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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 18:37
LA RCA ET LA BANQUE MONDIALE SIGNENT DEUX CONVENTIONS DE FINANCEMENT
LA RCA ET LA BANQUE MONDIALE SIGNENT DEUX CONVENTIONS DE FINANCEMENT

 

Centrafrique : la Banque mondiale annonce plusieurs financements dans divers domaines

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana, qui effectue une visite de travail en République centrafricaine, a annoncé la signature de plusieurs accords de financement dans divers secteurs afin de contribuer à la paix, à la sécurité et au renforcement de la résilience et de l’économie du pays, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources officielles.

Au cours de ses rencontres avec des membres du gouvernement, ce responsable s’est félicité de l’exécution par le gouvernement centrafricain des programmes financés par la Banque mondiale dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation et de la protection sociale, tout en assurant un accompagnement accru de la Banque en faveur de la République centrafricaine alors que le pays est confronté à des facteurs de vulnérabilité et de fragilité.

Depuis dimanche dernier, M. Diagana a entamé une tournée au Cameroun et en République centrafricaine, dans l’optique de réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans l’Afrique centrale.

Xinhua 17 septembre 2021 , 8:53

 

LA RCA ET LA BANQUE MONDIALE SIGNENT DEUX CONVENTIONS DE FINANCEMENT D’UN MONTANT DE 125 MILLIONS DE DOLLARS

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a présidé ce jour, vendredi 17 septembre 2021, une réunion de travail avec M. Ousmane DIAGANA, Vice-Président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale. En visite de travail en terre centrafricaine, la délégation de la Banque Mondiale a eu des échanges fructueux avec le Président de la République et son Gouvernement au Palais de la Renaissance.

Le Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA s’est aussi entretenu durant plusieurs minutes avec Monsieur Ousmane DIAGANA. Les deux hautes personnalités ont fait le tour d’horizon de la situation économique de la RCA et l’état du financement du développement dans ce pays avant de décider du renforcement de leur coopération.

Ensuite, le Président TOUADERA et son hôte de marque ont procédé à la signature deux conventions :

La première est une convention de financement du développement du Capital Humain. Ce projet va être financé sous forme de don pour un montant de 50 millions de dollars, soit environ 27 milliards de FCFA sur 5 ans.

La deuxième convention qui est financée à hauteur de 75 millions d’euros sur 5 ans, concerne le rétablissement des infrastructures et la connectivité.

Enfin, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA et le Vice-Président de la Banque Mondiale Ousmane DIAGANA ont animé ensemble une conférence de presse devant un parterre des journalistes de la presse nationale et internationale.

Le Président TOUADERA a dans ses mots de circonstance exprimé sa joie de voir la délégation de la Banque Mondiale mener cette visite de travail dans son pays. Il a remercié cette institution internationale pour tout le précieux soutien qu’’il ne cesse d’apporter à la République Centrafricaine depuis plusieurs années. La République Centrafricaine, dit-il, entretient de très bonne relation avec la Banque Mondiale grâce au travail qu’elle mène pour soutenir les projets de développement après la crise que militaro-politique qu’elle a connue.

La signature de ces deux conventions très importantes, poursuit-il, s’inscrit dans le cadre du soutien à la RCA dans son élan de reconstruction.

« Nous remercions très sincèrement le Vice-président et la Banque Mondiale et surtout pour cette visite qui nous honore et qui marque un focus sur la République Centrafricaine. J’ai profité de cette occasion pour réaffirmer notre engagement à travailler, à soutenir les reformes pour permettre à la Banque Mondiale de continuer à nous aider ».

Prenant la parole à son tour, le Vice-président de la Banque Mondiale M. Ousmane DIAGANA a salué la vision du Président TOUADERA en faveur de la stabilité, de la paix et de la sécurité dans le pays. Il a reconnu et encouragé les efforts qui sont en train d’être menés par les autorités centrafricaines pour créer les conditions pouvant aboutir à la prospérité de la République Centrafricaine.

Pour Monsieur Ousmane DIAGANA, cette visite est l’occasion pour lui de réitérer l’engagement de la Banque Mondiale à soutenir la RCA dans ses actions en faveur la lutte contre la pauvreté. Il a relevé l’importance de la mise en place des programmes vitaux qui sont contributeurs de dividendes pour l’économie du pays ainsi que la création des emplois pour les jeunes. Enfin, M. DIAGANA a réaffirmé la solidarité de la Banque Mondiale à la RCA face aux multiples crises qu’elle a connues et surtout, celle liée à la pandémie à coronavirus qui n’est pas sans conséquences sur son économie.

« La Banque Mondiale est une institution de développement, c’est un partenaire des pays. Mais je dois surtout dire que c’est une banque qui appartient au pays. Dès lors, il est normal que lorsque nous nous déplaçons, nous écoutons les autorités, mais également les populations et les autres partenaires qui œuvrent aussi dans le pays »

La République Centrafricaine et la Banque Mondiale, conclut-il, doivent continuer à travailler de concert afin de mettre en valeur les potentialités dont elle dispose, mais également de faire face aux défis qui entravent son développement socio-économique.

 

Source : La Renaissance

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 18:22
Indemnisation des victimes d'Hissène Habré : l'UA à Ndjamena

 

Indemnisation des victimes d'Hissène Habré: une délégation de l'UA à Ndjamena

https://www.rfi.fr/  17/09/2021 - 00:55

Depuis la condamnation en 2016 de l’ex-président tchadien Hissène Habré, l’Union africaine est chargée de mettre en place le fonds fiduciaire qui permettra de dédommager les 7 400 victimes. Une délégation de l’UA est toute la semaine à Ndjamena pour finaliser la mise en place de ce fonds.

La délégation de l’Union africaine se donne une semaine pour finaliser la mise en place du fonds fiduciaire. Son programme est chargé. À Ndjamena, elle doit rencontrer victimes, avocats et autorités, avec des rendez-vous aux ministères des Affaires étrangères et de la Justice.

S’il reconnait que le processus est lent. Alex Ratebaye, le responsable de la mission, indique que l’étape en cours est essentielle : « La commission de l'Union africaine travaille vivement et fermement à rendre opérationnel ce fonds dans les meilleurs délais pour les victimes. Nous comprenons leur frustration qui est tout à fait légitime sur la lenteur qui peut paraitre. Mais en réalité, il y a un travail important qui est fait. Et on va continuer dans cette lancée. »

Alex Ratebaye, le responsable de la mission de l'Union Africaine

Guillaume Thibault

Des victimes âgées qui ne peuvent plus attendre

Si la pandémie a décalé le calendrier, pour les victimes d’Hissène Habré, le temps presse. Car 40 ans après les faits, certaines sont décédées, d’autres sont malades. « Tout le monde est du troisième âge. Nous avons des malades couchés, nous avons des gens fatigués. Il faudrait que l'espoir renaisse », réclame Clément Abifouta qui dirige l’association des victimes.

Le fonds fiduciaire en place, l’Union africaine pourra donc ensuite demander la saisir des biens d’Hissène Habré, également solliciter les États, notamment le Tchad ou des bailleurs pour collecter les 150 millions de dollars que les victimes doivent toucher.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 18:17
Human Right Watch salue l’arrestation d’Eugène Ngaïkoisset

 

Centrafrique: Human Right Watch salue l’arrestation d’Eugène Ngaïkoisset

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 16 septembre 2021 17:10

Près de deux semaines après l’arrestation du capitaine Eugène Ngaïkoisset, l’Organisation de défense des droits de l’Homme Human Right Watch se félicite de l’action. Si cette capture marque un pas important vers la justice, l’ONG se dit préoccupée de la réparation qui doit aussi apaiser le cœur des victimes.

Ancien garde-rapproché de l'ancien président François Bozizé, Eugène Ngaïkoisset a été arrêté par les autorités centrafricaines, le 04 septembre 2021 au village Liton à 22 kilomètres de Bangui sur la route de Damara. Cité dans un rapport de Human Right Watch en 2008 pour de graves violations de droits humains en 2005, cette arrestation, selon les organisations des droits de l'Homme, marque le début d’une réponse judiciaire aux récurrentes crises que connait la République centrafricaine. Position exprimée à Bangui, le 15 septembre 2021par l’organisation.

"Décidément la justice est en marche. Pour nous, c'est une très bonne chose. Nous soutenons le système judiciaire centrafricain mais il faut être réaliste car le système était complètement détruit en 2013. J'ai vu comment ils ont détruit les archives voire les parquets. Donc, nous devons avoir le soutien de la CPS pour avancer sur de grands dossiers comme celui là. Voir des juges et procureurs centrafricains à côté des juges internationaux ici à Bangui, pour nous c'est une très bonne chose" s’est réjoui Lewis Mudge, directeur-Afrique de Human Right Watch.

Pour l’organisation des droits humains, il y a des attentes vis-à-vis de ces dossiers. Notamment, la question de réparation qui est très importante et qui doit être liée à la justice ; quelles que soient les juridictions.

"Parmi ces aspects, il y a des gens qui ont perdu des parents, des biens voire leurs maisons à cause des crimes commis par les hommes d’Eugène Ngaïkoisset ou par lui-même. Cette question de réparation est très importante et elle est liée à la justice. Ce sera quelque chose que, soit le système judiciaire centrafricain, soit la Cour pénale spéciale doit s'y intéresser" conclu le directeur-Afrique de Human Right Watch.

Surnommé « Boucher de Paoua » par Human Right Watch, Eugène Ngaïkoisset est accusé pour son rôle dans les opérations de répression suite à un soulèvement populaire dans le Nord-ouest de la République centrafricaine après l’élection de François Bozizé à la tête du pays en 2005. Selon l’organisation, Eugène Ngaïkoisset dirigeait l’une des unités impliquées dans cette répression où ses soldats avaient ouvert le feu sur des foules, pillé et incendié des milliers d’habitations voire rasé des villages entiers. Quelques jours après cette interpellation, la Cour pénale spéciale (CPS) s’est saisie du dossier.

Ce chapitre intervient après l’arrestation et le transfèrement devant la Cour pénale internationale, en janvier dernier, de Mahamat Saïd Abdel Kani, un ex-leader de la coalition Séléka. 

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 18:07
La BGFI BANK rachète  71% des parts d’actions de l’Etat dans la CBCA

 

Centrafrique : « CBCA » : BGFI BANK rachète aujourd’hui 71% des parts d’actions de l’Etat

Aujourd’hui, c’est un Grand Jour pour la Commercial Bank Centrafrique. BGFI BANK va racheter 71% des parts d’actions détenues par l’Etat centrafricain. Après la signature de l’accord de partenariat par le ministre des finances et du budget Hervé Ndoba et le président directeur général de la BGFI BANK Henri Claude Oyima, suivie d’une audience au Palais de la Renaissance avec le président de la République Faustin Archange Touadéra, la journée se terminera dans la gaieté par une cérémonie à l’hôtel Ledger Plaza.

C’est l’aboutissement de l’audience en date du 16 août 2021 accordée par ce dernier à une délégation du groupe BGFI Bank et de la CBCA, conduite par son directeur général, Monsieur Hervé KOGBOMA YOGO. Cette délégation était venue informer le président Touadéra de la volonté de la BGFI Bank de mettre en place un partenariat avec la Commercial Bank Centrafrique (CBCA). A cette occasion, le président directeur général de la BGI Bank, M. Henri Claude Oyima a fait savoir que son institution qui est le premier groupe financier de la CEMAC et qui est présente dans 11 pays, s’engage à conclure un partenariat avec la CBCA. Ce partenariat vise à renforcer les capacités de la CBCA pour qu’elle devienne la première banque qui va accompagner toutes les entreprises et les opérateurs économiques dans le financement du développement de la République Centrafricaine. Il a réaffirmé qu’à travers ce partenariat, la CBCA ne sera plus une banque orpheline, car elle va désormais faire partie intégrante et intégrale d’un groupe financier international. Par ce partenariat, le financement et le mécanisme des produits que la CBCA utilisait jusqu’alors, vont se renforcer davantage afin de mieux accompagner et satisfaire sa clientèle.

Au sortir de cette rencontre, on ne doutait plus que le projet de recapitalisation de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA) pût connaître son épilogue dans les prochaines semaines avec le positionnement stratégique du groupe BGFIBank qui en deviendra l’actionnaire de référence. Il y a quelques jours, il nous a été rapporté que les discussions en cours entre les autorités centrafricaines et le leader du secteur bancaire en activité dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) avec un chiffre d’affaires de plus de 3.000 milliards de FCFA en 2020 (5, 3 milliards de dollars) tiraient vers la fin. Ce qui pourrait déboucher au rachat de 71% des parts d’actions de l’Etat centrafricain.

Comme nous l’avons souligné un peu plus haut, malgré des changements attendus dans l’actionnariat, des sources proches du dossier renseignent que l’Etat centrafricain devrait garder une part marginale de 14% des parts d’actions, les 15% d’actions restant revenant à des investisseurs privés, en l’occurrence, l’actionnaire historique de la Commercial bank Cameroun (CBC), propriété du groupe camerounais Victor Fotso. Le rachat de la CBCA redonnerait ainsi un nouvel élan à cette banque avec un nouveau plan d’exploitation, puisque le groupe BGFIBank ambitionne de revoir à la hausse le capital social de 10 milliards de FCFA conformément aux dispositions de la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC). Dans cette perspective, il est envisageable que le capital de la CBCA puisse doubler à l’horizon 2025, l’objectif étant de positionner cette banque parmi les plus dynamiques de la sous-région.

 

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 17:56
Guinée : La Junte donne un ultimatum de cinq (5) jours à A. Condé
Guinée : La Junte donne un ultimatum de cinq (5) jours à A. Condé

Lu pour vous

 

Guinée : La Junte Donne Un Ultimatum de 5 Jours À Condé Pour Signer Sa Démission

Galsen221.com By DIOP Mamadou

Le Comité national du rassemblement et du développement (Cnrd) dirigé par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, nouvel homme fort de Conakry, a donné un ultimatum de 5 jours au président déchu Alpha Condé, pour signer sa démission.

Nous vous informons que l’ancien Chef de l’État Alpha Condé est pour l’instant en résidence surveillée et privé de moyens de communication avec l’extérieur. Il est accompagné de son cuisinier et de son médecin-traitant Dr Kaba. Alpha Condé refuse de signer sa démission officielle et de se retirer du pouvoir”, lit-on dans une note de la junte guinéenne.

Qui hausse le ton: “Face à cette obstination de l’ancien Président de ne pas reconnaître la légitimité du Cnrd, un délai de cinq jours lui a été accordé.

A défaut, Alpha Condé va devoir répondre à la justice de ses faits de corruption et de répression meurtrière durant ses dix années de règne”.

 

 

Guinée: révélations accablantes sur l’audit du gouvernement de Condé

https://www.lavraieinfo.com/ By Nathan Liam 16 septembre 2021

Dans une note rendue publique ce mercredi, le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya, actuel homme fort de Conakry, révèle que le début des activités d’audit du gouvernement d’Alpha Condé annonce « des résultats préliminaires gravissimes ».

Au total, le CNRD dit avoir déniché «450 marchés de gré à gré, en dehors de toute procédure légale, et un détournement de près 5 845 milliards de francs guinéens (584 millions de dollars US)». D’après la même source, parmi cet argent qui aurait été détourné, les 1 478 milliards (148 millions de dollars US) le sont au ministère de la Défense, 1 319 milliards (130 millions de dollars US) à la primature, 952 milliards (95 millions de dollars US) au ministère des Finances, 702 milliards (70 millions de dollars US) au ministère des Travaux publics, 647 milliards (65 millions de dollars US) au ministère de la Santé, 521 milliards (52 millions de dollars US) au ministère de l’Education nationale et 226 milliards (23 millions de dollars US) au ministère des Télécommunications.

Par ailleurs, le Colonel Doumbouya informe qu’à compter d’hier mardi 14 septembre 2021, il est interdit certaines pratiques dans la circulation de certains cadres, officiers généraux de l’armée, du haut-commandement de la gendarmerie nationale, de la police, des armées de terre, de l’air et de mer, du corps des conservateurs de la nature et de la protection civile.

Il s’agit notamment de «la réduction de la garde et du dispositif d’escorte à la stricte prescription du statut général et particulier de l’armée (et) l’interdiction des sirènes, excepté des véhicules médicalisés, du président de la République».

https://www.lavraieinfo.com/international/guinee-revelations-accablantes-sur-laudit-du-gouvernement-de-conde/

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 17:50
Discours du Président Touadéra au mini Sommet de la CIRGL de Luanda
Discours du Président Touadéra au mini Sommet de la CIRGL de Luanda

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, CHEF DE L'ETAT A L'OCCASION DU 3ème MINI-SOMMET DE LA CIGRL 


Luanda, le 16 septembre 2021

 

Excellence Monsieur LOURENCO, Président de la République d’Angola, Président en Exercice de la Conférence Internationale des Grands Lacs, Cher Frère ;


Excellences, Messieurs les Présidents, Chers Frères ;


Messieurs les Représentants des Chefs d’Etat ;


Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine ;
 

Mesdames et Messieurs,


Puis-je tout d’abord, Monsieur le Président Joao Manuel Gonçalves LOURENCO, vous exprimer la gratitude du peuple et du Gouvernement centrafricain, pour votre continuel soutien et votre attachement à la cause de la paix et de la sécurité en République Centrafricaine et dans notre sous-région.

Je tiens en particulier à vous rendre hommage, pour l’organisation réussie de ce 3ème mini-Sommet de la CIRGL consacré à mon pays, la République Centrafricaine.
Puis-je également remercier le peuple et le Gouvernement Angolais pour son hospitalité légendaire et la qualité de l’accueil qui nous a été réservé ainsi que les moyens généreusement mis à notre disposition pour la réussite de ce mini-Sommet.
Ce mini-Sommet est l’aboutissement d’un travail collectif des Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de nos organisations sous-régionales, sous le leadership du Président LOURENCO.

C’est pourquoi, je voudrais profiter de l’occasion qui m’est offerte pour réitérer mes sincères remerciements à mes Frères, les Chefs d’Etat, aux Représentants des Chefs d’Etat ainsi qu’aux Responsables de nos Organisations continentales, régionales et sous-régionales, pour votre constante sollicitude en faveur de la République Centrafricaine.
Permettez-moi de remercier solennellement la brillante intervention du Président LOURENCO en faveur de la République Centrafricaine devant le Conseil de Sécurité, le 23 juin dernier.

Je ne pourrais oublier la CEEAC qui, sous le leadership du Président SASSOU NGUESSO, est également fortement engagée dans la quête de la paix et la sécurité en République Centrafricaine, ainsi que le plaidoyer pour une levée de l’embargo auprès du Conseil de Sécurité.

C’est encore l’une des preuves de la solidarité africaine mais surtout le ferme engagement de la CIRGL et de la CEEAC dans la recherche de la paix et de la sécurité en République Centrafricaine.

Messieurs les Présidents, Chers Frères ;

Mesdames et Messieurs ;

Votre présence ici, une fois de plus dans cette ville de Luanda, témoigne de la fidélité et de la cohérence de vos efforts, dans le cadre de la CIRGL, pour trouver une solution durable à la crise centrafricaine.

Point n’est besoin de rappeler que la République centrafricaine traverse depuis des années des épreuves douloureuses.

Ces soubresauts perpétuels ont anéanti son économie et la dernière crise de 2013 a impacté violemment le tissu social.

J’ai eu l’occasion, au cours de nos différents sommets, de vous décrire la crise interminable qui secoue la République centrafricaine, en dépit des efforts de la communauté internationale et des pays frères de la sous-région de nous aider à y mettre fin.
En effet, au niveau national, plusieurs foras ont été organisés pour conjurer ce qui est devenu le mal centrafricain.

Cependant, les recommandations pertinentes n’ont pu être totalement appliquées, tantôt par manque de volonté politique des différents acteurs, tantôt par le manque de ressources pour la mise en œuvre.

Au plan régional et sous régional, plusieurs sommets, réunions de haut niveaux et conférences ont été organisés, soit dans le cadre de la CEEAC, de la CEMAC, de la CIRGL, voire en marge des assemblées annuelles de l’ONU pour trouver des solutions durables aux défis de la paix et de la sécurité dans la région et particulièrement en République Centrafricaine.

Les nombreuses déclarations, recommandations et résolutions prises n’ont pas permis de juguler la crise, dont les causes sont endogènes mais aussi exogènes et que vous connaissez certainement.

Je dois vous rappeler que devant la menace que représentait le retour clandestin du Président BOZIZE qui ne cachait guère son intention de déstabiliser les institutions de la République et à ma demande, le Sommet Extraordinaire de la CEEAC, tenu en visioconférence, le 26 décembre 2020, avait encouragé les Etats membres de la Communauté qui en ont la capacité à exprimer, au nom de celle-ci en concertation avec ses organes, leur solidarité à la RCA, y compris par le déploiement des troupes armées, en vue notamment de l’aider à reconquérir son intégrité territoriale et à se redonner la capacité d’assurer efficacement et durablement sa propre sécurité.

La Conférence avait appelé les groupes armés au respect de la légalité constitutionnelle, des autorités légitimes, du processus électoral et des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paix et de Réconciliation, y compris la cessation immédiate des hostilités sur l’ensemble du territoire centrafricain et le retrait de toutes les lignes de front.
Elle a également encouragé les acteurs politiques et les leaders politiques qui auront fait le choix de l’abandon des armes et de la violence à soutenir le processus électoral en cours et à retrouver la voie du dialogue politique en vue d’une concertation politique inclusive au lendemain des élections

Cette demande était motivée par l’urgence et l’impératif du respect de l’ordre constitutionnel par le respect du processus électoral, conformément aux principes et programmes de la CIRGL qui résultent de la reconnaissance de la dimension régionale des conflits qui affectent nos Etats membres et de la  nécessité d’un effort concerté en vue de promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité et le développement durable dans la région.
Cet appel a eu un écho favorable auprès de la République sœur du Rwanda qui a envoyé un contingent pour aider les FACA à contrer l’avancée fulgurante de la rébellion conduite par l’ancien Président François BOZIZE et donc de préserver l’ordre constitutionnel.

Les appuis du Rwanda et de nos partenaires Russes ont empêché la tentative de déstabilisation des institutions républicaines, et permis de conduire le processus électoral à son terme, renforçant ainsi l’ancrage démocratique du pays amorcé en mars 2016.

Mes Chers Frères ;

Il est indéniable que l’attaque de la CPC constitue, non seulement une agression des forces du mal envers mon pays, mais également une agression contre l’ensemble des états de notre sous-région.

Je tiens à rappeler que ces attaques perpétrées par la CPC, sous la coordination de l’ancien Président BOZIZE, mais composée essentiellement des mercenaires étrangers issus des groupes armés n’ayant aucun avantage à voir la paix s’instaurer en République Centrafricaine, doivent nous interpeller sur nos capacités à mettre en œuvre les Résolutions 1291 et 1304 qui nous appellent à trouver des solutions aux causes profondes des conflits et obstacles au développement de notre sous-région par une approche régionale

Je tiens ici à réitérer la gratitude du Peuple centrafricain au Président LOURENCO et vous tous, Chers Frères, pour la mise en place de la Feuille de route conjointe, Angola-Rwanda pour la paix en République Centrafricaine.

Je tiens également ici à vous informer que la situation en République Centrafricaine requiert davantage la mise en œuvre de la solidarité, l’un des principes de notre organisation commune, afin que nos programmes sur les thèmes de la Paix et Sécurité, de la Démocratie et la Bonne Gouvernance, puissent avoir pour cas d’école, la République Centrafricaine.

Il vous souviendra que face à la situation sécuritaire qui prévalait pendant la période électorale, j’ai sollicité la mise en place d’une force régionale permanente pour régler définitivement la crise centrafricaine.

Cette force devrait être placée sous le commandement de l’Etat-major des FACA, en coordination avec les officiers de liaison de chaque contingent.

Cependant, les difficultés propres à chacun de nos pays, accentuées par le COVID 19, n’ont pas permis la réalisation de cet objectif.

Il nous faut faire taire les armes en Afrique et surtout en RCA.

Faire taire les armes est une grande entreprise qui implique la contribution et la participation de tous, car la paix n’a pas de prix et sans la paix par le dialogue, pour éviter à mon peuple une nouvelle guerre fratricide, aux conséquences imprévisibles.
 

C’est ce que je n’ai cessé de faire depuis ma prise de fonction, le 30 mars 2016 et qui m’a d’ailleurs permis la signature de l’APPR et l’organisation en cours d’un Dialogue Républicain avec toutes les forces vives de la Nation.

La République centrafricaine face à la complexité de la situation qui ne se limite pas à ses frontières, en appelle à une forte unité africaine.

L’Afrique centrale ne peut persister dans les cycles de violences injustes et injustifiées qui risquent de faire le lit au terrorisme.

Le combat pour la Paix, la Stabilité et la Sécurité de nos populations nous devons le mener ensemble, en ordonnant nos efforts, par une coopération dans la sécurisation de nos frontières communes pour ceux avec qui la RCA partage une frontière commune ;

par les appuis logistiques et en troupes pour les autres ; par les appuis diplomatiques des uns et des autres au plaidoyer pour la levée de l’embargo qui sanctionne injustement la RCA ainsi que celui d’un partenariat diversifié, gage de développement , qui n’exclut personne.
Ce mini-Sommet m’offre l’occasion de vous remercier pour tous les sacrifices que vous ne cessez de consentir en ce temps de pandémie de COVID-19 pour la cause de vos frères et sœurs centrafricains.

Je voudrais aussi remercier et encourager nos experts pour leurs contributions sans cesse renouvelées à la recherche de solutions durables à la crise qui secoue mon pays.
 

Je vous remercie.

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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 23:05
PAIX EN RCA : LE CRI DE CŒUR DE DENIS SASSOU-N’GUESSO

Lu pour vous

 

PAIX EN RCA : LE CRI DE CŒUR DE DENIS SASSOU-N’GUESSO AUX PAYS DE LA CIRGL

https://guineeconakry.online/ Par Justin Morel 16 septembre 2021

Le 3ème sommet extraordinaire de la CIRGL (Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs) sur la situation politique et sécuritaire en RCA s’est ouvert, ce jeudi 16 septembre 2021, à Luanda, en Angola. A l’ouverture de ces assises, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso a invité les pays de la CIRGL à s’investir davantage pour sortir la RCA de cette situation.

Quatre chefs d’Etat de la CIRGL y prennent part. Il s’agit de Denis Sassou-N’Guesso de la République du Congo, Faustin Archange TOUADERA de la RCA, MAHAMAT Idriss Deby du Tchad et bien sûr de l’hôte du sommet, l’angolais Joao LOURENÇO. Le président de la commission de l’UA, MOUSSA FAKI MAHAMAT est également présent à ces assises.

A l’ouverture du sommet placé sous l’autorité du chef de l’Etat angolais, Joao LOURENÇO, président en exercice de cette organisation sous-régionale, les chefs d’Etat présents ont suivi le rapport sur la mise en œuvre des décisions de leur 2ème mini-sommet. Ils ont également suivi la présentation de la feuille de route conjointe pour la paix en RCA.

Intervenant à cette occasion, en sa qualité de président en exercice de la CEEAC, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a appelé la sous-région à accompagner le peuple centrafricain sur le chemin de la paix. « Notre sous région doit demeurer au cœur du processus de règlement de la crise centrafricaine ». A dit le président Denis Sassou-N’Guesso, avant d’ajouter  « En cela la feuille de route pour la paix en RCA, qui va nous être présenté au cours des présents travaux confirme notre engagement inlassable et notre mobilisation sans faille au bénéfice de ce pays frère. »

Pour le président en exercice de la CEEAC « Il faut agir et accompagner le peuple de Centrafrique. » pouvait poursuivre le président Denis Sassou-N’Guesso, tout en invitant les centrafricains à taire les divisions : « Nous osons espérer que tous les acteurs politiques et sociaux impliqués, regarderont, enfin, dans la même direction, en bannissant les rangs de divisions et des velléités identitaires des séparatistes. »

La paix en RCA est à ce prix. Et à Denis Sassou-N’Guesso de dire « Nous ne cesserons jamais assez sur cette condition permissive essentielle. Puisqu’il faut, pour l’ensemble des composantes concernées transformer les poches de haine, de peur et des incompréhensions…, aux aveux incessants de la paix, en socle de patriotisme au service de l’affectation en tant que frères et sœurs. »

MIATOLOKA Boryce Agapyth pour GCO

Correspondant particulier de GCO au Congo

GCO Copyright © GuineeConakry.Online

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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 18:30
Mini Sommet de la CIRGL de Luanda : Communiqué final
Mini Sommet de la CIRGL de Luanda : Communiqué final

 

COMMUNIQUÉ FINAL MINI-SOMMET DE LA CIRGL SUR LA SITUATION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

1. Faisant suite aux Mini-Sommets de Luanda des 29 janvier et 20 avril 2021 et à l’invitation de Son Excellence João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d'Angola et Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), le Troisième Mini-Sommet de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) sur la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine s'est tenu le 16 septembre 2021 à Luanda.

2. Ont participé au Mini-Sommet Son Excellence Denis Sassou N'Guesso, Président de la République du Congo et Président en exercice de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC); Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine; Son Excellence Mahamat Idriss Déby, Président du Conseil Militaire de Transition de la République du Tchad et Président en exercice de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), en tant qu'invité spécial; Son Excellence General Ibrahim Gabir Ibrahim Karima, Membre du Conseil Souverain de la République du Soudan, représentant Son Excellence le Général Abdul Fattah al-Burhan, Président du Conseil Souverain de la République du Soudan ; Son Excellence Kabanda Kurhenga Gilbert, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens 2 Combattants de République Démocratique du Congo, représentant Son Excellence Félix Antoine TshisekediTshilombo, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l'Union Africaine (UA); Son Excellence Dr. Vincent Biruta, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale de la République du Rwanda, représentant Son Excellence Paul Kagame, Président de la République du Rwanda; Son Excellence Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun, représentant Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun et Président en exercice de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), en tant qu'invité spécial; Son Excellence Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, et l’Ambassadeur João Samuel Caholo, Secrétaire-Exécutif de la CIRGL.

3. L'objectif principal du Troisième Mini-Sommet de Luanda était d'examiner les résultats obtenus, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Premier et Deuxième Mini Sommets de Luanda des 29 janvier et 20 avril 2021, y compris la présentation de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine.

4. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la mémoire du Maréchal Idriss Déby Itno, tombé héroïquement sur le champ de bataille en avril 2021 en défendant l'intégrité territoriale de la République du Tchad et ont encouragé Son Excellence Mahamat Idriss Déby, Président du Conseil Militaire de Transition de la République du Tchad, à continuer à œuvrer pour la consolidation de la démocratie, de la stabilité, de la sécurité et de la paix durable dans le pays.

5. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont condamné le récent coup d’État survenu en République de Guinée et ont soutenu la position de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et des Nations Unies, qui exige 3 la libération immédiate et inconditionnelle du Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée.

6. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont salué l'esprit d'ouverture de Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, ainsi que les consultations engagées dans le cadre du processus de Dialogue Républicain avec les forces vives de la Nation et les Institutions de la République.

7. Les Chefs d'État et de Gouvernement ont réaffirmé la nécessité de la revitalisation de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA), négocié à Khartoum et signé le 6 février 2019 à Bangui, étant la référence dans la recherche d'une solution durable à la crise centrafricaine.

8. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la participation des Présidents en exercice de la CIRGL et de la CEEAC à la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unis sur la République Centrafricaine, qui s'est tenue à New York le 23 juin 2021, conformément au mandat conféré par les Premier et Deuxième Mini-Sommets de Luanda.

9. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué la Résolution 2588 (2021) du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 29 juillet sur la situation en République Centrafricaine, et ont réitéré leur engagement à poursuivre la recherche d'une solution pacifique à la crise centrafricaine sous l'égide de l'Union Africaine, conformément à la déclaration du 29ème Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine, tenu à Addis-Abeba le 4 juillet 2017, sur l’initiative africaine, qui a abouti à la signature de l'APPR-RCA le 6 février 2019 à Bangui.

10. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont appelé la Communauté Internationale, en particulier l’Organisation des Nations Unies, à se joindre aux initiatives régionales pour soutenir les efforts du Gouvernement de la République Centrafricaine pour revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA), afin d’assurer le respect des engagements et des 4 principes tels que la non-impunité et l'adhésion au programme de Démobilisation, Désarmement, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

11. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué l’évolution positive enregistrée dans la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, tout en réitérant leur condamnation des récents incidents perpétrés par la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

12. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont reçu le rapport des activités menées par l’équipe de travail composée des Ministres des Relations Extérieures et des Affaires Étrangères de la République d’Angola et de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues du Deuxième Mini-Sommet du 20 avril 2021, qui a abouti à l'élaboration de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine.

13. Les Chefs d’État et de Gouvernement se sont félicités des résultats des consultations tenues avec les chefs des groupes armés et les ont exhortés à respecter pleinement les termes de leur engagement, notamment à ne pas promouvoir et/ou entreprendre des actions qui pourraient mettre en péril la stabilité dans le pays et à revenir dans le processus de l’APPR pour les groupes signataires.

14. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont encouragé les pays de la région à faire en sorte que le processus de paix en cours en République Centrafricaine ne soit pas déstabilisé.

15. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont entrepris une réflexion approfondie sur la situation en République Centrafricaine et ont décidé ce qui suit :

a) L’appropriation de l’ensemble du processus de paix et de réconciliation par le Gouvernement de la République Centrafricaine ;

b) L’adoption de la feuille de route conjointe pour la paix en République Centrafricaine;

c) La poursuite des consultations avec les Chefs des groupes armés pour une renonciation totale à la violence par tous les groupes armés;

d) La déclaration de cessez-le-feu par le Gouvernement de la République Centrafricaine, dans les meilleurs délais et au regard de l’engagement pris par les leaders des groupes armés, en tant que facteur indispensable à la réussite de l’ensemble du processus et à la création d'un climat propice à la paix et à la réconciliation nationale;

e) La poursuite des activités de l’équipe de travail composée des Ministres des Relations Extérieures de la République d’Angola et des Affaires Étrangères de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, le cas échéant, afin de permettre, dans les plus brefs délais :

1. la mise en œuvre de la feuille de route adoptée;

2. la mobilisation des ressources, avec l’appui du Secrétaire Exécutif de la CIRGL et le Président de la Commission de la CEEAC, auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour la mise en œuvre des actions envisagées dans la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine, notamment en ce qui concerne le DDRR pour les groupes armés signataires de l’APPR et ceux non signataires ;

f) La définition par le Gouvernement de la République Centrafricaine d'un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la Feuille de Route Conjointe pour la Paix en République Centrafricaine, composé de partenaires bilatéraux et multilatéraux.

16. Le Président Faustin Archange Touadera s'est engagé à tenir les Chefs d’État et de Gouvernement informés des conclusions des consultations en cours et des progrès du processus de paix en cours.

17. Le Mini-Sommet de Luanda entre les Chefs d’État et de Gouvernement de la CIRGL s'est déroulé dans une atmosphère de fraternité et de parfaite entente.

18. Les Chefs d’État et de Gouvernement présents ont remercié Son Excellence João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la CIRGL, pour son accueil et son hospitalité fraternels, ainsi que pour sa disponibilité et son engagement en faveur du processus de réconciliation et de la recherche d'une solution pacifique au conflit en République Centrafricaine.

Fait à Luanda, le 16 septembre 2021.

 

 

Centrafrique: la CIRGL valide la feuille de route pour la paix et veut un cessez-le-feu

https://www.rfi.fr/ 16/09/2021 - 22:43

En Angola, le troisième mini-sommet de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) sur la Centrafrique s’est tenu jeudi 16 septembre à Luanda. Son objectif était d'accorder les violons quant au processus menant à une paix durable en RCA.

Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

La réunion du CIRGL était présidée par l’Angolais João Lourenço, président en exercice de l’organisation sous-régionale. Elle s'est tenue en présence du président Faustin-Archange Touadéra ainsi que de ses homologues congolais et tchadiens et des représentants du Soudan, de la RDC, du Rwanda du Cameroun et du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

Après avoir salué la mémoire de l’ancien président tchadien Idriss Déby, condamné le récent coup d’État en Guinée et appelé à la libération d’Alpha Condé, les chefs d’État se sont penchés sur la feuille de route pour une sortie de crise en Centrafrique. Rédigée par les ministres angolais, rwandais et centrafricains des Affaires étrangères, assistés de plusieurs experts, la « Feuille de route conjointe pour la paix en RCA » dont on ne connaît pas encore le contenu a été adoptée par les chefs d’État.

Appel à un cessez-le-feu

La même équipe de travail est désormais chargée de la mettre en œuvre, de mobiliser les ressources nécessaires et de définir un mécanisme de suivi. Les chefs d’État ont également décidé la poursuite des consultations avec les chefs des groupes armés pour une renonciation totale à la violence ainsi que la déclaration d’un cessez-le-feu par le gouvernement centrafricain, dans les meilleurs délais.

Cité par l’agence Angola Press, le président Lourenço s’est exprimé à l’issue du sommet, jugeant « essentiel de profiter des avancées réalisées dans le domaine des négociations avec les forces politiques internes de l'opposition, la société civile et les leaders des groupes rebelles ».

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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 17:48
LE PRÉSIDENT ANGOLAIS ENCOURAGE LES EFFORTS POUR LA PAIX EN RCA

 

LE PRÉSIDENT ANGOLAIS ENCOURAGE LES EFFORTS POUR LA PAIX EN RCA

 

Luanda - Jeudi, 16 Septembre De 2021   12h45 - Le Chef de l'Etat angolais, João Lourenço, a encouragé ce jeudi, à Luanda, son homologue centrafricain, Faustin Touadera, à continuer de prendre en charge le processus de paix dans son pays, en faveur de la réconciliation entre les différentes forces internes.

S'exprimant lors de l'ouverture du mini-sommet des chefs d'État de la Conférence internationale sur la région des Grande Lacs (CIRGL), João Lourenço a souligné la nécessité de respecter la feuille de route commune pour la paix en République centrafricaine (RCA), comme le principal instrument de paix dans ce pays.

Le Président en exercice de la CIRGL a déclaré que la RCA ne devait pas manquer cette occasion de parvenir à la paix, afin de capitaliser les efforts des différents intérêts nationaux et du contingent des Nations Unies.

Dans son intervention, João Lourenço a également jugé essentiel de profiter des avancées réalisées dans le domaine des négociations avec les forces politiques internes de l'opposition, la société civile et les leaders des groupes rebelles.

Sur la levée de l'embargo sur les armes, imposé à la RCA, il a souligné que la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, de juillet de cette année, indiquait déjà un relatif assouplissement de l'embargo.

Le Président João Lourenço a souligné qu'avec la tenue du mini-sommet de ce jeudi, la région se dirige vers la conclusion d'un cycle d'étapes qui pourrait bientôt aboutir à une solution durable en RCA.

En sa qualité de Président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grande Lacs, João Lourenço a réitéré le soutien inconditionnel de la CIRGL à la paix et à la stabilité en RCA.

Ce mini-sommet de Luanda, a-t-il ajouté, joignant sa voix à celle de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union africaine et des Nations Unies, pour la libération immédiate et inconditionnelle du Président déchu de la Guinée, Alpha Condé.

Le mini-sommet des chefs d'État de la CIRGL, le troisième du genre qu'accueille Luanda, débat la situation sécuritaire en République centrafricaine.

La RCA est plongée dans une situation d'insécurité croissante depuis le coup d'État perpétré par le groupe « Seleka » en 2013, qui a entraîné la chute de François Bozizė, ancien président centrafricain.

La CIRGL a été créée dans le but de résoudre les problèmes de paix et de sécurité après les conflits politiques qui ont ravagé la région en 1994.

Les membres de la CIRGL sont l'Angola, le Burundi, le Congo, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la République-Unie de Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie.

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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 17:32
Un mini-sommet des chefs d’État sur la situation sécuritaire en RCA
Un mini-sommet des chefs d’État sur la situation sécuritaire en RCA
Un mini-sommet des chefs d’État sur la situation sécuritaire en RCA
Un mini-sommet des chefs d’État sur la situation sécuritaire en RCA

 

Un mini-sommet des chefs d’État sur la situation sécuritaire en RCA 

Luanda – Mercredi, 15 Septembre De 2021   20h19 - La capitale angolaise, Luanda, accueillera un mini-sommet des chefs d’Etat jeudi (16), pour débattre des questions de sécurité liées à la République centrafricaine (RCA).

L’événement a lieu à l’initiative du chef de l’État angolais, João Lourenço, en sa qualité de président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

S’adressant à la presse ce mercredi, à Luanda, le ministre angolais des Relations extérieures, Téte António, a déclaré que les chefs d’État examineraient le rapport sur la mise en œuvre des décisions prises lors du 2e mini-sommet tenu en avril de cette année, dans la capitale angolaise.

Les participants prendront également contact avec la Feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine préparée par l’Angola et le Rwanda.

Téte António s’exprimait au sortir d’une audience que le chef de l’État angolais, João Lourenço, a accordée au président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki.

L’ordre du jour du mini-sommet comprend des discours du président João Lourenço et du dirigeant congolais Denis Sassou-N’Guesso, qui est également le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Le président de la RCA, Faustin Archange Touadera, et le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, interviendront également.

Lors de cette réunion, la République démocratique du Congo (RDC), le Cameroun, le Soudan et le Rwanda enverront des représentants de leurs chefs d’État respectifs.

En janvier dernier, Luanda a accueilli un premier mini-sommet, qui a analysé la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine. En avril de cette année, la capitale angolaise a accueilli le deuxième mini-sommet sur le même thème.

Situation en RCA

Depuis le coup d’État perpétré par le groupe rebelle « Seleka », qui a entraîné la chute de François Bozizė, ancien président centrafricain, le pays est plongé dans une situation d’insécurité croissante.

Les populations sont contraintes de quitter leurs villages, face à de violents affrontements ethniques et religieux.

Depuis décembre 2020, environ 60 000 personnes ont fui les violences qui ont ravagé la RCA, selon les données du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

L’actuel chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, a remporté les élections présidentielles le 27 décembre, avec 53,16 % des voix, contre 21,69 % de son principal adversaire, l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuéle.

Les élections se sont déroulées dans un contexte d’insécurité. À dix jours du scrutin, six des groupes armés les plus puissants de la RCA, qui contrôlent les deux tiers du territoire et dont la majorité soutient l’ancien président François Bozizė (dont la candidature a été invalidée), ont rejoint la Coalition des patriotes pour le changement.

Ces groupes armés ont lancé, le 19 janvier, une nouvelle offensive vers la capitale Bangui, pour empêcher la réélection du président Touadera et la tenue des élections.

L’attaque a été repoussée par les troupes centrafricaines, avec le soutien de quelque 12.000 « casques bleus » de la MINUSCA, la force de maintien de la paix de l’ONU, et des paramilitaires russes.

La CIRGL a été créée dans le but de résoudre les problèmes de paix et de sécurité après les conflits politiques qui ont ravagé la région en 1994.

L’Angola, le Burundi, le Congo, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la République Unie de Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie sont membres de la CIRGL.

https://www.angop.ao/fr 

 

 

LE PRÉSIDENT SASSOU N'GUESSO PLAIDE POUR LA PAIX EN RCA

Luanda - Jeudi, 16 Septembre 2021   15h54 - Le Président du Congo, Denis Sassou N'Guesso, a défendu ce jeudi, à Luanda, l'engagement continu des dirigeants de la région centre de l'Afrique, pour le règlement pacifique de la crise politique en République centrafricaine (RCA).

S'exprimant lors du mini-sommet des chefs d'État de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), le dirigeant congolais a souligné l'importance de soutenir le peuple centrafricain, en vue d'un avenir apaisé.

Denis Sassou N'Guesso est également président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).

À son tour, le chef de l'État de la RCA, Faustin Touaderá, a reconnu le soutien apporté par les homologues de la CIRGL et a appelé à l'unité pour lutter contre l'instabilité politique et militaire en Afrique.

Selon lui, le climat d'instabilité que connaît depuis de nombreuses années la population centrafricaine a fragilisé l'économie et le tissu social du pays.

La RCA est plongée dans une situation d'insécurité croissante depuis le coup d'État perpétré par le groupe « Seleka » en 2013, qui a conduit à la chute de François Bozizė, ancien président centrafricain.

Depuis de nombreuses années, la paix et la sécurité en RCA sont un sujet de préoccupation pour d'autres pays d'Afrique centrale, a déclaré à son tour le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki, qui a estimé qu'il était essentiel de passer des paroles aux actes.

"Le temps des mots est déjà révoqué en RCA (...) il nous faut des actes concrets de solidarité africaine", a-t-il déclaré.

Le diplomate tchadien au service de l'Union africaine a appelé à la fin des hostilités et à la recherche de solutions pacifiques, par le dialogue, entre les parties impliquées dans le conflit en RCA.

Le mini-sommet des chefs d'État de cette région, qui se termine ce jeudi, a été convoqué par le Président en exercice de la CIRGL, João Lourenço, pour discuter des questions sur la situation sécuritaire en République centrafricaine.

Les membres de l'organisation sont l'Angola, le Burundi, le Congo, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la République Unie de Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie.

https://www.angop.ao/fr 

 

 

LE PRÉSIDENT JOÃO LOURENÇO ABORDE LA SITUATION EN RCA

Luanda - Mercredi, 15 Septembre De 2021   21h26 - Le Chef de l'Etat angolais, João Lourenço, s'est entretenu ce mercredi à Luanda avec le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki, avec qui il a discuté de la situation politique en République centrafricaine (RCA).

Moussa Faki est à Luanda pour participer au Mini-sommet des Chefs d'Etat de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) qui a lieu jeudi (16), à l'initiative du Chef de l'Etat angolais, João Lourenço, en tant que président en exercice du CIRGL.

S'adressant à la presse à l'issue de l'audience, Moussa Faki a souligné l'importance de la consolidation de la paix et de la sécurité en RCA, tout en saluant les efforts entrepris par l'homme d'Etat angolais à la tête de la CIRGL.

Quant à la situation en RCA, le diplomate tchadien travaillant pour l'UA a appelé à la fin des hostilités et à la recherche de solutions pacifiques par le dialogue.

La RCA est plongée dans une situation d'insécurité croissante, depuis le coup d'État perpétré par le groupe « Seleka » en 2013, qui a conduit à la chute de François Bozizė, ancien président centrafricain.

Concernant la situation en République de Guinée, où un coup d'Etat a eu lieu récemment, Moussa Faki a condamné l'acte et exigé le respect de la Constitution de ce pays.

https://www.angop.ao/fr 

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