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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 11:27

 

 

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LIBREVILLE - AFP / 01 juillet 2010 00h37- La rébellion ougandaise de la LRA "crée les conditions d'une crise humanitaire" en Centrafrique, où elle mène depuis 2008 des attaques et enlèvements à l'origine du déplacement de quelque 15.000 Centrafricains, affirme une ONG dans un rapport obtenu mercredi par l'AFP.

"Les civils de l'est de la Centrafrique souffrent énormément en raison de la présence de la LRA", l'Armée de résistance du Seigneur, dont la première incursion dans le pays date du 25 février 2008, affirme l'ONG américaine Enough dans son rapport intitulé "Sur les pas de Kony: l'indicible tragédie en cours en Centrafrique" publié la semaine dernière et reçu à Libreville.

Responsable de nombreuses atrocités, la LRA est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda. Depuis 2005, elle s'est déplacée de cette région vers l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), le Sud-Soudan et l'est de la Centrafrique.

"La majorité des civils dans les préfectures du Haut-Mbomou (est de la Centrafrique) et du Mbomou (sud-est) sont à la merci de la LRA", dont "les attaques répétées (...) couplées à une réponse humanitaire terne créent les conditions d'une crise humanitaire", ajoute Enough.

Or, explique l'ONG, "à la différence de régions affectées de la même façon en RDC et au Soudan où des organisations internationales apportent un peu d'assistance, peu d'organisations travaillent dans cette région isolée de Centrafrique".

Enough affirme avoir documenté "57 attaques séparées de la LRA, 134 décès confirmés" depuis février 2008 et "plus de 500 personnes enlevées ces deux dernières années" sur la base d'entretiens de terrain, en mars, avec des témoins, autorités locales et coutumières, humanitaires et militaires ougandais déployés dans la région depuis décembre 2009. "Mais le bilan réel des morts est probablement beaucoup plus élevé", précise-t-elle.

En outre, selon elle, "près de 15.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, et plus de 5.000 Congolais vivent dans des camps de réfugiés".

Dans un rapport daté du 10 juin, également obtenu mercredi par l'AFP, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon accuse aussi la LRA d'être "responsable de nombreuses violations des droits de l'Homme" dans le Mbomou et le Haut-Mbomou.

Les rebelles ougandais y ont "au cours des derniers mois (...) mené à plusieurs reprises des attaques contre la population, tuant et violant, enlevant de nombreux civils et provoquant le déplacement de 700 à 1.000 personnes", déclare M. Ban, selon lequel entre février et avril, la LRA a perpétré "12 attaques au moins", causant 23 morts.

Enough appelle la Centrafrique à protéger ses ressortissants et les humanitaires à faire des efforts pour l'aide aux populations affectées.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 11:16

 

 

bongo_et_foccart_200_home.jpg

 

 

Appel à la manifestation du 13 Juillet 2010

18H00 Place de la République (angle bd Magenta)

 

50 ans de Françafrique, ça suffit !

Arrêtons le soutien aux dictateurs !

Soutenons les peuples africains !

 

Manifestons contre la Françafrique !

Place de la République, Paris le 13 juillet 2010, à 18H00

Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation de Tous les Sans papiers,

14 rue Baudelique, 18ème, Métro Simplon, (ligne 4)

 

 

Le 14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays africains défileront sur les Champs - Elysées, au côté des troupes françaises. Convoqués par Nicolas SARKOZY, les chefs d'État, amis de toujours de la France et des réseaux de la Françafrique : les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Biya (Cameroun) Bozizé (Centrafrique) seront présents dans la tribune présidentielle. 

 

Ceux-là, ainsi que d'autres dictateurs et putschistes, responsables pour certains du massacre d’une partie de leur population et du maintien de celle-ci dans la pauvreté, viendront s'assurer du soutien politique, économique et militaire et de leur enrichissement personnel auprès de leur ancienne puissance coloniale.

 

La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillée les ressources et utilisée les peuples comme réservoir de main d’œuvre, poursuit depuis 50 ans sa politique par tous les moyens, au détriment du développement des pays concernés, ce qui amène de nombreux africains à migrer pour nourrir leurs familles.

 

Dans la plupart des pays concernés, les gouvernements de la France ont éliminé ou se sont rendus complices des assassinats de leaders qui ont combattu pour l’indépendance de leur pays comme Patrice Lumumba, Medhi Ben Barka, Félix Moumié, Ruben Um Nyobé, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Farhat Hached…

 

Les autorités françaises ont mis en place des dictateurs, intégrés dans les réseaux de la Françafrique où ils côtoient l’Etat major de l’Armée, l’Elysée et des grandes entreprises comme Total, Bouygues, Bolloré, ou Areva. De l’Afrique de l’Ouest au Maghreb où Ben Ali et Mohamed VI prospèrent sur le dos de leurs peuples, l’héritage du colonialisme est toujours présent.

Aujourd’hui encore, la plupart des élections dans ces pays sont truquées, les opposants souvent emprisonnés, parfois torturés ou assassinés, par ceux là même qui défileront le 14 juillet 2010, avec la complicité des autorités françaises.

 

A cette politique françafricaine s’ajoute une agriculture exportatrice européenne et la recolonisation des terres qui détruisent les productions locales, accélèrent le réchauffement climatique et contraignent les paysans africains à fuir les campagnes ou à migrer vers l’Europe.

 

Cette "Europe Forteresse" qui fabrique des sans papiers, les exploite et les expulse sous couvert d'accords de réadmission codifiés dans la Directive Européenne de la Honte, au mépris de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

 

CONTRE :

·         Le soutien de la France aux  dictateurs  qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations ;

·         La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d'armes, et l'impunité de leurs auteurs et de leurs complices ;

·         La vie chère et la hausse des produits de première nécessité en Afrique ;

·         Le pillage du continent par les pays riches par le biais de leurs multinationales, de  la Banque Mondiale et du FMI ;

·         L'impunité,  la criminalité financière et les paradis fiscaux et judiciaires ;

·         La politique africaine de la France menée par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.

POUR :

·         La démocratie et des élections libres et transparentes ;

·         Le respect des droits humains ;

·         L'annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;

·         L'accès de tous à l'alimentation, à l’eau, à la santé, à l'éducation, à l'emploi, à l'habitat, et à la justice ;

·         Une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;

·         La régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour aller interpeller les dictateurs africains réunis à Nice le 31 mai, tous ensemble unis et déterminés dans un combat commun ;

·         La fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.

 

Nous, organisations françaises et africaines, exigeons un partenariat entre l’Europe et l’Afrique pour le développement et l'émancipation de l'Afrique hors de la tutelle du gouvernement français.

Manifestons contre la Françafrique ! Place de la République, Paris, le 13 juillet 2010, à 18 h00

Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation de Tous les Sans papiers, 14 rue Baudelique, 18ème, Métro Simplon, (ligne 4).

 

Manifestons contre la Françafrique !

Place de la République, Paris le 13 juillet 2010, à 18H00

Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation de Tous les Sans papiers,

14 rue Baudelique, 18ème, Métro Simplon, (ligne 4)

 

Premiers signataires :

 

Union des Populations du Cameroun, CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), CNR-MUN (Conseil National pour la Résistance - Mouvement Umnyobiste Cameroun/Allemagne), Mouvement panafricaniste de Munich (AK Panafrikanismus München),  Fédération Congolaise de la Diaspora, ACTUS / prpe ( Tchad), CAAC  Comores, Attac Gabon, PCOT, FTCR (Tunisie), La Voie Démocratique (Maroc) CORELSO, République Sahraouie, Collectif Gazy Tia Tanindrazana  (GTT) (Madagascar) , ARD (Alliance Républicaine pour le Développement ), Uguta-Toosa ( Djibouti) Sortir du Colonialisme, Survie, AFASPA, MRAP, Droits Devant, CEDETIM, IPAM, ACCA - Agir aujourd'hui contre le Colonialisme, Afriques en lutte, Respaix Conscience Musulmane (RCM), Réveil des Consciences, « 93 au cœur de la République » (Aubervilliers) L'Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT), Ministère de la Régularisation de Tous les Sans papiers, CNT, Union Syndicale Solidaires les Alternatifs, NPA,  P.I.R,  FASE, Parti de Gauche,  PCF, Les Verts

 

Contacts : Danyel DUBREUIL

Coordinateur des campagnes et des activités militantes : Association Survie

210, rue St Martin / 75003 Paris

Tél : 01 44 61 03 25  /  Fax : 01 44 61 03 20

jp.vanhoove@wanadoo.fr : 06 21 05 47 38

                                      

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 11:03

 

 

Boz-et-sa-soldatesque.jpg

 

 

Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la Torture

International Federation of Action by Christians for the Abolition of Torture

Federación Internacional de la Acción de los Cristianos para la Abolición de la Tortura

 

 

 

Paris, le 22 juin 2010

 

 

 

S.E.M. François Bozizé

Président de la République

 

Palais de la Renaissance

Bangui – République Centrafricaine

Fax : 00 236 05 56 20

 

 

 

Monsieur le Président,

 

La FIACAT, ONG internationale ayant statut consultatif auprès des Nations unies et d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, est préoccupée par les menaces d'arrestation qui pèsent sur Maître Symphorien Balemby, bâtonnier de l’Ordre des avocats de Centrafrique, recherché par les forces de police et dénonce les arrestations arbitraires de trois membres de son cabinet : Mme Albertine Balemby, M. Bienvenu Nganro et M. Prosper Gbangba.

 

Le 10 juin 2010, le cabinet de Maître Symphorien Balemby a été perquisitionné en son absence par des éléments de la gendarmerie nationale. Les trois membres du cabinet se trouvant sur les lieux ont été arrêtés et sont, depuis lors, détenus arbitrairement à la prison de Bossembélé. Ils auraient fait l’objet de mauvais traitements en détention.

 

La perquisition et les arrestations ont été opérées en violation des dispositions du Code de procédure pénale centrafricain et du principe d’inviolabilité des cabinets et domiciles des Avocats.

 

Maître Symphorien Balemby est désormais activement recherché par l’ensemble des forces nationales de défense et de sécurité.

 

Particulièrement préoccupée par la sécurité de ces avocats, la FIACAT vous demande de :

 

- garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Maître Symphorien Balemby, Mme Albertine Balemby, M. Bienvenu Nganro et M. Prosper Gbangba ;

 

- mettre un terme aux menaces publiques d’arrestation de Maître Balemby et d’engager, le cas échéant, une procédure judiciaire régulière à son encontre, conformément aux dispositions du code pénal et du code de procédure pénale, et lui garantir, en toutes circonstances, le droit à un procès équitable ;

 

- procéder à la libération immédiate de Mme Albertine Balemby, de M. Bienvenu Nganro et de

M. Prosper Gbangba en l’absence de charges à leur encontre ; le cas échéant, à leur garantir le droit à un procès équitable ;

 

- enquêter sur les actes de torture et peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants qui auraient été perpétrés à l’encontre de ces derniers à la prison de Bossembélé et poursuivre leurs responsables et auteurs.

 

Veuillez agréer, monsieur le Président, l'expression de notre plus haute considération.

 

Marie-Jo Cocher

Secrétaire exécutive

 

___________________________________________________________________________

 

27 rue de Maubeuge Tel : (33) 1 42 80 01 60

75009 Paris – France Fax : (33) 1 42 80 20 89

www.fiacat.org fiacat@fiacat.org

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:58

 

 

Massi.jpg

 

                                    Charles Massi 

 

 

HASSAN-Ousman-1-.jpg

 

                Hassane Ousman

 

LIBREVILLE (AFP) - 30.06.2010 16:22 - Le secrétaire général de l'ONU se dit "très préoccupé par la disparition de dirigeants politiques" centrafricains, citant Hassan Ousman (ex-rébellion) et Charles Massi (rébellion), et demande la lumière sur leur sort dans un rapport obtenu mercredi par l'AFP à Libreville.

Le secrétaire général de l'ONU se dit "très préoccupé par la disparition de dirigeants politiques" centrafricains, citant Hassan Ousman (ex-rébellion) et Charles Massi (rébellion), et demande la lumière sur leur sort dans un rapport obtenu mercredi par l'AFP à Libreville.

 

"Je reste très préoccupé par la disparition de dirigeants politiques, en particulier, alors que le processus de paix et de réconciliation nationale est encore fragile", déclare Ban Ki-moon dans ce document sur la situation en Centrafrique, daté du 10 juin, transmis au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

"Je demande aux autorités de la République centrafricaines de faire la lumière sur ces disparition et de demeurer fermement déterminées à assurer la sécurité des dirigeants politiques et militaires qui se sont joints au processus de paix et qui résident actuellement à Bangui", ajoute M. Ban.

 

Il évoque la disparition d'Hassan Ousman, chef du Mouvement national de salut de la patrie (MNSP, ex-rébellion) et membre d'un comité officiel regroupant les acteurs du processus de paix en Centrafrique, et celle de Charles Massi, chef du Forum démocratique pour la modernité (Fodem, parti d'opposition) et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, rébellion).

 

"En décembre, (...) Hassan Ousman a disparu de ses locaux situés sur la base de Bangui de la mission sous régionale de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax). Au moment de la rédaction du présent rapport, on ne savait toujours pas où se trouvait M. Ousman", indique Ban Ki-Moon.

 

La famille de M. Ousman et le comité officiel où il siégeait ont indiqué n'avoir eu aucune nouvelle de l'ex-chef rebelle depuis le 19 décembre 2009. Sa famille a indiqué que peu avant sa disparition, il avait "échappé de justesse à une tentative d'enlèvement" dans un quartier populaire de Bangui. Les autorités ne sont pas exprimées sur sa situation.

 

"En janvier 2010, l'ancien ministre et dirigeant du mouvement rebelle CPJP, Charles Massi, a disparu dans des circonstances mal connues", ajoute M. Ban dans son rapport.

D'après la famille et les partisans de M. Massi, il serait mort le 8 janvier 2010 des suites de tortures, après avoir été arrêté par le Tchad et livré à la Centrafrique en décembre 2009. Les autorités ont indiqué ignorer sa situation.

 

"Du fait de ces disparitions", souligne le secrétaire général de l'ONU, "les autres anciens dirigeants rebelles qui se trouvent à Bangui craignent de plus en plus pour leur sécurité, en particulier depuis que le gouvernement a essayé de les expulser de la base de la Micopax à Bangui où ils résident depuis qu'ils se sont joints au processus de paix" conformément à des accords entre leurs mouvements et Bangui.

 

© 2010 AFP

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 04:07

 

 

Sylvain-Ndoutingai.jpg

 

 Sylvain Ndoutingai le corrompu milliardaire

 ministre des mines du régime de Bozizé

 

 

APA-Ban­gui 29-06-2010 (Cen­tra­frique) Le chef de la Co­opé­ra­tion et des Ac­tions cultu­relles au­près de l’am­bas­sade de France à Ban­gui, Di­dier Nie­wia­dows­ki, et le Co­or­don­na­teur de l’Ini­tia­tive pour la Trans­pa­rence des In­dus­tries Ex­trac­tives (ITIE), Ro­bert Moïdo­ka­na, ont signé mardi une conven­tion d’un mon­tant de 36.749 euros soit 24.070.595 francs CFA, pour la mise en œuvre de l’ITIE.

Ce concours fi­nan­cier de la France per­met­tra l’ins­tal­la­tion de douze conseillers pré­fec­to­raux opé­ra­tion­nels dans les seize pré­fec­tures de la Ré­pu­blique Cen­tra­fri­caine, y com­pris la so­cié­té ci­vile, en vue d’une consul­ta­tion lo­cale sur les rap­ports de l’ITIE.

M. Nie­wia­dows­ki a dé­cla­ré que « cet appui fi­nan­cier don­ne­ra la pos­si­bi­li­té à la Ré­pu­blique Cen­tra­fri­caine d’être au ren­dez-vous du 20 no­vembre pro­chain, date à la­quelle l’ITIE in­ter­na­tio­nale va­li­de­ra l’ITIE de Cen­tra­frique ».

Il a in­di­qué qu’un ca­bi­net in­ter­na­tio­nal a été sé­lec­tion­né pour la pu­bli­ca­tion des rap­ports ITIE Cen­tra­frique concer­nant les an­nées 2007-2008-2009.

Le di­plo­mate fran­çais a par ailleurs rap­pe­lé que « sur le plan in­ter­na­tio­nal, c’est un pro­ces­sus qui a été mené dans plu­sieurs pays qui ont des in­dus­tries mi­nières ex­trac­tives. Mais, ce pro­ces­sus a connu des dif­fi­cul­tés et a dû mal à sur­mon­ter les obs­tacles ».

En 2009, l’am­bas­sade de France avait oc­troyé une aide de 10.000 euros à l’ITIE de Cen­tra­frique.

 

NDLR : Cette ITIE n'est autre chose qu'une véritable vache à lait pour l'indéboulonnable ministre des ministre des mines et argentier de Bozizé. Toutes ses déclarations et autres rapports sur l'ITIE ne sont que de pieux mensonges destinés à brouiller les pistes de sa prédation dans le domaine de l'exploitation des ressources extractives de la RCA. 

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 03:44

 

 

Ban-Ki-Moon-SG.jpg

 

 

(Xinhua) mardi 29 juin 2010 - Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, exhorte les dirigeants politiques de la République Centrafricaine (RCA) à accélérer les préparatifs des les élections présidentielles et parlementaires qui ont déjà été reportées plusieurs fois.

"Je demande au gouvernement de la République centrafricaine et à toutes les parties prenantes nationales d’accélérer la mise en oeuvre des recommandations du dialogue politique sans exclusive de décembre 2008, notamment celles concernant la sécurité et les groupes armés, et de continuer à être guidé par le même esprit de consensus et de consultation qui a caractérisé le dialogue", écrit Ban Ki-moon dans un rapport transmis au Conseil de sécurité lundi.

"J’encourage la Commission électorale indépendante à continuer son action avec le soutien d’experts nationaux et internationaux, en dépit des problèmes que pose l’organisation d’élections crédibles, transparentes et sans exclusive", a souligné le Secrétaire général de l’ONU.

Les élections présidentielles et législatives centrafricaines avaient été reportées sine die après avoir été convoquées pour le 23 avril puis le 16 mai 2010.

"J’ai pris acte de la décision consensuelle de reporter la tenue des élections ainsi que de l’adoption de deux amendements constitutionnels permettant au Président, François Bozizé, et aux membres de l’Assemblée nationale de rester en fonction après l’expiration de leur mandat", précise Ban Ki-moon dans le document.

Toutes les parties prenantes doivent "faire preuve d’un haut degré de responsabilité, respecter l’ordre constitutionnel et convenir ensemble des modalités qui permettront au processus électoral de progresser", relève M. Ban.

"Je souhaite insister sur le fait qu’il est essentiel que la Commission électorale indépendante arrête, dès que possible, un calendrier clair et réaliste pour les élections", a-t-il ajouté.

Afin d’assurer des élections crédibles et transparentes, le chef de l’ONU demande à la communauté internationale "de verser des contributions au fonds commun créé par le PNUD à l’appui des élections".

M. Ban se dit également préoccupé par "la lenteur de la mise en oeuvre des phases de désarmement et de démobilisation et de réintégration". Un nouveau retard pourrait se traduire "par des frustrations" chez les ex-combattants et conduire à la reprise du conflit.

Le Secrétaire général pointe également "la disparition de dirigeants politiques" et demande aux autorités de la République centrafricaine "de faire la lumière sur ces disparitions et de demeurer fermement déterminées à assurer la sécurité des dirigeants politiques et militaires qui se sont joints au processus de paix et qui résident actuellement à Bangui".

Le 25 mai dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution mettant fin à la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) le 31 décembre prochain. Le retrait graduel des composantes militaire et civile a commencé à la fin du mois de mai. La résolution 1923 prévoit la réduction des effectifs de la MINURCAT de 3.300 à 2.200 Casques bleus, 1.900 au Tchad et 300 en RCA, d’ici au 15 juillet.

(Xinhua)

 

NDLR : C'est un clair avertissement adressé par le Conseil de sécurité des Nations Unies au hors la loi Bozizé qui est en train de manoeuvrer de toutes ses forces pour jouer les prolongations au pouvoir, fort de la loi anticonstitutionnelle qu'il a réussi à faire voter à son profit prorogeant pour une durée indéterminée son mandat expiré depuis le 11 juin dernier. L'achèvement du DDR ne saurait donc constituer le prétexte derrière lequel Bozizé devrait se retrancher pour renvoyer les élections aux calendes grecques. On le voit, Bozizé ne cesse de jouer au chat et à la souris avec la communauté internationale qu'il accuse de soutenir l'opposition. A-t-il intérêt à continuer indéfiniment ce jeu ?  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 03:28

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

 Radio Ndéké Luka Mardi, 29 Juin 2010 15:12

 

Auguste BOUKANGA, président de l’Union pour la Renaissance et le Développement (URD) soutient ce mardi 29 juin,  la tenue des élections en 2010, et propose la date du 28 Novembre de la même année, pour le 1er tour de ces échéances électorales.

La proposition s’inscrit dans le cadre de la concertation entamée le lundi 28 juin, par la Commission Electorale Indépendante CEI, avec les acteurs de la vie politique centrafricaine, sur le nouveau chronogramme électoral.

Selon Boukanga, interrogé par Radio Ndeke Luka, le programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), que beaucoup d’Acteurs voudraient lier au processus électoral, est un faux problème.

Il précise qu’un ministre en charge de la question vient d’être nommé, ce qui permet à chaque institution (CEI et DDR) de fonctionner comme il se doit.

La suite du programme prévoit la rencontre de la même Coordination avec les pouvoirs publics.

Ces différentes rencontres devront permettre d’harmoniser les documents au sujet du processus électoral.

La date des élections groupées en Centrafrique est fixée au 24 octobre 2010. Une date que l’opposition avait déjà boudée après un double report.

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 14:23

 

 

onuweb.jpg

 

 

L'ONU demande l'accélération des préparatifs pour les élections

(Xinhuanet 29/06/2010)

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exhorte les dirigeants politiques de la République Centrafricaine (RCA) à accélérer les préparatifs des les élections présidentielles et parlementaires qui ont déjà été reportées plusieurs fois.

"Je demande au gouvernement de la République centrafricaine et à toutes les parties prenantes nationales d'accélérer la mise en oeuvre des recommandations du dialogue politique sans exclusive de décembre 2008, notamment celles concernant la sécurité et les groupes armés, et de continuer à être guidé par le même esprit de consensus et de consultation qui a caractérisé le dialogue", écrit Ban Ki-moon dans un rapport transmis au Conseil de sécurité lundi.

"J'encourage la Commission électorale indépendante à continuer son action avec le soutien d'experts nationaux et internationaux, en dépit des problèmes que pose l'organisation d'élections crédibles, transparentes et sans exclusive", a souligné le Secrétaire général de l'ONU.

Les élections présidentielles et législatives centrafricaines avaient été reportées sine die après avoir été convoquées pour le 23 avril puis le 16 mai 2010.

"J'ai pris acte de la décision consensuelle de reporter la tenue des élections ainsi que de l'adoption de deux amendements constitutionnels permettant au Président, François Bozizé, et aux membres de l'Assemblée nationale de rester en fonction après l'expiration de leur mandat", précise Ban Ki-moon dans le document.

Toutes les parties prenantes doivent "faire preuve d'un haut degré de responsabilité, respecter l'ordre constitutionnel et convenir ensemble des modalités qui permettront au processus électoral de progresser", relève M. Ban.

"Je souhaite insister sur le fait qu'il est essentiel que la Commission électorale indépendante arrête, dès que possible, un calendrier clair et réaliste pour les élections", a-t-il ajouté.

Afin d'assurer des élections crédibles et transparentes, le chef de l'ONU demande à la communauté internationale "de verser des contributions au fonds commun créé par le PNUD à l'appui des élections".

M. Ban se dit également préoccupé par "la lenteur de la mise en oeuvre des phases de désarmement et de démobilisation et de réintégration". Un nouveau retard pourrait se traduire "par des frustrations" chez les ex-combattants et conduire à la reprise du conflit.

Le Secrétaire général pointe également "la disparition de dirigeants politiques" et demande aux autorités de la République centrafricaine "de faire la lumière sur ces disparitions et de demeurer fermement déterminées à assurer la sécurité des dirigeants politiques et militaires qui se sont joints au processus de paix et qui résident actuellement à Bangui".

Le 25 mai dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une résolution mettant fin à la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) le 31 décembre prochain. Le retrait graduel des composantes militaire et civile a commencé à la fin du mois de mai. La résolution 1923 prévoit la réduction des effectifs de la MINURCAT de 3.300 à 2.200 Casques bleus, 1.900 au Tchad et 300 en RCA, d'ici au 15 juillet.

 

© Copyright Xinhuanet

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 01:58

 

 

bozize-stylise

 

 

 

Selon des informations crédibles et dignes de foi d’une source proche de la rébellion de la Convention Patriotique pour la Justice et la Paix (CPJP), de discrets contacts auraient actuellement lieu entre des responsables de ce mouvement armé et les autorités gouvernementales de Bangui afin d’entamer les négociations que la CPJP réclame de ses forces depuis un certain temps déjà, avant même la disparition de son chef, le colonel Charles Massi.

Ce mouvement armé qui se dit épris de paix, considère que Bozizé n’a pas d’autre alternative que de négocier avec lui pour trouver des solutions adéquates à la situation actuelle de vide constitutionnel que connaît la RCA afin que la sécurité et la paix reviennent dans le pays pour que les élections tant attendues puissent effectivement se dérouler dans la sérénité. La CPJP se pose donc dorénavant en force incontournable dans le processus de retour de la paix en Centrafrique et envisage sérieusement sa volonté politique de prendre part au programme DDR.

Après avoir fait le sourd et longtemps ignoré la CPJP, Bozizé est-il revenu à de meilleurs sentiments à l’égard de ce mouvement qui continue à lui donner du fil à retordre dans la région de Ndélé dans le Bamingui-Bangoran où, ces derniers temps, les éléments de la Garde présidentielle, mélangés aux Faca, sont tombés à plusieurs reprises dans des embuscades aux désastreuses conséquences pour les forces loyalistes dépêchées de Bangui.

Toujours selon nos informations, la CPJP aurait enregistré le ralliement de plusieurs dizaines de soldats de la garde présidentielle et des Faca ces dernières semaines. Beaucoup d’entre eux ont pris conscience de l’impasse de la solution militaire pour laquelle semble opter Bozizé et souhaitent vivement que des négociations aient lieu au plus vite pour un cessez le feu et une paix durable dans cette région. Bozizé a bénéficié ces dernières semaines d’un appui en armement de son parrain tchadien le président Idriss Déby à qui il avait dépêché un émissaire courant mai dernier. De même, on signale également l’arrivée à Bangui ces temps-ci de mercenaires sud africains.

Enfin, les éléments des Forces de maintien de la paix de l’Afrique centrale (FOMAC) doivent aussi être déployés dans les prochaines semaines dans la région de Ndélé à la demande des autorités centrafricaines qui ont obtenu récemment l’accord des pays de la CEMAC pour cela.

  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 01:39

 

 

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Conseil de sécurité  6345e séance – après-midi 28 juin 2010

 

CONSEIL DE SÉCURITÉ: LA REPRÉSENTANTE SPÉCIALE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL POUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ESTIME QUE LA SITUATION DANS LE PAYS A ATTEINT UN « STADE CRITIQUE »

 

Le succès du processus électoral et du programme de DDR « déterminera l’avenir du processus de paix », affirme Mme Sahle-Work Zewde

 

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Mme Sahle-Work Zewde, a estimé, cet après-midi devant le Conseil de sécurité, que la situation dans le pays avait atteint un « stade critique », où le succès du processus électoral et du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) « déterminera l’avenir du processus de paix ».

 

« Ces deux événements majeurs figurent parmi les recommandations clefs du Dialogue politique inclusif de décembre 2008 et sont considérés comme essentiels à une stabilisation durable de la République centrafricaine », a déclaré Mme Zewde, qui dirige également le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA).

 

Mme Zewde, qui présentait au Conseil de sécurité le rapport du Secrétaire général, le premier depuis la création du BINUCA, le 1er janvier dernier, a souligné que la situation politique, sécuritaire et socioéconomique du pays demeurait « précaire et marquée par de nombreux pièges et défis ». 

 

« La communauté internationale doit rester engagée à fournir un appui politique et financier solide à la République centrafricaine afin de lui permettre de relever les défis urgents de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue politique sans exclusive », a-t-elle assuré.  Plus que tout, un financement approprié doit être apporté au Gouvernement pour qu’il puisse être en mesure d’achever les processus électoral et de DDR, a-t-elle estimé.

 

Le Représentant permanent de la République centrafricaine auprès de l’ONU a, de son côté, observé que le rapport du Secrétaire général illustrait parfaitement le climat dans lequel se trouve actuellement son pays.  La mise en œuvre des recommandations du Dialogue politique sans exclusive n’a pas eu le succès escompté, a-t-il reconnu.  La sécurité sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine est « nécessaire pour mener à bien des élections justes et transparentes ».  Il a ainsi mis l’accent sur la nécessité de réussir le programme DDR, faisant remarquer toutefois que l’intervention de groupes rebelles ne facilitait pas le processus.

 

M. Fernand Poukré-Kolo a demandé plus de souplesse dans l’assistance apportée par la communauté internationale, rappelant que son pays était à la « croisée des chemins ». 

 

Dans son exposé, la Représentante du Secrétaire général a indiqué que le 29 avril, le Président de la République centrafricaine, M. François Bozizé, avait convoqué une réunion des parties prenantes nationales et des partenaires internationaux afin d’examiner la nouvelle crise du processus électoral.  Cette réunion, a-t-elle précisé, a abouti au report des scrutins présidentiel et législatif.  Lors d’une réunion le 14 juin, la Commission électorale indépendante, a-t-elle ensuite expliqué, a pu déterminer les dates des deux tours des élections, à savoir les 24 octobre et 19 décembre 2010.

 

Le succès de l’organisation des élections dépend, a-t-elle souligné, de la capacité de la Commission électorale à mener à bien sa tâche dans le cadre du calendrier établi et des fonds disponibles. 

 

Les estimations financières du processus électoral ont été révisées à la hausse lors de la réunion du 14 juin, a-t-elle dit, notant que le budget de l’organisation du scrutin s’établissait à 19,31 millions de dollars et celui de la numérisation des listes d’électeurs à 1,54 million de dollars, soit un total de 20,85 millions de dollars.  En tenant compte des contributions promises par l’Union européenne et le Fonds pour la consolidation de la paix, le manque à gagner s’élève à environ 7,5 millions de dollars, a-t-elle précisé. 

 

La Commission électorale indépendante a demandé la fourniture urgente de 3,5 millions de dollars pour lui permettre de conduire les opérations de recensement du 14 au 28 juillet, « ce qui est essentiel pour la mise en œuvre du calendrier électoral », a ajouté la Représentante spéciale.

 

En outre, 18 mois après l’établissement du Comité directeur du processus de DDR, les opérations de démobilisation et de désarmement affrontent toujours de « nombreux défis ».  Mme Zewde a néanmoins mis l’accent sur l’achèvement réussi de la deuxième phase de la campagne de sensibilisation des ex-combattants et des communautés d’accueil, qui comprenait également le déploiement d’observateurs militaires.

 

« Beaucoup reste à faire pour accélérer le processus », a-t-elle toutefois affirmé, notant que le processus de désarmement, démobilisation et réintégration d’environ 8 000 anciens combattants constituait une « condition sine qua non du succès du processus de paix et de réconciliation nationale » et de la « création d’un climat de sécurité propice au développement social et économique à long terme de la République centrafricaine ».

 

La Représentante spéciale a par ailleurs déclaré qu’en dépit de la situation politique et sécuritaire, l’exécution des 12 projets financés au titre de la première allocation de 10 millions de dollars s’était poursuivie, tandis que des projets ont été élaborés pour la mise en œuvre de la deuxième étape du Fonds pour la consolidation de la paix.

 

La Représentante spéciale s’est, enfin, déclarée « profondément préoccupée par la situation humanitaire », soulignant la nécessité pour la communauté internationale de renforcer l’aide internationale humanitaire aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux autres groupes vulnérables.

 

Pour sa part, le Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix (CCP), M. Jan Grauls (Belgique), a indiqué qu’il s’était rendu en mission à Bangui du 9 au 12 juin dernier, y rencontrant des membres du Gouvernement centrafricain, de la Commission électorale indépendante, du Comité de suivi du Dialogue politique inclusif, de la communauté internationale, ainsi que les hauts responsables et l’équipe pays de l’ONU, des représentantes d’organisations de femmes et des partenaires humanitaires.

 

S’agissant du processus électoral, il est important, a-t-il estimé, que les dates proposées par la Commission électorale indépendante soient validées d’urgence au travers d’un décret présidentiel, et ce, afin d’encourager la communauté internationale à « soutenir davantage le processus ».

 

En outre, M. Grauls a souhaité que le Conseil de sécurité « pousse davantage toutes les parties prenantes, notamment les groupes armés récalcitrants, à s’engager dans le processus de DDR ».  « L’écart nécessaire entre le démarrage des activités de la DDR et la tenue des élections pourrait devenir problématique, étant donné que certains dirigeants rebelles maintiennent l’espoir de participer à un gouvernement de transition dans un contexte où les élections ont été reportées au-delà du calendrier constitutionnel », a-t-il dit. 

 

M. Grauls a estimé qu’un « départ pur et simple » de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) de la région, « encline à des agitations internes et des retombées régionales », ne représentait pas une option « à cause du risque réel pour le pays de sombrer à nouveau dans le conflit ».  Si l’option régionale est retenue, un renforcement numérique et logistique important de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) sera nécessaire, a-t-il dit.  Cela ne sera possible qu’avec des mesures d’appui de la communauté internationale.  « Si la République centrafricaine a la vocation de servir d’exemple réussi en matière de transition du maintien à la consolidation de la paix, à court terme, cependant, l’importance du maintien de la paix ne doit pas être oubliée », a conclu le Président de la formation République centrafricaine de la CCP.



 

LA SITUATION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

 

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Rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et sur les activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays (S/2010/295)

 

Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, dans ce rapport, rend compte des faits survenus dans les domaines politique, socioéconomique et humanitaire et sur le plan de la sécurité et des droits de l’homme ainsi que des activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), depuis le 8 décembre 2009.

 

Le BINUCA a succédé au Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA) à compter du 1er janvier 2010. 

 

M. Ban décrit également les mesures prises pour mettre en place la structure et les effectifs nécessaires au fonctionnement du BINUCA ainsi qu’au processus d’intégration.

 

La situation politique en République centrafricaine depuis décembre a été caractérisée par les efforts réalisés pour appliquer les recommandations du dialogue politique sans exclusive de décembre 2008, notamment celles concernant le programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et la préparation et la conduite d’élections présidentielle et législatives transparentes et crédibles.

 

Depuis sa création, le BINUCA n’a cessé de jouer un rôle clef dans l’application des recommandations du dialogue politique sans exclusive.  Il a également cherché à renforcer l’action de l’ONU en République centrafricaine.  La préparation en cours du cadre stratégique intégré permettra à l’ONU de parler d’une seule voix, de partager une vision commune et d’adopter une approche cohérente et coordonnée à l’appui des efforts du pays pour faire face aux défis complexes et très divers auxquels il est confronté.

 

Le Secrétaire général encourage la Commission électorale indépendante à continuer son action avec le soutien d’experts nationaux et internationaux, en dépit des problèmes que pose l’organisation d’élections crédibles, transparentes et sans exclusive.  Il demande à la communauté internationale de continuer à appuyer le processus électoral en République centrafricaine.  Il exhorte les États Membres à verser des contributions au fonds commun créé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à l’appui des élections.

 

Il demande au Gouvernement de la République centrafricaine et à toutes les parties prenantes nationales d’accélérer la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique sans exclusive, notamment celles concernant la sécurité et les groupes armés, et de continuer à être guidé par le même esprit de consensus et de consultation qui a caractérisé le dialogue.

 

M. Ban souligne avoir pris acte de la décision consensuelle de reporter la tenue des élections ainsi que de l’adoption de deux amendements constitutionnels permettant au Président et aux membres de l’Assemblée nationale de rester en fonction après l’expiration de leur mandat.  Il exhorte toutes les parties prenantes nationales à faire preuve d’un haut degré de responsabilité à respecter l’ordre constitutionnel et à convenir ensemble des modalités qui permettront au processus électoral de progresser.  À cet égard, il juge essentiel que la Commission électorale indépendante arrête, dès que possible, un calendrier clair et réaliste pour les élections.

 

Le Secrétaire général demeure préoccupé par la lenteur de la mise en œuvre des phases de désarmement et de démobilisation du processus de désarmement, démobilisation et réintégration.  L’achèvement de ce processus contribuerait à la création d’un environnement propice à la tenue d’élections.  Tout nouveau retard pourrait se traduire par des frustrations chez les ex-combattants en attente d’être désarmés et une reprise du conflit.

 

Il reste également très préoccupé par la disparition de dirigeants politiques, en particulier alors que le processus de paix et de réconciliation nationale est encore fragile.  Il demande aux autorités de la République centrafricaine de faire la lumière sur ces disparitions et de demeurer fermement déterminées à assurer la sécurité des dirigeants politiques et militaires qui se sont joints au processus de paix et qui résident actuellement à Bangui conformément à la décision prise par le Comité de suivi, créé en vertu de l’Accord global de paix signé en juin 2008 à Libreville.

 

Il se félicite des efforts de démobilisation et de réintégration des enfants associés à des groupes rebelles et autres groupes armés.  Il importe toutefois de mettre fin à l’impunité persistante, qui perpétue un climat de violation des droits de l’homme, de corruption et de non-respect de l’état de droit.

 

Le Secrétaire général encourage enfin les acteurs régionaux à poursuivre leur coopération, notamment en matière de partage d’informations au sujet des événements ayant une incidence négative sur la sécurité dans la région. 

 

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