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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 22:53

 

 

 

Tiangaye-PM.jpg

 

 

Afrik.com   samedi 16 février 2013 / par Fred Krock

 

De notre correspondant,

 

La ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, a été vivement secouée par une série de grèves ces trois derniers jours. Les manifestants n’ont pas attendu des jours après l’installation des nouveaux membres du gouvernement pour leur soumettre leurs revendications.

 

A peine élu, le gouvernement de Nicolas Tiangaye est confronté à une série de manifestations. En plus de la situation sécuritaire qui reste incontrôlée puisque les chefs de la Séléka n’arrivent pas à soumettre leurs hommes sur le terrain, les grognes sociales ont repris de plus belle dans la capitale centrafricaine. En l’espace de 72 heures, l’on a assisté à quatre manifestations dont la première a été celle des enseignants vacataires du supérieur qui ont plombé prématurément la reprise des cours sur le campus. C’était pour réclamer du gouvernement le payement de leur émolument qu’ils n’ont pas perçu depuis 24 mois. Les professeurs du fondamental 1 en instance d’intégration se sont joints aux premiers grévistes le lundi dernier pour demander leur intégration dans la fonction publique.


Pas plus tard que mercredi 13 février 2013, les habitants du quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui ont crié leur ras-le-bol face à un manque cruel d’eau et d’électricité ces derniers temps dans leur secteur. Pour ces manifestants, c’est depuis plus de 3 jours qu’ils sont sans électricité en plus du fait que depuis des mois, l’eau potable est devenue denrée rare.


Pénurie d’eau


Selon une dame qui était aussi au-devant de la scène, « nous nous levons à 3 heures du matin pour aller à la quête d’eau et ce, tous les jours de la semaine et ainsi de suite. On se demande quand est-ce que nos peines prendront fin. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique(SODECA) ne fait même pas un moindre effort pour nous soulager. On a décidé de ne pas rester les bras croisés et nous sommes sortis aujourd’hui appuyer nos enfants pour manifester nos colères ».


Le ministre de l’hydraulique, M. Herbert Ndjono Ahaba, était lui-même descendu sur le terrain afin de constater les faits. Les manifestants ont résisté devant les gendarmes déployés massivement sur les lieux mais c’est l’arrivée du ministre avec quelques paroles douces et prometteuses qui a quelque peu calmé les nerfs mais la manifestation s’est poursuivie pendant toute la mi-journée.


Qu’à cela ne tienne au même instant, au KM5, les vendeurs aussi se sont mis en colère parce que les forces de l’ordre les ont surpris tôt le matin du mercredi 13 février ces derniers en envahissant les abords des routes qu’utilisaient ces vendeurs pour leurs étalages, empêchant la circulation. On parle d’un premier baptême de feu pour Me Tiangaye qui va devoir faire face à toutes ces manifestations. La grogne va se poursuivre, puisque les syndicats de taxis et bus menacent eux-aussi d’entrer en grève.

 

 

 

NDLR : Parfait MBAY l'ami des syndicats et "briseur de grève" en titre du gouvernement TOUADERA, qui a pourtant survécu à la disparition de celui-ci, a-t-il choisi de renoncer à cette autre fonction qu'il a cumulée volontiers à l'époque avec celle de ministre des transports ? 


 

 

Les victimes de Séléka dans la Ouaka invitent Bozizé à rouvrir les couloirs humanitaires

 

 

rebelles-de-Seleka-sur-le-terrain.jpg


Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Février 2013 14:10


Les habitants de Bambari (centre-est), victimes des récentes crises militaro-politiques en République Centrafricaine viennent d’exiger ce 16 février à François Bozizé la réouverture des voies occupées par les rebelles de la coalition Séléka. Il s’agit pour eux, des couloirs humanitaires, seuls moyens à ce jour, de communication avec les autres villes du pays dont Bangui.


Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce samedi, le Collectif des victimes de ces crises ont ainsi interpelé le Chef de l’Etat et son gouvernement dit de l’union nationale pour un retour effectif de la paix dans les zones affectées par ces évènements malheureux.


Selon Delphin Kongbo, vice-président de ce Collectif, s’adressant d’abord au président François Bozizé, ce dernier devrait « user de toutes ses prérogatives constitutionnelles pour garantir et rétablir la sécurité dans les zones occupées par Séléka dont la région de la préfecture de la Ouaka ».


Au gouvernement dirigé par maître Nicolas Tiangaye, le collectif a exigé « une libre circulation des biens et des personnes. Aussi, conformément aux dispositions de l’accord de Libreville signé en janvier dernier, le Collectif  a rappelé le gouvernement au sujet du regroupement et le retrait des troupes rebelles de leurs positions actuelles ».


Pour le collectif, les crises ont durement frappé ces localités : « pas d’école, pas d’hôpitaux, ni eau potable avec une économie meurtrie. Pour preuve, il y’a une semaine, une femme a trouvé la mort suite à un accouchement difficile dû à un manque de médicaments et du personnel qualifié ».


Il faut dire que la mise en garde des autochtones de la région de Bambari aux autorités du pays a coïncidé avec la tournée du patron de la Séléka Michel Ndjotodia Am Nondroko dans les villes que ses troupes sévissent en maitre.


Dans une communiqué de presse diffusé  vendredi dernier sur une chaine nationale, le désormais ministre de la Défense a indiqué que les « voies jadis fermées par ses rebelles sont déjà ouvertes ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 00:28

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

http://www.afrique7.com   Patrice Garner / 15/02/2013 11:09

 

Bien que timidement, la situation politico-militaire en République centrafricaine connait quelques avancées. La semaine dernière, les membres de la coalition Séléka nommés à des postes ministériels au sein du gouvernement d’Union nationale ont décidé de prendre effectivement service dans leurs ministères respectifs. C’est le porte-parole du groupe rebelle qui a annoncé la nouvelle, au cours d’une déclaration de presse. Cependant, le groupe rebelle met en garde l’ancien régime et prend à témoin la communauté internationale sur tout risque de dérapage majeur qui pourrait survenir à l’avenir.

 

Il s’agit particulièrement de tout acte, déclaration ou posture qui s’inscrirait en rupture avec les accords de Libreville. La coalition de la Séleka a fait savoir à l’opinion qu’elle comptait agir conformément aux règles de la démocratie et des droits de l’homme. Pour ce qui est de la question épineuse des libertés de la presse, le porte-parole a affirmé que la coalition se battrait pour que les journalistes puissent exercer leurs métiers correctement et en hommes libres. Il a néanmoins souligné que les journalistes de leurs côtés, devraient également agir en conformité avec les règles d’éthique qui régissent le quatrième pouvoir. La nouvelle n’a pas manqué de soulager la population dont l’inquiétude grandissante était plus que palpable. En effet, le groupe rebelle avait initialement refusé de prendre part à la formation gouvernementale, considérant que le partage juste et équitable sur les plans qualitatifs et quantitatifs n’avait pas été respecté.

 

Conformément aux accords de Libreville, les membres du nouveau gouvernement sont issus de 5 entités, à savoir la majorité présidentielle, la coalition Séleka, l’opposition démocratique, la société civile ainsi que les politico-militaires non armés. Le gouvernement d’union nationale a un mandat d’une année renouvelable, à l’issue duquel il doit organiser des élections. Sauf en cas de changement brusque, l’actuel président François Bozizé ne se présentera pas à la course aux prochains présidentiels.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 00:14

 

 

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Reuters 15.02.13 à 14h29


L'insécurité qui prévaut en Centrafrique malgré le cessez-le-feu du 11 janvier entre le gouvernement de Bangui et les rebelles du Séléka risque de provoquer une crise alimentaire grave en 2013, prévient vendredi le Programme alimentaire mondiale, qui cite un doublement des prix des denrées de base comme le maïs.


Pour éviter une crise, le Pam demande un accès humanitaire garanti dans le centre et le nord de la RCA, fief de l'ex-insurrection, où vivent environ 800.000 personnes. En raison de l'insécurité ambiante, les agriculteurs ne sont pas en mesure de travailler dans les champs en raison et les pillages généralisés ont réduit la production de cultures vivrières ainsi que les réserves d'aliments et de semences.


Risque accru entre mai et septembre


Dans le Nord, les paysans sont également privés de leur principale source de revenu faute de pouvoir commercialiser le coton déjà récolté. S'appuyant sur une étude conduite par les Nations unies et des ONG, le Pam redoute tout particulièrement une pénurie alimentaire pendant la saison des pluies, qui va de mai à septembre.


Avant l'insurrection, l'agence onusienne avait distribué de l'aide à 200.000 personnes dans les zones tenues par le Séléka. Au moins 80.000 risquent aujourd'hui de souffrir d'une pénurie alimentaire aiguë dans ce pays qui compte au total 4,5 millions d'habitants environ, selon le Pam. 

 

 

 

Centrafrique : le PAM avertit du risque d’une crise humanitaire

 

15 fév. 2013

 


Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) déclare aujourd’hui que l’insécurité qui prévaut en Centrafrique pourrait provoquer une grave crise alimentaire et demande un accès humanitaire dans le centre et le nord du pays. Selon l’organisation, au moins 80 000 personnes risqueraient de souffrir d’une pénurie alimentaire au cours des prochains mois. Avant l’insurrection du Séléka, l’organisation avait déjà fourni de l’aide à près de 200 000 personnes vivant dans les zones tenues par le groupe rebelle.


(Source : Reuters)

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:47

 

 

 

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APA-Kinshasa (RD Congo) 2013-02-15 14:18:22 La représentation régionale du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en République démocratique du Congo (RDC) se réjouit de la décision du gouvernement de ce pays de reconnaître le statut de réfugiés aux Centrafricains ayant fui leur pays à la suite des graves événements survenus récemment en République Centrafricaine.


La prise de cette décision (un arrêté du ministre de l'Intérieur) le 11 février est intervenu dans un contexte d'afflux de réfugiés centrafricains vers la RDC, reconnaît la représentation régionale du HCR dans un communiqué transmis vendredi à APA à Kinshasa.


Depuis la mi-décembre 2012, de nombreux réfugiés centrafricains sont arrivés dans la Province de l'Equateur (Nord-Ouest de la RDC) et dans la Province Orientale (Nord-Est de la RDC), relève le HCR.


A la date du 13 février 2013, le HCR estime à 15,000, le nombre de nouveaux réfugiés centrafricains ayant trouvé l'asile en RDC. Dans le Nord Ubangui, dans la Province de l'Equateur, ce sont 13.893 réfugiés dont 6.781 à Mobayi Mbongo, 736 à Satema, 2.055 à Pandu, 2.577 à Ngele, et 107 à Bandakilimoto qui ont été identifiés par plusieurs sources locales dont la Direction générale de migration (DGM), la Société civile, la Caritas (un organe technique de l'Eglise catholique).


L'agence onusienne poursuit que de nombreux enfants (un peu plus de 5.000) constituent la frange la plus vulnérable de ces nouveaux arrivés. 


Dans la Province Orientale et spécifiquement dans le territoire d'Ango, plus de 1.100 réfugiés ont été également identifiés. Ces chiffres ne seront confirmés qu'après l'enregistrement par les équipes techniques du HCR et de la Commission Nationale pour les Réfugiés qui se rendent sur le terrain à cet effet, note le communiqué.


Selon les témoignages recueillis auprès des réfugiés à Mobayi Mbongo, leurs maisons et échoppes ont été pillées par des hommes armés et leur vie a été menacée. Certains parmi eux ont fui de façon préventive pour échapper aux exactions qui sont commises dans leurs villages.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:37

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane


BANGUI, 15 fév 2013 (AFP) - Le gouvernement d'union nationale centrafricain, formé le 3 février, a tenu jeudi son premier conseil des ministres, près d'un mois après la nomination du Premier ministre d'opposition Nicolas Tiangaye, selon la radio nationale qui a diffusé le discours du président François Bozizé vendredi.

 

"La gravité et l'étendue des derniers troubles que traverse la République Centrafricaine, ne peuvent que faire mieux ressortir l'immensité, la lourdeur et la délicatesse de l'obligation du gouvernement d'union nationale pour réaliser les accords de (paix de) Libreville" signés le 11 janvier par le gouvernement, la rébellion Séléka et l'opposition, a déclaré le président Bozizé.

 

"Votre mission est de notamment: restaurer la paix et la sécurité, organiser des élections législatives après la dissolution de l'Assemblée nationale, réorganiser les forces de défense et de sécurité, réorganiser l'administration territoriale, reformer le système judiciaire, poursuivre le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, et de la réforme du secteur de la sécurité, avec le concours et l'assistance de la Communauté internationale, engager des réformes économiques et sociales", a ajouté le Président en détaillant la feuille de route du nouveau gouvernement.

 

La rébellion a failli renverser le président Bozizé après son offensive entamée le 10 décembre et qui l'avait amenée aux portes de Bangui. Elle a finalement accepté de signer les accords de paix de Libreville après que les pays de la région se furent mobilisés pour empêcher la chute du président Bozizé.

 

Un des points de l'accord de Libreville était la formation d'un gouvernement d'union nationale dirigée par l'opposition et composée de membres de l'opposition, du camp du président Bozizé, de la rébellion, d'anciens rebelles et de la société civile.

 

Le Séléka a obtenu dans le nouveau gouvernement le poste clé de la Défense pour son président, Michel Djotodia, également premier vice-Premier ministre mais aussi notamment la Communication et les Eaux, forêts, chasse et pêche.

 

La formation du gouvernement a été longtemps retardée, opposition et rébellion accusant le président de faire traîner les choses. Selon l'accord de Libreville, le Premier ministre ne peut pas être révoqué par le chef de l'Etat.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:29

 

 

 

BANGUI : UNE SITUATION HUMANITAIRE DÉPLORABLE EN 2012-2013 SELON OCHA

 

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Bangui, 15 févr. 13 (RJDH) – Le bureau de l’organisation des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA) en Centrafrique, a fait savoir ce vendredi 15 février à Bangui, lors d’une rencontre avec les journalistes que la situation humanitaire dans le pays en 2012 et 2013 est déplorable.


L’administrateur national chargé des affaires humanitaires, Henri-Sylvain Yakara, a souligné que la situation sécuritaire est déjà très précaire en 2012. « Cela se justifie par la présence des bandits et des éleveurs armés, des groupes armés non identifiés dans plusieurs régions du pays. On note également la présence des groupes armés étrangers à savoir l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony et certains éléments du Front populaire pour le redressement du rebelle tchadien Baba Laddé qui ne sont pas encore rapatriés. »


Il a également souligné que la situation s’est empirée en 2013 avec le déclanchement de la crise par la rébellion de la Séléka qui a occupé plusieurs villes du pays. «  En moins d’un mois, 19 villes du pays avec au total 6 préfectures sur 16 ont  été occupées par les rebelles. Nous estimons que dans ces préfectures on compte plus de 800 000 personnes affectés par ces hostilités. En 2012 le nombre de personnes affectées par les crises est estimé à 664 000 », a-t-il démontré.


« L’autre aspect de l’insécurité est la présence des forces étrangères comme la Fomac, les forces Sud-africaines, les forces Françaises, les forces tripartites dans la région de Birao et les forces ougandaises qui se sont  installées au sud-est pour la lutte contre la LRA. Tous ces éléments ont fortement influencé la situation sécuritaire à partir de 2012 jusqu’à janvier et février   2013 », a ajouté  Henri-Sylvain Yakara.

 

La même source a précisé que plus de 8 000 centrafricains se sont  déplacés vers la  République démocratique du Congo et 1500 personnes ont trouvé refuge au Tchad, suite à l’attaque de la ville de Mobaye par les éléments de la Séléka.

 

Les impacts de ces crises sont entre la paralysie générale des secteurs d’activité dans tous les domaines.  « Toutes les activités ont été affectées, que ce soit au niveau des échanges interrégionaux. Certaines  organisations internationales ont suspendu leurs activités. Il y a également  le risque d’aggravation des conditions alimentaires des populations et la hausse des prix », a-t-il dit.


La coordonnatrice résidante humanitaire du bureau de l’organisation des Nations unies pour les affaires humanitaires,  Kaarina Immonen,  a indiqué que 65% des demandes de financement auprès des bailleurs de fonds ont été répondues, les besoins se font toujours sentir. « Nous allons toujours continuer les plaidoyers auprès des bailleurs afin de venir en aide aux populations affectées, car les besoins sont urgents », a-t-elle signifié.

 

 

 

KABO : UN VÉHICULE DE MSF PRIS DE FORCE PAR LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA


 

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Kabo, 15 févr. 13 (RJDH) - Un véhicule de l’ONG Médecin sans frontière MSF a été pris de force par des hommes de la coalition Séléka dans la nuit du jeudi au vendredi 15 février sur le site de cette structure à Kabo (nord).

 

D’après une source proche de la commune de Kabo joint par le RJDH ce matin, et qui a confirmé l’information, les rebelles ont fait irruption à 21 heures dans la base de MSF, où ils ont pris  le véhicule. Aucun dégât humain n’a été signalé.

 

Le chef de mission de MSF Espagne en Centrafrique, Sylvain Groulx est revenu sur la prise de ce véhicule. « Effectivement, hier soir le commandant local nous a demandé de leur emprunter un véhicule. Lorsque nous avons refusé, il a dit qu’il va quand même le prendre sans ou avec notre accord », a-t-il dit.

 

Pour Sylvain Groulx, cela ne semble pas être un acte de banditisme puisque le commandant s’était identifié. Et il nous a rassuré qu’il allait ramener ce véhicule aujourd’hui dans la journée. Il l’a réquisitionné pour une mission urgente dont nous ignorons le but et le mobile.

 

« Nous prenons souvent des précautions dans ce genre de situation. La première précaution est de négocier avec soit les rebelles, soit les groupes armés ou les forces loyaliste pour leur expliquer que nos véhicules servent d’ambulance pour transporter les malades et les blessés. Le Droit International contre-indique l’usage des ambulances pour des fins militaires. Mais si les gens décident tout de même de nous les prendre, nous enlevons secondement les autocollants et les moyens de communication qui sont à bord», a-t-il expliqué.

 

Il a par ailleurs attesté que la force tripartite aurait réussi à mettre la main sur deux des trois véhicules du MSF et de la Croix rouge volés à Ndélé (nord-est). Pour lui, ce qui était passé à Ndélé était plutôt un acte de pur banditisme des hommes armés qui voulaient sortir les véhicules hors du pays.

 

La source du Kabo a souligné que la ville est toujours contrôlée par des éléments de la Séléka. La partie de la population qui a quitté la ville à cause des exactions, hésite encore d’y retourner.

 

 

 

BOUAR : VERS UNE AUTO-PRISE EN CHARGE ALIMENTAIRE

 

 

Bouar, 15 févr. 13 (RJDH) Une foire agricole sera organisée à Bouar (ouest), du 16 au 17 février, à l’issue de laquelle 120 groupements agricoles vont exposer les produits agricoles. Une initiative de l’ONG Mercy Corps et de la Caritas Centrafrique.

 

Cette exposition vente vise à amener la population de la préfecture de la Nana-Mambéré vers l’auto prise en charge alimentaire. C’est également une manière d’encourager les cultivateurs à considérer  l’agriculture comme un métier.

 

« Cette une façon d’orienter les habitants de la ville et des campagnes à s’approprier de l’agriculture.  Nous voulons amener les cultivateurs de la sous-préfecture de Bouar à une prise de conscience à ne pas croire que l’agriculture est un passe-temps, mais un métier générateur de revenu », a expliqué Clotaire Benziba, de la Caritas à Bouar.

Selon le Père Aurelio Gazzera de la Caritas de Bouar, l’exposition des produits agricoles s’inscrit dans le cadre d’échange de semences et de l’expérience agricole. Elle vise  aussi à présenter un visage positif de l’agriculture et la vente des récoltes.

 

Les produits qui seront exposés sont entre autres, le manioc, le mil, l’arachide, la courge, l’igname, le riz et le sorgho.

 

Du  jeudi 24 au samedi 26 janvier,  une foire agricole a été organisée dans la sous-préfecture de Bozoum en faveur des victimes des inondations des pluies diluviennes, sur initiative de la Caritas.

 

 

 

BERBERATI : DES PRISONNIERS ENTRETENUS SUR LA NOTION DES DROITS HUMAINS

 

 

Berberati, 15 févr. 13 (RJDH) – Une soixantaine de détenus de la maison d’arrêt de la sous-préfecture de Berberati (ouest), ont été entretenus, le jeudi 14 février, sur la notion des droits humains, lors d’une visite de l’Association centrafricaine pour la protection, la promotion et la défense des droits de l’homme (ACPDH).

 

Selon le présidant de l’ACPDH, Didier Ngbabézolo, l’objectif de cet entretien est de permettre à ces détenus de prendre connaissance de leur droit afin de faire d’éventuelles revendications auprès des instances judiciaires de la localité.

 

« Lors de cette visite nous avons constaté le manque d’eau potable à la maison de détention. Ceux qui sont privés de la liberté ont droit à l’alimentation et au bien-être », a-t-il relevé.

 

Didier Ngbabézolo a souligné que parmi les 62 prisonniers, 57 personnes  ont été  jugées et condamnées. Par contre, 15 autres prisonniers dont deux femmes attendent encore  leur jugement.  « Certains  ont signifié qu’ils ont passé plusieurs mois sans être passés au jugement. C’est une situation déplorable », a-t-il ajouté.

 

Le but de cette  visite est de voir de plus près les conditions dans lesquelles les prisonniers se trouvent. Elle va se poursuivre dans les autres sous-préfectures, de la Mambéré-Kadeï.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:09

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 15 Février 2013 14:23

 

Les habitants du 2ème, 3ème et 6ème arrondissement de la ville de Bangui seront bientôt dotés d’un nouveau pont. Les travaux de réhabilitation du pont Sapéké affaissé il y’a plus de 2 ans démarreront dans environ 3 mois. Le coût global desdits travaux est estimé à 3. 300. 000. 000 de francs CFA.


C’est la substance de la rencontre tenue ce 15 février 2013 entre le ministre des travaux publics et l’Ambassadeur de Chine en poste en République Centrafricaine. Une rencontre au cours de laquelle la Chine s’est    réengagée à réaliser les travaux de ces ouvrages d’arts tombés en désuétude.


L’idée de la relance de la reconstruction du pont Sapéké est intervenue après que le pays avait déjà signé une convention (prêt sans intérêt de 3. 300.000 000) avec la Chine au sujet de la reconstruction de ce viaduc.


Seulement, les ouvriers chinois avaient trouvé refuge au Congo Brazzaville. Un déplacement lié à la dégradation de la sécurité dans le pays. Une insécurité provoquée par la rébellion de la coalition Séléka en décembre dernier.


Le ministre des travaux publics Crépin Mboli Goumba, a expliqué que « le gouvernement a obtenu de son partenaire un prêt sans intérêt. J’avais demandé avec insistance à l’Ambassadeur de Chine de faire revenir ses compatriotes pour ces travaux qui urgent. Une demande favorable assortie d’une promesse ferme : les ouvriers regagneront Bangui dans 3 semaines ».


D’après lui, « la Chine a toujours appuyé le pays dans sa politique du développement. Les constructions des hôpitaux Amitié, Elisabeth Domitien, le Complexe Sportif Barthélémy Boganda, ainsi que l’usine hydroélectrique de Boali III (95 kilomètres nord de Bangui) en sont de parfaites illustrations ».


En rappel, une solution concernant le pont Sica-castor a été déjà trouvée. L’Union Européenne s’est engagée à financer les travaux de reconstruction de ce pont.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:18

 

 

 

Boz gros plan

 

 

15/02/2013 à 08h:03 Par Vincent Duhem   Jeune Afrique

 

 

Affaibli par une rébellion il y a encore quelques semaines, le président François Bozizé a su rebondir. Et imposer ses hommes à des postes clés dans le nouveau gouvernement d'union nationale.

Sorti grand vainqueur du gouvernement d'union nationale formé le 3 février, François Bozizé a envoyé un message clair à ceux qui le croyaient affaibli par les accords de Libreville, signés le 11 janvier : le chef, c'est lui.

 

Contre toute attente, le président centrafricain semble avoir pris l'ascendant sur Nicolas Tiangaye, son ex-opposant et désormais Premier ministre et ministre des Finances. Ainsi, la liste gouvernementale qu'il a publiée avec la bénédiction du médiateur congolais Denis Sassou Nguesso diffère-t-elle de celle que lui avait soumise Tiangaye deux jours plus tôt. Ce dernier souhaitait à l'origine constituer une équipe de 24 membres ; le nouveau gouvernement en compte finalement 33, dont 13 sont acquis à la majorité présidentielle. Deux postes de vice-Premier ministre, 1 poste de ministre d'État et 7 postes de ministres délégués ont également été créés.

 

Habilement, Bozizé a placé des proches à des portefeuilles stratégiques, avec rang de ministre délégué. Ainsi, à la Défense, le général Antoine Gambi (ex-chef de la diplomatie) sera chargé de surveiller de près Michel Dotodjia, le ministre en titre et par ailleurs leader de la Séléka (coalition rebelle). Dieudonné Tokofeïssé, ancien directeur de cabinet du ministre sortant Albert Besse, secondera Tiangaye aux Finances.

 

Faïence

 

Au sein de la nouvelle équipe, où on se regarde en chiens de faïence, le président s'est constitué une véritable garde rapprochée. Ainsi, le colonel Anicet Parfait Mbaye, l'un des vice-Premiers ministres, fait partie des militaires qui l'avaient aidé à prendre le pouvoir en 2003. Chargé du développement des Transports dans le gouvernement sortant, il s'occupe à présent des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et de la Francophonie. Quant à l'ancien Premier ministre, Énoch Dérant Lakoué, désormais ministre d'État chargé de l'Économie, du Plan et de la Coopération, réputé très proche du président congolais Sassou Nguesso, il est originaire de Bossangoa (Nord-Ouest), comme Bozizé. « Depuis les accords de Libreville, le président a repris du poil de la bête, commente un diplomate en poste à Bangui. On l'a sans doute sous-estimé et trop vite enterré. » 

 


NDLR : Attendons de voir ! BOZIZE pense que c’est par la roublardise et la ruse qu’il va continuer à conserver son fauteuil jusqu’en 2016. Il se met ainsi le doigt dans l’œil car dorénavant, plus rien ne sera comme avant la crise politico-militaire provoquée par la rébellion de Séléka qui a consacré l’échec total de la politique de la mallette de BOZIZE qui croyait en distribuant des espèces sonnantes et trébuchantes aux Zakaria DAMANE, Abakar SABONE et autres Abdoulaye HISSENE et Joachim KOKATE, il n’y aurait plus de problème en Centrafrique. Croire qu’il reprend la main grâce à des ministres délégués qu’il a cru devoir imposés au gouvernement  comme TOKOFEISSE et autre chef de milice comme Edouard NGAISSONA, ou même avec un Enoch Dérant LAKOUE que les Centrafricains ont surnommé depuis l’ère KOLINGBA « Feuilles de manguier », est une parfaite illusion. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:50

 

 

 

Boz et Djotodia

 

 

 

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com    vendredi, 15 février 2013

 

Dans un entretien exclusif accordé à Afrikarabia, un des anciens porte-parole de la rébellion a décidé de dévoiler les coulisses du mouvement rebelle qui a menacé de renverser le président François Bozizé. Une interview qui révèle le nom du président "caché" de la Séléka, le double jeu d'Idriss Déby et le soutien d'un ancien officier du Congo-Kinshasa.



Décembre 2012. En quelques jours, la Séléka, un mouvement rebelle centrafricain méconnu, a réussi à prendre le contrôle de 80% du pays, avant d'être stoppé par les forces tchadiennes de la CEEAC (Communauté économique des états d'Afrique centrale) à 75 km de la capitale, Bangui. Composée d'une mosaïque de 4 groupes rebelles (UFDR, CPJP, FDPC et CPSK), la coalition est toujours apparue comme un mouvement "sans tête", avec autant de porte-parole que de commandants militaires. Après un mois de conflit, un accord a pourtant été signé à Libreville début janvier, entre le régime de François Bozizé, la Séléka et l'opposition politique. Le président centrafricain a sauvé sa tête, l'opposition politique a emporté la primature et la rébellion a obtenu le poste de vice-premier ministre et de ministre de la défense, en la personne de Michel Djotodia. Mais la paix reste fragile. L'opposition peine à s'imposer et le camp Bozizé reprend confiance. Beaucoup prédisent une reprise des hostilités, car une partie des rebelles ne se reconnait pas dans les accords de Libreville et pour cause… la rébellion reste plurielle. Pour mieux comprendre ce mouvement nous avons voulu connaître l'histoire de la Séléka.



Jean-Paul Bagaza, est l'un des anciens porte-parole de la coalition et a décidé de nous révéler les dessous du mouvement rebelle. Jean-Paul Bagaza ne fait partie d'aucun des 4 groupes constituant la Séléka, mais de la "coordination" qui a mis en place la coalition rebelle. Il nous livre les secrets du mouvement et les surprises sont de tailles. Voici son témoignage.



Acte I - Bozizé se fâche



"Tout commence au mois de décembre 2011. François Bozizé convoque Sylvain Ndoutingai, le ministre des mines et Firmin Findiro, le ministre de la justice et porte-parole du gouvernement. Francis Bozizé, le fils du président est aussi présent. Au cours d'une réunion familiale, le clan Bozizé avait décidé de présenter le fils, Francis, à la présidentielle, si François Bozizé n'arrivait pas à modifier la constitution pour briguer un nouveau mandat en 2016. Le président Bozizé avait donc pris la décision de convoquer ces deux proches du régime pour convaincre les membres du parti présidentiel (KNK) de modifier la constitution en faveur d'une nouvelle candidature. Au cours de cette réunion, Firmin Findiro a tenté de dissuader le président de modifier la constitution, compte tenu de l'instabilité politique ambiante et de l'activité de nombreux groupes rebelles. Sylvain Ndoutingai a lui aussi déconseillé au président Bozizé de modifier la constitution, pensant que cette décision créerait des tensions. Ces réponses n'ont visiblement pas plu au président. Il faut dire que François Bozizé suspectait déjà Sylvain Ndoutingai de préparer un coup d'Etat, ou de vouloir  se présenter aux élections présidentielles de 2016. Sylvain Ndoutingai était ministre des mines et avait beaucoup d'influence et de moyens financiers. Firmin Findiro était considéré comme l'intellectuel qui pouvait aider Sylvain Ndoutingai à prendre le pouvoir. François Bozizé et son fils ont alors décidé de se séparer de ces deux ministres en fabriquant de fausses accusations pour les limoger. Le ministre, Firmin Findiro a alors décidé de s'enfuir par la RDC, puis par le Congo-Brazzaville et enfin vers la France avec un passeport d'emprunt. Je suis allé l'accueillir à l'aéroport".



Acte II - Les tchadiens entrent en piste



"En France, nous avons décidé de réagir et de prendre les choses en main. C'est là qu'est née l'idée de la Séléka, c'est à dire de créer une coalition avec tous les mouvements rebelles centrafricains. Pour atteindre cet objectif, nous avons d'abord décidé d'enclencher notre stratégie avec un seul mouvement. En septembre 2012, nous sommes entrés en contact avec  Nourradine Adam du CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix), qui était alors au Tchad, à N'Djamena. Nourradine Adam avait de très bons contacts avec Idriss Déby, le président tchadien. En discutant avec Déby, Nourradine constate que les relations entre le Tchad et la Centrafrique se sont fortement détériorées. Selon Déby, Bozizé ne tient plus parole. Beaucoup d'accords commerciaux et militaires n'ont jamais vu le jour. Notamment sur la création d'une force militaire mixte pour contrôler la frontière entre les deux pays. Idriss Déby souhaitait également la construction d'un pipeline pour alimenter en eau le Tchad depuis la rivière Oubangui. Tous ces projets traînaient. L'autre contentieux entre les deux pays concernait le colonel Charles Massi que le Tchad a livré au régime centrafricain. L'opposant a ensuite été assassiné dans les prisons de Bozizé, contrairement aux engagements pris. François Bozizé avait en effet clairement promis à Idriss Déby de ne pas éliminer Charles Massi. Il n'a pas tenu parole. Idriss Déby a été très en colère."



Acte III - Firmin Findiro, président "officieux"



"Le président tchadien et ses proches ont décidé d'écarter Bozizé du pouvoir. Les tchadiens se sont alors appuyés sur Nourradine Adam, qui avait déjà des soldats. Mais pour éviter que cette rébellion ne soit uniquement "musulmane" et taxée d'extrémisme religieux, les tchadiens voulaient trouver "un intellectuel" pour mettre à la tête du mouvement. Début octobre 2012, Nourradine Adam nous a appelé pour nous dire que c'était Firmin Findiro qui allait occuper la direction politique du mouvement et que nous allions rencontrer le général Mahamat Ali Abdallah Nassour à Paris. Ce général tchadien est un proche de Déby, qui avait d'ailleurs aidé François Bozizé à renverser l'ancien président Patassé en 2003. Il connaissait donc très bien Bozizé. Lors de notre rencontre à Paris, le général nous a dit la même chose que Nourradine : "nous ne voulons plus de Bozizé, il ne tient pas parole, il faut qu'il parte…". Il nous a aussi dit que pour la stabilité de la région et des frontières, il fallait se débarrasser du président centrafricain. Mahamat Ali Abdallah nous a mis en contact avec le fils d'Idriss Déby, Zakaria, avant de pouvoir rencontrer le président tchadien à Paris, lors d'une visite prévue en octobre 2012 avec François Hollande. Zakaria Déby nous a ensuite appelé pour nous dire que nous pourrions rencontrer le président tchadien à Paris avant le Sommet de la francophonie d'octobre. Mais le président Déby n'a pas voulu d'une rencontre "officielle", pour éviter d'apparaître dans cette histoire. En fait, le président français a décalé sa rencontre avec Idriss Déby pour la reporter début décembre 2012, ce qui changeait évidemment tous nos plans. Pour déclencher la rébellion, il nous fallait une autorisation au moins "officieuse" de l'opération. On voulait une "bénédiction" avant de déclencher toute attaque. Mais entre-temps nous avions déjà fédéré tous les autres groupes rebelles depuis le mois de septembre 2012 et on ne pouvait plus reculer. Dans un premier temps, notre stratégie était que chacune des rébellions mène ses attaques dans son coin, pour faire croire à des mouvements isolés. Et une semaine après nous devions annoncer la création d'une coalition : la Séléka. Ce qui s'est effectivement passé."

Acte IV - Un conseiller militaire congolais



"En France, nous sommes entrés en contact avec un ancien officier de l'armée congolaise, de l'AFDL (le mouvement de Laurent-Désiré Kabila), qui a fait partie des troupes qui ont renversé Mobutu en 1997. Cet officier s'appelle Gabriel Maindo et a fait office de conseiller militaire du mouvement de la Séléka. Il a élaboré tous les plans militaires pour renverser le plus vite possible le président Bozizé. Mais en contre-partie, la Séléka devait lui laisser une base arrière en Centrafrique pour qu'il prépare une rébellion contre le président Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC). Il devait ensuite se rapprocher de l'opposition rwandaise pour renverser Paul Kagame. Gabriel Maindo voulait, à partir de la Centrafrique, ouvrir un front contre la RDC et un autre contre le Rwanda. C'est pour cette raison que, lorsque le M23 nous avait proposé leurs services pour affronter les troupes tchadiennes qui nous bloquaient à Damara, nous avons refusé cette aide. Gabriel Maindo a même mis son veto à tout soutien du M23. Il a même menacé de tout faire capoter si la Séléka s'alliait au M23. Aujourd'hui, il fait partie de ceux qui s'opposent farouchement aux accords de Libreville."



Acte V - Double jeu



"Gabriel Maindo nous a aussi mis en contact avec le directeur des services de renseignement soudanais. Le Soudan était prêt à nous donner des moyens humains et financiers pour renverser François Bozizé et par la suite renverser aussi Idriss Déby. Avec la chute de Bozizé, la sous-région centrale serait devenue une véritable poudrière. Cet ancien officier congolais (Gabriel Maindo, Ndlr) avait pour objectif d'en finir avec tous ces dictateurs d'Afrique centrale. Il a pointé : le Rwanda, l'Ouganda, le Gabon, la RDC, le Tchad et puis l'Angola. Il fallait profiter, dans un premier temps, du soutien d'Idriss Déby pour renverser Bozizé et lui montrer que la Séléka était à ses côtés. Et dans un deuxième temps, après la chute de Bozizé, nous aurions renversé Déby. A propos de l'échec militaire de la Séléka, nous avons été naïfs. Le président Idriss Déby a joué double jeu avec nous. C'est lui qui a fixé la fameuse "ligne rouge" au niveau de la ville de Damara que nous ne devions pas dépasser. Idriss Déby a menacé Michel Djotodia et Nourradine Adam de vouloir les remplacer à la tête du mouvement s'ils franchissaient Damara. Ce que nous avons compris aujourd'hui, c'est que le président Déby a voulu utiliser la Séléka comme un moyen de pression sur François Bozizé. Le président tchadien a obtenu ce qu'il voulait : il y a maintenant la mise en place d'une brigade mixte et le projet de pipeline avance de nouveau. Aujourd'hui Idriss Déby continue donc de contrôler la République centrafricaine, avec ces 3 enfants. Nous avons tout simplement été instrumentalisés par le Tchad."

 

Propos recueillis par Christophe RIGAUD

 

© Afrikarabia

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 02:39

 

 

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De tout ce qui se dit de la politique en Centrafrique et notamment des hommes politiques, il est raisonnable que des interrogations se manifestent parmi ceux qui réfléchissent sur le Pouvoir de l’Etat dans ce pays. Le développement de la Centrafrique dépend des intérêts réels que ses hommes politiques lui consacrent. Penser, débattre, argumenter, gérer et traiter des questions sociales, économiques et politiques exigent de la part du politique : de la rigueur, de l’honnêteté, de l’exactitude, de la précision, de la sincérité et du sérieux.

 

Pour que l’Etat centrafricain soit fort, il doit être géré par des politiques compétents, habiles et talentueux. Ils doivent être non seulement disciplinés mais aussi imbus de la droiture. Ils doivent être vertueux. Le Pouvoir de l’Etat ne s’accommode guère avec la désinvolture. Il ne peut pas s’ajuster à l’indolence. Cela dit, l’homme politique centrafricain doit se définir selon Machiavel. Il doit être un homme de pensée et d’action, de courage et d’initiative, en un mot de vertu. Sa mission est de conduire les citoyens centrafricains, de leur assurer des conditions sociales et matérielles meilleures, d’adapter sans cesse les institutions de la République à une réalité vivante qui évolue et souvent se corrompt.


En appliquant ce principe, les politiques centrafricains donneront des moyens efficaces au pays pour enraciner les vertus de la Démocratie. Ainsi, les Démocrates et la Coalition Séléka doivent être des terreaux d’idées capables de proposer, de critiquer, d’amender ou de s’opposer. Ils doivent être des locomotives de progrès et de l’amélioration de la société. Ce qu’attend la Centrafrique d’eux, c’est la cohésion pour enterrer l’autocratie. Par des idées constructives, ils contribueront à l’éclosion du progrès dans tous les domaines d’activités.


Mais, à certains égards, tout porte à croire que le politique centrafricain ne connaît pas ce que vaut la Centrafrique. Pourquoi ? Est-ce une question de manque de culture politique ? Ou est-ce l’avidité qui annihile son libre arbitre ? Ou encore est-ce la corruption ? Est-ce une question de mauvaise formation intellectuelle ? Il n’y a pas de réponse appropriée à ces questions. Toutefois, le citoyen se résigne et exprime son désarroi en disant : « les élites, les politiques centrafricains sont maudits ». Ils ne savent pas où orienter la politique du pays. Et l’on apprécie ici l’intérêt que porte le citoyen à l’endroit du politique. Encore, le citoyen d’ajouter : « ils ne savent pas ce que vaut la Centrafrique ». C’est pourquoi ce pays est toujours dans les mains des dictateurs militaires – Jean-Bedel Bokassa, André Kolingba, et aujourd’hui Bozize – mettant en péril, la liberté, les Droits de l’Homme et la Démocratie.


Il est aléatoire de dire à l’instant, qu’avec le Gouvernement d’Union Nationale, la Centrafrique retrouvera sitôt la paix, la sécurité et la stabilité. La Centrafrique est dans l’incertitude politique. Séléka doit refuser de démobiliser et de cantonner ses troupes. Ce qu’elle doit faire, c’est d’éduquer, et entraîner ses troupes. Elle doit s’abstenir d’oppresser et de brutaliser les religieux catholiques. Et aussi éviter de saccager les lieux de culte catholique voire la sacristie. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux Droits civils et politiques consacrant la Liberté Religieuse condamnent ces actes.


C’est dire que Séléka devrait être disciplinée et respectueuse de la Liberté Religieuse. Séléka doit respecter les Droits de l’Homme. Il est à souligner que, seule Séléka peut empêcher Bozizé et ses mercenaires Sud-Africains de plonger le pays dans le chaos. Ainsi, pour une solution à cette crise, les politiques, les élites doivent faire des efforts pour comprendre ce que vaut la Centrafrique. C’est leur devoir. C’est la voie susceptible de faire sortir la Centrafrique des affres de ses crises politiques. La valeur de la Centrafrique réside dans la sphère des intérêts dont elle constitue. La valeur de la Centrafrique existe dans ses innombrables ressources en sous-sol. La valeur de la Centrafrique se trouve dans la Démocratie, l’Etat de Droit, la Liberté, la réduction de la pauvreté. La valeur de la Centrafrique, c’est la lutte contre la corruption, l’autocratie, le népotisme et la reproduction sociale.


La Centrafrique appartient à tous les centrafricains. Les Démocrates ne doivent pas se méprendre. Ils doivent placer leur dévolu dans la réalisation de la grandeur de ce pays. La Centrafrique vaut la Démocratie et rejette l’autocratie. Les Démocrates ont le devoir de diriger les citoyens et de leur fournir toutes les conditions du Bien-Être. Séléka et les Démocrates doivent agir dans cette direction afin de restaurer la paix, la sécurité, la stabilité et le respect des Droits de l’Homme. Ils doivent être prudents sur l’application des Accords de Libreville. Les Démocrates et Séléka doivent savoir que seuls, ces Accords ne pourront jamais asseoir une alternance politique paisible et des élections législatives libres. La Centrafrique mérite la Démocratie et la Liberté.


Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg)

 

 

 

Thinking or debating, arguing, managing and dealing with social, economic and political issues in State impose to be rigorous, honest, accurate, sincere and reliable. Revival of economy, social peace and political success depend on interests policy makers, lawmakers, politicians and elites give to its State. To be powerful or strong, State should be managed by those who are clever, competent and then skillful. They must be filled with righteousness. They should be righteous. Politician, lawmaker, policy maker and elites are so defined as those who devote their life to think and to act. As Machiavel said: “The function of politician is to conduct citizens, to ensure them better standard of living, adapting institutions to alive reality which often evolves and corrupts’’. High developed countries had understood this principle.


The output is that they are always so powerful and capable to overcome all kind of challenges which face to them. Citizens believe and trust its Democratic Institutions. Politicians are accountable. They respect Democratic Institutions. Such way to implement politics, enhances Democratic values in the mind of citizens and reinforces its capacities to reject oppression. Indeed, politicians in developed countries are locomotive of progress and improvement of society. By “constructive ideas” they put their countries in advance in all scope of activities. Why, so politicians, lawmakers, policy makers and elites in Central African Republic could not undertake these processes in order to topple its crisis? Does a matter of a lack of political culture? Does a matter of greediness? Does a matter of corruption? Does a matter of intellectual training? So, to be true, it seems that elites and politicians in Central African Republic are cursed. They don’t know where they move politically. They do not know “What is worth Central African Republic”.

 

The consequence is that this country is always in the hands of dictators – Jean-Bedel Bokassa, Andre Kolingba and now Bozize – putting in perilous situations, freedom, Human Rights and Democracy. To-day, it is unpredictable to argue that with the National Unity Government, Central African Republic will regain too soon peace, security and stability. Uncertainty is now governing this country. Seleka must refuse to demobilize its troops. What it should do is to educate and train them. Seleka must not oppress Catholic monks. They must not destroy Catholic chapels and its vestry. They should respect Human Rights. Only Seleka could impede Bozize and its South African mercenaries to plunge the country in chaos. In addition, to solve this crisis, elites should make an effort to understand “What is worth Central African Republic”? It is a duty to elites. It is a way to deliver Central African Republic from the throes of political conflicts. The worth of Central African Republic resides in the sphere of interests it constitutes.

 

The worth of Central African Republic exists in its numerous resources. The worth of Central African Republic is in faith in Democracy, Rules of law, liberty and the struggle against poverty, corruption, autocracy, nepotism and social reproduction. Central African Republic is not only for Bozize or its officials, it belongs to all citizens of this country. Democrats in Central African Republic should not undervalue themselves. They do place their engagement in the construction of this country’s splendour. Central African Republic is worth Democracy not autocracy. Democrats have to lead people and provide them conditions of well-being. Seleka and Democratic opposition should do act on this direction in order to restore peace, security, stability and Human Rights respect. They have to be prudent about the implementation of Libreville Agreements. It is to say that Democratic opposition and Seleka must consider that, alone these Agreements could never bring peaceful political alternance and free parliamentary elections. Central African Republic deserves Democracy and freedom. 

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