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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 02:03


bonne-annee

Binguimalet.jpg

BANGUI – (AFP) 20 janvier 2010 18h48 - L'annonce par l'opposition centrafricaine de sa décision de suspendre sa participation à la Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine a provoqué des remous parmi les formations qui la composent, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

Selon l'avocat Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, coalition de l'opposition), cinq opposants qui représentaient leurs formations à la CEI ont été suspendus par leurs partis pour avoir défié la décision de ne plus assister aux travaux de la commission électorale.

La CEI compte en tout 30 membres, dont 15 représentés auparavant par le groupe des partis de l'opposition, celui des ex-rébellions et celui dit des "autres partis". Ces trois groupes sont rassemblés au sein du "Collectif des forces du changement", qui a décidé le 13 janvier de ne plus participer aux activités de la commission.

Cinq personnalités, parmi les 15 concernées par la suspension, ont protesté contre le boycott et ont continué à participer aux travaux de la CEI, selon Me Henri Pouzère.

"C'est un acte de rébellion. Et nous avons décidé de les suspendre et de dire qu'ils ne nous représentent plus là-bas", a déclaré Me Pouzère qui, lui, suspendu ses activités à la Coordination de la CEI.

"Les gens que nous avons envoyés à la CEI (...) n'ont d'autres pouvoirs que ceux que nous leur avons délégués. Ils ne peuvent pas ne pas se soumettre à nous", a-t-il ajouté.

Joint par l'AFP, un des cinq opposants "dissidents", Gabriel Goloumo, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, de l'ex-président André Kolingba), a expliqué qu'ils ne se reconnaissaient pas dans le Collectif des forces du changement.

Le Collectif réclame notamment la démission du président de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalé, qu'il juge partial, et la dissolution de tous les comités électoraux locaux et consulaires, qu'il estime "illégalement nommés".

La commission électorale doit organiser et superviser des scrutins présidentiel et législatifs prévus cette année en Centrafrique, à une date non encore fixée officiellement. Selon l'ONU, ces élections doivent être organisées avant fin avril 2010 pour être constitutionnelles.



NDLR : C'est bien connu en RCA qu'être membre de la commission électorale représente pour certains, une fin en soi qui permet à quelques crève la faim d'exister. S'il est vrai que dès le départ l'opposition aurait dû faire preuve de discernement et surtout de vigilance pour rejeter d'emeblée la désignation par Bozizé du vrai faux pasteur Joseph Binguimalet, elle est néanmoins aussi tout à fait dans son droit de se raviser et exiger à un moment donné, si elle constate de graves manquements, la démission de ce président malhonnête pour ne pas laisser le pays aller à une mascarade électorale comme en 2005. 
Il est fort regrettable qu'un illustre inconnu comme Gabriel Goloumo, sorti totalement du néant dans des conditions encore non élucidées au RDC, objet de controverse au sein même de ce parti parce que parachuté par des gens tapis dans l'ombre autour d'un André Kolingba physiquement diminué,  parvienne à manipuler quelques membres de la CEI pour la préservation de leurs intérêts personnels qui sont totalement aux antipodes de ceux des Centrafricains.
Si les conditions de la lutte contre les préparatifs du hold-up électoral par Bozizé et son complice infiltré à la CEI exigent la mise en place d'une structure plus large que celle de l'UFVN afin de rassembler toutes les bonnes volontés, il n'y a aucune raison que certains malins sans envergure cherchent à semer la zizanie au sein de l'opposition en voulant à tout prix s'accrocher à des prébendes que leur position à la CEI leur procure.
Les lourdes et graves accusations qui pèsent sur le président de la CEI justifient amplement que ce dernier laisse la place à un autre fils du pays et regagne sa prétendue église en région parisienne. En peu de temps, il a étalé son incompétence, sa malhonnêteté, sa soif de l'argent et du bien matériel. On n'a pas besoin d'un tel personnage à la tête de la CEI. Il est donc temps d'arrêter les frais avec lui.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 02:00


bonne-annee

Cemac-si-ge.jpg

 

Source : lanouvelleexpression.info Mercredi, 20 Janvier 2010 08:06

 
Selon nos informations, les autorités centrafricaines doivent en partie la réussite du dixième sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) au Cameroun. Bien qu’il soit difficile de se prononcer avec exactitude sur le montant de l’enveloppe, des sources proches des centres de décisions au Cameroun et en Centrafrique rapportent que Paul Biya aurait ordonné le déblocage d’une importante enveloppe au profit de la République centrafricaine, question de permettre aux dirigeants de ce pays frère et voisin de mieux se préparer pour accueillir les chefs d’Etat de la Cemac, leurs délégations ainsi que des invités spéciaux.

Une dotation décidée lors de la visite effectuée à Yaoundé en début décembre 2009 par le président centrafricain François Bozizé Yagovounda. Un geste de solidarité Sud-Sud qui n’est pas le premier, puisque déjà lors du dialogue inclusif centrafricain il y a un peu plus d’un an, une somme évaluée autour d’un milliard de francs Cfa avait été mise à la disposition des autorités de ce pays. Sauf qu’au regard du succès qu’a connu ce sommet, des analystes politiques ont tôt fait de conclure que le chef de l’Etat camerounais aurait par cet acte, décidé de soutenir implicitement le président Bozizé candidat à sa propre succession cette année.

Du coup, le beau-frère des Camerounais par ailleurs l’ex- président centrafricain Ange Félix Patassé aurait diversement apprécié cette aide du «grand frère », d’autant que ce dernier qui revient d’un exil de sept au Togo n’a jamais pardonné à Bozizé de l’avoir débarqué du pouvoir au terme d’une insurrection armée avec la complicité active du Tchadien Idriss Déby Itno et alors que le Cameroun se contentait d’une neutralité plutôt diversement appréciée.

Pendant que divers candidats fourbissent leurs armes pour la prochaine présidentielle, l’actuel chef de l’Etat a récemment frappé un grand coup, non seulement en accueillant avec succès le dixième sommet de la Cemac, mais aussi, avec l’arrestation quelques jours plutôt au Tchad d’un chef rebelle, en l’occurrence, le colonel Charles Massi, président du Bureau politique, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (Cpjp), opération qui serait abondamment appuyée, coté renseignements, sur l’expertise camerounaise.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 01:50


bonne-annee

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DECLARATION DU COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

 

Aux termes d'une déclaration du Bureau Politique du FODEM et de la famille de Charles MASSI datée du 16 janvier 2010, il ressort que « l’ex Ministre d'Etat Président fondateur du FODEM et Président du Bureau Politique de la Convention des Patriotes pour la Justice et ta Paix (CPJP), le Colonel-Pharmacien Charles MASSl a été torturé et assassiné par te Général-Pasteur-Président François BOZIZE et ses sbires. Selon les informations recueillies sur te terrain à Bossembélé et également fournies par l'entourage de François BOZIZE et de son fils Francis BOZIZE ainsi qu'auprès des éléments de la garde présidentielle, Charles MASSI a été torturé par François BOZIZE en personne et est mort des suites des tortures qu'il a subies depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19h à Bossembélé ».

Face à ces graves accusations, le Collectif des Forces du Changement s’étonne du silence des autorités Centrafricaines. L'absence de démenti officiel des mis en cause accrédite la thèse de l'assassinat de Chartes MASSI.

Il y a lieu de noter que le 31 décembre 2009 dans son adresse à la Nation en langue sango, le Président François BOZIZE avait déclaré qu'il mettait en garde tous ceux qui s'opposeraient à sa politique et qu'il n'hésiterait pas à les « charcuter» (mbi ke doroko ala).

Or au moment où cette déclaration était faite, Charles MASSI était déjà arrêté au Tchad depuis le 19 décembre 2009 et livré aux autorités centrafricaines.

En conséquence son assassinat relève d'un acte prémédité décidé au plus haut sommet de l'Etat.

Alors que le peuple centrafricain aspire légitimement à la paix dans la perspective des élections libres et transparentes, le Général François BOZIZE a opté pour des assassinats politiques comme mode de règlement des conflits politiques malgré les recommandations du Dialogue Politique Inclusif.

Cet acte odieux rappelle les nombreux et horribles assassinats commis par ce régime dans l'impunité totale.

De sources dignes de foi, une liste des leaders des partis politiques d'opposition, des mouvements politico- militaires et des organisations des droits de l'homme est établie et remise à un escadron de la mort en vue de leur élimination physique.

Le Collectif des forces du changement:

1- Condamne avec la dernière rigueur l'assassinat du Pharmacien-Colonel Charles MASSI et exige que son corps soit remis à sa femme.

2- Exige la mise en place d'une commission d'enquête internationale indépendante en vue de faire la lumière sur l'enlèvement au Tchad de Charles MASSI et tes circonstances de son assassinat sur le territoire Centrafricain.

3- Exige que les auteurs de cet assassinat soient poursuivis et jugés conformément à la loi.


Fait à Bangui, le 19 janvier 2010

Ont signé :

ADP                                                        C.E KEZZA KOYANGBO

ASD                                                        F. GOTTO GAZIAMODO


MLPC                                                      G.J.E KOYAMBOUNOU

LONDO                                                  Ferdinand DAGO

FC                                                           Gl Timothée MALENDOMA

CRPS                                                       Me Nicolas TIANGAYE

APRD                                                      Jean Jacques DEMAFOUTH

NAP                                                         Jean Jacques DEMAFOUTH

 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 01:47


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A C cemac

COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE L’AFRIQUE CENTRALE

10ème SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT DE LA CEMAC

Bangui, 16 et 17 Janvier 2010



COMMUNIQUE FINAL

 

La Conférence des Chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique  Centrale (CEMAC) s'est réunie, en session ordinaire, les 16 et 17 janvier 2010 à Bangui (République centrafricaine), sous la présidence de Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine,  Président en exercice.

            Etaient présents:  

- Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun;

- Son Excellence Monsieur Denis SASSOU­N'GUESSO, Président de la République du Congo;

- Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise;

- Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale;

 - Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad.

Ont également pris part, en qualité d'observateurs,  

- Monsieur Xavier MICHEL, Directeur du Bureau régional Afrique centrale et Océan Indien, Représentant Son Excellence Monsieur Abdou DIOUF, Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie;

- Monsieur KORDJE BEDOUMRA, Vice-Président, Représentant Monsieur Donald KABERUKA, Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement;

- Monsieur Laurean RUTAYISIRE, Administrateur de la République centrafricaine au Fonds Monétaire International.

- Monsieur Antoine NTSIMI, Président de la Commission de la CEMAC, rapportait les affaires  inscrites à l'ordre du jour.

Ont aussi assisté aux travaux de la Conférence; les membres du Conseil des Ministres de la CEMAC, les membres de la Commission, ainsi que les premiers responsables des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la Communauté.

La 10ème Conférence des Chefs d'Etat a été précédée de la 20ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l'Union Economique de l'Afrique Centrale (UEAC), tenue le 10 décembre 2009 à  Bangui.

La cérémonie solennelle d'ouverture de la Conférence a été marquée par trois allocutions: le mot de bienvenue du Président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui, l'allocution du Président de la Commission de la CEMAC et le discours d'ouverture de Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine, Chef de l'Etat, Président en exercice de la Conférence.

Abordant ses travaux, la Conférence a passé en revue la situation politique et sociale qui prévaut au sein de la Communauté. Elle a rendu un hommage appuyé au Président El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA, décédé le 08 juin 2009

La Conférence s'est réjouie du déroulement pacifique des élections présidentielles au Congo, au Gabon et en Guinée Equatoriale et a réitéré ses vives félicitations à leurs Excellences MM. OBIANG NGUEMA MBASOGO, Denis SASSOU­N'GUESSO, et Ali BONGO ONDIMBA pour leur brillante élection à la tête de leurs pays respectifs.

La Conférence s'est également félicitée des actions entreprises pat Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, pour sauvegarder la paix et la concorde dans ce pays. Elle l'a encouragé à poursuivre ses efforts dans ce sens.

Evoquant le tremblement de terre survenu en République de Haïti, la Conférence a exprimé sa solidarité au Gouvernement et au peuple de ce pays frère, victimes de cette catastrophe naturelle.

La Conférence a soutenu la médiation conduite par le Président Blaise COMPAORE dans la crise en Guinée Conakry et souhaité un retour rapide à l'ordre constitutionnel.

Examinant l'état de mise en œuvre des réformes de la CEMAC la Conférence a suivi avec un intérêt tout particulier, la présentation du 4ème rapport d'étape de Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Chef de l'Etat, Président Dédié au Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC.

Elle a ainsi été informée de l'état d'exécution des décisions de la Conférence Extraordinaire des Chefs d'Etat du 30 janvier 2009 à Libreville, et notamment des conclusions de l'audit de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC).

La Conférence, a ensuite, pris connaissance des avancées des chantiers du Programme des Réformes depuis sa conception.

A cet égard, elle a été informée des diligences entreprises dans le cadre du programme de renforcement -des capacités de la Commission, destiné à doter celle-ci en ressources humaines en quantité et en qualité suffisantes.

La Conférence s'est félicitée des avancées enregistrées dans la mise en œuvre de la feuille de route consensuelle visant la libre circulation des personnes. Elle a pris acte des engagements souscrits par les Etats membres d'émettre, au cours du l er trimestre 2010, leurs passeports biométriques CEMAC aux normes de l'OACI permettant à leurs détenteurs de circuler sans visa dans l'espace communautaire. Elle a invité la Commission et les Etats membres au respect des modalités convenues pour la mise en circulation du Passeport CEMAC biométrique avant la date buttoir fixée par l'OACI.

La Conférence s'est réjouie des progrès enregistrés dans la mise en œuvre du Programme des réformes institutionnelles de la CEMAC et a renouvelé ses félicitations à Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président Dédié auxdites réformes, pour la qualité du travail accompli.

La Conférence a adopté, dans son intégralité, le 4ème rapport d'étape du Président Dédié et a décidé de fixer le siège de la Cour des Comptes Communautaires à N'djamena.

Poursuivant ses travaux, la Conférence a suivi une présentation détaillée du rapport final du Programme Economique Régional (PER) de la CEMAC. Elle s'est félicitée de la clarté, la précision et la cohérence de ce programme. Souscrivant à la vision présentée, la Conférence a adopté le PER dans sa globalité. Elle recommande cependant que des études approfondies sur les mécanismes de financement de ce programme, soient entreprises en vue de sa bonne exécution. Dans cette perspective, la Conférence a demandé aux Etats membres d'accélérer le règlement des arriérés dus au titre de la TCI.

la Conférence a été informée de l'impact de la crise financière internationale sur les économies de la CE MAC. Elle a instruit les Institutions de la Communauté et exhorté les Etats membres à entreprendre toutes les actions nécessaires à l'accomplissement des missions assignées au Comité de Veille mis en place pour le suivi et la mise en œuvre des mesures adoptées en vue de faire face à cette crise.

Prenant connaissance de l'évolution des négociations de l'Accord de Partenariat Economique (APE) avec l'Union européenne, la Conférence a réaffirmé l'engagement des Etats membres de la CEMAC à tout mettre en œuvre, avec les autres pays de la configuration négociante de l'Afrique centrale, pour conclure avec l'Union européenne un APE régional qui devra nécessairement prendre en compte le volet développement et faciliter l'arrimage harmonieux des économies de la région dans l'économie mondiale.

La Conférence a suivi respectivement le rapport présenté par le Gouverneur de la BEAC, le Président de la BDEAC, le Secrétaire général de la COBAC et le Président de la COSUMAF.

Le Gouverneur de la BEAC, après avoir fait le point sur l'environnement international, l'évolution macroéconomique des Etats de la CEMAC et la situation du système bancaire, a présenté les mesures prises par la Banque centrale pour juguler les effets néfastes de la crise financière internationale sur les économies de la CEMAC ainsi que les principaux chantiers structurants à portée régionale pilotés par l'Institut d'Emission. Il a, par ailleurs, informé la Conférence que le Fonds Monétaire International a procédé à une nouvelle allocation générale de DTS d'un montant d'environ 252,108 milliards de F cfa, ainsi qu'une allocation spéciale de l'ordre de 26,686 milliards de F cfa en faveur des pays membres de la CEMAC.

Le Président-de la BDEAC, à son tour, a fait état de la poursuite de l'exécution du Plan Stratégique 2008-2012 de son institution. Il a précisé que la BDEAC a financé des projets pour un montant total de F cfa 68 milliards au cours des deux dernières années. Il a, par ailleurs, informé la Conférence du lancement d'un vaste programme d'informatisation et de modernisation des processus opérationnels de la Banque, financé conjointement par l'Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale, pour un montant de 15 millions de dollars US. Il a, en outre, informé la Conférence de fa décision de l'Assemblée générale des Actionnaires de la BDEAC de porter le niveau du capital social de 94 à 250 milliards de F cfa, en vue de la poursuite des activités de mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation des objectifs opérationnels du Plan.

Le Secrétaire général de la COBAC a, quant à lui, présenté la situation de son institution et relevé les actions entreprises, notamment dans la surveillance des établissements de crédit qui ont permis de contenir les effets directs de la crise financière sur le système bancaire. Il a sollicité le renforcement des capacités de la COBAC en moyens matériels et humains conséquents pour lui permettre de mieux accomplir sa mission.

La Conférence a réaffirmé l’importance de la COBAC dans sa mission de contrôle des banques et prend acte de la préoccupation exprimée en matière du renforcement des capacités de cette institution. Elle a reconnu par ailleurs, la nécessité de l'intervention des Etats pour soutenir les banques en période de crise. Elle a recommandé, cependant, que ce soutien tienne compte de la qualité de la gestion de ces banques.

Le Président de la COSUMAF, intervenant en dernier lieu dans l'examen de ce point, a précisé qu'au cours de dix années de son existence le marché financier de la CEMAC a contribué pour cent soixante quatorze milliards de Fcfa au financement des économies des pays membres. Il a relevé que pour permettre le développement du marché financier sous-régional, Il est nécessaire de rapprocher les places boursières de Douala et de Libreville et les doter des moyens financiers conséquents.

La Conférence a pris acte de cette présentation et a instruit la COSUMAF à entreprendre des actions permettant d'harmoniser les procédures des deux marc/lés financiers existants dans la sous-région.

Abordant le point sur la mise en place de la Compagnie aérienne communautaire Air CEMAC, la Conférence a été informée des actions récemment entreprises dans la conduite du projet et a pris acte des acquis obtenus.

La Conférence a décidé de fixer le siège de la Compagnie à Brazzaville, au Congo.

Au sujet des audits de la BEAC, la Conférence après avoir pris connaissance des conclusions des rapports présentés a apprécié la pertinence des recommandations formulées et les a adoptées dans leur intégralité.

En particulier, elle a décidé de :

1. instituer le principe de la rotation, par ordre alphabétique des Etats membres, au niveau de toutes les Institutions, Organes et Institutions spécialisées de la communauté, mettant ainsi fin au consensus de Fort Lamy;

2. relever de leurs fonctions Messieurs Philibert ANDZEMBE, Rigobert Roger ANDELY, André MFOULA et Madame Christiane Joëlle AKASSO;

3. modifier les statuts de la BEAC, en rapport avec le partenaire extérieur et de confier la présidence du Conseil d'Administration de la Banque au Ministre en charge du Comité Ministériel;

4. poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans les malversations et autres détournements tant au niveau du Bureau extérieur de Paris que dans les placements DATI;

5. instituer un audit annuel de l'ensemble des institutions, organes et institutions spécialisées de la CEMAC sous la supervision du Président Dédié aux Réformes Institutionnelles de la CE­MAC;

6. renforcer la prise de participation de la BEAC au capital de la BDEAC à hauteur de 30%.

Au titre des mesures individuelles, la Conférence a décidé de nommer aux postes ci-après :

1. Gouverneur de la BEAC: Lucas ABAGA NCHAMA

2. Président de la BDEAC: Michaël ADANDE.

Enfin, la Conférence a décidé d'installer le Parlement Communautaire au mois de mars 2010 à Malabo et de tenir, en marge de cette manifestation, une conférence extraordinaire des Chefs d'Etat.

Les Chefs d'Etat ont félicité leur Ami et Frère, Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine, pour ses actions multiformes en qualité de Président en Exercice de la Conférence.

La présidence de la Communauté sera assurée, pour compter de ce jour, par Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président de la République du CONGO.

La 11ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de la CEMAC se tiendra à Brazzaville, République du Congo.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d'Etat ont exprimé leurs sincères remerciements à leur Ami et Frère, Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine, au Gouvernement et au Peuple centrafricain, pour l'accueil chaleureux et fraternel, ainsi que pour l'hospitalité généreuse qui leur ont été réservés tout au long de leur séjour à Bangui.

Les travaux de la dixième session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de la CEMAC se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité, de compréhension réciproque et d'entente cordiale.

Fait à Bangui, le 17 janvier 2010

Pour la Conférence des Chefs d'Etat,

Le Président en exercice,

Francois BOZIZE YANCOUVONDA

   

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 03:03


bonne-annee

billets-CFA.jpg


Dans sa parution du 30 novembre dernier, Centrafrique-Presse posait la question suivante : Que fera Bozizé des 26 milliards de F CFA qui viennent d’être virés par le FMI ?

Le siège de la BEAC à Yaoundé venait en effet d’informer par courrier en date du 19 novembre 2009 le Directeur national centrafricain de cette institution et les autorités centrafricaines du virement effectué par le FMI qu’il a transféré dans le compte courant du Trésor national de Bangui qui s'établissait à un montant de vingt cinq milliards sept cent quatre millions quatre cent cinquante quatre mille et cent soixante dix sept (25.704.454.177) de F CFA, presque 26 milliards de F CFA.

Cette manne était théoriquement destinée à apurer les dettes de l'Etat centrafricain auprès des banques de la place et le reliquat devrait servir à financer des projets éducatifs et de santé au profit de la population. Nous affirmions dans notre article que « connaissant la cupidité de Bozizé et sa clique, on craint que cet argent ne prenne une autre destination ». Nous ne croignions pas si bien dire. A présent nous sommes en mesure de dire à quoi a servi cet argent. Qu’est ce que Bozizé et son clan en ont fait ?

Une mission du FMI a en effet débarqué à Bangui le mardi 12 janvier 2010  et a procédé au contrôle de l'utilisation des 26 milliards CFA virés au trésor par le FMI via la BEAC et les résultats sont catastrophiques. Bozizé et son ministre des Finances, le sieur Albert Besse ont utilisé cet argent pour payer consécutivement deux mois de salaires aux fonctionnaires en novembre et décembre 2009, et  le reste de l'argent a été remis par le ministre Besse à Augustin Féigouto (ancien Directeur de la solde et actuel Chargé de Mission au cabinet du ministre des finances Albert Besse en matière de banques-assurances et institutions financières internationales, et par ailleurs trésorier général du KNK et également enfin, frère cadet de Mme Yvonne Mboïssona ancienne ministre des Eaux et Forêts, elle même cousine germaine de Bozizé) pour aller acheter des pick-ups à Dubaï pour la campagne du KNK.

Les mêmes Albert Besse et Augustin Féigouto ont utilisé le reste de l'argent en espèces pour acheter 50 pick-ups à la CFAO à Bangui, soit au total 100 pick-ups achetés sur les fonds du FMI, pour la campagne électorale de Bozizé et son parti KNK.

La mission du FMI n'a pas retrouvé les pièces comptables de ces dépenses au Trésor et a dû aller les récupérer à la CFAO à Bangui, du moins celles relatives aux 50 véhicules de campagne.

La délégation du FMI est repartie à Washington avec le représentant résident à Bangui de cette institution.  On s'attend donc dans la capitale centrafricaine à la sanction ultime: l'arrêt des décaissements du FMI pour la RCA. C’est le moins auquel Bozizé et sa clique s’exposent mais en ont-ils quelque chose à foutre avec les problèmes du pays du moment que la manne du FMI leur a permis d’acquérir les véhicules pour leur campagne électorale à si peu de frais. En clair, si par le plus grands des malheurs, Bozizé était réélu à l’issue des futures élections présidentielles, il pourrait dire merci au FMI.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 02:02


bonne-annee

A C cemac

 

La tenue du sommet de la CEMAC aura été pour Bozizé et sa clique un sujet d’auto-satisfaction. Ils auront réussi à ce que le sommet se tienne après plusieurs reports. Un boziziste confiait à la rédaction de Centrafrique-Presse que le sommet a permis la réhabilitation de la Cité des 14 villas, cité constituée de résidences de standing chefs d’Etat entre temps vandalisées et tombées en ruines. Il a aussi permis le ravalement de l’immeuble du siège de la CEMAC ainsi que la réfection de quelques tronçons de routes dans la ville de Bangui. Mais pour certains observateurs politiques avisés, la RCA aura été la plus grande perdante quant aux principales décisions adoptées à l’issue du huis clos des chefs d’Etat qui aura duré pratiquement cinq heures d’horloge.

En outre, du fait de la mauvaise direction des débats par le président en exercice sortant qui n’était autre que le calamiteux Bozizé, le sommet de Bangui aura surtout laissé paradoxalement un arrière goût très amer à presque tous les participants de tous les pays membres y compris au niveau des chefs d’Etat, à l’exception vraisemblablement de la Guinée équatoriale dont le boss, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo aura arraché le gros lot à savoir : obtenir que dorénavant toutes les postes de direction des institutions de la CEMAC soient tournants par ordre alphabétique à commencer par son pays pour ce qui est du gouvernorat de la BEAC.   

Selon les informations crédibles qui ont pu filtrer du huis clos des chefs d’Etat, le tout nouveau président gabonais est reparti de Bangui très furieux contre Bozizé qui, en ayant mal dirigé les discussions, n’a pas permis au Gabon d’obtenir la nomination de son candidat proposé pour achever le mandat de Philibert Andzembé au gouvernorat de la BEAC à Yaoundé. C’est d’ailleurs pour consoler le président gabonais que Bozizé a cru devoir sacrifier Anicet Georges Dologuélé et la présidence de la BDEAC qui traditionnellement revient à la RCA. C’est donc un Gabonais qui ira à Brazzaville. Lors du sommet extraordinaire prévu en mars prochain à Malabo, la RCA pourra-t-elle batailler pour obtenir au moins comme lot de consolation le seul poste qui reste à pourvoir : la présidence de la Commission de la CEMAC dont le sommet de Bangui n'a pas pu régler le cas et actuellement encore occupée par le Camerounais Nstimi ? Il est permis d'en douter. 

En arrivant en retard à Bangui, seulement samedi matin alors que ses autres homologues étaient déjà présents la veille au soir dans la capitale centrafricaine et avaient quasiment verrouillé certaines choses, Ali Bongo avait compromis les chances de son candidat au gouvernorat de la BEAC, Alexandre Barro-Chambrier qu’il avait pris le soin d’envoyer longtemps à l’avance se présenter à plusieurs chefs d’Etat. L’appui de Bozizé qui avait semble-t-il donné auparavant des assurances aux autorités gabonaises, lui a gravement fait défaut.

La mauvaise police des débats et les louvoiements de Bozizé ont fait que le président congolais a réussi à ravir au président Déby et au Tchad qui le réclamait aussi, le siège de la compagnie aérienne Air CEMAC. Ayant également perdu le vice-gouvernorat de la BEAC et devant juste se contenter de la cour arbitrale de justice de l’institution, le président Déby est également parti de Bangui mécontent. Il aurait feint d’aller aux toilettes et a en réalité quitté le sommet sans demander son reste.

Bozizé aura aussi réussi à mécontenter le président Paul Biya en faisant recevoir en audience le controversé patron de la banque CBC, Yves Michel Fotso par le président Obiang Nguema de la Guinée équatoriale. Ce dernier n’a pas fait autre chose que de ne pas décolérer contre le patron de la Commercial Bank du Cameroun avec qui il est en contentieux au sujet de la succursale de Malabo de cette banque qui lui réclame un dédommagement d’environ 50 milliards de F CFA.

Enfin, lors de la soirée de gala offerte aux chefs d’Etat par la partie centrafricaine, pour l’ouverture du bal, c’est l’épouse du ministre délégué à la présidence chargé de la défense, Jean Francis Bozizé fils de son père,  qui a été désignée par le protocole, on ne sait trop pour quelle raison, pour servir de cavalière au président Ali Bongo venu de Libreville sans son épouse. Allez-y comprendre ! C’est ainsi en bozizie… !

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 01:59


bonne-annee

Cemac-si-ge.jpg

CEMAC  une nouvelle impulsion à Bangui


(Cameroon-Tribune 19/01/2010)



Le sommet des chefs d'Etat a adopté des mesures fortes qui redonnent espoir et confiance en l’avenir.

La CEMAC a présenté un temps des signes de ce qui s’apparentait à une fâcheuse léthargie. L’organisation se caractérisait par de généreuses déclarations d’intentions à l’issue de sommets annuels dont la régularité était devenue incertaine au fil du temps. Quant aux résultats, à la matérialisation des décisions arrêtées pourtant de manière consensuelle, il ne fallait surtout pas compter dessus. La récente rencontre des chefs d’Etat à Bangui a sonné comme un réveil de la CEMAC, suscitant à nouveau de l’espoir.


C’est que, sur les principaux dossiers source de blocages et de paralysie de l’organisation de longue date, les chefs d’Etat réunis dans la capitale centrafricaine ont pris des décisions qui feront date. Celles-ci devraient, en tout cas, permettre à la CEMAC de se relancer sur l’imposant chantier des réformes engagé ces cinq dernières années en vue de garantir une intégration croissante de la sous-région. Ce qui n’est pas seulement l’affaire des seuls fonctionnaires et gouvernements, mais davantage celle des peuples. Ainsi de ce passeport CEMAC qui revenait dans les discussions depuis quelque temps déjà, sans devenir réalité jusqu’ici. Les décisions de Bangui semblent indiquer que les choses sont définitivement enclenchées pour que ce dossier connaisse enfin le dénuement tant attendu.


Dans la perspective d’une meilleure circulation des hommes et des biens à l’intérieur de l’espace communautaire. Ce qui marquerait des progrès significatifs par rapport aux objectifs de départ. Il en est de même de la compagnie aérienne communautaire, Air CEMAC, dont les principaux actes fondateurs sont déjà effectifs : South Africa Airways en est le partenaire technique, Brazzaville étant le siège de la future compagnie. Là également, on a avancé sensiblement.

Que dire alors de la BEAC au centre de remous considérables ces derniers temps du fait de malversations présumées ? Les chefs d’Etat ont fait le ménage comme il fallait s’y attendre. Le gouverneur Philibert Andzembe et un de ses lieutenants, Rigobert Roger Andely ont été virés. Georges Dologuele, jusqu’alors président de la BDEAC a également perdu son fauteuil. Au profit du Gabonais Michael Adande.

 

Et dans la foulée, le consensus de Fort-Lamy a vécu. Ce qui fait que les rênes de la BEAC qui étaient depuis toujours l’exclusivité du Gabon viennent d’être confiées à l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama. L’avènement à la tête de l’institut d’émission de celui qui y exerçait jusque là comme directeur général en charge de l’exploitation inaugure l’ère de la rotation à ce prestigieux poste.

 
Cela étant, de nombreux chantiers restent ouverts pour la CEMAC. Des chantiers qui représentent autant de défis pour une organisation soucieuse de rattraper le temps perdu. A commencer par la matérialisation des importantes décisions prises à Bangui : le passeport CEMAC, l’envol des premiers avions d’Air CEMAC notamment. Le chemin reste donc bien long pour que le rêve d’une Afrique centrale unie, soudée et prospère devienne réalité.

 

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CEMAC : Les grandes résolutions du Sommet de Bangui


(Gabon Eco 19/01/2010)


Le 10e sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) qui vient de s’achever à Bangui, en République centrafricaine (RCA), a été marqué par plusieurs résolutions inédites, depuis la création de cet espace économique sous-régional. Parmi les points forts de ce conclave, figurent en bonne place le renouvellement de tous les dirigeants des banques de la CEMAC et l’institution de postes tournants, le lancement des audits généralisés ou encore le démarrage du projet Air CEMAC.

Démarré dans la capitale centrafricaine le 16 janvier dernier, le 10e sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), a livré en 48 heures plus de surprises que tous les autres conclaves réunis de cet espace communautaire.

Le ton a été sans conteste donné par le remplacement du Gabonais Philibert Andzembé par Lucas Abaga Nchama, ressortissant de la Guinée équatoriale, au poste de gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Cette nomination marque la fin des Accords de Fort-Lamy, qui attribuaient d’office ce poste à un ressortissant Gabonais au profit d’une gouvernance tournante.

Le principe rotatif ne rentrera en vigueur qu’au terme du mandat de la Guinée équatoriale qui s’offre cette exception, forte de son statut de plus gros contributeur de la BEAC.

En revanche, le Gabon a hérité de la présidence de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC). La nomination de Michael Adandé à la tête de cette institution constitue un grand défi pour ce dernier, qui aura la lourde tâche de «bien» gérer cette banque, et de redorer un temps soit peu, l’image du Gabon ternie par le scandale de la BEAC.

A Bangui, les chefs d’Etat se sont engagés à mettre un terme au sein de la cette institution, éclaboussée en octobre par le plus gros scandale financier de son histoire. Ils ont décidé de poursuivre un ménage entamé après la révélation des scandales, en ordonnant «des audits sur l'ensemble» de ses institutions et démembrements.

 Ces enquêtes seront placées «sous la supervision» du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui s’est engagé à «poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans les détournements» effectués à la succursale de la BEAC à Paris.

Pour dynamiser l’intégration sous-régionale, qui peine à trouver ses marques contrairement à celle des autres espaces communautaire du continent, les Chefs d’Etat ont décidé de la mise en circulation effective d’un passeport commun au premier trimestre 2010. Le passeport CEMAC, dont l'idée a été lancée en 2001, sera «biométrique», répondra «aux normes de l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et permettra à ses détenteurs de circuler sans visa dans l'espace communautaire».

La compagnie aérienne communautaire, Air CEMAC, a également été abordée. Cette initiative, en projet depuis 2002, devrait démarrer en 2010, a assuré le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le sommet a décidé d'installer le siège du transporteur régional à Brazzaville. Par ailleurs, Denis Sassou Nguesso a été désigné comme nouveau président en exercice de la CEMAC. Il succède au Centrafricain François Bozizé.

La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Elle a été créée en 1994, en remplacement de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale (UDEAC) qui avait été lancée en 1964 par cinq pays de la région, rejoints 20 ans plus tard par la Guinée équatoriale.



 Source : Gaboneco 18-01-2010 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 01:57


bonne-annee

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(L'Observateur Paalga 19/01/2010)


Un sommet pas comme les autres. La 10e conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), s’est tenue le week-end dernier dans la capitale centrafricaine. En effet, les retrouvailles de Bangui étaient d’autant plus sujet à rebondissements qu’elles intervenaient seulement quelques mois après l’éclatement des scandales financiers qui ont éclaboussé la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC).

Portés sur la place publique en octobre dernier, ils faisaient état de malversations importantes au bureau de Paris, dont les tiroirs-caisses n’ont d’ailleurs pas fini de livrer leurs secrets.

Plus que jamais donc, se posait la question de la gouvernance dans une région qui n’est pas réputée être l’une des plus vertueuses au monde. Et du même coup, celle du maintien du consensus de Fort-Lamy, ancien nom de N’Djamena où en 1973, il fut convenu des règles de répartition des postes au sein de l’ensemble sous-régional.


Ainsi, à l’image de notre BCEAO, qui a toujours été gouvernée par un Ivoirien, la BEAC avait toujours été chapotée par un Gabonais.


Un « consensus » mis à mal depuis quelques années par certains pays membres et notamment par la Guinée équatoriale, dernier venu et nouveau riche de la grande famille CEMAC.

Les coups de boutoir d’Obiang Nguema, dont le pays entend désormais jouer un rôle de premier plan, auront fini par avoir raison de la résistance du Gabon, d’autant plus fragilisé que le scandale concernait ses ressortissants. Mais en l’absence du vénéré doyen Omar Bongo Ondimba, son fils et successeur Ali, n’avait pas le poids et l’envergure politique nécessaires pour durablement s’y opposer.


Exit donc Philibert Andzembé. C’est décidé, le poste de gouverneur sera désormais tournant par ordre alphabétique avec effet immédiat. C’est donc l’Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama qui préside aux destinées de la vénérable institution dont il devra à tout prix redorer le blason.


Cette nouvelle donne préfigure peut-être de ce qui pourrait arriver en Afrique de l’Ouest où le monopole ivoirien sur l’immeuble de l’avenue Abdoulaye Fadiga à Dakar est de plus en plus contesté au sein de la grande famille UEMOA.


La question est revenue sur le tapis à la faveur de la succession de Charles Konan Banny. Et si c’est finalement son compatriote Henri Philippe Dacoury-Tabley, la crise que vit le pays d’Houphouët Boigny n’est certainement pas étrangère à cette situation.


Mais nul doute que tôt ou tard le sujet reviendra à l’ordre du jour. Et cela, même si Abidjan se targue de son rôle de locomotive de l’UEMOA, pour ne pas lâcher prise. En tout cas, un petit vent de révolution souffle depuis Bangui et pourrait bien gagner nos contrées occidentales.

H. Marie Ouédraogo


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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 01:51


bonne-annee

Dongou

 

ZINGA (RCA), 18 janvier 2010 (IRIN) - Les autorités de Kinshasa ont beau leur assurer que la paix a été restaurée dans leurs régions d’origine dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, cela ne convainc pas les milliers de réfugiés qui ont traversé le fleuve Oubangui en République centrafricaine (RCA) : ils ne sont pas pressés de rentrer chez eux.

« Nous avons fui parce que nous avions vu des soldats blessés, des maisons brûlées, des femmes violées », a dit Charles Banganya, un réfugié attendant une distribution d’aide du Programme alimentaire mondial (PAM) à Zinga. « Nous avons déjà connu tout cela lors des guerres précédentes, et nous n’avons aucune intention de revivre la même expérience. On n’attend pas que la mort vienne à soi. Un homme sage sait repérer le danger de loin. C’est pourquoi nous sommes en exil aujourd’hui ».

L’exode des réfugiés du Sud Oubangui a été rapide. Ceux qui ont pris la fuite disent qu’ils ont simplement ramassé ce qu’ils pouvaient et sont partis par le fleuve, utilisant toutes les embarcations qu’ils trouvaient, et que certains se sont noyés.

Le Sud Oubangui est situé près de la province de l’Equateur, où la plupart des affrontements ont eu lieu.

Les organisations de secours ont eu du mal à faire face à l’ampleur de l’exode. D’après le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), plus de 107 000 personnes ont fui la RDC pour rejoindre la République du Congo. On compte également de nombreux déplacés à l’intérieur de la RDC elle-même.

La RCA accueille environ 17 000 réfugiés, installés temporairement dans des sites à proximité du fleuve Oubangui, dans la région de Lobaye. L’UNHCR estime qu’au moins 60 pour cent des réfugiés sont des enfants, beaucoup ayant fui les orphelinats.

Après une visite à Zinga, le directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, Thomas Yanga, a averti que les estimations initiales prévoyant une présence de réfugiés à court terme avaient été très éloignées de la réalité.

« Nous anticipons que les réfugiés seront là pendant au moins un an », a dit M. Yanga, ajoutant que le PAM avait répondu le plus rapidement possible à l’afflux, en liaison étroite avec les autorités locales. L’UNHCR et d’autres organisations ont souligné que les réfugiés étaient largement plus nombreux que la population locale dans des zones comme Zinga et Mongoumba, qui ont déjà leurs propres problèmes nutritionnels.

M. Yanga a reconnu qu’une partie de la population hôte craignait que l’afflux de réfugiés ne mette en péril sa propre sécurité alimentaire, mais a dit que la distribution d’aide alimentaire par le PAM, qui comprenait des produits tels que du sel, des haricots et de l’huile, avait apaisé ces peurs.

« D’après ce que j’ai vu, les besoins alimentaires ont été entièrement couverts », a dit M. Yanga, ajoutant que le PAM communiquerait des informations aux autres agences des Nations Unies concernant les besoins d’aide médicale, d’abris, et d’autres types de besoins.

« L’hébergement et l’alimentation ont été nos plus gros problèmes jusqu’à présent », a dit Calvin Andoma, professeur originaire de Libenge. « Nous sommes vraiment exposés au froid ici. Nous avons besoin de matériaux pour isoler nos huttes ».

C’est la saison sèche, et les températures chutent après le coucher du soleil. « Il fait un froid terrible la nuit », s’est plaint Mme Ida. « Les enfants attrapent le paludisme, il y a beaucoup de cas de diarrhées, et quelques cas de typhoïde ». D’autres réfugiés parlent de plusieurs morts à Zinga.

Les affrontements se poursuivent

Les réfugiés et les organisations humanitaires ont été confrontés à une situation similaire dans le sud-est de la RCA, lorsque des milliers de réfugiés sont arrivés dans le Haut-Mbomou, après avoir fui des attaques des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur.

Dans le Sud Oubangui, l’exode des réfugiés a été déclenché par de graves affrontements entre les Boba et les Lobala. Un grand nombre des Boba réfugiés à Zinga viennent de la ville de Libenge, située au bord du fleuve, qui a été le théâtre d’affrontements entre les rebelles et les troupes du gouvernement durant la guerre civile de 1996-2003 en RDC.

Des affrontements entre les Boba et les Lobala ont été rapportés pour la première fois à la fin du mois d’octobre. Les réfugiés de la communauté Boba reconnaissent qu’il existait déjà des tensions depuis les années 1940 au moins, mais rien de comparable avec la violence observée récemment dans des zones comme Dongo, au sud de Libenge.

« Depuis longtemps, il y avait un conflit au sujet de l’accès aux étangs contenant des poissons », a dit « M. Jonathan », désigné porte-parole des réfugiés à Zinga. « Il y avait un étang qui était spécifiquement réservé aux Boba, mais il y a eu une rupture dans la lignée de succession et les Lobala ont essayé de prendre la suite ». Aucun médiateur, local ou venu de Kinshasa, n’a pu résoudre cette impasse, et ce sont les Lobala qui ont engagé le conflit, a-t-il affirmé. « Ils n’aimaient pas le type de solutions qui étaient proposées, alors ils ont eu recours à la violence traditionnelle ».

La version de Kinshasa est qu’une milice Lobala, composée en partie de soldats démobilisés, a organisé une attaque à Dongo à la fin octobre, visant la police et les forces de sécurité. Suite à cet événement, il a été rapporté que Dongo était déserté par la population civile. Le gouvernement congolais, qui a annoncé que la ville avait été reprise mi-décembre par les Forces armées congolaises (FARDC), a depuis appelé les civils à rentrer chez eux.

Mais des réfugiés comme Mathieu Balimbala ont dit qu’il était difficile d’obtenir des informations actualisées. « Nous ne sommes que des réfugiés de l’autre côté du fleuve. Nous ne savons pas ce qu’il se passe », a dit M. Balimbala à IRIN. « Nous aimerions rentrer et voir si nous pouvons à nouveau vivre en paix, mais ce n’est pas pour maintenant ».

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 14:25


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Doléguélé viré de la tête de la BDEAC !

Les chefs d’Etat, membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en réunion à Bangui, en République centrafricaine, n’ont pas hésité un seul instant à défenestrer, samedi, le président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Anicet Georges Doléguélé. Il a été vite remplacé par un de ses compatriotes centrafricains. D’après des organisations des droits de l’Homme et certains analystes économiques, M. Doléguélé fait l’objet de plusieurs suspicions sur les détournements de fonds à la BDEAC. Bien sûr, à l'issue de cette réunion, le président congolais Denis Sassou Nguesso a été désigné président en exercice de la CEMAC.

C’est l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) qui a réclamé instamment, et à la dernière minute de la tenue de ce sommet des chefs d’Etat de Bangui, la tête de Doléguélé. Dans un communiqué de presse publié le 15 janvier à Brazzaville, l’OCDH avait, en effet, demandé que les chefs d’Etat démettent ce haut fonctionnaire de la BDEAC afin de permettre à la justice de bien faire son travail, sans être empêchée par ces multiples immunités qui entourent bien souvent ces hommes.

Il n’a fallu que 24h d’attente à l’OCDH pour voir leur vœux exhaussé et voir Doléguélé être défenestré de la banque. Mais dans leur communiqué, les chefs d’Etat n'ont pas précisément dit pourquoi Doléguélé a été viré de la tête de la BDEAC. Et on se demande bien si le gars va réellement se mettre à la disposition de la justice, pour vomir enfin ce qu'il sait de cette histoire de la disparition mystérieuse des 11 milliards de F CFA.

Ce qui veut dire que, avant de s’en assurer exactement, l’OCDH ne devrait pas baisser la garde et dormir tranquillement sur ses oreilles comme l'iguane. Au contraire, le vrai boulot vient de commencer, car il y a beaucoup de gens qui attendent savoir où sont passés les 11 milliards disparus à la BDEAC. Sinon, ce serait alors un combat d’humeur, visant simplement à faire partir un cadre centrafricain de cette institution bancaire, sans motif réel.

On sait portant que, des cadres de cette institution, comme les Nanda, arrêté, jugé puis licencié, le tout en moins d'une semaine, avaient déjà commencé à cracher le morceau. D'autres encore peuvent parler...

Et pourtant, les analystes politiques estimaient que Doléguélé, vu comme potentiel candidat à la présidentielle dans son pays, ne devrait pas être lâché par Brazzaville avant cette échéance. Le temps que François Bozizé et Ange-Félix Patassé se battent  pendant ce scrutin. Peut-être qu’il devrait, pour ces raisons politiques, restés  Brazzaville, où la justice, on l’espère, pourrait dès cette semaine lui envoyer la toute première convocation.

 

Par Arsène SEVERIN – Source : severinnews overblog

 

NDLR : On a quelque mal à voir en quoi la situation du président d’une banque sous régionale peut-elle intéresser à ce point un observatoire de droits de l’homme. Cela paraît a priori très étrange et insolite. Anicet Dologuélé a-t-il commis un génocide ou des crimes contre l’humanité sur le territoire congolais ? Cet observatoire doit éclairer davantage l’opinion sur ses véritables motivations et cet acharnement à voir absolument l’ex PDG de la BDEAC traduit en justice.

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