Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:51

 

 

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 10 décembre 2013 14h51 - Deux soldats français ont été tués au cours d'un accrochage dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi, a-t-on appris auprès de la présidence française.


Le président François Hollande, qui doit se rendre mardi soir dans la capitale centrafricaine, a appris avec une profonde tristesse la mort au combat, la nuit dernière à Bangui, de deux soldats français du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (sud-ouest), a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats qui ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres. Il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire, a encore ajouté l'Elysée.


Les deux soldats étaient âgés de 22 et 23 ans et ont été tués lors d'un échange de tirs à très courte distance, a indiqué mardi Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, dans un communiqué. Ils sont décédés des suites de leurs blessures à l'antenne chirurgicale de l'aéroport.


Selon l'état-major des armées, l'échange de feu extrêmement nourri a eu lieu vers 23H30 à environ 1.200 mètres à l'est de l'entrée de l'aéroport. Les deux militaires marchaient en tête d'un groupe d'une trentaine d'hommes. Ils venaient de débarquer de leurs véhicules blindés pour patrouiller à pied quand l'accrochage s'est produit, environ 400 mètres plus loin, a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Aucun assaillant n'a été retrouvé sur les lieux de l'incident.


Selon le porte-parole, il n'y a pas eu d'autre accrochage mettant en cause des soldats français durant la nuit.


Les soldats français ont entamé lundi dans Bangui une délicate opération de désarmement des milices et groupes armés, après une nouvelle vague de violences meurtrières qui avait près de 400 morts dans la capitale.


Un bref échange de tirs avait déjà éclaté en fin de matinée lundi près de l'aéroport M'Poko, sans faire de victimes dans les rangs français.


Dimanche, le ministère de la Défense avait fait état d'une tension palpable entre soldats français et certains groupes armés dans les rues de la capitale centrafricaine, faisant référence aux combattants de l'ex-rébellion Séléka qui ont pris le pouvoir en mars et ont depuis lors commis de nombreuses exactions contre les populations.

Lundi soir, l'état-major des armées à Paris avait indiqué que ces groupes armés qui tenaient les rues de Bangui avaient pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp et que la population n'était plus menacée.


La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.


Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (3.000 soldats).


(©) 

Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui
Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:43

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  10/12/2013 - 13:27

 

Les effectifs militaires français déployés en Centrafrique - 1.600 au total - sont suffisants pour mener à bien le désarmement des milices et la sécurisation du pays, a dit mardi Jean-Yves Le Drian après la mort de deux soldats à Bangui.

 

"Aucune opération militaire n'est facile, il y a toujours beaucoup de risques", a déclaré le ministre de la Défense sur France 2. Prié de dire si des renforts étaient nécessaires au vu de la situation, il a répondu : "Dans l'état actuel des choses, il y a 1.600 militaires français qui assurent progressivement leur mission qui est impérativement le désarmement de toutes les milices".

 

"Ils sont secondés par 3.000 militaires africains, bientôt davantage", a-t-il précisé. "Je pense qu'avec ce périmètre-là, nous serons en mesure progressivement de rétablir la sérénité, la sécurité sur ce territoire", a assuré le ministre.

 

 

Centrafrique : Hollande rencontrera "les autorités de transition"

 

François Hollande doit rencontrer mardi soir lors de son escale à Bangui "les autorités de transition centrafricaines", a-t-on appris dans l'entourage du président français.

 

Le chef de l'Etat devrait ainsi s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, et le Premier ministre Nicolas Tiangaye mais aussi "saluer et encourager" les soldats français engagés dans l'opération Sangaris, a-t-on précisé de même source. Deux d'entre eux ont été tués dans un accrochage à Bangui dans la nuit de lundi à mardi.

 

Centrafrique : pas de renforcement prévu du contingent français
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 14:42

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  10 décembre 2013

 

Les soldats français ont commencé lundi à désarmer les milices présentes à Bangui, la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'armée française a estimé que "la population n'était plus menacée". François Hollande se rendra à Bangui dans la soirée.

 

Dans un premier temps, il fallait parer à l'urgence et désarmer les groupes armés qui sillonnaient Bangui. Ce serait désormais chose faite selon l'armée française. Les soldats français ont en effet commencé leur opération lundi dans la capitale centrafricaine, traumatisée par de récents massacres le délicat désarmement des milices et groupes armés.

 

Les groupes armés qui tenaient les rues de Bangui ont pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp de la capitale centrafricaine et "la population n'est plus menacée", a indiqué lundi soir à Paris l'état-major des armées, alors que l'opération se poursuivait dans la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'Elysée a fait savoir que François Hollande fera étape à Bangui, lors de son voyage retour depuis l'Afrique du Sud. Le chef de l'Etat doit rencontrer son homologue centrafricain et devrait rencontrer des soldats français.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui"

 

Les miliciens, notamment des ex-rebelles de la Séléka, dont les anciens responsables sont aujourd'hui au pouvoir, se sont regroupés au camp Béal, dans le centre de Bangui, qui leur avait été assigné par les forces françaises. Selon l'état-major, "tous ceux" qui étaient encore dans les rues ont été désarmés, l'opération ayant été conduite "en coopération" avec la Misca, la force africaine en RCA.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui. A aucun moment les groupuscules n'ont cherché à engager le combat contre nous", selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Les soldats français ont toutefois dû riposter brièvement à "des tirs fugaces" qui ont aussitôt cessé, a-t-il poursuivi. Selon lui, des "accès de violence", notamment de pillages, se sont en revanche produits dans l'après-midi, auxquels les militaires se sont opposés quand ils étaient à proximité.

 

L'opération de désarmement vise expressément les combattants de l'ex-Séléka, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois. Les soldats français vont désormais tenter de désarmer les autres forces armées encore présentes dans les régions de Bangui, notamment les Faca (l'ancienne armée régulière fidèle au président déchu François Boziré) ou encore les milices civiles anti-balaka.

 

 

 

Sécuriser l'Afrique sans être son gendarme

 

Alexandre Duyck - Le Journal du Dimanche dimanche 08 décembre 2013

 

Le président de la République a conclu samedi le sommet France-Afrique en précisant la mission des forces françaises en Centrafrique.

 

Promis juré, l'intervention française ne relève en rien de la si décriée "Françafrique". La preuve en est, dit-on au ministère de la Défense, qu'en mars dernier la France a refusé d'entendre l'appel au secours du président Bozizé : "Nous n'avons pas à intervenir pour sauver un régime." Et si Paris a déployé l'intégralité des 1.600 soldats dont elle a annoncé l'envoi en Centrafrique, c'est pour accomplir une mission prioritaire qu'a rappelée François Hollande samedi : "Désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations", afin de "permettre le moment venu des élections libres et pluralistes". L'intervention française sera "rapide, efficace" a ajouté le chef de l'État. Chercheur à l'Iris*, Jean-Pierre Maulny confirme la distinction entre cette intervention et celles qui, par le passé, pouvaient relever de la Françafrique : "C'est contrainte et forcée que la France intervient cette fois-ci. Elle y est obligée."

 

Un diplomate tient à préciser que le sommet qui vient de s'achever à Paris n'a "rien à voir avec celui de La Baule en 1990. À l'époque, les Africains venaient écouter la voix de la sagesse en France et repartaient avec l'ordre d'appliquer ces principes. En 2013, nous sommes dans la concertation. Les Africains sont devenus des acteurs à part entière, ils ne sont plus passifs." Au ministère des Affaires étrangères, on convient tout de même que l'agenda - le déclenchement de l'opération en plein sommet franco-africain - "n'est pas idéal. Envoyer des troupes au moment où l'on insiste sur l'idée que c'est aux Africains d'assurer leur sécurité… Mais il a fallu prendre ses responsabilités".

 

Demande de "mobilisation" financière

 

Un participant à la session consacrée au thème paix et sécurité dit avoir été frappé par l'approbation des chefs d'État africains sur la nécessité de cette intervention de la France. "Puisqu'ils ne sont pas encore capables de le faire eux-mêmes…"

 

Car demeure le manque, cruel, de moyens. La vieille idée d'une "force panafricaine d'intervention rapide" a pourtant ressurgi ce week-end à Paris. Les chefs d'État ont appelé samedi à une "large mobilisation internationale" pour la financer, Paris s'engageant à soutenir sa mise sur pied d'ici à 2015. "Elle monte en puissance", assure-t-on au Quai d'Orsay. "Mais le problème n'est ni la volonté politique ni les effectifs, mais les capacités logistiques et la formation des troupes." D'où la proposition de François Hollande d'aider à former 20.000 soldats africains par an. 

 

"Passer de l'assistance au partenariat" 

 

Au ministère de la Défense, on ajoute que Paris est prêt à doter cette future force d'équipements de transmission et de renseignement : "Nous voulons passer de l'assistance au partenariat." Avec toutefois deux idées derrière la tête : maintenir les effectifs français sur le continent (plus de 8.000 hommes) et passer à une présence plus discrète. D'abord axée sur le renseignement et la lutte antiterroriste pour les troupes au Tchad, au Mali, au Burkina et au Niger, puis avec la présence de deux drones Reaper qui devraient être très prochainement basés au Sahel en permanence.

 

* Institut de relations internationales et stratégiques.

Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:40

 

 

 

 

 

 

PUBLIÉ LE MARDI 10/12/2013 À 13H19

 

 

Deux soldats français ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi.

 

Par Michel CARIOU et Patrick FORT

 

Bangui (AFP) - Deux soldats français ont été tués "au combat" dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, au cours des opérations de désarmement des milices dans la capitale centrafricaine où le président François Hollande est attendu dans la soirée.

 

Cinq jours après le début officiel de son intervention, l'armée française affirme avoir sécurisé la capitale, mais fait désormais face à des "accès de violence", pillages et tentatives de représailles contre les civils musulmans, lourds de menaces pour la suite des évènements.

 

Mardi matin, les soldats de l'opération Sangaris poursuivaient le désarmement des groupes armés --en fait pour l'essentiel les combattants musulmans de l'ex-rébellion Séléka-- dans plusieurs zones de la ville.

 

Ils opéraient notamment à la sortie nord de Bangui, dans le quartier du PK-12, ont indiqué des habitants contactés au téléphone par l'AFP, sur un axe emprunté par les groupes armés pour évacuer la ville.

 

Dans la matinée, aucun accrochage ou échanges de tirs n'avait été signalé, alors que la population cherchait à se ravitailler après des journées de quasi-paralysie de tout activité.

 

Premiers morts français

 

Selon la présidence française, deux soldats du 8ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (sud), "sont morts au combat la nuit dernière à Bangui".

 

Il s'agit des premières pertes françaises depuis le déclenchement jeudi soir de l'intervention française Sangaris, dans la foulée d'un feu vert de l'ONU.

 

Alors que la situation est à peine stabilisée dans Bangui après les massacres inter-religieux de la semaine dernière qui ont fait quelque 400 morts, le président Hollande fera étape mardi soir dans la capitale centrafricaine, de retour d'Afrique du Sud où il aura assisté le jour-même à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela.

 

Il rencontrera les autorités de transition centrafricaines, le Premier ministre Nicolas Tiangaye et surtout le président Michel Djotodia, ex-chef rebelle de la Séléka qu'il avait très vivement critiqué samedi dernier.

 

Dans le cadre de l'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local), la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, pour l'essentiel dans Bangui mais aussi dans le nord-ouest du pays, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (2.500 soldats).

 

Les soldats français ont pour mission de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire", a rappelé la présidence française dans son communiqué de mardi, rendant hommage aux "sacrifice des deux soldats" tués dans la nuit.

 

Leur patrouille a été accrochée près de l'aéroport, où est basée l'essentiel du dispositif français, a précisé le président de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone.

 

M. Bartolone s'exprimait à l'issue d'une réunion d'information sur la Centrafrique convoquée mardi matin par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avant un débat au parlement.

 

Les inquiétudes en France s'expriment de plus en plus ouvertement sur une opération annoncée comme "humanitaire" et relativement rapide --dans un pays que l'armée française connait par coeur--, mais qui pourrait en définitive s'avérer beaucoup plus longue et délicate que prévu.

 

Selon François Hollande, il s'agit en effet désormais de désarmer tous les groupes armés, ramener la stabilité dans un pays totale décomposition et organiser des élections libres et pluralistes "avant 2015" en remplacement du régime actuel, coalition rebelle à dominante musulmane arrivée au pouvoir par les armes en mars 2013 après avoir renversé le président François Bozizé.

 

Dans Bangui, les hommes en armes de l'ex-Séléka ont disparu des rues. Certains ont abandonné leurs uniformes pour se mêler à la population et ont caché leur arsenal dans les quartiers.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui. A aucun moment les groupuscules n'ont cherché à engager le combat contre nous", a affirmé Paris lundi: les soldats français ont toutefois dû riposter brièvement à "des tirs fugaces" qui ont aussitôt cessé.

 

Soif de vengeance

 

Selon l'état-major français, des "accès de violence", notamment des pillages, se sont en produits lundi après-midi en marge des opérations de désarmement.

Selon la même source, "tous ceux" qui étaient encore dans les rues ont été désarmés, l'opération ayant été conduite "en coopération" avec la force africaine.

 

L'urgence semble désormais de contenir la vengeance des populations de la capitale, en très grande majorité chrétiennes, contre les ex-Séléka isolés et la minorité civile musulmane qui y est associée.

 

Dans une ville de près d'un million d'habitants, le contingent français -numériquement limité- et les hommes de la Misca pourraient ainsi se retrouver en grande difficulté pour contrôler la soif de vengeance.

 

Frustrés d'avoir été désarmés et cantonnés dans leurs bases, beaucoup d'hommes de la Séléka sont de leur côté furieux d'être privés par les Français de tout moyen de se défendre --avec leurs familles et leurs proches-- face à la vindicte populaire.

 

Très peu d'information arrivent par ailleurs des provinces, totalement coupées du reste du pays. "On peut malheureusement s'attendre à découvrir des centaines de corps dans la brousse dans les prochains jours", s'inquiétait un responsable d'une ONG internationale.

 

"Il faut s'attendre aussi à de nouvelles victimes tuées par les Séléka dans leur retraite. Nous sommes dans une dynamique infernale de représailles", analyse cette source.

 

"Les combattants de la Séléka ont été défaits. Après avoir tué des centaines de personnes en trois jours à Bangui, ils peuvent en faire tout autant dans leur dans leur retraite vers leurs bastions du nord".

 

"Du côté chrétien, l'heure de la revanche a sonné, c'est le +match retour+ qui s'annonce, avec le risque de tueries à la machette contre les civils musulmans"

 

© 2013 Agence France-Presse. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. 

Centrafrique: premières pertes françaises, Hollande attendu à Bangui
Centrafrique: premières pertes françaises, Hollande attendu à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:34

 

 

 

 

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr  10/12/2013

 

 

 

Deux soldats du 8e RPIMa (parachutiste infanterie de marine) de Castres, Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, ont succombé à leurs blessures dans la nuit après un accrochage lors d'une patrouille, lundi soir à Bangui.

 

Des détails sur les circonstances de ce drame ont été livrés par le ministère de la Défense...

 

Ces deux décès sont confirmés ce matin par l'état-major des armées et le ministère qui apporte des précisions sur le déroulement du drame : Hier soir, peu avant minuit, une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance par des individus munis d'armes légères d'infanterie, au cours d'une patrouille menée à Bangui. Les militaires français ont immédiatement riposté. Durant l'échange de tirs, deux militaires français ont été grièvement blessés. Ils ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d'être évacués vers l'antenne chirurgicale avancée sur l'aéroport M'Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. "

 

Le 1re classe Antoine Le Quinio, 22 ans (photo à gauche, militaire depuis novembre 2011), et le 1re classe Nicolas Vokaer, 23 ans (photo à droite, engagé en juin 2011), appartenaient à la 1re compagnie et avaient déjà participé à trois opérations extérieures en Centrafrique et au Gabon.

 

Dès avant le début de l'opération, l'EMA avait alerté les autorités politiques de la très forte probabilité de morts français en Centrafrique face à des éléments incontrôlables et une situation totalement chaotique et imprévisible. Le CEMA, l'amiral Edouard Guillaud, qui devait rencontrer l'AJD (association de journalistes de défense) ce matin à Paris, a annulé l'interview une heure avant en raison "d'une urgence opérationnelle ".

 

Depuis l'Afrique du sud, où il assiste à l'hommage rendu à Nelson Mandela, et par communiqué, le président François Hollande fait part de sa profonde tristesse " : Le chef de l’Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats et il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire. " Le président doit en principe se rendre à Bangui ce soir après la cérémonie de Johannesburg (ce qui paraît un peu prématuré étant donné les circonstances).

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, s'associe aux compagnons d'armes de nos deux soldats et à l'ensemble de la communauté militaire pour adresser ses plus sincères condoléances à leur famille et à leurs proches. Un hommage national sera prochainement rendu à nos deux militaires, morts pour la France ".

Toutes nos condoléances aux familles et à leurs camarades.

 

Lu pour vous : Centrafrique : deux soldats de 1re classe du 8e RPIMa tués à Bangui
Lu pour vous : Centrafrique : deux soldats de 1re classe du 8e RPIMa tués à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:23

 

 

 

 

 

 

Par AFP | Publié le 10/12/2013 à 12h34

 

La compagnie aérienne a suspendu, ce mardi, ses vols vers la capitale centrafricaine "pour des raisons de sûreté".

 

"Nous avons pris la décision d'annuler le vol hebdomadaire de mardi. Cette liaison est suspendue pour une durée indéterminée", a déclaré, ce mardi, un porte-parole de la compagnie, après la mort de deux militaires français en Centrafrique

Air France est la seule compagnie régulière à desservir Bangui depuis Paris. Le vol est habituellement opéré le mardi à 12h30 depuis l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. "Nous espérons rétablir ce vol dès que possible", a ajouté le porte-parole, précisant que 68 passagers comptaient se rendre à Bangui ce mardi.

 

Les équipages logés au Cameroun

Il a par ailleurs indiqué qu'avant la suspension du vol, les équipages d'Air France étaient logés à Yaoundé (Cameroun) et non plus à Bangui. Deux parachutistes du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (Tarn) ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Bangui "au cours d'une patrouille", selon un communiqué du ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian, diffusé mardi.

Les deux militaires français, dans un premier temps, "grièvement blessés", "ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d'être évacués vers l'antenne chirurgicale avancée sur l'aéroport de M'Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures", a précisé la même source. Les deux parachutistes appartenaient à la première compagnie du "8" qui était arrivée en Centrafrique jeudi.


Il s'agit des deux premières pertes de l'armée française depuis le début de l'intervention en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris pour laquelle 1.600 soldats français sont mobilisés.

Centrafrique : Air France suspend ses vols vers Bangui "pour des raisons de sûreté"
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:10

 

 

 

 

Communiqué de presse présidentiel

Mort de deux soldats français : La Présidence de Bangui réagit
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:08

 

 

 

 

 

 

 

www.lepoint.f  Par   Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

Les informations sur les conditions de l'accrochage qui a coûté la vie à deux parachutistes à Bangui ont tardé.

 

Conformément aux règles établies depuis 2007, c'est l'Élysée qui a annoncé, peu après 9 heures mardi matin, la mort de deux parachutistes français dans la nuit de lundi à mardi à Bangui. Ce sont les premiers morts français de l'opération Sangaris, officiellement déclenchée deux jours plus tôt. Ces deux soldats appartenaient au 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) de Castres et "ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres", a fait savoir l'Élysée dans son communiqué. 

 

Les conditions dans lesquelles s'est produit l'accrochage n'avaient pas été rendues publiques en milieu de matinée et le point de situation du ministère de la Défense qui suit traditionnellement la diffusion du communiqué de la présidence de la République n'avait pas été publié à 10 h 45. Un délai qui s'explique par le fait que les familles des soldats n'avaient pas été prévenu. On sait désormais que les hommes qui sont tombés étaient des parachutistes de 1ère classe, âgés de 22 et 23 ans.

 

L'Élysée a précisé dans son communiqué : "Le président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au combat. (...) Le chef de l'État exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats et il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire. Le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, a annulé in extremis pour "raisons opérationnelles" une rencontre prévue à 9 heures avec l'Association des journalistes de défense. 

 

"Accrochés pas loin de l'aéroport" (Bartolone)

 

Mardi matin, les seules précisions disponibles sur cet engagement meurtrier demeuraient celles que le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, avait données à la sortie d'une réunion d'information à Matignon sur la Centrafrique, à laquelle participait le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : "Ils étaient en intervention cette nuit et ils ont été accrochés pas loin de l'aéroport", a précisé Claude Bartolone à l'issue d'une rencontre sur la Centrafrique avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le président de l'Assemblée nationale a ajouté : "Ils ont été blessés, ils ont été transportés très rapidement vers l'antenne chirurgicale, mais malheureusement, ils n'ont pas pu être sauvés." 

 

Selon nos informations, l'état-major des armées ne communiquera pas avant que le cabinet du ministre de la Défense ait diffusé un communiqué. Avant l'annonce des deux décès l'Élysée avait fait savoir que le président de la République se rendrait en Centrafrique en fin de journée. Toujours selon nos informations, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian pourrait y aller également, en fin de semaine. L'entourage du ministre dément, et précise qu'il s'y rendra quand la situation "sera opportune militairement et politiquement". 

 

Les deux soldats tués en Centrafrique avaient 22 et 23 ans
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:02

 

 

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

 

Cinq jours après le début de l'opération française « Sangaris » en République centrafricaine, deux soldats français ont été tués lors d'un accrochage lundi soir, a appris Le Monde de plusieurs sources. Une information que l'Elysée a depuis confirmée. Dans un communiqué, la présidence française a précisé qu'il s'agissait de deux soldats du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres. 

 

« Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats et il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire », poursuit le communiqué.

 

François Hollande, actuellement en Afrique du Sud pour l'hommage à Nelson Mandela, se rendra en République centrafricaine mardi 10 décembre au soir. Un communiqué de l'Elysée l'a annoncé mardi matin.

 

Selon une source proche du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, les deux miliaires ont été tués « alors qu'ils effectuaient une patrouille dans les rues de Bangui ». Les deux parachutistes appartenaient à la première compagnie du « 8 » qui « était arrivée en Centrafrique jeudi en provenance du Gabon », selon la même source.

 

DÉBUT DU DÉSARMEMENT

 

Quelques heures plus tôt, l'état-major français s'était pourtant montré satisfait des premières opérations de désarmement des groupes armés qui tenaient les rues de Bangui affirmant lundi soir que « la population n'[était] plus menacée ».

 

Plusieurs centaines des soldats français déployés en RCA – 1 600 en tout – ont en effet commencé lundi matin à désarmer les milices qui font régner la terreur dans la capitale. Un ultimatum avait été fixé aux groupes armés, notamment des ex-rebelles de la Séléka, pour qu'ils se rassemblent au camp Béal, dans le centre de Bangui, ultimatum auquel se sont apparemment pliés une grande partie de ces derniers.

 

L'état-major indiquait lundi soir que « tous ceux » qui étaient encore dans les rues avaient été désarmés, l'opération ayant été conduite « en coopération » avec la Misca, la force africaine en RCA. « Il n'y a plus de groupes armés qui patrouillent dans la ville », a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron :« Très rapidement, nous nous sommes rendus compte que ces groupes avaient quitté leurs positions dans leur très grande majorité ».

 

DES « ACCÈS DE VIOLENCE » MAIS PAS DE COMBATS

 

Alors que plusieurs témoins indiquaient lundi après-midi au Monde.fr avoir entendu des échanges de tirs dans plusieurs quartiers de la capitale, le même colonel Jaron affirmait également lundi : « Il n'y a pas eu de combats dans Bangui. A aucun moment les groupuscules n'ont cherché à engager le combat contre nous ». Il précisait cependant que les soldats français avaient toutefois dû riposter brièvement à « des tirs fugaces » qui avaient aussitôt cessé.

 

Le porte-parole a par ailleurs indiqué que des « accès de violence », notamment des pillages, se sont produits lundi après-midi, auxquels les militaires se sont opposés quand ils étaient à proximité.

 

APPEL D'OBAMA

 

De son côté, le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé les Centrafricains, lundi 9 décembre, à rejeter l'engrenage de la violence qui « déchirerait » leur pays et à arrêter les auteurs de « crimes », dans un message audio diffusé par la Maison Blanche.

 

« Nous savons, par l'expérience amère d'autres pays, ce qui se produit lorsque des sociétés tombent dans la violence et la vengeance. Aujourd'hui, mon message pour vous est simple : ce n'est pas inéluctable. Vous, fiers habitants de la République centrafricaine, vous avez le pouvoir de choisir une voie différente.

 

Les personnes qui ont recours à la violence doivent rendre des comptes, conformément à la loi. Pendant ce temps, alors que des forces d'autres pays africains et de la France oeuvrent à rétablir la sécurité, les Etats-Unis soutiendront leurs efforts destinés à protéger les civils. »

Centrafrique : deux soldats français tués à Bangui
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 23:13

 

 

 

 

 

 

09/12/2013

 

Alors que l’attention de la communauté internationale se concentre sur Bangui, capitale centrafricaine où l’opération Sangaris a débuté vendredi, plusieurs villes de province se sont enfoncées dans le chaos, loin des caméras et des patrouilles de sécurisation du territoire. Notre Observateur dirige une mission catholique dans la ville de Bozoum, dans le nord du pays. Après 22 ans sur place, il affirme que la situation est grave.

 

À 380 kilomètres au nord de la capitale, Bozoum, ville de 20 000 habitants, est entrée comme le reste du pays dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses il y a quelques mois. Durant ces dernières semaines, nos contacts sur place avaient toutefois observé un relatif retour au calme, si bien que les écoles de la ville avaient commencé à rouvrir.

 

Mais le calme a été de courte durée. Jeudi, quelques heures après que des groupes "anti-Balaka" ont attaqué plusieurs quartiers de Bangui, les répercussions se sont faites sentir à Bozoum. Notre Observateur, Aurelio Gazzera, prêtre de la paroisse de la ville, décrit une réaction "hystérique de la Seleka", dont les éléments se seraient affrontés aux anti-Balaka et auraient attaqué des civils.

 

Les anti-Balaka sont des milices armées, à majorité chrétienne, qui se sont constituées pour combattre les groupes de rebelles de l’ex-Seleka. La Seleka, aujourd’hui dissoute, est la coalition rebelle à majorité musulmane, qui a porté Michel Djotodia à la présidence en mars 2013 par un coup d’État, forçant François Bozize à quitter le pouvoir.

 

ATTENTION : CERTAINES IMAGES PEUVENT CHOQUER.

 

"Nous n’avons aucun moyen de sécuriser davantage la ville pour le moment"

 

Pendant 48 heures, il y a eu des tirs et des affrontements entre anti-Balaka et ex-Seleka. À certains moments, on a entendu des tirs à l’arme lourde, probablement au mortier. 3 000 habitants de Bozoum ont fui les violences et trouvé refuge dans la mission où j’officie.

 

Le préfet de Bozoum a également quitté la ville, rappelé par Bangui. Il n’y a plus d’autorités politiques ici, la population est livrée à elle-même. Au centre-ville, il ne reste que quelques civils, la plupart musulmans ou peuls, tous armés de machettes, de couteaux, de bâtons ou d’arcs. Les membres de la Croix-Rouge tentent d’appeler au calme. Samedi, je suis parti avec un de leurs convois constater les dégâts de la veille. Nous avons croisé des familles qui quittaient par dizaines la ville à pieds.

 

Dans le centre de Bozoum, c’était une scène de désolation. Plusieurs corps sans vie, la plupart tués par balles, jonchaient le sol. Nous avons ramassé les corps de sept personnes, dont un seul était vraisemblablement un anti-Balaka, car il avait une arme près de lui. Tous les autres étaient des civils qui se cachaient dans leur maison ou avaient trouvé refuge quelque part. De nombreux autres personnes ont été gravement blessées comme une femme qui se cachait derrière la porte de sa maison et qui a pris une balle dans le ventre. Ces gens sont des innocents qui n’ont rien à voir ni avec la Seleka et les anti-Balaka.

 

Nous avons enfoui ces corps dans une fosse commune. En deux jours, on dénombre au moins 35 morts… mais il est très probable qu’il y en ait plus, car les familles ont sûrement enterré eux-mêmes les corps.

 

Nous n’avons aucun moyen de sécuriser davantage la ville pour le moment. La garnison de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) la plus proche se situe à Paoua, à 120 kilomètres au nord de Bozoum. Ce matin, un de leurs convois est passé par Bozoum. On s’est mis en travers de leur route pour leur demander de l’aide, mais ils n’ont laissé aucun renfort pour le moment. Un des soldats m’a demandé de "rester calme". Je lui ai dit que si après 22 ans en Centrafrique, je dis que la situation est grave, il faut peut-être me prendre au sérieux. [Vendredi, une centaine de soldats venant de Bangui, dont des soldats français, se sont déployés à Bossangoa, principale ville de la région de Bozoum. Ils n’ont pas encore patrouillé à Bozoum.]

 

Il y a un sentiment d’hostilité générale dans la ville. Hier, des gens ont pénétré à deux reprises dans l'enceinte de la mission avec des machettes, avant d’être repoussés par notre service de sécurité. J’ai personnellement été menacé lorsque j’étais avec la Croix-Rouge. Des personnes m’interpellaient et me disaient "Aurélio le faux", car ils m’accusaient d'avoir montré ce qu’a pu faire la Séléka ici. Si les ex-Seleka ou d’autres personnes plus armées arrivent ici, je n’ose pas imaginer ce qui pourrait se passer.

Loin des caméras, le récit d’un week-end meurtrier en Centrafrique
Loin des caméras, le récit d’un week-end meurtrier en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com