au Tchad, où elle possède une base à l’aéroport de Ndjaména, anciennement Fort-Lamy. Peu peuplé, avec moins de 10 habitants au km2, le Tchad bénéficie depuis 2003 d’une rente pétrolière considérable. Il n’en reste pas moins placé 170e sur 177 à l’indice de développement humain en 2008.

13 août 1960 : La République Centrafricaine, ancien Oubangui Chari à l’époque coloniale devient indépendante

Un an avant l’homme politique exceptionnel qu’était Barthélémy Boganda, qui conduisait le pays, était mort dans un accident d’avion. David Dacko lui succède. Il est renversé en 1965 par le capitaine Jean-Bedel Bokassa, ancien officier de l’armée française qui imposera un régime extravagant et sanguinaire jusqu’en 1979, où il est évincé par les services français eux-mêmes, qui ramènent David Dacko. En 1982 ce dernier est chassé du pouvoir par le général André Kolingba. En 1993 Ange-Félix Patassé remporte la première élection multipartite. Il est renversé par un coup d’Etat du général Bozizé en 2003. Comme au Tchad la présence militaire française a été constante et reste déterminante. L’État centrafricain est lui en totale déréliction.

15 août 1960 : Le Congo-Brazzaville devient indépendant, sous la présidence de l’abbé Fulbert Youlou, soutenu par le colonat local et par l’armée française

Les 13, 14 et 15 août 1963 des manifestations populaires, protestant contre la corruption du régime, le poussent à la démission. De Gaulle n’ayant guère de sympathie pour ce prêtre défroqué et polygame la France n’intervient pas. Alphonse Massamba Debat, réputé pour son intégrité est élu président. Il gouverne jusqu’en septembre 1968 où il est renversé par le commandant Marien Ngouabi qui établit un régime marxiste et un parti unique le PCT (Parti Congolais du Travail) jusqu’à son assassinat en 1977. Peu après l’ancien président Massamba Debat est arrêté et exécuté. La présidence du comité militaire est assurée par le général Yhombi Opango. Le 8 février 1979 le comité central du PCT dissout le comité militaire et nomme le colonel Denis Sassou Nguesso président du parti et du pays. En 1990 le pays prend le tournant du multipartisme. L’élection présidentielle qui suit, en 1992, est remportée par Pascal Lissouba. Mais le pays est livré aux milices. La guerre civile fait rage en 1997 et Sassou Nguesso remporte la victoire par les armes contre l’État légal. Il se proclame président le 25 octobre 1997. Il a depuis conservé le pouvoir. La politique congolaise est dominée par l’exploitation du pétrole, découvert en 1970, exploité depuis 1972, essentiel depuis 1974. L’ascension de Denis Sassou Nguesso, dans l’ombre de Marien Ngouabi, suit la même courbe.

17 août 1960 : Le Gabon accède à l’indépendance présidé par Léon Mba, mis en place par les forestiers français

L’armée française le rétablit au pouvoir lorsqu’en 1964 il est chassé par Jean-Hilaire Aubame. Aucun pays n’a été aussi directement lié à Paris qui en a fait sa base africaine d’intervention. Second du pouvoir dès 1965, Albert Bongo succède à Léon Mba en 1967 et conserve le pouvoir jusqu’à sa mort à Barcelone le 8 juin 2009. Il a su corrompre ses opposants mais le plus valeureux, Germain Mba, a été assassiné en 1971. Le fils de Bongo, Ali Bongo, vient de lui succéder dans une élection douteuse. Depuis les années 70 le pétrole représente l’essentiel de l’économie gabonaise. La rente pétrolière n’a pas servi au développement du pays qui est resté sans infrastructures ni équipements, mais à l’enrichissement du clan Bongo et des ses alliés français, hommes politiques et hommes d’affaires.

20 août 1960 : Le Sénégal proclame son indépendance

La fédération du Mali, formée du Sénégal, du Soudan français, n’aura duré que quelques mois, après que la Haute-Volta et le Dahomey l’ont quittée dès ses premiers jours, sabotée, dit-on, par Houphouët Boigny. Le président est Léopold Sédar Senghor, écrivain, très attaché à la France, père de l’institution de la francophonie. Il réprimera durement des mouvements étudiants et syndicaux. L’assassinat du brillant Omar Diop Blondin en prison entache son pouvoir. Senghor démissionne en 1980 au profit de son premier ministre Abdou Diouf. Ce dernier est président jusqu’en 2000, où il est battu à l’élection présidentielle par Abdoulaye Wade.

22 septembre 1960 : L’ancien Soudan français devient indépendant sous le nom de l’ancien empire du Mali

Il est dirigé par Modibo Keita, homme politique progressiste et panafricain, un des pères de l’OUA en 1963. Celui-ci est renversé par un coup d’Etat militaire en 1968, par le général Moussa Traoré qui impose une dictature féroce. En 1977 Modibo Keita meurt en détention de façon suspecte. En 1992 après la répression sanglante de la revendication de démocratisation, un coup d’Etat militaire mené par le colonel Amadou Toumani Touré le chasse et organise la première élection multipartite remportée par Alpha Oumar Konaré, réélu en 2007. Amadou Toumani Touré lui succède en 2002 et est réélu en 2007.

28 novembre 1960 : La Mauritanie accède à l’indépendance

Le premier président est l’avocat Moktar Ould Daddah. Il mène une politique d’indépendance nationale, créant une monnaie, l’ouguiya, dénonçant les accords avec la France, nationalisant la Miferma société d’exploitation des mines de fer. La guerre contre le front Polisario, qui revendique l’indépendance du Sahara occidental, mine le régime qui est renversé en 1978 par un coup d’Etat militaire. Le comité militaire qui lui succède prend fin en 1984 avec la prise de pouvoir du colonel Ould Taya. En 1989 les violences contre les négro-mauritaniens se déchaînent. Plus de 120 000 sont déportés au Sénégal. En 2005 Ould Taya est chassé du pouvoir par un putsch militaire mené par le colonel Ely Ould Vall. L’élection présidentielle de 2007 est remportée par Ould Cheikh Abdallahi. Le 6 août 2008 un coup d’Etat porte au pouvoir le général Ould Abdel Aziz.

Sur ces 14 pays, 5 figurent dans les dix derniers au classement mondial de l’indice de développement humain. Ce sont le Tchad, la Centrafrique, le Mali, le Niger et le Burkina-Faso. Pour la Centrafrique et le Niger cette place est scandaleuse au regard des immenses richesses qui ont été exploitées sur leur territoire. Les pays qui comparativement sont mieux classés sont ceux qui se sont le plus affranchis, économiquement et politiquement, du lien néocolonial. La Mauritanie, pays désertique est 137e sur 177. Le Bénin, sans autre ressource que le coton est 163e.

Le mythe de la tranquillité est contredit par les répressions et les assassinats qui ont sévi dans des pays dits stables ; celui de la croissance est contredit par l’absence générale de développement qui frappe plus particulièrement les pays d’Afrique sahélienne et équatoriale francophones. Politiquement le respect de la démocratie est un échec presque partout et surtout dans les pays riches en ressources, où chaque élection constitue un scandale par un mépris absolu des règles élémentaires d’un scrutin honnête. Pour la plupart de ces pays le cinquantenaire de l’indépendance peut se résumer en cinquante ans pour rien, sinon l’enfoncement dans la misère. Il n’y a pas là de quoi pavoiser.

L’Afrique du XXIe siècle reste ce qu’elle a toujours été pour l’Europe – sauf qu’elle l’est aussi maintenant en plus pour le reste de la planète : tats-Unis, tats émergents, Chine – un réservoir de richesses. Ce qui est convoité ce sont les matières premières, mais aussi les terres et les hommes pour les travailler. Le sort de l’Afrique, comme au temps de la conférence de Berlin, est décidé dans les institutions internationales, financières et commerciales, avec leurs puissants acteurs. Le même dépeçage est fait par les multinationales qui se répartissent l’exploitation des ressources et la gestion des équipements. On ne voit pas pour l’instant où pourrait bien être le point d’appui pour le levier qui soulèverait le poids de d’une oppression aux multiples chaînes, idéologiques, religieuses, économiques et libérerait le géant ligoté. On sent seulement comme une fermentation sourde qui court souterrainement et éclate ça et là en révoltes sans lendemain ou en luttes fratricides. Un jour, qu’on espère proche, l’indépendance ne sera plus un vain mot mais une décision des peuples d’exercer enfin leur puissance et leur souveraineté.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 00:42


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NEW YORK (Nations unies) - Le Conseil de sécurité a exprimé mercredi son soutien à la force de paix de l'ONU au Tchad, dont le gouvernement demande le retrait, et encouragé la poursuite de négociations avec N'Djamena sur l'avenir de cette force.

Les membres du Conseil "ont exprimé un plein soutien à la Minurcat (Mission de l'ONU au Tchad et en Centrafrique, ndlr) et ont encouragé la poursuite de consultations sur l'avenir de cette force", a déclaré à la presse l'ambassadeur de France, Gérard Araud, au nom du Conseil qu'il préside en février.

Il sortait d'une réunion à huis clos du Conseil, lors de laquelle deux hauts responsables de l'ONU ont mis en garde contre les conséquences négatives qu'aurait un retrait rapide de la Minurcat sur les populations qu'elle est chargée de protéger.

Après leur intervention, le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, et son collègue chargé des affaires humanitaires John Holmes, ont indiqué à la presse que l'ONU et le gouvernement de N'Djamena négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la force, dont le mandat expire le 15 mars.

M. Le Roy a précisé qu'il se rendrait dans ce but au Tchad la semaine prochaine.

Selon lui, les membres du Conseil souhaitent que celle-ci "maintienne sa présence au Tchad". "C'est aussi l'avis du Secrétariat (de l'ONU) mais nous devons prendre en compte le point de vue des autorités du Tchad, pays hôte", a-t-il dit.

M. Holmes a déclaré vouloir que la Minurcat reste "avec toutes ses composantes", estimant que c'est essentiel pour la sécurité et la poursuite des opérations humanitaires. "Nous sommes très préoccupés par la perspective d'un retrait", a-t-il dit.

L'ambassadeur du Tchad à l'ONU, Ahmad Allam-Mi, avait déclaré peu auparavant que N'Djamena accepterait le maintien de la composante civile de la Minurcat mais pas de sa composante militaire. Il avait affirmé que les forces tchadiennes étaient en mesure d'assurer elles-mêmes la sécurité des camps et attiré l'attention sur la situation nouvelle née du récent accord de paix entre son pays et le Soudan voisin.

Selon M. Le Roy, une telle formule n'est pas viable. "Ce n'est pas une option envisageable car nous ne pouvons pas maintenir les civils sans les militaires pour les protéger", a-t-il dit.

Pour M. Holmes, il est "actuellement difficile d'imaginer" le Tchad en mesure d'assurer la protection des civils. Selon lui, le Détachement intégré de sécurité tchadien, que la Minurcat est en train de former, a "encore beaucoup à faire avant d'être autonome".

M. Holmes a estimé à 500.000 personnes le nombre de civils dépendant de la Minurcat pour leur sécurité, soit environ 250.000 réfugiés du Darfour, 170.000 Tchadiens déplacés et 70.000 réfugiés centrafricains, auxquels s'ajoutent les populations locales, qui sont également "extrêmement vulnérables".



NDLR : Comme à l'accoutumée, les autorités de Bangui sont étrangement silencieuses sur ce dossier pourtant préoccupant au regard des gros problèmes humanitaires et sécuritaires qu'il recouvre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 00:22


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Selon une source proche de l’opposition tchadienne qui a joint dans la journée la rédaction du blog, plusieurs commerçants tchadiens vivant à Bangui (RCA) ont été interpellés par la police centrafricaine.

Il s’agit de :

   *     Elhadji Ibrahim Lawane ;

  *     Elhadji Moussa Ahmat ;

  *     Elhadji Abdallah Moussa ;

A l’heure où nous rédigeons  cette dépêche, ces paisibles citoyens tchadiens sont  détenus dans les locaux des services de renseignements centrafricains et risquent d’être extradés vers le Tchad où l’Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), police politique du régime Deby, les attend de pied ferme.

Il convient de rappeler que  ces derniers temps, nous assistons à un  travail de coordination des actions  entre les services de renseignements tchadiens et centrafricains qui procèdent à des arrestations arbitraires d’opposants hostiles à Bozizé et Deby.

C’est ainsi que le Général Baba Laddé était tombé dans un traquenard, l’année dernière puis extradé sur Ndjaména et dont personne n’a des nouvelles de lui. Il en est de même pour l’opposant centrafricain Charles Massi, arrêté au Tchad et remis aux autorités de Bangui, et dont le sort réservé a été tragique.

Pour les opposants tchadiens et centrafricains, Bangui et Ndjaména sont devenus des zones à hauts risques et infréquentables.

Ces arrestations récurrentes interviennent  alors que le régime tchadien par la voix d’Idriss Deby prétend appeler au dialogue l’opposition armée tchadienne.

Quelle ambivalence et décalage dans les déclarations et les actes du régime en place au Tchad ?

Le pouvoir d’Idriss Deby est trahi généralement par sa mauvaise foi qui caractérise son bilan de vingt  (20) de règne autoritaire similaire à des régimes d’exceptions qui se sont succédé dans le pays.

Par ailleurs, nous rappelons aux autorités de Bangui qui assurent le rôle de suppôt au régime Deby, qu’elles seront tenues responsables des dérives liberticides qui se déroulent au Tchad avec leur complicité engagée.

Nous demandons aux organisations centrafricaines de défense des droits de l’homme et aux autres structures au plan sous-régional et international d’intercéder auprès du Gouvernement de Bangui pour empêcher toute extradition vers Ndjaména de ces paisibles citoyens tchadiens dont le simple tort est de vivre hors du pays.

 
blog de Makaila Nguebla Mercredi 17 février 2010
3 17 /02 /2010 15:46

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 04:00


armement

 Mardi 16 février 2010   Pierre Agrounda / Envoyé permanent à Bangui

                              ( Regards d'Africains de France)

Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, le général Jules Bernard Ouandet a présenté, dans la matinée de lundi 15 février 2010 à la presse centrafricaine, deux hommes en treillis, notamment « deux militaires tchadiens de la Force multinationale en Afrique centrale (FOMUC) surpris en plein achat d’armes de guerre ».  Le ministre dit avoir été saisi par un appel anonyme. « Les policiers que j’ai dépêchés sur le terrain ont mis la main sur ces éléments de la FOMUC et les deux jeunes vendeurs d’armes de guerre que sons les braqueurs », ajoute Jules Bernard Ouandet.  

  Au journal télévisé où étaient présentés les éléments tchadiens de la  FOMUC, les vendeurs d’armes de guerre et leurs marchandises (pistolets automatiques et balles), le ministre s’est dit déterminé « à combattre ces bandes qui créent au quotidien l’insécurité à Bangui par des multiples  vols à main armée ». Jules Bernard Ouandet qui déclare avoir « le cœur serré » promet des mesures fermes contre les deux braqueurs et les militaires de la FOMUC. «Ils resteront en prison jusqu’à ce qu’ils me donnent toutes les explications sur ce réseau de vente et d’achat d’armes de guerre », rassure le membre du gouvernement.

  Avant de boucler son point de presse, M. Jules Bernard Ouandet s’est interrogé sur le rôle de la FOMUC dans un pays comme la République centrafricaine qui  amorce le processus de paix. « La FOMUC est là pour protéger les Centrafricains ou les combattre? », se demande le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Les soubresauts politico-militaires et les coups d’Etat à répétition ont favorisé, depuis 1996, la circulation illicite d’armes de guerre en Centrafrique.

  Il y a seulement quelques jours, L’Hirondelle, un quotidien de la place a interpellé les autorités centrafricaines au sujet de la vente illicite d’armes de guerre à Bangui et ses environs. « Le prix d’une kalachnikov varie entre 5000 (env. 7,69 Euro) à  10000 francs Cfa (env. 15,3 Euro) », souligne le journal dans l’une de ses parutions du moins de février 2010. Les autorités ont jusqu’à présent démasqué plusieurs réseaux de trafiquant d’armes de guerre. Mais c’est pour la première fois que la FOMUC, qui intervient en Centrafrique depuis 2008, est citée dans ce genre de trafic.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 01:23



Joseph Binguimalé


NDLR : Bien que récusé par l'opposition démocratique et les politico-militaires regroupés au sein du Collectif des Forces du Changement et pratiquement désavoué par Bozizé lui-même qui avait accepté et ordonné un audit sur sa gestion administrative et financière suite aux graves présomptions et accustions qui pèsent sur lui dont démonstration avait été suffisamment faite publiquement  le 30 janvier dernier par Me Nicolas Tiangaye et Gabriel Jean Edouard Koyambounou devant le corps diplomatique, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé s'entête et continue de poser des actes au nom de la CEI. cela n'est pas du tout normal ni acceptable. Une telle situation n'est pas de nature à créer une ambiance de confiance et de sérénité, absolument indispensable au fonctionnement de la CEI dans ses rapports avec les partis de l'opposition.
En principe, l'audit qui doit être réalisé sur sa gestion de trois mois seulement à la tête de la CEI doit avoir un effet suspensif de ses activités en attendant que le rapport de l'audit, soit le blanchisse, soit l'envoie devant les tribunaux. Il ne doit plus exercer quelque activité que ce soit. Or force est de constater que ce monsieur prend des initiatives, adresse des lettres d'invitation et continue de poser des actes qui engage la CEI alors qu'il n'a plus en quelque sorte de légitimité donc n'est plus dans la légalité.
La question se pose réellement de savoir si ces initiatives proviennent de lui-même ou n'est ce pas avec l'aval de son complice Bozizé qui veut coûte que coûte lui faire engager le travail de révision des fameuses listes électorales qui ont servi à la mascarade électorale de 2005 et qui datent en fait du Recensement Général de la Population de 2003, miraculeusement retrouvées dans un entrepôt au quartier Combattant alors que le ministre de l'Administration du territoire Elie Oueifio avait déclaré devant les députés lors du débat sur le code électoral qu'elles avaient été détruites.
Si cet entêtement se poursuit, un nouveau blocage du processus électoral sera encore à craindre car l'opposition ne sera laissera pas flouer par les gesticulations d'un président de CEI disqualifié et récusé qui fait la sourde oreille et l'autruche. C'est à un véritable recensement des électeurs que doit procéder la CEI et non une révision de pseudos listes électorales qui ne correspondent à rien du tout dont le pouvoir veut se servir pour frauder les élections. Cette manoeuvre est trop grossière et ne peut point passer. Ci-dessous, les copies de deux lettres de Binguimalé, adressées au Coordonnateur de l'UFVN, Me henri POUZERE.




COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE



 
N° 189/RCA.CEI.PDT.DIRCAB                          

                                                                                     Bangui, le 16 février 2010

 

Monsieur le Président

de la Commission Indépendante (CEI)

BANGUI

 

A

Monsieur le Coordonnateur

de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN)

BANGUI

 

Objet : Recomposition des comités locaux

 

Monsieur le Coordonnateur,

 

Conformément à l’audience accordée par le Président de l République Chef de l’Etat à toutes les Forces Vives de la Nation en date du 30 janvier 2010, suite à la déclaration d’une partie de l’opposition démocratique, les Autres Partis et de l’APRD en date du 13 Février 2010, audience en présence des représentants de la communauté internationale et au cours de laquelle le Conseil National de la Médiation a été mandaté pour suivre les discussions sur les questions soulevées,

Conformément au Protocole d’Accord issu de la concertation menée par le Conseil National de la Médiation en date du 13 Février 2010, dans lequel il a été convenu de la recomposition des comités locaux à partir des listes présentés par les entités composant la CEI,

J’ai l’honneur de venir par la présente vous informer que des missions partiront à l’intérieur du pays du 19 au 26 Février 2010 avec pour objectif d’effectuer les opérations mentionnées en objet.

Vous êtes saisi de ce qui précède à toutes fins utiles.

Vous en souhaitant bonne réception

Veuillez agréer, Monsieur le Coordonnateur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Le Révérend Pasteur Joseph BINGUIMALE

 

 

Siège sis Palais de l’Assemblée Nationale

B.P. 528 Bangui – République Centrafricaine





COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE

 

N° 164/RCA.CEI.PDT.DIRCAB                                       
                                                                             Bangui, le 15 février 2010

 

Monsieur le Président

de la Commission Indépendante (CEI)

BANGUI

 

A

Monsieur le Coordonnateur

de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN)

BANGUI

 

Objet : Invitation

 

Monsieur le Coordonnateur,

J’ai l’honneur de venir par la présente vous informer que la Commission Electorale Indépendante (CEI) a opté pour la révision des listes électorales compte tenu de la disponibilité des bases de données existantes des élections de 2005.

A cet effet, un audit est prévu pour le mercredi 17 Février 2010 à 10 heures sur le site situé à Bangui Mpoko.

La CEI, dans un souci de transparence, vous convie ou un de vos représentants à cette mission et vous prie de bien vouloir vous rapprocher du Directeur de cabinet de la CEI pour les dispositions pratiques à prendre. Il est joignable au numéro suivant : 75 50 00 05

Vous en souhaitant bonne réception

Veuillez agréer, Monsieur le Coordonnateur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Le Révérend Pasteur Joseph BINGUIMALE

 

 

Siège sis Palais de l’Assemblée Nationale

B.P. 528 Bangui – République Centrafricaine

 




Bangui, le 15 Février 2010

A

Son Excellence,

Le Médiateur de la République

 

 

Projet des termes de Référence de la mission d'audit

La présente mission d'Audit devra cibler essentiellement deux préoccupations majeures des signataires du protocole d'accord relatif à l'organisation et surtout au fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante (C.E.I).

1 - Audit Administratif

L'exercice consistera à comparer la taille actuelle du bureau de la Coordination, en l'occurrence, celle du cabinet du Président actuel de la CEI à celle des bureaux de la CEMI de 1993, 1998, 1999 et 2005. Le cas échéant procéder au dégraissage du cabinet actuel en supprimant certains postes tels que: Directeur de Cabinet, de Médecin, de Conseiller Juridique et d'attaché de presse    .

• :Dans la même optique, vérifier si la procédure utilisée pour le recrutement des personnalités à ces postes est conforme aux textes régissant le processus électoral en RCA, notamment la loi électorale, son décret d'application, le Règlement Intérieur de la CEI ainsi que les textes relatifs au droit de travail de notre pays.

• : Asseoir un organigramme du bureau de la coordination.

II Audit Financier

Vérifier si le budget de fonctionnement de la CEI est déjà examiné et adopté par la plénière de la CEI en ressources et en dépenses;

Procéder au pointage des ressources financières déjà encaissées et identifier leur provenance (budget national la contributions financières des partenaires au développement tels que la France, l'organisation internationale de la Francophonie, les Nations Unies, le PNUD, l'Union Européenne, l'UA etc ) ;

Vérifier la régularité et la moralité des dépenses effectuées à partir des ressources financières identifiées;

Contrôler les pièces de dépense afférentes aux diverses opérations; Vérifier si tous les matériels acquis dans le cadre de l'exécution du budget ou à titre de don sont bel et bien repris dans une comptabilité matière;

Vérifier si les locations des véhicules et les marchés publics attribués sont conformes à la réglementation en la matière.

III - Mesures correctives

Suites administratives

Suites Judiciaires le cas échéant.

 

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