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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:52
Et si on arrêtait de récompenser les chefs des groupes armés en Centrafrique ? (Enough Project)

 

 

POINT DE VUE

 

Et si on arrêtait de récompenser les chefs des groupes armés en Centrafrique ?

 

Pour Nathalia Dukhan, de l’ONG Enough Project, les récompenses accordées aux responsables de violence, comme l’impunité rampante, alimentent un cercle vicieux d’instabilité.

 

Par Nathalia Dukhan  LE MONDE Le 20.02.2017 à 09h58

 

« Nous avons évité des massacres de masse, permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l’Etat centrafricain (…) », déclarait le ministre français de la défense, Jean-Yves le Drian en annonçant le succès et la fin de l’opération militaire française, Sangaris, en République Centrafricaine. C’était en octobre dernier et avec ce retrait, l’opération a emporté avec elle l’attention internationale, replongeant la Centrafrique dans l’abime de l’oubli.

 

Pourtant, depuis fin septembre, les civils vivent au rythme des massacres qui ont principalement lieu dans les régions du nord-ouest, du centre et de l’est du pays, des zones prises en otage par les groupes armés. Le bilan des affrontements de ces derniers mois est lourd. Au moins 287 civils ont été tués selon l’ONU, mais ce chiffre est largement sous-évalué puisque les groupes armés dissimulent le bilan de leurs exactions. Dans la capitale, Bangui, des regains de violence éclatent de manière sporadique et font toujours craindre le scenario de l’embrasement. En 2017, plus de 14 groupes armés contrôlent le territoire national. Dans les zones occupées, bourreaux et victimes cohabitent et des taxes sont prélevées, obligeant les civils à participer à la perpétuation des violences dans lesquelles elles sont les victimes principales.

 

Dans son récent rapport, le Secrétaire Général de l’ONU annonce, sans équivoque, que « les tensions ont été exacerbées en raison d’une absence de progrès tangible sur la résolution des causes profondes du conflit et par la position des leaders des groupes armés qui cherchent à renforcer leur pouvoir de négociation ».

 

L’instrumentalisation des violences sectaires

 

En 2014, au plus fort de la crise centrafricaine, le conflit avait pris l’allure d’une guerre civile entre communautés musulmanes et chrétiennes, ces dernières considérant les musulmans comme complices, actifs ou passifs, des exactions commises par les Seleka en 2013. La dimension sectaire du conflit se poursuit toujours et révèle que les leaders des groupes armés l’instrumentalisent pour servir leurs intérêts.

 

Pour justifier leur existence et obtenir le soutien populaire nécessaire, les chefs de guerre alimentent et coordonnent des actes de violence qui encouragent les membres des groupes ethniques ou religieux qui leurs sont les plus proche contre les autres groupes. L’instauration d’un climat de terreur crée, parmi les civils, le sentiment d’un besoin de protection qui amène les jeunes à rejoindre la lutte armée, et y rester aussi longtemps que l’insécurité persiste.

 

La menace permanente de coup d’Etat permet à ces leaders de renforcer leur pouvoir de négociation. Plus leur pouvoir de déstabilisation est grand, plus ils pourront accéder aux tables des négociations et obtenir des postes politiques stratégiques, des intégrations militaires et un maintien de la partition de facto. En réalité, ces leaders n’ont aucune intention de désarmer ou de perdre leurs sources d’enrichissement.

 

La dangereuse légitimation des groupes armés

 

Le président Touadera, avec le soutien de la communauté internationale, a fait le choix du dialogue avec les leaders des groupes armés en renonçant à une ‘chasse aux sorcières’ et en négociant un désarmement volontaire, validant ainsi la stratégie des éléments perturbateurs. Certains chefs de guerre, sous sanction de l’ONU, ont quant à eux déjà été récompensés. C’est le cas d’un chef anti-balaka notoire, Alfred Yékatom, surnommé ‘Rambhot’, qui a été élu député à l’Assemblée Nationale en faisant usage de menaces et d’intimidations. Fin 2016 pourtant, Yékatom avait toujours un important degré d’influence sur certaines milices.

 

Dès lors, il existe une croyance générale qu’être commandant d’un mouvement politico-militaire permet d’accéder à des fonctions officielles, voir même de prendre le pouvoir. Cet état de fait est renforcé par l’impunité rampante. Un récent rapport d’enquête de l’ONU indiquait qu’il existe des doutes sur « l’impartialité du système judiciaire et sur la volonté d’enquêter effectivement les crimes graves », une situation qui profite aux instigateurs de violence.

 

En outre, parmi les leaders de la Séléka, cette volonté persistante d’accéder au pouvoir s’est transformée en un véritable plaidoyer en faveur d’une sécession du pays. Le principal partisan est le groupe dirigé par le chef rebelle Nourredine Adam et par Michel Djotodia, ancien président et chef de la coalition Séléka. En octobre dernier, un document interne au groupe justifiait leur agenda en dénonçant une impossible cohabitation et incompatibilité entre population chrétienne du sud-ouest et les musulmans de la région du nord-est. Une logique qui emprunte la stratégie du « diviser pour mieux régner » mais sans autre fondement.

 

Vers une quête d’amnistie générale

 

Deux figures emblématiques continuent de jouer un rôle important dans les instabilités politico-militaires. Il s’agit de François Bozizé - président de 2003 à 2013, renversé en mars 2013 par Michel Djotodia, qui tentent ensemble de tirer leur épingle du jeu en sponsorisant l’action des factions armées.

 

Depuis 2015, les clans de ces deux hommes, frappés par des sanctions internationales, ont tenté à plusieurs reprises d’obtenir l’amnistie générale. En décembre dernier, invités dans le cadre de la médiation angolaise souhaitée par le président centrafricain, Nourredine Adam et plusieurs autres commandants de la Séléka se sont rendus à Luanda. Le rapport de la réunion, resté secret jusqu’ici, fait ressortir deux revendications majeures : « l’amnistie pour les crimes de guerre comme solution politique et juridique de la résolution des différends » et « un statut des anciens chefs d’Etat pour (leur permettre), sans exclusion, de bénéficier d’un statut et d’un rang protocolaire et cérémonial leur permettant de vivre dans leur pays », ce qui laisse entrevoir les mains invisibles des deux anciens présidents.

 

En l’absence de réponses politiques aux causes profondes du conflit, la menace d’un état de guerre permanente est réelle. Le climat d’impunité rampante, la légitimation de facto de l’action des leaders des groupes armés et les récompenses accordées aux responsables de violence alimentent un cercle vicieux d’instabilité. Tirer les leçons des trois années d’interventions internationales et française, en reconnaissant les échecs de l’approche actuelle, permettrait de sortir les Centrafricains de l’abime dans laquelle ils sont plongés.

 

Nathalia Dukhan, chercheuse et analyste pour l’ONG américaine Enough Project sur la République centrafricaine.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/20/et-si-on-arretait-de-recompenser-les-chefs-des-groupes-armes-en-centrafrique_5082264_3212.html#8qltjg2MymCpdF7w.99

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:25
Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA
Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA
Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA

 

Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA

 

Agence Belga, publié le 19 février 2017 à 23h37

 


(Belga) Cinq organisations internationales, dont les Nations unies, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), ont uni leurs voix dimanche contre le regain de violence en Centrafrique en lançant une mise en garde contre les groupes armés.

 

"Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu'ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires", écrivent-elles dans ce communiqué également signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elles saluent "l'action robuste" de la Mission des Nations unies (Minusca) "pour protéger les civils", dans ce communiqué daté de Libreville, Addis Abéba, Paris, Bruxelles et New York.

 

Un hélicoptère de la Minusca est "intervenu" le 11 février pour stopper des hommes armés d'une faction de l'ex-rébellion séléka qui avançaient vers la ville de Bambari (centre). Un chef milicien, considéré comme l'un des chefs influents du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), a été tué lors de cette opération, selon un de ses proches. "Les cinq organisations partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par le FPRC et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l'Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et des déplacements importants", souligne leur communiqué.

 

Des rebelles de l'UPC ont exécuté en décembre 25 personnes, selon un communiqué de Human Rights Watch (HRW) jeudi. Les cinq organisations saluent les "efforts du Président Faustin-Archange Touadéra visant à promouvoir durablement la réconciliation" ainsi que "l'Initiative africaine pour la paix et la réconciliation portée par l'UA, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et soutenue par l'Angola, le Congo et le Tchad". La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. (Belga)

 

 

Centrafrique : L'ONU et ses partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par les groupes armés

 

 le 20 Février, 2017 - 09:38

 

La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'Union africaine, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Union européenne (UE) et l'Organisation des Nations unies (ONU) sont profondément préoccupées par la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA), en particulier dans les préfectures de la Ouaka et de la Hautte-Kotto.

 

Les cinq organisations partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par le Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et des déplacements importants, aggravant ainsi une situation humanitaire déjà alarmante. Elles expriment leur profonde appréciation pour l'action robuste que la MINUSCA a prise dans le cadre de son mandat, pour protéger les civils et aider à mettre fin aux violences dans les zones menacées par les belligérants, et l’encouragent à persévérer dans ses efforts.

 

Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu’ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international. Elles saluent les mesures prises en vue du fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale.

 

Les cinq organisations partenaires rappellent que seul le dialogue, dans le respect scrupuleux de l’ordre constitutionnel et démocratique, permettra de trouver des réponses appropriées et durables aux préoccupations légitimes des différents acteurs centrafricains concernés. A cet égard, elles réitèrent l’importance que revêt l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation portée par l'UA, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et soutenue par l'Angola, le Congo et le Tchad. Elles expriment leur engagement à travailler ensemble à l’aboutissement de cette Initiative, en appui aux efforts du Président Faustin-Archange Touadéra visant à promouvoir durablement la réconciliation et une gouvernance inclusive dans le prolongement des conclusions du Forum de Bangui. Elles soulignent que les groupes armés qui se livreraient à de nouvelles violences courent le risque de s’exclure, d’eux-mêmes, de l’Initiative africaine et s’exposent à des sanctions internationales additionnelles.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:21

 

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a rendu le 1er février 2017 une décision aux termes de laquelle elle déclare non conforme à l’article 68 de la Constitution l’article 6 alinéa 4 dudit règlement qui stipule que » Tout candidat titulaire élu sous la bannière d’un parti politique et qui quitte son parti, est considéré comme démissionnaire après avis de la Cour Constitutionnelle sur saisine du parti politique concerné. Dans ce cas, il doit être remplacé par son suppléant qui est astreint aux mêmes obligations ».

 

La Cour Constitutionnelle de Transition s’appuie sur les dispositions de l’article 68 alinéas 2 et 3 qui énoncent:

 

« Chaque Député est l’élu de la Nation

 

Le mandat du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale, la démission, la radiation ou la déchéance dudit Député. »

 

Si l’argumentaire de la Cour Constitutionnelle de Transition paraît de prime abord séduisant, sa motivation ne résiste pas à une analyse approfondie.

 

En effet, il ne s’agit pas de dispositions nouvelles dans l’ordonnancement juridique national.

 

La Constitution du 27 décembre 2004 disposait déjà en son article 50 alinéa 2:

 

« Le mandat du député ne peut être écourté que par dissolution de l’Assemblée Nationale ou par la démission, la radiation ou la déchéance dudit député ».

 

Le Règlement Intérieur de la quatrième Législature avait aussi stipulé en son article 11 alinéa 4: « Tout candidat titulaire élu député, sous la bannière d’un parti politique et qui quitte son parti est considéré comme démissionnaire. Dans ce cas, il doit être remplacé par son suppléant qui est astreint aux mêmes obligations ».

 

Ce Règlement Intérieur a été reconnu conforme à la Constitution du 27 décembre 2004 par la Cour Constitutionnelle le 14 février 2006.

 

Il est aisé de relever à quelques nuances près, l’identité de ces textes et rien ne justifie le revirement spectaculaire opéré par la Cour Constitutionnelle de Transition.

 

La décision de cette Cour n’obéit pas aux valeurs morales qui sont le socle du Droit et ouvre la voie au « vagabondage » au sein de l’Assemblée Nationale.

 

Elle consacre l’instabilité au sein de l’Institution Parlementaire et favorise des pratiques contraires à l’éthique républicaine et à la bonne gouvernance.

 

Mieux, elle viole les engagements internationaux auxquels la RCA a librement souscrit.

 

Le Préambule de la Constitution du 30 mars 2016 « réaffirme son attachement… à la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance du 30 juin 2007″.

 

Il est mentionné à l’article 27 de cette Charte que : « aux fins de promouvoir la gouvernance politique, économique et sociale, les Etats parties s’engagent à :

 

l. Renforcer les capacités des parlements et des partis politiques légalement reconnus pour leur permettre d’assumer leurs fonctions principales ».

 

Or, en instituant un système qui favorise la transhumance au Parlement en s’abritant derrière une interprétation littérale erronée de la Loi Fondamentale, la Cour Constitutionnelle de Transition a sous-estimé le désordre institutionnel dont elle a pourtant mission d’épargner le pays.

 

Les partis politiques soussignés

 

Ne se reconnaissent pas dans cette décision injustifiée

 

Prennent à témoin le peuple centrafricain et la communauté internationale sur les conséquences d’une telle décision.

 

Useront de toutes les voies légales pour faire reconnaître leurs droits légitimes.

 

Bangui.ie 15 février 2017

Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 10:53
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

 

DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE, L'UNION AFRICAINE, L'ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE, L'UNION EUROPEENNE ET L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES

 

 

Libreville, Addis Abéba, Paris, Bruxelles et New York, le 19 février 2017: La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'Union africaine, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Union européenne (UE) et l'Organisation des Nations unies (ONU) sont profondément préoccupées par la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA), en particulier dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute-Kotto.

 

Les cinq organisations partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par le Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et des déplacements importants, aggravant ainsi une situation humanitaire déjà alarmante. Elles expriment leur profonde appréciation pour l'action robuste que la MINUSCA a prise dans le cadre de son mandat, pour protéger les civils et aider à mettre fin aux violences dans les zones menacées par les belligérants, et l’encouragent à persévérer dans ses efforts.

 

Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu’ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international. Elles saluent les mesures prises en vue du fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale.

 

Les cinq organisations partenaires rappellent que seul le dialogue, dans le respect scrupuleux de l’ordre constitutionnel et démocratique, permettra de trouver des réponses appropriées et durables aux préoccupations légitimes des différents acteurs centrafricains concernés. A cet égard, elles réitèrent l’importance que revêt l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation portée par l'UA, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et soutenue par l'Angola, le Congo et le Tchad. Elles expriment leur engagement à travailler ensemble à l’aboutissement de cette Initiative, en appui aux efforts du Président Faustin-Archange Touadéra visant à promouvoir durablement la réconciliation et une gouvernance inclusive dans le prolongement des conclusions du Forum de Bangui. Elles soulignent que les groupes armés qui se livreraient à de nouvelles violences courent le risque de s’exclure, d’eux-mêmes, de l’Initiative africaine et s’exposent à des sanctions internationales additionnelles.

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 22:49
Liste des candidats présélectionnés pour la fonction de Procureur Adjoint de la Cour Pénale spéciale
Liste des candidats présélectionnés pour la fonction de Procureur Adjoint de la Cour Pénale spéciale
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 22:39
CENTRAFRIQUE : L'INCOMPRÉHENSIBLE ÉNIGME SÉCURITAIRE par Bernard SELEMBY DOUDOU

 

 

 

La République centrafricaine s'est inscrite par la force des choses ou par mégarde dans la logique des défis. Après le défi électoral et le retour à l'ordre constitutionnel, le défi sécuritaire se présente avec acuité. Une bonne partie du territoire national est occupée par des groupes armés qui ne cessent de commettre des exactions et des actes ignobles sur de paisibles citoyens. Ces derniers temps, de violents combats internes ont opposé des groupes armés qui se discutent la paternité et le contrôle de la ville géostratégique de Bambari, précipitant ainsi l'entrée en guerre en tant qu'arbitre de la force de l'ONU qui s'est fait violence en appliquant enfin les résolutions des Nations Unies qui encadrent leur mission en Centrafrique.

 

Cette intervention de la Minusca fait l'affaire du groupe armé local c'est à dire de l'UPC. La population des zones occupées sont apeurées et transhument à la recherche d'un espace d'accueil sécurisé. Le citoyen lambda noyé dans cet incompréhensible énigme sécuritaire s'interroge et interpelle les dépositaires du pouvoir de l'Etat de rompre le mutisme complice, de se souvenir du serment constitutionnel prononcé le 30 mars 2016 et de remplir leur mission régalienne.

 

Nous comprenons ainsi que les pouvoirs des autorités de transition étaient limités dans le temps et dans l'espace. Mais ce pouvoir issu des élections est légitime, qu'attend t-il pour prendre des mesures qui s'imposent ? Le pouvoir a t-il mesuré la portée du concept sécuritaire ? À travers cette confusion, ce paradoxe, comment expliquer la cohabitation des forces de l'ONU avec une frange de groupe armé à Bambari ? Cette invasion ou occupation de la ville de Bambari par les groupes armés est-elle légitime ? Le fait de s'opposer à la partition du pays et d'être partisan du programme DDRR justifie sa protection ? Le pouvoir a t-il un contrat ou un agenda caché avec le groupe armé de Bambari ?

 

Si oui, quels sont les termes de ce contrat ? Ce groupe armé est-elle dispensé de toute poursuite pénale ? Les rebelles ont-ils le droit d'occuper indéfiniment une portion du territoire national ? Quel est le vrai mobile de cette guerre interne entre les groupes armés ? Quelle est la position du gouvernement par rapport à ce conflit ? Quels sont les enjeux et les objectifs finaux ? Est-ce pour faire de la ville de Bambari la capitale de la supposée et fameuse République du Logone ? A qui profite cet imbroglio ? Les intérêts économiques se sont-ils invités à la crise ? L'invasion chinoise sur le marché économique centrafricain au détriment de nos traditionnels partenaires est-elle un début d'explication à cette crise ?

 

Nous appelons par la même occasion les forces de l'ONU d'arrêter l'hypocrisie car si elles peuvent définir une ligne rouge ou jaune autour de la ville de Bambari, qu'est-ce qui les empêche d'en faire autant à l'échelle nationale pour agréger la souffrance des centrafricains ? Au passage, nous nous interrogeons sur le programme DDRR, où est-ce qu'ils en sont ? A qui profite la lenteur du programme DDRR ? La caisse à outils du pouvoir ne contient que le programme DDRR comme solution à la crise centrafricaine ? S' agissant des affaires connexes, quel est actuellement le sort de l'union sacrée ? Quelle est actuellement le sort de la rupture comme nouveau concept dans le vocabulaire centrafricain ?

 

Dès lors que notre mathématicien n'a pas compris les formules de l'équation, alors il ne pourra jamais le résoudre. En stoppant l'avancée des groupes armés sur Bambari, la Minusca a montré la voie qui devrait être la sienne comme solution idéale pour résoudre la crise centrafricaine. Fort de ce qui précède, le pouvoir n'arrête pas de bagayer, de tituber, de s'enliser laissant le terrain libre à la naissance d'un front commun des partis politiques contre l'insécurité.

 

Les partis politiques se sont réveillés du long sommeil mais est-ce une manière de renier l'union sacrée ? Il faut souligner que l'imbroglio sécuritaire n'est pas seulement l'affaire du pouvoir public, qu'a fait l'opposition pour contribuer à cette impasse sécuritaire ? Qu'a fait le parlement ? Chaque parlementaire attend que sa circonscription électorale soit attaquée pour vociférer ? L'insécurité et le désordre sont les modes de gestion par excellence du pouvoir central. Se liguer contre l'insécurité vous oppose de facto à la politique du gouvernement. La solution à la crise est alors le désordre, d'attiser le feu. Ce qui nous amène à comprendre la formule informatique suivante : "pour arrêter Windows, il faut cliquer sur démarrer" mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 18 février 2017

 

Juriste, Administrateur des Elections

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 20:11

 

 

 

17/02/2017

COMMUNIQUÉ

 

 

(Bangui, Paris) La FIDH, la LCDH et l’OCDH se félicitent de la nomination, mercredi 15 février, de Toussaint Muntazini Mukimapa en tant que Procureur près la Cour Pénale Spéciale (CPS). Cette nomination, constitue un pas concret et important en faveur de l’opérationnalisation de cette instance crée en 2015 pour lutter contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves commis en République centrafricaine.

 

« L’impunité est l’une des causes de la récurrence des conflits en RCA. La nomination du Procureur de la CPS représente une avancée importante à un moment où le nombre de victimes de violations graves ne cesse de s’accroître et où les exactions commises par les différents groupes armés se multiplient. »

Dimitris Christopoulos, président de la FIDH

 

La prochaine étape est la finalisation de la première phase de mise en place de la Cour avec notamment la nomination des autres magistrats internationaux (greffier adjoint, juges d’instruction, etc) et magistrats nationaux (président de la CPS, Greffier en chef, juges d’instruction, etc) ; et la mise à disposition des locaux et l’opérationnalisation du Bureau du Procureur, du Greffe et d’un premier cabinet d’instruction. Le Procureur pourra dès lors proposer une politique pénale et les différents organes engager des enquêtes et des instructions judiciaires.

 

« Pour nos organisations qui se sont engagées avec nos avocats à représenter et accompagner les victimes devant la Cour pénale spéciale et la justice, il est très important que cette cour commence maintenant à travailler. Nous appelons le nouveau Procureur spécial, les autorités et la communauté internationale à prendre urgemment les mesures nécessaires afin de rendre rapidement opérationnel la CPS. »

Me Mathias Morouba, président de l’OCDH

 

La Centrafrique est en proie à une intensification des combats, des attaques et des exactions contre les civils, le personnel humanitaire et les forces de sécurité. Depuis septembre 2016, ces violences ont coûté la vie à plus de 300 civils. Les derniers incidents à Bocaranga, à Bambari, à Ippy ou encore à Bangui ont fait des dizaines de victimes. Aujourd’hui, la ville de Bambari, actuellement contrôlée par Ali Darass, le chef de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), reste sous la menace d’une attaque imminente du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam, un des principaux leader ex-Séléka qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice centrafricaine et dans la mire de la justice internationale.

 

Ces violences résultent de l’impunité et des luttes de pouvoir entre les 14 principaux groupes armés qui se battent pour le contrôle des ressources. En outre, les groupes armés ont attisé les tensions intercommunautaires, en particulier dans le centre et le nord-ouest du pays. Selon l’Experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, au moins 60% du territoire national échappe au contrôle du gouvernement soutenu par les forces internationales de la MINUSCA. La CPS doit permettre d’avancer significativement vers l’établissement des responsabilités pénales des auteurs des crimes commis en Centrafrique, condition indispensable d’une paix durable en République centrafricaine.

 

Le 15 février 2017, le Président de la République Faustin Archange Touadéra a signé un décret nommant Toussaint Muntazini Mukimapa, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), Procureur près la Cour Pénale Spéciale de la République centrafricaine. Colonel des Forces armées congolaises, ce magistrat militaire était devenu Premier Avocat Général près la Haute Cour militaire avant d’occuper depuis 2003 les fonctions de directeur de cabinet de l’Auditeur général des Forces Armées de la RDC.

 

La CPS est une juridiction spéciale au sein de la justice centrafricaine créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015 afin d’enquêter, instruire et juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commis sur le territoire de la République Centrafricaine depuis le 1er janvier 2003. Elle sera composée de 25 magistrats, 13 nationaux (dont le Président de Cour) et 12 internationaux (dont le Procureur Spécial International, un Greffier adjoint, etc), et d’une Unité Spéciale de police judiciaire

 

Contexte général

Au bout de près d’une décennie de conflit intermittent, la République centrafricaine est entrée fin 2012 dans une crise profonde. Fin mars 2013, une coalition de groupes armés du nord, les Séléka, emmenés par Michel Djotodia et Nouredine Adam chassent du pouvoir le président François Bozizé. En réponse aux graves exactions des Séléka contre les civils, des groupes armés d’auto-défense pro-Bozizé, les anti-Balaka, se sont constitué plongeant le pays dans une spirale de violence, de meurtres, de crimes sexuelles et de destruction ciblant particulièrement les populations musulmanes assimilées aux Séléka. L’arrivée des forces françaises de l’opération Sangaris coïncide à l’attaque surprise des anti-balaka sur Bangui le 5 décembre 2013 forçant Michel Djotodia à abandonner le pouvoir et les Séléka à se regrouper au nord et à l’est du pays. Face à la poursuite des exactions généralisées le conseil de sécurité des Nations unies créé en avril 2014, la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) qui se déploie à partir de septembre. Depuis lors, le gouvernement de transition de Catherine Samba Panza a passé les rênes à Faustin Archange Touadéra qui a été élu au second tour des élections présidentielles en février 2016.

La nomination du procureur de la Cour pénale spéciale constitue un pas important dans la lutte contre l’impunité
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Centrafrique-Presse.com
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:58
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le président de l’Assemblée Nationale nie son soutien supposé à l’UPC de Ali Daras

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 17 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 17 février 2017—Le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua rejette les accusations de soutien à l’UPC, portée contre lui. Il l’a fait savoir dans une déclaration qu’il a délivrée, ce jour dans la salle de conférence de l’Assemblée Nationale.

 

Le président de l’Assemblée nationale se défend dans l’affaire de soutien à l’UPC dix jours après avoir été accusé par le chef militaire du FPRC, Joseph Zoundeko tué dans un raid de la Minusca, quatre jours après sa déclaration contre Méckassoua.

 

Les accusations de soutien à l’UPC, selon Abdou Karim Méckassoua relèvent d’un montage politique visant à le désorienter de sa ligne actuelle, « mon nom a été cité par un entrepreneur politico-militaire (…) aux fins de me mêler à des projets de déstabilisation de notre République que je désapprouve » dénonce Abdou Karim Méckassoua qui, dans toute sa déclaration a évité de prononcer le nom de Zoundeko qui l’a accusé.

 

Méckassoua accuse à son tour, ceux qu’il appelle des « esprits animés de calculs ignobles », des partis et hommes politiques sans les citer. Comme pour minimiser l’affaire, le président de l’Assemblée Nationale oriente l’essentiel de sa communication sur ses fonctions et son bilan, « depuis dix mois, à la tête de l’Assemblée Nationale, je consacre toute mon énergie, et au-delà, à rendre la première chambre du parlement chaque jour plus crédible, avec l’ambition d’en faire ce qu’elle doit être, c’est-à-dire une institution phare de notre pays assumant enfin ses missions, au service de notre peuple et de ses seuls intérêts » lance le numéro du législatif centrafricain.

 

Abdou Karim Méckassoua a été accusé de complicité avec l’UPC le 07 février par le général du FPRC Joseph Zoundeko tué par la Minusca le 10 du même mois. Les régions du nord et du centre de la RCA sont en proie à des violences depuis trois mois à cause des combats qui opposent la coalition menée par le FPRC à l’UPC. Depuis une semaine, ces combats se sont rapprochés de Bambari où se trouve la principale base de l’UPC. La Minusca a renforcé ses dispositifs militaires au centre du pays prévenir la bataille de Bambari.

 

 

Centrafrique : La Minusca renforce ses dispositifs militaires à Bambari, au centre du pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 17 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 17 février 2017—Les dispositifs militaires de la Minusca à Bambari ont été renforcés ces deux derniers jours, apprend-on de sources militaires. Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne parle de mesures prises pour prévenir « la bataille de Bambari ».

 

Le renforcement des dispositifs miliaires de la Minusca à Bambari intervient suite aux menaces d’affrontement entre UPC et la coalition du FPRC qui aurait franchi la ligne rouge tracée par la mission à quelques kilomètres de Ippy.

 

De sources indépendantes, plusieurs véhicules blindés de la Minusca sont entrés depuis jeudi soir dans la ville de Bambari, « nous avons vu des chars et des véhicules lourdement armés arrivés ici à Bambari. La Minusca renforce ainsi ses dispositifs avec plus de patrouilles et de check points » a confié un leader de la société civile de Bambari joint par le RJDH. Un agent municipal parle de survol de la ville par un hélicoptère de combat, « depuis ce matin, un hélicoptère de combat survole Bambari à basse altitude comme si quelque chose allait se passer », fait-il savoir sous l’anonymat.

 

Contacté par le RJDH, Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca a confirmé le renforcement des dispositifs militaires de la force à Bambari. Il s’agit pour lui, des mesures de préventions dont l’objectif est d’éviter des combats à Bambari, « nous avons bien évidemment renforcé nos dispositifs militaires non seulement à Bambari mais aux alentours. Notre objectif est d’éviter des affrontements entre les groupes armés à Bambari parce que les enjeux sont énormes » confie t-il.

 

Plusieurs humanitaires ont trouvé refuge à la base de la Minusca, d’après les informations du RJDH, informations que le porte-parole de la Minusca ne souhaite pas commenter, « il faut demander cela aux humanitaires mais moi je n’ai rien à dire dessus », répond Vladimir Monteiro.

 

La ville de Bambari est calme même si les menaces d’affrontement entre la coalition du FPRC et l’UPC sont de plus en plus réelles.

 

 

Centrafrique : « Nous allons par tous les moyens, prévenir la bataille de Bambari », promet Vladimir de la Minusca

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 17 FÉVRIER 2017

 

BAMBARI, 17 Février 2017(RJDH) —Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca annonce le renforcement des dispositifs militaires de la mission à Bambari où les menaces d’affrontement entre l’UPC et la coalition menée par le FPRC, sont de plus en plus réelles. Le porte-parole de l’institution fait état de la détermination de la mission à éviter la bataille de Bambari. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Vladimir Monteiro, bonjour.

 

Vladimir Monteiro (VM) : bonjour !

 

RJDH : Pourquoi la Minusca renforce depuis deux jours ces dispositifs militaires à Bambari ?

 

VM: Nous avons renforcé nos positions dans la ville depuis quelques jours pour mieux protéger Bambari et ses habitants. Nous sommes pour le moment la seule institution légitime qui contrôle Bambari. Donc nous avons renforcé nos positions pour prévenir la guerre comme nous l’avons dit lors de nos conférences de presse.

 

RJDH : Considérez-vous toujours le FPRC comme une réelle menace malgré les pertes que le mouvement a subies suite à vos frappes du samedi dernier ?

 

VM: Aussi bien, la coalition menée par le FPRC que l’UPC constitue une menace pour les populations civiles de Bambari. Donc ce n’est pas que le FPRC, tous les deux mouvements constituent une menace pour Bambari.

 

RJDH : Les deux mouvements constituent une menace sauf que vous acceptez d’avoir à coté de vous à Bambari une de ces deux menaces, notamment l’UPC.

 

VM : Nous avons dit que tous les deux constituent une menace et comme l’a dit le représentant spécial, « aucun groupe armé ne doit prendre le contrôle de Bambari ». C’est pour cette raison que nous sommes présents et nous avons renforcé nos dispositifs.

 

RJDH : Aucun des deux mouvements armés ne doit contrôler la ville de Bambari mais en réalité, UPC et dans la ville et c’est même ce mouvement qui s’impose aujourd’hui. N’est pas ?

 

VM : La Minusca, je viens de le dire, la Minusca a renforcé ses dispositifs à Bambari. Et je m’arrête à ce niveau.

 

RJDH : Où se trouve à l’heure actuelle Ali Daras ?

 

VM : Posez cette question à l’UPC lui-même, moi je parle de la MINUSCA. Ce que je peux vous dire c’est que nous travaillons pour assure la protection des populations. En même temps, nous engageons avec les deux groupes des discussions pour qu’ils arrêtent immédiatement les hostilités.

 

RJDH : Il semblerait que le leader de l’UPC est hors de Bambari. Vous le confirmez ?

 

VM : Ce que nous avons dit nous le réitérons. Depuis plusieurs jours, nous utilisons la force pour montrer que la MINUSCA n’acceptera pas une guerre dans Bambari d’où l’intervention de la force. Egalement nous travaillons avec les deux groupes pour leur dire que cela cesse et qu’ils trouvent une solution à leurs différends à travers le dialogue. Nous discutons avec les deux groupes, nous discutons à Bambari mais également avec leurs représentants qui sont à Bria, à Birao et à Kaga Bandoro.

 

RJDH : Vous voulez éviter la bataille de Bambari alors que celles des villes proches de Bakala ont eu lieu. La Minusca a-t-elle laissé faire à Bakala, Ippy, Bria et autres ?

 

PP : La MINUSCA ne peut pas laisser faire dans les villes que vous citez là. Samedi dernier, nous sommes intervenus dans les environs d’Ippy. Donc Minusca n’a pas laissé faire ni à Bakala ni à Ippy ni ailleurs. Par rapport à Bambari, nous le réitérons, il y a plusieurs enjeux c’est-à-dire protéger les populations d’exactions des groupes armés donc éviter une guerre, permettre aux groupes armés de poursuivre leurs activités surtout vers la zone Est, également aider à renforcer l’autorité de l’Etat. Nous ne privilégions aucune ville au détriment de l’autre. Nous avons des bases temporaires et opérationnelles un peu partout. Ne dit pas que nous protégeons une ville au détriment de l’autre. Nous avons pris ces dispositions parce qu’à Bria, les combats entre le FPRC et l’UPC ont provoqué 5000 déplacés en plus des victimes c’est ce que nous va éviter à Bambari. Nous allons par tous les moyens, prévenir la bataille de Bambari

 

RJDH : La ligne de Ippy tient-elle toujours car le FPRC a confié au RJDH a l’avoir franchie.

 

VM : A Ippy, nous avons un dispositif comme nous avons un dispositif hors de Ippy jusqu’à Bambari et dans la région.

 

RJDH : Est-ce que votre ligne rouge est maintenue à Ippy ?

 

VM : Je vous ai dit que nous disposons des hommes et des moyens non seulement à Ippy comme dans d’autres parties de la ville.

 

RJDH : On apprend que les humanitaires de Bambari se sont refugiés à la base de la

MINUSCA. Vous le confirmez ?

 

VM : Il faudrait demander aux humanitaires.

 

RJDH : Vladimir Montero, merci !

 

VM : Merci !

 

Propos recueillis par Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : L’UCM reprend ses activités après l’affaire de disparition de médicaments

 

PAR BIENVENUE MATONGO LE 17 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 17 Février 2017(RJDH)—Les activités ont repris à l’Unité de Cession des Médicaments (UMC) après l’affaire de détournement des cartons de médicaments. Le constat du RJDH est confirmé par Dr Honoré Mongbanziama, Chef de Service Chargé de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA au département de la santé.

 

Cette reprise fait suite à la mise en place d’un comité mixte de gestion de l’UCM, ce dépôt pharmaceutique où d’importants lots d’anti paludiques et d’anti rétroviraux ont disparu. De sources autorisées, les présumés auteurs sont derrière le barreau.

 

L’UCM a repris la fourniture en médicaments de différents centres de Bangui et de l’arrière-pays, « le département de la Santé publique à travers l’UCM a repris avec l’appui des partenaires la dotation des centres de Bangui et de l’arrière-pays en médicaments », a annoncé Docteur Honoré Mongbanziama.

 

Certaines formations sanitaires, selon le Chef de Service Chargé de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA au département de la santé, n’ont pas encore reçu leur ravitaillement. Mais il a indiqué que toutes les mesures sont prises pour que cette situation soit gérée dans un bref délai.

 

L’UCM a repris ses activités de fourniture de médicaments après deux semaines de rupture. Les prévenus dans l’affaire « disparition des médicaments à l’UCM » sont à la prison centrale de Bangui. La date de leur procès n’est pas encore connue.

 

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Centrafrique-Presse.com
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:31
RENFORCEMENT DES POSITIONS DE LA MINUSCA A BAMBARI
RENFORCEMENT DES POSITIONS DE LA MINUSCA A BAMBARI

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Bangui, le 17 février 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a renforcé son dispositif dans Bambari, avec l’arrivée de forces additionnelles, dont l’unité de réaction rapide portugaise et des forces spéciales bangladaises.

 

Ce renforcement permet de mieux protéger Bambari et ses habitants. La MINUSCA est pour le moment la seule autorité légitime mandatée par le Gouvernement pour contrôler la ville. Comme l’a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire SRSG : « Bambari ne doit pas appartenir aux groupes armés ».

 

Le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) constituent une menace pour les populations civiles de Bambari, et se heurteront à la MINUSCA en cas de violence.

 

Néanmoins, des discussions se poursuivent : une délégation civilo-militaire de la MINUSCA rencontrera ainsi prochainement Ali Darassa.

 

Dans les jours à venir, Bambari doit devenir à nouveau une ville sans groupes armés.

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LA MINUSCA SALUE LA NOMINATION DU PROCUREUR PRES LA COUR PENALE SPECIALE

 

Bangui, le 17 février 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la nomination de Toussaint Muntazini Mukimapa par décret présidentiel comme Procureur spécial près la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine. La MINUSCA assure le Procureur spécial de son ferme soutien dans l’accomplissement de sa noble mission.

 

La MINUSCA félicite les autorités centrafricaines pour leur engagement à œuvrer en vue du renforcement de l’état de droit et de la lutte contre l’impunité en RCA. Elle réitère son appui au renforcement du secteur de la justice et à la protection des droits de l’homme dans le pays, conformément à la résolution 2301 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

La MINUSCA rappelle que conformément à son mandat, elle facilitera la coordination de l’appui bilatéral et multilatéral en faveur de la mise en place et du bon fonctionnement de la Cour pénale spéciale, notamment s’agissant de la sécurité des magistrats et des mesures visant à assurer la protection des victimes et des témoins, dans le respect des obligations internationales de la République centrafricaine en matière de droits de l’homme, plus particulièrement du droit à un procès équitable et à une procédure régulière.​

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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Centrafrique-Presse.com
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 14:24
Lu pour vous : RCA : La paix passe par l'élimination des mercenaires dans le pays
Lu pour vous : RCA : La paix passe par l'élimination des mercenaires dans le pays

 

 

 

http://afriqueeducation.com/  Jeudi 20 octobre 2016 à 18:39

 

« Nous avons reçu des informations selon lesquelles des mercenaires et des combattants étrangers (notre photo) en provenance de pays voisins, notamment, du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, ont rejoint des groupes armés, principalement, les Séléka, provoquant chaos et destruction », a déclaré l'expert des droits de l'homme, Anton Katz, à l'issue de la visite du groupe de travail en RCA.

 

« Plus de 500 mercenaires et combattants étrangers demeurent en RCA aujourd'hui et ont profité de la fragilité actuelle du pays pour s'enrichir à travers des activités criminelles», a noté Anton Katz. «La présence continue de ces acteurs compromet gravement le droit des Centrafricains à l'autodétermination et menace la stabilité du pays », a-t-il alerté.

 

Le Groupe de travail a rappelé que le conflit de 2013 a eu pour conséquences plus de 5.000 morts, 380.000 personnes déplacées, 450.000 réfugiés dans les pays voisins, environ, 6.000 femmes victimes de violences sexuelles et près de 10.000 enfants recrutés de force comme enfants soldats. Aujourd'hui, plus de la moitié de la population du pays a un besoin urgent d'aide humanitaire.

 

Les frontières poreuses ont rendu facile l'entrée dans le pays des groupes armés étrangers. Les richesses naturelles telles que le diamant, l'or, l'uranium et le pétrole représentent une motivation pour ces combattants. La perception des taxes illégales prélevées à la population, ainsi que, le vol, le pillage, le trafic et la contrebande de marchandises, sont devenus une source de revenus pour ces acteurs.

 

Le Groupe de travail a, également, exprimé des inquiétudes au sujet de la présence de l'Armée résistance du Seigneur (LRA), qui a provoqué une recrudescence de la violence dans le Sud-Est du pays ces derniers mois. La LRA, principalement, composée d'Ougandais, comprend, également, des membres provenant du Soudan, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Niger. A ce jour, la LRA a enlevé des centaines personnes, en particulier, des enfants pour les utiliser comme soldats et soumis de nombreuses femmes à la violence sexuelle et à l'esclavage, entre autres, atrocités. Leur présence a aggravé la situation sécuritaire dans le pays.

 

Malgré les énormes défis sécuritaires, le groupe de travail a salué les mesures positives initiées par les autorités. « Nous félicitons le gouvernement et le peuple de la RCA pour l'élection pacifique organisée plus tôt cette année, les efforts déployés pour la réconciliation nationale et la lutte contre l'impunité concernant les violations des droits de l'homme commises pendant ces dernières années de conflit », a déclaré Patricia Arias, membre du groupe d'experts.

 

D'autres initiatives positives ont été l'adoption d'une nouvelle Constitution qui reconnaît la menace des mercenaires ; le suivi des recommandations du Forum Bangui, qui comprend le désarmement, la démobilisation, la réinsertion et le rapatriement des anciens combattants (DDRR), ainsi que, les efforts visant à établir une Cour pénale spéciale pour enquêter sur les violations graves des droits de l'homme et poursuivre les auteurs des crimes commis depuis 2003.

 

« Nous demandons au gouvernement de donner la priorité à la protection des civils contre les groupes armés», a déclaré Patricia Arias. « Nous l'exhortons à poursuivre le renforcement des forces de sécurité nationales et le renforcement des mécanismes judiciaires pour lutter contre les menaces des groupes armés ainsi que contre le problème de l'impunité qui prévaut. »

 

Les experts de l'ONU ont, également, exhorté le gouvernement à assurer la protection des témoins et des victimes, qui souhaitent participer aux procédures judiciaires contre les auteurs de violations des droits de l'homme et à faire en sorte qu'ils bénéficient d'une protection totale et de garanties contre des représailles.

 

« Les victimes de violations des droits de l'homme doivent également avoir accès à une réparation effective. Sans ces garanties, une réconciliation durable ne peut avoir lieu », a déclaré l'experte. «Le renforcement et la participation de la société civile, y compris les plateformes religieuses dans toutes les étapes du processus de réconciliation est également critique. »

 

En ce qui concerne les activités des sociétés militaires et de sécurité privées (SMSP) et leur impact sur les droits de l'homme, le Groupe de travail a recommandé l'adoption d'une législation solide pour réglementer l'industrie des SMSP et permettre aux victimes d'avoir accès à des voies de recours en cas de violations des droits de l'homme.

 

« Etant donné que l'exploitation des ressources naturelles attire souvent des acteurs armés étrangers, il est essentiel que le gouvernement mette en place un système pour sécuriser ces sites et un mécanisme transparent pour gérer ces ressources », a dit Anton Katz notant qu'ils avaient reçu des informations d'une entreprise, qui a embauché d'anciens membres Séléka pour un salaire élevé afin de protéger un site pétrolier dans le Nord du pays.

 

La délégation a visité Bangui, la capitale de la RCA et Bria, à l'Est du pays et a rencontré des représentants du gouvernement, des membres du pouvoir judiciaire et de la société civile, des membres des groupes armés, des victimes de violations des droits de l'homme et le personnel de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations-Unies en Centrafrique (MINUSCA). Elle a, également, visité le Camp M'poko pour les personnes déplacées, intérieurement, et le Centre de détention pour femmes de Bimbo.

 

Le Groupe de travail présentera son rapport de visite au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies lors de sa 36e session en septembre 2017.

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