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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:55

 

 

 

Nourredine-Adam.JPG

Nourredine Adam

 

 

Libération 18 mars 2013 à 13:33

 

Cinq ministres centrafricains issus de la coalition rebelle du Séléka sont retenus au nord de Bangui par les éléments de cette même rébellion qui accusent le gouvernement de ne pas respecter des accords de paix et lui ont adressé un ultimatum menaçant d’une reprise des hostilités.

 

Les ministres, dont le chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane, font partie d’une délégation gouvernementale dépêchée dimanche auprès du Séléka à Sibut, à 160 km au nord de Bangui, où ils sont retenus depuis.

 

«Nous avons exigé du gouvernement qu’il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter», a déclaré à l’AFP une autre figure de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo, un de chefs militaires sur le terrain.

 

«Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités», a mis en garde le colonel Narkoyo.

 

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, au Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

 

La rébellion n’a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.

 

«En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l’encontre du Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix», a ajouté le colonel Narkoyo.

 

Depuis le début du conflit et la première offensive de décembre, des dissensions sont apparues au sein du Seleka, qui veut dire +Alliance+ en sango, la langue nationale.

 

Le mouvement est formé d’éléments de deux grandes rebellions, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes pour le justice et la paix (CPJP), ainsi que d’éléments dissidents d’autres groupes armés.

 

L’UFDR et la CPJP étaient déjà traversées par des divisions avant l’offensive de la fin 2012, mais les victoires sur le terrain face à l’armée centrafricaine avaient fait taire ces divergences.

 

 

Depuis l’accord de paix, ces divisions sont devenues patentes, avec des attaques de villes par différentes factions du Séléka: fin février à Sido (nord), le 11 mars à Bangassou, l’une des principales villes du sud du pays.

 

Ces attaques avaient été fermement condamnées par M. Dhaffane ou le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty, qui fait également partie des cinq ministres retenus à Sibut.

 

En février, une partie de la rébellion voulait poursuivre l’offensive sur Bangui après s’être arrêtée à une cinquantaine de km la capitale sous la pression internationale.

 

Les chefs rebelles ont aussi eu beaucoup de mal à contrôler leurs éléments, dont certains combattants désoeuvrés sont accusés de pillages et de rackets.

 

Selon l’accord de Libreville, les hommes du Séléka doivent normalement être cantonnés puis désarmés dans un processus de réinsertion.

 

La principale revendication de la rébellion au début de son offensive était le respect de vieux accords de paix que, selon elle, le président Bozizé, arrivé au pouvoir par le biais d’une attaque rebelle en 2003, n’avait pas respectés.

 

Ils demandaient notamment le paiement et l’intégration dans l’armée des anciens combattants, ou encore des investissements dans les régions du nord d’où sont originaires de nombreux rebelles.

 

 

Centrafrique: cinq ministres d'une délégation gouvernementale retenus par les rebelles


BANGUI AFP / 18 mars 2013 11h07- Cinq ministres centrafricains, membres d'une délégation gouvernementale en mission auprès de la coalition rebelle Séléka dans le centre du pays, sont retenus depuis dimanche par des combattants de ce groupe, qui ont menacé de reprendre les hostilités.


Une mission gouvernementale s'est rendue à Sibut (160 km au nord de Bangui) auprès du Séléka pour des questions de paix et de désarmement, a déclaré à l'AFP le ministre de la Sécurité Josué Binoua.


Le Séléka a empêché cinq des membres de la mission, ministres issus de la rébellion au sein du gouvernement d'union, de regagner Bangui, exigeant l'application des accords de paix de Libreville, a précisé M. Binoua.


Parmi les ministres retenus figurent les plus importantes personnalités du Séléka: son président et actuel vice-Premier ministre, Michel Djotodia, le ministre des Forêts Mohamed Dhaffane, ou encore le ministre de la Communication Christophe Ghazam Betty.

« Nous avons exigé du gouvernement qu'il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter (...), a déclaré à l'AFP une autre figure de la rébellion le colonel Djouma Narkoyo.



Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités, a mis en garde le colonel Narkoyo.


Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

La rébellion n'a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.


En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l'encontre de la Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix, a par ailleurs ajouté le colonel Narkoyo.

Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l'une des principales villes du sud du pays, Bangassou, après avoir conquis fin février la localité de Sido (nord).


Ces attaques avaient alors été fermement condamnées par les ministres Dhaffane et Ghazam Betty.

Il faut comprendre que ceux qui dirigent Séléka sont ceux qui dirigent le terrain. Aujourd'hui le terrain considère que les accords n'ont pas été respectés, et le maintien du président Bozizé (au pouvoir) ne nous permet pas de ramener la paix, a réagi l'un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, joint par l'AFP.


Qu'il (le président Bozizé) respecte les accords ou qu'il s'en aille, sinon il ne pourra pas éviter une bataille inutile à Bangui. C'est a prendre très au sérieux, le terrain est largement armé et déterminé, a affirmé M. Massi.



(©) 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:25

 

 

 

 

combattants-Seleka-a-Sibut.JPG

combattants Séléka vers Sibut

 

RFI  lundi 18 mars 2013


Les rebelles de la Seleka ont fixé le 17 mars un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs exigences, faute de quoi, ils menacent de reprendre les armes. Les discussions n'ont pas abouti entre la délégation gouvernementale et les rebelles. Six ministres avaient fait le déplacement à Sibut au nord de Bangui. Mais un seul est retourné à la capitale. Les autres, qui sont issus de la Seleka, ont été retenus par leurs compagnons en signe de protestation contre le pouvoir.

 

Trois jours, c’est le délai adressé par les membres de la Seleka personnellement au président Bozizé. Les rebelles qui se trouvent seulement à une centaine de kilomètres de Bangui, affirment n’avoir besoin que de quelques heures pour atteindre la capitale.


Ils insistent maintenant pour que les prisonniers politiques soient libérés, que leurs grades soient validés par un décret signé du président Bozizé et l’intégration immédiate de quelque 2000 de leurs combattants dans l’armée nationale.


Les rebelles insistent également sur le fait que les troupes sud-africaines présentes sur le territoire soient rapatriées. Michel Djotodja, ministre de la Défense et chef de cette rébellion partage la position de ses éléments : « C’est l’état-major qui l’a décidé ainsi. Nous ne sommes pas là à faire souffrir le peuple centrafricain et nous n’allons pas nous mettre à faire de procès. C'est-à-dire, dire que Seleka a fait ceci, Seleka a fait cela, le gouvernement a fait ceci, il a fait cela. Nous n’allons pas diaboliser la situation, mais je demande tout simplement qu’on se comprenne et que de part et d’autres, on respecte les termes des accords signés à Libreville ».

 

Michel Djotodja  Ministre centrafricain de la Défense issu de la Seleka


« Ce sont les éléments de la Seleka qui ont décidé : ils veulent que le chef de l'Etat respecte les termes de l'accord signé à Libreville »

 

Les rebelles de la Seleka dénoncent aussi des propos incendiaires du chef de l'Etat à leur encontre dans chacun de ses discours pour justifier la décision de retenir à Sibut leurs représentants au sein du gouvernement. Le colonel Bordas, porte-parole de l'état-major s'en explique.

 

Colonel Bordas  Porte-parole de l'état-major de la Seleka


 « Les propos du président à notre égard sont très choquants. Pour faire la paix, on ne peut pas proférer de telles insultes. »

 

Moussa Mohamed Dhaffane, autre ministre de la Seleka des Eaux et Forêts n'en pense pas moins.

 Mohamed-DHAFFANE.JPG

Moussa Mohamed Dhaffane   Ministre centrafricain des Eaux et Forêts issu de la Seleka ici vers Sibut


« Le discours du Président n'était pas de nature à apaiser les esprits et pousser à la réconciliation nationale. »

 

Pour le général Léonard Essongo, représentant du Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise, rien n’est perdu pour le moment, malgré l’attitude des rebelles : « Nous pensons simplement que les amis sont restés là-bas pour faire un point à leur niveau également, comme nous sommes en train de le faire maintenant. De mon point de vue rien n’est perdu et c’est ça les négociations. Chacun perd un peu de ses plumes et j’espère que les notes, nous allons les retrouver très rapidement ».

 

Cette volonté d’apaisement semble partagée par le ministre de l’Administration du territoire, Léon Dibéret, présent le 17 mars à Sibut, et qui lui, a pu rentrer à Bangui. Le ministre déclare que les membres de la Seleka n’entendent pas quitter le gouvernement d’Union nationale. Il reconnaît la gravité de la situation mais il cherche à temporiser. Pour lui, ce n'est qu'un nouvel épisode d'un processus difficile vers la paix.

 

Léon Dibéret  Ministre centrafricain de l'Administration territoriale

 

Léon Dibéret et Michel Djotodia

le ministre Léon DIBERET et Michel DJOTODIA (écharpe rouge) ici vers Sibut 

 

 

« C'est un épisode qu'il faut prendre très au sérieux, pour essayer de trouver une solution appropriée le plus rapidement possible »

 

Par ailleurs, et avant même ces événements, les Etats-Unis ont fait part de leur inquiétude face à la dégradation continue de la sécurité en République centrafricaine. Dans un communiqué, le département d'Etat appelle le président Bozizé et les dirigeants de l'alliance de la Seleka à mettre fin immédiatement aux hostilités et à appliquer l'accord de Libreville.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:58

 

 

 

combattants-Seleka-pres-de-Damara.JPG

 


YAOUNDE Lundi 18 mars 2013 | 12:23 UTC (Xinhua) - Après avoir pris en otage dimanche ses cinq responsables membres du gouvernement d'union nationale et de transition formé le 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka presse le président François Bozizé d'appliquer sans délai les accords de paix.

 

Les dirigeants militaires de l'alliance rebelle qui avait pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président Bozizé n'ont pas épargné dans leur décision de détenir leur propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale au sein du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.

 

"Il fait partie des cinq ministres de notre mouvement. On les a invités pour discuter sur ce qui se passe à Bangui et de la paix. La négociation s'est soldée par un échec et nous sommes obligés de les retenir avec nous", a expliqué à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de cette rébellion qui avait déjà fait parler d'elle avec de nouvelles attaques et la prise de nouvelles villes.

 

M. Djotodia et sa délégation ont été capturés dimanche à Sibut, une ville du centre de la République centrafricaine (RCA) située à quelque 187 km de Bangui, la capitale, a précisé le colonel Narkoyo, ancien gendarme de deuxième classe dans les Forces armées centrafricaines (FACA) promu au grade de colonel dans la rébellion.

 

Les téléphones des otages ont été coupés. Ainsi, les tentatives de Xinhua de joindre le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty se sont avérées vaines.

 

Aucune réaction n'a été enregistrée dans le camp présidentiel. Les multiples initiatives en direction du ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, n'ont pas non plus été fructueuses.

 

Les dirigeants militaires rebelles accusent le président Bozizé de ne pas respecter les clauses des accords de paix de Libreville qui, selon eux, ont prévu la libération des prisonniers politiques, le retrait des forces étrangères (sud-africaines et ougandaises) non issues de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) puis la levée des barrières de sécurité à Bangui.

 

"Tout ce qu'on a donné comme revendications, rien n'est respecté. On leur a donné 72 heures. Si rien n'est fait, nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire que nous allons reprendre les armes", a menacé Michel Narkoyo.

 

Le ton est monté depuis la formation du gouvernement d'union nationale pour lequel ce combattant et d'autres responsables revendiquaient un plus grand nombre de postes, "au moins sept pour satisfaire tout le monde", avait-il réclamé.


Des désaccords sur la question ont alors créé une fracture entre les cinq ministres et la hiérarchie militaire de Séléka, une fracture amplifiée avec l'opération de cantonnement en vue de leur désarment également prévu par les accords de Libreville, rejetée par les troupes.

 

Pour l'heure, le seul geste manifesté par celles-ci a consisté au retrait il y a deux semaines de Damara, localité distante de 90 km de Bangui et où l'offensive rebelle vers la capitale avait été stoppée par les forces de paix de la CEEAC, pour Sibut, l'une des sept villes aujourd'hui sous contrôle de l'alliance.

 

De sources officielles à Pretoria, l'Afrique du Sud avait déployé 400 soldats en RCA pour aider à préserver la paix et la stabilité de ce pays d'Afrique centrale, avait-on justifié. Après la signature des accords de Libreville parrainés par les chefs d'Etat de la CEEAC, Séléka avait lancé un ultimatum de 72 heures pour leur retrait, y compris celui des troupes ougandaises présentes dans l'Est pour traquer le chef rebelle Joseph Kony de l'Armée de résistance du seigneur (LRA).

 

Le ministre de la Communication Gazam Betty avait, dans un entretien récent à Xinhua, souligné que la présence sud-africaine découlait des accords de coopération entre Bangui et Pretoria et que le retrait exigé ne devait pas constituer une condition pour l'application des accords de paix.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:49

 

 

 

logo UNHCR

 

 

BANGUI, République centrafricaine, 15 mars (HCR) L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré vendredi que la reprise des combats en République centrafricaine constituait une menace sur la population civile dans le sud-est du pays et entravait l'accès du HCR aux réfugiés et aux déplacés internes.


Lundi, un accord de paix signé il y a deux mois a également été compromis quand les rebelles seleka ont attaqué et pris la ville de Bangassou. Les rebelles ont avancé vers l'est vers la ville de Zémio, où résident 3 300 réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC).


« En plus de présenter un risque pour la sécurité, la progression des rebelles seleka risque de limiter encore notre accès aux réfugiés et aux populations déplacées. Le HCR et d'autres agences humanitaires ont été contraints d'évacuer temporairement certains membres de leur personnel vers Bangui, la capitale. Même si nous avons encore du personnel sur place, les services pour les réfugiés sont néanmoins réduits », a déclaré Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.


Elle a ajouté que, depuis décembre, les affrontements entre les rebelles seleka et les forces armées de République centrafricaine (RCA) avait « sérieusement restreint l'accès humanitaire à quelque 5 300 réfugiés et plus de 175 000 personnes déplacées internes. »


Parallèlement, le nombre de civils fuyant vers la RDC voisine s'élève désormais à 29 000. Le Tchad a également reçu environ 5 000 réfugiés depuis le début de la crise. Les personnes continuent à traverser la frontière vers le sud du Tchad, après la capture de Sido le 1er mars par les rebelles.


Ces deux derniers mois, le HCR et certains de ses principaux partenaires ont mené des missions d'évaluation dans neuf préfectures de la RCA. « La plupart des personnes déplacées internes avec qui nous nous sommes entretenus ont expliqué vivre dans la peur et l'insécurité : 88% des membres de la communauté interrogés nous ont dit qu'ils ne se sentent pas en sécurité », a indiqué Fatoumata Lejeune-Kaba.

« De plus, 99% des 168 000 enfants qui étaient scolarisés avant la crise ne vont plus à l'école. Plus inquiétant encore, un enfant sur cinq parmi les enfants non scolarisés aurait été enrôlé de force par des groupes armés », a-t-elle ajouté.


Les missions d'évaluation ont constaté que, dans la plupart des cas, des civils ont un accès très limité aux vivres et aux services essentiels en raison de la combinaison des violences armées continues, des violations des droits de l'homme et des déplacements forcés. Les civils risquent également des agressions physiques, le viol, le pillage et l'extorsion. Des travailleurs humanitaires sont également victimes de harcèlement, y compris le vol et le pillage de leurs bureaux.


« Le HCR réitère son appel au gouvernement et aux rebelles seleka d'assurer la protection des civils et de faciliter l'accès de l'aide humanitaire aux personnes dans le besoin », a expliqué la porte-parole du HCR.


Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, en République centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 02:24

 

 

 

Séléka à Damara

 

 

La tension a brusquement monté de plusieurs crans à Bangui. Les cinq ministres Séléka du gouvernement à savoir, Michel DJOTODIA, Moussa Mohamed DHAFFANE, Christophe GAZAM BETTY, Herbert Gontran DJONO AHABA, Amalas AMIAS  AROUNE, ainsi que NOURREDINE Adam partis rencontrer ce dimanche les combattants de la coalition Séléka  restés sur le terrain proche de Damara ont bel et bien retenus contre leur gré par ces derniers. Seul le général congolais, Noel Leonard ESSONGO, représentant spécial du Médiateur et Président du Comité de suivi des Accords de Libreville, le président Denis SASSOU NGUESSO ainsi que le ministre de l’Administration du Territoire Léon DIBERET, qui avaient accompagné sur le terrain les cinq ministres Séléka, ont pu regagner Bangui avec l’ultimatum des rebelles adressé à BOZIZE.

 

On savait que ces combattants rongeaient leurs freins tant leur volonté de marcher sur Bangui était toujours là, depuis qu’on leur avait signifié que Damara était la ligne rouge à ne pas dépasser et surtout l’entrée gans le gouvernement des cinq ministres issus des rangs de la coalition rebelle. Contacté par la rédaction de Centrafrique-Presse, le porte-parole en France de Séléka, Eric NERIS MASSI a déclaré : « Manifestement le maintien au pouvoir de BOZIZE ne permet pas au pays de retrouver la paix. Soit il applique intégralement les Accords de Libreville, soit il s’en va pour éviter une bataille inutile dans Bangui ».

 

Cette escapade a dû sans doute permettre au général congolais de prendre la mesure réelle du niveau de détermination des éléments de Séléka restés sur le terrain près de Damara. Forts du stock d’armement et des véhicules qu’ils ont récupérés dernièrement à Mobaye et Bangassou après la fuite des FACA, on peut raisonnablement penser qu’ils ont les moyens de marcher sur la capitale dont ils ne sont plus très éloignés.  

 

Entre la signature des Accords le 11 janvier 2013 et la mise en œuvre desdits, beaucoup de temps a été perdu par les parrains des négociations de Libreville et surtout par le Médiateur quant aux arbitrages à rendre et la constitution des comités techniques prévus dans la feuille de route du gouvernement d’union nationale sans compter BOZIZE qui a volontairement traîné les pieds en jouant la montre, pour nommer le PM et former le gouvernement.

 

Aujourd’hui, nous voilà encore retournés à la case départ. BOZIZE ne comprenant que le langage des armes et de la force, il assumera ses louvoiements et hésitations jusqu’ici pour appliquer la part qui lui revient dans les Accords de Libreville. Pourquoi a-t-il refusé jusque-là de libérer les prisonniers politiques dont tout porte à croire qu’un grand nombre a vraisemblablement déjà été exécuté.

 

Des rumeurs persistantes avaient circulé entre temps faisant régulièrement état de sacs en jute contenant des corps humains flottant sur l’eau du cours d’eau du PK 60 route de Boali, obligeant des habitants du coin à déménager devant ce macabre spectable. On peut comprendre logiquement que si ces prisonniers ne sont plus de ce monde, on ne peut donc plus les libérer par conséquent et auquel cas, BOZIZE devrait prendre son courage à deux mains et annoncer au pays que ces fameux prisonniers politiques ne sont plus en vie. Malheureusement en gardant le silence comme il le fait depuis, il génère une tension inutile.

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 02:22

 

 

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-fc3a9vrie

 

 

http://www.centrafriquelibre.info   par Maurice Wilfried SEBIRO  18 mars 2013

 

 

Le général congolais Essongo, représentant du président Sassou Nguesso, médiateur de la crise Centrafricaine accompagnés des cinq ministres de la Séléka n’ont pas réussi à convaincre  les combattants sur leur champ de bataille. Alors que les deux camps affichent des velléités impuissantes  de rompre avec les hostilités, l’actualité Centrafricaine de ses derniers jours est marquée par la conquête des nouvelles villes par les rebelles.

 

Dépêché par le président Sassou pour débloquer la situation, le GénéralEssongo a reçu une fin de non-recevoir à Sibut fief de la Séléka, mais a aussi abandonné sous la contrainte de leurs subalternes, ses compagnons de route qui ne sont autres que les cinq représentants de la coalition hétérogène, qui siègent au gouvernement de Me Tiangaye.

 

Les combattants menacent de reprendre les hostilités dans trois jours et de marcher sur Bangui, si Bozizé n’exécutait pas toutes les clauses des accords de Libreville. A ce jour, les prisonniers politiques croupissent encore dans ses prisons spéciales et les militaires Sud -Africains sont toujours présents à Bangui. Les armes n’ayant jamais résolu les conflits sociaux, la Séléka doit cesser avec les hostilités et  reprendre les négociations sous la houlette du représentant du médiateur, le Général Essongo. La bataille de Bangui, si elle devrait avoir lieu, causerait beaucoup de pertes en vies humaines. Cette ville de huit cent mille habitants est une poudrière et une cave d’armes de guerre.

 

Des troupes d’élite centrafricaines sont en effet stationnées dans cette ville et sont prêtes à se sacrifier pour sauver le régime. Il y a également la garde républicaine, composée en majorité des gbayas boys lourdement armés et capables de mourir pour le sanguinaire. Ces derniers sont choyés par le tyran contrairement aux militaires qui sont quotidiennement affectés au front pour  défendre de l’intégrité du territoire, qui sont marginalisés et négligés.

 

Notons également la disponibilité des jeunes miliciens recrutés par Lévi Yakité de Cocora et les éléments de Steve yambété du Coac, majoritairement illettrés et désœuvrés qui se déchaîneront sur toutes les personnalités hostiles au régime pour les dépecer avec les machettes qu’on leur a distribuées.

 

Ces jeunes, d’après les dernières informations en notre profession, apprennent actuellement la manipulation des armes lourdes pour se tenir prêts le moment venu. Ce malheureux événement fragilise davantage les accords de Libreville et devraient sans doute pousser la communauté internationale à faire de la pression sur Bozizé, afin d’épargner des centaines de vie d’une mort certaine.

 

Les moyens de communication qui sont coupées dans les villes occupées et l’absence d’un corridor humanitaire, empêchent la circulation des informations sur les conditions de vie. A titre d’information, ces villes étaient déjà frappées par la misère avant leur prise, ce qui pousse certains observateurs à parler d’un désastre sans précédent qui frappe actuellement le pays de Boganda.

 

Au lieu de retourner à Libreville où ailleurs, le peuple a encore à travers cet épisode, quelque peu rocambolesque, l’opportunité de sortir de son immobilisme et pousser le président Bozizé à anticiper sa retraite.

 

 

Maurice Wilfried SEBIRO

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:37

 

 

 

Godfoy-Djanayang.JPG

 

 

Monsieur GONDJE- DJANAYANG                                                       Toulouse le 18. 03. 2013                      

Godfroy – Luther

Citoyen Centrafricain resident en France à (Toulouse)

Leader d’opinion et défenseur des Droits de l’homme

 

                                                                                                        A

  Son Excellence Monsieur le Président de la République François BOZIZE et aux Représentant  de la SELEKA.

 

 Objet : Lettre ouverte sur la crise actuelle et la souffrance du peuple Centrafricain.

 

Excellence Monsieur le Président de la République et chers Représentant de la SELEKA, permettez moi de vous posez quelques interrogations a travers cette lettre ouverte, je me demande si parmi  vous avez chacun une famille respective  et des enfants ? Si oui voulez vous bien qu’un jour qu’on puisse de votre vivant tuer froidement un de vos enfants ? Ou des membres de votre famille ? Ou bien supporteriez vous qu’on procède à leur enlèvement ?


Croyez-moi Excellence Monsieur le Président de la République et chers combattants de la rébellion de la SELEKA, qu’une bonne dose de la souffrance du peuple Centrafricain ne cesse de s’augmenter à ce jour, à cause de vos intérêts insupportables et personnels. Mais sachiez une chose les différents sangs des pauvres citoyens coulés pour ce pays pendant votre règne et durant vos différentes prises des armes pour la recherche du pouvoir  ne vous pardonneront jamais sur cette terre et même au ciel.


Certes, le pouvoir fait de vous pour le moment les hommes plus puissants en armes et en richesses avec tous les honneurs de ce monde, mais une chose est sûre dans le monde de la divinité votre vie humaine n’as aucune valeur. Dite vous « qu’un peuple n’est jamais bête »et tous les pouvoirs sont généralement passagers,« seule la charpente humaine demeure et reste sacrée », aujourd’hui les cris, les pleures des mes compatriotes sont enregistrés quelques part, sachiez que le tout puissant  et  le peuple obtiendront de chacun de vous des comptes à rendre le moment venu.


Oui à cause de vous  mes compatriotes sont devenus des orphelins, oui à cause  de vous mes compatriotes sont devenus des veuves, oui à  cause de vous mes compatriotes sont devenus veufs , Oui à cause de vous les jeunes n’ont plus d’emploi, oui à cause de vous les Centrafricains meurent à l hôpital comme des mouches chaque minute qui s’évapore dans la nature, oui à cause de vous la République se transforme désormais à une nouvelle  forme de fonds de commerce (la rébellion), oui à cause de vous les étrangers arrivent à humilier le peuple Centrafricain dans son propres pays, oui à cause de vous les centrafricain(e)s sont en prison sans aucune raison, oui à cause de vous les portes des écoles sont fermées ,oui à cause de vous les centrafricain(es) ne mangent plus à leur faim, Oui à cause de vous mes compatriotes vivent dans la brousse comme des animaux. N’oubliez jamais que la source de vos richesses malsaines ne sont  pas autres que le peuple vous avez pris en otage. Réjouissez-vous des fruits de la souffrance de tout un peuple.


 Mais retenez bien «Toute chose à un début et une fin dans la vie, certainement qui vivra verra ».«Il suffit seulement d’un petit vent venant de ce peuple pour que le pouvoir vous quitte». Dieu à dit  dans la sainte bible à moi la vengeance, peuple Centrafricain certainement le bon Dieu te vengera un jour. Mais aide toi le ciel t’aidera donc libère toi.


Dans l’assurance que cette lettre ouverte interpellera votre conscience, recevez Excellence Monsieur le Président de la République et chers Représentant  de la SELEKA mes salutations républicaines.

 

-Ampliation toute la presse                                                                                   

                                                     Godfroy- Luther GONDJE –DJANAYANG

                                                      

                                                           Leader d’opinion et défenseur des Droits de l’homme.

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:34

 

 

 

Demafouth JJ

 

 

YAOUNDE Dimanche 17 mars 2013 | 05:13 UTC (Xinhua) - Expulsé de N'Djamena au Tchad où il s'était réfugié pour échapper, dit-il, à des menaces d'arrestation, l'opposant et ex-chef rebelle centrafricain Jean-Jacques Démafouth est retourné samedi à Paoua (Nord-ouest) où il s'était rendu avec une mission de l'Onu, a dit à Xinhua le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba.

 

"Il est sous la protection de la Micopax (Mission de consolidation de la paix de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale en République centrafricaine, NDLR)", a fait savoir Mboli Goumba, ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement d'union nationale et de transition formé début février après la signature des accords de paix de Libreville (Gabon) du 11 janvier.

 

Vice-président depuis deux ans et demi du comité de pilotage du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) qui vise à pacifier la République centrafricaine (RCA) par le désarmement des mouvements rebelles, Démafouth, leader de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, rébellion), s'était rendu à Paoua mercredi avec une mission de l'Onu pour distribuer des primes en vue de ce processus à ses éléments.

 

L'ex-chef rebelle devenu homme politique avait faussé compagnie à la délégation onusienne en décidant de prendre, à bord d'une moto, la direction de la capitale tchadienne pour un exil. Une décision, a-t-il expliqué, motivée par le souci d'échapper aux menaces d'arrestation exprimées par le ministre de la Sécurité publique, allégations démenties par les autorités.

 

"Je confirme qu'il n'y a aucune procédure judiciaire à l'encontre de M. Démafouth", assurait encore vendredi soir à Xinhua Crépin Mboli Goumba pour qui, cependant, même si l'intéressé a "quitté la République centrafricaine en homme libre (et) va revenir en homme libre", "il faut quand même relever qu'il a porté des accusations graves contre le ministre de la Sécurité publique".

 

De retour dans son pays après avoir été déclaré persona grata à N'Djamena par les autorités tchadiennes, Jean-Jacques Démafouth, ex-ministre de la Défense nationale et candidat malheureux à la présidentielle de janvier 2011, a repris ses accusations. Mais, à en croire le porte-parole du gouvernement qui affirme avoir échangé avec lui samedi soir au téléphone, "nous sommes en train de prendre des dispositions pratiques pour son retour à Bangui".

 

La mission avec les Nations Unies à Paoua s'inscrit dans la mise en œuvre de l'opération de cantonnement des combattants rebelles, un des termes des accords de paix de Libreville pour une sortie de crise entre le pouvoir du président François Bozizé et la coalition rebelle Séléka qui a pris les armes en décembre pour le renverser.

 

 

 

NDLR : Jean Jacques Demafouth est déjà ramené à Bangui et se trouve dans la base de la Micopax à Mpoko. 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:17

 

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 

 

RFI  dimanche 17 mars 2013

 

C'est une information RFI : alors qu'une délégation gouvernementale accompagnée de représentants de la communauté internationale s'était rendue ce dimanche 17 mars 2013 à la rencontre des rebelles de la coalition Seleka, ces derniers ont fini par retenir à Sibut les cinq ministres présents issus de leurs rangs. Alors que l'objectif de la délégation était de discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de démobilisation des rebelles, ceux-ci ont maintenant donné un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs revendications.

 

Les rebelles de la Seleka sont en colère et ce n'est pas la première fois qu'ils l'expriment. Une délégation conjointe du gouvernement et de la communauté internationale (avec notamment le médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) est allée à leur rencontre à plusieurs reprises pour négocier, entre autres, leur cantonnement.

 

La dernière fois, il y a trois semaines à Damara, les discussions s'étaient mal passées mais les rebelles avaient accepté de se replier sur Sibut. Cette fois, cinq ministres issus de leurs propres rangs ont fait le déplacement et cela ne les a visiblement pas calmés, au contraire.

 

Les rebelles ont renvoyé le reste de la délégation à Bangui et ont décidé de retenir les cinq ministres, dont Michel Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, dans cette localité située à 150 kilomètres au nord de Bangui.

 

La Seleka réitère ses revendications

 

Ils ont émis une liste de revendications, toujours les mêmes : la libération des prisonniers politiques, la reconnaissance des grades, l'intégration de leurs troupes au sein des FACA (les Forces armées centrafricaines), mais aussi le départ des troupes sud-africaines présentes sur le territoire, la levée des barrages illégaux ou encore l'envoi de 2 000 hommes de la Seleka à Bangui.

 

Ils donnent 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs revendications ou ils assurent qu'ils sont prêts à reprendre les armes. C'est une nouvelle situation de crise, plus de deux mois après la signature des accords de Libreville.

 

La médiation, justement, est furieuse. Pas seulement à cause de l'attitude des rebelles, mais aussi en raison de la mauvaise volonté mise par les deux parties à mettre en application ces accords.

 

 

 

Centrafrique : En colère, les rebelles prennent leurs ministres en otage !

Par Koaci.com -17 mars 2013

 

 

Michel Djotodia parmi les cinq ministres retenus par le Séléka à Sibut .

Les rebelles du Séléka ont émis ce dimanche depuis Sibut (150 kilomètres au nord de Bangui) un ultimatum à Bangui, Ils lui donnent 72 heures pour satisfaire leurs revendications. Ils assurent qu"en cas contraire ils reprendront les armes en l'occurrence si l'intégration de leurs troupes au sein des FACA (les Forces armées centrafricaines), la libération des prisonniers politiques, la reconnaissance des grades, mais aussi le départ des troupes sud-africaines présentes sur le territoire, la levée des barrages illégaux ou encore l'envoi de 2 000 hommes de la Seleka à Bangui ne sont pas acceptés dans les 72heures.


Ce dimanche, alors que cinq de leurs ministres avaient fait le déplacement de Bangui à Sibut dans le cadre d'une délégation conjointe du gouvernement et de la communauté internationale (avec notamment le médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) pour négocier et discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de démobilisation des rebelles, ces derniers en colère, ont décidé de retenir leurs ministres tout en renvoyant à Bangui le reste de la délégation. Objectif, que les renvoyés aillent transmettre l'ultimatum au pouvoir de Bozizé.


Notons que parmi les cinq ministres retenus figure Michel Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense.


Nanita

Source: Koaci.com

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:12

 

 

 

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Samedi, 16 Mars 2013 14:21

 

Le président de la République Centrafricaine François Bozizé a appelé le 15 mars 2013, les jeunes de son pays à prendre leurs responsabilités face aux « intentions cachées » des rebelles de la coalition Séléka. La déclaration a été faite au cours de la commémoration du 10ème anniversaire du sursaut patriotique du 15 mars 2003.


Dans son adresse à une foule de jeunes venus des différents arrondissements de la ville de Bangui au Complexe Sportif Barthélémy Boganda, le Chef de l’Etat a déclaré « ne rien comprendre à ce jour aux agissements de cette coalition rebelle». Car, selon lui, « ces rebelles ne veulent pas respecter les clauses de l’accord de Libreville signé en janvier dernier ».

 

En prenant à témoin la communauté internationale face aux dernières conquêtes des villes de l’Est du pays, le leader du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK) n’a pas manqué de « dénoncer les exactions commises sur la population civile par Séléka ».

 

Mercredi dernier, le groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle GPPMP est sorti de sa reverse depuis la signature de l’accord de paix de Libreville pour « condamner les avancées rebelles ».

 

A travers un communiqué de presse, le GPPMP a souligné « la volonté du Chef de l’Etat pour la mise en application dudit accord. Ceci par la Formation du gouvernement d’union nationale tout en respectant les critères de sa mise en place ».

 

Le groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle, a aussi pris à témoin l’« opinion nationale et internationale et a demandé par ailleurs au gouvernement de tout mettre en œuvre pour contraindre Séléka à cesser définitivement ces hostilités ».

 

Le GPPMP a encouragé par la même occasion et soutenu « les populations des zones occupées par ces rebelles. Il les a rassurées que tôt ou tard la coalition Séléka répondra de ses actes devant l’histoire ».

De son côté, le réseau des ONG de Promotion et de Défense des Droits de l’Homme (RONGDH) a également appelé les acteurs de la crise centrafricaine au respect du fameux accord de Libreville.

 

Le RONGDH a demandé au gouvernement de maitre Nicolas Tiangaye de « prendre des mesures d’urgence pour assurer d’abord, la sécurité des personnes et des biens. Mais aussi d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des exactions dénoncées ». De ce fait, les défenseurs des Droits de l’Homme ont invité madame le Procureur de la Cour Pénale Internationale Fatou Bensouda à « observer la situation des violences massives en RCA qui constitue selon eux, des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ».

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