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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 00:13


CPI.jpg

Source: Cour pénale internationale (CPI)

Date: 15 mars 2010


ICC-CPI-20100315-PR506

Cette semaine, l’ Unité de sensibilisation de la Cour pénale internationale a pris part à deux rencontres organisées par les groupes de femmes pour célébrer la Semaine de la femme.

L’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) a organisé un programme d'activités et de séminaires au cours de la semaine de 6 à 13 Mars. La Cour pénale internationale (CPI) a été invitée à participer à ces événements, le 10 Mars. Plus de 300 femmes y ont participé. Cette réunion a été fondée autour d'une présentation sur le mandat de la Cour, son rôle, son fonctionnement et ses activités. Les progrès de la procédure dans l'affaire du Procureur contre Jean-Pierre Bemba Gombo a également été expliqué, avec l'appui d'un film en sango. Cela a donné l’occasion aux fonctionnaires de la Cour d'expliquer à un large public la décision prise le 8 Mars par les juges de première instance III de reporter l'ouverture du procès de M. Bemba au 5 Juillet 2010. Beaucoup de femmes de l'OFCA ont posé des questions sur comment la Cour défend les fonctions et les droits des victimes - droits qui n'avaient jamais existé devant un tribunal pénal international. Les dirigeants de l'association ont adressé une invitation chaleureuse à la CPI pour revenir très bientôt pour une autre réunion à l'OFCA.

La CPI a tenu une autre session de sensibilisation le 11 Mars dans le cadre de la conférence nationale de l'Union des Sœurs de l’Ufeb (Union des églises baptistes), tenue à Bangui 10 au 13 Mars. Un total de 328 femmes se sont rassemblées dans le quartier de Fou à Bangui pour rencontrer l'équipe de sensibilisation de la CPI. Cet événement interactif a commencé par une série de chansons sur les thèmes de la paix et de justice. L'auditoire a ensuite assisté à une conférence en Sango sur la Cour. Cela a donné une nouvelle occasion à l’Unité de sensibilisation de la Cour pour expliquer que l'ouverture du procès de Jean-Pierre Bemba avait été reportée au 5 Juillet, et pour répondre aux questions. Enfin, les femmes ont eu la parole pour exprimer leurs opinions sur ce dont elles avaient juste entendu parler de la CPI. La séance s'est terminée comme elle avait commencé, avec la musique et de la fête.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 23:52


rebelles-LRA.jpg

 

Trois villages attaqués en région éloignée

* Des unités d’élite de l'armée ougandaise prétendent traquer les rebelles de la LRA

Par Paul-Marin Ngoupana

BANGUI, 22 Mars  17:13:24 GMT (Reuters) – Les rebelles de l’armée ougandaise, Lord's Resistance Army (LRA) ont tué au moins 10 personnes et enlevé plus de 50 dans des attaques contre trois villages dans l'est de la République centrafricaine à la fin de semaine, ont dit des responsables locaux lundi.

Les attaques ont été le dernier d'une série dans le coin reculé de la République centrafricaine (RCA), où les autorités locales ont peu de présence et l'armée ougandaise a envoyé des unités d'élite pour traquer les rebelles qui ont été actifs pendant plus de deux décennies.

«Notre population a, de nouveau, été soumise à des atrocités diaboliques des rebelles de Joseph Kony (chef de la LRA) ", a déclaré par téléphone à Reuters Remy Semdoutou, le haut fonctionnaire de la préfecture de l'Est du Haut Mbomou,.

"Hier, le village de Agoumar ... a été attaqué et 10 personnes ont été tuées et plus de 50 autres ont été faites prisonnières par les rebelles, qui les utilisait pour transporter les marchandises qu'ils ont pillées, a-t-il ajouté.

Semdoutou a dit que le village voisin de Mboki 3 a également été attaqué et le chef de village adjoint tué et quatre enfants adolescents kidnappés.

Clément Loutemboli, un opérateur de radio à Obo, la principale ville de la préfecture, a confirmé les 10 morts à Agoumar et a dit que 22 personnes ont été blessées. Les villageois ont tenté de se défendre et ont capturé et brûlé vif un rebelle, a-t-il ajouté.

Loutemboli a dit qu'un autre village voisin, Zémio, a également été attaqué.

Les rebelles de la LRA ont été actifs dans le nord de l'Ouganda depuis près de deux décennies avant d'être poussés vers les pays voisins de la République démocratique du Congo et au Soudan en 2005.

L'Ouganda a mené une contre attaque contre des bases rebelles au Congo en 2008, mais l'opération n’a pas permis de mettre la main sur hauts dirigeants de la rébellion recherchés par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

L'Ouganda a envoyé des soldats pour suivre le groupe à travers le Congo, le Soudan et la RCA et a écrit que l'opération a été un succès. Toutefois, les combattants dispersés ont tué des centaines de civils, suscitant les critiques des organisations internationales et des fonctionnaires locaux.

"Après de multiples attaques de la LRA, notre population s’est organisée en unités d'auto-défense, qui ont résisté aux rebelles d'hier à l'aide de machettes, haches, les clubs et les fusils" a dit aussi Semdoutou.

«Je ne comprends pas le rôle de l'armée ougandaise, qui prétend traquer la LRA sur notre territoire, quand le rebelle qui a été tué par la population portait un tout nouvel uniforme de l'Armée ougandaise. Qu'est-ce que ça veut dire?" a-t-il ajouté.

(Writing par David Lewis, editing by Andrew Dobbie) (Pour plus de couverture en Afrique de Reuters et d'avoir votre mot à dire sur les principales questions, visitez: http://af.reuters.com)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 23:09


Mme Denise Massi

     Mme Denise Neris Massi

                                                                   

 

Nous publions ci-dessous le cri d’un compatriote qui a requis l’anonymat. Profondément choqué par la brusque mort de Mme Denis Neris Massi trois mois à peine après celle atroce de son mari, ce compatriote a tenu à faire savoir son écoeurement par rapport à ce second meurtre à distance, Mme Massi étant décédée d’une hémorragie cérébrale évidemment liée à la crise d’angoisse aiguë dont elle a été victime depuis la disparition non élucidée de son mari. Le meurtrier est connu et s’appelle François Bozizé, actuel président de la République centrafricaine qui clame ouvertement sa volonté de « dépecer » tous ceux qui s'opposent ou s’opposeront à lui.

La rédaction de C.A.P

 

 

 

  
C’est la mort d’une femme centrafricaine que je ne connais pas particulièrement qui me fait sortir aujourd’hui de mes gonds. La mort de cette femme, quatre mois à peine après  la disparition de son mari dans des conditions non élucidées, interpelle tous les Centrafricains, toutes les consciences car elle rappelle le règne de Bokassa de triste mémoire.  Elle est morte sous le règne de l’ancien aide de camp de Bokassa. Cette femme s’appelle de Mme Massi née Denise NERIS.

  

Pour commencer, il faut être clair : je ne soutiens ni n’adhère aux différents mouvements et partis politiques de Monsieur Massi qui me paraît être un homme politique à convictions variables. Mais je reste viscéralement centrafricain  et c’est à ce titre que je m’élève contre les assassinats comme modes de gestion des contradictions de la société centrafricaine. Quelqu’un peut-il m’expliquer au nom de quoi, de qui, cette compatriote qui s’est rendue à Bangui, dans son propre pays, a-t-elle été expulsée vers la France ? Et pourquoi cette même France qui nous gave de discours sur les droits de l’homme n’a-t-elle pas rendu la monnaie de sa pièce aux autorités centrafricaines ? En faisant ce simple geste de réciprocité, la France aurait mis ces dites autorités devant leurs responsabilités et peut-être sauvé cette pauvre femme. Au lieu de quoi, nous avons une mort supplémentaire qui révèle les ambigüités des relations françaises. La France a des intérêts énormes en Centrafrique en ce qui concerne son parc nucléaire. Ces intérêts qui dorment dans le sol ou le sous-sol centrafricain appartiennent d’abord et avant tout aux Centrafricains. En aucun cas ils ne peuvent être la propriété d’un clan. Miser sur un groupe, armé fût-il, pour pérenniser ses intérêts pour la France serait une politique à très courte vue. Ce qu’un gouvernement a fait, un autre gouvernement peut défaire. Le peuple centrafricain qui a trop souffert, qui a longtemps été brimé, a déjà développé sa mystique de la révolte. Il l’a montrée quand le despotique régime de Bokassa a dépassé les limites en 1979.

 

La mort de Mme Massi donc, symbolise le sort du peuple centrafricain : c’est une femme qui ne cherchait qu’à retrouver son mari ou à connaître les circonstances de sa mort ; toutes choses normales pour n’importe quelle femme dans le monde sauf en Centrafrique. A l’instar de Mme Massi, le peuple veut la paix, la sécurité, la tranquillité sur le sol de ses ancêtres. Il ne faut pas lui envoyer une soldatesque sans foi ni loi, qui ferait mieux d’aller combattre la LRA à Obo, Zémio, Rafaï aujourd’hui et peut-être demain à Bangassou, Mobaye et Bambari …Le sang centrafricain a assez coulé. Basta !

 

                                                                                     Kadé

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 02:25


Zobize-Yangou.jpg

Source : Le Républicain, 22/03/2010 maliweb.net

Quand l’Onu, l’Union Européenne, les Etats-Unis et la France demandent quelque chose à un Etat africain, ils peuvent, en général, le considérer comme acquis. Or le week-end, ces importants partenaires ont demandé à Bangui, et pour cause de « retards importants », le report de la présidentielle et des législatives couplées qui devraient se tenir le 25 avril prochain.

Le président Bozizé, candidat maintenant déclaré à sa propre succession, dit prendre acte mais préfère laisser la Céni décider. Sans doute, des propos tenus pour la forme. Car on voit mal comment le président centrafricain peut faire maintenir les dates initiales. Pour cause : des insuffisances criardes déjà mises à nu par ses adversaires qui ne sont pas n’importe qui puisqu’ils s’appellent Ange Patassé, Martin Ziguélé. De plus, la levée de bouclier est quasi-unanime au sein des partis et des anciens groupes rebelles qui exigent le report.

Enfin, la communauté internationale valide le constat que la Centrafrique est loin d’organiser en avril des élections acceptables. Echantillon des carences relevées : le sempiternel problème des listes électorales, cartes d’électeurs non prêtes, Ceni incomplète et absente du Nord, processus de démobilisation-réinsertion non achevé et compromettant les élections sur l’ensemble du territoire si elles devaient se tenir dans un mois ! L’opposition, naturellement, ne pouvait qu’exiger le report et Bozizé qui se présente pour la seconde fois peut donner l’impression de ne pas marcher avec cette revendication.

A y regarder de près, il n’a pas grand-chose à perdre. Pendant le temps requis pour pacifier complètement le pays et préparer de bonnes conditions, il restera sans doute président. Et légitimement espérer gagner le jour où les élections se tiendront. La jurisprudence Gbagbo fait donc des petits. Moralité : rien n’entrave autant les démocraties africaines que les rébellions pourtant souvent nées du déficit de démocratie.

Adam Thiam

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 01:01


Bozizé en Chine

La mort de Mme Denise Neris Massi suite à une hémorragie cérébrale, trois mois seulement à peine après l’enlèvement et la brutale et barbare disparition de son mari, au-delà du dramatique destin qui est celui des deux conjoints, interpelle plus d’uns quant aux responsabilités particulières et personnelles de François Bozizé dans les causes de la mort de cette pauvre femme. C’est incontestablement lui qui a plongé l’épouse de Charles Massi dans une crise aiguë d’angoisse telle qu’elle ne pouvait que craquer de cette façon. Est-ce l’ironie du sort que cette dame décède la même semaine où ses deux avocats qui se préparent à poursuivre Bozizé devant la CPI fussent reçus à leur demande au Palais de l’Elysée !

A présent, toutes les familles centrafricaines dans lesquelles figurent des hommes politiques qui ont de légitimes ambitions pour leur pays, se posent la question de savoir qui sera le prochain sur la liste rouge ou noire, c’est selon, de Bozizé et sa clique. L’indécence, la brutalité et la violence avec lesquelles Bozizé a fait expulser de sa maison et de son pays cette dame partie seulement pour tenter de demander quelques comptes et faire la lumière sur les circonstances de la disparition de son mari sont inadmissibles et mettent en évidence le fond de coeur méchant et haineux de l’homme Bozizé et soulignent la responsabilité criminelle du président centrafricain.

L’âpreté des contradictions politiques peut-t-elle seule justifier qu’il puisse décider de supprimer la vie à quelqu’un, fût-t-il Charles Massi qui fut pourtant longtemps son ministre d’Etat avant de se retrouver exclus du système et de devoir à cause cela, embrasser l’aventure d’être chef rebelle. En commettant l’irréparable sur Charles Massi, pourtant lui aussi son frère maçonnique, Bozizé aura également plongé dans l’embarras ses autres frères appartenant à la même loge maçonnique que lui, tant centrafricains que ceux de la sous-région dont la plupart prennent leurs instructions auprès de certains parrains chefs d’Etats de pays voisins de la RCA. Malheureusement en attendant qu’ils s’en expliquent entre frères, Massi et son épouse auront déjà connu le même et tragique destin.

Mais Bozizé a-t-il une encore ce qu’on appelle une conscience là où il en est arrivé aujourd’hui où tout ce qui lui importe dorénavant est comment peut-il rempiler dans le fauteuil présidentiel qu’il occupe depuis le coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir ce 15 mars 2003 ? L’inestimable trésor de guerre dont il dispose désormais et les armes de guerre qu’il n’a cessé d’acquérir et de stocker font dire à présent à plusieurs observateurs, qu’on ne voit pas comment il pourrait perdre les élections dont par ailleurs il fait tout pour contrôler la machine en la mettant en coupe réglée. La violence des propos qui émaillent de plus en plus ses moindres allocutions, ne laisse plus de doute sur sa volonté de tuer ceux qui oseront le contredire ou contrarier ses ambitions politiques en voulant l’affronter sur le plan électoral.

Au plus profond de lui-même, Bozizé Yangouvonda doit savoir que la vacuité de son désastreux bilan ne peut lui faire espérer le moindre suffrage de ses compatriotes mais sachant que son allié le plus important et sûr est la misère dans laquelle pataugent les Centrafricains, y compris dans les couches qu’on ne peut soupçonner de la société, s’il casse ses tirelires planquées çà et là dans les Îles Vierges britanniques et en Europe, faite de différents pots de vin et autres dessous de table et les fruits de divers trafics mafieux, il pourrait acheter plusieurs consciences et votes et infléchir les résultats du scrutin présidentiel en sa faveur. Cela dit, même si la situation du pays et le contexte en 2010 ne sont pas les mêmes qu’en 1992 – 1993, on ne doit jamais désespérer des Centrafricains. Sont-ils vraiment prêts et disposés à se laisser intimider et à vendre leur âme en acceptant de prendre les gadgets électoraux de campagne et le pécule de Bozizé et son KNK en échange de leur suffrage le moment venu lorsqu’ils seront seuls dans l’isoloir ? Il est permis d’en douter. Même si feu Omar Bongo avait l’habitude de dire que « si on organise des élections, ce n’est pas pour les perdre », la RCA se souviendra encore longtemps du cas en 1993 d’un certain André Kolingba qui constitue l’exception qui confirme cette règle. Un processus électoral transparent est possible en Centrafrique et malgré sa fortune et ses armes de guerre, Bozizé peut et doit être battu pour permettre à la RCA d’avoir une chance de repartir. La perspective que ce dictateur sanguinaire puisse rempiler à la tête du pays pour un mandat supplémentaire de cinq doit déterminer tous les Centrafricains à le disqualifier et lui barrer fermement la route dans les urnes.

En imposant le report des élections que Bozizé voulait voir tenir fin avril, la communauté internationale sans laquelle aucune élection digne de ce nom ne saurait être envisagée actuellement en RCA à l’heure actuelle, vient de poser un acte important qui mérite d’être salué à sa juste valeur.   Certains candidats aux élections ainsi que les Centrafricains et surtout les démocrates et les forces de progrès qui militent de toute leur énergie pour un vrai changement dans ce pays, ont été ainsi compris dans leurs différentes requêtes en report alors que Bozizé - mu par sa seule et égoïste volonté de s’accrocher au pouvoir - voulait continuer à rester maître du jeu en fixant, contrairement à ce que prévoit le Code électoral, l’agenda des élections.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:55


Joseph Binguimalé


Le vrai faux pasteur de la CEI continue de faire des siennes

 

Vendredi dernier, le président encore jusqu’à quand de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé a relevé son dircab à 10h et à 14h il a rapporté la décision. Et pour cause, le nouveau qui avait eu le tps de prendre le service est patenté KNK. Entre temps, Bozizé a dû imposer au vrai faux pasteur de reprendre Euloge Goyémidé son ancien dircab qu’il venait de relever.  Il est difficile de faire ce grand écart si on n'est pas Binguimalé.

En outre, le même Binguimalé a préparé un ordre de mission dans le but initial de faire monter à Paris le trublion de Gabriel Goloumo en vue du recensement des électeurs dans les ambassades en Europe. Il a fallu que les nouveaux membres de l’opposition fassent beaucoup de boucan pour qu'il annule cet ordre de mission au dernier moment. Quant à l'idée du report des élections, elle est partagée jusqu'à dans les rangs de la majorité présidentielle KNK.





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Pour Bozizé « tout le monde doit être KNK »

 

C’est lorsqu’il battait campagne dans la préfecture de la Nana-Mambéré en prenant prétexte sur la cérémonie d’inauguration du tronçon de la route Bouar - Baboua  - Garoua Mboulaï que Bozizé a été informé du décès à Paris des suites d’une hémorragie cérébrale de Mme Denise Neris Massi. Sachant qu’il se trouvait en pleine région natale de Charles Massi, il a dû décider de rentrer précipitamment (on ne sait trop pourquoi ?) sur Bouar avant de regagner le lendemain la capitale. Ne retournera-t-il plus faire campagne sur les terres de Charles Massi ?

Lors du défilé qui se déroulait sous ses yeux à Baboua, ville dont est également ressortissant son ministre de la justice, Laurent Ngon-Baba qui est aussi le président du Parti pour l’Action et le Développement (PAD), un parti politique mangeoiriste et groupusculaire appartenant à la majorité présidentielle, Bozizé s’est étonné en le faisant savoir à Ngon-Baba qu’il n’y ait que des banderoles et des tee-shirts du parti PAD et pas du KNK. Pour lui, il n’y a pas de PAD qui tienne, tout le monde doit être KNK. Bozizé et son équipe ont inondé depuis déjà longtemps  l'arrière pays avec (tee-shirts, pagnes, casquettes et autres gadgets de campagne électorale) même dans les petits villages. Ils ont pris plusieurs longueurs d’avance sur la campagne et ses partisans circulent avec les 4x4 neufs achetés à Dubaï et au garage CFAO de Bangui avec les milliards alloués par le FMI et peints à la couleur orange à son effigie et au logo de son parti le KNK. Tout en se disant pasteur de l’église du christianisme céleste, Bozizé est sous l’influence d’un marabout sénégalais appelé Bacar Diagne.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:06


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LIBREVILLE (AFP) - 21.03.2010 21:16 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l'élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l'élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l'élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

M. Patassé, qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003, a "déposé sa candidature samedi (...) afin de briguer le suffrage des Centrafricains" à la présidentielle qui doit se tenir en même temps que des législatives, déclare dans ce texte le porte-parole, Guy Simplice Kodegue.

L'ex-président, qui postule en tant que candidat indépendant, a versé une caution de 5 millions de FCFA (plus de 7.600 euros), et fourni notamment un "certificat de nationalité" et "un certificat médical datant de moins de trois mois", selon un reçu délivré par la Commission électorale indépendante (CEI).

Son dossier comporte aussi "une déclaration de candidature en trois exemplaires", "une profession de foi signée de (sa) main" et la "preuve d'une propriété bâtie sur le territoire national".

Ange-Félix Patassé a par ailleurs "parrainé 100 candidats aux élections législatives" visant à renouveler les 105 sièges de députes que compte l'Assemblée nationale, affirme M. Kodegue. Une caution de 11,5 millions (plus de 17.500 euros) a été versée pour ces candidatures.

En dehors de la majorité présidentielle, Ange-Félix Patassé est une des rares personnalités en Centrafrique n'ayant demandé de repousser les élections.

Les scrutins ont été fixées au 25 avril par un décret du président François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis qu'il a renversé M. Patassé par un coup d'Etat en 2003 et candidat déclaré à un nouveau mandat.

L'opposition, les ex-rébellions, des postulants déclarés mais aussi la communauté internationale ont demandé le report des scrutins, estimant que le pays n'était pas prêt pour la date fixée.

En plus de MM. Patassé et Bozizé, trois autres personnalités ont annoncé qu'elles seraient en lice: l'ex-Premier ministre, Martin Ziguélé (opposition), l'ex-ministre Eloi Anguimaté (opposition) et la ministre déléguée à la Décentralisation, Marie-Reine Hassen (indépendante).

© 2010 AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 03:32


Jean-Pierre-Fabre.jpg

                        Jean-Pierre Fabre

 

LOME - AFP / 20 mars 2010 15h10 - Des milliers de partisans de l'opposition au Togo ont à nouveau manifesté samedi à Lomé contre la réélection du président Faure Gnassingbé le 4 mars, avant de se disperser dans le calme, a constaté un journaliste de l'AFP.

Partis vers 10H00 (locales et GMT) du quartier populaire de Bè, où le principal parti d'opposition Union des forces de changement (UFC) a son siège, les manifestants ont sillonné les rues puis se sont réunis sur la plage.

Jean-Pierre Fabre, le candidat de l'UFC battu par Faure Gnassingbé à la présidentielle à un tour du 4 mars et qui rejette sa défaite, a appelé les Togolais à résister.

"Nous ne laisserons pas le pouvoir faire ce qu'il veut, c'est terminé (...) Aujourd'hui nous lançons un appel à la résistance nationale pour récupérer notre victoire. Nous sommes sûrs, avec vous, que nous allons la récupérer", a-t-il déclaré à ses partisans.

M. Fabre avait assuré le 7 avril avoir remporté l'élection avec 55 à 60% des suffrages face à Faure Gnassingbé, fils du général Eyadéma qui régna sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans jusqu'à son décès en 2005.

"Trop c'est trop", "sauvons la démocratie" et "peuple togolais, libère-toi", pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants, parfois habillés en jaune, la couleur de l'UFC.

L'opposition a organisé plusieurs manifestations pour dénoncer les résultats du scrutin, annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) le 6 mars et validés par la Cour constitutionnelle le 18. Certains rassemblements ont été dispersés à coup de grenades lacrymogènes.

Faure Gnassingbé, élu président en 2005 à l'issue d'un scrutin déjà vivement contesté et suivi de violences meurtrières, a été réélu avec plus de 60% des votes contre près de 34% à M. Fabre, selon les résultats officiels.

Jean-Pierre Fabre a appelé ses partisans à veiller mercredi à partir de 17H00 devant le siège du parti, munis de bougies, et à manifester à nouveau samedi prochain.

(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 04:03


Mme Denise Massi

 

LIBREVILLE - AFP / 19 mars 2010 22h49 - L'épouse de l'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est décédée des suites d'un "hématome cérébral" vendredi à Paris, où elle luttait pour faire la lumière sur le sort de son mari disparu et donné pour mort, a annoncé à l'AFP une source proche de la famille.

Denise Massi, une Franco-Centrafricaine, "est décédée ce (vendredi) soir" dans un hôpital parisien où elle avait été admise "il y a trois jours", a déclaré cette source jointe au téléphone depuis Libreville.

"Elle a eu un caillot de sang, un hématome cérébral que les médecins ne s'expliquent pas", a précisé la source, un membre du Forum démocratique pour la modernité (Fodem, opposition), le parti de Charles Massi.

Ce dernier est aussi le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique.

Denise Massi avait expliqué à l'AFP être sans nouvelles directes de son mari depuis le 18 décembre. Pour "faire la lumière" sur le sort de son époux, elle s'était rendue à la mi-janvier à Bangui, d'où elle avait été expulsée, mais continuait à partir de Paris de réclamer la vérité sur la situation de son époux.

Depuis trois mois, "Denise vivait l'enfer, ne sachant pas où est Charles. Ca l'a minée, c'est ça qui l'a amenée là", a dit la source proche de la famille. "Il faut qu'on fasse toute la lumière sur le sort de Charles, on va s'arranger pour le faire" en sa mémoire, a ajouté la source.

La famille et le parti de Charles Massi soutiennent qu'il a été arrêté le 19 décembre en territoire tchadien puis remis fin décembre par le Tchad à la Centrafrique. Citant des sources au sein de l'armée et dans l'entourage de l'actuel président, François Bozizé, ils ont indiqué qu'il est décédé le 8 janvier des suites de tortures à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui).

Le gouvernement centrafricain a démenti ces affirmations. Le président Bozizé, lui, a assuré ignorer s'il était décédé ou en vie.

En Centrafrique et au sein de la diaspora centrafricaine, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer une enquête internationale pour faire la lumière sur la situation de Charles Massi, qui a été plusieurs fois ministre sous le régime d'Ange-Félix Patassé (1993-2003) et de M. Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

En mai 2009, M. Massi avait été arrêté dans le sud tchadien. Il tentait d'aller en Centrafrique, selon le Tchad, qui l'avait emprisonné notamment pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin". Il avait été libéré le 8 juillet pour avoir fait amende honorable, d'après les explications du gouvernement tchadien qui a assuré l'avoir conduit à la frontière camerounaise et n'avoir eu depuis aucune nouvelle de lui.

 

NDLR : Encore une mort sur la conscience de Bozizé, si tant qu’il en ait une. Qu’on la lui donne pour qu’il la "dépèce" aussi après son mari…Selon nos informations, Bozizé qui se trouvait dans la région natale de Charles Massi, vers Baboua, a aussitôt fait de se replier sur Bouar puis Bangui, lorsqu’il a appris la mort de Mme Denise Neris… De quoi avait-il peur ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 20:49


Bozizé en Chine

PARIS (AFP) - vendredi 19 mars 2010 - 18h38 - L'ONU, les Etats-Unis, l'Union européenne et la France se sont prononcés pour un report des élections prévues le 25 avril en Centrafrique, en raison de leur impréparation, lors d'une réunion de leur comité de pilotage, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques françaises.

Les partenaires étrangers représentés dans ce comité de pilotage, qui sont aussi ses principaux bailleurs de fonds -- Union européenne, USA, France -- ont appuyé jeudi à Bangui la position exprimée par la représentante des Nations unies en Centrafrique, l'Ethiopienne Salhe Work Zewde.

Celle-ci a fait valoir que la préparation du double scrutin présidentiel et législatif a pris un énorme retard, a-t-on indiqué.

Ils ont recommandé que de nouvelles solutions soient élaborées avec les responsables centrafricains pour préparer le scrutin, avec l'aide d'experts électoraux de l'ONU déjà présents sur place, selon ces mêmes sources.

Dans certaines régions du nord, les comités locaux chargés de les organiser (rassemblement des candidatures, distribution des cartes électorales) n'ont même pas encore été installés.

Le dépôt des dossiers de candidature s'est ouvert mardi alors qu'il était censé débuter le 12 mars. Le général François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis un coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, s'est déclaré candidat. Avant lui, quatre personnalités, dont l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé renversé par M. Bozizé, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

Plusieurs partis et ex-rébellions ont réclamé un report des scrutins, estimant que la Centrafrique n'était pas prête à les organiser en avril.

M. Bozizé a évoqué ces demandes, et, sans s'y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) devrait se prononcer.

Il s'agit aussi de mener à bien le processus de "désarmement démobilisation réinsertion" (DDR), condition pour que les élections se tiennent dans de bonnes conditions. Si elles étaient reportées, il faudrait trouver une solution transitoire qui pourrait être la prolongation du mandat du président et des députés, avec l'aval de la Cour constitutionnelle, juste le temps de préparer le vote.

 

L'Onu appelle Bangui au report des élections

 

Par RFI vendredi 19 mars 2010

La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l'Union européenne, des Etats-Unis et de France ont recommandé à la Commission électorale indépendante de Centrafrique le report technique des élections législatives et présidentielle prévues le 25 avril prochain. Cette démarche conjointe de la communauté internationale appelant au report d'un scrutin en Afrique est rarissime. Le 15 mars 2010, dans son discours en sango, le président François Bozizé avait exclu toute idée de report des élections.

Pour la communauté internationale à Bangui, le constat est sans appel : le programme de désarmement des ex-rebelles a pris un tel retard qu'il n'est pas possible de circuler librement dans toute la moitié nord du pays. Comment inviter les villageois à s'inscrire sur les listes électorales ? Comment distribuer des cartes d'électeurs ? Comment installer des bureaux de vote sur l'ensemble du territoire ? Autant de questions qui sont restées sans réponses à ce jour. Par ailleurs, les comités locaux de la Commission électorale ne sont pas encore officiellement installés.

« Dans ces conditions, envisager des élections crédibles dans un peu plus d'un mois, c'est tout simplement impossible », explique une source diplomatique. Mercredi 17 mars, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l'Union européenne, des Etats-Unis et de la France, qui sont les principaux soutiens du processus électoral, ont donc délivré, comme un seul homme, le même message à la CEI : « La crédibilité des élections est plus importante à nos yeux que le respect à la lettre des délais imposés par la Constitution ».

La communauté internationale demande non seulement le report technique des prochaines élections, mais aussi davantage de transparence dans le fonctionnement de la Commission électorale.

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