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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 17:42

 

 

 

Jean Francis Bozizé

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Août 2012 13:42

L’opposition politique centrafricaine refuse d’être associée aux manifestations du  2 août dernier à Bangui. Elle renvoie la balle dans le camp du gouvernement qui a organisé le test de recrutement dans les Forces Armées Centrafricaines.

«  Le Gouvernement devrait se garder de  tenir l’opposition pour responsable  des mécontentements du 2 août 2012». C’est en ces termes que le Rassemblement Démocratique Centrafricain a vivement réagit ce 6 août 2012 à ce qu’il qualifie d’une « accusation » de la part du ministère centrafricain de la Défense nationale.

Par la voix de son secrétaire général adjoint et porte-parole Blaise Fleury Hotto, le RDC a signifié à Radio Ndeke Luka que,  « ce n’est pas l’opposition qui a décidé de ce recrutement, ce n’est pas l’opposition qui a fixé les conditions du recrutement et enfin, ce n’est pas l’opposition qui a délibéré les résultats de ce recrutement » ce 6 août.

La réaction de ce parti politique fait suite à la déclaration du Ministre Délégué à la Défense, Francis Bozizé qui, dans sa déclaration le 2 août à Bangui, a accusé l’opposition centrafricaine d’être à l’origine des manifestations qui ont valu la destruction de certains édifices publics et la libération de tous les prisonniers de la Maison d’Arrêt Ngaragba.

En se disculpant devant les centrafricains et l’opinion internationale, le RDC estime en passant que « le Gouvernement qui travaille aujourd’hui est en mal de gouvernance ; ça explique en partie cette déviation qui a été prise par le gouvernement et dont l’écho  a été fait par le ministre délégué à la défense ».

Une autre réaction, c’est celle du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections du 23 janvier 2011 (FARE). Dans un communiqué officiel publié dans les journaux locaux ce 8 août 2012, le FARE  « rejette avec force l’accusation sans fondement du ministre Délégué à la Défense Nationale ».

Le Front a ensuite exigé que le ministère de la défense nationale puisse rendre public les statistiques sur le caractère national du recrutement dans l’armée. Le communiqué du FARE, signé par son coordonnateur M. Nicolas Tiangaye, « rend le Gouvernement seul responsable du déclenchement des émeutes du 2 août 2012 ».

Pendant que les politiques se rejettent la responsabilité, quelques 9 000 candidats attendent toujours que leur situations soit tirée au clair.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:33

 

 

 

limousine de Gouandjika

 

Bangui, 7 août 2012 (RJDH) – Les routes de la capitale centrafricaine sont en état de dégradation avancée. Les grandes avenues, les rues et les artères de la ville connaissent un état de dégradation sans précédent. Cette situation inquiète les usagers de la route, qui appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités face à ce fait qui perdure.

De l’avenue des Martyrs en passant par celles de l’Indépendance, du président Barthélemy Boganda et de David Dacko, ces routes sont en train de devenir impraticables. Les emprunter s’avère un véritable calvaire pour plusieurs usagers de la route, selon des témoignages recueillis. Le constat fait est qu’à chaque 10 ou 15 mètres, des trous de plus de 20 à 60 centimètres de profondeur tapissent la chaussée.  « Nous vivons une catastrophe qui ne dit pas son nom face à l’indifférence des autorités politico-administratives du pays », s’indigne Sylvain Gueret, un usager de la route croisé sur l’avenue des Martyrs.

Pour les exploitants des tronçons urbains, cette dégradation des routes constitue un véritable obstacle à leurs activités économiques. Selon Faustin Sélébiro, conducteur de taxi, « nous ne pouvons plus prendre certaines artères à cause de la dégradation des routes, parce que nous voulons prolonger la durée de vie de nos véhicules ».

Une inquiétude partagée par plusieurs habitants de Bangui interrogés. Ceux-ci appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités face à cette situation qui perdure. « Nous savons que le gouvernement a beaucoup de choses à faire. Mais il doit prioriser le problème des routes dans la capitale, car nous risquons de nous retrouver sans route à Bangui d’ici cinq ans, si la situation continue », a mentionné Severin Garba, étudiant en géographie à l’Université de Bangui.

Au département des Travaux publics, certains responsables interrogés sur la situation se sont abstenus de tout commentaire. Sur le terrain, reprochent quelques conducteurs interrogés, les routes ne sont partiellement réaménagées qu’à l’approche des grands évènements, comme les fêtes ou le passage de visiteurs étrangers.

 

NDLR : Il n'y a pas de routes dans Bangui mais certains ministres font venir des limousines et sont fiers de rouler avec dans les nids de poule et flaques d'eau. Comme pour les ponts, les axes routiers de la capitale ainsi que la fourniture de l’électricité, de l’eau potable, des médicaments pour les hôpitaux etc…le gouvernement et les pseudos autorités du pays sont en réalité démissionnaires depuis longtemps. C’est ce que les Centrafricains doivent comprendre. Il n’y a pas de gouvernement ni de premier ministre ni de président de la République dans ce pays. Tout ce beau monde s’en fout. Cela est clair.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 01:23

 

 

 

 

la-prison-centrale-de-ngaragba-photo-rjdh

 

Bangui, 7 août 2012 (RJDH) – Sur les 552 détenus de la maison d’arrêt centrale de Ngaragba, libérés le  jeudi 2 août par des candidats malheureux au concours d’entrée dans les rangs des Forces armées centrafricaines, 76 ont choisi de regagner de leur plein gré le centre carcéral.

« Parmi les 76 détenus qui  ont regagné la prison, certains avaient déjà été condamnées,  d’autres attendent leur jugement. La plupart des condamnés sont des soldats et des hauts gradés qui ont été jugés par le tribunal militaire. Ces détenus qui sont revenus d’eux-mêmes ont fait preuve de civisme », a commenté Léonard Mbélé, régisseur de la maison d’arrêt de Ngaragba.

Un détenu revenu volontairement à la maison d’arrêt située dans le 7ème arrondissement de Bangui précise les raisons de son retour.  « Je suis revenu car j’ai été arrêté le 16 juillet 2010 dans  l’affaire de l’incendie du super marché  Rayan. Depuis qu’on m’a arrêté, je n’ai pas encore été auditionné par un juge. J’ai souhaité revenir ici pour comprendre le but de mon arrestation », a précisé Francisco Wilibona, un des détenus interrogés par le RJDH.

Le régisseur de la maison d’arrêt de Ngaragba a précisé que les jeunes manifestants ont défoncé la porte de la maison d’arrêt, aux environs de 13 heures, le jeudi 2 août.

Il  en appelle à la conscience des autres détenus pour rentrer au centre de détention. Dépassé un délai de trois jours, un avis d’évasion sera établi pour se mettre à la poursuite des détenus en cavale.

 

NDLR : Il y a lieu de bien préciser que ce n’est pas sur concours qu’on recrute dans l’armée nationale. Ce qui s’est passé est un véritable scandale car Francis Bozizé et son équipe d’escroc du ministère de la défense ont racketté des jeunes centrafricains qui ont dû se saigner dans l’espoir d’être incorporer dans les FACA. Nulle part au monde sauf en RCA de Bozizé, on doit d’abord payer pour entrer dans l’armée de son pays.

La situation de la maison d’arrêt de Ngaragba permet de rappeler le caractère particulièrement inique des cas des personnes arbitrairement arrêtées et qui continuent de croupir tout aussi abusivement en prison comme ce Francisco Wilibona et Mme Balembi à la prison des femmes de Bimbo, en dépit de l’ordonnance de mise en liberté de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Bangui. Maintenant que l’ex-demi-dieu Findiro est en disgrâce, il y a lieu de reconsidérer les cas de ces personnes pour qu’elles retrouvent la liberté. C’est un scandale qu’elles soient toujours en prison… !

 

 

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:52

 

 

 

 

Ntsimi-avec-Bozize.JPG

Ntsimi et Bozizé lors du sommet de la CEMAC de Bangui en janvier 2010

 

 

07/08/2012 à 16h:36 Par Georges Dougueli, envoyé spécial Jeune Afrique

 

Dénouement sans surprise, le 25 juillet, pour le sommet des chefs d'État d'Afrique centrale : le président de la commission de l'organisation sous-régionale n'a pas été reconduit dans ses fonctions. Retour sur un camouflet.

Quand vient son tour de prendre la parole, Antoine Ntsimi se dirige d'un pas mal assuré vers le pupitre. Face à lui, ce 25 juillet à Brazzaville, six chefs d'État. Le très controversé président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) a perdu de son légendaire aplomb. Dans le Palais des congrès (de construction chinoise et déjà fortement climatisé) qui accueille le sommet régional, la température a encore chuté de quelques degrés. Autant que l'applaudimètre... La main de celui que l'on surnommait « Chicago Boy » tremble autant que sa voix.

 

Ntsimi-et-Bozize.JPG

 

Les membres de la délégation camerounaise, qui ont pourtant tenté d'obtenir sa reconduction, regardent leurs chaussures. Le président centrafricain, François Bozizé, scrute le plafond de l'amphithéâtre, peu désireux de croiser le regard de celui dont il cherche, depuis plusieurs mois, à obtenir la tête. Antoine Ntsimi joue son va-tout, mais il sait que les conclusions du comité ministériel qui s'est tenu trois jours plus tôt et qui est censé préparer les dossiers à soumettre aux chefs d'État ne lui sont pas favorables. Aucun autre pays que le sien n'a voulu entendre parler de la reconduction des personnalités qui, comme lui, ont achevé leur mandat à la tête d'une institution communautaire. Ntsimi sait que c'en est fini de lui et de ses 25 millions de F CFA (38 112 euros) mensuels si les présidents décident de valider les propositions de leurs ministres. Il touchera le reliquat de son indemnité de départ, équivalente à cinquante mois de salaire - soit plus de 1 milliard de F CFA -, mais il tente un dernier coup de poker : ajoutée au stylo à la dernière minute dans le texte de son discours, une phrase insiste sur sa « disponibilité à suivre les hautes orientations [des chefs d'État, NDLR] dans cette exaltante entreprise ». En vain. Il devra céder sa place.

Pour le reste, on a ressorti les éternels dossiers à tiroirs. Sans vraiment rien décider.

 

 

sommet-CEMAC-Brazzaville-juillet-2012.jpg

 

Voilà enfin ouvert le sommet maintes fois repoussé de cette organisation sous-régionale au fonctionnement singulier. Les nombreuses questions de fond, dont certaines sont en suspens depuis dix ans, ont paru reléguées au second plan, loin derrière la guerre des postes, les questions d'ego et les égoïsmes nationaux. Pas de doute, la Cemac s'est assoupie à Brazzaville, comme pour conforter les stéréotypes qui collent à cette partie du continent. Les discussions à huis clos ont duré huit longues heures, et les chefs d'État en sont sortis visiblement épuisés (le GabonaisAli Bongo Ondimba et le Tchadien Idriss Déby Itno ont même écourté et repris l'avion deux heures plus tôt). Au bout du compte, il n'y aura eu aucune impulsion décisive sur les dossiers importants.

Ne pas faire de vagues

En revanche, les chefs d'État ont fait preuve d'une étonnante mansuétude, malgré une petite phrase de leur communiqué final par laquelle ils font part de leur « préoccupation » quant à « la persévérance des problèmes associés à la gouvernance des institutions communautaires » (là, c'est notamment le président de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale, le Gabonais Michaël Adandé, qui est visé). La maigreur des bilans n'a fait sourciller personne, et pas un seul responsable n'a été sanctionné. « Il faut dire qu'à ce jeu-là aucun pays n'en serait sorti indemne, analyse un diplomate. Du coup, mieux valait décider de ne pas faire de vagues et passer l'éponge. »

À l'heure des comptes, le Cameroun repart tout de même de Brazzaville affaibli. Il a perdu la présidence de la Commission et a, dans le même temps, appris qu'aucun Camerounais ne sera jamais gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac), la plus prestigieuse des institutions communautaires. En effet, en plus de la décision d'appliquer strictement le principe de rotation, il a été convenu qu'un État ne devrait en aucun cas présider une institution dont le siège se trouve sur son territoire.

Voilà pour les annonces attendues. Pour le reste, on a ressorti les éternels dossiers à tiroirs. Ainsi de la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace Cemac, que les chefs d'État auraient décidé de rendre effective, selon le communiqué final, lequel reste néanmoins vague sur la question. Un ressortissant centrafricain peut-il pour autant se rendre à Libreville ou à Malabo sans visa ? Non. Cela n'a pas empêché le président de la Commission de se féliciter de l'entrée en vigueur des passeports biométriques Cemac, dont la vraie valeur ajoutée n'est pas avérée par rapport aux passeports usuels : les ressortissants des pays de la zone n'ont déjà plus besoin de visa, sauf pour se rendre au Gabon ou en Guinée équatoriale.

Catalogue de projets

Ainsi également du Programme économique régional (PER), dont Antoine Ntsimi était si fier : un catalogue de projets (routes, ponts, etc.), dont personne ne croit qu'ils seront réalisés dans les délais prévus. La première phase du PER, consacrée à l'érection des « fondements institutionnels de l'émergence », était censée commencer en 2011, même si deux pays n'ont pas encore créé les cellules nationales qui piloteront le programme.

Le communiqué final a pris comme un air de déjà entendu lorsque le dossier de la compagnie aérienne communautaire Air Cemac a été abordé. Après douze années d'atermoiements, les dirigeants de la sous-région rendent public ce que l'on savait déjà, à savoir l'attribution des droits de trafic, la constitution de la société et l'établissement du siège à Brazzaville. Au départ, les chefs d'État avaient écarté l'idée d'associer Air France comme partenaire technique. Ils craignaient que le géant français ne fasse qu'une bouchée d'Air Cemac et souhaitaient privilégier une solution africaine. Le partenariat avec South African Airways ayant avorté, ils encouragent désormais la conclusion d'un accord avec Air France. Air Cemac n'existe que sur le papier, mais il aura bientôt un premier salarié de poids : le sommet a accordé à la Centrafrique le poste de directeur général, même si Bangui, qui n'a jamais possédé de compagnie aérienne, a peu de chances de disposer de cadres expérimentés dans ce domaine.

Psychodrame

Les questions de fond ont été éludées ? On se console avec le spectacle. Comment qualifier autrement le psychodrame qui sous-tend la bataille des postes ? Mal connus avant que les scandales financiers poussent la presse à publier les revenus de leurs dirigeants, les sièges à pourvoir aiguisent tous les appétits. Le Congo n'était pas sûr de conserver la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf), présidée par Alexandre Gandou. Plusieurs candidats congolais lorgnaient pourtant le fauteuil, tandis que les Gabonais faisaient un lobbying intense, curriculum vitæ en main. Sauf que le communiqué final n'a nommé personne. Les chefs d'État se sont contentés de se partager les postes, se réservant le privilège de désigner leurs titulaires plus tard, même si le nom du successeur d'Antoine Ntsimi est d'ores et déjà connu : il s'agit de Pierre Moussa, 70 ans, ministre congolais du Plan et de l'Aménagement du territoire, l'un des hommes clés des régimes Sassou I et II.

 

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                                        Pierre Moussa ici au milieu

 

 

Au bout du compte, la Guinée équatoriale se sera taillé la part du lion. Elle récupère le gouvernorat de la Beac, la vice-présidence de la Commission de la Cemac, la présidence de la Cosumaf, la direction générale de l'Institut sous-régional multisectoriel de technologie appliquée, de planification et d'évaluation des projets (Ista) et celle de l'Institut de l'économie et des finances (IEF).

Par ailleurs, l'application de la rotation ne manquera pas de créer les situations embarrassantes que l'on a tenté d'éviter. Ainsi, à l'horizon 2015, au hasard du terme des mandats en cours et de l'ordre alphabétique, la Commission bancaire de l'Afrique centrale (Cobac) se retrouvera avec deux ressortissants d'un même pays (le Cameroun) aux commandes, comme secrétaire général et secrétaire général adjoint. Le bateau Cemac n'est pas encalminé, mais il bouge si lentement qu'on le croirait à l'arrêt.

Le rapprochement boursier, c'est pas pour tout de suite

Le rapprochement entre la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC) et le Douala Stock Exchange (DSX) a été renvoyé à une négociation bilatérale entre le président Camerounais, Paul Biya, et son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba. Il faut dire que la question est délicate pour le Gabon : la BVMAC est basée à Libreville, et son directeur général, Pascal Houangni Ambouroué, est gabonais, tout comme le président de son conseil d'administration, Henri-Claude Oyima. Depuis début 2012, le Gabon a injecté 2 milliards de F CFA (3 millions d'euros) lors de la dernière augmentation de capital sans demander la moindre contrepartie. Côté camerounais, on pointe une « nationalisation » de la Bourse régionale par le Gabon dans la logique du « qui paie commande ». Peut-être se dirige-t-on vers la solution préconisée par la Banque africaine de développement (BAD), à savoir un compartiment d'actions à Douala et un compartiment obligataire à la BVMAC. G.D.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:45

 

 

 

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:41

 

 

 

 

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Mardi, 07 Août 2012 18:19

La situation sécuritaire en République Centrafricaine devient de plus en plus préoccupante ces 2 dernières semaines. Dans l’Ombella M’Poko, précisément  à Boali, la situation  s’est amplifiée ce mois d’Août 2012.

D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka à Boali, un véhicule ayant des passagers à bord a failli tomber dans une nouvelle embuscade aux environs de 20 heures, heure locale (19h GMT) au moment où il amorçait la colline appelée  6 pour 100 non loin de la ville de Boali ce 6 août.

« Le chauffeur du véhicule a aperçu une personne en arme qui a voulu l’arrêter mais le conducteur a refusé d’obtempérer puis il a foncé sur l’homme armé et il a réussi à le heurter au passage.  Après avoir renversé le coupeur de route, des coups de feu ont été entendus par les passagers assis dans la cabine de ce véhicule de marque pick-up. Un jeune homme de 30 ans qui se trouvait à l’arrière du véhicule a dans la foulée reçu une balle au niveau du ventre, il a succombé à sa blessure quelques heures dans un hôpital à Bangui », rapporte le correspondant.

Ce nouveau drame fait suite à une embuscade tendue le week-end dernier dont 2  véhicules de marchandises et ses passagers ont été la cible de quelques hommes armés à moins de 15 kilomètres de Boali sur l’axe des crocodiles.

Selon certaines sources, des conducteurs de taxis moto ont été aussi dépouillés de leur argent le même week-end sur la falaise de Kassango, route qui mène à Bangui. La situation prévaut actuellement à Boali et elle alimente toutes les conversations d’où les inquiétudes sont actuellement grandissantes.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:29

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 07 Août 2012 18:13

Mijora Delphine Dengwize, lycéenne âgée de 21 ans, a rendu l’âme ce 7 août 2012 à l’Hôpital communautaire de Bangui suite à une balle reçue dans la tête le 5 août tirée par le Capitaine Eugène Ngaïkoïesse des Forces armées centrafricaines.

L’information est rapportée à Radio Ndeke Luka d’abord, par les parents de Mijora Delphine, ensuite par des témoins rencontrés sur les lieux de l’incident.

Le petit frère de Mijora et témoin des faits raconte les circonstances qui ont précipité le décès de sa grande sœur en ces termes, « c’est lorsque le capitaine a ouvert une rafale, avec son kalachnikov, sur des innocents au PK 12 que ma sœur qui vendait de la bouillie au bord de la route a reçu une balle au milieu du front ».

Selon un autre témoin qui répare des téléphones portables au marché PK12, «  Capitaine Ngaïkoïesset ne se comporte pas comme un officier de l’armée centrafricaine ». Ce témoin s’explique tout en revenant sur les circonstances de l’incident « tout a commencé après qu’un jeune homme en provenance de Kaga Bandoro s’est fait volé par des brigands au PK12. Les poursuivant à seul, les malfrats qui se sont retirés dans le noir avec son sac contenant de l’argent ont par la suite frappé le jeune à la nuque l’on poignardé. Au moment où on était arrivé au chevet du jeune homme allongé par terre, c’était trop tard ».

Le réparateur de poursuivre que, « peu après, Capitaine Ngaïkoeïsset de passage, s’est approché de nous, et nous lui avons relaté les faits ainsi que le comportement indifférent des gendarmes. Nous lui avons fait savoir que le corps du jeune homme devrait être acheminé à la morgue mais qu’il se pose un problème de véhicule. Le Capitaine à accepté mais, ayant effectué quelques mètres, il s’est arrêté et il a descendu le corps de son véhicule. Il a fait demi-tour  pour faire embarquer deux jeunes innocents sous prétextes qu’ils sont les meurtriers du jeune homme venu de Kaga-Bandoro. Nous lui avons fait signifier que, les jeunes qu’il comptait embarquer sont avec nous et que nous ne pouvons pas les laisser partir avec lui. C’est en ce moment-là que Ngaïkoïesset a commencé à ouvrir le feu rasant les tirs dans tous les sens. Ses minutions étaient fini, il a voulu retiré de force une autre arme entre les mains d’un gendarme mais celui-ci a refusé. Furieux il a d’abord giflé l’élément qui lui a refusé l’arme avant de mettre en débandades les éléments armés de la gendarmerie présents sur les lieux ».

La jeune femme, Mijora Delphine, qui vendait au bord de la route juste en face de l’endroit où se trouvait Ngaïkoesse et le groupe de jeunes, s’est  réfugiée dans une cabane de cafeteria par crainte de prendre une balle, n’a finalement pas pu être à l’abri du danger.  Une rafale ouverte par le capitaine à hauteur de la cabane, a donc occasionné la mort de Mijora Delphine dont le corps se trouve actuellement à la morgue de l’Hôpital Communautaire.

Les parents de la jeune femme ont laissé entendre qu’ils veulent que « Ngaïkoïesset s’occupe des obsèques de Mijora et que la justice soit faite » pour que de tels actes ne se reproduisent plus à Bangui ni dans les autres villes de ce pays.

Plusieurs appels téléphoniques de Radio Ndeke Luka pour joindre le capitaine Eugène Ngaïkoïesset n’ont pas été décrochés.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:26

 

 

 

 

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Diriger un pays sans le moindre programme et sans la moindre vision est comme conduire à l'aveuglette un troupeau de bœufs à l'abreuvoir, sans savoir de quel côté se trouve la rivière, quel chemin emprunter pour arriver plus vite et pour éviter les occasionnels obstacles.

 

Quand on fait des élections présidentielles où l'on n'a pas de programme personnel et où l'on se fiche éperdument du programme des uns et des autres parce qu'on sait que ces programmes ne seront jamais compris du peuple et qu'ils ne seront jamais appliqués une fois le pouvoir acquis, on comprend très bien que le seul mode de gouvernance qui reste est celui du pilotage à vue, avec ou sans instruments, mais avec le jeu de circonstances.

 

Lorsqu'un ministre décide d'organiser un recrutement au sein des forces armées nationales en demandant à chaque postulant la somme de 5000 francs cfa comme frais de participation au concours, l'on a le droit de savoir à quoi sert une ASSEMBLEE NATIONALE, car une telle démarche, vu son montant, doit faire l'objet d'un traitement à la Représentation Nationale. Jusqu'à preuve du contraire, les centrafricains n'ont jamais eu à payer une telle somme pour participer à différents concours. Et si l'on doit changer le mode d'accès aussi bien dans les forces de sécurité que dans les services publics, il faut bien clarifier les choses et ne pas les conduire de cette manière qui n'est que  suicidaire, suicidaire non seulement pour leurs auteurs mais aussi pour la cohésion nationale.

 

Le même problème se pose avec l'incroyable idée de demander 5 000 000 ( millions) de francs cfa à tout candidat à l'intégration dans la nationalité centrafricaine, sauf que cette fois-ci le montant a été multiplié par 1000. L'ironie ne fait pas rire mais fait plutôt couler des larmes.

 

Ces deux exemples montrent  à suffisance et à eux seuls l'amateurisme de ces « parvenus »   familiaux ou claniques à qui l'on confie de hautes responsabilités politiques et administratives pour conduire les affaires de ce pays. C'est à croire que le CENTRAFRIQUE souffre d'une anémie de cadres capables de véritables innovations pouvant porter ce pays vers un avenir lumineux. Heureusement que ce n'est pas le cas. Mais ceux qui, aujourd'hui, piétinent le berceau de BOGANDA et son PEUPLE, auront un jour la monnaie de leurs actions car ce pays ne mérite pas d'être saboté, maltraité et malmené de cette manière.

 

Le problème de nationalité n'est pas un problème de légère importance. Pour ceux aux yeux de qui l'histoire représente une valeur essentielle sinon fondamentale  de la culture d'une communauté pour ne pas parler de son identité,  les récents événement passés de l'histoire de l'Afrique sont des repères incontournables de sensibilisation à l'appartenance à un pays, une nation.

 

La COTE D'IVOIRE, pour ne pas dire l'AFRIQUE, a été secouée par des événements douloureux qui sont nés du problème de nationalité, plus précisément de la notion d'IVOIRITE. L'on sait ce que vit le peuple Ivoirien aujourd'hui, avec tous les souhaits qu'on peut exprimer à son encontre, pour le retour d'une cohésion nationale plus que nécessaire au bien-être de tous.

 

Le problème de la nationalité centrafricaine ne doit pas être une occasion pour s'en mettre plein les poches, comme on pourrait être tenté, par expérience, de le croire. C'est un problème tellement important que ce n'est ni le moment ni la qualité de l'initiateur de cette idée fort inopportune, pour en admettre l'urgence.

 

C'est un problème qui ne peut se débattre que dans un cadre sain, avec des institutions saines : un gouvernement consensuel, une Assemblée Nationale issue réellement de la volonté du peuple et non imposée de manière arbitraire, après s'être assuré que la sécurité sur toute l'étendue du territoire est effective, réelle.

 

On ne peut pas s'aventurer à lancer une telle idée quand on sait que n'importe quel millionnaire peut venir de n'importe quel coin du monde et se voir octroyer assez aisément ce document de naturalisation. Et compte tenu du fait que la vie est devenue très chère, on aurait beaucoup de mal à trouver un nombre considérable d'hommes qui refuseraient de succomber à la tentation de  se saisir d'une telle manne.

 

Les premiers candidats à cette naturalisation ne sont pas inséparables des résidents qui sont en CENTRAFRIQUE depuis plus d'une vingtaine d'années et qui y ont déjà pris racine. Il aurait fallu leur présenter déjà des textes et des conditions à leur arrivée , qui les auraient préparés à faire leur choix et permis aux pouvoirs publics de savoir réellement qui, parmi les postulants, aspiraient à devenir centrafricains.

 

L'intégration dans la nationalité centrafricaine n'est pas une question qui doit être évoquée maintenant. Les centrafricains ont déjà trop de soucis avec le manque d'eau potable, le manque de nourriture saine et suffisante, le manque d'énergie électrique sans parler de tous les accidents dans lesquels ils perdent leurs vies à cause de l'état déplorable des routes et de toutes les attaques de bandits et autres pirates des routes. Calamités devant lesquelles le pouvoir n'a pas de voix, pour ne pas dire continue de jouer au paralytique.

 

Cette adresse est un cri du cœur à l'égard des PARTIS POLITIQUES, de la JEUNESSE CENTRAFRICAINE et de la REPRESENTATION NATIONALE (même si elle est muette) pour les exhorter à ne pas laisser passer une telle mesure, à ne surtout pas admettre la mise en place à l'heure actuelle d'un code de la Nationalité Centrafricaine, car le moment est vraiment mal choisi.

 

LE CENTRAFRIQUE DOIT EVITER DE TOMBER DANS LE PIEGE D'UNE NATURALISATION A PROBEMES.

 

I ZI LE TI I NA AVENIR TI KODRO TI I.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:22

 

 

 

Bendounga

 

 

 

DECLARATION RELATIVE AUX VIOLENTES MANIFESTATIONS DU 02 AOUT 2012

 

Le jeudi 02 août 2012, les 4ème, 6ème, 7ème et 8èmearrondissements de la ville de Bangui ont été ébranlés par des manifestations spontanées d’une extrême violence montrant ainsi, la profondeur de la colère du PEUPLE. Elles ont surpris plus d’un, mais pas le MDREC. Elles ont mis en péril, le régime despotique du Général président, ministre de la défense, député etc., François BOZIZE.   

Le bilan de ces violentes manifestations est très lourd. Les prisonniers de Ngaragba ont été libérés, le pont de Kassaï endommagé, les mairies du 7èmeet 8ème arrondissement ont été pillées et saccagées, le buste du Général BOZIZE a été démonté et enterré, la statue, symbole de la prise du pouvoir de BOZIZE, le 15 mars 2003 désarmée et dépossédée du drapeau centrafricain.

Au lieu de s’en prendre à son éternel bouc émissaire, l’opposition politique : il n’est jamais tard pour mieux faire et sauver ce qui reste du Centrafrique : le spécialiste des rébellions, de putschs, de la manipulation des jeunes, et d’hold-up électoral, François BOZIZE doit s’en prendre qu’à sa propre turpitude et démissionner.

Ces manifestations légitimes des jeunes centrafricains marquent le début de la fin du règne mafieux, clanique et despotique du Général François BOZIZE. Cela doit lui rappeler les nombreux communiqués du MDREC qui n’ont pas cessé de lui dire qu’il sera chassé du pouvoir par des soulèvements populaires.

Le Général François BOZIZE doit comprendre que le pouvoir vient de le quitter définitivement. On ne peut pas être vivant et voir sa statue enterrée.

Le MDREC demande au peuple et très particulièrement à la jeunesse Centrafricaine de cesser de détruire les biens privés et ceux de l’Etat qui sont les fruits de mos durs labeurs.  Les pillages et les destructions doivent cesser.

Pour ce qui est du buste, de la statue, symboles du 15 mars 2003 et de la tyrannie du despote François BOZIZE, notre constitution et la Renaissance hymne, nous autorise de les détruire. La liberté ne se donne pas, mais elle s’arrache.

L’opposition politique qui se ressoude timidement doit cesser de louvoyer, car la chute de BOZIZE risque de la surprendre comme cette révolte des jeunes.

La communauté internationale doit cesser d’être la 3ème béquille qui soutient BOZIZE.

 

Fait à Bangui, le 07 juin 2012

 

Le Président du MDREC

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 02:31

 

 

 

 

Ndoutingou

                                 un ex-demi-dieu en très grande difficulté

 

Malgré les lourdes accusations de haute trahison et d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui pèsent sur lui, Bozizé n’a toujours pas décidé de le faire traduire ni de  s’en prendre directement à son désormais ex-ministre d’Etat, grand argentier et bras droit  Sylvain Ndoutingaï mais il essaie de faire le vide autour de lui avec l’arrestation de ses chauffeurs et autres mesures de surveillance stricte et d’interdiction de quitter le territoire.  

Selon aussi des informations concordantes parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse de sources dignes de foi, Bozizé aurait fait également saisir tous les comptes bancaires ainsi que tous les biens immobiliers lui appartenant se trouvant sur le sol national, y compris la villa où il réside au PK 13. S’agissant des avoirs de Ndoutingaï à l’étranger, on n’en sait encore trop rien mais certaines sources semblent avoir localisé un compte dans une banque en Afrique du Sud, notamment à Cape Town avec un avoir avoisinant 2 millions d’euros soit environ 1 milliard et demi de F CFA ainsi qu’un appartement.

Ndoutingaï aurait également une participation dans certaines sociétés au Botswana avec l’homme d’affaire Congolais Richard Ondoko qui résiderait dans ce pays. On peut ainsi expliquer pourquoi l’homme de main de Ndoutingaï , Firmin Findiro, se serait précipité une fois les pieds posés à Paris, de solliciter l’asile politique non pas à l’ambassade d’Afrique du Sud ou dans celle d’un pays autre que le Botswana.

En ce qui concerne Firmin Findiro, des témoins qui l’auraient aperçu ces derniers jours dans Bangui ont confié à C.A.P leur effarement d’avoir vu un bonhomme amaigri à une vitesse vertigineuse et en si peu de temps. ..

Rédaction C.A.P

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