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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 22:27
Deux rapports d'ONG dénoncent les «kleptocraties» en Afrique

 

https://www.rfi.fr/ 18/09/2021 - 00:20

Deux rapports publiés le 15 septembre par le Ghana Center for Democratic Development (Centre pour le développement démocratique au Ghana) et par l’organisation Democracy in Africa (Démocratie en Afrique) montrent comment les dits « kleptocrates » sapent les institutions démocratiques dans le seul but de s’enrichir au détriment des populations.

Les deux rapports forment ensemble un pavé de plus de 300 pages. Les auteurs s’appuient sur l’analyse d’exemples dans neuf pays, de l’Ouganda, en passant par le Zimbabwe et jusqu’au Mozambique considéré comme le pire élève de l'échantillon.

Des systèmes pour accaparer les pouvoirs ou les biens

Mais même les États les plus démocratiques, comme le Ghana, n’échappent pas aux pratiques kleptocrates : financement occulte des partis, clientélisme, achat de voix, les outils pour saper la démocratie connaissent un essor de plus en plus inquiétant. Les auteurs affirment qu'en Afrique du Sud une richissime famille d’hommes d’affaires indiens a pillé les caisses de l'État avec la complicité de l’ex-président Jacob Zuma

Les rapports démontrent que le phénomène de kleptocratie « capture toutes les institutions démocratiques » : l’exécutif, le Parlement et la justice. Au Ghana, ce sont des élites du secteur privé qui détournent le processus électoral. Au Zimbabwe, les militaires dirigent dans l’ombre tandis qu'au Bénin, il s’agit d’hommes d’affaires, à l’image du président Patrice Talon, qui masquent leurs intérêts privés derrière ceux du public.

Selon les rapports, les kleptocrates sont le plus souvent des personnes non élues et très protégées par l’État. Des systèmes souvent hérités de l’ère coloniale, et qui pour les auteurs, mettront des années à se déconstruire tant que la corruption existera.

L’accaparement de la démocratie au Kenya se caractérise par la manipulation du processus électoral et des institutions qui sont censées garantir la recevabilité. Ce sont des institutions judiciaires, du parlement, de la gestion des élections et de l’audit du gouvernement. Dans ce contexte, les élections n’ont aucun sens, car elles ne permettent pas de rendre des comptes à la population.

Migai Akech, professeur à l'École de droit de Nairobi, revient sur l'exemple du Kenya

Christina Okello

 

 

CAPTURE DE LA DEMOCRATIE & L'OMBRE D’ETAT EN AFRIQUE  

https://democracyinafrica.org/ Par La démocratie en Afrique 14 septembre 2021

À l'occasion de la Journée mondiale de la démocratie, le 15 septembre 2021, le Centre pour le développement démocratique et la démocratie en Afrique unira ses forces pour publier deux rapports majeurs sur la capture de systèmes politiques prétendument démocratiques par des réseaux occultes qui travaillent dans leur propre intérêt plutôt que celui du public. . Sur la base de nouveaux entretiens, de la collecte de données et de la cartographie du réseau, une équipe de dix chercheurs peut désormais révéler pour la première fois dans quelle mesure les développements politiques et économiques sont façonnés par des forces non élues et souvent antidémocratiques.

Ensemble, les rapports démontrent que dans de nombreux pays africains, mais pas tous, certaines des décisions politiques et économiques les plus importantes ne sont pas prises par des individus responsables devant les citoyens, mais par des réseaux composés de l'exécutif, de responsables politiques, de la famille du président, de juges, hommes d'affaires, hauts fonctionnaires, chefs militaires, financiers internationaux, etc. Dans un certain nombre de cas, ces réseaux traversent les frontières nationales, soit par des liens étroits avec des entreprises multinationales, soit par l'intégration dans des réseaux criminels organisés transnationaux, de sorte que des ressources importantes sont retirées du pays.

Pour télécharger le rapport sur la capture de la démocratie au Bénin, au Ghana, au Kenya, au Mozambique et au Nigeria, cliquez ici.

Pour télécharger le rapport sur The Shadow State en République démocratique du Congo, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe, cliquez ici.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Lancement du rapport sur la corruption, le clientélisme, la criminalité et la subversion de la démocratie en Afrique

À l'occasion de la Journée mondiale de la démocratie, le 15 septembre 2021, le Ghana Center for Democratic Development (CDD-Ghana) et Democracy in Africa (DIA) publieront deux grands rapports sur la capture de systèmes politiques prétendument démocratiques par des réseaux privés qui travaillent dans leur propre intérêt. , plutôt que celle du public.

Le lancement aura lieu le mercredi 15 septembre 2021 à 14h00 GMT sur Zoom et sera diffusé en direct sur Facebook et YouTube.

À l'aide de preuves provenant de nouveaux entretiens, de la collecte de données et de la cartographie du réseau, une équipe de 10 chercheurs indiquera dans quelle mesure les décisions politiques et économiques dans les démocraties africaines sont façonnées par des individus ou des groupes qui ne sont souvent pas élus et qui s'efforcent de renverser les institutions formelles de l'État. pour faire avancer leurs propres intérêts et agendas. Ensemble, les rapports démontrent que dans de nombreux pays africains, mais pas dans tous, certaines des décisions politiques et économiques les plus importantes ne sont pas prises par des individus responsables devant les citoyens, mais par des réseaux comprenant des initiés de l'exécutif, des responsables politiques, la famille du président, des juges , hommes d'affaires, hauts fonctionnaires, chefs militaires et financiers internationaux, entre autres. Dans un certain nombre de cas, ces réseaux traversent les frontières nationales, soit par des liens étroits avec des entreprises internationales, soit par l'intégration dans des réseaux criminels organisés transnationaux, de sorte que des ressources importantes sont retirées du pays.

Les rapports montrent également que l'étendue de la capture de la démocratie varie considérablement. Il est relativement plus faible ou moins prononcé dans des pays comme le Ghana, avec une expérience de multiples transferts de pouvoir par le biais d'élections compétitives, et beaucoup plus élevé dans des États comme le Zimbabwe où le gouvernement n'a jamais changé de mains. La forme que prennent les réseaux varie également énormément et il n'y a pas deux états fantômes identiques :

• En Ouganda, l'État fantôme est dirigé par un axe de la famille du président Museveni et de « l'aristocratie militaire » du pays, ainsi que par un certain nombre d'interlocuteurs du monde des affaires.

Au Bénin, les choses sont très différentes, car le président Patrice Talon a exploité la faiblesse du système juridique, du pouvoir judiciaire et du pouvoir législatif pour transformer l'une des démocraties les plus dynamiques du continent en un quasi-État à parti unique.

En RDC, les alliances militaires internationales autour de l'ancien président Joseph Kabila ont joué un rôle essentiel dans la création d'un État fantôme intimement lié aux réseaux de contrebande transnationaux.

En Zambie, les forces de sécurité ont été moins pertinentes et au lieu de cela, la capture de la démocratie a été conduite par le lien entre les politiciens civils, les représentants du gouvernement et les hommes d'affaires privés.

Au Zimbabwe, l'importance de l'armée s'est accrue depuis le début des années 2000, pénétrant de plus en plus de domaines de l'État et de l'économie, soulevant des questions quant à savoir si le président Emmerson Mnangagwa ou les chefs de l'armée détiennent réellement le pouvoir.

Comprendre comment la démocratie est capturée est essentiel car cela aide à expliquer le manque de progrès dans de nombreux pays vers la consolidation démocratique, à quel point les gouvernements peu performants sont capables de rester au pouvoir, pourquoi les programmes de développement ne parviennent souvent pas à répondre aux besoins des citoyens ordinaires, et pourquoi le l'écart entre les « nantis » et les « démunis » continue de croître.

Les principales idées et conclusions comprennent :

• La façon dont les « juges milliardaires » au Nigeria font fortune en acceptant des pots-de-vin pour disculper les dirigeants politiques et les organisations criminelles, facilitant la corruption et créant une culture d'impunité qui sape à la fois la responsabilité démocratique et l'état de droit.

• Comment les responsables de la sécurité, les directeurs de banque, les agents électoraux, les juges et les journalistes s'entendent avec les membres du parti au pouvoir pour empêcher les partis d'opposition de faire campagne efficacement lors des élections dans des pays comme le Mozambique, l'Ouganda et le Zimbabwe, empêchant ainsi un transfert de pouvoir.

• La façon dont la police et l'armée en RDC ont installé des postes de commandement près du puits minier nouvellement productif, non pas pour protéger les travailleurs mais plutôt pour émettre des « taxes » officieuses, de sorte que certains exploitants miniers doivent payer 40 redevances régulières – dont seulement 9 sont prélèvements officiels du gouvernement national.

• Comment des entreprises liées au parti au pouvoir et à l'armée au Zimbabwe ont utilisé leurs relations pour créer artificiellement une pénurie de carburant qui leur a permis de gonfler leurs prix au détriment des automobilistes, créant des défis majeurs pour les entreprises et les citoyens ordinaires.

• La façon dont des présidents tels que Yoweri Museveni de l'Ouganda accordent des exonérations fiscales à leurs alliés commerciaux en échange de contributions financières à leur campagne électorale « la caisse de guerre », refusant au Trésor des centaines de millions de dollars de revenus et réduisant les fonds disponibles pour la santé et éducation.

• Comment la capture partielle de la démocratie au Ghana a contribué à l'émergence d'une classe distincte de Ghanéens super privilégiés, qui sont devenus riches en partie en raison de leur accès privilégié à l'État, y compris les politiciens des partis au pouvoir et de l'opposition et leurs copains dans les affaires secteur et la direction des agences bureaucratiques et parapubliques de l'État.

Selon le professeur H. Kwasi Prempeh, directeur exécutif du CDD-Ghana, « Plutôt qu'un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, la démocratie en Afrique, y compris la légitimité qu'elle confère aux gouvernements, semble être capturée pour servir d'autres intérêts. que celui du peuple, laissant ainsi de nombreuses personnes remettre en question de plus en plus la pertinence de la démocratie. L'avenir de la démocratie en Afrique dépend de notre capacité à inverser cette image.

Pour sa part, Nic Cheeseman, professeur de démocratie à l'Université de Birmingham a déclaré : « la croissance des États fantômes – de puissants réseaux d'individus non élus qui utilisent leur accès au gouvernement pour poursuivre leurs propres intérêts aux dépens du public – représente le défi politique le plus important auquel sont confrontés les pays africains aujourd'hui, et est à l'origine du recul démocratique que nous avons vu dans de nombreux États au cours des dix dernières années ».

John Githongo, un militant anti-corruption kenyan réputé, était également d'avis que « ces rapports représentent l'analyse la plus complète et la plus perspicace de la manière dont la démocratie, l'économie et la subversion en Afrique sont disponibles à ce jour. Ils révèlent que les États fantômes et la capture de la démocratie sont les causes profondes de la corruption, des inégalités et de l'échec du développement.

Les pays couverts par ce projet sont le Bénin, la République démocratique du Congo, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria, l'Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 22:13
Renvoi des casques bleus gabonais de RCA

 

Renvoi des casques bleus gabonais de RCA: la société civile dénonce un camouflet pour le pays

https://www.rfi.fr/ 18/09/2021 - 13:23

Quelques 450 soldats gabonais doivent quitter la Centrafrique et la Minusca suite à des accusations d'exploitation sexuelle et d'actes sexuels sur mineurs. Une trentaine d'actes délictueux en tout. L'ONU n'est pas satisfaite de l'absence d'enquêtes et du manque de résultats. Au Gabon, la société civile dénonce un camouflet pour le pays.

La décision de l'ONU provoque une certaine indignation sur les réseaux sociaux où l'on dénonce des comportements « honteux », « inadmissibles », « immoraux ». Mais elle n'a pas surpris au sein de la société civile, étant donné l'enchaînement des scandales touchant le contingent gabonais et le manque de réaction des autorités. La crédibilité de l'armée est mise en cause, dénonce Georges Mpaga. Le président du réseau des Organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) espère que l'affaire aura des conséquences : « Les responsables de cette tragédie sont approuvés directement dans l’administration, au sein du ministère de la Défense. De ce point de vue, le chef d’État-major des armées, le ministre de la Défense doivent être démis de leurs fonctions. C’est l’image du Gabon qui est ternie ».

« Extrême rigueur… »

D'autres estiment que cette affaire illustre les dérives d'un appareil militaire utilisé, comme un « instrument de prédation » par les autorités, ce qui place les militaires à l'abri de la justice. L'opposant Anges-Kevin Nzigou est le secrétaire exécutif du parti Pour le changement (PLC) : « Ces enquêtes ne vont pas au bout parce qu’on n’a pas de justice. Dans une dictature, lorsque vous asseyez votre pouvoir sur l’armée, vous avez du mal à diriger les militaires. Comme ce sont les militaires qui maintiennent le pouvoir en place, vous voyez la difficulté dans laquelle ils se trouvent pour les juger ».

Le gouvernement, lui, a assuré dès mercredi que si les faits sont avérés, « auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec une extrême rigueur (…) L’engagement du Gabon dans la stabilité de la Centrafrique depuis 25 ans ne saurait être réduit à ces actes », a ajouté un officiel gabonais.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 23:18
Violents affrontements entre citoyens centrafricains et camerounais à la Soa

Lu pour vous

 

Violents affrontements entre citoyens centrafricains et camerounais à la Soa

 

https://www.cameroonmagazine.com/ By CAMEROON MAGAZINE - GM17/09/2021

 

• L’axe Ngousso – STI a été le théâtre d’une collision hier

• Affrontements entre ressortissants centrafricains et transporteurs de la ligne SOA

• Évaluation, divers autobus endommagés et blessés

Selon les informations recueillies auprès de nos sources, tout a commencé par un accident qui a tué un Centrafricain.

Les nombreux Centrafricains sur cette route se sont vengés des chauffeurs de bus de l’axe Ngousso – Soa. Une scène de violence s’en est suivie avec plusieurs blessés. Aucun décès, hormis celui du jeune homme percuté par la voiture, n’est à déplorer.

Rappelons qu’il y a quelques jours des rebelles centrafricains ont été arrêtés lors d’une mission d’enlèvement au Cameroun.

Selon les informations des services de renseignement camerounais, deux personnes portent de fausses identités, à savoir un Centrafricain d’origine nigériane, Hamadou Bouba, capitaine du mouvement rebelle et un Centrafricain d’origine camerounaise, Mahmadou Abdelaziiz. Ils ont traversé la frontière camerounaise avec de faux papiers, notamment des cartes d’identité nationales camerounaises et des certificats d’études.

Malheureusement pour eux, leur plan infâme a échoué. Ils ont été arrêtés lundi dernier par les gendarmes dans la commune de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua. Avec leur attitude méfiante, les éléments de la légion Adamawa de la gendarmerie nationale les ont arrêtés. Soumis à l’exploitation, ils ont révélé l’identité de quatre de leurs complices qui ont également été incarcérés le 6 septembre.

C’est la première fois que des Centrafricains entrent au Cameroun pour des opérations criminelles. Regroupés en bande organisée, ils figurent également sur la liste rouge des services de renseignement et de sécurité. Avec la crise sociopolitique et sécuritaire en République centrafricaine depuis la chute de l’ancien président Bozizé, le pays a relancé la naissance de plusieurs groupes rebelles qui menacent les civils pacifiques, le régime présidentiel et la sous-région centrale.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 22:07
RCA : des prisonniers formés en vue de leur réinsertion sociale

 

Centrafrique : des prisonniers formés en vue de leur réinsertion sociale

 

Par : Norbert |  French.china.org.cn | Mis à jour le 15-09-2021

Cinquante détenus et deux agents de la prison de la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est) viennent d'achever une formation dans les domaines de la culture maraîchère et de la saponification, ceci afin de favoriser leur réinsertion sociale.

La représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Denise Brown, s'est ainsi rendue vendredi dernier dans cette localité pour y visiter le jardin potager, a rapporté mardi sur son site la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA).

Les détenus ayant choisi de se former en culture maraîchère ont créé ce jardin d'une superficie d'un hectare et demi, où ils ont cultivé, entre autres, des tomates, du gombo et de l'oignon. Ceux qui ont opté la saponification ont fabriqué 584 pains de savon. Une partie de ces produits a été vendue sur le marché local et le reste a été destiné à la consommation des prisonniers.

Mme Brown a indiqué que ce projet, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réinsertion sociale des détenus, est aussi l'occasion pour la MINUSCA d'illustrer son soutien à l'Etat centrafricain dans son engagement pour la réforme du secteur pénitentiaire, conformément aux recommandations des états généraux de la justice de 2007.

Tout en émettant le vœu que ce projet, à long terme, vise à transformer le quotidien des bénéficiaires, mais aussi à lutter contre l'insuffisance alimentaire à Bangassou, la préfète du Mbomou, Pierrette Benguéré, a exhorté les autorités pénitentiaires et les forces de l'ordre à continuer d'être disponibles et à travailler ensemble pour le suivi de ce projet et de sa pérennisation.

Source: Agence de presse Xinhua

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 21:37
Les villes congolaises de Zongo et de Libengué attendent le courant de Boali
Les villes congolaises de Zongo et de Libengué attendent le courant de Boali

 

https://energies-media.com/ le 17 septembre 2021 par Energies Media avec Xinhua

 

Un projet d’interconnexion électrique est en cours entre les villes des deux pays, selon l’ambassadeur de la RDC en République centrafricaine Esdras Kabalé 

L’ambassadeur de la République démocratique du Congo en République centrafricaine, Esdras Kabalé, s’est félicité, mercredi 15 septembre, du projet d’interconnexion électrique en cours entre des villes des deux pays.

Ce projet doit permettre aux usines hydroélectriques de Boali en Centrafrique de fournir du courant à la ville congolaise de Zongo, située sur les rives de l’Oubangui en face de Bangui, et celle de Libengué, située en face de la ville centrafricaine de Mongoumba, a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec les députés membres du groupe d’amitié Centrafrique-RDC.

Pour le diplomate, le projet va permettre à ces villes du nord-ouest de la RDC de se développer.

La localité de Boali est dotée de trois usines de production hydroélectrique: Boali 1 (08 MW), produit de la coopération franco-centrafricaine depuis 1954; Boali 2 (10 MW), acquise grâce à la coopération avec la Yougoslavie en 1978 et pour laquelle un projet d’ajout de 5 MW a été confié à la Chine; enfin, Boali 3, qui ne disposait pas encore d’une turbine au bas du barrage en fin d’année 2018.

 

 

Centrafrique : l'ambassadeur de la RDC se félicite du projet d'interconnexion électrique entre les deux pays

Par : Norbert |  French.china.org.cn | Mis à jour le 16-09-2021

Esdras Kabalé, ambassadeur de République démocratique du Congo en République centrafricaine, s'est félicité mercredi du projet d'interconnexion électrique en cours entre des villes des deux pays.

Ce projet doit permettre aux usines hydroélectriques de Boali en Centrafrique de fournir du courant à la ville congolaise de Zongo, située sur les rives de l'Oubangui en face de Bangui, et celle de Libengué, située en face de la ville centrafricaine de Mongoumba, a-t-il rappelé lors d'une rencontre avec les députés membres du groupe d'amitié Centrafrique-RDC.

Pour le diplomate, ceci va permettre à ces villes du nord-ouest de la RDC de se développer.

M. Kabalé a par ailleurs indiqué que les échanges avaient porté, entre autres, sur la coopération parlementaire, militaire et économique, avec notamment la libre-circulation des populations le long des deux rives de la rivière Oubangui.

Source: Agence de presse Xinhua

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 21:29
Le calvaire des réfugiés au Cameroun

 

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/ 17.09.2021 par Henri Fotso

Nigérians, Tchadiens, Congolais et Centrafricains vivent dans des conditions difficiles et sont en grande majorité abandonnés à leur sort.

Bryan, trois ans, souffre de malnutrition sévère. Il vit dans le quartier New-Bell à Douala mais dans cet état, il est en danger de mort. Sa jeune mère, Cinthia Nekinga, est célibataire et d'origine centrafricaine. Elle a demandé l’asile au Cameroun.

Leur compatriote, Gothias Tanguy, lui-même réfugié, a été témoin de plusieurs décès, par manque de prise en charge à Douala. 

"Il y a beaucoup d'enfants qui sont dans de pareilles situations. J'ai encore le souvenir d'un que nous avons perdu. Quand j’ai découvert sa situation, j'ai mobilisé certaines personnes pour venir en aide à cet enfant. Mais au moment où on commençait à l'assister, l'enfant nous a quittés. Ça nous a vraiment fait mal. Du coup, quand j'ai reçu l'appel, je n’ai pas tardé à venir pour expliquer aux autres la situation que nous avons devant nous."

Du côté est de la ville, Didier Gakpe, sa femme et ses quatre enfants, ont trouvé refuge sur un chantier abandonné, un abri de fortune, sans porte ni toiture et sans toilettes. Ils ont fui la Centrafrique en 2013, à l'époque de l’ex-président François Bozizé.  

Didier Gakpe, secrétaire du Collectif des réfugiés centrafricains de Douala, ne pense toujours pas á rentrer dans son pays malgré les conditions de vie à Douala.

"Déjà pour trouver de l'argent, il faut avoir une source et nous n'en avons pas. Nous n'avons pas d'assistance en tant que réfugiés. Il nous arrive de passer deux à trois jours sans nous nourrir. C'est tout un défi et les enfants en souffrent." 

Rares aides humanitaires

À Douala (la capitale économique), seulement 800 des 3.000 enfants réfugiés scolarisables vont à l’école grâce à de rares aides humanitaires. La pandémie de la Covid-19 empire la situation de ces enfants et de leurs parents dont beaucoup ne reçoivent pas d’allocations. 

"Nous avons une tension qui couve. On fait des efforts pour calmer ces gens afin qu'on n'ajoute plus de violence aux violences qui existent déjà au Cameroun. Parce que vous savez qu'ici au Cameroun, on est sous tension.

Et si les réfugiés viennent s'ajouter avec leurs problèmes, on peut assister à une explosion et avoir des morts", affirme Daniel Moundzego, président de l'association Réfugiés sans frontières.

Près de 500.000 réfugiés et demandeurs d'asile vivent sur le sol camerounais dont plus de 300.000 réfugiés centrafricains. 

Les autorités camerounaises, déjà dépassées par le million de déplacés internes de Boko Haram et de la crise anglophone, se préoccupent peu de ces réfugiés, qui se trouvent pourtant aussi en situation d'urgence humanitaire. Une crise potentiellement explosive dans le pays.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 20:59
Guinée : organiser la transition et décider du sort d'Alpha Condé
Guinée : organiser la transition et décider du sort d'Alpha Condé

LU POUR VOUS 
 

Guinée : organiser la transition et décider du sort d'Alpha Condé, les défis de la junte

https://www.francetvinfo.fr/ franceinfo Afrique avec AFP14/09/2021 12:01

Un peu plus d'une semaine après le coup d'Etat du 5 septembre, la junte lance des pourparlers sous l'œil attentif de la communauté internationale.

Quelle est la situation en Guinée depuis le coup d'Etat qui a mis fin au règne d'Alpha Condé ? Des consultations démarrent le 14 septembre 2021 à Conakry la capitale afin de parvenir à "la transition inclusive et apaisée" promise par les putschistes. 

Un putsch globalement bien accueilli par les Guinéens

"On veut que Doumbouya redresse la Guinée, confie un chauffeur guinéen de 35 ans. Sous Condé, on souffrait de tous les côtés." Le coup d'Etat semble susciter beaucoup d'espoir chez les Guinéens même s'il a surpris en dépit des mois de tensions qui l'ont précédé, provoquées par la décision d'Alpha Condé de briguer un troisième mandat en octobre 2020. La répression de la contestation a causé des dizaines de morts civils et des dizaines d'opposants ont été arrêtés avant et après la présidentielle, remportée officiellement par Alpha Condé, malgré la remise en cause de la crédibilité du résultat.

Beaucoup de Guinéens ont ainsi affiché leur soutien à la nouvelle junte militaire, saluant le coup de force, troisième du genre dans l'histoire du pays marquée par les régime autoritaires ou dictatoriaux depuis l'indépendance en 1958. Il n'y a pas que dans la rue que le putsch a été bien accueilli. Deux chefs de l'opposition, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, estiment que l'intervention des soldats était le dernier recours possible. "Est-ce que quelqu'un d'autre pouvait le faire si ce n'est les militaires ?", s'interroge Sidya Touré, de retour dans son pays après dix mois d'exil.

Quid de la transition ?

A leur arrivée au pouvoir, les militaires ont dissous le gouvernement et les institutions. Une concertation entre les militaires, les forces politiques et la société civile est lancée pour préparer la transition et la formation d'un gouvernement. L'opposant Cellou Dalein Diallo, empêché de se présenter au dernier scrutin présidentiel, souhaite "des élections libres et transparentes dans un délai raisonnable". A l'instar des Nations unies. Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial d'Antonio Guterres pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, s'est rendu en Guinée à la veille du processus. "Jusque là nous avons dit : 'Nous voulons une durée raisonnable, mais la durée raisonnable dépend des Guinéens eux-mêmes'", a-t-il déclaré. La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a exigé pour sa part "un retour immédiat à l'ordre constitutionnel". 

La communauté internationale attentive à l'état du président déchu

La Cédéao et l'Union africaine ont suspendu la Guinée. La première a dépêché une mission le 10 septembre 2021 et n'a prononcé aucune sanction économique pour l'instant, répondant au souhait des deux principales figures de l'opposition, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, qui s'y opposent.

Les Nations unies ont également condamné le putsch et réclamé la libération d'Alpha Condé. Elles ont aussi indiqué "leur intention d'accompagner la Guinée pour sortir de la crise", a rappelé Mahamat Saleh Annadif le 13 septembre 2021. 

Les Nations unies et la Cédéao ont rencontré les différents acteurs politiques guinéens – le chef de la junte, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, des chefs de parti et des diplomates , ainsi qu'Alpha Condé. "Nous nous sommes assurés de sa sécurité et sa santé, il se porte bien", a déclaré Mahamat Saleh Annadif

Même constat pour les représentants de la Cédéao.  A la mission, Alpha Condé a dit "qu'il est toujours président" et "qu'il faut que la Cédéao le rétablisse", a rapporté une source proche de la délégation sous couvert d'anonymat. Le principe d'une libération de l'ancien dirigeant guinéen "est acquis", a affirmé à la fin de la visite la secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, Fanta Cissé, sans qu'apparaisse clairement comment cela pourrait se traduire concrètement. 

Le sort d'Alpha Condé, un casse-tête pour les putchistes

En laissant sortir Alpha Condé, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya prendrait un gros risque, préviennent des acteurs de la crise des mois passés qui prêtent au président déchu de puissantes amitiés, y compris parmi les dirigeants africains, et une fortune considérable, à même d'assouvir sa probable soif de revanche. Les experts du think-tank International Crisis Group (ICG) jugent "tout à fait concevable" un contre-coup d'Etat, tant les forces de sécurité sont "factionnalisées". 

Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, deux anciens Premiers ministres, mettent aussi en garde contre le risque d'une libération d'Alpha Condé, comme l'exige la Cédéao. Ils croient à une forte capacité de nuisance de l'ancien chef d'Etat. "Connaissant M. Alpha Condé, je ne suis pas sûr qu'il puisse rester tranquille", prédit Cellou Dalein Diallo. 

Qu'ils lui rendent ou non la liberté, il faut aussi aux militaires décider s'ils créent ou non les conditions d'un procès futur. "Oui, M. Alpha Condé doit rendre des comptes à la justice", a confié à l'AFP Foniké Menguè, alias Oumar Sylla, une figure de la contestation contre le troisième mandat d'Alpha  Condé, libéré avec plusieurs dizaines d'autres par la junte deux jours après le coup d'Etat, et sorti sérieusement malade de plusieurs mois de détention.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 20:45
Quatre choses à savoir sur le groupe paramilitaire russe Wagner

Lu pour vous

 

Quatre choses à savoir sur le groupe paramilitaire russe Wagner et ses missions opaques en Afrique

Cette société privée qui emploie des mercenaires notamment sur le continent africain est un instrument géopolitique au service de Moscou.

https://www.francetvinfo.fr/  17/09/2021 17:29

La présence de mercenaires de la société privée Wagner au Mali "serait incompatible avec la présence internationale et européenne"a averti Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, le 16 septembre 2021, sur les ondes de franceinfo. Le chef de la diplomatie française réagissait à une éventuelle coopération entre le Mali et le groupe paramilitaire. Mais qui est ce groupe Wagner et pourquoi suscite-t-il tant d’inquiétudes ? Voici quelques éléments de compréhension.

Une société militaire privée

Wagner ou PMC Wagner est une société de mercenaires russe créée par Dmitri Outkin, un ancien officier du GRU (renseignements militaires russes). Le groupe paramilitaire est connu depuis 2014 pour son implication dans le conflit en Ukraine puis son intervention en Syrie un an plus tard, dans le sillage de l’armée russe. Le groupe Wagner serait financé par un oligarque russe, Evguéni Prigojine. Surnommé "le cuisinier du Kremlin", l’homme d’affaires, proche de Vladimir Poutine, a fait fortune dans la restauration avant de conclure de nombreux contrats avec l’armée russe. Ce dernier est par ailleurs accusé par Washington être l’instigateur de l’Internet Research Agency, une "usine à trolls" spécialisée dans la publication massive de fausses nouvelles et de messages tendancieux sur internet.

Un "outil" géopolitique

Officiellement, Wagner n’existe pas en Russie où les sociétés privées militaires sont interdites. Mais en réalité, ce groupe illégal est un instrument géopolitique au service de Moscou. "Une corporation d’entreprises militaires privées serait un outil efficace pour réaliser les objectifs nationaux sans faire appel à la participation directe de l’Etat russe", disait Poutine en 2012, cité par l’Institut Open diplomacy. Le groupe de réflexion européen souligne que l’envoi de "volontaires" à l’étranger fait partie de la stratégie de Moscou qui vise à renforcer son influence tout en évitant d’apparaître ouvertement en première ligne.

Des missions opaques en Afrique

Le premier déploiement connu des "agents privés" de Wagner sur le continent africain a lieu en 2018 en Centrafrique. Il intervient dans le cadre d’un accord de coopération militaire qui permet à Moscou de bénéficier de concessions minières en échange de ses services. Mais la présence des "instructeurs" russes et leur mission restent opaques. Le groupe opère au même moment en Libye, au service du général Haftar, le chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne. Formation d’officiers, protection de sites pétroliers, renseignements… "Un mode opératoire multi-facettes", selon l’Institut Open diplomacy qui se décline au sein d’autres terrains en Afrique, comme au Soudan sous le régime d’Omar el-Béchir ou bien encore au Mozambique. Il s’agit souvent d’Etats en quête de soutiens économique, politique ou sécuritaire.

Des exactions et des interrogations 

L'Afrique subsaharienne a souvent fait appel à des sociétés militaires privées en raison de la faiblesse des institutions gouvernementales de certains pays et la nécessité de protéger des sites miniers, comme l’explique une étude du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), un centre de recherche belge. Mais la présence et le rôle du groupe Wagner est néanmoins opaque, n'a aucun cadre juridique et suscite de multiples interrogations.

En juillet 2018, trois journalistes russes de l’opposition ont tenté d’enquêter sur les activités de Wagner en Centrafrique et ses liens avec la richesse minière du pays, mais ils sont morts sur place dans des conditions mystérieuses. La version officielle a conclu à un crime crapuleux, alors qu'aucune enquête sérieuse n’a été menée à ce jour.

Toujours en Centrafrique, des rapports de l’ONU ont dénoncé récemment de graves violations des droits de l'Homme imputables aux sociétés militaires privées russes. Et comme la société fantôme Wagner n’a aucune existence légale en Russie, il est très difficile, voire même impossible, d’établir des responsabilités et de sanctionner les coupables. Une injustice de plus en Afrique où les crimes restent souvent impunis.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 19:37
RCA : Des casques bleus gabonais accusés d’abus sexuels retirés

 

En République centrafricaine, des casques bleus gabonais accusés d’abus sexuels retirés de la force de maintien de la paix de l’ONU

Le Monde avec AFP 15 septembre 2021 à 15h11

Les accusations de crimes et délits sexuels contre les casques bleus sont récurrentes dans le pays, mais aucune condamnation n’a été prononcée à ce jour. Le ministère de la défense gabonais a annoncé ouvrir une enquête.

L’Organisation des Nations unies (ONU) a décidé le retrait de 450 casques bleus gabonais de sa Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) après des accusations d’exploitation et d’abus sexuels, a annoncé mercredi 15 septembre le ministère de la défense gabonais. « Ces dernières semaines, des faits d’une particulière gravité, contraires à l’éthique militaire et à l’honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais (…) ont été rapportés », a ainsi expliqué le ministère dans un communiqué.

« Suite aux nombreux cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement, les Nations unies ont décidé ce jour du retrait du contingent gabonais de la Minusca », et « une enquête a été ouverte par le Gabon », est-il également précisé dans le texte.

822 accusations contre le personnel de Minusca

La Minusca a été déployée par l’ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile qui a suivi un coup d’Etat en 2013 contre le président François Bozizé. Des combats opposent depuis la coalition de groupes armés qui l’avait renversé, la Séléka – à majorité musulmane –, aux milices soutenues par le chef de l’Etat déchu, les anti-balaka – dominées par les chrétiens et les animistes. Alors qu’elle a culminé entre 2014 et 2015, la guerre civile a aujourd’hui considérablement baissé d’intensité. Mais la Minusca dispose toujours de quelque 15 000 personnels dans ce pays pauvre d’Afrique centrale, dont 14 000 en uniforme, avec pour mission prioritaire la protection des civils.

Si les faits « sont avérés, leurs auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec une extrême rigueur », a promis le ministère gabonais. « Le Gabon a toujours exigé de son armée, sur son territoire et à l’extérieur, un comportement irréprochable et exemplaire », a-t-il ajouté. « Au-delà des faits rapportés et en attendant les conclusions de l’enquête, le bataillon gabonais est rappelé », a ainsi conclut le ministère.

Les accusations de crimes et délits sexuels contre les casques bleus sont récurrentes en République centrafricaine, certains contingents ont été retirés par le passé mais aucune enquête n’a abouti à des condamnations à ce jour, du moins publiquement. Depuis 2010, les Nations unies ont recensé 822 accusations d’exploitation et abus sexuels visant son personnel, dans le cadre d’opérations de maintien de la paix.

Rébellion contre le président Touadéra

En mars 2018, le Gabon avait annoncé sa décision de retirer son contingent de la Minusca, en raison d’« un retour progressif de la paix » en République centrafricaine, mais un haut responsable de l’ONU avait invoqué à l’époque « des problèmes d’équipement et d’abus sexuels ». Trois mois plus tard, sur la demande pressante du président centrafricain; Faustin Archange Touadéra, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, avait finalement annoncé le maintien de ses troupes dans le pays.

Des groupes armés, issus ou non de l’ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore ) la fin de 2020 plus des deux tiers de la République centrafricaine. Certains de ces groupes ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Touadéra à la veille de l’élection présidentielle. Ce dernier a finalement été réélu le 27 décembre et son armée, appuyée par des centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd’hui largement reconquis le territoire. 

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 19:27
Tchad : la transition militaire en panne sèche

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By La rédaction de Mondafrique 17 septembre 2021


Depuis la disparition brutale du président Idriss Deby Itno et la mise en place d’un Conseil militaire de transition (CMT) dirigé par son fils, le général Mahamat Idriss Deby Itno, rien n’a véritablement bougé dans le pays.

Le Conseil national de transition, censé jouer le rôle de parlement pendant la transition, n’a pas toujours pas été mis en place. Le dialogue national qui devrait réunir l’ensemble des forces vives du pays, y compris les groupes politico-militaires, n’est même pas encore à ses premiers pas. A ce jour, ni la date, ni l’agenda, ni la qualité des participants, encore moins le format n’ont fait l’objet de discussions entre les différentes parties prenantes de la société tchadienne.

Des promesses envolées

Le retard pris par les différents chantiers amène à penser que le CMT ne pourra pas tenir la promesse d’organiser la présidentielle et des élections législatives, libres, démocratiques et transparentes d’ici la fin de la période de 18 mois, comme convenue avec l’Union africaine et le reste de la communauté internationale.  

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