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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 22:52

 

 

 

 

 

 

Agence France-Presse  Addis Abeba  11 décembre 2013 à 11h49

 

Dix-neuf membres de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) se sont rendus en Centrafrique à des soldats ougandais d'une force africaine lancée à la poursuite de cette guérilla sanguinaire dans plusieurs pays de la région, a annoncé l'Union africaine.

 

L'armée ougandaise est à la tête d'une force de l'UA qui tente, avec le soutien de soldats américains, d'arrêter les chefs de la LRA dont plusieurs sont recherchés par la Cour pénale internationale.

 

«Dix-neuf membres de la LRA appartenant au groupe commandé par le lieutenant-colonel Obur Nyeko, alias Okuti, ont fait défection et se sont signalés à un détachement du contingent ougandais» le 6 décembre, a déclaré l'Union africaine dans un communiqué publié mardi soir.

 

Les combattants se sont rendus avec leurs fusils et leurs munitions, ajoute le texte.

 

La force de l'UA - essentiellement des soldats ougandais appuyés par une centaine de membres des forces spéciales américaines - mène depuis 2008 une chasse à l'homme pour retrouver le chef de la LRA, Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

 

Active dans le nord de l'Ouganda à partir de 1988, la LRA en a été chassée, mais a essaimé depuis 2005 dans le nord-est de la République démocratique du Congo, en Centrafrique, au Soudan et au Soudan du Sud.

 

La République centrafricaine (RCA) connaît une insécurité généralisée depuis le renversement, le 24 mars, du régime du président François Bozizé par Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka, devenu depuis président.

 

Cette situation a entrainé une intervention de l'armée française dans cette ancienne colonie la semaine dernière.

 

La présidence centrafricaine a assuré le mois dernier négocier avec Joseph Kony afin d'aider les «femmes et les enfants» qui vivent, selon Bangui, avec les combattants dans une région isolée du pays. Washington a émis des doutes sur cette négociation.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces 25 dernières années. Elle a aussi enlevé de 60 000 à 100 000 enfants, et entraîné le déplacement de 2,5 millions de personnes.

 

Le communiqué de l'UA ajoute que, depuis août 2013, les soldats de la force africaine «ont sauvé un certain nombre de civils enlevés, détruit plusieurs camps de la LRA en RCA et en République démocratique du Congo, perturbé les réseaux l

 

Centrafrique: 19 rebelles de la LRA se rendent à l'armée ougandaise
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 22:44

 

 

 

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 11.12.2013 18:32 - Par Patrick FORT

 

"Si les Français restent, ce sera le génocide", lance, furieux, le commandant Adam Ali Mahamat, un ex-rebelle de la Séléka au camp Beal, le siège du ministère centrafricain de la Défense à Bangui.

 

Cantonné comme ses hommes depuis l'arrivée de soldats français qui ont ordre de les désarmer, il ne cache pas sa rancœur et sa colère.

 

Les combattants de la Séléka, une coalition hétéroclite de groupes armés, principalement musulmans, ont pris le pouvoir par les armes en mars 2013 dans un pays à majorité chrétien et animiste. Depuis, ils ont commis de graves exactions contre les civils chrétiens, qui, à leur tour, ont constitué des milices pour attaquer des musulmans. Ces violences ont provoqué l'intervention armée de la France, dont les soldats ont entamé lundi le désarmement des milices.

 

Comme beaucoup d'éléments Séléka et de musulmans, le commandant fait part du malaise ressenti après l'intervention française. Il reproche aux Français d'avoir désarmé des Séléka, puis de les avoir ensuite laissés en pâture à la foule vengeresse.

 

De nombreux anciens Séléka ont ainsi été lynchés par des chrétiens peu de temps après avoir été désarmés, selon des témoignages.

 

"La France est en train de commettre une grande erreur. Ils disent qu'ils sont là pour protéger les civils. Mais, un Séléka désarmé devient un civil. C'est un citoyen, pourquoi ne les protègent-t-ils pas? C'est injuste. L'armée française a pris la voie des chrétiens et laisse les musulmans en chemin. Elle n'est pas impartiale", dit-il.

 

Ancien militaire de carrière qui a aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en 2003, Adam Ali Mahamat a pris le maquis quatre ans plus tard pour rejoindre la CPJP, mouvement rebelle constituant l'épine dorsale de la Séléka.

 

Il a fait partie de l'offensive victorieuse en mars. "On a été intégré à l'armée nationale il y a deux mois. On nous a dit de rester cantonnés. Je suis un soldat, j'obéis aux ordres", explique-t-il.

 

Il assure qu'il y a 2.000 éléments Séléka dans le camp, qui semble pourtant désert à l'exception de quelques soldats allongés.

 

Un fusil mitrailleur est posté à l'entrée. Les hommes brandissent leurs Kalachnikov et même un Famas, fusil de l'armée française "pris à des anti-Balaka (milice chrétienne) à Bossangoa il y a deux mois sur le champ de bataille".

 

Il menace: "ici, les Français ne rentrent pas. S'ils viennent ce sera dangereux. Ici, c'est notre camp. Dehors, ils peuvent désarmer qui ils veulent. Ici, c'est chez nous. Ce sera dangereux", insiste-t-il.

 

"Nous sommes prêts à combattre"

 

Selon de nombreux habitants, beaucoup de Séléka ont fui vers le nord avant l'arrivée des Français. Selon les militaires Séléka, très peu ont rejoint les casernes.

 

Le Camp Kasai, un autre camp de la ville où sont regroupés des ex-rebelles, est lui aussi désert ou presque. Quelques dizaines de soldats à peine, livrés à eux-mêmes.

 

"Il n'y a rien à manger. On ne peut plus sortir pour chercher de la nourriture. On a faim", explique le général Bakari Zacharia, également un ancien de la CPJP. Le discours est le même: "Les Français sont venus pour la paix pas pour nous combattre. Si on désarme les musulmans, il faut les protéger".

 

"Nous sommes prêts à combattre", si les Français tentent de les déloger, affirme-t-il près d'un pick-up armé et de deux lance-roquettes. "C'est un pays laïc depuis Boganda (Barthélémy, père fondateur de la République centrafricaine). Quand les chrétiens gouvernaient, on a accepté. Pourquoi eux n'acceptent pas qu'on soit aux affaires?".

 

La mort du général Séléka Mahamat Saleh Mahamat, tué par les soldats français mardi soir selon eux, est dans tous les esprits. A la mosquée du PK-5, le quartier commerçant musulman du centre-ville, plusieurs centaines de personnes sont là pour assister à la levée du corps et de 15 autres musulmans tués ces derniers jours vers un cimetière de la périphérie.

 

"Mort pour la France"

 

Les habitants ont accroché une banderole sous la statue du héros national Georges Koudoukou," mort pour la France pendant la deuxième guerre mondiale": "Oui au désarmement, non à la discrimination des musulmans. Les militaires français sont responsables des massacres et pillages depuis le début du désarmement partial".

 

Certains habitants tiennent un discours apaisant: "Il n'y a pas de problème entre musulmans et chrétiens. La venue des Français est bonne mais ils doivent nous protéger. Nous ne cherchons pas la vengeance mais la paix", affirme Hissene Fadoul, un étudiant.

 

Mais d'autres sont plus vindicatifs: "Les anti-balakas sont des hommes de Bozizé qui cherche à reprendre le pouvoir. Ils tuent des innocents, détruisent les mosquées. Nous resterons pour défendre le quartier et on se battra jusqu'au dernier homme. Si ca continue ce sera la guerre", ajoute un homme qui tait son nom.

 

Au Camp Beal, Haroun Saleh, reste optimiste. Il a deux femmes, l'une est musulmane, l'autre chrétienne évangéliste. "Je vais à la mosquée, elle prie à l'église tous les jours. Il n'y a pas de problème". A l'image de l'entière Centrafrique, où, jusque-là, chrétiens et musulmans vivaient en paix.

 

© 2013 AFP

Centrafrique: "Si les Français restent, ce sera le génocide"
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 22:31

 

 

 

 

 

 

 

La situation à Bangui est très instable, "la haine est forte" et tout peut s'enflammer d'une minute à l'autre. Témoignage de deux grands reporters de France 2 présents sur place. 

 

Par Hervé Brusini 

 

le 11/12/2013 | 19:28 , publié le 11/12/2013 | 19:25

 

Quelle est la situation à Bangui ? Deux soldats français ont été tués, lundi 9 décembre, alors que l'armée française venait d'entrer en action pour désarmer les milices qui s'affrontent en Centrafrique. Entre les ex-rebelles musulmans de la Séléka et les miliciens chrétiens anti-balaka, tout peut s'enflammer rapidement. Les violences ont fait quelque 400 morts la semaine dernière rien que dans la capitale centrafricaine. 

 

Sur place, Martine Laroche-Joubert et Gérard Grizbec, grands reporters de France 2, expliquent que la situation n'a cessé de se dégrader dans les rues de Bangui, depuis qu'ils sont arrivés en fin de semaine dernière. 

 

Francetv info : Dans quelles conditions travaillez-vous ?

 

Gérard Grizbec : La situation est toujours instable. Mardi, nous sommes passés aux abords de l'aéroport et tout allait bien. Trois minutes plus tard, des émeutiers s'en prenaient à un magasin. Au même endroit, la violence partait comme une torche allumée.

 

Par ailleurs, il est parfaitement impossible d'identifier à qui on a affaire. Il n'y a pas de ligne de front à Bangui : les coups peuvent venir de n'importe où. Par exemple, on croise de nombreux Africains en uniforme dans les rues de Bangui, mais qui sont-ils réellement ? Appartiennent-ils à la Fomac, la Force d'Afrique centrale en Centrafrique ? Avec ces soldats-là, qui sont tchadiens, camerounais, congolais, guinéens ou gabonais, nous n'avons aucun problème. Mais ceux que l'on croise peuvent très bien être des rebelles musulmans de l'ex-Séléka qui peuvent nous tirer dessus à tout moment. C'est la confusion la plus totale. 

 

Pouvez-vous vous déplacer partout ? 

 

Martine Laroche-Joubert : On sait par nos fixeurs (les guides que nous rémunérons) dans quelles zones nous pouvons nous rendre et celles où les risques sont considérables. Par exemple, ici à Bangui, nous savons qu'il vaut mieux éviter un quartier où des journalistes ont été caillassés mardi. Nous nous déplaçons rarement seuls. Mardi, nous étions avec une équipe de la télévision chinoise. S'il arrive un pépin, ceux qui restent mobiles peuvent prévenir les secours.

 

Gérard Grizbec : Les détails logistiques peuvent rendre les choses encore un peu plus périlleuses. A Bangui, il est presque impossible de se procurer de l'essence. Ne comptez pas davantage pouvoir louer un taxi. Donc nous nous déplaçons en voiture, avec casque et gilet pare-balles. 

 

La présence de journalistes n'a-t-elle pas une influence sur les événements ?

 

Martine Laroche-Joubert : Nous avons récemment filmé le pillage d’une boutique. Channel 4 était d’abord passé par là le matin tôt. Mais le pillage a continué. Et il était toujours en cours quand nous nous y sommes rendus.

 

Gérard Grizbec : Quand nous filmons un acte de violence extrême, que ce soit un pillage ou un lynchage, les gens se fichent que nous soyons là ou pas. Ils pillent ou ils se vengent. La haine est si forte que des horreurs sont proférées ou commises à visage découvert. Et peu importe si on est filmé ou pas.

 

 

 

CENTRAFRIQUE. "On va égorger les musulmans"

 

  11-12-2013 à 20h09

 

Par 

 

Au sixième jour de l’opération Sangaris, les Seleka ne sont plus autorisés à circuler dans les rues. Mais le calme n'est pas encore revenu. De notre envoyé spécial.

 

Debout, de l’autre côté de la barrière qui marque l’entrée de Bangui, Mustapha attend, avec ses balluchons, posés sur l’asphalte, une hypothétique escorte. Ce jeune commerçant musulman a quitté sa région frontalière avec le Cameroun pour venir se réfugier dans la capitale centrafricaine. "Là-bas, les gens sont en débandade", dit-il. "Les anti-Balak [ces milices villageoises d’autodéfense, chrétiennes ou animistes, NDLR] nous attaquent. Ils s’en prennent surtout aux Peuls".

 

Pour arriver jusqu’à ce lieu-dit appelé "PK12", il a marché, pris des motos brousses, voyagé à l’arrière de camions surchargés. Il doit rejoindre le quartier du "Kilomètre 5", un bastion musulman, où une partie de sa famille habite. "Mais je n’ai pas confiance dans les taxis. Et on me dit que sur le chemin, on nous traque". Il se dit "déçu" par son pays. "Chrétiens et musulmans ont toujours vécu ensemble. Les politiciens manipulent la jeunesse pour s’entretuer et les principales victimes sont les femmes, les enfants et les vieillards."

 

"On ne peut pas vous escorter"

 

L’armée française s’est déployée de part et d’autre du barrage. 13 blindés légers et une quarantaine de soldats du 1er Régiment de hussards parachutistes tiennent cet emplacement stratégique situé au croisement des deux principales routes du pays. C’est un défilé ininterrompu de poids lourds, de motos qui ploient sous trois ou quatre passagers, d’hommes poussant sur des diables des monceaux de bois et de familles à pieds, fuyant, dans un sens ou dans un autre, les pillages et les tueries.

 

Mustapha va demander à un adjudant-chef casqué si des hommes de son peloton peuvent l’accompagner jusqu’à chez-lui. "On ne peut pas vous escorter", lui répond le militaire. "Ici, c’est une position qui est menacée." Un tireur d’élite à genoux, son fusil posé sur un parapet, surveille tous les véhicules qui approchent. D’autres soldats, cachés à l’arrière des échoppes en bois, ont leur canon pointé sur la forêt.

 

En ce sixième jour de l’opération Sangaris, la ville est plutôt calme, en comparaison des violences du début de la semaine. Les Seleka, les anciens rebelles qui ont pris le pouvoir en mars dernier, ne sont plus autorisés à circuler dans les rues avec leurs Kalachnikov ou leurs mitrailleuses. Ils doivent normalement être cantonnés dans des casernes. "On les a encore vu ce matin", dit un jeune capitaine. "Ils viennent nous tester et observer si nous montrons de l’assurance ou de la fébrilité."

 

Depuis deux jours, lui et ses hommes fouillent véhicules et passants. Ils confisquent toutes les armes qu’ils trouvent et viennent de saisir un RPG. "On a aperçu des gens qui se déplaçaient en armes, poursuit l’officier, près de son blindé, devant une station Total vandalisée. Comme notre dispositif est bien étanche, ils passaient derrière dans la brousse. Quand on est intervenu, ils ont pris peur et ont lâché ce lance roquettes."

 

"Ce sont des terroristes ! Des Al-Qaïda !"

 

Des hurlements fusent au milieu des étals. Une foule court vers la patrouille française en poussant un garçon. "Attention, il a des grenades !" Un soldat arrive, le met en joue, lui ordonne de poser sur le sol ses deux engins explosifs à peine plus gros que des citrons verts, puis l’oblige à retirer son tee-shirt et son pantalon, le couche sur le bitume et finit par le conduire au poste de la gendarmerie. "C’est un Seleka ! Tue-le !", crient les badauds.

 

"Il était dans le marché. Il voulait acheter quelque chose. Les gens ont vu qu’il avait une grenade à sa ceinture. Ils l’ont bloqué et amené ici. Avant, c’était un Seleka. On en est sûr. On le voyait passer en tenue", raconte un jeune homme, un crucifix sur la poitrine. "Ce sont des terroristes ! Des Al-Qaïda ! On va les chasser de Centrafrique", s’écrie un autre. "On va égorger les musulmans. C’est moi le tueur !", prévient un troisième.

 

L’adjudant-chef demande à tout le monde de se mettre à couvert. "Une attaque Seleka est imminente !", lance-t-il. "On a aperçu deux personnes armées, derrière à moins de 50 mètres". Mais rien ne se passe. Selon lui, l’homme arrêté avec ses deux grenades "avait l’intention de se faire sauter au milieu du dispositif". Le premier kamikaze de cette opération militaire, en somme.

 

Son supérieur se montre plus prudent : "On ne sait pas si c’était contre nous ou contre la population". Ou, peut-être, simplement voulait-il se protéger de ses compatriotes ? De nombreux musulmans ont été lynchés, au cours des deux derniers jours. "Une partie de la population est favorable à notre présence, ici. Une autre ne l’est pas", constate, encore, le capitaine. "Certains essayent de nous aider. Mais il faut tout prendre avec du recul."

 

Christophe Boltanski - Le Nouvel Observateur

Centrafrique : "Ici, des horreurs sont commises à visage découvert"
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:48

 

 

 

 

 

 

 Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 11/12/2013 à 16:17

 

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé aujourd'hui qu'il devrait y avoir des discussions au sein de l'Union européenne sur le financement de l'intervention des forces africaines et françaises en Centrafrique.


"En ce qui concerne le financement de l'intervention, nous allons devoir en parler en Europe. C'est encore l'objet de discussions ", a insisté la chancelière. "Mais en ce qui concerne le soutien politique, il est très clair", a-t-elle ajouté. "Nous allons soutenir la Mission centrafricaine avec un avion de transports, c'est prévu, avec une évacuation médicale", a encore expliqué Angela Merkel.


L'Union européenne avait salué le feu vert donné par le Conseil de sécurité de l'ONU à une intervention des forces africaines et françaises en Centrafrique et débloqué 50 millions d'euros supplémentaires pour ce pays.


Et le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé aujourd'hui que les Européens seraient "au rendez-vous" de l'intervention militaire en République centrafricaine. 

De son côté, le président malien en visite à Berlin a assuré que son homologue français François Hollande n'était "pas du tout un gendarme de l'Afrique" après les interventions françaises au Mali et en République centrafricaine. "Nous ne le voyons pas du tout comme un nouveau gendarme de l'Afrique, ni comme un nouveau colonisateur de l'Afrique", a-t-il insisté. "La France ne peut pas être indifférente de ce qu'il advient aujourd'hui dans un pays comme la RCA où nous assistons, au-delà des querelles de pouvoir, à ce qui pourrait si on n'y prenait garde (...) déboucher sur un conflit confessionnel entre musulmans et chrétiens", a-t-il souligné. "Devant l'échec évident du régime de transition en RCA, devant les faiblesses des moyens dont dispose la force africaine présente là-bas, il fallait faire quelque chose et c'est ce que François Hollande, avec courage, a entrepris", a-t-il conclu.

Centrafrique : Merkel veut des discussions
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 17:10

 

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/   11.12.2013, 08h47 | Mise à jour : 13h32

 

Les militaires français déployés en Centrafrique poursuivent ce mercredi le périlleux désarmement des groupes armés à Bangui, au lendemain de la mort au combat de deux des leurs et de la visite-éclair du président François Hollande.

 

Surveillant grâce à leurs hélicoptères les mouvements dans la ville - placée sous couvre-feu de 18 heures à 6 heures locales - , les soldats de l'opération Sangaris se concentrent sur le désarmement des combattants de l'ex-rébellion Séléka, mais tentent également d'éviter des représailles contre les civils musulmans de la part de la population chrétienne terrorisée depuis des mois. Une double-mission «difficile», a estimé ce mercredi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, «parce que l'identification de l'adversaire n'est pas si simple».

 

Accalmie à Bangui


Mercredi à la mi-journée, aucun pillage massif n'avait été signalé dans la capitale, contrairement aux jours précédents. Au fil des heures les gens étaient de plus en plus nombreux à se hasarder dans les rues, à la recherche de commerces et échoppes ouverts, signe d'une baisse de tension perceptible. Quelques taxis - qui avait totalement disparu de la ville depuis les massacres de jeudi - ont même recommencé à circuler.


Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 23 heures, au moment où le président de la République quittait Bangui, des tirs nourris mais très brefs ont été entendus près de la télévision publique, à quelques kilomètres de l'aéroport, selon des habitants du secteur. «Sinon, on a rien entendu de toute la nuit», ajoutait l'un d'eux ce mercredi. Très peu d'informations arrivent cependant des provinces, coupées du reste du pays, où l'on redoute de découvrir de nombreux cadavres dans la brousse.

 

L'opération «durera le temps que les forces africaines prennent le relais»

 François Hollande a déclaré mercredi devant le Conseil des ministres que le déploiement des forces françaises en Afrique «durera le temps que les forces africaines prennent le relais», a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Le chef de l'Etat a fait de nouveau valoir que «ne pas intervenir, c'était rester les bras ballants à compter les morts», a-t-elle précisé devant la presse. «Il s'agit de sauver des vies dans un pays où il n'y a plus ni Etat, ni administration, ni autorité, de rétablir la sécurité», a ajouté le chef de l'Etat cité par la porte-parole du gouvernement.

Selon Najat Vallaud-Belkacem, toutefois, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a évoqué une nouvelle fois «en conseil des ministres une durée de six mois à peu près» pour le déploiement des 1.600 soldats français. Jean-Yves Le Drian avait déjà évoqué cette durée plus tôt dans la matinée sur BFMTV et RMC. Tout en reconnaissant que cette opération militaire était «compliquée», le ministre a rappelé que l'objectif premier des 1 600 militaires français déployés sur le terrain était de parvenir à désarmer «tout le monde», sauf les forces mandatées par Nations Unies, avant de pouvoir envisager une solution politique. «Une opération militaire, ça prend du temps. On n'a commencé le désarmement que lundi», a-t-il insisté, ajoutant que l'objectif raisonnable pour remplir cette mission était de l'ordre de «six mois». 

 

Une opération «plus difficile» qu'au Mali, les Européens «seront au rendez-vous»

Pour Jean-Yves Le Drian, l'opération Sangaris en Centrafrique est certes «beaucoup moins onéreuse» que Serval au Mali puisqu'il y a «moins d'armement, moins de transport, moins de logistique». Mais «elle est beaucoup plus difficile», «parce que l'identification de l'adversaire n'est pas si simple».


«Les Européens seront au rendez-vous», a également insisté Jean-Yves Le Drian. «Ils ont commencé: les Britanniques, les Belges, les Danois, les Polonais...» mais «ce n'est pas en trois jours que ça se fait» a-t-il relevé. Relancé sur l'idée d'un fonds européen qui viendrait abonder les opérations extérieures comme celle menée par l'armée française en RCA, il a observé : «Ce qu'il faut créer en priorité, c'est une force d'intervention africaine».


Toujours sur BFMTV/RMC, le ministre de la Défense s'est dit «très ému» après la mort des deux soldats tués dans la nuit de lundi à mardi. «Ils étaient partis accomplir une mission de désarmement, a-t-il expliqué. Cela s'est passé avec des éléments incontrôlés de la Séléka.» Autre objectif : la tenue d'élections démocratiques dans ce pays en 2014. 


L'UMP veut y voir plus clair, le PS défend Hollande 


«Tout doit être fait pour que cette mission réussisse, a déclaré Jean-François Copé, ce mercredi matin, sur France Info. Je l'ai soutenue. La France devait intervenir car l'inaction était inenvisageable, compte tenu de la situation : un risque de génocide, de chaos politique». « Mon regret, a-t-il nuancé, c'est que la communauté internationale ait mis autant de temps à bouger. On est incapable d'avoir une politique concertée avec les grands de ce monde pour intervenir beaucoup plus tôt quand une crise de cette nature risque de plonger un pays dans le chaos.» Critiquant toutefois la baisse des crédits de la Défense, le patron de l'UMP a indiqué avoir besoin de «connaître du président de la République, de manière plus précise, le contenu de la mission, sa durée et qu'il informe régulièrement les Français de la situation», et regretté «que l'Europe soit incapable de construire une politique de défense et même diplomatique. Cela doit être un des grands sujets de l'agenda, je regrette que le président de la République ne le fasse pas suffisamment.». 


Invité sur i>telé ce mercredi, Jean-Christophe Cambadélis, le député et secrétaire national du PS à l'international, a vu dans le passage éclair du chef de l'Etat à Bangui une «visite nécessaire». En France, «on ne peut pas dire: c'est bien, s'est agacé l'élu de Paris. Reconnaissons que l'initiative du président de la République était juste, il faut être derrière». «La France n'est pas isolée, la France est en avant, a tranché le responsable PS. L'ensemble de la communauté européenne va participer petit à petit. Jean-Christophe Cambadélis s'est étonné «de la part de l'UMP, d'une tentation de voir la France dans le ventre mou des nations. Eh bien non, la France assume son rang avec François Hollande».

L'opération en Centrafrique «plus difficile» qu'au Mali, admet Le Drian
L'opération en Centrafrique «plus difficile» qu'au Mali, admet Le Drian
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 16:54

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE Mercredi 11 décembre 2013 | 13:21 UTC (Xinhua) - L'ex-chef d'état-major chargé des opérations de l'ex-coalition rebelle de la Séléka (au pouvoir à Bangui), le général Mahamat Saleh, a été tué à la suite d'une opération de l'armée française mardi dans la capitale de la République centrafricaine (RCA), rapporte mercredi matin à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, patron de la gendarmerie nationale.

 

« Le général Saleh a été tué avec ses deux gardes du corps, alors qu'il se trouvait dans son véhicule en circulation au quartier Miskine. C'était hier matin aux environs de 11h00 (10h00 GMT). Tous les trois sont morts sur-le-champ. Il y a eu également deux blessés, un colonel et un capitaine actuellement aux soins à l'hôpital communautaire de Bangui. Ils se trouvaient dans le même véhicule », a relaté le colonel Narkoyo, lui-même ex-porte-parole de l'ex-rébellion officiellement dissoute.

 

 Ce drame comme la mort de deux jeunes soldats français lors d' une intervention lundi soir à Bangui illustre le climat de tension et de méfiance autour de la mission d'intervention de l'armée française autorisée par un vote du Conseil de sécurité des Nations Unies la semaine dernière, en vue d'aider à un retour à la paix et la stabilité dans ce pays plongé dans le chaos sécuritaire et humanitaire depuis la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars.

 

Au total, 1.600 renforts français en plus de quelque 400 déjà présents sur place de longue date dans le cadre de vieux accords de défense entre Paris et Bangui seront déployés, officiellement en appui à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force multinationale sous mandat de l'Union africaine (UA). Dotée d'un mandat plus fort, celle-ci vient remplacer la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) et de la Mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX), deux forces d'interposition déployées depuis plusieurs années pour permettre une sortie de crise dans cette ancienne colonie française régulièrement en proie aux rébellions et coups d'Etat.

 

Quatre jours après l'arrivée officielle de ses premiers renforts, l'armée française a lancé lundi à Bangui, conformément à sa mission, une opération de désarmement des groupes armés et des milices dont les ex-Séléka et les anti-Balakas (anti-machettes), ces fameux groupes d'autodéfense créés à l'époque de l'ex-président François Bozizé pour lutter contre les coupeurs de route et qui ont pris les armes en réaction aux exactions des ex-Séléka.

 

Ce désarmement a tourné aux échanges de tirs entre les soldats français et des hommes armés, y compris aux scènes de pillages. D' où des critiques et des attaques à l'égard de cette intervention, accusée d'avoir jeté en pâture les ex-rebelles et les civils musulmans considérés comme leurs alliés. Cette mission avait pourtant été accueillie avec beaucoup d'espoirs par la population.

 

 Ainsi, le colonel Michel Narkoyo les accuse d'avoir délibérément tué l'ancien chef d'état-major chargé des opérations de l'ex- Séléka et ses deux gardes du corps. Entre la mission française et les responsables centrafricains de la sécurité, aucune collaboration n'est rapportée.

Centrafrique : L'ex-chef d'état-major de l'ex-Séléka tué lors d'une opération française à Bangui
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 15:52

 

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 11 décembre 2013 15h14 - Un projet de loi sur la politique de développement et de solidarité internationale, adopté mercredi en conseil des ministres, doit permettre à la France d'être plus transparente et de tourner pour de bon la page post-coloniale, a estimé le ministre délégué au Développement Pascal Canfin.

Le texte, qui répond à une promesse de campagne du président François Hollande, sera présenté au Parlement au premier trimestre 2014 et constituera une première dans l'histoire de la République, a déclaré M. Canfin à l'AFP, en réaffirmant que la priorité serait accordée à l'Afrique.

 
Pour Pascal Canfin, il s'agit de tourner définitivement une page de l'histoire de la politique de développement liée à la gestion post-coloniale en mettant en place une politique plus transparente, plus démocratique et donc plus efficace, sous le contrôle du parlement.


Autre nouveauté, un Conseil national de développement et de solidarité internationale (CNDSI) sera créé pour permettre une consultation régulière de la société civile et de l'ensemble des acteurs du développement, assure-t-il.

Il faut adapter notre politique au 21e siècle, avec comme finalité assumée et revendiquée le développement durable dans ses trois dimensions: économique, sociale et environnementale, affirme M. Canfin.


Sur le plan géographique, la priorité restera néanmoins évidemment à l'Afrique car, relève M. Canfin, quand on regarde la réalité des chiffres, les principaux retards, en matière d'accès à l'eau, à l'éducation, à la santé..., sont en Afrique. Il est normal que le coeur de notre aide sous forme de dons aille à l'Afrique, ajoute-t-il, rappelant que 85% des dons accordés par la France vont au continent africain.


Dans les autres régions du monde, en particulier les pays émergents, la France interviendra pour promouvoir une croissance verte et solidaire en y favorisant, notamment, des partenariats économiques.


Pour mieux garantir la transparence mais aussi la visibilité de la politique de développement, la loi fixera un certain nombre d'indicateurs de résultats permettant de mesurer l'efficacité des projets.


Pour la première fois, nous allons mettre en place une batterie de 30 indicateurs, sur l'eau, la santé, l'énergie... afin de mieux évaluer l'impact concret de nos projets, a indiqué le ministre. On pourra ainsi savoir concrètement combien de personnes ont été raccordées à un réseau électrique ou combien d'enfants ont été scolarisés, explique-t-il.

Le gouvernement appliquera par ailleurs aux pays pauvres jugés prioritaires (16 en 2014, tous africains) le projet-pilote déjà mis en place pour le Mali et qui permet aux citoyens de vérifier sur internet l'avancée des projets en cours.


Interrogé sur l'évolution du budget de l'aide publique au développement (APD), dont les ONG dénoncent régulièrement la faiblesse, M. Canfin rappelle que la France reste le quatrième donateur mondial, avec 9,35 milliards d'euros en 2012 soit 0,46% du revenu national brut (RNB).


On est loin des 0,7% du RNB, objectif fixé par les Nations unies aux pays donateurs, reconnaît M. Canfin, mais dès que nous retrouverons des marges de manoeuvre budgétaires, nous ferons progresser l'aide au développement, assure-t-il.



(©) 

France : bientôt une loi sur l'aide au développement pour tourner la page post-coloniale
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 15:30

 

 

 

 

 

 

 

 http://www.npa2009.org  Hebdo L'Anticapitaliste - 221 (12/12/2013)  Mercredi 11 décembre 2013

 

L’annonce de l’intervention française vient de susciter de nouvelles flambées de violence. Ainsi, à la fin de la semaine dernière, une attaque coordonnée a eu lieu dans la capitale centrafricaine Bangui, probablement menée par les anciens partisans du président déchu François Bozizé renversé par la Seleka.


La Seleka est l’alliance de différentes milices du nord du pays, composée majoritairement par des Tchadiens et des Soudanais, qui a installé Michel Djotodia aux affaires. À défaut de reconquérir le pouvoir, les anciens partisans de Bozizé veulent au moins améliorer les rapports de forces avant l’arrivée des militaires français.


En effet, la résolution, écrite par le Quai d’Orsay et adoptée par les quinze membres du conseil de sécurité de l’ONU, autorise l’intervention militaire française sous le chapitre 7 c’est-à-dire la possibilité d’utiliser les armes si nécessaire. Dans le même temps le contingent français vient d’augmenter sensiblement puisqu’il passe à 1 600 soldats.

 

Un Sommet pour quoi ?

 

Le « Sommet Afrique France pour la paix et la sécurité » (cf. article en page 4) vient de se terminer. Rien de neuf dans sa déclaration finale : les mêmes recettes sont avancées, notamment la nécessité d’une force d’intervention africaine et la formation des soldats du continent à hauteur de 20 000 par an. L’idée n’est pas neuve et on voit mal la différence avec le dispositif existant Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) qui date de 1994, dispositif censé répondre à la même problématique de la prise en charge par l’Afrique de sa sécurité… et qui n’a jamais fonctionné.

 

Il est illusoire de croire que l’armée pourrait être une sorte d’îlot d’efficacité dans des États déstructurés par des décennies de politique d’ajustement structurel. Les armées africaines sont à l’image du reste de leur pays, en crise et divisées par les différentes factions dirigeantes. De plus, demander aux États africains ce que l’Europe elle-même est incapable de réaliser, à savoir une force commune d’intervention rapide, relève de la gageure. 


La Centrafrique en est un exemple puisque les troupes sud-africaines ont soutenu Bozizé, pendant que le Tchad aidait en sous-main la Seleka.

 

De Bokassa à la Seleka

 

Ce sommet ne doit pas nous faire oublier les responsabilités des gouvernements français successifs. Avec ou sans l’ONU, les interventions de la France en Centrafrique sont récurrentes. Elle a soutenu la dictature de Bokassa, qu’elle a renversé ensuite en 1979 avec l’opération Barracuda. Elle a mis au pouvoir Bozizé avec l’opération Boali en 2002, puis l’a défendu par une opération aérienne sur Birao contre la rébellion menée par Djotodia en 2006. Et aujourd’hui elle intervient avec l’opération dénommée Sangaris à l’appel de… Djotodia !


Évidemment la continuité de la politique impérialiste implique la continuité des arguments et des justifications. Ainsi l’intervention ne serait qu’un appui aux forces africaines déjà présentes sur le terrain et est motivée par des considérations humanitaires… Il est évident que la question humanitaire s’est dégradée de manière dramatique en Centrafrique mais hélas ces souffrances ne sont pas nouvelles. À l’époque de Bozizé, mis en place et soutenu par la France et par Deby, le dictateur tchadien, les populations étaient continuellement agressées par les différents groupes armés, dont les forces armées centrafricaines, encadrées par l’armée française étaient les pires. C’est ce qu’indiquait déjà en 2007 un rapport de l’organisation de défense des droits de l’homme Human rights watch 1.

 

Une histoire déjà écrite ?


L’objectif officiel de l’intervention française est de sécuriser Bangui et les routes principales pour les accès humanitaires, le reste du pays où vivent les trois quarts de la population va être ignoré et il est probable que les miliciens de la Seleka abandonnent la capitale et pourront sévir dans les villes et villages du pays en toute impunité.
L’histoire semble déjà écrite. L’armée française va mettre en déroute la Seleka, sous les applaudissement de la presse nationale et les félicitations de la classe politique, confisquer aux population centrafricaines le débat politique sur l’avenir de leur pays et mettre en place avec des élections bâclées un protégé de la France et du Tchad qui dans quelques années sera renversé par une nouvelle rébellion, qui occasionnera une crise humanitaire poussant la France… à intervenir. À moins que les peuples des pays du nord et du sud mettent fin à ce sinistre bégaiement de l’histoire.

Paul Martial


1– Rapport de Human rights watch « État d’anarchie, rébellions et exactions contre la population civile »

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE  : NÉFASTE CONTINUITÉ FRANÇAISE (NPA)
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 15:13

 

 

 

 

 


 

 

 

RFI  mercredi 11 décembre 2013 à 10:26

 

 

Son pays ne fait pas partie des pays africains les plus liés à la France, mais le président ougandais, Yoweri Museveni était à Paris le week-end dernier, du 6 au 7 décembre, pour le sommet Afrique-France. Un sommet essentiellement consacré aux questions de sécurité sur le continent. Des questions qui touchent l'Ouganda concerné par la situation en Centrafrique où opère la sanglante rébellion de la LRA de Joseph Kony depuis qu'elle a été chassée d'Ouganda, mais aussi la RDC, puisque Kampala a été un médiateur critiqué dans la crise qui oppose le gouvernement congolais à la rébellion du M23. Des sujets sur lesquels revient Yoweri Museveni, invité de Sonia Rolley.

 

RFI : Les autorités centrafricaines disent que Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), est sur leur territoire et qu’il veut négocier. Quelle est votre position à ce sujet ?

 

Yoweri Museveni : Non, c’est une perte de temps. S’il veut sortir du maquis, il n’a qu’à le faire. Il n’y a pas de raison de négocier. Le temps de la négociation est passé depuis longtemps. Nous sommes en train de le chasser. Nos forces sont sur le terrain et sont après lui. Il y a quelques jours, nous avons tué une vingtaine des ses compagnons. On le poursuit et on finira par l’avoir.

 

Donc vous espérez toujours pouvoir l’attraper ?

 

Oui, c’est ce que nous allons faire, l’arrêter ou le tuer.

 

A propos de l’est du Congo, le M23 est aujourd’hui défait militairement sur le terrain. Pourquoi est-ce encore nécessaire de signer un document qui conclut les pourparlers de Kampala ?

 

Il y a des questions politiques et sociales qu’il faut résoudre pour stabiliser la situation en RDC. Donc, un accord sera signé. Là-dessus, nous nous sommes mis d’accord.

 

Mais est-ce que vous souhaitez que ce soit un accord ou la signature d’une déclaration est suffisante ?

 

Peu importe le titre, ce qui compte, c’est le contenu. Peu importe le nom que vous lui donnerez, mais ils signeront un document.

 

Plusieurs des commandants du M23, réfugiés en Ouganda, sont sous le coup de sanctions des Nations unies, des Etats-Unis ou encore visés par le gouvernement congolais, comme Sultani Makenga. Allez-vous, par exemple, les renvoyer au Congo pour qu’ils soient jugés ?

 

Nous allons suivre ce que nous dit la loi. Nos lois internes et les lois internationales. C’est le procureur général de la République qui me conseille dans ce domaine. C’est lui qui me dira quelle est la procédure à suivre.

 

Mais vous n’allez pas les protéger et les garder sur votre territoire ?

 

Ca dépend de ce que dira la loi. Mais si nos conseillers juridiques nous disent que c’est la démarche à suivre, c’est ainsi que nous gérerons ce problème.

 

Pourquoi est-ce que les ADF-Nalu sont une menace et est-ce que les combattre devrait être une priorité pour la brigade d’intervention de la Monusco ?

 

Ce n’est pas une menace pour nous, c’est une menace pour les Congolais. Cela fait des années qu’ils tuent des Congolais. En ce qui nous concerne, bien sûr, l’armée est toujours à la frontière, sur le pied de guerre. Nous voulons qu’ils puissent se reposer et que la situation ne soit plus tendue. Pour nous, c’est juste une question d’être plus détendu. Pour le Congo, c’est une question de sécurité. C’est le Congo qu’ils dérangent vraiment, pas nous.

 

Mais est-ce que vous poussez la communauté internationale et la Monusco de faire de la lutte contre les ADF-Nalu une priorité ?

 

C’est ce qu’ils devraient faire. Ils sont venus pour ça. Pour nettoyer l’est du Congo de tous ces groupes terroristes. Et cela pour le bien du peuple congolais.

 

L’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs plaide pour un dialogue régional entre l’Ouganda, le Rwanda, le Congo, le Burundi et peut-être la Tanzanie. Est-ce que vous pensez que c’est une bonne solution pour résoudre les problèmes des Grands Lacs ?

 

Il m’en a parlé, mais je n’ai pas encore eu le temps de me faire une opinion. Laissez-moi y penser et je vous donnerai ma réponse.

 

Cela fait plus de 20 ans qu’il y a des conflits dans la région. Qu’est-ce qui devrait être fait pour les résoudre et pour faire que les pays de la région se fassent confiance ?

 

Ce n’est pas un problème de confiance entre les pays de la région. C’est un problème d’idéologie. Il faut que chacun des dirigeants ait une vision claire de la manière dont il faut unir sa population. Il faut être nationaliste, contre le sectarisme de manière à ce qu’au sein de chacune de ses populations, les gens se considèrent comme des frères et sœurs. Une fois que ça, c’est fait, tout devient plus facile. Je crois vraiment que le problème est surtout idéologique. Les gens se trompent sur la définition même de leurs problèmes. Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec ces conflits sans fin.

 

Mais par exemple, le gouvernement congolais ne vous faisait pas complètement confiance pour assurer la médiation avec le M23. Il considérait que vous étiez partial et même que vous souteniez la rébellion. Et ça, c’est un problème de confiance ?

 

Nous avons récupéré toutes les armes que les rebelles ont utilisées. On va savoir d’où elles viennent. Si elles viennent d’Ouganda, ça va se savoir. Et deuxièmement, si ces rebelles étaient vraiment soutenus par l’Ouganda, ils auraient un problème beaucoup plus sérieux que ce qu’ils sont aujourd’hui.

 

Yoweri Museveni sur RFI : «Il n’y a pas de raison de négocier» avec Joseph Kony, le chef de la LRA
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:46

 

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 11 décembre 2013 à 14:32

 

En Centrafrique, malgré l’intervention militaire des forces françaises en appui aux forces africaines, la situation reste chaotique. Des violences secouent quotidiennement la capitale, Bangui. Conséquence : des milliers de déplacés se réfugient à deux pas de l'aéroport M’Poko, où sont basés les militaires français.

 

Ils ont fui leur quartier en raison des violences. Ils sont 30 000 au bas mot, selon Médecins sans Frontières (MSF) à être venu chercher refuge près de l’aéroport sécurisé par les soldats français. Les récits des blessés sont effrayants. L’un de ceux qui attendent pour la consultation de MSF raconte que des musulmans de son quartier, le quartier Boeing, sont venus à la recherche d’armes que Bozizé, l’ancien président, lui aurait prétendument données. Ils l’ont alors frappé à coups de machette, sur la tête, et comme il essayait de se protéger, sur les avant-bras. Ses blessures sont couvertes de bandages.

 

La nourriture manque

 

Dans ce camp de fortune, les familles vivent, jour et nuit, sur des nattes, sous des tentes faites à partir de couvertures, de bâches, de simples sacs tendus par quatre piquets. Un petit marché s’est improvisé sur l’une des allées, mais la nourriture manque.

 

« Il n’y a pas de latrines, il n’y a que deux points d’eau, déplore Lindis Hurum, la coordinatrice urgence de Médecins sans Frontières à l’aéroport. MSF demande que les Nations unies et toutes les autres organisations viennent rapidement sur place aider les populations. La situation est déjà catastrophique, il faut vraiment venir le plus rapidement pour nous aider ».

 

 

Centrafrique: l’aéroport de Bangui devient le refuge de milliers de déplacés
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