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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 00:42

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 28 Juin 2010 14:01

La Coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et les Acteurs politiques centrafricains entament ce lundi 28 juin 2010, des débats sur le projet du nouveau chronogramme élaboré par les experts de la CEI.

La rencontre se tient au siège de l’Institution à l’Assemblée Nationale à la suite de la réunion du mardi, consacrée à l’aspect financier, au découpage électoral et l’appel d’offre que le PNUD a lancé sur un site internet au Benin.

Selon Joseph Binguimalé président de la CEI, il est question d’écouter les différentes parties prenantes au processus électoral pour fixer des objectifs communs.

L’opposition avait déjà boudé ce nouveau chronogramme estimant que la CEI n’est pas bien armée pour tenir le délai.

C’est le 24 octobre 2010, que les élections présidentielles et législatives pourraient avoir lieu, après un double report.

 

NDLR : Bozizé a perdu sa légitimité de président de la République depuis le 11 juin dernier. Il pense à tort bénéficier des effets de la loi anticonstitutionnelle de prorogation de son mandat votée pour une durée indéterminée par les députés en mai dernier. A présent, toutes ses manœuvres visent à ne plus se presser pour aller aux urnes or puisqu’il est une calamité, les Centrafricains ont envie de se débarrasser de lui au plus vite. Il se réfugie désormais derrière la nécessité d’achever d’abord le DDR avant que les élections se tiennent. Or il ne fait rien pour éradiquer l’insécurité dans la moitié des seize préfectures du pays qui sont contrôlées par des mouvements de rébellion armée. On tourne donc en rond. Il faut bien travailler à réunir les conditions pour qu’après la saison des pluies, les élections puissent se tenir. C’est à cela que l’on doit tendre de façon consensuelle.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 00:37

 

 

avocats centrafricains

 

 

Radio Ndéké Luka  Lundi, 28 Juin 2010 14:06

Les Avocats continuent de s’absenter des salles d’audience des tribunaux. La décision de la reconduction de leur mouvement a été prise lors de leur Assemblée Générale tenue samedi 26 juin 2010, au tribunal de Grande Instance de Bangui.

Au cours de la rencontre du Conseil de l’Ordre avec le Ministre de tutelle Laurent NGON-BABA le mercredi 23 juin, les Avocats ont révélé qu’ils n’ont pas déclenché leur mouvement pour défendre des intérêts égoïstes ni personnels, mais c’est plutôt en conformité avec le serment qu’ils ont prêté, celui de défendre le droit et la liberté des citoyens.

Ils ont évoqué l’affaire Rayan pour laquelle des citoyens ont été arrêtés et déportés sans le moindre respect des dispositions du Code de procédure pénale. Selon eux, ces personnes arrêtées n’ont pas été légalement convoquées.

Les Avocats ont par ailleurs relevé une forte implication de l’Exécutif dans l’affaire Rayan. Ce qui suppose, selon eux, que les conclusions d’une enquête nationale n’iront que dans le sens de l’inculpation des présumés.

Le Supermarché Rayan a pris feu le 9 juin 2010

 

NDLR : C’est affaire est un véritable scandale qui montre à quel degré d’Etat néant est réduit aujourd’hui la République centrafricaine. Dans quel pays au monde en effet, un président de la République peut-il se permettre de faire une descente au parquet du Tribunal de Grande Instance pour ordonner l’arrestation de citoyens pour une banale affaire de droit commun.

L’attitude et le comportement de Bozizé sont d’une extrême gravité et dignes non seulement d’une république bananière mais d’une jungle où c’est la loi du plus fort qui l’emporte sur la force du droit. Dans quel pays, le président de la République dispose-t-il d’une prison spéciale comme celle de Bozizé à Bossembélé. Les avocats mènent un combat pour le droit et la liberté mais Bozizé qui ne comprend rien à tout cela et gonflé à bloc par son procureur véreux Firmin Feindiro dont la responsabilité dans cette situation n’est pas négligeable, leur oppose un mépris souverain.

Bozizé a suffisamment rabaissé l'image de marque de la République centrafricaine par son incompétence et son incapacité à diriger un un Etat moderne. Il importe donc que les Centrafricains se lèvent comme un seul homme pour le destituer à jamais. BOZIZE DOIT PARTIR...!!! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 03:15

 

 

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Sur cette photo de gauche en couverture du magazine Foreign Policy des mois de juillet et août 2010, on distingue clairement le hors la loi François Bozizé figurer en bonne place dans le Top 5 des dictateurs qui veulent détruire le monde. Il se tient juste derrière le sénile Robert Mugabe du Zimbabwé et devant le nord Coréen Kim Jong Il, à côté du dictateur Tan Shwé de Birmanie et El Beshir du Soudan.

Sur la photo de droite, c'est le Top 10 des mauvais petits gars, "bad guys" en anglais, ces dictateurs dont certains fragilisent encore davantage d'autres états déjà défaillants. On y retrouve encore Bozizé, cette fois-ci aux côtés de son parrain tchadien Idriss Déby et l'iranien Mahamoud Ahmadinejad. Quelle sacrée réputation ! La République centrafricaine n'a nullement besoin que son image soit associée à celle d'un tel et si sinistre personnage. Plus que jamais, BOZIZE DOIT PARTIR !!!! 

 

 

États en déliquescence

Une catastrophe littérale

 Les choses ne sont que ce qu'elles semblent être en République centrafricaine.

 par  GRAEME WOOD

Source : foreignpolicy.com  juillet / août 2010

Le tic charmant des Centrafricains est leur tendance à nommer les choses aussi littéralement que possible, y compris leur propre pays, une république d'Afrique centrale, qu’ils appellent  la "République centrafricaine." Pour quelques dollars, les vendeurs de rue dans la capitale Bangui vendent des cadres de collages d'ailes de papillons comme souvenirs de Centrafrique. Ils sont marqués du slogan utile ", souvenir de l'Afrique centrale." Le seul restaurant chinois en ville est appelé « Restaurant chinois ».

Ce fut donc une surprise et une déception d’être averti que pour la Journée mondiale, la seule chose dont je ne pouvais pas dépendre est de trouver quelque chose à manger. François Bozizé, le général centrafricain qui s'est proclamé président en 2003, avait choisi de célébrer la fête parrainée par l'ONU en Décembre dernier à Obo, le pays de la région la plus au large. Obo souffre de la triple malédiction de l'éloignement extrême, la proximité des cas de foyer perpétuel de tension du Soudan et la République démocratique du Congo, et - le pire de tout - les raids constants de la Lord's Resistance Army, groupe terroriste de l'Ouganda qui est la réponse africaine à la famille Manson, avec la prévisibilité en moins prévisible et un meilleur goût musical. Bozizé a apporté sa propre nourriture, tandis que la population d'Obo s’est préparée à survivre avec son régime alimentaire habituel de manioc, une plante facile à cultiver, mais à peu près aussi nutritive que la sciure de bois.

La République centrafricaine est un trou noir de la gouvernance au centre du continent. Depuis sa déclaration d'indépendance par rapport à la France en 1960, elle a goûté à divers despotismes africains : des dictatures militaires, des kleptocraties civiles, et même un «empire», avec un empereur sur un trône d'or. Aucun de ces régimes n’a duré plus d'une décennie avant que le chef n’ait changé le cours tout aussi désagréable des choses. Bozizé n'a pas mieux réussi que ses prédécesseurs, la décision d'un territoire de la taille du Texas, avec un PIB nettement inférieur à celui de Pine Bluff, Arkansas. Ainsi, pour les deux dernières décennies, la République centrafricaine sous Bozizé ne tient que par des quantités massives d'aide étrangère, qui a des effets corrosifs sur le gouvernement. C’est ainsi qu’un voyageur a écrit: «L'aide étrangère est à la RCA ce que la cocaïne est la Colombie."

Mais cette aide a permis à Bozizé, aujourd'hui âgé de 63 ans, d’asseoir son entreprise de prédation sur le pays. Général comme dans une variété de George Custer - dernier de sa classe à l'école des officiers "à Bouar, mais suffisamment rusé pour gravir les échelons - Bozizé a trouvé un premier patron à la fin des années 1970 en la personne de l'empereur Jean-Bedel Bokassa, qui l’a promu après avoir vu Bozizé battre un soldat insolent. Après, Bozizé a été promu chef d'état-major dans les années 1990, et par l’entremise du puissant voisin président tchadien Idriss Déby et ennemi de son prédécesseur, Bozizé lui sourit, et a pris le pouvoir presque sans opposition en 2003. Il continue d'avoir une garde prétorienne tchadienne, avec une surprenante réputation comme une amélioration par rapport à ses prédécesseurs, du moins quand il s'agit de la consolidation de la corruption à l'intérieur de l'État. Ce que Rudyard Kipling a écrit de la police dans l'Inde coloniale pourrait s'appliquer à lui: Il peut être un voleur et un racketteur, mais au moins il ne souffre pas de rivaux en dehors de son propre cercle.

 Mais l'argent de l'aide - et le pouvoir qui va avec - ne s'étend ce jour qu'en République centrafricaine. Et la République de Bozizé est maintenant pourrie sur les bords. Bozizé a pris le pouvoir par la force, et un millier de rébellions ont fleuri à son exemple. Sa procédure pour traiter avec euxces rébellions est maintenant chose courante: Les rebelles s’emparent du chef lieu d’une préfecture pour une journée ou deux, font fuir les forces gouvernementales mal équipées. Bozizé envoie ses soldats avec l'appui français pour reprendre la ville. Les rebelles négocient et éventuellement, ils viennent à la capitale, les partisans de Bozizé, leur chef devient conseiller à la présidence et chacun de ses lieutenants promu au grade de colonel. Comme dans la planète des condamnés, les mouvements rebelles sont retirés dans le trou noir de Bozizé, puis sont éliminés en se faisant acheter. Le cycle se poursuit, et paradoxalement, il dure: des mini-rébellions existent sur toutes les frontières mais pas une seule ne peut rassembler assez de force pour menacer la capitale. Le mieux qu'on puisse dire au sujet de cet équilibre de l'anarchie est que la situation en République centrafricaine est légèrement meilleure que chez ses voisins qui sont aux prises avec un homme fort diabolique au Tchad, la menace permanente de guerre civile au Soudan, et l'abandon total de gouvernement au Congo.

Au moins cela semble être la cause de la fête lorsque j’ai suivi Bozizé à l'extrême pointe de son pays à Obo, qui se trouve près de la frontière des plaies du Soudan et du Congo. Les autorités avaient été déterminées à en faire une occasion de visite. Bozizé a ordonné que la route soit dégagée pour que son entourage puisse se rendre à Obo en cinq jours, alors qu'avant, il fallait une semaine  et plus pour y arriver tard. Il a aussi envoyé un générateur électrique, et dans les jours avant la fête la Journée mondiale de l'alimentation, Obo a eu le luxe incroyable de nuits entières de courant. Lorsque Bozizé arrive, ceux qui font la queue pour le rencontrer sont notamment les vendeurs d'ivoire d'éléphant, les enfants de la maternelle, et un groupe d'artistes qui font les clowns autour de l'estrade présidentielle avec des visages peints en blanc, feignant la chasse aux singes.

Quand l'homme fort s'adresse à la foule, il promet une plus grande attention du gouvernement, mais la population d'Obo n’y croît pas, étant donné que l’entourage du pouvoir est associé au banditisme, elle aurait effectivement préféré que leur gouvernement s’en démarque. Bozizé décide de leur ambivalence: «Applaudissez!" ordonne-t-il, et Bozizé a vraiment deux types d’auditeurs: les Centrafricains auxquels il s'adresse dans la langue sango, et les Nations Unies et des délégations diplomatiques, auxquels il s'adresse en français. Les messages divergent effrontément, avec du paternalisme pour les citoyens ("amolenge," les appelle-t-il, ou «enfants») et de parler de la responsabilité et des partenaires au développement s’agissant des bailleurs de fonds internationaux sur l'estrade à côté de lui. L'ambassadeur français Jean-Pierre Vidon est resplendissant dans un costume tout blanc, comme Tom Wolfe tout juste de sorti du pressing. L'ambassadeur américain Frederick Cook, qui, avec 12 M $ par année représente en RCA le plus important donateur d'aide humanitaire, s’est récemment brouillé avec Bozizé à propos de la répartition des fonds pour construire des routes (Bozizé voulait dépenser de l'argent pour le fonctionnement de son gouvernement; Cook voulait payer les travailleurs manuels directement) . Aujourd'hui, il n'est pas présent.

En Sango, Bozizé termine son allocution par la promesse mieux appréciée de l'après-midi, qui est de renforcer suffisamment la sécurité pour permettre au Programme alimentaire mondial (PAM) au panier dans son creux de l'aide. L'Etat a donc flétrie dehors de la capitale, cependant, que la seule garantie de la sécurité que peut offrir Bozizé vient des forces militaires ougandaises qui rôdent dans les forêts en dehors de la ville d’Obo à la recherche de la Lord's Resistance Army (LRA). C'est un rappel qui prouve à quel point le gouvernement a peu à offrir, Bozizé ne peut rien promettre, mais la négligence bénigne et la protection fournie par un État étranger avec seulement en tête la traque des terroristes.

Le président a apporté de la nourriture, mais pour les habitants d’Obo, c’est juste pour regarder mais à ne pas toucher, pour l'odeur, mais pas le goût. Bozizé (portait une chemise orange portant le logo de son parti et pas moins de six portraits photographiques de lui-même) réunit son cabinet et des dignitaires étrangers autour d'une plate-forme spécialement construite en béton dans un espace ouvert de la ville. La restauration est somptueuse: bière et du vin français, de la charcuterie et un buffet avec des pommes de terre, du pain, du couscous, et une perche du Nil grosse comme ma cuisse. Les soldats retiennent le reste à Obo - des milliers de personnes – à environ 20 mètres de la table, assez proche de l'odeur de grain riche du couscous au flair de leurs narines. Si je n'étais pas parmi les dignitaires, j’aurais honteusement profité de ma peau pâle, je serais probablement sérieusement agacé par le dispositif. Mais le peuple d'Obo pense un peu différemment. Le seul leader centrafricain dont ils prétendent se souvenir plus tendrement du pouvoir est l’empereur Bokassa, qui a dépensé 22 millions de dollars, soit environ 5 pour cent du PIB du pays, dans une cérémonie pour son installation sur un trône d'or, au style de Napoléon.

Lorsque Bozizé quitte Obo le lendemain, son entourage reste après lui pour finir le vin, léchant même les goulots d'étranglement des bouteilles. Le générateur que Bozizé a envoyé dans la ville s'arrête ce soir-là (Où allait-on se procurer du carburant? Personne ne semblait savoir), et le buffet est abandonné, comme motifs de cirque après que les éléphants et les chapiteaux ont été mis en place et déménagés. A l'est dans les ténèbres, c’est le Soudan, au sud c’est la folie au Congo. Au Nord et à l'ouest, les soldats ougandais et les rebelles se tirent dessus. Alors comment Obo l’affamée peut elle se plaindre?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 01:23

 

 

Ngouandjika

 

Fidèle Gouandjika porte parole du gouvernement

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Dans sa parution n° 802 du 21 Juin 2010 le quotidien indépendant  « CENTRAFRIC MATIN » a publié un communiqué de presse relatif à la confiscation du Passeport Diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE.

Le communiqué a été signé par M. Francis Albert OUAKANGA, Secrétaire National aux Relations Extérieures de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS).

Il déclare en substance ce qui suit :

« Le passeport de Maître Nicolas TIANGAYE a été définitivement confisqué pour des raisons politiques ;

Maître Nicolas TIANGAYE est victime d’actes arbitraires décidés par les autorités ;

Maître TIANGAYE est illégalement assigné à résidence ;

En conséquence, le Directoire Politique de la CRPS,

-      Condamne la mesure attentatoire de confiscation du passeport de Maître TIANGAYE par le pouvoir.

-      Dénonce la violation de la liberté d’aller et venir contenue dans la Constitution.

-      Exige la restitution sans délai à Maître Nicolas TIANGAYE de son passeport. 

En appelle à tous les démocrates et patriotes de barrer la route à la dérive dictatoriale qui est en train de s’instaurer actuellement en République Centrafricaine »

Fort de tout ce qui précède et pour la gouverne de l’opinion nationale et internationale, je me permets en ma qualité de représentant de la société d’apporter les clarifications suivantes :

Suite à des multiples cas de fraudes relevées par le Ministère des Affaires Etrangères relatifs à la délivrance anarchique des passeports et au constat de la circulation des faux passeports diplomatiques, le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Bangui a été sollicité aux fins de procéder au contrôle systématique de ces documents depuis l’année 2006. C’est ainsi que j’ai instruit la Sûreté aéroportuaire de procéder au retrait et de me transmettre tous les passeports diplomatiques au débarquement des passagers à l’aéroport international Bangui M’Poko. Cette mesure, qui est de portée générale et impersonnelle, s’applique à tous les Centrafricains détenteurs de ces passeports jusqu’à ce jour.

A l’occasion, le Parquet procède aux vérifications de régularité conformément au Décret n° 04.184 du 15 juin 2004 fixant les modalités exceptionnelles de délivrance des passeports diplomatiques en République Centrafricaine.

Ce faisant, les détenteurs réguliers se faisaient restituer purement et simplement leurs passeports au regard du décret susvisé. A contrario, les passeports diplomatiques détenus par les usurpateurs étaient confisqués pour être détruits. Ainsi, plusieurs dizaines de passeports diplomatiques irréguliers ont été saisis puis détruits par ce truchement.

En ce qui concerne Maître Nicolas TIANGAYE, il y a lieu de rappeler que son passeport diplomatique a suivi la procédure sus évoquée.

Le parquet s’est rendu compte à la lumière du décret susmentionné qu’il n’avait ni qualité, ni droit à la détention d’un passeport diplomatique. Les articles 7 et 8 dudit décret donnent la liste exhaustive de personnalités qui ont droit au bénéfice des passeports diplomatiques permanents.

En tant qu’Avocat, quoiqu’ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, ancien président de la Ligue Centrafricaine des Doits de l’Homme, toutes ces qualités ne lui confèrent nullement le droit au bénéfice d’un passeport diplomatique à titre permanent au regard de la loi.

En tant que Président du Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), Maître Nicolas TIANGAYE pouvait prétendre au bénéfice d’un passeport diplomatique s’il remplissait les conditions fixées par l’article 9 alinéa 5 du décret précité qui dispose : « Ont droit au passeport diplomatique seulement pour leur voyage à l’étranger, les Chefs des Partis ayant une représentation parlementaire ». Or, il s’avère qu’en sa qualité de Président du parti politique CRPS, Maître TIANGAYE ne dispose d’aucun Député à l’Assemblée Nationale. Par conséquent, il se saurait se prévaloir de ce droit temporaire.

Enfin, en tant qu’ancien Président du Conseil National de Transition, Maître Nicolas TIANGAYE n’a droit au passeport diplomatique que pendant la période de transition. A ce sujet, l’article 10 du même décret est clair : « A leur expiration ou à la fin de la fonction ou de la mission qui a motivé leur délivrance, les passeports diplomatiques doivent être obligatoirement restitués au Ministère des Affaires Etrangères ».

Dans tous les cas, le passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE lui a été délivré en date du 18 août 2006 en sa qualité de simple Avocat et est de surcroît postérieur à l’existence du Conseil National de Transition.

De tout ce qui précède, c’est à bon droit que le Ministère Public a refusé de restituer à Maître TIANGAYE le passeport diplomatique illégalement détenu, lequel sera transmis à qui de droit pour être perforé et détruit conformément à la loi.

Le Parquet n’a fait qu’appliquer les dispositions du Décret n° 04.184 du 15 juin 2004 fixant les modalités exceptionnelles de la délivrance des passeports diplomatiques en République Centrafricaine.

En remarque conclusive,

ë La confiscation du passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE est fondée en droit et n’a aucune motivation politique.

ë C’est à dessein que le Directoire de la CRPS a sciemment occulté de préciser la nature du passeport « diplomatique » détenu illégalement par Maître TIANGAYE pour entretenir le flou, la confusion et crier à l’arbitraire.

            C’est à tort qu’il prétend être désigné à résidence surveillée et moins encore être privé de sa liberté d’aller et venir, allégation dont il ne peut en rapporter les preuves. Il lui suffira de se faire établir un passeport ordinaire pour être en conformité avec la loi et de jouir de son droit de voyager que de pousser à la haine, et de voir la politique partout.

 

Fait à Bangui, le 24 Juin 2010

Le Procureur de la République

 

Firmin FEÏNDIRO

 

 

 

 

NDLR : Cette bafouille du demi Dieu du pouvoir de Bozizé est bien la preuve que les élucubrations que tentait vainement de faire croire à l’opinion le pitre de porte parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika concernant le passeport de Me Tiangaye, n’étaient que purs mensonges et de fragiles et fallacieux prétextes politiciens qui s’écroulent à présent avec l’argumentaire spécieux que développe dans ce communiqué le procureur Feindiro. Deux remarques peuvent lui être objectées.

 

 1°) Il ne dit pas pourquoi, depuis 2006, année à partir de laquelle il prétend contrôler systématiquement tous les passeports diplomatiques, celui de Tiangaye n'a jamais été retiré de la circulation malgré ses nombreux voyages à l'étranger. C’est bien connu. Ne dit-on pas que qui veut noyer son chien, l’accuse de rage ! Pour le pouvoir en place, Me Nicolas Tiangaye étant à ses yeux un pestiféré, tout doit être mis en œuvre pour lui créer des ennuis.

 

2°)  Feindiro omet délibérément de reconnaître que Tiangaye fut bien Président du CNT, fonction assimilée à celle de Président de l’Assemblée nationale, fonction donnant bien droit au bénéfice du passeport diplomatique.  

 

3°) Il a fallu attendre le 10 Juin 2010 pour le faire après son retour de Paris où il a tenu une réunion politique le 05 juin. La coïncidence est troublante et confirme bien que malgré les dénégations du procureur, le retrait du passeport de Tiangaye est bien politique. L'argutie est cousue de fil blanc. Il n'y à qu'à relever les contradictions entre ce communiqué et les propos décousus de Fidèle Gouandjika. Firmin Feindiro doit expliquer  aussi à quel titre les militants de KNK tant à Bangui qu’à Paris, certains délinquants et repris de justice ainsi que des truands étrangers qui sont ses amis  ou ceux de Bozizé, continuent d’utiliser les passeports diplomatiques centrafricains.

 

On peut même en citer quelques uns : l’escroc indo pakistanais Saifee DURBAR qui croupit actuellement à la prison de la Santé à Paris, le sulfureux Rwandais Fabien SINGAYE, le marabout sénégalais Bacar DIAGNE, le Libanais propriétaire du fameux supermarché qui a pris feu, Ali EL AKHRASS…pour ne citer que ceux-là.

 

C’est un véritable secret de polichinelle que Bozizé et ses anciens ministres des affaires étrangères complices dont le défunt Charles Hervé WENEZOUI et après lui Côme ZOUMARA se livraient à un juteux trafic de passeports diplomatiques. A coup de 20 à 30.000 euros l’unité, ils ont pu garnir leurs comptes bancaires à l’étranger avec ce commerce en vendant effectivement sans scrupule plusieurs passeports diplomatiques centrafricains à des étrangers, notamment Asiatiques et autres personnages véreux et maffieux de tout acabit.

 

Le procureur Feindiro ne pourra convaincre personne en Centrafrique qu’il est le champion toutes catégories de moralisation et de remise d’ordre au sein de l’Administration du pays. Ses propos dans ce communiqué sonnent particulièrement faux, exactement comme le voleur qui crie au voleur, un hommage du vice à la vertu. Un procureur de la République sur qui pèsent de graves accusations de corruption, de racket, d’abus de toutes sortes, qui possède actuellement une colossale fortune personnelle aux origines douteuses dispersée dans plusieurs comptes bancaires bien garnis tant en France qu’au Cameroun. Un tel personnage devrait bien se garder de donner des leçons d’honnêteté aux vrais citoyens.     

 

 

Quelques cas de détenteurs célèbres de passeports diplomatiques centrafricains non retirés à ce jour à ce qu'on sache par le procureur Feindiro.

 

 

POUVOIR


Le Président de la République, Chef de l'Etat donne Pouvoir à Monsieur AZAR HAÏM, Président Directeur Général des Sociétés WATER TECH LTD; OIDE WORLD WIDE PROJECTS; BIZOE.

De Nationalité Centrafricaine, détenteur d'un Passeport diplomatique n° 05FB01489 délivré à Bangui le 12 février 2006, d'agir conformément aux principes figurant dans le Mandat.

Le Présent document vient renforcer les dispositions dudit Mandat.

Fait à Bangui le 21 mars 2006

Signé Général d'armée



François BOZIZE  YANGOUVONDA POUVOIR



MANDAT


Le Président de la République, Chef de l'Etat donne à Monsieur AZAR HAÏM, Conseiller économique, titulaire d'un Passeport diplomatique n° 05FB0189 délivré à Bangui, le 12 février 2006 d'agir à travers le monde entier à négocier, chercher les investisseurs et rapporter des investissements en créant des projets en vue du développement du pays.

Monsieur AZAR HAÏM agira au nom du Gouvernement et rendra compte directement à Son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l'Etat.

Il est autorisé à signer des documents administratifs et communiquer toutes les informations nécessaires au bon fonctionnement de ces activités au Gouvernement de la République.

Fait à Bangui le 21 mars 2006

Signé Général d'armée


François BOZIZE  YANGOUVONDA

 

Un ministre en cavale

 

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23/02/2009 à 17h:03 Par Marianne Meunier Jeune Afrique

Quand il parle de la Centrafrique, Saifee Durbar dit « mon pays ». Et c’est peut-être ce qui le sauvera. En avril 2007, cet homme d’affaires indo-pakistanais de 47 ans, qui vit dans le luxueux quartier londonien de Holland Park, a été condamné par la cour d’appel de Paris à trois ans de prison et 375000 euros d’amende pour escroqueries et tentative d’escroquerie. Quatre mois plus tard, un mandat d’arrêt était émis en France. Mais ce n’est qu’au début du mois de mars qu’il saura si la justice britannique accepte de l’extrader. La décision est délicate: en janvier dernier, Saifee Durbar a été nommé vice-ministre centrafricain des Affaires étrangères et de la Coopération après avoir été, pendant six mois, ministre résident en Grande-Bretagne. À ce titre, il bénéficie d’un passeport diplomatique et, théoriquement, de l’immunité qui l’accompagne.

 

« Une histoire de fou ! » se défend-il, en français. Le ton affable, cet ancien étudiant au King’s College – en économie – explique qu’il n’aurait jamais eu aucun intérêt à commettre une escroquerie au moment des faits qui lui sont reprochés, en 1994: à l’époque, il travaillait dans la gestion de fortune, et possédait « deux ou trois avions, une maison à Cannes, des bateaux » ! Sur la Centrafrique, il est tout aussi disert: ses relations avec ce pays ont commencé quand, en 1998, il débarque pour la première fois à Bangui, où l’ont conduit des proches de Ange-Félix Patassé. Rapidement, ce dernier le nomme conseiller économique. En plus de prodiguer ses conseils au chef de l’État, Saifee Durbar crée des entreprises, notamment dans l’exploitation minière. Ange-Félix Patassé renversé, le désormais citoyen centrafricain ne tarde pas à s’introduire dans l’entourage de son successeur, François Bozizé. En 2006, Saifee Durbar devient conseiller à la présidence, et proche du chef de l’État, auquel il prête volontiers son Falcon 900 pour des voyages officiels.

 

 

Le mystérieux M. Singaye

 

14/04/2009 à 15h:23 Par Jeune Afrique

 

 

Actuel conseiller spécial du président centrafricain, François Bozizé, le Rwandais Fabien Singaye (50 ans) est sur la sellette. Si l’on en croit le quotidien belge Le Soir, il aurait servi d’interprète au juge français Jean-Louis Bruguière lors d’interrogatoires de témoins rwandais à charge dans le cadre de son enquête sur l’attentat contre l’ancien président Habyarimana, en avril 1994. Un traducteur pour le moins engagé, au vu de documents dont Jeune Afrique a obtenu copie et qui démontrent que Singaye – deuxième secrétaire à l’ambassade du Rwanda en Suisse au début des années 1990 – entretenait une correspondance suivie avec le colonel Elie Sagatwa, secrétaire particulier de Juvénal Habyarimana, qu’il alimentait en informations de toutes sortes sur l’opposition tutsie en exil.

Toujours selon ses propres dires, Singaye entretenait une relation de travail suivie avec le capitaine Paul Barril (alias « Bravo »), lequel deviendra par la suite un proche de la famille Habyarimana et l’un des enquêteurs utilisés par le juge Bruguière. Gendre de Félicien Kabuga, l’un des principaux financiers du génocide (recherché par la justice internationale, ce dernier se cacherait au Kenya), et fils d’un homme d’affaires influent de Gisenyi réfugié en Belgique, puis en France, Fabien Singaye, qui n’est pas retourné au Rwanda depuis 1994, a connu François Bozizé alors que ce denier, depuis son exil, préparait le renversement d’Ange-Félix Patassé. Il est titulaire d’un passeport diplomatique centrafricain.

 

QU’EST-CE QUI NE CLOCHE PAS DANS L’AFFAIRE MONZALA CONTRE BONGOPASSI ?


L’affaire Monzala contre Bongopassi a déjà fait l’objet de quelques articles dans nos journaux. Le Juge avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire afin de mettre à nu les points d’ombre dans ce dossier. Le travail minutieux du Doyen des Juges d’Instruction lui a permis d’entendre sur procès-verbaux MM. Monzala, Bongopassi, Konowan, Girardot et Gaïtano, avant d’organiser une confrontation entre les parties.

Le réquisitoire définitif du Parquet et l’ordonnance de renvoi devant le Tribunal Correctionnel du Juge d’Instruction viennent de faire ressortir clairement que M. Monzala a bel et bien initié en Centrafrique le financement proposé par l’Association d’Entr’Aide ACPC. Mais de manipulation en manipulation, MM. Bongopassi, Konowan, Girardot et Chadier ont réussi à écarter M. Monzala du Comité de pilotage de ce financement. Le camp Bongopassi, ne pouvant supporter la rigueur et le sérieux du Représentant de l’AIM qui fonctionne sous la tutelle de l’UNESCO, a vite fait de le diaboliser. Ce camp a poussé sa méchanceté jusqu’à mettre en place un piège qui permettait l’arrestation en douce de M. Monzala.

 Sans aucun mandat du gouvernement et pour brouiller les cartes, M. Konawan a déposé une plainte contre Monzala pour « atteinte à la sûreté financière de l’Etat », avec copie adressée au Chef de l’Etat, au Ministère des Affaires étrangères et au Ministère de l’Intérieur. Un mandat d’amener a même été ordonné par le Parquet sans que M. Monzala en soit informé. C’est la vigilance de ses avocats, Me Mathias Morouba à Bangui et Me Edouard Kobo en France, qui a permis d’éviter le pire. Personne ne sait pour combien de temps. Car aux dernières nouvelles, M. Bongopassi a interjeté appel, certainement pour gagner du temps et mettre en place une autre stratégie, avec le soutien de ses amis politiques et de sa position à la Primature. Il faut retenir quelques éléments clés dans ce dossier. MM Patrick Chadier, directeur financier de l’Association d’Entr’Aide Europe ACPC et Marc Girardot ont laissé une ardoise de plus de 10 millions Fcfa à l’Hôtel du Centre. M. Girardot a reconnu devant le Juge d’Instruction qu’il était venu en Centrafrique avec un billet d’avion à crédit. Il comptait payer sa dette à travers une facture de 6 millions qu’il a présentée à l’ENERCA et que, malheureusement pour lui, l’ENERCA a refusé de payer pour cause de l’irrégularité de sa mission.

Patrick Chadier est reparti de Bangui depuis plus d’un an avec une convention et une garantie souveraine de l’Etat d’une valeur 500 millions d’euros (350 milliards Fcfa), ainsi qu’un passeport diplomatique centrafricain, sans donner aucune nouvelle sur la disponibilité de ce financement. Certainement qu’avec la couverture du camp Bongopassi, M. Chadier se laisse pousser des ailes et pense que tout lui est permis dans notre pays.

Puisque M. Bongopassi a cru bon d’interjeter appel, il est important pour le gouvernement de notre pays puisse profiter de cette occasion pour entendre les dirigeants de :

1- La Société Calcior qui a participé aux frais de séjour de M. Chadier à Bangui ;

2- La Société COMOBAT (France) qui a apporté sa Contribution à la finalisation de ce dossier ;
3- L’Agence Internationale contre l’AIM qui a initié ce projet ;

4- L’Association d’Entr’Aide qui a bénéficié de la garantie souveraine.

Le peuple ne comprendra pas qu’un dossier aussi important qui a été traité publiquement à la Primature par des représentants des organisations et des ministères de notre pays puisse, au moment de la finalisation, être confié à un groupe de personnes qui se sont lancées dans des manipulations d’un autre temps.

La décision du Tribunal doit interpeller les autorités de la Primature et de la Présidence de la République qui ont la maîtrise de ce dossier, pour apporter des clarifications à l’opinion, qui constate souvent des pratiques qui consistent à faire fuir les bailleurs de fonds qui viennent dans notre pays. Il appartient au gouvernement de suivre la trace de cette garantie souveraine qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive pour que ce financement devienne une réalité pour le bien-être de notre peuple.

Source : Le Confident du 27 février 2008

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 01:10

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 26 Juin 2010 13:13

Les cas de tortures sont souvent pratiqués en Centrafrique dans les lieux de détention. Ce constat est fait ce samedi 26 juin 2010 par maître Hyacinthe Gbiégba, président de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT).

Il l’a dit sur Radio Ndeke Luka à l’occasion de la célébration de la journée des Nations-Unies pour le soutien aux victimes des tortures.

D’après Maître Gbiégba, la stratégie de soutien à ces victimes consiste en des visites régulières dans ces prisons pour réduire le risque des tortures.

Il ajoute que certaines victimes de tortures craignent de dénoncer publiquement leurs cas par peur de représailles de la part de leurs bourreaux.

Le président de l’ACAT conclut que le gouvernement centrafricain n’a pas encore déposé les documents juridiques ratifiés auprès des instances onusiennes.

 

NDLR : C'est Bozizé en personne qui ordonne que les prisonniers soient battus et torturés comme ce qu'il a fait il y a deux semaines en se rendant lui-même à sa prison spéciale personnelle de  Bossembélé surnommée à juste raison par les Centrafricains,"Guantanamo" pour donner ce genre d'ordre à son bras armé le tristement célèbre Semndiro concernant ceux qui avaient été arbitrairement arrêtés et transférés là-bas dans le cadre de l'affaire de l'incendie du supermarché RAYAN.  

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 01:37

 

 

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La maîtresse de Bozizé, Renée Madeleine Bafatoro

 ici à côté de l'ambulance prétendument offerte par elle

 

Remise d’une ambulance au centre de Santé de Carnot

Bangui, 17 Juin (ACAP) La candidate aux élections législatives dans la circonscription électorale de Carnot I, Mme Sambo Bafatoro Renée Madeleine, a remis un don d’une ambulance au centre de Santé de Carnot, d’un montant de quinze millions (15.000.000) de francs CFA mardi 15 juin 2010, à Carnot sous préfecture de la Mambéré Kadéï.

Elle a signifié que cette ambulance aidera l’hôpital de Carnot dans des cas d’urgence et des évacuations sanitaires qui sont fréquents en cette période que nous traversons.

« Je reste à votre disposition pour parachever l’œuvre de développement que nous avions amorcé et poursuivrons ensemble si vous me faite confiance aux prochaines élections législatives », a-t-elle déclaré.

Le médecin Chef de Centre de l’hôpital de Carnot, Néa-Daniel Youngaï a souhaité la construction et équipement d’un centre de dépistage volontaire de VIH/Sida ; réhabilitation et équipement de nouveau bloc opératoire, renforcement de l’hôpital en personnel qualifié.

 

NDLR : La généreuse donatrice dont il est ici question n’est autre qu’une  des nombreuses maîtresses de Bozizé(c’est même pour cette raison qu’elle a droit à cette couverture médiatique de l’agence de presse d’Etat) que son parti le KNK vient d’investir comme candidate aux législatives de Carnot 1 contre Ibrahim Aoudou Pacco, obligé de faire contre mauvaise fortune, bon coeur. Alors qu’elle n’est pas encore élue, on l’appelle déjà Honorable et on se permet même de l’écrire sur l’ambulance. (voir sur la photo). Il faut donc comprendre que c’est en réalité Bozizé lui-même qui veut que sa maîtresse devienne députée de cette ville et a donné l'argent qui a permis l'acquisition de ce véhicule.

La RCA est quasiment mise en coupe réglée par Bozizé et sa famille. Outre le père lui-même qui, pourtant déjà candidat sortant et aussi à sa succession à la présidentielle, croît devoir encore se présenter aux législatives dans le 4ème arrondissement de la capitale, pour empêcher à tout prix Me Tiangaye d’être élu, son fils Francis Bozizé, actuellement ministre délégué à la défense est candidat aux législatives à Sido, localité base arrière de leur rébellion de depuis 2001. Socrate Bozizé, un autre rejeton présidentiel, est candidat, toujours aux législatives à Gambo. Mme Monique Bozizé, déjà députée de Bimbo 3 est de nouveau candidate à sa propre succession. C’est franchement l’overdose des Bozizé !

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 19:03

 

 

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Ai-Rca Vendredi, 25 Juin 2010 11:25 - Une délégation de la Banque Mondiale, forte de 4 personnes, conduite par la représentante Jelena Pantelic a été reçue le 24 juin en audience par le Ministre de développement du monde rural et de l'agriculture Fidèle Gouandjika en présence du chargé de mission Mathieu Ngoubou.

Selon une source proche du cabinet ministériel, l'entretien entre ces personnalités a porté essentiellement sur le suivi- évaluation du « Projet en Réponse à la Crise Alimentaire » (PRCA) financé par la Banque Mondiale sur demande du gouvernement centrafricain.

 

Selon cette même source, ce projet poursuit deux objectifs majeurs. D’abord la distribution des outils agricoles et de semences dans les plusieurs régions de la RCA, et ensuite, l’appui aux stratégies de développement rural.

 

«Ce projet concerne toutes les régions Sud de la RCA c'est-à-dire de Berberati jusqu'à Bangassou» a déclaré Meike Van Ginneken au sortir de l'audience.

«Nous sommes à la recherche des financement pour étendre ce projet. Mais la priorité de la banque mondiale en ce moment est de se concentrer sur sa mise en œuvre» a-t-elle confié.

 

De sources officielles, ce projet est exécuté par deux ONG implantées en Centrafrique notamment la COOPI, une Ong italienne qui est active dans les préfectures de la Lobaye, Sangha Mbaéré et Mambéré kadéi et le Catholic Relief Service (CRS) qui couvre les préfectures de la Kemo, Nana Gribizi, Ouaka, Basse Kotto et Mbomou

Kabongo, Ai Bangui

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 19:01

 

 

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AFP 25/06/2010 | Mise à jour : 16:44

L'ouverture du procès de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale à La Haye, prévue le 5 juillet, est reportée au 14 juillet, a annoncé aujourd'hui la CPI.

Le report du procès a été décidé "pour des raisons administratives, notamment la probable modification de la composition de la chambre, et afin de faciliter les préparations nécessaires au début du procès", a indiqué la CPI dans un communiqué. Des audiences se tiendront les 14 et 15 juillet pour notamment "entendre les déclarations d'ouverture des parties et participants". Elles seront suspendues durant les vacances judiciaires et reprendront le 30 août.

Les juges de la CPI ont par ailleurs rejeté, dans une ordonnance publiée jeudi soir, l'exception d'irrecevabilité soulevée le 25 février par la défense de M. Bemba qui contestait la compétence de la Cour.

Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, est, selon l'accusation, responsable de meurtres, viols et pillages commis entre octobre 2002 et mars 2003 par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), envoyée en Centrafrique pour appuyer le régime du président Ange-Félix Patassé. Jean-Pierre Bemba, 47 ans, qui avait fui la RDC en avril 2007 après avoir perdu l'élection présidentielle de 2006 face à Joseph Kabila, avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles.

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 18:55

 

 

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Source : radiookapi.net

 

La chambre de 1ère instance 3 de la Cour pénale internationale (CPI) s’est déclarée compétente pour siéger sur l’affaire Jean Pierre Bemba, rejetant ainsi la dernière requête d’irrecevabilité introduite par les avocats de ce dernier. C’est ce qu’a indiqué, jeudi 24 juin à Kinshasa, le chargé de communication au bureau de la CPI/RDC, Paul Madidi.

Par leur requête, les avocats du sénateur Bemba voulaient que la CPI se dessaisisse du dossier.

Paul Madidi a indiqué que les juges de la chambre de 1ère instance 3  ont conclu que cette affaire ne satisfait aux normes de cas d’irrecevabilité tel qu’indiqué à l’article 17 du Statut de Rome.

Il a précisé que la chambre considère en effet qu’il n’y a pas eu une décision de la part de la République centrafricaine de ne pas poursuivre Jean-Pierre Bemba.

Au contraire, poursuit-il, la République centrafricaine avait décidé de le poursuivre, avant de transférer le dossier à la CPI faute de moyens pour bien conduire les enquêtes et un éventuel procès.

Toutefois, le chargé de la communication de la CPI/RDC précise que la décision de la chambre de 1ère instance 3 peut encore faire l’objet d’un appel. Mais cet appel, dans l’hypothèse où il est introduit, ne suspendra pas automatiquement le cours normal de l’affaire Bemba.

Par ailleurs, le bureau de la CPI/RDC affirme qu’à ce jour, la date du 5 juillet reste maintenue pour le début du procès.

Détenu à la Haye depuis mai 2008, Jean-Pierre Bemba est poursuivi pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité que ses troupes auraient commis entre octobre 2002 et mars 2003 en République centrafricaine.

A l’époque, Jean-Pierre Bemba dirigeait la rébellion du Mouvement de libération du Congo.

Ses troupes s’étaient rendues en Centrafrique pour venir à la rescousse du président Ange-Félix Patassé menacé par la rébellion dirigé par l’actuel président centrafricain François Bozizé.

Copyright Radio Okapi

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 03:06

 

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Paris, 24 juin (C.A.P) - Une donnée nouvelle vient d’intervenir dans l’affaire de l’incendie du supermarché RAYAN et des inadmissibles menaces d’arrestation et de mort que le général hors la loi François Bozizé a ordonnées et continue de faire peser sur le Bâtonnier de l’Ordre des avocats centrafricains Me Symphorien Balemby et le Vice Président du Conseil Economique et Social  et Directeur gérant de l’entreprise ADMN, Jean Daniel Dengou.

Très activement recherché par les services de sécurité de Bozizé, ce dernier a réussi à quitter discrètement Bangui et la République centrafricaine et vient d’arriver à Paris où il est en train d’effectuer les formalités pour l’obtention de l’asile politique en France, pays des droits de l’homme. La facilité avec laquelle Jean Daniel Dengou est parvenu à quitter Bangui et la RCA laisse pantois et donne une exacte idée de l’efficacité très relative des soi-disant services de défense et de sécurité de Bozizé ainsi que de la porosité des frontières de la RCA avec ses voisins.  

Contacté par la rédaction de Centrafrique-Presse à Paris, Jean Daniel Dengou qui a dû d’abord gagner un pays voisin de la RCA à partir duquel il a pu s’envoler pour Paris, a déclaré ne rien avoir à se reprocher et avoir la conscience parfaitement tranquille quant aux fausses accusations proférées contre lui et Me Balemby par Bozizé et son ami et financier libanais, Ali Akhrass.

Aussi souhaite-t-il donc ardemment que les autorités centrafricaines acceptent rapidement la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour faire rapidement la lumière sur l’incendie du supermarché RAYAN au sujet duquel le général Bozizé a pointé directement un doigt accusateur sur lui-même et le Bâtonnier Balemby, sans le moindre élément de preuve, reprenant automatiquement et purement et simplement à son compte, les accusations sans fondement du Libanais Ali Akhrass, propriétaire du supermarché.

A propos du Bâtonnier Balemby, Jean Daniel Dengou a répondu à Centrafrique-Presse n’avoir en sa possession aucune nouvelle de lui ni quelque information que ce soit sur sa position. Il a dit en outre être très inquiet pour son sort ainsi que celui de tous les parents, épouses, collaborateurs, proches et personnels domestiques, aussi bien de lui même que de Me Balemby, que la police politique du pouvoir en place a arbitrairement arrêtés et transférés à la prison spéciale de Bozizé à Bossembélé (154 km de Bangui) surnommée "Guantanmo".

En dépit des demandes insistantes des avocats du barreau et de leur Conseil de l’Ordre qui ont exigé dans un courrier adressé à Bozizé suivi d'un mémorandum, la libération immédiate et inconditionnelle de tous ces citoyens qui n’ont absolument rien à voir dans cette affaire d’incendie et qui ont été arbitrairement arrêtés et injustement détenus, Bozizé et son procureur Firmin Feindiro continuent de faire preuve d’une scandaleuse surdité.

Le bras de fer entre ces deux derniers et les avocats ainsi que les organisations de droits de l’homme se poursuit donc et met plus que jamais en évidence, le caractère dictatorial, sanguinaire et "république bananière" de ce pouvoir aux méthodes combien médiévales, le tout dans un contexte où la légitimité de Bozizé a expiré depuis le 11 juin dernier.

 

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