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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 03:02

 

 

 

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Réseau des journalistes pour les Droits de lhomme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Mboki : Deux éléments de la LRA se sont rendus

Mboki, 24 mai (RJDH) – Deux jeunes, dont l’un âgé de 25 ans et l’autre d’environ 17 ans,  se réclamant de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony,  se sont rendus le 22 mai dernier aux Forces armées centrafricaines (FACA), à 3 kilomètres de la ville de Mboki, a rapporté ce matin le correspondant de RJDH sur place.

Selon les informations rapportées par le correspondant, les deux jeunes se sont rendus aux éléments des FACA qui assuraient la sécurité d’un véhicule de transport en commun, en provenance de Bangui et à destination de Mboki.

Après s’être présentés à ces militaires centrafricains, ces jeunes se sont rendus. Ils ont ensuite demandé aux soldats de les accompagner pour récupérer les armes qu’ils avaient cachées non loin de la route. Deux armes automatiques de marque AK-47 et des chargeurs garnis ont été récupérés.

Selon un officier de l’armée centrafricaine contacté par notre correspondant, ces deux éléments ont été maintenus à la base des FACA à Mboki, le jour de leur reddition, avant d’être remis ce mercredi à l’armée ougandaise. Ils ont été ensuite transférés à Obo, puis à Nzala, au Sud-Soudan, où se trouve l’Etat-major des forces de l’Union Africaine de lutte contre la LRA.

D’après les explications du colonel Milton, des forces ougandaises, interrogé par Radio Zereda à Obo, les deux jeunes auraient affirmé s’être évadés lors d’une attaque de l’armée ougandaise contre une de leur base, le 4 mai dernier, sur le territoire centrafricain. Ces deux combattants sont de nationalité ougandaise.

 

Ndélé : 7 véhicules interceptés par des hommes armés

Ndélé, 24 mai (RJDH) – Sept véhicules, en provenance de Bambari et à destination du Soudan, ont été interceptés hier par deux hommes armés, non identifiés, à 80 kilomètres de la ville de Ndélé, a rapporté le correspondant du RJDH.

Les chauffeurs de chaque véhicule ont été contraints de donner une rançon de 150 000 FCFA aux malfrats avant d’être libérés, a rapporté le correspondant. Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée.

Selon Salé Ibrahim, un des conducteurs, ces hommes ont pris, en plus de l’argent,  cinq vélos, des cartons de biscuits et d’autres marchandises.

Cependant, le même conducteur a révélé aussi que deux autres véhicules, en provenance de Ndélé et à destination de Bambari, ont été également dépouillés par ces bandits.

 

Kaga-Bandoro : Tentative d’explication sur l’affaire des produits PAM

Kaga-Bandoro, 24 mai (RJDH) – Le préfet de la Nana-Gribizi, Augustin Yangana Yaoté, a présenté ce matin un échantillon des produits PAM, présumés avariés et distribués il y a deux semaines à la population, à la mission conjointe PAM/gouvernement arrivée ce matin à Kaga-Bandoro, a rapporté le correspondant du RJDH sur place.

« Nous croyons que c’est une erreur qui s’est produite, car nous ne pouvons pas remettre en cause le partenariat qui existe entre le Programme alimentaire mondial et la Centrafrique, qui date de 1969 », a déclaré le préfet. Il a fait savoir que les explications données par les responsables du PAM sur cette affaire sont  convaincantes en ce qui concerne une partie des produits.

Par contre, a-t-il dit, « nous croyons que la date de péremption du 23 janvier 2012 marquée sur les bidons d’huile ne peut être appréciée de la même façon que les sacs de farine de maïs dont la cause de dommage est la moisissure liée à un problème de stockage », a-t-il relevé.

De son côté, Edouard Mézéimana, directeur adjoint du PAM et membre de la délégation, défend son organisation. « Notre mission est de lutter contre la faim et d’apporter une aide aux personnes vulnérables. Le problème des produits avariés se situe au niveau des capacités de conservation des véhicules de transport », a-t-il indiqué.

Patrick Badilou Gnabodé, inspecteur central du ministère de l’Intérieur, s’est félicité de la vigilance de la population et des autorités locales, qui a permis de déceler rapidement cet incident.

D’après les informations, un échantillon de ces produits devrait être acheminé à Bangui pour analyses scientifiques. Signalons qu’un comité de suivi de cette affaire a été mis en place. Il est composé du préfet de la Nana Gribizi, du député de Kaga-Bandoro 1, du sous-préfet de la même ville, du chef de secteur sanitaire de Kaga-Bandoro, du commissaire de police et du maire.

 

Mbaïki : Le paludisme, première cause de mortalité dans la Lobaye

Mbaïki, 24 mai (RJDH) – Le paludisme constitue la première cause de mortalité dans la préfecture de la Lobaye, en 2011, a indiqué le Dr Elisée Tézo, médecin en chef du district sanitaire de Mbaïki, a rapporté ce matin Radio Songo.

Cette constatation a été faite, hier lors de la présentation du bilan annuel de la situation sanitaire dans la Lobaye. Selon le médecin, le district sanitaire de Mbaïki a enregistré en 2011 plus de 60 000 malades, dont plusieurs décès attribuables au paludisme.

En dehors du paludisme, il y a aussi les difficultés liées à la prise en charge du VIH/sida. Le Dr Tézo mentionne le manque de médicaments antirétroviraux, la malnutrition chez les malades du sida en 2011 et le dysfonctionnement des centres de gestion de ces médicaments.

Selon le médecin, le district sanitaire de Mbaïki envisage, pour l’année 2012, d’intensifier la surveillance épidémiologique, d’augmenter la couverture médicale et de redynamiser le centre de santé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:23

 

 

 

 

 

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François Bozizé le patron du KNK heureux lui-même avec dans ses bras une brave militante KNK aux cheveux orange

 

 

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     le PAN Célestin Leroy Gaombalet alias Gaou la fumée en pleine exhibition

 

 

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   la ministre du tourisme Sylvie Mazoungou ici en galante compagnie et aux anges

 

 

 

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          la ministre du tourisme Sylvie Mazoungou, ici en orange et en plein délire

 

 

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                le rejeton Francis Bozizé avec l'ex-PM Elie Doté, aussi de la fête

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:09

 

 

 

 Amnesty International logo

 

Bangui, 23 mai 2012 (C.A.P) – Au même moment où paraît le rapport annuel d’Amnesty International dans lequel le régime de Bozizé est encore pointé du doigt quant aux violations des droits de l’homme, une délégation de la célèbre ONG de défense des droits de l’homme conduite par M. Godfrey Byaruhunga effectue une visite de travail en RCA jusqu’au 17 juin 2012. L’ONG a ciblé l’extrême Est (Obo) et le Nord (Ndélé et Birao) de la RCA afin d’enquêter sur la situation des réfugiés, des personnes déplacées et des droits de l’homme.

Amnesty International envisage également de s’entretenir entre autre avec le Médiateur de la République et de s’informer et faire le point sur les allégations sur les exactions contre les populations de l’arrière-pays souvent attribuées aux forces de défense et de sécurité. M. Godfrey Byaruhunga souhaite que prenne rapidement fin le conflit armé en Centrafrique.   

 

 

Amnesty International et la RCA : " la population victime d'atteintes généralisées aux droits humains"

Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Mai 2012 07:28

« La République centrafricaine est toujours en proie à un conflit impliquant de nombreux groupes armés et la situation des droits humains reste très préoccupante. La population est victime d’atteintes aux droits humains généralisées – homicides illégaux, enlèvements, actes de torture et violences sexuelles (y compris viols) notamment.

C’est ainsi qu’on peut résumer le constat de Amnesty International fait sur la RCA. Près de 3 pages sont consacrées à la Centrafrique dans son rapport 2012 rendu public ce jeudi 24 mai 2012.

Le rapport note que des groupes armés ont perpétré en toute impunité des exactions à l’encontre de la population civile dans une grande partie des zones au conflit. Des civils ont été tués ou blessés, des femmes et des jeunes filles violées, et des maisons, des réserves de nourriture et des commerces pillés et détruits.

En raison du niveau d’insécurité, il était difficile pour les organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, de recueillir des informations sur ces exactions. Le rapport mentionne que l’APRD (Alliance des patriotes pour la restauration de la démocratie – mouvement déclaré dissoute récemment) avait exécuté 5 personnes déclarées coupables de sorcellerie par des tribunaux populaires gérés par le groupe armé.

Mention est faite également des accusations de viols, meurtres, pillages et extorsion de fonds portées contre la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) dans le nord-est de la RCA. En septembre, des combattants de la CPJP ont tué 7 personnes parmi lesquelles un représentant de l’Etat à Bria.

Amnesty fait mention par ailleurs d’une centaine d’attaques perpétrées par la LRA (Armée de résistance du seigneur), l’occupation de la ville de Nzako en février pendant plusieurs heures, le rapt de nombreux civils, la mort dans une embuscade, du médecin de Zémio et de son chauffeur. La LRA est aussi indexée, en même temps que d’autres mouvements, au sujet de l’enrôlement des enfants-soldats. Toutefois, le rapport salue la démobilisation de 1300 enfants des rangs de l’APRD.

Au chapitre des libertés et de l’Etat de droit, Amnesty note que « des détracteurs présumés du gouvernement, ainsi que des collègues et des proches de ces personnes, ont été emprisonnés sur la base de fausses accusations ». Il s’agit de 11 personnes maintenues en détention, suite à l’incendie du Supermarché Rayan à Bangui en juin 2010, alors que la justice a ordonné leur libération. Elles ont toutes été inculpées d’incendie volontaire, d’incitation à la haine et d’association de malfaiteurs. L’organisation de défense des droits de l’homme les considère comme des prisonniers d’opinion.

Par ailleurs, plusieurs membres de l’opposition et au moins un journaliste se sont vus interdire de voyager à l’étranger, sans la moindre explication. Le rapport mentionne à ce sujet qu’« une tendance à l’autocensure prévaut dans les médias ».

Enfin, à propos des tortures et mauvais traitements, Amnesty fait remarquer que des membres des forces de sécurité ont été accusés de torture, mais que « le gouvernement n’a pris aucune mesure contre ceux qui avaient été visés par de telles accusations ».

 



Centrafrique : 5 morts dans des affrontements entre éleveurs peuls et villageois

 

Bangui24/05/12 14:05 - Cinq villageois ont été tués dans des affrontements intercommunautaires entre éleveurs et villageois dans la région de Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, a appris l'AFP jeudi de source de sécurité locale. 

Selon une source de gendarmerie s'exprimant sous couvert d'anonymat, "les affrontements entre villageois et éleveurs peuls à Batangafo durent depuis trois jours et ont fait cinq morts".

Ces violences se déroulent dans les villages de Bafondo, où deux personnes ont été tuées, et Gofo, avec trois tués, dont une femme. "Cela inquiète les autorités locales puisque ces affrontements se déroulent à moins de 10 km de Batangafo", a précisé la même source.

"Ces affrontements ont provoqué le déplacement de plus de 3.500 personnes qui se sont installées dans la ville même de Batangafo (...) en quête d'un éventuel hébergement et de vivres. Les structures d'accueil étant inexistantes, le retour des pluies pourrait les exposer à des maladies", a-t-elle ajouté. 

Selon une source administrative locale, "chaque année à la même période des heurts surviennent entre ces communautés, à cause de la présence des troupeaux de boeufs (...) qui dévastent les plantations. En représailles les autochtones abattent quelques boeufs, provoquant la colère des nomades".

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:08

 

 

 

 

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Un présumé rebelle de la LRA arrêté à Béma

Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Mai 2012 13:56

La gendarmerie de la localité de Béma située dans la sous-préfecture de Ouango Bangassou (Sud-Est) vient d’arrêter le 23 mai 2012, un  élément supposé appartenir à la rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.

Le présumé rebelle de la LRA se trouve ce jeudi dans les locaux de la brigade de recherches et d’investigation de Bangassou. L’information est confirmée par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité.

Les enquêtes sont en cours pour plus d’information sur ce présumé malfrat de la LRA. La LRA, une rébellion toujours active dans les régions sud-est de la République Centrafricaine, le Sud Soudan et la République Démocratique du Congo.

 

4 500 000 de FCFA détournés dans une coopérative agricole à Bozoum

Jeudi, 24 Mai 2012 13:54

Le phénomène de dilapidation des biens des coopératives agricoles prend de plus en plus de l’ampleur dans la région de Bozoum (nord). Le dernier exemple en date est celui du directeur de la coopérative de « Ry » qui a disparu le 23 mai 2012 emportant une somme de plus de 4 500 000 francs CFA. La coopérative en question compte une dizaine de groupements.

« Les fonds détournés sont issus de la vente des produits champêtres stockés chez ce responsable. Une fois les produits écoulés à Bangui, ce directeur mal intentionné s’est sauvé avec toute sa famille vers une destination inconnue », a expliqué au correspondant de Radio Ndeke Luka le président de cette coopérative.

« Pour l’instant, les membres de cette entité paysanne sont abandonnés à leur triste sort. Ils ne savent à quel saint se vouer notamment pour répondre aux besoins familiaux souvent exécutés après l’écoulement de leurs produits. Somme toute, une plainte a été déposée par ces membres au commissariat de police de la localité pour nécessités d’enquêtes», a-t-il précisé.

Il y a 3 mois, un autre  responsable de cette même région avait détourné les biens matériels et financiers de la coopérative dont il avait la charge.

 

NDLR : En bozizie, l’exemple venant d’en haut, le détournement des deniers publics est un sport national très apprécié, il n’y a donc rien d’étonnant d’enregistrer ce genre de chose.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:52

 

 

 

Djibril Bassolé et Sanogo 

 

 

OUAGADOUGOU AFP / 25 mai 2012 00h34 - Au moins 25 Burkinabè ont été tués entre mardi et jeudi lors d'affrontements intercommunautaires à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, a-t-on appris auprès du gouvernement burkinabè.

Un conflit intercommunautaire entre Peuls originaires du Burkina Faso et des Dogons maliens survenu dans le village malien de Sari (centre), à quelques kilomètres de la frontière, a fait 25 morts au moins côté burkinabè, a déclaré à l'AFP le ministre burkinabè de l'Administration territoriale, Jérôme Bougouma.

Ces affrontements entre agriculteurs dogons du Mali et éleveurs peuls originaires du Burkina ont entraîné un afflux de réfugiés peuls vers le Burkina, a indiqué le ministre.

Nous avons commencé à accueillir des centaines de réfugiés venant de Sari, a déclaré à l'AFP Abdoul Ouarma, correspondant de l'Agence d'information du Burkina (AIB) à Titao, dans la région nord-ouest du Burkina.

Entre 800 et un millier de Peuls se sont réfugiés dans des villages proches de la commune burkinabè de Banh, à 30 km du village de Sari, selon lui.

Les réfugiés expliquent que leurs domiciles ont été encerclés par les Dogons après que les Peuls ont protesté pour le fait que les agriculteurs dogons ont semé sur des périmètres réservés au passage des troupeaux d'éleveurs peuls, a rapporté le journaliste.

Il me semble que la chasse à l'homme se poursuit et nous risquons d'enregistrer davantage de réfugiés, a averti un responsable au gouvernorat de la région nord du Burkina.

Côté malien, le manque d'administration n'a pas permis de circonscrire le conflit, a souligné le ministre Jérôme Bougouma.

Du côté malien, on n'a pas d'interlocuteur afin de mener des négociations pour un retour au calme, toute l'administration est partie donc on se contente de dire aux réfugiés de ne pas aller lancer des attaques à Sari et de revenir s'installer au Burkina, a confirmé la source au gouvernorat.

Depuis fin mars, le Mali est coupé de fait entre le Sud contrôlé par le pouvoir de Bamako et l'immense région nord tenue par des rebelles touareg, des islamistes armés, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et divers groupes criminels.

Le conflit au Mali a envenimé les récriminations contre les populations burkinabè ou d'origine burkinabè, a expliqué le responsable régional. Il faisait référence à des allégations relayées au Mali sur la présence de ressortissants burkinabè lors d'affrontements récents entre des éléments de l'ex-junte et des fidèles du président Amadou Toumani Touré, renversé le 22 mars par un putsch.


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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:19

 

 

 

SARKODAFI

| Par Fabrice Arfi et Karl Laske

Il est l’un des hommes clés de l’affaire Kadhafi/Sarkozy. Ecroué en Tunisie depuis neuf mois, l’ancien premier ministre libyen Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui a reconnu avoir lui-même « supervisé » le financement occulte de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007, se retrouve aujourd’hui au centre d’un marchandage d’Etat. Menacé cette semaine d’une extradition rapide vers la Libye par le ministre tunisien de la justice, l’ex-chef du gouvernement libyen a fait l’objet de « pressions » pour livrer les secrets bancaires de l’ancien régime, selon l’un de ses avocats à Paris, Me Marcel Ceccaldi.

Alors qu’avocats tunisiens et français s’étaient disputé il y a quelques semaines le leadership de la défense de Baghdadi Ali al-Mahmoudi, ils sont désormais d’accord pour déjouer coûte que coûte le scénario d’une extradition précipitée.

Le chef des services secrets libyens, Salim El Hassi, accompagné d’un leader islamiste tunisien, a rendu visite, le 5 mai, à Paris, à Me Marcel Ceccaldi pour lui proposer une « négociation globale », incluant également le sort d’autres dignitaires en fuite, parmi lesquels Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, et Sabri Shadi, ancien dirigeant de la compagnie aérienne Afriqiyah Airways.

« Il y a quinze jours, le chef actuel des services de renseignements libyens, Salim El Hassi, est venu me rencontrer à Paris, avec son directeur de cabinet et un membre du bureau politique d’Ennahda, Saïd Ferjani. Ils sont descendus au Georges V et je les ai invités au Fouquet’s », explique Me Ceccaldi, qui a conservé la note de restaurant et les cartes professionnelles de ses visiteurs. « Ils m’ont dit : “Ne faites pas d’actions sur le plan international”, confie Me Ceccaldi. Ils demandaient que le premier ministre livre les clés des comptes libyens à l’étranger. »

Salim El Hassi, opposant historique à Kadhafi ayant participé dans les années 1980 à une tentative de coup d'Etat contre le dirigeant libyen, a été nommé en février dernier par le Conseil national de transition (CNT) à la tête des services secrets du pays. En déplacement à l’étranger, selon le CNT, il n’a pu être joint par Mediapart. Saïd Ferjani est de son côté un pilier du parti islamiste Ennahda, qui détient en Tunisie les portefeuilles de premier ministre et ministre de la justice.

Contacté jeudi 24 mai par Mediapart, M. Ferjani a confirmé les « discussions officieuses » révélées par l’avocat parisien. « C’est une discussion entre la partie libyenne et Me Ceccaldi. J’ai essayé d’être une catalyse entre ces gens. Les Libyens voulaient récupérer l’argent de M. Baghdadi, qui appartient à l’Etat libyen. C’est tout à fait légitime. M. Ceccaldi a des informations sur ce sujet. Les gens qui font partie de l’ancien régime sont assez dangereux et ils ont de l’argent. Les Libyens veulent que ces gens-là cessent de causer des problèmes. C’est un problème de sécurité », assure le responsable islamiste tunisien.

Confusion au sommet en Tunisie

MeCeccaldi assure avoir indiqué à ses interlocuteurs que le déblocage des fonds libyens ne dépendait pas du bon vouloir de l’ancien premier ministre incarcéré, mais de celui des Etats occidentaux qui en sont à l’origine. Il leur a, en revanche, demandé la libération de Baghdadi Ali al-Mahmoudi, ainsi que la levée du mandat d’arrêt visant Bachir Saleh. Selon l’avocat, le représentant du parti Ennahda, Saïd Ferjani, par ailleurs conseiller du ministère de la justice, a rendu visite dès son retour en Tunisie à l’ancien premier ministre libyen en prison.

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 Baghdadi Ali al-Mahmoudi,   « Oui, je l’ai vu en détention, confirme M. Ferjani. M. Baghdadia menacé plusieurs fois de se suicider. Il a aussi essayé de s’échapper de la prison et ce n’est pas acceptable. Quant à son extradition, les Tunisiens ont eu des garanties sur les droits de l’homme en Libye. Il paraît que la situation n’est pas aussi mauvaise que certains le craignent. »

De fait, quelques jours après la visite de M. Ferjani en prison, le ministre de la justice tunisien, Noureddine Bhiri, lui aussi membre d’Ennahda, annonçait l’extradition imminente de l’ancien dirigeant libyen. Il a ainsi fait savoir, le 22 mai, à l’agence Reuters, que « le gouvernement a décidé l’extradition de M. Mahmoudi et qu’il restait juste quelques formalités à effectuer ».

Mais l’information a été contredite dès le lendemain par les porte-parole du président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, issu du parti Congrès pour la République. La présidence reconnaît avoir en effet donné son aval pour l’extradition, mais elle assure qu’elle ne sera mise en œuvre que « sous réserve de certaines garanties ». Une façon de temporiser et de calmer l’opposition à cette extradition, dénoncée par plusieurs associations de défense des droits de l’homme compte tenu de l’instabilité institutionnelle de la Libye. 

« L’ancien premier ministre m’a dit : “Ils ne me veulent pas en tant que personne physique mais pour les dossiers que j’ai”, explique de son côté Me Mabrouk Kourchid, avocat de l’ancien premier ministre libyen à Tunis. Il y a une volonté internationale de l’incarcérer. Nous sommes très inquiets. Nous craignons, comme des organisations des droits de l’homme l’ont souligné, qu’une fois extradé, il soit torturé, tué ou exécuté. Jusqu’à présent aucun pays n’a encore extradé d’agent de Kadhafi. »

Le 25 octobre dernier, l’ancien premier ministre avait publiquement déclaré devant la cour d’appel de Tunis  : «Oui, en tant que premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli, des fonds ont été transférés en Suisse et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne et n’a cessé de le répéter à certains intermédiaires », selon l’un des avocat présents, Me Mehdi Bouaouaja.

Un autre avocat présent à l’audience, Me Slim Ben Othman, a précisé à Mediapart : « Baghdadi Ali al-Mahmoudi a dit avoir remis à une délégation française envoyée par Sarkozy de l’argent, beaucoup d’argent, des millions d’euros en liasses de billets. Il a des documents comptables. On ne remet pas des millions d’euros sans aucune signature. »

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 23:06

 

 

 

 

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Centrafric Matin : Monsieur Christophe Ndouba, Bonjour. Le président François Bozizé tend la main à l’opposition qu’est-ce que vous en pensez ? Et quelle est la position du MLPC votre parti ?

Christophe Ndouba : Je suis au regret de constater que ce que vous appelez « main tendue » n’est qu’un exercice au forceps auquel Bozizé s’astreint la corde au cou. A la lumière de sa prestation le 15 mai dernier au Palais de la Renaissance, il n’y a aucune ambigüité à ce constat car l’initiative ne vient pas de son tréfonds. Le MLPC ne pense pas autre chose que ce que je vous dis.

 CM : Après un an et deux mois du deuxième quinquennat du président de la République quel bilan à mi-parcours faites-vous aujourd’hui ?

Christophe Ndouba : Ici encore, je suis au regret de constater comme beaucoup de Centrafricains que non pas à mi-parcours mais au 1/5ème de son mandat, le bilan est des plus catastrophiques. Le paiement du salaire - à quelques 20 mille fonctionnaires sur 4 million d’âme - qui est l’arbre qui veut cacher la forêt de la misère, n’arrive plus à cacher la crise de la viande, des denrées de première nécessité et la flambée de leurs prix, la rareté des aliments de base sur toute l’étendue du territoire, l’état de délabrement des infrastructures routières, l’absence chronique d’eau potable et d’électricité, etc. La famine est là et un drame s’annonce à l’horizon. Malheureusement nos gouvernants n’en n’ont pas conscience et jouent à l’autruche, englués dans les scandales politico-financiers.

CM : Beaucoup de gens pensent que la RCA traverse une crise socioéconomique, voire institutionnelle ; partagez-vous cet avis ?

Christophe Ndouba : Je suis tout à fait d’avis eu égard aux éléments que je viens d’évoquer auxquels je peux rajouter le manque de confiance des bailleurs de fonds résultant de l’auto proclamation de Bozizé comme unique gestionnaire de la super structure de l’Etat Centrafricain et ses démembrements.

 CM : Quelles sont les pistes de solutions que le MLPC peut proposer pour une sortie de crise ?

Christophe Ndouba : La RCA appartient à tous ses filles et fils. La prétention à se replier exclusivement sur son ethnie et/ou son clan pour régner sur 4 millions d’âmes est la pire des visions. Il est impératif de prendre en toute humilité, sincérité et honnêteté langue avec les compatriotes organisés et reconnus afin de parler du pays qui est aux bords du précipice. Je suis convaincu que d’une telle rencontre jailliront les solutions que chacun a dans un coin de sa tête. Se refuser à cet exercice est suicidaire et irresponsable en l’état actuel du pays.

 CM : Pourquoi ce silence assourdissant du MLPC par rapport à l’arrestation de César Achellam, le N°4 de la LRA de Joseph Kony ?

Christophe Ndouba : Qui ne dit rien consent ! Tout ce qui concoure au bien-être des populations et/ou du Peuple Centrafricain trouve l’assentiment du MLPC, parti des masses. Mais notre joie ne sera totale que le jour où le dernier élément de LRA sera capturé. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui et il faut savoir demeurer prudent car beaucoup de César Achellam sillonnent encore notre pays où Bozizé les a importés.

 CM : Le MLPC étant membre de l’international socialiste et ami du parti socialiste français attend quoi de la part de François Hollande pour l’Afrique en général et pour la RCA en particulier ?

Christophe Ndouba : Le MLPC attend de M. François Hollande qu’il aide l’Afrique en général, la Centrafrique en particulier à exister et à fonctionner comme un « Etat normal » c’est-à-dire de droit, respectueux des standards internationaux comme les autres et où la démocratie tient toute sa place. Son développement est à ce prix.

CM : La présence de Martin Ziguélé dans la campagne de François Hollande a défrayé la chronique à Bangui pourtant le MLPC est resté comme de marbre sur cette question. Qu’est ce qui justifie la présence de Ziguélé dans la campagne de François Hollande et le silence du MLPC ?

 Christophe Ndouba : Le MLPC est l’un des 177 pays membre de l’Internationale socialiste, parrainé par le PS français. Le Président du MLPC a bien sa place aux côtés de ses camarades socialistes en France pendant leur campagne électorale. M. Tanor Dieng du Parti Socialiste sénégalais était aussi en France dans la même période sans que cela défraie des chroniques chez lui. Cependant, lorsque des Ouvriers et ouvrières d’un parti dont je tairai le nom passent le plus clair de leur temps en Chine, ça ne défraie pas les chroniques. Tout ça c’est de la diversion pour détourner l’opinion des problèmes graves du pays. On est décidément dans un pays bien singulier en Centrafrique.

Je vous remercie

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 22:03

 

 

 

 

Centrafrique-Bengassou 0

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Un sujet anglais en prison pour l’affaire safari de Bakouma

Bangui, 23 mai (RJDH) – Selon les informations publiées par le journal britannique, Daily Mail le 8 mai dernier, le manager  du Safari ‘’Cawa’’, David Simpson, a été également emprisonné avec son patron, dans l’affaire de meurtre de Bakouma.

Alors que l’on ne parle que du suédois Eric Mararv, accusé de meurtre de 13 personnes dans son Safari à Bakouma, le journal anglais révèle que David Simpson, manager  au sein dudit, vivait en République centrafricaine depuis deux ans. Il a été arrêté dans les mêmes circonstances que son chef  Eric Mararv, après la découverte de 13 victimes dans sa propriété.

Ces derniers et les autres  employés ont été inculpés pour meurtre à la maison et placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba. Les victimes seraient des chercheurs d’or, trouvées mort le 22 mars 2012 dans la région de Bakouma, dans l’est de la République Centrafricaine.

D’après l’avocat du suédois, Me Mathias Barthélémy Morouba, ce meurtre serait l’œuvre des rebelles de Joseph Kony et non de ses clients.

Le secrétaire général des parents des victimes de Bakouma, Jean Marie Nguewé, joint par au téléphone par le RJDH ce soir a indiqué la population est ‘’adoucie et rassurée de l’enquête et souhaite que justice soit rendue. « Mais les parents des victimes seront plus apaisés que lorsque le jugement sera délibéré par la justice avec des sentences », a-t-il souligné.

Bangui : Un élève magistrat a succombé suite à une brimade

Bangui, 23 mai (RJDH) – Les parents de l’élève magistrat décédé le 14 mai dernier à Bangui, des suites de brimade des instructeurs, ont refusé des obsèques officielles, proposées par  l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), a rapporté  ce matin Radio Notre Dame.

D’après les informations, la dépouille mortelle a été transférée de la morgue de l’hôpital général de Bangui, le samedi 19 mai 2012 dans la matinée, vers  Damara à 70 km de Bangui pour inhumation.

L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH), dont le défunt était membre, a  condamné cet acte, qu’il qualifie de « pratiques surannées »  dans une déclaration publiée le 15 mai dernier. Il faut signaler que jusqu’à ce jour, la direction  de cette institution se réserve de se prononcer sur cet incident.

Toutefois, le conseil exécutif de l’OCDH exige l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances de ce drame et établir les responsabilités, de sorte que les responsables soient jugés.

Rappelons que la victime a succombé après des brimades qu’elle a subies au lendemain de son entrée à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM), le 14 mai 2012.

Boali : Difficile de mettre en œuvre le programme PTPE

Boali, 23 mai (RJDH) – Le Programme de prévention de la transmission parent enfant (PTPE) du VIH Sida éprouve d’énormes difficultés, a constaté Radio ICDI.

La structure sanitaire de Boali n’est pas en mesure de répondre au défi qui est la rupture de la chaine de la transmission du virus mère enfant faute de moyen technique a diffusé la radio ICDI.

Angéline Yabingué, sage-femme diplômée d’Etat, responsable du PTPE, au centre de santé de Boali, explique que « lorsque les femmes arrivent au niveau du centre pour une consultation prénatale, on leur exige un test systématique dans les bilan prénataux. Si le résultat est positif, un suivi devrait être organisé jusqu’au moment de l’accouchement. La mère et l’enfant sont pris en charge ».

Elle a évoqué un manque d’outils de travail qui entrave la bonne marche de ce  centre. Angéline Yabingué a aussi expliquée que  certains pères de famille, à Boali, sont encore réticents au programme PTPE.

Obo : Les voyageurs désormais accompagnés par une équipe militaire

Obo, 23 mai (RJDH) – Tous les déplacements des habitants de la zone de Djéma et Zémio, seront désormais escortés par un une unité des forces conjointe de lutte contre l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony, a rapporté radio Zéréda ce matin.

L’annonce a été ce mercredi par les forces basées  à Djéma au cours d’une réunion qui avait pour but de définir une stratégie pour renforcer la sécurité de  la population.

Il a été décidé que les personnes qui souhaitent effectuer un déplacement sur une certaine distance pourraient se constituer en  groupe et se rapprocher de ces forces pour être accompagnées.

Signalons que 20 véhicules venus du Sud-Soudan sont arrivés dans la ville Djéma pour faciliter l’application de cette initiative.

Bangui : Un sentiment de peur chez les candidats aux examens de fin d’année

Bangui, 23 mai (RJDH) – Certains candidats aux examens de fin d’année affirment craindre les cas de corruption réputées pendants ces examens en République centrafricaine, a constaté le RJDH ce matin dans un micro ballade.

Plus de cinq candidats au baccalauréat interrogé ce matin dans la ville de Bangui ont exprimé leur inquiétude quant à leur chance d’être reçu à cet examen à cause de la corruption. « Ce qui fait certains candidats malheureux se suicident est le fait que certains de leurs camarade de classe les plus faible sont déclarés admis, appuyés par leurs parent qui leur achètent le diplôme », a expliqué un interviewé.

Jean Pierre Yafara, élève en classe de Terminale A 4’ au lycée de Miskine à Bangui déplore ce comportement fréquent pendant presque tous les examens.

Alexis Dinguivo, élève-professeur de français à l’Ecole normale supérieurs à Bangui a pour sa part condamné cette pratique. D’après lui la corruption défavorise les élèves qui ont la volonté mais qui n’ont aucun appui sur le plan social.

« Nous devons lutter contre la corruption, en vue de donner la chance à tous les candidat quelle que soit  milieu social », a-t-il dit. Et cette lutte devrait mobiliser toutes les composantes de la société centrafricaine, a-t-il ajouté.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 02:42

 

 

 

 

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Michel Koyt ici en galante compagnie au siège de l'UNESCO le 28/01/2012

 

Lorsque Michel Koyt, ministre, secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec le parlement et Abdallah Kadre, ministre délégué à la primature chargé de la bonne gouvernance ont été arrêtés le vendredi 9 mars 2012 à Bangui, et conduits à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale (SRI), police politique du pouvoir bozizéen, certains Centrafricains à Paris n’ont été que très peu surpris s’agissant du premier de ces deux ministres arrêté peu de temps après son retour de Paris où il a claqué du fric sans compter.

Quelques semaines auparavant, Michel Koyt avait en effet effectué un séjour dans un coûteux palace parisien à la fin du mois de janvier jusqu’à début février 2012, de retour d’un déplacement en Serbie en galante compagnie. Il avait été aperçu le samedi 28 janvier 2012 en train de siroter une coupe de champagne au cours d'une réception au siège de l'UNESCO avec à ses côtés une pulpeuse compatriote qu’il trimballait avec lui depuis son départ de Bangui pour une obscure mission.

Selon des informations recueillies par la rédaction de plusieurs sources concordantes, avant de regagner Bangui, la demoiselle qui tenait compagnie à l’ex-ministre Koytaurait effectué son shopping entre les quartiers Château Rouge et  le long du Boulevard Magenta à Paris pour la bagatelle de 15.000 euros soit environ 10 millions de F CFA, excusez du peu.

Mieux, le jour de prendre le vol d’Air France à l’aéroport Charles de Gaule pour Bangui, quelle ne fut pas la surprise des témoins de constater que tous les bagages de Koyt et sa compagne, composés de toutes leurs courses parisiennes, ont pu être embarqués sans la moindre difficulté, la totalité de cet impressionnant fret ayant été payée en excédant rubis sur l’ongle à la compagnie aérienne.

Sur place à Bangui, depuis l’octroi du prêt indien et la création de la société nationale des transports urbains (SONATU), l’ex-ministre Koytse serait attribué un salaire mensuel de 6 millions de F CFA. Logeant dans une maison sise au quartier dit des 36 villas, la SONATU lui octroyait des frais de logement de 750.000 F CFA outre les 400.000 F CFAqu’il percevait également par mois comme indemnités de logement en tant que membre du gouvernement et qui devaient lui servir seulement d’argent de poche. De même, en plus de la voiture ministérielle, la SONATU lui avait acheté une 4x4 Toyota PRADO toute neuve en sus de la Mercedes qu’il avait acquise auparavant mais sans doute en raison du mauvais état des routes de la capitale, un véhicule tout terrain était mieux.

 Autre embrouille. Tous les bus de la SONATU allaient prendre leur carburant à la station d’essence appartenant à Bozizéet située au PK 4 sur l’avenue Boganda. Total Centrafrique qui approvisionne cette station réclamerait à présent selon nos informations, la coquette somme de 84 millions de F CFA à la station donc au propriétaire qui naturellement n’est autre que le pompiste et président de la République François Bozizé. Depuis lors, ce sont des gendarmes qui gèrent les activités de la station.

Selon les informations émanant d’une source proche de la société nationale des transports urbains (SONATU) ayant requis l’anonymat, celle-ci aurait été victime d’un gigantesque détournement de fonds qui avoisinerait  les 3.900.000 eurossoit environ 2 milliards 600 millions de FCFA.

En outre, un fonds d’investissements indien destiné au financement d’une cimenterie en Centrafrique dont la première pierre avait été posée en 2010 par le général président pompiste François Bozizé, à Sangbi, située à 12 km de Bangui, déplorerait également la disparition somme de près de 19 000 000 millions d’eurossoit environ 13 milliards de F CFA, mais sans doute pas pour tout le monde ! Avec toutes ces sommes volatilisées, on ne voit pas comment la cimenterie aurait de toute façon pu fonctionner, la question de la source d’énergie mise à part.

On atterré de voir qu’à présent, ce prêt indien qui a été obtenu dans des conditions d’une opacité telle que ceux qui ont conduit les négociations, reçu et disposé des fonds à savoir, les ministres, Michel Koyt, François Bozizélui-même et son beau-frère Emmanuel Bizot, se rejettent les responsabilités et demandent maintenant à l’Etat centrafricain de rembourser.  

Depuis le samedi 10 mars 2012, les bureaux de la SONATU à Bangui ont été fermés et c’est la gendarmerie nationale qui a été chargée de gérer les quelques bus encore en circulation. Plus de huit (8) autres personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire outre Michel Koyt en charge de la création de la SONATU et Abdallah Kadre qui sont accusés de « détournement, complicité de détournement, faux et usage de faux ». Certaines personnes initialement arrêtées ont depuis été relâchées. Il se dit aussi à Bangui que l’ensemble des recettes des bus de la SONATU n’auraient jamais été encaissées par l’état.

Michel Koyt,ministre du secrétariat général du gouvernement et Abdallah Kadre,conseiller du premier ministre en charge de la bonne gouvernance, ont été limogés du gouvernement aux termes de deux décrets présidentiels de Bozizé qui se donne le beau rôle dans cette affaire alors que c’est un secret de polichinelle qu’il s’est bien servi en partie de ce prêt indien pour financer son hold-up électoral de janvier 2011. Du fond de sa geôle, Koyt crie, selon nos informations, sa volonté de faire éclater la vérité lors d'un procès qu'il réclame de ses voeux mais lui donnera-t-on cette chance?

 

Rédaction C.A.P

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:12

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Mai 2012 15:58

« Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pense que le général François Bozizé s’est livré, lors de sa rencontre avec les Forces vives de la Nation à un spectacle désolant. Il n’a jamais été ouvert à un dialogue dans le pays ». Ces propos sont tenus sur les ondes de Radio Ndeke Luka par Fleury Otto, Secrétaire Général de ce parti.

Selon Fleury Otto, le RDC, « à l’appel du Général François Bozizé pensait que l’ordre du jour devrait porter sur les questions essentielles liées aux préparatifs d’un dialogue digne de ce nom, des questions sur les préalables à observer, la plateforme, la date bref, les démarches à suivre. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. Bien au contraire, nous étions médusés par le monologue qu’a fait Bozizé. Un monologue qui ressemblait à des justifications d’une part, et des propos désobligeants à l’endroit des partis politiques de l’opposition d’autre part ».

Sur la question du dialogue proprement dite précise-t-il, « François Bozizé n’est pas toujours partant. D’ailleurs, les précédentes rencontres nationales avaient tout débattu sur les stratégies à mettre en place pour la marche du pays. A titre d’exemple, le dialogue politique inclusif de 2008 avait recommandé la mise en place d’un cadre permanent de concertation. Une résolution qui n’a jamais été exécutée ».

Fleury Otto poursuit qu’« avec toutes les crises qui ont émaillé le pays, comment le général François Bozizé pourrait attendre la visite à Bangui du président tchadien Idriss Déby Itno pour convoquer un dialogue ? »

Le Secrétaire Général du RDC conclut que ces contres vérités méritent d’être dénoncées afin d’éviter la confusion dans l’esprit de tout un chacun.

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