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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:20
Lu pour vous : Il y a 39 ans jour pour jour que Bokassa se proclamait Empereur de la Centrafrique

 

 

 

http://galsen221.com/  Par Yamar  5 décembre 2016

 

C’était un dimanche comme aujourd’hui, c’était également un 4 décembre tout comme ce jour, Jean Bedel Bokassa précédemment chef de l’état de la Centrafrique se proclamait premier Empereur de Centrafrique.  Ce 4 décembre 1977, les yeux du monde entier se tournaient vers ce pays de l’Afrique centrale qui devenait désormais une monarchie.

 

Plus de cinq cents journalistes venus des quatre coins du monde avaient pris d’assaut les rives de l’Oubangui pour couvrir « l’un des plus grands événements du XXe siècle ».

 

Tous étaient présents pour l’un des sacres qui aujourd’hui apparaît comme étant le sacre le plus ridicule de l’histoire.  Dans un palais omnisports de Bangui entièrement drapé de rouge.

 

Cinq mille invités en tenue d’apparat attendent Jean-Bedel Bokassa. Un trône a été construit à son image : mégalomaniaque. Un aigle aux ailes déployées dans le soleil, emblème de l’empire… Près de 3 tonnes de bronze doré, 3,10 m de haut et 4,20 m d’envergure… Un décor digne de Cinecitta.

 

Un manteau de huit mètres de long et 785 000 perles…

 

L’entrée dans l’arène du désormais empereur de la Centrafrique fût majestueuse. Il revêtait un improbable manteau : 8 m de long, 785 000 perles, 1,3 million de boules de cristal et d’or… L’épée, la ceinture, le sceptre : rien n’est oublié. Jean Bedel Bokassa était coiffé d’une couronne impériale, une inestimable pièce réalisée par le joaillier français Arthus-Bertrand et sertie des plus belles pierres du pays. La plus grosse de ces pierres fait 58 carats. Vive l’empereur !

 


Un sacre napoléonien

 

La cérémonie est calquée sur l’époque napoléonienne. Bokassa, ce caporal de l’ancienne armée française a longtemps rêvé de vivre comme le roi Napoléon. Même la date de la cérémonie, le 4 décembre, se veut l’écho de ce 2 décembre 1804 qui vit le sacre de Napoléon Ier en la cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est à la cathédrale Saint-Paul de Bangui que Bokassa Ier, lui, se rendra en carrosse pour entendre la messe en latin. Le soir venu, lors du banquet, le « sang du christ » coulera à flots : 40 000 bouteilles des meilleurs crus d’Alsace, de Bourgogne et de Bordeaux, 24 000 bouteilles de champagne…

 

40 000 bouteilles des meilleurs crus d’Alsace, de Bourgogne et de Bordeaux.

 

Du haut de ses 57 ans, Jean-Bedel Bokassa peut enfin croire qu’il a touché le sommet de sa vie. L’ascension aura duré douze ans. Le 1er janvier 1966, moins de deux ans après être rentré au pays, le colonel Jean-Bedel Bokassa renverse David Dacko, premier président de la République centrafricaine, et s’empare du pouvoir. De tous les pouvoirs. En 1972, il s’établit  « président à vie » de la Centrafrique. Deux ans plus tard, il est promu maréchal. Le 4 décembre 1976 enfin, à l’issue d’un congrès extraordinaire du Mouvement pour l’évolution sociale en Afrique noire (MESAN), le parti unique auquel tous les Centrafricains âgés de plus de 18 ans sont contraints d’adhérer, l’empire est officiellement proclamé. Un an plus tard, Bokassa Ier est sacré.

 

Plus de 7 milliards de francs CFA

 

Le montant de la facture du sacre de Jean Bedel Bokassa? entendez 7 milliards de F CFA de l’époque (près de 140 millions de francs français), soit le cinquième du budget annuel de l’empire. Un empire qui, en 1976, accusait un déficit de près de 2 milliards de F CFA. Un empire dont les sujets manquaient de tout. Interrogé par Alain Duhamel et Jean-Pierre Elkabbach, deux journalistes français venus l’interviewer à la veille du sacre, Bokassa avait répondu : « On ne peut pas créer une grande histoire sans sacrifices. » Des sacrifices, les Centrafricains en consentirent donc : taxes, nouveaux impôts, dons obligatoires… Bien sûr, leur « générosité » ne devait rien à leur passion pour le dictateur !

 

« ON NE PEUT PAS CRÉER UNE GRANDE HISTOIRE SANS SACRIFICES. » DIXIT JEAN-BEDEL BOKASSA

 

Le reste, c’est-à-dire l’essentiel, fut généreusement fourni par la France de Valéry Giscard d’Estaing, que Bokassa appelait son « cher parent » et qui finira par le lâcher. En septembre 1979, les troupes françaises débarquèrent à Bangui pour renverser « l’empereur », en visite officielle en Libye.

 

Reste que le ridicule de ce grand barnum du 4 décembre laisse dans la bouche un goût de cendre. Pourquoi, moins de vingt ans après la décolonisation, le chef de l’État français – et ceux des pays africains, d’ailleurs -, tout en se gardant d’honorer personnellement l’invitation, a-t-il laissé Bokassa donner de l’Afrique une image aussi pitoyable ?

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:38
RCA : Des diamants de conflit pénètrent les marchés internationaux via le Cameroun

 

 

 

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG 2 DÉCEMBRE 2016

 

Le Processus de Kimberley doit réagir à la suite de la parution d’un nouveau rapport. Ledit rapport révèle que des lacunes dans les procédures de traçabilité du Cameroun créent des possibilités de contrebande. Les diamants centrafricains transitent par ce pays.

 

Le Cameroun permet à des diamants de conflit provenant de la Centrafrique de franchir ses frontières. Et par la suite de pénétrer la chaîne d’approvisionnement légale. C’est en raison de ses faibles contrôles, de la contrebande et de la corruption. Partenariat Afrique Canada l’affirme, dans un rapport publié aujourd’hui.

 

Le rapport est intitulé « Du conflit à l’illégalité : Cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun ». Il examine l’incapacité du Cameroun à mettre en œuvre le Processus de Kimberley. C’est le système international de certification des diamants destinés à mettre un frein au commerce des diamants de conflit.

 

Le rapport paraît à la veille de la visite d’examen au Cameroun du Processus de Kimberley. Celui-ci doit évaluer la mise en œuvre, par le pays, de contrôles internes régissant la production et le commerce des diamants.

 

Les exportations de diamants depuis la République centrafricaine ont été frappées d’un embargo international. Ce, après qu’un coup d’État eut déclenché une guerre civile en 2013. Plus tôt cette année, le Processus de Kimberley a levé partiellement l’embargo dans des zones qu’il jugeait conformes et libres de conflit. Pourtant, Partenariat Afrique Canada a constaté que le commerce illicite des diamants de conflit se poursuit encore aujourd’hui.

 

« Bien que le tollé international soulevé par le financement de la guerre au moyen des +diamants du sang+ en Centrafrique ait entraîné l’adoption de mesures pour arrêter le commerce, on n’a pas porté la même attention aux voisins de la RCA. Notre examen montre la réalité sur le terrain et la façon dont les diamants de conflit provenant de la RCA ont conservé des points d’entrée sur les marchés internationaux par l’entremise du Cameroun », a dit Joanne Lebert, directrice générale de Partenariat Afrique Canada.

 

En entrevue, des mineurs, des négociants et des exportateurs ont décrit en détail la contrebande des diamants de la République centrafricaine qui traversent la frontière de 900 km que ce pays partage avec le Cameroun; la corruption parmi les fonctionnaires chargés de vérifier l’origine des diamants; et les importantes expéditions de diamants de conflit sous embargo qui passent par les carrefours de transit du Cameroun sans être déclarées.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:28

 

                                                                                                        

 

Dans son discours d'investiture, le Président élu avec une écrasante majorité a érigé la rupture en mode de travail. Cette notion de rupture conçu comme un nouveau concept par les centrafricains se définit comme une cassure, une fin annoncée de gestion traditionnelle d'avec les régimes précédents. Après trois trimestres de tâtonnements et d'initiatives infructueuses, le pouvoir central de Bangui campe sur sa stratégie et mode de travail et ne veut faire un revirement par crainte d'acter un constat d'échec. Ce tâtonnement n'est pas l'échec d'un homme mais d'une politique.

 

Logiquement, après la réussite de la table ronde de Bruxelles, le renouvellement du gouvernement avec un nouveau premier ministre s'impose. Un nouveau dispositif avec une nouvelle politique pour gérer l'après Bruxelles. Il s'avère ainsi normal que tous les partis politiques qui ont contribué à la préparation et à la négociation de Bruxelles doivent également être impliqués dans la mise à disposition et la gestion de la manne financière. La Centrafrique étant le pays de tous les paradoxes, on assiste à une incompréhension voire une confusion totale relative aux décrets portant nomination ou confirmation du personnel de quelques ministères (finances, communication et éducation ) alors qu'un nouveau gouvernement est imminent.

 

Est-ce une manière de renouveler sa confiance aux chefs de ces trois départements ministériels ? Si tel n'est pas le cas, comment les nouveaux ministres apprécieront l'harmonie du travail avec une équipe qu'ils n'ont pas contribué au choix ? N'est-ce pas les embryons d'une autre crise qui s'ajoutera à celle déjà existante ? A l'occasion de la fête du 1er décembre, le Président de la République dans son adresse à la nation a confirmé comme il l'a fait précédemment sur les ondes de RFI son intention d'opter pour le désarmement négocié avec les groupes armés. Nous sommes tentés d'adhérer à cette stratégie mais nous sommes très dubitatifs.

 

N'oublions pas qu'il existe de façon non exhaustive quatorze groupes armés recensés et lourdement outillés disséminés sur l'ensemble du territoire national. Le Président de la République pense pouvoir négocier et trouver un compromis avec ces différents groupes armés ? Aura-t-il les moyens nécessaires pour mettre autour d'une même table des groupes armés avec des intérêts et ambitions différents ? D'ailleurs, il faut rappeler que les groupes armés ne s'accordent pas entre eux à l'instar des derniers affrontements sanglants de Bria. La conquête géopolitique de la ville de Bria n'est pas le fruit du hasard. Cette zone étant diamantifère, la paternité et l'appropriation sont devenus des objectifs. Et c'est dans ce climat d'affaires de diamants que le Président de la République va proposer un consensus ou un compromis ?

 

Le DDRR étant un processus, il doit prendre en compte l'évolution du terrain et les paramètres liés au processus. Ainsi, le chef de l'Etat doit adapter, actualiser et mettre en phase sa politique, sa stratégie par rapport aux données réelles. Pour votre gouverne, le désarmement négocié suppose des rencontres, des négociations, des propositions. En outre, on ne peut pas résoudre un problème sans en connaître les causes d'où la nécessité de savoir pourquoi ils ont pris les armes pour finir sur la satisfaction des revendications politiques. Ne perdons pas de vue que certains groupes armés sont capricieux, récalcitrants, indélicats, non structurés, non hiérarchisés et se plaisent dans des actes incontrôlés.

 

Est-ce utile de négocier dans ces circonstances ? Face à la dégradation spectaculaire de la situation sécuritaire dans les arrières pays, n'êtes-vous pas tenter de changer de stratégie ? Entendez-vous toujours maintenir le désarmement négocié ? À quel rythme ? Car les centrafricains n'arrêtent pas d'enterrer leurs morts. Vous fûtes premier ministre et vous avez déjà par le passé géré un processus identique, vous en savez assez pour ne pas commettre les mêmes erreurs. En terme de bilan sécuritaire, des avancées sont-elles enregistrées ? Il est vrai que Bangui est un peu calme certes, mais vous n'êtes pas seulement le Président des Banguissois ? Qu'en est-il des autres provinces ?

 

Concernant l'organisation du défilé du 1er décembre, nous vous adressons nos sincères félicitations et reconnaissances pour sa réussite car cette fête est le symbole de l'unité et de la cohésion nationale. En dehors des festivités de la fête de la proclamation de la République, nous avons un sentiment de stupéfaction mélangé avec de l'émotion. D'où sortent ces vaillants militaires bien habillés qui ont défilé ? L'opinion publique ne savait pas qu'on avait une armée aussi hiérarchisée et structurée ? Quel est le véritable problème des forces armées centrafricaines ? C'est un problème d'effectif ? de matériel ? En dehors de l'embargo, les forces armées centrafricaines n'ont pas le matériel minimum pour une armée ? En cas d'affirmative, pourquoi la sécurité du Président de la République est toujours assurée par des forces étrangères ?

 

Cela ébranle notre souveraineté. La logique veut que les forces étrangères viennent en appui à une force nationale. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de rappeler au chef de l'Etat qu'en politique la légitimité est fondamentale, vous avez été élu démocratiquement, vous devrez oser quitte à se faire des ennemis pour assurer la sécurité de votre peuple. Votre discours politique actuel est en déphasage total avec la réalité. Occupez-vous des vrais problèmes des centrafricains en commençant par la restauration de la sécurité sur l'ensemble du territoire national. L'imminent gouvernement doit changer de cap, de stratégie pour éviter l'agonie politique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                       

 

Paris le 3 décembre 2016

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.

LA POLITIQUE DE LA RUPTURE EST-ELLE EN PHASE AVEC LE QUOTIDIEN DES CENTRAFRICAINS ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:05

 

 

 

QUI : John Ging, Directeur des opérations du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Bruno Lemarquis, Directeur adjoint de l'Unité de réponse aux crises du PNUD, Manuel Fontaine, Directeur régional de l'UNICEF, Richard Danziger, Directeur régional de l’OIM, Félix Loïteohin Yé, Représentant régional de l’UNESCO, Millicent Mutuli, Directrice régionale adjointe du HCR, Bob Kitchen, Directeur de l’unité de préparation et de réponse aux urgences de l’ONG International Rescue Committee (IRC).

 

QUOI : Visite en République centrafricaine des Directeurs des secours d’urgence du Comité permanent inter-organisations (IASC) et du Groupe des Nations Unies pour le développement pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre

 

QUAND : Du 4 au 6 décembre 2016

 

La délégation effectuera du 4 au 6 décembre une mission conjointe en République centrafricaine afin de faire le bilan de la crise humanitaire, de la réponse apportée à ce jour et d’appréhender les efforts de relèvement qui ont été entrepris. A Bangui comme à l’intérieur du pays, la délégation s’entretiendra avec les plus hautes autorités nationales et les partenaires opérationnels sur les voies et moyens afin d’apporter des réponses durables aux besoins des personnes affectées par la crise. Les discussions porteront également sur l’accès humanitaire et la protection des civils. Avec les autorités nationales en particulier, la délégation reviendra sur le suivi de la Conférence des bailleurs de la RCA qui s’est tenue à Bruxelles le 17 novembre dernier.

 

La RCA continue de faire face à des défis complexes et interdépendants, exigeant l’engagement et le soutien de la communauté internationale comme cela a été le cas depuis l’éclatement de la crise en décembre 2012. Plus de 2,3 millions de personnes - près de la moitié de la population - ont encore besoin d'une aide humanitaire. Plus de 800 000 Centrafricains sont déplacés dans leur propre pays ou réfugiés dans les pays voisins. La persistance de l'insécurité et l'insuffisance des infrastructures rendent difficile l'accès aux communautés touchées.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter 


Yaye Nabo Séne, Cheffe, Information publique, OCHA, +236 70 08 75 65, seney@un.org 
Alpha Seydi Ba, Spécialiste de la communication, PNUD, +236 75 00 50 06, ba.alpha-seydi@undp.org



----------------------------------------- 
Ms. Yaye Nabo SENE 
Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR) 
Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene 
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

 

Visite en République centrafricaine des Directeurs des secours d’urgence du Comité permanent inter-organisations (IASC) et du Groupe des Nations Unies pour le développement pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 22:12
L'Eglise craint que la RDC sombre dans une situation incontrôlable

 

 


Kinshasa - AFP / 02 décembre 2016 21h43 - Les évêques catholiques de la République démocratique du Congo ont déclaré vendredi craindre que le pays ne sombre dans une situation incontrôlable en l'absence d'un compromis politique avant la fin du mandat du président Kabila le 20 décembre. 



L'heure est grave, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), prenant à témoin le peuple congolais et la communauté internationale en appelle à la responsabilité et à la bonne volonté politique des uns et des autres pour éviter à notre pays de sombrer dans une situation incontrôlable, a déclaré l'abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco lors d'une conférence de presse à Kinshasa.



L'appel des évêques intervient après plusieurs semaines de médiation entre le Rassemblement (coalition de la majeure partie de l'opposition) d'une part, et la majorité au pouvoir et une frange minoritaire de l'opposition ayant participé au dialogue national en septembre.



En octobre, les participants à ce forum ont convenu de renvoyer à une date indéterminée la présidentielle et les législatives qui auraient dû avoir lieu cette année, ainsi que du maintien au pouvoir de M. Kabila au delà du 20 décembre.



Nous avons pris acte de cet échec de la médiation de la Cenco, nous recommandons au président de la République, aux autres institutions ainsi qu'au facilitateur de l'Union africaine, l'ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo de poursuivre la mise en oeuvre de l'accord politique, a déclaré à la télévision publique Geneviève Inagosi, une porte-parole de la Majorité présidentielle (MP). 



Le Rassemblement rejette pour l'heure ce compromis, tout en affirmant être ouvert à la médiation des évêques pour une sortie pacifique de la crise.



Vendredi soir, ce regroupement politique a promis de donner incessamment sa position officielle aussi bien sur la déclaration des évêques que celle de la majorité.



Depuis des jours, le Rassemblement agite la menace des manifestations populaires le 19 décembre pour contraindre M. Kabila de quitter le pouvoir en cas d'échec de cette tentative de rapprochement menée par les évêques.



La Cenco estime que, autour d'une table (...) un compromis politique est encore possible si les parties prenantes s'y engagent et font preuve de bonne volonté, a encore dit l'abbé Nshole.



La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par la non-tenue de la présidentielle et des législatives.



M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Le chef de l'État reste sourd aux exhortations de ses détracteurs qui le pressent de déclarer publiquement qu'il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle. 


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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 20:33
C'est une nouvelle Gambie, déclare à l'AFP le président élu Adama Barrow
C'est une nouvelle Gambie, déclare à l'AFP le président élu Adama Barrow

 

 


KOLOLI (Gambie) - AFP / 02 décembre 2016 20h11 - Adama Barrow, candidat d'une coalition de l'opposition déclaré vendredi vainqueur de la présidentielle dans son pays, a salué une nouvelle Gambie, se disant confiant dans l'attente de la réaction officielle de Yahya Jammeh, battu après 22 ans au pouvoir.



Le message pour les populations gambiennes: il est temps de se mettre au travail. C'est une nouvelle Gambie, une nouvelle attitude, pour le changement et le développement de notre pays, a déclaré M. Barrow à Kololi, sur la côte, à une trentaine de km à l'ouest de Banjul, dans un entretien à l'AFP, le premier avec la presse depuis l'annonce de sa victoire. 



Alors que beaucoup en Gambie et à l'étranger redoutaient d'éventuels débordements de partisans ou de l'entourage de Yahya Jammeh - dont la réaction était toujours attendue vendredi soir - Adama Barrow s'est déclaré confiant.



M. Jammeh a dirigé pendant 22 ans la Gambie d'une main de fer. Sa défaite - avec 36,6% des voix derrière Barrow, crédité de 45,5% - a été annoncée vendredi après-midi par la commission électorale.



Cependant, jusqu'à vendredi soir, Jammeh lui-même ne s'était toujours pas publiquement prononcé sur le sujet.



Le pouvoir appartient au peuple. Donc, c'est le peuple, pas le président qui décide, les Gambiens ont décidé, nous respectons cette décision, a encore déclaré M. Barrow.



Il y a de l'espoir, parce que j'ai une très bonne équipe, qui est très expérimentée, très instruite, il y a donc un espoir pour la Gambie. Je pense que nous allons grandement changer les choses, a-t-il assuré.



Adama Barrow, 51 ans, homme d'affaires et patron d'une agence immobilière, était peu connu du grand public jusqu'à ce qu'une large coalition de l'opposition le désigne comme candidat à la présidentielle. Il était l'un des trois prétendants à la tête de la Gambie, avec Yahya Jammeh et un ancien cadre du parti de Jammeh, Mama Kandeh.


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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 19:48
Angola : le président dos Santos ne se présentera pas à un nouveau mandat en 2017

 

 


Luanda - AFP / 02 décembre 2016 19h40 - Le président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis trente-sept ans, ne sera pas candidat à un nouveau mandat à la tête du pays lors des élections générales de 2017, a annoncé vendredi soir la radio officielle.



M. dos Santos, âgé de 74 ans, va céder sa place à la tête du Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) à l'actuel ministre de la Défense João Lourenço, a précisé à l'AFP un membre du comité central du parti, João Pinto.



La Constitution angolaise ne prévoit pas de scrutin présidentiel, mais précise que le poste de chef de l'Etat revient au chef du parti qui remporte les législatives.



M. dos Santos a officiellement lancé vendredi la campagne de son parti pour les élections de 2017 lors d'un discours devant son comité central, sans toutefois y préciser s'il serait candidat à un nouveau mandat.



Le communiqué officiel du MPLA publié à l'issue de cette réunion n'a pas non plus évoqué sa succession, mais à l'issue de sa lecture, la radio nationale a précisé en citant des sources internes au parti que M. Lourenço avait été désigné pour lui succéder.



Le président José Eduardo dos Santos ne sera pas candidat à sa succession à la tête du pays, a confirmé à l'AFP M. Pinto.



Le nom de M. Lourenço, qui avait été nommé vice-président du MPLA en août, sera officiellement dévoilé lors du 60e anniversaire du parti le 10 décembre, selon cet élu.



Le chef de l'Etat avait été réélu en août à la tête du MPLA. Il avait semé le trouble en affirmant en mars qu'il quitterait le pouvoir en 2018, un an après les prochaines élections.



Depuis plusieurs semaines, l'Angola bruisse de rumeurs sur l'état de santé du président, qui suggèrent qu'il s'apprête à prendre sa retraite politique.



Le MPLA est arrivé au pouvoir en 1975 lorsque l'Angola a acquis son indépendance du Portugal. José Eduardo dos Santos a pris les rênes du pays quatre ans plus tard après la mort du chef historique du parti, Agostinho Neto.



En trente-sept ans, il a imposé un règne sans partage sur le pays, plus gros producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne avec le Nigeria, mais qui reste l'un des plus pauvres du monde.


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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 19:37
Le Cameroun, "principal pays de transit" pour le trafic des diamants de Centrafrique (rapport)
Le Cameroun, "principal pays de transit" pour le trafic des diamants de Centrafrique (rapport)

 

 

 

02 Déc 2016  Par  AFP

 

Le Cameroun est le principal pays de transit des diamants illégaux issus des zones de conflit en Centrafrique avant d'être recyclés sur le marché international en raison de "ses faibles contrôles" et de la "corruption", selon un rapport publié vendredi.

 

Le Cameroun "est sans aucun doute le principal pays de transit du commerce illicite des diamants de conflit de la République centrafricaine vers le marché légitime des diamants", rapporte Partenariat Afrique Canada (PAC), une organisation mondiale spécialisée dans la promotion de la bonne gouvernance des ressources naturelles notamment dans les zones de conflit.

 

Le diamant centrafricain est sous-embargo depuis 2013 en raison de l'insécurité dans ce pays. Cet embargo a été partiellement levé en 2016.

 

Le Cameroun permet à ces diamants illégaux "de franchir ses frontières et de pénétrer la chaîne d’approvisionnement légale en raison de ses faibles contrôles, de la contrebande et de la corruption", pointe PAC dont les enquêteurs ont suivi les acteurs de la filière clandestine de diamant en Centrafrique et au Cameroun.

 

D'après l'organisation, les contrebandiers bénéficient de "l'impunité" des autorités camerounaises, et les trafiquants clairement identifiés par un groupe d'experts des Nations unies ne sont pas inquiétés.

 

"Une de ces personnes est Patrick Ayandho, qui gère le plus grand bureau d'achat de diamants à Kentzou, dans la région orientale (Est) du Cameroun", cite PAC.

 

Les enquêteurs du PAC ont décelé deux procédés grâces auxquels le diamant centrafricain part des zones minières pour les marchés internationaux en passant successivement par l'Est, la capitale Yaoundé puis le port de Douala.

 

Premièrement, explique PAC dans son rapport, le diamant des zones centrafricaines en conflit entre "illégalement sur le marché mondial par l’entremise du Cameroun, après avoir reçu des certificats du processus de Kimberley valides, émis par des autorités compétentes du gouvernement camerounais".

 

"Dans ce cas, les diamants de conflit sont exportés +légalement+, comme si la marchandise provenait du Cameroun", souligne l'organisation.

 

Le processus de Kimberley est un régime international de certification en vigueur depuis 2003 pour éviter que les groupes rebelles ne financent leurs activités grâce à la vente sur le marché international de diamant issu des zones en guerre ou "diamant de sang". Le Cameroun est devenu membre de cette initiative en 2012.

 

Deuxièmement, "les contrebandiers utilisent le Cameroun simplement comme une entrée vers d’autres pays où ils peuvent blanchir les diamants" centrafricains, selon PAC.

 

De même source, cette deuxième forme de trafic est beaucoup plus nuisible et "implique" également de "nombreux participants au processus de Kimberley".

 

En 2016, un faux certificat du processus de Kimberley, établi au Cameroun pour "blanchir" 4.523 carats, soit plus de la production diamantifère annuelle du pays (3000 carats), a été "intercepté", selon PAC.

 

Le Cameroun "n’a pas la capacité de faire respecter les normes minimales du (processus de Kimberley) ou d’éliminer avec autorité la présence des diamants de conflit de son territoire".

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 19:32
Centrafrique : Rétrocession des matériels de forage à la Croix Rouge Centrafricaine

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 2 décembre 2016 (RJDH) — La Croix Rouge Française a rétrocédé des matériels de Forage et des véhicules à la Croix-Rouge Centrafricaine le 30 novembre 2016 à Bangui. Ce don intervient  après la fin du projet eau et hygiène réalisé depuis 2011 à Bambari.

 

Bambari et des régions de la RCA ne disposent pas de réseaux d’eau potable. Pour fournir une eau saine à la population, des ONG nationales et internationales ont réalisé des forages au bénéfice de la population. C’est ainsi qu’après la réalisation de ces points d’eau à Bambari, la Croix Rouge Française a décidé de rétrocéder ces matériels à son homologue centrafricain.

 

Lors de cette rétrocession de matériels de forage et de véhicules, le responsable de la Croix Rouge Française (CRF) a souligné que cela permettra de renforcer les capacités de la Croix Rouge Centrafricaine. « La foreuse et les autres équipements du projet ont été rétrocédés à la Croix-Rouge Centrafricaine en vue de renforcer ses moyens et capacités dans le domaine de l’accès à l’eau pour répondre aux besoins des plus vulnérables », lit-on dans le communiqué de la CRF.

 

La vice-présidente de la CRCA, Adja Zénaba Katara, a salué ce geste avant de déclarer qu’« il y a trop de problème d’eau dans l’arrière-pays. Nous allons nous attaquer à ce problème pour atténuer la souffrance de la population ». Elle a ajouté que cette remise de matériels « est le fruit d’une longue négociation de l’équipe de la CRCA ».

 

Ce don met fin au projet « Amélioration de l’accès à l’eau potable ainsi que des pratiques d’hygiène pour les populations de la sous-préfecture de Bambari ». Ce projet est mis en œuvre de juin 2011 à mai 2016 par la CRF en collaboration avec la CRCA, grâce au financement de l’Union Européenne. Il a permis à 65.507 résidents de Bambari d’accéder à des points d’eau potable et d’être sensibilisés sur les pratiques hygiéniques. 63 forages ont été réalisés et 62 autres réhabilités.

 

La Chef de la Délégation de la CRF, Marine Durand a exprimé sa gratitude à la Direction de l’Union Européenne et aux autres bailleurs de fonds du projet. La cérémonie de clôture du projet d’accès à l’eau a également été marquée par la fermeture de la sous délégation de la CRF à Bambari.

 

Présente en Centrafrique depuis 2006, la Croix-Rouge Française a exécuté plusieurs programmes dans les domaines de la santé, le psychosocial, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et l’assainissement à Bangui, Bambari et Berberati. Elle a consacré ses efforts à Berberati et Bangui.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:46
Lu pour vous : La Centrafrique transformée en tour de Babel militaire

 

 

 

  Par Jeune Afrique

 

État failli où prospèrent les groupes armés, la Centrafrique est aussi devenue, bien malgré elle, le pays hôte de contingents venus d’horizons les plus divers.

 

Outre les 11 000 Casques bleus de la Minusca (Pakistanais, Rwandais, Burundais, Camerounais, Sénégalais, Gabonais, Mauritaniens, Égyptiens…), on compte 350 militaires français à Bangui et une centaine de Chinois, dont certains ont été déployés sur le site de prospection pétrolière de Boromata, dans le Nord, en renfort d’une société privée de sécurité centrafricaine.

 

Des combattants tchadiens et sud-soudanais ont été signalés au sein de l’ex-Séléka. Huit cents soldats ougandais sont installés dans la région orientale du Haut-Mbomou, où, sous couvert de lutte contre les derniers rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), de Joseph Kony, certains se livrent au trafic de diamants et de bois. Enfin, la présence la plus mystérieuse est celle des Américains.

 

350 hommes des forces spéciales sont répartis entre Bangui, où ils protègent leur ambassade, et les environs d’Obo, dans l’extrême Est, où ils disposent d’une vaste zone interdite, équipée d’une piste d’atterrissage et ravitaillée depuis l’Ouganda et le Kenya par des convois militaires. Officiellement, les Américains interviennent en appui des Ougandais. Leur mission dépasse manifestement ce cadre.

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