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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 00:23
LA DETERIORATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

DECLARATION CONJOINTE DU MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE ET DU COORDONNATEUR HUMANITAIRE

SUR

LA DETERIORATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 12 juillet 2017 – La ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, et le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamnent avec la dernière énergie les attaques perpétrées par les groupes armés contre les structures de santé. Des individus armés se sont impunément introduits le 11 juillet dans les locaux de l’Hôpital de la ville de Zémio, Préfecture du Haut Mbomou, en commettant de graves forfaits contre les civils. Quelques jours auparavant, ils avaient proféré des menaces de la même gravité contre les personnes déplacées. Depuis la fin du mois de juin 2017, plus de 20 000 personnes ont été déplacées suite à une série de confrontations et de représailles entre groupes armés à Zémio.

 

Virginie Baïkoua et Najat Rochdi soulignent « que de tels actes sont condamnables au regard du Droit international ». Ces violences entravent sérieusement l’accès humanitaire et les derniers incidents ont obligé les ONG internationales qui étaient les seules à apporter des soins de santé à suspendre leurs activités et de relocaliser leurs personnels en lieu sûr. Elles rappellent qu’en vertu de la Convention de Genève du 12 août 1949 (CG IV) relative à la protection des civils en temps de guerre, « les hôpitaux civils organisés pour donner des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l’objet d’attaques ; ils seront, en tout temps, respectés et protégés par les Parties au conflit ».

 

Dans le même esprit, Virginie Baïkoua et Najat Rochdi condamnent vigoureusement les attaques contre la population civile qui continue de payer le plus lourd tribut des activités déstabilisatrices des groupes armés. « Avec une suspension même temporaire des activités humanitaires, ce sont plus de 20 000 personnes qui seront dans le désarroi le plus complet » se sont-elles insurgées. « Nous appelons les instigateurs de cette violence physique et morale à mettre un terme immédiatement à leurs agissements criminels et à placer les intérêts des personnes affectées au-dessus de toute autre considération » ont-elles ajouté.

 

La ministre des Affaires sociales et le Coordonnateur humanitaire condamnent également les agressions dont font l’objet les acteurs humanitaires. Il convient de signaler qu’en RCA, depuis le début du conflit, une structure de santé sur quatre a été détruite et une sur deux est tenue par un acteur humanitaire. Devant ce constat, Virginie Baïkoua et Najat Rochdi réaffirment « leur soutien indéfectible aux personnels des ONG qui bravent les risques afin de sauver des vies et à alléger les souffrances dans des conditions toujours plus difficiles ». Elles expriment par ailleurs « leur plus grande préoccupation face la précarité exacerbée et l’extrême vulnérabilité dans laquelle sont plongés les déplacés dont la majorité ont déjà subi les affres de plusieurs déplacements successifs, conséquence directe des agissements des groupes armés ».

 

Virginie Bero

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:53
Le cardinal Tauran encourage l’Église d’Afrique centrale au dialogue interreligieux

 

 

 

 

http://www.la-croix.com Malo Tresca, le 13/07/2017 à 14h17

 

Dans un message publié, samedi 8 juillet, à l’occasion de la onzième Assemblée plénière de l’association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (Acerac), le cardinal Jean-Louis Tauran a insisté sur la nécessité de « passer d’une culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil ».

 

Poursuivre « leur courageux combat pour la promotion de la justice et de la paix » dans une Afrique frappée de plein fouet par la « montée des extrémismes violents » : dans un message d’encouragement publié samedi 8 juillet, le cardinal Jean-Louis Tauran a invité les évêques d’Afrique centrale, réunis à l’occasion de la onzième Assemblée plénière de l’association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (Acerac), à « progresser dans la recherche d’un dialogue sincère et fructueux au niveau œcuménique, interreligieux et interculturel, pour le bien de [leurs] populations et de [leurs] Églises ».

 

Il est temps de « passer d’une culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil, d’une culture du soupçon à une culture de la confiance », a-t-il affirmé, en condamnant les violences perpétrées par « la secte de Boko Haram qui continue de faire des victimes, notamment au Tchad et dans le Nord Cameroun, là où vit une population à grande majorité musulmane », mais aussi « l’instabilité politique de la Centrafrique », affectant « au niveau économique la vie des communautés ».

 

Plus de dialogue interreligieux

 

« Au Gabon et au Congo Brazzaville, il est urgent d’améliorer les rapports entre les membres de l’Église catholique et des autres confessions chrétiennes », a poursuivi le cardinal, en enjoignant aux évêques d’améliorer, « partout dans leurs pays », « le dialogue avec les adeptes de la religion traditionnelle africaine ».

 

Comment amorcer cette injonction à plus d’ouverture et de dialogue interreligieux ? En « vivant l’unité dans le respect des différences, de l’accueil et de l’hospitalité, en favorisant ensemble un partage équitable des biens de la terre, en œuvrant à la promotion de la centralité de tout être humain », énumère celui qui est aussi le président, depuis 2007, du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, en rappelant les mots du pape François pour « la sauvegarde de [notre] maison commune ».

 

Parce que, estime encore le cardinal, ce travail pour un monde meilleur « suppose que les catholiques joignent leurs efforts à ceux des autres chrétiens et de tous les hommes et les femmes de bonne volonté, en dépassant, les barrières des préjugés et la peur des différences ».

 

Dépasser les barrières des préjugés

 

Par son plaidoyer appelant les évêques à prôner l’unité, le cardinal Tauran espère provoquer, jusqu’aux sphères politiques, un « effet domino » : « (…) votre témoignage sera sans nul doute un encouragement pour vos gouvernants à affronter les déséquilibres socio-économiques et à créer des conditions de vie meilleures et des emplois dans les économies locales, dans un environnement stable qui soit un puissant facteur de paix. »

 

Malo Tresca

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:45
Centrafrique : le Conseil de sécurité dénonce la poursuite de la violence

 

 

 

 

http://www.un.org 13 juillet 2017 – Le Conseil de sécurité de l'ONU a constaté jeudi avec préoccupation que des groupes armés continuent de s'affronter en République centrafricaine (RCA) et que des civils de certaines communautés, des soldats de la paix des Nations Unies et des membres du personnel humanitaire continuent d'être pris pour cible.

 

Dans une déclaration de la Présidence du Conseil de sécurité, les membres du Conseil estiment que cette violence « continue de déstabiliser le pays, de faire de nombreuses victimes civiles et de causer d'importants déplacements de population, alors même que les parties au conflit ont convenu de mettre un terme immédiat aux hostilités ».

 

Le Conseil déplore toutes les attaques dirigées contre des civils, les violations des droits de l'homme et atteintes à ces droits et réaffirme qu'il est urgent et impératif de traduire en justice tous les auteurs de ces violations ou de ces atteintes, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique.

 

Le Conseil réaffirme que certains de ces actes peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et rappelle qu'à la demande des autorités nationales, le Procureur de la Cour a ouvert, en 2014, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012.

 

Le Conseil souligne qu'il importe de lutter contre l'impunité. Il demande que « la Cour pénale spéciale soit opérationnelle et que les appareils judiciaire et pénitentiaire et le système de justice pénale soient rétablis dans tout le pays ».

 

Les membres du Conseil de sécurité se disent également profondément préoccupés par la situation humanitaire et enjoignent de nouveau « à toutes les parties d'autoriser et de faciliter le libre passage, dans de bonnes conditions de sécurité et sans délai, de l'assistance humanitaire destinée aux personnes qui en ont besoin ».

 

Le Conseil de sécurité réaffirme son soutien au Président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, se félicite des efforts qu'il déploie pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et étendre l'autorité de l'État à tout le pays, et l'encourage « à mener sans délai un processus politique ouvert à tous ».

 

Le Conseil condamne fermement les violences perpétrées par des groupes armés et « demande à tous les chefs de ces groupes de faire connaître les dispositions de l'accord à leurs membres, de manière à ce qu'ils appliquent sans attendre les dispositions relatives à la cessation des hostilités, et d'honorer, sans aucune restriction, leur engagement en faveur du processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement ».

 

Enfin, le Conseil demande à tous les partenaires de la RCA, en particulier à l'Union africaine et aux États voisins, d'adopter de toute urgence le plan d'action conjoint conclu le 21 juin à Bruxelles relatif à la poursuite des activités de médiation avec les groupes armés, et d'en appuyer l'application, en vue d'obtenir une cessation durable des hostilités sur tout le territoire.

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:42
Sant’Egidio veut croire à la stabilisation de la Centrafrique
Sant’Egidio veut croire à la stabilisation de la Centrafrique

 

 

 

RCA: les efforts de Sant'Egidio pour concrétiser l'accord de paix signé à Rome

 

Par RFI Publié le 14-07-2017 Modifié le 14-07-2017 à 00:07

 

Après l’accord signé à Rome le 19 juin dernier sous l’égide de la communauté Sant’Egidio, l’heure est à l’application concrète de ce texte annoncé comme un pas en avant pour la paix. Un comité de suivi de l’accord se met en place. La communauté catholique a effectué une mission pour superviser la concrétisation de ce texte.

 

Avec notre correspondant à RomeOlivier Bonnel

 

Pendant une semaine, Sant'Egidio a rencontré les différentes composantes de la société centrafricaine, les autorités civiles et religieuses, mais aussi les groupes armés qui avaient fait le voyage à Rome.

 

Si le cessez-le-feu prévu par le texte signé le 19 juin dernier a vite volé en éclats, cet accord est soutenu par tous les acteurs politiques sur place, y compris les groupes armés, assure Mauro Galofaro, responsable des relations internationales à Sant’Egidio. « Maintenant, il y a la totalité des groupes qui sont engagés dans l’accord. Ils nous ont même encouragés à mettre en place tout de suite le comité de suivi et à participer. »

 

Ce comité de suivi est donc le deuxième étage de la fusée pour Sant'Egidio. La tâche la plus dure est en effet de faire respecter l’esprit de l’accord de Rome, le faire connaître aussi en Centrafrique, dans les zones les plus reculées.

 

Le texte signé à Rome est actuellement traduit en langue sango. Des représentants du gouvernement, de l’Assemblée nationale et les groupes armés seront membres du comité de suivi, ainsi que la Minusca. Pour Sant’Egidio, l’engagement de tous les acteurs est essentiel pour lutter contre la violence.

 

« Le plus vite nous allons mettre en place des mesures concrètes pour montrer la volonté de tout le monde à vouloir le dialogue, le plus vite ces choses vont cesser, estime Mauro Galofaro. Sur ça, il y a un grand besoin de l’appui international, notamment de la Minusca. Parce que c’est la seule barrière entre la Centrafrique et le chaos. »

 

Le comité de suivi de l’accord de Rome pourrait être sur pied dès la semaine prochaine.

 

 

Centrafrique: un "comité de suivi" pour le fragile accord de paix de Rome

 

13/07/17 (AFP)

 

Un fragile accord de paix en Centrafrique, signé en juin à Rome entre groupes rebelles et autorités, va être complété la semaine prochaine par un "comité de suivi" dans le pays, impliquant l'Assemblée nationale, a indiqué jeudi la communauté catholique de Sant'Egidio.

 

"L'accord a souligné un consensus sur un processus de désarmement, mais ce n'est pas un coup de baguette magique, il faut y travailler", a souligné devant la presse Mauro Garofalo, responsable des relations internationales de la communauté Sant'Egidio.

 

Sa délégation s'est rendue début juillet à Bangui pour rencontrer les autorités centrafricaines.

 

"L'accord est une feuille de route d'un processus qui ne sera pas immédiat, surtout vu les conditions sur le terrain", a insisté le responsable de la communauté qui a parrainé l'accord.

 

"Il y avait des violences avant et il y en a eu pendant et après l'accord. Cela nous encourage à travailler avec encore plus d'urgence", a souligné Mauro Garofalo, en précisant qu'un quatorzième groupe rebelle rencontré dans le pays s'est désormais également rallié à l'accord.

 

Au total 13 groupes rebelles ou milices, principalement anti-Balaka pro-chrétiens ou ex-Séléka pro-minorité musulmane, avaient paraphé le 19 juin à Rome avec les autorités l'accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire.

 

Plusieurs signataires de l'accord de paix de Sant Egidio s'en sont cependant détachés depuis, comme la Conférence épiscopale centrafricaine, qui a démenti avoir envoyé un émissaire signataire à Rome, ainsi qu'un groupe armé anti-balaka, qui a expliqué que les signataires s'en réclamant n'avaient pas eu d'autorisation préalable du groupe.

 

Le "comité de suivi" qui va être mis en place par l'assemblée nationale de Centrafrique comprendra aussi des représentants du gouvernement et de la présidence de la République mais aussi des observateurs de la Mission des Nations unies (Minusca). Sa création était prévue dans l'accord de paix.

 

L'accord signé à Rome va être traduit en sango, langue officielle du pays, et diffusé dans toutes les préfectures, a aussi précisé M. Garofalo.

 

Plusieurs tentatives de médiation africaine ont déjà essayé de pacifier ce pays pauvre de 4,5 millions d'habitants, dont 900.000 déplacés et réfugiés du fait du conflit.

 

Ces initiatives, ainsi que l'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies ont permis début 2016 l'élection d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, la fin des massacres de masse et le retour au calme dans la capitale, Bangui. Mais les groupes armés contrôlent toujours une grande partie de ce vaste pays, ancienne colonie française.

 

 

Sant’Egidio veut croire à la stabilisation de la Centrafrique

 

http://www.la-croix.com  Nicolas Senèze, à Rome, le 13/07/2017 à 16h28

 

Après une mission d’explication à Bangui du texte de l’accord du 19 juin, un comité de suivi devrait prochainement être mis en place.

 

La Communauté de Sant’Egidio s’est dite, jeudi 13 juillet à Rome, confiante en la mise en œuvre de l’accord de stabilisation signé le 19 juin dernier entre les différents groupes armés de Centrafrique en vue d’aboutir à un cessez-le-feu dans ce pays déchiré par la guerre civile et les conflits ethnico-religieux.

 

De retour d’une mission d’une semaine à Bangui, Mauro Garofalo, responsable des relations internationales de Sant’Egidio, s’est félicité d’avoir pu présenter l’accord du 19 juin à l’ensemble des composantes de la société centrafricaine.

 

« Le président de la République a renouvelé sa confiance à la communauté et sa volonté de dialogue en vue d’un accord », a-t-il expliqué, soulignant que le président Faustin-Archange Touadéra avait officiellement rencontré l’ensemble des groupes armés.

 

« Nous avons pu expliquer l’accord »

 

Au cours de sa visite à Bangui, Mauro Garofalo a aussi rencontré les principaux responsables religieux, dont la conférence épiscopale et le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui.

 

Ce dernier avait notamment critiqué l’accord, estimant que « le texte tel qu’il a été publié est une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violences ».

 

« Nous avons pu expliquer le texte qui est effectivement subtil, a reconnu Mauro Garofalo. Mais il n’y a pas, dedans, d’impunité, ni d’amnistie ni une quelconque échappatoire au processus judiciaire. Seuls le président de la République et l’Assemblée nationale pourront décider d’une éventuelle amnistie. »

 

Il a annoncé la mise en place, probablement dès la semaine prochaine, d’un comité de suivi, désigné par le président Touadéra, et qui sera « une structure légère et efficace ».

 

Sant’Egidio reconnaît toutefois que, sur le terrain, il existe encore d’importantes difficultés à la mise en œuvre de l’accord tandis que les violences sont loin d’avoir cessé.

 

 « Les problèmes de communication rendent difficile sa diffusion, a expliqué Mauro Garofalo. Il y a aussi toute une économie de guerre qui s’est mise en place. Les groupes armés sont eux-mêmes très fragmentés. »

 

« Mais cet accord est un accord politique qui engage les autorités centrafricaines, a-t-il insisté. Nous avons conscience que son application prendra du temps et que nous sommes engagés dans un processus de stabilisation. »

 

« Volonté de paix »

 

« Il y a eu des violences avant l’accord, pendant sa signature et après. Cela nous encourage à travailler encore plus pour son application plutôt qu’à nous décourager », a-t-il poursuivi, faisant part de « la volonté de paix » qu’il a sentie sur place.

 

« Les groupes armés sont aussi totalement engagés dans cet accord. Un quatorzième groupe a même manifesté sa volonté de signer l’accord. Tous nous engagent à mettre tout de suite en place le comité de suivi et à y participer », a-t-il conclu.

 

Nicolas Senèze, à Rome

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:38
Le Vatican lance la construction d’un centre nutritionnel thérapeutique à Bangui

 

 

 

 

APA-Bangui(Centrafrique) 13/07/17 - Le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a procédé ce mercredi à Bangui, en présence d’une délégation de Saint Siège et du Nonce Apostolique en RCA, à la pose de la première pierre de la construction d’un centre de référence pour la nutrition thérapeutique, financé par le Vatican à hauteur de 2 milliards de FCFA.

 

Ce centre hospitalier a été promis par le Pape François pendant sa visite à Bangui en 2015. Il aura une capacité d’une centaine de lits.

 

Faustin-Archange Touadéra a remercié le Vatican pour cet appui en faveur de la santé des enfants et adolescents.

 

Selon Faustin-Archange Touadéra, « la santé est l’une des priorités parce qu’il faut des services sociaux de base qui doivent être renforcés. Compte tenu de la situation que nous avons connue, beaucoup de services ont été détruits dans le pays, ce qui a fait baisser notre capacité à réagir sur le secteur comme la santé ».

 

Dans le cadre de ce projet de construction, le Vatican se propose de former des médecins centrafricains et d’envoyer à la pédiatrie une équipe de médecins italiens.

 

 

Cardinal Nzapalainga : « À Bangui, on est assis comme sur des braises »

 

http://urbi-orbi-africa.la-croix.com 12 juillet 2017

 

Devant ses confrères d’Afrique centrale, l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga a fait part de son inquiétude à propos de la situation en Centrafrique.

 

« À Bangui, la situation est caractérisée par un calme précaire qui y règne. On peut circuler mais on sent qu’au fond des gens, il y a encore ce sentiment de haine, de vengeance… On est comme assis sur des braises. » S’exprimant lundi 10 juillet devant une centaine d’évêques d’Afrique centrale réunis du 10 au 18 juillet à Yaoundé (Cameroun), l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, a esquissé la situation très inquiétante de son pays.

 

« À l’intérieur du pays, la situation reste plus préoccupante dans le sens que les hommes qui sont encore en armes, prennent en otage toutes les provinces, pour ne pas dire les régions entières », poursuit le cardinal, selon des extraits du discours diffusé par le site Cameroon-info.

 

« Chaos »

 

L’archevêque de Bangui parle du « chaos » en Centrafrique, décrit la disparition des structures de l’État en dehors de la capitale, dans un pays où « tout le monde s’improvise préfet, sous-préfet, chef, parce qu’il a une arme ».

 

S’exprimant à la radio camerounaise en marge de l’Assemblée des évêques d’Afrique centrale, le cardinal s’est également fermement opposé à « tous ceux qui veulent utiliser la religion à des fins de division », appelant les hommes à « se relier par un lien spirituel ».

 

 « La religion n’est pas faite pour diviser »

 

« Il y a des gens (…) qui utilisent la religion pour diviser, parvenir au pouvoir, acquérir de l’argent ou encore avoir une préséance. Et nous pensons que la religion n’est pas faite pour diviser mais plutôt pour unir », a-t-il martelé.

 

La situation est particulièrement précaire en Centrafrique, où des combats meurtriers ont lieu, notamment dans les zones de Bangassou, Alindao et Bria.

 

Le 19 juin, un accord signé à Rome sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio, et signé par des représentants des belligérants ainsi que de l’Église, prévoyait pourtant un cessez-le-feu immédiat. Mais sa mise en application semble très difficile. Par ailleurs, au lendemain de la signature de l’accord, l’archevêque de Bangui avait démenti avoir mandaté quiconque pour signer cet accord en son nom.

 

Loup Besmond de Senneville

 

 

Cameroun : Dieudonné Nzapalainga "L'Etat n'existe plus en Centrafrique.."

 

13 juil. 2017 Par Lamine Fatima

 

Fernando Cancio YAOUNDE [LNC] – Des propos forts et sans langue de bois du Cardinal Centrafricain Dieudonné Nzapalainga sur son pays, tenus hier en marge de l'Assemblée plénière des évêques d'Afrique centrale qui se tient toute cette semaine à Yaoundé jusqu'à Dimanche.

 

« Le pays est toujours dans une crise profonde. [...] A Bangui, la situation est caractérisée par un calme précaire qui y règne. On peut circuler mais on sent qu’au fond des gens, il y a encore ce sentiment de haine, de vengeance. [...] On est comme assis sur des braises. Par contre, à l’intérieur du pays, la situation reste plus préoccupante dans le sens que les hommes qui sont encore en armes, prennent en otage toutes les provinces, pour ne pas dire les régions entières.

 

Les hommes en armes, c’est eux qui rackettent, c’est eux qui volent, qui pillent, qui incendient, qui détruisent les villages entiers et nous pensons qu’il s’agit là de situations préoccupantes où les pauvres populations sont victimes des seigneurs de guerre. Ce qui justifie le fait qu’actuellement il y a un chaos dans notre pays et tout le monde s’improvise préfet, sous-préfet, chef, parce qu’il a une arme.

 

Et ils veulent maintenant vendre de l’or, vendre le diamant mais aussi être les chefs et collecter de l’argent parce que l’Etat n’existe plus, l’Etat est faible.

 

L’Etat est seulement à Bangui, mais à l’intérieur du pays vous avez beau avoir le préfet, vous avez beau avoir le maire, ces autorités jouent plus les rôles de figuration, et ils n’ont pas l’effectivité de leur autorité.»

 

© Juillet 2017 – LAMINE MEDIA

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:18
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Les relations de plus en plus tendues entre Touadera et Méckassoua », selon Didacien Kossimatchi

 

Par Judicael Yongo le 13 juillet 2017

 

 

BANGUI,  13 Juillet 2017(RJDH) —Didacien Kossimatchi, un des proches de Faustin Archange Touadera a accusé le président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua « de conspiration de coup d’Etat » lors d’une rencontre  avec la presse ce 13 Juillet à Bangui.

 

Cette accusation portée par Didacien Kossimatchi intervient dans un contexte de décrispation entre les deux institutions à savoir l’Exécutif et le législatif. Elle est la conséquence logique d’une série d’arrestation des personnes soupçonnées proches de Méckassoua par la police politique, la Section de Recherche et d’Investigation (SRI).

 

Selon Didacien Kossimatchi, le président de l’Assemblée nationale n’est pas compatible à la politique de rupture de Faustin Archange Touadera. « Méckassoua est un poison pour la République Centrafricaine », a-t-il laissé entendre, avant de dire qu’une conférence de presse sera tenue pour dénoncer les manœuvres de l’ombre.

 

Il a en outre précisé que des infiltrations tout azimute ont été constatées ces derniers temps dans la ville de Bangui et ses environs. « Des mercenaires tchadiens ougandais et congolais de la RDC et ses environs ont infiltré le pays  et sont logés dans des résidences de certains hommes politiques bien identifiés. Une dizaine de mercenaires étrangers appréhendés ont confirmé qu’ils sont à la solde du Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua et de beaucoup de gens pour une mission précise » a-t-il conclu.

 

Joint par le RJDH, un proche de Méckassoua a qualifié de ragot les accusations de Didacien Kossimatchi « il a quel mandat pour parler au nom et en lieu du gouvernement ? Hier c’était les anciens premiers ministres Anicet Georges Dologuélé, Me Nicolas Tiangaye, les personnalités politiques telles que Me Crépin Mboligoumba et Ferdinand Alexandre Nguendet, aujourd’hui, c’est Méckassoua, alors n’ont-ils pas porté plainte ? C’est du ragot auquel personne ne peut accorder de crédit », a indiqué ce proche sous couvert de l’anonymat.

 

Cette accusation intervient après la démission d’une proche de Touadera nommée à la direction générale de la télévision nationale qui dit ne pas supporter les relations difficiles entre les deux personnalités.

 

 

Centrafrique : MSF France présente les services médicaux dans son nouveau centre à Bangui

 

Par Nina Verdiane Niabode le 13 juillet 2017

 

 

BANGUI, 13 juillet 2017 (RJDH)–Dans un entretien avec RJDH, Elsa Sotto, la coordonnatrice du projet d’urgence chirurgicale de MSF (France) confirme la collaboration entre le gouvernement centrafricain et son organisation, après leur relocalisation. Elle a aussi présenté les services médicaux disponibles dans leur nouvelle structure sanitaire.

 

RJDH : Mme la coordonnatrice, bonjour !

 

Elsa Sotto : Bonjour

 

RJDH : L’équipe MSF France vient de relocaliser son hôpital, pouvez-vous nous dire quels sont les services médicaux disponibles dans cette nouvelle structure hospitalière ?

 

Elsa Sotto : Tous les services médicaux ont été transférés et l’hôpital est 100% fonctionnel depuis le 26 juin 2017. Nous avons donc aujourd’hui une salle d’urgence, un service d’hospitalisation, un bloc opératoire avec deux salles de la radiologie et laboratoire, un service de chirurgie orthopédique et un service de kinésithérapie. Ce sont exactement les mêmes services qui existaient à l’hôpital général.

 

RJDH : Votre relocalisation fait suite à la demande du Ministère de la Santé Publique voulant récupérer les locaux du CNHUB. Continuez-vous à collaborer le Gouvernement centrafricain ?

 

Elsa Sotto : Oui, nous continuerons à collaborer évidemment avec le gouvernement centrafricain à travers le Ministère de la Santé Publique qui est notre principale partenaire dans nos interventions. Au niveau de Bangui, dans le projet ici à Bangui nous collaborons toujours avec la direction générale du CNHUB, d’ailleurs nous utilisons toujours la zone de traitements de déchets de cet hôpital car nous n’avons pas la capacité ici à notre nouvelle structure vu qu’il est impossible de détruire les déchets en zone résidentielle. Donc en effet, nous développerons toujours des partenariats avec le gouvernement. Les besoins à Bangui restent importants et notre volonté est de continuer à y répondre.

 

RJDH : Dites-nous Madame la Cheffe de mission quelle est la capacité d’accueil de ce nouvel hôpital MSF SICA ?

 

Elsa Sotto : Actuellement, nous avons la capacité d’accueil de 60 lits. Toutefois, dans un projet de chirurgie traumatique, ce n’est pas le niveau d’hospitalisation qui définit la capacité d’accueil de l’hôpital, c’est notre service des urgences qui a la possibilité d’accueillir 10 patients à la fois qui nous permet de connaitre notre capacité. Par exemple mensuellement nous recevons plus de 600 patients dont 75% sont souvent hospitalisés. Mais aussi notre projet compte 275 personnels nationaux à raison de 1 médecin pour 13 patients.

 

RJDH : Quels sont les projets actuels de MSF France dans le pays ?

 

Elsa Sotto : nous travaillons donc aujourd’hui ici à Bangui et nous avons trois autres projets situés à Carnot, Paoua et Bria et nous venons juste d’achever une campagne de vaccination qui a eu lieu dans l’ensemble du pays autour des sites de notre intervention.

 

RJDH : Quels sont les chantiers qui vous attendent dans le pays ?

 

Elsa Sotto : au niveau du projet dont je suis la coordonnatrice, nous avons effectivement des chantiers qui nous attendent. Nous sommes en train de finaliser la construction d’un nouveau stock de pharmacie et nous allons continuer à améliorer notre nouvelle structure de SICA en ajustant d’autres services.

 

RJDH : Quelles sont les difficultés que vous, en tant que humanitaire avez actuellement sur le terrain ?

 

Elsa Sotto : ici à Bangui, la situation des humanitaires est plus aisée contrairement à nos collègues qui travaillent dans les provinces et qui sont victimes de nombreuses tracasseries au quotidien et qui les empêchent de travailler. Il serait dommage que le travail des humanitaires soit entravé car la population centrafricaine a besoin de cet aide dans cette situation de crise. Malgré tout cela, nous continuerons à apporter notre aide tout en respectant notre indépendance et notre neutralité

 

RJDH : Madame la Coordonnatrice je vous remercie

 

Elsa Sotto : c’est moi qui vous remercie !

 

 

Centrafrique : Des jeunes barricadent l’avenue David Dacko pour réclamer l’enlèvement des ordures

 

Par Bienvenu Matongo le 13 juillet 2017

 

 

BANGUI, 13 juillet 2017(RJDH)–Les jeunes du quartier Sapéké dans le 2eme Arrondissement ont barricadés ce matin l’avenue David Dacko au niveau de  l’église Gremboutou  pour exiger  à la Mairie  de Bangui d’enlever les ordures entassés devant l’école Saint-Jean.

 

« Nous sommes devant une école, ce n’est pas normal qu’on puisse  mettre un bac à ordures  qui est débordé depuis quelques temps », s’est insurgé Dieu Béni Koyéngué, le représentant de la jeunesse du quartier Sapéké.

 

Pour lui, face à cela, nous les jeunes de la localité ont mené des démarches  et monter des micros projets soumis à la Mairie Centrale pour évacuation des ordures,  malheureusement la Mairie de Bangui  n’as pas réagi.  « Persuadés que garder les ordures positionnées devant l’école ne toucherait aucune autorité, nous avons décidé de les rendre visibles en les déversant sur la voie publique. La nuit, la population du secteur n’arrive pas à bien dormir à cause des moustiques provoqués par ses ordures. Pour éviter le pire, nous avons souhaité agir pour que des précautions soient prises. Nous espérons qu’ils vont être interpellés et vite réagir », a-t-il déclaré.

 

Ganaonda Eddy Marien, Conseiller municipal a déploré cette situation. « C’est déplorable pour la simple raison que la Mairie centrale avec tout ce que le pays a connu  est en train de se restructurer, de s’organiser, de reprendre les choses en main comme auparavant. Je comprends le mécontentement de la population, mais également de mon côté,  en tant que Conseiller municipale, j’invite les jeunes à comprendre les difficultés financières auxquelles  sont confrontées la Mairie», a-t-il expliqué.

 

Saisi de la situation, le Ministre de l’Intérieur  et de l’Administration du  Territoriale, Jean-Serge Bokassa s’est rendu sur les lieux et quelques minutes après deux camions Benne de la Mairie et un tracteur sont arrivés sur les lieux pour évacuer ses ordures.  Cette pratique est train de devenir la méthode de revendication populaire à Bangui

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 12:28

 

 

 

 

Par Wiliam TCHANGO | Cameroon-Info.Net  YAOUNDE - 12-Jul-2017 - 06h19

 

Selon ce prélat catholique, le calme observé actuellement dans la capitale Bangui est précaire. Il faut agir pour sauver ce pays.

 

En marge de l’assemblée plénière des évêques d’Afrique Centrale qui se tiennent depuis lundi à Yaoundé, l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga s’est exprimé sur la situation politique dans son pays, la République centrafricaine. Selon le prélat catholique, malgré le calme apparent dans Bangui la capitale,  toutes les conditions sont réunies pour que le pays sombre  à nouveau dans le chaos.

 

« A Bangui, la situation est caractérisée par un calme précaire qui y règne. On peut circuler mais on sent qu’au fond des gens, il y a encore ce sentiment de haine, de vengeance... On est comme assis sur des braises. Par contre, à l’intérieur du pays, la situation reste plus préoccupante dans le sens que les hommes qui sont encore en armes, prennent en otage toutes les provinces, pour ne pas dire les régions entières. Les hommes en armes, c’est eux qui rackettent, c’est eux qui volent, qui pillent, qui incendient, qui détruisent les villages entiers et nous pensons qu’il s’agit là des  situations préoccupantes où les pauvres populations sont victimes des seigneurs de guerre. Ce qui justifie le fait qu’actuellement il y a un chaos dans notre pays et tout le monde s’improvise préfet, sous-préfet, chef, parce qu’il a une arme. Et ils veulent maintenant vendre de l’or, vendre le diamant mais aussi être les chefs et collecter de l’argent parce que l’Etat n’existe plus, l’Etat est faible. L’Etat est seulement à Bangui et à l’intérieur du pays vous avez beau avoir le préfet, vous avez beau avoir le maire, ces autorités jouent plus les rôles de figuration et ils n’ont pas l’effectivité de leur autorité… » Décrit l’homme de Dieu.

 

Cette situation en Centrafrique qui s’adosse notamment sur un conflit interreligieux entre les Séléka (musulmans) et les anti-Balaka (Chrétiens) occupera à n'en point douter une place de choix dans les discussions menées dans le cadre de cette 11ème édition de l’assemblée plénière des évêques d’Afrique centrale. Le thème de cette rencontre à savoir : « L’œcuménisme et le dialogue interreligieux en Afrique centrale» promeut d’ailleurs le dialogue interreligieux. «Nous voulons en tant qu’église, amorcer le dialogue, inviter tous les Hommes, les croyants et les Hommes de bonne volonté, à se mettre ensemble pour dialoguer et se mettre ensemble pour construire une société où il y a la paix, ou les Hommes acceptent de vivre ensemble », a indiqué dimanche Samuel Kleda, archevêque métropolitain de Douala et président en exercice de l'Association des conférences épiscopales de la région de l'Afrique Centrale (Acerac) au terme de la messe pontificale de lancement. L'assemblée plénière des évêques d'Afrique Centrale s'achève le dimanche16 juillet 2017.

Lu pour vous : "Toutes les conditions sont réunies pour que le pays sombre à nouveau dans le chaos" Cardinal Nzapalainga
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 12:24
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Human Rights Watch recommande plus d’attention sur la Cour Pénale Spéciale

 

Par Judicael Yongo le 10 juillet 2017

 

 

BANGUI, 10 Juillet 2017(RJDH) —-L’ONG internationale Human Rights Watch a dans son rapport de Juillet 2017, formulé des recommandations pour renforcer le soutien particulier à la Cour Pénale Spéciale dont certains de ses membres viennent de prêter serment à Bangui. Le rapport intitulé, « meurtres impunis, crimes de guerres, crimes contre l’humanité et la Cour Pénale Spéciale » a documenté les crimes entre fin 2014 et Avril 2017, rapport dont RJDH a eu copie.

 

Le rapport Human Rights Watch documentant les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis entre fin 2014 et avril 2017, intervient dans un contexte où plusieurs personnalités politiques et responsables des groupes politico-militaires rejettent l’idée de la mise en place rapide de cette juridiction hybride, la Cour Pénale Spéciale pour juger les présumés auteurs des crimes.

 

Human Rights Watch recommande une attention particulière de la part de gouvernement centrafricaine, des partenaires et bien d’autres afin de soutenir la Cour Pénale Spéciale, « il faut renforcer l’attention et le soutien apportés à la Cour pénale spéciale (CPS) récemment créée, qui offre une chance unique pour que les responsables de ces crimes graves soient tenus de rendre des comptes. Toutefois, pour être efficace, la CPS exige un engagement soutenu de la part du gouvernement du président Faustin-Archange Touadera, ainsi qu’un soutien pratique, politique et financier de la part des Nations Unies, aussi des gouvernements individuels, notamment pour la protection des témoins et la sécurité du personnel judiciaire», peut-on lire dans ce document de HRW.

 

Dans ce rapport publié le 05 juillet dernier, Human Rights Watch a demandé au Parlement d’accepter de lever l’immunité de tout membre impliqué dans les exactions.

 

Au moins 566 civils au cours d’attaques entre novembre 2014 et avril 2017, ainsi que la mort de 144 personnes dans la brousse  ont été documentés dans ce rapport. Pendant ce temps, des groupes armés ont détruit au moins 4. 207 maisons.

 

 

Centrafrique : Le ministère des Finances renforce le dispositif anti-fraude sur l’axe Bangui-Garoua-Boulaï

 

Par Judicael Yongo le 11 juillet 2017

 

 

BANGUI, 11 Juillet 2017(RJDH)—Pour renforcer le dispositif existant Anti-Fraude, le gouvernement vient de doter les douaniers de 11 véhicules 4X4. L’objectif est d’intensifier les patrouilles sur l’axe Bangui-Garoua-Boulaï qui passe de deux patrouilles à trois par semaines. Une annonce du département des Finances ce 11 juillet à Bangui.

 

La cérémonie de remise des clés de ces véhicules s’est déroulée ce matin au ministère des Finances à Bangui et intervient dans un contexte de lutte contre la fraude conformément aux exigences des partenaires financiers internationaux du pays. Ce geste est fait alors que le pays attend une réunion avec le FMI.

 

Un appui selon le Ministre des Finances et de Budget Henri Marie Dondra  qui vient soutenir et assainir les finances publiques « c’est un don qui vient soutenir l’effort d’assainissement des finances publiques entamés depuis plus d’un an en vue de mobiliser les recettes publiques en dépit des conditions sécuritaires défavorables », a-t-il dit.

 

Faustin Archange Touadera, Président de la République présent à cette cérémonie attire l’attention des douaniers centrafricains sur la fraude au sein des régis financières, « je dois vous dire que tous ces dons ne suffiront pas, si les agents de la régie financière et les douaniers ne rompent pas avec les contres valeurs à savoir : la corruption et la composions, la fraude qui minent l’administration fiscale et douanière », a insisté le président de la RCA.

 

La fraude représente un manque à gagner pour l’Etat qui s’engage à combattre, mais le défi est encore majeur malgré les déclarations d’intentions des autorités.

 

 

Centrafrique : Environ 25.000 familles assistées en semence et outils agricoles par le CICR

 

Par Fridolin Ngoulou le 11 juillet 2017

 

 

BANGUI, 11 Juillet 2017 (RJDH)–Au moins 25.000 familles ont reçu des semences et outils aratoires à travers le pays. Une activité du Comité International de Croix Rouge qui vise à relancer les activités agricoles et économiques.

 

Les violences dans le pays ont contraint plusieurs familles au déplacement, abandonnant leurs cultures. Une fois le calme revenu, ces retournés perdent souvent leurs cultures. C’est dans ce contexte que les semences leurs ont été distribuées afin de cultiver avant la saison des grandes pluies.

 

Selon CICR, cette distribution a touché près de 7.400 familles de la Ouaka, 3.150 du Bamingui-Bangoran, 7.400 de Nana-Gribizi et 7.300 de l’Ouham. Après une évaluation, un lot contenant des semences maraîchères (gombo, oseille, amarante et courge) et vivrières (maïs ou sorgho, niébé et arachide) leur a été donné. Les cultivateurs ont également reçu des houes afin de faciliter leur travail.

 

Jean Pierre Nereyabagabo, coordinateur du CICR en charge du programme d’assistance économique a souligné dans un communiqué y relative que « ces semences leur permettent de reprendre leurs activités agricoles et, ainsi, de nourrir leurs familles et de regagner une certaine autonomie ».

 

Que ce soit à travers des interventions d’urgence ou de soutien aux communautés à pourvoir durablement à leurs besoins essentiels, « le CICR continue à venir en aide aux populations affectées par le conflit armé en République centrafricaine », note le communiqué.

 

En avril 2017, le PAM avait noté que 48% de ménages en Centrafrique sont menacés par l’insécurité alimentaire, soit environ 2,125 millions de personnes, près de la moitié de sa population.

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 12:22
Centrafrique : Les sociétés de téléphonie mobile sommées de payer à l’Etat 7 milliards de FCFA de dettes

 

 

 

 

jui 11, 2017 à 20:46  APA-Bangui  - Les sociétés de téléphonie mobile de la RCA ont été sommées de payer à l’Etat 7 milliards de FCFA de dettes, a-t-on appris mardi de source officielle.

 

Cette décision rendue publique par le ministre des nouvelles technologies de la communication et des postes, Justin Gourna Zacko, vise à assainir le secteur de la téléphonie en RCA.

 

La RCA  compte  cinq sociétés de téléphonie que sont la SOCATEL, Orange, Moov, Telecel et Azur qui doivent toutes à l’Etat des impôts.

 

Par ailleurs, Justin Gourna Zacko évoquant des raisons de sureté intérieure a interdit aux opérateurs de téléphonie mobile de vendre les cartes sim à la sauvette.

 

Les contrevenants à cette mesure selon le ministre subiront des sanctions réglementaires.

 

Faisant le bilan de l’opération d’identification des abonnés  des téléphonie mobiles, il a demandé aux opérateurs de désactiver tous les numéros qui ne sont pas identifiés. Il leur accorde pour cela un délai de trois mois.

 

Il a également  conseillé les responsables des sociétés de téléphonie mobile qui se sont lancées dans exploitation de l’internet 3G+ sans régler leurs redevances à le faire dans un ‘’délai raisonnable’’ pour que leur partenariat avec l’Etat soit gagnant- gagnant.

 

Les opérateurs de téléphonie mobile de la RCA traversent également des situations difficiles à cause du conflit que le pays vit ET qui a occasionné la destruction de leurs infrastructures mettant en difficulté une partie de leurs clients qui ne peuvent plus téléphoner.

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 12:19
Centrafrique : un nouvel évêque auxiliaire pour Bangassou

 

 

 

 

http://www.news.va  2017-07-11 Radio Vatican

 

(RV) Alors que le diocèse de Bangassou, en République centrafricaine, a été marqué par des affrontements meurtriers ces derniers mois, l'évêque de la ville, Mgr Juan-José Aguirre Muñoz, sera secondé par un évêque auxiliaire, Mgr Jesús Ruiz Molina.

 

Lui aussi espagnol et missionnaire combonien, Mgr Ruiz Molina est âgé de 58 ans. Il était jusqu'alors curé de Moungoumba et coordinateur de la Commission pour la catéchèse dans le diocèse de M'Baïki.

 

Ordonné prêtre en 1987, après des études en France et en Espagne, le nouvel évêque a notamment exercé plusieurs ministères au Tchad, notamment de 2002 à 2008, où il fut provincial combonien. Depuis 2008, il exerçait la mission en Centrafrique, dans le diocèse de M'Baïki. Il avait également été conseiller de la délégation des comboniens en Centrafrique, de 2013 à 2015.

 

Cette nomination s'inscrit dans un contexte particulièrement dramatique sur le plan sanitaire et sécuritaire. En mai dernier, selon la Croix rouge centrafricaine, 115 personnes avaient péri dans des affrontements. L'évêque de la ville avait apporté sa protection aux musulmans menacés d'exécutions sommaires.

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