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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 01:50


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La présidentielle pour les 11 et 24 juin

24/03/2010 à 09h:51 Par Elise Colette Jeune Afrique


De nouvelles dates pour la tenue de l'élection présidentielle ont été décidées à Bangui, a appris jeuneafrique.com.

L'élection présidentielle centrafricaine a déjà été plusieurs fois reportée. Dernièrement prévus pour la fin du mois d'avril, les deux tours du scrutin devraient finalement se tenir les 11 et 24 juin, selon une source proche de la présidence. Les Centrafricains sont également appelés aux urnes pour élire leurs députés à l'Assemblée nationale.

La semaine dernière, la communauté internationale s'était déclarée inquiète sur l'état de préparation du scrutin, dans certaines régions du pays, et avaient prôné le report de l'élection.

Cinq personnalités se sont déjà déclarées candidates : le président sortant, François Bozizé, l'ex-président Ange-Félix Patassé (au pouvoir de 1993 à 2003, avant d'être renversé par l'actuel chef de l'Etat), l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, l'ex-ministre Eloi Anguimaté et la ministre déléguée à la Décentralisation, Marie-Reine Hassen.

 

Elections en Centrafrique: vers un report d'avril à juin

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 24 mars 2010 - 16h55 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont le premier tour a été fixé au 25 avril par décret présidentiel, pourraient être reportées à juin, a appris l'AFP mercredi de source officielle depuis Libreville.

"On a pris du retard dans les opérations du processus électoral. De nouvelles dates ont été retenues: le 11 juin pour le premier tour, le 24 pour le second tour" des scrutins, mais "le décret n'est pas encore promulgué", a déclaré cette source jointe à la présidence à Bangui.

Dans un décret publié le 25 février, le président François Bozizé avait convoqué les Centrafricains aux urnes le 25 avril pour les élections générales, en prévoyant la campagne électorale du 12 au 23 avril. Aucune date n'avait été fournie pour un éventuel second tour.

Le général Bozizé, 63 ans, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005, s'est déclaré candidat à sa propre succession. Quatre autres personnalités, dont son prédécesseur Ange-Félix Patassé, 73 ans, -qu'il a renversé- ont annoncé qu'elles brigueraient la présidence.



NDLR : Alors que la CEI de Binguimalé et Bozizé refuse obstinément de procéder à l'indispensable recensement électoral, leur seul souci est d'arrêter la date des élections. Dans le plus grand secret et dans le dos de l'opposition pourtant représentée à ladite CEI et des Nations Unies et des partenaires qui se proposés de financer les élections, Bozizé et Binguimalé ont fait réviser de prétendues listes électorales qui avaient servi aux élections de 2005, fait fabriquer au Togo des cartes d'électeurs et fait venir de Brazzaville des urnes et des lampes. leur intention est claire : organiser coûte que coûte une pseudo élection selon leur propre calendrier.  Les Nations Unies et la communauté internationale vont-elles les laisser aller jusqu'au bout de leur plaisanterie ? Jusqu'à présent, on n'entend aucune voix provenant de l'Union Africaine, de l'OIF, ni de la CEMAC et de la CEEAC, s'élever pour rappeler Bozizé à l'ordre. C'est proprement scandaleux. Ces organisations attendent d'envoyer des pseudos observateurs pour cautionner le moment venu, la mascarade électorale que prépare Bozizé. C'est inadmissible et cela doit être dénooncé dès maintenant.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:41


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Bangassou, (Agence Fides 23/3/2010) – « Les rebelles ont fait preuve d’une violence inouïe contre les pauvres civils désarmés. Ils ont d’abord blessé les personnes, puis les ont achevées à coups de machettes » dit à l’Agence Fides Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, au Sud-est de la République Centrafricaine, qui décrit l’assaut des rebelles ougandais du LRA (Armée de résistance du Seigneur) contre Agoumar, un village qui se trouve à deux kilomètres environ de Rafai, une bourgade attaquée il y a une quinzaine de jours.

« Les rebelles de la LRA sont arrivés à Agoumar dimanche 21 mars vers deux heures de l’après-midi, raconte Mgr Aguirre Muños. Ils étaient une trentaine, dont 5-6 femmes. Plusieurs d’entre eux avaient au maximum 17 ans. Ils ont tués une vingtaine de personnes, dont certaines de façon barbare, les achevant à coups de machette. Ils ont saccagé tout ce qu’ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers ».

« La population est terrorisée » affirme l’Evêque de Bangassou. « J’ai été contraint d’envoyer une voiture pour amener à Bangassou 5 sœurs congolaises terrorisées qui géraient une école dans la région, et c’est grâce au courage du Père Kodian, un franciscain polonais, que les pauvres victimes de l’attaque ont eu une sépulture digne, car la population a fui ».

Mgr Aguirre Muños précise que « les rebelles de la LRA agissent dans cette région dans l’impunité totale. L’armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l’Ouganda depuis deux ans, avec l’accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles ». (L.M.)


RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : VIOLENCES DES REBELLES OUGANDAIS, UN ÉVÊQUE DÉNONCE L'IMPUNITÉ

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 24 Mar 2010


Les rebelles de la Lra (Armée de résistance du seigneur) agissent dans "l'impunité totale" dans l'est du Centrafrique, alimentant les craintes de la population locale, dénonce Mgr Juan José Aguirre Muños, évêque de Bangassou (Sud-est), qui, dans un entretien à l'agence Fides, a également revu à la hausse le bilan des victimes de l'incursion des rebelles ougandais à Agoumar.

Selon l'évêque, en effet, de 18 à 20 personnes auraient été tuées avec une "violence inouïe", alors que de précédents témoignages faisaient état d'une dizaine de victimes. "Ils ont saccagé tout ce qu'ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers", précise Mgr Aguirre Muños, avant d'indiquer : "L'armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l'Ouganda depuis deux ans, avec l'accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles".

(CC/CN)




RAIDS DE REBELLES OUGANDAIS  10 morts et 50 enlèvements en Centrafrique

 

Reuters 24-03-2010

 

Des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lra) ont effectué dimanche une série de raids dans l’extrémité orientale de la République centrafricaine, tuant dix personnes et en enlevant plus de 50, ont rapporté lundi des responsables locaux.

 
Malgré la traque dont ils sont l’objet en territoire centrafricain de la part de l’Armée ougandaise, les éléments de la Lra ont multiplié les attaques ces derniers mois.


Les dirigeants de ce mouvement, en lutte contre le gouvernement ougandais depuis 20 ans, sont recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (Cpi).
«Notre population a été une nouvelle fois sujette aux atrocités diaboliques des rebelles de Joseph Kony (le chef de la Lra)», a déclaré par téléphone à Reuters, Rémy Semdoutou, haut responsable de la préfecture du Haut Mbomou.


«Hier (dimanche), le village d’Agoumar a été attaqué, dix habitants ont été tués et plus de 50 autres ont été faits prisonniers par les rebelles, qui les ont utilisés pour porter le butin de leurs pillages», a-t-il ajouté.


Selon Clément Loutemboli, un opérateur radio basé à Obo, chef-lieu de la préfecture, 22 personnes ont en outre été blessées. Des villageois tentant de se défendre ont brûlé vif un rebelle qu’ils avaient capturé, a-t-il ajouté.


NDLR : Comme l'évêque de Bangassou en fait hélas le triste constat, "l'armée centrafricaine ne se fait pas voir". A quoi sert vraiment cette armée ? Ces régions lointaines du Sud Est n'intéressent pas Bozizé qui s'en fout royalement. Il ne se passe pas de week-end sans que soient rapportées les exactions des hordes de la LRA sur les populations du Sud Est centrafricain. Il n'en a que faire du sort des pauvres citoyens qui y habitent qui sont devenus des proies pour les bandits de Joseph Kony. Quel seuil d'horreur faut-il atteindre pour que Bozizé réagisse ?

Ce qui lui importe actuellement est de savoir comment devrait-il s'y prendre pour se faire réelire aux prochaines présidentielles. Seules les mines d'uranium du Sud Est l'intéressent pour les bonus et autres pots de vin afin de garnir ses comptes bancaires des Iles Vierges britanniques.
 C'est de la haute trahison, le comportement de Bozizé dans cette affaire des violences sur les populations du Sud Est par les éléments de Joseph Kony. Cela le disqualifie pour prétendre encore diriger ce pays.   
   

 

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:03


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soldats de la garde présidentielle de Bozizé

 

Source : Slate.fr 24/03/2010



«“C'est quoi la Centrafrique? C'est où la Centrafrique?” C'est la question que n'arrête pas de me poser mon fils depuis que je travaille à Bangui», explique un expatrié présent dans ce pays depuis plusieurs années. Son fils n'est pas le seul à se poser des questions. Car c'est un peu comme si ce pays plus vaste que la France avait disparu des radars. Depuis les frasques de l'empereur Jean-Bedel Bokassa (au pouvoir de 1965 à 1979) et l'époque de ses chasses africaines avec Valéry Giscard d'Estaing, tout le monde semble avoir oublié cette ex-colonie française, située en Afrique centrale.

A l'époque de l'empereur Bokassa, Bangui faisait la une des médias français avec des affaires de diamants mais aussi de cannibalisme. Bokassa, l'ex-officier français, a été jugé à Bangui lors d'un procès retentissant: il était entre autres accusé d'avoir mangé certains de ses ennemis. Et d'emprisonner les époux des femmes qu'il trouvait à son goût. Longtemps proche de la France, Bokassa qui tenait à appeler de Gaulle «papa» avait fini par lasser Paris. La France a donné son feu vert aux putschistes qui l'ont renversé en 1979 après que son régime eut commis un terrible massacre d'enfants.

Aujourd'hui la Centrafrique n'est plus sur les radars de la presse internationale. Alors même que l'actualité ne manque pas. L'élection présidentielle doit être organisée le 25 avril 2010. Le pouvoir a annoncé le 13 mars qu'il a déjoué une tentative de coup d'Etat. Le président François Bozizé, candidat à sa propre succession, est lui-même arrivé au pouvoir par les armes. Il a renversé en 2003 le président Ange Félix Patassé avant de se faire élire en 2005. Lors de la prochaine élection, il affrontera Patassé, celui qu'il avait renversé et qui s'était fait élire deux fois. Il s'agit d'une élection à haut risque. En Centrafrique, les processus électoraux contestés donnent très souvent lieu à des pillages. Et le pays est-il prêt à se rendre aux urnes? Beaucoup en doutent.

«Pas pacifié»

Il est beaucoup trop tôt, estime l'opposition qui affirme que le «pays n'est pas pacifié» et que le recensement n'est pas achevé. Il est vrai que les rebellions sévissent dans de vastes parties du territoire. Dans le nord, des mouvements rebelles sèment la terreur. Et dans l'est, la LRA (L'armée de Résistance du Seigneur), venue de l'Ouganda et de la RDC, épouvante les populations. La LRA est l'un des mouvements rebelles les plus dangereux d'Afrique. Dirigée par Joseph Kony, elle capture des jeunes villageois centrafricains pour les transformer en enfants soldats. Selon les Nations unies, 200.000 Centrafricains sont déplacés à l'intérieur de leur pays. Plus de 80.000 sont réfugiés au Cameroun et 60.000 au Tchad. Près du dixième de la population centrafricaine a dû fuir sa région d'origine. Le pays compte 4,5 millions d'habitants.

L'armée centrafricaine mal équipée et peu motivée semble bien en peine de rétablir l'ordre. Les troupes françaises (des centaines d'hommes et plusieurs bases) ne peuvent pas davantage rétablir la paix sur l'ensemble du territoire. Le pouvoir central contrôle mal le pays à l'exception de Bangui. Mais, même dans la capitale, un climat diffus de peur règne. Au passage du convoi présidentiel, tout le monde prend la fuite. «Si vous ne vous écartez pas quand passe un convoi officiel, vous pouvez être battu. Et même abattu. C'est ainsi que nous avons perdu le seul radiologue de la ville. Distrait, il n'a pas vu venir le convoi. Du coup, il a été abattu», explique un habitant de Bangui, qui ajoute que la police a, elle aussi, la gâchette très facile. «Comme un chauffeur de taxi ne s'arrêtait pas assez rapidement, un policier a récemment tiré sur le véhicule. Il visait le chauffeur, mais il a tué un passager.»

La capitale est toujours traumatisée par le passage des troupes de Jean Pierre Bemba en 2003. Le chef rebelle congolais avait été appelé à la rescousse par le président Ange Félix Patassé. Ses hommes avaient multiplié les exactions sur les populations locales, notamment des meurtres, des viols et des pillages. Jean Pierre Bemba devra répondre de ses actes devant le tribunal de la Haye en juillet prochain. La CPI (Cour pénale internationale) l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Pékin et Washington

Bangui souffre aussi d'un grand isolement. Seul un vol Air France Paris-Bangui, une fois par semaine, atténue ce sentiment d'enclavement. «Si votre enfant tombe malade, il faut juste prier pour que le vol Air France ne vienne pas de passer», explique une expatriée, qui ne fait aucune confiance aux rares hôpitaux locaux. La Centrafrique est un pays isolé, oublié de tous, et pourtant elle commence à susciter de l'intérêt. A Bangui et ailleurs dans le pays, les Chinois sont de plus en plus nombreux. Ils ont construit un immense stade de plusieurs milliers de place et bâtissent des hôtels gigantesques.

Les Américains ne sont pas en reste. Des représentants de la CIA viennent à Bangui améliorer leur français balbutiant et récolter des informations. Il est vrai que la Centrafrique possède des réserves d'uranium et de diamants. Mais surtout ce pays se trouve dans une zone particulièrement stratégique.

Depuis Bangui, l'on aperçoit les collines verdoyantes de la RDC (République démocratique du Congo), la province de l'équateur dominée par les hommes de Jean Pierre Bemba. La Centrafrique possède deux autres voisins bien turbulents: le Soudan et le Tchad. Il n'est pas étonnant que Pékin et Washington s'intéressent de plus en plus à Bangui. Au moment où la France semble décidée à tourner ailleurs son regard.


Pierre Malet  


 Copyright Slate.fr

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 02:39


Mme Denise Massi


Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 00:28

C’est avec une immense tristesse que les enfants de Mme Denise NERIS-MASSI vous annoncent le décès de leur mère, survenu le vendredi 19 mars 2010 à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (France).

Ses obsèques auront lieu le jeudi 25 mars 2010 et se dérouleront selon le programme suivant :


De 14h à 15h, à l’Hôpital Raymond Poincaré de Garches :

14h00    Mise en bière

14h30    Levée du Corps


A partir de 15h45, à la Paroisse Sainte Geneviève à Asnières :

Messe à la mémoire de notre mère, sœur et amie.

Ses enfants et sa famille, comptent sur la présence de tous pour l’accompagner dans son dernier voyage et remercient tous ceux qui leur ont manifesté leur soutien en cette période d’affliction.

Gémissons, gémissons, gémissons.

Espérons, espérons, espérons.

--------------------------------------------

Hôpital Raymond Poincaré
104 Boulevard Raymond Poincaré
92380 - Garches
01 47 10 79 00

Paroisse Sainte-Geneviève
4 Rue du Cardinal Verdier
92600 - Asnières-sur-Seine
+331 47 93 10 46

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:14


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(MISNA) 23/3/2010   12.53 - Au moins 10 personnes ont péri dans les attaques que les rebelles ougandais de la Lra (Armée de résistance du seigneur) ont lancées dans la nuit de lundi contre trois villages de l'Est du pays, indiquent des témoins, précisant qu'une cinquantaine d'autres habitants ont été enlevés. Les villages d'Agoumar, Mboki et Zemio, où se sont vérifiées les attaques, se situent dans la province reculée de Haut Mbomou, où la présence des forces armées et de la police est réduite au minimum. En regard de la recrudescence des agressions de la Lra dans la région, la population a organisé des comités de surveillance chargés de patrouiller dans les agglomérations et de prévenir les attaques des rebelles, qui opèrent en petits groupes au Centrafrique, au Sud-Soudan et au Congo-Kinshasa et restent en étroit contact au moyen d'équipements de communication ultramodernes. Selon les chiffres du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha), pendant la seule année 2009, les rebelles de la Lra ont causé 849 victimes, enlevé 1486 personnes et provoqué la fuite de 365.000 habitants riverains ; ils réduisent leurs otages à l'esclavage ou les forment pour entrer dans leurs rangs.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:01


Joseph Binguimalé



Quand Bozizé et Binguimalé font la honte du pays


NDLR : Nous publions ci-dessous le prétendu rapport censé émaner de la Commission Electorale mais signé de son seul président et envoyé en catimini à Bozizé, document qui est en réalité un banal courrier qui tient en deux maigres pages, sur lequel s’est basé le président Bozizé pour prendre son décret portant convocation le corps électoral pour le premier tour du scrutin de la présidentielle le 25 avril prochain. C'est sans doute la raison pour laquelle, malgré l'insistance du Collectif des Forces du Changement à exiger que ce pseudo rapport soit rendu public, ils n'ont pas eu le courage de publier ce torchon. C’est honteux et scandaleux que la préparation et l’organisation des élections qui sont une chose très sérieuse, puisqu’il en va de l’avenir du pays, puissent être confiées à un personnage intellectuellement aussi limité et malhonnête que le prétentieux Joseph Binguimalé. Lui et son commanditaire Bozizé ne sont mus et aveuglés que par leur seule volonté d’assurer la victoire électorale de ce dernier. Afin de réaliser le hold-up électoral sur lequel ils se sont mis d’accord depuis Paris lorsque Bozizé revenait de visite de Chine, leur stratégie viserait à surprendre ses challengers à la présidentielle qui selon eux ne seraient pas du tout prêts. Ils oublient que la tenue des élections crédibles n’est pas seulement leur seule propre affaire. C’est un enjeu qui concerne tout le monde. Les citoyens centrafricains bien sûr, les partis politiques de la majorité et de l’opposition, la société civile, les pays amis et autres partenaires au développement, bref le monde entier également. Ce n’est pas à coup de forceps que le pays ira à  ces élections même si le peuple a réellement envie d’en découdre avec Bozizé dont on va commencer à dresser le bilan, maintenant qu’il s’est déclaré candidat à sa succession.

 

 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat,

 

La Loi N° 09.016 portant code électoral de la République Centrafricaine dispose en son article 18, alinéa 1 que « la CEl est mis en place dès le début du processus électoral et, en tout état de cause, quatre vingt dix jours avant le scrutin programmé».

Conformément aux dispositions de l'article cité ci-dessus, le Gouvernement a procédé à la mise en place de la CEl en charge de la préparation et de l'organisation des élections présidentielle et législative de l'année 2010 dans le délai par Décret N° 09.316 du 3 octobre 2009.

Sur la base du Décret d'application de la loi électorale:

1)   les membres de la coordination nationale ont été nommés par Décret N° 09.323 du 9 octobre 2009 modifié et complété par les dispositions du Décret n° 09 330 du 13 octobre 2009 ;

2)   le Président de la Coordination Nationale a été élu le 12 octobre 2009, laquelle élection a été entérinée par Décret n009.331 du 14 octobre 2009.

Après la prestation de serment marquant l'entrée en fonction des membres de la coordination nationale, plusieurs activités ont été menées successivement à savoir:

  - la mise en place du Bureau de la coordination nationale de la CEl, confirmée par Arrêté n° 018/MATD/DIRCAB du 27 octobre 2009:

 

- l'élaboration et l'adoption du Règlement Intérieur de la CEl;

 

- la mise en place des sous Commissions Techniques de la CEl;

- l'élaboration du budget de fonctionnement et des opérations électorales avec le concours des experts internationaux;

- l'élaboration et l'adoption du chronogramme de la CEl fixant les dates des élections présidentielle et législative le 18 avril 2010 pour le premier tour et le 23 mal 2010 pour le second tour;

   - la préparation et l'exécution ries missions de mise en place des comités locaux de la CEl tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.

Tenant compte de la date du 18 avril 2010 et en vertu des dispositions de l'article 54 du code électoral, le corps électoral devait être convoqué par Décret pris en conseil des Ministres sur rapport de la CEl au plus tard le 17 février 2010.

 Malheureusement, pour des raisons indépendantes de la volonté de la CEl et de celle du Gouvernement. les conditions de convocation du corps électoral n'ont pu être réunies à ce jour d'où nécessité de modifier le chronogramme de la CEl tout en restant dans le délai légal.

En conséquence, le nouveau calendrier électoral de 2010 se présente comme suit:

- premier tour: Dimanche 25 avril 2010 ;

- deuxième tour: Dimanche 23 mal 2010.

Toutefois, la CEl demande aux acteurs de la vie politique nationale de ne plus rien faire qui puisse compromettre à nouveau le bon déroulement du processus électoral en cours.

Telle est, Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, la substance de ce rapport que nous présentons à votre Très Haute Autorité pour appréciation.

Très Haute Considération.

 

Révérend Pasteur Joseph BINGUIMALE

Président de la Coordination Nationale de la CEI

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 21:55


bozize-stylise

 

La France, l'ONU, l'Union européenne et l'oppo­sition le souhaitaient et l'ont fait savoir à l'inté­ressé : prévue initialement à la mi-mars, puis au 25 avril, l'élection présidentielle centrafricaine sera donc vraisemblablement repoussée. Mais à quelle date? À Paris, où l'on juge « préoccupant» l'état d'avancement des préparatifs du scrutin, on estime que le mois de septembre, après la saison des pluies, serait convenable. Les autorités fran­çaises ont donc fait savoir au président François Bozizé que sa légitimité ne serait pas remise en cause par ce report extraconstitutionnel et qu'il ne serait pas tenu de former un gouvernement de transition. Mais ce dernier n'est pas sur la même longueur d'onde, du moins pour l'instant: il ne veut entendre parler que d'un report de deux à trois semaines et, en toute hypothèse, refuse toute date postérieure au 10 juin, anniversaire de son investiture. Commentaire de l'un de ses proches collaborateurs: « Le président n'entrera pas dans la zone grise qui pourrait être assimilée à un vide constitutionnel. Il va de soi que les festivités du 50ème anniversaire de notre indépendance, le 13 août, ne sauraient se dérouler sous la houlette d'un chef de l'État en vacance du pouvoir. Nous ne nous laisserons pas dicter la date de l'élection par l'extérieur.»

Source : Confidentiel  Jeune Afrique n° 2567 du 21 au 27 mars 2010

 

NDLR : Si Bozizé ne veut pas se laisser dicter la date des élections par l’extérieur, il faut au moins bien les préparer. Or le brassage de vent et les agissements de son homme de main le vrai faux pasteur n’augurent rien de bon. C’est la raison principale pour laquelle, non seulement l’opposition dénonce leurs grossières manipulations et rejette totalement leurs préparatifs de hold-up électoral, mais aussi la communauté internationale ne peut que refuser de cautionner par un silence coupable, les perspectives d’une mascarade électorale qui pourrait déboucher sur de graves troubles post-électoraux. Le cas échéant, ceux-là mêmes qui prétendent aujourd’hui qu’ils ne se laisseront pas dicter des choses par l’extérieur seront les premiers à solliciter encore l’intervention de la communauté internationale. Sans DDR, pas d'élections ! Sans recensement électoral, pas d'élections !  Si Bozizé croît que sa planche de salut pour une victoire à la pyrrhus est dans des élections organisées à la hâte et dans la précipitation, personne ne pourrait le suivre dans cette aventure.    

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 16:26


Joseph Binguimalé

DECLARATION DE L’UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION (UFVN), RELATIVE A LA DATE D’OUVETURE DES DECLARATIONS DE CANDIDATURE POUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES DE 2010


Le mardi 16 mars 2010, le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) a surpris plus d’un centrafricain en annonçant sur les ondes des médias public et privé, que les déclarations de candidatures peuvent être reçues par la coordination nationale de la CEI au titre des élections présidentielles et législatives de 2010. Cette décision qui traduit explicitement la volonté du pouvoir en place de mettre à mal le processus électoral appel de la part de l’UFVN les observations ci après.

CONTEXTE

 Il n’est point besoin de rappeler, que la déclaration de candidature est la procédure normale qui s’impose dans tout processus électoral, dont les étapes régulières prévues par les lois et règlements de la République ont été observées. Elle est en principe l’une des étapes la plus déterminante de tout le processus, puisqu’elle permet au corps électoral régulièrement recensé et convoqué, de connaître les futurs candidats sur lesquels il devra porter son choix. A ce titre, elle ne devrait souffrir d’aucune entorse, étant entendu que l’inobservation des règles qui la régisse est constitutive d’une violation pure et simple de la loi n° 09.016 du 02 octobre 2009 portant code électoral de la République Centrafricaine.

 En effet, le Peuple Centrafricain tout entier a suivi, non sans la moindre surprise, la décision du président de la CEI du 14 mars 2010, invitant les candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives à faire enregistrer leurs déclarations de candidature à la coordination de la CEI. L’ayant jugé peut être inopportune, il l’a fait rapporté suivant le communiqué lu par le rapporteur général de la CEI le 14 mars 2010. Malheureusement, ce qui a paru être « un bon sens » a été rattrapé par la volonté corrosive du pouvoir de truquer les prochaines échéances en complétant le dispositif du prochain HOLD UP ELECTORAL, qui a toujours été dénoncé par l’opposition. Cette attitude suicidaire qui ne peut laissée indifférent les Partis Politiques de l’UFVN soucieux de préserver les principes élémentaires de la démocratie afin de garantir une alternance fiable, mérite d’être soumise à la présente analyse.

Sur la volonté de sabotage du processus électoral

 Il est important de souligner que dans le cadre du présent processus électoral, la stricte application de la loi renvoi à l’observation des délais par elle fixés. Il est donc paradoxal que le président de la CEI n’ait d’égards pour les questions élémentaires liées à la règle de computation des délais, lesquels sont prescrits par la loi pour permettre aux postulants de contenir leurs actes dans la période impartie à cette fin, sauf à exposer leurs candidatures à l’irrecevabilité pour cause de forclusion. La date ( !) des élections ayant été fixée au 25 avril 2010 ( ?), il convient de la retenir comme principal point de repère pour mieux relever le caractère irrationnel de la décision d’enregistrement des candidatures.

Sur la période du début de la campagne électorale (Article 54 alinéa 2)


L’article 54 alinéa 2 du code électoral dispose expressément que « …la campagne électorale est ouverte le quatorzième (14ème) jour qui précède celui du scrutin. ». En soustrayant les 14 jours prescrits par la loi, on peut valablement soutenir que, la campagne électorale commencera le 11 avril 2010. Cette précision est d’importance, puisqu’elle va nous permettre de mieux suivre les détails liés aux délais légaux fixés par la loi pour la poursuite et la réussite du processus électoral.

Sur la publication de la liste des bureaux de vote (Article 62)

Aux termes des dispositions de l’article 62 du code électoral, il est clairement stipulé que « Soixante (60) jours avant le délai de la campagne électorale, le nombre et la localisation des bureaux de vote de chaque circonscription sont arrêtés et publiés par la CEI… ». Si l’on peut se permettre de supposer que la campagne électorale doit commencer à partir du 11 avril 2010, on ne peut que partir de cette date pour être fixé sur la date de la publication du nombre des bureaux de vote par circonscription, ainsi que de leur localisation. Logiquement, la CEI aurait due publier ce nombre et faire connaître cette localisation depuis le 10 février 2010. Il est bien dommage qu’il n’en est jamais été le cas.

Sur la nomination et la publication de la liste des présidents et assesseurs des bureaux de vote, le dépôt des spécimens de leurs signatures et la notification des décisions de nomination aux intéressés (Article 63 alinéas1, 2 et 3).

Il ressort des dispositions de l’article 63 alinéa 1er in limine du code électoral que, les président et assesseurs des bureaux de vote doivent être nommés par le Ministre en charge de la décentralisation, sur proposition de la CEI, quarante cinq (45) jours avant le début de la campagne électorale. En prenant pour date de début de campagne la journée du 11 avril 2010, il est aisé de comprendre que cette liste aurait due être publiée depuis le 25 février 2010. Il y a lieu de préciser que cette observation est aussi valable pour le dépôt des spécimens des signatures des président et assesseurs, conformément aux dispositions de l’article 63 alinéa 2 sus rappelées.

 Outre ce qui précède, l’article 63 alinéa 3 fait état de ce que la décision de nomination des président et assesseurs doit être adressée au sous préfet de la localité concernée, afin qu’elle soit notifiée aux intéressés.

On peut malheureusement constater que rien de tout ce qui est décrit ci haut n’a été fait. Sur ce, la légitime question de savoir, à quelle fin la décision de l’ouverture de la période d’enregistrement de candidature à été rendue public (si ce n’est dans le but de nuire), peut avoir tout son sens.

 Sur la date de clôture des dossiers de candidature (Article 47)

L’on se souvient que lors de son adresse relative à l’ouverture de la période de déclaration de candidature faite le 16 mars 2010, le président de la CEI a soutenu sans la moindre réserve, que la date de clôture des candidatures sera fixée ultérieurement. Par cette affirmation, il s’est exclu du processus qu’il est pourtant censé conduire jusqu’à terme. Il n’est point besoin de rappeler qu’une telle attitude est l’expression du sombre tableau des limites qu’il a toujours su exposé, mais sans se faire comprendre par ses parrains. Il ne fait que démontrer qu’il n’a aucune notion de compétence, d’intégrité morale et de civisme comme la loi le recommande.

En effet, la gestion d’une aussi importante institution ne peut être confiée qu’à une personne supposée être capable de savoir faire une lecture intelligente des instruments juridiques mises à sa disposition.

Il est opportun de rappeler sur ce point précis, que l’article 47alinéa 1, 2ème et 3ème tiret du code électoral précise que les dossiers de candidature, aussi bien pour les élections présidentielle que législative, régionale ou municipale doivent être déposés au plus tard 30 jours avant l’ouverture des campagnes. C’est dire que la CEI aurait due commencer à enregistrer les candidatures depuis le 12 mars 2010 au lieu du 11 mars 2010, étant entendu que le mois de mars compte 31 jours calendaires.

 LE CONSTAT EST TRISTE.

Si jamais le président de la CEI doit poursuivre sa logique suicidaire, il amputera la loi ; soit en écourtant le délai de trente jours, soit en le prorogeant au-delà du 11 avril 2010 en violation des dispositions de l’article 47 précité. Fort de ce constat, le dépôt des dossiers de candidature, y compris celui du Président de la République, serait entaché d’irrégularités manifestes.

Sur la violation du serment par le président de la CEI

 L’article 10, 17ème tiret de la loi n° 09.016 du 02 octobre 2009 portant code électoral de la République Centrafricaine assigne à la CEI la mission d’assurer « …le respect de la stricte application du code électoral... ».

En dehors de l’institution, cette exigence légale à caractère général et impersonnel est aussi valable pour les personnalités désignées comme membre de la CEI. Tel est d’ailleurs l’esprit du serment de l’article 20 alinéa 1, 1er tiret du code électoral.

Il n’est peut être pas superflu de rappeler qu’avant leur prise de fonction, toutes les personnalités membre de la CEI prêtent serment de respecter, entre autres prescriptions légales, les dispositions du code électoral et des textes relatifs à l’organisation et au fonctionnement de la CEI.

CONCLUSION

 L’UFVN constate avec regret, que le président de la CEI ne ménage aucun effort pour créer, avec la bénédiction du pouvoir en place, des séries de crises susceptibles d’avoir des conséquences néfastes sur le processus électoral.

Faut il le rappeler, la longue crise qu’à connu notre pays dans un passé récent, à permis aux différents acteurs de la vie politique centrafricaine d’opter pour le consensus comme principal outil de travail et mode de règlement des différends. Malheureusement, la méthode voulu et imposée par le président de la CEI, révèle une volonté affichée de tout faire sans la moindre consultation des commissions spécialisées composées des autres entités membres de la CEI. A titre d’exemple, le président de la commission en charge des candidatures n’était pas informé de la date d’ouverture des dépôts de candidature. Plus grave, le président de la CEI était en plénière avec les commissaires où ils devaient débattre de la question du chronogramme de travail de ladite institution, lorsque la déclaration d’enregistrement des candidatures était diffusée sur les ondes des médias public et privé.

Au-delà de ces réalités, le président sait pertinemment que les comités locaux, aussi bien au niveau de Bangui que dans l’arrière pays, n’ont pas encore été mis en place.

 Cette démarche rétrograde fait penser légitimement, qu’au lieu de veiller et faire veiller à l’application de loi, il s’active à organiser sans aucun scrupule la transgression des normes légales. C’est pour cette raison que l’UFVN prend à témoin la communauté nationale et internationale, des CONSEQUENCES GRAVES que pourraient engendrées de tels comportements, si rien n’est fait pour que des correctifs y soient apportés.

Mardi 23 Mars 2010


Le Coordonateur

Me Henri POUZERE

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 16:03


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ASSEMBLEE NATIONALE

            --------------

GROUPE PARLEMENTAIRE DU

MOUVEMENT DE LIBERATION

DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

            --------------

 

DECLARATION

relative à l’interpellation

du Ministre de l’Intérieur

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Le 3 mars 2010, le Groupe Parlementaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a saisi le Président de l’Assemblée Nationale par une demande d’interpellation de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement afin d’informer les représentants du peuple sur les conditions des élections auxquelles le corps électoral venait d’être convoqué, alors que ni le recensement, ni le programme Démobilisation-Désarmement-Réinsertion (DDR) ne sont réalisés et que toute la moitié Nord et le Sud-Est de notre pays est toujours occupée par diverses rébellions, que la question de la mobilisation des ressources pour ces élections n’est toujours pas réglée. L’insécurité qui sévit dans la partie occupée est telle que la circulation est impossible à l’administration, à la Commission Electorale Indépendante (CEI) et aux candidats. L’interpellation du Premier Ministre se justifie en ce qu’elle doit permettre notre information complète sur les problèmes du DDR, des finances, du recensement, du découpage, de la CEI, etc.


Au lieu de « transmettre cette demande immédiatement au gouvernement » comme le stipule le règlement intérieur de l’Assemblée en ses articles 75 et 77, le Président de l’Assemblée Nationale a cru devoir la retenir par devers lui afin de requérir les avis du Bureau de l’Assemblée Nationale, de la Conférence des Présidents, des députés de la majorité et enfin du Président de la République. Au terme de cette rétention qui a duré trois semaines, jour pour jour, le Président de l’Assemblée Nationale va décider tout seul de faire interpeller le Ministre de l’Intérieur à la place du Premier Ministre.


Pris à partie par les députés de l’opposition sur cette manœuvre lors de la séance de concertation des députés le 9 mars 2010, le Président de l’Assemblée Nationale va déclarer sans se gêner le moins du monde qu’en ce qui concerne les interpellations, il procède selon « sa procédure ». Voilà comment pendant près de cinq (05), le Président de l’Assemblée Nationale a empêché l’opposition d’exercer son droit de contrôle de l’exécutif. C’est aussi pourquoi pendant toute cette durée, les interpellations des membres du gouvernement se comptent sur les doigts d’une main.


Or, saisissant l’occasion solennelle de l’ouverture de la présente session le 3 mars dernier, le Président de l’Assemblée Nationale s’est permis de déclarer, je cite : « Il revient, à tout instant, à l’opposition de harceler le gouvernement et de proposer au pays une alternative crédible. […] En fait, la question qui se pose est celle de savoir si l’actuelle opposition a pleinement joué son rôle au cours de cette législature ». Entre cette question rhétorique du Président destinée à la communauté internationale et sa pratique, comme on vient de le démontrer, il y a comme une différence entre le jour et la nuit.


En décidant volontairement de fouler ainsi aux pieds le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale et de nous imposer sa façon de voir et de faire, le Président de l’Assemblée qui est le premier des législateurs a franchi la ligne rouge. Pris ainsi en flagrant délit d’entrave à l’exercice de notre droit le plus absolu, celui de contrôler l’action gouvernementale, Nous Députés du Groupe Parlementaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) décidons de nous retirer de cette séance et de laisser le Président de l’Assemblée Nationale poursuivre « sa procédure » avec le Secrétaire Général de son parti le KNK qui, à notre avis, a perdu toute neutralité dans la conduite du processus électoral et que de ce fait ne peut être notre interlocuteur.


Pour finir et en considérant que l’alinéa 2 de l’article 77 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que « aucun Ministre ne saura se soustraire à l’interpellation sous peine d’engager la responsabilité du Gouvernement », nous reviendrons à la charge selon la procédure et les textes en vigueur.

                                                                                             
Fait à Bangui, 23 mars 2010

                                                                                             
Pour le Groupe, Le Président

 

 

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Joseph BOYKOTA-ZOUKETIA




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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 02:06


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Ce qui vient de se passer en Centrafrique au sujet du processus et de l’agenda des élections est tellement rarissime et mérite d’être souligné. Pour une fois en effet, ce qu’on appelle généralement la communauté internationale, c’est à dire les Nations Unies à travers Mme la Représentante spéciale du Secrétaire Général de cette organisation à Bangui du BINUCA, le Délégué de l’Union Européenne, les ambassadeurs des USA et de la France en Centrafrique, ont conjointement décidé de demander au président Bozizé, du fait de l’impréparation du double scrutin présidentiel et législatif, non seulement de les reporter à cause du calendrier unilatéralement fixé par lui qui est impossible à tenir fin avril, mais d’exiger aussi davantage de transparence dans le fonctionnement de la Commission électorale. Ils ont préconisé un certain nombre de solutions nouvelles à élaborer avec les responsables centrafricains pour préparer le scrutin, avec l'aide d'experts électoraux de l'ONU déjà présents sur place. Mais ces perspectives n’arrangent pas Bozizé et son complice Binguimalé qui eux, cherchent toujours à s’affranchir des conditions que souhaite voir réalisées la communauté internationale en contournant les normes et standards de fonctionnement en la matière. Aucune complaisance ne doit leur être faite.  

La démarche de ces diplomates mérite d’être d’autant plus appréciée qu’elle contraste avec le silence assourdissant actuel de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Africaine, de la CEMAC et de la CEEAC, qui ont visiblement comme à leur habitude, choisi d’attendre qu’il y ait d’abord le feu dans la maison Centrafrique pour dépêcher des émissaires genre l’ex président Jean-Pierre Buyoya et autres, venir constater les dégâts d’un incendie qui aurait pu, s’il avait été pris en temps et en heure, être évité. Ces organisations qui ne sont pourtant pas ignorantes des méthodes déloyales, des magouilles et des grossières manipulations éhontées de Bozizé qui cherche manifestement par tous les moyens à commettre un hold-up électoral, font semblant de ne rien savoir et le laisse faire. Sans doute, dans le plus grand secret, elles ont même déjà préparé les scandaleux messages de félicitation à lui adresser à l’issue de sa « réelection ».

En faisant porter à la tête de celle-ci un individu partial, intellectuellement limité et de mauvaise moralité mais qui a déjà choisi d’oeuvrer pour la victoire électorale de Bozizé tout en cherchant maladroitement à cacher son jeu, aucun travail préparatoire sérieux des élections ne pouvait se dérouler à la CEI. C’est une structure qui est directement pilotée au quotidien par Bozizé via le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et le ministre de l’Administration du territoire, le boziziste Elie Oueifio.

A la limite les choses seraient plus claires si Bozizé était officiellement le président de la CEI au lieu d’avancer masqué derrière ces deux hommes de main. Bozizé a le 30 janvier dernier complètement endormi l’opposition qui réclamait pourtant à juste raison le départ de ce vrai faux pasteur en ordonnant qu’un audit soit réalisé sur la gestion à la tête de la commission électorale mais jusqu’à présent, presque trois mois après, non seulement il n’y a toujours pas de rapport d’audit de publier, mais sieur Binguimalé continue « d’exercer » ses fonctions comme si de rien n’était. C’est devenu insupportable.

Ce monsieur doit rendre son tablier et aller vaquer à autre chose. Il est une véritable honte nationale. Tant que les partenaires de la RCA intéressés au bon déroulement du processus électoral laisseront faire Bozizé et Binguimalé, rien de bon ne sortira de la commission électorale. Les préparatifs des élections échoueront à coup sûr. Si le DDR et le recensement électoral ne sont pas effectués dans des conditions satisfaisantes, il ne sert à rien de parler d’élections en Centrafrique.

L’opposition doit demeurer vigilante et contrer toute tentative de mascarade électorale que Bozizé, Binguimalé, Oueifio et Vondo, avec la complicité tacite de l’OIF, l’Union Africaine, la CEMAC et la CEEAC, voudront organiser en lieu et place d’élections crédibles.  Selon nos informations, Bozizé a même déjà commencé à recruter et former comme miliciens qui seront en civil, des jeunes des quartiers Nord de Bangui afin d’intimider et influencer les électeurs lors des scrutins, parfaire son hold-up électoral et  provoquer les opposants en créant des troubles qui lui serviraient de prétexte pour mieux installer sa dictature.

Le report des élections doit permettre en priorité que soit enfin mené à bien le processus de "désarmement démobilisation réinsertion" (DDR), préalable pour que les élections se tiennent dans de bonnes conditions. Le report signifie aussi qu’il faudrait trouver une solution transitoire pour la prolongation du mandat du président et des députés, avec l'aval de la Cour constitutionnelle, juste le temps de préparer le vote. On peut tabler pour cela sur le génie des Centrafricains pour gérer cette période de vide certes, que Bozizé a tort d’assimiler et présenter comme un épouvantail ou un repoussoir.  


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