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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 02:55

 

 

 

 

 

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 09/01/2014 à 14:35

 

La situation "s'améliore lentement" à Bangui, la capitale centrafricaine plongée pendant des semaines dans le chaos et la violence, a estimé aujourd'hui le chef de l'opération française Sangaris, le général Francisco Soriano. "La situation s'améliore, lentement, mais elle s'améliore", a déclaré le général, venu rencontrer le maire du 5e arrondissement de Bangui, le plus grand de la capitale.


Cette visite marquait le début d'une opération de communication de l'armée française, visant, en commun avec les responsables civils et les ONG, à tenter de rassurer les populations et inciter les déplacés à revenir chez eux. "Nous produisons notre effort sécuritaire, mais nous avons décidé de mettre au point des actions dans un quartier pilote pour redonner envie aux gens de revenir vivre dans leur quartier. La sécurité, c'est bien sûr le désarmement mais c'est aussi la liberté de circulation, de déplacement. Il faut désarmer les mains, mais aussi désarmer les esprits", a poursuivi le général.


Quartier mixte de quelque 190.000 habitants, le 5e arrondissement est situé non loin de l'aéroport de Bangui où des dizaines de milliers de chrétiens se sont réfugiés depuis début décembre, lorsque les violences ont commencé à se déchaîner entre chrétiens et musulmans. "Il faut qu'on dise tous ensemble aux gens que nous sommes à la recherche de la paix. Il faut créer un climat pour persuader les déplacés qu'ils doivent revenir chez eux, à petits pas", a estimé pour sa part le maire du 5e arrondissement, Simon Ganakamba.


La capitale centrafricaine, où le calme semble revenir depuis quelques jours, présentait jeudi un visage "normal": les taxis circulaient, le marché central était ouvert, les rues affairées. "On sait qu'il y a encore beaucoup d'armes qui circulent, et que la situation reste très volatile, mais le retour au calme est possible. C'est comme une mayonnaise: il faut que ça prenne", a estimé un officier français.

Centrafrique: la situation s'améliore lentement
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 02:30

 

 

 

 

EXCLUSIF

 

 

http://www.lexpress.fr   Par Vincent Hugeux, publié le 09/01/2014 à  12:36

 

Voici ce qui, sauf coup de théâtre, devrait se passer dans les trois prochains jours. Entre le sommet de N'Djamena et l'installation, à Bangui, d'une nouvelle équipe de transition.

 

REUTERS

 

[Exclusif] Pour Michel Djotodia, président de facto d'une Centrafrique (RCA) en lambeaux, N'Djamena est un peu l'autre nom de Canossa. Car c'est dans la capitale tchadienne, théâtre ce jeudi et demain d'un sommet exceptionnel de la Communauté des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), que lui sera signifié son congé. Comme annoncé dès mercredi par L'Express


Une "démission assistée", ironise-t-on dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. En clair, une éviction, orchestrée par les cadors de la CEEAC -à commencer par son ex-parrain Idriss Déby Itno, maître du Tchad et patron en exercice de cette instance régionale-, en étroite coordination avec la France, hier tutrice coloniale de l'ancien Oubangui-Chari, aujourd'hui chef d'orchestre, via l'Opération Sangaris, de l'ingrate et laborieuse tentative de pacification d'une Centrafrique faillie et dévastée par les vents mauvais de la haine et de la vengeance. Que paye donc Djotodia, qui entraînera selon toute vraisemblance dans sa chute Nicolas Tiangaye, un Premier ministre avec lequel il entretenait des relations oscillant entre le conflictuel et l'exécrable? Avant tout, son incapacité -pourvu qu'il en eût vraiment la volonté- d'entraver les exactions perpétrées par les soudards de la Séléka, cette nébuleuse rebelle hétéroclite dont il fut la figure de proue, et de restaurer un semblant d'ordre.

 

Casting d'un nouveau tandem

 

Voici à quoi devrait ressembler la partition de "l'après", écrite à plusieurs mains. A N'Djamena, les chefs de file de la CEEAC -Déby bien sûr, mais aussi le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Ali Bongo Ondimba et le Camerounais Paul Biya- sont censés statuer sur le sort, donc le point de chute, de Djotodia, mais aussi et surtout s'accorder sur le casting du tandem appelé à conduire la transition politique jusqu'à la tenue, avant la fin de l'exercice 2014 conformément aux exigences de Paris, d'un scrutin présidentiel.  

 

Binôme composé de préférence d'un musulman et un chrétien. L'une des hypothèses envisagées consisterait à confier cette succession acrobatique à un officier général au pedigree acceptable par tous les belligérants, pour peu qu'on en dénichât un. "On a le profil, mais pas les noms, concède Jean-Yves Le Drian. Reste donc aux Africains à trouver l'oiseau rare." Ou plutôt le duo de régents providentiels, dont on parierait volontiers qu'il sera adoubé par la France. Une certitude : les "élus" devront s'engager à ne pas briguer la magistrature suprême à la fin de l'année... Acte 2 : l'installation solennelle à Bangui, dès samedi, de la nouvelle équipe. Et ce sous la présidence de "Sassou", médiateur officiel de la crise déclenchée par le renversement en mars 2013 du général-président François Bozizé. L'occasion sans doute d'annoncer le lancement prochain d'une Conférence nationale de réconciliation, à laquelle seraient associés les chefs de file des trois principales confessions du pays : l'église catholique, la galaxie évangélique et l'islam. Initiative aussi indispensable que prématurée, au regard de l'intensité des ressentiments communautaires.  

 

Contenir les dérapages

 

L'impromptu de l'ex-Fort-Lamy ouvre à l'évidence une séquence à hauts risques. Vu de Paris, deux scénarios sont à redouter. D'abord, un regain de violence venu des milices chrétiennes "anti-balaka" et des nostalgiques du régime Bozizé déchu, dopés et enivrés par la disgrâce de l'ennemi Djotodia. Ensuite, une tentative, par l'un des caïds de l'ex-Séléka, de s'emparer de l'ersatz de pouvoir laissé vacant par le sortant. "Voilà pourquoi il faut aller très vite, insiste Le Drian. Dans les deux cas, nous avons les moyens de contenir d'éventuels dérapages. Délicat, mais gérable. Les mesures appropriées sont prises depuis deux jours." Si la Défense exclut de gonfler les effectifs de Sangaris -1600 hommes à ce stade-, le locataire de l'Hôtel de Brienne souligne qu'en cas de besoin, il ne faudrait guère plus de cinq heures pour acheminer des renforts ad hoc. De même, lui et son équipe réfléchissent à l'envoi le moment venu d'un contingent de gendarmes mobiles, formés -à la différence des paras- au contrôle des foules et au maintien de l'ordre.  

 

Conscient qu'il joue sa crédibilité, voire son avenir, Idriss Déby a semble-t-il "lâché", non seulement Djotodia, mais aussi le général autoproclamé et chef milicien Noureddine Adam, connu pour ses postures ouvertement francophobes. Lequel Adam aurait d'ailleurs quitté Bangui voilà peu. Une épine de moins dans l'aile du sangaris, ce papillon choisi pour emblème par l'état-major bleu-blanc-rouge. "Déby doit lui aussi sortir de la nasse, commente un proche de François Hollande. D'où son activisme et le compromis passé avec Sassou Nguesso au regard du leadership régional." 

 

Toujours des accrochages

 

Même si l'épisode de N'Djamena obéit peu ou prou au schéma esquissé ici, l'hypothèque sécuritaire ne sera pas pour autant soldée comme par miracle. Il manque à la Misca -la mission africaine engagée au côté du dispositif Sangaris- environ 2000 soldats pour atteindre le total convenu, à savoir 6000 hommes. De même, on attend toujours le bataillon rwandais appelé à relever les collègues tchadiens, honnis par la majorité chrétienne. Autre impératif: pallier sans tarder les carences logistiques, notamment en matière de moyens de communication, et muscler un état-major défaillant, en dépit du concours de la dizaine d'officiers français mis à sa disposition. Pour autant, Jean-Yves Le Drian juge que "la situation sur le terrain s'améliore". "La tension, avance-t-il, a baissé d'un cran ou deux. Certes, il y a toujours des accrochages, mais plus de massacres." De là à imaginer un retour à la maison des centaines de milliers de déplacés entassés dans des camps dantesques... 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-le-scenario-de-l-apres-djotodia_1312720.html#Z37PE5oM2BQ2H2qE.99

Lu pour vous : Centrafrique : le scénario de l'après-Djotodia
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 02:07

 

 

 

 

 

 

N'DJAMENA (AFP) - 09.01.2014 22:50 - Par Stéphane YAS à N'Djamena et Cécile FEUILLATRE à Bangui

 

Le sommet d'Afrique centrale sur la crise en Centrafrique a repris ses travaux jeudi en fin de soirée à N'Djamena par une séance à huis clos entre les dirigeants de la région et les membres du Parlement provisoire centrafricain, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

De son côté M. Djotodia, à qui la communauté internationale reproche de ne pas avoir mis fin aux violences interreligieuses et aux exactions dans son pays, s'est retiré dans une autre salle pour des discussions avec des proches issus de l'ex-rébellion Séléka qui a pris le pouvoir à Bangui en mars.

 

Le vote du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) est indispensable à un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique qui pourrait décider du départ de M. Djotodia, ou d'une modification profonde de la répartition des pouvoirs au sein des institutions de transition, au détriment du président.

 

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), réunis à l'initiative du chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno - puissant voisin tutélaire de la Centrafrique - ont envoyé en fin de journée un avion à Bangui pour amener dans la capitale tchadienne les 135 membres du CNT et avaient suspendu leurs travaux en attendant leur arrivée à N'Djamena.

 

"Pour le moment, il n'y a pas de résultat probant" au sommet, avait expliqué à la presse le secrétaire général de la CEEAC, Allami Ahmat à la suspension des travaux.

 

"La consultation la plus importante portait sur les autorités de la transition. Les consultations vont se poursuivre avec les autres acteurs politiques attendus à N'Djamena (...) Nous espérons qu'il en sortira une solution crédible", a-t-il ajouté.

 

"Personne ne peut parler d'un changement à la place des Centrafricains. La solution ne peut venir que des Centrafricains eux-mêmes (...) Il y a un régime, ses institutions et une charte, des responsables : il appartient à ses responsables de décider du sort de leur pays", a relevé M. Ahmat.

 

"On ne sait pas de quoi il s'agit"

 

A Bangui, placé sous couvre-feu à 18H00 (17H00 GMT), les parlementaires avaient été pris au dépourvu. "On a eu l'information il y a juste une heure. On ne sait pas de quoi il s'agit. On a pris les contacts, on s'est regroupés pour y aller", avait expliqué à l'AFP la vice-présidente du CNT, Léa Koyassoum Doumta.

 

En ouvrant le sommet de la CEEAC, M. Déby avait invité les participants à observer une minute de silence "face à cette tragédie vécue par les Africains en Centrafrique".

 

"Un seul constat doit être fait et il est amer : la RCA (République centrafricaine) subit au plus profond d'elle-même les agissements de ses propres fils plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir", avait ajouté M. Déby, en présence notamment de M. Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye, en demandant "de plus en plus des actes concrets et décisifs".

 

La première préoccupation des pays de la CEEAC, et en premier lieu du Tchad est la paralysie totale du pouvoir de Bangui et son incapacité à rétablir l'ordre depuis des mois dans un pays livré à des violences interreligieuses.

 

A cet égard, "par rapport notamment à la transition politique, au fait que l'Etat est paralysé, il y a certainement des décisions à prendre et on va voir ce que nos amis africains décident (...)", avait déclaré de son côté jeudi matin le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius sur la chaîne de télévision France 2, pressé de dire si une démission de M. Djotodia faciliterait les choses.

 

La présidence centrafricaine a cependant démenti toute velléité de démission de M. Djotodia.

 

L'autre grand volet du sommet devait être le renforcement rapide de la force africaine en Centrafrique (Misca), réclamée par la France -qui ne veut pas renforcer son dispositif Sangaris de 1.600 soldats- et l'Union africaine (UA) afin de stabiliser Bangui, puis la province.

 

A Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et la ville a retrouvé une activité quasi-normale pendant la journée. "La situation s'améliore, lentement, mais elle s'améliore", a estimé jeudi le chef de l'opération française Sangaris, le général Francisco Soriano.

 

© 2014 AFP

 

Le Parlement centrafricain en conclave à N'Djamena pour statuer sur le sort du président Djotodia
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:51

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 10-01-2014

 

Alors que s'ouvrait à N'Djamena un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) où il s'est fait représenter par son Premier ministre, le président camerounais Paul Biya a plaidé jeudi à Yaoundé à la transformation de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) en mission de maintien de la paix de l'Onu.

 

Déjà partie prenante de la Mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX) et de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC), deux forces d' interposition déployées depuis années et qui après avoir échoué à faire restaurer la stabilité dans ce pays ont cédé la place à la MISCA en décembre 2013, le Cameroun compte environ 850 soldats au sein de cette force africaine autorisée par les Nations Unies.

 

C'est aussi un général de l'armée camerounaise, Martin Tumenta Chomu, qui en assure le commandement opérationnel dans un contexte de poursuite des violences imposées à la population par les ex- rebelles de la Séléka (au pouvoir) et les miliciens anti-Balakas jugés fidèles à l'ancien régime de François Bozizé, en dépit par ailleurs de la présence de la force française Sangaris.

 

Le président camerounais a noté jeudi dans un discours lors de la présentation des voeux du corps diplomatique que l' accélération de la transformation de la MISCA en une mission de maintien de la paix des Nations Unies, un processus en cours de discussions au Conseil de sécurité à New York à l'initiative de la France, ex-puissance colonisatrice de la République centrafricaine (RCA), est la solution idoine à la solution d'une crise "complexe" et aux défis énormes.

 

Cette crise a également des répercussions au Cameroun où des mouvements rebelles dont les ex-Séléka et d'autres groupes armés opèrent de temps en temps des incursions parfois meurtrières dans des localités de la région de l'Est, où se sont réfugiés en outre des dizaines de milliers de Centrafricains fuyant notamment les violences dans leur pays qui ont causé des milliers de morts et près de 950.000 déplacés, d'après les Nations Unies.

 

Depuis la signature de l'accord politique intercentrafricain conclu le 11 janvier 2013 à Libreville au Gabon sous l'égide notamment des dirigeants de la région, Paul Biya n'a pris part à aucun sommet sur cette crise. Lors de l'actuel tenu à N'Djamena au Tchad, il s'est fait représenter par son Premier ministre Philemon Yang.

 

Il en suggère toutefois un règlement par une solution " holistique" qui signifie d"accélérer la transformation de la MSCA en mission de maintien de la paix" de l'ONU.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : transformer la MISCA en mission de maintien de la paix des Nations Unis (président camerounais)
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:44

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 09-01-2014

 

En ouvrant le 6ème sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), le président tchadien Idriss Déby Itno a exhorté ses pairs de la région à rester fermes et vigilants et à faire montrer plus de solidarité et de détermination pour sortir la Centrafrique de son abîme.

 

"Il faut de plus en plus des actes concrets et décisifs. Nous aurons au cours de nos travaux à rechercher tous les voies et moyens pouvant permettre à la République soeur de la Centrafrique à retrouver sa stabilité. C'est pour cette raison que nous avons le devoir, l'obligation de trouver une issue à la crise centrafricaine. Nous aurons besoin pour cela de la collaboration franche et sincère des trois responsables centrafricains conviés à ce sommet", a déclaré le chef de l'Etat tchadien qui préside également la CEEAC.

 

Ces derniers mois, la communauté régionale et internationale s'est mobilisée au chevet de la Centrafrique, plongée dans une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent depuis le renversement du président Bozizé par une rébellion en février 2013.

 

Des recommandations, des résolutions ont été formulées et une feuille de route établie pour une sortie de crise. Mais en dépit de tous les efforts déployés et des sacrifices consentis, la situation se détériore.

 

"Aujourd'hui, un seul constat doit être fait et il est amer: la Centrafrique demeure et subit au plus profond d'elle-même les agissements de ses propres fils, plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir et celui du peuple centrafricain", a déploré le président Déby Itno.

 

Le chef de l'Etat tchadien a rappelé que toute solution au problème centrafricain ne peut provenir que des Centrafricains mê me si la situation particulière dans laquelle se trouve la RCA nécessite un accompagnement régional et international.

 

Six chefs d'Etat de la région prennent part au sommet de N'Djaména: Déby Itno, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo, Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo, Manuel Pinto da Costa de Sao Tomé & Principe, et le président de transition centrafricain Michel Djotodia. Le Cameroun s'y est fait représenter par son chef du gouvernement Philémon Yang, et la Guinée Equatoriale par son ministre d'Etat en charge de l'Intégration régionale, Balthazar Engoga Edjo.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

La transition centrafricaine en discussion à N'Djamena

 

http://www.france24.com  09/01/2014

 

Les États de l'Afrique centrale (CEEAC) se réunissent jeudi à N'Djamena au Tchad pour discuter de la crise en Centrafrique. Le secrétaire général de la CEEAC a coupé court aux rumeurs donnant le président centrafricain Michel Djotodia sur le départ.

 

Le sommet extraordinaire convoqué jeudi 9 janvier à N’Djamena sur la Centrafrique n’a pas pour objet "de changer de régime, ni de changer de transition", a déclaré Allami Ahmat, le secrétaire général de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), qui souhaite mettre fin aux rumeurs donnant le président centrafricain Michel Djotodia sur le départ.

 

"Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire", a-t-il déclaré, avant d’ajouter : "Il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique".

 

Depuis plusieurs heures, le bruit courait que Michel Djotodia, vivement critiqué pour son incapacité à endiguer les violences qui secouent son pays, serait sur le point de quitter ses fonctions afin de faciliter une sortie de crise.

 

"Rebattre les cartes"

 

Mercredi 8 janvier, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué la possibilité d'un départ de Michel Djotodia dans une interview publiée par "Le Parisien". "Il est envisagé que les pays de la région [Afrique Centrale] se réunissent jeudi pour prendre des décisions", avait affirmé le chef de la diplomatie française.

 

Une source française avait également indiqué mercredi matin que les présidents tchadien Idriss Deby et congolais Denis Sassou Nguesso voulaient "rebattre les cartes" et étaient à la recherche d'un "plan B" pour remplacer Djotodia.

 

Porté à la tête de l’État par la Séléka après le renversement de François Bozizé en mars, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle de ses troupes, essentiellement composées de musulmans. Les exactions des anciens rebelles ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-Balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

Avec AFP

 

 

Centrafrique : ouverture du sommet extraordinaire de la CEEAC

 

(Source : AFP)  9 jan. 2014

 

Le 6e sommet extraordinaire de la CEEAC s’est ouvert aujourd’hui à N’Djamena, avec la crise en Centrafrique pour principal point à l'ordre du jour. « Pour le moment, il n'y a pas de résultat probant », a déclaré en fin de journée le Secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-mi. Les travaux du sommet ont en effet été suspendus en attendant les membres du CNT, le Parlement centrafricain transitoire, qui ont été convoqués dans la capitale tchadienne afin de pouvoir voter un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique et décider du départ du président Michel Djotodia, sur la sellette depuis les incidents du 5 décembre dernier à Bangui.

 

« La consultation la plus importante portait sur les autorités de la transition. Les consultations vont se poursuivre avec les autres acteurs politiques attendus à N'Djamena (...) Nous espérons qu'il en sortira une solution crédible », a ainsi expliqué M. Allam-mi. « Personne ne peut parler d'un changement à la place des Centrafricains. La solution ne peut venir que des Centrafricains eux-mêmes (...) Il y a un régime, ses institutions et une charte, des responsables: il appartient à ses responsables de décider du sort de leur pays », d'ajouter le Secrétaire général de la CEEAC.

 

« Un seul constat doit être fait et il est amer : La RCA subit au plus profond d’elle-même les agissements de ses propres fils plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir », avait déclaré le président tchadien, Idriss Déby Itno, à l’ouverture du sommet. 

Centrafrique: un sommet décisif ouvert à N'Djaména
Centrafrique: un sommet décisif ouvert à N'Djaména
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:40

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  jeudi, janvier 09, 2014 Heure locale: 23:40

 

Les chefs d'Etat d'Afrique centrale sont réunis au Tchad pour discuter de la crise en République centrafricaine (RCA). Le pays a sombré dans l'anarchie après que les rebelles eurent renversé le président Idriss Déby Itno en mars dernier. Le gouvernement centrafricain a nié que les dirigeants régionaux projettent de réclamer la démission du président par intérim, Michel Djotodia, lors du sommet de jeudi. 

Les violences intercommunautaires qui ont éclaté il y a un mois à Bangui, ont coûté la vie à plus de 1.000 personnes dans le pays et entrainé le déploiement de troupes françaises et régionales dans la capitale.


Depuis le début de la rébellion Séléka en décembre 2012, les chefs d'Etat d'Afrique centrale tentent de servir de médiateur dans la crise. Ils se sont à nouveau réunis à N'Djamena pour évaluer la situation.


Certaines agences de presse rapportent que les chefs d'Etat régionaux sont désabusés par l'ancien chef rebelle devenu président par intérim, Michel Djotodia, et pourraient exiger sa démission.


Mais le  gouvernement centrafricain a démenti. Selon le porte-parole présidentiel Guy-Simplice Kodegue, le sommet vise seulement à évaluer la situation sécuritaire et politique et n’a « rien à voir » avec un changement possible de direction avant la fin de la transition.


Des élections sont attendues dans environ un an et M. Djotodia a dit qu'il ne se présentera pas. Mais selon des analystes, il faudra beaucoup plus pour sortir le pays de ce pétrin.


Roland Marchal, spécialiste de l'Afrique subsaharienne au Centre de recherche en sciences sociales de l'international (CERI), affirme que le gouvernement n'a pas fait beaucoup au cours des huit derniers mois, et que le départ de M. Djotodia ne serait pas une solution magique. Qui remplacera M. Djotodia, s’interroge l’expert. Le prochain gouvernement sera-t-il en mesure de faire davantage, de faciliter la réconciliation nationale, ce que l’administration Djotodia a été incapable de faire.

Entre-temps, la crise persiste en Centrafrique, où M. Djotodia semble incapable de maitriser l'anarchie.

Nouveau sommet sur la Centrafrique à N'Djaména
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:36

 

 

 

 

 

 

De son côté, Paris ne veut pas engager plus de troupes et demande un renforcement de la Misca.

 

Les pays d'Afrique centrale tiennent jeudi 9 janvier un nouveau sommet à N'Djamena sur la Centrafrique, convoqué par le Tchad, ulcéré par l'incapacité des autorités de Bangui à mettre fin aux violences et alors que la France veut une montée en puissance au plus vite de la force africaine (Misca).

 

"Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), Allami Ahmat, ajoutant: "il ne s'agit pas de changer un régime, ni de changer la transition, il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique".

 

Des "décisions" sur l'avenir de Michel Djotodia

 

"Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s'insulter sur la place publique", a indiqué Allami Ahmat en référence aux relations notoirement mauvaises entre le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui assisteront tous les deux aux débats.

 

"On assiste à une situation déplorable: d'un côté les autorités de la transition qui font montre d'une certaine incapacité, voire impuissance, à résoudre le problème, de l'autre une société civile et une classe politique qui s'évertuent à jeter de l'huile sur le feu", selon le secrétaire général.

 

Selon Paris, qui ne veut pas engager plus de troupes sur le terrain et réclame plus d'hommes pour la Misca, le sommet pourrait également aboutir à des "décisions" sur l'avenir de Michel Djotodia.

 

A Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et une partie de la ville avait retrouvé mercredi une activité quasi-normale.

 

Mais des exactions et des tirs sporadiques sont encore signalés presque toutes les nuits malgré le déploiement massif des soldats français de l'opération Sangaris et de ceux de la Misca. Mercredi soir, des manifestants criaient "dehors la France" et brûlaient des barricades dans un quartier musulman, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Soldats rwandais à Bangui 

 

Le sommet a été convoqué par le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la Misca.

 

Mis en cause par des habitants de Bangui pour sa proximité avec les ex-rebelles de la Séléka coupables d'innombrables exactions, le contingent tchadien a malgré tout reçu un soutien très net de l'Union africaine (UA) le 28 décembre.

 

L'UA, comme la France, cherche toujours plus de troupes pour la Misca, forte actuellement d'environ 4.000 hommes. Or le Tchad, puissant voisin tutélaire de la Centrafrique, possède l'une des armées les plus aguerries de la région.

 

"La Misca monte en régime"

 

Selon une source diplomatique africaine, la convocation du sommet "n'est pas étrangère" à la tournée dans la région la semaine dernière du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

"On appréciera la situation au début février (...) La Misca devra être absolument opérationnelle dans ces délais-là", a déclaré mardi Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a lui aussi écarté mercredi tout renforcement du dispositif français.

 

"La Misca monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes (...) Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes", a-t-il dit au quotidien "Le Parisien".

 

Le Rwanda a annoncé mercredi l'envoi de 800 hommes sous une dizaine de jours dans la Misca.

 

Pas d'union nationale en perspective

 

Un peu plus d'un mois après le début, le 5 décembre de l'intervention française, aucune perspective politique durable de sortie de crise ne se dessine, alors que les violences ont provoqué des déplacements massifs de population à Bangui comme en province.

 

A N'Djamena, les chefs d'Etat pourraient également opter pour une clarification des accords politiques actuels interdisant à tous ceux qui gèrent la transition d'être candidats aux futures élections.

 

En l'état actuel, tous les chefs de partis refusent de participer à la transition en cours, bloquant toute tentative d'"union nationale".

 

Le président français François Hollande souhaite que des élections générales soient organisés au plus tôt, avant la fin 2014.

 

Michel Djotodia s'est engagé, sous la pression de la CEEAC, à ne pas se présenter à la présidentielle.

 

Depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par Michel Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses.

La transition au menu du sommet sur la Centrafrique
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:34

 

 

 

 

 

2014-01-09 15:45:58  xinhua

 

L'objectif du 6ème sommet extraordinaire de chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), qui se tient ce jeudi dans la capitale tchadienne, est de renforcer les conditions de sécurisation de Bangui, capitale de la Centrafrique, et d'interpeller les autorités de la transition centrafricaine à faire mieux, a déclaré à Xinhua Ahmat Allami, secrétaire général de l'organisation régionale.

 

"Evidemment, s'ils [les autorités de la transition centrafricaine] ne font pas mieux, ils sont appelés à jeter le tablier et laisser la place à d'autres dans le respect de la charte de la transition, de la feuille de route du gouvernement de la transition", a-t-il précisé.

 

Selon M. Ahmat Allami, les acteurs politiques centrafricains doivent aider la communauté internationale, notamment la CEEAC, à les aider, au lieu d'adopter une attitude amorphe, au lieu de tirer les ficelles derrière et alimenter l'instabilité. "Qu'ils cessent ce jeu-là, qu'ils prennent conscience de la gravité de la situation parce que leur pays est au bord du gouffre; il leur appartient de le prendre aussi en main, de contribuer à la stabilisation de leur pays autant que possible", a-t-il indiqué.

 

Le président de Sao Tomé & Principe, Manuel Pinto Da Costa, le Premier ministre camerounais, Philémon Yang, ainsi que les responsables de la transition en République Centrafricaine, notamment le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye, sont arrivés mercredi soir dans la capitale tchadienne.

 

D'autres délégations de la sous-région y sont attendues ce jeudi matin. Des représentants des Nations Unies, de l'Union Africaine et d'autres organisations ou pays partenaires devront également prendre part au sommet de N'Djaména.

 

La CEEAC a été créée en 1983 avec pour mission de conduire le processus de coopération et d'intégration en Afrique centrale. Elle est composée de 10 pays membres: Angola, Burundi, Cameroun, Gabon, République démocratique du Congo, Congo, Sao Tomé & Principe, Tchad, République Centrafricaine et Guinée Equatoriale. Le Rwanda s'est retiré de cette Communauté en juin 2007.

L'Afrique centrale veut accélérer la stabilisation de la Centrafrique
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:32

 

 

 

 

/npa2009.org/  (09/01/2014)

 

Les deux troupes armées présentes en Centrafrique sont la Misca, qui vient de passer sous le contrôle de l’Onu, et qui rassemble des soldats de plusieurs pays de l’Afrique centrale avec une prédominance de soldats tchadiens, et l’armée française, composée de 1 600 hommes. Elles sont toutes deux prises à partie par les populations qui leur reprochent leur manque d’impartialité.

 

De fortes tensions sont perceptibles à l’intérieur de la Misca où les troupes de N’Djamena sont considérées comme partisanes dans le conflit, en prenant systématiquement parti pour les Tchadiens, et plus généralement pour les musulmans présents dans le pays. Ils sont assimilés par le reste de la population à des combattants ou du moins à des soutiens de la Seleka, l’organisation qui a pris le pouvoir en déposant François Bozizé.

 

Cette organisation s’est rendue coupable de nombreuses exactions contre les populations. Il y a quelques jours, les soldats tchadiens de la Misca ont ouvert le feu sur leurs collègues burundais pour libérer des membres de la Seleka qu’ils détenaient. Pour éviter de nouveaux incidents, la décision a été prise d’envoyer les soldats tchadiens dans le nord du pays.


Quant aux troupes françaises, elles rencontrent les mêmes difficultés. En effet, elles sont considérées par la partie musulmane comme des partisans des milices anti-Balaka, dont certaines veulent le retour de l’ancien dictateur François Bozizé. Des manifestations ont eu lieu contre la présence des troupes françaises en Centrafrique aux cris de « Français dehors, Hollande assassin » !


L’intervention militaire française, mais aussi tchadienne, ne fait qu’approfondir la division des populations en Centrafrique. Qu’on le veuille ou non, la France mais aussi le Tchad, ne peuvent prétendre à une impartialité dans le conflit, puisque ces deux pays ont systématiquement interféré dans le cours de l’histoire de la Centrafrique, en imposant à la population, d’un commun accord, leurs hommes qui se sont tous révélés des dictateurs de la pire espèce.

 

La France fait bien partie du problème


Ces vagues de violence mettent en exergue le fait que la réconciliation des populations est impossible en l’absence d’une solution politique unanimement acceptée. Et comme au Mali, une telle situation ne peut que déboucher sur un enlisement de l’armée française.

 

La politique de soutien aux dictatures en Centrafrique par la France a eu comme conséquence une quasi-inexistence de l’État, vu comme une simple source d’enrichissement pour le clan au pouvoir. Dans la plupart des cas, les manifestations de son existence résidaient dans la violence arbitraire. C’est ainsi que le tissu social s’est progressivement délité, favorisant le repli identitaire sur sa communauté vu comme seul moyen de survie.


Hollande peut tenter d’habiller ses aventures militaires en Afrique d’une parure humanitaire, il se situe bien dans la continuité de son prédécesseur. À tel point qu’il en a gardé le principal artisan, Benoît Puga. Ex de la légion étrangère, ce général aura été de toutes les aventures néocoloniales de la France, en participant aux interventions à Kolwezi, au Gabon, à Djibouti, au Tchad et au Congo. Il connaît bien la Centrafrique pour y être intervenu en 1983 et en 1996. Père de onze enfants, catholique intégriste, chef d’état-major particulier du président Sarkozy… Avec un tel profil, Hollande ne pouvait que… le reconduire dans ses fonctions !


Plus que jamais, la mobilisation pour exiger la fin du soutien de Paris à tous les tyrans du pré-carré africain, est le meilleur service que l’on puisse rendre aux populations du continent.

 

Paul Martial

Lu pour vous : Centrafrique : l’impasse française (NPA)
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:29

 

 

 

 


KINSHASA - AFP / 09 janvier 2014 21h12 - Le centre de Kinshasa a été traversé par un mouvement de panique jeudi après-midi à la suite de rumeurs dix jours après un apparent coup de force dans la capitale congolaise, selon des habitants et la police.

Un mouvement de panique est parti du grand marché, a indiqué à l'AFP le colonel Mwana Mputu, porte-parole de la police nationale congolaise.

 

Plus tôt, un technicien avait indiqué à un journaliste de l'AFP qu'il quittait son travail de façon anticipée par crainte que quelque chose n'arrive. Je ne peux pas rester car [le centre] de la ville est en train de se vider, avait-il dit. Un gardien de boîte de nuit a indiqué de son côté qu'il avait rebroussé son chemin et renoncé à se rendre sur son lieu de travail.


Plusieurs groupes d'étudiants avaient indiqué que trois établissements importants du centre de la ville, l'Institut supérieur de commerce (ISC), l'Institut facultaire des sciences de la communication (Ifasic) et l'Institut supérieur pédagogique (ISP) avaient été évacués par les forces de l'ordre.


Les policiers nous ont dit que le pays n'était pas sûr et de rentrer chez nous, avait indiqué une étudiante, sous le couvert de l'anonymat, ce que le colonel Mputu a démenti.

Il n'y a pas eu d'opération destinée à vider les facultés, a-t-il déclaré.


Vers 16h30 (14h30 GMT), un témoin avait dit avoir vu plusieurs dizaines de policiers aux alentours de l'ISC. Une heure plus tard, ils étaient encore une trentaine, selon un journaliste de l'AFP.


Le colonel Mputu a rappelé que l'ISC était proche d'un important commissariat et que pour peu que l'on soit à l'heure de la relève il était normal de voir beaucoup de policiers dans la zone ; il a aussi estimé que dans les cas de panique, les gens avaient tendance à voir plus de policiers que de raison.


Avec Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, et Kindu, dans l'Est, Kinshasa a été le théâtre le 30 décembre d'une étrange insurrection matée dans le sang par les forces de l'ordre et dont les circonstances sont encore loin d'être éclaircies.

Mégalopole dont la population varierait de 10 à 18 millions d'habitants, selon les estimations, Kinshasa est le royaume du bouche à oreille et des rumeurs. Rien que jeudi ont couru le bruit que l'aéroport international de N'Djili avait de nouveau été attaqué, comme le 30 décembre, que des rebelles prépareraient une attaque pour le jour même ou autour des congés du 16 et 17 janvier, et que le gouvernement de cohésion nationale promis en octobre par le président Joseph Kabila était sur le point d'être annoncé.



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RDC : mouvement de panique à Kinshasa à la suite d'une rumeur
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