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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 10:48

 

 

Serge-Magna.jpg

 

 

Alors qu’on n’a toujours sans nouvelle de Serge Venant Magnan, secrétaire général du Conseil National de la Jeunesse de Centrafrique, ancien président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA, et chef de secrétariat commun au ministère des finances et du budget, enlevé à son bureau  un beau matin du mois d’août dernier et porté disparu depuis lors, on apprend avec stupeur et une vive émotion le décès survenu à Dakar de  son épouse suite à une courte maladie.  En réalité Anita Fernande Nelly née Ndamo, étudiante en 4ème année de médecine qui laisse orphelin un bébé de 5 mois et demi est morte de souci depuis elle était sans nouvelle de son mari, en proie qu’elle était aux rumeurs les plus folles le donnant même pour mort au « Guantanamo » de Bossembélé.


Déjà torturée par le fait d’être sans nouvelle de Serge Magnan depuis plus de quatre mois déjà, la mort de l’épouse de ce dernier est venue encore plonger sa famille et celle de la défunte dans une profonde douleur et un très vif chagrin. Rien, absolument rien, pas même les projets de révolution de palais réels ou imaginaires attribués à Sylvain Ndoutingaï, lequel est paradoxalement à présent dans la nature mais sous le prétexte duquel Bozizé et son fils Francis continuent de de persécuter et de s’acharner sur certains citoyens soupçonnés et accusés sans la moindre preuve d’être ses complices alors que le présumé coupable ne fait lui-même l’objet d’aucune poursuite judiciaire, ne saurait justifier le sort fait à Serge Magnan.

   

Car que lui reproche-t-on ? Qu’a-t-il commis comme crime ? A-t-il détourné des deniers publics ou commis un homicide ? Depuis son enlèvement et sa disparition, personne ne l’a vu ! Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Est-il encore en vie ou déjà passé à trépas ? Seuls Francis Bozizé et son père peuvent répondre à ces nombreuses questions mais se taisent en dépit de toutes les sollicitations qui leur sont adressées depuis par la famille. C’est une situation totalement insupportable. Où sommes-nous ? Dans quel pays ? Sous quel régime ? Sommes-nous retombés à l’ère de l’empereur Bokassa ? On n’ose le croire. C’est inimaginable !


Bozizé et sa bozizie ont fait suffisamment la démonstration de leur brutalité et du peu de cas qu’ils font des droits de ‘homme. Les cas de disparition comme celle de Charles Massi et Hassan Ousman jusqu’ici non élucidées sont là pour justifier les inquiétudes légitimes qui sont celles de la famille Serge Magna.


Le silence du corps diplomatique accrédité en Centrafrique, celui du BINUCA, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, de tous ces pays amis de la RCA qui ont leurs représentants sur place à Bangui est vraiment assourdissant et incompréhensible. Ces diplomates ont-ils peur de Bozizé ? Pourquoi n’osent-ils pas lui exiger de faire la lumière sur ces citoyens que le régime fait disparaître du jour au lendemain on ne sait trop pour quelles raisons ?


Cette situation ne doit plus durer car ces diplomates se font objectivement complices de ces violations des droits humains par la bozizie en fermant les yeux et en bouchant leurs oreilles sur ces cris de détresse qui leurs sont quotidiennement adressés mais en vain par les victimes. Qu’ils ne disent pas lorsque ce sera trop tard qu’ils ne savaient pas tout ce que Bozizé et ses enfants infligent comme traitements inhumains et dégradants à leurs compatriotes et même à certains étrangers. Les organisations de défense des droits de l’homme existent ne peuvent pas dire qu’elles ne sont pas informées du cas de Serge Magnan. C’est intolérable de voir Bozizé et son fils Francis continuer à faire le zouave sur le cas de ce compatriote. Ils doivent maintenant dire la vérité à sa famille. Trop c’est trop !!!


La rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 00:15

 

 

 

Bozizé ailleurs

 

Centrafricmatin 29 novembre 2012


L’opposition démocratique unifiée composée des partis : ADP, ASD, CRPS, Association Londo, MDREC, MLPC, Parti de l’UDPP, a tenu sa première conférence de presse au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) de Louis-Pierre Gamba, président dudit parti. Cette conférence qui s’est tenu le mercredi 28 novembre dernier a permis aux leaders des partis politiques d’opposition de faire le diagnostic de la situation sociale, politique et économique du pays.


Mais, d’entrée de jeu, l’opposition démocratique a fixé les 4 points importants, à savoir : le projet du régime KNK de modifier la Constitution ; le dialogue politique ; la contribution citoyenne inscrite au budget de l’exercice 2013 et un bref aperçu de la situation du pays. Selon Maïtar Djimarem, dans ses propos liminaires, il ressort la volonté réelle de l’opposition de dialoguer autour des questions de l’heure pour sauver la RCA du chaos. Mais, selon les leaders des partis d’opposition qui étaient tous unanimes, c’est le pouvoir qui fait preuve de mauvaise foi en n’ouvrant pas le dialogue. Et ceux-ci d’ajouter que le dialogue est non seulement le souci du peuple, mais encore celui de la Communauté internationale qui a dépêché à Bangui des émissaires pour le compte de l’OIF, le Major Pierre Buyoya et le président Idris Deby comme facilitateur.


Abordant le deuxième point, ces leaders ont tapé du point sur la table en ce qui concerne le projet du pouvoir en place de tripatouiller la Constitution à sa guise. Cette sortie spectaculaire de l’opposition est la résultante d’une conviction ultime de celle-ci, et Joseph Bendounga de préciser que le président Bozizé entend sauter les verrous de la Constitution, notamment les articles 24 et 108. Et de préciser encore que la finalité de cette manœuvre en vue est celle de se maintenir éternellement au pouvoir contre la volonté du peuple qui a adopté ladite Constitution par référendum et qui, désespérément, y croit ferme tous les jours.
Sur l’état du pays, ces leaders joignent leur voix à celle de la population en se posant une série de questions qui restent sans réponse et qui met le régime en déphasage avec ses engagements constitutionnels.


Mais, selon ces leaders, le pays meurt et ceux-ci lancent un vibrant appel à la population pour qu’en synergie, ils peuvent obtenir premièrement, l’organisation du dialogue politique annoncée le 15 mai dernier par le président de la République ; deuxièmement, obtenir l’abandon du projet de tripatouillage de la Constitution, ainsi que la suppression de la loi constitutionnelle de mai 2010 autorisant le président de la République à conserver le pouvoir ; ensuite, obtenir l’adoption du projet du code électoral selon l’esprit et la lettre de l’atelier consensuel sur la relecture du code électoral. Dans le même ordre d’idée, ceux-ci ont demandé au gouvernement de retirer du projet de loi des finances l’impôt de capitation dit « contribution citoyenne » ; enfin, obtenir l’amélioration des conditions de vie du peuple centrafricain.


Mais, dans le jeu des questions-réponses à la presse, l’unanimité se dégage au sujet de la preuve détenue par l’opposition en ce qui concerne l’intention du pouvoir de tripatouiller la Constitution. L’opposition a toute une gamme de sources, entre autres : les mots du chef de l’Etat, la volonté du pouvoir d’exécuter la mascarade électorale en vue de mettre en valeur cette vision, le conclave KNK de Boali, etc. Et Louis-Paul Gamba de dire que quiconque veut faire la politique doit faire le renseignement. Il ne fait plus de doute que l’opposition emboîte le pas au collectif « Touche pas à ma Constitution ». Mais ce n’est pas tout, l’opposition démocratique, si l’on en croit Joseph Bendounga, utilisera tous les moyens constitutionnels pour faire obstacle à un tel projet. Une planification des meetings est déjà en vue et la réponse de l’opposition ne saura tarder après le discours de Bozizé le 1er décembre.


Pour Louis-Pierre Gamba, la tenue de cette conférence de presse justifie la raison de croire au dialogue comme moyen de sortie de crise politique, et comme moyen de lutte pour la démocratie. « Jusqu’au bout, l’opposition compte mener des actions démocratiques conduisant au redressement de cap de Bozizé », dixit Bendounga. Cette même opposition a pris ses distances face aux bruits de bottes à l’intérieur du pays et indexe Bozizé, en disant que « sa manière d’accéder au pouvoir a germé dans la tête de tout Centrafricain l’envie de prendre le pouvoir par les armes » en se focalisant sur le cas Ndoutingaï et Firmin Féindiro, tout en exhortant ceux qui ont pris les armes de trouver un terrain d’entente avec Bozizé s’ils ont un contentieux avec lui.


En outre, les leaders ont fustigé le double langage du ministre Besse en ce qui concerne la contribution citoyenne. Le dialogue étant indissociable avec la démocratie, l’opposition réclame ce dialogue qui doit se tenir. Pour finir, l’opposition a formulé ses vœux à ses militants et au peuple tout en demandant le mot d’ordre de boycott de la fête du 1er décembre. Il ne faut pas perdre de vue que selon Bendounga, toutes les préoccupations du peuple sont contenues dans le serment du chef de l’Etat, ce qui sous-entend le parjure et la forfaiture dont fait preuve le président Bozizé. Cette conférence de presse a pris fin dans une ambiance calme.


Nos analyses s’en suivront.


Jean-Fernand Koena

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 22:56

 

 

 

RDC-carte.jpg

 

 

MOUVEMENT DE LIBERATION INDEPENDANT  ET ALLIES « M.L.I.A »

 

Mouvement de Libération National

 

 e-mail : mliardcongo2009@hotmail.fr

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 002/MLIA/BP/2012.

 

Concerne : Situation politique et sécuritaire en RDC

 

Chers compatriotes,

 

Au regard de la situation politique et sécuritaire volatile que vit actuellement notre pays, le mouvement politico-militaire, cher à Monsieur ALI ODJANI MANGBAMA dénommée Mouvement de Libération Indépendant et Alliés, « MLIA » en sigle, se fait l’insigne honneur de dénoncer avec véhémence, par le biais  de ce communiqué de presse, le complot savamment planifié contre notre peuple par l’incurie au pouvoir à Kinshasa, pour son refus  de négociation inclusive de toutes les forces vives de la nation avec l’implication active de l’opposition politique, de la société civile et de tous les mouvements politico-militaires de contestation du régime de Kinshasa responsable de l’instabilité généralisée qui mine notre pays depuis l’installation de Monsieur Kabila au pouvoir.

 

Force est de constater que, depuis  le Dialogue Inter-congolais de Sun City, sanctionné par l’Accord Global et Inclusif auquel avait pris part les forces vives, l’opposition politique non armée ainsi que tous les mouvements et entités politico-militaires de l’époque, le pouvoir de Kinshasa et la Monusco ne cessent d’exceller par la politique de deux poids deux mesures en faveur des mouvements politico-militaires qui naissent à l’Est au détriment de ceux de l’Ouest.

 

Toutes les rebellions et/ ou forces de contestation du régime de Kinshasa provenant de l’Est du pays n’ont jamais été réellement réprimées par le pouvoir de Kabila et la communauté internationale via la Monusco interposée.

 

Alors que tous les mouvements pacifistes de contestation légitime des populations civiles de l’Ouest du pays n’ayant aucune ramification avec des puissances étrangères, ont toujours été sauvagement massacrés et étouffés par un déploiement massif des milices et mercenaires à la solde de Monsieur Kabila avec l’usage disproportionnés des armes de guerre.

 

Ainsi, du CNDP au M23 en passant par toutes les forces négatives qui poussent comme des champignons dans cette partie de la République dont les Maï-Maï et ses différentes ramifications,  la plupart de leurs leaders auto-proclamés généraux ne cessent d’imposer l’intégration effective de leurs combattants et acteurs politiques au sein des institutions de la République à travers un cahier des charges qui a toujours été accepté par le pouvoir de Kinshasa quelles que soient ses déclarations, tergiversations ou son refus de négocier en amont avec ces forces.                                                                                                 …/..

Bien que la transition 1+4 ait pris fin, certains seigneurs de guerre de l’Est du pays continuent à disposer de leurs milices privées au vu et au su de Monsieur Kabila, de son Gouvernement et de la Monusco.

 

La plupart des militaires issus des groupes armés de l’Est du pays ont refusé jusqu’alors d’être affectés vers d’autres provinces du pays, décidant, avec la complicité de Monsieur Kabila, de son Gouvernement et de la Monusco, de ne rester servir sous le drapeau qu’au Kivu, sous prétexte d’assurer la protection de leurs communautés respectives enclines à l’épuration ethnique.

 

Un tel refus constitutif d’une désobéissance à la discipline militaire est un crime organisé en réunion infraction grave.

 

Force est de constater que ce refus est même encouragé par Monsieur Kabila et ses valets locaux dans la mesure où ils n’ont jamais envoyé leurs milices ni leurs mercenaires pour rétablir l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République en ébullition, ou alors lorsque la Monusco y est envoyée c’est pour servir de sauf conduit à ces rebelles de l’est. Mieux encore 

 

Monsieur Kanambé et son Gouvernement n’ont cessé de les équiper, de les nourrir, de les payer voire de les gratifier par leur élévation aux grades supérieurs et ce, aux frais du contribuable congolais.

 

Par contre, le MLC de Jean Pierre Bemba a été brutalement attaqué, à Kinshasa,  par la Garde Républicaine (GR) et la Monuc à la veille de la publication des résultats du premier tour des élections présidentielles de 2006, jusqu’à attenter à la vie de son président au moment où celui-ci était en réunion avec les ambassadeurs  du Comité d’Appui à la Transition en RDC (CIAT).

 

Les militaires issus du rang du MLC ont été affectés partout ailleurs jusqu’au Kivu sans qu’ils n’aient opposé aucun résistance. Et malgré leur patriotisme à servir leur pays, leur élimination physique a été planifiée par Monsieur Kanambé et ses valets locaux, de sorte que la plupart d’entre eux a été soit empoisonnée soit assassinée.

 

En 2008, les contestations légitimes de nos frères du Bas-Congo des injustices commises par le pouvoir de Kinshasa sur leur population ont déclenché la folie meurtrière de Kanambé et de son gouvernement qui ont fait massacrer les adeptes de la confession religieuse « BUNDU dia KONGO » sous l’œil complice et inactif de la Monuc. Le pouvoir de Kinshasa principal commanditaire de ces massacres n’a pas un seul instant cherché à dialoguer avec le chef spirituel de ce mouvement sur ses revendications légitimes.

 

En 2009, suite à la mauvaise gestion du conflit des étangs piscicoles entre les communautés Enyele et Munzaya, le pouvoir sanguinaire de Kanambé massacra, avec le soutien de la Monusco et de plusieurs mercenaires recrutés en Afrique centrale, en Afrique australe et en Afrique de l’Ouest et en faisant un usage disproportionné d’armes de guerre, la population civile Enyele seulement armée de manchettes, de lances et des flèches sans soutiens extérieurs.

 

La campagne d’épuration ethnique organisée et lancée contre la communauté Enyele par certains médias au service de Monsieur Kabila, dont la radio Okapi en tête et autres chaînes privées,  a conduit à un véritable génocide des ressortissants de cette communauté où qu’ils se trouvent à travers toute l’étendue de la République démocratique du Congo, sans que personne n’ait levé son petit doigt pour dénoncer cette politique d’extermination ethnique défendue par la Charte des Nations Unies et la constitution congolaise en vigueur.           …/..

 

L’incendie systématique de plusieurs villages Lobala (ethnie à laquelle appartient le clan Enyele), les crimes de guerre et les violations du droit international humanitaire sans compter  les arrestations arbitraires dans le rang des Lobala et ethnies apparentées, par les FARDC n’ont  fait l’objet  d’aucune condamnation de la part de la communauté internationale ni de la Monusco.

 

En dépit de rapports de dénonciation de l’Association Africaine des droits de l’homme (Asadho) sur ces cas écœurants et surtout  l’assassinat ciblé des prisonniers membres de la communauté Lobala  arrêtés arbitrairement à Mbandaka, en représailles de la libération de cette ville par le Mouvement de Libération Indépendant et Alliés, la communauté internationale par la Monusco interposée et le pouvoir de Kinshasa n’ont  jamais diligenté jusqu’à ce jour une enquête indépendante pour sanctionner les coupables ou chercher à connaître les causes profondes de ce conflit ni rencontrer Monsieur Ali Odjani Mangbama, leader de ce mouvement pour dialoguer avec lui sur ses revendications légitimes. Au contraire, nous assistons aux arrestations massives et assassinats ciblés sur fond identitaire des membres de sa communauté et de sa famille biologique tandis que d’autres ont choisi le chemin de l’exil pour vivre en paix.

 

Il se pose alors la question de savoir si l’apanage des négociations avec les leaders de contestation du pouvoir de Kinshasa est-il seulement un privilège pour les ressortissants de l’Est .

 

Très récemment, après la publication des résultats des élections mal organisées et contestées de 2011 par le fameux pasteur Ngoy Mulunda, le Colonel Tshibangu opta pour une dissidence, réclamant le rétablissement de la vérité des urnes. Le pouvoir de Kinshasa,  en réaction à cette réclamation, déploya diverses milices et une armada de mercenaires pour piller, brûler, violer et arrêter arbitrairement nos paisibles concitoyens de deux Kasaï qui n’avaient jamais eu ni de loin ni de près contact avec cet officier supérieur. La répression sanglante atteignit même la cité de Kabeya Kamwanga et les environs tout simplement parce que reconnus comme fief à l’opposant historique Monsieur Etienne Tshisekedi, le Président de la République véritablement élu par le peuple congolais.

 

Chers compatriotes,

 

L’analyse historique de la situation politique de l’heure dans notre pays nous met devant une évidence selon laquelle, lorsqu’un mouvement de contestation naît à l’Est de notre pays, le pouvoir de Kinshasa s’empresse de reconnaître à ce dernier l’étiquette de rébellion en vue de négocier sa réinsertion illico presto au sein des institutions régaliennes. On mobilise alors à cet effet la population et la communauté internationale pour être derrière Monsieur Kabila.

 

A l’Ouest à contrario, l’on assiste au refus catégorique de reconnaissance de la qualité de rébellion à ses mouvements dans le seul et l’unique but d’éviter leur réinsertion par négociation dans l’armée et institutions politiques du pays, et on mobilise négativement la population et la communauté internationale dans le but d’étouffer, d’écraser et de massacrer ceux-ci et leurs leaders.

 

La déclaration de Kinshasa de refuser un dialogue inclusif ne nous surprend pas. Elle entre dans cette même logique selon laquelle « l’on ne peut envisager les négociations pour la paix qu’avec les forces politico-militaires de l’Est et non avec celles de l’Ouest ».                …/..

 

Chers compatriotes,

 

Eu égard à ce qui précède, le Mouvement de Libération Indépendant et Alliés « MLIA » fortement attaché à ses idéaux et convictions, ceux du rétablissement au Congo d’une société juste et où toutes les communautés deviennent des véritables participants aux différents secteurs de la vie nationale, exige la tenue du dialogue inclusif avec la participation de l’opposition, de la société civile et de tous les mouvements politico-miliataires tant de l’Est que de l’Ouest, en vue d’une solution globale et durable à la crise multiforme qui secoue notre pays.

 

Le silence du Mouvement de Libération Indépendant et Alliées « MLIA », face aux diverses injustices subies et aux malheurs qui pèsent sur l’ensemble de nos populations et particulièrement à l’Equateur d’où est partie notre contestation ne signifie pas son écrasement et/ou la neutralisation de son leader.

 

Puisque cela persiste, les forces acquises au changement de l’Ouest de la République ne se laisseront jamais faire jusqu’à ce que le pouvoir de Kinshasa arrive à reconnaître leurs leaders et leurs revendications pertinentes.

 

Fait  à Paris, le 12 décembre 2012.

Pour le Secrétariat Exécutif

Jean MOSIMBA NKOY

Représentant en France

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 22:42

 

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010

 

12 déc. 2012


Les rebelles de l’Union des Forces démocratiques du rassemblement (UFDR) affirment aujourd’hui avoir pris le contrôle de trois localités du nord de la Centrafrique. Un porte-parole du groupe, le colonel Narkoyo, précise que les localités de Ndélé, Sam Ouandja et Ouadda auraient été prises le 10 décembre lors de combats au cours desquels des soldats centrafricains auraient été faits prisonniers.


Des sources gouvernementales affirment que les autorités centrafricaines auraient dépêché deux contingents de soldats pour tenter de reconquérir ces villes, notamment Ndélé, à la frontière tchadienne, un important point de transit commercial vers le Soudan et le Cameroun.


(Source : AP)

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:26

 

 

 

-areva-m.jpg

 


NIAMEY AFP / 12 décembre 2012 18h52- Le Niger va s'acheter un nouvel avion présidentiel avec le concours d'Areva, le groupe nucléaire français qui exploite l'uranium dans le nord du pays et a accordé une aide totale de quelque 26 millions d'euros, a-t-on appris mercredi de source parlementaire.

Areva a accordé au Niger une aide budgétaire sans conditions et non ciblée de 17 milliards FCFA (environ 26 millions d'euros), a déclaré à l'AFP Zakari Oumarou, président du groupe parlementaire du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNSD, au pouvoir).

Le gouvernement nigérien a alors décidé d'affecter 10 milliards FCFA (15 millions d'euros) pour l'achat d'un avion présidentiel, pour lequel l'Etat nigérien a déjà inscrit 4 milliards FCFA (6 millions d'euros) sur le budget 2013, a-t-il poursuivi, assurant que cet achat est devenu une nécessité compte tenu du poids de l'âge de l'appareil actuel.

Les 7 autres milliards FCFA (près de 11 millions d'euros) d'Areva seront affectés à l'achat d'un avion de reconnaissance militaire pour notre armée, a ajouté le député.

Tous ceux qui s'agitent autour de cette affaire font preuve de mauvaise foi, a-t-il lancé.

Des députés d'opposition dénoncent la manière dont cette aide a été inscrite au projet de budget 2013, via un simple courrier du ministre de l'Economie à la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Certains se demandent aussi s'il s'agit d'une compensation d'Areva pour le retard pris dans le chantier de la mine d'uranium géante d'Imouraren (nord), dont l'ouverture a été reportée à fin 2014 selon le groupe, à 2016 selon une source gouvernementale nigérienne.

Contactée par l'AFP à Paris, Areva n'avait pas réagi dans l'immédiat.

Dans un communiqué, l'Observatoire du nucléaire, une ONG française, a dénoncé une manoeuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva qui entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d'uranium du Niger. L'ONG a interpellé le gouvernement français sur cette affaire.

Cette aide est octroyée alors que le gouvernement du président Mahamadou Issoufou a mis récemment Areva sous pression. Le Niger, qui compte parmi les grands producteurs mondiaux d'uranium mais reste l'un des pays les plus pauvres du monde, a critiqué fin octobre le partenariat historique très déséquilibré avec la compagnie, et a réclamé des retombées plus importantes.



(©) 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:07

 

 

 

Lumumba-Patrice--Emery.jpg

 

Mercredi 12 déc 2012  (Belga) Le parquet fédéral peut ouvrir une enquête judiciaire sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba en 1961. Cette décision a été rendue par la chambre des mises en accusation de Bruxelles. Selon celle-ci, l'ancienne colonie belge était à cette époque confrontée à un conflit armé et l'assassinat de l'ancien Premier ministre du Congo pourrait constituer un crime de guerre.


Des fils de feu Patrice Lumumba ont porté plainte au parquet fédéral en Belgique avec constitution de partie civile, contre une douzaine de survivants, des policiers, des politiciens et des fonctionnaires. Parmi ceux-ci, seulement huit vivent encore. L'un d'eux serait Jacques Brassinne, diplomate belge au Katanga en 1961. Les autres noms qui apparaissent sont ceux d'Etienne Davignon, alors jeune diplomate, et Charles Huyghé, à l'époque chef de cabinet du ministre de la Défense katangais.

 

Avant que le parquet fédéral ne puisse ouvrir une enquête, on devait déterminer si les juridictions belges étaient compétentes. S'estimant compétent, le parquet fédéral s'est basé sur la loi de la compétence universelle de 1993, qui autorise la justice belge à engager des poursuites dans le cadre de crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou crimes de génocide commis hors du territoire belge. Les plaignants ou les prévenus doivent toutefois avoir un lien avec la Belgique, ce qui est le cas ici. La chambre des mises a donné raison au parquet fédéral et a jugé que l'assassinat de Lumumba pourrait être un crime de guerre et qu'une enquête pouvait être menée dès lors en Belgique. (MUA)

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:04

 

 

deby-o.JPG


Simone Gbagbo est une piste sérieuse dans la recherche de la vérité relative aux massacres et au génocide en Côte d’Ivoire ainsi qu’aux implications de certains Chefs d’Etat africains dans cette phase sombre de l’histoire de ce pays réputé exemplaire en matière d’émergence économique en Afrique.

Ce personnage a été un acteur principal tout au long des événements douloureux qui ont secoué la Côte d’Ivoire. En effet, Madame Simone Gbagbo n’avait non seulement joué le rôle du conseiller le plus écouté de son mari mais en plus, elle avait supervisé toutes les basses besognes qui ont couté la vie à des milliers d’Ivoiriens et étrangers vivant en Côte d’Ivoire supposés gênants pour le régime. Dans certaines circonstances, c’est elle-même qui dirigeait certaines opérations pour s’assurer de la parfaite réussite de leur exécution.

Nous ne livrons aucun secret si nous affirmons qu’elle était classée à la tête des éléments faucons que comptait à l’époque le régime Gbagbo. Grâce à sa proximité avec son mari de Président voire son ascendance sur lui, elle avait carte blanche pour initier et mener toute opération qu’elle juge salutaire pour le régime. C’était ainsi qu’elle a tissé un vaste réseau relationnel impliquant plusieurs personnalités douteuses surtout celles ayant des accointances avec des barbouses. Au rang de ces personnalités on peut dénombrer un certain nombre de chefs d’Etat. Parmi ceux-ci, le Chef de l’Etat Tchadien Idriss Deby occupait une place de choix.

La Cour Pénale Internationale (CPI) peut diligenter une enquête parallèle à celle menée sur le plan national. Cette enquête doit prendre en compte la dimension internationale en vue d’une meilleure appréhension du bilan en perte de vies humaines supposé être très lourd et le degré d’implication de ceux qui se sont donnés le plaisir de massacrer des paisibles citoyens qu’ils soient nationaux ou simples résidents. Il serait désastreux que cette dimension ne soit pas élucidée. Nous pouvons d’ores et déjà retenir que le Chef de l’Etat tchadien fin connaisseur des milieux mafieux avait apporté un précieux concours à madame Gbagbo. En effet, en sus des moyens financiers qu’il avait mis à la disposition du couple Gbagbo pour mener à bien sa sale besogne, un soutien logistique spécial a été également mis en branle. Des avions battant pavillon Toumaï le nom de la compagnie tchadienne de transport aérien avaient transporté des mercenaires recrutés au Tchad ou hors du Tchad ainsi que des armes de tout calibre vers Abidjan.

La CPI ne doit pas oublié que le Chef de l’Etat Tchadien a battu sa réputation grâce aux ingérences dans les affaires intérieures des pays africains. A ce propos nous pouvons citer à titre d’exemple les cas ci-dessous déclinés :

Le Ruanda pour participer aux massacres des tutsi ;

Le Zaïre pour soutenir Kabila-père contre une rébellion interne ;

Le Congo Brazzaville pour soutenir Sassou contre Lissouba ;

La République Centrafricaine pour renverser le régime de Patassé et installer Bozizé qui joue un véritable rôle de vassal à Deby ;

Le Soudan des interventions directes ou indirectes via la rébellion du Darfour visant à renverser le régime de Khartoum :

Le Togo pour soutenir Eyadema père contre la contestation grandissante qui a failli faire vaciller son régime.

Nous ne devons pas enfin oublier la vaste opération de déstabilisation du Royaume de Bahreïn à travers une véritable tentative d’inondation de ce paisible pays par sa propre monnaie imprimée par Deby qui entendait la faire circuler tout en se moquant éperdument des conséquences qu’une telle opération ferait subir au pays concerné. N’eut été la vigilance de ce pays et l’appui de ses alliés, cet Etat serait présentement dans des mauvais draps.

La CPI se doit de réfléchir par deux fois avant de laisser passer sous le nez cette opportunité. En effet, nous n’exagérons pas si nous disons que monsieur Deby constitue un danger public non seulement pour le Tchad mais également pour bon nombre des pays africains dirigés par des hommes dont le souci principal est de  s’accrocher au pouvoir comme lui.

                                                               Fait à Djimézé Hamra le 12 décembre 2012.

 

Pour Le Bureau Exécutif du Front pour le Salut de la République (FSR)

 

Dr. Ali Gaddaye.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:02

 

 

ALI_BONGO_.jpg

 

WASHINGTON AFP / 12 décembre 2012 18h18 - Le FMI a estimé mercredi que la pauvreté et le chômage restaient élevés au Gabon en dépit de l'abondance des ressources naturelles, notamment pétrolières, dont le pays reste par ailleurs encore très dépendant.

Le Gabon fait face à des défis importants de développement économique et social, résume le Fonds monétaire international dans un communiqué publié après une mission dans le pays, dans le cadre de l'évaluation annuelle de ses Etats-membres.

En dépit de ressources naturelles abondantes (...), les taux de pauvreté et de chômage restent élevés, et les indicateurs de développement humain demeurent comparables à ceux de pays à faible revenu, détaille le Fonds.

Portée notamment par les investissements publics, la croissance économique du pays devrait atteindre 6 à 7% en 2012 comme l'année prochaine, selon le FMI, qui relève toutefois un risque pesant sur ces perspectives.

L'économie gabonaise est encore très dépendante du pétrole, la rendant vulnérable à la volatilité des prix internationaux, souligne le Fonds.

Une baisse des cours du pétrole et du manganèse risquerait de fragiliser le pays, ces deux produits représentant environ 90% de ses exportations de biens et 45% de son produit intérieur brut, a noté le Fonds.

Mercredi, le gouvernement gabonais a présenté à ses partenaires extérieurs (bailleurs de fonds et diplomates) un nouveau modèle de développement du Gabon visant à faire sortir le pays du tout-pétrole.

Le Gabon est le 4e producteur sub-saharien de pétrole avec 220.000 à 240.000 barils par jour, dont les recettes assurent officiellement à l'Etat 60% de son budget. 


(©) 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:47

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 12 Décembre 2012 14:16

 

Un climat de psychose généralisée envahit depuis près de 72 heures la population deBria, chef-lieu de la Haute-Kotto (centre-nord). Les rumeurs d’une attaque imprévisible de la ville par les éléments de l’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement (UFDR) y circulent ces temps-ci. Pour l’heure, un calme progressif revient dans la ville après la panique causée par cette nouvelle. Par contre, Radio Ndeke Luka ne garantie, pour l’heure, aucune véracité de ces rumeurs.


En effet, quelques habitants de Bria joints au téléphone ont confirmé que la ville a été bel et bien mouvementée par la nouvelle. Depuis le 10 décembre 2012, certaines ONG humanitaires intervenant dans la localité ont pris les rumeurs très au sérieux. Elles ont évacué leurs personnels étrangers et seuls les agents locaux assurent un service minimum.


Les autorités politico-administratives n’ont pas bougé de la ville depuis l’annonce de l’alerte. Les quelques éléments des forces de défense et de sécurité de la ville sont depuis 48 heures en état d’alerte maximale.

Sceptiques, certains habitants du quartier Bornou, situé à la sortie sud de la ville, se déplacent massivement vers le Centre commercial de Bria pour leur sécurité, ont ajouté les sources.


Ne percevant aucun signe avant-coureur de la menace depuis 3 jours, certains habitants qui ont trouvé refuge dans la brousse, regagnent leurs domiciles. Actuellement, les activités reprennent peu à peu à Bria même si une multitude d’habitants sont encore sur le qui-vive.


Cette alerte intervient juste après la prise des villes de Ndélé (Nord), Sam-Ouandja et Ouadda le 10 décembre par Michel Djotodia, chef rebelle de l’UFDR. Ce groupe rebelle a justifié son incursion par le non respect des clauses de l’Accord Global de Paix de Libreville par le Gouvernement centrafricain.


Or, le Gouvernement centrafricain dans un communiqué de presse, a affirmé le 11 décembre avoir repris le total contrôle de la ville de Ndélé. Cependant, le communiqué n’a pas précisé si les villes de Sam-Ouandja et Ouadda, ont été récupérées d’entre les mains des rebelles.


Aux dernières nouvelles parvenues à la Rédaction de Radio Ndeke Luka par un habitant de Ndélé, ladite ville se trouverait encore sous l’emprise des rebelles de l’UFDR. Cette information contredit celle qui a été communiquée hier par le Gouvernement.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:35

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 


NDÉLÉ : LES HUMANITAIRES SERAIENT EN TRAIN D’ÉVACUER L’ESSENTIEL DE LEUR PERSONNEL

 

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Ndélé, 12 décembre (RJDH)–Les organisations humanitaires présentes dans la ville de Ndélé (nord-est) ont évacué l’essentiel de leur personnel de la ville, à cause de l’attaque de lundi. D’après les informations, ce sont environ 20.000 personnes qui seraient privées d’assistance.


 L’évacuation du personnel humanitaire intervient au moment où la situation est devenue très incertaine dans cette partie du pays. Le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies à Bangui n’a pas encore officiellement confirmé cette information.


Une source proche d’une structure humanitaire a précisé au RJDH que cette évacuation n’est pas synonyme d’arrêt des activités, et le travail continue, à parti de Bangui, jusqu’au retour du calme et de la sécurité dans la ville de Ndélé.


Selon cette même source, les équipes vont surveiller la situation de près sur le terrain. La principale crainte de tous est que les éléments dissidents de la rébellion de l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) qui ont attaqué la ville, peuvent ressurgir à tout moment et perturber la quiétude de la population.


Près de 20.000 personnes, sont vulnérables dans la région de Ndélé et ses environs, à cause de l’insécurité créée par les rébellions de l’UFDR et de la Convention des patriotes pour la justice, depuis 2005. Sept organisations humanitaires assistent ces personnes dans le domaine de l’eau, de la santé, de l’alimentation, entre autres.


Le lundi 10 décembre, des éléments dissidents de la rébellion de l’UFDR dirigés par Michel Djotodia, un ancien co-fondateur du mouvement, ont attaqué et pris le contrôle de la ville de Ndélé. Les villes de Sam-Ouandja et de Ouadda ont également vécu la même situation.

Le colonel Narkoyo, qui se dit Porte-parole de ce mouvement, explique qu’ils entendent, à travers cette attaque, inviter le gouvernement centrafricain à respecter l’Accord de paix global signé en 2008 à Libreville.

 

 

 

NDÉLÉ : L’ATTAQUE DE LUNDI FAIT DES DÉPLACÉS INTERNES


 

Ndélé, 12 décembre (RJDH)–Plusieurs dizaine d’habitants de la ville de  Ndélé, fuyant l’attaque de lundi sont arrivés  mardi dans la région de  ville de Bamingui (nord-est), localité située à 120 km de Ndélé. L’information a été donnée par une source proche du parc ECOFONE, joint au téléphone par le RJDH ce mercredi.


«  La population de Bamingui commence à s’inquiéter pour une extension de l’insécurité à cause du mouvement des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et certains habitants de Ndélé qui arrivent suite à l’attaque de lundi 10 décembre, par les rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Quelques habitants de la ville de Bamingui sont en train de trouver refuge dans des champs », a-t-il expliqué.


La même source a indiqué que le contingent des FACA, venu de Bangui pour renforcer le détachement de Ndélé, était obligé de revenir, aux environs de 24 heures, passer la nuit à Bamingui attendre un deuxième contingent de renfort avant de prendre la direction de Ndélé. Car les assaillants seraient plus nombreux qu’eux.


Les communes de Sam-Ouandja et de Ouadda ont été, selon les infirmations, occupées par l’UFDR avant l’attaque de la ville de Ndélé, sous la direction du cofondateur de ce groupe armé, Michel Mbororo. Celui-ci serait de retour d’exil et revendiquerait le leadership du mouvement jusqu’ici représenté par Zakaria Damane. Ce dernier avait déjà signé avec le gouvernement, l’Accord  de paix global de Libreville, de même que l’Accord de cessez-le-feu avec la CPJP.


Mais dans l’entretien précédent avec ce dernier avec le RJDH le 04 décembre passé, il fait savoir que tous les éléments de l’UFDR attentaient ce retour de leur leader. Car ils ont beaucoup souffert tandis que le gouvernement traine les choses.


Un personnel humanitaire contacté ce matin par le RJDH a témoigné n’avoir pas pu effectuer un déplacement dans le sud-est du pays, à bord de l’avion de l’UNAS, parce que l’appareil aurait été mobilisé pour l’évacuation du personnel humanitaire en poste à Ndélé.


Un communiqué de presse du ministère centrafricain de la défense publié hier, indiquait que  l’armée avait « repris le contrôle de la ville de Ndélé et rétabli l’ordre » le soir du mardi 11 décembre. Mais aucun bilan de cette attaque n’a été donnée jusqu’à ce jour. Joint par le RJDH mardi depuis Ndélé où il se trouve, Abdoulaye Issène, président de la CPJP, a affirmé avoir combattu aux côtés des FACA pour repousser l’ennemi et reprendre le contrôle de la ville. Toutefois, il est encore difficile de savoir qui contrôle la ville de Ndélé.


Dans la parution de la dépêche de BBC Afrique –Afrique de la date du 11 décembre ; Le colonel Narkoyo qui se présente comme le Porte-parole de cette faction dissidente de l’UFDR, explique au téléphone que leur objectif est d’inviter le gouvernement centrafricain au respect de l’Accord de Paix Global signé en 2008 à Libreville.


Rappelons que : « Michel Mbororo, leader fondateur de l’UFDR ; depuis son retour d’exil dans la localité à commencer par revendiquer sa place occupé par Zakaria Damane, pris un moment pour occuper les bases de l’UFDR avec des nouveaux éléments  Tchadien et soudanais qu’il a dans le rang.  Le 26 Novembre passé, ils ont occupé un village à 7 Km de la Ville Ndélé,  ce qui à fait que la  population à célébration à dans la peur, la fête du premier Décembre.

 


ZÉMIO : LE HCR POURSUIT LE REGROUPEMENT DES RÉFUGIÉS CONGOLAIS

 

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Zémio, 12 décembre (RJDH)–Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) poursuit ce 12 décembre, l’opération de transfert des réfugiés congolais des camps d’Obo et de Mboki vers la ville de Zemio (sud-est). Après l’arrivée d’une centaine de réfugiés le dimanche dernier, les camions du HCR ont repris ce lundi le chemin de Mboki et d’Obo pour un deuxième convoi.


Plus de 1 800 réfugiés vont regagner le nouveau site de Zémio. Pour l’agence onusienne en charge de la protection des réfugiés, la consolidation des camps à Zémio, initiée ensemble avec le gouvernement, offre une meilleure protection aux concernés. Il cite entre autres, d’une part, le fait que plusieurs acteurs humanitaires sont présents dans cette localité et d’autre part la facilité d’acheminement de l’aide humanitaire à partir de Bangui, la capitale.


Julius-Rufin Ngouade-Baba, administrateur-assistant de protection du HCR à Zémio, renchérit cet argumentaire en précisant que le camp de cette localité répond mieux « aux normes et aux standards internationaux, en plus, le HCH y dispose d’un bureau.


Malgré tout, l’argument du HCR ne semble pas convaincre certains réfugiés. « J’ai abondé mes champs et ma maison pour me retrouver ici. Je regrette vraiment, mais si le HCR dit qu’il va bien prendre soin de nous ici, je reste optimiste », a fait observer Jean-Claude Longbango, venu du camp d’Obo.


Dans la ville de Zémio, l’arrivée de ce nouveau groupe de réfugiés est diversement appréciée par la population. Certains autochtones craignent pour la sécurité, d’autres s’inquiètent de la hausse des prix des denrées alimentaires sur le marché, liée à cette nouvelle vague de réfugiés. « Ce sera difficile pour nous. Nous manquons déjà de nourriture, mais si plus de 1500 personnes viennent encore s’ajouter à l’effectif de la population, ce sera dur pour tout le monde », a affirmé Johnny Bowo, président de la jeunesse de Zemio.


Sur le marché central de Zemio, la hausse des prix des denrées alimentaires est déjà visible. Une cuvette de manioc, aliment de base dans la population région, qui coûtait 1 500 FCFA, se vend actuellement à 3000 FCFA.  « C’est parce que nous sommes en saison sèche, où le manioc est abondant sur le marché. Mais si nous arrivons à la saison des pluies, le prix sera à 5000 FCFA la cuvette, à cause de l’arrivée de ces réfugiés », a mentionné Gertrude Gadepa, habitante de Zémio.


Par ailleurs, les travaux se poursuivent encore sur le site des réfugiés. Sur les 400 tentes  prévues par le HCR, seules 187 sont déjà déployées.


En 2009, les congolais fuyant les exactions des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony avaient trouvé refuge dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ils sont arrivés à Zémio, Mboki et Obo, les localités les plus proches de la frontière avec leur pays d’origine. C’est en septembre dernier que le HCR et le gouvernement centrafricain ont entrepris la décision de consolider ces trois camps à Zémio.

 


BANGUI : LA RCA INVITÉE À REVOIR SA LOI EN FAVEUR DES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA

 

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Bangui, 12 décembre (RJDH)–La République Centrafricaine est invitée à harmoniser ses instruments juridiques en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida, avec les normes internationales. Ce vœu  a été formulé par  Mamadi Diakité,  conseiller régional de l’Onusida en droits humains et de la loi au VIH/sida, lors d’un point de presse, tenu le mardi 11 décembre à Bangui.


 « Nous avons constaté que certains textes et instruments juridiques internationaux qui protègent les personnes vivant avec le VIH/sida, ratifiés par la République Centrafricaine, ne sont pas appliqués. C’est ainsi que nous avons fait ce plaidoyer pour que la RCA puisse adhérer aux standards internationaux », a expliqué Mamadi Diakité.


Il a déploré l’absence de la RCA à la rencontre sous-régionale qui a eu lieu l’année dernière à Ndjamena au Tchad, pendant laquelle les pays de la sous-région ont adopté une loi en faveur des personnes vivant avec le VIH/sida.


« Tous les instruments des droits de l’homme et de protection de la dimension genre ont été pris en compte lors de cette rencontre. Mais la RCA avait adopté une loi sur les personnes vivant avec le VIH qui ne cadre pas avec les textes et les instruments juridiques internationaux que nous avons adoptés, à savoir la protection des groupes vulnérables qui sont les malades du sida », a-t-il relevé.


Pour lui, il est temps que la RCA  s’aligne comme les autres pays de la sous-région, pour que les textes relatifs aux malades du VIH/sida soient identiques aux normes internationales.


Ce point de presse s’est déroulé en présence des membres du Réseau centrafricain d’éthique et des droits humains au VIH/sida.

 

 

 

BERBERATI : VERS UNE RÉGLEMENTATION DES CINÉ-VIDÉO

 

 

Berberati, 12 décembre (RJDH)–La prolifération des salles de vidéo dans la ville de Berberati (ouest) et leur ouverture anarchique, constituent l’une des causes de la mauvaise fréquentation scolaire des enfants. Le constat a été fait par Fulbert Yaguina, commissaire adjoint de la police de cette localité, dans un entretien avec Radio Zoukpana.


 Fulbert Yaguina explique que lors d’une réunion avec les responsables de ces ciné-vidéo au mois d’octobre dernier, il était convenu que les heures d’ouverture et de fermeture des salles soient fixées de 14heures à minuit, afin de permettre aux enfants d’aller à l’école le matin. Malheureusement, ces principes n’ont jamais été respectés.


Selon lui, les agents de la police n’ont pas bien veillé à l’application de cette décision, c’est pourquoi ce phénomène est revenu et détourne les enfants du chemin de l’école, à cause du fait que les salles de vidéo s’ouvrent très tôt. « Certains enfants trompent leurs parents en faisant semblant d’aller à l’école ; mais ils se retrouvent dans les salles de cinéma», a indiqué Fulbert Yaguina.


Bernard Bogongon, un parent d’élève témoigne que chaque matin, son enfant se rend à l’école. Mais il se dit étonné d’apprendre par l’intermédiaire de son voisin que celui-ci se trouvait chaque jour au cinéma.


Pour Fulbert Yaguina, une série de patrouilles sera organisée dans la ville pour vérifier si les heures d’ouverture et de fermeture des salles de ciné-vidéo et sanctionner ce qui ne respecteraient pas cette décision.

 

 

 

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