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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 17:58
RCA: l'armée ougandaise laisse Obo entre les mains des FACA

 

 

RCA: l'armée ougandaise laisse Obo entre les mains des FACA

 

Par RFI Publié le 20-05-2017 Modifié le 20-05-2017 à 09:29

 

L'armée ougandaise présente en Centrafrique depuis 2009 sous mandat de l'Union africaine pour lutter contre la rébellion de la LRA et trouver son chef Joseph Kony - recherché par la CPI - a débuté son retrait et devrait le terminer à la fin du mois. Ce sont 1 500 soldats ougandais qui quittent ainsi la Centrafrique après avoir réduit le nombre des rebelles de la LRA à une centaine. La sécurité d'Obo revient donc aux forces armées centrafricaines (Faca) et à la mission de l'ONU. La cérémonie officielle de départ a eu lieu ce jeudi 18 mai à Obo. Une mission qui n'a pas été parfaite mais que la population encense.

 

A Obo, la population regrette le retrait de l'armée ougandaise craignant un regain de violences après leur départ. Malgré cette image très positive, une ombre au tableau. Les UPDF sont soupçonnés d'agressions sexuelles. Human Right Watch dit avoir documenté treize cas.

 

« En tant qu'UPDF, nous condamnons cela. Nous avons toujours essayé de combattre cela, explique Richard Karemire, le porte-parole des forces ougandaises. Nos troupes reçoivent des formations avant d'être déployées. Des enquêtes sont en cours. Quiconque reconnu coupable sera sanctionné. Nous avions déjà conduit nos propres investigations avant même de recevoir ce rapport. Ceux que nous avons déjà reconnu comme impliqués passent devant la Cour martiale ».

 

De plus, si la LRA a été affaiblie, Joseph Kony court toujours. Les forces armées africaines devront donc prendre le relai. « Nous les Faca, nous n’avons pas peur de la LRA, affirme le lieutenant Zinga, commandant en détachement à Obo. Je crois que nous sommes prêts avec les moyens que nous avons pour combattre les rebelles. Avec les moyens dont nous disposons, nous allons tout faire pour mettre la population à l’aise ».

 

Le nombre de soldats qui seront envoyés à Obo est incertain. La situation sécuritaire dans la zone reste volatile. Les populations de la région souffrent encore d'attaques de groupes armés qui ne sont pas toujours identifiés.

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Centrafrique-Presse.com
19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 22:59
Centrafrique : la situation reste très fragile et instable, selon la MINUSCA

 

 

 

 

http://www.un.org 19 mai 2017 – La flambée de violence qui a touché l'est de la République centrafricaine (RCA) ces derniers mois atteste de la fragilité du pays, a souligné jeudi une haute responsable de l'ONU en Centrafrique.

 

« Cette violence a continué ces dernières semaines. Et malheureusement, nous avons vu un certain nombre d'attaques qui ont eu pour conséquences un nombre important de victimes civiles », a déclaré la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et Chef adjointe de la Mission multidimensionnelle de stabilisation intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), Diane Corner, lors d'une conférence de presse depuis Bangui.

 

Mme Corner a précisé que les violences récentes étaient principalement concentrées sur trois villes du pays : Bangassou, Alindao et Bria.

 

« Les anti-Balakas se sont renforcés. Ils ont attaqué la ville de Bangassou, une ville qui avait été jusqu'à présent extrêmement calme », a indiqué la Représentante spéciale adjointe. « C'est la première fois qu'elle a connu une flambée majeure de violence de cette échelle ».

 

Le 8 mai, cinq Casques bleus ont été tués dans l'attaque de leur convoi par des éléments anti-Balakas sur l'axe Rafai-Bangassou. Un sixième soldat de la paix est mort le 13 mai lors de l'attaque de la base de la MINUSCA à Bangassou par des groupes armés qui s'en sont également pris à la population civile de la ville, notamment musulmane.

 

L'attaque délibérée de la base de la Mission de l'ONU a été menée avec des armes lourdes telles que des mitrailleuses AK47, des lances-grenades, et des mortiers, a précisé Mme Corner. « Nous sommes dans un Etat très fragile et les seuls forces sur place sont celles de la MINUSCA », a rappelé Mme Corner, précisant l'absence de forces de police ou de gendarmerie dans beaucoup de localités. « De facto nous sommes la seule force. Nous sommes les seuls à faire face aux groupes armés. Nous représentons les forces de l'ordre ».

Le calme commence à revenir à Bangassou. « Nous reprenons progressivement le contrôle », a indiqué Mme Corner. « Les soldats de la paix de l'ONU poursuivent leurs patrouilles et sont en renfort. Le Commandant de la Force de la MINUSMA est arrivé jeudi à Bangassou pour s'assurer que le dispositif adéquat est en place pour répondre à la menace présente sur le terrain ».

 

Selon la MINUSCA, la dernière série d'attaques sur Bangassou aurait fait 115 victimes jusqu'à présent, mais ce chiffre pourrait augmenter davantage. 7.200 personnes sont déplacées à Bangassou et 3.000 se sont réfugiées dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC) actuellement touchée par l'épidémie d'Ebola.

 

La MINUSCA est constamment en contact avec les autorités locales, les membres de la société civile sur place. L'Archevêque de Bangui, le Cardinal Dieudonne Nzapalainga s'est également rendu à Bangassou ces derniers jours pour y conduire des efforts de médiation et essayer de calmer la situation, « et cela semble avoir un impact positif, mais la situation reste extrêmement fragile et nous prenons nos précautions », a prévenu la Chef adjointe de la MINUSCA.

 

Dans la ville d'Alindao, neuf combattants auraient été tués lors d'affrontements entre groupe armés le 9 mai dernier. La MINUSCA a envoyé sur place une de ses forces de réaction rapide. « Le nombre de morts est difficile à estimer et les informations rapportées doivent être considérée avec précaution », a souligné Mme Corner, précisant toutefois qu'un grand nombre de personnes déplacées (environ 8.500) se trouvent actuellement à la Mission catholique de la ville.

 

A Bria, des combats entre deux factions de la coalition FPRC anti-Balaka ont éclaté le 14 mai et se sont poursuivis pendant quelques jours. La MINUSCA estime à environ 15.000 le nombre de personnes déplacées vivant actuellement dans la ville, principalement regroupées autour de sa base.

 

« La MINUSCA et les agences onusiennes partenaires apportent une réponse sur le terrain », a déclaré Mme Corner. « Nous avons atteint nos limites mais nous sommes extrêmement actifs avec toutes les ressources que nous avons et nous sommes également très alertes en ce qui concerne les besoins humanitaires ».

 

La Mission de maintien de la paix onusienne effectue des vols en direction de Bangassou et de Bria. La Mission a également envoyé des fournitures humanitaires à Alindaou. Cette dernière étant éloignée et difficile d'accès, « il est donc difficile de savoir ce qui s'y passe », a dit Mme Corner qui a rappelé que l'est de la RCA dispose de peu de routes et de faibles infrastructures. « Se déplacer rapidement est un défi. La météo est souvent contre nous mais nous répondons avec vigueur et suivons la situation de près », a ajouté la Représentante spéciale adjointe.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 22:17
Comité des sanctions concernant la République centrafricaine

 

 

 

Comité du Conseil de sécurité mis en place conformément à la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine

 

Comité des sanctions concernant la République centrafricaine

 

Le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) et reconduit par la résolution 2339 (2017) concernant la République centrafricaine (ci-après appelé « le Comité ») surveille l’application des mesures de sanction imposées par le Conseil de sécurité.

 

Sanctions

 

Mesures prise

Description

Dérogations

Embargo sur les armes

Tous les Etats membres doivent continuer de prendre les mesures nécessaires afin d'empêcher la fourniture directe et indirecte, la vente ou le transfert en République centrafricaine, depuis et à travers ses territoires ou ses concitoyens, par sa flotte maritime ou aérienne, des armements et du matériel connexe de quelque type que ce soit, y compris les armes et les munitions, les véhicules et les équipements militaires, les équipements paramilitaires et leurs pièces détachées, ainsi qu'une assistance technique, formation, assistance financière ou autre, liée aux activités militaires ou le ravitaillement, la maintenance ou l'utilisation de tout type d'armement et matériel, notamment la mise à disposition de mercenaires armés dans les territoires, qu'ils en soient originaires ou non.

Tous les Etats membres doivent, après avoir découvert des éléments prohibés par le paragraphe 1 de cette résolution, saisir, enregistrer et se débarasser (en le détruisant, le rendant inapte au fonctionnement ou en le transférant à un Etat tiers pour qu'il s'en débarasse) ces éléments dont l'approvisionnement, la vente, le transfert ou l'exportation sont interdits par le paragraphe 1 de cette résolution et décide que tous les Etats membres doivent coopérer dans cet objectif.

Voir le paragraphe 1
(a-h) de la résolution 2339 (2017)

Interdiction de voyager

Tous les États Membres doivent d’ici le 31 janvier 2018 continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des individus désignés par le Comité, étant entendu que rien dans le paragraphe n’oblige un État à refuser à ses propres ressortissants l’entrée sur son territoire.

Voir le paragraphe 10 de la résolution 2339 (2017)

Gel des avoirs

Tous les États Membres doivent d’ici le 31 janvier 2018 continuer de geler sans délai les fonds et autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire en la possession ou sous le contrôle direct ou indirect des personnes ou entités désignées par le Comité ou de toute personne ou entité agissant pour le compte ou sur les ordres de celles-ci ou de toute entité en leur possession ou sous leur contrôle, et doivent continuer à veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre à la disposition des personnes ou entités désignées par le Comité des fonds, avoirs financiers ou ressources économiques ou d’en permettre l’utilisation à leur profit.

Voir le paragraphe 13 (a-c), 14 et 15 de la résolution 2339 (2017)

Activités et mandat du Comité

 

Le Comité est composé des 15 membres du Conseil de sécurité et prend ses décisions par consensus. La Présidence du Comité pour la période se terminant le 31 décembre 2017 est assurée par Son Excellence M. Volodymyr Yelchenko (Ukraine) et la Vice-présidence pour 2017 par le Japon. Le Comité établit des rapports annuels sur ses activités. Il dispose de directives pour la conduite de ses travaux. Les réunions officielles et officieuses du Comité sont annoncées dans le Journal des Nations Unies. Les travaux du Comité sont appuyés par le Groupe d’experts, dont les tâches sont décrites au paragraphe 28 de la résolution 2339 (2017).

 

Le Comité a pour mandat :

 

  • De suivre l’application des mesures prévues aux paragraphes 54 et 55 de la résolution 2127 (2013), aux paragraphes 30 et 32 de la résolution 2134 (2014), et reconduites au paragraphe 19 de la résolution 2339 (2017), en vue de renforcer, de faciliter et d’améliorer la mise en œuvre des mesures par les États Membres;
  • De passer en revue les informations concernant les personnes et entités qui se livreraient à des actes décrits aux paragraphes 16 et 17 de la résolution 2339 (2017);
  • De soumettre au Conseil un rapport sur ses travaux et par la suite, chaque fois que le Comité le jugera nécessaire;
  • De favoriser le dialogue entre le Comité et les États Membres intéressés, en particulier ceux de la région, notamment en invitant leurs représentants à le rencontrer afin d’examiner la mise en œuvre des mesures;
  • De solliciter de tous les États toutes informations qu’il jugerait utiles concernant les actions que ceux-ci ont engagées pour appliquer les mesures de façon effective.

 

Renseignements généraux

 

Le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine a été créé le 5 décembre 2013 pour suivre l’application des sanctions (embargo sur les armes) et pour s’acquitter des tâches prévues par le Conseil de sécurité au paragraphe 57 de ladite résolution. Le Conseil de sécurité a en outre imposé une interdiction de voyager et un gel des avoirs aux paragraphes 30 et 32, respectivement, de sa résolution 2134 (2014).

 

Dans sa résolution 2339 (2017), la dernière en date sur la question, le Conseil a décidé que le mandat du Comité s’appliquerait aux mesures qu’il a reconduites jusqu’au 31 janvier 2018 dans la même résolution.

Renseignements complémentaires sur les mesures

 

Embargo sur les armes

 

Le Conseil de sécurité a imposé pour la première fois un embargo général et complet sur les armes visant la République centrafricaine avec l’adoption de la résolution 2127 (2013) le 5 décembre 2013.

 

Sanctions ciblées

 

Par la résolution 2127 (2013) et la résolution 2134 (2014), le Conseil de sécurité a décidé d’imposer des sanctions ciblées (embargo sur les armes, y compris sur la formation et l’assistance financière, visant des personnes et entités, interdiction de voyager visant certaines personnes et le gel des avoirs des personnes et entités désignées par le Comité). Le Conseil de sécurité a décidé de prolonger les sanctions ciblées dans sa résolution 2339 (2017). Les paragraphes 1 (a-h), 10, 13, 14 et 15 de la résolution 2339 (2017) contiennent des dérogations à ces mesures.

 

Dans le cadre du régime de sanctions, le Comité est chargé de désigner des personnes ou entités conformément aux critères définis aux paragraphes 16 et 17 de la résolution 2339 (2017).

 

Résumé des critères d’inscription sur la liste

 

Critère

Résolution pertinente

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme s’engageant ou apportant leur soutien à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, notamment des actes qui menacent ou violent les accords de transition, ou qui menacent ou entravent la stabilisation et la réconciliation ou alimentent les violences.

Paragraphe 16 de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme agissant en violation de l’embargo sur les armes imposé au paragraphe 54 de la résolution 2127 (2013) et prorogé au paragraphe 1 de la présente résolution ou ayant directement ou indirectement fourni, vendu ou transféré à des groupes armés ou à des réseaux criminels opérant en République centrafricaine des armes ou du matériel connexe ou des conseils techniques, une formation ou une assistance, notamment financière, en rapport avec des activités violentes, ou en ayant été les destinataires.

Paragraphe 17 a) de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme préparant, donnant l’ordre de commettre ou commettant, en République centrafricaine, des actes contraires au droit international des droits de l’homme ou au droit international humanitaire ou constituant des atteintes aux droits de l’homme ou des violations de ces droits, notamment des attaques dirigées contre des civils, attentats à motivation ethnique ou religieuse, attentats commis contre des écoles et des hôpitaux, enlèvements, déplacements forcés.

Paragraphe 17 b) de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme préparant, donnant l’ordre de commettre ou commettant des actes de violence sexuelle ou sexiste en République centrafricaine.

Paragraphe 17 c) de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme recrutant ou utilisant des enfants dans le conflit armé en République centrafricaine, en violation du droit international.

Paragraphe 17 d) de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme apportant un appui à des groupes armés ou à des réseaux criminels par l’exploitation illicite ou le trafic de ressources naturelles de la République centrafricaine telles que les diamants, l’or, la faune et la flore sauvage ou les produits qui en sont tirés.

Paragraphe 17 e) de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme faisant obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire destinée à la République centrafricaine, à l’accès à cette aide ou à sa distribution dans le pays.

Paragraphe 17 f) de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme préparant, donnant l’ordre de commettre, finançant ou commettant des attaques contre les missions de l’ONU ou les forces internationales de sécurité, notamment la MINUSCA, les missions de l’Union européenne et les forces françaises qui les soutiennent.

Paragraphe 17 g) de la résolution 2339 (2017)

Personnes et entités que le Comité aura désignées comme dirigeant une entité désignée par le Comité, ou lui ayant apporté un soutien ou ayant agi en son nom, pour son compte ou sur ses instructions.

Paragraphe 17 h) de la résolution 2339 (2017)

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 21:35
Ebola : Une découverte prometteuse contre le virus

 

 

 

 

Publié le - Mis à jour le

 

Un nouvel anticorps capable de neutraliser le virus Ebola a été découvert par des chercheurs qui ont publié jeudi les résultats de leur découverte dans la revue américaine Cell.

 

L’un des auteurs de l’étude, Kartik Chandran, professeur d’immunologie à la faculté de médecine Albert Einstein à New York, a estimé que c’est un pas important qui va permettre de mettre au point une seule thérapie capable de traiter ou prévenir une infection contre toutes les souches connues d’Ebola.


Les chercheurs ont pu déterminer que sur les 349 anticorps isolés dans le sang d’un survivant de la dernière épidémie, deux pouvaient bloquer toutes les souches connues du virus Ebola dans des cultures de tissus humains en laboratoire.


Les deux anticorps en question ont protégé des souris exposés à des doses mortelles des trois principales souches d’Ebola. Toutefois, la plupart de ces thérapies sont efficaces contre seulement une seule souche d’Ebola. Les études ont porté sur trois nouvelles souches du virus Ebola, annonce BBC/Afrique.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:45
République centrafricaine (Point de vue du Porte Parole du Quai d'Orsay)

 

 

 

Question : Quels efforts la France poursuit-elle en vue de la stabilisation et de la consolidation de la paix en République centrafricaine vu la récente montée de la violence ?

 

R - La France, en étroite concertation avec ses partenaires africains, européens et internationaux, est activement mobilisée pour la stabilisation et la consolidation de la paix en République centrafricaine.

 

Nous condamnons à nouveau, avec la plus grande fermeté, les attaques récentes qui ont causé la mort de six casques bleus de la MINUSCA et fait de nombreuses victimes au sein de la population civile.

 

Nous apportons notre plein soutien au président Faustin Archange Touadéra et aux autorités centrafricaines, en vue du rétablissement de la sécurité et de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire.

 

Enfin, la France prend toute sa part dans ces efforts au sein de l'opération des Nations unies (MINUSCA), à laquelle participent des militaires français, et dont elle vient de renforcer la capacité d'analyse stratégique en mettant à sa disposition des drones. Elle contribue également à l'action de la mission de l'Union européenne EUTM-RCA pour la restructuration et la formation des forces armées centrafricaines.

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:36
Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »
Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »
Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »

 

 

Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »

 

http://www.msf.fr/ 19 Mai 2017

 

Alors que la situation se calmait à Bangassou, des rivalités entre des forces d’auto-défense et des éléments dissidents de l’ancienne coalition Séléka ont dégénéré en combats ce lundi 15 mai 2017 dans la ville de Bria, où MSF mène un projet pédiatrique.

 

Les attaques contre les lieux de culte, commerces et autorités locales assimilées à l’une des parties au conflit qui ont accompagné les combats ravivent les clivages ethniques et religieux à Bria. Ces actions alimentent le cycle de représailles et d’attaques contre les civils en cours depuis des mois dans l’Est du pays. A Bria, la cohésion sociale avait déjà été fortement mise à mal à la mi-novembre 2016 puis en mars 2017 par des épisodes de violence qui ont mis aux prises deux groupes armés issus de l’ancienne coalition Séléka, le FRPC (un groupe rebelle issu des combattants essentiellement musulmans de la Séléka) et l’UPC (comprenant essentiellement des combattants Peuls). Plus de 70 blessés avaient pu recevoir des soins en novembre, et 24 en mars 2017.

 

Dès le début des nouveaux combats à Bria, les équipes sur place du Ministère de la santé, de International Medical Corps et MSF ont déclenché un plan de contingence. Au total, 44 blessés ont été pris en charge à l’hôpital de Bria entre le 15 et le 18 mai 2017. Hier, une équipe chirurgicale de MSF est arrivée sur les lieux pour soutenir la prise en charge des blessés au bloc.

 

Les habitants de Bria ont pris la fuite pour se mettre à l’abri des combats. Certaines familles se sont regroupées dans l’enceinte de l’hôpital, dans l’espoir que les combattants respecteront ce lieu neutre et au statut protégé. Au total, environ 15 000 personnes ont rejoint le site de déplacement de PK3 dont les capacités d’accueil sont débordées. En pleine saison des pluies et pic du paludisme, les nouveaux arrivants se retrouvent exposés à des conditions de vie, d’hygiène et d’accès à l’eau très précaires.


Les équipes de MSF renforcent actuellement les cliniques mobiles dans le camp de PK3 pour assurer l’accès aux soins de santé de ces populations en fuite. Les activités de vaccination, qui devaient démarrer cette semaine, se retrouvent par contre perturbées et six milles enfants de moins de cinq ans continuent d’être privés de cette activité de santé préventive.

 

A Bangassou, la situation reste précaire, avec près de 7 000 personnes qui sont toujours déplacées dans l’enceinte de l’église. MSF a repris ses activités régulières à l’hôpital et mis en place des cliniques mobiles : environ 500 patients ont été pris en charge entre le 16 et 18 mai 2017, souvent des cas sévères de paludisme. Des affrontements à Alindao ont engendré des déplacements de population vers Bambari. Alors que les déplacés blessés sont pris en charge à l’hôpital de Bambari, une équipe MSF est en train de se rendre dans les zones de Alindao et Mobaye pour y évaluer la situation.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:12
Centrafrique Des soldats partis en formation au Burkina Faso et en Israël
Centrafrique Des soldats partis en formation au Burkina Faso et en Israël

 

 

 

Par Sylvestre Sokambi le 19 mai 2017

 

BANGUI, 19 mai 2017 (RJDH)—Plusieurs soldats centrafricains sont partis hier pour subir des formations au Burkina Faso et en Israël. L’information a été confirmée au RJDH par plusieurs sources proches du ministère de la défense nationale.

 

De sources bien informées, le gouvernement a envoyé deux cent soldats en Israël et 150 au Burkina Faso. Une source proche du ministère de la défense nationale parle de recyclage qui fait suite aux visites d’Etat que le président centrafricain a effectuées dans ces deux pays, « vous vous souviendrez que le président Touadera a effectué une visite d’Etat au Burkina Faso dans les mois passés, et récemment en Israël. Lors de ces visites, des accords ont été conclus et c’est dans ce cadre-là que nos militaires ont été envoyés dans ces deux pays », a expliqué cette source qui a requis l’anonymat.

 

Selon les informations du RJDH, d’autres militaires pourraient être envoyés dans d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire qui auraient accepté d’ouvrir leur académie à la République Centrafricaine.

 

Un ministre conseiller à la présidence de la République contacté, parle de la volonté du président d’accélérer la formation des forces de défense, « le peuple réclame son armée. C’est pour cela qu’il faut faire vite et bien. Sur place ici, l’EUTM nous aide déjà dans la formation mais il faut aller vers d’autres pays frères pour nous aider dans ce sens », a-t-il confié.

 

Lors d’une visite officielle au siège des Nations-Unies le mois dernier, le président Faustin Archange Touadera avait dénoncé la lenteur dans la formation des Faca assumée par la mission européenne EUTM qui a livré, la semaine dernière, après quatorze semaines de formation, le premier bataillon des Faca.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:03
CENTRAFRIQUE : SILENCE...ON TUE LÉGALEMENT  par Bernard Selemby Doudou

 

 

 
La souffrance des Centrafricains ne cesse de prendre de l'ampleur et la flamme olympique de la mort se propage de région en région. Après la Kemo ibingui, la Ouaka, la Haute kotto vinrent le tour du Mbomou et de la Basse kotto. Les tueries et exactions sur les paisibles populations ne chagrinent ni ne dérangent personne donnant ainsi l'impression que ces tueries sont autorisées, prévues par les textes pour ne pas dire légales. Les populations opprimées sont abandonnées à leur propre sort, livrées aux seigneurs de guerre qui ne cessent de défier l'autorité de l'Etat. Le gouvernement ne prévoit aucune action ni de perspective à la hauteur des attentes et souhaits de la population mais s'évertue à condamner à minima les exactions sans dépêché un émissaire pour panser les douleurs des populations meurtries.

 

Dans ce contexte tendu et confus, le citoyen lambda préoccupé par la situation sécuritaire s'interroge en monologuant : comment peut-on être si sourd à l'appel et au désespoir de son peuple ? Le silence et l'inaction du gouvernement dans les événements valent-ils une complicité ? Qu'est-ce que le peuple Centrafricain a fait pour mériter ce genre de traitement ? Le chef des opérations militaires de la Minusca dénonce une manipulation sans incliner l'identité de leurs auteurs, le gouvernement en sait quelque chose ?

 

Qui est le vrai commanditaire de cette vague de violence ? Le départ des partis politiques de la majorité Présidentielle a t-il un lien avec la reprise des hostilités militaires dans les arrières pays ? La reprise des opérations militaires est-elle une stratégie pour forcer la main du pouvoir pour reconsidérer les accords de Naïrobi ? C'est dans ce climat de terreur, de psychose que les autorités entendent inviter des musiciens étrangers pour célébrer la fête des mères tambour battant ?

 

L'indifférence aidant, pourquoi le Président de la République n'a pas écourté sa mission en Israël pour marquer son attachement aux personnes éprouvées ? Pourquoi jusqu'aujourd'hui les chefs de guerre ne font pas l'objet d'un mandat d'arrêt ? Pourquoi l'équation d'Ali Darras n'était pas résolu et qu'on a préféré le transférer dans une autre région ? Ces seigneurs de guerre jouent-ils un franc jeu avec le pouvoir ? Les actions gouvernementales manquent d'impact et de visibilité, pourquoi le gouvernement hésite t-il à adopter ou à tester une nouvelle approche politique ? Quelles sont les réactions des institutions sous régionales et surtout de l'Union africaine ? Décidément, toutes les régions seront touchées par les exactions des groupes armés non conventionnels.

 

Ainsi à qui le prochain tour ? À ce rythme et en guise de projection, le prochain président en cas d'alternance héritera d'une situation plus pire que ce qu'a laissé la gouvernent de transition. En quatorze mois de gouvernance, le pouvoir est atteint d'usure. Lassé, émoussé et lessivé le gouvernement a montré ses limites alors que le cœur des centrafricains continuent de saigner. Que disent le collectif des Touaderateurs et ceux ou celles qui continuent de touaderer ? Visiblement le mode de gouvernance n'est pas adapté à la situation actuelle.

 

N'oublions pas que le même peuple qui confie le pouvoir peut le retirer. Nous n'oseront pas appeler à la démission du pouvoir car cela remettra en cause les acquis politiques et démocratiques. Cette dernière finira par s'imposer d'elle même si tous les indicateurs seront négatifs. Fort de ce qui précède et loin de faire de la politique politicienne, nous sommes conscients qu'il n'existe pas de baguette magique pour résoudre la crise centrafricaine. Depuis l'avènement de la politique de rupture et de marchandage avec les groupes armés, la crise s'est accentuée au lieu de s'améliorer.

 

Les empreintes du pouvoir ne sont pas visibles et ne produisent pas d'effets. En conséquence de cause et au nom de l'intérêt supérieur de la nation, nous invitons humblement le pouvoir de s'éloigner de ses alliés électoraux qui ont troqué leur soutien contre des postes de responsabilité, de changer le paysage politique politique en constituant un véritable gouvernement de large ouverture où toutes les compétences sans distinction de parti politique, d'ethnie, de région se reconnaissent à l'instar de nos colonisateurs qui, une fois dépassés par les événements ont répondu à l'appel du 18 juin 1944 du Général De Gaulle depuis Londres.

 

De même, lorsque la démocratie était en danger lors du deuxième tour des présidentielles de 2017, la gauche et la droite ont fait une union sacrée même contre nature pour protéger la démocratie. À défaut de s'exécuter, le parlement n'aura d'autres alternatives que de prendre ses responsabilités non pas par la voie de motion de censure tant souhaitée car cela fragilisera et affaiblira le pouvoir mais par d'autres moyens de pression et de coercition. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 19 mai 2017.

 

 Bernard  SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Administrateur des élections.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:48
RCA : le torchon brûle entre l’Assemblée nationale et le gouvernement

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 19/05/17 - L’Assemblée nationale centrafricaine a donné, vendredi, au gouvernement centrafricain, plus particulièrement le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, un ultimatum de 48h pour venir répondre aux convocations des parlementaires, désireux de savoir les mesures prises par le pouvoir pour combattre l’insécurité.

 

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Aurélien Simplice Zingas, n’a en effet pas supporté que le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji ne se soit pas rendu jeudi à l’hémicycle pour répondre aux questions des députés sur la montée de l’insécurité en Centrafrique.

 

Il a déclaré à l’ouverture de la séance de ce vendredi qu’il donnait au Premier ministre 48h pour venir a l’Assemblée et que passé ce délai, cette institution prendrait ses responsabilités. En clair, l’équipe gouvernementale que dirige Simplice Mathieu Sarandji pour faire l’objet d’une motion de censure de la part des parlementaires comme le prévoit la Constitution.

 

La mésentente entre exécutif et le législatif est devenu un secret de polichinelle pour tout Bangui. Car sur les ondes, les parlementaires ne cessent de dénoncer les blocages de leurs indemnités, suite au renouvellement de leur bureau au mois de mars dernier.

 

Les parlementaires que le Chef de l’Etat désire voir au perchoir ont été battus. Depuis lors, les membres du gouvernement refusent systématiquement de répondre aux interpellations des parlementaires et certains conseillers du Président de la République menacent publiquement de dissoudre l’Assemblée nationale et d’organiser des nouvelles législatives.

 

Pour des observateurs de la vie politique, il est plus facile en ce moment de changer l’équipe gouvernementale minée par la léthargie que de dissoudre l’Assemblée nationale. Par ailleurs, il n’est pas facile d’organiser des élections législatives sur un territoire sous l’emprise des groupes armés. Ainsi, les élections générales de 2015 qui ont abouti au retour de la RCA à l’ordre constitutionnel ont connu beaucoup de ratés à cause de l’insécurité persistante.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:42
Des pillards s'emparent de l'aide en Centrafrique

 

 

 

BANGUI, République centrafricaine 19/05/17(The Associated Press) — Des pillards armés se sont emparés de l’aide humanitaire dans la ville centrafricaine de Bria, où plus de 20 000 personnes ont trouvé refuge sur une base voisine de l’ONU, ont indiqué vendredi des responsables.

 

Le pays semble s’enfoncer de plus en plus profondément dans la violence interconfessionnelle, y compris des régions qui avaient été épargnées depuis le début du conflit à la fin de 2013.

 

Des affrontements ont éclaté à Bria pour une deuxième journée consécutive vendredi, et la situation s’envenime, selon l’agence humanitaire des Nations unies. Au moins cinq personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées.

 

Le responsable de l’agence en République centrafricaine, Joseph Inganji, a expliqué à l’Associated Press que des hommes armés ont pillé un entrepôt rempli d’aide humanitaire. Il a ajouté que la confusion règne et qu’on ne sait plus qui combat qui.

 

Cette ville du centre du pays a été le théâtre, en novembre, d’affrontements féroces entre deux factions rivales du mouvement musulman qui affronte les milices chrétiennes. Human Rights Watch affirme qu’au moins 14 personnes ont été tuées lors de 11 jours de combats à Bria.

 

Depuis le 8 mai, plus de 150 personnes, dont six Casques bleus, ont été tuées lors d’attaques dans la ville de Bangassou, dans le sud-est du pays; à Alindao, dans le sud; et à Bria, selon l’ONU, qui prévient que le bilan pourrait s’alourdir.

 

Les organisations caritatives préviennent qu’elles n’ont reçu que 16 pour cent des fonds dont elles disent avoir besoin pour intervenir en Centrafrique.

 

 

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