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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 22:26

 

 

 

 

 

28.01.2014 à 08h59( Xinhua )

 

L'ex-opposition démocratique centrafricaine réunie au sein de l'Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) a contesté dimanche la nomination du nouveau Premier ministre de transition André Nzapayeke, économiste et vice-président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale, une nomination jugée non conforme à l'accord de Libreville de janvier 2013 qui attribue ce poste à l'opposition.


Conclu le 11 janvier 2013 sous l'égide de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'accord politique de Libreville avait été signé entre le régime président François Bozizé renversé deux mois plus tard, l'opposition démocratique et la coalition rebelle de la Séléka dirigée par Michel Djotodia, devenu président de la transition avant d'être contraint à la démission le 10 janvier par la CEEAC et la Franca.


L'ex-Premier ministre Martin Ziguele, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et chef de file de l'AFDT joint au téléphone par Xinhua, a annoncé le refus de l'ex- opposition démocratique de participer au futur gouvernement de transition.


« L'AFDT ayant fait le constat que les actes fondateurs de cette transition consensuelle et inclusive n'ont pas été respectés, a fait le choix politique de ne pas intégrer ce gouvernement afin de rester libre et de veiller au respect des engagements pris », indique le communiqué publié par l'alliance de l'opposition.

L’AFDT a toutefois promis d'apporter son soutien au processus de transition en cour en Centrafrique qui doit aboutir à l' organisation des élections générales début 2015.

Les représentants des milices d'autodéfense villageoises anti- Balakas (anti-machettes) ont quant à eux salué la nomination du Premier ministre samedi par la présidente de transition Catherine Samba Panza, deux jours après son investiture.

 

 

 

Centrafrique : qui sont les figures importantes du nouveau gouvernement ?

Jeune Afrique.com

 

Le nouveau gouvernement centrafricain de transition a été dévoilé lundi. 20 ministres dont 7 femmes et 3 membres de l'ex-Séléka ont été nommés.

 

La nouvelle chef de l'État centrafricaine de la transition, Catherine Samba-Panza, souhaitait former un gouvernement resserré composé de technocrates. Pari, en partie, gagné. L'équipe dirigée par André Nzapayéké, ancien vice-président de la BDEAC, compte 20 membres dont 7 femmes.

 

Sa composition a été l'occasion d'intenses négociations. Après avoir exigée le poste de Premier ministre, l'ex-Séléka a ainsi tout fait pour obtenir celui de la Défense. En vain. C'est le général Thomas Théophile Timangoa qui a été nommé. Un autre militaire sera en charge du ministère de la Sécurité.

 

La plupart des postes-clés, occupés auparavant par des membres de l'ancienne rébellion, reviennent à des techniciens. Isabelle Gaudeuille est nommée garde des Sceaux, chargée de la réforme judiciaire et des droits de l’homme ; Toussaint Kongo Doudou, ministre des Affaires étrangères ; Olivier Malibangar ministre des Mines et Florence Limbio, une ancien de la BEAC (Banque des États d'afrique centrale), à l'Économie et au plan.

 

Djono nouvel homme fort de la Séléka ?

 

Catherine Samba-Panza et André Nzapayéké ont cependant maintenu plusieurs ministres d'État de l'ancien gouvernement, comme Marie Noëlle Andé-Koyara, ancienne de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), qui conserve son poste de ministre du Développement durable. Aristide Sokambi qui, en tant que ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et régionalisation, aura notamment à charge de préparer l'organisation des prochaines élections.

 

Trois ministres issus de la Séléka font également partie de la nouvelle équipe. Herbert Gontran Djono Ahaba (ex-ministre d'État aux Mines), neveu de Michel Djotodia, est lui nommé aux Travaux publics, Arnaud Djoubaye Abazène, frère cadet de Djotodia, est quant à lui maintenu au poste de ministre des Transports. Enfin, Abdallah Hassan Khadre, un rallié de la dernière heure, passe du ministère de l'Économie et du plan à celui des Postes et télécommunications.

 

La mouvance anti-balaka n'obtient quant à elle qu'un seul ministère, celui de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture, où est nommé Léopold Narcisse Bara.

 

Une partie l'opposition démocratique regroupée au sein de l'Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT) a refusé d'intégrer le gouvernement. Cette alliance présidée par Martin Ziguélé, l'un des favoris à la prochaine présidentielle, souhaitait que l'un de ses représentants soit nommé Premier ministre.

________

Par Vincent Duhem

 

 

La liste du nouveau gouvernement :

 

Ministre d’État chargé des Travaux publics, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des édifices publics : M. Herbert Gontran Djono Ahaba

 

Ministre d’État en charge du Développement Rural : Mme Marie Noëlle Andé-Koyara

 

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé de la Réforme Judiciaire et des Droits de l’Homme : Mme Isabelle Gaudeuille

 

Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et de la Francophonie : M. Toussaint Kongo Doudou

 

Ministre de la Défense nationale, chargé de la reconstruction des armées, des anciens combattants, des victimes de guerre et du DDR : le général d’Armée Thomas Théophile Tchimangoa

 

Ministre chargé de l’Administration du Territoire, de la décentralisation et régionalisation : Me Aristide Sokambi

 

Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, chargé des Pôles de Développement : Mme Florence Limbio

 

Ministre de la Sécurité Publique, de l’Émigration-Immigration : Colonel Denis Wangao Kizimalé

 

Ministre des Finances et du Budget : M. Rémi Yakoro

 

Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique : M. Olivier Malibangar

 

Ministre de l’Économie Forestière, de l’Environnement et du Tourisme : M. Hyacinthe Touhouyé

 

Ministre de la Santé Publique, des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire : Docteur Marguerite Samba

 

Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique : Mme Gisèle Bedan

 

Ministre de la Communication et de la Réconciliation Nationale : Mme Antoinette Montaigne née Moussa

 

Ministre des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies : M. Abdallah Kadre Hassan

 

Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale et de l’Émploi : M. Eloi Anguimaté

 

Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : M. Arnaud Djoubaye Abazène (Séléka)

 

Ministre du Commerce, de l’industrie, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises : Mme Gertrude Zouta

 

Ministre chargé du Secrétariat du gouvernement et des relations avec les institutions : M. Gaston Mackouzangba 

Centrafrique : l'ex-opposition démocratique conteste la nomination du nouveau Premier ministre
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 22:14

 

 

 

 

 

Thomas Poupeau | Publié le 28.01.2014, 16h38 | Mise à jour : 18h07

 

Simple conseillère municipale jusqu'à lundi matin, la voilà désormais... ministre! Antoinette Montaigne, conseillère municipale de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), vient d’être nommée ministre de la Communication dans le gouvernement de transition de Centrafrique, mis en place par le tout nouveau Premier ministre, André Nzapayéké.

 

Ce gouvernement compte vingt ministres, dont six femmes, et a été mis en place après plusieurs mois d’un conflit inter-religieux sanglant entre chrétiens et musulmans. 

Antoinette Montaigne est par ailleurs représentante du Conseil des Centrafricains à l’étranger. « Elle a appris lundi qu’elle devenait ministre et s’est envolée ce (mardi) matin pour la Centrafrique, raconte Hugues Rondeau, le maire Centre national des Indépendants et paysans (CNIP). De notre côté, nous nous renseignons pour savoir si sa démission est d’office, ainsi que les détails administratifs à régler… »

 

 

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/bussy-saint-georges-une-elue-nommee-ministre-en-centrafrique-28-01-2014-3536291.php

Une élue seine-et-marnaise nommée ministre en Centrafrique
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 19:00

 

 

 

 

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/     28/01/2014

 

La Centrafrique n'a jamais connu de réelle stabilité politique. La colonisation française avait en quelque sorte " gelé " les rivalités  ethniques et même tribales. C'est plutôt l'arrivée massive de rebelles musulmans étrangers, tchadiens et soudanais, au sein de la Séléka qui a introduit une notion de guerre interreligieuse, sur fond de pillages et de rapines..

 

Centrafrique, pourquoi la guerre ?, qui vient de sortir aux éditions Lavauzelle, est un petit précis de 112 pages sur les origines du chaos centrafricain (12,80 €). Il est écrit par Véronique Mézin-Bourgninaud, doctorante en histoire, Quentin Cornet et Franklin Déchelette-Viellard, élèves-officiers à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, Gregor Mathias, docteur en histoire, et Pierre Thurau, économiste (sous la direction de Thomas Flichy de la Neuville, professeur à Saint-Cyr). Un précieux résumé pour une situation complexe !

 

L'immense Centrafrique, grande comme la France et la Belgique, transition entre l'Afrique noire et le monde arabe, vit des problèmes ethniques et tribaux depuis des siècles. Au XVIIe, le royaume de Ouaddaï ravage jusqu'aux rives du fleuve Chari. Les populations du nord viennent chercher des intermédiaires commerciaux au sud et se livrent à des raids militaires à la recherche d'esclaves et de butin. "

 

La colonisation française, débutée en 1889 et contestée par des seigneurs marchands du haut Nil, " a gelé " en quelque sorte ces antagonismes. Depuis l'indépendance, retour à la case départ. Parler d'Etat failli serait un contresens dans la mesure où aucun Etat n'a jamais véritablement existé. "

 

Longtemps, l'Oubangui-Chari fut même représenté d'une tache blanche à cause de ses immensités inhabitées. Des peuples vivaient pourtant là, chassés par la pression esclavagiste.

 

Durant l'époque française, des territoires restent complètement inexplorés avec deux massifs granitiques et frontières entre les cuvettes tchadienne et congolaise. Enjeu au nord, le Chari constitue " la réserve d'eau du Tchad ". Intéressant pour comprendre le contexte actuel.

 

Les peuples de la savane du centre et du nord, 60 % de la population, sont composés de cinq ethnies : Bayas (24 %), Bandas (15 %), Mandjas (10 %), Saras (10 %), Mboums (10 %). Etrangeté coloniale, les peuples du fleuve du sud (Ngbakas et Ngbandis) sont peu nombreux mais on impose la langue sango comme idiome national. Car ils dominent la vie économique et politique du pays (Bokassa magnifique pantin sur cette photo de son couronnement comme empereur de la RCA en 1977, puis Kolingba). Les Zandes à l'est sont des agriculteurs semi-itinérants.

 

Les rivalités ethniques perdurent après l'indépendance. Les présidents civils " faibles " échouent (Dacko, Patassé) et cèdent à des coups d'Etat militaires (Bokassa, Kolingba, Bozizé, Djotodia pour finir). A chaque fois, " la tribalisation des structures étatiques rend le pouvoir insupportable à la population et entraîne une alliance de circonstances des ethnies perdantes du pouvoir ". D'où " une présidence ethnique tournante ". 

 

Les fondements des menaces de guerre sont donc plus ethniques et tribales qu'interreligieuses. Et beaucoup plus complexes qu'il n'y paraît. L'arrivée de musulmans tchadiens et soudanais au sein de la Séléka, ne parlant ni le sango ni le français, a contribué à déstabiliser l'équilibre confessionnel.

 

La République centrafricaine, potentiellement riche, grâce à sa météo équatoriale, son potentiel agricole et ses richesses minières, demeure un immense gâchis. Convoité par tous...

Livre : Vient de paraître : Centrafrique : pourquoi la guerre ?
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 18:50

 

 

 

 

 

 

RFI   mardi 28 janvier 2014 à 15:37

 

En Centrafrique, le Premier ministre André Nzapayéké a formé son nouveau gouvernement de transition. Il est composé à la fois de proches de l'ex-rébellion de la Seleka et des milices anti-balaka ainsi que de figures connues de la politique centrafricaine. Est-ce que cela suffira pour rétablir la sécurité dans le pays ? Rien n’est moins sûr d’autant plus que dès ce mardi 28 janvier matin, les armes ont de nouveau parlé dans Bangui.

 

Pas d’état de grâce pour le nouveau gouvernement d’André Nzapayéké dont la composition a été annoncée lundi 27 janvier au soir. Rien que ce mardi matin, sept personnes ont été tuées à Bangui. Et cet après-midi, la Croix-Rouge centrafricaine doit procéder à l’inhumation de trente corps retrouvés dans les rues de la capitale ces derniers jours.

 

Ce matin, les premiers échanges de tirs se sont produits entre des soldats français de l’opération Sangaris et des éléments de l’ex-Seleka. L’affrontement s’est déroulé au PK-12, près du site de cantonnement RDOT. L’ex-rébellion avance le bilan de deux morts et de huit blessés. Aucune victime n’est signalée côté français.

 

C’est dans ce camp de RDOT que lundi soir, tous les éléments de la Seleka du camp de Roux, ont été transférés en plein centre de Bangui. Le camp de Roux était le cœur du pouvoir de l’ancienne rébellion jusqu’à la démission de l’ex-président Michel Djotodia. Et 600 rebelles lourdement armés de ce camp, en plein centre-ville, auraient pu constituer une menace pour le nouveau pouvoir et leur transfert avec armes et bagages a donc été imposé, selon un membre du gouvernement, pour la sécurité des nouvelles autorités.

 

Ce matin, un autre site de cantonnement a été évacué également sur demande de la communauté internationale. Il s’agit du camp Kasaï, un camp situé près de la résidence de la présidente Catherine Samba-Panza qui concentrait depuis plusieurs jours de nombreuses tensions et violences meurtrières.

Centrafrique: pas d’état de grâce pour le nouveau gouvernement
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 18:43

 

 

 

 

 

Par La rédaction de RTL.fr | Publié le 28/01/2014 à 17h52 | Mis à jour le 28/01/2014 à 18h38 


DOCUMENT RTL - La nouvelle présidente de transition de Centrafrique demande à l'ONU d'envoyer des Casques bleus pour renforcer le dispositif militaire de maintien de la paix.

 

Elle demande à l'ONU d'envoyer des Casques bleus. Présidente de transition de la République centrafricaine depuis le 20 janvier dernier, Catherine Samba-Panza annonce au micro de RTL mardi 28 janvier qu'elle va "demander une opération de maintien de la paix aux Nations unies" pour renforcer le dispositif militaire dans son pays. "La lettre a déjà été faite", précise-t-elle.


"Malgré la présence des éléments de la Sangaris et de la Misca, les exactions continuent à l'intérieur et à l'extérieur de Bangui, assure Catherine Samba-Panza. Cela veut dire que ces troupes-là n'ont pas suffisamment d'hommes pour rétablir et assurer la sécurité des populations", poursuit-elle.


Dans un entretien publié le 23 janvier dans Le Parisien, elle réclamait déjà des renforts à la France, assurant que "le nombre de soldats actuel ne suffit même pas à remettre de l'ordre à Bangui". Mais le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian lui avait opposé une fin de non-recevoir, arguant que l'aide internationale allait monter en puissance.


Depuis le début de l'intervention en décembre, la France a engagé 1.600 hommes dans l’opération Sangaris, en soutien des plus de 5.000 soldats de la force africaine Misca.



L'interview de Catherine Samba-Panza par Marc-Olivier Fogiel est à retrouver en intégralité mardi 28 janvier à partir de 18h35 sur RTL.

Centrafrique : Catherine Samba-Panza demande l'envoi de Casques bleus par l'ONU
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 18:29

 

 

 

 

 

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/   28/01/2014

 

 

Le comité de politique et de sécurité de l'Union européenne a nommé aujourd'hui le général de division Philippe Pontiès au commandement de la future opération militaire en Centrafrique.

 

L'actuel patron de l'état-major de force n°3 à Marseille va rapidement entreprendre la planification opérationnelle de cette force nommée EUFOR RCA en relation avec le quartier général opérationnel grec de Larissa. Pour une projection dans... ?

 

Le concept de cette opération, approuvé par les nations européennes, est de contribuer jusqu'à six mois à la sécurité du secteur de Bangui et des populations (l'aéroport M'Poko, les grands axes de la ville). L'objectif final sera de passer le relais à la MISCA, la force africaine.

 

La France sera donc nation-cadre de cette opération européenne avec une dominante de l'EMF3 pour l'état-major. Il s'agit maintenant de constituer une force allant jusqu'à cinq cents personnels. Un exercice délicat qui dépend du bon vouloir des partenaires. L'Estonie, la Finlande, la Belgique ont annoncé une contribution, même modeste. La Pologne, la Suède devraient suivre. L'Allemagne ne prêterait qu'une assistance aérienne. Mais elle fait déjà un effort significatif au Mali en autorisant la brigade franco-allemande à diriger la formation européenne EUTM Mali.

 

Le général Pontiès, 55 ans, est passé par le 14e régiment parachutiste de commandement et de soutien (à Toulouse Balma) et l'état-major de la 5e brigade blindée (Landau, Allemagne). Au niveau international, il participa à une mission d'observation des Nations-Unies en Géorgie (1995-96), à l'opération Trident au Kosovo (2001) au commandement du 48e régiment de transmissions d'Agen.

 

C'est aussi un communicant. Il est passé par la DICoD et fut directeur adjoint de la communication et porte-parole adjoint du ministère de la Défense (2011).

 

Général de brigade en 2008, puis de division en 2011, il commande l'état-major de force n°3 de Marseille depuis l'été 2013.

Centrafrique : le général Pontiès nommé commandant de l'opération européenne
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 18:09

 

 

 

 

 

 

http://www.lexpress.fr/   Par notre envoyé spécial à Bangui, Vincent Hugeux, publié le 28/01/2014 à  15:46

 

Un nouveau gouvernement, des Seleka qui quittent la capitale, des "anti-balaka" qui ne désarment pas: le devenir de la RCA demeure une équation à haut risque et à X inconnues. 

 

Si surréaliste soit-elle parfois, la course engagée en Centrafrique (RCA) entre les dingues de la machette et les apôtres de la normalisation institutionnelle a pris ce mardi une tournure inédite. Du fait, notamment, de l'entrée en scène hier soir d'un nouveau gouvernement -de transition, comme tout ici- et de l'accélération du processus ô combien acrobatique de retrait des ex-insurgés musulmans de la Seleka cantonnés à Bangui. 

 

Doit-on parler d'une passation de pouvoir ou d'impuissance? Toujours est-il que l'ex-Premier ministre Nicolas Tiangaye devait transmettre dans la journée le témoin à son successeur André Nzapayéké. Fruit d'un savant dosage, le cabinet de ce dernier fait la part belle aux rescapés de l'ère Michel Djotodia, du nom du chef d'Etat de facto évincé le 10 janvier. Autant dire que son alchimie satisfait les stratèges de l'ex-rébellion, mais suscite le courroux des miliciens chrétiens "anti-balaka", gratifiés du seul portefeuille de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, confié au "modéré" Léopold-Narcisse Bara, au demeurant très contesté. Pour preuve, les anathèmes du "coordonnateur général" de cette mouvance fragmentée, où se coudoient militaires fidèles à l'ancien président François Bozizé, volontaires des milices villageoises d'auto-défense et voyous des bas-quartiers. La base, a ainsi souligné au micro de RFI Edouard-Patrice Ngaïssona, ancien ministre et président de la Fédération centrafricaine de football, considère que ses droits ont été "bafoués" et qu'on lui "vole" sa "victoire". 

 

Dépit outrancier mais explicable à l'aune de cet apparent paradoxe: l'aile politique de la nébuleuse Seleka semble préserver en partie son assise à l'instant même où, à Bangui et alentour, le rapport de force bascule en faveur de hordes anti-balaka dont la soif de vengeance paraît inextinguible. Impression confortée par l'évacuation de plusieurs sites de cantonnement attribués aux tombeurs de Bozizé. Cap au Nord. Dimanche, un convoi escorté par un détachement tchadien de la Misca -la mission africaine- a pris la route de Bossembélé ; y figurait notamment le "général" Mahamat Bahar, chef du renseignement de la Seleka. Hier, ce fut au tour des locataires du Camp De Roux -là où précisément Djotodia avait en son temps pris ses quartiers présidentiels- et du Camp Kasaï, situé lui aussi dans le sud de la capitale, de rejoindre les compagnons d'armes consignés au siège du Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT), voisin du fameux "Point kilométrique 12". Sous le contrôle, cette fois, du contingent burundais et de Français du dispositif Sangaris. Transhumance -délicate- poursuivie ce mardi matin. De violents accrochages ont d'ailleurs opposé non loin du PK 12 , les anti-balaka à leurs ennemis. Lesquels avaient, il est vrai, entrepris de défiler en armes aux abords de leur retraite provisoire... 

 

A-t-on laissé le choix aux chefs de la Seleka? Pas vraiment. Les parrains de Sangaris et de la Misca leur ont signifié qu'ils ne seraient bientôt plus en mesure de garantir la sécurité de leurs enclaves en état de siège. Cette stratégie a certes le mérite de neutraliser, en terrain miné, des abcès de fixation permanents et de désamorcer le risque d'une séquence incontrôlable de guérilla urbaine. Elle a l'inconvénient, non négligeable, d'exposer davantage encore les civils musulmans banguissois, désormais privés de leurs "protecteurs" locaux, au feu des représailles. Et de hâter le phénomène d'homogénéisation communautaire. "Le péril, concède un acteur-clé du film noir en cours, c'est l'exode, voire le nettoyage ethnico-religieux. Mais un tel risque peut être conjuré par l'ouverture d'un dialogue national et l'engagement d'un processus de réconciliation, avec le concours actif des leaders confessionnels." A vrai dire, on n'en est hélas pas là. S'il suffisait d'une escouade de ministres "technos" et du verbe des hommes de Dieu pour faire taire les tueurs, ça se saurait... 

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-le-casse-tete-banguissois_1318045.html#gSed3OJfjfPUtmZU.99

Lu pour vous : Centrafrique: le casse-tête banguissois
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:56

 

 

 

 


NEW YORK - AFP / 28 janvier 2014 17h38 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné mandat mardi à une future force européenne pour aider Africains et Français à rétablir l'ordre en République centrafricaine (RCA) et menacé de sanctions les fauteurs de troubles dans ce pays. 


La résolution adopté à l'unanimité par les 15 membres du Conseil invite aussi le gouvernement centrafricain à accélérer la transition politique en organisant des élections au deuxième semestre 2014 si possible, et renforce les moyens du Bureau de l'ONU en RCA (Binuca).


Le Conseil a décidé de mettre sous mandat de l'ONU les quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux 4.000 militaires africains de la Misca (force de l'Union africaine, censée passer à 6.000 hommes) et aux 1.600 soldats français de l'opération Sangaris.


A terme, l'ONU considère qu'il faudrait déployer plus de 10.000 Casques bleus pour sécuriser la RCA car la situation est très, très grave et le pays immense, a expliqué l'ambassadeur français aux Nations unies Gérard Araud. 


Un récent rapport du secrétaire général Ban Ki-moon citait le chiffre de 6.000 à 9.000 hommes à engager dans une éventuelle opération de maintien de la paix qui prendrait le relais de la Misca. Il faudra une autre décision du Conseil pour déployer ces Casques bleus, ce qui prendra plusieurs mois.


Pour l'instant, les soldats européens qui seront déployés en Centrafrique acquièrent le droit de prendre toutes les mesures nécessaires -- c'est-à-dire faire usage de la force -- pour se défendre et protéger les civils. Le Conseil avait accordé ce même mandat à la Misca et à l'armée française le 5 décembre.


L'Union européenne a pris la décision de principe le 20 janvier de lancer en RCA sa première opération militaire depuis six ans. Selon diplomates et experts, elle devrait mobiliser 500 à 600 hommes et l'Espagne, la Belgique, la République tchèque ou la Pologne pourraient y prendre part. Pour l'instant, seule l'Estonie a contribué officiellement à hauteur de 55 soldats. D'autres pays comme l'Allemagne ont promis une aide logistique.


La force européenne protégera l'aéroport de Bangui et les 100.000 civils qui y sont réfugiés ainsi que les convois humanitaires, a précisé à la presse Gérard Araud. Les soldats français seront ainsi plus libres de se déployer à Bangui et dans le reste du pays.

La résolution menace de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) tous ceux qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (..) et qui font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'homme, bloquent l'aide humanitaire ou violent l'embargo sur les armes instauré en décembre par le Conseil.


La résolution met en place un régime précis de sanctions, mais les personnes à sanctionner devront être désignées ultérieurement par un Comité dépendant du Conseil. M. Araud a assuré que la France avait des noms à présenter.


Le Conseil stipule que des élections présidentielle et législatives devront être organisées au plus tard en février 2015 et de préférence au second semestre 2014.

La mission politique de l'ONU en Centrafrique (Binuca) aidera à organiser ces scrutins. Le mandat de ce Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA est renouvelé pour un an et élargi: il devra aider à rétablir un semblant d'administration capable de fournir des services de base à la population.

Il assistera aussi la commission internationale créée par l'ONU pour enquêter sur les exactions commises par les ex-rebelles musulmans de la Séléka et leurs adversaires chrétiens anti-balakas. La résolution recommande donc de donner d'urgence au Binuca des moyens considérablement plus importants.



(©) 

Centrafrique: l'ONU donne mandat à la future force européenne
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:52

 

 

 

 

 

Par Jean-Pierre CAMPAGNE et Christian PANIKA | AFP 28 janvier 2014

 

Les opérations d'évacuation et de cantonnement des ex-combattants Séléka se poursuivaient mardi à Bangui, encadrées par l'armée française et la force de l'Union africaine, au moment où l'ONU s'apprêtait à voter une résolution menaçant de sanction les fauteurs de troubles.

 

De son coté, l'exécutif centrafricain, au complet après la formation du gouvernement lundi, engage dès mardi la bataille de la pacification d'un pays dévasté par les violences.

 

Depuis lundi, les deux principaux camps de cantonnement d'ex-rebelles Séléka, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique, ont été évacués, et les combattants regroupés au camp "RDOT", situé à la sortie nord de la ville.

 

"Aujourd'hui, le seul site de cantonnement des ex-Séléka c'est le RDOT", a expliqué à Bangui le lieutenant-colonel français Thierry Mollard, se félicitant de la bonne tenue de l'évacuation des camps De Roux et Kasaï entre lundi et mardi.

 

"Il y a plein de raisons de n'avoir qu'un seul site, pour organiser la sécurité, le ravitaillement", a-t-il souligné.

 

Du seul camp Kasaï, environ 400 combattants ont été déplacés, munis d'armes légères, sous les cris de joie ou les injures de riverains.

 

En d'autres points de la ville, quelques tensions entre militaires français et ex-Séléka se sont fait sentir. Selon le lieutenant-colonel Mollard, des hommes de la force Sangaris ont été "pris à partie" lundi soir par des individus armés non identifiés et "ont dû riposter" aux abords du camp RDOT.

 

Ce camp est régulièrement le théâtre d'échanges de tirs et d'accrochages entre ex-Séléka et milices chrétiennes anti-balaka.

 

Depuis dimanche, d'autres combattants ont quitté Bangui en direction du nord du pays, selon des témoignages d'habitants et Peter Bouckaert, directeur des urgences de l'ONG Human Rights Watch (HRW).

 

Le retour à la paix, priorité du nouveau gouvernement

 

La passation de service entre le nouveau Premier ministre André Nzapayeke et son prédécesseur Nicolas Tiangaye, initialement attendue en matinée, devrait intervenir dans l'après midi.

 

M. Tiangaye a été contraint à la démission le 10 janvier avec le président Michel Djotodia pour leur incapacité à mettre fin à des mois de tueries entre chrétiens et musulmans qui ont plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent. Si M. Tiangaye est rentré à Bangui après sa démission, actée à N'Djamena, M. Djotodia a pris le chemin de l'exil, au Bénin.

 

Avec le soutien mais aussi sous la pression de la communauté internationale, une nouvelle équipe dirigeante s'est très rapidement mise en place, et signe de l'urgence de la situation, le nouveau gouvernement a été formé une semaine après l'élection de Mme Catherine Samba Panza à la présidence de transition.

 

La présidente et le Premier ministre ont fait du retour à la paix leur première priorité.

 

Le nouveau cabinet - composé à la fois de proches de l'ex-rébellion Séléka de M. Djotodia et des milices chrétiennes anti-balaka, ainsi que de figures de la politique centrafricaine - commence à travailler dans un climat tendu dans la capitale, particulièrement dans le quartier PK-5, au centre-ville, le poumon commercial de la capitale, peuplé majoritairement de musulmans, assiégés par des pillards et des miliciens anti-balaka.

 

Attente d'une résolution de l'ONU

 

Le Conseil de sécurité doit adopter mardi une résolution qui menace de sanctions les perturbateurs qui bloqueraient cette transition ou commettraient des exactions tout en invitant le gouvernement à accélérer la transition politique.

 

La résolution, proposée par la France et soumise à un vote à 15H00 GMT, met aussi sous mandat de l'ONU les quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux soldats africains et français.

 

La résolution menace de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) "les individus ou entités (..) qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (..), font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'Homme", bloquent la distribution de l'aide humanitaire ou violent l'embargo sur les armes à destination de la RCA instauré en décembre par le Conseil.

 

Celui-ci met ainsi en place un régime précis de sanctions, mais les personnes à sanctionner devront être désignées ultérieurement.

Centrafrique: le cantonnement des ex-Séléka continue, l'ONU menace
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Centrafrique-Presse.com
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:27

 

 

 

La rédaction de Centrafrique-Presse apprend avec une profonde douleur la mort ce lundi 27 janvier 2014 à 21 h à l'Hôpital parisien de La Pitié-Sapêtrière des suites d'une longue maladie d'Igor KOMBOT-NAGUEMON. Il fut dernièrement le Conseiller en matière de mines et du pétrole du président Michel Djotodia. 

 

Toute la rédaction présente à sa famille et ses proches ses condoléances les plus attristées. 

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