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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 13:58
RCA: le patron du bureau humanitaire de l’ONU à Bangui pour mobiliser d’urgence

 

 

 

 

Par RFI Publié le 17-07-2017 Modifié le 17-07-2017 à 11:36

 

Stephen O'Brien, le patron d'Ocha, le bureau de coordination humanitaire de l'ONU, est arrivé ce dimanche matin à Bangui. En Centrafrique, il vient alerter sur les besoins humanitaires grandissants après la reprise des violences dans l'est du pays.

 

C'est avec sa casquette de coordonnateur des secours d'urgence que Stephen O'Brien se rend en République centrafricaine. Depuis les combats qui ont eu lieu au début du mois de mai dans l'Est, et qui continuent aujourd’hui, plus de 100 000 nouveaux déplacés vivent dans des camps de fortune à Zémio, Alindao, Bria ou Bangassou.

 

Bangassou, c'est d'ailleurs là que Stephen O'Brien doit se rendre ce lundi pour constater les dégâts des affrontements sanglants commis par des groupes d'autodéfense envers la communauté musulmane, il y a deux mois. Pour le patron d'Ocha, sa venue doit être un signal d'alarme à la communauté internationale : « C'est très important de saisir toutes les opportunités afin d'améliorer les conditions du pays et la gouvernance et l'humanitaire pour tout le monde ».

 

Avec seulement 30% des besoins couverts sur les 400 millions de dollars évalués pour l'année 2017, le financement est actuellement au plus bas. Or les besoins augmentent de manière exponentielle après les massacres de ces derniers mois. D'autant que les ONG sont régulièrement la cible des groupes armés et la RCA est considérée comme le pays le plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires.

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Centrafrique-Presse.com
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 13:52
Lu pour vous : Le grand retour du Tchad en Centrafrique

 

 

Le grand retour du Tchad en Centrafrique

 

http://mondafrique.com  Par Aza Boukhris  17 juillet 2017

 

 

La visite éclair du président Touadera à Ndjamena, le 29 juin 2017, en a surpris plus d'un, d'autant que les présidents tchadien et centrafricain devaient se voir le 3 juillet à Addis-Abeba, lors du Sommet de l'Union africaine. Décryptage.

 

Non seulement le président centrafricain Touadera, aux abois, a été d’une rare déférence envers Idriss Deby Itno, qui n’a même pas daigné l’accueillir à l’aéroport ce qu’il venait pourtant de faire pour le président guinéen Alpha Condé, mais il a aussi implicitement  remis en cause le récent rapport de la Commission des droits de l’homme de l’Onu listant les 620 cas d’exactions dont beaucoup proviennent des Tchadiens, entre 2003 et 2017, passibles de la Cour Pénale Spéciale de Bangui. On devine le courroux d’Idriss Deby Itno devant ces accusations pourtant bien documentées.

 

Dans sa stratégie de défense et de déni, il fallait une dénonciation forte de ce rapport onusien par le président Touadera. Le terrain avait été préparé, le 24 juin 2017, par l’annonce des sanctions au Tchad contre Abdoulaye Hissene, seigneur de la guerre du FPRC et néanmoins ancien ministre du gouvernement Tiangaye, en 2013. Évidemment, Aboulaye Hissene se moque totalement de ces sanctions médiatiques comme d’ailleurs de la Cour Pénale Spéciale, nouveau gadget de l’ONU, comme il vient de le dire à RFI.

 

L’ONU mis entre parenthèses

 

Cette déclaration tant attendue par Ndjamena fut lancée, urbi et orbi, dès sa sortie de l’entretien avec Idriss Deby Itno. « Le rapport de l’Onu n’ engage que ses auteurs … »  . Les Centrafricains, l’Onu et les ong humanitaires apprécieront.

 

 En contrepartie, le président tchadien, magnanime envers son nouveau protégé, a confirmé le retour d’un très important contingent tchadien de 3 a 4000 hommes dans la Minusca, qu’il avait décidé de retirer en 2015, suite aux graves accusations portées contre les militaires tchadiens. Il va de soi que ce contingent tchadien sera placé le long de la frontière tchadienne afin de la sécuriser contre les mouvements incessants d’opposants au président tchadien. L’ambassadeur tchadien à Bangui, le général Daoud Yaya Brahim, héros de la lutte contre Boko Haram, retrouvera donc une activité plus proche de ses compétences que celle de diplomate.

 

De massacres en massacres

 

Ainsi va la Centrafrique gouvernée par un gouvernement qui a totalement disparu des radars mais qui « se nourrit » bien et par un Président prisonnier de son clan, de plus en plus vindicatif à mesure que son séjour à la « mangeoire » est de plus en plus compté.

 

Comme toujours, après les départs expéditifs de Patasse, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza, le président Touadera ne devrait pas être rassuré du retour en force du Tchad.

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 13:49
Pénurie de sucre en Centrafrique, le prix grimpe

 

 

Pénurie de sucre en Centrafrique, le prix grimpe

 

16.07.2017 à 20h18 par APA News

 

Une pénurie de sucre est constatée actuellement sur le marché à Bangui entrainant une hausse du prix de cette denrée, a reconnu la commission mixte d’homologation des prix des marchandises en RCA. Le sac de sucre de 50 kg qui se vendait à 30000 FCFA habituellement s’achète actuellement à 48000 a expliqué Levis un vendeur dans un kiosque de produits alimentaires.

 

Cette situation a un impact sur les consommateurs qui ne trouvent plus du sucre en grande quantité à consommer.

 

Cette rareté du sucre sur les marchés à Bangui s’explique par les regains de violences qui dominent au centre de la RCA lieu où le sucre est exploité.

 

L’accès à la société centrafricaine de sucrerie « Sucaf » vers la ville de Bambari est déserté par les camionneurs qui craignent pour leur vie

 

Du coup les marchés ne sont pas approvisionnés ou ravitaillés convenablement.

 

Le sucre consommé en Centrafrique est importé du Brésil ou du Gabon par Sucaf pour être conditionné dans des sachets ou autre emballages dans son usine de Bambari.

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 00:32
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Touadera en visite à Zemio et Bangassou dans des situations toujours très critiquesf

 

Par Fridolin Ngoulou le 15 juillet 2017

 

 

BANGUI, 15 juillet 2017 (RJDH)—Le président Centrafrique et le chef de la Minusca ont effectué ce samedi 15 juillet une visite à Zemio puis à Bangassou, afin d’évaluer les situations sécuritaires et humanitaires dans ces deux villes, plongées dans les violences.

 

Les hostilités déclenchées à Zemio à l’Est du pays continuent de faire rage. Déjà, 23.000 déplacés, plus de 188 maisons incendiées et une vingtaine des morts. Des témoignages reçus font état de l’attaque d’un centre hospitalier mardi dernier à Zemio. C’est dans ce contexte que le chef de l’Etat a effectué ce déplacement.

 

Une source de la présidence a souligné que la visite du président et partenaires vise à évaluer la situation afin de trouver des solutions à la fois au problème sécuritaire et humanitaire. Au moment où nous mettons sous presse cette presse cette information, la délégation serait toujours à Zemio et passera par Bangassou pour Bangui.

 

Les informations en notre possession indiquent, qu’après le retrait du HCR suite à l’attaque de sa base, c’est maintenant le tour de MSF-Hollande de quitter la ville de Zemio à cause de la flambée de violences et l’attaque armée orchestrée au sein de l’hôpital.

 

Selon les raisons de ce départ sont liées à l’infiltration des autodéfenses ce mardi 11 Juillet dans l’hôpital de Zemio. « Ils ont ouvert le feu, ce jour-là, le bilan fait état d’environ 1o morts dont il y a un enfant (1 an), des produits pharmaceutiques et autres biens matériels emportés », rapporte un humanitaire sous l’anonymat.

 

La ville de Zemio continue d’être sous les détonations d’armes, les pillages, la destruction des maisons. Selon des sources humanitaires, 188 maisons ont été incendiées, environs 23.000 personnes déplacés, 23 morts et plus de 23 blessés.

 

Une source administrative a minimisé la mission d’une semaine que le Préfet du Haut-Mbomou a effectuée dans la zone pour calmer les esprits. « La mission n’a pas d’effet, car  les communautés musulmanes et chrétiennes ne sont pas prêtes à s’accepter », rapporte cette source.

 

« Pour la communauté autochtone Zandé, accepter le pardon c’est encore trop tôt. Car les conséquences imminentes dont elle est victime sont vivaces ; elle vit dans le site des déplacés, toutes les maisons et biens ont été incendiés », a relevé la même source avant d’ajouter que la situation qui affecte la ville de Zemio inquiète déjà la population d’Obo qui reçoit plusieurs déplacés.

 

Selon un communiqué conjoint de la coordination humanitaire et le ministère des affaires sociales et des actions humanitaires, ces violences entravent sérieusement l’accès humanitaire et « les derniers incidents ont obligé les ONG internationales qui étaient les seules à apporter des soins de santé à suspendre leurs activités et de relocaliser leurs personnels en lieu sûr ».

 

«Nous appelons les instigateurs de cette violence physique et morale à mettre un terme immédiatement à leurs agissements criminels et à placer les intérêts des personnes affectées au-dessus de toute autre considération », peut-on lire dans le communiqué.

 

Zemio comme plusieurs autres villes des provinces sombrent dans des violences depuis ces derniers temps. Début mai dernier, les violences à Bangassou ont fait plusieurs morts et des dégâts matériels.  Des soldats de la paix du contingent marocains et cambodgiens ont été la cible d’attaque causant la mort de 6 casques bleus.

 

 

Centrafrique : UNMAS a détruit un grand nombre de munitions et d’explosifs en 2016

 

Par Pamela Dounian-Doté le 15 juillet 2017

 

 

BANGUI, 15 juillet 2017 (RJDH)—D’importantes quantités d’armes et de munitions obsolètes ont été détruites au cours de l’année 2016. L’annonce a été faite par Richard Derieux, chef de programme de UNHAS lors de la conférence de presse de la Minusca le mercredi dernier.

 

Depuis son arrivée en Centrafrique en 2014, UNHAS a pu détruire 374.123 munitions, 194 tonnes d’explosifs commerciaux et 790 armes, selon les données officielles. L’agence de l’ONU a construit  22 armureries et installé 5 kits temporaires pour les autorités nationales. Richard Derieux, chef de programme, a indiqué que 492.292 personnes ont bénéficié des informations sur le danger lié aux engins explosifs durant 13.636 séances d’éducation aux risques.

 

Le chef de programme de UNHAS a présenté le bilan de l’Agence de l’ONU entre juillet 2016 et juillet 2017 en ces termes, « pour  cette année budgétaire allant du 1er juillet 2016 à 1er juillet 2017, 198.602 munitions et engins explosifs ont été détruits ; 316 kilos d’explosifs ont été brulés ; 8 armureries ont été construites et 2 kits temporaires installés ; 49 membres (autorités nationales et UNPOL) ont été formés en tant qu’armuriers ; et 173.120 bénéficiaires ont reçu 5.105 séances d’éducation aux risques (ALPC) ».

 

Le programme UNMAS Centrafrique émarge sur le budget de la Minusca. Depuis le 30 juin 2017, cette agence manque de financement.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 02:55
Le chef des affaires humanitaires de l’ONU attendu en RCA du 16 au 18 juillet

 

 

 

 

14.07.2017 à 11h18 par APA News

 

Le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien, effectuera une visite de travail en Centrafrique du 16 au 18 juillet pour constater l’ampleur des besoins humanitaires suite aux violences continues et à l’irruption de nouveaux foyers de tension dans le pays. Le nombre des personnes déplacées selon les Nations Unies est passé de 503 600 en mai à 534 000 en juin, soit une augmentation de 6%.

 

La situation sécuritaire se détériore alors que l’action humanitaire souffre d’un sous-financement chronique. Le plan de réponse humanitaire de 399,5 millions de dollars n’a reçu que 30% de financement jusqu’à ce jour indique le bureau des actions humanitaires des Nations Unies en Centrafrique.

 

Cette visite sera l’occasion pour M. O’Brien d’évaluer l’ampleur de la crise et de lancer un appel urgent à la communauté internationale à soutenir la réponse humanitaire.

 

Durant sa visite, M. O’Brien s’entretiendra avec les communautés touchées par la crise, les autorités nationales, les partenaires humanitaires et la communauté diplomatique avec qui il abordera la question de la protection et l’accès humanitaire afin de garantir une réponse aux personnes affectées, précise le bureau des actions humanitaires des Nations Unies en RCA.

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 02:39

 

 

                                                                            

 

Le lendemain de l'accord de Rome a connu un regain de violence qui a atteint son apogée. La majorité des préfectures centrafricaines s'est embrasée mettant en déroute les nouvelles autorités qui ne savent plus à quels saints voués. L'environnement politique centrafricain est pollué et agité par des événements précurseurs qui annoncent l'imminence d'un coup d'état militairement appelé putsch. Par définition, un coup d'état est la prise de pouvoir de façon violente, illégale avec des moyens militaires et non constitutionnels. Les non-dits ou la quintessence des accords de Rome donnent un début d'explication à cette vague de violence.

 

Il s'agit d'imposer l'amnistie aux nouvelles autorités ainsi qu'au peuple centrafricain qui privilégie la justice et la rapide opérationalisation  de la Cour pénale spéciale. À ce propos, le Président de la République s'est fait remonter les bretelles en de termes crus par le guide tchadien en présence du Président de la commission africaine. Face à la nonchalance ou à la tentative de résistance du pouvoir de Bangui, des événements précurseurs tous azimuts confirment l'imminence d'un tel complot. Ainsi, on assiste à la disparition d'un important stock d'armes au camp De Roux, des mercenaires étrangers, des gradés des groupes armés ainsi que des unités spéciales tchadiennes seraient signalés aux alentours de la capitale, des agitations du colonel Francis Bozizé qui manifeste un désir de voyager nonobstant l'interdiction de quitter le territoire national...

 

Apeuré et un peu perdu, le citoyen lambda tente de maîtriser sa panique et s'interroge : quelles sont les circonstances et les motivations d'un tel vol d'armes dans un camp militaire aussi sécurisé ? Suite aux investigations, quelles sont les suites données par le parquet général ? Le service de renseignement centrafricain confirme t-il l'imminence d'un éventuel complot ? S'agit-il d'une manœuvre pour forcer la main du Président de la République à octroyer l'amnistie aux chefs de guerre ? S'agit-il d'une véritable conquête du pouvoir ? La Centrafrique s'achemine-t-elle vers une nouvelle transition sans Touadera ? Ces différents indicateurs suffisent-ils à penser à un putsch ? Avons-nous véritablement un ministère de La Défense au sein du gouvernement ?

 

Dans l'affirmative, quelle est sa feuille de route pour la pacification et la sécurisation du pays ? Comparer à la fin de la transition, le gouvernement évalue-t-elle la situation actuelle du pays ? À qui impute-t-on cette dégradation constante ? Au Président de la République ? Au gouvernement ? Au départ de la force "Sangaris" ? Dépassé par le cours des événements et incapable d'arrêter la spirale de violence, le citoyen lambda a aussi le sentiment que la Minusca se désengage progressivement à l'instar du départ sans remplacement du contingent congolais pour laisser le terrain libre aux groupes armés. Dans ce contexte, quel sera le sort du pouvoir mal élu qui n'est protégé que par la Minusca ?

 

En dehors de l'indifférence du Président de la République qui ne vit que dans un monde d'illusions, nous tenons à rappeler qu'un coup d'état remettra en cause les avancées et acquis démocratiques, notre chère patrie sera sanctionnée au niveau de l'Union Africaine, contraint de renégocier les accords économiques et financiers avec les institutions financières de Bretton Woods, les aides au développement seront suspendues etc...

 

Nous invitons et mettons en garde les différents agitateurs et fossoyeurs de la République de laisser le mandat suivre son cours et d'utiliser les voies constitutionnelles pour recarder le pouvoir soit en faisant recours à la motion de censure, soit en mettant en place une procédure de destitution du Président de la République. Cela permettra à notre jeune démocratie de bien s'ancrer et de connaître un classement progressif au niveau des États. Fort de ce qui précède, nous estimons opportun de rappeler au Président de la République que le programme DDRR qui est son cheval de bataille dans la guerre contre l'insécurité n'est pas une politique, c'est un programme post-guerre qui est généralement mis en place pour permettre à l'Etat de retrouver l'équilibre en vue de la pacification et de la relance économique.

 

Au lieu d'opter pour des accords qui seront violés le lendemain, au lieu d'opter pour des approches ou méthodes de gestion qui créent d'avantage de problèmes que de solutions, nous invitons humblement le chef de l'Etat de s'investir personnellement et de tenter une ultime discussion directe de dernière chance sans intermédiaires avec les groupes armés sous l'arbitrage des Nations Unies. La classe politique centrafricaine, la société civile, la hiérarchie militaire centrafricaine ainsi que les parlementaires qui maîtrisent le terrain doivent être associés à cette démarche.

 

L'échec de ce processus ouvrira droit au recours à la force demandé officiellement par le chef de l'Etat aux forces onusiennes. Pour finir, nous rappelons au pouvoir centrafricain et tchadien que la justice ainsi que la réparation des préjudices ne sont pas négligeables et que cela soit intégré dans toutes les esquisses de solutions à la crise centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

                                                                                                                           

Paris le 14 juillet 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : LE SPECTRE DE COUP D'ÉTAT ET LE COUP DE SEMONCE CONTRE LE RETOUR À LA CASE DÉPART par Bernard Selemby Doudou
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 02:24
SOUPÇONS DE CRIMES DE GUERRE EN CENTRAFRIQUE
SOUPÇONS DE CRIMES DE GUERRE EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

 

https://www.toulouse7.com

 

La Centrafrique en proie à de nouvelles violences. Condamnations internationales et soupçons de crimes de guerre.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a constaté jeudi avec préoccupation que des groupes armés continuent de s’affronter en République centrafricaine (RCA) et que des civils de certaines communautés, des soldats de la paix des Nations Unies et des membres du personnel humanitaire continuent d’être pris pour cible.

 

Dans une déclaration de la Présidence du Conseil de sécurité, les membres du Conseil estiment que cette violence « continue de déstabiliser le pays, de faire de nombreuses victimes civiles et de causer d’importants déplacements de population, alors même que les parties au conflit ont convenu de mettre un terme immédiat aux hostilités ».

 

Le Conseil déplore toutes les attaques dirigées contre des civils, les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits et réaffirme qu’il est urgent et impératif de traduire en justice tous les auteurs de ces violations ou de ces atteintes, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique.

 

Enquête internationale

 

Le Conseil réaffirme que certains de ces actes peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et rappelle qu’à la demande des autorités nationales, le Procureur de la Cour a ouvert, en 2014, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012.

 

Le Conseil souligne qu’il importe de lutter contre l’impunité. Il demande que « la Cour pénale spéciale soit opérationnelle et que les appareils judiciaire et pénitentiaire et le système de justice pénale soient rétablis dans tout le pays ».

 

Les membres du Conseil de sécurité se disent également profondément préoccupés par la situation humanitaire et enjoignent de nouveau « à toutes les parties d’autoriser et de faciliter le libre passage, dans de bonnes conditions de sécurité et sans délai, de l’assistance humanitaire destinée aux personnes qui en ont besoin ».

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 17:27
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’obstination de l’Union Africaine d’amnistier les criminels de guerre

 

 

Par Fleury Agou le 14 juillet 2017

 

 

BANGUI, 13 juillet 2017 (RJDH)–Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera était en visite éclair à N’Djamena (Tchad). Il a été reçu par son homologue tchadien Idriss Deby en présence du Président Alpha Condé en ce temps président en exercice de l’Union Africaine (UA) ainsi que des responsables de l’organisation panafricaine. Tous ont demandé à Touadera d’amnistier les criminels de guerre.

 

Dans son N°756, le journal La Lettre du Continent a rapporté que le N°1 centrafricain, Touadera était invité par le Président tchadien, mais grande était « la surprise de trouver, autour d’Idriss Deby, Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine (UA), mais aussi le président de la commission de l’UA et ex-ministre tchadien des affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, ainsi que son conseiller spécial, le mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt, ancien représentant spécial de l’UA pour la Centrafrique ». Ses deux homologues, tchadiens et guinéens « pressent ce dernier de lancer une amnistie générale (…) afin d’endiguer la violence dans ce pays – Centrafrique – ».

 

La Lettre du Continent a qualifié ce conseil d’« ultimatum de Condé et Deby à Faustin Archange Touadera ». Face à cette exigence de l’UA et de Deby, le Chef d’Etat centrafricain a répliqué qu’« une telle décision appartenait aux parlementaires », obstinés « ses hôtes n’ont rien voulu entendre » a mentionné le quotidien.

 

A Bangui, cet entêtement de l’UA, notamment de ses deux précédents   Présidents Deby et Condé est rejeté par les centrafricains et une large partie de la communauté internationale.

 

Quand l’UA se contredit :

 

Chaque homme aspire à vivre dans une société qui lui garantisse la justice et la paix. Et en Centrafrique, les nombreux crimes qui ont endeuillé ce pays trouvent leurs racines dans l’impunité accordé à leurs auteurs. Deby avait-il amnistié les rebelles qui avaient attaqué Ndjamena et a-t-il fait autant pour Hissene Habré ?

 

Beaucoup d’observateurs estiment que la démarche de l’UA est incompatible avec sa Charte lorsqu’elle encourage l’impunité aux criminels de guerre. A titre de rappel, le Nigeria n’avait pas hésité à remettre l’ancien Président du Libéria, Charles Taylor aux autorités judiciaires d’une cour spéciale en Sierra Leone.

 

En janvier 2006, l’Union Africaine a institué un comité de sept (07) éminents juristes africains chargés les juristes ont affirmé qu’il était « urgent de faire comprendre à l’Afrique tout entière que l’impunité n’était désormais plus tolérée ».  Le 2 juillet de la même, l’UA avait demandé au Sénégal de « traduire en justice Hissene Habré et de veiller à ce qu’il soit jugé, au nom de l’Afrique, par un tribunal sénégalais compétent et dans des conditions équitables ».

 

Alors, pourquoi sur le cas centrafricain, l’organisation panafricaine prône-t-elle l’impunité ? Que cache cette intention malveillante ?

 

La détermination de l’UA et du Président Deby dont son armée est accusée d’exactions de Droits de l’Homme sur des civils en Centrafrique remettent en cause la création de la Cour Pénale Spéciale ainsi que les sanctions de la Communauté internationale aux criminels de guerre.

 

 

Centrafrique : Réaction du bureau de l’AN suite aux propos de Kossimatchi contre Méckassoua

 

Par Judicael Yongo le 14 juillet 2017

 

 

BANGUI, 14 Juillet 2017(RJDH) —-Suite à l’accusation portée contre Abdou Karim Méckassoua, le bureau de la représentation nationale demande l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Didacien Kossimatchi. Une déclaration faite ce vendredi 14 juillet 2017 par Aurélien Simplice Zingas, le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale.

 

La déclaration du bureau de la représentation nationale intervient un jour après celle de Didacien Kossimatchi, président du comité de soutien au Professeur Faustin Archange Touadera. Ce proche du Chef de l’Etat a accusé le Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua d’être à l’origine des troubles dans le pays.

 

Selon le premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Aurélien Simplice Zingas, les propos de Didacien Kossimatchi contre Abdou Karim Méckassoua sont de nature à ruiner la cohésion sociale en République Centrafricaine, « la déclaration de monsieur Didacien Kossimatchi a vivement surpris la représentation nationale. Au moment où toutes les institutions de la République, la communauté internationale, la plateforme religieuse,  la société civile, les syndicats et tous les hommes de bonne volonté font bloc pour ramener la paix en Centrafrique, les graves accusations proférées à l’endroit de Abdou Karim Méckassoua sont de nature à alimenter les troubles et ruiner la cohésion sociale », a dit Aurélien Simplice Zingas.

 

Le vice-président de la représentation nationale exige l’ouverture d’une procédure judiciaire, « le bureau de l’assemble nationale considère que ces graves accusations de Kossimatchi nécessite de la part du Président de la République l’ouverture sans délai d’une procédure judiciaire contre son collaborateur» a-t-il lâché.

 

Cette réaction est enregistrée à Bangui au moment où le Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua se trouve à Paris./

 

 

Centrafrique : Une partie du personnel de la Socatel exige la démission du DG de la société

 

Par Noura Oualot le 14 juillet 2017

 

BANGUI, 13 juillet 2017(RJDH)—Les activités de la Socatel sont paralysées depuis ces derniers temps et pour cause, le personnel d’appui exige le départ du directeur général de la société parapublique pour non-paiement des arriérés de salaire de 43 mois. Ils l’ont exigé lors d’une manifestation sociale organisée ce 13 juillet à Bangui.

 

La manifestation intervient dans un contexte où le personnel de la Socatel totalise 43 mois d’arriéré de salaire alors que les Inspections générales d’Etat et des Finances n’ont pas encore publié leur rapport de contrôle effectué sur cette société d’Etat.

 

Le personnel exige le départ du staff. « Nous voulons le départ du DG, DCM, DT pour détournement », c’est ce qu’on peut lire sur une banderole des manifestants devant la Socatel.

 

Les mécontents accusent le directeur général de clanisme et de mauvaise gestion de l’entreprise d’après Jospin-Blaise Konzé, délégué des ouvriers simples de la Socatel, « nous sommes embourbés par le comportement du DG qui biaise l’administration au lieu de suivre les consignes. Avec son directeur commercial, ils ont signé un programme d’emploi, le ministre n’a pas encore donné son accord et ils sont allés le vendredi à la banque retiré 21 millions sur lesquels ils nous ont donné que 20% et 13 millions pour la communication internationale GILAD. Nous considérons cela comme du vol », a-t-il dit avec certitude.

 

Il poursuit, qu’à chaque fois que le ministre vient, « il paie 22 millions, 13 millions pour la communication internationale et pour nous c’est seulement 20%. Nous avons décidé de son départ avec son staff parce qu’ils gèrent mal la maison ».

 

Ce mouvement de mécontentement avait commencé le lundi dernier, les manifestants ont crevé les pneus de la voiture du directeur commercial et de celle du directeur technique.

 

Concernant les 21 millions, le RJDH a eu possession d’une copie originale de l’autorisation d’opération de compte bancaire, signé par le premier ministre le 11 juillet 2017, autorisant le directeur général et son directeur commercial à retirer 21.796.578 FCFA sur le compte de la société, logé à la banque BSIC, l’argent auquel les manifestants ont fait allusion ci-haut.

 

Le DG de la SOCATEL n’était pas disponible pour sa version des faits. Des informations reçues, il mènerait des démarches au sujet des accusations portées contre lui. Le directeur commercial et marketing ignore les vraies raisons de ces mécontentements qu’il a qualifié de manipulation sans donner plus de précision « je ne puis vous donner plus de détails sans l’aval de mon chef » a-t-il dit. 

 

Nos investigations ont été vaines pour joindre le Ministre des Postes et Télécommunications au sujet de cette manifestation.

 

Ce mécontentement  succède au dernier mouvement de grève de 21 jours déclenché le 19 janvier 2017 pour réclamer le paiement de cinq mois de salaire sur les 37 d’arriérés de salaire. Les responsables de SOCATEL prévoient tenir ultérieurement une conférence de presse pour faire la lumière sur les problèmes à l’origine de la grogne sociale au sein de leur institution.

 

 

Centrafrique : La FICR projette distribuer plus de 1.500.000 moustiquaires imprégnées dans 4 régions sanitaires

 

Par Daniel Nguerelessio le 14 juillet 2017

 

BANGUI, 14 Juillet 2017 (RJDH)— Plus de 1.500.000 moustiquaires imprégnées seront distribuées gratuitement dans les Régions sanitaires n° 4,5, 6, et 7 de la RCA en août prochain. L’annonce a été faite ce jeudi 13 Juillet par Dr. Jean Méthode Moyen, Chef de projet à la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge à Bangui.

 

La projection de la distribution des moustiquaires imprégnées est lancée dans un contexte de lutte contre le paludisme en République Centrafricaine où le taux de cette maladie est de plus en plus élevé.

 

La Fédération Internationale de la Croix rouge et du Croissant rouge en RCA a organisé une séance d’échange, en collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Population et le Fonds Mondial, pour impliquer les leaders communautaires de ces régions dans la lutte contre cette maladie.

 

Dr. Jean Méthode Moyen, Chef de projet à la FICR a indiqué que cette rencontre permet de développer des stratégies et d’inciter les communautés dans la lutte contre le paludisme, « nous nous sommes retrouvés avec les leaders d’opinion dans le cadre de mener un plaidoyer en faveur de la lutte contre le paludisme. Il est nécessaire de mettre en place des stratégies pouvant lutter contre le paludisme dans les régions ciblées afin de couvrir à travers la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées » a-t-il indiqué.

 

Il a aussi précisé le nombre de moustiquaires imprégnées qui seront distribués dans les 4 régions sanitaires. « Nous aurons à distribuer plus de 1.500.000 moustiquaires imprégnées. Des mécanismes de recours sont mis en place pour que les personnes identifiées ne puissent pas souffrir du manque », a-t-il conclu.

 

Selon les statistiques du Ministère de la Santé Publique, le paludisme est l’une des causes fréquentes de la morbidité et de la mortalité chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. « Le taux de prévalence du paludisme en RCA est de 73% », selon Ghyslain Kongbo Gombé, le Directeur du Cabinet du Ministre de la santé publique et de la population.

 

La dernière distribution des moustiquaires imprégnées remonte de 2014 et 2015, dans les régions sanitaires n°1, 2 et 3.

 

 

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 14:51

 

 

Invité Afrique

 

 

A.K. Meckassoua (RCA): « Ce sont des bandits de grand chemin opposés à la paix »

 

Par Christophe Boisbouvier RFI vendredi 14 juillet 2017

 

 

En Centrafrique, l'Assemblée nationale va mettre en place un comité de suivi de l'accord de paix signé le 19 juin dernier, à Rome, entre le gouvernement et 13 mouvements rebelles. Cet accord négocié par la communauté catholique Sant'Egidio a-t-il une chance d'être respecté sur le terrain ? Abdou Karim Meckassoua, président de l'Assemblée nationale de Centrafrique, de passage à Paris, répond aux questions de RFI.

 

RFI : Le 19 juin, un accord de cessez-le-feu a été signé à Rome sous l’égide de Sant’Egidio, mais dès le lendemain, le 20 juin, plus de cent personnes ont été tuées lors d’affrontements à Bria, dans le centre du pays. Est-ce que ça veut dire que cet accord est déjà mort-né ?

 

Karim Meckassoua : Non, on ne peut pas dire cela. Parce que ceux qui ont commis ce meurtre ignoble n’étaient pas signataires. On ne les connaissait pas réellement. Mais vous savez, le cessez-le-feu est un processus lent. C’est un premier pas.

 

Mais quand on a vu ce qui s’est passé dès le lendemain à Bria, est-ce qu’on peut dire que les 13 mouvements qui ont signé le 19 juin à Rome sont représentatifs ?

 

La question se pose. Ce sont des groupes qui relèvent plus de l’entrepreneuriat politico-militaire, que des groupes politiques avec une conviction et un plan politique pour pouvoir venir en aide à la population. Nous avons plus affaire à des groupes qui sont là pour la captation des richesses minières de la République centrafricaine et pour se livrer à des trafics. Donc il est très difficile, effectivement, de dire que ces groupes sont représentatifs. Il reste qu’il faut commencer par eux et on poursuivra avec eux.

 

Autre tuerie, c’était au mois de mai à Bangassou, à 500 kilomètres à l’est de Bangui. Il y a eu aussi des centaines de morts et six casques bleus tués. Est-ce qu’on sait qui est derrière ces violences ?

 

Il y a une enquête qui se poursuit. Mais Bangassou était vraiment le crime de trop. Parce que pour la première fois, de façon délibérée, des casques bleus – en tant que casques bleus – ont été visés, attaqués et tués. Et des musulmans qui étaient regroupés à la mosquée ont été ciblés et tués. D’un côté, ce sont les musulmans qui sont tués, mais d’un autre côté aussi ce sont les chrétiens. Et donc c’est de part et d’autre. Toutes les communautés sont victimes de ces agresseurs.

 

Du côté des Seleka, il y a un mouvement dominant. C’est le FPRC de Noureddine Adam et d’Abdoulaye Hissène. Mais ce mouvement se déchire maintenant, au point que certaines factions pactisent avec les anti-balaka, d’où ces affrontements terribles à Bria notamment. Comment expliquez-vous cette somalisation ?

 

Vous y allez fort et  j’espère qu’on n’arrivera pas à la somalisation. Mais ce qui est sûr - je vous dis - c’est qu’au tout début, il y a quelques années, on pouvait comprendre qu’il y avait des revendications régionales. Disons qu’il y a des préfectures qui n’étaient pas prises en compte depuis l’Indépendance. Ces préfectures avaient été oubliées, mais ce n’est plus le cas. Ce sont des bandits de grand chemin. Et ce qui est dangereux, c’est que la grande criminalité s’installant, ces bandits-là n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait la paix en Centrafrique.

 

Mais les chefs anti-balaka et Seleka ce sont aussi pour vous des bandits de grand chemin ?

 

Avec ceux-là, on peut discuter. Mais il faut qu’ils prennent eux-mêmes la décision de dire : nous ne reconnaissons pas ces bandits. Mais il faut les dénoncer parce que ces bandits-là agissent sous leur contrôle.

 

Lors des négociations de Rome, le mois dernier, a été évoquée l’idée de lever les sanctions des Nations unies contre plusieurs personnalités comme les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Vous savez, le président Bozizé et le président Djotodia font l’objet de plaintes. Pas de la part de ces régimes, mais ces plaintes existent. Les présidents Djotodia et Bozizé sont poursuivis. Il y a des sanctions qui pèsent sur eux. On peut discuter leur statut. Mais pour rentrer au pays, il faut qu’ils sachent que la justice les attend. Nous ne pouvons pas dire au nom de la paix sacrifions la justice. Les parlementaires ne peuvent plus accepter cela.

 

Pensez-vous comme beaucoup de Centrafricains que derrière les anti-balaka, il y a la main de François Bozizé et que derrière les Seleka, il y a la main de Michel Djotodia ?

 

Quand vous les interrogez ces personnalités que vous venez de citer, ils disent non. Mais dans ce cas-là, qu’ils appellent résolument à la paix ouvertement et fermement.

 

Et ils ne le font pas ?

 

Ils ne le font pas encore.

 

La force française Sangaris a quitté la Centrafrique en octobre dernier. Est-ce que vous le regrettez ?

 

J’avais pu à l’hémicycle dire à Jean-Yves Le Drian que sa décision arrivait au mauvais moment. Et je lui ai dit qu’il était porteur d’une décision très grave. Aujourd’hui, ce que nous constatons c’est que le retrait du contingent Sangaris a été interprété par ses entrepreneurs politico-militaires comme étant un appel d’air. Dès lors que Sangaris est parti, ils se sont donnés à cœur joie sur les pauvres populations centrafricaines. Et malheureusement, ils cherchent à faire main basse sur les principales richesses de la République centrafricaine.

 

Donc vous souhaitez le retour de Sangaris en fait ?

 

Je souhaite que l’Union européenne et la France soient plus proactives dans la formation de nos forces armées (Faca). Et la France doit pouvoir nous aider à équiper ces militaires formés.

 

Comment expliquez-vous que les premières unités Faca qui sont opérationnelles depuis trois mois n’aient pas encore été déployées sur le terrain ?

 

C’est l’objet des différentes interpellations de l’Assemblée nationale. Et malheureusement, les responsables de l’Exécutif en charge de ce dossier ne défèrent pas devant l’Assemblée pour pouvoir répondre.

 

Quelle est l’urgence aujourd’hui, dans les semaines qui viennent ?

 

L’extrême urgence c’est d’abord que la Minusca applique les résolutions robustes parce que la formation des Faca ça prendra des mois. La Minusca est là. C’est le moment que la Minusca doit choisir pour appuyer la demande des Centrafricains et appliquer toutes les résolutions robustes contre ces criminels.

 

A.K. Meckassoua (RCA): Invité Afrique sur RFI : « Ce sont des bandits de grand chemin opposés à la paix »
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 00:25
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​NOTE D’INFORMATION

 

LE CONTINGENT CAMEROUNAIS DEPLOYE EN REPLACEMENT DES CONGOLAIS

 

 

Bangui, le 12 juillet – Le Contingent camerounais est en train d’être déployé dans l’Ouest du pays pour remplacer les troupes congolaises en retrait de la Mission onusienne en Centrafrique. L’annonce a été faite mercredi au cours d’un point de presse à Bangui, par la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, qui a souligné que la Mission s’emploie à éviter un vide après ce retrait, et que les troupes remplaçantes continueront à assurer la protection des populations civiles conformément au mandat dévolue à la Mission.

 

Mme Ikavi-Gbétanou a souligné que la MINUSCA comprend la réaction des populations qui ont protesté contre le retrait des Congolais, et fait valoir que « la MINUSCA a pris des dispositions pour le bon déroulement de ce retrait. Nous sous sommes employés à éviter un vide. Déjà, les Troupes camerounaises sont déployées sur le terrain et commencent à prendre position dans les zones occupées par le bataillon congolais », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a été personnellement en contact avec les plus hautes autorités congolaises et ont convenu du retrait ordonné de ce contingent. « Le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, en a informé les autorités du pays et obtenu leur appui pour que le désengagement de ce contingent ne soit pas confondu à un quelconque désengagement de la MINUSCA. La MINUSCA ne se désengage pas », a insisté la Porte-Parole.

 

Ikavi-Gbétanou a également mentionné que le Chef de la MINUSCA a, lors de ses différentes rencontres avec les autorités et acteurs politiques centrafricains, fait large écho de la recommandation du Secrétaire général de l’ONU selon laquelle personne ne doit tenter « d’exploiter ce départ à des fins politiciennes ».

 

La porte-parole de la MINUSCA a aussi annoncé l’arrivée en Centrafrique mercredi du président de la configuration RCA de la commission de consolidation de la paix de l’ONU, Omar Hilale, qui est en visite de quatre jours durant lesquelles il échange avec les plus hautes autorités du pays, dont le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale et les membres du Gouvernement, ainsi que d’autres acteurs politiques et de la société civile.

 

La semaine prochaine sera marquée par la visite du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, qui vient faire sa propre évaluation de la situation humanitaire grave dans le pays, et afin de joindre sa voix au plaidoyer international en faveur de la RCA. Toutes ces visites interviennent au moment où le pays fait face à la recrudescence de la violence armée, qui fait d’importantes victimes et provoqué un accroissement de déplacés internes, fait-elle valoir également.

 

La conférence de presse, le Chef de programme du Service de la lutte anti-mines des Nations Unies (UNMAS) Richard Derieux, a apporté d’amples éclaircissements au sujet du vol survenu la semaine écoulée au Camp de Roux à Bangui, au Camp de Roux, à Bangui, lequel camp bénéficie de la sécurisation des forces de la  MINUSCA.

 

En lieu et place de plus de 1000 armes et minutions dérobées, comme largement dit dans la presse, le chef de programme de l’UNMAS a souligné qu’« effectivement il y a bien eu un vol, mais pas un vol d’armes et de minutions, mais un vol que je vais qualifier de vol économique, puis que ce vol a eu lieu dans un entrepôt où nos stockons des pièces qui ont été récupérés depuis 2014, des équipements vraiment hétéroclites qui nous ont été transférés par les précédentes missions; la MISCA, Sangaris, Eufor. Les voleurs n’ont trouvé, comme choses à dérober, que des pièces qui pouvaient être revendues sur le marché local, donc ça consiste au saccage de la machine hydraulique qui sert à découper les armes obsolètes, en volant batterie, roues de secours jusqu’en siphonnant le gasoil », a spécifié le Chef de l’UNMAS.

 

Richard Derieux a fait observer que « pour transporter un stock de 1000 armes, il faut un camion, la logistique et des matériels qui ne sont nullement à la portée AlloAdes voleurs ». Il a rappelé qu’au Camp de Roux, il y a près de 3000 armes dont 95% sont inutilisables. « Ce sont des armes qui datent pour certaines du début de 20eme siècle, pour une grande partie ; ce sont des armes qui ont été fabriquées à la main, et qui en aucun cas ne peuvent effectivement servir dans le futur, en plus le stock des munitions qui sont également sur place, ne correspondent pas aux armes qui vont être détruites ».

 

Pour sa part, le Porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Come Ndayiragije, a noté une situation sécuritaire calme mais imprévisible tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays. Selon lui, la Force de la MINUSCA continue alors de surveiller cette situation en multipliant les patrouilles afin de prévenir tout embrasement de situation. De son côté, le Porte-parole de la Police, le LieutenaAnt Salifou Konseiga, a fait part de la collaboration entre les Forces de sécurité intérieures et la police des Nations Unies. Cette collaboration se traduit à Bambari, par exemple, par la consolidation de la paix et le retour progressif de la cohésion sociale. Par ailleurs, dit-il, la Police des Nations Unies continue ses missions d’escorte et de sécurité des hautes personnalités du pays.

 
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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
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