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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 16:56
Poutine signale le retour russe en Afrique avec un ambitieux sommet

 

 

AFP Publié le jeudi 17 octobre 2019 à 07h08 - Mis à jour le jeudi 17 octobre 2019 à 07h10

 

Après presque trois décennies en retrait, Moscou veut revenir en Afrique. Pour marteler cette ambition face à l'Occident mais aussi la Chine, Vladimir Poutine présidera la semaine prochaine son premier grand sommet africain.

Ces derniers temps, les dirigeants africains se bousculent à Moscou. En août, le président russe recevait le mozambicain Filipe Nyusi. Avant lui, c'étaient le congolais Denis Sassou Nguesso et l'angolais João Lourenço. Quand à l'égyptien Abdel Fattah al-Sissi, c'est un proche.

En tout, une dizaine de présidents ont visité la capitale russe depuis 2017.

Chaque fois, ces mêmes promesses: des investissements dans l'énergie ou les minerais et les immanquables contrats d'armement, depuis toujours la première source d'échanges commerciaux russo-africains.

Désormais, Moscou veut passer à la vitesse supérieure, et ne plus se contenter de son image de vendeur de kalachnikovs, cette arme emblématique qui orne le drapeau mozambicain.

Dans la cité balnéaire de Sotchi, Vladimir Poutine et son homologue égyptien coprésideront donc les 23-24 octobre le premier "sommet Russie-Afrique", fort d'une trentaine de dirigeants attendus.

D'anciens "pays frères" communistes, comme l'Ethiopie ou l'Angola, figurent en bonne place, mais aussi des Etats où Moscou n'a avancé ses pions que plus récemment, comme la Centrafrique ou des puissances d'Afrique de l'Ouest.

Au programme, des discussions politiques et économiques pour montrer que les Russes peuvent, comme la Chine ou l'Europe, être un partenaire fiable. "La Russie a beaucoup à offrir en terme de coopération mutuellement bénéfique pour les Etats africains", assure le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Mercenaires

Après son retour au Moyen-Orient avec le conflit syrien, Moscou souhaite asseoir son statut de puissance d'influence mondiale.

"Ce forum sert à marquer le tournant décisif de la Russie vers l'Afrique", explique à l'AFP Evguéni Korendiassov, ex-ambassadeur, aujourd'hui membre de l'Institut des études africaines de Moscou.

Exemple le plus frappant d'un retour sur le continent africain, l'arrivée début 2018 d'armes et de dizaines de "conseillers militaires" en Centrafrique, pourtant un pré carré français.

Là, l'influence russe est tout sauf discrète, à commencer par celle du "conseiller à la sécurité" Valeri Zakharov du président Faustin-Archange Touadéra.

S'y ajoutent les patrouilles dans Bangui des mercenaires du groupe Wagner, une société militaire qu'on dit financée par Evguéni Prigojine, un proche de Vladimir Poutine.

Ces hommes, avec qui Moscou dément tout lien, ont été aperçus ailleurs: en Libye, on les dit alliés au maréchal Haftar. Dans le nord du Mozambique, ils combattraient avec l'armée une rébellion jihadiste et des médias occidentaux ont fait état d'une présence à Madagascar et au Soudan.

Moscou a par ailleurs signé plusieurs accords de coopération militaire, le dernier avec le Mali en juin. Pour autant, la Russie est encore loin de pouvoir faire concurrence aux puissances occidentales.

"Il ne faut pas réduire tout ça à cette histoire de confrontation (avec l'Occident). Nous ne sommes pas l'Union soviétique, nous n'en avons ni l'ambition, ni les possibilités ou les ressources", note Evguéni Korendiassov.

Arnaud Kalika, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), juge lui "inexact" de parler actuellement d'une présence russe massive en Afrique.

Pragmatisme

Dans son ensemble, la politique africaine de la Russie se veut très pragmatique: Moscou souhaite réinvestir le continent et est prête à s'engager avec tous ceux exprimant un intérêt.

Dans le cadre de sa diplomatie économique, "Moscou tente, avec des fortunes diverses, de mobiliser ses réseaux de l'époque de la guerre froide et de convertir d'anciennes affinités idéologiques en flux d'affaires", explique Arnaud Dubien, de l'Observatoire franco-russe, dans une note sur le sujet.

Mais la Russie arrive tard sur ce terrain économico-commercial. Qu'il s'agisse d'infrastructures ou de ressources naturelles, la Chine a marqué de son empreinte le continent, se posant en concurrent numéro un des puissances occidentales.

Et Moscou pêche parfois par méconnaissance. Arnaud Kalika se rappelle d'un chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, stupéfait de découvrir l'an passé en Ethiopie que ce partenaire historique était désormais tourné vers la Chine et les Etats-Unis.

Sotchi sera donc l'occasion de donner un coup d'accélérateur. Un "coup d'éclat", selon M. Kalika, serait un gros contrat avec un pays où Moscou a peu l'habitude d'aller.

 

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 16:42
Centrafrique : cinq accords de coopération sanctionnent la visite d'Etat du président rwandais

 

 

Par : LIANG Chen |  French.china.org.cn | Mis à jour le 16-10-2019

 

Cinq accords de coopération ont été signés mardi entre la République centrafricaine et le Rwanda, en présence des deux chefs d'Etat que sont Faustin-Archange Touadéra et Paul Kagamé, à l'occasion d'une visite d'Etat de ce dernier à Bangui.

La signature de ces accords est intervenue lors de la visite d'Etat de quelques heures du président Kagamé dans le capitale centrafricaine.

Les documents signés concernent trois mémorandums d'entente portant respectivement sur la création de la grande commission entre les deux pays, la promotion et la protection des investissements, le cadre de partenariat stratégique dans les domaines des secteurs minier et pétrolier; un accord de coopération militaire et un accord sur la promotion et la protection des investissements.

Au-delà de la signature des accords et mémorandums, le président Kagamé a reçu du maire de Bangui, Emile-Gros-Raymond Nakombo, la clef de la cité. Par la suite, il a été élevé au rang de commandeur dans l'ordre de la reconnaissance centrafricaine par le président Faustin-Archange Touadéra.

Depuis quelques temps, le Rwanda apparaît comme un partenaire important pour la quête de la paix en République centrafricaine, avec des contingents mis à la disposition de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA. Ce pays participe également à la formation des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA), dans la perspective de la restructuration de l'armée.

 

 

Kagame à Bangui: Touadéra veut s’inspirer du modèle rwandais

 

Par RFI Publié le 16-10-2019 Modifié le 16-10-2019 à 14:34

 

Mardi 15 octobre à Bangui, le président Touadéra a reçu sa première visite présidentielle africaine avec le chef d'État rwandais Paul Kagame. Les habitants de Bangui sont venus l’accueillir dans les rues, qui avaient été nettoyées et rénovées pour l’occasion.

Cinq accords et mémorandum ont été signés au Palais de la Renaissance. Des accords militaires et économiques - miniers et pétroliers - ont étés signés. Le résultat du tête-à-tête entre les deux présidents lors des commémorations de juillet à Kigali et de différentes missions qui ont suivi.

« Je souhaite que nos relations bilatérales soient un modèle de coopération Sud-Sud fondé sur les valeurs cardinales de la solidarité, du partage et de l’intégration africaine capables de résister aux aléas du temps et de se pérenniser dans l’histoire », a déclaré le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. « La République centrafricaine veut s’inspirer de l’expérience, de l’exemple et du modèle rwandais pour bâtir une nation forte, unie et prospère », a-t-il ajouté.

Pour le président rwandais, la solution pour la sortie de crise doit passer par le dialogue et le consensus. « Aucune nation n’est otage pour toujours de son passé. Il y a toujours un choix qui peut être fait collectivement pour construire un futur dans lequel chaque citoyen a le sentiment de dignité et d’appartenance. Pour le Rwanda, le processus de construction de la paix a été un engagement ferme en faveur de l’unité nationale. »

La création d’une commission mixte est la prochaine grande étape attendue pour les deux États.

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 09:07
TELECEL CENTRAFRIQUE REPOND A CEUX QUI VEULENT TERNIR SON IMAGE

 

Réponse de TELECEL CENTRAFRIQUE à la campagne visant à porter atteinte à son image de marque

TELECEL CENTRAFRIQUE REPOND A CEUX QUI VEULENT TERNIR SON IMAGE
TELECEL CENTRAFRIQUE REPOND A CEUX QUI VEULENT TERNIR SON IMAGE
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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 17:06
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA SE REJOUIT DE LA PHASE 1 DE L’OPERATION DANS L’OUEST ET REITERE SON APPEL A SIDIKI

 

Bangui, le 16 octobre 2019 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue l’exécution de la première phase de l’opération “Anvil” lancée contre le 3R dans l’ouest de la RCA et réitère son appel à Sidiki, le leader de ce groupe armé, sur une série d’engagements conformément à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA). « Au cours de cette phase, il y a eu le départ des éléments de ce groupe de certaines localités et l’abandon de trois bases », a indiqué le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro.

 

Selon le porte-parole, « l’appel de la MINUSCA à Sidiki, le leader de 3R, reste de mise à savoir cesser les exactions, mettre fin aux taxations illégales, lever les barricades, arrêter les recrutements, libérer les bâtiments publics, adhérer réellement au DDR et collaborer avec la justice, sur la question de tueries de Bohong, Koundjili et Lemouna. L’appel de la MINUSCA concerne également tous les leaders de groupes armés responsables de violations. Pour sa part, le porte-parole de la Force, Major Mohamed Benamer, a rappelé que l’opération vise à “pousser le mouvement 3R à revenir dans les zones de déploiement qui lui ont été fixées après les événements de Koundjili, Lemouna et Bohond, mettre fin à l’insécurité et neutraliser toute présence hostile ».

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA a également abordé la situation dans le nord-est de la RCA notamment les hostilités à Am Dafock entre les groupes du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRJ) et du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) en les appelant à s’inscrire dans le processus de dialogue et de règlement pacifique de leurs différends. « La MINUSCA réitère par ailleurs sa détermination à prendre toute mesure utile pour protéger les populations civiles et son mandat », a-t-il souligné, indiquant que dès l’éclatement des incidents à Am Dafock, la MINUSCA a survolé la zone et a renforcé ses mesures sécuritaires à Birao pour prévenir des violences.

 

Concernant Birao, il a annoncé la visite cette semaine dune délégation conjointe Gouvernement centrafricain-UA-CEEAC-MINUSCA dans le cadre des efforts de normalisation après les combats de septembre entre le FPRC et le MLCJ, qui se sont notamment soldés par 24.000 déplacés internes. Le porte-parole est revenu sur les 14 ex-combattants du FPRC qui ont quitté Birao sous sa coordination dont six ont été relocalisés à Bria tandis que les huit autres, suspectés dans le cadre des enquêtes en cours sur les affrontements, ont été remis aux autorités judiciaires centrafricaines, suite à une requête du Procureur adressée à la MINUSCA. « La MINUSCA veillera, dans le cadre de son mandat, au traitement équitable et au respect des droits des personnes arrêtées à la suite des affrontements. La Mission veillera, en outre, à ce que laction judiciaire dans le cadre de la lutte contre limpunité, tienne compte de tous les crimes commis à Birao et sétende tous les suspects identifiés, quel que soit le camp auquel ils appartiennent », a précisé le porte-parole.

 

Au chapitre des Droits de lHomme, la MINUSCA a divulgué le rapport du mois de septembre 2019 avec 102 incidents dabus et violations des droits de lhomme documentés ayant affecté 173 civils. Il sagit dune hausse par rapport au mois précédent (96 incidents et 151 victimes) et les groupes armés en sont les principaux auteurs présumés (environ 92% des incidents). « Pour un meilleur respect des droits de lhomme et une protection plus efficace des civils, la MINUSCA a poursuivi en septembre le plaidoyer avec les groupes armés et les autorités gouvernementales. Elle a aussi mené des activités de sensibilisation sur les droits de lhomme et lAPPR-RCA () au profit dau moins 2238 personnes », a-t-il dit.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Mohamed Benamer a indiqué que la situation sécuritaire est relativement calme sur l’ensemble du territoire centrafricain, soulignant que les Casques bleus ont mené au total 3419 patrouilles dont 2870 nocturnes et a fourni 435 escortes sur le territoire centrafricain durant la semaine écoulée.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, l’Adjudant-chef Alioune Kassé a fait part des activités d’appui au renforcement des capacités des Forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaine, notamment une formation à Bambari sur le maintien et le rétablissement de l’ordre public et une autre à Bangui sur les réflexes indispensables pour faire respecter la loi dans le contexte d’un rassemblement de personnes, spontané, organisé ou subi et pour assurer ou rétablir la continuité des différentes activités d’une collectivité.

 

Strategic Communication & Public Information Division

 

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 21:06
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra

 

Lu pour vous

 

https://lanouvelletribune.info Par Romaric Sy - 15 octobre 2019

 

Le chef de l’Etat rwandais Paul Kagamé, se rendra dans la capitale centrafricaine Bangui, aujourd’hui mardi, pour discuter avec le président centrafricain Faustin Archange Touadéra. Le but de cette rencontre est de rendre plus solide les relations entre les deux pays d’Afrique. Les deux présidents devraient normalement créer une commission conjointe mixte dans laquelle les délégués des deux pays se verront régulièrement pour échanger. L’agenda de cette rencontre prévoit la signature de plusieurs traités entre les deux nations.

Plusieurs accords selon le gouvernement rwandais

Selon une source gouvernementale, le numéro un rwandais viendra avec le directeur du Comité rwandais des mines du pétrole et du gaz, le chef d’Etat-major de l’armée, la ministre rwandaise du commerce et les représentants de plusieurs entreprises. En outre, si on s’en tient, aux informations du gouvernement rwandais, cette rencontre entre Paul Kagamé et Faustin-Archange Touadéra prévoit la signature des accords dans plusieurs domaines. Ceux-ci sont les secteurs miniers, économiques ainsi qu’une augmentation de la collaboration militaire.

Le Rwanda dispose de 1360 personnes dans la Minusca

Notons que le Rwanda fait partie des trois plus important pays de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Parmi ces pays on a le Pakistan, le Bangladesh, et le Rwanda qui dispose du plus important effectif de policiers et de militaires s’élevant à 1360 personnes. Pour rappel, cette visite officielle de Paul Kagamé en Centrafrique est une première sous l’ère Faustin-Archange Touadéra, élu il y a maintenant plus trois ans. Mais les deux hommes forts de leurs pays respectifs, se sont déjà vus par le passé à maintes reprises.

Des relations tendues avec l’ex-président Bozizé

Le Rwanda est l’un des rares pays à apporter son soutien à la Centrafrique. Celle-ci avait ouvert ses portes à beaucoup de réfugiés rwandais quand la guerre faisait rage dans le pays. Outre ce fait, les relations entre le chef de la République rwandaise et l’ancien président centrafricain Bozize n’étaient pas bonnes. Ce dernier avait nommé comme conseiller Fabien Singaye, qui était un Hutu et très proche du président Juvénal Habyarimana mort dans un attentat le 6 Avril 1994.

 

 

Lu pour vous

 

Paul Kagame protecteur de Faustin-Archange Touadera

 

https://mondafrique.com By Aza Boukhris -15 octobre 2019

 

Ce mardi 15 octobre 2019, Bangui va accueillir, en grandes pompes, le président Paul Kagamequi reste un des rares soutiens du président Touadera en Afrique centrale

Cette visite du président rwandais en Centrafrique est une première. C’est surtout la première visite officielle d’un chef d’État africain, depuis que Faustin-Archange Touadera a pris ses fonctions de chef d’Etat, le 30 mars 2016.

Paul Kagame s’est fortement impliqué dans la recherche de la paix en Centrafrique qui avait jadis accueilli de nombreux réfugiés rwandais. En revanche, ses relations avec l’ex- président Bozize étaient loin d’être aussi bonnes. 

Entre Kagame et Bozize, rien n’allait!

Il est loin le temps où l’ancien président Bozize avait pris comme conseiller Fabien Singaye. Ce Hutu rwandais était très proche de la famille et du président Juvénal Habyarimana, qui décéda dans l’attentat du 6 avril 1994, point de départ du génocide qui fit plusieurs centaines de milliers de morts.

Le sulfureux Fabien Singaye fut aussi un interprète engagé du juge français Jean-Louis Bruguière qui enquêta sur le drame du 6 avril 1994 et qui mit en cause le Front patriotique rwandais de Paul Kagame. Gendre de Félicien Kabuga, surnommé le « financier du génocide » toujours recherché par la justice internationale, Fabien Singaye, basé à Genève, avait comme tant d’autres un passeport diplomatique centrafricain qui attend aujourd’hui son renouvellement. Évidemment Faustin-Archange Touadera, ancien premier ministre de l’ex-président Bozize connaît bien Fabien Singaye mais évite de le rencontrer en public, lors de ses voyages à Genève ou à Bruxelles, car il est désormais beaucoup trop compromettant.

La présence de Fabien Singaye aux côtés de François Bozize avait été très peu appréciée par Paul Kagame. La réplique ne tarda pas avec la constitution de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR)  de Michel Djotodia,  à Kigali le 14 septembre 2006. On connaît la suite avec le renversement de Bozize par l’ex-Seleka, le 23 mars 2013. Le président Touadera n’a pas la mémoire courte.

Kagame, un allié constant

Le président centrafricain est très reconnaissant envers son homologue rwandais. Il le rencontre plusieurs fois par an, au gré des rencontres internationales comme dernièrement à New York. Il avait fait le déplacement de Kigali, en juillet 2019, pour le 25 ème anniversaire de la création du régime rwandais actuel.

Dès l’élection de Faustin-ArchangeTouadera, Paul Kagame a immédiatement apporté son aide, notamment dans un premier temps dans le domaine sécuritaire. Après le départ de Sangaris et avant la présence de mercenaires russes, ce furent des militaires rwandais qui assuraient sa protection. Plusieurs centaines de militaires rwandais font actuellement partie de la MINUSCA et agissent avec un grand professionnalisme, loué par la population. 

En sa qualité de président de l’Union africaine, en 2018, Paul Kagame a joué un rôle majeur dans la préparation de l’Accord de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019, afin de mettre un terme à une crise qui ébranle les fondements de l’État centrafricain et menace l’unité nationale. Le Rwanda est un exemple pour de très nombreux Centrafricains et Paul Kagame y est probablement le chef d’État le plus apprécié. 

Le dossier des droits de l’homme en bas de la pile

La visite de Paul Kagame sera ponctuée par une commission mixte de coopération dans de nombreux domaines où le Rwanda peut utilement contribuer au développement du pays. Les missions de Centrafricains vers Kigali s’intensifient. Évidemment les questions de droits de l’homme et de démocratie ne seront pas prioritaires mais elles pourraient bien néanmoins être dans l’agenda caché du président Touadera qui a en perspective sa prochaine réélection de 2020. 

Alors que le président Touadera est de plus en plus mis à l’écart en Afrique centrale, la visite de Paul Kagame est pour lui un incontestable réconfort pour l’avenir.

 

Centrafrique : Paul Kagamé vole au secours de Touadéra
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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 20:43
Christophe Raineteau : visage contemporain du mercenariat français en Afrique

 

Lu pour vous

 

https://www.agoravox.fr par Patrice Bravo mardi 15 octobre 2019

 

La France, en tant qu’Etat ayant une longue histoire coloniale et néocoloniale, dont une large partie en Afrique, est aussi connue pour ses tristement célèbres mercenaires, ayant opéré durant de longues années sur le continent africain, notamment dans le cadre du système communément appelé « Françafrique ».

Le plus connu d’entre eux est certainement Bob Denard, dont les activités au service du néocolonialisme de son pays s’étendirent à nombre de pays africains : Congo, Nigéria, Bénin, Gabon, Angola ou encore les Comores. Décédé en 2007, sa mort pour de nombreux observateurs signifiait une sorte de fin d’une longue page de mercenariat français en Afrique. Mais ce fut loin d’être le cas. Dans le refus d’accepter le respect de la souveraineté de ses anciennes colonies, Paris a aujourd’hui de nouveaux personnages sur qui il peut miser. L’un de ces mercenaires contemporains n’est autre qu’un certain Christophe Raineteau, surnommé Alpha.

Actif dans plusieurs pays africains, c’est en République centrafricaine que ses activités de déstabilisation feront particulièrement parler de lui, au point que Bangui accusera ledit citoyen français de terrorisme et lancera un mandat d’arrêt à son encontre, ainsi que de son compatriote Bernard Cousin.

Déjà fin mai 2018, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, dans un entretien à la chaine de télévision France 24, a fait mention de ces deux citoyens français en qualité de déstabilisateurs de son pays : « ils manipulent certains hommes politiques, des groupes armés et une partie de la société civile en Afrique centrale dans le seul but de déstabiliser le gouvernement démocratique de Bangui » https://youtu.be/jTQF42IIKVA

Les tentatives de déstabilisation françaises contre la Centrafrique, via notamment ces mercenaires, ne sont pas anodines. La RCA, longtemps considérée comme la chasse gardée de Paris, est rentrée depuis les dernières années en alliance avec la Russie, dont les instructeurs participent à la formation des Forces armées centrafricaines (FACA), sans oublier plusieurs projets bilatéraux en cours de développement entre les deux pays, sur une base légale et conformément à la souveraineté des deux nations.

Il n’est donc aucunement surprenant qu’un Raineteau soit utilisé par des cercles obscurs de l’Elysée dans des opérations visant à déstabiliser un Etat africain qui assume de plus en plus sa souveraineté, y compris dans le choix de ses partenaires extérieurs. Et ce malgré le fait que le président centrafricain Touadéra est connu pour être un intellectuel qui s’est fixé le ferme objectif d’apporter la paix et le développement pour son pays, après des années de chaos et d’affrontements, notamment inter-religieux. Et malgré aussi le fait d’avoir été élu dans un cadre démocratique. Mais peu importe la démocratie et la volonté réelle de sortir son pays des années sombres récentes, Paris et ses hommes de main n’ont que faire de la souveraineté de cet Etat.

A noter qu’un mandat d’arrêt a été émis par la RCA à l’encontre de ces deux personnages en décembre dernier, sur la base de dix paragraphes d’accusation, parmi lesquels les actes de terrorisme, les meurtres et la destruction de la sécurité intérieure de l’Etat. Christophe Raineteau se trouvant de passage au Madagascar sera même arrêté par les autorités malgaches en vue d’une extradition vers la Centrafrique pour y être jugé, mais sous pression des autorités françaises fut relâché et a pu regagner la métropole, au grand dam des autorités centrafricaines https://www.nofi.media/2019/03/christophe-raineteau-2/63723

Evidemment, Raineteau nie les accusations qui sont portées à son encontre depuis Bangui. Il se présente lui-même comme un « aventurier humaniste », et dont les activités sont avant tout liées au « consulting de géopolitique africaine » pour des entreprises clientes. Quoi qu’il en soit et malgré la poursuite vraisemblable de ses activités dans nombre de pays africains, il n’est pas prêt à remettre les pieds sur le sol centrafricain.

L’histoire de ce mercenaire français est en réalité bien plus qu’une nouvelle page de mercenariat occidental en Afrique. Elle est surtout l’image d’une politique qui prétend parler au nom des valeurs dites « universelles » et de promotion de la « démocratie », mais avec comme fond un néocolonialisme aujourd’hui pratiquement impossible à voiler. Qu’un chef d’Etat d’un pays souverain soit élu démocratiquement et ayant pour objectif de changer radicalement les choses, d’y apporter la paix, la sécurité et le développement – tout cela préoccupe bien peu l’Elysée, et plus généralement les élites politiques occidentales. Les objectifs de ces derniers restent les mêmes et ne sont pas prêts de changer : maintenir le contrôle des anciennes colonies sous le diktat politique, armé et économique, sans oublier le contrôle des ressources naturelles des pays en question. Et peu importe si pour cela il faille maintenir la souffrance des populations locales, qui à défaut d’être massacrés, n’auront d’autre choix que de prendre la voie de l’immigration. « L’humanisme » libéral-occidental dans toute sa splendeur.

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1178  

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 20:36
Centrafrique: affrontements entre deux groupes armés dans le nord-est
Centrafrique: affrontements entre deux groupes armés dans le nord-est

 

Lu pour vous

 

http://sahel-intelligence.com 15 octobre 2019 Samuel Benshimon

 

De nouveaux affrontements entre groupes armés ont éclaté lundi dans la localité centrafricaine d’Am Dafock, à 66 kilomètres à l’est de la ville de Birao (extrême nord-est), près de la frontière avec le Soudan, selon des sources locales.

Selon les premières données, les deux parties sont d’un côté des activistes du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) d’Abakar Sabone, et de l’autre ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam.

Aucun bilan n’a été établi pour des raisons sécuritaires.

Les deux groupes armés sont tous les deux signataires de l’Accord de paix longuement négocié à Khartoum et ratifié à Bangui le 6 février dernier. Les affrontements qui avaient éclaté à Am Dafock en juillet dernier s’étaient transposés au centre de Birao à l’ouest, ont fait plus de 16.000 de personnes déplacées.

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 20:28
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

 

 

La MINUSCA remet des ex-combattants du FPRC à la justice et met en garde contre toute attaque contre son personnel

 

Bangui, le 15 octobre 2019 – Dans le cadre des efforts pour la normalisation de la situation sécuritaire à Birao, préfecture de la Vakaga (nord-est de la RCA) et conformément à son mandat de protection des civils, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a coordonné, le lundi 14 octobre, le départ de la ville de 14 ex-combattants désarmés du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dont huit étaient impliqués dans les combats des 1er, 2 et 14 septembre  2019 contre le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ).

 

Sur les 14 ex-combattants, six ont été relocalisés à Bria tandis que les huit autres, suspectés dans le cadre des enquêtes en cours, ont été remis aux autorités judiciaires centrafricaines, suite à une requête du Procureur adressée à la MINUSCA. La MINUSCA veillera, dans le cadre de son mandat, au traitement équitable et au respect des droits des personnes arrêtées à la suite des affrontements intervenus à Birao. La Mission veillera, en outre, à ce que l’action judiciaire dans le cadre de la lutte contre l’impunité, tienne compte de tous les crimes commis à Birao et s’étende tous les suspects identifiés, quel que soit le camp auquel ils appartiennent.

 

La réponse de la MINUSCA qui s’inscrit dans la mise en œuvre de son mandat de coopérer avec la justice centrafricaine a suscité des menaces inacceptables du FPRC contre la Mission. La MINUSCA condamne fermement ces menaces et met en garde contre toute tentative de s’en prendre à son personnel et ses biens ou aux acteurs et organisations humanitaires. Outre le FPRC, la MINUSCA condamne et met en garde tous ceux qui menacent la Mission ou propagent des messages d’incitation à la violence.

 

Par ailleurs, la MINUSCA dénonce fermement la reprise des hostilités par le MLCJ et le FPRC à Am Dafok, qui constituent une nouvelle violation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) par certains signataires, ainsi que les menaces et les conséquences sur les populations civiles. Elle exhorte les groupes armés signataires à éviter de poser des actes qui pourraient davantage fragiliser la quiétude des populations et à régler leur différend par la voie du dialogue, conformément aux dispositions prévues par l’Accord. La MINUSCA réitère par ailleurs sa détermination à prendre toute mesure utile pour protéger les populations civiles et son mandat. Dès l’éclatement des incidents à Am Dafock, la MINUSCA a survolé la zone et a renforcé ses mesures sécuritaires à Birao pour prévenir des violences.

 

La MINUSCA appelle enfin le FPRC, le MLCJ et toutes les autres parties impliquées dans les combats en cours depuis début septembre et/ou les instigateurs de la violence intercommunautaire à cesser immédiatement les hostilités et autres actes d’incitation à la violence pour s’inscrire dans le processus de dialogue et de règlement pacifique de leurs différents initiés sous les auspices du Gouvernement, des garants et des facilitateurs.

 

La MINUSCA continuera d’exercer ses bons offices politiques en appui à la mise en œuvre de l’Accord de paix.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 13:05
RCA : Le tronçon Baoro-Berbérati un vrai calvaire pour les usagers

 

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 14 octobre 2019 14:43

 

L’axe Baoro-Berberati distant de plus de 200 km se trouve dans un état de dégradation très avancée. Rouler sur cette route est un calvaire. Les commerçants, les propriétaires de véhicules et autres usagers de cette voie se plaignent et appellent le gouvernement à l’aide. 

Pour 200 km, il faut passer au moins 6 à 7 heures avec un véhicule 4x4 tout terrain. Les bus et autres voitures qui empruntent cette voie prennent des risques. De Baoro à Carnot en passant par Nandobo et Batouri pour arriver à Berbérati, la route est presque impraticable.

Pour illustration, le cortège gouvernemental qui se rendait à Berbérati par cet axe, pour le lancement des travaux de fibres optiques jeudi 03 octobre 2019, s’est embourbé à plusieurs endroits. On retrouve de la boue, du sable, des grands nids de poule sur le tronçon.

"La dégradation de cette route nous pénalise. Si l'Office National du Matériel peut nous aider à l'arranger, la circulation peut redevenir fluide et les marchandises seront achetées par les voyageurs", a souhaité un habitant rencontré par le reporter de Radio Ndeke Luka dans un village sur ce tronçon.

Face à cette situation, les riverains de l'axe demandent au gouvernement de le réhabiliter. "Je demande au gouvernement de penser à cette route pour nous permettre de faire le commerce afin de développer la ville de Berbérati", a plaidé Joachim, un opérateur économique de la localité.

Même sur le goudron, la route est également dégradée à plusieurs endroits. A Boyali (Ombella-M'Poko), village situé à 120 km de Bangui après la ville de Boali, un groupe de jeunes s’est organisé pour colmater provisoirement les trous.

Parti de Bangui jeudi 3 octobre 2019 à 7h 20 mn, la mission de Radio Ndeke Luka est arrivée à Berbérati à 21h 30mn. Aujourd’hui, l’axe appelé 4ème parallèle, reliant Mbaïki à Boda (Lobaye) pour aller à Berberati ou Nola (Mambéré Kadéï) est en voie de disparition. Les pluies qui se sont abattues ont accentué la dégradation de cette route.

 

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 12:51
Cinéma : "Camille", le destin tragique d'une photographe

 

Lu pour vous


https://www.francetvinfo.fr France 3France Télévisions le 14/10/2019 | 19:56

 

Le film Camille, en salle mercredi 16 octobre, retrace la vie de Camille Lepage, photoreporter décédée lors d'un reportage en Centrafrique.

 

C'est l'histoire de Camille Lepage, une photoreporter de 26 ans tuée alors qu'elle couvrait la guerre civile en Centrafrique. Le film Camille, qui sort en salle mercredi 16 octobre, raconte ainsi le destin de cette jeune femme pas comme les autres. Elle avait eu très jeune une passion pour l'engagement, et sa mère a vite respecté cette envie d'aller dans des endroits parfois dangereux. "Camille était adulte. Elle y serait allée de toute façon", raconte Maryvonne Lepage.

Immergée parmi ceux qu'elle photographie

"Elle avait besoin de notre accord à nous, les très proches, et de vivre sa vie", explique-t-elle. Camille Lepage avait une façon bien à elle de s'immerger au côté de ceux qu'elle photographiait. "Je pense que tous les photographes de guerre apprennent à prendre de la distance entre eux et ce qu'ils photographient", indique Boris Lojkine, le réalisateur. "Ce que je trouve magnifique chez Camille, c'est qu'elle est incapable de faire ça", ajoute-t-il.

 

 

Nina Meurisse : "Incarner la photographe Camille Lepage, l’une des expériences les plus fortes de ma vie"

 

http://madame.lefigaro.fr Marilyne Letertre |  Le 15 octobre 2019

 

Boris Lojkine consacre un film à Camille Lepage, photojournaliste tuée à 26 ans en Centre Afrique en 2014. Entretien avec celle qui l'incarne, l'actrice Nina Meurisse. À découvrir en salles à partir du mercredi 16 octobre.

Elle s’appelait Camille Lepage, était photojournaliste et a été tuée à 26 ans alors qu’elle suivait la jeunesse armée d’une République centrafricaine en guerre en 2014. Boris Lojkine lui consacre un long-métrage dans lequel l’intelligence de l’écriture n’a d’égale que celle du jeu de Nina Meurisse. «J’avais une énorme pression : je ne voulais pas trahir Camille, sa famille et ses amis.» Pendant deux mois, la comédienne fait un stage auprès des photographes de l’AFP et rencontre l’agent de Camille, ses amis et sa mère avant de partir en Centrafrique pour un tournage éprouvant, physiquement et humainement. Son investissement et le bouleversement provoqué par le rôle et l’expérience sont palpables à l’écran : l’actrice est bluffante, son évolution subtile et délicate, à l’image de ce récit d’apprentissage exemplaire qui échappe au portrait trop réducteur d’une héroïne Bigger Than Life.

 

Cinéma : "Camille", le destin tragique d'une photographe
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