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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 15:09

 

 

 

 


PARIS - AFP / 20 novembre 2013 14h11 - La France dénonce les exactions en cours en Centrafrique et a appelé la communauté internationale à agir, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem.


Le président François Hollande a dit qu'on ne peut pas admettre les exactions en cours, que la communauté internationale doit agir et que la France compte bien prendre sa part de responsabilités, selon la porte-parole qui s'exprimait après le Conseil des ministres.


Dès la semaine prochaine, peut-être même avant, devrait être engagé un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies pour soutenir le déploiement d'une force africaine sur le territoire à laquelle la France apportera tout son soutien, a ajouté Najat Vallaud-Belkacem.


La situation en République centrafricaine est extraordinairement grave, a relevé la porte-parole.


La veille, la diplomatie américaine s'était alarmée d'une situation de pré-génocide en République centrafricaine à mesure que le pays s'enfonce dans les violences inter-communautaires, notamment entre chrétiens et musulmans.


Le 1er novembre, un responsable de l'ONU chargé de la prévention des génocides, Adama Dieng, avait prévenu que la RCA pourrait devenir le théâtre d'un génocide.

La Centrafrique continue de s'enfoncer dans le chaos, avec des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, ce qui avait poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à demander l'envoi de 6.000 Casques bleus dans le cadre d'une éventuelle opération de maintien de la paix.


Le pays vit au rythme d'affrontements entre chrétiens et musulmans, entre groupes d'autodéfense et ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir depuis mars après avoir renversé le président François Bozizé), auxquels s'ajoute une forte poussée du banditisme à Bangui.



(©) 

Centrafrique : la France dénonce les exactions, appelle à agir

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 14:33

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 20 novembre 2013 à 14:05

 

Faut-il inclure les droits de l'Homme dans la lutte contre les «diamants du sang» ? Voilà l'une des questions qui est posée à Johannesburg où s'est ouverte, ce mardi 20 novembre 2013, la réunion annuelle des pays membres du Processus de Kimberley, mis en place il y a dix ans, qui vise à lutter contre le financement des conflits par les diamants. Certaines ONG et certains pays voudraient désormais y inclure la défense des droits de l'Homme, mais les grands producteurs de diamants sont réticents comme l’explique Claude Kabemba, le directeur de l'Observatoire des ressources naturelles d'Afrique australe.

 

RFI : A l’ouverture de l’Assemblée, l’Afrique du Sud a fait savoir que le processus de Kimberley n’avait pas vocation à faire cesser les atteintes aux droits de l’homme. Est-ce un recul par rapport à la philosophie de ce processus ?

 

Claude Kabemba : Il y a une force qui vient de la société civile et de certains gouvernements, qui pensent que le Processus de Kimberley a suffisamment réussi à réduire les conflits liés au diamant sur les continents. Mais il se fait que l’industrie fait face à d’autres problèmes qui aussi incluent les abus de droits de l’Homme, les abus des revenus de la vente de ces diamants. Donc il y a un débat sur le point de la définition de processus de Kimberley, aujourd’hui dans le contexte actuel, on n’a plus de conflits, mais il y une urgence liée à cette industrie qui engage certains acteurs à appeler à une nouvelle définition qui inclurait d’autres facteurs, au-delà des conflits armés.

 

Certaines organisations de la société civile ou certaines ONG comme Global Witness, voudraient que l’on prenne en compte cette dimension des droits de l’homme, alors que les pays producteurs ne le souhaitent pas ?

 

Tout simplement parce que les pays producteurs, surtout avec le cas récent du Zimbabwe, pensent que certains pays occidentaux veulent utiliser les droits de l’Homme pour des questions politiques et pour changer les régimes dans les pays dans lesquels ils n’ont pas confiance. Donc il y a cette position, surtout en Afrique, qu’il serait très dangereux d’inclure les droits de l’Homme dans ce Processus de Kimberley, parce que les droits de l’Homme n’ont pas une définition claire.

 

L’Afrique du Sud craint une manipulation à des fins politiques du processus de Kimberley ?

 

Ce n’est pas seulement l’Afrique du Sud, c’est à travers tout le continent africain, mais aussi le cas d’autres pays tels que la Chine. L’Afrique du Sud ajoute qu’il est possible de créer une complémentarité entre le Processus de Kimberley et d’autres initiatives, telle que l’Initiative de la transparence dans l’industrie extractive, mais aussi avec d’autres plateformes qui travaillent sur les droits de l’homme. Donc il n’est pas nécessaire pour le Processus de Kimberley de faire ce travail, comme il y a déjà des plateformes assez bien structurées qui travaillent sur ce sujet.

 

Est-ce que selon vous, en dix ans le Processus de Kimberley qui visait donc à empêcher les diamants du sang, c'est-à-dire à empêcher que les diamants ne financement des guerres civiles ou des conflits, a fonctionné ?

 

Le processus a fonctionné avec l’aide d’autres mécanismes d’intervention. Vous vous souvenez qu’au niveau de Sierra Leone le processus a fonctionné parce que l’intervention des Nations unies et la logistique militaire de surveillance pour contrôler les artisanaux, a aidé à la réussite du Processus de Kimberley. En Angola, la guerre s’est terminée, pas parce que le processus de Kimberley a arrêté le trafic de diamants, tout simplement parce que le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) a gagné la guerre contre l’Unita. Il est fondamentalement important de comprendre, que les conditions politiques et la capacité de l’Etat de contrôler l’extraction et la commercialisation du diamant, sont importants. Et que le Processus de Kimberley n’est qu’un support aux conditions internes dans le pays.

 

Est-ce qu’en République centrafricaine cela fonctionne, alors que le Processus des Kimberley doit justement examiner cette semaine une levée de l’embargo sur le diamant centrafricain ?

 

 

Non, pas du tout ! Nous sommes encore dans un système, dans des conditions politiques assez difficiles, pour qu’il y ait une surveillance correcte de la production du diamant et de la commercialisation du diamant. Raison pour laquelle je dis, par exemple, pour l’Etat de la République centrafricaine qu'aussi longtemps qu’on n’aura pas mis en place un Etat efficace, je ne pense pas que le Processus de Kimberley peut assurer une transparence et l’exploitation de l’exportation du diamant en République centrafricaine. Ce n’est pas possible.

 

Quels sont les principaux problèmes en République centrafricaine, dans cette filière du diamant ?

 

(Premièrement) l’Etat ne contrôle pas l’exploitation du diamant qui est suffisamment artisanale. De deux, l’Etat n’a pas des comptoirs bien mis en place comme on l’a dans certains pays. Et l’Etat lui-même n’a pas un système qui assure une gérance transparente et efficace. Donc, le problème est vraiment structurel, interne.

 

Pensez-vous que l’Assemblée annuelle du Processus de Kimberley va refuser de lever l’embargo sur le diamant centrafricain ?

 

Dans les conditions actuelles, je ne pense pas qu’on va lever la sanction. Probablement ça va continuer, parce que la situation n’a pas encore changé. Aussi longtemps qu’on n’aura pas encore réglé le problème des élections et un gouvernement légitime, je ne pense pas qu’on aura atteint des conditions satisfaisantes pour lever l’embargo.

 

Diamants de la guerre et droits de l'Homme, Kimberley et Centrafrique: éclairages de Claude Kabemba

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:39

 

 

 

 

Démenti du FDPC 

Communiqué de presse du FDPC d'Abdoulaye Miskine
Communiqué de presse du FDPC d'Abdoulaye Miskine
Communiqué de presse du FDPC d'Abdoulaye Miskine

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:36

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Une fois de plus dans la nuit du 18 au 19 novembre 2013, deux individus à  moto ont fait exploser au domicile du 2ème Substitut du Procureur de la République sis au quartier Ben-Zvi une grenade ayant fait des victimes. Profitant du décès immédiat de l’un des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (ex-SELEKA) le nommé NGUEREDE Laguerre en poste au domicile du magistrat, ces malfaiteurs se sont emparés des deux fusils et autres effets militaires et ont pris fuite laissant derrière eux Justin KASSINGAÏ grièvement blessé.

 

Face à cette nouvelle action criminelle visant des magistrats et les Forces de Défense et de Sécurité, le Chef de l’Etat instruit formellement le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire en harmonie avec le Ministre de la Justice pour que ces auteurs soient arrêtés et traduits devant la justice.

 

Le Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, au nom de la paix, rassure le peuple centrafricain de sa détermination à traquer tous les criminels, les pillards, les fauteurs de troubles, les auteurs et autres complices de violations des droits humains.

 

C’est avec gravité que le Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées suit la courbe de la situation sécuritaire tant à Bangui qu’en province. Des mesures exceptionnelles sont prises pour le rétablissement de la sécurité.

 

Pour sa part, il estime et croit fermement qu’une autre Centrafrique est possible, une Centrafrique des libertés fondamentales, une Centrafrique plus fraternelle, une Centrafrique de paix, une Centrafrique qui lutte contre l’impunité, une Centrafrique qui lutte contre ceux qui veulent encore la recouvrir de manteau noir de l’obscurantisme.

 

Fait à Bangui, le 19 Novembre 2013.

Le Porte-parole

 

 

Guy Simplice KODEGUE

RCA : Communiqué de presse du Porte-Parole de la Présidence

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:34

 

 

 

 

 

Washington 19 novembre 2013 à 12h30  Agence France-Presse
 

La diplomatie américaine s'est alarmée mardi d'une situation de «pré-génocide» en République centrafricaine (RCA), à mesure que le pays s'enfonce dans les violences inter-communautaires, notamment entre chrétiens et musulmans.

 

«Je ne crois pas que nous soyons dans une situation de génocide. Nous sommes dans une situation pré-génocidaire, comme l'ont dit un émissaire de l'ONU et d'autres experts», a indiqué un directeur du bureau Afrique du département d'État, Robert Jackson, devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

 

Le haut responsable faisait référence à une déclaration le 1er novembre de Adama Dieng, chargé de la prévention des génocides à l'ONU, qui avait prévenu que la RCA pourrait devenir le théâtre d'un «génocide», à l'heure où les violences inter-communautaires risquent de prendre un tour religieux entre chrétiens et musulmans.

 

M. Jackson a également souligné que les États-Unis privilégiaient le renforcement de la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), une force militaire mise en place par l'Union africaine, mais qui peine à tenir son rôle, par manque de moyens.

 

«À l'heure actuelle, nous ne soutenons pas la création d'une mission de maintien de la paix de l'ONU, dont la mise sur pied prendrait des mois, et nous pensons que la Misca est le meilleur mécanisme pour lutter contre la violence en cours en RCA», a affirmé M. Jackson.

 

La Centrafrique continue de s'enfoncer dans le chaos, au rythme des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, ce qui a poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à demander l'envoi de 6000 Casques bleus.

 

M. Ban a averti d'un «niveau alarmant de violence inter-communautaire» entre chrétiens et musulmans, disant craindre un «conflit religieux et ethnique à l'échelle du pays avec le risque d'aboutir à une spirale incontrôlable débouchant sur des atrocités».

 

Le pays vit au rythme d'affrontements entre chrétiens et musulmans, entre groupes «d'auto-défense» et ex-rebelles de la Séléka (parvenus au pouvoir en mars après avoir renversé le président François Bozizé), auxquels s'ajoute une forte poussée du banditisme dans la capitale Bangui, où de nombreuses armes circulent.

Centrafrique: les É-U mettent en garde sur une conjoncture «pré-génocidaire»

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:28

 

 

 

 

Centrafrique : Cinq options pour la sécurité

 

http://www.afrique7.com   Meyya Furaha / 19/11/2013 3:33

 

Face à la recrudescence de la violence en Centrafrique, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies propose cinq mesures pour rétablir la paix en République centrafricaine.

 

En effet, depuis la prise du pays par les éléments de l’ex-rébellion, la Centrafrique vit une phase de turbulence totale qui, de jour en jour, entraîne une situation d’insécurité. Ceci s’explique tant par les nombreux crimes (vols, viols, etc.) que par l’impunité dont jouissent les criminels et surtout par l’ampleur que prennent les violences intercommunautaires .

 

En prévision de la dégénérescence de ces violences, le Secrétaire général de l’ONU suggère dans un rapport publié lundi, qu’une action collective autorisée soit mise rapidement en application, en vue de la protection des civils et du rétablissement de l’autorité de l’Etat ainsi que de son fonctionnement. A ce titre, il a été proposé un soutien logistique à la Mission internationale de soutien en Centrafrique (Misca) par le biais d’un fonds alimenté au gré des Etats membres des Nations Unies et géré par la même Organisation.

 

Outre ces solutions, l’envoi de Casques bleus a figuré dans les suggestions faites par le Secrétaire général de l’ONU. Mais avant, une opération hybride comme celle conduite en Somalie devrait prendre place en Centrafrique. En clair, une Opération de maintien de la paix va bientôt voir le jour en République centrafricaine en raison de l’échec des actions entreprises au niveau régional et continental.

 

En somme, l’ampleur de la crise centrafricaine nécessite l’usage de plus grands moyens, comme ceux offerts dans le cadre des Nations Unies, pour restaurer l’Etat et par la même occasion veiller à la sécurité des populations civiles et au respect de leurs droits.

 

 

 

Centrafrique : cinq options pour un soutien international à la Misca

 

RFI  mercredi 20 novembre 2013 à 00:18

 

Le 19 décembre prochain, la force d’Afrique centrale en Centrafrique (Fomac), passera officiellement le témoin à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), une force africaine d’environ 3 600 hommes. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est déjà dit prêt à soutenir cette nouvelle force. Dans la résolution 2121, il s’était déclaré disposé «à envisager différentes options» et demandait à Ban Ki-moon de lui présenter les scénarios possibles. Le rapport vient d’être remis. Le Conseil doit examiner les options qu’il propose le 25 novembre prochain.

 

Pour le secrétaire général de l’ONU, il y a urgence à tenter de régler la crise centrafricaine avant que celle-ci n’échappe à tout contrôle. La situation humanitaire continue à s’aggraver, tout comme la situation des droits de l’homme. Des tensions entre musulmans et chrétiens apparaissent.

 

« Un échec à agir maintenant de manière décisive pour briser le cycle de violences, stopper les violations des droits de l’Homme, et rétablir un niveau minimum de sécurité au travers du pays, écrit Ban Ki-moonne mettrait pas seulement un peu plus en danger la population de la République centrafricaine (RCA), elle rendrait également toute future intervention plus complexe et coûteuse. »

 

Une mission envoyée en RCA du 27 octobre au 8 novembre a travaillé sur les besoins de la force régionale déjà déployée, et les moyens d’assurer sa transformation en Misca, la future force africaine, d’ici au 19 décembre.

 

Cette mission a recensé les difficultés logistiques actuelles, de l’alimentation en eau potable au paiement des soldes en passant par le transport de troupes, le soutien aérien, les systèmes de communication. Une aide en matière d’organisation, de coordination, a également été jugée nécessaire pour que la future Misca puisse mettre en application la totalité de son mandat.

 

Pour remédier à ces déficits, cinq options ont été envisagées par Ban Ki-moon dans le rapport qui a été remis ce lundi.

 

La première, la plus modeste, consiste à faire appel à des aides bilatérales ou multilatérales pour permettre le bon fonctionnement de la Misca. Dans ce scénario, les Nations unies jouent un rôle limité. Elles se chargent notamment de mobiliser cette assistance, assurent une forme de coordination entre les Etats membres de l’ONU et l’Union africaine et fournissent un soutien à la Misca en matière de planification.

 

Dans la deuxième option Ban Ki-moon propose d’ajouter, à ces aides bilatérales et multilatérales, un soutien des Nations unies au travers de certains équipements ou d’assistance technique.

 

La 3e option conduit l’ONU à s’engager un peu plus, notamment sur certains points jugés « critiques » pour le succès de la Misca : le transport aérien pour le déploiement et le transport de troupes, l’établissement de systèmes de communication, l’appui des spécialistes du Bureau des Nations unies en Centrafrique (Binuca), ... etc.

 

La 4e option doit permettre la fourniture d’un « paquet de soutien logistique » à la Misca, à travers l’établissement d’une mission de soutien de l’ONU, sur le modèle de l’aide fournie à l’Amisom, la force africaine déployée en Somalie. Concrètement, l’ONU fournirait à la Misca l’équipement et les services qu’elle apporte habituellement à une opération de maintien de la paix, à l’exception du paiement des soldes et des remboursements liés à l’utilisation du matériel. Ce scénario peut permettre une transition progressive à une opération de maintien de la paix.

 

La 5e option, la plus ambitieuse, consiste à transformer la Misca en opération de maintien de la paix des Nations unies. Cette force pourrait compter 6 000 militaires dans un premier temps. En cas de détérioration de la situation, les effectifs militaires pourraient être portés à 9 000 hommes. La composante de police pourrait, elle, compter 1 700 personnes.

 

Dans son rapport, Ban Ki-moon ne préconise pas de manière explicite le choix d’une option ou d’une autre. Le secrétaire général des Nations unies cite, en revanche différents avis : l’Union africaine et la CEEAC sont prêts à soutenir une éventuelle transformation de la Misca en force de maintien de la paix, mais ne la souhaitent pas dans un futur immédiat.

 

Le premier ministre Nicolas Tiangaye a indiqué qu’il accueillerait favorablement le déploiement urgent d’une mission de maintien de la paix. Le président de la transition Michel Djotodia a laissé entendre, selon Ban Ki-moon, qu’il ne s’opposerait pas au déploiement d’une opération de maintien de la paix.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit examiner les différentes options proposées le 25 novembre, lundi prochain.

 

 

L’ONU envisage d’envoyer des soldats en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com  19/11/13

 

Dans un rapport rendu public lundi 18 novembre sur la Centrafrique, Ban Ki-moon propose de monter une opération de maintien de la paix qui engagerait entre 6 000 et 9 000 casques bleus.

 

En attendant, la France se prépare à renforcer son dispositif sur place.

 

QUEL EST LE CONSTAT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU ?

 

En s’appuyant sur une mission d’évaluation de l’ONU menée du 27 octobre au 8 novembre en Centrafrique (RCA), le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a dressé un tableau critique de la situation dans ce pays, sept mois après la conquête du pouvoir par les rebelles de la Séléka. 

 

Il signale « un niveau alarmant de violence intercommunautaire », entre chrétiens et musulmans. Ainsi les affrontements entre ex-rebelles Séléka et milices « menacent de dégénérer en conflit religieux et ethnique à l’échelle du pays avec le risque d’aboutir à une spirale incontrôlable débouchant sur des atrocités ».

 

Face à ces risques, Ban Ki-moon constate que l’État est « pratiquement absent », les forces de sécurité impuissantes tandis qu’entre 15 000 et 20 000 ex-combattants de la Séléka « continuent de commettre de graves violations des droits de l’homme en toute impunité ».

 

QUE PRÉCONISE BAN KI-MOON ?

 

Le secrétaire général de l’ONU propose plusieurs options. Il envisage de soutenir logistiquement la force africaine déjà engagée en RCA, la Misca, par l’intermédiaire d’un fonds géré par l’ONU et alimenté volontairement par les États membres. 

 

Il propose également de monter une opération hybride comme celle menée en Somalie avec l’Amisom : une force africaine financée par l’ONU. Enfin, il propose aussi de monter une opération de maintien de la paix (l’envoi de casques bleus) qui engagerait entre 6 000 et 9 000 soldats selon la gravité de la situation et environ 1 700 policiers. Mais une telle opération est longue à organiser et ne devrait pas être lancée avant six mois.

 

QUE VA-T-IL SE PASSER À COURT TERME ?

 

Le rapport présenté par Ban Ki-moon va être soumis au Conseil de sécurité la semaine prochaine. La Misca, qui compte environ 2 500 soldats actuellement, doit être renforcée d’ici à la fin de l’année.

 

La France, qui compte environ 400 soldats en République centrafricaine (opération Boali) est en train de relever et compléter son dispositif sur place. Déjà des parachutistes du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) et un Groupe commandos parachutistes du 3e RPIMa ont été envoyés à Bangui ces derniers jours. Une compagnie de parachutistes du 3e RPIMa de Carcassonne est sur le point de partir.

 

« En alerte Guépard, elle devait être projetée à Bangui entre le 4 et le 6 novembre. Puis à la fin de la semaine dernière. Elle ne connaît pas exactement la nature de sa mission. Nous savons simplement qu’elle fait partie de ces troupes mobilisées pour renforcer nos forces sur place », confie une source militaire. 

 

Un autre ajoute : « Nous sommes en pleine relève des hommes. Mais nous sommes aussi en train de renforcer notre dispositif en vue d’une opération plus conséquente. C’est dans ce cadre que nous préparons l’envoi d’un Groupement tactique interarmes pour ce pays. »

 

LAURENT LARCHER

Centrafrique : cinq options pour un soutien international à la Misca

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:24

 

 

 

 

 

VOA  mardi, novembre 19, 2013 Heure locale: 21:28

 

Les autorités centrafricaines ont fait état de la mort, dimanche 17 novembre, de trois ex-éléments de l’ancienne coalition Seleka, à Bangui, lors d’un échange de tirs avec les forces de sécurité.

 

Les suspects avaient été identifiés par des témoins comme étant les meurtriers du magistrat Modeste Martineau Bria, directeur général des services judiciaires au ministère de la Justice.

 

Il a été tué par balles par plusieurs hommes armés de Kalachnikov dans la nuit de samedi à dimanche 17 novembre, en sortant d’un restaurant dans le deuxième arrondissement de Bangui. Son garde du corps, qui est intervenu pour le protéger, a été tué d’une balle dans la tête.

 

Pendant ce temps, le Cameroun a déployé des troupes supplémentaires à sa frontière avec la Centrafrique, suite à une nouvelle attaque meurtrière d’hommes armés en provenance de ce pays voisin.

 

Le ministère de la Défense rapporte que ces hommes armés non identifiés ont tué un soldat et un civil samedi 16  novembre au soir dans la ville de Biti. Cinq des assaillants auraient été tués au cours de l'affrontement qui a suivi avec des soldats camerounais.


Plusieurs autres assaillants ont été blessés et un a été fait prisonnier, selon l’armée camerounaise qui affirme avoir repoussé ce groupe armé. Le suspect capturé est interrogé pour déterminer l'identité et le motif des agresseurs.

 

Les habitants de cette zone se plaignent de raids réguliers transfrontaliers depuis que la rébellion Séléka en Centrafrique a accédé au pouvoir en mars dernier.

 

Source : http://www.lavoixdelamerique.com/content/rca-trois-ex-seleka-tues-dimanche-dans-des-accrochages-a-bangui/1792710.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

RCA  trois ex-Seleka tués dimanche dans des accrochages à Bangui

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 13:59

 

 

 

 

 

RFI  mardi 19 novembre 2013 à 12:36

 

Le calme est revenu à Gbiti, une localité située dans l’est du Cameroun à la frontière avec la Centrafrique. Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre, des affrontements y ont opposé des assaillants venus de RCA à l’armée camerounaise qui a repoussé les agresseurs. Les violences ont fait sept morts tandis qu'une quinzaine de prisonniers seraient aux arrêts.

 

Selon une source proche des forces camerounaises, les agresseurs seraient bien des éléments de la Seleka, l’ex-rébellion auteur du coup de force contre le régime Bozizé. Quant à leur nombre, il pourrait atteindre près de 300 hommes, selon le témoignage d’un habitant de Gbiti joint par RFI.

 

En revanche, les interrogations persistent autour du mobile de ces assaillants. S’agit-il de simples razzias visant à se ravitailler ou d’une véritable provocation en territoire camerounais ? Samedi soir, les agresseurs ne se sont pas contentés de piller. Ils ont semé la panique en tirant à l’arme lourde dans le petit village de Gbiti.

 

Des renforts attendus sur place

 

Par ailleurs, d’après le gouverneur de la région de l’Est qui s’exprimait sur l’antenne nationale, ces hommes se préparaient à attaquer les bases camerounaises depuis plusieurs jours, selon leurs informations.

 

Pour l’heure, seule certitude : la sécurité a été renforcée dans cette zone frontalière poreuse, où évoluent des groupes armés. De source sécuritaire, des moyens supplémentaires devraient être très prochainement déployés, notamment des hélicoptères pour pallier toute nouvelle agression venant de RCA.

Cameroun : de nombreuses questions après l’attaque d’un village à la frontière centrafricaine

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 11:28

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdefrance.fr   De Marie Pecquerie  lundi 18 novembre 2013 à 15:34

 

Depuis une semaine, la capitale de la République Centrafricaine (RCA) est victime d’une nouvelle flambée de violences. La situation s'est brutalement aggravée après les nombreuses exactions commises envers des Centrafricains et quelques expatriés, dont un Français. Les autorités françaises et américaines ont exprimé leur inquiétude.

 

La sécurité, déjà précaire dans les rues de Bangui, ne cesse de se dégrader. La semaine dernière, des rebelles de la Seleka ont multiplié les exactions contre les civils. Deux d'entre eux ont été kidnappés.  

 

Ce rapt s’est soldé par un échange de tirs et par la mort de deux jeunes centrafricains. Dans la nuit du 10 novembre, un Français a également été blessé par balles. Alors qu’il tentait d’échapper à deux agresseurs, l’homme de 50 ans a été touché à la poitrine et dans le dos.

 

Une menace prise au sérieux par les Etats-Unis et la France

 

Ces évènements ont été pris au sérieux par les autorités américaines au regard de l’insécurité croissante qui règne dans les rues de Bangui. Dans un communiqué publié ce vendredi, Washington a d'ailleurs conseillé à tous ses ressortissants de quitter le pays dans les plus brefs délais.

 

 La menace de déstabilisation de la région a également alarmé la France. Alors que 450 militaires français sont actuellement déployés en Centrafrique, l’armée s’apprêterait à envoyer 250 soldats en renfort. Selon RFI et le journal La Croix, un navire aurait été appareillé à Toulon, en partance pour la RCA.

 

 2 600 soldats africains déployés dans la région de Bangui

 

 L’armée française n’est pas la seule à être présente dans le pays. Près de 2 600 soldats africains assurent la sécurité de la Centrafrique et plus particulièrement de Bangui. Cette force a pour but d’apaiser les tensions entre les chrétiens, les musulmans et les rebelles de la Seleka. Elle constitue la Force multinationale de l’Afrique centrale (Fomac) commanditée par la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale.

 

 Cependant, les militaires, mal payés et peu entrainés, peinent à s’imposer. Fin décembre, ces effectifs seront réintégrés dans la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), sous tutelle de l’Union Africaine. L’Union africaine est l’institution de gouvernance régionale la plus puissante en Afrique : elle compte 54 Etats membres.

CENTRAFRIQUE : L’INSÉCURITÉ CROISSANTE À BANGUI INQUIÈTE LA FRANCE

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 11:06

 

 

 

 

 

BANGUI Lundi 18 novembre 2013 23:25 UTC (Xinhua) - Les magistrats centrafricains ont décidé lundi de suspendre leurs activités pour une durée d'un mois pour protester contre l'assassinat du magistrat Modeste Martineau Bria et de son garde du corps, tués samedi dernier par d'anciens rebelles de la coalition Seleka.

 

"Nous avons décidé d'un arrêt de travail pour une durée d'un mois à compter de ce jour. Le but est de demander aux autorités du pays, que la lumière soit faite sur la mort de notre collègue et de son garde du corps qui ont été abattus froidement. Nous demandons également à connaître les commanditaires",  a confié a Xinhua le Secrétaire général de l'amical des magistrats centrafricains, Yves Kokoyo.

 

M. Kokoyo a précisé que le parquet est déjà saisi pour que des enquêtes soient menées afin que les présumés coupables répondent de leurs actes devant la justice du pays.

 

"Une marche pacifique sera organisée le vendredi prochain pour alerter l'opinion nationale et internationale sur des cas d'assassinats enregistrés ces derniers jours dans la capitale centrafricaine", a-t-il ajouté.

 

Le magistrat Modeste Martineau Bria, directeur général des services judiciaires et son aide de camp, ont été froidement abattus dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sica II, dans le 2ème arrondissement de Bangui au moment où ils sortaient d'une buvette, par des éléments de l'ex-Séléka qui ont ouvert le feu sur eux.

 

Cet assassinat a provoqué la colère des habitants des quartiers situés dans cet arrondissement et des environs, qui ont érigé des barricades sur la voie et brûlé des pneus. Plusieurs personnes ont été blessées au cours de cette manifestation.

 

Dans un communiqué publié le dimanche, le ministère centrafricain de la Sécurité publique a indiqué que les trois assassins du magistrat ont été abattus par les forces de l'ordre alors qu'ils résistaient à leur tentative d'interpellation.

 

La ville de Bangui est devenue le théâtre d'affrontements entre la population civile et les ex-rebelles jugés coupables de viols, de tueries et de pillages. Cependant, le pouvoir de Bangui multiplie les accusations de manoeuvres de déstabilisation contre les partisans de l'ancien président François Bozizé.  

Centrafrique : Les magistrats entrent en grève

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