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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 20:15
Le Pape François nomme le cardinal Nzapalainga comme envoyé spécial

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, CSSp., archevêque de Bangui (Centrafrique) a été nommé par le pape François comme son envoyé spécial à la cérémonie de clôture de la IVe Conférence panafricaine, intitulée « La Miséricorde divine, une grâce pour notre temps ».
 
La célébration aura lieu au sanctuaire marial de Ouagadougou (Burkina Faso) le 24 novembre 2019.
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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 19:34
Pesticide : la Martinique empoisonnée par le chlordécone

Lu pour vous

 

https://www.francetvinfo.fr

 

La Martinique serait contaminée pour les 400 prochaines années. 90% de la population serait touchée. Une commission d'enquête parlementaire s'ouvre sur le chlordécone, le pesticide des bananeraies.

 

Les bananeraies sont un pilier de l'économie de la Martinique. Elles s'étalent sur des kilomètres au nord de l'île. Problème : le chlordécone, produit phytosanitaire ultra toxique dont les plantations ont été abreuvées pendant plus de trente années. Le produit a été dispersé aux pieds des bananiers, sans aucune protection. "On travaillait sans rien, sans masque, sans chaussure, sans gant", résume une ancienne ouvrière agricole qui travaillait dans ces champs.

Autorisé malgré une toxicité connue

Aujourd'hui, certaines sont malades et ne peuvent plus travailler à l'image de Marie-Lise atteinte d'un cancer du sein apparu de manière fulgurante et qui serait lié, selon elle et beaucoup de Martiniquais, au chlordécone, un insecticide contre le charançon noir autorisé en 1972 alors que sa toxicité est déjà connue. Mais la France va attendre plus de vingt ans pour interdire le produit. Une enquête pour mise en danger d'autrui et administration de substances nuisibles toujours au point mort.

La Martinique a le record du monde de cancer de la prostate, les terres sont polluées pour au moins 500 ans et 90% de la population a du chlordécone dans son organisme. Les bananes ne sont pas polluées, mais les volailles, le bétail, les fruits et légumes et même le poisson car le chlordécone s'est infiltré dans tous les cours d'eau.

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 19:02
Echos de l'Assemblée Générale de l'ONU
Echos de l'Assemblée Générale de l'ONU

 

 

Mercredi 24 Septembre

 

Après avoir rencontré le Ministre d'Etat aux Affaires Etrangères du Rwanda, Monsieur NDUHUNGRIEHE et sa délégation le 23 Septembre, Madame la Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l'Etranger a assisté, avec la délégation qui accompagnait le Président de la République, Chef de l'Etat, à l'ouverture de la 74ème Assemblée Générale des Nations Unies.

 

Au cours de cette matinée, marquée par l'ouverture de la 74ème Assemblée Générale, Madame Sylvie Baïpo Temon a poursuivi avec le Ministre d'État aux Affaires Etrangères, Monsieur AL SAYEGH, auprès de la délégation Emiratii aux Nations Unies à New-York, , les échanges engagés à Abu Dhabi avec le Ministre des Affaires étrangères son Altesse le Ministre des Affaires Etrangères  et de la Coopération, Cheikh Adbullah Bin Zayed, AL NAHAYAN.

 

Une nouvelle occasion de réitérer la volonté des 2 pays à consolider leur coopération.

 

Au-delà du soutien réaffirmer tant politique qu'économique, il ressort des échanges, la nécessité de l'implémentation d'une représentation diplomatique à Abu Dhabi.

 

En fin de matinée, Madame Sylvie Baïpo Temon, Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l'Etranger, a assisté le Président de la République à une audience avec son homologue Rwandais, Son Excellence Paul Kagame.

 

Pour information, Madame la Ministre a reçu fin Juillet à Bangui, une délégation rwandaise menée par le département des Affaires Etrangères rwandais en vue de la mise en place d'une commission mixte pour développer la relation bilatérale entre le Rwanda et la République Centrafricaine.

 

Des travaux avec les sectoriels concernés ont été lancés par le Ministère des Affaires Etrangères, pour à terme formaliser les protocoles d'accord qui seront signer lors de la commission mixte dont la date sera communiquée ultérieurement. 

 

Le cap est donné pour une diplomatie, après le Cameroun, le Congo Brazzaville,  la Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l'Etranger poursuit sa dynamique avec le Rwanda. Reste à venir la RDC, le Soudan, et le Tchad. D'autres commissions restent à planifier avec notamment le Gabon, le Sud-Soudan, l'Angola...

 

Communication MAECE

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:46

Lu pour vous

 

[CRASH DE L’HÉLICO MILITAIRE SÉNÉGALAIS] : DES NOUVELLES DU CAPITAINE MOUSSA THIAM

 

Publié Par Khady Le 01/10/2019 à 13 h 03 min

 

https://www.senegaldirect.net/crash-de-lhelico-militaire-senegalais-des-nouvelles-du-capitaine-moussa-thiam/

 

Le capitaine El Hadji Moussa Thiam, blessé dans le crash de l’hélicoptère de la mission onusienne en Centrafrique se porte bien. Les assurances sont données par son frère. « Nous avons eu des informations sur l’état de santé actuel du capitaine El Hadji Moussa Thiam. Dieu merci, son état de santé s’améliore. Il a du mieux. Nous continuons à prier pour lui afin qu’il se prenne ses activités très bientôt », a expliqué le frère du capitaine. Qui ajoute que le blessé est bien pris en charge. « On ne s’inquiète pas. Il est bien pris en charge et nous souhaitons qu’il soit vite rétabli. C’est vraiment difficile de partir en mission pour le Sénégal avec des collègues et de subir un accident pareil. Cet accident a affecté tout le monde. Nous prions pour le repos en paix des disparus et présentons nos condoléances à leurs familles respectives. Ils étaient partis en mission au service des Sénégalais mais, ils sont tombés les armes à la main », a soutenu le frère du pilote.

 

En effet, il faut rappeler que la mission des Nations-Unies en République centrafricaine menait une attaque contre un groupe armé dans le nord-ouest du pays. C’est sur ces entrefaites que l’hélicoptère s’est écrasé lors de son atterrissage à Bouar et a provoqué la mort de trois casques bleus sénégalais de la force de l’ONU en Centrafrique. Un accident causé, selon des sources, à de mauvaises conditions atmosphériques, qui ont rendu l’atterrissage impossible.

 

https://www.senegaldirect.net/crash-de-lhelico-militaire-senegalais-des-nouvelles-du-capitaine-moussa-thiam/ 

 

 

Crash de l’hélico : Le soldat blessé se porte bien

 

https://senego.com Par Birama THIOR 01/10/2019 à 12:43

 

Le casque bleu sénégalais de la Minusca blessé vendredi 27 septembre, dans le crash de hélicoptère en Centrafrique, se porte comme un charme.

El Hadji Moussa Thiam, le pilote de l’appareil, a été évacué dans un hôpital de niveau 3 des Nations-Unies en Ouganda. Sa famille rassure que la vie de ce soldat est hors de danger. Elle est à l’écoute des responsables des Nations-Unies pour son éventuel rapatriement à Dakar. « Nous avons reçu l’information sur son état actuel. Et il va bien. Nous allons continuer à prier pour lui. C’est ça que nous avons comme information. Il s’occupent bien de lui. On ne s’inquiète pas« , a déclaré sur Rfm, Assane Thiam, frère du capitaine.

Réaction familiale 

C’est avec beaucoup d’émotion qu’ils conçoivent les accidents lors des missions « pour servir« . Assane de souligner que c’est très difficile pour tous les Sénégalais de confessions différentes. « Et nous prions pour ceux qui ont perdu la vie. Nous présentons nos condoléances à leurs familles. Oui, il faut reconnaître qu’ils étaient partis en mission au service du peuple sénégalais. Ils sont tombés les armes à la main. Et nous continuons à prier pour eux « , a-t-il déclaré.

El Hadji Moussa Thiam

Le capitaine El Hadji Moussa Thiam est originaire de Pout (région de Thiès). Il est âgé de 33 ans.

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:38

 

Centrafrique : De fausses quinines découvertes dans deux préfectures du pays

BANGUI, 30  Septembre 2019 (RJDH)---- Le ministère de la santé publique a appelé à la vigilance des centrafricains après la découverte de faux médicaments de quinine dans les préfectures du Mbomou et de l’Ouham par l’Organisation mondiale de la Santé en Centrafrique. Le Ministre de la Santé publique, Docteur Pierre Somse, alerte les populations des villes citées d’être prudentes. Alerte donnée le vendredi 27 septembre à Bangui.

Le département de la santé, a été informé par une lettre internationale d'alerte de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annoncé le ministre de la santé, Pierre SOMSE, dans une conférence de presse à Bangui vendredi dernier à Bangui. Au cœur de ce trafic, de sulfates de quinines contrefaites de 800 et 300 mg circulant depuis ces derniers temps dans le Mbomou et l’Ouham.

Docteur Pierre Somse a indiqué que « le ministère a reçu une notification d’alerte de  la part de l’OMS, relative à des lots des quinines sulfates falsifiés circulant sur le territoire Centrafricain. Ces produits ont été découverts dans le centre de santé des districts sanitaires de Bangassou et de Bossangoa. Il n’est pas impossible que  ces  faux  médicaments puissent être en circulation dans d’autres  régions dans un contexte où la criminalité pharmaceutique est en pleine évolution à travers  le monde »dit-il.

Pour identifier ces fausses quinines, il suffit de voir de près la catégorie qui circule actuellement sur le marché, « la première est la quinine sulfate 800 mg et le fabriquant est phamacium  Bulgaria ; numéro de lot 00952005 et la date de fabrication est de Juin 2015 et la date de péremption indiquée Décembre 2020. La 2e série de quinine 300 mg fabriquée toujours par phamacium Bulgaria 7711006, date de  fabrication indiquée Aout 2018 et péremption Juillet 2021. Enfin et la dernière est la quinine sulfate 300 mg fabriquée par Laboratory in Allied  Ltd sous le numéro de lot 7422, date de fabrication Mars 2017  et péremption en  Avril 2021 », a indiqué Pierre Somse, ministre de la santé.

Pour lui, le public doit être vigilant et ne doit pas s’en approvisionner des médicaments de la rue et de contactez au cas de ces médicament car, ces faux médicaments ont étés découvert dans les districts sanitaires de Sekebodé, Bounguelé et Bangui ville à Bangassou dans le Mbomou et dans l’Ouham à Bossangoa, Ndjongombé et Gbadé.

«  Donc nous demandons à toutes les personnes qui viendraient au contact de ce médicament, de procéder à leur mise en quarantaine et nous allons assister le plus vite possible dans la poursuite de recherche de ces médicaments » a précisé le ministre de la santé.

De conclure, le ministre de la santé a rassuré la population que des démarches sont entreprises pour approvisionner tous les centres de santé en médicament de qualité par le Gouvernement.

Ketsia Kolissio

 

 

Centrafrique : La MINUSCA renforce son dispositif militaire au village de Bangao

KOUANGO, 30 septembre 2019 (RJDH)---Les forces onusiennes sont arrivées depuis samedi dernier au village de Bangao, localité située à 45 Km de la ville de Kouango, théâtre de violences armées entre deux groupes armés le vendredi 27 septembre dernier.

Une attaque des groupes armés a eu lieu vendredi dernier au village de Bangao, localité située à 45 kilomètres de Kouango dans la Ouaka. « Le bilan fait état de 12 morts et trois blessés graves qui, selon nos sources, sont immédiatement transférés à l’hôpital de Kouango pour des soins médicaux ».

Craignant une reprise des violences dans la région, la MINUSCA a déployé les contingents burundais et népalais pour contenir les velléités guerrières des protagonistes. « Les Contingents burundais et népalais de la MINUSCA sont finalement arrivés samedi 28 septembre à Bangao, théâtre de violences intercommunautaires le vendredi dernier. Leur arrivée a permis un semblant de calme actuellement à Bangao» a indiqué une source locale. 

Les raisons de ces heurts armés prennent leur racine dans le climat de méfiance qui règne depuis un certain temps entre les communautés musulmanes et non musulmanes à Bangao. « La mort d’un autochtone du village de Bangao dans des circonstances peu claires a été l’élément déclencheur des combats », a précisé la même source.

Malgré une première rencontre d’entente initiée par les forces onusiennes pour désamorcer les tensions, « la situation est toujours tendue », a témoigné au RJDH une autorité locale de Kouango, tout en relevant que « Pour l’instant, les casques bleus ont renforcé leur dispositif militaire dans la région afin de parer à toute éventualité », a-t-elle ajouté.

Vianney Ingasso

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:28

 

 

Compte rendu de la réunion du Secrétaire-général avec S.E. Mr. Faustin Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine

 

NEW YORK, États-Unis d'Amérique, 27 septembre 2019/APO Group/ -- 

Le Secrétaire général de l'ONU s’est entretenu avec son Excellence Mr. Faustin Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine. Le Secrétaire général a salué les progrès enregistrés dans la mise en œuvre effective de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation et a salué la mise en place d'un gouvernement inclusif. 

Le Secrétaire général et le Président ont discuté du processus politique et des élections présidentielle et législatives prévues pour la fin de l’année 2020 et début 2021, ainsi que de l'importance de l'engagement de haut niveau de la région. Ils ont également échangé sur la situation socio-économique et humanitaire dans le pays.

 

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in The Central African Republic (MINUSCA).

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:03
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA :  les soldats de la paix frappent les éléments de 3R dans trois préfectures

 

https://www.radiondekeluka.org samedi 28 septembre 2019 12:14

 

Les opérations militaires de la Minusca contre les combattants de 3R se poursuivent dans l'Ouest et le Nord-ouest de la RCA. Jusqu'à ce samedi 28 septembre 2019, aucun bilan n'était encore disponible. Mais selon plusieurs sources, les casques bleus ont repris à ce groupe armé le contrôle de certaines de ses bases stratégiques entre De Gaulle et Kouï (Ouham-Péndé).

Face aux multiples violations de l'Accord de paix du 6 février par le mouvement 3R, la Minusca est passée depuis le 26 septembre à l'offensive pour contraindre ce groupe armé à respecter ses engagements. Selon la force onusienne, il s'agit d'une opération militaire contre les bases non reconnues des 3R dans les préfectures de Mambéré Kadéï, Nana Mambéré, et Ouham Péndé.

Cette opération vise essentiellement à "protéger les civils, à repousser les combattants 3R dans les zones de déploiement fixées après les tueries du mois de mai dernier dans la région de Paoua, à faire respecter les dispositions de cessation des exactions contre les civils ainsi que celles liées au processus du DRRR", a expliqué la Minusca dans un communiqué.

Aucun bilan de cette vaste opération militaire n'est encore disponible, mais plusieurs sources contactées par Radio Ndeke Luka ont fait savoir que les casques-bleus portugais ont détruit plusieurs bases des 3R, mettant les combattants en débandade.

Pendant que cette opération militaire se poursuit, 3 aviateurs sénégalais de la Minusca ont péri hier dans le crash de leur hélicoptère de combat à Bouar. Selon la mission de l'ONU en Centrafrique, l'accident est dû à de mauvaises conditions atmosphériques.

Dans le pays, gouvernement, partis politiques et internautes multiplient les messages de compassion et d'encouragement aux familles des disparus et aux Nations Unies.

 

 

RCA : "Ë Zîngo Bîanî" signe et persiste sur ses 12 revendications

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 1 octobre 2019 11:50

 

Les militants du Front Uni pour la Défense de la Nation "Ë Zîngo Bîanî" ont marché ce 30 septembre à Bangui pour insister sur les 12 revendications du mouvement et remettre par la même occasion aux autorités nationales et à la communauté internationale un mémorandum de sortie de crise.

Plus de 2000 personnes ont marché selon les organisateurs, malgré les intimidations et les appels au boycott. Les manifestants venus des quatre coins de la capitale, ont entamé la marche à 9h 00, Place des Nations Unies pour se diriger vers le centre-ville. Ils ont été encadrés par des Forces de l’ordre national et international appuyés par les blindés de la Minusca. Chaque organisation membre de cette plateforme a scandé son effigie.

"Malgré les menaces qui ont circulé pendant deux jours, il y a eu une mobilisation. On s'approche de plus de 2000 personnes cela veut dire que les Centrafricains savent braver les menaces et intimidations politiques" s'est réjoui Gervais Lakosso, coordonnateur de cette plateforme, indiquant que cette marche est pacifique, citoyenne et légale.

Une heure plus tard, la foule arrivée au monument Barthélémy Boganda est priée de rester là. Les organisateurs ont pris un taxi pour aller remettre le mémorandum au représentant du Président de la République, au Président de l'Assemblée Nationale, Laurent Ngon-Baba et au Premier ministre, Firmin Ngrébada.

La marche s’est déroulée dans le calme mais l’itinéraire choisi n’est pas respecté.  Pour Gervais Lakosso, l’heure est aux actions citoyennes. "C'est une crise centrafricaine, il faut des initiatives centrafricaines pour la résoudre. Nous proposons cette conférence souveraine qui va être véritablement inclusive", a-t-il souhaité.

Quant à Teddy Defiobona, coordonnateur du Réseau national de la jeunesse centrafricaine "aujourd'hui, la jeunesse centrafricaine souffre du manque d'emploi et de l'autre côté, on augmente le prix de la délivrance de la Carte nationale d'identité de 4500 francs Cfa à 6500 francs Cfa. Il y a aussi la mise à l'écart de certains membres signataires de l'Accord de Khartoum", a-t-il regretté.

Dans le mémorandum dont Radio Ndeke Luka a obtenu copie, les membres de ce Front dressent un bilan négatif de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés.

« La situation sécuritaire n’a pas changé d’un iota sur le terrain, les barrières érigées par les groupes armés restent actives, les exactions sur les populations se poursuivent, aucun processus sérieux de désarmement des combattants n’est engagé, les groupes armés ont mis à profit le temps de leur légitimation par l’Accord pour se réarmer et recruter », peut-on lire dans leur mémo.

Ë Zîngo Bîanî reste convaincu sur une sortie de crise

Dans le mémorandum remis aux hautes autorités de l'Etat, le Front Uni pour la Défense de la Nation est « convaincu qu'il reste possible avec le concours de tous les Centrafricains et l'appui de la communauté internationale, de sortir de cette double impasse, sécuritaire et politique, et de remettre le pays sur le chemin du redressement ».

"E Zîngo Bîanî" a constaté que ses revendication et propositions n'ont pas été prises en compte par le gouvernement. Conséquence, le document mentionne que « la situation a continué à se détériorer et le risque d'une nouvelle déflagration général oblige à aller au-delà de la demande initiale de mesures ciblées et ponctuelles ».

Quatre mois après sa création, "Ë Zîngo Bîanî" relève que la situation nationale décrite dans les précédentes déclarations est passée « de très préoccupante à pratiquement explosive ». Le Front Uni pour la Défense de la Nation trouve une contradiction avec la propagande présidentielle et gouvernementale qui selon lui, fait croire que « tout va bien », entraînant le pays vers la recrudescence de la crise, « plus dévastatrice qu'auparavant ».

Cette marche est la première action de "Ë Zîngo Bîanî" autorisée par les pouvoirs publics. En mai et juin 2019, une série de manifestation avait été interdite et soldé par des tirs de dissuasion des Forces de sécurité intérieure dans les 6ème et 8ème arrondissements de Bangui.

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:01
Joseph Kony, vieux démon de la République centrafricaine

Lu pour vous

 

REPORTAGE

 

Joseph Kony, vieux démon de la République centrafricaine

 

https://www.liberation.fr Par Eric de LAVARENE, envoyé spécial en République centrafricaine Libération — 

 

Trente ans après avoir fondé en Ouganda l’Armée de résistance du seigneur, une milice sanguinaire et mystique, son chef demeure insaisissable, naviguant avec ses troupes entre Centrafrique, Soudan du Sud et RDC.

 

 «J’ai passé des années en brousse à guetter chaque signe, à écouter chaque bruit, à scruter chaque détail, chaque fait insolite. Je suis certain de m’être souvent approché de lui et je suis certain qu’il le sait. C’est bien simple, Joseph Kony est insaisissable. Personne ne l’a jamais trouvé parce qu’il applique une stratégie dont nous n’avons jamais cerné l’entière logique, une stratégie qui est toujours restée pour nous comme pour les autres un mystère», explique Moctar Tidjani, ancien préfet du Haut-Mbomou, région voisine du Soudan du Sud et de la république démocratique du Congo située au sud-est de la Centrafrique. L’homme, qui affiche une sérénité incontestable, a rédigé des centaines de pages, réunies dans un lourd dossier, sur la traque de l’un des chefs de guerre les plus recherchés au monde. Depuis plus de trente ans, Joseph Kony dirige d’une main de fer l’Armée de résistance du seigneur, l’une des plus anciennes guérillas d’Afrique. «Quand il doit changer d’endroit, ses combattants commettent d’abord des exactions un peu plus loin, entraînant les forces locales sur leur piste. Il se déplace ensuite discrètement, suivant un sentier parallèle, protégé par ses femmes et ses enfants, sorte de grande famille pitoyable que chacun laisse passer sans suspicion. Aucun d’entre eux n’est autorisé à fumer, boire de l’alcool ou même à se parfumer. Aucune trace, aucune odeur ne doit subsister de ces déplacements. Le vieux chef utilise aussi des bergers, des chasseurs, des pêcheurs pour se dissimuler, jouant sur la peur immense qu’il leur inspire», révèle Moctar Tidjani.

Il est tard cette nuit-là sous le ciel étoilé de Centrafrique, dans un village de brousse à l’extrême est du pays, à deux pas de la frontière avec le Soudan du Sud. Un territoire difficile d’accès, sans route, coupé du monde six mois de l’année à cause de la mousson. Une contrée maudite où la population a faim et où cohabitent des groupes rebelles du Soudan du Sud, des braconniers tchadiens, des commerçants mafieux de Khartoum et des combattants de l’Armée de résistance du seigneur. Si les villageois parviennent à entretenir des relations plus ou moins cordiales avec la plupart de ces groupes, les unités de l’ARS ne sont pas les bienvenues. L’ancien préfet estime que leurs effectifs s’élèvent à environ un millier de personnes, femmes et enfants compris, tous plus misérables les uns que les autres mais continuant malgré tout à semer l’effroi dans la brousse centrafricaine comme dans la forêt profonde du Congo ou au Soudan du Sud. «Une fuite en avant permanente et insaisissable», insiste-t-il.

Pouvoirs magiques

Au début pourtant, l’Armée de résistance du seigneur était une rébellion ougandaise, lancée à la fin des années 80, en pleine guerre civile. Mais après trente ans, elle se tient toujours debout et a largement débordé les frontières et les enjeux politiques de l’Ouganda. A l’époque, son fondateur, le charismatique Joseph Konyrecherché depuis par la Cour pénale internationale et par les Etats-Unis pour crimes contre l’humanité, entend mettre en place un régime fondamentaliste issu de la Bible et ses dix commandements. Celui auquel ses partisans prêtent des pouvoirs magiques se lance dans un combat perdu d’avance et s’enfonce rapidement dans une violence inouïe : assassinats, viols, rapts d’enfants, destruction de villages. En trois décennies, selon les Nations unies, ses combattants ont fait plus de 100 000 morts et kidnappé entre 60 000 et 80 000 enfants dont ils se sont servis comme chair à canon ou esclaves sexuels, les poussant parfois à liquider leur propre famille, arrachant lèvres, nez, oreilles de leurs prisonniers. «"Nous sommes une seule révolte, nous sommes une seule famille" a toujours été le mot d’ordre de Joseph Kony pour terroriser et embrigader les enfants», affirme Moctar Tidjani. Pourchassée sans merci par les forces ougandaises, l’ARS, loin d’être défaite, va trouver refuge, à la fin des années 90, dans les régions frontalières entre le Soudan, la république démocratique du Congo et la Centrafrique. D’autant que la junte militaire soudanaise lui apporte une aide précieuse, en représailles à l’appui de Kampala à la rébellion sud-soudanaise. L’ARS installe bases et replis logistiques, dont des caches d’armes, sur la frontière soudanaise, sous le regard bienveillant de Khartoum. «Poussé par la misère et les inégalités criantes dans le nord de l’Ouganda, mais surtout enfermé dans ses délires mystiques, Joseph Kony a ouvert un gouffre dont il n’est jamais ressorti et qu’il a étendu à toute la région, semant la peur et la mort bien au-delà de l’Ouganda», dit encore l’ancien fonctionnaire. La Centrafrique devient rapidement une base importante dans l’économie du groupe : trafics d’ivoire, d’or et de pierres précieuses.

«En saison des pluies, les troupes de Joseph Kony sont au Soudan du Sud ; en saison sèche, ils reviennent vers la Centrafrique et la RDC», confie Moctar Tidjani avec un geste las. Il évoque les combats sans merci menés par les unités conduites par le colonel centrafricain Abacar Diazi, responsable militaire de la région, une légende. L’homme au regard sombre vient d’arriver. Il s’installe à côté de l’ancien préfet et pose son AK47 contre sa chaise, avant d’essuyer les perles de sueur sur son front. A 46 ans, il a longtemps combattu Joseph Kony et ses milices entre Obo, dans l’extrême sud-est de la Centrafrique, et Birao, dans l’extrême nord-est. Il les décrit comme des nomades à la recherche de butin, pillant les villages. Un groupe en fuite perpétuelle qui se joue des frontières et qui a noué des liens solides avec plusieurs chefs de guerre du Soudan du Sud qui les accueillent volontiers. C’est lui qui a échangé les premiers mots avec Joseph Kony, au moment où le «seigneur» de la brousse, harassé et malade, souhaitait se rendre. «C’est la seule fois où je l’ai senti vraiment fatigué, prêt à en finir avec cette vie de chasseur et de proie. Il souhaitait une seule chose : ne pas être remis aux forces spéciales américaines. Il s’est entretenu au téléphone avec Michel Djotodia, le chef des Séléka, après son arrivée à Bangui à l’été 2013. Ce dernier lui a promis une cellule dans une prison de la capitale. Mais les Américains ont refusé catégoriquement, menaçant les nouvelles autorités du pays. C’est la seule fois où je me suis dit qu’il aurait été enfin possible d’en finir avec l’ARS», livre Abacar Diazi.

«Forces spéciales»

Dans les années 2010, les miliciens centrafricains de la rébellion Séléka ont été les alliés supplétifs de circonstance de la plus vaste force jamais mise en place contre les fous de Dieu de l’ARS : 6 000 soldats ougandais épaulés par quelques centaines d’hommes des forces spéciales américaines, envoyés au cœur des ténèbres centrafricaines sur ordre de Barack Obama. A ce moment-là Moctar Tidjani pistait déjà Joseph Kony depuis quelques années. «J’avais des comptes à régler avec lui», dit-il avec tristesse. «Ses hommes avaient enlevé mon petit-neveu. Il avait 13 ans. Il a disparu alors qu’il partait travailler à la mine. Et il est devenu l’un des leurs. Comme les autres enfants, il a été contraint de commettre des atrocités, avant de pouvoir s’échapper et revenir à la maison. Il est resté quatre ans avec l’ARS. Il vit de nouveau avec nous, mais il a perdu la raison et se comporte comme un animal», ajoute-t-il. A l’époque, Washington avait mis 10 millions de dollars sur la tête de Kony, le même tarif que pour le chef des talibans, le mollah Omar, et établi deux bases en Centrafrique dans les régions sous contrôle de la Séléka et sous responsabilité préfectorale de Moctar Tidjani.

«Même les soldats d’élite américains avec leurs drones et leurs moyens électroniques de surveillance ont échoué. Ils sont repartis avec une seule prise : Dominique Ongwen, l’un des bras droits du chef sanguinaire», assène le colonel Abacar Diazi, qui insiste : «Et encore, Dominique Ongwen, c’est nous qui l’avons capturé, non loin de là, et nous leur avons livré. Et eux ne nous ont jamais donné la récompense promise pour son arrestation. On a juste reçu un tableau de remerciements pour services rendus qui trône à la gendarmerie de Sam Ouandja». L’homme de Kony reste la plus belle «prise». Il est jugé par la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Depuis, la traque s’est arrêtée, les militaires ougandais et américains ont plié bagage et sont rentrés chez eux. Or, comme le soulignait Thierry Vircoulon, spécialiste de la région des Grands Lacs, en 2017 : «Ce retrait conduira à une recrudescence des attaques de l’ARS dans l’est de la Centrafrique.»

«Les yeux rouges»

Aujourd’hui, les enlèvements continuent. Malèche, 18 ans, employé d’une ONG locale, n’a pas oublié la dernière attaque de son village, au petit matin, par les soldats de Joseph Kony«J’ai entendu des coups de feu. Du côté de la mairie et du dispensaire. On a d’abord cru qu’il s’agissait de nos propres groupes d’autodéfense, puis des gens se sont mis à crier. Certains ont hurlé : "Cachez-vous, cachez vos enfants dans les maisons." J’ai tout de suite compris que l’ARS était revenue. Ils étaient une vingtaine. Tous très jeunes. En haillons, mais bien armés. Les yeux rouges, défoncés. Ils ont pillé plusieurs maisons, ont emporté de la nourriture, des vêtements et un peu d’argent. Mais surtout, ils ont pris sept enfants. Le plus petit avait 5 ans», se souvient le jeune homme, encore perdu dans les images douloureuses de cette matinée d’effroi. «On est partis se réfugier à la Minusca, la mission des Nations unies en Centrafrique. Mais les Casques bleus n’ont pas bougé. Aucun n’est sorti du camp pour les pourchasser, malgré leur arsenal et leurs véhicules blindés. Ce sont nos propres combattants qui se sont regroupés pour tenter de les suivre et libérer les enfants. Mais sans moyen, ils n’ont rien pu faire et ont rapidement abandonné les recherches. C’était la deuxième attaque en quelques semaines», ajoute-t-il, le regard perdu vers les premiers contreforts de la réserve naturelle à l’abandon à laquelle se trouve adossé sa ville. Ouanda Djallé, 10 000 âmes, une unique route en terre, un grand marché du matin et une école aux murs affaissés, est située non loin des mines de diamants de Mouka-Ouandja. Une ressource tant convoitée par les hommes de Joseph Kony

 

Eric de LAVARENE envoyé spécial en République centrafricaine

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 14:54

 

 

Par RFI Publié le 27-09-2019 Modifié le 27-09-2019 à 22:51

 

La Minusca mène une opération dans le nord-ouest du pays a débuté jeudi contre l’un des mouvements signataires de l’accord de paix, les 3R. Le groupe armé avait mené au mois de mai une expédition punitive faisant plus de 40 victimes civiles dans la région de Paoua. L'opération se poursuivait encore vendredi 27 septembre.

« L’objectif de cette opération est de confiner Sidiki dans Koui pour le DDR et lutter contre son expansion territoriale », a expliqué une source au sein de la Minusca. Malgré les pressions politiques, cette source affirme qu’aucune avancée n’avait été constatée. Le mouvement a continué à s’armer et à recruter. « On ne pouvait plus attendre », insiste-t-elle.

Du côté des 3R, le porte-parole le général Siwo déclare ne pas comprendre les motivations d’une telle opération et regrette qu’elle occasionne des déplacements de population.

Une source militaire de la Minusca précise de son côté que plusieurs positions des 3R ont été récupérées. Mais aucun bilan humain n’a pour le moment été transmis. Une réunion du comité exécutif de suivi de l’accord de paix s’est tenue vendredi à Bangui. Le sujet 3R y a été largement abordé.

De nombreux manquements de la part du groupe armé ont été constatés, affirme un acteur politique notamment le blocage mené contre la formation des Unités spéciales mixtes de sécurité. Le chef du groupe 3R, Sidiki Abass, avait d’ailleurs démissionné de son poste de conseiller militaire chargé des USMS de sa zone au début du mois de septembre.

Vendredi, un hélicoptère de la Minusca qui participait à l’opération a eu un accident à Bouar. Trois Casques bleus sont décédés, un autre a été grièvement blessé.

 

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28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 00:08
Centrafrique: « les efforts commencent à porter leurs fruits », selon Antonio Guterres

 

Lu pour vous

 

https://www.yeclo.com Par Véronique Fortes-27 septembre 2019


Antonio Guterres a appelé les partenaires internationaux à faire « beaucoup plus » pour garantir une paix durable en Centrafrique.

Le chef de l’ONU a rappelé que l’accord signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, sous l’égide de l’Union Africaine (UA) et avec le soutien de l’ONU, représentait « un pas historique vers la paix et la stabilité du pays ».

« Ces efforts commencent à porter leurs fruits sur le terrain. (…) Mais pour garantir une paix et une stabilité durables, nous devons faire beaucoup plus », a-t-il souligné, citant en particulier l’opérationnalisation des mesures de sécurité transitoires, y compris les Unités spéciales mixtes de sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat dans un esprit inclusif, ainsi que le désarmement et la démobilisation des groupes armés.

Antonio Guterres s’est dit préoccupé par les violations continues des dispositions de l’accord sur la cessation des hostilités, notant que ces violations minent la confiance de la population et la perspective d’un retour à une paix durable.

 « La responsabilité première du retour de la paix en RCA est d’abord celle des Centrafricains, mais il est crucial que tous les partenaires de votre pays restent pleinement engagés et unis pour la mise en œuvre de l’accord de paix », a conclu le secrétaire général.

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