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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 22:49

 

 

 

Ndomby-Neris-Bomongo-reunion-Bordeaux.JPG

 

       

                                       FEVRIER 2013 A 12 HEURES 30 MINUTES A 19H30

                                       HOTEL ALTON 107 RUE DE LA PELOUSE DE DOUET                          

                                                             33000 BORDEAUX 

 

 

PRESIDENT DE SEANCE   ET MODERATEUR : Monsieur  Lucé Raymond BOMONGO,Président de l’Observatoire Centrafricain de la Bonne Gouvernance,

 

RAPPORTEUR : Monsieur GNOU Joseph

 

REPRESENTANTS DES PARTIS POLITIQUES ET MOUVEMENTS POLITIQUES


-M.L.P.C – FARE :DOUNDA Aimé

-R.D.C  -FARE : ALANLENGBE Simon

-KNK: MANGOT Emmanuel

-FODEM-FRAP: DOMBI Saturnin

-SELEKA: Eric NERIS MASSI

 

PARTICIPANTS:KAMMOUGUI   Laurent, GNOU Joseph, BEHOUROU Raymond, KAMAGNAWODE Narcisse, DATI William, MANGOT Hypolite, DOGO-NDENDJE Touadem,    GODAME Clément , DIMANCHE Jean Martial, SERAKONDJI Joseph Christian, ONDOMA  Olivier, KEPEDEN TCHAPTCHET Gérard, TSOWA Alain, BONGOTOUET Mary Christian, NZOUBOU BOKO Romaric, YAMBIO Brice Martial, MANGOT Emmanuel, BOMONGO José Domino, DOUNDA Aimé, DALBERTO  Vermond, YAMBERE Robert ,Gilbert OUAKON, serge WAMANE,ARIBOT Adeline, ALALENGBI Simon, DOMBI Saturnin, Eric NERIS MASSI                                                                                                                                                                                ; & nbsp;                 

 

                                

                                                     Une seule question est inscrite à l’ordre du jour:


   REGARDS CROISES DE LA DIASPORA SUR LES EVENEMENTS DE CENTRAFRIQUE

 

Le Président Monsieur Lucé Raymond BOMONGO, prenant la parole en premier, a pris soins d’attirer l’attention de l’assemblée sur l’importance du vocable « la bonne gouvernance »en politique et la raison qui recommande aujourd’hui aux centrafricains l’esprit critique, dans le respect des grands principes de la république, à savoir : L’unité, la fraternité, le travail, la dignité et la démocratie.


Cette réunion est un appel à l’histoire de notre pays, elle nous permet de mesurer le degré de maturité de notre communauté, ce peuple profondément attaché à sa cohésion fondée sur cette coexistence pacifique et son encrage  à ses racines.


C’est pourquoi, nous devons nous relever, nous épousseter, pour la refondation de la Centrafrique


                                                           %%%%%%%%%


Suite à cette déclaration, le Président  Lucé Raymond BOMONGO donne alors la parole à Monsieur Eric NERIS MASSI, porte parole de la SELEKA, pour expliquer à l’assemblée la raison qui a conduit son groupe à prendre les armes contre le régime en place, avant les accords de Libreville.


Monsieur Eric NERIS MASSI, après avoir présenté ses remerciements aux participants, a replacé d’emblée ses considérations sur l’importance de la ville de Bordeaux dans l’animation de la vie politique centrafricaine auprès de la diaspora et la fourniture par cette ville de hauts cadres administratifs ou politiques à notre pays, depuis au moins trente(30) ans.


Il a aussi rappelé qu’il se sent à Bordeaux comme chez lui.


Il a ensuite pointé du doigt la  raison qui justifie les actions et les revendications de la SELEKA. Il la résume à quelques points suivants :

-La mauvaise gouvernance en Centrafrique depuis les indépendances,

-L’aspiration de la nouvelle génération de notre pays à une condition de vie meilleure

-Le désir du changement politique

-Le non respect des précédents accords, notamment le (DDR) Démobilisation, Désarmement, Réinsertion

 

                                                        %%%%%%%%%%%%


Dans la continuité des propos de Monsieur Eric NERIS MASSI, Monsieur Saturnin DOMBI, représentant du parti FODEM-FRAP,  a pu à son tour préciser que les évènements qui prévalent en Centrafrique ne sont rien d’autres que l’expression de plusieurs rendez-vous manqués entre nos gouvernants et le peuple, alors que notre pays est le seul en Afrique où il y a eu de dialogues dont les résolutions sont demeurées inappliquées.


Revenant ensuite sur les évènements politiques actuels, Monsieur Saturnin NDOMBI a précisé que le soulèvement de la SELEKA et son avancée vers la capitale Bangui sont le résultat de plusieurs manquements du Président de la République à ses engagements, comme l’a souligné précédemment, Monsieur Eric NERIS MASSI pour la paix véritable en Centrafrique.


Selon lui, cet état a conduit inéluctablement la coalition de factions rebelles déçues par l’attitude du Président François BOZIZE dans l’application des termes des différents accords signés entre les protagonistes aux conflits politico-militaires, depuis 2005, pour permettre le retour définitif de la paix en Centrafrique.


Il a aussi indiqué que cette crise est la manifestation de la volonté du peuple Centrafricain de dire enfin au Président de la République et son entourage « Cela suffit ».


La crise actuelle pose deux problèmes :

1-       celui de la recherche à tout prix de la démocratie,

2-       -Celui de la lutte contre la gouvernance ethnique, clanique et partisane.


C’est la raison pour laquelle, les Centrafricains doivent rester vigilants face aux désinformations de toutes parts et d’envisager des solutions appropriées pour une véritable paix en Centrafrique.


Il a précisé qu’en République force doit rester du côté de la loi. C’est la raison pour laquelle le mouvement politique, le FRAP a tenu à ramener au dialogue la majorité présidentielle et la SELEKA.


                                    %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%


Monsieur MANGOT Emmanuel, représentant du KNK, rappelle à l’assemblée l’importance de cette réunion à l’initiative de l’observatoire Centrafricain de la Bonne  Gouvernance, dont le Président a eu le courage de réunir la diaspora pour que chaque protagoniste du conflit puisse s’exprime  et de dire le pourquoi du comment de cette crise.


En Centrafrique ou ailleurs, par crainte  ou par méfiance et quelquefois par désintérêt à la chose politique, nombreux sont ceux qui se cachent.

Il attire l’attention des participants sur la particularité de notre pays, lequel a été marqué par des mutineries successives, des coups d’état et des rebellions. Ce qui affecte sa stabilité et son développement économique.


Pour revenir aux évènements actuels, il considère que les actes posés par SELEKA sont graves, et qu’il appartient bien évidemment au Président de la République, François BOZIZE de se poser des questions afin de chercher maintenant avec les autres protagonistes  au présent conflit, les solutions appropriées pour une paix définitive.

Par ailleurs, il considère que les accords de Libreville  permettent et facilitent le retour à la paix dans notre pays.

 

                                                                  %%%%%%%%%


Pour Monsieur Simon ALALENGBI, représentant du RDC-FARE, la réunion d’aujourd’hui revêt une importance capitale, tant elle montre un nouveau départ, pour le statut de l’opposition. Selon lui, il ne fait pas de doute que le dialogue inclusif est un échec, ce qui justifie aujourd’hui incontestablement l’arrivée de la SELEKA et les accords imparfaits de Libreville.


Il a suggéré que l’on doit désormais s’interroger sur l’action du gouvernement et de son premier Ministre, Nicolas TIANGAYE.

L’opposition non armée et démocratique ne croit absolument pas à la liberté d’action du premier Ministre, lequel est pris en otage par le Président François BOZIZE.


Cette situation doit absolument amener les différents partis politiques de l’opposition à s’organiser autrement, pour avoir un véritable statut.


                                                               %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%


Le représentant du MLPC-FARE, DOUNDA Aimé, a indiqué que son parti politique n’a pas de contact avec SELEKA. Pour cette réunion, il a reçu instruction de sa hiérarchie, d’être uniquement observateur.


                                                                %%%%%%%%%%%%%%


Il ressort des différentes interventions, que le Président de la République est responsable des problèmes politico-militaires posés aujourd’hui en Centrafrique, tant qu’il est à la tête de ce pays depuis au moins 10 ans. Cette crise pose le problème du manque de maturité politique de nos gouvernants, de la négation de notre nation ; la recherche de l’unité nationale ; la nécessité de repenser la politique.


Au regard des interventions, il est plus que jamais le moment, pour nous de se placer au-delà des contraintes ethniques, pour s’exprimer librement sur les questions essentielles qui nous préoccupent : La consolidation de notre nation ; le respect des lois de la république ; le rejet du tribalisme et la haine de l’autre. Chaque Centrafricain doit se rendre disponible  chaque fois que son pays l’appelle.


Certains intervenants déplorent l’action de la SELEKA peu démocratique, s’interrogent sur l’origine des combattants de SELEKA et la provenance du financement de cette rébellion.

Tandis que d’autres compatriotes soutiennent l’action de SELEKA et estiment que cela se justifie par ailleurs dans le contexte politique actuel de notre pays.


Ils regrettent la précipitation avec laquelle, les accords, dans la mesure où le premier ministre, Nicolas TIANGAYE se trouve désormais dans une situation  « suis generis » où l’on ne peut pas déterminer avec exactitude les réelles attributions de ce dernier coincé entre les termes des accords de Libreville et ceux de la Constitution toujours en vigueur d’une part ; d’autre part le maintien de l’assemblée nationale composée essentiellement des députés de la majorité Présidentielle –KNK.


Ils déplorent la présence SELEKA au gouvernement, en dépit du tricotage sur le choix des ministrables

Ils suggèrent enfin, la détermination d’un véritable statut des partis politiques de l’opposition.


                                               %%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%


Monsieur le Président, Lucé Raymond BOMONGO a pris la parole pour la donner à Eric NERIS MASSI, pour ses conclusions.

 

Ce dernier précise que « Il n’y’a pas de raison pour que le peuple Centrafricain ait peur de la SELEKA. Les incidents de MOBAYE et BAMBARI sont les faits de quelques éléments incontrôlés, mais le haut commandement militaire de la SELEKA a su rapidement ramener de l’ordre en son sein.

 

Contrairement aux désinformations du Président de la République et de son ministre de la sécurité, émigration, immigration et de l’ordre public, le Pasteur Josué BINOUA, la SELEKA n’est pas un mouvement étranger composé des islamistes qui en voudraient aux chrétiens. Mais, elle est composée des centrafricains de diverses origines ethniques de notre pays.  

                                                                                                                                  Pour ce qui est du financement de la SELEKA, les diverses contributions viennent des compatriotes déçus de BOZIZE.

Quant à l’armement de la SELEKA c’est BOZIZE qui nous les livre. Ce dernier remet seulement cinq(5) cartouches à chaque élément de F.A.C.A qui va combattre la SELEKA. Une fois, au front ces pauvres compatriotes se livrent à la SELEKA et on récupère tout l’armement.


Les Centrafricains désolés face aux manœuvres du Président François BOZIZE adhèrent de plus en plus à la cause défendue par la SELEKA, pour l’intérêt national.

En effet, les centrafricains attendent des gouvernants de demain : L’organisation d’une véritable armée nationale ; la garantie sécuritaire des populations sur toute l’étendue du pays ; la création des infrastructures (écoles, routes, hôpitaux, bâtiments administratifs etc.,)

Pour finir, il a rappelé que « SI BOZIZE ne respecte pas les accords de Libreville, la SELEKA est encore sur le terrain


Le Président Lucé Raymond BOMONGO a repris la parole en dernier pour conclure, en ces termes : « je vous remercie d’avoir honoré de votre présence à cette réunion qui nous a permit d’échanger dans la sérénité ettransparence, ce qui témoigne bien de la maturité de notre diaspora.

On retiendra de ces échanges que notre pays a basculé dans la violence, par manque de principes de la bonne gouvernance.

Il est vrai que les accords de Libreville ne peuvent résoudre les problématiques récurrentes à notre pays, dans la mesure où Libreville a été qu’une course à l’échalote et des maroquins, aucun des protagonistes n’a posé la question relative à  l’urgence sociale qui prévaut


On notera qu’à l’instar d’autres pays Africains, les gouvernements post-crises mettent en exergue la promotion de la bonne gouvernance dans l’optique d’améliorer l’indice de développement humain, la lutte contre la corruption, l’enrichissement sans cause, le renforcement et la révision du cadre légal du système judiciaire, l’Etat de droit (personnes et des biens, ainsi que la répartition des richesses du pays) Qu’en est t’il du Gouvernement TIANGAYE ?


Les derniers agissements de la SELEKA à MOBAYE et la non libération des prisonniers détenus par le régime BOZIZE constituent une grave violation des accords de Libreville,

La contestation du gouvernement TIANGAYE, pour une partie de la classe politique et quelques entités de la SELEKA et KNK, nous oblige à doubler de vigilance  et à accroître le travail de sensibilisation, de conciliation dans l’optique de la recherche de la paix dans notre communauté (diaspora) ainsi que sur toute l’étendue du territoire Centrafricain.


C’est pourquoi, avec les associations et la société civile  de la métropole, nous organiserons les jours à venir et dans la même perspective d’autres rencontres à LYON et PARIS.


Nos remerciements vont à l’endroit de tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la tenue de cette rencontre, notamment l’organisation internationale de la francophonie(DDSPH), et l’Union Européenne

Le Président de l’observatoire centrafricain de la bonne gouvernance


Lucé Raymond BOMONGO


CONTACT :07 60 14 59 57 

tweeter :  @LRBOMONGO       

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:31

 

 

 

babaladdé

 

 

Bangui, 21 fév 2013 (CAP)- C’est un secret de polichinelle que la plupart des hommes du FPR de Baba Laddé dont seulement une centaine avait été incorporée dans l’armée tchadienne étaient presque tous revenus reprendre leur sanctuaire autour de Gondava, Ouadango et Kaga-Bandoro. La fulgurante offensive de Séléka les a fait un peu perdre de vue mais depuis la suspension des hostilités avec la signature des accords de Libreville suivie de l’entrée au gouvernement d’union nationale des responsables de Séléka, on assiste à une forte recrudescence des actes de banditisme des éléments du FPR de Baba-Laddé, en particulier dans la localité de Ndomété, dans les villes de Kaga-Bandoro, Kabo et Sido desquelles, ils ont chassé les éléments de Séléka venus de Ndélé.


Ces étrangers qui sont sans foi ni loi reprennent à voler, piller sans vergogne les pauvres populations rurales de cette région.  Ils n'obéissent à aucune autorité, pas même pas le colonel Assad du FPR qui est à leur tête. Les produits de leur pillage et leur divers butin sont évacués au fur et à mesure au Tchad via Kabo et Sido. Depuis le 17 Février, ils ont dépouillé la famille Yanguéré de tous les biens qui lui restaient. Yanguéré est celui-ci la même qui avait été égorgé par ces rebelles à Kabo au début du mois de Décembre 2012.


D’après nos informations d’une source digne de foi de la région, le 18 février 2013, les hommes de Baba Laddé auraient emporté 30 panneaux solaires fournis par l'UNICEF pour le projet d'eau potable à Ndomété. Dans l’après-midi, ils auraient aussi fait irruption à l'hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro pour enlever les roues de l'ambulance déjà délesté quelques jours plus tôt de son moteur ainsi que de son parebrise. Le soir du même jour, ils ont investi le domicile du chef du village de Ndomété qui avait entre-temps  réussi à récupérer et à sécuriser l'ordinateur fourni par l'Unicef au comite-régional des programmes de coopération RCA-Unicef. En revanche, ils  ont néanmoins pu emporter l'imprimante, la photocopieuse et le groupe électrogène de l'EPT.


Le 19 février 2013, ils seraient allés de maison en maison à la recherche d'objets divers à voler. Qui peut arrêter cette furie de prédation et de destruction de ces éléments tchadiens de Baba-Laddé. Le plus surprenant est qu’ils se réclament de SELEKA. Pauvre Centrafrique.


Dès lors, on se demande si la décision du gouvernement de faire de Kaga-Bandoro un des trois sites de regroupement et de cantonnement des éléments de Séléka a été bien réfléchie car ce que souhaitent profondément les habitants de cette ville  voire de cette région, est plutôt le déguerpissement pur et simple de tous ces rebelles pour ne pas dire bandits, étant entendu que même ceux de la défunte APRD continuent toujours de hanter le coin, le DDR n’étant pas véritablement achevé. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:19

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 

 

 

Bangui, 21 fév 2013 (CAP) – En dépit de la signature des Accords de Libreville qui lui ont permis d’échapper in extremis au renversement de son régime, non seulement BOZIZE s’entête à refuser de faire libérer les prisonniers politiques comme le demande explicitement lesdits             Accords mais les arrestations arbitraires de citoyens se poursuivent comme si de rien n’était tranquillement comme par le passé.


Les geôles de la tristement Section Recherche et Investigation de la gendarmerie nationale (SRI), la police politique de la bozizie, sont toujours aussi remplies. C’est le cas d'un jeune compatriote du nom d’Yvon MOSIKWA qui s’est investi en toute légalité dans le commerce du ciment entre la ville de Zongo (RDC) et Bangui. Il est accusé de « trafic d'armes » sans qu'aucune preuve n'ait été apportée et croupit depuis 48 heures déjà dans les sordides geôles de la SRI.


Alors que Séléka a procédé depuis belle lurette à la libération des soldats FACA qu’elle a fait prisonniers de guerre, en les remettant officiellement à la Croix Rouge, BOZIZE quant à lui, tourne en rond et trouve des prétextes fantaisistes pour se dérober à ses engagements en refusant de faire libérer purement et simplement les nombreux prisonniers politiques.


Outre les compatriotes qui croupissaient déjà depuis longtemps dans ces lieux, tels que Serge MAGNA, Le Centrafricain MACKPAYEN et autres prisonniers personnels du délinquant Joseph François BOZIZE alias « DJODJO »,  sont venues s’ajouter les familles Goulas, Roungas dont le seul péché est d’être des parents des responsables de Séléka comme Michel DJOTODIA, Moussa Mohamed DHAFFANE, Joseph KALITE et autre ressortissants des préfectures de la Vakaga, Haute-Kotto et Bamingui-Bangoran, qui végètent dans les sinistres geôles du camp de Roux, de l’OCRB, de la SRI et surtout du tristement célèbre « Guantanamo » de Bossembélé.


Les tergiversations voire le refus de BOZIZE jusqu’ici de faire libérer les prisonniers politiques est bien la preuve que ce monsieur ne veut nullement du retour de la paix dans ce pays. Il est convaincu que seule une solution militaire pourrait résoudre la crise dans ce pays d’où ses multiples tentatives et recrutements de mercenaires pour faire absolument la guerre contre les éléments de Séléka. C’est la seule raison pour laquelle il tient coûte que coûte à faire voler les hélicoptères ukrainiens qu’il a achetés à prix d’or. Les Centrafricains ne doivent pas en être dupes. Cet homme est vraiment un danger pour le pays et sa cohésion nationale. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 03:03

 

 

 

barrière-de-pk-12

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Février 2013 11:36

 

« Une crise alimentaire inquiète la République Centrafricaine. Cela pourra être l’une des graves conséquences de la crise politico-militaire de décembre 2012 et Janvier 2013 ». Il s’agit du résultat d’une rapide évaluation de la sécurité alimentaire réalisée par les Nations Unies et les Organisations non gouvernementales dans les zones occupées par la coalition des rebelles de la Séléka. Cette préoccupation a été publiée le 13 février 2013.

 

L’évaluation a révélé que depuis décembre 2012, le commerce est quasiment interrompu entre la zone Séléka et le reste du pays. Ceci a paralysé le commerce vivrier et  précipité une flambée du prix des denrées alimentaires.

 

D’après l’ONU et ces ONG humanitaires, « le coût du panier alimentaire a augmenté de 40% dans la zone sous contrôle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ».

 

« Certaines zones de moyen d’existence du pays, contrôlées par la Séléka, ont connu des difficultés alimentaires, exacerbées par des hausses de prix importantes par rapport à février 2012. Quelques 800.000 personnes vivent dans la zone sous contrôle de la coalition Séléka », a indiqué ce résultat.

 

« Les ménages ne peuvent plus produire comme auparavant, surtout qu’elles ont été massivement pillées. Les stocks alimentaires, stocks de semence, bœufs de trait et petit bétail ont été emportés », a précisé l’évaluation.

 

Selon cette enquête, « l’insécurité va perturber la campagne agricole de 2013 qui doit démarrer dans quelques semaines. Même si on ne constate pas encore de crise alimentaire ou nutritionnelle sur le terrain, le risque sera grand pour la période de soudure qui se situe entre mai et septembre ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 02:51

 

 

 

OBO : UN HOMME TUÉ ET DEUX FEMMES ENLEVÉES PAR LES ÉLÉMENTS DE LA LRA

 

victime LRA

 


Obo, 20 févr. 13 (RJDH) – Un jeune-homme âgé de 38 ans a été tué ce mercredi 20 février, par les éléments de la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, à 40 kilomètres de la ville d’Obo (sud-est) sur l’axe Djéma. Deux femmes ont été également enlevées.


D’après les faits rapportés par Radio Zéréda, deux hommes et deux femmes sont partis faire la pêchent, c’est  alors qu’ils ont été surpris par les éléments de la LRA, qui ont abattu un homme et kidnappé les deux autres femmes. Un homme du groupe s’est échappé pour venir informer la population.


Les habitants de la ville d’Obo sont inquiets. Les forces tripartites basées dans cette région pour la lutte contre la LRA se mobilisent à se rendre sur les lieux du crime.

 

 

 

BANGUI : LES COMMERÇANTS DU MARCHÉ KILOMÈTRE 5, AUTORISÉS À REGAGNER LES LIEUX

 

marche-centro.jpg

 


Bangui, 20 févr. 13 (RJDH) Le maire de la ville de Bangui, Nazaire Yalanga Guénéféï a autorisé les vendeurs du marché Kilomètre 5, à regagner les lieux où ils vendent  habituellement et que les  étales ont été détruites par les forces de l’ordre suite aux opérations de déguerpissement enclenchées par le ministère de la Sécurité publique. C’est une décision de la municipalité, prise lors d’une réunion, le mardi 19 février avec les délégués des commerçants du marché kilomètre5.


Cette information a été confirmée  par  Simone Yatamboula, déléguée des vendeurs de pagne. D’après le constat fait ce matin par le RJDH,  les activités ont repris petit à petit au marché kilomètre 5. Certains vendeurs commencer à regagner leurs places habituelles même jusqu’à la chaussée longeant l’avenue Koudoukou.


« Hier le maire de la ville de Bangui nous a demandé de regagner nos places habituelles. C’est ainsi que nous avons informé tous les vendeurs pour reprendre leurs activités comme auparavant. Mais ce sont les forces de l’ordre qui continuent à nous déranger. Ils nous ont même menacés de recourir à la force si nous insistons de rester », a expliqué Simone Yatamboula.


La même source a par ailleurs indiqué que les commerçants de ce marché ont décidé d’aller jusqu’au bout de leurs luttes en vendant sur la chaussée, tant qu’une solution ne soit pas trouvée à leurs revendications, pour leur trouver une place confortable. « Nous ne pouvons que quitter cette place si le gouvernement n’arrive pas à nous proposer  une autre place. C’est nous qui avions aménagé cet endroit alors qu’entre temps, cela était un repères aux voleurs. Les passants étaient régulièrement braqués, agressés, blessés ou violés dans cet endroit où nous occupons actuellement », a-t-elle ajouté.


Pour Mathurin Kpawilina, vendeur des chaussures, « les forces de l’ordre continuent de nous chasser comme des animaux alors que le ministre de la Sécurité publique ne nous a même pas donné un endroit où nous pouvons installer nos marchandises. Ce qui fait que certains d’entre nous sont venus aujourd’hui installer leurs articles afin de trouver un peu d’argent pour nourrir leur famille. C’est depuis trois jours que nous sommes privés de nos activités», a-t-il souligné.


Le  lundi 18 février,  des vendeurs au marché km5 ont manifesté  leur mécontentement suite aux opérations de déguerpissement enclenchées par le ministère de la Sécurité publique. Une situation qui a entrainé une altercation entre les forces de l’ordre et ces derniers.

 

 

 

BOALI: LE MANIOC DEVIENT RARE ET CHER SUR LE MARCHÉ

 

manioc-au-soleil.JPG

 

 

Boali, 20 févr. 13 (RJDH) – La ville de Boali (sud-ouest) connaît depuis plus de trois semaines une rareté et une hausse de prix de manioc. Cette  difficulté est liée  à la saison de ramassage des chenilles d’une part et d’autre part, à la fermeture d’accès routier dans certaines villes du pays par les rebelles de la coalition Séléka.


D’après le constat fait par Radio ICDI, la plupart des cultivateurs ont abandonné l’agriculture au profit du ramassage des chenilles. Ce qui a entrainé l’augmentation des prix de cette denrée alimentaire. Une cuvette de manioc qui se vendait à 2000 FCFA, coûte maintenant 3000FCFA.


Face à cette difficulté,  nombreuses sont les ménagères qui se plaignent. « J’ai une  famille que je nourris. Depuis l’arrivée des chenilles nous avons des difficultés à nous approvisionner en manioc, sur le marché parfois on se dispute pour avoir une cuvette et nos enfants ne sont même pas rassasiés », a fait savoir Éléonore Gazi, agent de l’Etat et mère de famille.


Une des raisons de l’augmentation  et de la rareté du manioc dans cette ville est  l’occupation de certaines  villes du pays   par la coalition Séléka.  Les voies étant bloquées, une partie des  commerçants se dirige  vers la ville de Boali  afin de ravitailler la ville de Bangui en manioc.


« Depuis que les rebelles ont barré la route de Sibut, nous avons de difficulté à trouver des marchandises, notamment le manioc. Nous sommes obligés de prendre la route de Boali, cela a entrainé l’augmentation de la demande », a expliqué Paul Nigna, un commerçant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 02:04

 

 

Séléka rebelles

 

Les dix évêques de République centrafricaine ont cosigné un appel, relayé par la  Caritas locale, afin de réclamer la mobilisation de la communauté internationale autour de la rébellion Séléka. Selon le message des évêques, "une grande partie des régions de la RCA est occupé par la coalition Seleka. Les gens dans ces régions sont des otages, ils vivent dans la peur, ils s'enfuient dans la brousse et ils abandonnent leurs champs. Les malades sont privés de soins, les hôpitaux sont fermés ou ont été complètement détruits, et les écoles ont été pillées. Nos gens sont fatigués de toute cette souffrance inutile et destructrice. Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer à leurs occupations sans souci." Un accord de paix, resté lettre morte, a été signé entre le gouvernement et la Séléka en janvier à Libreville.

 

 

La République centrafricaine n'en peut plus de « souffrir inutilement » aux mains des rebelles, dénoncent les évêques

 

 

Mgr-Dieudonné Nzapalainga


http://caritas.org 20 Fevrier 2013

 

Les évêques de la République centrafricaine ont lancé un appel désespéré à la communauté internationale et à leur gouvernement, les suppliant de venir en aide aux communautés qui vivent dans la terreur à cause des rebelles. 



Le pays est instable depuis début décembre 2012, quand la Seleka, une coalition de cinq factions rebelles distinctes, a commencé son avancée depuis le Nord. Ses membres sont accusés de violations des droits de l'homme et, plus particulièrement, d'utiliser le viol comme arme de guerre. Les communautés qui ont été « prises en otage » par les rebelles ont été coupées de toute forme d'aide, tandis que les organisations humanitaires ne conduisent que des activités limitées. 



« Plusieurs régions de la République centrafricaine sont occupées par la coalition de la SELEKA », expliquent les évêques dans un message de quatre pages. « Dans ces zones, les gens sont des otages, ils vivent dans la peur, ils fuient dans la brousse et abandonnent leurs champs. Les malades sont livrés à eux-mêmes, les hôpitaux sont fermés ou ont été entièrement détruits et les écoles ont été pillées ». 



Dix évêques ont signé le message, notamment l'archevêque Dieudonné Nzapalainga, Président de Caritas République centrafricaine. Ils ont rédigé le message après que les accords de paix conclus à Libreville en janvier soient restés lettre morte. 



« Les populations n'en peuvent plus de toutes ces souffrances inutiles et dévastatrices »,déclarent les évêques. « Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer tranquillement à ses affaires ». 



Les évêques exhortent le gouvernement et la communauté internationale à rouvrir les routes pour que l'aide puisse être acheminée, à rétablir les réseaux téléphoniques, à lancer une enquête internationale pour que tous ceux qui ont commis des crimes soient traînés devant la justice, et à garantir la sécurité des communautés. Les évêques exhortent aussi les rebelles à mettre fin aux viols, aux tueries et aux actes de vandalisme qu'ils font subir aux communautés. 

 

Caritas demande 635 000 USD (468 000 euro) pour un programme de six mois qui commencera en février et aidera des personnes vulnérables en République centrafricaine. Le programme aura pour objectifs de fournir des vivres et divers articles à des familles, d'apporter un appui médical et psychologique et d'améliorer les infrastructures et les moyens d'existence. Quelque 850 familles démunies (plus de 4 000 personnes) recevront des kits sanitaires de base et des articles ménagers. 



Jusqu'à 5 000 personnes déplacées suite aux événements, et malades ou blessées, bénéficieront de soins. Les femmes enceintes et les jeunes enfants seront vaccinés contre la rougeole et la méningite et recevront des moustiquaires pour se protéger du paludisme. 



Dans chaque communauté, Caritas formera des auxiliaires capables d'effectuer les vaccinations, de repérer les signes de la malnutrition et de dispenser les premiers soins. Caritas proposera un accompagnement et un soutien psychologique aux femmes qui ont été victimes de violences sexuelles. 



Dans le cadre d'un projet ciblant un vaste éventail d'infrastructures, Caritas remettra en état des puits, des banques alimentaires, des écoles et des latrines. Pour aider les populations à retrouver leur autonomie après les désordres qui ont bouleversé leur vie, Caritas distribuera aux familles des semences et des outils afin qu'elles puissent reprendre leurs activités agricoles. 

 

Contacter Michelle Hough, chargée de la communication, au +39 334 234 4136 ou hough@caritas.va

 

 

 

Eglise universelle  

 

Les évêques de Centrafrique crient à l'asphyxie

 

http://www.eglise.catholique.fr  20 février 2013

 

Un mois après les accords de Libreville (11 janvier 2013), les évêques de Centrafrique lancent un appel au Gouvernement, à la communauté internationale, au peuple et aux personnes de bonne volonté et proposent un plan d'action.

 

« Brisons les liens de la mort et sauvons le peuple centrafricain de l'asphyxie ». C'est par ce cri que les 10 évêques de la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) ont dénoncé, le 14 février 2013, la peur dans laquelle vivent les populations dans les régions occupées par la rébellion armée.


Le texte décrit un pays ravagé : hôpitaux « fermés ou complètement détruits », bâtiments scolaires « saccagés, pillés et par endroit complètement détruits », viols, églises profanées...



Les évêques font plusieurs recommandations : réouverture des routes pour permettre l'approvisionnement et rétablissement des réseaux téléphoniques dans les zones occupées. Ils demandent au Gouvernement de garantir « la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain » et aux responsables des différentes factions rebelles dans les zones occupées de mettre « immédiatement fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et surtout sur les bâtiments et les édifices publics et religieux ». 



« Nous sommes fatigués. Le peuple est las de toutes ces souffrances inutiles, destructrices » poursuivent-ils. « Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution ». 



Ils souhaitent que ce début de carême « soit pour chacun un temps de conversion des cœurs afin de faire sortir ce peuple pris en otage et qui attend de nous une libération totale ; la paix qui vient de Dieu, la paix des cœurs et non celle des armes » et annoncent une lettre pastorale pour les jours à venir.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 01:26

 

 

 

FACA drapeau

 

 

Les premières leçons de droit constitutionnel sur le concept de l’Etat enseignent aux étudiants des facultés de droit que trois (3) conditions cumulatives et dirimantes doivent être réunies pour qu’il y’ait un Etat ; à savoir la présence d’une population, d’un territoire et d’un pouvoir de contrainte ; autrement dit une police et une armée.

Il suffit que l’un des trois (3) éléments constitutifs de la notion d’Etat puisse faire défaut pour que l’on ne s’autorise plus à parler d’Etat.

On serait alors en présence de ce que je qualifierais d’un Etat-fiction ou d’une fiction juridique ou encore d’un objet politique non identifié (OPNI). C’est une façon de souligner l’importance du rôle de la force publique dans la composition de l’Etat.

L’histoire récente pose avec acuité et de façon lancinante la problématique de l’armée en Centrafrique.


Depuis les indépendances à nos jours, les pouvoirs en place ont volontairement passé en seconde position la question de l’armée, allant jusqu’à confier la sécurité du pays à des puissances étrangères. Tantôt à l’ancienne puissance coloniale qui a même stationné pendant plusieurs décennies ses bases militaires, chez nous, notamment à Bangui et à Bouar ; fût-ce en vertu d’accords de défense ou de coopération militaire. Tantôt, et c’est une nouveauté, elle a été sous-traitée aux Etats de la sous-région. Faisant, du coup, de notre pays, un Etat sous tutelle.


C’est ainsi que l’on compte jusqu’à une dizaine de forces étrangères, aujourd’hui, sur notre sol. Sans omettre de signaler l’épisode douloureux de l’intervention de forces non conventionnelles appelées à la rescousse d’un pouvoir aux abois.


Sans, bien sûr, oublier de mentionner la présence de forces rebelles non invitées et hostiles venues de pays de la région et en butte à leur gouvernement après avoir été chassées par ces derniers et qui opèrent illégalement et impunément sur notre territoire en commettant, au passage, les pires atrocités sur nos populations.


Je veux parler ici précisément des éléments de la LRA de Joseph Kony.

La question de l’armée n’a jamais été une préoccupation majeure pour les gouvernements successifs.

Avec la prolifération de mouvements de rébellion sur notre territoire, dans un contexte régional très troublé, l’on doit désormais prioriser l’enjeu afin de garantir la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières héritées de la colonisation.


Précaution sans laquelle, l’on prendrait le risque de mettre en cause l’existence même de notre souveraineté en tant qu’Etat.

 

Aussi, nous pensons que la vision de l’armée jusque-là entretenue par les pouvoirs publics doit être radicalement reconsidérée (I) pour pouvoir refonder de fond en comble notre outil de défense et de sécurité, gage de notre souveraineté nationale (II). Avant d’envisager l’étude de l’application intégrale du DDR et des différents accords politiques comme une des voies possibles de sortie des crises politico-militaires à répétition (III).

 

 

Une vision de l’armée à reconsidérer par les pouvoirs publics

 

Les enjeux en la matière sont d’une importance telle que nos pouvoirs publics doivent impérativement revisiter leur logiciel en matière de politique de défense et de sécurité pour que nos populations vivent dans un environnement pacifié.

L’armée ne doit plus être considérée comme une menace permanente pour les régimes en place (A) et ne plus représenter un facteur d’insécurité pour les populations (B).

 

L’armée considérée comme une menace permanente pour les régimes en place

 

Jusqu’ à l’avènement des processus de démocratisation enclenchés en 1990, les alternances au pouvoir en Afrique se faisaient malheureusement au bout du fusil ; avec leurs cortèges de dégâts collatéraux qu’on peut imaginer.


 La RCA, comme nombre de pays du continent, n’a pas échappé à cette loi d’airain.

Ainsi, le nouveau pouvoir qui se met en place après avoir perpétré son pronunciamiento se méfie comme de la peste de l’armée dont, pourtant, est issu le nouveau chef de l’Etat, chef suprême des armées et certains membres du nouveau gouvernement.


Dans la foulée de ce changement brutal, le nouveau pouvoir se refuse à considérer comme une priorité la question de l’armée nationale, préférant privilégier la soldatesque fidèle constituée essentiellement de membres de l’ethnie du nouveau maître pompeusement appelé nouvel homme fort.

En conséquence, l’armée est vue, par le pouvoir, comme une menace permanente susceptible de le renverser à tout moment ou à la moindre occasion.

C’est, en effet, dans cette ambiance de paranoïa forcenée et savamment orchestrée que vivent nos pouvoirs en Afrique en général et en Centrafrique en particulier.


En Centrafrique, aucun régime militaire ou même civil  n’a échappé à cette hantise. L’armée nationale va être complètement délaissée au profit des éléments affectés à la sécurité et à la protection rapprochée du chef de l’Etat.

 

La Garde présidentielle parfois pompeusement appelée Garde républicaine se taille la part du lion, s’octroyant quasiment tous les privilèges et attributs de l’armée au détriment de l’armée nationale obligée de se contenter de la portion congrue.


Une situation paradoxale de nature à créer une tension latente entre les deux forces qui vont se regarder en chien de faïence. Les exemples d’affrontement entre Garde présidentielle et éléments des forces armées nationales sont légion sur le continent ; notamment lorsque la première est appelée au secours pour rétablir l’ordre public après le soulèvement des seconds.


La Garde présidentielle est généralement mieux payée et mieux équipée que les forces armées nationales qui sont plutôt mal payées, sous-équipées, peu considérées par leurs chefs et partant démotivées en temps de guerre civile ou de guerre tout court c’est-à-dire mettant aux prises deux Etats souverains.

C’est l’une des raisons pour lesquelles, lors des derniers évènements politico-militaires que le pays a connus, l’armée a quasiment refusé de combattre, laissant ainsi les forces rebelles avancées jusqu’aux portes de Bangui.


Ainsi, tant que les conditions de vie de nos forces armées nationales ne se seraient pas nettement améliorées, celles-ci ne se montreront guère aptes à défendre le pays et mener bataille conformément à leur mission traditionnelle de sauvegarde et de protection de l’intégrité du territoire nationale.

Et l’on assistera malheureusement au scénario que l’on a connu au mois de décembre où les forces de Séléka ont pu conquérir les 3/4 du territoire national en l’intervalle de 3 semaines, mettant en déroute les FACA et même la garde présidentielle censée être plus aguerrie.


L’armée nationale doit cesser d’être perçue comme une menace permanente, un facteur d’instabilité, l’ennemi intérieur par le pouvoir en place pour devenir une armée au service du peuple ; une armée au service des institutions et de l’intérêt général.

L’élément de confiance doit régner entre l’armée et son chef, tout comme la confiance doit exister entre l’armée et la population. D’autant plus que, sociologiquement, l’armée n’est rien d’autre que l’émanation du peuple.

 

 

L’armée, un facteur d’insécurité pour les populations

 

Avec la multiplication des crises politico-militaires qui ont eu raison du pays, la RCA a connu une désorganisation de sa structure militaire. Dans la précipitation, on a été amené à intégrer des supplétifs de l’armée dans ses rangs pour faire face à la menace du moment.

Du coup, cela a engendré des éléments souvent non formés, incontrôlés et incorporés dans les rangs des différents corps de l’armée pour servir les besoins de la cause.


L’institution militaire, au lieu de jouer son rôle protecteur des populations, s’est transformée en une force contre le peuple ; parfois en bourreau du peuple, n’hésitant pas à le brutaliser à la moindre incartade.

Ainsi, l’armée devient un facteur d’insécurité pour les populations. On a vu des soldats ivres, le fusil en bandoulière, déambuler dans les bars et buvettes de Bangui et n’ayant pas hésité à dégainer sur de paisibles citoyens, venus profiter de réjouissances, pour des histoires de cœur ou des rivalités de quartier.


L’on a vu des soldats manier la gâchette facile, se détournant ainsi de leur mission de sauvegarde et de protection des populations.


Nos forces de défense et de sécurité doivent recevoir la formation qui sied. C’est-à-dire passer par les écoles nationales ou régionales de formation afin d’être suffisamment imprégnés des valeurs et de l’éthique du métier des armes.

L’armée est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux mains d’amateurs ou de délinquants de tous poils.

C’est aussi l’occasion d’indiquer qu’il est urgent de réactiver nos écoles militaires qui ont fait, un temps, la fierté de notre pays et formé la pépinière de notre armée.


Je pense ici à l’école militaire des enfants de troupe (EMET), et à l’école supérieure de formation des officiers d’active (ESFOA).


Sans oublier de faire référence aux enseignements susceptibles d’être reçus dans les écoles nationales à vocation régionale notamment africaine (Cameroun, Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, etc.…) et les écoles européennes et américaines de formation d’élites (France, Allemagne, Angleterre, Etats-Unis, etc..) ou chinoises grâce à la mise en œuvre de nos accords de coopération militaires avec ces différents pays.


C’est la condition pour espérer changer le visage de notre système de défense et de sécurité afin de ne plus être considéré comme le ventre mou de l’Afrique centrale.


C’est la condition pour que nos forces de défense et de sécurité puissent représenter une réelle force de dissuasion pour les velléités hégémoniques et territoriales des pays voisins sur fond de convoitise de nos matières premières fabuleuses et des ressources de notre sous-sol.

Ainsi, notre outil de défense et de sécurité pourrait renaître de ses cendres.

 

 

Un système de défense et sécurité à refonder de fond en comble

 

Compte tenu de l’état de délabrement très avancé de notre armée, nous pensons que celle-ci doit subir un véritable lifting pour se rajeunir.


Cela passe par la mise sur pied d’une armée véritablement républicaine et professionnelle (A) et la révision de la cartographie militaire du pays grâce à la constitution de régions militaires pour prendre en charge les zones frontalières affectées par les conflits (B).

 

La mise en place d’une armée véritablement républicaine et professionnelle

 

On a coutume dire « si vis pacem para bellum ». C’est-à-dire « si tu veux la paix, prépares la guerre ».

La stabilité d’un pays dépend de la mise en place d’une armée républicaine et professionnelle. Condition sans laquelle, l’on ne saurait parler d’une armée digne de ce nom.


Pour illustrer mon propos, je citerais le cas d’un pays comme le Sénégal qui n’a jamais connu de coup d’Etat militaire depuis son accession à la souveraineté nationale. Cette stabilité politique est due à la nature républicaine et professionnelle de son armée qui s’est interdite de faire irruption sur la scène politique et ce, en dépit de l’appel de certains hommes politiques  exhortant l’armée à entrer dans le jeu politique en perpétrant un coup de force en cas d’organisation d’élections présidentielles non transparentes.


Si la RCA veut se doter d’un régime politique démocratique et stable, elle doit s’atteler à fonder une armée capable de défendre l’intégrité de son territoire. Ceci, en termes d’assimilation des valeurs, de la déontologie du métier et de la fourniture des moyens opérationnels d’intervention.

Ce pari et ce challenge passent par la mise en place d’une Commission du livre blanc sur la défense et la sécurité.


Cette commission parlementaire pluripartite s’attachera à définir la politique de défense et de sécurité du pays pour les années à venir. L’objectif étant de fixer la stratégie nationale et les capacités opérationnelles nécessaires dans les 15 à 20 années à venir en matière de défense et sécurité pour répondre efficacement aux multiples défis auxquels nous sommes confrontés dans un monde en général, et un contexte national en particulier, aussi instable que trouble.


Ensuite, une loi dite de programmation militaire formalisera les différentes propositions contenues dans ce livre blanc. Telle est la condition sine qua non pour garantir l’élaboration d’une politique consensuelle de défense et de sécurité et espérer juguler les crises politico-militaires à répétition qui ont réussi à faire la réputation négative de notre pays.


L’armée doit renfermer en son sein toutes les composantes ethniques du pays et non plus privilégier une ethnie notamment celle du chef de l’Etat au détriment des autres qui seraient les laissés-pour-compte.

Un équilibre ethnico-régional sera utilement pris en compte dans la formation de notre armée pour éviter les motifs de frustration et d’exclusion, facteurs principaux de troubles et d’instabilité et prétextes fallacieux à l’usage illégale et illégitime de la force.


L’effectif de l’armée actuellement située autour de 5000 Hommes doit être considérablement revu à la hausse pour porter l’effort à 15000 Hommes et à terme à au moins 20 000 Hommes afin de répondre, en cas de besoin, aux défis sécuritaires.

Il est inadmissible qu’au moindre coup de butoir d’une rébellion, l’armée ne soit pas capable de tenir ses positions et lignes de défense. 


L’armée sera subdivisée en 2 grands groupes constitués d’ unités combattantes et des unités de soutien assez étoffées pour pouvoir faire face aux agressions tant extérieures qu’intérieures.

L’armée doit pouvoir pleinement jouer son rôle régalien de sauvegarde et de protection de nos frontières. L’armée doit, en permanence, inspirer crainte et respect, être capable d’être projetée, à tout moment, en cas de besoin, sur des théâtres d’opérations extérieurs.

Notre armée doit redorer son blason terni ces dernières années du fait des défaites successives enregistrées lors des conflits internes.


Dans cette perspective, des centres d’entraînement et de préparation physique des soldats doivent être installés à Bangui et à l’intérieur du pays.

C’est pourquoi, une réorganisation de notre système de défense et de sécurité sera envisagée dans la perspective de mailler l’ensemble  du territoire national.

 

La création de régions militaires

 

Les nombreux défis qu’imposent les conflits internes et même externes sont d’une ampleur telle que la cartographie militaire du pays doit être redéfinie pour créer des régions militaires en dehors de Bangui, la capitale.


Ainsi, une zone militaire sera créée au nord-ouest, au nord, au nord-est et au sud-est. Cette politique de restructuration permettra de prendre plus aisément en charge nos territoires durement secoués par des mouvements de rébellion ou susceptibles de servir de base-arrière aux forces rebelles de pays limitrophes ou de la sous-région.


Cela permettra d’éviter à notre pays de servir de base-arrière à des opérations de déstabilisation des pays voisins.

Les éléments de l’armée de résistance du Seigneur (LRA) du chef rebelle ougandais Joseph Kony n’auraient pu trouver refuge et sévir chez nous, pillant, violant nos filles et enrôlant de force nos enfants pour en faire des enfants-soldats si l’Etat avait su se prémunir en installant une zone militaire dans la partie sud-est du pays.


Cette remarque vaut également à l’endroit du chef rebelle tchadien Baba Ladé qui a longtemps installé sa base-arrière dans le nord-est du pays avant d’en être délogé par l’opération conjointe des forces armées centrafricaines et tchadiennes.

Si une armée digne de ce nom avait tout autant existé dans toute la partie nord et nord-ouest du pays, on n’aurait, sans doute, pas assisté à cette prolifération de mouvements rebelles qui y opèrent allègrement grâce à l’implantation de leurs bases de repli dans ces zones.


La constitution de régions militaires sur l’ensemble du territoire devient donc un impératif catégorique pour pacifier durablement le pays.

C’est pourquoi, la feuille de route concernant le programme DDR et les différents accords militaires avec les groupes rebelles doit être rapidement mise en application.

 

 

L’application intégrale du dispositif DDR et des différents accords politiques, une des voies possibles de sortie des crises politico-militaires à répétition

 

Les crises politico-militaires qui secouent depuis au moins 7 ans notre pays trouvent leur origine et leur résonance dans la non-application du dispositif DDR (A) et des différents accords politiques signés mais non suivis d’effet à ce jour (B).

 

Le dispositif DDR

 

Si la crise politico-militaire a pu perdurer à ce jour, c’est principalement parce-que le dispositif DDR n’a pas bien fonctionné c’est-à-dire n’a pas été appliqué dans toute son intégralité.

DDR évoque le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants ; notamment les éléments ayant combattu dans les rangs des différents groupes rebelles. Il s’agit principalement de l’UFDR, de la CPJP, de l’APRD, des FDPC, de la CPSK.


Selon des indiscrétions, le financement prévu - une enveloppe de 8 milliards de F CFA obtenue dans le cadre d’une aide financière exceptionnelle octroyée par des pays membres de la CEMAC -  aurait fait l’objet de mauvaise gestion.

Nous souhaitons que ce programme convenu et signé en 2008 soit mis au goût du jour avec la signature des accords de paix de Libreville et la formation du nouveau gouvernement d’union nationale.


Au moment où nous mettons sous presse, nous nous réjouissons d’apprendre que le gouvernement vient de choisir trois sites à l’intérieur du pays pour assurer le regroupement et le cantonnement des ex-combattants notamment les éléments de Séléka et ceux des entités politico-militaires non combattantes.

Pourvu que le processus puisse être accéléré afin de rendre plus agréable la vie de nos concitoyens habitant les régions sous contrôle des éléments de Séléka. D’autant plus que ceux-ci sont, dit-on, victimes d’exactions de la part de certains éléments incontrôlés du mouvement rebelle.


Le volet réinsertion de ce programme devrait rapidement être mis en œuvre grâce encore au concours financier de nos partenaires traditionnels afin de permettre aux ex-combattants de réintégrer la vie civile fort de l’attribution du bénéfice de pécules.

 

La mise en œuvre des différents accords politiques

 

Depuis au moins 8 ans, la RCA a organisé, sous l’égide de la communauté internationale, plusieurs assises ou dialogues politiques qui ont tous donné lieu à l’élaboration de recommandations qui n’ont malheureusement jamais été suivis d’effet malgré la mise en place, dans la foulée, d’organes de suivi destinés à rendre applicables  ces décisions ou solutions de sortie de crise.


Ces espaces de dialogue et de concertation ont généralement eu le mérite de traiter de tous les secteurs de la vie nationale et même internationale et notamment des questions de défense et de sécurité.

Il est dorénavant temps de savoir respecter nos engagements et notre parole donnée.


Le contrat étant la loi des parties, nous appelons de nos vœux gouvernement, partis politiques de l’opposition démocratique, mouvements rebelles combattants, groupes politico-militaires non combattants et société civile à rapidement passer à la phase de mise en œuvre de ces accords; du moins pour ce qui est de leur volet militaire.


C’est du respect scrupuleux de nos différents engagements que naîtrera la possibilité de sortir définitivement de nos cycles de crises politico-militaires chroniques avec leurs lots de violence et qui ont achevé de saper notre tissu économique et social.

 

 

                                                                                       Wilfried Willy ROOSALEM

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 04:24

 

 

 

rebelles de Séléka en RCA

 

 

BANGUI Mardi 19 février 2013 18:40 UTC (Xinhua) - Les rebelles de la coalition Séléka qui ont occupé depuis deux semaines la ville de Mobaye, dans le sud de la République centrafricaine, ont été évacués dimanche dernier par les forces multinationales en Afrique centrale (FOMAC). Aucun incident n'a été signalé, selon les témoins joints ce mardi matin.


L'évacuation s'est produite après des jours de négociations entre les chefs de mission de la Fomac et les chefs des opérations de la Séléka dans la ville, d'après Pascal Dadou, un agent de l'Etat qui se trouve dans la localité. « Les rebelles ont quitté la ville sans aucune résistance. Ils ont été encadré par les éléments de la Fomac, sans brutalité », a-t-il dit.


Les éléments de la Séléka ont quitté la ville à bord de cinq véhicules de la Fomac, précise Marcel Kolissoura, un habitant de la ville. Après le départ des hommes de la Séléka, certaines personnes qui avaient fui vers la République démocratique du Congo et dans les villages environnants ont commencé à regagner la ville de Mobaye, selon les témoins.


 Le nouveau ministre de la Défense et chef de la coalition Séléka, Michel Djotodja, a affirmé que les villes de Kaga-Bandoro (centre), de Bria (Nord-est) et de Ndélé (Nord-est) ,sont prévus pour le regroupement des rebelles avant le processus de leur désarmement, démobilisation et réinsertion. 

 

Toutefois, les attaques de petite envergure menées par des éléments de la Séléka sont rapportées. A Kouango, une localité située à l'ouest de Mobaye, des sources religieuses affirment qu'une dizaine des éléments de la Séléka ont fait irruption en fin de la semaine passée, au domicile d'un conseiller du chef de l'Etat, dans la ville de Bombala, située à 40 kilomètres de la ville, sur la route de Grimari.


Lundi à Kaga-Bandoro, les rebelles ont pillé la maison d'un commerçant, qu'ils avaient assassiné, il y a de cela quelques jours dans la ville de Kabo (Nord), a confié un habitant. Leurs leaders qui se trouvent à Bangui, disent que ces actes de violence sont perpétrés par des éléments incontrôlés. Ils promettent de les cantonner dans un bref délai dans les villes précitées.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:35

 

 

 

 

MOBAYE : LA FOMAC ÉVACUE LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA DE LA VILLE

 

 

seleka au gvt

 


Mobaye, 19 févr. 13 (RJDH) – La Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) a procédé dimanche, à l’évacuation des éléments  de la coalition Séléka, de la ville de Mobaye (Sud). Une localité occupée depuis deux semaines par cette rébellion. Aucun incident n’a été signalé, d’après les témoins joints ce matin par le RJDH dans la ville.

 

Cette opération s’est produite après « des  négociations qui ont eu lieu entre les chefs de mission de la Fomac et les chefs des opérations de la Séléka dans la ville. Les rebelles ont quitté la ville, encadrés par les éléments de la Fomac, sans brutalité », a dit la source, qui requiert l’anonymat.

 

Selon une autre  source  les biens des personnes et de l’administration volés, n’ont  pas été restitués. « Tout ce que les rebelles avaient pillé est  systématiquement envoyé hors du pays, lorsqu’ils étaient encore dans la ville. Ils s’en prenaient aux personnes, pour trouver de quoi manger. Mais tous nos biens volés avaient été  envoyés dans leurs pays », a-t-elle révélé.

 

La même source a souligné qu’après le départ des hommes de la Séléka, on note  le retour de certaines personnes qui avaient fui la ville à cause des hostilités. « Une partie de la population est  déjà de retour, mais certaines personnes hésitent encore de rentrer. Celles-ci affirment attendre le retour  définitif au calme avant de revenir. Seulement, pour nous faire soigner, nous sommes obligés de traverser vers la République démocratique du Congo, car les rebelles ont saccagé toutes les installations sanitaires de la ville », a-t-elle déploré.

 

Pendant ce temps à Kouango, localité située à l’ouest de Mobaye, des sources religieuses ont fait mention au RJDH que certains éléments de la Séléka ont fait irruption en fin de la semaine passée, au domicile de l’ancien Premier ministre et conseiller du Chef de l’Etat Henri Maïdou, dans la ville de Bombala, située à 40 kilomètres de la ville, sur la route de Grimari.

 

Les rebelles ont saccagé le magasin de l’ancien Premier ministre et se sont emparés du stock de grains de café destinés à la vente. On signale également le pillage de la maison de ce dernier. Plusieurs biens ont été emportés.

 

Par ailleurs, le lundi 17 février, à Kaga-Bandoro (centre), les rebelles ont pillé  la maison d’un commerçant, qu’ils avaient assassiné, il y a quelques jours dans la ville de Kabo, a confié un habitant. On ne connait toujours pas les raisons de ces agissements des rebelles.

 

Pour l’instant, trois sites sont prévus pour le regroupement des rebelles, avant le processus de leur désarmement, démobilisation et réinsertion. Les villes de Kaga-Bandoro, de Bria et de Ndélé sont concernées. Le nouveau ministre de la défense et chef de la Séléka, Michel Djotodja dit s’atteler afin de lancer l’opération.

 

 

 

 

BANGUI : LES SIGNATAIRES DES ACCORDS DE LIBREVILLE ANALYSENT LES RISQUES DE CONFLIT EN RCA

 

Fulgence-Zeneth.jpg

 

Bangui, 19 févr. 13 (RJDH) Les signataires des accords de Libreville ont dans une réunion tenue le lundi 18 février à Bangui, fait l’analyse de certains nombres de points qui sont susceptibles d’un éventuel conflit dans le pays. 

 

Cette rencontre a regroupé la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, la société civile et les groupes politico-militaires. La coalition Séléka était absente.

 

Selon le coordonnateur du groupe de travail de la société civile, Fulgence Zéneth, il y a huit points qui peuvent être une source d’un éventuel conflit en Centrafrique. Il cite la libération des prisonniers de cette crise en l’absence du comité internationale de la Croix-Rouge, le retrait  des troupes étrangères présentes dans le pays, le cantonnement des éléments de la Séléka, la question d’entrer en vigueur du cessez-le-feu et l’ouverture des couloirs humanitaires.

 

Pour Fulgence Zéneth, ces points pourront faire l’objet d’un possible conflit. « Nous avons une lourde responsabilité pour que ces points soient respectés et que la paix revienne définitivement en République centrafricaine. Donc il est nécessaire que les signataires de ces accords essaient de mettre en application leurs engagements pour l’intérêt du peuple centrafricain », a mentionné Fulgence Zéneth.

 

Par ailleurs les participants à cette rencontre ont déploré l’absence des représentants de la Séléka et les exactions que leurs hommes continuent de commettre sur la population dans les zones sous leurs occupations.

 

 

 

MBOKI : 3 BANDITS TUÉS PAR LES FACA

 

 

RCA sud Est

 

 

Mboki, 19 févr. 13 (RJDH) Trois hommes  appartenant à une bande armée non identifiée ont été tuées, le  dimanche 17 février, lors d’un affrontement entre les éléments des Forces armées centrafricaines et ces bandits, à Mboki (sud-est).


D’après les témoignages recueillis par le correspondant du RJDH sur place, l’insécurité a ressurgi dans cette localité  à cause de ces hommes armés qui seraient des peulhs, dont leur présence a été signalée à 10 kilomètres de la localité. Ces derniers commettent souvent  des exactions  sur la population.


« Dans la nuit  du mercredi 13 février, ces hommes  armés ont fait irruption dans la ville et commençaient à faire des tirs en l’air. En se retirant de la localité, ils ont  dépouillé  un groupe de pêcheurs qui revenaient de la pêche de tous leurs produits », a témoigné un habitant de Mboki.


Informés par ce groupe de chasseurs, les  FACA se sont lancés à leur poursuite. Ils  ont tués deux bandits sur le coup, un autre s’est fait tuer par les habitants  à environ sept kilomètres de la ville de Mboki quand il cherchait à s’en fuir.

 

 

 

BANGUI : DES COMMERÇANTS S’INDIGNENT DU NON-RESPECT DES CALENDRIERS DU NETTOYAGE DES LOCAUX

 

marché-centrafricain

 

Bangui, 19 févr. 13 (RJDH) Les commerçants des marchés de Lakouanga  et de Boy-Rabe, respectivement dans le 2ème  et le 4ème arrondissement de Bangui s’indignent du non-respect du calendrier de nettoyage, établi par la mairie de Bangui. Ces derniers  disent avoir  perdu une journée à attendre le service d’assainissement de la mairie qui devrait passer pour les nettoyages du marché comme prévoit le calendrier établi par le maire.

 

« Nous sommes obligés d’autoriser les vendeurs à reprendre les activités ce matin, parce que dans la journée de lundi, nous avons attendu en vain le service de nettoyage de la mairie, comme  convenu pendant la réunion du samedi dernier », a fait savoir  responsable du marché de Lakouanga,  Sodi Sévérin, interrogé ce matin par le  RJDH.

 

Une des vendeuses de ce marché se dit déçue du comportement des agents de la mairie. « Nous ne savons pas pour quel but, le service désigné par la mairie qui devraient venir procéder au nettoyage des lieux ne sont pas venus. Ils nous ont fait perdre une journée gratuitement. Oubliant que c’est les recettes journalières qui nous permettent de prendre soin des membres de nos familles », a-t-elle expliqué.

 

Cette réaction est partagée par les vendeurs du marché Boy-Rabe, dont le nettoyage est prévu pour ce mardi. « Si la mairie a des difficultés, les agents auraient dû nous informer, cela nous permettra de prendre nos dispositions. Voilà que nous avons perdu une journée sans rien vendre », s’est plainte Marie-Yvette Kofio, une vendeuse au marché Boy-Rabbe.

 

Le samedi 15 février le maire de la ville de Bangui  Nazaire Guénéfeï  Yalanga avait établi un calendrier de nettoyage des différents marchés de la ville de Bangui à l’issue d’une réunion  avec leurs responsables.  Il était prévu que le marché de Lakouanga soit nettoyé le lundi et celui de Boy-Rabe le mardi.

Pour des raisons de disponibilité, le RJDH n’a pas pu joindre le maire de la ville de Bangui pour recueillir sa version des faits.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:22

 

 

 

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BANGUI, République Centrafricaine, 19 février 2013/African Press Organization (APO)/  Les Nations Unies ont déployé, du 18 au 25 février en Centrafrique, une Mission d’évaluation stratégique comprenant les Représentants du Départements des Affaires Politiques (DPA), du Département des Opérations de Maintien de la Paix (DOMP), du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (OHCHR), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du Bureau d’Appui à la Consolidation de la Paix (PBSO) et du Département d’Appui aux Missions (DFS).

 

SOURCE : UN Integrated Peacebuilding Office in Central African Republic (BINUCA)

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