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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 00:34

 

 

 

 

Bangui, 17 juil (CAP) - D’après des informations de sources recoupées et dignes de foi recueillies à Cotonou, l’ex-président centrafricain déchu vient de vendre une des trois villas dont on lui reconnaît la propriété dans la capitale économique béninoise. Une à Porto-Novo, une seconde à AKPAKPA, un quartier de Cotonou et une troisième à la Cité CEN-SAD, toujours à Cotonou. Est-ce le signe que le dictateur sanguinaire de Bangui désormais en errance serait déjà à court d’argent ?

 

Toujours de sources béninoises autorisées, on apprend qu’il poserait certaines conditions à sa demande d’asile politique au Bénin, exigeant notamment de ne pas résider dans le nord de ce pays, dans le village de l’actuel président Thomas Yayi Boni mais plutôt dans le sud soit à Cotonou ou à Porto-Novo, choix que le président béninois ne veut admettre.

 

Par ailleurs, une autre source digne de foi signale en outre que les relations entre François Bozizé et certains gourous de sa secte de l’église du christianisme céleste se seraient beaucoup dégradées en raison de ce que ce dernier reprocherait à ses gourous de n’avoir pas pu lui éviter d’être renversé du pouvoir. Sa foi dans cette secte paraît donc quelque peu ébranlée. 

 

Sauf si en s'enfuyant du Palais de la renaissance dans la précipitation que l'on sait le 24 mars dernier, il n'avait pas pu partir avec ses valises d'argent Bozizé doit en principe tenir le coup encore assez longtemps avec tout ce qu'il a pu soutirer des caisses de l'état centrafricain qu'il a placé ici et là dans le monde ou encore grâce aux nombreux diamants qu'il a acquis çà et là tant par des achats plus ou moins réguliers que par les opérations de gangstérisme d'état et dont plusieurs collecteurs et bureaux d'achat ont été victimes à maintes reprises.

 

François Bozizé serait-il déjà désargenté

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 00:23

 

 

 

 

 

RNL  mardi 16 juillet 2013 12:51

 

Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, le magistrat Alain TOLMO a fait le point sur les récents cas d’assassinat à Bangui. Au cours d’un point de presse, il a qualifié de « barbare »  l’assassinat de cinq personnes arrêtées dans un véhicule de transport en commun le dimanche 14 juillet 2013 à la barrière du PK 9 sur l’axe Bangui-M’Baïki par certains éléments de Séléka.

 

Le véhicule transportait trente cinq (35) tee-shirts portant l’effigie de l’ancien Président François BOZIZE.

 

Les corps des victimes en état de décomposition, parmi lesquels celui du petit frère du propriétaire du véhicule et le chauffeur, sont repêchés ce lundi après midi sur le fleuve Oubangui aux environs de l’hôtel Oubangui.

 

Selon le magistrat Alain TOLMO, une enquête est déjà ouverte pour identifier les auteurs de ce crime odieux afin de déterminer les responsabilités.

 

« Si j’ai tenu à m’adresser à la presse, c’est parce que depuis quarante huit heures il y a des découvertes des corps de certains de nos concitoyens sur le fleuve Oubangui, notamment aux environs de l’hôtel Oubangui avec fréquence journalière. Ces corps sont en état de pétrucfaction avancé. Ces corps qui flottent sur le fleuve Oubangui sont repêchés et transportés à la morgue de l’hôpital communautaire. Il s’agit des corps attachés par des cordelettes. Deux d’entre ces corps sont déjà identifiés et récupérés par les parents. Les trois autres corps sont en attente d’identification. Il s’agit pour nous en tout état de cause d’assassinat, de crime crapuleux qui ne saurait restés impunis…»

 

A l’endroit des familles endeuillées, le procureur a promis de dire le droit dans toute sa rigueur. Il n’a pas manqué de souligner qu’il partage avec elles ces moments difficiles.

 

« Quand aux familles déplorées, qu’elles reçoivent l’expression de notre compassion sincère en ce moment de désarroi. Pour terminer, je tiens à signaler avec fermeté que la justice sera intraitable et fera preuve d’une rigueur exemplaire ».

 

La découverte de 35 tee-shirts portant l’effigie de l’ancien président François Bozizé dans le sac d’un des passagers a été à l’origine de leur arrestation. Selon certaines sources, on compterait neuf morts transportés à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

Mais déjà, cette découverte macabre a suscité la colère du Mutuel des Transporteurs de Centrafrique. Les transporteurs de la ligne Bangui-M’Baïki décident ce mardi d’observer une journée sans véhicule ce mercredi.

 

« Notre syndicat est frappé d’un deuil à cause de mort tragique d’un de nos chauffeurs et son apprenti. Nous déplorons cet assassinat et décidons d’observer ce mercredi une journée sans véhicule afin de compatir avec leurs familles ».

 

Alors que la justice ouvre une enquête dans l’affaire des assassinats à Bangui, Alain NGOULA soldat de 1ère classe au Bataillon d’Intervention Territorial (BIT) 3 est enlevé de force ce lundi par les éléments de Séléka de la patrouille mixte aux environs de 16 heures au marché Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui. Selon un de ses frères d’arme, il a passé son dernier coup de fil vers 19 heures, et pour l’heure, ce soldat est porté disparu.

 

Source : http://www.radiondekeluka.org/justice/item/16339-multiples-cas-d%E2%80%99assassinats-%C3%A0-bangui-alain-tolmo-promet-une-justice-exemplaire.html

 

 

Multiples cas d’assassinats à Bangui, Alain TOLMO promet une justice exemplaire

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 00:19

 

 

 


COTONOU (Département du Littoral) AFP / 16 juillet 2013 18h12 - Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, en visite au Bénin, a déclaré mardi qu'il ne s'opposerait pas au retour en Centrafrique du président déchu François Bozizé, en exil depuis qu'il a été renversé en mars.


Plus de trois mois après la prise de pouvoir à Bangui par la rébellion Séléka, M. Djotodia, accompagné de quatre ministres, a été reçu par le président Thomas Boni Yayi dans le cadre d'une mini-tournée ouest-africaine entamée lundi au Burkina-Faso. 



Bozizé est centrafricain, il pourra retourner chez lui dès que le calme va revenir. Il est libre et on ne s'opposera pas à son retour, a-t-il déclaré à la presse avant sa rencontre avec le président béninois.


Le président Bozizé, âgé de 66 ans, arrivé au pouvoir par les armes en 2003, s'était réfugié au Cameroun, fin mars, après l'entrée des rebelles dans Bangui. Depuis, son lieu de résidence dans la région est l'objet d'informations contradictoires.


La République centrafricaine avait pourtant lancé fin mai un mandat d'arrêt international contre l'ancien président pour crimes contre l'humanité et incitation au génocide. 

Le président Djotodia est venu (...) solliciter l'appui du président Boni Yayi pour le retour de notre pays au sein de l'Union Africaine a déclaré à la presse la ministre centrafricaine de l'agriculture Marie-Noëlle Koyara, qui faisait partie de la délégation.

M. Djotodia s'est voulu rassurant en déclarant que Bangui était désormais en sécurité et que l'insécurité était combattue dans l'arrière-pays.


Mme Koyara a cependant insisté sur le fait que le pays tend vers une crise alimentaire sans l'aide urgente de la communauté internationale.


Avec notre suspension de l'Union Africaine, aujourd'hui, la communauté internationale ne porte plus attention à la souffrance de la population, a-t-elle déploré.

La Centrafrique reste en proie à l'instabilité et à la violence, doublées d'une grave crise humanitaire.


L'Union européenne a affirmé la semaine dernière sa détermination à accroître son aide à la Centrafrique pour éviter que le pays ne sombre définitivement dans le chaos et ne devienne une nouvelle Somalie.


Les ONG toujours présentes dans le pays dénoncent, sur la base de témoignages, le fait que les réserves de nourriture ont souvent été pillées, soit par des nomades, soit par des combattants du Séléka qui multiplient depuis mars les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres).



(©) 

Djotodia pas opposé au retour de Bozizé en Centrafrique

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 00:14

 

 

Situation sécuritaire en Centrafrique: le président Djotodia demande l'implication du Burkina Faso

 

RFI  mardi 16 juillet 2013 à 11:32

 

Michel Djotodia a entamé sa tournée africaine. Le président centrafricain de transition a été reçu, hier, lundi 15 juillet, à Ouagadougou par le président Blaise Compaoré. Il y est venu exposer la situation sécuritaire dans son pays et demander l’implication du président burkinabè dans la résolution de la crise en Centrafrique.

 

Selon le président Michel Djotodia, la situation sécuritaire en Centrafrique est redevenue normale, hormis dans le Nord-Est où sévit l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony. L’homme fort de Bangui a demandé, à Ouagadougou, l’implication du président Blaise Compaoré pour le retour de la paix dans son pays.

 

« Nous sommes venus bénéficier de ses expériences, de ses conseils, éventuellement de directives à recevoir pour que la paix revienne. Nous avons saisi l'occasion pour expliquer à Son Excellence, l'évolution de la situation sécuritaire chez nous. Et les dispositions que nous avons eu à prendre », a indiqué le président centrafricain.

 

« Acteur » et non « médiateur »

 

Tout en saluant les efforts entrepris par Michel Djotodia et son équipe pour relever « les défis nombreux et très lourds qui pèsent sur l’avenir de la Centrafrique », le président Blaise Compaoré a promis d’accompagner les Centrafricains vers une sortie de crise.

 

« Je les ai encouragés, tout en exprimant notre disponibilité à accompagner la Centrafrique, et lui-même, dans ses efforts pour retrouver la paix sociale, pour reconstruire le pays. Nous espérons que toute l'Afrique sera à ses côtés pour ce même engagement », a conclu M. Compaoré.

 

 

 

Ouaga-Bangui  Djotodia chez Compaoré

 

http://www.lefaso.net   lundi 15 juillet 2013

 

 

Après les pays d’Afrique Centrale, le nouveau Président (autoproclamé) de la République Centrafricaine (RCA), Michel Djotodia Am Nondroko – de son nom complet –, poursuit sa tournée sur le continent. Premier arrêt, en Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso. Ce lundi 15 juillet 2013, Michel Djotodia a rendu visite au Président Blaise Compaoré dans son Palais Présidentiel à Ouagadougou.

 

Michel Djotodia a précisé que Blaise Compaoré aiderait à résoudre les problèmes en Centrafrique en tant qu’acteur et non comme médiateur. Après Ouagadougou, Michel Djotodia doit se rendre au Bénin où il devrait s'entretenir avec son homologue Thomas Yayi Boni.

 

C’est fait. Le gouvernement burkinabè a publiquement reconnu la légitimité du nouveau Président centrafricain en lui offrant l’honneur d’une visite officielle. Sur les marches du Palais Présidentiel, Blaise Compaoré en personne est venu saluer l’arrivée de Michel Djotodia sur le sol burkinabè.

 

Les deux chefs d’Etat se sont entretenus en présence de plusieurs ministres, dont, à leur tête, le Premier Ministre Luc Adolphe Tiao. La presse, elle, a dû attendre un peu avant d’entendre les premiers mots en terre burkinabè de l’ex-chef rebelle de la Seleka, autoproclamé Président de la RCA le 24 mars, puis officiellement élu pour un mandat de 18 mois par un Conseil National de Transition le 13 avril dernier.

 

C’est finalement devant les portes de la Résidence présidentielle que les chefs d’Etat, après avoir déjeuné ensemble, se sont adressés aux journalistes. Le Président Blaise Compaoré a, le premier, « réaffirmé l’amitié et les liens anciens » qui lient les deux pays. « Nous sommes en visite d’amitié », a de même affirmé le Président centrafricain Michel Djotodia, déclarant par ailleurs : « Nous sommes venus remercier notre frère, le Président Compaoré, pour son implication dans notre conflit interne, pour la énième fois… »

 

Un entretien notamment tourné autour de « l’évolution de la situation sécuritaire » en RCA

 

« Nous sommes venus bénéficier de ses expériences et de ses conseils, éventuellement des directives à suivre pour que la paix revienne  », a-t-il poursuivi. Car si la RCA a changé de tête de file – l’opposition coalisée de la Seleka ayant pris Bangui le 24 mars dernier et ainsi fait fuir l’ancien Président François Bozizé – la crise centrafricaine n’en est pas moins résolue. « Nous avons saisi l’occasion pour expliquer à Son Excellence (NDLR : Blaise Compaoré) l’évolution de la situation sécuritaire chez nous et des dispositions que nous avons eu à prendre  » a ainsi affirmé M. Djotodia.

 

« La sécurité est revenue », a-t-il assuré, balayant ainsi de récents témoignages selon lesquels l’insécurité – notamment sous forme de pillages et de rackets, souvent perpétrés par les forces armées de la Seleka – règnerait encore en République Centrafricaine. Sur ce sujet de sécurité, le Président centrafricain a simplement évoqué la question de la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) : « Le gros problème chez nous, ce sont les éléments de la LRA. Il est important de souligner que vers l’extrême Nord-Est et vers l’extrême Est, la LRA sévit encore. C’est un phénomène combattu de tout le monde, de toute la communauté internationale. Donc nous sommes là, et au moment où je vous parle mes hommes sont en train de gérer ces éléments  », a-t-il ainsi déclaré.

 

« Il était de notre devoir, en tant que garant de la paix, de mettre Mohamed Daffhane sous les verrous »

 

Quant à l’arrestation – controversée – de Mohamed Daffhane, ex-ministre du gouvernement centrafricain, membre de la Seleka, le Président Djotodia a déclaré : « Depuis qu’il est arrêté nous vivons en paix, il n’y a pas de troubles. M. Daffhane est un de mes compagnons, qui n’a pas voulu respecter certains engagements et qui a donc été incarcéré. C’est lui qui menait des troupes – il était de connivence avec l’ex-régime – et donc il était de notre devoir, en tant que garant de la paix, de le mettre sous les verrous, pour que la paix revienne chez nous. Voilà tout. »

 

De son côté, le Président Blaise Compaoré a « salué les efforts qu’entreprend M. Djotodia, pour relever les défis nombreux et très lourds qui pèsent sur l’avenir de la RCA ». Le nouveau Président centrafricain s’est ainsi dit « rassuré » d’avoir « le soutien indéfectible [de M. Compaoré], et [de savoir] que le Burkina sera toujours à nos côtés ». Le Président du Faso « va nous aider à résoudre nos problèmes dans la crise Centrafricaine  », a donc conclu M. Djotodia, précisant en outre que ce serait en tant que véritable « acteur » et non simple médiateur.

 

En effet, le Président du Faso a exprimé sa « disponibilité à accompagner la Centrafrique dans ses efforts pour retrouver la paix sociale et reconstruire le pays ». Et c’est enfin un appel que M. Compaoré a souhaité lancer, envers les autres chefs d’Etat africains : « Nous espérons que toute l’Afrique sera aux côtés [du Président Djotodia] pour ce même engagement ».

 

Jessica Rat

 

Lefaso.net

 

 

 

Le président de la transition centrafricain en visite de travail à Ouagadougou

 

Mardi 16 juillet 2013 | 05:13 UTC

 

OUAGADOUGOU (Xinhua) - Le président de la transition centrafricain Michel Djokodia a effectué, lundi à Ouagadougou, une visite d'amitié et de courtoisie dans le cadre d'une tournée internationale.

 

M. Djokodia a fait remarquer qu'il est venu rencontrer le chef de l'Etat burkinabé, "qui est un homme plein de confiance et d'expériences et qui a assisté son pays en trouble à un moment donné dans l'histoire", pour lui exprimer toute sa reconnaissance pour les actions qui ont été menées en faveur de sa patrie.

 

Il a souligné que sa visite à Ouagadougou a été possible parce que la paix est revenue dans son pays.

 

"Les bruits sur l'insécurité en Centrafrique, c'est de la propagande démagogique", a-t-il dit, précisant qu'il y a la paix chez lui, sinon il ne sera pas au Burkina Faso.

 

Après Ouagadougou, Michel Djotodia se rend au Bénin.

uaga-Bangui  Djotodia chez Compaoré
uaga-Bangui  Djotodia chez Compaoré

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 08:47

 

 

 

 

 15 JUILLET 2013

 

Le nouveau président centrafricain, Michel Djotodia, a effectué une visite de 24 heures, sa première visite officielle au Burkina Faso, ce 15 juillet 2013.

 

«Nous sommes un peuple africain, membre de l’Union africaine et de la Cen-sad, il est tout à fait normal que je vienne en visite d’amitié, rencontrer le chef de l’Etat burkinabè qui est un homme plein de confiance, d’expériences, qui nous a assisté à un moment donné de l’histoire de notre pays qui était en trouble. Il n’y a donc pas de raison que je ne vienne pas lui dire merci», a déclaré M. Djotodia à sa descente d’avion ce lundi matin à l’aéroport international de Ouagadougou.

 

Après quelques minutes d’entretien avec le Premier ministre Luc Adolphe Tiao au salon d’honneur, le cortège du chef d’Etat centrafricain s’est ensuite ébranlé vers le palais présidentiel où M. Djotodia sera reçu en audience par son homologue burkinabé, Blaise Compaoré.

 

Evoquant la situation actuelle à Bangui, le chef de l’Etat centrafricain a rassuré qu’«il n’y a pas de problèmes». «Il y a la paix chez nous, sinon je ne serai pas ici à Ouagadougou». «La paix est revenue dans mon pays, on peut venir à Bangui le constater» a-t-il insisté, tout en soulignant que «le reste, c’est de la propagande démagogique». 

 

Michel Djotodia, le chef de la Seleka est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup de force le 24 mars 2013. Il a ensuite prêté serment en tant que président de la république de Centrafrique et chargé de conduire le pays vers des élections dans moins de 18 mois. Il a entrepris une tournée internationale pour sortir son pays de la crise institutionnelle et sécuritaire, aux conséquences humanitaires jugées catastrophiques, avec notamment 1,5 million de déplacés internes. Après Ouagadougou, Michel Djotodia se rend au Bénin où il aura un entretien avec son homologue Thomas Yayi Boni.

 

 

Source : http://www.fasozine.com/index.php/actualite/10499-michel-djotodia-au-burkina-il-y-a-la-paix-chez-nous-sinon-je-ne-serai-pas-ici-a-ouagadougou

 

 

 

Burkina Faso : Compaoré accueille Michel Djotodia à Ouaga

 

Ouagadougou, 15 juillet 2013 @Koaci.com– Le président de la république de Centrafrique, Michel Djotodia est arrivé lundi dans la capitale pour une «visite d’amitié», a constaté KOACI.COM Ouaga.


M. Djotodia a été accueillie à sa descente d’avion, à 10h 40 mn, par le premier ministre du Burkina, Beyon Luc Adolphe Tiao.


Les deux personnalités se sont ensuite entretenues pendant quelques instants au salon d’honneur de l’aéroport international de Ouagadougou avant que le cortège du chef d’Etat centrafricain ne s’ébranle, sous les acclamations de ses compatriotes vivant au Burkina, vers le palais présidentiel où M. Djotodia sera reçu en audience par son homologue burkinabé, Blaise Compaoré.


«Nous sommes un peuple africain, membre de l’Union africaine et de la Cen-sad, il est tout à fait normal qu’on vienne en visite d’amitié, (…) rencontrer le chef de l’Etat burkinabé qui est un homme plein de confiance, plein d’expérience, qui nous a assisté à un moment donné de l’histoire de notre pays qui était en trouble. Il n’y a donc pas de raison que je ne vienne pas lui dire merci», a déclaré M. Djotodia à la presse.


Evoquant la situation actuelle à Bangui, le chef de l’Etat centrafricain a assuré qu’«il n’y a pas de problèmes».


«Il y a la paix chez nous, sinon je ne serai pas ici (Ouagadougou, ndlr)», a-t-il soutenu, se demandant «comment laisser mon peuple dans le désordre et venir me promener ici ?»


«La paix est revenue dans mon pays, on peut venir à Bangui le constater» a-t-il insisté, soulignant que «le reste, c’est de la propagande démagogique» en allusion aux médias qui font état de troubles en Centrafrique. 


Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup de force le 24 mars 2013, le chef de la Séléka, Michel Djotodia âgé d’une soixantaine d'années a ensuite prêté serment en tant que président de la république de Centrafrique.


Chargé de conduire le pays vers des élections dans moins de 18 mois, il a entrepris une tournée internationale pour sortir son pays de la crise institutionnelle et sécuritaire, aux conséquences humanitaires jugées catastrophiques, avec notamment 1,5 million de déplacés internes.



BOA

Michel Djotodia au Burkina: «Il y a la paix chez nous, sinon je ne serai pas ici à Ouagadougou»

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 22:13

 

 

 

 

Bangui, 13 juil (CAP) - Mardi dernier, à la faveur d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste du New York Times, le président Michel DJOTODIA a décidé d’amener son interlocuteur au camp Beal pour lui montrer les magasins contenant d’une part, les armes récupérées depuis une dizaine de jours dans les quartiers de Bangui par l’équipe mixte de désarmement ainsi que d’autre part les armes de toutes sortes et autres explosifs et mines anti-personnel voire des armes chimiques, entreposées par François BOZIZE dans des conditions précaires de sécurité dans ce camp militaire.

 

Après la visite de ces magasins d’armement, le président Michel DJOTODIA accompagné de plusieurs de ses proches collaborateurs ainsi que de son hôte journaliste, ont pris en convoi la route de Mbaiki pour se rendre à l’ex-cour impériale de Bérengo située à 80 km de la capitale. Cette sortie avait pour but de montrer et faire toucher du doigt à M. Adam NOSSITER du New York Times, la réalité des questions de sécurité auxquelles sont obligées de faire face sans grands moyens, les nouvelles autorités de Bangui.

 

Depuis deux mois en effet, 767 jeunes centrafricains dont la plupart avaient voulu se faire recruter dans les FACA en août 2012 mais se sont fait recaler malgré la somme de 5000 F CFA qu’il avait versée à Francis BOZIZE ex-ministre délégué chargé de la défense de son père, reçoivent une formation militaire au sein de l’ancienne cour impériale de l’ex-empereur Jean Bedel BOKASSA de Bérengo, transformée en un centre d’instruction militaire.

 

Dans la cour d’honneur de ladite ex-cour impériale, le convoi présidentiel arrivé de Bangui, est accueilli par les 767 jeunes militaires en formation portant des fusils d’assaut Kalachnikov et autres lance-roquettes en bois sculpté pour les besoins de leur instruction  et avec lesquels ils rendent les honneurs au président DJOTODIA sous le commandement du chef d’état-major des FACA, le général Jean-Pierre DOLEWAYA également du déplacement.

 

Lors de la présentation des honneurs militaires au président, un des jeunes soldats est pris sans doute de malaise et s’écroule. Il a dû être évacué des rangs par des camarades. On ne peut dissimuler les difficultés qu’il existent pour nourrir et soigner correctement ces nombreux jeunes que 500 autres ont encore rejoint ce jour en provenance du camp Beal pour porter leur effectif à plus de 1200 éléments, soit plus de deux bataillons en tout.

 

C’est après avoir pris la parole pour les remercier, les féliciter et leur promettre de leur fournir bientôt des uniformes et de vraies armes que le président DJOTODIA et sa suite ont pris congé de ces jeunes recrues. Sur le chemin du retour, le convoi présidentiel marque un arrêt au marché de la localité de Pissa où Michel DJOTODIA est sorti de sa voiture pour prendre un bref bain de foule parmi les habitants avant de reprendre la direction de Bangui sur une  chaussée asphaltée mais que le régime de BOZIZE a laissé se dégrader pendant ses dix ans de règne.

 

Cette descente sur le terrain permet de cerner concrètement la problématique de la problématique de la sécurité en RCA actuellement. Sans moyens financiers conséquents, ce retour de la sécurité ne sera aussi efficace comme tout le monde le souhaite. La communauté internationale ne doit pas continuer à poser ce problème à l’envers. Sans moyens financiers, il n’y aura pas de sécurité optimale car le désarmement nécessite que les armes récupérées soient entreposées dans des magasins sûrs et non dans les conditions de stockage précaires comme actuellement au camp Beal. Par ailleurs, la prise en charge et l’incorporation dans l’armée nationale des nombreux jeunes désoeuvrés qui souhaitent y faire leur entrée exigent de l’argent et beaucoup d’argent, or on sait bien que les caisses de l’état centrafricain sont désespérément vides. 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 19:18

 

 

 

 

KAGA-BANDORO, République centrafricaine République centrafricaine 13 juil 2013 –(Reuters) - Des représentants de l'Onu et de l'Union européenne ont promis une aide aux victimes de la "crise oubliée" en République centrafricaine, où, dans certaines régions, des groupes armés pourchassent et violent les civils, quatre mois après la prise du pouvoir par les rebelles de la Seleka.

 

Dans la ville de Kaga-Bandoro, dans la jungle à 350 km au nord de la capitale Bangui, certains habitants ont fui les attaques constantes de bandes armées pour vivre dans les forêts et les champs des alentours, en survivant de racines et de feuilles de manioc.

 

L'école, les bâtiments administratifs et les locaux de l'Onu dans cette ville de 26.000 habitants ont été mis à sac depuis que les rebelles de la Seleka se sont emparés du pouvoir à Bangui en mars, mettant fin à un semblant de contrôle des environs de la capitale par l'Etat.

 

"Nous tenons à attirer l'attention de la communauté internationale sur ce qui vous arrive", a déclaré vendredi à des habitants Valerie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargées des Affaires humanitaires.

 

"La République centrafricaine ne restera pas une crise oubliée", a-t-elle promis.

 

Depuis qu'un gouvernement de transition dirigé par le chef rebelle Michel Djotodia a pris le pouvoir, ses combattants sont accusés de représailles et autres atrocités.

 

Les services sanitaires du pays sont au bord de l'effondrement, déclarent des ONG caritatives. Attaques et pillages restent monnaie courante. Cette semaine, MSF (Médecins sans frontières) a accusé la communauté internationale de fermer les yeux sur ce qui se passe dans l'ancienne colonie française.

 

Pascal Zoumbeti, maire de Kaga-Bandoro, a déclaré à Valerie Amos et à la commissaire européenne Kristalina Georgieva que des bandes armées avaient violé 37 habitantes, ce qui a provoqué la fuite de la population vers les profondeurs de la jungle.

 

PIRE CRISE EN VINGT ANS

 

"Nous vivons comme des bêtes", témoigne le maire. "Les attaques ont cessé la semaine dernière parce que les bandes armées ne savent plus où et qui attaquer".

La seule organisation humanitaire encore présente est la Croix-Rouge internationale.

 

Selon Kristalina Georgieva, la malnutrition sévit, y compris chez les nourrissons.

 

Georgieva a promis une aide de l'UE de 20 millions de dollars cette année et a appelé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour atténuer les souffrances des 4,5 millions de Centrafricains, dont l'espérance de vie moyenne, avant même le conflit de cette année, n'était que de 48 ans.

 

La Seleka, coalition de cinq mouvements rebelles, a lancé son insurrection en décembre dernier en accusant le président d'alors, François Bozizé, d'être revenu sur un accord de paix. Les combats ont provoqué la fuite de 206.000 habitants et poussé 55.000 personnes à chercher refuge au-delà des frontières.

 

Albert Vanbuel, évêque catholique de Kaga-Bandoro, estime que la crise que connaît le pays est la pire qu'il ait vue en 20 ans.

 

Une femme, Josiane Nouténé, raconte avoir vu dans la jungle avec les 15 membres de sa famille lorsque les rebelles ont commencé à marcher sur la capitale en mars dernier.

 

"Lorsque nous avons vu les deux avions tourner dans le ciel avant d'atterrir, et qu'on nous a dit qu'ils appartenaient aux Nations unies et à l'Union européenne, nous nous sommes dit que c'était notre chance de salut qui était dans le ciel", explique-t-elle.

 

Paul-Marin Ngoupana; Eric Faye pour le service français

Onu et UE au chevet de la "crise oubliée" en Centrafrique

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:45

 

 

 

 

11 juil. 2013

 

La Secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, et la Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, Kristalina Georgieva, se sont dit très inquiètes du sort des populations civiles affectées par l'instabilité en Centrafrique et ont lancé un appel à une amélioration de l'accès humanitaire. « (…) Les besoins sont énormes et ne cessent d'augmenter avec 1.6 million de personnes qui ont besoin d'assistance, » a déclaré Mme Amos.

 

« La sécurité est une préoccupation majeure et l'ONU travaille dur afin de rétablir sa présence et ses activités dans différentes parties du pays », a-t-elle ajouté. « Les autorités centrafricaines doivent urgemment rétablir l'État de droit afin que nous puissions restaurer le flux de l'aide humanitaire, » a pour sa part affirmé Mme Georgieva, en annonçant un financement supplémentaire de 8 millions d'euros ; la contribution financière de l'UE cette année pour le pays totalise maintenant 20 millions d’euros. (Source : ONU)

 

Centrafrique : l’ONU et l’UE lancent un appel à une amélioration de l'accès humanitaire
Centrafrique : l’ONU et l’UE lancent un appel à une amélioration de l'accès humanitaire

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:09

 

 

 

 

 
   


ambassade de france

 

haute représentation de la république française

auprès de la république centrafricaine

 

 

                                                                                                 le 12 juillet 2013

 

 

 

 

 

LA FRANCE INTENSIFIE SON AIDE EN FAVEUR DES POPULATIONS CENTRAFRICAINES
EPROUVEES PAR LE CONTEXTE SECURITAIRE
ET PORTE SON AIDE ALIMENTAIRE

A 1 306 908 392 FCFA

DEPUIS LE DEBUT DE L’ANNEE

 

 

 

            Le vendredi 19 juillet 2013, M. Serge MUCETTI, Ambassadeur, Haut représentant de la République française auprès de la République centrafricaine, signera quatre conventions de financement d’aide alimentaire avec le Comité International de la Croix Rouge et trois ONG françaises : Triangle Génération Humanitaire, Action contre la faim et Première Urgence-Aide médicale Internationale.

 

            Ces quatre nouveaux projets s’ajoutent aux deux lancés en mars dernier avec le CICR et Solidarités International. Au total, l’aide alimentaire française depuis le début de l’année s’élève à 1 992 369 €, et dépasse nettement le milliard de Francs CFA.

 

            Toutes ces opérations concourent à lutter contre la malnutrition et à restaurer les capacités de productions agricoles et maraîchères.

 

            Par ce geste, la France manifeste son soutien et sa solidarité au Peuple centrafricain en intensifiant son aide au profit de ceux qui sont cruellement éprouvés dans les zones les plus affectées par le contexte sécuritaire.

 

            La cérémonie se déroulera en présence des responsables des organisations bénéficiaires et de M. Didier LE BRET, directeur du Centre de crise du Ministère des affaires étrangères français.

 

 

 

 

 

Communiqué de presse de l'Ambassade de France en RCA

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:07

 

 

 

 

http://www.la-croix.com   12/7/13

 

Mgr Juan José Aguirre, évêque espagnol en Centrafrique depuis 1980, partage les souffrances et les joies de « son peuple ». 

 

Quand il pense à ses trente-quatre ans d’expérience en Centrafrique, Mgr Aguirre courbe la tête sous le poids des souvenirs. « Ma mémoire est un livre plein de larmes, les larmes de mon peuple », commence le missionnaire combonien. Sous les yeux de cet Espagnol de 59 ans, la Centrafrique enchaîne les rébellions, les coups d’États, les dictatures, dans un lent processus alternant destructions et rebonds. « J’ai connu des moments de joie intense, de joie ecclésiale, précise-t-il. Et j’ai été témoin d’un volume de souffrance qu’on ne peut expliquer par des mots. » 

 

 « C’EST LA LOI DES ARMES » 

 

En cet été 2013, Mgr Aguirre n’a pas terminé de « compter les larmes » de son peuple. Isolé à l’est de Bangui, l’évêché de Bangassou dont il a la charge est sous la coupe des ex-rebelles de la Séléka, désormais au pouvoir« C’est la loi des armes », résume-t-il. Durant leur marche vers la capitale, les rebelles se sont emparés de la région le 11 mars, réquisitionnant aussitôt 30 véhicules appartenant à l’Église. Les pillages systématiques ont commencé les jours suivant. « Ils ont cassé tous les bureaux, la mairie, le cadastre, le tribunal, comme s’ils avaient voulu anéantir la mémoire historique », observe l’évêque.

 

Les hommes en treillis n’ont rien respecté, ni l’administration, ni les bâtiments essentiels. Bâtisseur dans l’âme, Mgr Aguirre avait développé une maternité, un service pédiatrique, une pharmacie, un centre Internet, un collège, un garage : tout a été dévalisé minutieusement au fil des semaines par des soldats livrés à eux-mêmes. La paroisse a perdu ses batteries, son frigo, les panneaux solaires si utiles en brousse. L’insécurité perdurant, le commerce s’est effondré. Le gazole se monnaie au prix fort. Les patients atteints du sida n’ont plus de médicaments pour suivre leur traitement.

 

 « RESTE LA FOI ET L’ESPÉRANCE » 

 

 « Reste la foi et l’espérance », résume l’évêque, qui n’en a jamais manqué. Il avait 27 ans lorsque son ordre l’a envoyé à Obo, la ville la plus à l’est de la Centrafrique, aux frontières du Soudan du Sud. Une mission sans radio, sans électricité. La capitale était à une semaine de voiture. Mais ses supérieurs l’avaient bien préparé, en le dotant d’une solide formation en langue, philosophie et anthropologie, de Madrid à Paris en passant par Rome. « Je suis arrivé avec ma sacoche de théologie, se rappelle-t-il. Les habitants d’Obo l’ont rempli de philosophie de vie. Ils m’ont appris à être missionnaire. » 

 

Loin du monde, l’Andalou se nourrit des sourires des Centrafricains. Il se confronte à leur « réalisme » forgé par la brièveté de leur existence. Il développe une « capacité à distinguer l’important du superflu ». L’épiscopat finit par remarquer ce missionnaire au fin fond de la brousse. Après un détour par Madrid, il est nommé évêque. Cela ne l’empêche pas de « s’asseoir à côté de son peuple » avec une préférence pour les vieillards, les malades, les femmes rejetées pour sorcellerie.

 

UN MISSIONNAIRE RÉVOLTÉ QUE RIEN N’ARRÊTE

 

Aux heures les plus sombres, Mgr Aguirre quitte ses pauvres pour prendre la parole, d’une voix chaude et claire. Il dénonce les exactions des soldats contre les civils durant les grandes mutineries de 1998 à 2001. Il alerte les journalistes sur les massacres et les enlèvements des soudards de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) qui écume l’est du pays depuis une décennie. Désormais, il se révolte contre les pillages, les viols, les meurtres commis par les soldats de la Séléka. Rien ne l’arrête, ni les menaces, ni les armes, ni le désintérêt de la communauté internationale.« Aux yeux du monde, reconnaît-il, la Centrafrique est un pays fantôme. » 

 

Quand le découragement le guette, il repense à cet incident survenu à Bangui, au pire des mutineries. L’évêque venait d’échapper aux tirs d’un militaire. Alors qu’il était encore effrayé par l’incident, une grand-mère lui a caressé la barbe comme on prend un fils par l’épaule. « N’ai pas peur, a-t-elle lancé. Que mille tombent à ton côté et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint » (Psaume 91,7).

 

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SON INSPIRATION : L’APPEL DU CHRIST

 

Juan José Aguirre avait 17 ans la première fois qu’il a lu l’évangile de Marc (10, 30) avec « un peu d’attention ». « Jésus me promettait père, mère, sœurs et frères dans cette vie et aussi la vie éternelle », se souvient-il. « Je me suis dit : ça, c’est pour moi. Je ne pouvais pas passer toute ma vie à me regarder mon propre nombril. » Quelques années plus tard, il s’apercevra que le texte parlait aussi de « persécutions » sur cette terre. « La solitude, la guerre, les mutineries, les attaques personnelles, les calomnies… Des persécutions, en trente-quatre ans d’Afrique, j’en ai eu de tous côtés, précise l’évêque… Mais j’ai aussi eu beaucoup de joies, de visages que je garde dans mon cœur, les personnes qui m’ont aimé et que j’ai aimées. » 

 

OLIVIER TALLÈS (à Bangui, envoyé spécial)

 

 

Centrafrique : le cri d'alarme de Caritas

 

http://www.fait-religieux.com  La rédaction  le 12.07.2013 à 14:36

 

Les représentants africains de Caritas - l'équivalent du Secours catholique en France - ont exprimé leur « indignation face aux souffrances infligées à la population civile innocente » en République centrafricaine, pays qui subit une catastrophe humanitaire, dans une déclaration envoyée à l'agence Fides. En plus d'un geste de solidarité envers le peuple centrafricain, les Caritas africaines, organisations caritatives catholiques, appellent les institutions internationales - ONU, Union africaine, Union européenne - à accueillir « les demandes d'aide lancées par l'Église centrafricaine afin qu'il soit mis fin immédiatement à cette situation ».

 

À l'issue de leur rencontre qui s'est tenue à Nairobi, au Kenya, du 1er au 5 juillet, les responsables des Caritas africaines ont également demandé aux évêques du continent « d'affronter cette question avec les évêques de ce pays et de nous autoriser à lancer des collectes de dons au sein de nos Églises afin d'aider le peuple centrafricain ».

 

Le communiqué salue par ailleurs et soutient « les efforts courageux et prophétiques entrepris par l'Eglise en République centrafricaine afin de redonner espoir aux populations se trouvant dans la souffrance et de prévenir l'extension de cette crise afin d'empêcher sa transformation insidieuse en un conflit à caractère religieux ».

Lu pour vous : En Centrafrique, un évêque en résistance

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