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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 17:26
Rapport sur les exactions contre des civils en RCA et RDC
Rapport sur les exactions contre des civils en RCA et RDC

Lu pour vous

 

Rapport sur les exactions contre des civils en RCA et RDC : l'ong invisible children sera-t-elle entendue ?

 

https://www.mediacongo.net/  lePays/MCP, via mediacongo.net 09.10.2019,

 

C’est un rapport qui fait froid dans le dos. En effet, dans son dernier rapport, l’ONG Invisible Children dénonce plus de 300 attaques contre des civils dans l’Est de la Centrafrique et dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC). 72 civils auraient été tués et 265 autres enlevés entre janvier et septembre 2019. Et ce n’est pas tout : 4500 civils auraient été aussi kidnappés avec à la clé, l’enrôlement forcé d’enfants comme soldats.

Ces crimes auraient été commis pendant ces dix dernières années par plusieurs groupes armés dont les hommes de l’Armée de résistance du Seigneur, la LRA de Joseph Kony, très actifs dans le Haut et le Bas-Uélé de la RDC. Du côté centrafricain, les criminels ont pour noms Anti-balaka et Séléka dont les cibles privilégiées seraient les femmes et les enfants. Le hic est que tout cela se déroule au nez et à la barbe des autorités des deux pays, sans qu’aucune action forte ne soit menée contre ces fous de la violence.

Pouvait-il en être autrement quand on sait que l’Etat est quasi absent dans certaines parties des territoires de ces deux pays? La nature a horreur du vide, dit-on, et l’on ne saurait être surpris que les territoires abandonnés par des Etats, ne soient occupés par des assassins, des kidnappeurs et autres prédateurs. En vérité, les vrais maîtres des zones dont les populations ont souffert et continuent de souffrir le martyre, ne sont autres que les groupes armés qui les ont mises sous coupe réglée. La question que l’on pourrait se poser, est celle de savoir comment faire entrer ces djinns de la violence dans leur bouteille.

En tout cas, en dépit d’un accord de paix signé entre l’autorité et les groupes armés en RCA et de promesses fermes faites par les autorités congolaises de mettre fin aux supplices des citoyens de Haut et de Bas Uélé, force est de reconnaître que les démons de la violence ne se sont pas encore assoupis.

 

Tshisekedi et Touadéra gagneraient à engager des actions fortes contre les marchands de la mort

 

Et sans jouer les Cassandre, la situation risque d’être pire pour les groupes ciblés, étant donné que le nombre de crimes va crescendo et que la communauté internationale reste aphone et atone face à cette tragédie humaine. L’ONG Invisible Children qui l’invite à changer son fusil d’épaule, sera-t-elle d’ailleurs entendue ?

Rien n’est moins sûr. Tout laisse croire que ce rapport accablant de l’ONG, coulera comme de l’eau sur les plumes d’un canard. En tout cas, pour autant qu’il puisse émouvoir certains citoyens, il n’empêchera pas les groupes armés de s’adonner à leur sport favori qui est de tuer, violer, kidnapper et enrôler des enfants dont ils se servent comme de machines à tuer. Cela dit, il faut saluer à sa juste valeur le travail abattu par l’ONG car, même si ce rapport ne mettra pas fin au cauchemar des femmes et des enfants des deux pays, il aura au moins le mérite d’attirer l’attention des gouvernants et de la communauté internationale sur des crimes qui révulsent la conscience humaine. Du reste, les présidents Félix Tshisekedi et Faustin-Archange Touadéra se doivent, au vu du contenu de ce rapport, de prendre toute la mesure du péril.

Cela est d’autant nécessaire qu’il traduit l’échec des politiques sécuritaires de leurs pays respectifs et ces chefs d’Etat gagneraient à engager des actions fortes contre ces marchands de la mort. Et plus tôt ils le feront, mieux cela vaudra. Car, il y va de la stabilité, de la prospérité et de la cohésion sociale dans les deux pays.

La sécurité, dit-on, est l’alpha et l’oméga du succès de tout projet. Et il est difficilement compréhensible que les populations de ces deux pays continuent de broyer du noir, pendant que sous-sol regorge de richesses insultantes. C’est dire si c’est la gouvernance même qui est à revoir.

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 17:18
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

 

LA MINUSCA POURSUIT SES OPERATIONS MILITAIRES CONTRE LE 3 R DANS LE NORD-OUEST DE LA RCA

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a annoncé mercredi, au cours de la revue des principales activités de la Mission sur Radio Guira FM, la poursuite de l’opération militaire baptisée « Anvil » contre le groupe armé 3R dans le nord-ouest du pays. L’opération lancée le 26 septembre 2019 a pour objectif de faire revenir le mouvement 3R dans les zones de déploiement qui lui ont été fixées suite aux événements de Koundjili, Lemouna et Bohong, et de mettre fin à l’insécurité et neutraliser toute présence hostile afin de permettre la libre circulation de la population civile et de leurs biens.

 

« Dans la partie ouest du pays, la situation est calme mais demeure imprévisible », a indiqué le Porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Commandant Mohamed Benamer, sur les ondes de la radio des Nations Unies. Il a informé que le 5 octobre, les Casques bleus étaient tombés dans une embuscade tendue par le groupe 3R, sans enregistrer de victime. Il a par ailleurs souligné que la Force poursuivra ses opérations afin de « pousser le groupe 3R à respecter ses engagements de suivre le DDR ». Le Commandant Mohamed Benamer a également fait le point sur la situation sécuritaire dans la localité de Mingala, indiquant que « La Force intensifie ses longues patrouilles terrestres et aériennes dans le but de prévenir toute menace afin de protéger la population civile ». Il a enfin souligné que la Force a mené au total 3320 patrouilles et a fourni 446 escortes sur le territoire Centrafricain durant la semaine écoulée.

 

Le Porte-parole par intérim de la Mission, Straton Musonera, a souligné que la MINUSCA se réjouit de la mission conjointe de haut niveau de l’Union africaine, les Nations Unies et l’Union européenne qui a séjourné la semaine dernière dans le pays. « La Mission, qui s’inscrivait dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, a salué les progrès réalisés depuis la signature de l’Accord, notamment l’opérationnalisation de 15 Comités de Mise en Œuvre Préfectoraux et 14 Comités techniques de Sécurité ; la diminution légère des violations enregistrées, la baisse tendancielle des violations aux Droits de l’Homme et manquements au Droit malgré leur persistance », a-t-il indiqué, entre autres.

 

Il a par ailleurs souligné que la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a documenté au cours de la semaine dernière, 17 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 21 victimes. « La Division des Droits de l’homme de la MINUSCA a observé une augmentation de 41,6% du nombre d’incidents et une réduction de 8,6% du nombre de victimes comparativement à la semaine précédente où on avait documenté 12 incidents et 23 victimes », a indiqué Straton Musonera.

 

Selon le Porte-parole de la Police de la MINUSCA, l’Adjudant-chef Alioune Kassé, la police organise des patrouilles en collaboration avec les FSI à l’intérieur et aux alentours des sites de déplacés de Birao, pour prévenir tout acte criminel. « A ce jour, 358 victimes parmi ces déplacés ont été recensées par les équipes d’enquête de la Police de la MINUSCA, dont 27 ont été déjà auditionnées », a-t-il précisé. Il a également souligné que la Police poursuit ses activités de renforcement des capacités des Forces de sécurité intérieure centrafricaines, avec la formation à Berberati, de 26 policiers et gendarmes sur la Police Technique et Scientifique. A Bambari, 11 policiers et 20 gendarmes suivent depuis le 02 octobre, un recyclage en maintien et rétablissement de l’ordre public. À Bangui, une formation sur les violences basées sur le genre est en cours depuis le 7 octobre au profit de 20 policiers et Gendarmes, dont 9 femmes.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 14:54
RCA : Les avancées et les violations de l'Accord de paix à l'ordre du jour des garants et facilitateurs

 

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 9 octobre 2019 12:14

 

Les garants et facilitateurs de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février appellent chaque partie au respect des engagements pris. La mission d'évaluation conduite par Smaïl Chergui et Jean Pierre Lacroix, respectivement Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union Africaine et Secrétaire général adjoint chargé des Opérations de paix des Nations Unies, a noté ce 6 octobre des avancées ainsi que des faiblesses, 9 mois après la signature de cet accord.

Ces facilitateurs et garants se félicitent de la mise en œuvre des recommandations qui a permis la réduction des violences sur l'ensemble du territoire. "Entre juin et octobre 2018, 597 incidents répertoriés, 1777 victimes, notamment de la part des groupes armés. Pour la même période en 2019, il y a, 304 incidents et 494 victimes", ont noté Smaïl Chergui et Jean Pierre Lacroix.

Il y a encore du chemin à faire selon la communauté internationale. "Aujourd'hui, les FACA se redéploient. La plupart des préfets et sous-préfets sont déployés", ont-ils constaté estimant que "l'Etat se restaure".

Pour Smail Chergui et Jean Pierre Lacroix, ces progrès relevés ne suffisent pas. La réponse est évidemment négative pour les garants et facilitateurs. "Il y a des progrès qui sont quand même clairs. Est-ce que ça suffit ? Est-ce que nous sommes au bout du chemin ? Evidemment Non !", s'est exclamé Jean Pierre Lacroix.

"Nous déplorons et condamnons de manière très ferme toutes les violations qui ont été portées à cet Accord", a indiqué Smail Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union Africaine, poursuivant que les garants et facilitateurs sont "résolus pour continuer à appuyer la mise en œuvre de l'Accord mais également utiliser l'article 35 de l'Accord évoquant des sanctions".

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union Africaine met en garde contre la violation de l'Accord. "Ceux qui croient qu'ils peuvent violer l'Accord ou perturber sa mise en œuvre, trouveront la communauté internationale en face d'eux", a martelé Smail Chergui, précisant que cela est valable pour "les signataires et ceux qui n'ont pas signé quels qu'ils soient".

Cette rencontre de haut niveau est la deuxième après la signature de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation entre le gouvernement et les 14 groupes armés.

 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 14:47

 

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 9 octobre 2019 12:41

 

Le directeur régional de l’Union Européenne (UE) Koen Vervaeke a plaidé dimanche 6 octobre 2019 en faveur de l’appui financier de la communauté internationale en faveur du processus électoral en République Centrafricaine. Il l’a dit lors du diner offert par la représentation de l’Union Européenne à la délégation des facilitateurs et garants de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation.

L’appel de l’Union Européenne intervient dans un contexte où la mobilisation des ressources financières pouvant permettre à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) d’organiser les élections de 2020 ne sont pas encore au top.

« Pour aller vers les élections, l’Europe est prête à contribuer financièrement mais le budget n’est pas tout à fait comblé. Donc, je demande à tous les représentants de la communauté internationale de sensibiliser leur capitale à y contribuer », a plaidé Koen Vervaeke ajoutant que « c’est une étape très importante ».

La sortie de l'Union Européenne soulève des difficultés du gouvernement à mobiliser les ressources. C'est aussi une opportunité que Faustin Archange Touadéra ne laisse pas passer inaperçue. « Les points que vous venez de soulever sont très importantes. Pour nous, c’est un enjeu très important pour l’encrage de la démocratie pour que les élections se fassent dans le délai », a lancé le Chef de l'Etat centrafricain.  

L'Autorité Nationale des Elections a besoin de 21 milliards de Cfa pour organiser les élections. A 12 mois des échéances, le financement reste un abonné en partie absent et la sécurité un véritable challenge.

Le manque de moyens à l'approche des élections et les conditions sécuritaires sont autant de questions qui divisent le pouvoir de Bangui et la majorité présidentielle. Le premier table sur le délai constitutionnel, alors que le second veut une transition politique, en demandant la tenue d'une conférence nationale souveraine.

 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 13:47
Le calvaire des réfugiés centrafricains à Gaoui

 

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8 oct. 2019 15:43

 

Un projet pour leur insertion sociale a été initié par les organisations humanitaires mais il a échoué.


Installés en 2013 sur le site de Gaoui, un quartier à la périphérie de N’Djamena, les réfugiés et retournés centrafricains font partie de plus de 6.000 réfugiés urbains vivant dans et aux alentours de la capitale tchadienne.
Cette frange de la population désœuvrée semble être abandonnée par les autorités de N’Djamena et les organisations humanitaires et les services sociaux de base sont quasi inexistants.


Même si la plupart des huttes de fortunes construites à l’aide des bâches sont tombées en lambeau et que les latrines semi-modernes ne fonctionnent plus, quelques personnes affirment à VOA Afrique qu’ils ont été bien traités. Toutefois ils se sont sentis délaissés les trois dernières années.
 

Il n’y a pas de centre de santé, et peu à manger, ont-ils confié. D’autres affirment qu’ils n’ont pas envie de rester dans ce camp à cause des serpents et autres reptiles qui les dérangent.


Compte tenu des conditions de vie très difficiles, les jeunes filles se livrent à la prostitution pour assurer leur pitance quotidienne. Et par manque de moyens, les enfants ne peuvent pas s’inscrire à l’école.
Pour aider ces personnes vulnérables à se prendre en charge, un projet de résilience pour la réinsertion sociale a été piloté par ACTED, une ONG partenaire du HCR en 2017.


L’ONG a payé six mois de loyers pour certains ménages identifiés avec un petit fonds pour les activités génératrices de revenus. Malheureusement, c’est un échec.
Une fois les six mois écoulés, les bénéficiaires n’ont plus de moyens et ils sont tous revenu sur le site.
Fatimé Adawaï, présidente des femmes retournées de la Centrafrique, à N’Djamena, Tchad, le 2 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


Pour Fatimé Adawaï, présidente des femmes retournées de la Centrafrique, l’ONG a donné entre 70 et 75.000 francs CFA à chaque famille.
“Avec 75.000, on paie l’école et les fournitures scolaires pour nos enfants et comment on peut vivre avec le reste ?”, s’interroge dame Fatimé.


Pour l’administrateur principal chargé de la protection du HCR au Tchad, Kinyanjui Boniface Macharia, si le système d’assistance mis en place pour insérer ces personnes vulnérables ne règlent pas le problème, le HCR sera obligé de les déplacer dans un autre camp à l’intérieur du pays.
Kinyanjui Boniface Macharia, administrateur principal chargé de la protection du HCR au Tchad, le 2 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


“Le but de ce projet était d’insérer les réfugiés et les retournés tchadiens dans la ville de N’Djamena. À travers ces activés économiques, ils devaient logiquement se prendre en charge. Mais si cela n’a pas réussi, mon institution va les transférer dans l’un des 14 camps au Tchad et dans les camps, il y a toujours des services disponibles”, a-t-il dit.


Le camp de Gaoui qui abrite environ 4.000 réfugiés, devrait être fermé dans les jours à venir.

Avec AFP/VOA

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 13:36

 

Obsèques en France du regretté Francis BEKAIE DETOL 

NECROLOGIE : PROGRAMME DES FUNERAILLES DU Dr Francis BEKAIE - DETOL
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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 13:31
Tchad – RCA : Idriss Déby nomme enfin un nouvel ambassadeur en Centrafrique

 

 

9 octobre 2019

 

Le Général Noh Tamour Aldjidey a remplacé Daoud Yaya Brahim au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Tchad auprès de la République Centrafricaine, avec résidence à Bangui.

 Le Général Noh Tamour Aldjidey était militaire à l’Ambassade du Tchad auprès des États-Unis d’Amérique.

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 13:24
Centrafrique : Idée de nouvelle transition refusée par la communauté internationale

 

 

https://afriquepanorama.com  9 octobre 2019

 

La situation s’avance pour établir la stabilité politique en Centrafrique, même si les partis opposants tentent toujours de créer des obstacles pour tous les efforts menés avec toutes les entités.

La mission tripartite, les Nations-Unies, l’Union Africaine et l’Union Européenne sont en mission à Bangui le 4 au 7 octobre 2019 pour évaluer de près la situation en Centrafrique et de trouver une solution abordable et équitable suite à la signature de l’accord de paix le 6 février dernier.

Devant les idées des oppositions pour la mise en place de la transition dans le pays et le report des élections, l’UA, l’ONU, et l’UE ont unis leur voix de rejeter ces propositions qui mèneront le pays dans un grand trou noir. Dans une conférence de presse le dimanche dernier, le Commissaire à la paix et sécurité de l’Union Africaine, Smail Chergui a déclaré que « parler d’une nouvelle transition est irresponsable et inadmissible ».

Malgré certaines inquiétudes des partis politiques sur les élections du premier tour le 27 décembre 2020, et le deuxième tour le 14 février 2021, la communauté internationale a évoqué que cette décision est déjà prise avec des précautions appropriées sur la situation du pays. Mr Smail Chergui a affirmé en tant qu’ambassadeur et représentant de l’UA que la situation d’insécurité dans certaines régions est vrai, mais il y a des mesures à prendre au moment venu, la MINUSCA sortira un budget pour permettre à tous les candidats qui doivent se déplacer dans les régions pour battre campagne ou défendre leurs programmes politiques. D’une manière ou autres, ils seront soutenus d’une manière équitable.

 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 13:03
Crash récurrent d’hélico de l’Armée : Faut-il rester muet face à la Grande Muette ?

 

Lu pour vous

 

https://senegal7.com  9 oct

 

Au Sénégal, y a-t-il un secteur de la vie nationale qui soit inamovible au point de ne jamais faire l’objet d’introspection en cas de pépin ? En effet la réponse ne saurait couler de source car les zones d’ombre qui entourent cette affaire, et le mutisme béat des plus hautes autorités du pays laisse à penser que la grande Muette serait intouchable à tout point de vue. Mais devrait-on pour ce faire rester muet face à une Grande Muette aux hélicos meurtriers ?


La Grande Muette réputée professionnelle et dont la devise est “sauver où périr” élève la nation Sénégalaise au summum de son intégrité territoriale. Nos Jambars assurent non seulement la sécurité de nos frontières mais aussi ne cessent de monnayer leur expertise dans les grands foyers de tension de la géostratégie mondiale. Que ce soit sous la bannière des Nations Unies ou de l’Union Africaine ou autres, nos Jambars sont presque présents partout dans les grands foyers de tension du monde. Mais cette consécration grandeur nature ne doit point occulter les travers qui minent ce secteur stratégique de la vie nationale. Un hélicoptère de l’armée s’est écrasé en mars 2018 aux larges de Missirah dans une zone de mangroves. Le bilan fait état de 6 morts et 14 blessés. Moins d’un an et 8 mois , un autre hélico de l’armée s’est encore écrasé en Centrafrique dans le cadre d’une mission Onusienne. Ce qui relance avec acuité le mode d’acquisition de notre flotte au sein de la Grande Muette.

Car, en l’espace d’un an, plus de10 personnes en majorité militaires sont mortes par crash d’hélico. Et pourtant, aucune autorité de la République n’a daigné s’attaquer à cette nébuleuse qui prend de plus en plus des proportions inquiétantes pour nos Jambars. On ne peut rester muet face à une Grande Muette qui opte pour le mutisme dans un contexte où tout devrait s’éclairer d’un jour nouveau. Et pourtant ,il suffit d’un peu pour que les ces mêmes autorités planchent sur le sort de certains opposants. Demain pour sûr, il fera jour. Diantre !


Assane SEYE-Senegal7

 
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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 12:42
L’hypothétique zone de libre-échange africaine

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com  By Aza Boukhris 8 octobre 2019

 

Jamais depuis les indépendances, les frontières politiques n’ont été à ce point source d’un repli sur soi même si un accord sur une zone de libre-échange continentale africaine ( ZLECA).

 

En Afrique, l’écart entre les discours, voire les décisions, concernant la liberté de circulation des biens et des personnes et les dures réalités de terrain n’a jamais été aussi grand. L’apparente unanimité sur la nécessité d’abolir les barrières douanières et de créer un marché unique se heurte à la géopolitique.

La liberté des échanges compromise

 

Lors du dernier sommet de l’Union africaine, à Niamey le 7 juillet 2019,  beaucoup de responsables africains ont célébré les décisions tendant à l’élimination des obstacles à l’intégration économique, en prônant notamment l’ouverture des frontières afin de faciliter la libre circulation des biens et des personnes. L’accord sur une zone de libre-échange continentale africaine ( ZLECA), conçu en 2012, est entré en vigueur, le 30 mai 2019, avec la ratification du seuil de plus de 24 États. Avec la signature du Nigeria, longtemps réticent, il y a désormais une quasi unanimité continentale pour cette zone de libre-échange dont seule l’Érythrée est exclue.

Le marché unique africain concerne 1,2 milliard de personnes pour un espace de 30 millions de km2. Le démantèlement tarifaire nécessitera évidemment d’importants accommodements juridiques, politiques et économiques et des ajustements tarifaires dans chacun des États membres. La ZLECA devrait stimuler le commerce, l’industrialisation, la croissance économique, une intégration à la mondialisation et elle pourrait devenir un moteur pour le développement. Encore faudra-t-il renforcer les capacités dans les domaines douanier, judiciaire et macro économique, harmoniser les législations, développer les infrastructures routières, aéroportuaires et ferroviaires, lutter contre la corruption endémique, s’attaquer aux barrières non tarifaires et surtout avoir une politique commune consensuelle.

Les frontières de plus en plus en question

Les difficultés voire l’échec du Nouveau partenariat économique pour l’Afrique ( Nepad), qui est devenu en 2018 l’Agence de développement de l’Union africaine, doivent être médités, d’autant que le terrorisme transnational progresse aussi bien au Sahel qu’en Afrique centrale et que les relations de bon voisinage sont impactées par une insécurité grandissante. 


La plupart des frontières du continent africain ont été tracées jadis par les puissances coloniales, loin des intérêts des populations, dont les communautés éthniques, linguistiques et leurs activités économiques se trouvent encore souvent séparées par cette ligne imaginaire, qu’est la frontière. Ces limites territoriales artificielles constituent néanmoins un dogme de l’Union africaine avec le principe de l’intangibilité des frontières, même si l’Érythrée et le Soudan du sud ont brisé ce principe et que le statut du Sahara occidental attend encore une solution définitive. Ces dernières années, plusieurs États ont implosé à la suite de guerres civiles, comme la Somalie, la Libye et le Soudan, d’autres ne souscrivent plus aux conditions juridiques de l’existence d’un État, avec l’aveuglement de l’ONU et de l’Union africaine, comme la Centrafrique et le Mali, pays largement contrôlés par des groupes armés et où l’état de droit a disparu, enfin plusieurs États connaissent des fractures mortifères où même le vouloir-vivre collectif est remis en cause comme au Cameroun, en Éthiopie, au Tchad et au Soudan. Dans ce contexte, la question transversale peule, allant du fleuve Sénégal au Nil, et les mouvements se réclamant du djihadisme et de sectes pseudo religieuses comme Boko Haram, les Shebabs et l’Armée de Résistance du Seigneur, s’attaquent aux derniers fondements étatiques au Sahel, en Afrique centrale et en Afrique australe.

La fermeture des frontières est surtout politique

La porosité des frontières en Afrique est le simple reflet de la faiblesse des États. Comment contrôler une frontière, alors que les moyens humains et financiers pour le faire sont dérisoires ?
Lorsque les tensions entre deux États voisins deviennent assez fortes, l’un ou l’autre décréte la fermeture de la frontière terrestre. La circulation des biens et des personnes s’en trouve évidemment très affectée, mais les trafiquants et les groupes rebelles ont des parades à ces actes qui sont plus juridiques qu’opérationnels. Ces derniers mois, on assiste à une multiplication de ces actes de défiance, peu compatible avec la ZLECA. On peut citer la fermeture de facto de la  frontière entre le Cameroun et le Nigeria, entre le Maroc et l’Algérie, les fermetures de frontières officielles entre l’Ouganda et le Rwanda, entre le Soudan avec la Libye et la Centrafrique, entre le Tchad et la Centrafrique, entre le Nigeria et le Bénin, entre le Nigeria et le Niger.


La Guinée-Équatoriale érige un mur, à la frontière avec le Cameroun entre Campos et Ebeyin, pour stopper le flux des migrants ouest-africains musulmans tandis que la Mauritanie réactive un mur de sable au nord de Zouérate, afin d’arrêter les mouvements de trafiquants Sahrouis venant de Tindouf, en Algérie.

Dans ce contexte de multiples tensions interétatiques, de progression alarmante de l’insécurité transnationale au Sahel, de la multiplication de sanctuaires de groupes armés chez les voisins et de la crise de l’État, accélérée par l’incurie de dirigeants corrompus, on ne peut que s’interroger sur l’opérationalité de cette ZLECA et, même au-delà, sur l’avenir du continent qui pourrait surtout exporter des migrants et étendre les trafics transnationaux.

 

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