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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 03:51

 

 

BANGUI : UNE SEMAINE MOUVEMENTÉE PAR DES ÉVÈNEMENTS LIÉS À L’INSÉCURITÉ

 

cantonemt Séléka-copie-1

 


Bangui, 16 mars 2013 (RJDH) – La semaine qui s’achève ce samedi 16 mars, a été tourmentée par des actualités d’insécurité  en République centrafricaine. La partie sud-est du pays a été le plus touchée. De la prise des villes de Gambo et de Bangassou par la rébellion de la Séléka, en passant par la panique dans les villes de Zémio et de Mboki à cause de rumeurs d’attaque,  à la fuite vers le Tchad, de  l’ex ministre de la Défense Jean Jacques Démafouth. Le RJDH se propose de vous donner un résumé.

 

Le lundi 11 mars, la ville de Bangassou (Sud-est) a été tombée entre les mains des rebelles de la coalition Séléka, après un rude combat qui les a opposés aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA). La présence de ces éléments a été signalée depuis quelques temps dans la localité de Dimbi, proche de cette ville. Ces hommes avaient poursuivi leur marche, avant d’être stoppés à l’entrée de la ville de Rafaï, à cause d’un problème logistique. Les FACA en fuite, avaient enlevé le bac qu’on utilisait pour traverser la rive de Chinko, menant dans  cette ville.

 

Les humanitaires présents dans cette zone, ont évacué la quasi-totalité de leur personnel, laissant ainsi plusieurs milliers de populations, déjà en proie aux exactions des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony.  En réaction, le gouvernement et les chefs de la Séléka qui ont intégré le gouvernement d’Union nationale ont vigoureusement condamné cette attaque par le biais d’un communiqué lu à la radio nationale.

 

Le lendemain,  12 mars, le leader du mouvement de la Convention des patriotes pour la justice et la paix  (CPJP), Abdoulaye Issène, se dit prêt à combattre au côté des Forces armée centrafricaines contre ces rebelles dissidents de la Séléka qui continuent d’occuper les villes du pays. Dans un entretien accordé au RJDH, Abdoulaye Issène avait  qualifié ces éléments dissidents « de bandits de grand chemin, de semeurs de trouble et d’auteurs de l’insécurité ». Celui-ci avait enfoncé le clou en disant que « la convention patriotique pour la justice et la paix est prête pour combattre pour la paix. Elle a signé un accord de paix pour que la sécurité s’installe dans le pays ».

 

Cette réaction sera suivie de celle du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) qui demande une répression contre les éléments dits « incontrôlés » de la coalition rebelles de la Séléka, qui ont repris les hostilités en conquérant des nouvelles villes de l’intérieur de la Centrafrique. Lors d’une conférence de presse qu’il avait animée le 14 mars à Bangui, le président du PNCN et membre de la majorité présidentielle, Cyriaque Gonda, avait demandé aux autorités gouvernementales de prendre leur responsabilité pour assurer la protection des populations menacées par les rebelles, en utilisant tous les moyens, en n’excluant pas la force.

 

En ce qui concerne la capacité de l’armée nationale à résister face aux rebelles, Cyriaque Gonda mentionnait que « nous avons des accords militaires avec certains pays amis. Nous pouvons les demander de l’aide, soit avec des hommes, des équipements ou bien de renseignements, pour stopper ces gens qui n’ont d’autres ambitions que de mettre à plat le pays ».

 

Entre temps le 13 mars, l’avancée des rebelles de la coalition Séléka dans la  région sud-est de la Centrafrique, met la population des villes de Zémio et de Bakouma dans une situation d’ambigüité. Les habitants de Zémio, une ville déjà affaiblie par les exactions des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, disent ne plus vouloir aller dans la brousse à cause de cette rébellion ougandaise. Tandis qu’à Bakouma certaines personnes ont commencé à quitter la ville.

 

D’après le constat fait par un habitant de la ville de Zémio joint par le RJDH, une  partie des habitants de Rafaï qui avait fui les attaques du lundi 11 mars, se trouvaient encore dans la ville.  Il avait également signalé la présence des FACA qui avaient été délogées à Bangassou par les rebelles.

 

Face à cette situation, les habitants de cette localité se trouvent dans l’embarras du lieu de cachette. Car dans la brousse et les périphéries de la ville, la présence des éléments de la LRA est souvent signalée. Certaines personnes préfèrent se diriger vers la ville d’Obo, à l’extrême sud-est.

 

Pendant ce temps le 15 mars, l’ancien ministre de la Défense et leader du mouvement de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jacques Démafouth, a été déclaré persona non grata et sommé de quitter le territoire tchadien, où il « demande protection », depuis mercredi 13 mars.

 

A Bangui, les autorités politiques ont fait savoir qu’aucune procédure n’est enclenchée contre lui. L’ancien ministre de la Défense Jacques Démafouth a profité d’une mission du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion qu’il a effectué à Paoua (Nord) pour traverser la frontière et demandant l’asile politique aux autorités tchadiennes, prétextant qu’il est menacé et poursuivi par Bangui.

 

Pour en finir le 15 mars, saisissant l’occasion de faire le bilan de ses activités, le groupe de travail de la société civile se dit prêt à porter plainte contre les dissidents de la coalition Séléka, qui continuent de commettre des exactions à l’intérieur du pays.

 

 

 

BAMBARI : UN RELIGIEUX AGRESSÉ PAR LES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

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Bambari, 16 mars 2013 (RJDH) Un religieux de l’église catholique du village de Bangao, situé à 80 kilomètres de la ville de Bambari (centre) a été agressé la semaine dernière par les rebelles de la coalition Séléka. La victime  a été  admise d’urgence dans une formation sanitaire pour des  soins médicaux.

 

D’après les témoignages d’un habitant de cette localité qui a vécu les faits,  les rebelles ont exigé  du religieux de leur remettre la clé de son véhicule, pourtant en panne. Devant le refus du religieux, les rebelles l’ont frappé à la figure avec un ceinturon.

 

«Après l’avoir battu, les hommes de la Séléka ont emporté le véhicule jusqu’au village de Lioto, là où ils l’ont abandonné parce qu’il n’était pas en bon état », a ajouté la source.

 

Le témoin a par ailleurs fait savoir que « les rebelles ont affirmé que les véhicules que dispose le diocèse de la ville de Bambari, ont été fournis par le président François Bozizé, raison pour laquelle ils doivent les prendre ou les détruire ».

 

Par ailleurs, d’autres sources ont fait savoir que les rebelles de la Séléka ont pillé la pharmacie du diocèse de Bambari, la radio communautaire et ils ont également saccagé le bureau de la Caritas et emporté les véhicules et autres biens des particuliers dans cette localité.

 

 

 

BANGUI : LA CEMAC VOLE AU SECOURS DES MALADES DE L’HÔPITAL COMMUNAUTAIRE

 

logo cemac

 

Bangui, 16 mars 2013 (RJDH) – La communauté économique monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à l’occasion  de la célébration de la date anniversaire de la signature du traité instituant la CEMAC en 1994, ce 16 mars, a fait un don ce samedi à l’hôpital communautaire de Bangui, pour soutenir les malades. Le don est constitué de 10 sacs de sucre, 30 sacs de riz, 10 cartons de savon, 10 cartons de poudre de lessive, 10 bidons de 20 litres d’huile de cuisine, 10 bombonnes d’oxygène  à l’hôpital communautaire.

 

Le président de la commission de la CEMAC, Pierre Moussa a déclaré que ce geste est quelque chose de tout à fait naturelle, parce que le siège de la CEMAC est dans le voisinage direct de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Il a profité de l’occasion pour dire que le fait de transformer l’Union douanière économique de l’Afrique  Centrale  (UDEAC) en CEMAC, représente une montée en puissance, visant à faire rapprocher davantage les membres des six Etats, dans un vaste ensemble  commun.

 

Romain Guitizia, le directeur de l’hôpital communautaire de Bangui, ému du geste de la CEMAC, a affirmé que c’est « un don qui vient à point nommé appuyer les efforts en cours, vu les contextes dans lequel traverse le pays ».

Selon lui, ce don est un geste louable et très fraternel. Il pense que ce n’est qu’un début, pour que dorénavant en matière de santé, les choses puissent être harmonisées enfin de servir à toute la communauté de la sous-région.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 03:24

 

 

 

general-Noel-Leonard-Essongo.jpg

 

 

Le Général Noël Léonard Essongo répond à Nathalie Barge (Voix de l'Amérique)

 

- Nathalie Barge : Général, est-ce que vous êtes chargé essentiellement du suivi de l’accords de Libreville ou est-ce que vous devez travailler également sur l’accord ce cessez le feu ? 

 

- Général Essongo : Je suis chargé des 2, l’accord de cessez-le feu avait été réglé bien avant les accords de Libreville, mais les deux vont de pair.

 
C’est ainsi que arrivé sur le terrain, je vais pouvoir contacter tous les belligérants, faire un point avec eux, et essayer de les amener au strict respect des accords qu’ils ont signé à Libreville le 11 Janvier 2013.

 
J’ai pris le train en marche, nous demandons à aller sur le terrain le plus vite possible, c’est ainsi que dans les 48 heures en principe, nous devrons nous retrouver ou à Damara, ou à Sibut, en vue de voir ce qui se passe exactement sur le terrain, afin de pouvoir tirer les différentes conclusions qui s’imposeront à nous. Et à partir de ce moment-là, nous saurons qu’est-ce qu’il y a à faire.

 
Vous savez, dans tout ceci, il faut communiquer. J’ai comme l’impression qu’il n’y a pas la communication effective au sein des belligérants. C’est ainsi que, malgré l’accord de cessez le feu, vous apprenez qu’il a été rompu quelque part. Est-ce les mêmes groupes ? 
Voilà pourquoi, nous devons aller sur le terrain pour nous enquérir de la situation, et communiquer normalement.

 

- Nathalie Barge : Justement, est-ce que vous allez vous rendre à Bangassou, à Rafaï, à Zémio notamment ? A Rafaï, on ne connaît pas très bien la situation là-bas ?

 
- Général Essongo : Je me rendrais partout, pas le même jour, mais, je prend rendez-vous pour faire tous les points de la république centrafricaine. 

 

- Nathalie Barge : Quelles sont les priorités de cet accord de Libreville ? Est-ce qu’il s’agit du cantonnement ? De la libération des prisonniers notamment ?

 
- Général Essongo : En effet, nous allons voir avec le HCR quelles sont les disponibilités des uns et des autres. Le DDR avait déjà commencé, il a été interrompu, mais il va être repris incessamment. On a commencé à contrôler les gars, il ne reste plus que le cantonnement. J’y ai foi, j’y ai espoir. Le cantonnement va se faire très bientôt, et la suite des accords s’en suivra, car il ne faut pas oublier qu’il y a les élections au bout. 

 

- Nathalie Barge : Sur les forces Sud-africaines, c’est un problème entre les divers acteurs, la Séléka a cité plusieurs fois cette force, voulant qu’elle s’en aille est-ce que selon l’accord, les forces sud-africaines doivent quitter le pays ? Et pourquoi sont-elles là bas ? 


- Général Essongo : Pourquoi sont-elles ici ? je ne saurais vous le dire. Ca c’est des accords entre deux pays, et toujours est-il que à Libreville, on a demandé au gouvernement centrafricain, le retrait des forces qui n’appartiennent pas à la CEEAC, c’est vrai; mais le retrait d’une force comme telle nécessite un certain temps. 


Mais je crois qu’il y a un planning qui devrait se faire, et qui prendrait un certain temps. 

 

© Nathalie Barge pour VOA  March 16, 2013

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, le général ESSONGO qui a déjà reçu NOURRADINE Adam devrait aussi s'entretenir ce dimanche avec les cinq ministres de l'ex-rébellion Séléka du gouvernement TIANGAYE. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 03:10

 

 

 

Demafouth pendant la réunion du palais


 

RFI  dimanche 17 mars 2013

 

L'opposant centrafricain et ancien chef rebelle Jean-Jacques Demafouth a bel et bien été refoulé vers la République centrafricaine samedi 16 mars 2013, avant d’être escorté jusqu'à Paoua où il se trouve sous protection de la Fomac (Force multinationale de l'Afrique centrale). Il doit être acheminé à Bangui ce dimanche. Le gouvernement centrafricain dément toute velléité d'arrestation et affirme que Jean-Jacques Demafouth est libre de ses mouvements. Alors que s'est-il passé ?

 

Lundi, Jean-Jacques Demafouth devait s'envoler à Paoua pour une mission de désarmement et de réinsertion. Il était accompagné entre autres par des employés du PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement.

 

L'avion devait décoller à 8h30. Mais alors que les passagers avaient embarqué dans le bus qui devait les conduire à l'appareil, le commissaire de l'aéroport est intervenu. Il leur a demandé de descendre et de retourner dans le salon d'accueil, le temps de demander des instructions.

 

Il y aurait bien eu un coup de fil entre le ministre centrafricain de la Sécurité publique et l'opposant avant que l'avion ne décolle. Les deux s'accordent sur ce point. Mais c'est sur le contenu de cet appel que les versions divergent.

 

Idriss Déby n'aurait pas apprécié l'attitude de Demafouth

 

Jean-Jacques Demafouth affirme que le ministre l'a menacé de l'arrêter et l'a accusé d'être derrière toutes les rébellions centrafricaines. Josué Binoua déclare, quant à lui, avoir souhaité un bon voyage à l'opposant, lui disant simplement qu'ils devaient se voir à son retour. Il accuse Jean-Jacques Demafouth de mentir.

 

Le Tchad a donc fini par expulser ce dernier mais se refuse à tout commentaire. Officieusement, du côté de Ndjamena, on affirme que le président Déby n'aurait pas du tout apprécié l'attitude de Jean-Jacques Demafouth, perçue comme une mise en cause des accords de paix de Libreville.

 

Des accords parrainés par la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale), dont Idriss Déby, le président tchadien, assume la présidence tournante. C'est d'ailleurs lui qui aurait demandé à la force de la CEEAC de raccompagner l'opposant centrafricain à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:42

 

 

 

Demafouth JJ

 


LIBREVILLE AFP / 16 mars 2013 16h30 - L'opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, qui avait fui la Centrafrique pour le Tchad mercredi en moto, « a été expulsé samedi matin (bien samedi) vers son pays », a déclaré à l'AFP le ministre centrafricain de la sécurité publique Josué Binoua.


« Il est arrivé vers 10h ce matin à Paoua (nord de la Centrafrique) à la base de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en RCA) qui se charge de sa protection et de l'acheminer à Bangui », a affirmé le ministre, joint au téléphone depuis Libreville. M.Demafouth avait dit avoir fui la Centrafrique après avoir subi des menaces.


« Les gens ne comprennent pas ce que je risque. J'ai fui la Centrafrique parce que j'ai reçu des menaces du ministre » (...) Josué Binoua, avait déclaré M. Demafouth à l'AFP vendredi, expliquant avoir traversé la frontière à moto et demandé l'asile politique aux autorités tchadiennes à Goré, sur la frontière entre le Tchad et la Centrafrique.


Son expulsion a été confirmée samedi à l'AFP par l'antenne locale du HCR à Goré.

Agé de 53 ans, M. Demafouth, qui avait conduit le désarmement d'une des principales rébellions l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), est toujours vice-président du Comité de pilotage du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

Accusé de vouloir reformer une rébellion, l'ancien ministre avait été arrêté pendant près de trois mois début 2012 avant d'être relâché. Il avait toujours crié son innocence.


M. Binoua avait nié vendredi toute menace envers M. Demafouth. « Le menacer de quoi? Il n'y a aucune menace contre M. Demafouth, ni verbale ni légale. Il n'y a aucune procédure contre lui »  (...).


« C'est un mythomane, il est chez lui, sain et sauf en Centrafrique. Il essaye d'attirer l'attention sur lui parce qu'il est frustré de ne pas être au gouvernement »  (d'union nationale), a-t-il ajouté samedi.


A la mi-décembre, les rebelles de la coalition Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui mais leur avance avait été stoppée par une intervention régionale. Un accord de paix a été signé, le 11 janvier à Libreville, débouchant sur la formation d'un gouvernement d'union nationale auquel participe la rébellion.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 16:17

 

 

 

réfugiée centrafricaine en RDC

 

 

Source : http://www.bbc.co.uk/afrique  16 Mars, 2013 - 01:30 GMT

 

Selon un communiqué de presse du bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires (OCHA), plus de 1,5 million de personnes dans le pays sont affectées par l'assaut lancé par les forces de la Séléka le 10 décembre dernier dans les régions du Sud et du Sud-Est.

 

Selon OCHA, depuis le début de la crise en décembre, plus de 175 000 personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays, et 29 000 autres ont trouvé refuge au Tchad et en République Démocratique du Congo.

 

La récente prise de la ville de Bangassou dans l'Est du pays et la progression de la Séléka vers le Sud entravent la progression des acteurs humanitaires dans ces régions.

 

Plus de 300 000 personnes y souffrent, depuis 6 ans déjà, des attaques de l’armée de libération du seigneur (LRA), une autre rébellion armée qui sévit dans le centre de l’Afrique.

 

Amy Martin, la responsable OCHA en Centrafrique, plaide pour l’établissement, dans les meilleurs délais, de communication avec les forces en présence dans les zones de conflit afin de soulager les populations.

 

L'agence humanitaire de l'ONU dit craindre l’aggravation de la situation, en l’absence d'une réponse humanitaire soutenue.

 

Elle estime que, dans les prochains jours, plus de 85 000 personnes pourraient faire face à une pénurie alimentaire sévère et 13 500 enfants de moins de cinq ans vont souffrir de malnutrition sévère.

 

Dans son communiqué, l'organisation internationale humanitaire révèle également que des milliers d’enfants se trouvant dans les zones en conflit ne vont pas a l’école.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:52

 

 

urgent

 

 

Demafouth JJ 


Bangui, 16 mars 2013 (CAP) – D’après des informations d’une source digne de foi proche des autorités de Bangui, l’expulsion de Jean-Jacques Demafouth qui s’était enfui au Tchad mercredi dernier serait actuellement en cours. De concert avec les autorités de Bangui, celles du Tchad ont décidé de reconduire sous bonne garde l’ancien responsable de l’APRD de la ville de Goré (Tchad) jusqu’à son lieu de départ Paoua en Centrafrique, pour le confier aux forces de la MICOPAX qui se chargeront de le conduire jusqu’à Bangui dans la journée.

 

Toujours selon notre source, Demafouth ne faisait l’objet d’aucune menace d’arrestation de la part du pouvoir de Bangui tant et si bien que sa fuite au Tchad est interprétée par les autorités comme relevant de la « mythomanie pure » de l’intéressé qui aime bien les coups de publicité et qu’on parle de lui. Apparaissant comme un des plus grands perdants des Accords de Libreville ayant débouché sur la nomination d’un PM de l’opposition et la formation d’un gouvernement d’union nationale dont il ne fait pas partie, il fallait bien qu’il rappelle à la classe politique et à l’opinion qu’il existe.

 

On se souviendra que lors de la réunion qu’il avait tenue au palais de la Renaissance après son retour de Libreville, Bozizé avait donné publiquement lecture d’un courrier que Demafouth lui avait adressé pour lui demander de le nommer premier ministre. On connaît la suite de l’histoire. A Bangui, personne ne comprend plus rien à la démarche de l’ancien ministre de la défense d’Ange-Félix Patassé qui semble de plus en plus isolé sur la scène politique centrafricaine où il n’a plus d’espace vital pour se mouvoir.

 

L’APRD dont il fut le chef est dissout. Au lendemain des élections de janvier 2011, escomptant une nomination à la primature, il a suspendu les activités de son parti politique, la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) pour faire un clin d’œil à Bozizé tout en reconnaissant les résultats de sa réélection en assistant à la cérémonie de son investiture mais il a fait chou blanc.

 

Dans la foulée, il a donc refusé de contester auprès de la cour constitutionnelle les résultats de cette mascarade électorale dont lui-même a été victime dans sa ville de Sibut. Il n’a pas non plus voulu faire partie du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE) créé par les candidats malheureux à ces élections de 2011 dont Ange-Félix Patassé Martin Ziguélé, Emile Gros Raymond Nakombo et Nicolas Tiangaye.    

 

En décembre dernier, il a gagné Paris où venait de se créer le Front Républicain pour l’Alternance Politique dans le but de surfer sur les victoires militaires sur le terrain de SELEKA qui avançait à grande vitesse vers Bangui mais personne n’a voulu de lui. Il réussit à s’envoler pour Libreville où il put néanmoins de guerre lasse, se glisser dans la délégation de l’entité « opposition armée non combattante » avec Abakar Sabone et Joachim Kokaté qui en réalité ne voulaient pas non plus de lui. La suite de l'histoire est connue.

 

 

 

Jean-Jacques Demafouth a été renvoyé du Tchad vers la Centrafrique

 

 

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RFI  samedi 16 mars 2013

 

Les autorités tchadiennes ont extradé l'opposant centrafricain malgré les menaces qui pèsent sur sa vie et malgré l'opposition du Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), qui, jusqu'au bout, a tenté de s'opposer à cette expulsion. Un officier de protection de l'agence onusienne a accompagné Jean-Jacques Demafouth jusqu'à la frontière. Et c'est alors qu'il tentait des démarches auprès des autorités locales que l'expulsion a eu lieu.

 

Aux dernières nouvelles, Jean-Jacques Demafouth serait sous la protection de la Fomac, la force sous-régionale déployée fin 2012 en Centrafrique pour stopper l'offensive des rebelles de la Seleka. La Fomac, de même que la direction de la Communauté des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), se refuse pour l'instant à tout commentaire.

 

Aminata Gueye est la représentante du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) au Tchad. Elle proteste contre cette expulsion

 

« Les décisions ne devaient pas se prendre au niveau du terrain, mais au niveau de Ndjamena » 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 02:39

 

 

 

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école en pleine brousse d'enfants centrafricains déplacés 

 

 

15 Mars 2013 - L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré aujourd'hui que la reprise des combats en République centrafricaine (RCA) menace les civils dans le sud-est du pays et compromet l'accès aux réfugiés et aux personnes déplacées à l'intérieur.

 

L'agence est «de plus en plus préoccupée par la situation", a déclaré aux journalistes à Genève Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR ). 

 

Une alliance de groupes rebelles connus collectivement comme «Seleka 'avance est vers la ville de Zémio, où 3.300 personnes ont trouvé refuge. Mardi, le groupe a pris la principale ville de Bangassou, la passerelle vers le sud-est du pays et de ravitaillement important pour les travailleurs humanitaires.

 

Le risque pour la sécurité a contraint le HCR et d'autres agences humanitaires à relocaliser temporairement certains membres du personnel à Bangui, la capitale.

 

«Même si nous avons encore du personnel en place, les services pour les réfugiés sont néanmoins réduits», dit Mme Lejeune-Kaba.

Les affrontements entre les forces Seleka et l'armée centrafricaine depuis Décembre ont sérieusement limité l'accès humanitaire à quelque 5.300 réfugiés et plus de 175.000 personnes déplacées internes (PDI). En outre, une estimation de 29.000 civils ont fui vers la République démocratique du Congo voisine (RDC), alors que 5000 ont traversé vers le Tchad.

 

La plupart des personnes déplacées que le HCR et ses partenaires ont rencontrées les deux derniers mois ont déclaré qu'elles vivent dans la peur et l'insécurité.

 

Pendant ce temps, 99 pour cent des 168 000 enfants qui allaient à l'école avant la crise ne sont plus à l'école.

 

"Plus inquiétant encore, 1 enfant sur 5 de l'école a été enrôlé de force par des groupes armés», a dit Mme Lejeune-Kaba.

 

Margaret Vogt, le Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine, a prévenu plus tôt cette semaine que sans une forte réponse de la communauté internationale, il n'y a pas d'avenir pour le pays.

 

Les forces Seleka et les autorités centrafricaines ont signé un accord de cessez-le 11 Janvier avec les dispositions d'un accord de gouvernance partagée, mais les rebelles affirment que le gouvernement ne parvient pas à respecter ses engagements.

 

Source:. Http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=44390&Cr=Central%% 20African 20Republic & Cr1 = # UUMywDfk2Zt

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 02:08

 

 

 

Demafouth JJ

 

 


LIBREVILLE AFP / 16 mars 2013 00h13 - L'opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, qui avait fui la Centrafrique pour le Tchad mercredi en moto, se trouve actuellement à Goré, à la frontière entre les deux pays, et doit être expulsé samedi matin manu militari, a-t-il déclaré vendredi à l'AFP.



« Je suis enfermé dans une pièce à Goré et on doit m'expulser demain à 06h00 (05h00 GMT, ndlr). Manu militari », a affirmé à l'AFP l'ancien ministre de la Défense et candidat à l'élection présidentielle.



M. Demafouth a indiqué avoir alerté le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et l'ambassade de France (il dispose de la double nationalité).



Il ne faut pas qu'ils m'expulsent. Les gens ne comprennent pas ce que je risque. J'ai fui la Centrafrique parce que j'ai reçu des menaces du ministre de la sécurité publique (du gouvernement d'union nationale) Josué Binoua (ancien ministre de l'Administration -Intérieur- du régime de François Bozizé), a déclaré M. Demafouth.



Agé de 53 ans, l'ancien ministre, qui avait conduit le désarmement d'une des principales rébellions l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), est toujours vice-président du Comité de pilotage du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

 

« J'ai fui en moto à partir de Paoua » (nord Centrafrique) où il était en mission en tant que vice-président du DDR) « et j'ai traversé la frontière en me déclarant aux autorités tchadiennes. J'ai le cachet sur mon passeport. Mais j'ai ensuite été intercepté plus loin. J'ai demandé l'asile politique », a-t-il poursuivi.



On m'a fait attendre et puis au gouvernorat on m'a signifié mon expulsion. J'attends. Je suis dans de mauvais draps, a-t-il ajouté.



Accusé de vouloir reformer une rébellion, M. Demafouth avait été arrêté pendant près de trois mois début 2012 avant d'être relâché. Il avait toujours crié son innocence.



De source diplomatique, l'ambassade de France est au courant de la situation de M. Demafouth.



Joint au téléphone depuis Libreville, M. Binoua a nié toute menace envers M. Demafouth. « Le menacer de quoi? Il n'y a aucune menace contre M. Demafouth, ni verbale ni légale. Il n'y a aucune procédure contre lui. Il peut revenir à la maison. »



« C'est un mythomane. Il fait du théâtre pour se faire remarquer. Il a refusé de remplir les formalités à Paoua. Je l'ai eu au téléphone et je lui ai même souhaité +Bon voyage+ », a ajouté M. Binoua.



A la mi-décembre, les rebelles de la coalition Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui mais leur avance avait été stoppée par une intervention régionale. Un accord de paix a été signé, le 11 janvier à Libreville, au Gabon, débouchant sur la formation d'un gouvernement d'union nationale auquel participe la rébellion.

 

M. Demafouth qui ne fait pas partie du Séléka s'était rendu à Libreville lors des pourparlers de paix.



(©)

 

 

Tchad : L'opposant Jean-Jacques Demafouth s'exile au Tchad

 

PAR LAURENT CORREAU, RFI  14 MARS 2013

 

L'opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre et ancien chef rebelle, a franchi ce mercredi 12 mars dans la matinée la frontière tchado-centrafricaine.


Dans une interview accordée à RFI, il dit avoir fait le pas pour échapper aux menaces d'arrestation qui pèsent contre lui. Les autorités centrafricaines démentent ces affirmations et rappellent qu'il était dans le nord-ouest de la Centrafrique pour distribuer des primes aux ex-combattants de son mouvement, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).


Jean-Jacques Demafouth a affirmé à RFI que les premiers signaux lui ont été envoyés lundi 11 mars, alors qu'il était sur le point de partir par avion à Paoua, dans le nord-ouest du pays aux côtés d'experts et de techniciens de l'ONU.


« Au moment de notre embarquement, affirme l'opposant, j'ai été interpellé par téléphone par le ministre de la Sécurité, qui m'a fait comprendre qu'il y avait eu des déclarations publiques faisant de moi le soutien de mouvements rebelles, et notamment de la Seleka, surtout un de leurs leaders, Noureddine Adam, et qu'à ce titre ma place était en prison. »


Débarqué un moment - dit-il -, avec d'autres membres de la mission, l'ex-rebelle déclare avoir reçu un autre appel du ministre au moment de remonter dans l'avion. « Au moment de partir, il me rappelle pour me faire comprendre que je disposerais de fonds qui m'ont été donnés par le président du Tchad pour entretenir cette rébellion, et qu'à ce titre, à mon retour, il faut que je vienne répondre à une convocation chez lui. »


Traversée en moto

 

Selon Jean-Jacques Demafouth, une nouvelle alerte arrive le lendemain, alors qu'il est en mission dans le nord-ouest : « Mardi dans la soirée, j'ai reçu des renseignements de source fiable, selon lesquels le président de la République avait convoqué les éléments de sa sécurité. Il leur avait donné des instructions pour qu'ils m'attendent à l'aéroport et m'interpellent quand mon avion allait revenir de Paoua. »


« Face à cela, dit l'opposant, je ne pouvais pas rester parce que j'ai déjà subi la même chose l'année dernière. J'avais été interpellé pour rien. J'ai fait 3 mois et 15 jours de prison et j'ai été libéré sans aucune explication. » Jean-Jacques Demafouth dit avoir traversé la frontière ce mercredi 12 mars dans la matinée sur une simple moto.


Démenti

 

Les autorités centrafricaines, elles, démentent les raisons avancées par l'ancien ministre et ancien chef rebelle : « Le gouvernement se déclare tout à fait surpris par ces allégations sans fondement, parce que nous ne sommes pas au courant de l'existence d'une quelconque procédure judiciaire à l'encontre de M. Demafouth » a indiqué à RFI le porte-parole du gouvernement d'union nationale, Crépin Mboli Goumba.


« Renseignement pris, poursuit ce porte-parole, M. Demafouth s'était rendu à Paoua dans le cadre de son activité de vice-président du comité de suivi du programme Désarmement démobilisation réinsertion (DDR) pour distribuer des primes aux ex-combattants dans le cadre du processus de désarmement. L'avion qui a été dépêché par les Nations unies pour le ramener à Bangui est revenu vide. » Crépin Mboli Goumba qualifie la sortie de l'opposant de « quête effrénée des feux de la rampe ».

 

 

Centrafrique: L'offensive de la Séléka continue

 

Deutsche Welle (Bonn)

 

PAR RAMATA SORÉ, 14 MARS 2013

 

Alors que Jean-Jacques Demafouth, ancien Ministre centrafricain, est réfugié au Tchad depuis mardi, les soldats de la rébellion centrafricaine occupent certaines villes dans l'est de la République.


Cette offensive de la Séléka risque de rendre l'accord de sortie de crise signé en janvier dernier à Libreville, au Gabon, caduc. On se souvient que la Séléka, l'opposition, et le gouvernement de Bangui avaient signé cet accord pour le retour de la paix. Mais apparemment, cela n'a rien résolu. Selon Eric Massi, porte-parole de la Séléka, le président François Bozizé a été le premier à violer les directives de l'accord de paix.


De son côté, l'ancien ministre centrafricain, Jean-Jacques Demafouth a demandé protection depuis mercredi au Tchad. Selon Demafouth, on l'accuse de soutenir la rébellion de la Séléka. A ce propos, Eric Massi affirme que Demafouth n'a jamais, ni de près ni de loin, soutenu le mouvement.


Mais pourquoi Demafouth a-t-il choisi le Tchad comme pays de refuge ? Claude Dalembei, sociologue-politique à l'Université catholique d'Afrique centrale de Yaoundé au Cameroun pense que les raisons de ce choix sont claires. Ce pays, dit-il, veut avoir un rôle de leadership dans la sous-région et dans la résolution de la crise centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 02:03

 

 

 

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Centrafrique: L'ONU préoccupée par la reprise des combats

 

14 MARS 2013  DOCUMENT


La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Margaret Vogt, a annoncé jeudi que la ville de Bangassou, située à plus de 600 kilomètres au sud-est de la capitale Bangui, est désormais sous le contrôle d'éléments de la coalition de groupes rebelles connue sous le nom de Séléka, suite à d'âpres combats avec les forces armées centrafricaines (FACA).


« Il s'agit d'une prise stratégique, rendue possible par la faible capacité de résistance de l'armée centrafricaine qui a rapidement évacué la ville », a expliqué Mme Vogt dans une interview accordée à la Radio des Nations Unies, en précisant que les FACA s'étaient repliées sur la localité de Rafaï, située plus à l'est.


Les travailleurs humanitaires présents dans la zone ont évacué la localité et à l'heure actuelle, toute communication avec la ville a été suspendue.


Cette reprise des hostilités intervient alors qu'une partie de la rébellion a dénoncé l'Accord de Libreville et signalé son refus de cantonner les troupes.


Dans le même temps, les chefs de Séléka, signataires de cet accord, ont condamné la prise de Bangassou, mais semblent perdre le contrôle des éléments du mouvement opérant sur le terrain.


Conclu en 2007 entre le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, l'Accord de Libreville avait aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents.


Selon le Département des affaires politiques de l'ONU, l'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.

 

 

 

 

RDC Equateur - L'afflux de déplacés centrafricains occasionne la hausse de prix à Gbadolite

 

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réfugiée centrafricaine dans l'Equateur en RD Congo

 


Radio Okapi (Kinshasa) 12 MARS 2013

 

Le maire de Gbadolite, Egide Nyikingo, a fait une déclaration le lundi 11 mars, selon laquelle l'afflux de réfugiés centrafricains dans cette ville de la province de l'Equateur en RDC aurait entrainé la hausse des prix des denrées alimentaires.

Selon lui, les réfugiés et les habitants de sa ville se disputent désormais les vivres au marché. Ces réfugiés centrafricains fuient la rébellion de la Seleka dans leur pays.

Le prix de la mesure de haricot est passé de 450 à 700 francs congolais (0,5 à 0,8 dollars américains environ). Celui d'arachide et celui de riz ont augmenté de 150 francs (0,1 dollar).

Le maire de Gbadolite demande aux autorités provinciales de fournir aux agriculteurs des intrants agricoles et des semences pour augmenter la production agricole.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:58

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

 

Centrafrique : La Séléka défie la CEEAC

 

PAR BOULKINDI COULDIATI, Le Pays  14 MARS 2013

 

Les choses vont trop vite en République centrafricaine. En effet, comme des fruits murs, des villes tombent, les unes après les autres entre les mains de la Séléka.

 

En moins d'une semaine, cette redoutable rébellion a mis trois villes sous son contrôle, créant ainsi un Etat dans l'Etat centrafricain. C'est dire donc que les lendemains s'annoncent encore sombres pour ce pays qui n'a jamais soufflé pendant longtemps le vent de la stabilité. L'histoire donne malheureusement raison à tous ceux qui ne croyaient pas aux accords de Libreville, signés des mains des protagonistes dont l'insincérité se révèle aujourd'hui. Le retour à la case départ, longtemps redouté, est aujourd'hui une réalité. Il n'y a point encore de doute à se faire, il n'y avait que l'aile modérée de la rébellion qui avait signé ces accords de Libreville qui volent aujourd'hui en éclat.

 

Que veulent-t-ils encore ces rebelles récalcitrants qui font crépiter les armes au moment où la Centrafrique a son gouvernement d'union nationale qui, visiblement, fonctionne sans conac majeur. Cherchent-ils seulement la peau de Bozizé comme certains le pensent ? Toujours est-il qu'on se perd en conjectures quand on essaie de s'interroger sur les raisons de leur combat actuel, si ce n'est le départ du n°1 centrafricain. Denis Sassou Nguesso, mandaté par ses homologues de la CEEAC pour jouer le médiateur, a de quoi s'inquiéter. A la vérité, le camp qui se sentirait lésé après les accords de Libreville devait revenir à lui pour se faire rétablir dans ses droits. Cela éviterait de réveiller les vieux démons. Mais de ce sacro-saint principe des médiations, la Séléka n'en a cure. La relance subite de la guerre prouve que l'objectif inavoué de cette rébellion est loin d'être atteint.

 

Que faire maintenant dans la mesure où cette rébellion se moque même du médiateur Sassou Nguesso et défie la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) qui l'avait pourtant mise en garde contre toute velléité de reprise des armes ? Les pays membres de la CEEAC n'ont pas intérêt à laisser les rebelles avancer un peu plus. Il ne faut surtout pas attendre qu'ils prennent Bangui pour commencer à s'émouvoir. Cet attentisme est d'autant plus à craindre que les rebelles avancent sans coup férir malgré la présence de forces d'interposition, envoyées en Centrafrique au début du conflit. Ils sont d'ailleurs inspirés par d'autres rebelles qui écument les Grands Lacs et qui sont des « tombeurs » professionnels de régimes. L'armée centrafricaine se s'étant montrée impuissante, il urge d'agir vite pour que l'histoire ne se répète dans ce pays.

 

 

 

 

Centrafrique: Instabilité en RCA - Retour à la case départ ?

 

PAR ABDOULAYE BARRO, 12 MARS 2013  Le PAYS

 

ANALYSE

 

Depuis les accords de Libreville, signés entre les rebelles de la Séléka et le régime Bozizé, sous l'égide du médiateur Sassou Nguesso, le peuple centrafricain s'était enfin mis à rêver d'un retour à une paix durable.


Son optimisme pacifique était nourri par la solution politique qui avait abouti à un partage du pouvoir entre les parties en conflit. Et tout le monde s'était vite empressé de louer, à Bangui, et en Afrique, les qualités et les vertus de conviction, de loyauté du chef de ce gouvernement de compromis, Me Nicolas Tiangaye, un homme sérieux, de bonne volonté, surtout déterminé.


Malheureusement, en Centrafrique, l'on n'arrive pas à discipliner et à éduquer l'agressivité humaine. L'aile radicale de la Séléka, qui n'a jamais digéré qu'on lui ait barré, à l'époque, la route de Bangui, vient de faire parler de nouveau, le canon. Des localités sont vite tombées sous leur coupe, comme dans un jeu d'enfants. En vérité, à Bangui, on assiste à un jeu de cache-cache entre le régime Bozizé et l'équipe gouvernementale actuelle. Pourquoi ? Et quand est-ce que les Centrafricains décideront enfin, entre eux, de pratiquer un peu la confiance et la sincérité ?


A l'heure actuelle, on ne peut pas dire que les accords de paix conclus à Libreville entre Bozizé et la Sékéka, ou « pax gabonia », sont une réalité sociale pour le peuple centrafricain. Et, tout montre qu'il est fort probable que ce pays entame une nouvelle rechute dans le désordre et l'anarchie. Si la situation militaire continue à se détériorer, le pays repartira à la case départ, c'est-à-dire à la reprise de nouveaux affrontements armés. Au fond, cette instabilité chronique qui menace constamment ce pays est liée, du fait des rébellions répétitives, à l'enracinement d'une culture politique où le recours à la force est considéré comme la seule option possible. La force, et non la paix, devient ici un besoin ontologique. Certes, la force et la légitimité restent les deux seules sources de pouvoir. Mais comme a su bien le rappeler Robert Cooper, « la force sans la légitimité engendre le chaos ; la légitimité sans la force sera inévitablement renversée ».


En Centrafrique, ce pays plongé dans une pénombre belliciste récurrente, le recours à la force signifie un échec total de la politique. Car, ici, l'intérêt national ne détermine pas du tout le jeu politique. D'où ces rébellions sans limites et sans merci, semant le drame et la ruine de la société centrafricaine. L'histoire nous enseigne également que quand l'Etat est trop faible, d'autres acteurs non-étatiques prennent de l'importance. Mais tous les contentieux et problèmes qui furent la cause de la rébellion ont-ils été véritablement abordés à Libreville ? Ce qui est très inquiétant, mais paradoxal, c'est que la Centrafrique n'a jamais connu une guerre civile au sens strict, et que les différentes rébellions n'ont jamais réussi à recueillir un large soutien du peuple. Avec cette nouvelle menace d'un retour à la case départ, on a la curieuse impression que ce pays n'est nullement préoccupé par son développement économique, encore moins par le maintien de son unité nationale. Pourtant, ce petit Etat aux immenses richesses a besoin de tous ses enfants pour se reconstruire. La meilleure guerre reste celle qu'on ne doit jamais commencer. Car, cette nouvelle instabilité risque encore de propager le mal plutôt que de l'éradiquer. Et pour l'éviter, les Centrafricains doivent chercher à s'échapper, individuellement et collectivement, de cet épais brouillard de méfiance et de duperie réciproques.

 

N'existe-t-il pas en Sango, langue nationale de ce pays, un mot pour désigner la sincérité ? Et s'il n'existe pas, il leur appartient de l'inventer et, très vite, de le mettre en pratique. Sinon, on continuera à dire dès qu'il s'agit de la Centrafrique : quel pays déroutant !

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