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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 13:12

 

 

 

 

 

 

                                                                                     

Les assassinats quotidiens de civils, de nombreux éléments de défense et  de sécurité et particulièrement celui du Magistrat Modeste BRIA ainsi que de son aide de camp sont tout à fait inadmissibles.                                                 .                                                                                                                                                               

Ils montrent que la barbarie de la SELEKA a désormais atteint le cœur de la République. 

       

Ces crimes sont d’autant plus graves qu’ils constituent un signe d’anarchie au bord de laquelle se trouve désormais le pays et surtout de l’effondrement  de la République.  

                   

En effet, l’assassinat notamment d’un magistrat avec son aide de camp, suivi quelques jours de  l’attaque à la grenade du domicile du substitut du Procureur de la République ayant causé la mort de  l’aide de camp  de celui-ci, laissent  mesurer aisément le niveau de recrudescence  que la  violence a atteint dans notre pays.                               .                                                                                                                                        

La grève des magistrats pour une période d’un mois devrait amener un gouvernement réellement  soucieux de l’ordre au sein de la République  de se pencher très rapidement sur cette préoccupante  situation.

 

 Le fait d’arrêter trois des auteurs du crime et de les abattre devant le domicile du magistrat et sa famille la nuit même,  n’est pas la solution immédiate qu’il fallait,  car de nature à ne pas permettre de faire la lumière sur la motivation réelle du crime ainsi que l’identification de ses auteurs ou complices encore en liberté, ce qui ne facilitera pas le travail de la justice. 

                                                      .                                                                        

Par ailleurs, Il n’y a pas une  meilleure démonstration de l’absence de lutte réelle contre l’insécurité que la présence du Chef de l’Etat de Transition et des membres du gouvernement à une cérémonie de dotation des éléments de sécurité de six pistolets et de 60 kalachnikovs pour la protection de toute la capitale face surtout à un essaim de criminels mieux équipés en armes.                                     .                                                                                                                 

Tous ces signes montrent très clairement l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité et posent très clairement  la question de  son  de son rôle réel.                                                                                                                                                                                    

Je condamne très fermement cet assassinant par des éléments de l’ancienne coalition SELEKA, disséminés désormais dans la nature et sur l’ensemble du territoire, donc sans contrôle ainsi que le gouvernement pour son incapacité totale à ramener ou assurer la sécurité, de surcroit dans la capitale centrafricaine, siège de l’ensemble des institutions nationales.                                                                                                                                                           

Je demande par ailleurs à la communauté internationale d’intervenir le plus rapidement possible car la dissolution de la coalition SELEKA et l’annonce de son intervention qui tarde à commencer font cabrer une partie des éléments qui composaient cette milice, tout  en  accentuant la violence dans le pays.

 

                                                                  Fait à PARIS le 20 Novembre 2013

 

                                                                   Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

                                                                   Personnalité Politique Indépendante.

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE EN CENTRAFRIQUE par Olivier Gabirault

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:14

 

 

 

 

 


JOHANNESBURG   AFP / 22 novembre 2013 12h04 - La Centrafrique reste suspendue du Processus de Kimberley, a-t-on appris vendredi auprès de ses représentants à Bangui, présents à Johannesburg pour la réunion annuelle du régime international assurant que les diamants ne servent pas à financer des conflits.

La décision est prise depuis jeudi et va seulement être confirmée, la suspension est maintenue, a déclaré à l'AFP Maxime Ange Kazagui, secrétaire permanent adjoint du Processus de Kimberley en poste à Bangui.


Ce qui est dit, c'est que sur la base des rapports de l'ONU, le contexte actuel ne permet pas pour l'instant d'envoyer une mission d'évaluation, a-t-il ajouté, alors que les pays et ONG membres terminaient de rédiger le communiqué final de la réunion.

La Centrafrique a été suspendu le 23 mai, dans la foulée du renversement en mars du président François Bozizé par les rebelles du Séléka et l'arrivée au pouvoir du président Michel Djotodia.


L'industrie du diamant fait vivre près d'un quart de la population et M. Djotodia avait proposé un plan pour assurer la traçabilité des diamants exportés par son pays.

Le Processus de Kimberley demande de continuer à affiner le plan en attendant de pouvoir envoyer une mission, a ajouté M. Kazagui. 


Il y a trop d'attentisme de la part du Processus de Kimberley qui doit absolument envoyer une mission le plus vite possible, a-t-il personnellement déploré. On ne peut pas maintenir la suspension sans aller voir sur le terrain si le plan proposé est crédible.


Le Centrafrique est un producteur de diamants relativement modeste par la quantité qui le classe 10 ou 11e mondial selon les années, mais 4e ou 5e par la qualité, avec environ 350.000 à 400.000 carats par an, a-t-il rappelé.


En Centrafrique, on ne peut pas payer deux mois de salaire sans l'apport du diamant, a-t-il dit, redoutant les conséquences sur place.


La décision sur la Centrafrique bloque l'export, mais pas la production. On évalue à 100.000 carats la valeur déjà stockée mais le stockage ne pourra pas continuer, ce qui veut dire que d'une manière ou d'une autre, les diamants vont partir en contrebande, a-t-il expliqué.


En toute objectivité il y a des zones dangereuses en Centrafrique (..) mais les zones diamantifères sont sous contrôle du gouvernement, a-t-il ajouté.


Les nouvelles autorités ont présenté un plan mais aussi bien l'Est que l'Ouest du pays ne sont pas sécurisés. Le gouvernement ne contrôle pas ces zones de production. Des éléments durs et certaines factions du Séléka sont revenus, affirme au contraire Alan Martin de l'ONG canadienne Partnership Africa Canada.


La situation a empiré depuis juin, a-t-il dit.



(©) 

Les diamants de Centrafrique toujours suspendus du Processus de Kimberley

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:06

 

 

 

 

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) ) Par Gaston Ella & AFP:  21/11/2013 - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est attendu vendredi à Libreville pour évoquer notamment la crise en République centrafricaine (RCA) avec les autorités gabonaises, a rapporté jeudi l’AFP citant une source proche du ministère.

 

Une source proche de l’ambassade de France à Libreville a confirmé l’information précisant que M. Le Drian n’aura pas beaucoup de contact avec la presse. Le patron de la défense en France effectue, en effet, une visite de travail dont la durée n’a pas été révélée.

 

 Selon son entourage, M. Le Drian doit s'entretenir avec le président gabonais Ali Bongo. Il évoquera avec les responsables gabonais "la crise en RCA et son impact régional", a souligné le porte-parole de la Défense, Pierre Bayle, lors du point de presse du ministère. 

 

Mercredi, le président François Hollande a pressé la communauté internationale d'"agir" au plus vite pour mettre fin aux exactions contre la population en Centrafrique, livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par une coalition rebelle aujourd'hui dissoute qui a porté au pouvoir Michel Djotodia.

 

 Selon le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU devrait intervenir début décembre pour permettre "aux forces africaines (des pays voisins), à l'Union africaine et également à la France" d'intervenir. La France serait dans ce cas "à l'appui des Africains", a-t-il souligné. 
La France compte actuellement en Centrafrique un peu plus de 400 militaires qui contrôlent essentiellement l'aéroport de Bangui.

 

 Environ 350 hommes ont par ailleurs été embarqués à bord d'un bâtiment de la marine nationale, le BPC Dixmude, qui a quitté Toulon samedi à destination du golfe de Guinée. Equipés de véhicules blindés légers, type VAB et VBL, et d'hélicoptères, ces éléments constituent une force prépositionnée pour le cas où les effectifs français en RCA devraient être prochainement renforcés. 

 

La France compte par ailleurs environ 900 soldats stationnés au Gabon. Les relations bilatérales de défense sont également au programme des entretiens de M. Le Drian à Libreville.

Le ministre français de la Défense attendu vendredi à Libreville

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:45

 

 

 

 

 

 

http://www.atlantico.fr  22 novembre 2013

 

L'auteur de l'interview Alain Antil, est chercheur et responsable du programme Afrique subsaharienne à l’IFRI. Il enseigne à l’Institut d’Etudes Politiques de Lille et à l'Institut Supérieur Technique Outre-Mer (ISTOM).


 

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé la situation en Centrafrique "proche du génocide". Si le terme est excessif, les exactions commises dans ce territoire nécessitent toutefois une importante intervention de la communauté internationale.

 

Atlantico : Laurent Fabius a déclaré que la Centrafrique est "au bord du génocide". Est-ce crédible ?

 

Alain Antil : Le pays s’enfonce depuis des mois dans une spirale infernale où exactions contre les civils, pillages systématiques de villages, désorganisation complète des services de l’État incapable aujourd’hui d’offrir des service de santé par exemple. La Seleka, terme qui signifie « coalition » en sango (la langue nationale), est un regroupement de partis et de leurs ailes militaires, c’est un mouvement peu cohérent en réalité composé de bandes armées très autonomes. Si ce mouvement est centrafricain, il comporte également des mercenaires étrangers, notamment soudanais et tchadiens.

 

Si le terme pré-génocidaire semble inadéquat car il n’y a pas un mouvement puissamment organisé et centralisé ayant la volonté de détruire une partie de la population, nous sommes néanmoins certainement déjà entré dans une catastrophe humanitaire, avec de nombreux morts.

 

Est-ce également un signe que la France s'apprête à intervenir ? Que pourrait-elle concrètement faire ?

 

La France a déjà un contingent de quelques centaines d’hommes qui sécurisent l’aéroport de Bangui et les ressortissants français et européens présents dans la capitale. Paris compte envoyer au moins 1000 hommes supplémentaires pour vraisemblablement sécuriser la capitale et sa proximité immédiate.

 

La situation critique en Centrafrique dure depuis le renversement de François Bozizé en mars dernier. Pourquoi l'intervention tarde-t-elle ? Qu'est-ce qui a changé récemment poussant les autorités françaises à communiquer sur une possible intervention ? 

 

La France est sur un autre front africain très compliqué, le Mali, et François Hollande ne souhaite pas multiplier les interventions militaires. Cependant, la dégradation constante de la situation impose à la communauté internationale d'intervenirDe plus, les affrontements prennent de plus en plus une tonalité confessionnelle, ce qui est très inquiétant. Pour l’instant, seule la Fomac (Force multinationale des États de l'Afrique centrale) et la France se sont portés au secours du pays. Compte tenu du nombre de soldats engagés, même renforcés par les 1000 soldats français et les casques bleus annoncés par Ban Ki Moon au début de la semaine, les ambitions seront évidemment limitées dans un pays plus grand que la France.

 

Quels sont les intérêts qui poussent la France à occuper, comme au Mali, une position de premier plan dans une éventuelle intervention en Centrafrique ?

 

Certains évoquent comme à chaque fois de puissants intérêt miniers où la volonté de barrer la route aux intérêts chinois, en réalité, nous sommes face à une situation récurrente en Afrique francophone où la France intervient une nouvelle fois dans un pays qui en réalité n’intéresse pas la communauté internationale. Les Américains n’interviendront pas, les Européens seront une fois de plus aux abonnés absents, l’Afrique du Sud a tenté de sauver le régime Bozizé et a perdu des hommes, seuls les pays voisins et l’ex-colonisateur sont présents.

 

Après une intervention au Mali en début d'année, comment le gouvernement peut-il préparer l'opinion publique française à une nouvelle action militaire dans cette région du monde ?

 

Il ne s’agit pas du même type d’intervention qu’au Mali. Il y aura certainement des accrochages avec divers groupes mais certainement pas de batailles d’envergures. L’engagement français sera moins coûteux et surtout moins dangereux pour les soldats français. De plus, il y aura vraisemblablement un consensus entre le PS et l’UMP pour cet engagement, qui ne sera donc pas très clivant pour la vie politique française.  

 

Si action il y a, ce ne sera pas "aussi massif et durable" que le Mali a annoncé le ministre des Affaires étrangères. Dans un pays plus grand que la France, frontaliers de six autres États, où se mêlent luttes pour le pouvoir et combats religieux, est-il possible de ne pas s'enliser ? 

 

Ce sera une opération de maintien de la paix plutôt qu’une guerre, mais il faudra un soutien beaucoup plus important de la communauté internationale, nous sommes dans un territoire où il n’y a plus d’Etat, où il n’y a plus d’armée nationale. Ce territoire est devenu un carrefour de bandes armées, de coupeurs de routes, qui terrorisent les populations. Il y a un risque de très forte dégradation de la situation alimentaire. Enfin, le terrible mouvement armé millénariste ougandais, la Lord Resistance Army (LRA) a trouvé refuge à l’Est de la RCA. Le processus de sortie de crise sera très long.

 

Propos recueillis par Damien Durand


http://www.atlantico.fr/decryptage/centrafrique-risque-genocide-craint-laurent-fabius-est-surestime-mais-situation-tres-grave-alain-antil-905682.html#BHCJOlJ6VMOkXUCX.99

Lu pour vous : Centrafrique : le risque de génocide craint par Laurent Fabius est surestimé mais la situation très grave

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:41

 

 

 

 

 

 

http://www.lecongolais.cd/  21 nov 2013

 

En République centrafricaine (RCA), la Séléka revient au-devant de la scène, comme pour rappeler aux autorités de Bangui qu’elle est toujours là. En effet, l’ex-coalition s’en est prise samedi dernier à l’un des symboles et pas des moindres de l’Etat, à savoir la Justice. C’est l’ancien procureur de la République et directeur des services judiciaires qui a fait les frais de la violence aveugle des anciens compagnons devenus indésirables de Djotodia.

 

Le message que la Séléka envoie à Djotodia et à son gouvernement de transition à travers cet assassinat, ne souffre d’aucune ambiguïté. Bangui semble du reste l’avoir bien compris, comme le confirme cette déclaration du ministre de la Fonction publique : « C’est le désordre qui va s’installer dans le pays, puisqu’ils s’en prennent à la Justice qui est le garant de l’ordre. » On ne peut pas si bien dire.

 

En réaction à cet assassinat, les magistrats du pays ont décidé d’entrer en grève pour une durée d’un mois « afin de demander au gouvernement de faire la lumière sur l’assassinat de leur collègue Modeste Bria. »

 

C’est un massacre à grande échelle, une hécatombe qui se prépare dans ce pays

Cet énième acte criminel de la Séléka, en même temps qu’il relance le débat sur la situation sécuritaire en Centrafrique, nous rappelle, s’il en est encore besoin, que ce pays traverse une période difficile de son histoire, en termes de droits de l’Homme, de justice, d’humanisme tout simplement.

 

La situation sécuritaire depuis l’avènement de cet aventurier de Djotodia ne fait qu’empirer de jour en jour, à telle enseigne que l’on peut, toutes proportions gardées, affirmer que la Centrafrique est aujourd’hui dans une étape pré-génocidaire.

 

La situation relativement rassurante qu’offre Bangui ne doit pas tromper les autorités centrafricaines. Du reste, le Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC) tire déjà la sonnette d’alarme.

 

 » La recrudescence de la violence et des exactions criminelles a atteint le seuil de l’intolérable et la poursuite des exécutions sommaires risque, à la longue, de conduire à une insurrection populaire aux conséquences incalculables, a-t-il lancé. » Au même moment, un rapport des Nations unies déplore « un niveau alarmant de violence intercommunautaire entre chrétiens et musulmans. »

 

C’est donc un massacre à grande échelle, une hécatombe qui se prépare dans ce pays.

 

Il faut surtout que cette force onusienne, si elle est mise en place, puisse bénéficier d’un mandat d’interposition, pour ne pas dire de répression

 

Et comme d’habitude, ni ses voisins, ni les organisations de la sous- région, ni même l’Union africaine, ne disent mot. Comme d’habitude, tous invoquent la raison du manque de moyens. Un manque de moyens qui frise plutôt le manque de volonté. Face à cette inertie coupable des pays africains, le Secrétaire général des Nations unies préconise l’envoi de 6000 casques bleus en RCA.

 

Ce n’est pas trop tôt, certes, mais « mieux vaut tard que jamais ». Il faut saluer cette initiative du Secrétaire général Ban Ki- Moon, et souhaiter que la proposition soit entérinée très rapidement par le Conseil de sécurité.

 

Il faut surtout que cette force onusienne, si elle est mise en place, puisse bénéficier d’un mandat d’interposition, pour ne pas dire de répression. C’est à cette condition que la mission de cette force répondra aux attentes du peuple centrafricain. C’est aussi à cette condition qu’elle évitera à l’Afrique, après la misère et la corruption, de devenir champion du monde en génocides.

 

DIEUDONNE MAKIENI/LP



Source : http://www.lecongolais.cd/centrafrique-linertie-coupable-de-la-sous-region/#ixzz2lMln8mCQ

Centrafrique : L’inertie Coupable De La Sous-Région

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:37

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 22 novembre 2013 10h21 - La présidence centrafricaine a maintenu vendredi négocier avec le chef rebelle ougandais, Joseph Kony, recherché depuis des années pour crimes contre l'Humanité, dans le but d'aider les femmes et les enfants qui vivent, selon Bangui, avec les combattants dans une région isolée de Centrafrique.

Malgré les très forts doutes exprimés jeudi par les Etats-Unis sur le fait que le président centrafricain Michel Djotodia soit en contact avec le chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy-Simplice Kodégué, a réaffirmé à vendredi qu'il y avait des négociations en cours.

L'armée ougandaise, appuyée par une centaine de soldats américains, mène depuis 2008 une chasse à l'homme pour retrouver Joseph Kony dans le cadre d'une opération de l'Union africaine rassemblant 3.000 hommes. Washington a offert cinq millions de dollars pour sa capture.


Avec le chef rebelle et ses combattants, il y a des enfants, des femmes, des vieillards, qui sont des apatrides: tout cela a amené les autorités centrafricaines, et le chef de l'Etat en premier lieu, à envisager une phase de négociations afin de leur porter secours, a assuré M. Kodégué.


Désormais, M. Djotodia appelle le communauté internationale à se saisir de cette situation parce que la Centrafrique a déjà trop de problèmes. L'Etat n'a pas les moyens de faire face à ses propres problèmes pour en rajouter d'autres, et puis les charges qui pèsent sur Joseph Kony sont lourdes, a souligné le porte-parole.

Les Etats-Unis ont mis beaucoup de moyens, notamment de l'argent, du matériel et des hommes pour traquer Kony. Cela dure encore. C'est une position qu'ils défendent, mais nous pensons qu'il faut donner tout son sens à la démarche du chef de l'Etat, afin d'éviter à la Centrafrique de sombrer dans un autre cycle de violences, a-t-il ajouté.


Si les Etats Unis sont parvenus à mettre la main sur Ben Laden, c'est parce qu'ils ont procédé avec plusieurs options et il faut mettre toutes les options en jeu en ce qui concerne Joseph Kony. S'ils veulent entrer en contact avec lui, il y a des moyens à mettre en oeuvre, selon le porte-parole.


M. Djotodia a assuré jeudi que Joseph Kony voulait sortir de la clandestinité. Nous sommes en train de négocier avec lui. Il a demandé à être fourni en nourriture, le gouvernement s'est occupé de cela, a-t-il déclaré lors d'une rencontre à Bangui avec des représentants des partis politiques.


En 2005, Joseph Kony est devenu, avec quatre de ses adjoints, le premier suspect inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) qui a délivré un mandat d'arrêt international contre eux pour crimes contre l'Humanité et crimes de guerre, dont meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d'enfants.


La LRA était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants ont essaimé depuis 2005 dans le nord-est de la République démocratique du Congo, en Centrafrique et au Soudan du Sud.



(©) 

 

 

Centrafrique: Joseph Kony, chef d'une des plus cruelles rébellions

 

Kampala (AFP) - 21.11.2013 10:44 - Joseph Kony, dont la Centrafrique dit négocier la sortie de clandestinité, a troqué l'aube d'enfant de choeur pour le treillis du rebelle, semant depuis 25 ans la mort dans la region, à la tête de la cruelle Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgé une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Kony a transformé, après les avoir kidnappés, des dizaines de milliers de garçonnets en soldats dociles et de fillettes en esclaves sexuelles.

 

Jusqu'à l'annonce de sa présence probable en Centrafrique mercredi, il était difficile déterminer où se trouvait Kony depuis que ses troupes avaient été chassées par l'armée régulière du nord de l'Ouganda en 2006. Il avait seulement été localisé dans les forêts équatoriales impénétrables des pays voisins, errant entre République démocratique du Congo (RDC), Centrafrique, Soudan et Soudan du Sud.

 

Prophète auto-proclamé, il y a poursuivi ses exactions, avec un contingent amaigri de partisans, réduit désormais à quelque 150 combattants éparpillés en petits groupes et pourchassé inlassablement par les armées de la région, appuyées par une centaine de membres des forces spéciales américaines.

 

En 2005, Kony devient, en compagnie de quatre de ses adjoints, le premier suspect inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) qui délivre un mandat d'arrêt international contre eux pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, au nombre desquels meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d'enfants.

 

Traqué

 

Les informations sur Kony sont rarissimes. Le peu d'éléments biographiques disponibles proviennent d'ex-combattants de la LRA et de nombreuses ex-"épouses", ayant fait défection, faits prisonniers ou libérés par l'armée ougandaise.

 

Sa date de naissance précise est inconnue, mais il est supposé avoir vu le jour au début des années 1960, dans le département de Gulu, dans le nord de l'Ouganda. Issu de la minorité Acholi, on sait juste que son éducation se limite à l'école primaire.

 

Il prend les armes en 1987, ralliant le Mouvement du Saint-Esprit (HSM) fondé l'année précédente par la rebelle messianique Alice Auma Lakwena pour combattre le nouveau président de l'époque, Museveni, qui venait de renverser des dirigeants issus du nord du pays.

 

Alice Lakwema, ex-prostituée décrite comme sa cousine ou sa tante, s'exile cette même année au Kenya. Sous la houlette de Kony, une faction du HSM devient la LRA.

 

Les rares photos disponibles de celui qui se fait appeler "Professeur", "Saint Père" ou "Grand Maître" par ses partisans, montrent un moustachu au physique banal, de taille moyenne, en treillis militaire.

 

Ceux qui - de gré ou de force - l'ont côtoyé, racontent qu'il régit tout, de la tactique militaire aux règles d'hygiène personnelle, terrifiant ses subalternes en affirmant recevoir ses ordres du Saint-Esprit. D'anciens proches le créditent de pouvoirs surnaturels, le disant capable de "lire dans vos pensées".

 

D'ex-"concubines" rencontrées par l'AFP en 2006 lui attribuent une soixantaine de femmes et au moins 42 enfants. Il "affirme exaucer la volonté de Dieu", avait raconté l'une d'elles, Evelyn, kidnappée par la LRA et forcée d'"épouser" Joseph Kony avant d'être libérée par l'armée ougandaise.

 

Les exactions de Kony et sa politique d'enlèvements d'enfants lui ont rapidement fait perdre le soutien des populations du nord, pourtant très hostiles au gouvernement Museveni, qui déplacera de force - officiellement pour les protéger - deux millions de personnes dans le cadre de sa lutte anti-LRA.

 

Le chef suprême de la LRA n'est qu'exceptionnellement apparu en public, la dernière fois en 2006, dans la localité soudanaise de Ri-Kwangba, frontalière de la RDC, dans le cadre d'un processus de négociations entamé alors avec Kampala.

 

En avril 2008, attendu à Ri-Kwangba pour parapher un accord de paix longuement négocié, il fera faux bond à la dernière minute, réclamant un abandon préalable des poursuites de la CPI.

 

En 2006, il assurait à un journaliste occidental, un des rares étrangers à l'avoir rencontré, qu'il n'était "pas un terroriste" et combattait "pour la démocratie".

 

Ses victimes, elles, racontent avoir été forcées de mutiler ou tuer leurs amis, voisins ou proches, quelquefois en les mordant jusqu'à la mort, et parfois de boire le sang de leurs victimes dans le cadre de rites effroyables.

 

Depuis quelques années, on dit cependant Kony affaibli, traqué et terré dans une forêt qu'il arpente depuis plus de 25 ans.

 

© 2013 AFP

Bangui maintient négocier avec Kony pour aider les civils

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:29

 

 

 

 

 

 

BANGUI (Xinhua) - L'attaque du village camerounais de Gbiti (Est) dans la nuit du 16 au 17 novembre est l'oeuvre des éléments de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, chef rebelle arrêté en septembre au Cameroun, a déclaré dans un communiqué lu jeudi matin sur les ondes de la radio nationale le porte-parole de la présidence, Guy Simplice Kodégué.

 

"Le gouvernement centrafricain tient à rappeler ce qui suit : les services de renseignement centrafricains ont été alertés du projet d'agression qui se tramait, impliquant, toute proportion gardée, les forces négatives se réclamant d'Abdoulaye Miskine. Diligence a été faite au gouvernement camerounais tendant à l'informer sur ce projet funeste quatre jours à l'avance", a-t-il dit.

 

Le porte-parole de la présidence a précisé que « devant cet acte odieux qui a entraîné la mort des ressortissants d'un peuple frère et ami de la Centrafrique, le gouvernement centrafricain tient à rassurer les autorités camerounaises que des dispositions seront prises pour traquer les éventuels auteurs, co-auteurs, complices où qu'ils se trouvent sur le territoire centrafricain, afin d'endiguer la racine du mal". "A ceux qui attisent le feu de la discorde et de la haine et qui incitent les uns et les autres à marcher dans le sens du gé nocide, je voudrais rappeler que la répression ne les épargnera pas", a conclu Guy Simplice Kodégué.

 

Membre fondateur de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, le FDPC est un mouvement politico-militaire centrafricain qui a finalement choisi de rester à l'écart, pour des raisons non expliquées qui suscitent des interrogations, de la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars à Bangui.

 

Au moment de cet épilogue de la bataille armée contre le régime de François Bozizé, son leader Abdoulaye Miskine, auquel une place a pourtant été accordée au sein des institutions de la transition politique dans le pays, avait préféré se replier avec ses hommes à la frontière camerounaise.

 

Déclaré blessé lors d'affrontements avec les combattants de la Séléka quelques temps après, il sera soigné à Bertoua, la principale ville de la région de l'Est du Cameroun, avaient confié récemment à Xinhua ses proches rencontrés à Bangui au lendemain de l'arrestation du chef rebelle en septembre par les services de sécurité camerounais, à la suite de l'assassinat d'un policier camerounais dans la région.

 

Sept personnes dont cinq assaillants, un soldat et un civil camerounais ont été tuées dans l'attaque de la localité de Gbiti samedi, selon le bilan officiel établi par le ministère camerounais de la Défense. Les autorités du Cameroun ont attribué la responsabilité de cette attaque où une dizaine d'autres assaillants ont été faits prisonniers, aux ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir à Bangui).

 

Face à ces accusations, le président de la transition centrafricain Michel Djotodia a dû dépêcher mercredi son directeur de cabinet adjoint, Idriss Salao, auprès du pouvoir de Yaoundé. 

 

 

NDLR : Au cours de son entretien au Palais de la Renaissance le jeudi 21 novembre avec les leaders des partis politiques, le président Michel Djotodia a déclaré qu'Abdoulaye Miskine a été arrêté au Cameroun où il est toujours détenu, pour "fausse monnaie"

Centrafrique : Les rebelles d'Abdoulaye Miskine accusés par la Présidence

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:23

 

 

 

 

(VOA) vendredi, novembre 22, 2013 Heure locale: 09:21

 

Le président centrafricain Michel Djotodia a dépêché des envoyés spéciaux dans les pays voisins pour plaider en faveur d'une aide à la stabilisation de la République centrafricaine (RCA). Un pays où règnent l’anarchie et l’insécurité depuis l’arrivée de Djotodia et de ses rebelles du Seleka au pouvoir en mars. 


L’envoyé spécial de Bangui, Idriss Salao s’est donc rendu au Cameroun pour solliciter l’appui des autorités camerounaises. Lors de cette mission, M. Salao, ministre et directeur adjoint du Cabinet Civil, a affirmé que la situation dans son pays s'aggrave.

S'adressant à la Voix de l’Amérique (VOA) après sa rencontre avec le Premier ministre camerounais, Philemon Yang, M. Salao a déclaré que le gouvernement centrafricain de transition a besoin d’aide non seulement des forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA), mais aussi des pays voisins.


L'UA se chargera d'une force de maintien de la paix de 3.500 hommes à partir de décembre pour enrayer la spirale de la violence. Une situation d’insécurité qui a commencé lorsque M. Djotodia et ses rebelles de la Seleka ont renversé le gouvernement en mars dernier.


Pendant ce temps, les Etats-Unis ont annoncé une aide de 40 millions de dollars. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a dit regretter l’absence d’un gouvernement efficace, ajoutant qu’il n’y a aucune preuve que l'autorité de transition puisse mettre fin à ce qu'il appelle un « niveau de violence déplorable », causé notamment par d'anciens rebelles Seleka.


La visite de M. Salao au Cameroun intervenait moins d'une semaine après que des hommes armés de son pays eussent traversé la frontière et attaqué des soldats camerounais. Sept personnes, dont cinq des assaillants, ont été tuées.


En représailles, les Camerounais de l'Est ont commencé à bloquer les routes d'accès pour le transit des marchandises du port de Douala à la RCA enclavée.


M. Salao demande aux autorités camerounaises d’ouvrir les routes, avertissant que cela pourrait paralyser l’économie centrafricaine.


La communauté internationale se dit alarmée par les derniers développements en RCA avec la multiplication des pillages, viols, enlèvements et assassinats.


Pour James Kiven, un spécialiste de la prévention des conflits à l'Université de Buea, au Cameroun, la RCA est tout simplement un État défaillant.


« Nous avons affaire à un Etat qui est en train de connaitre politiquement un effondrement de l’Etat de droit ... un État qui est fonctionnellement incapable de se représenter l'échelle internationale. Je pense clairement que la République centrafricaine est un Etat en faillite », a dit M. Kiven.


Le Haut-commissariat de l’Onu aux réfugiés (HCR) estime que des centaines de milliers de Centrafricains ont dû abandonner leur domicile, et ont trouvé refuge dans les pays voisins. Le Cameroun héberge environ 60.000 réfugiés centrafricains.

 

Djotodia dépêche des émissaires pour plaider en faveur de la Centrafrique

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:21

 

 

 

 

AFP 21 NOVEMBRE 2013 À 10:48

 

D'après le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, la République centrafricaine est en proie au «désordre absolu». Les Etats-Unis aussi ont appelé à des sanctions contre les responsables des violences.

 

La République centrafricaine est «au bord du génocide», a déclaré jeudi sur la chaîne de télévision publique France 2 le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. «Le pays est au bord du génocide (...). Aujourd’hui c’est le désordre absolu, vous avez sept chirurgiens pour 5 millions d’habitants, une mortalité infantile dans certains coins du pays de 25%, un million et demi de personnes qui n’ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc.», a indiqué Laurent Fabius. Il faut agir vite, a-t-il ajouté, comme l’avait dit la veille le président François Hollande qui a dénoncé les exactions commises dans plusieurs régions du pays.

 

«La France, les pays autour, la communauté internationale s’en préoccupent. L’ONU va donner une permission d’intervenir aux forces africaines (des pays alentour), à l’Union africaine et également à la France», a affirmé le ministre des Affaires étrangères, annonçant une résolution du Conseil de sécurité pour début décembre. Mais, a-t-il dit, «ce ne sera pas du tout le même genre d’intervention qu’au Mali, ce ne sera pas aussi massif et aussi durable».

 

La France, avec 420 hommes sur place, est «à l’appui des Africains», a-t-il ajouté. Laurent Fabius a estimé que «malheureusement», il y avait un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste. «Il y a déjà beaucoup de brigands et si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes», a-t-il souligné.

 

UNE SITUATION «PRÉ-GÉNOCIDAIRE»

 

A la tête d’une coalition rebelle, la Séléka, l’actuel chef d’Etat centrafricain Michel Djotodia a renversé le 24 mars le président François Bozizé. La Séléka a depuis été dissoute mais les forces de sécurité sont impuissantes à neutraliser les ex-rebelles. Après une relative accalmie, les violences ont repris depuis début novembre à Bangui, avec des attaques à main armée et des meurtres. Des exactions ont également été commises dans des provinces reculées.

 

Les Etats-Unis ont parlé de situation «pré-génocidaire». Ils ont appelé jeudi à des sanctions contre les responsables des violences en Centrafrique qui ont conduit les Nations unies à envisager d’y envoyer 6 000 Casques bleus. La communauté internationale devrait «imposer des sanctions aux auteurs de violences», écrit l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Samantha Power, sur son compte Twitter.

 

Elle souhaite par ailleurs «un déploiement rapide» de la totalité de la force africaine (Misca) qui tente de rétablir la sécurité en Centrafrique. Cette force est en cours de déploiement mais manque de matériel et de moyens financiers. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry (photo AFP), a annoncé mercredi le versement de 40 millions de dollars d’aide à cette force de l’Union africaine, jugeant qu’elle constituait «le meilleur mécanisme» pour faire face à la violence. L’ONU a aussi mis en garde contre le risque de génocide.

La Centrafrique est «au bord du génocide»

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:18

 

 

 

 

 

http://www.france24.com  22/11/2013

 

Alors que les chancelleries occidentales préparent leurs concitoyens à une intervention armée en Centrafrique en évoquant un possible "génocide", FRANCE 24 examine quelles formes pourraient prendre cette future opération militaire.

 

Un pays "au bord du génocide" pour Paris, une situation "pré-génocidaire" selon Washington. Les capitales occidentales tirent la sonnette d’alarme sur la Centrafrique. Ce qui laisse peu de doute sur le fait qu’une opération armée internationale se prépare, alors que cette nation d’Afrique centrale est secouée par des affrontements communautaires meurtriers depuis la chute du président François Bozizé en mars dernier.

L’intervention qui se profile sera "complètement différente de l’opération Serval" engagée en janvier 2013 au Mali, selon le général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences-Po et spécialiste des affaires militaires.

 

"Il ne peut pas y avoir de plans militaires aussi nets qu’au Mali, où les Français pouvaient aisément identifier les deux colonnes ennemies avant de les détruire. Il ne s’agit pas de reconquête mais de rétablissement et de stabilisation de l’ordre – une opération plus délicate et plus compliquée que Serval", souligne ainsi l’ancien directeur de l’École de guerre française.

 

Mettre fin au chaos à Bangui

 

L’intervention en Centrafrique débuterait ainsi par une sécurisation de la capitale Bangui, en proie à une recrudescence de banditisme, avant de s’étendre progressivement aux régions plus reculées du pays, où des affrontements meurtriers opposent groupes d’auto-défense chrétiens à des bandes armées d’anciens rebelles musulmans de la Seleka. Cette confessionalisation du conflit, sur fond de rivalité traditionnelle entre nomades et sédentaires, fait craindre des massacres de masse de part et d'autre.

 

"Une situation comme celle de la Centrafrique où les cibles ne sont pas clairement identifiées, où les gens ne portent pas d’uniforme, et où l’adversaire ne se saisit pas de territoires s’assimile à un vrai guêpier. C’est pourquoi la France y va sur la pointe des pieds", décrypte le général Desportes.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé le mois dernier un renforcement du contingent français de 400 hommes, actuellement basés à l’aéroport de Bangui, la capitale. Des sources diplomatiques citées par l’AFP avaient alors précisé que le nombre de soldats français pourrait passer à 1200 hommes afin d’appuyer un soutien logistique à la force panafricaine Misca.

 

L'armée française en première ligne

 

Le chef de la diplomatie française se voulait rassurant sur l’engagement français en évoquant, jeudi 21 novembre, un simple "appui" à la force panafricaine et un déploiement qui "ne sera pas aussi massif ou durable" que celui au Mali. Les experts en affaires militaires soulignent, au contraire, que ces missions de sécurisation sont généralement très gourmandes en troupes au sol.

 

"Il y a un besoin immédiat en Centrafrique et il est évident que les militaires français vont faire le boulot eux-mêmes avant de passer la main à la Misca et de se constituer en force de réaction rapide", explique le général Desportes.

 

Washington a déjà annoncé le déblocage de 40 millions de dollars pour financer la Misca, qui devrait avoir un contingent total de 3 600 hommes. Notant les lacunes en termes d’équipement et d’entraînement de ces troupes panafricaines, le secrétaire-général de l’ONU, Ban Ki-moon, a, quant à lui, recommandé dans un rapport l’envoi de 6 000 à 9 000 casques bleus en Centrafrique. Ce document remis lundi dernier aux membres du Conseil de sécurité servira de base aux discussions qui s’engageront le 25 novembre à l’ONU, ultimes pourparlers diplomatiques avant l’entrée en scène des militaires.

Intervenir en Centrafrique "sera plus compliqué que l’opération Serval"

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