Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 03:15
L’opposition annonce son retour dans le comité préparatoire du dialogue républicain
L’opposition annonce son retour dans le comité préparatoire du dialogue républicain
L’opposition annonce son retour dans le comité préparatoire du dialogue républicain
L’opposition annonce son retour dans le comité préparatoire du dialogue républicain

 

Centrafrique: l’opposition annonce son retour dans le comité préparatoire du dialogue républicain

https://www.aa.com.tr/ Nadia Chahed   |04.02.2022

AA/Peter Kum

La COD 20-20, plateforme regroupant les principales figures de l’opposition politique en Centrafrique, a annoncé jeudi dans un communiqué, son retour dans le comité d’organisation du dialogue républicain.

« En prenant en compte de la souffrance quotidienne de la population centrafricaine et la situation chaotique de notre pays », l’opposition a décidé, jeudi 3 février, « du retour de ses représentants au comité d’organisation du dialogue républicain », a annoncé la plateforme dans un communiqué.

Les représentants de l'opposition se sont engagés par ailleurs « à doubler d’effort pour obtenir le principe d’inclusivité, le mode de délibération par consensus et les mesures pratiques de décrispation avant l’organisation de ce dialogue » en RCA.

Le 4 avril 2021, le gouvernement centrafricain avait déposé à la justice, une demande de levée d’immunité parlementaire pour Abdul Karim Meckassaoua, Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, tous trois candidats à la présidentielle de décembre, et de l’élu d’opposition Simplice Aurélien Zingas.

Ces députés étaient accusés de connivence avec l’ancien président François Bozizé dans ce que les autorités centrafricaines avaient qualifié de tentative de coup d'Etat en 2020.

Cette procédure judiciaire avait créé un blocus dans l'organisation du dialogue républicain car l’opposition avait annoncé son retrait du comité d’organisation de cette rencontre.

Le 31 janvier dernier, la justice centrafricaine a déclaré la fin de procédure de la levée d’immunité de trois principaux députés d’opposition à savoir Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé et Simplice Aurélien Zingas.

La décision de la justice a donc rassuré les membres de l’opposition qui ont décidé le retour de leurs représentants dans le comité préparatoire du dialogue républicain.

Le dialogue républicain qui avait été programmé avant la fin de l’année 2021 par le président centrafricain Faustin Touadéra peut enfin se tenir.

Ce dialogue est présenté comme un processus de réconciliation nationale promis par le président de la République en mars 2021 au lendemain de sa réélection à la tête du pays.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 03:03
L'UE reprendra la formation des Faca si elles ne sont pas «employées» par Wagner
L'UE reprendra la formation des Faca si elles ne sont pas «employées» par Wagner
L'UE reprendra la formation des Faca si elles ne sont pas «employées» par Wagner

 

RCA: l'UE reprendra la formation des Faca si elles ne sont pas «employées» par Wagner

https://www.rfi.fr/ 04/02/2022 - 03:12 Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

C'est ce qu'a annoncé le vice-amiral Hervé Bléjean, directeur général de l’état-major de l’Union européenne, en visite à Bangui, jeudi 3 février. Depuis la mi-décembre, Bruxelles a décidé de suspendre les formations dispensées aux soldats centrafricains en raison « du contrôle exercé par les mercenaires de la société Wagner sur les forces armées » du pays.

L’hymne européen retentit dans l’enceinte du camp Moana. À Bangui, la France passait hier jeudi le commandement de la mission de formation militaire européenne à la Belgique.

La bannière de l’EU passe symboliquement de main en main comme tous les six mois. Mais depuis la mi-décembre, les formations des soldats centrafricains sont suspendues. 

« Ce sont des mercenaires »

« L’UE ne peut plus se permettre d’entraîner des unités qui ensuite sont employées par Wagnera martelé le vice-amiral Hervé Bléjean, directeur général de l’état-major de l’Union européenne. Les 2 500 mercenaires de Wagner qui sont pour certains Russes mais pas seulement, qui peuvent être d’autres nationalités, ne peuvent pas être assimilés à des forces régaliennes de la Russie. Ce sont des mercenaires c’est aussi simple que ça. D’ailleurs, je rappelle que le code pénal russe interdit l’emploi et la création de sociétés militaires privées à partir de mercenaires. Donc il y a une vraie ambiguïté. »

En RCA, comme au Mali, l’influence grandissante de la Russie est source de tensions avec les pays occidentaux. Les membres de cette société militaire privée russe, présente dans plusieurs pays d’Afrique, sont accusés de graves violations des droits de l’homme, notamment par l’ONU.

« Plan national de défense »

Les formations ne reprendront qu’à certaines conditions reprend le vice-amiral Bléjean : « La première condition, c’est d’avoir la garantie que les unités que nous entraînons ne sont pas employées par Wagner mais sont employées dans le cadre régalien de l’emploi de forces armées nationales. La seconde, c’est d’avoir un plan national de défense cohérent et soutenable dans la durée. » 

En six ans, l’EUTM a formé plusieurs milliers de militaires centrafricains. Quelque 70 instructeurs ont déjà quitté le pays. Un peu plus d’une centaine d’hommes se concentrent désormais sur le conseil stratégique.

 

 

𝐋𝐄𝐒 𝐅𝐀𝐂𝐀 « 𝐄𝐌𝐏𝐋𝐎𝐘𝐄́𝐄𝐒 » 𝐏𝐀𝐑 𝐖𝐀𝐆𝐍𝐄𝐑 : 𝐎𝐔 𝐐𝐔𝐀𝐍𝐃 𝐔𝐍 𝐎𝐅𝐅𝐈𝐂𝐈𝐄𝐑 𝐆𝐄́𝐍𝐄́𝐑𝐀𝐋 𝐅𝐑𝐀𝐍𝐂̧𝐀𝐈𝐒 « 𝐈𝐍𝐒𝐔𝐋𝐓𝐄 » 𝐋𝐄𝐒 𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄𝐒 𝐀𝐑𝐌𝐄́𝐄𝐒 𝐂𝐄𝐍𝐓𝐑𝐀𝐅𝐑𝐈𝐂𝐀𝐈𝐍𝐄𝐒 !

Jeudi  3 février, à Bangui, la France passait le commandement de la mission de formation militaire européenne  (EUTM ) à la Belgique. Rappelons que depuis la mi-décembre, Bruxelles avait  suspendu les formations dispensées aux soldats centrafricains en  raison , dit-on, « du contrôle exercé par les mercenaires de la société Wagner sur les forces armées » du pays.

Lors de cette passation, le vice-amiral français #Hervé_Bléjean, directeur général de l’état-major de l’Union Européenne, en visite à Bangui ce  jeudi 3 février, a déclaré :

« 𝑳𝑼𝑬 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒔𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒆𝒕𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂𝒊̂𝒏𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒖𝒏𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒏𝒔𝒖𝒊𝒕𝒆 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒆𝒎𝒑𝒍𝒐𝒚𝒆́𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝑾𝒂𝒈𝒏𝒆𝒓. 𝑳𝒆𝒔 2 500 𝒎𝒆𝒓𝒄𝒆𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝑾𝒂𝒈𝒏𝒆𝒓 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒔 𝑹𝒖𝒔𝒔𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒑𝒂𝒔 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒒𝒖𝒊 𝒑𝒆𝒖𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́𝒔, 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒂𝒔𝒔𝒊𝒎𝒊𝒍𝒆́𝒔 𝒂̀ 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒈𝒂𝒍𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹𝒖𝒔𝒔𝒊𝒆. 𝑪𝒆 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒆𝒓𝒄𝒆𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒄𝒆𝒔𝒕 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒔𝒊𝒎𝒑𝒍𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒄̧𝒂

Le mot « 𝙚𝙢𝙥𝙡𝙤𝙮𝙚́𝙚𝙨 » ici dans la bouche de cet officier français est choquant, dénigrant et insultant pour nos FACA, qui ne sont pas et qui ne peuvent pas être au service d’une société militaire privée, russe soit-elle, mais 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧.

A l’image de ce qui se passe au Mali, ce vice-amiral devrait présenter ses excuses aux Forces Armées Centrafricaines ou être dans l’avion (s’il est encore sur le territoire national) au moment où j’écris ces lignes : 𝕃𝕖𝕤 ℂ𝕖𝕟𝕥𝕣𝕒𝕗𝕣𝕚𝕔𝕒𝕚𝕟𝕤 𝕟𝕠𝕟𝕥 𝕡𝕒𝕤 𝕖𝕟𝕔𝕠𝕣𝕖 𝕠𝕦𝕓𝕝𝕚𝕖́ 𝕒𝕧𝕖𝕔 ℚ𝕌𝕆𝕀 𝕝𝔼𝕌𝕋𝕄 𝕖𝕟𝕥𝕣𝕒𝕚̂𝕟𝕒𝕚𝕥 𝕝𝕖𝕤 𝔽𝔸ℂ𝔸 !

 

EUTM RCA – Bilan de cinq mois de commandement français à la tête de la mission européenne en République centrafricaine

https://www.defense.gouv.fr/  Mise à jour  : 04/02/2022

Le général Jacques de MontgrosMission force commander, a transmis le commandement de l’European union training mission en République centrafricaine (EUTM RCA) au général belge Jacky Cabo, au terme d’un mandat marqué par une inflexion de la mission.

Le 3 février 2022, au camp Moana à Bangui, cinq mois après sa prise de commandement en septembre 2021, le général de Montgros a quitté ses fonctions lors d’une cérémonie militaire présidée par l’amiral Bléjean commandant la Military Planning and Conduct Capability (MPCC) de l`Union européenne, et en présence du Président Faustin Archange Touadera.

La prise d’armes, qui a rassemblé les 160 militaires issus de 15 pays que compte actuellement la mission, a clos un mandat marqué par une adaptation de la mission.

En effet, l`évolution du contexte politique et sécuritaire en RCA a conduit le chef de la mission à proposer un ajustement de celle-ci afin de prendre en compte les conséquences de la décision des autorités centrafricaines de faire appel aux mercenaires du groupe Wagner. Les armées européennes ne partageant ni les mêmes valeurs ni les mêmes objectifs que les mercenaires, une cohabitation ou un soutien indirect n’étaient donc pas envisageables.

Cette nouvelle appréciation de la situation a conduit, fin novembre, les 27 États membres ont décidé de suspendre temporairement les activités de formation de la mission.

Cette décision a été expliquée aux autorités centrafricaines ainsi que de même que les conditions d`une éventuelle reprise des activités de formation, à savoir le respect des droits de l’homme par les Forces armées centrafricaines (FACA) et la fin du contrôle exercé sur ces derniers par Wagner.

De ce fait, le détachement de Bouar a été fermé et 70 instructeurs ont été remis à la disposition de leur pays.

Les autorités centrafricaines souhaitant le maintien de la mission, celle-ci se focalise désormais sur le conseil stratégique du ministère de la défense et de l’état-major des armées, notamment au travers de l’élaboration du corpus législatif et réglementaire des FACA.

En quittant son commandement, le général de Montgros gardera à l’esprit « la remarquable synergie des différents contingents européens qui constituent EUTM RCA et la convergence de vue des 27 États-membres à un moment décisif pour l’avenir de la mission dans le pays. »

 

L'UE ne veut pas intervenir en RCA tant que Wagner y est déployé

04 février 2022  Blanche Sanou

L'Union européenne a suspendu temporairement sa formation des militaires en Centrafrique invoquant la mainmise du groupe paramilitaire Wagner. Selon le chef de l'état-major de l'UE, Hervé Bléjean, la formation ne reprendra que si les militaires centrafricains cessent d'être "employés" par cette société russe de sécurité privée. Les explications avec Blanche Sanou.

 

Le général de brigade Jacky Cabo à la tête de l’EUTM RCA.

https://defencebelgium.com/

 Le général de brigade belge Jacky Cabo a pris hier le commandement de l’EUMT RCA, la mission européenne de formation en Centrafrique. Entre mai 2019 et juillet 2021, il a commandé la Brigade Motorisée avant de prendre une fonction au sein de l’Eurocorps. C’est dans ce cadre qu’il prend la tête de l’EUTM RCA. Le général-de brigade Jacky Cabo succède au général français Jacques Langlade de Montgros.

Depuis 2021, l’Eurocorps est engagé au sein de l’EUTM Mali et de l’EUTM RCA (Centrafrique). Cet engagement prend fin cette année. Une dizaine de militaires belges faisait partie de la dernière rotation. Le colonel Damien Lathuy, ancien commandant des Chasseurs Ardennais, était chef du pilier Conseil Stratégique au sein de l’EUTM RCA. Le nouveau détachement comprend environ quarante hommes dont plus de la moitié est fournie par la Belgique avec 27 hommes. En tant que nation pilote, la contribution belge sera même plus importante puisque 39 militaires seront déployés plus tard à Bangui au sein du QG de la mission européenne.

La Belgique a déjà exercé ce commandement entre janvier et juillet 2017 avec le général de brigade Herman Ruys.

 

Centrafrique : l'UE suspend sa mission de formation des FACA

By Pascale Mahe Keingna  and AFP Dernière MAJ: 04/02 - 12:43

La mission de formation de l’Union européenne auprès des forces armées centrafricaines (FACA) ne reprendra ses activités que sous conditions.

Hervé Bléjean, directeur général de l'état-major de l’UE a annoncé jeudi ses modalités, l’une d’elle, que les soldats de la FACA cesse d’être employés par les paramilitaires de la société russe de sécurité Wagner.

"L'Union européenne ne peut plus se permettre de former des unités qui sont ensuite employées par Wagner avec toutes les allégations possibles qui circulent. C'est la réputation et la défense des valeurs européennes qui sont en jeu.[...]Nos conditions sont très simples. La première condition est d'avoir la garantie que les unités que nous formons ne sont pas employées par Wagner, mais sont employées dans le cadre souverain de l'emploi des forces armées nationales. C'est la première de nos conditions. La deuxième des conditions est d'avoir un plan de défense nationale cohérent et durable." a déclaré _Hervé Bléjean.

Le 15 décembre dernier, la mission de formation de l’union européenne avait été suspendue temporairement en raison du contrôle des mercenaires russes sur la FACA, plusieurs centaines de paramilitaires et de soldats centrafricains et rebelles ont entre autres été accusé de violation des droits de l’homme par les Nations Unies.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 03:00
RCA : Des violences armées cycliques affectent sévèrement la protection et la survie des personnes
RCA : Des violences armées cycliques affectent sévèrement la protection et la survie des personnes

 

Des violences armées cycliques affectent sévèrement la protection et la survie des milliers de personnes à Ippy au centre de la République centrafricaine

Elle a constaté des besoins croissants d’une population en détresse et une vague continue de personnes fuyant plusieurs localités aux alentours d’Ippy

 

NEW YORK, États-Unis d'Amérique, 4 février 2022/APO Group/ -- 

De retour d’une mission inter-agence d’évaluation à Ippy le 3 février, la Coordonnatrice Humanitaire, Mme Denise Brown, exprime sa forte préoccupation face aux cycles de violences armées et représailles accompagnées de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire affectant sérieusement les populations dans la sous-préfecture d’Ippy, dans le centre de la République centrafricaine (RCA).

Ippy est une sous-préfecture à forte sévérité des besoins humanitaires, avec 40 000 personnes en besoin d’assistance humanitaire et de protection

Elle a constaté des besoins croissants d’une population en détresse et une vague continue de personnes fuyant plusieurs localités aux alentours d’Ippy. « Tant les nouvelles personnes déplacées que les familles hôtes manquent le minimum vital pour leur survie. C’est un dénuement presque total : le marché est vide, la population ne peut plus accéder aux champs, les gens, en particulier les femmes et les enfants ont peur », alerte la Coordonnatrice Humanitaire.

Ippy est une sous-préfecture à forte sévérité des besoins humanitaires, avec 40 000 personnes en besoin d’assistance humanitaire et de protection, un nombre qui a brusquement augmenté au cours des derniers mois. Entre décembre 2021 et janvier 2022, plus de 4 000 personnes sont arrivées et se sont installées sur plusieurs sites dans la ville d’Ippy, en s’ajoutant aux 12 000 autres précédemment arrivées, dans des conditions extrêmement difficiles sans vivres et avec un accès insuffisant aux soins de santé et à l’éducation.

« Toutes les parties au conflit doivent plus que jamais respecter leurs obligations conformément au Droit international humanitaire et arrêter immédiatement toute violence contre les civils. Maintenant nous devons intensifier notre réponse humanitaire, sachant que la protection reste la principale priorité pour la population », a déclaré Mme Denise Brown.

Lancé en janvier dernier, le Plan de réponse humanitaire pour la RCA indique que 3,1 millions de personnes – 63% de la population – ont besoin d’aide humanitaire et de protection. 2 millions d’entre elles ne survivraient pas en l’absence de l’assistance requise évaluée à 461,3 millions de dollars américains en 2022. Grâce à la générosité des bailleurs de fonds et à la forte mobilisation des acteurs humanitaires, 1,8 millions de personnes vulnérables ont reçu une assistance multisectorielle vitale en 2021.

Distribué par APO Group pour Office for Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA).

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 02:57
Centrafrique : la Cour pénale spéciale désormais au complet

 

 

Les juges de la Cour pénale spéciale sont désormais au complet. Cette juridiction hybride composée de magistrats nationaux et internationaux est chargée de juger les crimes les plus graves commis dans le pays depuis 2003. Les deux derniers juges de la chambre d’appel, le Français Olivier Beauvallet et l’Allemand Volker Nerlich ont prêté serment mercredi 2 février à Bangui devant président Touadéra. C’est la dernière pierre à l’édifice d’un chantier débuté en 2015.
 
Mais la tâche ne sera pas facile. En novembre dernier l’ancien chef de guerre devenu ministre Hassan Bouba est arrêté par la CPS, inculpé de « crime de guerre et crime contre l’humanité ». Il est, à la surprise générale, libéré par les autorités moins d’une semaine plus tard en dépit d’un mandat de dépôt puis décoré de l’ordre du mérite. (RFI)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 02:54
Les forces Barkhane et Takuba pourraient totalement quitter le Mali

 

https://www.rfi.fr/ 04/02/2022 - 13:23

Alors que les tensions s’exacerbent entre le Mali et ses partenaires français et européens, une vaste concertation est en cours. Paris et les contributeurs européens de Takuba envisagent de plus en plus sérieusement de se retirer totalement du Mali. L’Élysée a donné quelques précisions à certains médias français.

 « D’ici deux à trois semaines », c’est l’échéance indiquée par l’Élysée pour l’annonce d’une décision, dont le principe semble presque déjà acté : « Là où les conditions ne sont pas réunies, il ne faut pas rester », explique un diplomate cité dans la presse française.

Après l’expulsion des soldats danois de la force Takuba et celle de l’ambassadeur de France ou encore les propos acerbes des dirigeants politiques maliens, français et européens par médias interposés, sans parler des accusations réciproques de mensonge autour de la présence de miliciens russes du groupe Wagner, la tension n’a jamais été aussi forte entre Bamako, Paris et les autres partenaires militaires européens qui interviennent dans le pays.

Vers un repli dans les pays voisins ?

Actuellement, un retrait total du Mali de la force française Barkhane et de la force européenne Takuba est donc sur la table. Les soldats actuellement basés à Ménaka, Gossi, ou encore Gao, la principale base française au Mali, pourraient se replier dans les pays voisins.

Dans ce cas, le Niger est fortement sollicité. La ministre française des Armées, Florence Parly, s’est d’ailleurs rendu à Niamey mercredi soir pour évoquer avec le président Mohamed Bazoum les différentes options envisageables.

La réduction des effectifs au sol et le renforcement des opérations aériennes, notamment à l’aide de drones, font aussi partie des pistes d’adaptation du dispositif de lutte anti-terroriste au Sahel.

Si l’action militaire française, et européenne dans le même mouvement, devrait rester présente au Sahel, elle pourrait également s’étendre à d’autres pays où la menace terroriste progresse. La Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin ou le Sénégal seraient ainsi demandeurs d’un appui supplémentaire, selon les propos tenus par l’Élysée à la presse française.

Toutefois, une autre question cruciale reste à régler, celle du sort des « casques bleus » français et européens engagés au Mali, non pas avec Barkhane et Takuba, mais avec la Minusma, la mission des Nations unies dans le pays.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 03:11
RCA : la situation sécuritaire toujours préoccupante à Nzacko dans l’Est

 

Centrafrique : la situation sécuritaire toujours préoccupante à Nzacko dans l’Est

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 2 février 2022 09:03

 

La population de Nzacko dans le Mbomou vit toujours dans la peur. Ce climat de terreur généralisée résulte de la présence d’éléments de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cependant, les mineures qui ont été, en janvier dernier, victimes de viol collectif de la part de ces hommes armés, ont réussi à quitter la ville pour se protéger.

Depuis leur retour en novembre 2021 dans la localité de Nzacko, après le départ des Forces armées centrafricaines (Faca) et leurs alliés russes, les éléments de la CPC multiplient des exactions sur la population civile. Quelques habitants joints au téléphone par Radio Ndeke Luka, n’ont pu s’exprimer, craignant des représailles de la part de ces hommes armés qui, depuis lors, contrôlent la ville ainsi que des chantiers miniers.

"Nous ne pouvons vous en dire plus, car nous sommes dans une impasse totale. Nous craignons pour notre vie puisqu’à chaque fois que nous alertons, c’est des menaces que nous recevons », a témoigné un habitant qui a requis l’anonymat.

Quitter la localité par peur de représailles

Quant aux 14 mineures qui ont été abusées sexuellement en janvier dernier, selon des sources locales, elles et leurs parents ont pu quitter la ville pour d’autres localités.

Cela fait près de quatre mois que la localité de Nzacko est sous le contrôle des éléments armés de la CPC. Pendant que ces derniers multiplient des exactions et imposent des taxes aux paisibles populations, c’est le silence total. Jusqu’à lors, le gouvernement n’a pas encore officiellement réagi aux appels de la population, qui sollicite le redéploiement des Forces armées centrafricaines et leurs alliés.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 03:02
NOTE D’INFORMATION  DE LA MINUSCA

 

 

LE COMMANDANT DE LA FORCE DE LA MINUSCA ABORDE LES ACTIONS DE PROTECTION DES CIVILS ET LA COOPERATION AVEC LES FACA   

 

Bangui, le 02 février 2022 – Les multiples actions de protection des civils menées par la Force de la MINUSCA et la coopération avec les forces armées (FACA) et les forces de sécurité intérieure (FSI), ont été largement évoquées mercredi par le Commandant de la Force de la MINUSCA, Général de brigade Daniel Sidiki Traoré.   

« Cette année, nous avons identifié des zones dans le centre et l’ouest de la Centrafrique pour y mener des interventions ciblées. Elles ont démarré dans le centre, dans la zone de Bambari, avec l’opération de domination du terrain », a dit le Général Traoré, durant la conférence de presse hebdomadaire de la Mission. « Sur l’axe Bambari-Alindao, depuis que nous y sommes, nous n’avons connu aucun incident, cela veut dire que la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée. Nous avons instruit les unités qui sont sur place de préserver les acquis, la quiétude », a-t-il ajouté.   

Par rapport à l’ouest de la Centrafrique, le Commandant de la Force a indiqué que la MINUSCA « est en train de faire un travail important » avec des opérations de déminage et lutte contre les engins explosifs improvisés. « Nous l’avons déjà commencé à Bocaranga, Bossangoa pour assurer le déminage et la destruction d’engins improvisés et actuellement nous sommes descendus un peu plus bas vers la zone Berbérati Ce travail va s’intensifier avec des moyens supplémentaires qui seront utilisés dans l’intérêt de tous ».   

Toujours dans l’ouest, la Force, en étroite coordination avec les FACA, va effectuer une mission destinée à escorter le transport du coton produit dans cette région. « Nous avons été sollicités par le Gouvernement et la MINUSCA a avalisé cela, on aura très bientôt une mission conjointe d’escorte du coton depuis les zones où cela a été produit et au niveau des usines. On le fera en étroite coordination avec les FACA. Le dispositif a été déjà mis en place, c’est une opération qui va durer un mois et un mois et demi », a précisé le Commandant de la Force.   

Durant la conférence de presse, le Général Traoré a régulièrement rappelé que la Force de la MINUSCA travaille en étroite collaboration avec les Forces armées centrafricaine (FACA) et les forces de sécurité intérieure centrafricaines, soulignant que « la coordination est importante pour pouvoir être efficaces ». A titre d’exemple, il a cité l’opération conjointe de domination de l’espace pour la protection des populations civiles dans le centre « Nous avons eu à entreprendre des patrouilles robustes et à sécuriser des zones dans cet espace », a-t-il déclaré, ajoutant que la Force s’apprête à recevoir les renforts annoncés en 2021.   

De son côté, le directeur de la Communication et de l'Information publique de la MINUSCA, Charles Bambara, a fait part de la visite de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordinatrice humanitaire pour la Centrafrique, Denise Brown, à Birao, dans la préfecture de la Vakaga. Elle a pu constater le retour effectif de la paix dans la région, mais aussi d’échanger avec les leaders communautaires, les autorités locales et les acteurs humanitaires. « Les choses vont mieux dans la Vakaga, la vie va mieux au niveau de Birao.  On est tous en admiration pour tous les efforts qui ont été fournis. Deux années avant, on ne pouvait oser mettre les pieds dehors. Aujourd’hui, j’ai marché sur deux kilomètres à pied, j’ai vu la paix », affirme-t-elle.   

Au chapitre des droits de l’homme au cours de la période du 25 au 31 janvier, la MINUSCA a documenté et vérifié six incidents représentant huit violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté dix victimes. Le nombre d’incidents et de violations documentés reste stable depuis le début de l’année tandis que le nombre de victimes confirmées a légèrement baissé par rapport aux semaines précédentes, a dit Charles Bambara.   

Le porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Sylvie Mazalo Agba a annoncé que les unités de Police et l’Etat-major intégré (JTFB) poursuivent les patrouilles conjointes de sécurisation à Bangui et dans toutes les régions.   

A Bangassou le 25 janvier, UNPOL a apporté son appui aux membres d’une délégation de la Cour Pénale Spéciale dirigée par le Procureur de la République Adjoint. Cette assistance a permis à la délégation de se rendre dans certains quartiers pour le recueil d’informations dans le cadre d’une investigation dans ladite localité.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 02:49
Centrafrique : vers la fin du blocage pour le dialogue républicain ?

 

Centrafrique: vers la fin du blocage pour le dialogue républicain ?

 

https://www.rfi.fr/ 02/02/2022 - 03:00 Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Plus d’un an après son annonce et près de six mois après l’installation officielle de son comité préparatoire, le dialogue républicain promis par le président Touadéra n’a toujours pas débuté. En cause, le retrait des principaux partis d’opposition en signe de protestation contre une procédure de levée d’immunité parlementaire visant plusieurs députés. Aujourd’hui, de nouveaux éléments pourraient débloquer la situation.

Il s’agit d’une lettre d’information émanant du parquet, transmise aux leaders de l’opposition sur demande du ministre de la Justice.

Dans cette lettre, on peut lire qu’« aucune charge n’a été retenue contre les députés Anicet Georges Dologuélé, Aurélien Simplice Zingas et Martin Ziguélé ». Trois opposants qui devaient être entendus dans l’affaire du coup d’État manqué de janvier 2021.

Par conséquent, la demande de levée de leur immunité parlementaire « est désormais sans objet » conclut la lettre.

Il s’agissait de la principale condition fixée par les opposants pour réintégrer le comité d’organisation du dialogue dont ils avaient claqué la porte il y a de cela trois mois.

Depuis les deux camps s’accusaient mutuellement d’entraver le processus. « Aujourd’hui le blocage n’a plus de raison d’être », indique le ministre porte-parole de la présidence Albert Yaloke Mokpeme.

« C’est un pas essentiel et positif », commente Cyriaque Gonda, président de la coalition d’opposition Cod2020, dont les membres se réunissent ce mercredi pour se prononcer sur un éventuel retour au sein du comité. 

 

La justice centrafricaine annule la procédure de levée de l’immunité de trois députés

https://www.dw.com/ 01.02.2022

Selon le procureur de la République, la demande de levée de l’immunité des députés Martin Ziguélé, Anicet-Georges Dologuélé et Simplice Zingas est sans objet. Les concernés se disent soulagés.

"Au vu de cette ordonnance, il apparaît clairement qu'aucune charge n'a été retenue à l'encontre des députés Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Aurélien Simplice Zingas. Il s'ensuit que la demande de levée d'immunité rappelée en référence est désormais sans objet, et vous prie par le même biais d'informer les députés concernés". 

C'est par ces notes que le substitut du procureur a annoncé la fin de la procédure contre les opposants à Faustin Archange Touadéra.

Le député, Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) salue cette décision de justice. 

Il affirme que "la décision de la justice est claire, elle ne souffre d'aucune interprétation. La justice a dit que nous n'avons pas été cités dans l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction et par conséquent, il ne peut y avoir de poursuite, ni de début de poursuite ou même d'idée de poursuite contre les personnes qui ne sont pas citées. C'est ce que nous avons toujours dit et il a fallu tout ce combat pour lequel on remercie la société civile, tous les Centrafricains sont mobilisés et surtout nos collègues députés, je voudrais leur rendre hommage parce qu'ils ont dit non, cette fois-ci c'est trop". 

Dialogue national

A la question de savoir s’il va intégrer ou non le processus de dialogue national initié par le président centrafricain, Martin Ziguélé s'en remet à la position collégiale défendue par ses collègues de l’opposition. Contacté par la DW à ce sujet, le ministre conseiller en Communication, porte-parole de la Présidence, Albert Mokpem Yaloké nous a renvoyé à la décision que prendra la prochaine conférence préparatoire de ce dialogue qui aura lieu dans les prochains jours. 

Karl Blagué, sociologue et analyste politique centrafricain plaide pour une détente du climat politique national. 

 "Il y a eu beaucoup de choses qui ont même remis en cause la légitimité du président élu actuellement. Mais je pense que si le pouvoir politique, le régime de Bangui veut réellement que ce dialogue soit inclusif, il faut que ce régime fasse des concessions. Il faudrait qu'il y ait des alternatives crédibles. Qu'est-ce que j'entends par alternatives crédibles ? Une ouverture, c'est-à-dire accepter les revendications de l'opposition démocratique. Mais la situation a évolué et il y a beaucoup de situations qui sont venues s'ajouter à l'ancienne situation", affirme-t-il.

Beaucoup de Centrafricains se disent lassés par ces tensions sur fond de rivalités politiques. C’est pourquoi, ils appellent les acteurs politiques, toutes tendances confondues, à se surpasser et privilégier l’intérêt supérieur du pays.

 

 

Centrafrique : la justice abandonne la poursuite contre Dologuélé, Ziguélé et Zingas

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 2 février 2022 08:40

 

La justice met fin à la procédure de levée d'immunité des députés, leaders de l'opposition démocratique. Cette demande avait été formulée pour qu’une enquête soit ouverte contre Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Aurélien Simplice Zingas, accusés de connivence avec l’ancien président François Bozizé. Cette décision de la justice va-t-elle ramener l’opposition dans le comité préparatoire du dialogue républicain au point mort ?

Cette décision de la justice met fin à une procédure qui a duré presque 10 mois. En effet, aussitôt au sortir des élections groupées dont les résultats ont été contestés par une partie de l'opposition démocratique, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Aurélien Simplice Zingas et bien d'autres leaders de l'opposition sont interdits de sortie du territoire et ceux qui siègent à l'Assemblée nationale sont visés par une procédure de destitution. Ceci dans le cadre d'une enquête judiciaire contre l'ancien président François Bozizé qui a repris le maquis après le rejet de sa candidature à l'élection présidentielle.

Une action contestée par l’opposition

La réaction de l'opposition, à l’époque, n'a pas tardé. D'abord des opposants se sont plaints et ont obtenu du tribunal administratif un avis contraire. Mais Bangui persiste dans sa logique. Ce que le leader du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé, a qualifié de manoeuvre politique pour discréditer l'opposition.

Un dossier vidé par la justice

"Au vu de cette ordonnance, il apparait clairement qu'aucune charge n'a été retenue à l'encontre des députés ; Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Aurélien Simplice Zingas. Il s'ensuit que la demande de levée d'immunité rappelée en référence est désormais sans objet, et vous prie par le même biais d'informer les députés concernés", justifie le premier substitut du procureur Jean-Vidal Damos.

Une décision aussitôt saluée par Martin Ziguele, l’un des députés visés par la demande de levée d’immunité.

"Je savais que les magistrats centrafricains sont des professionnels de droit et s’ils avaient une marge de manœuvre nécessaire, ils allaient dire le droit et c’est tout à fait à leur honneur. Mais au-delà, il n’est dans l’intérêt de personne dans un pays qui se veut un état de droit pour combattre des adversaires politiques. On est des forces politiques. Sur certaines actions, on peut être d’accord avec le pouvoir mais sur d’autres, notre rôle c’est de jouer le contre-pouvoir et de critiquer certaines actions. Cela ne veut pas dire que nous sommes dans un complot contre notre pays", déclare l’opposant Martin Ziguele.

Un pas vers la tenue du dialogue républicain ?

Alors que Bangui prépare un dialogue républicain conformément à la feuille de route de Luanda, les représentants de l'opposition quittent le comité d'organisation en solidarité avec leurs leaders visés par cette procédure de levée d’immunité. Ceux-ci conditionnent leur retour à l'abolition pure et simple de la procédure.

Ces derniers jours, le médiateur de la République a renoué le dialogue avec les contradicteurs du pouvoir. Si cette note constitue une grande avancée pouvant décrisper la situation, l'opposition n'a pas encore réagi à propos de son retour au comité du dialogue et sur les préjudices enregistrés pendant toute cette période de bras de fer politique.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 02:55
Jean-Yves Le Drian et son fils Thomas dans la tourmente
Jean-Yves Le Drian et son fils Thomas dans la tourmente

 

Lu pour vous

 

By La rédaction de Mondafrique 31 janvier 2022

 

Alors que la brouille diplomatique entre Paris et Bamako s’emballe, une vieille affaire qui semblait enterrée remonte à la surface. Selon une rumeur qui enfle sur les réseaux, les autorités maliennes auraient ouvert une enquête sur l’attribution du marché des passeports biométriques maliens à une entreprise bretonne sur pression de Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères.

L’histoire remonte à 2015, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, a en charge l’opération Barkhane. Il  profite de sa position pour tordre le bras à feu le président Ibrahim Boubacar Keïta afin que l’entreprise bretonne Imedia, anciennement Oberthur, obtienne le marché des passeports et remplace la  société canadienne Bank note qui était jusque-là chargée de la confection de ces documents.

A l’époque, l’affaire avait fait scandale au Mali, les députés s’en étaient emparés et avaient posé des questions à l’Assemblée nationale. En effet, outre que ce marché ait été passé de gré à gré, la facture des passeports avait explosé et les recettes du gouvernement diminuées. Bref, ce n’était pas une bonne affaire, sauf peut-être pour un homme d’affaires du nom de Thomas Le Drian, le fils du ministre.  

Circulez, rien à voir 

En juin dernier, « Jeune Afrique » qui ne nous avait pas habitués à une telle audace contre les autorités françaises avait révélé l’affaire. Sans pratiquement aucune reprise par le reste de la presse française. Il était clair qu’en haut lieu Jean Yves Le Drian n’avait pas que des amis.…

L’été suivant, Jean Yves Le Drian voyait sa cote de popularité chuter à l’Elysée. Au point que l’hypothèse de son départ du gouvernement était évoquée. « Il y a une chance sur deux qu’il s’en aille », avait confié un député influent d' »En Marche » à « Mondafrique ». Mais là encore, silence radio des principaux medias. Jean Yves Le Drian, l’artisan de la politique africaine de la France depuis dix ans et à ce titre principal responsable du désastre des relations entre Paris et Bamako, veille à son image et reste intouchable!

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 02:27
RCA: affaire tuerie de Bria, la Présidence dénonce une campagne de dénigrement contre les forces alliées

 

Lu pour vous

Par Ndjoni Sango 29 janvier 2022 Par Erick NGABA

 

Bangui 29 Janvier 2022— (Ndjoni Sango): La présidence de la République centrafricaine dénonce au cours d’une conférence de presse tenue ce samedi une campagne médiatique qualifiée de dénigrement contre les opérations de rétablissement de la paix menées par les forces armées centrafricaines (FACA) appuyées par les instructeurs russes dans les villes de province du pays.

La conférence de presse de la présence de la république centrafricaine de ce weekend end a été riche en actualité de l’heure dans le pays. De la géopolitique à la diplomatie, de la politique à la sécurité, de l’économie aux actions du président de la République, le porte-parole de la présidence a abordé avec les journalistes de différents médias centrafricains des sujets brulants de l’actualité centrafricaine et africaine.

Parmi tant de sujets évoqués, Albert Yaloké Mokpème est revenu sur les informations selon lesquelles, les FACA et leurs instructeurs russes auraient commis un massacre des civils dans la ville de Bria au cours d’une opération de ratissage des rebelles de l’UPC du mercenaire Ali Darassa.

Sans langue de bois, le ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine dénonce une campagne de dénigrement visant à « détourner l’attention du public sur l’ennemi commun qui n’est autre que la rébellion dans le pays ».

« Ne nous trompons pas d’ennemis. Cela ne nous surprend pas lorsqu’on regarde les médias qui donnent ces informations. Je vous les cite: Agence France Presse, Media part, Ouest-France, RFI, la Croix. Allez y comprendre. C’est une campagne d’acharnement contre les FACA et nos alliés. Ils veulent nous les présenter comme des assassins du peuple centrafricain. Ils veulent présenter le gouvernement et le président de la République comme des dictateurs qui tuent leur peuple. On n’entretient le chaos  en RCA. Certains médias sont dans ce sens et certains groupes armés sont financés et armés pour ça. Nous voulons que ça cesse », déclare Albert Yaloké Mokpème.

Le porte-parole de la présidence d’enchérir : « Curieusement, beaucoup d’autres pays se rendent compte que c’est la même situation chez eux. Curieusement, certains pays veulent prendre l’exemple chez nous avec les résultats probants du travail fait sur le terrain. Cela veut dire que nous sommes sur la bonne voie. Qu’on ne se trompe pas d’ennemis ».

Tout était partie d’une vidéo en circulation sur les réseaux sociaux. Laquelle vidéo qui montre deux instructeurs russes armés autour des corps sans vie des civils au sol, dans une maison inhabitée. D’après les investigations de Ndjoni Sango, cette vidéo médiatisée est un extrait du film « Touriste », joué par des acteurs centrafricains et Russes, pour démontrer la coalition des forces armées centrafricaines avec les instructeurs russes face aux attaques des rebelles de la CPC en janvier 2021.

 

RCA: pourquoi une campagne médiatique amplifiée contre les forces alliées à Bria?

Bangui 29 janvier 2022—(Ndjoni Sango) : Cette semaine, des articles sont parus dans les médias internationaux dans lesquels, une fois de plus, on voit une vaine tentative d’accuser les FAСA et leurs alliés de crimes graves.

Ces médias font état d’une opération contre le groupe UPC dans la ville de Bria, au cours de laquelle 30 civils ont été blessés. Cependant, pour une raison quelconque, les données médiatiques ne tiennent pas compte du fait que les membres du groupe UPC ont publié un communiqué le 31 décembre 2021, dans lequel ils annoncent la dissolution du groupe. En conséquence, à partir de ce jour, l’UPC a cessé d’exister.

On assiste à une tentative de mener une guerre d’information pour dissimuler des bandits, et nous sommes témoins de la mise en circulation de fausses informations juste après la disparition de l’UPC.

Ces fausses nouvelles ont été lancées par l’Agence France Presse. Le texte dont ils sont les auteurs est littéralement reproduit par d’autres médias français, parmi lesquels figurent Media part, Ouest-France, RFI, la Croix.

 

Dans cet article, nous voyons les méthodes utilisées précédemment pour mener une guerre d’information. L’agence se réfère à nouveau à des « sources anonymes des FACA et de l’ONU« , sans fournir aucune preuve des faits qui se sont produits, mais interprétant la situation comme si la situation avait eu lieu.

Actuellement, grâce aux efforts des FACA et de leurs alliés, poursuivant une politique de « zéro impunité« , la plupart des rebelles qui ont pris les armes pour tenter de renverser le gouvernement légitime du pays ont fui la République centrafricaine pour Tchad, où leurs dirigeants tentent de rassembler des mercenaires pour tenter d’attaquer les zones frontalières de la RCA et se doter d’un minimum de moyens de subsistance.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com