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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:16

 

 

 

 

 

 

http://www.legriot.info   Écrit par Mimouna Hafidh  Indiscrétions  Région     juil 29, 2013

 

Selon une source officielle, la barrière qui séparait le Cameroun de la République centrafricaine a été brisée par les populations camerounaises. Cette frontière avait été instaurée depuis 2008 par les autorités de la région Est du pays.

 

En effet, ce site a été fermé consécutivement à une incompréhension entre les responsables administratifs des deux Etats. L’objet du litige portait sur le marché de reprofilage d’un tronçon en Centrafrique.

 

Du fait de la prise de cette décision par les pouvoirs publics, l’activité commerciale dans ladite zone fonctionne au ralenti et empêche les populations de tirer pleinement profit de leurs commerces. Plusieurs témoignages attestent ce fait. Certains estiment que le marché de jeudi, jour où les Centrafricains faisaient leurs provisions, n’existe plus, d’où la difficulté rencontrée par ces derniers en matière d’approvisionnement des matériaux nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches ainsi qu’à leur besoin au quotidien. Outre ce récit, un autre a été recueilli auprès d’une commerçante qui affirmait ne sortir que pour combattre l’oisiveté. Car, dans la pratique, elle ne réalise plus de bénéfices.

 

Face à ce marasme économique, des initiatives sont prises, notamment celle du Préfet camerounais, afin de calmer, sur le terrain, les esprits. Bien que louable, il est à noter que cette seule tentative ne pourra venir à bout de la colère manifestée par les populations depuis le vendredi 26 juillet dernier.

 

En somme, la situation à la frontière Cameroun-RCA reste très tendue et annule toute possibilité d’une reprise, dans les brefs délais, des activités économiques dans un climat sain qui s’y prête.

 

Paralysie de l’activité économique à la frontière Cameroun-RCA

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 22:03

 

 

Programme des obsèques de Paulin REGNER né le 30 juillet 1949, décédé le 12 juillet 2013 à l'Hôpital de Fès au Maroc.

 

 

A sa famille et tous ses proches, les condoléances les plus attristées de la rédaction

Programme des funérailles de Paulin REGNER décédé à Fès au Maroc le 12 juillet 2013
Programme des funérailles de Paulin REGNER décédé à Fès au Maroc le 12 juillet 2013
Programme des funérailles de Paulin REGNER décédé à Fès au Maroc le 12 juillet 2013

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:38

 

 

 

BUJUMBURA Lundi 29 juillet 2013 | 10:48 UTC (Xinhua) - Le Burundi va envoyer 450 soldats en République Centrafrique et 425 autres au Mali dans le cadre des opérations de maintien de la paix

 

"Nous avons déjà pris la décision d'envoyer 450 soldats en République Centrafricaine et 425 autres au Mali. Ils vont se joindre aux autres forces de la région et du monde dans le cadre du maintien de la paix dans ces deux pays", a déclaré dimanche le président burundais Pierre Nkurunziza à l'aéroport international de Bujumbura alors qu'il raccompagnait son homologue congolais Sassou N'guesso, qui a passé trois jours au Burundi.

 

Il a indiqué qu'il ne restait que quelques modalités d'ordre technique pour les envoyer d'ici peu.

 

Le président Nkurunziza a rappelé que le Burundi est l'un des grands pourvoyeurs des troupes et de la police dans les opérations de maintien de la paix dans des pays comme la Somalie, la Côte d' Ivoire, le Soudan et Haïti.

 

"Nous devons aider les pays frères en difficulté en guise de remerciements et de reconnaissance car la communauté internationale a été aussi de nos côtés lors de la longue traversée qu'a connue notre pays", a-t-il expliqué.

 

Le Burundi est fortement présent en Somalie avec déjà six bataillons de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

 

Le Burundi abreuve Mali et Centrafrique en soldats

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:27

 

 

 

 

Source : Radiondekeluka.org  lundi 29 juillet 2013 13:59

 

Le président de la transition Michel Djotodia décide de mettre en place une armée digne de ce nom. La déclaration a été faite le samedi dernier lors de sa rencontre avec les professionnels de la communication. Le chef d’Etat de transition compte, dans un proche future, fusionner les ex-combattants de Séléka et les forces régulières au sein d’une nouvelle armée dénommée l’Armée Républicaine de Centrafrique (ARC). 

 

« Dois-je mettre en place un Etat major constituée rien que des éléments Séléka ? Sommes-nous les seuls ? Les autres qui étaient dans l’ex FACA, les Forces Armées Centrafricaines, sont des centrafricains. Il faut qu’ils reviennent vers nous pour qu’ensemble, nous reconstruisions l’armée centrafricaine, une nouvelle armée que nous dénommons ARC, l’Armée Républicaine de Centrafrique, ce n’est plus FACA. Il faut une armée forte, nous allons faire le brassage. Les ex-Séléka et les ex-FACA vont faire une nouvelle armée ». 

 

Michel Djotodia s’est également prononcé au sujet de la vision des centrafricains sur la présence des forces tchadiennes de la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC) à Bangui. Il a rappelé que le contingent tchadien n’a pas autre mission que d’assurer la sécurité en Centrafrique. 

 

« Le contingent tchadien fait partie des contingents qui constituent la MICOPAX, elle n’a pas une mission parallèle. Vous en êtes conscient. Et vous avez appris la nouvelle de l’assassinat de deux tchadiens à Boy Rabe. Ils n’étaient même pas armés, ils étaient en civil et on les a tués. Cela n’a pas suscité la nervosité ou bien la méchanceté des autres éléments tchadiens. Et ce n’est pas pour la première fois que les tchadiens viennent en Centrafrique au secours de leurs frères centrafricains. Vous conviendrez avec moi, il y a quelques mois, les tchadiens étaient venus ici nous secourir. Disons leur merci. Si ce n’est pas au temps de Djotodia que les tchadiens sont venus ici dans le cadre de la paix, mais au temps de Patassé, ils sont venus. Chers compatriotes, en 2003, 98% de ceux qui sont venus sont d’origine tchadienne. Ils ont accompagné Bozizé à prendre le pouvoir. Vous les avez acclamés hier, vous avez dit voilà les patriotes qui sont là. Ces mêmes gens ont été lésés dans leurs droits, ils sont partis en brousse au su de tout le monde. Ils reviennent, vous dites étrangers, soyons honnêtes ; commençons par être honnêtes, apprenons cela. Changeons, peuple centrafricain, changeons ». 

 

Pendant ce temps, les institutions de Breton Wood, notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International subordonnent leur aide à la République centrafricaine par le retour de la paix et de la sécurité dans le pays. 

 

Une mission de la Banque Mondiale se trouve en ce moment à Bangui. Elle s’entretient ce lundi avec le président de transition Michel Djotodia au Palais de la Renaissance. Une autre équipe du Fonds Monétaire International (FMI) est arrivée depuis quelques jours dans la capitale Centrafricaine pour le même travail. 

 

Selon Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain de transition, ces deux missions ont pour objectif d’apprécier le niveau de sécurisation dans le pays. Ils vont se prononcer ensuite sur le retour de la paix et de la sécurité avant une éventuelle aide. Les deux missions resteront dans le pays,  jusqu’au 31 Juillet pour le FMI, et le 03 août pour la Banque Mondiale.

 

Fusion ex-FACA-ex-Séléka : une nouvelle armée en Centrafrique.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 10:00

 

 

 

 

 

Par RFI dimanche 28 juillet 2013 à 20:49

 

En République centrafricaine, l’armée change de nom. Les Forces armées centrafricaines (Faca) seront désormais appelées Armée républicaine de Centrafrique (ARC). Une annonce faite samedi à Bangui par le président de la Transition Michel Djotodia. D’après le chef de l’exécutif centrafricain, cette réforme sera à la fois une question de forme et de fond.

 

C’était une promesse de Michel Djotodia, après le putsch du 24 mars : former une armée républicaine. C’est désormais chose faite, au moins sur le papier. Et le président Djotodia veut que les choses aillent vite. Pour lui, la situation sécuritaire reste toujours déplorable dans le pays, à cause de l’absence de l’armée.

 

« Réellement, ces gens-là n’existent plusa reconnu le président par intérim. Il faut qu’ensemble nous reconstituions l’armée centrafricaine, une nouvelle armée. Une armée que nous dénommons déjà l'Armée républicaine de Centrafrique. Ce ne sera plus plus les Faca. Il faut une armée forte. Nous allons faire le brassage. Les ex-Seleka et les ex-Faca vont former une nouvelle armée. »

 

Collaboration entre les Faca et la Seleka

 

Une nouvelle armée, c’est aussi le vœu de la société civile. Mais celle-ci ignore les véritables raisons de cette nouvelle dénomination. « Je pense que Djotodia a bien vu les contoursanalyse Fernand Mandé-Ndjapou, leader des ONG de la jeunesse pour les droits de l’homme, qui reste optimiste. « La mise en place d'une armée républicaine va-t-elle résoudre pour autant le problème de l’armée centrafricaine ? C’est important, car pour mettre en place une armée centrafricaine, il faut unir. »

 

Du coté des ex-Faca, le problème actuel n’est pas un problème de nom, mais plutôt de la collaboration entre les deux forces (Faca – Seleka), pour la sécurité du peuple centrafricain. « Nous sommes prêts à accepter le brassage, puisque les éléments de la Seleka sont nos frères, admet  Arnaud, un lieutenant des ex-Faca. Mais malheureusement, ce ne sont pas des militaires. Ce que nous demandons au chef de l’Etat, c’est qu’ils aillent se faire former. Qu’on leur enseigne la notion militaire, la formation de base, le règlement. Et à l’issue, je crois qu’ils seront capables. »

 

Créées en 1960, les Faca souffrent d’un manque de structures institutionnelles et bénéficient toujours d'une aide extérieure. Elles comptent 8 000 hommes, mais depuis le coup d’Etat de mars dernier, moins d'un millier seulement ont pu se faire enregistrer dans le cadre de la relance de l’armée.

 

 

NDLR : On ne le répétera jamais assez. C’est Bozizé qui porte la lourde responsabilité de la déliquescence jusqu’à leur évanouissement pur et simple des forces armées centrafricaines (FACA). Durant les dix ans qu’il a passées à la tête non seulement du pays mais aussi de cette armée nationale, il n’a eu de cesse d’accumuler des tonnes d’armes et munitions de guerre de toutes sortes sans jamais vouloir en doter les soldats des FACA craignant maladivement que ceux-ci ne puissent se servir de ces armes pour le renverser du pouvoir.

 

Aux dires de certains chefs des FACA, chaque fois des soldats doivent aller en mission, on se contentait de leur donner un peu d’argent de prime globale d’alimentation dite PGA et plusieurs litres de formol pour le cas où ceux-ci se feraient tuer. C’est tout ce que Bozizé savait faire. C’était tout sauf une armée, c’est le moins qu’on puisse dire.   

Centrafrique : Michel Djotodia annonce la création de l'Armée républicaine de Centrafrique

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 14:18

 

 

 

 

 

Quand le milliardaire de Boy-Rabe félicite le Président Djotodia pou
Quand le milliardaire de Boy-Rabe félicite le Président Djotodia pou

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 14:05

 

 

 

Par Pacôme PABANDJI

 

Le président centrafricain de la transition Michel Djotodia a fait le bilan de ses 100 jours à la tête de la Centrafrique ce samedi 27 juillet 2013. C’est au cours d’une conférence de presse qui a duré deux heures d’horloge lors de laquelle il était assisté du premier ministre Nicolas Tiangaye et du président du Conseil national de transition Alexandre Nguendet. Le Président a évoqué les questions sécuritaires mais il a déclaré que l’appellation FACA va disparaître pour être remplacée par l'ARC (Armée Républicaine de Centrafrique).

 

Aussi, a-t-il réaffirmé sur le plan des institutions que le bureau actuel du CNT ne sera pas renouvelé. Enfin, des consultations seraient en cours pour un remaniement gouvernemental, Nicolas Tiangaye restant toujours le Premier Ministre, a conclu le chef de l'Exécutif. Selon Michel Djotodia, la presse est un atout majeur dans la transition pour la recherche de la paix et de l’unité et doit contribuer à un climat apaisé et non jeter de l’huile sur le feu. Michel Djotodia a martelé avec force que les trois personnages qui dirigent actuellement la Transition sont condamnés à réussir ou à échouer ensemble tout en promettant qu’ils sortiront sous les applaudissements de leurs compatriotes à la fin de la Transition. Ceux qui souhaitent le départ anticipé du Premier Ministre Tiangaye et les partisans d’un nouveau bureau du CNT en sont pour leurs frais.  

 

Dans son bilan, ce dernier a aussi reconnu les nombreux cas de graves violations des droits de l’homme à travers le pays et a martelé qu’il n’y a plus de place à l’impunité en RCA et que tous les auteurs présumés d’assassinats et d’exactions seraient traqués, arrêtés et punis par la justice selon les lois en vigueur dans le pays. Il a évoqué les questions sécuritaires « qui sont en train d’être résolues avec l’aide de la Communauté internationale » dont la CEMAC et la CEEAC bientôt appuyées par l’Union Africaine.  Le modérateur de la conférence, Prosper N'douba, a passé la parole au ministre d ela justice Arsène Sendé présent dans la salle, pour faire des mises au point et apporter des précisions sur les enquêtes judiciaires en cours. 

 

Au sujet de la sempiternelle mésentente entre les habitants du 4ème arrondissement de Bangui et les éléments de Séléka et les troupes tchadiennes de la FOMAC, le patron de l’ancienne rébellion a signalé que des mesures drastiques sont envisagées afin de mettre au pas et conformément aux lois de la République ces habitants récalcitrants avant de préciser que « ces habitants ont systématiquement refusé toute pénétration dans Boy-Rabe par des éléments armés, même ceux de la FOMAC dont ils avaient déjà assassiné un colonel de nationalité tchadienne… ». C'est un secret de polichinelle que Bozizé avait avant sa chute, truffé d'armes ce quartier de la capitale sans que ni les Nations Unies ni la communauté internationale ait levé le petit doigt pour dénoncer et condamner cett situation. 2000 armes et 10.000 machettes avaient notamment été distribuées par l'ancien régime. 

 

Il a aussi expliqué que « la persistance des violences et le non contrôle des éléments de Séléka est dû au fait que nombre de ceux qui commettent encore des exactions sont des bandits, des jeunes qui ont intégré l’ancienne rébellion à Bangui et parfois ce sont des anciennes milices de Bozizé qui ne sont pas sous les ordres de l’ex Séléka mais des éléments incontrôlés qui à terme, doivent se plier ».

 

Michel Djotodia a par ailleurs appelé tous les centrafricains a apporté leur contribution pour la reconstruction de la République centrafricaine sur tous les plans. Le premier ministre a pour sa part signalé que des enquêtes sont ouvertes en ce moment et tous les auteurs des crimes odieux seront traduits devant la justice.

 

Nicolas Tiangaye a promis des mesures drastiques contre les partisans de la violence « d’où les patrouilles mixtes FOMAC-Gendarmerie-Police-ex-Séléka car le premier objectif est de sécuriser Bangui et pour les provinces ce sera simple ».

 

Notons qu’au sujet de la mission de la FOMAC, elle sera remplacée début août par des forces envoyées par l’Union africaine pour la sécurisation de la République centrafricaine (MISCA).

 

Rédaction CAP

 

 

 

PRESIDENCE  DE  LA REPUBLIQUE

                 --------------------

 

 

 

 

 

 

REPUBLIQUECENTRAFRICAINE

Unité - Dignité – Travail

                    -------------

 

 

 

DECLARATION LIMINAIRE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CHEF DE L’ETAT A LA CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE AVEC LE PREMIER MINISTRE ET LE PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION

 

 

Bangui le 27 Juillet 2013 

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Président du Conseil National de Transition,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Professionnels des Médias,

 

Je suis très heureux de vous accueillir en cette rencontre dédiée aux journalistes et professionnels des médias et je vous remercie tous d’avoir répondu favorablement à cette sollicitation.

 

Ces remerciements vont, en particulier, au Premier Ministre qui a adhéré à cette initiative.

Je souhaite qu’elle inaugure une nouvelle ère de partenariat apaisé, harmonieux et débarrassé de tout a priori tendancieux.

 

Si votre adhésion est confirmée, je m’emploierai à en faire un lieu d’échanges périodiques ou selon les circonstances.

 

Voilà quatre mois environ que je suis aux commandes de l’Etat. Vous connaissez mieux que quiconque les raisons qui ont amené la coalition Séléka à provoquer les évènements du 24 mars 2013.

 

Relatant les informations au quotidien, vous n’avez cessé de décrier dans les colonnes de vos journaux, sur les ondes et les sites internet, les difficultés du peuple centrafricain.

 

Vous exercez un métier noble qui est aussi, il faut le reconnaître, un sacerdoce. Par vocation, j’en suis certain, vous avez embrassé cette profession malgré les incertitudes qu’elle comporte.

 

Puisque tel est votre choix, pratiquez-le avec conviction, selon les règles de l’art et surtout par amour et respect pour tous ceux qui vous font confiance et également par amour pour ce pays qui est le nôtre et que nous chérissons tous au regard des sacrifices que nous consentons à le maintenir debout.

 

Le 03 mai dernier, j’ai célébré avec vous la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Connaissant les difficultés qui sont les vôtres à l’instar de toutes les Institutions de l’Etat, j’avais fait un geste dont la valeur symbolique est au-delà de sa modicité.

 

A cette même occasion, je vous avais fait la promesse que je ne m’érigerai ni en censeur, encore moins en oppresseur de la presse.

 

Car c’est en faisant usage de votre liberté de parole et de votre liberté de rédaction que votre métier resplendira de tout son éclat dans le contexte qui est le nôtre.

 

La liberté qui vous est conférée ne doit en rien altérer votre contribution au développement, à la consolidation de la paix et à l’éducation du peuple centrafricain.

 

Je vous sais capables d’atteindre ces objectifs, imbus que vous êtes du sens de votre devoir de reconnaissance envers la patrie qui nous abrite et fait notre fierté.

 

Mesdames et Messieurs les journalistes et professionnels des Médias.

 

Nombreux parmi vous ont été formés à la pratique du journalisme en temps de crise grâce à l’appui financier et technique des partenaires au développement. Je n’ai nullement l’intention encore moins la prétention de vous apprendre votre métier.

 

Plus que jamais en cette période, le pays a besoin de votre regard citoyen. Dans vos productions, les commentaires sans passion se doivent d’être constructifs et assortis de propositions et suggestions. Vous serez ainsi les meilleurs conseillers de ceux qui ont la charge de la gestion de la chose publique.

 

Ce n’est pas parce que vous mettez en évidence des actions positives du Gouvernement que vous compromettrez et que vous perdrez votre qualité de journaliste, c’est-à-dire votre indépendance d’analyse.

 

Bien au contraire, vos arguments seront un encouragement pour les autorités à redouble d’efforts.

 

Mesdames et Messieurs les journalistes et professionnels des Médias.

 

En vous faisant ces observations, je ne vous demande pas de verser dans l’autre travers qui est le culte de la personnalité. Cette période d’encensement, de flagornerie doit être considérée comme révolue.

 

Je vous exhorte à aimer votre travail et de l’accomplir avec tout le professionnalisme qu’il requiert. Face aux défis que nous devons relever pour développer notre pays, vous devez être les artisans de paix et non des catalyseurs de violence. Les tâches qui nous attendent sont immenses.

 

Maintenant, avec votre permission, portons ensemble un regard sur le chemin déjà parcouru avec l’accompagnement de la communauté internationale.

 

Je saisis l’occasion pour lui rendre un hommage appuyé plus particulièrement aux Chefs de l’Etat de la CEMAC dont le concours inestimable nous est très précieux.

 

Je mentirai si je disais que les accouchements des résultats obtenus ont été sans douleur mais nous y sommes parvenus après, parfois, je le concède de laborieuses discussions car tel est le propre des résultats durables. Je tiens, ici à saluer la disponibilité et l’esprit d’ouverture de toutes les parties prenantes à la transition.

 

Convaincus qu’elles ont été inspirées par le désir d’aider notre pays à sortir durablement de la crise, nous avons donné une suite favorable à toutes les recommandations fortes résultant des différents sommets des Chefs d’Etat de la CEEAC tout en continuant à prendre en compte, en aparté, les conseils sur des sujets spécifiques dans mes prises de décision.

 

Elles concernent notamment les délais de la transition fixés à 18 mois, le respect des Accords de Libreville en ce qui concerne la désignation du Premier Ministre, la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale, mise en place d’un Conseil National de Transition d’abord de 105 membres élargis par la suite à 135.

 

La promulgation de la Charte Constitutionnelle est intervenue il y a peu, même si elle comporte quelques imperfections comme dans toute œuvre humaine, reflet de la complexité de la vie ; l’essentiel étant de nous atteler à améliorer les conditions d’existence de nos compatriotes qu’ils attendent avec impatience et je les comprends. Dans la pratique, j’invite toutes les Institutions à cette compréhension.

 

Il reste, principalement, la mise en place de la Cour Constitutionnelle de Transition de même que le Haut Conseil de la Communication. Elle ne saurait tarder, le terrain étant déjà balisé par la Loi fondamentale.

 

Le versement de deux mois de salaires aux fonctionnaires et agents n’est pas peu de chose. Je me fais le devoir de l’inscrire dans les priorités du Gouvernement. Je réitère les sentiments de gratitude qui m’animent à l’égard des Chefs d’Etat de la CEEAC et de la CEMAC.

 

Le déploiement des autorités administratives, notamment, les préfets, a été lancé. A la date du 26 juillet, huit d’entre eux ont été installés et je salue le travail accompli par le Ministre de l’Administration du Territoire pour son courage.

 

Le mouvement des sous-préfets, secrétaires généraux de préfectures et sous-préfectures est à un stade avancé de préparation. Il est souhaitable qu’il aboutisse le plus rapidement possible pour compléter le dispositif institutionnel de reprise en main de l’administration du pays.

 

La question sécuritaire reste une préoccupation majeure pour moi. J’ai conscience qu’elle est le passage obligé vers la reprise totale des activités socio-économiques sans lesquelles la paix que nous nous employons, avec l’aide de la communauté internationale, à construire demeurera un vain mot.

 

Je déplore et condamne avec fermeté toutes les violences qui sont commises à l’encontre des populations. Sur elles, je verse des larmes de compassion et présente toutes mes condoléances aux familles éprouvées.

 

Il n’y a plus de place pour l’impunité dans notre pays et je le répète, il n’y a plus de place pour l’impunité dans notre pays. Les auteurs de ces crimes crapuleux sont en sursis. Ils seront traqués, arrêtés et poursuivis.

 

Je ne puis m’empêcher d’avoir une pensée reconnaissante pour l’aide de la FOMAC qui dispose déjà sur le terrain plus de deux mille hommes qui appuient les efforts du Gouvernement dans le désarmement et la sécurisation de Bangui.

 

Elle vaut aussi pour l’Union Africaine, en particulier pour le Conseil de la Paix et de la Sécurité qui promet de déployer près de quatre mille pour sécuriser le pays. 

   

Ce serait prétentieux de ma part d’affirmer que ce bilan est exhaustif et satisfaisant. Le plus important est que nous avons foi et que nous réalisons des progrès aussi modeste soient-ils.

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président du CNT,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Professionnels des Médias,

 

S’agissant d’un échange, je ne souhaite pas monopoliser la parole mais plutôt la partager pour la rendre plus fructueuse.

Je vous remercie de votre bienveillante attention. 

 

 

Centrafrique : Le trio de la transition dresse le bilan des 100 jours
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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 10:38

 

 

500 soldats burundais en RCA

 

BBC Afrique 27 juillet, 2013 - 17:37 GMT

 

Le Burundi est prêt à déployer 500 soldats dans le cadre d'une force de maintien de la paix en Centrafrique, où l'insécurité perdure depuis la prise du pouvoir par la rébellion de la Séléka en mars dernier.

 

"Des contingents burundais sont en attente, prêts pour aller oeuvrer aux côtés d'autres contingents africains ou non africains à la stabilisation des pays frères et amis comme le Mali et la République centrafricaine", a affirmé le président Pierre Nkurunziza à la radio nationale.

 

Le Burundi, dont 5.500 soldats sont engagés en Somalie sous la bannière de l'Union Africaine (UA), avait déjà évoqué la possibilité d'envoyer des troupes au Mali, mais pas en République centrafricaine.

 

La coalition de rebelles de la Séléka s'est emparé de Bangui le 24 mars dernier, mettant fin au régime du président François Bozizé, qui il y a dix ans avait renversé le président Ange-Félix Patassé.

 

Le pays est actuellement dirigé par un ancien responsable d'un mouvement rebelle, Michel Djotodia, président de transition.

 

Mais l'insécurité demeure dans une grande partie du pays ainsi qu'à Bangui, où sévissent des ex-rebelles "incontrôlés" et hommes armés plus ou moins bien identifiés.

 

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), des hommes de la Séléka ont commis "400 meurtres" en quatre mois et "continuent de commettre les crimes les plus graves contre la population civile".

 

Aucune date n'a été fixée pour le déploiement de près de 500 soldats burundais en République, a indiqué un membre du cabinet de la présidence.

 

Selon les services de communication de l'armée burundaise, un bataillon de 425 soldats a déjà été "inspecté par les Nations unies et se tient à être déployé à tout moment".

 

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union Africaine a décidé le 19 juillet qu'une force de l'Union, renforcée, remplacerait l'actuelle force d'Afrique centrale déployée depuis 2008 en Centrafrique.

 

Baptisée Mission de consolidation de la paix (MICOPAX), cette force de 400 militaires et 150 policiers venus des dix Etats-membres la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), se transformera à compter du 1er août en une force plus large sous le parrainage de l'Union africaine.

 

Le CPS avait autorisé le déploiement de 3.500 soldats, en annonçant toutefois qu'il lui manquait encore 1.500 soldats pour compléter la force.

 

 

Centrafrique: le Burundi prêt à déployer un contingent de maintien de la paix

 

AFP  27 juillet 2013 à 13h20

 

Le Burundi s'est dit prêt samedi prêt à déployer 500 soldats dans le cadre d'une force de maintien de la paix en Centrafrique, où l'insécurité perdure depuis la prise du pouvoir par la rébellion du Séléka en mars dernier.

 

«Présentement, des contingents burundais sont en attente, prêts pour aller oeuvrer aux côtés d'autres contingents africains ou non africains à la stabilisation des pays frères et amis comme le Mali et la République centrafricaine», a annoncé le président burundais Pierre Nkurunziza à la radio nationale.

 

Le Burundi, dont 5500 soldats sont engagés en Somalie sous la bannière de l'Union africaine (UA), avait déjà exprimé sa disponibilité à envoyer des troupes au Mali, mais encore jamais en Centrafrique.

 

La coalition rebelle du Séléka a pris Bangui le 24 mars dernier, chassant le président François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans après avoir lui-même renversé à la tête d'une rébellion en 2003 le président élu Ange-Félix Patassé.

 

Le pays est actuellement dirigé l'ancien chef du Séléka, Michel Djotodia, président de transition. Mais l'insécurité demeure dans une grande partie du pays ainsi qu'à Bangui, où sévissent de nombreux ex-rebelles «incontrôlés» et hommes armés plus ou moins bien identifiés.

 

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), des hommes du Séléka ont commis «400 meurtres» en quatre mois et «continuent de commettre les crimes les plus graves contre la population civile».

 

«Il a été demandé au Burundi d'envoyer près de 500 soldats en République centrafricaine. Ils sont déjà prêts mais aucune date n'a été fixée pour leur déploiement», a déclaré à l'AFP un membre du cabinet du président burundais.

 

Selon les services de communication de l'armée burundaise, un bataillon de 425 soldats a déjà été «inspecté par les Nations unies et se tient à être déployé à tout moment».

 

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine avait décidé le 19 juillet qu'une force de l'Union, renforcée, allait remplacer l'actuelle force d'Afrique centrale déployée depuis 2008 en Centrafrique où la situation reste chaotique.

 

Baptisée Mission de consolidation de la paix (MICOPAX), cette force de 400 militaires et 150 policiers venus des dix États membres la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), se muera à compter du 1er août en une force plus large menée par l'UA.

 

Le CPS avait autorisé le déploiement de 3.500 soldats, en annonçant toutefois qu'il lui manquait encore 1500 soldats pour compléter la force.

 

Ancienne colonie française, la République centrafricaine est sujette à une instabilité chronique ces vingt dernières années.

 

Centrafrique: le Burundi prêt à déployer un contingent de maintien de la paix

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 22:14

 

 

 

 

 

Bangui, 25 juillet 2013 (CAP) – C’est dans deux camions bétaillères destinés au transport de carcasses de boeufs que plusieurs tonnes de caissettes de munitions de guerre de tous calibres et de toutes sortes, allant des cartouches pour chargeurs de Kalachnikov aux obus de mortier de 120 mm, ont été déversées en début d’après-midi du mercredi dernier au camp de Roux, quartier général de la garde présidentielle et résidence du Président Michel Djotodia.

 

Le chef de l’état de la Transition, accompagné de plusieurs de ses proches collaborateurs, a quitté brièvement sa résidence pour venir personnellement assister au déchargement spectaculaire du contenu des deux bétaillères arrivées de la garnison de Bossembélé où l’ex-président François Bozizé avait entreposé plusieurs dizaines de conteneurs comportant un impressionnant arsenal de guerre.

 

D’après le chef d’état-major des armées, le général de division Jean-Pierre Doléwaye qui était également présent sur les lieux, cette cargaison n’est qu’une partie seulement  de ce que Bozizé avait entreposé à Bossembélé. A sa résidence de Sassara à la sortie nord de la capitale Bangui où le président Djotodia et le général Doléwaye s’étaient rendus récemment, le chef d’état déchu avait aussi stocké une importante quantité d’armes et de munitions de guerre dont des mines anti-personnel. Au domicile de son fils Francis Bozizé, une impressionnante quantité d’uniformes militaires et équipements comme des gilets pare-balles et également d’armes de guerre, avaient aussi été trouvés, faisant de celui-ci un véritable chef de milice.

 

Tout ministre délégué à la défense qu’il fut, Francis Bozizé et son président de père n’avaient jamais voulu doter les soldats des FACA des armes et équipements nécessaires pour l’accomplissement de leurs missions de défense du territoire une telle quantité d’armes de toutes sortes, Bozizé ait pu perdre le pouvoir et fuir comme un lapin de garenne, tout général d’armée qu’il prétendait être. 

Le président Michel Djotodia réceptionne une importante cargaison de munitions de guerre stockée par Bozizé à Bossembélé

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 21:39

 

 

 

 

Bangui, 25 juil 2013 (CAP) – Contrairement ce que Centrafrique-Presse avait annoncé dans une de ses récentes parutions, le général d’opérette Jules Bernard Ouandet ancien et dernier chef d’état-major des armées de Bozizé avant que ce dernier ne soit chassé du pouvoir le 24 mars 2013, seul le général François Mobébou avait traversé le fleuve Oubangui pour se réfugier à Zongo en RDC et non Jules Bernard Ouandet qui lui, a quitté le camp Mpoko de la FOMAC pour embarquer sur le vol d’Air France de ce jeudi 25 juillet pour se rendre à Paris.

 

Qu’est ce qui fait courir tous ces généraux bozizistes ? Il faut croire qu’ils devraient sans doute avoir beaucoup de choses à se reprocher pour avoir fait tant de mal à leurs compatriotes. Aujourd’hui, ils éprouvent tous le besoin de prendre volontairement le chemin de l’exil, une fois leur patron de naguère, François Bozizé renversé du pouvoir. 

Arrivée à Paris du général d’opérette Jules Bernard Ouandet ancien chef d’état-major des armées de Bozizé

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