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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 23:13
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique Un homme arrêté avec des diamants centrafricains à Douala au Cameroun

 

PAR FLEURY AGOU LE 11 AOÛT 2017

 

BANGUI, 11 aout 2017 (RJDH)—A l’aéroport de Douala (Cameroun), le 08 août, un britannique d’origine libanaise a été appréhendé par les services douaniers avec de diamants bruts d’une valeur approximative de 560 millions de francs Cfa qui seraient d’origine centrafricaine, a rapporté la presse camerounaise.

 

Abadi Choudi est le trafiquant britannique d’origine libanaise arrêté à l’aéroport international de Douala en possession de diamants estimés à environ 560 millions FCFA (85370 euros), a indiqué le site koaci.com.

 

En provenance de Bangui, le trafiquant a été mis en examen pour enquête. Les services compétents estiment que ces diamants proviennent de la République Centrafricaine.

 

Cette saisie écœure les centrafricains et confirme de jour en jour l’existence d’un réseau de trafic de diamants de guerre alimenté par les libanais et d’autres nationalités en complicité avec des centrafricains. Une situation qui rappelle l’implication criminelle des libanais dans la guerre en Sierra-Leone.

 

Au début du mois de juillet, l’ONG Global Witness  a révélé que les trafiquants de diamants de sang centrafricains se servent des réseaux sociaux (Facebook, Twitter  Messenger, …) pour dénicher un client. Ces libanais opèrent à visage découvert. Ils utilisent toutes les méthodes pour certifier le diamant de sang et l’exportent sur le marché international.

 

Les zones minières de la Centrafrique sont exploitées par les groupes armés qui se bataillent pour leur contrôle. L’or et le diamant sont exportés par des trafiquants vers les pays du Golf, en Chine particulièrement… une fois blanchis dans les pays limitrophes de la RCA. Épingle par la mission d’évaluation du Processus de Kimberly en décembre 2016, le Cameroun veut prendre le taureau par les cornes en matière de lutte contre le trafic de diamants de guerre.

 

Ce nouveau cas rappelle la saisie des diamants de 234 carats en juin 2017 à l’aéroport de Bangui sur un congolais en provenance de la ville de Bria. Pourquoi certains tombent dans les mailles des filets de la brigade minière, mais le libano-britannique, lui,  a pu sortir du territoire avec une telle quantité de pierres précieuses ?

 

 

Centrafrique : Le taux de réussite partiel au baccalauréat 2017 reste de 12,70 %

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 11 AOÛT 2017

 

BANGUI, 11 aout 2017—-(RJDH) –Les résultats du baccalauréat 2017 rendus publics  ce  jour indiquent 12,7% de réussite. Ce pourcentage est pondéré sur base du nombre total des candidats ayant concouru pour l’année académique 2016/2017, soit 16.180 écoliers.

 

En prenant en compte le nombre des candidats des zones en conflit, soit 1.813 écoliers, qui n’ont pas passé les épreuves à savoir Bria ,Bangassou, Mobaye ,Kembe ,Alindao , Zémio et Rafai, le nombre total  des candidats enregistrés est de 17.993.

 

Les résultats du Baccalauréat, édition 2016 – 2017, continuent de faire couler l’encre et la salive. Le Directeur des examens et concours en parle à travers le micro du RJDH. « Ces résultats reflètent le niveau de nos enfants. L’année académique 2016/2017 n’a pas connu de perturbation, le déroulement des programmes scolaires a évolué normalement et nous a permis d’évacuer nos programmes mis en place par le département de l’éducation national.   Les épreuves ont commencé par les examens de fondamentale1, concours d’entrée en 6ème, BEPC, CAP, et aujourd’hui nous terminant avec le  baccalauréat. Je suis satisfait de ces résultats quand bien même on n’aurait pas organisé les examens dans certaines zones pour raisons  d’insécurité», a confirmé Ruffin Modeste Bissawele.

 

Le Directeur d’examens et concours a exhorté et encouragé les candidats malheureux de cette édition à ne pas tomber dans le défaitisme « Pour ceux qui n’ont pas eu la chance cette année d’avoir le baccalauréat  qu’ils se disent  que ce n’est pas la fin du monde, qu’ils se mettent au travail et qu’ils ne ménagent aucun effort pour regarder la vie avec un œil positif. Car, dans la vie, il n’est pas dit que tout le monde doit être admis au même moment.  Quant à nous parents, il faut qu’ils prennent en charge de deux mains l’éducation des enfants en ce qui concernent leurs études. Pour s’attendre à une bonne récolte, il faut  de bons grains. Nous devrions encadre nos enfants, faire leur suivi parce que cela va du développement de notre pays ».

 

La BAC édition 2016-2017 est une interpellation en direction des parents afin de prendre au sérieux les études de leurs enfants.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:22
L'Ouganda retire ses troupes en République centrafricaine

 

 

 

 

KAMPALA, 11/08/17 (Xinhua) -- L'armée ougandaise a terminé mercredi le retrait de ses 2.500 soldats qui pourchassaient les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine (CAR), a déclaré jeudi un porte-parole de l'armée à Kampala.

 

Le lieutenant-colonel Deo Akiiki, porte-parole adjoint de la Force de défense du peuple ougandais, a déclaré à Xinhua que le dernier contingent des troupes ougandaises sous le commandant du brigadier Richard Otto, est rentré dans le pays de l'Afrique de l'Est mercredi.

 

"Nous avons terminé notre retrait de la RCA. Le dernier groupe et notre équipement en RCA sont rentrés dans le pays en toute sécurité hier soir", a déclaré M. Akiiki.

 

"La LRA a été affaiblie. Nous ne nous attendons pas à ce qu'ils se réorganisent et à reconstruire. Nous avons également quitté les forces de la RCA et les troupes MINUSCA (Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine). Ils pourront traiter toute nouvelle menace de la LRA ", a-t-il affirmé.

 

L'armée ougandaise a commencé en avril dernier le retrait de ses 2.500 soldats du Groupe de travail régional de l'Union africaine, qui pourchassent le dirigeant rebelle fugitif, Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

 

Les troupes ougandaises et leurs conseillers militaires américains ont mis fin à leur pourchasse de six ans derrière les rebelles ougandais dans les jungles de la RCA et le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), affirmant avoir accompli la mission de neutralisation de la LRA.

 

Des experts en matière de sécurité estiment pourtant qu'après le retrait des soldats ougandais, les militants de la LRA pourraient se regrouper et se réorganiser pour mener de nouveau des attaques et des enlèvements de civils.

 

La LRA, un groupe rebelle ougandais chassé du pays en 2006, s'est enfui vers le Soudan du Sud voisin, puis en RDC et en RCA.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 14:00
Centrafrique : 24 morts dans les violences à Batangafo (source humanitaire)

 

 

 

 

YAOUNDE, 11/08/17 (Xinhua) -- 24 personnes ont été tuées et 17 autres blessées dans les violences survenues au cours des derniers jours à Batangafo, ville du Nord de la République centrafricaine (RCA) où les rivalités continuent d'opposer plusieurs groupes armés, indique un rapport de Médecins sans frontières (MSF) publié jeudi.

 

"Les combats à Batangafo ont eu lieu en deux vagues, samedi 29 juillet et mardi 1er août, provoquant 24 morts et 17 blessés. Ces derniers, qui ont été soignés à l'hôpital, incluaient des combattants des deux camps", note l'ONG humanitaire dans une nouvelle évaluation des combats survenus il y a plus d'une semaine entre des ex-rebelles de la Séléka et des groupes dits d'autodéfense.

 

Depuis la chute de François Bozizé en mars 2013 par l'ex-coalition rebelle de la Séléka, contrainte de se retirer à son tour sous la pression internationale moins d'un an plus tard, la RCA est restée plongée dans la crise en dépit de la mise en place de nouvelles institutions démocratiques dont l'élection de Faustin-Archange Touadéra à la présidence en février 2016 à Bangui.

 

A cause de ce conflit, plus de 180.000 personnes ont été obligées de fuir leurs foyers au cours des derniers mois, portant à 500.000 le nombre total de déplacés dans le pays depuis le début de la crise, un chiffre similaire à celui des réfugiés enregistrés dans les pays voisins, rapporte MSF dans son rapport transmis à Xinhua jeudi.

 

A Batangafo, précise l'organisation, une grande partie d'un camp de déplacés établi depuis trois ans a été pillée et incendiée lors des affrontements entre les combattants de l'ex-alliance de la Séléka et les groupes d'autodéfense, à la suite desquels "environ 10.000 personnes sont toujours réfugiées" dans l'enceinte de l'hôpital de la ville, dans des conditions d'hygiène non supportables.

 

Mercredi, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a fait part de son côté de son sentiment de choc et de tristesse après "la mort violente" de six volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine lors d'une autre escalade de violences survenue le 3 août à Gambo, dans le Sud-Est de la RCA.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 13:59

 

 

Communiqué de presse du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge République centrafricaine

 

Bangui, le 09 Août 2017

 

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge condamne fermement les violences au cours desquelles des volontaires ont été tués.

  

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA), le CICR, la FICR, la Croix-Rouge française, la Croix-Rouge néerlandaise et le Croissant Rouge qatari) est choqué et attristé par la mort violente des six volontaires du comité de la CRCA de Gambo, dans le Sud-est de la RCA, le 3 août dernier. Les circonstances exactes de cet incident au cours duquel des femmes et du personnel médical auraient également trouvé la mort, n’ont pas encore été élucidées.

 

Le Mouvement de la Croix-Rouge condamne fermement cette attaque, la troisième du genre ayant coûté la vie au personnel de la Croix-Rouge en RCA depuis le début de l’année. « Nous sommes consternés par la nouvelle du décès de nos collègues volontaires », a déclaré Monsieur Mbao-Bogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine. « Nous appelons toutes les parties à prendre des mesures pour épargner la population civile et à respecter les travailleurs humanitaires qui lui viennent en aide. »

 

Le Mouvement de la Croix-Rouge est vivement préoccupé par la détérioration de la situation en République centrafricaine, notamment à l’encontre des travailleurs humanitaires, les empêchant de porter assistance aux communautés durement touchées par le conflit armé. Le Mouvement de la Croix-Rouge appelle les acteurs armés à respecter et protéger le personnel médical ainsi que les ambulances et les infrastructures médicales.

 

Nous appelons également les porteurs d’armes à ne pas pénétrer avec leurs armes dans les structures de santé et à faciliter l’évacuation de toutes les personnes malades ou blessées vers les structures médicales pour recevoir des soins. Le Mouvement de la Croix-Rouge adresse ses condoléances les plus sincères aux familles des disparus, ainsi qu’à leurs collègues et amis en République centrafricaine.

 

Informations complémentaires : Gérald BIKOMBI, CRCA

 

Bangui, tél. : +236 75 47 79 43 Ananie KULIMUSHI, CICR Bangui, tél. : +236 75 27 25 79 Moustapha Diallo, FICR, Sénégal, tél. : +221 774 501 004

Communiqué de presse du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge République centrafricaine
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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 13:24

 

 

 

 

11/08/17 (AFP)

 

La Centrafrique est menacée par une prolifération de groupes armés qui se battent pour le contrôle des ressources naturelles, provoquant une partition de fait du pays, selon le rapport d'un groupe de réflexion publié jeudi, au moment où les violences redoublent et où l'ONU évoque un risque de "génocide".

 

"Ces groupes ont proliféré, imposant de facto une partition (du pays) et faisant de la prédation économique un élément central de leur stratégie", explique Enough Project qui cartographie quatorze milices et quatre groupes politico-militaires.

 

Le "contrôle des ressources naturelles" de la Centrafrique, un pays riche en or et diamants, notamment, nourrit des "luttes fratricides" entre groupes armés, ajoute le rapport du think tank américain dont le but la fin des génocides et crimes contre l'humanité, notamment en Afrique.

 

L'ex-colonie française de 4,5 millions d'habitants a basculé dans la guerre civile en 2013 après le renversement du président François Bozizé par la coalition de la Séléka qui affirmait défendre les quelque 20% de musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le rapport fait comprendre que cette lecture confessionnelle du conflit n'est plus la seule valable car certains groupes armés, autrefois ennemis, s'allient ponctuellement "selon un agenda politique propre".

 

"Depuis 10 mois, l'alliance formée par trois factions de l'ex-Séléka et un groupe anti-balaka est à l'origine de l'essentielle des flambées de violence en Centrafrique", explique ainsi Nathalia Dukhan, auteur du rapport.

 

Cette coalition regroupe le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le Mouvement patriotique centrafricain (MPC), le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC) et les anti-balaka dits tendance Mokom, du nom de leur leader, Maxime Mokom.

 

"En contrôlant de larges parties du territoire, ces chefs de groupes armés ont imposé un système qui leur bénéficie ainsi qu'à leurs soutiens, au détriment de la population", explique le rapport.

 

De nouvelles factions armées émergent "à une fréquence alarmante" et la crise "s'approfondit de jour en jour", ajoute la chercheuse.

 

L'ex-Séléka s'est ainsi divisée en huit groupes armés, tandis que les milices anti-balaka se sont divisés en quatre groupes distincts.

 

Chacune de ces entités "constitue des foyers importants de recrutement de la jeunesse rurale".

 

"Ce rapport est le fruit de plus d'un an de recherche, de collecte d'information sur le terrain auprès d'acteurs centrafricains, notamment certains leaders et combattants de groupes armés et d'auto-défense, ainsi que d'acteurs internationaux", indique son auteur.

 

Sa publication intervient alors que des tueries ont fait au moins 60 morts depuis début juillet de Bangassou et Gambo (sud-est) à Ngaoundaye (nord-ouest) en passant par Alindao (sud).

 

"Les signes avant-coureurs de génocide sont là", a averti lundi le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien.

 

L'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) a permis un retour au calme dans la capitale Bangui mais pas dans l'intérieur du pays.

Centrafrique: "prolifération" des milices et "prédation" des ressources (rapport)
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 22:49
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CEMAC : Le Tchad matérialise la libre circulation des ressortissants de la communauté

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 10 AOÛT 2017

 

BANGUI, 10 août 2017 (RJDH)— Les autorités tchadiennes ont instruit ce 8 aout 2017 les services d’émigration et d’immigration ainsi que les missions diplomatiques à rendre effective la libre circulation des ressortissants des États membres de la Communauté. Elles ont saisi les services concernés par deux notes circulaires.

 

Ces mesures viennent en application de la décision des chefs d’Etats de la CEMAC, décision prise lors du sommet extraordinaire du 25 juin 2013.

 

Le gouvernement tchadien dans les deux notes circulaires, a engagé les services compétents à appliquer les mesures relatives à la libre circulation des ressortissants de la CEMAC, « tout ressortissant d’un Etat membre de la Communauté, détenteur d’une pièce d’identité sécurisé (passeport ou carte d’identité) en cours de validité n’est plus soumis à l’obligation de visa ou d’autorisation de sortir pour tout séjour ne dépassant pas trois mois.  Les autorités tchadiennes insistent sur la diffusion de la décision pour l’effectivité de cet important pilier de l’intégration » lit-on la note circulaire signée du ministre tchadien de la sécurité publique.

 

Le Tchad qui assure depuis février 2017, la présidence tournante de la CEMAC, est le premier pays de la communauté à appliquer la décision des chefs d’Etat relative à la libre circulation des ressortissants des pays membres.

 

 

Centrafrique : Les travaux de construction de la clôture de l’aéroport Bangui M’poko n’ont pas encore commencé

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 10 AOÛT 2017

 

BANGUI, 10 Aout 2017 (RJDH)….. Lancer il y a de cela 5  mois,  les travaux de construction de la clôture de l’aéroport Bangui M’poko tardent à démarrer.

 

Le démarrage des travaux de construction de la clôture de l’aéroport de Bangui connaît un retard notable. Le Chargé de mission en matière de l’aviation civile Guy Blaise Ouaby donne les raisons à la base de cette situation. « La pause de la première pierre a eu lieu le 31 Mars 2017  et les travaux qui étaient censés démarrer depuis ont pris du retard parce qu’il y a un volet du projet qui concerne les populations riveraines, qui exercent des activités commerciales sur le Site. Donc, il fallait déguerpir et c’est ce volet social qui a fait que le projet a pris du retard », a-t-il justifié.

 

Guy Blaise Ouaby soutient qu’ils vont bientôt commencer les travaux. « Le déguerpissement et la compensation de ses personnes va commencer incessamment.  Le démarrage des travaux est attendu dans les prochains jours. Ce retard peut avoir des impacts mais nous allons prendre des dispositions pour que les travaux aillent jusqu’ à leur terme, le délai d’exécution initialement prévu est de 18 Mois», a-t-il déclaré Guy Blaise Ouaby.

 

Pour plus de transparence dans les informations, le Responsable de l’Aviation Civile donne une idée nette sur le montant et les entreprises en charge du projet.  « Le montant initial était de 4.900.000.000 de francs CFA. On vient d’avoir  un financement additionnel d’environ 1.800.000.000 de Francs CFA pour la mise en œuvre du volet social qui est  de faire  déguerpir les personnes de cette espace. Le montant total de ces travaux s’estime en termes de milliards. S’agissant des entreprises qui vont exécuter le projet, il y en a deux : L’entreprise Française SOGIA – SATOM  qui a la charge de la construction du mur en béton   et l’entreprise SNCNBA  qui aura la charge de construire une partie en fer à béton », a relevé Guy Blaise Ouaby.

 

La population, et les jeunes en particulier, ont les yeux tournés vers ce projet offrant des opportunités d’emploi et de revenu.

 

 

Centrafrique : 10 000 personnes toujours réfugiées à l’hôpital de Batangafo, selon MSF

 

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 10 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 10 Août 2017 (RJDH)—Dix mille personnes, selon MSF sont toujours coincées dans l’enceinte de l’hôpital de Batangafo, au nord de la République centrafricaine. Ces dernières ont fui les combats qui ont opposé il y a une semaine les éléments de l’ancienne coalition Séléka à ceux des groupes d’autodéfense.

 

Les combats au début du mois entre les deux groupes rivaux à Batangafo, ont fait, selon MSF 24 morts et 17 blessés. Ces violences ont contraint plus de 10000 personnes à trouver refuge dans l’enceinte de l’hôpital où elles vivent, toujours selon cette ONG dans des conditions difficiles, « Imaginez la gravité de la situation si la population considère que le seul endroit sûr qu’il leur reste est un hôpital. Et dans certains cas, même les hôpitaux ne sont pas respectés », explique Carlos Francisco, chef de mission de MSF en RCA.

 

Dans son communiqué, MSF annonce prendre des mesures pour améliorer l’hygiène au sein de l’hôpital, « Nous renforçons le système d’approvisionnement en eau dans l’enceinte de l’hôpital et installons des latrines pour améliorer l’hygiène car les personnes réfugiées à l’hôpital ne peuvent toujours pas reconstruire leurs abris dans le camp dont elles ont dû s’enfuir. Mais il s’agit d’un hôpital dont les services ont eux aussi été affectés pendant les combats », lit-on dans le document.

 

Les déplacés de l’hôpital de Batangafo viennent d’un autre camp attaqué par les groupes armés au début du mois.

 

La recrudescence de violences à laquelle fait face à la République Centrafricaine depuis trois mois a déjà fait, selon les humanitaire, plus de 180.000 déplacés. La Minusca et le gouvernement n’arrivent toujours pas à protéger les civils qui sont devenus des cibles privilégiés des groupes armés qui ont pourtant signé plusieurs accords de cessation d’hostilité dont le dernier remonte au 17 juillet à Rome où 13 des 14 groupes armés se sont engagés à mettre un terme aux hostilités sur le terrain.

 

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:33

 

 

 

 

https://www.metrodakar.net  8 août 2017

 

Le Pr Abdoulaye Bathily croit savoir ce qui plombe le développement économique du continent africain.

 

Pour l’universitaire, la gestion clanique et familiale exercée par les chefs d’Etats africains a fini de bloquer l’émergence économique de l’Afrique. « De plus en plus, les bases des régimes se rétrécissent, on vient au pouvoir souvent sous un mouvement de mécontentement. Mais dès que le régime s’installe, il (chef d’Etat) écarte ce mouvement populaire ou il n’en fait plus cas ou très peu. Il se concentre à distribuer des avantages à ses proches : les membres de la famille, les membres du groupe ethnique, de sa région et ça, c’est le mal que nous voyons malheureusement sur le continent », fustige-t-il, dans un entretien accordé à la fondation Mo Ibrahim.

 

Pour  l’ex représentant spécial du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour l’Afrique centrale, « Tant qu’on ne rompra pas avec cela, pour qu’on ait des hommes et des femmes qui viennent au pouvoir pour servir la communauté, de manière équitable dans tous ses segments, de manière équitable sur une base éthique suivant des principes éthiques, nous serons toujours dans des guerres civiles et des conflits interminables ».

 

Poursuivant sur sa lancée, l’ex patron de la Ligue Démocratique (LD) a également pointé du doigt la démarche de certains dirigeants africains qui une fois aux affaires, n’hésitent pas à s’enrichir sur le dos du peuple. « Il y’a un problème de gouvernance politique dans le sens global du terme c’est-à-dire la gestion des sociétés, la gestion des hommes et des femmes dans nos pays. Il y’a trop de discriminations sur le continent. Ce que j’ai appelé (…) notre incapacité à gérer la diversité dans nos pays, d’où les guerres. Des gens préfèrent vivre de la politique, on vient et on concurrence les vrais entrepreneurs », a-t-il lâché. Avant d’ajouter. « Le ministre qui est là, il pense aux contrats non pas pour pouvoir créer les richesses pour l’ensemble du pays mais ce qu’il peut, personnellement, tirer de ce contrat avant qu’on ne l’enlève de son poste ».

Lu pour vous : Le Pr Abdoulaye Bathily dénonce « la gestion familiale et ethnique des chefs d’Etats africains »
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:28
Lu pour vous : Attaques et représailles en Centrafrique

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  Karim Lemond et Marie Malzac, le 10/08/2017 à 6h00

 

Une cinquantaine de personnes auraient été massacrées par des combattants de l’ex-Seleka à Gambo, dans l’est de la Centrafrique.

 

L’ONU redoute une reprise des violences à grande échelle.

 

« Ils ont égorgé plusieurs hommes, ainsi que des enfants. » Dans un mail adressé mardi soir à son frère, Mgr Juan José Aguirre, évêque de Bangassou, raconte le massacre survenu la veille dans la ville de Gambo, dans l’est de la Centrafrique (RCA). Il explique que les anti-balaka (milices à majorité chrétienne) ont tenté de prendre la ville, occupée par des ex-Seleka depuis 2013 (groupe armé majoritairement musulman), avant d’être chassés par la Minusca (la force de l’ONU dans le pays).

 

C’est en représailles à cette attaque que les ex-Seleka auraient tué une cinquantaine de personnes, dont six volontaires de la Croix-Rouge. « Généralement, c’est la Croix-Rouge qui donne le bilan car nous inhumons les cadavres. Mais quand on tue les gens de la Croix-Rouge, il ne reste plus personne pour le faire », lâche, effrayé, un responsable de cet organisme. Ce massacre pourrait avoir de graves répercussions à Bangassou, la ville voisine, où 2000 musulmans réfugiés dans la cathédrale sont encerclés et harcelés par des anti-balakas.

 

Les témoignages alarmants de nouvelles tueries se multiplient en Centrafrique où un haut responsable des Nations unies, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, vient d’alerter sur des « signes avant-coureurs de génocide ».Carlos Javier Francisco, responsable de Médecins sans frontières pour la RCA, s’inquiète lui aussi de la généralisation de la violence à l’ensemble du territoire.

 

« Beaucoup de groupes armés, pas juste ex-Seleka ou anti-balaka, se disputent le contrôle de villages. On ne peut pas envoyer nos équipes partout à cause de l’insécurité », regrette-t-il. « La violence est en hausse contre tous les civils, sans distinction. » Pris entre les exactions ciblées d’un camp et les représailles aveugles de l’autre, et rattrapés par des pillards qui profitent de ce chaos, les civils sont les premières victimes de ce conflit déclenché en 2013, malgré la présence des 12 500 hommes de la Minusca.

 

L’ONU, qui a jusqu’à présent reçu seulement 24 % des 497 millions de dollars demandés en aide humanitaire, met en garde devant « une rechute imminente dans une crise humanitaire de grande ampleur ». Sur près de 5 millions d’habitants, la RCA compte aujourd’hui 500 000 déplacés internes et 450 000 réfugiés dans les pays voisins. Médecins sans frontières estime à 2 millions le nombre d’habitants en situation de besoin humanitaire. Les conditions sanitaires sont désastreuses. La raréfaction de l’eau potable et des biens de première nécessité pourrait engendrer des épidémies.

 

Par ailleurs, de nombreux réfugiés rejoignent la République démocratique du Congo, en proie elle aussi à une crise politique, aggravant la situation. « S’il n’y a pas de volonté sincère (de la communauté internationale), il ne se passera rien, estime Carlos Javier Francisco. On fait le maximum pour maintenir notre assistance. Mais les gens doivent prendre conscience des souffrances du peuple centrafricain pour que les gouvernements réagissent.»

 

Karim Lemond et Marie Malzac

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:08
Les Nations Unies et la République Centrafricaine signent un nouveau cadre de coopération

 

 

 

Les Nations Unies et la République Centrafricaine signent un nouveau cadre de coopération  pour les quatre prochaines années

 

 

Bangui, le 9 août 2017 - Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, (au nom du Gouvernement) et La Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies, Coordonnatrice Humanitaire, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies et Représentante Résidente du PNUD en République Centrafricaine (RCA), Najat Rochdi, ont signé aujourd’hui le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement, couvrant la période 2018-2021(UNDAF+).

 

L’UNDAF+ apporte un changement notable dans l’accompagnement et l’appui des Nations Unies à la RCA. « Instrument clé de la réforme des Nations Unies, le Plan Cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (UNDAF+) défini la réponse collective, cohérente et coordonnée du système des Nations Unies  aux priorités nationales décrites dans le plan de RCPCA »,  a dit Félix Moloua.

 

Selon les mots de Najat Rochdi : «Ceci implique une intégration des actions et une coopération stratégique entre les acteurs de l’humanitaire, ceux de développement et ceux de la sécurité ».

 

Pour y arriver, DSRSG Rochdi, pendant son allocution a souligné les défis : « Les efforts en cours pour la mise en œuvre des actions de relèvement économique et social, pour la restauration de l’autorité de l’Etat et pour adresser l’impunité doivent être poursuivis de manière coordonnée et cohérente dans le pays tout entier ».

 

L’UNDAF+ constitue la réponse coordonnée de l’ensemble du système des Nations Unies, la MINUSCA et agences et fonds des Nations Unies, aux priorités nationales contenues dans le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) avec la vision future d’une « République Centrafricaine sans personnes déplacées ou réfugiées, où les besoins humanitaires restent résiduels; où la malnutrition est réduite et, où les autorités nationales et locales ont les capacités de fournir  des services sociaux de base aux populations, et ou la cohésion sociale prime» a signalé la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies.

 

L’UNDAF+ établit ainsi comme priorités stratégiques : (i) la consolidation de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale ; (ii) le bien-être social et l’équité et (iii) le relèvement économique durable.

 

Note aux rédacteurs

 

L’UNDAF+ : un processus inclusif

 

L’UNDAF+ 2018-2021 est le fruit d’un processus de préparation transparent et inclusif entre le Gouvernement, le système des Nations Unies dans son ensemble et la société civile.

 

Ce processus initié en 2015 avait été interrompu du fait de la résurgence de l’instabilité sociopolitique qu’a connu le pays, notamment au cours du dernier trimestre 2015. En accord avec le Gouvernement, l’équipe-pays avait alors élaboré un document intermédiaire pour couvrir la période 2016-2017 : le Cadre Stratégique Intérimaire (CSI 2016-2017), signé avec le Gouvernement en 2016.

 

Les Nations Unies (agences et MINUSCA), avec d’autres partenaires (Union Européenne, Banque Mondiale), avaient ensuite soutenu le Gouvernement dans son exercice d’évaluation des besoins de relèvement et de consolidation de la paix. Cette analyse s’est traduite par un Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), reflétant la stratégie du Gouvernement pour la période 2017-2021. C’est sur cette stratégie que s’aligne l’UNDAF+ 2018-2021. 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:05

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS

 

 

Bangui, 9 août 2017 – L’opération menée par les soldats de la paix de la MINUSCA à Bangassou (700 km à l’est de Bangui) se fait dans le respect du droit et vise la restauration de la sécurité ainsi que le retour des populations civiles déplacées dans la ville. “Ces forces sont dans la ville afin d’y restaurer l’ordre et la sécurité, de permettre à toute la population de pouvoir retourner en ville et d’y vivre”, a indiqué le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Côme Ndayiragije.

 

Selon le porte-parole, deux personnes interpellées dans le cadre de l’opération par les soldats de la paix, “viennent d’être remises aux services gouvernementaux compétents en matière d’instruction, après leur transfert hier (mardi) à Bangui”. La ville de Bangassou a été touchée par des violences ayant causé plusieurs victimes, y compris des casques bleus tués par des présumés anti-Balaka, ainsi que des milliers de déplacés.

 

Le porte-parole a ajouté que “la Force poursuit bon nombre d’opérations locales ou régionales”, notamment des escortes de convois à vocation humanitaire ainsi que des patrouilles, dans le cadre de la protection des civils. “A Bangassou comme partout en Centrafrique, la population fait l’objet de toute l’attention et de la protection de la Force”, a renchéri le Lt-Col.Ndayiragije.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a fait part de la collaboration continue avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines, notamment sur le recrutement de 500 policiers et gendarmes.“L’atelier de finalisation et de validation des outils pédagogiques pour la formation initiale de 500 élèves policiers et gendarmes se poursuit à Bangui. Au terme de cet atelier, lesdits outils seront officiellement remis aux autorités de tutelle”, a-t-il précisé. Le Lt. Konseiga a ajouté que le processus de recrutement est au stade des enquêtes de moralité, “étape obligatoire et importante pour avoir des résultats de qualité et des agents dignes de confiance”.

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a dénoncé les accusations portées contre la mission onusienne, selon lesquelles ses casques bleus auraient été complices d’un des belligérants lors des violences à Gambo, préfecture du Mbomou. “Les casques bleus ne disposent pas de base à Gambo et n’étaient pas présents lors des incidents en question”, a-t-il lancé. Monteiro a réitéré l’impartialité et le professionnalisme des casques bleus dont la mission en Centrafrique est de protéger les populations civiles, appuyer le retour à l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et contribuer au retour à la stabilité dans le pays.

 

M. Monteiro a également mentionné la signature mercredi, par le Gouvernement centrafricain et les Nations Unies, du Plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement 2018-2021(UNDAF+). “Il s’agit d’un document important qui permettra à la MINUSCA et l’équipe-pays d’accompagner le Gouvernement, comme contribution aux priorités nationales exprimées dans le plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) 2017-2021”, a ajouté Monteiro.

 

Le porte-parole a rappelé quelques activités relatives au mandat de la MINUSCA, notamment la destruction, lundi à Bossangoa, d’armes artisanales, munitions et engins explosifs qui avaient été remis volontairement par des ex-combattants, ainsi que la formation de 35 responsables, cette semaine à Bangui, dans le cadre de la mise en place des comités locaux de sécurité.Monteiro a conclu en précisant que “35 femmes et quatre enfants ont été victimes des abus et violations des droits de l’homme documentés par la MINUSCA entre le 3 et le 6 août 2017, dans la capitale et les préfectures”. Ces abus et violations, au nombre de 44, ont fait affecté un total de 81 victimes.​

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L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS
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