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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 01:23

 

 

 

viande-cheval.JPG

 


Le scandale de la viande de cheval faussement étiquetée concerne plus de 4,5 millions de plats vendus dans treize pays. Alors que l'affaire prend une dimension sanitaire après des tests positifs au phenylbutazone, trois hommes soupçonnés de fraude ont été arrêtés au Royaume-Uni.


L'ampleur du trafic a été mis en lumière pour la première fois jeudi par la direction française de la répression des fraudes. La société agroalimentaire Spanghero, fournisseur de la viande des surgelés Findus, a "réceptionné" durant six mois des pains de 25 kilos représentant au total 750 tonnes de viande de cheval.


Celle-ci portait "l'étiquette douanière" correspondant à de la viande de cheval. En attestent les factures saisies entre un trader chypriote et la société française basée dans le sud-ouest.


4,5 millions de produits

 

De ces 750 tonnes, 550 tonnes ont été livrées à l'usine luxembourgeoise de Comigel avec l'étiquette "Viande boeuf origine UE" mais munie d'un code douanier signalant qu'il s'agissait en fait de cheval.

 

Ces 550 tonnes ont alors servi à la fabrication de plus de 4,5 millions de produits frauduleux. Ceux-ci ont été vendus par Comigel à au moins 28 entreprises dans 13 pays européens, selon la directrice de la direction de la répression des fraudes, Nathalie Homobono.

 

"Tromperie économique"


La société Spanghero s'est rendue coupable d'une "tromperie économique" et sera poursuivie, a déclaré Benoît Hamon, ministre français de la Consommation. Ce dernier a promis "d'assainir la fillière".


S'agissant de l'entreprise Comigel, qui a fabriqué les lasagnes à la viande de cheval, le ministre a reconnu qu'elle a été bernée: "il s'agissait pour Comigel de viande de boeuf", a-t-il indiqué.


Spanghero, spécialisé dans les plats cuisinés et dans la viande fraîche transformée (steaks hachés, saucisses et autres produits élaborés), a réagi en assurant de sa "bonne foi". En début de soirée, la police britannique a annoncé avoir arrêté trois hommes soupçonnés de fraude.


Outre le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, des traces de viande chevaline ont également été retrouvées en Norvège et en Suisse (chez Coop).



(ats / 14.02.2013 22h17)

 

 

 

NDLR : Voilà où peut mener la logique du profit maximum à tout prix. Ce qui est grave et impardonnable, c'est que tout ceci a lieu dans une filière agro-alimentaire qui concerne plusieurs dizaines de millions de consommateurs.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 01:01

 

 

 

logo-MLPC-copie-1.jpg

 

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) porte à la connaissance du public qu'il organise au Centre Jean XXIII de Bangui du 20 au 22 février 2013, date du 34ème anniversaire de la création du MLPC, la première session de formation de l'Ecole du Parti.

 

Les apprenants seront :


-  les membres du Conseil Politique National du MLPC présents à Bangui

 
- les membres du Bureau Politique

 
- les membres des Bureaux natinaux du MLFC et du MLJC

 
- les membres de la Commission de Contrôle et d'Arbitrage du Parti

 
- les membres du Conseil des sages 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 00:50

 

 

logo CNRC-FB

 


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 


Mise à terme de la participation du CNRC-FB aux activités du Front Républicain pour l'Alternance et la Paix (FRAP)

 

 

Réf. 13-02-28/002/COM/CNRC-FB/CN/Retrait FRAP

 

 

Devant la gravité de la crise militaro-politique née de la reprise des combats armés entre le régime du Général Bozizé et les forces de contestation armée regroupées au sein de la coalition Séléka, le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine (CNRC-FB) a initié une rencontre de concertation entre les partis politiques  d'opposition, les organisations de la société civile, les personnalités politiques indépendantes ainsi que tous les démocrates centrafricains présents en Europe afin de débattre des modalités de coordination des efforts visant la sauvegarde de l'unité nationale, l'alternance politique et la paix en Centrafrique.

 

Au cours de la rencontre tenue à Paris (France) le 27 décembre 2012, il a été décidé de la mise en place d'une plateforme de coordination dénommée : Front Républicain pour l’Alternance et la Paix (FRAP)

 

Comme stipulé dans la déclaration finale de la rencontre qui a été rendue publique, le FRAP a pour mission prioritaire : de définir et de mettre en oeuvre les modalités de la transition consensuelle, après le départ forcé ou volontaire du Président Bozizé.

 

Etant à l'initiative de la création du FRAP, c'est avec conviction et ardeur que le CNRC-FB a contribué aux activités de cette plateforme. Ceci dans une parfaite entente et une franche collaboration avec toutes les autres organisations composantes.

 

Aujourd'hui, la situation nationale a évolué avec la cessation des combats militaires, la signature des accords de Libreville, la nomination d'un nouveau Premier Ministre issu de l'opposition civile et la désignation des membres du Gouvernement d’Union Nationale.

 

Certes, cette évolution ne constitue en rien la résolution des problèmes de fond, particulièrement le départ du pouvoir du Général Bozizé, l'insécurité généralisée, les graves atteintes aux droits humains, le délabrement du tissu économique, la misère qui touche une frange importante de la population, etc. Mais, elle doit être appréciée à sa juste valeur. En effet, alors que tout semblait complètement figé avant le lancement des opérations militaires par la coalition Séléka le 10 décembre 2012, il apparait aujourd'hui que les lignes ont fini par bouger dans le sens d'une ouverture des possibilités pour l'alternance démocratique, la paix et la reconstruction nationale.

 

Au vu de la nouvelle situation politique du pays, le CNRC-FB estime que la mission assignée à la plateforme du FRAP est devenue pour l'essentiel caduque.

 

De ce qui précède, le CNRC-FB a décidé de mettre un terme à sa participation aux activités du FRAP.

 

Fait à Baltimore, le 13 Février 2013


Pour le Bureau Exécutif

 

Professeur Gaston M. N’GUEREKATA

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:49

 

 

 

 

Carte RCA préfectures

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 14 Février 2013 13:55

 

Les villes de Damara, Kabo, Batangafo, Ndele, Kaga Bandoro, Tiringoulou, Bouca, Bria et Bambari (centre, est, et nord-est de la République Centrafricaine) seront bientôt confrontées à une insécurité alimentaire sans précédent. Et pour cause ?  Les dernières crises militaro-politiques perpétrées par la rébellion de Séléka.

 

Il s’agit des résultats d’une étude dite « Rapid Repond Mechanism » menée par les ONG humanitaires dans ces régions en proie à l’insécurité. Des résultats publiés le 13 février 2013 au cours d’une réunion.

 

Au regard de ces résultats, les organisations humanitaires dont le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont déjà craint  un risque important d’une famine dans le pays.

 

Selon Jean Martin Bauer, Spécialiste de l’analyse de la vulnérabilité au PAM interrogé par Radio Ndeke Luka, « le risque se situe au niveau de la difficile période de soudure qu’est la saison pluvieuse qui s’approche. Une difficulté liée justement à ces évènements. D’ailleurs, l’insécurité a fait en sorte que la population ne vaque plus à ses occupations notamment le commerce et les travaux champêtres. Cette situation provoquera un déficit alimentaire dans ces régions ».

 

Pour lui, «  le plus important à ce jour est que les humanitaires aient un accès complet aux zones occupées par la Séléka pour reprendre les programmes d’assistance entamés avant les crises. L’autre urgence c’est d’augmenter les interventions afin d’apporter une réponse alimentaire aux victimes de ces hostilités ».

 

A titre de rappel, en 2012, le gouvernement avec l’appui du PAM avait largué des vivres aux populations de la préfecture de la Vakaga (nord). Ces habitants avaient été durement frappés par une crise alimentaire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:26

 

 

 

 

 

 

BANGUI : FRANÇOIS BOZIZÉ APPELLE LES MINISTRES À SE METTRE AU TRAVAIL

 

Bozizé l'air hagard

 


Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) - Le président centrafricain François Bozizé a appelé ce jeudi 14 février, les nouveaux membres du gouvernement à se mettre au travail, pour le développement de la République centrafricaine. L’appel lancé sur les ondes de la radio nationale survient après le premier conseil des ministres du gouvernement de transition, tenu le mercredi 13 février.


« Autrefois, la plupart de ces ministres étaient de simples citoyens. Mais maintenant, ils sont investis d’une grande mission, celle de la gestion de leur département respectif. J’ai pris ce moment pour les conseiller, leur dire de ne pas se comporter  en homme irresponsable », a dit le président de la République.


Il leur a demandé par ailleurs au ministre de travailler avec abnégation. Pour lui, « un bon ministre n’est pas celui qui reste tout le temps dans son bureau. Il est un homme de terrain. C’est sur le terrain qu’on se rend compte du réel problème de la population ».


« J’ai demandé aux ministres de venir au travail à l’heure, parce que la question de la ponctualité fait beaucoup défaut aux agents et aux fonctionnaires de l’Etat en Centrafrique. Je leur ai dit que c’est à eux de donner les bons exemples à leurs administrés dans la ponctualité et le respect des horaires du travail », a-t-il affirmé.


Il a également mentionné  certaines difficultés que traverse le pays notamment la question de sécurité et le cantonnement des éléments de la rébellion Séléka.


Il s’agit de la première déclaration faite par le président François Bozizé après la nomination des nouveaux membres du gouvernement d’union nationale de transition.

 

 

NDLR : Comme par hasard BOZIZE n'évoque pas la question de la libération des prisonniers politiques. Premier conseil des ministres après pratiquement deux mois de crise politico-militaire. BOZIZE doit maintenant apprendre à signer les décrets après examen en conseil de ministres et non plus faire ce que bon lui semble. 


 


BANGUI : LE SILENCE DES AUTORITÉS POLITIQUES REND LA SITUATION SÉCURITAIRE ET HUMANITAIRE INQUIÉTANTE

 

seleka au gvt


Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) – Les autorités centrafricaines tardent à se prononcer sur une volonté réelle de venir en aide à la population des villes du pays qui continuent de subir des exactions commises par les éléments dits « incontrôlés » de la rébellion Séléka. Ce silence pour beaucoup de Centrafricains, nourrit la forfaiture vis-à-vis de la nation et encourage l’impunité dans le pays.


La population s’inquiète  toujours des actes de viols, pillages et exactions de la Séléka, malgré la signature depuis plus d’un mois des accords de sortie de crise. « Le gâteau est déjà partagé mais pourquoi ceux qui constituaient les anciens protagonistes continuent d’hypothéquer notre vie en prenant tout le pays en otage ? », s’est indigné Roland Ngoundéré, un agent de l’Etat, interrogé par le RJDH.


Pour certains analystes, c’est parce que les leaders de la coalition Séléka sont tous à Bangui dans le gouvernement d’union nationale, qu’ils ont perdu le contrôle de leurs troupes sur le terrain. Une situation que les éléments ont récupérée pour défier l’autorité de leurs chefs en occupant des nouvelles villes et en commettant des exactions sur les populations.


Un enseignant à l’Université de Bangui qui requiert l’anonymat écarte pour lui le terme d’éléments incontrôlés de la Séléka. « Ce que la population de l’intérieur du pays est en train de subir est à mon avis la continuation des hostilités créés par des éléments de la Séléka et non des simples éléments incontrôlés », a-t-il dit.


La solution à ces hostilités ne peut provenir que de la volonté politique


Même si la population de Bangui se félicite et encourage l’initiative des autorités religieuses qui veulent mettre la pression sur les belligérants, elle reste cependant dans l’inquiétude et critique le silence des autorités nationales. Elle pense par ailleurs que la solution à tous ces problèmes ne peut venir que du nouveau gouvernement d’union nationale mise en place depuis plus de dix jours.


« Seules les autorités politiques peuvent nous apporter une solution à ces problèmes d’exactions dans nos provinces. Nous attendons plus d’elles. Mais malheureusement, c’est le silence total de leur part. La déclaration de l’archevêque, de l’imam et du pasteur nous a un peu calmés mais ce ne sont pas eux qui vont mettre fin à ces hostilités », a affirmé Augusta Séndéma, étudiante en science politique à l’Université de Bangui.


Pour Jean Bruno Rongaï, un habitant de quartier Gobongo, seul  l’Etat  centrafricain a le moyen de  résoudre ce problème. Car c’est lui qui dispose de tous les pouvoirs régaliens. « S’il se prononce, il peut donner une lueur d’espoir à la nation. Mais là maintenant, rien. C’est le silence total. Il fait comme si il cautionne les exactions commises sur la population dans les arrières pays », a-t-il ajouté.


L’Etat a perdu le contrôle de certaines villes du pays avant les attaques de Séléka


Un leader de la société civile a fait ce constat : « Depuis plusieurs décennies déjà, les foyers de crises militaro-politiques sont pour la plupart de temps dans les provinces de la République centrafricaine, loin de véritables pouvoirs et institutions de l’Etat. Depuis tous ces temps, les activités socioéconomiques tournent au ralenti dans ces villes où les rebelles occupent régulièrement. Les premières et les principales victimes de ces hostilités restent les paysans, les cultivateurs, les éleveurs et les artisans. Ils sont régulièrement tués, assassinés, violés, dépossédés de leurs biens et maltraités. Ils vivent dans une situation précaire, sans nourriture, ni eau potable et sans assistance sanitaire ».


Pour d’autres, au-delà de tous ces problèmes, « l’autorité de l’Etat centrafricain a disparu depuis longtemps dans certaines régions qui sont en proie aux attaques sporadiques et régulières des coupeurs de route, des braconniers ou des bandits du grand chemin venus des pays voisins sans compter les multiples rébellions et groupes armés ».


Après la signature des accords de Libreville, les hommes de la coalition continuent de s’emparer des villes centrafricaines. Ils commettent des exactions, la ville de Mobaye est tombée aux mains de ces rebelles la semaine passée. Cette situation a provoqué le déplacement d’une partie de la population vers le Congo démocratique.


Interrogés sur ces attaques, les leaders de la coalition Séléka parlent des ‘’éléments incontrôlés et promettent des sanctions. Des sanctions qui tardent à venir et met la population dans un désespoir.

 

 

 

 

BANGUI : LES ACTIVITÉS REPRENNENT AU MARCHÉ KILOMÈTRE 5 APRÈS DES PERTURBATIONS DU MERCREDI

 

 

marche-centrafricain.jpg

 

 

Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) Les activités ont repris ce matin au marché kilomètre 5, dans le troisième arrondissement de Bangui, après l’occupation des lieux par les forces de l’ordre, le mercredi 13 février, empêchant les vendeurs d’étaler les marchandises sur les chaussées. Ceux-ci ont résisté dans un premier temps face aux policiers et gendarmes avant de quitter les lieux.


D’après le constat fait par le RJDH, les trottoirs où les vendeurs installent leurs marchandises sont libres, la circulation est revenue à la normale. On note également la présence des éléments de force de l’ordre qui assure la circulation des véhicules et la sécurité des lieux.


La police était intervenue hier pour déguerpir les vendeurs qui occupent les chaussées. Cette initiative de la mairie de Bangui n’est pas appréciée par une partie de la population, toute fois certains déplorent la manière d’agir des forces de l’ordre.


« C’était à notre grande surprise que nous avons vu les hommes en tenue empêchant les commerçants de faire leurs activités. Nous sommes dans un pays de droit et quand il y a un problème, il faut informer les intéressés pour que des mesures soient prises. Mais ce qui n’était pas le cas », a expliqué Issène Yaya, délégué des vendeurs du marché kilomètres 5.


Il a par ailleurs précisé que les policiers et gendarmes ont utilisé la force contre les commerçants et certains ont perdu leurs marchandises et d’autres ont été arrêtés.


Certains conducteurs de taxis et bus se disent soulagés, car enfin ils vont librement circuler. Cependant, ceux-ci soulignent que leur collectif n’est pas informé de la déviation de la route, au moment de l’intervention des forces de l’ordre, une situation qui  a entrainé des perturbations.


« Je félicite la police qui vient de poser un acte citoyen. Pour nous conducteur de taxis et bus, cela mérite un encouragement. Les commerçants occupaient les trottoirs et ce qui  fait que la circulation est vraiment difficile ici », a déclaré, Eric Ngougno un conducteur de taxi.


La même source se plaint de la nouvelle place pour le stationnement qui est désormais au niveau du Béa-Rex et demande au gouvernement de réparer cette avenue pour permettre aux conducteurs de taxis et bus de circuler librement.


Le Directeur général de la police Wanzé Linguissara, précise que l’objectif de cette opération est de rendre la circulation fluide dans cet important centre commercial du pays.


« Les commerçants de ce marché ne veulent pas  vendre leurs marchandises à l’intérieur du marché et pourtant il y a encore de la place. Ces derniers préfèrent rester dehors aux risques des accidents. Donc il est de notre devoir en tant que forces de l’ordre, d’amener ces commerçants à la raison », a-t-il ajouté.


Selon lui, la mairie du 3ème arrondissement avait procédé à plusieurs reprises à une campagne de sensibilisation de ces commerçants. Mais ces derniers n’ont pas voulu obtempérer.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:03

 

 

 

Ahmat-Mahamat-Bachir.JPG

 



N'DJAMENA, 14/02/2013 15h33 GMT (AFP) - Le président tchadien Idriss Deby Itno a limogé sans donner de raison officielle jeudi les deux ministres chargés de l'Intérieur, selon un décret lu à la radio nationale.

 

"Il est mis fin aux fonctions de Bachir Ahmat Mahamat, ministre de la Sécurité et de l'Immigration, et de Bachar Ali Souleyman, ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation", selon le texte du décret.

 

D'après une source proche du pouvoir, "le ministre de la Sécurité" paie "une mauvaise gestion des moyens de la police" et un mauvais recrutement.

 

"Le ministre de la Décentralisation, ancien directeur général de la police avant d'entrer dans le gouvernement, fait également les frais de sa gestion de la police", estime la même source.

La police, dont l'image n'est pas bonne au sein de la population, est souvent accusée de corruption par les habitants.

 

Fin janvier, le président Deby avait changé de Premier ministre, remplaçant Emmanuel Nadingar, en poste depuis trois ans, par Djimrangar Dadnadji. Bachir Ahmat Mahamat avait alors conservé son poste lors du remaniement.

 

Les remaniements au sein du gouvernement sont fréquents dans ce pays sahélien tenu d'une poigne de fer par le président Deby, au pouvoir depuis 1990.

 

 

 

NDLR :  En bozizie, les recrutements entachés de corruption, chaotiques et discriminatoires à la police, à la gendarmerie et dans l'armée ne donnent jamais lieu à limogeage des ministres responsables. On s'interroge toujours sur c'est qu'est devenu le pactole constitué des 5000 F CFA récoltés par Francis BOZIZE pour les recrutements des jeunes qui n'ont pas été retenus dans les FACA. De ce point de vue, le Tchad peut servir d'exemple. 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:00

 

 

 

Yoweri-Museveni.jpg

 

 

(BBC Afrique 14/02/2013)

 

Le président ougandais Yoweri Museveni a jugé “honteux” l’”attentisme” des pays africains au sujet de l'intervention militaire au Mali.


"C'est honteux pour les armées africaines de ne pouvoir défendre leur propre territoire", s'est offusqué le président ougandais dans une interview avec la BBC.


Il a vivement critiqué le fait que les Africains aient attendu l'intervention de l'armée française contre les islamistes avant de mobiliser leurs troupes.


“Le fait que les Africains ne puissent pas défendre leur propre territoire, je trouve cela honteux. C’est honteux qu’on doive faire appel aux Français ou autres. A quoi servent les armées africaines? Le Mali est indépendant depuis 50 ans, et le pays est dirigé par des hommes en uniforme. A quoi sert cette armée si elle ne peut pas défendre le pays?”, a déclaré Yoweri Museveni.


“Si l’armée malienne ne peut pas”, ajoute-t-il, “qu’en est-il des autres armées de la sous-région alors? Pourquoi n’ont-elle pas aidé?”.


“Je remercie les Français, parce que eux au moins ont empêché que Bamako ne tombe”

Mahama explique le retard

 

Le président ghanéen John Dramani Mahama.


En revanche, le président ghanéen John Dramani Mahama a estimé qu'il existait des raisons légitimes qui pourraient justifier le retard du déploiement des forces africaines au Mali.

“C'est le résultat de plusieurs facteurs”, a déclaré John Dramani Mahama.


”Depuis de nombreuses années, tous nos pays ont réduit leurs budgets en matière de défense, et donc l'état de nos forces armées en termes d'équipement et de logistique n'est pas optimal. Vous ne pouvez pas blâmer nos pays.


"Avec les économies que nous avons, nous devions nous concentrer sur les dépenses sociales, pour donner accès à la santé, à l'éducation à nos peuples. Mais cela nous ramène à la réalité: oui, vous pouvez fournir des services sociaux, et vous pouvez avoir des gouvernements constitutionnels, mais en même temps, vous devez être préparés à faire ce qu'il faut pour maintenir la sécurité”.


“Vous savez bien sûr qu'il y a des implications financières et des préparations logistiques qui ne sont pas faciles”, a ajouté le président du Ghana.


“Mais je suppose que ce qui se passe au Mali et ailleurs rend ceci d'autant plus urgent. La forme que cette force devrait voir, c'est ce sur quoi nous devons nous mettre d'accord à présent. Mais je pense qu'il y a une volonté politique dans ce sens, et avec les progrès que nous avons réalisés dans nos contextes sous régionaux et régionaux, je crois que cela deviendra une réalité dans un futur proche.

 

© Copyright BBC Afrique

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 17:30

 

 

 

Ziguele-Martin.JPG

 


Le Confident Mercredi 13 Février 2013 à 14:50


L’Opposition Démocratique Centrafricaine, depuis son entrée au Gouvernement d’Union Nationale (GUN), ne fléchit pas dans sa lutte. Elle demeure conséquente avec elle-même et se construit pour les échéances à venir. Elle est en voie d’élaborer une charte construite méticuleusement par ces leaders. Selon M. Martin Ziguelé que nous avons rencontré, l’Opposition Démocratique Centrafricaine est consciente de ses faiblesses depuis l’instauration du multipartisme de 1991 à nos jours. Cette fois, le Collectif des partis politiques de l’Opposition, qui regroupe pour l’heure, plusieurs formations et associations politiques, qui ont décidé d’unir leurs efforts, veut avoir une lisibilité par rapport aux autres regroupements souvent fragilisés par boulimie de gain de leurs adhérents. Face à ce qui se passe dans notre pays, après Libreville, prêche la paix, l’intérêt général, la sécurité, la libre circulation des personnes et des biens, qui sont les substrats des Accords de Libreville du 11 Janvier 2013.

 

Le Confident : M. Martin Ziguelé, votre parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est membre du Front Pour l’Annulation et la Reprise des élections (FARE-2011). Que devient le FARE-2011, puisque beaucoup de ses leaders sont entrés au gouvernement d’Union Nationale (GUN) ? 



Je vous remercie et je pense que vous voulez parler du Collectif des partis d’opposition qui regroupe quatre (4) structures : Le FARE-2011, qui comprend cinq (5) partis politiques. Il y a la plate-forme ‘‘Sauvons le Centrafrique’’, qui comprend trois (3) partis politiques et deux (2) autres partis politiques qui ont adhéré à titre individuel, l’UDPP de M. Maïtard Djim-Arem et le MDREC de Joseph Bendounga. L’ensemble de ces partis et de ces organisations politiques forment ce que nous appelons l’Opposition Démocratique. Le FARE-2011 n’est qu’une entité de cet ensemble qui forme l’Opposition Démocratique. Vous nous demandez quel est l’avenir de cette opposition ? 


Vous étiez très attentif à la situation politique de notre pays, bien avant les hostilités et ensuite les négociations de Libreville, l’ensemble des leaders du Collectif des partis politiques de l’opposition ont animé en commun une conférence de presse au cours de laquelle, ce collectif avait déjà annoncé qu’il allait étudier une forme de regroupement des partis de l’Opposition Démocratique. Et cela est en marche et avant Libreville, nous avions discuté d’un projet de charte. Et au moment même où je vous parle, le débat continue pour asseoir définitivement un collectif des partis politiques qui lutte à la fois pour la République, pour la démocratie et aussi pour l’alternance démocratique. 



S’agissant particulièrement du FARE-2011, maintient-il encore ses exigences d’annulation et de reprise des élections de 2011 ? 



Oui le FARE-2011 s’appelle effectivement Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011. Il y a eu une évolution politique notable après les Accords de Libreville, parce que d’une part, nous avons signé un accord qui fixe les élections présidentielles à 2016 et d’autre part demande qu’il y ait des élections législatives anticipées. Nous pensons donc (et sur ce plan, je m’exprime à titre personnel), que nous devons réadapter notre organisation par rapport à la nouvelle situation politique. Le débat se poursuit au sein de l’opposition politique et je pense les jours qui suivront, nous apporterons une réponse peut-être lors d’une conférence ou d’un point de presse, pour vous annoncer la nouvelle donne au sein de l’Opposition Démocratique. 



Mais en entrant au Gouvernement, l’Opposition Démocratique n’a-t-elle pas perdu sa raison d’être ? 



Non. Je pense qu’il ne faut pas aller vite en besogne. Nous sommes dans un pays qui a connu une grave crise politique et militaire. Cette grave crise a trouvé son dénouement dans des négociations qui ont abouti à la signature d’un accord, qui est l’Accord de Libreville. Il en est issu un gouvernement d’Union Nationale, qui est présidé par un premier ministre, qui est issu des rangs de l’Opposition démocratique. Naturellement, comme je le disais tout à l’heure la vitesse de tous ces événements n’ont pas permis encore à l’Opposition de discuter sereinement sur la nouvelle forme organisationnelle. Mais ce qui est certain, dans l’esprit, nous sommes des républicains, nous travaillons pour le renforcement de la démocratie dans notre pays. Il n y a pas de démocratie sans alternance et donc ces partis politiques continuent à porter ces valeurs et nous trouvons et le contenu et l’appellation qui s’adaptent certainement à cette nouvelle donne. 



Si on se projette en 2014, la Charte que vous élaborez adoptera-t-elle la stratégie pour les élections législatives ? 



Vous savez, dans l’Opposition Démocratique, on fonctionne de manière démocratique, c’est-à-dire qu’on n’impose pas une démarche, on n’impose pas un concept. C’est pour cela que l’esprit de Charte avait été annoncé avant les négociations de Libreville. Nous avons demandé à notre Secrétariat Commun, de saisir les Etats-majors de chaque parti avec le projet pour que le texte soit enrichi par les bureaux politiques de chaque parti, membre de la Coalition et nous nous retrouverons au cours d’un conclave pour travailler dans la sérénité et de manière méthodique pour mettre en place la nouvelle organisation. Nous sommes dans ce processus là et ce processus s’achèvera dans les semaines qui viennent. Donc ce que je vous dire, c’est la démarche qui est très méticuleuse, parce que nous sommes soucieux de respecter les valeurs que nous partageons au sein de l’Opposition, et les résultats, vous en serez informés. Ce que je puis vous dire en mon nom propre, c’est que nous avons décidé plus que jamais d’œuvrer ensemble. 



Œuvrer ensemble même pour les élections présidentielles de 2016 ? 



Nous sommes en démocratie. Nous travaillons avec tous les sujets qui nous concernent y compris. Ceux liés à la vie de notre pays, à la sécurité de notre pays, à l’avenir donc aux élections. Nous débattons de ces questions sereinement. Nous ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Nous finissons les discussions à l’intérieur de chaque parti. Nous nous retrouvons en plénière pour adopter la Charte y compris les questions concernant les élections. 



La question a été posée compte tenu du comportement de l’Opposition lors des élections de 2011, qui a préféré y aller en ordre dispersé ?

 

Mais je peux vous rassurer. Nous avons remonté jusqu’en 1991 pour faire l’analyse des différents regroupements dans notre pays. Vous savez que l’Opposition démocratique n’est pas née dans ce pays des dernières pluies. Nous avons des personnes ressources qui ont vécu l’histoire depuis les débuts que par formation et par culture politique sont attachées à la culture de l’évaluation pour construire l’avenir, il faut toujours tirer les leçons du passé. Nous ne sommes pas sur un terrain que les romains appellent une terre nue, qui n’appartient à personne. C’est une terre où vivent les hommes et les femmes, qui ont conjugué plusieurs expériences politiques. Et l’opposition en tant que concept, a eu à se regrouper depuis 1991, pendant que le RDC était au pouvoir, peu après pendant que le MLPC était au pouvoir, puis après pendant la Transition sous Bozizé et après les élections de 2005. Donc à des degrés divers, nous avons été soit au pouvoir soit dans l’opposition. Donc nous avons toutes les expériences qu’il faut pour les analyses et de bâtir un concept dans lequel les Centrafricains se sentent concernés. 



Et si on demandait au président Matin Ziguelé, ses sentiments par rapport à l’application des Accords de Libreville ? 



Je veux aller très franchement comme je l’ai toujours fait. Je serai très naïf, si je vous disais qu’au lendemain des accords de Libreville, nous serions aux paradis. Il est clair que lorsque vous mettez ensemble des personnes qui avaient des vues diamétralement opposées, qui ne se parlaient pas, je dirais qui se retrouvent de par ces Accords et suite à des négociations difficiles dans une même structure gouvernementale, sous la direction d’un premier ministre, issu lui-même de l’Opposition Démocratique, il est naturel de s’attendre à des réactions de résistance au changement. C’est dans la nature de l’être humain de refuser d’abord le changement même si c’est dans son intérêt. Et donc, il faut avoir beaucoup de philosophie, beaucoup de patience également dans la construction de ce vivre en commun. Moi, je pars toujours du principe que nous sommes des Centrafricains, qui avons été ensemble, dans les mêmes écoles, nous travaillons ensemble, vivons ensemble dans les quartiers et nous avons partagé des luttes même ensemble autour de certaines valeurs, pourquoi nous ne pouvons pas nous retrouver ensemble pour construire notre pays ? C’est la question ?

 

Naturellement, il y a des forces centrifuges dans l’histoire de l’humanité, dans l’histoire de notre pays, qui démontrent qu’il y a des personnes qui résistent toujours au changement et qui sont nues par des velléités de restauration d’une vision autocratique de la Société. Et, il ne faut pas sous-estimer ces forces-la. Il faut les comprendre, pour les traiter, dans l’intérêt du pays. Ne regardons pas le passé. L’Accord de Libreville en lui seul ne transformera pas la RCA sans la volonté des Centrafricains d’aller de l’avant. Et il y a quelque chose de très important que je veux vous rappelle avec solennité et très gravement. La particularité de la République Centrafricaine, c’est le caractère géographiquement extraverti de la ville de Bangui. Aujourd’hui à Bangui, nous avons la fausse impression (parce qu’il n’y a pas de guerre à Bangui), que nous avons un pays, qui existe et qui avance, alors cela est totalement faux. Les trois (3) quarts de notre pays sont sous occupation militaire, c’est-à-dire échappent au contrôle de l’Etat avec les souffrances de nos populations. C’est à elles que nous devons penser lorsque nous parlons d’intérêt national. Et c’est par rapport à celles que nous devons inscrire toutes nos actions, c’est-à-dire les querelles intestines, nous devons les oublier et privilégier la restauration de la paix, de la sécurité, de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’entendue de notre territoire. Et ce n’est pas gagner d’avance. Donc, pour une fois, pensons à l’intérêt général et c’est ça le message qu’il faut retenir de Libreville.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:47

 

 

 

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14/02/2013 à 12h:52 AFP


Des soldats de la force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) et des hommes de la rébellion Séléka, vont effectuer pour la première fois une mission conjointe de sécurisation dans les zones du centre et du sud du pays où les populations se plaignent de pillages, a appris l'AFP auprès de la Fomac jeudi.


"Une mission est partie vers Mobaye (frontière avec la RD Congo, 150 km au sud de Bambari, place forte rebelle dans le centre sud de la Centrafrique), Bangassou et ce secteur. La mission devrait durer plusieurs jours", a affirmé une source de la Fomac à l'AFP à Libreville.


"Il s'agit de se renseigner sur qui fait quoi. Il y a de nombreux pillages et il faut savoir qui en sont les auteurs et les faire cesser", a ajouté cette source.


Des membres du Séléka, dont Ali Mahamat, un des principaux dirigeants de la rébellion et qui avait participé aux négociation de l'accord de paix de Libreville, font partie de la mission.


Le rebelle Christophe Ghazam Betty, ministre de la Communication du gouvernement d'union nationale, a assuré mercredi en soirée: "Il y a une mission de sécurisation en cours. Elle va progresser jusqu'à Mobaye pour sécuriser Mobaye, Alindao (entre Bambari et Mobaye), et elle va revenir pour remonter jusqu'à Kabo (350 km nord Bangui)".


Depuis plusieurs semaines, les habitants dans les zones contrôlées par les rebelles se plaignent de la poursuite d'exactions et de pillages.


A Mobaye, des habitants de la région "dénoncent avec véhémence" dans un communiqué d'un collectif "les exactions et les violations flagrantes des droits de l'homme (. . . ), rendant les dirigeants du Séléka au plus haut niveau responsables de cette situation".


Ils "demandent au gouvernement d'union nationale de mettre fin à l'occupation" et accusent le Séléka de "pillage systématique, minutieux et organisé".


Selon une source locale congolaise, plus de 8. 500 personnes ont fui la Centrafrique depuis le 7 février pour réfugier dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo.


Mi-décembre, le Séléka a pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui. Après un accord de paix le 11 janvier à Libreville, il a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:44

 

 

 

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KINSHASA AFP / 14 février 2013 15h18 - Plus de 8.500 personnes redoutant des violences ont fui la Centrafrique depuis le 7 février et se sont réfugiées dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo voisine, selon une source locale congolaise.


Le 13 février, leur nombre était de 8.646 personnes (qui) ont fui Mobaye, une localité centrafricaine proche de plusieurs positions de la coalition rebelle Séléka, qui a signé mi-janvier un accord de paix avec Bangui, a déclaré à l'AFP Willy Isekusu, commissaire de district du Nord-Ubangui.


Selon plusieurs sources, nous avons maintenant plus de 11.000 réfugiés centrafricains en RDC dans plusieurs localités du Nord-Ubangui, a pour sa part expliqué à l'AFP Simplice Kpandji, chargé de communication au bureau régional du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) à Kinshasa.


Nous avons une estimation de 15.000 nouveaux réfugiés centrafricains en RDC, répartis dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest) et la province Orientale (Nord-Est), a-t-il a ajouté.


Il a souligné qu'une grande partie des réfugiés sont des enfants, pour beaucoup non-accompagnés, a précisé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Confirmant la forte présence d'enfants, Willy Isekusu a appelé à une assistance humanitaire rapide.

Les agences de l'ONU ont commencé jeudi une mission d'évaluation et de vérification, notamment pour déterminer la permanence de créer un site - de nombreuses familles sont en famille d'accueil - étudier la mise en place d'un point de transit et organiser l'assistance.


Les réfugiés ont commencé à affluer le 7 février dans le Nord-Ubangui, qui partage 800 km de frontière avec la Centrafrique. Ils ont traversé le fleuve Oubangui pour fuir des tirs attribués aux rebelles de la Séléka, qui a reconnu vendredi l'incident et dit y avoir mis fin.


Selon Willy Isekusu, les tirs avaient rapidement cessé et c'est plutôt la peur de l'inconnu qui poussait les habitants à s'exiler. Mais mercredi, rapportant les propos de réfugiés, il a indiqué que l'exode se poursuivait à cause des assaillants qui commettent des exactions, des pillages.


Les récents mouvements de population sont consécutifs à une activité des rebelles de la RCA (République centrafricaine) dans les villages qu'ils continuent d'occuper. Les populations fuient les pillages et la violence, a expliqué à l'AFP une source onusienne proche du dossier.

La force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) a déclaré jeudi à l'AFP qu'elle allait effectuer avec la Séléka, pour la première fois, une mission de sécurisation dans les zones du centre et du sud de la Centrafrique pour vérifier les accusations.


Mi-décembre, la coalition de rebelles du Séléka a pris les armes en Centrafrique contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui. Après un accord de paix signé le 11 janvier à Libreville, ils ont accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.



(©) 

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