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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:34

 

 

 

HCR-Bambari.JPG

entrepôt du HCR pillé de Bambari

 

 

L'entrepôt du HCR à Bambari en République centrafricaine a été pillé par des hommes armés également impliqués dans des actes d'intimidation sur les villageois. L'entrepôt contenait des biens de secours pour les réfugiés et les déplacés internes.

 

GENÈVE, 12 février (HCR) – Une équipe conjointe, composée d'employés du HCR et de Mercy Corps, s'est rendue pour une mission d'évaluation à Bambari en République centrafricaine, à environ 400 kilomètres au nord-est de Bangui, la capitale.


L'équipe a découvert de nombreux déplacements de population à l'approche de Bambari. Les villages situés le long d'une bande de 100 kilomètres de long entre Grimari et Bambari étaient complètement déserts, la plupart de leurs habitants s'étant enfuis pour aller se cacher dans la brousse.


Dans un point de presse auprès des journalistes à Genève mardi, Adrian Edwards, porte-parole du HCR, a indiqué que cette mission était la première dans la région depuis la prise des principales villes dans le nord et le centre du pays, à la mi-décembre 2012, par la coalition rebelle seleka.


Lors d'entretiens avec des employés du HCR, des villageois ont fait état d'attaques menées par des groupes armés qui cherchent de l'essence, de l'argent et de la nourriture. Les raids de ces groupes armés sont parfois accompagnés par la violence à l'encontre des hommes et des femmes, y compris des passages à tabac avec des câbles électriques. Un chef de village a rapporté avoir été flagellé le 3 février par des rebelles qui essayaient de lui faire avouer où les villageois avaient caché leurs possessions.


« Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent quelque 2 000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné », a indiqué Adrian Edwards. Les installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaires ont tous été pillés. Des lampes solaires, qui étaient utilisées pour éclairer le camp, ont également été emportées.


A Bambari, les bureaux des Nations Unies, y compris ceux du HCR et d'ONG internationales, continuent à être pillés et saccagés. Il y a eu également un pillage généralisé, y compris l'entrepôt du HCR. Tous les biens de secours ont été volés, et notamment des bâches goudronnées, des couvertures, du savon, des moustiquaires, des matelas, des jerrycans, des seaux, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires pour 3 000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone.


Une situation similaire est signalée à Kada Bandoro. Selon le HCR, la perte de son matériel de secours combinée avec les dommages dans ses bureaux de Kaga Bandoro et Bambari s'élève à 316 000 dollars.


« L'accès pour l'aide humanitaire en République centrafricaine demeure très limité du fait du manque de garanties pour la sécurité, à la fois pour les travailleurs humanitaires et pour les personnes dans le besoin », a indiqué Adrian Edwards. « Dans ce contexte, il reste difficile de livrer une assistance aux réfugiés et aux déplacés, et de mener des activités pour les protéger. »


Le HCR appelle le gouvernement et les rebelles seleka à faciliter un meilleur accès pour le personnel humanitaire au bénéfice des populations dans le besoin, a ajouté Adrian Edwards


Avant la crise ayant actuellement cours, on comptait quelque 51 000 déplacés en République centrafricaine. Il y a davantage de déplacés depuis le début de la crise et, malgré des contraintes de sécurité et d'accès, des évaluations sont menées pour recenser les déplacés. Le pays accueille également 17 000 réfugiés, pour la plupart congolais. (www.unhcr.fr)

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:38

 

 

 

bozize

 

 

Dans la liste des cadres de l’administration territoriale publiée il y a quelques jours à peine par notre confrère LE DEMOCRATE que nous reprenons volontiers ci-dessous pour édifier nos lecteurs, on découvre avec effarement la présence de nombreux retraités et de fonctionnaires de toute provenance comme par exemple des techniciens d’élevage ou des zootechniciens, des techniciens d'assainissement, qui sont nommés sous-préfets et surtout parmi les préfets, un ancien magistrat « radié du corps judiciaire pour indélicatesses ». Que vient faire dans la prestigieuse préfectorale d’antan, un pareil individu ? Tout indique que seuls des critères tribalistes de « Gbaya power », d’appartenance au KNK, de copinage et de coterie avec certains dignitaires, ont prévalu pour ces nominations fantaisistes destinées davantage à récompenser, à plaire et non à servir les intérêts du pays et de sa bonne gestion. Comme le préconise vivement notre confrère dans ce papier, le gouvernement d’union nationale doit revoir au plus vite cette fâcheuse situation car la restauration de l’autorité de l’Etat passe évidemment par la présence dans nos provinces, de préfets et sous-préfets crédibles et respectables à qui des moyens doivent être fournis par l’Etat pour l’accomplissement de leurs importantes missions.

 

La Rédaction

 

 

 

Pleins feux sur la question de la réorganisation de l’administration territoriale : une des clauses de l’Accord politique de Libreville

 

En prélude aux prochaines élections législatives anticipées, la réforme de l’administration territoriale s’avère une nécessité impérieuse faisant partie des urgences immédiates. On ne le dira jamais assez, on va le dire et le redire, l’évocation de la problématique de la mauvaise gestion des ressources humaines au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation est décriée par tous.


A titre d’illustration pour s’en convaincre, scrutons à cet effet la configuration des personnels de l’administration provinciale.


Préfets :


Préfet de l’Ombella Mpoko, Mlle Clotilde Namboï, attachée d’administration

Préfet de la Lobaye, Colonel Gabriel Baïpo

Préfet de la Sangha Mbaéré, Mr Lazare Morales Ngaya, administrateur civil adjoint

Préfet de la Mambéré Kadéi, Mr Rémy Féidanamo, hors statuts

Préfet de la Nana mambéré, Mr Léon Sosthène Dengbé, administrateur civil

Préfet de l’Ouham Pendé, Mr Elie Bertin Béoroféi, administrateur civil

Préfet de l’Ouham, Mr Rufin Brice Molomadon, hors statuts

Préfet de la Nana Grézibi, Mr Augustin Yangana Yahoté, inspecteur du fondamental 1

Préfet de la Kémo, Mr René Arsène Daté, ancien magistrat radié du corps judiciaire pour indélicatesses

Préfet de Bamingui Bangoran, Colonel André Kada, retraité

Préfet de la Ouaka, Mme Lydie Marthe Yangba, institutrice

Préfet de la Haute Kotto, Mr David Dendou, instituteur

Préfet de la Basse Kotto, Mr Jean-Marie Sakila, inspecteur des postes, retraité

Préfet du Mbomou, Mr André Sibalé administrateur civil

Préfet du haut Mbomou, Mr Boris Albert Mbagalé, instituteur

Préfet de la Vakaga, Colonel Lazare Docko, retraité

Préfet de Ngaoundaye,  Mr David Gali-Bassi, brigadier de police

Préfet de Bossemptélé, Mr Adolphe Koé, hors statut


Sous-Préfets :

 

1.      Sous-préfet de Bossembélé , Mr David Namguérewi, inspecteur des postes

Sous-préfet de Boda, Mr Joseph Denam Guenekini, professeur certifié

Sous-préfet de Boganda, Mr Daniel Kpassinam, assistant culturel

Sous-préfet de Mongoumba, Mr Jean Bosco Moussa Yagata, instituteurretraité

Sous-préfet de Boganangone, Mr Wanaté Zao Akoza, contrôleur du travail

Sous-préfet de Bambio, Mr Victor Pascal Ouiabona Yankombona, attaché d’administration

Sous-préfet de Bayanga, Mr Alain Feya, technicien supérieur d’assainissement

Sous-préfet de Berberati, Capitaine Dieudonné Baka, retraité

Sous-préfet de Carnot, Mr Nicaise Yakendé, commandant de police

Sous-préfet de Amada Gaza, Mr Dieudonné Youngaïna, adjudant-chef retraité

Sous-préfet de Gadzi, Mr Jacques Namagnina, instituteur retraité

Sous-préfet de Gamboula, Mr Bernard Mokom, instituteur retraité

Sous-préfet de Bouar, Mr Michel Yambété, instituteur retraité

Sous-préfet de Abba, Mr Joseph Gaombalet, contrôleur financierretraité

Sous-préfet de Baboua, Mr Jean Pierre Goumbi, brigadier de police

Sous-préfet de Paoua, Mr Jean Gouffi, assistant de presse

Sous-préfet de Bocaranga, Mr Lambert Malingué, gendarme retraité

Sous-préfet de Batangafo, Mr Edouard Sako, instituteur

Sous-Préfet de Kabo, Mr Albert Bangro, retraité

Sous-Préfet de Markounda, Mr Antoine Demba, retraité

Sous-Préfet de Nanga Boguila, Mr Samuel Ndofara, greffier

Sous-Préfet de Moyenne Sido, Mr Bernard Féïdangaï, instituteur

Sous-Préfet des Mbrés, Mr Pierre Ousmane, technicien d’agriculture retraité

Sous-Préfet de Sibut, Mr Jean de Dieu Sepopode, inspecteur adjoint du travail

Sous-Préfet de Ndjoukou, Mr Yapouiéla Youffi, professeur de CEG

Sous-Préfet de Bamingui, Mr Pierre Dila Didyle, professeur de lettres, retraité

Sous-Préfet de Ippy, Mme Denise Madina Deukoé, hors statut

Sous-Préfet de Bakala, Mr Mathieu Namkona, instituteur

Sous-Préfet de Yalinga, Mr Noël Mokonam-Lekaye, instituteur

Sous-Préfet de Mobaye, Mr Victor Ambêche, technicien supérieur d’élevage

Sous-Préfet de Kembé, Mr Edouard Mboka ; conseiller pédagogique

Sous-Préfet de Mingala, Mr Moïse Grégbia, professeur de lettres

Sous-Préfet de Zangba, Mr Elysée Guéret, zootechnicien

Sous-Préfet de Gambo, Mme Albertine Marogot, technicienne supérieure des affaires sociales, retraitée

Sous-Préfet de Ouadda Djallé, Mr Macaire Mamadou Féïkouma, instituteur

 

 

A la lumière de cette présentation indicative, en rappel, il y a lieu de constater avec amertume que ce sont là des nominations de complaisance au détriment de nombreux cadres qualifiés, ressortissants de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature qui croupissent depuis assez longtemps déjà dans les couloirs du ministère de l’Administration du territoire pour des raisons déplorables de politique, d’exclusion ainsi que des jeunes diplômés universitaires sans emploi alors qu’on clame partout qu’on ne tourne pas le dos à la jeunesse.


Aussi paradoxal que cela puisse paraître, que signifie encore le concept « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » dès lors que les retraités qui ont refait surface du fait du cumul de salaires qu’ils perçoivent, émargent doublement sur le budget de l’Etat, car non seulement ils continuent à toucher leurs pensions mais également, ils bénéficient du traitement de leur solde inhérent aux fonctions de responsabilité en violation flagrante de la loi des finances.


Au regard de tout ce qui précède, dans la perspective du redéploiement d’une administration efficace, efficiente et performante de développement devant organiser et superviser les élections libres, transparentes et confiantes, il serait hautement souhaitable que le gouvernement de transition s’emploie à faire valoir les critères de compétence, d’expérience professionnelle avérée, de technicité administrative dans l’optique d’une bonne gouvernance locale avec l’avènement des préfets et sous-préfets chevronnés, astreints à la neutralité politique et à l’obligation de réserve aux fins de l’administration territoriale, une feuille de route du gouvernement d’union nationale.

 

Everest Notoloum

 

LE DEMOCRATE n° 2884 du 11 février 2013

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:32

 

 

 

villabongo-Nice.jpg

 

 

Ce matin, dans le cadre d'une enquête sur les biens mal-acquis, une perquisition a été menée dans le quartier de Cimiez dans 2 villas (avec piscine) appartenant à l'ex-président de la République gabonaise, par plusieurs policiers spécialistes de la délinquance financière.

 

Yves Lebaratoux et Didier Brignand

 

villabongo2.jpg

 

      Cette perquisition qui s'inscrit dans le cadre de l'enquête sur des biens mal-acquis a été menée par des policiers de l'Office Central contre la Délinquance Financière, de la Division Economique et Financière, de la Plate-Forme d'Identification des avoirs criminels et d'un magistrat.

La justice s'intéresse aux biens détenus sur le territoire français par Omar Bongo, décédé en juin 2009, mais aussi à ceux de Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo et de Teodoro Nguema Obiang (TNO), dit Teodorin, fils du Président de Guinée Équatoriale.

 


http://cote-d-azur.france3.fr/2013/02/13/nice-perquisition-dans-2-villas-au-nom-d-omar-bongo-l-ex-president-de-la-republique-gabonaise-199423.html

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:18

 

 

 

localisation-de-la-ville-de-mobaye

 


Le Potentiel  11 FÉVRIER 2013


Plus de trois mille habitants de Mobaye-Banga, en République Centrafricaine, se sont réfugiés, depuis le vendredi 8 février, dans le territoire congolais de Mobayi Mbongo (Province de l'Equateur). Et pour cause. Ils disent avoir fui l'occupation de leur ville par les rebelles centrafricains de la coalition de la Séléka. Sur place à Mobayi-Mbongo, rapporte radiookapi.net.

 

Selon la source, ces réfugiés éprouvent des difficultés de survie. Préoccupé, le commissaire du district du Nord-Ubangi en appelle à l'aide du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), afin de secourir les réfugiés.


A en croire les autorités congolaises, les populations centrafricaines continuent à arriver en République démocratique du Congo, indique la source. Avant de noter que parmi ces réfugiés, le bureau du territoire de Mobayi-Mbongo dit avoir enregistré trois officiels, soit un bourgmestre, un commandant de gendarmerie et un responsable de la migration centrafricaine.


Interrogée, Célestine Mamine, responsable au service de migration à Mobaye-Banga, dit avoir fui avec ses enfants, à cause de l'insécurité qui prévaut dans cette ville, après son occupation par les rebelles. De leur côté, les autorités congolaises ont fait savoir qu'elles n'ont pas de moyens pour prendre en charge ces réfugiés, dont quelques-uns sont hébergés au bureau du secteur et d'autres à l'hôpital général de Mobayi-Mbongo.


DES RÉVÉLATIONS


Le commissaire du district du Nord-Ubangi, Willy Isekusu, indique avoir déjà saisi sa hiérarchie ainsi que le bureau du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en vue de venir en aide à ces vulnérables. Pour rappel, des milliers de réfugiés centrafricains sont arrivés sur le sol congolais depuis le début des combats qui ont opposé l'armée centrafricaine et la coalition rebelle de la Séléka en République Centrafricaine en août 2012.


En janvier dernier, près de 300 Centrafricains s'étaient déjà réfugiés à Mobayi Mbongo. Un mois plus tôt, plus de mille autres, enregistrés à Zongo, toujours dans la province de l'Equateur, vivaient dans des conditions difficiles. Plus de mille réfugiés centrafricains, ayant fui la rébellion de la Séléka ont été enregistrés à Zongo dans l'extrême Nord de la province de l'Equateur par la Croix-Rouge locale.


Quelques-uns sont regroupés au site d'hébergement de Worobe, une localité située à 18 kilomètres de la ville de Zongo et la plupart d'entre eux vivent dans des familles d'accueil. Se confiant à la presse, une réfugiée a déclaré : « Nous avons été accueillis par nos frères en Christ. Ils nous ont logés. Mais, nous mangeons difficilement et dormons dans de mauvaises conditions ».


Pour sa part, le chef de bureau intérimaire du HCR en poste à Libenge, Bari Abasi, cité par la même source, a indiqué qu'une équipe de son agence travaille en permanence à Zongo depuis une semaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:12

 

 

 

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Centrafrique: Le HCR fait état de déplacements massifs de populations dans le Nord et le Centre du pays

 

12 FÉVRIER 2013

 

DOCUMENT


De retour de République centrafricaine, une équipe conjointe du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et de l'ONG Mercy Corps a signalé de nombreux déplacements de populations dans le nord et le centre du pays.

 

Cette mission est la première dépêchée dans la région depuis que les principales villes de ces régions, notamment Bambari et Kaga Bandoro, deux localités stratégiques situées à environ 400 kilomètres de la capitale Bangui, sont passées sous le contrôle des rebelles de la coalition Séléka.

 

Selon le HCR, les villages situés entre Grimari et Bambari sont complètement déserts, la plupart de leurs habitants ayant fui les raids de plus en plus fréquents perpétrés par les rebelles à la recherche de vivres, de carburant ou d'argent. Ces attaques de groupes armés s'accompagnent parfois d'actes de violence à l'encontre des civils.

 

Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent près de 2.000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné, affirment les enquêteurs du HCR. Des installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaire du HCR ont tous été pillés. Les rebelles se seraient également emparés de panneaux solaires. Un entrepôt du HCR a été également visé au cours d'un pillage généralisé de Bambari.

 

Les assaillants se sont enfuis avec du matériel destiné aux 3.000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone, notamment des bâches goudronnées, des couvertures, des matelas, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires. Les bureaux des Nations Unies et des ONG sur place sont très souvent pris pour cible, affirme le HCR, qui estime à environ 316.000 dollars le montant de ses pertes en matériel et autres dégâts.

 

L'accès humanitaires aux populations civiles à travers le pays demeure très limité en raison de l'insécurité, ce qui rend difficile la protection des civils et l'aide aux réfugiés et aux personnes déplacées. Le HCR estime que 80.000 civils auraient fui leurs villages.

 

Le Haut-Commissariat appelle le gouvernement et les rebelles à faciliter l'accès aux populations pour le personnel humanitaire. Le HCR appelle aussi au cantonnement des groupes rebelles comme le prévoient les accords de Libreville signés le 11 janvier dernier.

 

 

 

 

Centrafrique: Dans des régions contrôlées par les rebelles en république centrafricaine, des villages pillés et vidés de leurs habitants

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

United Nations High Commissioner for Refugees

 

Genève, 12 FÉVRIER 2013 -  Une équipe conjointe, composée d'employés du HCR et de Mercy Corps, s'est rendue pour une mission d'évaluation à Bambari en République centrafricaine, à environ 400 kilomètres au nord-est de Bangui, la capitale.

 

L'équipe a découvert de nombreux déplacements de population à l'approche de Bambari. Les villages situés le long d'une bande de 100 kilomètres de long entre Grimari et Bambari étaient complètement déserts, la plupart de leurs habitants s'étant enfuis pour aller se cacher dans la brousse.

 

Dans un point de presse auprès des journalistes à Genève mardi, Adrian Edwards, porte-parole du HCR, a indiqué que cette mission était la première dans la région depuis la prise des principales villes dans le nord et le centre du pays, à la mi-décembre 2012, par la coalition rebelle seleka.

 

Lors d'entretiens avec des employés du HCR, des villageois ont fait état d'attaques menées par des groupes armés qui cherchent de l'essence, de l'argent et de la nourriture. Les raids de ces groupes armés sont parfois accompagnés par la violence à l'encontre des hommes et des femmes, y compris des passages à tabac avec des câbles électriques. Un chef de village a rapporté avoir été flagellé le 3 février par des rebelles qui essayaient de lui faire avouer où les villageois avaient caché leurs possessions.

 

« Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent quelque 2 000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné », a indiqué Adrian Edwards. Les installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaires ont tous été pillés. Des lampes solaires, qui étaient utilisées pour éclairer le camp, ont également été emportées.

 

A Bambari, les bureaux des Nations Unies, y compris ceux du HCR et d'ONG internationales, continuent à être pillés et saccagés. Il y a eu également un pillage généralisé, y compris l'entrepôt du HCR. Tous les biens de secours ont été volés, et notamment des bâches goudronnées, des couvertures, du savon, des moustiquaires, des matelas, des jerrycans, des seaux, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires pour 3 000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone.


Une situation similaire est signalée à Kada Bandoro. Selon le HCR, la perte de son matériel de secours combinée avec les dommages dans ses bureaux de Kaga Bandoro et Bambari s'élève à 316 000 dollars.

 

« L'accès pour l'aide humanitaire en République centrafricaine demeure très limité du fait du manque de garanties pour la sécurité, à la fois pour les travailleurs humanitaires et pour les personnes dans le besoin », a indiqué Adrian Edwards. « Dans ce contexte, il reste difficile de livrer une assistance aux réfugiés et aux déplacés, et de mener des activités pour les protéger. »

 

Le HCR appelle le gouvernement et les rebelles seleka à faciliter un meilleur accès pour le personnel humanitaire au bénéfice des populations dans le besoin, a ajouté Adrian Edwards

 

Actuellement, le HCR estime qu'environ 80 000 personnes sont déplacées internes en République centrafricaine et que la population réfugiée compte 17 000 personnes, pour la plupart d'origine soudanaise.

 

 

Centrafrique: Les services de santé toujours perturbés


IRIN  12 FÉVRIER 2013

 

Selon les organisations d'aide humanitaire, malgré un retour au calme relatif depuis l'accord de paix du 11 janvier, l'accès aux soins de santé reste difficile dans certaines régions de la République centrafricaine (RCA) contrôlées par l'alliance rebelle Séléka. Ces régions manquent notamment de personnel de santé et de fournitures médicales.


« Pour l'instant, la capacité d'intervention des ONG [organisations non gouvernementales] en matière de santé est insuffisante. De nombreux endroits sont sous le contrôle des rebelles et les services de santé y sont perturbés. L'accès aux soins de santé payants est également restreint dans bien des lieux », a dit à IRIN Ellen Van Der Velden, chef de mission de Médecins Sans Frontières (MSF) en RCA.


« Là où les soins de santé sont disponibles, les patients doivent payer. Le trafic commercial étant impossible dans les régions sous le contrôle des rebelles, on peut supposer que moins de personnes peuvent supporter ces frais qu'avant. »


De nombreux professionnels de la santé des régions sous le contrôle de la Séléka n'ont pas repris le travail. Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), cela « affecte les prestations de services de santé vitaux ». Le rapport ajoute que « les centres de santé en dehors des plus grandes villes sont à court de médicaments ».


Mme Van Der Velden, de MSF, est du même avis : « Les gens commencent à retourner avec crainte dans leurs villages ou villes d'origine et les centres de santé qui disposent des fournitures nécessaires - soit parce qu'elles datent d'avant la crise, soit parce qu'elles ont été fournies par des ONG qui étaient de passage pour évaluer la situation - ont à nouveau ouvert leurs portes. Certains centres font par contre face à une pénurie de fournitures due à une demande supérieure à l'offre et l'on craint que d'autres aient été pillés. »


MSF intervient toujours dans les zones sous contrôle des rebelles de Ndélé, Kabo et Batangafo et, depuis plus récemment dans les régions de Damara et de Sibut.


La RCA est marquée par des besoins humanitaires chroniques. Les manques en matière de santé étaient déjà criants avant le conflit et le sont encore plus aujourd'hui.


« La quantité et la qualité des prestations de soins de santé étaient déjà insuffisantes et ont encore régressé. Le fait que les patients doivent payer leurs soins est d'autant plus accablant pour les populations que les opportunités de commerce ou d'autres activités rémunératrices sont plus limitées en raison de la présence des rebelles », a dit Mme Van Der Velden.

 

Fortes tensions


Selon le Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC), malgré l'accord de paix signé à Libreville, au Gabon, qui a mis fin au conflit qui durait depuis un mois, les tensions demeurent fortes dans les régions touchées par la présence de rebelles.


La formation d'un gouvernement d'unité nationale plusieurs semaines plus tard s'est par ailleurs heurtée à une certaine résistance de la part des rebelles, a remarqué l'IDMC. « Des témoignages d'attaques armées dans le pays [ont] conduit à des accusations de violation du cessez-le-feu de la part de certains membres de la coalition rebelle ».


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré le 8 février dans un communiqué que des milliers d'habitants de la RCA vivaient dans l'incertitude. « Des affrontements pourraient éclater et de nombreux habitants sont toujours déplacés et ne savent pas s'ils doivent rentrer chez eux ».


« Les effets de l'accord de Libreville ne se font pas sentir sur le terrain. Il n'y a pas de réseau téléphonique. Les gens ne sont pas au courant de ce qui se passe ni du contenu des pourparlers. C'est comme s'il n'y avait pas eu d'accord de paix », a ajouté Gabriel Mukalai, du CICR.


Au plus fort du conflit de décembre et janvier, au moins 80 000 personnes ont été déplacées. « Si certains, qui avaient fui Ndélé, sont rentrés, la plupart ont peur de retourner chez eux à cause de l'insécurité », a remarqué l'IDMC.


Selon l'IDMC, les nouveaux déplacés sont venus s'ajouter aux 52 000 personnes qui avaient déjà fui en raison de tensions ethniques, de la présence de mouvements criminels, des actions du groupe rebelle ougandais Armée de résistance du seigneur et du conflit qui avait secoué le pays avant 2008.


Ndélé, qui se trouve au nord-est du pays, a été la première ville attaquée par les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le 10 décembre 2012, avant que ce mouvement ne forme l'alliance Séléka avec les rebelles de la Convention patriotique pour le Salut Wa Kodro (CSPK) et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Les autres zones touchées sont Sam Ouandja, Bamingui, Kabo, Batangafo, Kaga Bandoro, Ippy, Bambari, Bria et Sibut.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:15

 

 

 

Me Zarambaud Assingambi

 

 

Par Maître ZARAMBAUD Assingambi

 

 

            Karl MARX avait eu tort d’affirmer que l’humanité ne se pose que les problèmes qu’elle peut résoudre, du moins en ce qui concerne la République Centrafricaine. La République Centrafricaine se crée des tas  de problèmes, mais elle s’en remet à d’autres pays pour les lui résoudre, même lorsqu’il s’agit de problèmes qu’elle n’aurait jamais dû se créer et dont la solution est à sa portée : ne pas dialoguer et ne pas appliquer les résolutions du Dialogue Politique Inclusif, louvoyer avant de nommer le Premier Ministre de Transition, par exemples.

 

C’est ainsi qu’après avoir fait fleurir les rébellions comme des champignons vénéneux sur du fumier après la pluie, et ce dès après les élections de 2005 dont on espérait  un retour définitif à une paix sincère et durable, qu’après avoir laissé s’installer les hordes de tueurs sans foi ni loi de BABA Ladé et de la LRA et avoir été incapable de les bouter hors du pays, qu’après que le Président de la République a accepté le principe d’un dialogue avec l’opposition, puis s’est arc-bouté et a refusé de le mettre en œuvre, la République Centrafricaine n’a rien trouvé de mieux que de s’en remettre à la CEEAC pour la sortir du bourbier où elle s’est auto enfoncée jusqu’au nez.

 

            Les Pays de la CEEAC ont fait de leur mieux et ont trouvé une solution qui a de facto modifié certaines dispositions de la Constitution, quoiqu’en disent certains qui affirment que la Constitution n’a en rien été modifiée par l’Accord politique de Libreville. En formant le Gouvernement en application de cet Accord avec création de deux postes de Vice-Premier Ministre, le Président de la République a, de son côté, modifié certaines dispositions de la Constitution.

 

            Ni le Peuple par référendum, ni l’Assemblée Nationale par vote n’ont été sollicités pour autoriser ces modifications, vu l’urgence.

 

            Quelles sont ces modifications, et que peuvent être leurs suites ?

 

De la modification de la Constitution par l’Accord politique de Libreville

 

De l’absence de ratification

 

            Dès lors que l’Accord de Libreville a été signé par des Centrafricains et une organisation internationale, en l’occurrence la CEEAC et qu’il traite « De la gestion du pouvoir » de l’Etat, gestion qui est de la compétence de la Constitution, cet Accord constitue un « engagement international » qui doit juridiquement être soumis à l’Assemblée Nationale ; aux fins d’autorisation de ratification.

 

            Or l’Assemblée Nationale ne peut autoriser le Président de la République à le ratifier que s’il est conforme à la Constitution ou après modification de la Constitution s’il lui est contraire.

 

            Aux termes de l’article 69 de la Constitution, « Le Président de la République négocie, signe et ratifie ou dénonce les traités ou accords internationaux ».

 

            « La ratification ou la dénonciation ne peut intervenir qu’après autorisation du Parlement, notamment en ce qui concerne les traités de paix, les traités de défense, les traités de commerce - - - ».

 

            Aux termes de l’article 71 de la Constitution, « si la Cour Constitutionnelle, saisie par le Président de la République, par le Président de l’Assemblée Nationale, ou par un tiers des députés, a décidé qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’autorisation de ratifier ou d’approuver l’engagement international en cause ne peut intervenir qu’après la révision de la Constitution ».

 

            Il s’ensuit que l’Assemblée Nationale aurait dû être saisie pour autoriser la ratification de l’Accord de Libreville, ou que, soit le Président de la République, soit le Président de l’Assemblée Nationale, soit un tiers des Députés auraient dû saisir la Cour Constitutionnelle pour juger de la Constitutionnalité de cet Accord avant que l’Assemblée Nationale n’autorise sa ratification. Encore qu’il soit difficile d’imaginer l’Assemblée Nationale siégeant pour autoriser la ratification d’un engagement international signé, non par le Président de la République ou par le Gouvernement, mais par « La Majorité Présidentielle », qui n’a même pas d’existence juridique.

 

De la modification des articles 22 alinéa 5, 24 alinéa 2 et 40 de la Constitution

 

            La Constitution de notre Pays a établi 3 Pouvoirs :

 

Le Pouvoir Exécutif, le Pouvoir Législatif et le Pouvoir Judiciaire.

 

            Le Pouvoir Exécutif est bicéphale (du grec Céphalê qui signifie  tête) en ce sens qu’il est composé de 2 têtes, celle du Président de la République et celle du Premier Ministre, quoique la tête du Président de la République soit plus « grosse » que celle du Premier Ministre.

 

            Aux termes de l’article 22 alinéa 5 de la Constitution, « Il (le Président de la République) nomme le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et met fin à ses fonctions ».

 

            Cet article ne précise pas sur quelle base le Président de la République doit choisir le Premier Ministre, mais dans les régimes semi-présidentiels ou parlementaires, la tradition démocratique veut que le Président de la République nomme comme Premier Ministre le Chef du Parti ou de la coalition des partis qui ont gagné les élections législatives, afin que ce Premier Ministre ne soit pas renversé à la première occasion par une Assemblée dans laquelle il ne dispose pas de majorité et qui lui est donc hostile.

 

            Il doit en être d’autant plus ainsi dans notre pays qu’aux termes de l’article 41 de la Constitution, « après la nomination du Gouvernement, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours devant l’Assemblée Nationale et expose son programme de politique générale - - - A cette occasion, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, doit demander un vote de confiance à l’Assemblée Nationale - - - La confiance lui est accordée ou refusée à la majorité absolue des membres qui composent l’Assemblée Nationale - - - ». Le non respect du délai de 60 jours entraîne l’application de l’article 40 ci-dessous.

 

            Aux termes de l’article 40 de la Constitution, « Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée Nationale ».

 

            « Il peut être mis fin, à tout moment, aux fonctions du Premier Ministre par le Président de la République ou à la suite d’une motion de censure adoptée à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Nationale ».

 

            Le refus de la confiance a les mêmes effets que la motion de censure, en ce sens qu’il entraîne la démission du Premier Ministre et subséquemment, celle de son Gouvernement. La seule différence consiste en ce que la question de confiance émane du Premier Ministre, alors que la motion de censure émane de l’Assemblée Nationale.

 

            Or, l’Accord politique de Libreville dispose ce qui suit :

 

Article 1er : Le Président de la République demeure en fonction. Il ne peut se présenter pour un autre mandat.

 

Article 2 : Il est institué un Gouvernement d’Union Nationale inclusif d’une durée de 12 mois éventuellement renouvelable.

 

Article 3 : Le Gouvernement ne peut être révoqué par le Président de la République pendant la durée de la transition.

 

Article 4 : Le Gouvernement d’Union Nationale est dirigé par un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issu de l’opposition.

 

Article 5 : Le Premier Ministre ainsi que les autres membres du Gouvernement ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle.

 

            Il s’ensuit que :

 

            L’article 24 alinéa 2 de la Constitution est modifié en ce qu’il interdit au Président de la République, non seulement d’être candidat à un troisième mandat consécutif, mais aussi à tout autre mandat dans l’avenir. Ce n’est pas le cas du Premier Ministre et des membres du Gouvernement de Transition, à qui il n’est interdit de se présenter qu’ « à la prochaine élection présidentielle ». Le Président BOZIZE ne pourra donc pas se présenter à un troisième mandat présidentiel non consécutif comme ce fut le cas de feu l’ex-Président Ange Félix PATASSE

 

            Les articles 22 alinéa 5 et 40 sont modifiés en ce que, non seulement le Président de la République n’est pas libre de choisir son Premier Ministre, qui doit en outre être responsable devant lui et aux fonctions duquel il peut mettre fin quand bon lui semble, mais encore il est obligé de choisir ce Premier Ministre dans l’opposition, tout en perdant le pouvoir de mettre fin à ses fonctions pendant la transition.

 

            Le Premier Ministre n’est donc pas responsable devant le Président de la République, dès lors que celui-ci ne peut le révoquer.

 

            L’Accord de Libreville dispose que le Gouvernement d’Union Nationale est institué pour une durée de 12 mois éventuellement renouvelable, mais il faut comprendre qu’il s’agit d’une durée de 12 mois « forcément » renouvelable. En effet, étant donné que l’article 5 deuxième tiret de l’Accord confie au Gouvernement de transition la charge « d’organiser les élections législatives anticipées après la dissolution de l’Assemblée Nationale », si cette dissolution intervient au dernier jour du 12è mois ou peu avant, le Gouvernement de Transition restera nécessairement en place pour organiser les premier et deuxième tours des élections législatives, si entre temps le Président de la République s’est enfin décidé à procéder à l’installation de la Cour Constitutionnelle, laquelle est seule chargée de la proclamation des résultats des scrutins dont elle est également seule juge du contentieux.

 

            Le mandat de la précédente Cour Constitutionnelle a expiré depuis le 1er Septembre 2012. Toutes les entités ont élu leurs représentants, sauf le Président de la République et le Président de l’Assemblée Nationale. On peut néanmoins compter sur l’Honorable Aurélien ZINGAS pour venir éructer fielleusement que c’est un mensonge, comme il avait éructé que TIANGAYE (qu’il refuse d’appeler Monsieur le Premier Ministre) avait menti en révélant le 25 Janvier 2013 que toutes les entités lui avaient fait parvenir la liste de leurs « ministrables », à l’exception de la Majorité Présidentielle, qui ne l’avait pourtant fait que le lendemain 26 Janvier 2013.

 

            Espérons néanmoins que si le Président de la République ne peut révoquer les membres du Gouvernement de Transition, chaque entité puisse révoquer le membre du Gouvernement qu’il a fait nommer, si celui-ci se révèle incompétent, ou s’il est révélé contre un fait rédhibitoire, ou encore s’il est pénalement condamné.

 

De la modification de l’article 38 de la Constitution par le Président de la République

 

            Aux termes de l’article 38 de la Constitution, « Le Gouvernement comprend le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et les Ministres ».

 

            Il s’ensuit qu’en « fabriquant » deux fonctions de Vice-Premier Ministre, le Président de la République s’est lui aussi placé en dehors de la Constitution qu’il a violée de ce fait même, pour paraphraser  Georges MARCHAIS qui, après avoir exclu Roger GARAUDY du Parti Communiste, avait déclaré que Roger GARAUDY s’était placé  lui-même en dehors du Parti.

 

            On pourrait envisager de saisir le Conseil d’Etat en annulation de la fabrication de ces deux fonctions mais, comme disait Françoise GIROUD, on ne tire pas sur une ambulance ! On pourrait ajouter, encore moins sur un corbillard !

 

            La fabrication de ces deux fonctions est due à la méfiance, laquelle a conduit à la création de Ministres Délégués auprès d’aucun Ministre plein, juste pour servir de taupes ou, pis encore, pour garder la main sur des pans entiers des Ministères dont les titulaires ne sont pas membres de la Majorité Présidentielle. Le saucissonnage du Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique participe de la même stratégie.

 

            La nomination de hauts responsables de l’Armée Nationale avant l’installation du Premier Vice – Premier Ministre chargé de la Défense Nationale, donc sans la mention « Sur proposition du Ministre de la Défense Nationale » comme par le passé participe également de la même stratégie.

 

            Certaines mauvaises langues vont jusqu’à soutenir que, s’agissant de Ministères comme celui de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique et celui du Développement Rural, la stratégie viserait à camoufler les détournements qui auraient été perpétrés par les anciens Ministres, parceque ceux-ci n’auraient pas été seuls à bénéficier de ces détournements.

 

            Pourtant, aux termes de l’article 10 de l’Accord politique de Libreville, « les parties au présent accord manifestent leur volonté commune d’œuvrer pour la réconciliation nationale », ce qui implique un minimum de confiance réciproque.

 

            On espère néanmoins que le Président de la République ne fera pas de la résistance comme le fit le Président François MITTERAND avec le Premier Ministre Jacques CHIRAC lors de leur cohabitation, en refusant de signer des projets d’ordonnances proposés par ce dernier. Le Président de la République sera d’autant moins enclin à faire blocage que nous sommes dans un Pouvoir de semi-cohabitation, et non de cohabitation intégrale, dans la mesure où le Gouvernement comporte aussi des Ministres issus de l’entité Majorité Présidentielle, quoique minoritaires aux côtés des Ministres issus des 4 autres entités.

 

            On espère qu’à la poste et aux télécommunications, l’intraitable Ministre Henri POUZERE obtiendra que soit publié l’audit réalisé à la diligence de son prédécesseur, le très compétent Abdou Karim MECKASSOUA, audit qui révèlerait que l’ancien Ministre Fidèle NGOUANDJIKA avait créé une société sangsue qui avait bu tout le sang de la SOCATEL, en prétendant lui venir en aide.

 

            On espère que le Ministre en charge des élections obtiendra que soit publié l’audit de la CEI (Commission électorale indépendante) que le Président de la République, qui l’avait pourtant commandé, aurait mis sous le coude, afin de camoufler des contrats de gré à gré portant sur des centaines de millions conclus par la CEI avec ses proches, voire ses très très proches.

 

            On espère que le Ministre de l’Economie et des Finances ainsi que le Ministre du Commerce centrafricaniseront effectivement l’économie Centrafricaine et mettront le hola au scandale que constitue la confiscation de tout le commerce de la capitale par une horde de centrafricains de façade et que, de son côté, leur collègue de l’Intérieur radiera les « Centrafricains » qui ne le sont que frauduleusement pour les besoins de leurs commerces frauduleux où n’est recrutée qu’une poignée d’employés sous-payés ne parlant que leur langue d’origine.

 

            S’agissant de l’Armée, nous avons de bons militaires de carrière qui ont été négligés et sous-équipés, au profit des bérets verts dont une bonne partie est constituée de civils déguisés en militaires. Le Ministre de la Défense devra mettre fin à cette situation, et non l’aggraver en incorporant d’autres civils déguisés en militaires provenant de la rébellion, à moins de les incorporer comme 2èmes classes à qui il faudra tout apprendre. Le pourra – t – il, lui qui est incapable de discipliner ses rebelles ?

 

            Quant à la Justice, pompeusement chargée de la moralisation, mais dont la déliquescence est de notoriété publique, est-il interdit d’espérer qu’elle puisse enfin s’atteler à la gigantesque et salvatrice tâche de moralisation, quoique ce soit pour la 3è fois qu’est nommée à cette fonction la même personnalité ?

 

            Enfin, on espère aussi que le Ministre GAZAM BETTY, ci-devant GAZAMBETI, nettoiera Radio Centrafrique des griots qui l’infestaient, et qu’il ouvrira les médias publics aux Partis politiques de l’opposition - - - s’il en reste.

 

Assemblée Nationale : De la chambre d’enregistrement de fait, à la chambre d’enregistrement de droit

 

            Si, aux termes de l’alinéa premier de l’Accord politique de Libreville, « l’Assemblée Nationale est maintenue dans ses prérogatives jusqu’aux prochaines élections législatives anticipées », l’on est fondé à se demander quelles peuvent être ces prérogatives, dès lors qu’aux termes du deuxième alinéa, « Pour éviter le blocage de l’action gouvernementale, les projets de lois adoptés par le Gouvernement doivent être votés en l’état par l’Assemblée Nationale. Il s’agit notamment des projets de lois relatifs à la loi de finances, au code électoral, et à la réorganisation des forces de défense et de sécurité ».

 

            Le terme notamment signifie que la liste est énonciative, et non limitative.

 

            Ainsi, notre Assemblée Nationale qu’on taxait d’être une chambre d’enregistrement et dont on traitait les membres de « godillots », mais qui rejetait énergiquement ces termes qu’elle considérait comme infamants, peut à présent assumer fièrement et en toute légalité sa fonction de chambre d’enregistrement.

 

            Dès lors que les projets de lois adoptés par le Gouvernement devront être « votés » en l’état, sera – t – il néanmoins nécessaire de faire semblant d’en débattre, et de sanctionner les faux débats par de faux votes ?

 

            Il faut espérer que le Gouvernement de Transition ne s’en tiendra qu’à l’esprit de l’Accord politique de Libreville, et pas seulement à sa lettre, et qu’en conséquence il autorisera l’Assemblée Nationale à débattre de ses projets de lois, pour ne retenir que les amendements qu’il aura approuvés, comme c’est le cas pour les lois de finances, conformément à l’article 62 alinéa 7 de la Constitution ainsi libellé : « Si le Gouvernement le demande, l’Assemblée Nationale se prononce sur tout ou partie de la loi de Finances en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement ».

 

            Certains Députés, qui avaient été « élus » grâce à des hold – up électoraux dont ils ne se cachaient même pas, savent d’ores et déjà que pour eux, ce sera bientôt la fin des haricots.

 

            Compte tenu de la quasi absence de routes pour accéder aux populations de l’arrière pays, de la dispersion de ces populations dans la brousse, du non accès de la majorité d’entre elles à l’état civil, le temps court imparti au Gouvernement de Transition suffira – t – il pour organiser des élections fiables ? N’est – il pas souhaitable de prendre le temps qu’il faut et de faire comme en Côte d’Ivoire, où les Tribunaux ont tenu des audiences foraines (hors de leurs sièges) jusque dans les villages les plus reculés et ont doté chaque citoyen dépourvu d’acte de naissance d’un jugement supplétif d’acte de naissance, lui permettant d’obtenir une carte d’identité et une carte d’électeur ?

 

            Comme le disait feu le Président Félix HOUPHOUËT BOIGNY, « allons – y lentement parceque nous sommes pressés ».

 

            Etant donné que l’article 6 de l’Accord politique de Libreville dispose que « l’Assemblée Nationale est maintenue dans ses prérogatives jusqu’aux prochaines élections législatives anticipées », sans précision de durée, à quelle date lesdites élections devront – elles être organisées ? Etant donné que ces élections doivent être organisées par le Gouvernement d’Union Nationale qui a une durée de 12 mois « éventuellement renouvelable », on peut penser que le Gouvernement de Transition ne se fera pas hara – kiri en organisant les élections législatives anticipées avant l’expiration du délai de 12 mois.

 

            En effet, la mise en place de la nouvelle Assemblée Nationale constituera ipso facto l’acte de décès du Gouvernement de Transition. Le Président de la République et le Premier Ministre s’entendront – ils pour arrêter consensuellement les dates de dissolution de l’Assemblée Nationale et d’organisation des élections anticipées et qu’en résultera – t – il en ce qui concerne la nouvelle gestion des Pouvoirs de l’Etat ? Mystère et boule de suif.

 

            Sans être devin, on peut prédire que, selon le camp qui sera victorieux, l’un des deux ex-protagonistes, le Président de la République ou le Premier Ministre, qui ne peuvent se présenter à l’élection présidentielle de 2016, sera Président de l’Assemblée Nationale. Seul l’avenir confirmera ou infirmera cette analyse quelque peu présomptueuse.

 

            Assisterons – nous alors enfin à une situation ou la Majorité gouverne et l’opposition se contente de jouer son rôle d’aiguillon ainsi que de lutte pacifique pour une alternance démocratique ? Il faut l’espérer.

 

*

            La situation étant particulièrement désastreuse, notamment avec les éléments de SELEKA qui, déconnectés de leurs chefs et livrés à eux-mêmes sur le terrain, continuent à commettre des exactions de toutes sortes, y compris contre des Eglises, des hôpitaux et des écoles, occupent de nouvelles villes dont la dernière est MOBAYE, ma chère ville natale, le Président de la République, le Premier Ministre et le Gouvernement ont l’impérieux devoir d’unir leurs forces dans la sincérité et la confiance en vue de la paix, de la sécurité et du développement auto - centré.

 

            Bon vent !

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Bangui, le 12 Février 2013

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:48

 

 

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AFRIK.COM   MARDI 12 FÉVRIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

Les consommateurs de la bière locale trouvent inconcevable la récente augmentation des prix des boissons locales, notamment la Castel Beer, la 33 et la Mocaf. Les grossistes menacent de suspendre le vente de ces produits. Ces boissons sont brassées sur place à Bangui par l’unique raffinerie MOCAF.

 

En novembre dernier, alors que la crise centrafricaine commençait a plombé l’économie nationale, la brasserie MOCAF a augmenté une fois de plus, les prix des boissons alcoolisées locales. Cette augmentation est très contestée par les Centrafricains. Or les Centrafricains sont des bons consommateurs de bières.


Selon le Directeur commercial de la Mocaf, l’augmentation des prix des ingrédients, notamment les matières premières, ont eu un impact considérable sur les rendements de la société. En plus, le coût du carburant au niveau du pays n’a cessé d’augmenter, allusion faite à la récente augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe. Qu’à cela ne tienne, les heures de délestage sont de plus en plus importantes dans le secteur de la raffinerie.


Pour ce dernier facteur, le Directeur commercial a indiqué qu’en 2010, ils disposaient de 15 heures d’électricité par jour ; or aujourd’hui, ils se retrouvent qu’à 7 heures par jour. Autant de raisons qui a poussé la société a ajusté les prix des boissons locales, exclusivement la Castel beer, la 33 et la Mocaf. Ces produits ont vu leur prix ajusté de 50 F Cfa. Donc, la Castel beer et la 33 sont passées à 650 F Cfa le grand modèle et 400 F Cfa la petite bouteille ; tandis que la Mocaf est passée à 600 F Cfa contre 550 F Cfa auparavent.

 

« C’est inacceptable ! »


Une augmentation qui n’a pas arrangé les affaires des centrafricains. « Si MOCAF veut augmenter les prix des bières, le moment actuel avec la crise, n’est pas indiqué ». « Nous en avons mare puis que cela fait trois fois en trois ans que MOCAF augmente ces prix ». « C’est inacceptable ! Nos autorités doivent se prononcer sur ce problème ». « Si MOCAF ne baisse pas ces prix, nous allons seulement consommer les boisons traditionnelles telles que l’alcool de traite et le vin de palme » … disent-ils.


M. Mathurin Massikini, président de l’association des distributeurs des boissons (grossistes), a estimé que ce n’est que des astuces que la société avance pour augmenter ces prix. Toutefois, il a insisté sur cette période de crise que la RCA traverse, puisque « la situation économique est délétère en ce moment. Ce n’est pas le moment pour que la MOCAF augmente les prix de ses produits ». Il a ensuite demandé à ses pairs distributeurs de ne plus vendre ces produits jusqu’à ce que la MOCAF revienne sur sa décision.


Jusque-là, le gouvernement n’a pas dit son dernier mot. Ce serait certainement le premier chantier du nouveau ministre du commerce, car la tension monte réellement à ce sujet.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:26

 

 

 

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Me ZARAMBAUD ASSINGAMBI       GRESENGUET GILBERT       VICKOS JEAN BRUNO

 

 

 

 

LE MINISTRE GAZAM – BETTY  INAUGURE SA FONCTION PAR LA CENSURE

 

 

            Après avoir déclaré lors de la passation de services entre lui et son prédécesseur qu’il rétablirait l’indépendance des journalistes des medias publics, le Ministre GAZAM – BETTY s’est aussitôt contredit en censurant la déclaration du collectif des ressortissants de Mobaye du 12 février2013.

 

            Cette déclaration dénonçait les saccages des édifices publics, le pillage de l’Eglise catholique ainsi que des biens des particuliers, les atteintes intolérables aux droits de l’homme et la terreur instaurée à Mobaye par les rebelles de la coalition SELEKA.

 

            Selon le Ministre GAZAM – BETTY, si l’on en croit son Directeur de Cabinet, la déclaration serait en quelque sorte devenue caduque, au motif qu’une mission de la FOMAC se serait rendue ou devrait se rendre à Mobaye pour ramener ses incontrôlables ouailles à Bambari et les y cantonner.

 

            Selon le communiqué du sieur Eric MASSI, porte parole de la coalition SELEKA, ses rebelles auraient investi Mobaye parce que cette ville servirait de porte d’entrée aux troupes étrangères hostiles qui soutiennent le Président BOZIZE.

 

            A supposer que les troupes de la FOMAC se soient rendues ou doivent se rendre à Mobaye, en quoi cela pourrait-il effacer rétroactivement les exactions déjà commises ?

 

            A supposer que des troupes hostiles à la coalition SELEKA aient débarqué en Centrafrique par Mobaye, ce qui reste à prouver, en quoi cela pourrait-il justifier le saccage des édifices publics, le pillage des biens de l’Eglise catholique et des particuliers, ainsi que les intolérables atteintes aux droits de l’homme qui ont entraîné la fuite en exil de plus de 2300 innocents ?

 

            Quant aux journalistes, pourquoi ont – ils jugé utile de solliciter l’autorisation préalable du Ministre pour diffuser une information véridique et d’une particulière gravité ?

 

            Chassez le naturel, et il revient au galop, le naturel étant ici une culture d’auto - censure.

 

            Le Ministre GAZAM – BETTY, comme le Président MAC – MAHON, doit se soumettre ou se démettre !

 

            Fait à Bangui, le 13 Février2013.

 

            Pour le Collectif des Ressortissants de Mobaye,

 

 

 

                                                                 Maître ZARAMBAUD Assingambi.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:45

 

 

 

Bozizé en difficulté

 

 

 

 

      Association des Centrafricains de la diaspora en France «Touche pas à ma Constitution ».

                Défenseur  des  valeurs Constitutionnelles et des  Droits de l’Homme.

                Enregistrée  par la Préfecture  de Haute  Garonne  sous  le N° W313017876.

                  81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

 

                                                         Mail: collectifcentrafricain@yahoo.fr

                                                              

                                                                                           A

   SON  EXCELLENCE François BOZIZE Président de la République Centrafricaine

                                                    Palais de la Renaissance à Bangui (R.C.A)

 

Objet : Libération immédiate de tous détenus politiques en RCA.

              

Excellence Monsieur le Président de la République,

 

Suite à la dernière crise qui a secouée la République Centrafricaine en date 10 décembre 2012

Dans le seul souci de garantir la paix et l’unité nationale, un dialogue a eu lieu entre les parties antagonistes y compris les forces vives de la nation, à l’issu de ce  pourparler un accord de paix a été obtenu le 11 janvier 2013.

 

Il ressort dans les dispositions de cet accord « que tous les détenus politiques en République centrafricaine doivent  être libérer ».

 

Pendant la dernière rencontre du Chef de l’Etat en date du 17 janvier 2013, au Palais de la renaissance en présence de toutes les parties politiques y compris les Représentants de la Séléka et la toute la presse, la question de libération de tous les détenus politiques a été soulevée par un Représentant de la Séléka.

 

« Le chef de l’Etat François BOZIZE a promis publiquement de libérer tous les détenus politiques  ».

 

Malheureusement aucun prisonnier n’est libre à ce jour, tous sont encore dans les locaux des différentes prisons. Face à ce manque de volonté politique d’appliquer le récent accord de Libreville.

 

Le Collectif Touche pas à ma Constitution  exige immédiatement la libération sans condition de tous détenus politiques en République Centrafricaine.

 

Le Collectif prend déjà l’opinion nationale et internationale à témoins des conséquences fâcheuses qui peuvent avoir  sur la République et invite le Gouvernement de Maître TIANGAYE et le Président de la République de respecter le présent accord de Libreville dont ils sont tous signataires.

Veuillez recevoir Excellence Monsieur le Président de la République nos salutations Républicaines.

 

                                                                                 Fait à Paris le 11. 02. 2013

                                                                

                                                                   Pour le collectif son Représentant en France

 

                                                                 Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG                                                            

                                                                           

Amphiations:

 

A Son Excellence le Haut Médiateur dans la crise Centrafricaine, le Président  Denis SASSOU NGUESSO.

 

A SON Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement.

 

A Son Excellence Monsieur le Monsieur  de la Justice.

 

A  Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui.

 

A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA  à Bangui.

 

A  Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC à Libreville.

 

Au Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme.

 

A toute la Presse.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:34

 

 

 

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