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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 17:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le ministère des Finances publie le salaire des responsables politiques et administratifs

 

Par Fridolin Ngoulou le 15 mars 2017

 

BANGUI, 15 mars 2017 (RJDH)—Le Ministère des Finances et du Budget a rendu public ce 14 mars le salaire et indemnités alloués aux autorités politiques et administratives du pays. Ceci en réponse aux exigences des institutions Bretton Woods dans le cadre de la transparence budgétaire et de la bonne gouvernance selon le département des Finances.

 

La publication des salaires des hauts responsables de l’Etat intervient dans un contexte où le pays est encouragé à faire la politique de rigueur budgétaire et des efforts de bonne gouvernance ainsi que la transparence. Cette publication est officielle trois mois après l’engagement du ministre devant l’Assemblée nationale de mettre sur la place publique le salaire des autorités. L’objectif est d’harmoniser par grade les revenus des fonctionnaires de l’Etat dans un contexte d’assainissement des finances publiques.

 

Les matrices présentent les émoluments des autorités les mieux payées de la sorte : Le président de la République gagne 2.411.326 FCFA, le président de l’assemblée 7.091.781 FCFA, le premier ministre 1.141.629 FCFA et les ministres 1.141.629 FCFA. Ces salaires dites Net à Payer ne concernent pas les allocations hebdomadaires pour les réceptions.

 

Au cabinet présidentiel, le Directeur de Cabinet et secrétaire général gagnent respectivement 1.226.924 FCFA, le chef de cabinet particulier 709.602 FCFA et conseiller 556.894 FCFA.

 

A l’Assemblée nationale, le 1er vice-président gagne 2.713.416 FCFA, le 2e vice-président 2.633.416 FCFA et le 3e vice-président 2.553.416 FCFA. Le 1er Questeur 2.498.416 FCFA et le 2e Questeur 1.848.416 FCFA. Le Directeur de Cabinet du président de l’Assemblée nationale touche 699.947 FCFA, le secrétaire général de l’Assemblée Nationale 939.885 FCFA, le chef de cabinet particulier 568.728 et chargé de mission 565.155 FCFA.

 

Au Cabinet du Premier Ministre, son Directeur gagne 1.204.468 FCFA, un Conseiller 559.039 FCFA, un Chargé de mission 564.277 FCFA et le Chef de cabinet particulier 621.700 FCFA. Alors qu’au cabinet ministériel, le Directeur touche 674.804 et chargé de mission 485.402 FCFA.

 

A l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), rattachée à la Primature, le secrétaire technique gagne 1.241.948 FCFA alors que le chef de cellule ITIE touche 928.185 et membre de cellule 777.654 FCFA.

 

A l’inspection générale d’Etat, une structure rattachée à la présidence de la République, l’Inspecteur Général d’Etat perçoit 1.254.781 FCFA et inspecteur d’Etat 894.908 FCFA.

 

Les membres de la Cour Constitutionnelle sont classés comme suit : Le président 1.571.238 FCFA, le vice-président 1.403.839 FCFA et Conseiller 1.097.278. Cette grille concerne la période de la transition.

 

Tandis qu’au Haut Conseil de la Communication, le président gagne 1.072.442 FCFA, le vice-président 896.242 FCFA et Conseiller 742.042 FCFA.

 

Les autres corps de l’Etat au statut particulier sont aussi concernés par cette publication. Au Conseil d’Etat, le président perçoit 1.137.896 et rien n’a été mentionné pour le Commissaire Gouvernement.

 

A la Cour des Comptes, le président reçoit 1.325.185 FCFA et Procureur Général 1.327.985 FCFA. Tandis qu’à la Cours de Cassation, le président gagne 1.343.762 FCFA et rien n’a été mentionné pour l’Avocat général.

 

Le chargé de mission à la Police perçoit 575.957 FCFA, le Directeur Général 501.942 FCFA et son Adjoint 340.547 FCFA.

 

A l’Université de Bangui, le Recteur gagne 705.204 FCFA, son vice 665.958FCFA et le secrétaire général 599.130 FCFA.

 

Il s’agit là d’une première publication de la grille salariale des hautes autorités du pays. Le salaire des députés n’a pas été pris en compte dans cette publication./

 

Fridolin Ngoulou

 

 

Centrafrique : Diane Corner rejette la responsabilité de la Minusca dans la mort de Zoundeko

 

Par Jean Fernand Koena le 15 mars 2017

 

BANGUI, 15 Mars 2017(RJDH)—Le numéro 2 de la Minusca Diane Corner a rejeté la responsabilité de la Minusca dans la mort du général Zoundéko du FPRC, tué à Bambari. Déclaration faite lors de la conférence de presse hebdomadaire de l’institution onusienne ce 15 mars à Bangui.

 

Joseph Zoundeko du FPRC a trouvé la mort le 11 février 2017 alors qu’il marchait vers Bambari contrôlée par l’UPC de Ali Daras. Cette déclaration de Diane Corner intervient alors que le porte-parole de la Minusca avait reconnu la responsabilité de la mission dans la neutralisation de Joseph Zoundeko et que des sources concordantes à Bambari ont confirmé la frappe de l’aviation onusienne le 11 février.

 

Diane Corner confirme l’usage des moyens aériens de combat mais nie la responsabilité de la Minusca en ces termes : « Vous avez raison que nous avons utilisé deux fois nos hélicoptères d’attaque dans les dernières semaines, contre les éléments de la coalition qui menaçaient Bambari. Mais je puis vous dire apparemment nos meilleures informations, ce n’est pas encore confirmé que le soit disant général Zoundéko a été tué avant cette attaque et ce ne sont pas nos forces qui ont fait cela et je voudrais donner ces détails-là ».

 

La déclaration de Diane Corner est réfutée par Azor Khalit sous-chef d’état-major du FPRC qui persiste en accusant la Minusca de tuer Zoundéko dans le raid du 11 février, dans un entretien qu’il a eu avec le RJDH.

 

Le recul de la Minusca plonge dans l’obscurité les circonstances de la mort de Joseph Zoundeko qu’il faut encore élucidées.

 

 

Centrafrique: Une partie du site des réfugiés centrafricains de Doyessé au Tchad en fumée

 

Par Fleury Agou le 15 mars 2017

 

 

DOYESSE, 15 mars 2017 (RJDH)–Un incendie s’est déclaré ce 14 mars au site des réfugiés centrafricains de Doyessé dans le sud du Tchad. L’incident dont les causes ne sont pas élucidées a créé la psychose et fait état de dégâts matériels selon des sources proches des victimes.

 

La forte saison sèche au Sud du Tchad provoque des incendies, dont le camp des réfugiés en est une victime. Cet incendie intervient alors que des sites des déplacés au centre nord de Centrafrique non loin du Tchad voisin ont connu le même drame depuis le début de la saison sèche et que le gouvernement et partenaires humanitaires se réunissent ce 15 mars à Yaoundé pour présenter la situation humanitaire dans le pays afin de pousser les bailleurs à ne pas oublier la crise centrafricaine.

 

Le site des réfugiés centrafricains de Doyessé a été victime d’un incendie parti d’un feu qui s’est propagé dans le camp. Aucun dégât corporel n’a été enregistré, mais une trentaine des huttes a été dévorée par le feu.

 

Mohamen Nuru, un réfugié présent au moment de l’événement a rapporté que l’embrasement a créé la panique au sein de cette population déjà sinistrée. Plaintif, il a déclaré que « le UNHCR a renforcé le médecin du centre de santé pour réanimer les réfugiés qui s’étaient évanoui lors de l’incendie» a-t-il relaté.

 

Ce malheur a indigné la communauté centrafricaine du Tchad et pour beaucoup, « l’incendie est la conséquence des fortes températures en saison sèche».

 

Le sud et le sud-est du Tchad abritent environ 60.000 réfugiés Centrafricains dont la majorité réside dans six camps de réfugiés tandis que d’autres vivent dans des villages hôtes aux côtés des communautés autochtones, dans le cadre de la politique d’alternatives aux camps.

 

Selon un personnel du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés, une délégation tchadienne avait échangé avec le UNHCR à Bangui pour envisager le rapatriement des réfugiés centrafricains au Tchad.

 

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 00:40
Lu pour vous : Surendetté, le Congo Brazzaville est en cessation de paiement

 

 

http://africtelegraph.com PROSPER 13 MARS 2017

 

La dette publique a explosé. Le Congo Brazzaville est en cessation de paiement. La république congolaise n’arrive plus à payer ses dettes. Les caisses du trésor public sont vides. C’est l’audit des comptes publics, fait par le FMI, qui a révélé l’information. La crise de la zone CEMAC s’est accentuée. Et les pays producteurs de pétrole paient le prix fort.

 

C’était un secret de polichinelle. Le Congo est bel et bien en cessation de paiement. L’audit des comptes publics, qu’a effectué le FMI, a révélé que la dette publique a bondi de près de 10% en quelques mois. Le FMI a intégré dans son calcul des dettes non déclarées par le gouvernement au club de Paris.

 

En novembre dernier, Africtelegraph s’inquiétait déjà de la situation économique qui prévalait dans ce pays.

 

Aujourd’hui, le taux d’endettement a atteint 77%. Soit 7% de plus que la limite autorisée de 70% pour la zone CEMAC. La dette a tellement bondi au Congo, que les services de la dette et du trésor sont désormais incapables de rembourser les prêts. C’est ce qu’on appelle une cessation de paiement

 

Afin de contrer cela, le gouvernement congolais a demandé à la Banque Centrale de Chine de prendre le relais du remboursement des financements des projets chinois. Et de racheter sa dette. Mais cela a un coût supplémentaire, et alourdit la dette.

 

Pourtant la production pétrolière du Congo n’a fait qu’augmenter depuis un an. Contrairement au Gabon ou à la Guinée Equatoriale, il a une population plus importante qui permet le développement d’industries propice à la consommation de produits locaux. Cela aurait du participer à baisser les sorties de devises.

 

Mais depuis plusieurs mois déjà, de nombreux fonctionnaires ne sont plus payés. La tension sociale monte, comme c’est le cas dans toute la zone CEMAC. Au Gabon, la situation n’est guère plus reluisante. Le gouvernement a pris des mesures d’urgence pour mettre en place un plan de relance économique (PRE). Les résultats de ces mesures tardent à se faire ressentir.

 

Les réserves de la Guinée Equatoriale et du Congo qui étaient les plus importantes à la BEAC, sont aujourd’hui les plus faibles. Bien derrière le Gabon et le Cameroun.

 

Ainsi, en décembre dernier, c’est toute la zone CEMAC qui avait échappé à une dévaluation, organisée par le FMI…

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 00:36

 


 

Par Joan Tilouine et Simon Piel LE MONDE Le 14.03.2017 à 18h51 • Mis à jour le 14.03.2017 à 20h14

 

 

Wilfrid Sassou-Nguesso est accusé d’avoir détourné des fonds publics à des fins personnelles. Une première pour un membre de la famille au pouvoir au Congo.

 

Le neveu du chef d’Etat congolais Denis Sassou-Nguesso a été mis en examen, jeudi 9 mars, par la justice française dans le cadre de l’enquête dite des « biens mal acquis ». Selon nos informations, Wilfrid Nguesso, 50 ans, est mis en cause pour « blanchiment de détournements de fonds publics ».

 

Surnommé « Willy », ce proche du président dirige officiellement depuis 2006 la Société congolaise de transports maritimes (Socotram), dont l’actionnariat se partage entre l’Etat congolais (45 %) et une entreprise établie au Liechtenstein, WGN Trading and Shipping SA, dont il a été le bénéficiaire économique. Il est également à la tête de la Société de gestion des services portuaires.

 

Mainmise sur les taxes maritimes

 

Cette double casquette lui donne accès aux millions d’euros de taxes prélevées sur l’activité des navires marchands et sur les chargements de pétrole exportés de Pointe-Noire, la capitale économique de cet Etat pétrolier d’Afrique centrale.

 

Wilfrid Sassou-Nguesso est accusé d’orchestrer de complexes circuits financiers alimentés par des fonds publics et ainsi financer d’importantes acquisitions immobilières et autres produits de luxe.

 

Le 15 août 2016, les juges Roger Le Loire et René Grouman avaient ordonné la saisie pénale de deux biens immobiliers acquis puis entretenus à grands frais, avec des fonds probablement issus du détournement de l’argent du pétrole.

 

Le premier est un appartement cossu à Courbevoie (Hauts-de-Seine), acheté initialement, en 2000, par le chef de l’Etat et son épouse, rénové pour 3 millions d’euros de travaux entre 2002 et 2005. Le second est une villa de 500 m2 au Vésinet (Yvelines), acquise à l’époque, en 1983, par feu le frère aîné du président congolais, et enjolivée par près de 4 millions d’euros de travaux.

 

Circuits financiers offshore

 

Ces deux biens immobiliers étaient ensuite détenus par des sociétés offshore établies dans des paradis fiscaux. Un montage complexe pour dissimuler l’identité du véritable propriétaire : Wilfrid Sassou-Nguesso. Parmi les matériaux récoltés par les enquêteurs lors de perquisitions à son domicile de Courbevoie, il y avait plusieurs relevés de comptes bancaires au nom de ces sociétés dont certaines étaient alimentées directement par la Socotram.

 

Cette première mise en examen d’un membre de la famille présidentielle congolaise marque peut-être un tournant dans la longue enquête dite des « biens mal acquis », démarrée en 2007. Me William Bourdon veut y croire. « Cette mise en examen et celles qui vont suivre préfigurent le grand procès du clan Sassou à Paris pour pillage des ressources publiques à leur profit personnel », dit l’avocat de Transparency International, qui est aussi le président de l’ONG de défense des victimes de crimes économiques, Sherpa, à l’origine de la plainte ayant déclenché l’ouverture de cette procédure.

 

Contactés, plusieurs avocats ayant auparavant défendu l’Etat congolais et la famille du président, n’ont pas souhaité réagir. « On ne sait plus qui est mandaté sur ce dossier, c’est très flou », conclut l’un d’entre eux.

 

Joan Tilouine

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:54
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Affrontement signalé entre Anti-Balaka et Séléka à Kaga-Bandoro

 

Par Daniel Nguerelessio le 14 mars 2017

 

BANGUI, 14 Mars 2017 (RJDH)–Un combat est signalé entre les Anti-Balaka et les éléments Séléka à Kaga-Bandoro au centre nord du pays et a occasionné plusieurs déplacés de la localité vers la base de la Minusca. L’information a été confirmée au RJDH par des sources locales.

 

Cet affrontement entre les deux factions ennemies intervient après le violent combat d’octobre 2016 faisant plusieurs morts et de blessés ainsi que des déplacés qui ont fui la localité pour Bangui la capitale. Ce regain de violence est enregistré alors que certains déplacés de site proche de la Minusca ont volontairement quitté la base de la Minusca deux semaines avant.

 

Selon plusieurs sources contactées par RJDH, une mésentente entre les bouchers qualifiés proches des Anti-Balaka autour d’achat des bœufs et d’autres proches de la Séléka, serait à l’origine du combat, « en revanche, une moto appartenant à un musulman a été emportée par un groupe de jeunes. La situation se compliquera du fait que chacun de son côté voulait venger. C’est ainsi qu’il y a eu échanges de coup de feu », a rapporté au RJDH une source de la ville.

 

Un autre témoin décrit la scène en ces termes : « Il y a de cela deux heures de temps que des tirs intensifs sont entendus au niveau du quartier Bamou et du Camp des Travaux Publics (au sud de la ville). On ignore ce qui se passe là-bas mais les gens sont dans psychose généralisée et certaines personnes regagnent à nouveau le site».

 

Le chef de bureau de la Minusca de Kaga-Bandoro n’est pas joignable. Des groupes en conflit n’ont pas été joignables. Cette attaque intergroupe armé pousse la population à se déplacer alors que la Nana Gribizi compte déjà 22.763 déplacés, selon le comité du mouvement de la population.

 

 

Centrafrique : 150 enfants de Tiringoulou dans la Vakaga retirés des groupes armés par l’ONG ODESCA

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 14 mars 2017

 

BANGUI, 14 Mars 2017(RJDH) – Au moins 150 enfants retirés des groupes armés à Tiringoulou au nord du pays sont formés et bénéficient d’un appui de l’organisation de développement économique et social (ODESCA) dans la Vakaga. C’est a présenté Salem Deworo président de cette organisation dans une interview accordée au RJDH ce 13 mars 2017.

 

L’enregistrement des enfants associés aux forces et groupes armés dans la préfecture de la Vakaga a commencé depuis 2015. 8.900 enfants ont été enregistrés. Ce nombre a connu une baisse à 6.400 quelques mois après. C’est dans ce contexte que l’ODESCA dans sa mission effectuée à Tiringoulou dans le nord a pu assister plus de 150 enfants en formation pour l’auto-prise en charge.

 

Le président de l’ONG ODESCA, justifie cette baisse par le combat qui a opposé les factions de l’ex-Séléka, « les combats entre la coalition FPRC et UPC ont occasionné le retour de certains enfants retirés dans les forces et groupes armés. Ce qui demande encore beaucoup de moyens pour leur retrait définitif car leur nombre reste élevé », a-t-il précisé.

 

Il a souligné que le manque des moyens financiers pour faciliter la réorientation de 6400 enfants de la préfecture de Vakaga, « nous ONG nationales avons un sérieux problème de financement, pour sortir définitivement ces enfants dans le camp des forces et groupes armés pour leur réinsertion définitive », s’est-t-il plaint.

 

Les 150 enfants de la ville de Tiringoulou retirés des camps des forces et groupes armés sont repartis dans différents domaines tels que, « l’éducation, l’alphabétisation, la pêche, le maraîchage et l’agriculture » selon ODESCA.

 

Ce programme s’étant dans toutes les zones occupées par les groupes et forces armés afin de retirer les enfants pour leur réinsertion socio-économique.

 

Selon les données officielles de l’Unicef, entre 6.000 à 10.000 enfants sont encore associés aux groupes armés en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : Les grandes artères de Bangui inondées par les stations de lavage informelles

 

Par Nina Verdiane Niabode le 14 mars 2017

 

BANGUI, 14 mars 2017, (RJDH)… Les grandes artères de la ville de Bangui sont occupées depuis ces derniers temps par les stations lavage auto informelles. Ces stations ont pour conséquences la dégradation des routes et sont à l’origine des accidents de circulation dans la ville de Bangui. Un constat fait par le RJDH.

 

La ville de Bangui fait partie des villes francophones soutenue par l’Association Internationale des Maires Francophones. Le chômage qui découle de la crise et l’accroissement démographique de la population explique le comportement des jeunes sans emploi et désœuvrés à se faire une place en créant des stations lavages qui échappent au contrôle de l’Etat en violation des dispositions de la commune de Bangui. C’est dans ce contexte que le RJDH a tendu son micro aux responsables communaux, aux agents de lavage informel.

 

Nous sommes dans le 8e arrondissement de Bangui, sous le soleil, non loin de la grande route qui mène à l’aéroport Bangui M’poko, Félix Bissangou sous son hangar bouteille de bière sur sa table, suit ses employés qui lavent les véhicules. « Cela fait quatre ans que je suis propriétaire de cette station. Je peux avoir parfois 10 à 15000 FCFA par jour. Cela m’a permis de payer la scolarité de mes enfants, les nourrir et payer ses jeunes qui travaillent dans cette station lavage », a-t-il indiqué.

 

Si cette activité nuit à la sécurité routière et entretient la dégradation des routes, ces propriétaires de station lavage n’ont d’autre choix et tablent sur leur contribution citoyenne « nous payons l’eau que nous utilisons au niveau de la Sodeca et nous recevons les factures tous les mois », a précisé Fabrice Ndoh un autre responsable de station.

 

L’activité qui créé la richesse et l’emploi dans ce secteur n’est pas aussi aisée. La location y est pour beaucoup et les propriétaires doivent mettre la main dans la poche, «moi, je loue l’endroit chez un particulier et je paie cela par mois. Je n’ai aucun souci », a précisé un autre responsable.

 

La municipalité semble être désemparée devant le problème. Le ministère de l’équipement lui, est un observateur impuissant devant la dégradation des routes. Mais des solutions sont en discussions. « Nous sommes en train de chercher des mesures à prendre par rapport à cette pratique que nous cessons de déplorer. Nous avons déjà tenu des multiples réunions avec les laveurs. Et nous pensons trouver une solution à cela d’ici peu de temps », a déclaré Samson Mangue-Sazon, un conseiller municipal dans le 6e arrondissement qui fait face au problème.

 

Ces stations lavage constituent à la fois le problème et la solution dans ce pays majoritairement jeune. Rendre la ville de Bangui propre est un défi qui passe par la normalisation de ces stations lavage.

 

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 12:17
6 milliards de FCFA de la Banque mondiale à la population de Bambari en RCA

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 13/03/17 - Le vice-président de la banque mondiale, Makhtar Diop, a annoncé ce dimanche à Bambari (centre) une aide financière de 6 milliards de FCFA à la République centrafricaine pour reconstruire 23 centres de santé de la région détruite pendant le conflit qui déchire encore la région.

 

M. Diop a fait cette annonce au cours d’une visite dans la région, en compagnie de son hôte, le chef de l’Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra.

 

Les déplacés ainsi que l’insertion des éléments armés de Bambari, une ville marquée par les destructions lors de la guerre civile et l’état de misère dans laquelle vit la population, seront financées avec ces fonds de la Banque mondiale.

 

Le Président Faustin Archange Touadéra a pour sa part annoncé le retour de l’autorité de l'Etat dans la ville jadis occupée par les groupés armés de l’ex-Séléka qui se battent entre eux. Ainsi des policiers et gendarmes ont été installés dans la ville pour soutenir les enseignants, le préfet et certains fonctionnaires qui y travaillent déjà.

 

Le Chef de l’Etat a profité de son passage pour payer aux cotonculteurs plus de 16 millions FCFA d’arriérés que l’Etat leur doit depuis quatre ans.

 

Le vice-président de la Banque mondiale a quitté la RCA dès son retour à Bangui.

 

 

RCA: la restauration de l’autorité de l’Etat à Bambari en question

 

Par RFI Publié le 14-03-2017 Modifié le 14-03-2017 à 03:47

 

En République centrafricaine (RCA), le président Faustin-Archange Touadera s’est rendu dimanche 12 mars dans la ville pour annoncer que l’Etat était de retour à Bambari. La ville a été sous la coupe des groupes armés pendant plusieurs années. En dépit de l'annonce du chef de l'Etat, la remise en marche de la machine administrative et judiciaire va être laborieuse.

 

Le maire Abel Matchipata aura longtemps été l’une des rares autorités civiles à Bambari. « Compte tenu des violences au niveau de Bambari, les trois quarts des services de l’Etat ne fonctionnaient pas, et donc presque tous les fonctionnaires se sont retirés à Bangui. C’est lors de la visite de monsieur le président que ce personnel est revenu », a signalé le maire de Bambari avant de rappeler que « cela fait à peine une ou deux semaines que les groupes armés ont été invités à quitter la ville » et qu’il faut donc attendre un peu pour voir s’il y a un changement ou pas.

 

« C’est progressivement que les autorités vont chercher à s’affirmer sur le terrain », a tenu à souligner Abel Matchipata. Désormais, une trentaine de gendarmes ont été déployés mais ils ne sont pas encore pleinement opérationnels. Quatre magistrats, un juge d’instruction, un procureur, un greffier et le président du Tribunal de grande instance (TGI) sont également revenus, mais la reprise de leurs travaux s’annonce difficile.

 

« La police n’est pas là, la gendarmerie non plus. Il est difficile, pour les magistrats, de faire le travail convenablement. Ce ne sont pas les magistrats qui se déplacent sur le terrain, c’est la police judiciaire. Une trentaine de gendarmes ont été redéployés dans la ville mais ils sont encore sous contrôle de la Minusca. L’autre difficulté, c’est qu’entre les parties même, il y a des menaces de représailles dans les quartiers et que les parties ont donc peur de venir se plaindre à la justice », a, pour sa part, expliqué le président du Tribunal de grande instance de Bambari.

 

De plus, tous les bâtiments officiels sont loin d’être opérationnels. Le TGI siège à la Cour d’appel. Les magistrats logent à la gendarmerie, et les gendarmes au camp de la Minusca.

 

On est à la Cour d’appel de Bambari, qui abrite présentement le siège du TGI...

 

Reportage à la Cour d'appel de Bambari

 

14-03-2017 - Par Pierre Pinto RFI

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 16:27
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Centrafrique : La recrudescence de vol à main armée inquiète à Bangui

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 13 mars 2017

 

BANGUI, 13 Mars 2017 (RJDH) – Les autorités locales du 8e arrondissement de Bangui s’inquiètent de la montée de vol à mains armées et appellent à la régularité des patrouilles des forces de sécurité. Inquiétude exprimée par Moustapha Balla, chef de quartier Ngongono 6 dans un entretien avec le RJDH ce 13 mars à Bangui.

 

La plainte des notables de 8e arrondissement est exprimée alors qu’un semblant d’accalmie est observé dans la capitale Bangui. La maitrise de l’ordre et la paix est un défi et la montée en puissance de vol à mains armées intervient alors que le gouvernement et la Minusca ont bouclé le recrutement des policiers et gendarmes en vue de faire face à ces problèmes.

 

Le chef de quartier Ngongono 6 Moustafa Balla, a relevé une recrudescence de braquage dans sa localité tant le jour que la nuit, « nous avons enregistré régulièrement des cas de vol à main armée, au quartier et dans les rues. Ce fait est lié au manque de patrouille des forces de défense et de sécurité. Au niveau de St Tite et Timothée, on enregistre déjà plusieurs victimes dépouillées de leurs biens, téléphones, des sommes d’argent etc… », a-t-il indiqué.

 

Selon les informations du RJDH, six cas sont enregistrés entre février et mars 2017, des cas liés aux braquages à main armée.

 

Le grand banditisme dont le vol à main armée monte en puissance avant le DDRR considéré comme passage obligé pour la stabilité et la sécurité du pays après la crise.

 

 

Centrafrique : Les déplacés du Centre Jean XXIII quittent le site

 

Par Bienvenue Matongo le 13 mars 2017

 

BANGUI, 13 mars 2017(RJDH)—968 déplacés du centre Jean XXIII de Bangui ont reçu de l’aide de Caritas, une enveloppe en vue de leur retour. Une initiative caritative financée par le saint siège pour un montant de 80 millions de FCFA et visant plusieurs sites.

 

L’aide du Vatican favorisant le retour des déplacés intervient deux mois après l’opération noël à la maison lancée par le gouvernement qui a permis la fermeture de site de l’aéroport Bangui M’poko et bien d’autres sites à Bangui. Ce geste ce fait alors que la coordination du mouvement de la population estime à 127.933 le nombre des déplacés sur les sites en février 2017 contre 138.415 déplacés en mars 2016.

 

Cet appui du St siège vise environs 371 ménages selon la Caritas « le contenu de l’enveloppe varie de 105 000 Francs à 180 000 FCFA et l’enveloppe mise à la disposition par le St-siège pour les 4 sites à savoir Centre Jean XXIII, le Grand Séminaire St Marc de Bimbo, Paroisse St Sauveur et les Capucins est de 80. 000 000 francs » a indiqué Marcel Bendo, chargé des programmes à Caritas.

 

Certains déplacés interrogés par le RJDH ont salué la réponse humanitaire qu’a apportée le st siège après le passage du pape dans le pays en 2016, « nous ne pouvons que dire merci au pape qui a bien voulu nous aider en nous donnant cette somme. Cela va nous permettre de de payer des loyers en attendant le retour à la normal dans notre quartier après la crise », a témoigné Jérémie un père de famille.

 

La Caritas projette évaluer l’impact de son action avant de mobiliser d’autres ressources. Les déplacés du Grand Séminaire St Marc de Bimbo et de la paroisse St Sauveur ont déjà bénéficié de cet appui et quitté les sites.

 

 

Centrafrique : Des munitions à destination de Garoua-Boulai saisies à Douala

 

Par Fleury Agou le 13 mars 2017

 

DOUALA, 13 mars 2017 (RJDH)—Un policier retraité camerounais de 61 ans a été appréhendé dans la nuit du mardi à mercredi 7 mars en possession de 6.000 munitions d’armes à destination de Garoua-Boulaï en Centrafrique et maintenu à la gendarmerie pour nécessité d’enquête. Information des sources sécuritaires relayées par les médias camerounais.

 

Depuis l’éclatement de la crise centrafricaine, le banditisme transfrontalier s’est accru entre les deux pays (Cameroun et Centrafrique). Des trafics d’armes et de munitions seraient suspectés en partance des pays voisins. Cette arrestation intervient alors la Centrafrique fait face à un conflit interne où la maitrise du circuit d’approvisionnement des groupes armés reste un défi pour les autorités qui cherchent des solutions transfrontalières. Ce coup de filet de la gendarmerie camerounaise vient alors qu’une cargaison d’armes de la Minusca a été découverte par la police obligeant le gouvernement et la Minusca à publier un communiquer pour rassurer l’opinion dans un contexte où le comité de sanction vient de proroger la sanction sur les armes à destination de la RCA.

 

Selon nos informations, l’ancien flic camerounais de 61 ans a été arrêté par la Gendarmerie de Douala II, lorsqu’il s’apprêtait à monter dans un bus de l’agence de voyage Touristique en partance pour Garoua-Boulaï, ville frontalière de la République Centrafricaine. « Ce sont ses agissements qui ont attiré l’attention sur lui », a rapporté un agent de la société de transport.

 

Des sources anonymes ont rapporté à La Nouvelle Expression (LN) qu’« au moment de mettre les bagages dans la soute, on a demandé au monsieur de présenter ses bagages comme les autres. Il a refusé catégoriquement. En plus, un policier a également tenté de s’interposer en vain. C’est son comportement qui a suscité des suspicions à son endroit », ont précisé ces sources. D’après les explications de cet agent, « dès lors, un bagagiste a saisi discrètement le chef d’agence, qui à son tour, a saisi les forces de l’ordre ».

 

Alertés, les gendarmes sont descendus sur le terrain et ont saisi les munitions et interpellé le concerné qui est en garde à vue à la brigade de recherche de Ndongbong.


D’après La Nouvelle Expression, qui a cité un gendarme « le concerné laisse entendre qu’il voulait vendre ces munitions (calibres 12) aux chasseurs de la localité de Garoua-Boulai, pour leurs activités », dit-il en rappelant « qu’elles sont très dangereuses ».

 

Un témoin a déclaré que le policier retraité avait « dissimulé les munitions dans des sacs de vêtements et des seaux de peinture ». Les premiers éléments de l’enquête laissent penser que l’ancien flic serait un trafiquant et « aurait avoué avoir des lieux de livraison dans au moins deux zones frontalières du Cameroun ».

 

Sur la nature de ces munitions, « même s’il s’agit de Calibre 12, elles sont mortelles à une certaine distance et selon la partie du corps », a commenté un ancien militaire centrafricain au RJDH, expert en balistique. Il a rappelé que l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), l’ancienne rébellion de Jean Jacques Demafouth qui disposait pour la majorité d’armes artisanales et de munitions de calibre 12 avait donné du fil à retordre aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) entre 2006 et 2008.

 

Une investigation dans la région de Garoua-Boulaï à l’Ouest et le nord-ouest laisse comprendre que de jeunes autochtones moto-taximen transfrontaliers, les « cascadeurs », seraient pleinement impliqués dans le trafic de munitions destinées aux groupes armés qui écument la région.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:21
RCA : les Casques bleus portugais de la Force de réaction rapide déployés à Bambari
RCA : les Casques bleus portugais de la Force de réaction rapide déployés à Bambari

 

RCA : les Casques bleus portugais de la Force de réaction rapide déployés à Bambari

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr 12.03.2017

 

 

De passage en RCA, il y a quelques jours, le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a félicité le contingent portugais intégré à la Minusca pour son action à Bambari (région de la Ouaka), fin janvier, face à des militants armés aux ordres d'un chef de guerre, Balla Keita.

 

La région de Bambari est actuellement le théâtre d'affrontements entre milices de l'ex-Séléka; à plusieurs reprises depuis janvier, les Casques bleus sont intervenus de façon musclée pour prévenir des attaques et pour neutraliser des groupes armés.

 

Ainsi, le 26 février, des Casques bleus appuyés par un hélicoptère de combat ont attaqué un groupe de quarante miliciens du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (lire un communiqué ici). Ces ex-rebelles menaçaient de s'en prendre à des habitants de la région de Bambari. Cette action aurait provoqué la mort d'une figure historique du groupe armé, le général Zoundeko. Quelques jours plus tard, dans cette même zone de Bambari, l'Onu a mis en déroute un autre seigneur de guerre, le général Darassa, de l'Union pour la paix en Centrafrique, une autre excroissance de la Séléka.

 

L'action des soldats portugais a été saluée par de Sousa et par le ministre portugais de la défense, José Alberto Azeredo Lopes.

 

Ces soldats font partie d'un contingent de 160 hommes, dont 110 commandos qui constituent une force d'intervention rapide de la Minusca. Ils sont arrivés sur le théâtre centrafricain en janvier dernier, dans le cadre de l'opération Bekpa.

 

Cette force est actuellement engagée autour de Bambari où sont aussi déployées des forces spéciales bangladaises; elle agit en appui du contingent mauritanien arrivé en février 2016.

 

Selon le correspondant d'Ouest-France en RCA, "l'arrivée des Portugais en terre centrafricaine coïncide avec le changement d'attitude des forces onusiennes vis à vis des groupes armés. Changement d'attitude qualifié de "plus robuste" par les observateurs."

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:12
RCA: «Nous ne vous oublions pas», promet le président Touadéra à Bambari

 

 

 

Par RFI Publié le 12-03-2017 Modifié le 12-03-2017 à 19:27

 

En République centrafricaine (RCA), le président Faustin Archange Touadéra s'est rendu, ce dimanche 12 mars, à Bambari, chef-lieu de la Ouaka. Cette région du centre de la Centrafrique a été le théâtre de violents affrontements entre groupes armés rivaux depuis plusieurs mois. A Bambari, le président était accompagné de Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale venu annoncer un certain nombre d'investissements dans la région.

 

Symboliquement, le président a choisi la mairie pour s’adresser à la population et marquer le retour de l’Etat à Bambari. Il l’a fait à quelques mètres du QG où, il y a quelques semaines encore, Ali Darass exerçait son règne sur la Ouaka et dirigeait ses affaires.

 

Le maire a été le premier à s’exprimer puis, Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale a pris la parole. Il a annoncé 6 milliards de francs CFA d’investissements dans la région pour notamment réhabiliter 23 centres de santé, mais aussi pour soutenir les déplacés et les victimes de violences. Il est question d’investir également dans les écoles, les caniveaux, les pistes et les marchés.

 

Le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a ensuite fait passer un message de courage et de résilience à la population, promettant aux habitants de Bambari que Bangui ne les oubliait pas.

 

« La Ouaka et les préfectures voisines sont devenues le sanctuaire des groupes armés. Cette situation est maintenant derrière nous. Les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice. C’est une question de temps », a déclaré le chef de l’Etat centrafricain avant de réaffirmer l’indivisibilité de la RCA.

 

« Non à ceux qui veulent la partition », a-t-il conclu.

 

 

Lu pour vous : Centrafrique : 500 millions de dollars pour la reconstruction

 

http://afrique.latribune.fr  Par Emmanuel Atcha | 12/03/2017, 16:40

 

La banque mondiale envisage de décaisser une somme de 500 millions de dollars à la Centrafrique pour sa reconstruction. Le décaissement des fonds sera un des sujets de discussion entre le vice-président de l'institution financière, en visite à Bangui du 10 au 12 mars 2017 et le chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra.

 

La Banque mondiale l'a promis à la Centrafrique, lors de la conférence des donateurs de Bruxelles. Elle s'était engagée à participer avec une somme de 500 millions de dollars à la construction du pays, après plusieurs années de crises meurtrières. En tournée dans le pays du 10 au 12 mars 2017, le vice-président de la banque mondiale (BM), Makhtar Diop a prévu évoquer avec le président de la République Faustin Archange Touadéra, l'intention de son institution financière d'honorer le plus rapidement possible, leur engagement.

 

« Cette visite se tient dans un moment capital pour la République centrafricaine, alors que le pays tente de bâtir la paix et de reconstruire la nation. En tant que partenaire privilégié du développement de la République centrafricaine, la Banque mondiale est prête à commencer la mise en exécution de ses engagements au cours de la conférence internationale des donateurs, qui s'est tenue en novembre dernier à Bruxelles », a expliqué le chargé de mission pour la RCA à la Banque mondiale, Jean-Christophe Carret, à la presse centrafricaine.

 

Selon ce dernier, Makhtar Diop lors de son voyage à Bangui et à Bambari, s'entretiendra avec les dirigeants centrafricains, sur les priorités de la stratégie du pays pour son développement. En outre, a-t-il ajouté, le vice-président de la Banque mondiale échangera avec le représentant du Secrétaire général des Nations Unies et le chef de la MINUSCA, au sujet des tensions qui continuent à l'intérieur du pays.

 

Malgré la crise qui se poursuit en Centrafrique, contrairement à ce qui prévalait, aujourd'hui le pays dispose d'un chef d'Etat, d'un parlement constitué de députés élus démocratiquement. Elle a aussi réussi à maîtriser ses finances publiques. Des efforts qui encouragent la communauté internationale.

 

10 fois l'aide traditionnelle à la Centrafrique

 

Le problème de la Centrafrique n'est pas des moindres. Environ 2,3 millions de Centrafricains ont encore besoin d'aide humanitaire. Un chiffre très alarmant qui explique la promesse de la BM. Les 500 millions de dollars seront décaissés sur une période de 3 ans et représentent dix fois l'aide traditionnelle accordée par l'institution au pays. Découlant d'un programme ambitieux financé par le régime de soutien au redressement (turn-around facility) de l'Association internationale de développement (IDA), il s'agit d'un fonds de la Banque mondiale destiné à soutenir les États fragiles dans leurs processus de transition.

 

L'appui de la BM devra donc servir à appuyer la gestion des finances publiques ainsi que la réinsertion des anciens combattants et des personnes déplacées. Il vise également à créer des emplois en réhabilitant un axe routier important et en relançant le secteur agricole. « La République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres et les plus fragiles au monde, se remet à peine d'une des crises les plus violentes de son histoire. Mais aujourd'hui, pour la première fois, le pays peut instaurer la paix, la stabilité et les conditions d'un développement durable », a déclaré Makhtar Diop.

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 12:57

 

 

 

http://www.lechorepublicain.fr le 27/02/2017 à 20h49

 

Cyrus Bounandélé, un Mainvillois de 33 ans, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises d’Eure-et-Loir, ce lundi 27 février 2017.

 

Le verdict est tombé en un peu plus de trois heures, ce lundi 27 février 2017 : quinze années de réclusion criminelle. Cyrus Bounandelé a été jugé suffisamment inquiétant par les jurés de la cour d’assises, pour qu’ils décident d’assortir cette condamnation de dix ans de peine de sûreté. Après sa sortie de détention, ce Mainvillois de 33 ans, de nationalité centrafricaine, sera expulsé du territoire français, avec interdiction définitive d’y remettre les pieds.

 

L’homme était jugé, depuis jeudi, pour avoir violé une prostituée dans sa camionnette, à Nogent-le-Phaye, le 26 avril 2015.

 

Il était aussi reparti avec les bijoux de la femme

 

Il s’y était rendu au volant de la voiture de sa compagne, qu’il a épousé depuis. La jeune femme était alors enceinte.

 

Un habitant de Mainvilliers accusé de deux viols

 

Cyrus Bounandelé n’a jamais varié dans sa version : « Nous avons eu des rapports ensemble. Mais je ne lui ai pas payé les 30 € qu’elle me réclamait, parce que je n’ai pas joui. »

 

Pourtant, il était aussi reparti avec les bijoux de la femme. Elle portait des traces de coups ; ce qui a mis à mal la défense de l'accusé.

 

Comme la procédure l’exige, une fois identifié et interpellé, le Mainvillois a été soumis à un prélèvement ADN.

 

Ce prélèvement a permis de résoudre une autre affaire de viol, deux ans auparavant.

 

Un deuxième viol résolu

 

En 2013, une jeune Chartraine avait porté plainte contre son agresseur. L’homme aurait forcé sa porte et abusé d’elle à plusieurs reprises. Mais, ce n’est que dans le cadre du dossier de viol sur la prostituée que les enquêteurs ont pu mettre un nom sur un suspect, grâce aux relevés ADN effectués à l‘époque.

 

Quinze ans de réclusion requis contre l'habitant de Mainvilliers accusé de viols

 

Fidèle à sa ligne de défense, l’accusé a expliqué avoir eu des relations consenties avec la jeune femme. Pourtant, selon les témoignages d’amies proches, elle tenait à préserver sa virginité jusqu'au mariage.

 

Après le verdict, l’homme a été reconduit en détention.

 

Jacques Joannopoulos

 

Lu pour vous : Cour d'assises : 15 ans de réclusion criminelle pour le violeur d'une prostituée et d'une jeune Chartraine
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 12:15
Lu pour vous : La Centrafrique, refuge de la voyoucratie
Lu pour vous : La Centrafrique, refuge de la voyoucratie

 

 

 

http://mondafrique.com  Par  Aza Boukhris  12 mars 2017

 

Comme le rappelle notre confrère « La République du Centre », l’ex-avocat orléanais, le Franco-Centrafricain Dede Vianney Mboe, a été incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, suite à un mandat d’arrêt délivré par le Juge d’Application des Peines de la Cour d’Appel d’Orléans. Comme dans la récente affaire du député To-Sah Be-Nza, condamné à de la prison ferme par la Cour d’Appel de Guadeloupe, le Franco-Centrafricain Dede Vianney Mboe, avait pris la poudre d’escampette pour se réfugier en Centrafrique afin de rebondir dans une autre activité lucrative.

 

Avec l’impunité absolue comme fondement de la gouvernance centrafricaine et l’absence des relations judiciaires entre la France et la Centrafrique, les délinquants franco-centrafricains s’en donnent à coeur joie. On notera que ces deux intermédiaires qui viennent d’être condamnés sont des proches du pouvoir centrafricain et jouent un rôle éminent dans les relations entre la France et la Centrafrique. Pourquoi ce manque de vigilance de la diplomatie française?

 

Dans l’entourage de l’ex présidente

 

Beau-frère de Catherine Samba-Panza, le Franco-Centrafricain Dede Vianney Mboe a été cueilli à Roissy en provenance de Bangui pour avoir omis de répondre aux convocations du JAP pour sa condamnation par la Cour d’Appel d’ Orléans du 15 octobre 2012. L’ex avocat, radié à vie en 2012, avait été condamné à trois ans de prison avec mise a l’épreuve et au paiement des dommages et intérêts aux parties civiles. Il s’agissait d’une banale affaire d’abus de confiance, comme il en existe tant dans les relations France-Centrafrique, lors de l’acquisition d’une pseudo entreprise de négoce en bois tropicaux. Dans sa décision du lundi 8 mars 2017, la Chambre d’accusation de l’application des peines de la Cour d’appel d’Orléans a confirmé la révocation du sursis de la peine de 3 ans de prison.

 

Dès avril 2013, l’ex avocat est devenu le conseiller juridique pour la réforme de l’administration du premier ministre Me Nicolas Tiangaye qu’il avait connu à la Faculté de droit d’Orléans-la-Source. Avec l’appui de Catherine Samba-Panza, il continua de prodiguer ses onéreux conseils juridiques au gouvernement de Mahamat Kamoun sans oublier ses conseils patrimoniaux à Catherine Samba-Panza et à son fils Stéphane Sappot, installé à Orléans, dont le train de vie de nouveau nabab ne pouvait laisser indifférent son « tonton » protecteur.

 

Le grand silence de l’ambassade de France

 

Dede Vianney Mboe était devenu un oracle du droit en Centrafrique, sans réaction de l’ambassade de France suite à la condamnation de la Cour d’Appel d’Orléans. Nullement inquiété, Dede Vianney Mboe aurait ainsi été l’une des plumes de la constitution de 2016, rédigée sous Catherine Samba-Panza. Il faut dire que l’ambassadeur de France de l’époque, qui vient d’être rappelé de Prague où il avait été nommé après Bangui et révoqué de ses fonctions, n’était pas le mieux placé pour tirer la sonnette d’alarme. Lui aussi avait des relations très proches avec la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, qu’il recevait presque quotidiennement à la résidence de l’ambassade de France.

 

Choisie comme présidente de transition par Laurent Fabius malgré l’opposition de l’Elysée et de nombreux diplomates, la présidente Catherine Samba-Panza a laissé s’enrichir ses proches dans des conditions suspectes

 

Il va de soi que la manne internationale qui commence à tomber sur Bangui, pourrait bien arroser de nombreux responsables centrafricains. La nouvelle représentante du SGONU évoque la somme astronomique de 2 milliards de dollars. Ce qui va motiver de nombreux intermédiaires, entre Paris et Banqui, connus déjà à la rubrique « condamnations pénales »

 

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