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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:35

 

 

L’URGENTE NEUTRALISATION DU CLAN FRANCOIS BOZIZE, CONDITION ABSOLUE DE LA RESTAURATION DE LA SECURITE ET D’UNE PAIX DURABLE EN CENTRAFRIQUE

 

Ma conviction la plus profonde est que tant que François Bozizé et ses proches seront libres de leurs mouvements et disposeront de leurs faramineux avoirs financiers illicites, le peuple Centrafricain ne connaîtra jamais la sécurité, la tranquillité et la paix. Sangaris, la Misca peuvent déployer tous les moyens militaires et logistiques les plus sophistiqués, la guérilla Antibalaka, en guerre commandée par François Bozizé et ses proches, continuera de semer la terreur et le malheur sur la terre Centrafricaine, y compris après les élections. Un seul individu qui terrorise et bloque tout un pays, c’est inadmissible. Séléka n’est plus au pouvoir, Séléka est cantonnée, Séléka est neutralisée militairement, plus d’actes de violences de la part de Séléka depuis la démission de Michel Djotodia. Mais pourquoi la guérilla Antibalaka ne veut pas de la paix dans le pays, au point de faire passer les Centrafricains pour de cannibales ? François Bozizé, jusqu’où es tu prêt d’aller dans ta volonté de revenir au pouvoir ? Ange Félix Patassé que tu as renversé par coup d’Etat n’a jamais tenté de revenir au pouvoir, comme tu le fais aujourd’hui.

 

La sortie médiatique de l’ancien Président François Bozizé le samedi 29 sur RFI (http://www.rfi.fr/afrique/20140329-rca-bozize-comploteurs-france-hollande-samba-panza-onu-sanctions/) conforte tout le monde dans l’idée que François Bozizé veut encore le pouvoir puisqu’il déclare vouloir se présenter à l’élection prochaine de 2015. Il a pourtant eu le pouvoir, et tout le pouvoir durant 10 ans, mais qu’en a-t-il fait pour le peuple ? Le pouvoir pour Bozizé, tout le pouvoir pour Bozizé, rien que pour Bozizé, et à sa mort, il le lègue à son prince Francis Bozizé, comme au Gabon et au Togo. Le pouvoir pour s’accaparer des biens du pays à son seul profit, celui de ses nombreux enfants, celui de sa famille, et de ses nombreuses maîtresses. La vie et l’intégrité physique des Centrafricains, il s’en fout ! François Bozizé a déjà démontré par plusieurs fois qu’il ne peut pas vivre sans le pouvoir qu’il considère comme sa chose, sa propriété ; la RCA est à ses yeux son bien personnel, son champ ou sa ferme qu’il peut exploiter à son profit et à celui de sa famille jusqu’à la mort, avant que sa progéniture n’en hérite. Pour Bozizé, aucun autre Centrafricain ne doit prétendre à la présidence.

 

Cette conception privative et dynastique du pouvoir par le clan Bozizé a été heureusement brisée par le coup d’Etat du 24 mars 2013. Uniquement pour ce fait, tous les centrafricains doivent être lucides et dire quand même MERCI à Michel Djotodia, sinon, la dynastie Bozizé devait se produire et régner sur notre pays. Mais malgré que le pouvoir lui a échappé depuis un an, François Bozizé fait tout et est prêt à tout pour recouvrer son bien personnel pour en jouir et se venger ; il est prêt à tout quitte à commanditer depuis l’Ouganda des massacres, des exécutions sommaires, atroces, et barbares à la machette, au couteau, à la flèche. Bozizé est prêt à tout pour le pouvoir, quitte à faire couler à flots le sang des Centrafricains qu’il veut pourtant gouverner à nouveau, quitte à empêcher les Centrafricains de regagner leurs domiciles, de dormir sans entendre les tirs d’armes, quitte à bloquer tout un pays pendant des mois. Pour Bozizé, le chaos est l’unique solution pour assouvir sa soif de retrouver sa chose à lui, le pouvoir.

 

L’enregistrement sonore qui circule sur internet depuis fin février 2014 (http://www.alwihdainfo.com/Coup-de-fil-de-Francois-Bozize-a-ses-miliciens-Anti-Balaka-Enregistrement-audio_a10063.html) confond l’ex-Chef de l’Etat qui y tient des propos orduriers, et démontre très clairement, s’il en était encore besoin, qu’il est le vrai Chef et bénéficiaire politique des actes criminels perpétrés tous les jours sur les populations notamment musulmanes par ce qu’il convient désormais d’appeler la guérilla politique Antibalaka. Agissant sur ordre personnel de François Bozizé, elle a pour mission d’entretenir régulièrement le chaos partout dans le pays principalement dans la capitale. La vie ne doit pas reprendre, les activités ne doivent pas reprendre. Dès que ça essaie de redémarrer, Bozizé ordonne à la guérilla Antibalaka de frapper.

 

 La stratégie criminelle de blocage du pays qui a été conçue par Bozizé et ses proches consiste à traquer comme des bêtes, à s’en prendre tous les jours et partout à de paisibles musulmans sans distinction, pour les pousser à riposter. Un cycle infernal de violences et de haine difficile à éteindre est bien là. Sur ordre personnel de François Bozizé, les Antibalaka opèrent par petits groupes, avec des armes de guerre transitant par les soldats Ougandais présents dans l’est Centrafricain et par le Cameroun ; des armes blanches (machettes, couteaux, lances, flèches, sabres) ; ils égorgent des humains comme des poulets et cabris, et savourent leur prouesse. Ils se servent des grenades chinoises et des mines antipersonnel. Pour François Bozizé, aucun Centrafricain ne doit être en sécurité, en paix, vaquer à ses activités, avoir une vie normale, tant qu’il ne reviendra pas au pouvoir.

 

Depuis Kampala, Bozizé sait mobiliser et galvaniser les Antibalaka dont beaucoup sont des désœuvrés et drogués qui croient dur comme fer que leur gourou reviendra au pouvoir. Protégé par Yoweri Museveni, François Bozizé s’estime le grand vainqueur, et il savoure avec éclats de rire le succès de son plan macabre qui fonctionne à merveille grâce aux Antibalaka. Dans son lieu de refuge, il épluche les journaux, les sites internet et regarde les informations télévisées faisant état du chaos et du blocage complet du pays grâce à sa guérilla Antibalaka. Il se moque de François Hollande, d’Idriss Déby qu’il dit avoir finalement terrassé et humilié, de Sassou Nguesso et autres Chefs d’Etat qui lui ont tourné le dos, de la Misca et Sangaris réduites à l’impuissance militaire devant la diabolique et lâche stratégie de guerre des guérilleros Antibalaka qui surgissent, tuent, égorgent, pillent mais fondent très vite parmi les civils à l’approche des forces internationales.

 

Par la guérilla Antibalaka, François Bozizé réussit depuis le départ de Michel Djotodia à retenir tout le peuple Centrafricain en otage, avec pour principal objectif de contraindre tout le monde à accepter qu’on le laisse revenir au pouvoir. Pour l’instant, sa macabre stratégie est d’une grande efficacité sur le terrain notamment à Bangui.

 

Je pense profondément que ça ne sert à rien d’organiser les élections, qu’il y’ait un nouveau Président, car je peux jurer et donnerai ma main à couper que François Bozizé ne laissera jamais le futur Président de la République tranquille pour gouverner et appliquer son programme politique. François Bozizé, pasteur mais avec un cœur noir comme le charbon, et têtu comme l’âne, ne renoncera jamais de son vivant au pouvoir. Il est en train de tout faire et il fera tout et tentera tout pour rendre le pays ingouvernable par la guérilla Antibalaka, éventuellement par une affreuse rébellion, et des attaques ciblées contre des individus et personnalités politiques.

 

TOUS CEUX QUI ESSAIENT AUJOURD’HUI DE SAUVER LE PEUPLE CENTRAFRICAIN EN PERIL, DOIVENT FAIRE PREUVE DE REALISME EN CONJUGUANT TRES RAPIDEMENT LEURS EFFORTS DIPLOMATIQUES ET MILITAIRES POUR ALLER JUSQU’EN OUGANDA DEBUSQUER ET NEUTRALISER DURABLEMENT FRANCOIS BOZIZE, FRANCIS BOZIZE, PATRICE EDOUARD NGAISSONA, SYLVAIN NDOUTINGAYE, LEVY YAKITE sans oublier la branche intellectuelle et universitaire des Antibalaka dont on peut facilement retrouver les traces écrites de sympathie et de soutien sur facebook .

 

Le tireur embusqué et l’adversaire de la MISCA et de Sangaris, c’est François Bozizé et ses proches. L’ennemi du peuple Centrafricain, c’est François Bozizé et ses proches. Continuez de tourner autour du pot en laissant Bozizé et se proches en liberté, et vous aurez tôt ou tard à le regretter. La solution, ce n’est pas de déployer Sangaris, la Misca et les casques bleus avec des moyens sophistiqués ; la solution c’est d’abord neutraliser vite Bozizé et ses proches. Après les Antibalaka disparaîtront. Catherine Samba-Panza, Idriss Déby, Sassou Nguesso, BARACK Obama, et François Hollande doivent  accentuer la pression sur Yoweri Museveni pour qu’il livre rapidement François Bozizé et ses proches à la CPI. Les principaux responsables de Séléka, à commencer Michel Djotodia, Nourredine Adam, le général Soudanais Moussa, Abakar Sabone doivent aussi être recherchés et transférés à la CPI. C’est la principale clé d’un règlement durable du conflit Centrafricain. Ne jamais se fier aux déclarations de bonnes intentions de la part de François Bozizé, car il n’a jamais été un homme de parole. A bon entendeur, salut !

 

Mo François Bozizé, kodoro sesse ti Béafrika a ke yaka ti mo mbeni pèpè, wala ti a molengué ti mo pèpè. Mènè ti a Centrafricain so a ke yourou lakwe so a ke toto na mbagué ti Nzapa. Mo ke Pasteur ti wataka, zabolo mvèni si a libè ti mo, si a to mo ti bi vundu na ya kodro ti Béafrika ! Mè toro ti a kotara ti amolenguè ti Béafrika a ngba ti ba mo ; fadé mo ke pika kota kéké na kota la. Mo ke sioni ngongo, a kotara na Boganda a ba mo ! A mama na ababa a déba na mo, sioni ngongo !

 

Solange YASSINGOU, quartier Gobongo à Bangui.

 

Violences en RCA : Tribune libre de Solange Yassingou
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 13:48

 

 

 

 


BANGUI AFP / 30 mars 2014 11h28- Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs blessées samedi à Bangui par des soldats tchadiens venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, a-t-on appris auprès de la force africaine (Misca) dimanche.


Des soldats tchadiens venus de leur pays pour rapatrier leurs compatriotes qui désirent quitter (la Centrafrique) ont ouvert le feu sur les habitants des quartiers nord, faisant au moins huit morts et plusieurs blessés, a déclaré à l'AFP un officier de la Misca sous couvert d'anonymat. Ce bilan est encore provisoire et pourrait bien s'alourdir, a-t-il précisé.


On ignore à présent ce qui a entraîné ces tirs sur les habitants des quartiers nord. Mais nous tentons de recouper les informations pour savoir ce qui s'est exactement passé, a-t-il ajouté.


Selon une source au sein de la gendarmerie centrafricaine, les soldats tchadiens sont entrés dans la capitale en début d'après-midi, et dans leur progression, on a entendu des tirs aux environs de Gobongo, Galabadja, Foûh , des quartiers majoritairement chrétiens.


Confirmant le bilan donné par la Misca, cette source a fait état de près de 10 morts et plusieurs blessés.


Les soldats tchadiens ont tiré dans tous les sens. Les habitants des quartiers nord, pris de panique, se sont mis à fuir, provoquant ainsi une débandade généralisée dans le secteur, ont témoigné des habitants de la zone, joints par téléphone.


Des incidents surviennent régulièrement à Bangui entre d'un côté les milices anti-balaka et la population, majoritairement chrétiennes, et de l'autre les soldats tchadiens, accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique.


Le cycle infernal des tueries interreligieuses dans le pays a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants de la Séléka.


En réaction, des milices d'autodéfense à majorité chrétienne, les anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué sans distinction anciens rebelles et civils musulmans, à Bangui notamment, sans que la Misca et les soldats français déployés dans le pays parviennent à les en empêcher.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=463216 

Centrafrique: au moins huit personnes tuées par des soldats tchadiens à Bangui
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 03:13

 

 

 

http://www.dhnet.be/   Publié le 29 mars 2014 à 22h02


BRUXELLES (BEL)

 

L'UE a ouvert la voie au lancement, retardé, de sa mission militaire en Centrafrique, qui doit appuyer les forces françaises et africaines déja présentes sur le terrain, où les violences ont repris, a indiqué samedi son service diplomatique.

 

Grâce à de "nouvelles contributions" et au "complément apporté par la nation-cadre", la France, "le commandant de l'opération a recommandé le lancement de l'opération et prévoit une montée progressive du dispositif à Bangui", a indiqué une porte-parole de la représentante de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton. La décision de lancer ce déploiement de troupes, et la date de l'opération, doivent être formalisées d'ici mercredi après une réunion mardi des représentants des 28 États membres, a précisé une source européenne. Mais l'obstacle principal qui bloquait ce déploiement, au départ prévu en mars, soit le manque d'avions pour transporter les troupes, a été levé, dans le sillage d'une réunion vendredi soir, a indiqué une source diplomatique.

 

L'Allemagne a contribué à cette sortie de l'impasse en offrant vendredi deux avions de transport Antonov. Selon une source diplomatique, la France a de son côté mis plus d'hommes à disposition pour cette force, Eufor-RCA, à laquelle les contributions, émanant notamment de Géorgie et Pologne, ont fluctué ces dernières semaines sous le coup de la crise en Ukraine. Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, le président français François Hollande avait appelé ses homologues à "faire un effort" pour mobiliser les quelque 500 militaires et capacités opérationnelles nécessaires au début du déploiement.

 

 Une décision officielle de lancement mercredi coïnciderait avec la tenue à Bruxelles d'un mini-sommet sur la Centrafrique qui doit réunir sous la houlette de la France, de l'UE et de l'Union Africaine une trentaine de pays, européens et africains pour tenter de stopper les tueries et jeter les bases de reconstruction d'un État. (Belga)

 

© 2014 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. 

 

 

(général Philippe Ponties, commandant de l'EUFOR-RCA)

 

Centrafrique: l'UE ouvre la voie au lancement de sa mission militaire
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 03:10

 

 

 

29/03/2014 | 23:12 (Reuters)

 

Le général français Philippe Pontiès, commandant de la force de paix européenne qui doit se déployer à Bangui, la capitale centrafricaine, estime qu'il a désormais suffisamment d'hommes et de matériel pour pouvoir lancer la mission, a annoncé samedi l'Union européenne (UE) à Bruxelles.

 

L'UE prévoit d'envoyer en Centrafrique entre 800 et 1.000 soldats au sein de l'"Eufor RCA". Ils se joindront aux 2.000 hommes de la mission française Sangaris et aux 6.000 militaires africains de la Misca pour tenter de mettre fin aux violences entre chrétiens et musulmans.

 

Lorsque le principe de la mission européenne a été approuvé en janvier, ses initiateurs pensaient pouvoir commencer à déployer l'Eufor RCA sur le terrain dès la fin février mais les retards se sont accumulés, faute d'effectifs et de matériel suffisants.

 

Lors d'une réunion à Bruxelles vendredi soir, la mission a reçu le soutien, notamment pour ses aspects logistiques, de nouveaux pays de l'UE et aussi d'Etats n'appartenant pas à l'Union.

 

Grâce à cette évolution importante, le général Pontiès "a recommandé de lancer l'opération", a précisé samedi une porte-parole de Catherine Ashton, haute représentante de l'UE pour la politique étrangère.

 

L'UE n'a pas précisé quels sont les nouveaux pays qui ont proposé leur aide.

 

L'opération devrait être officiellement lancée mardi prochain, à la veille d'un sommet UE-Afrique à Bruxelles.

 

L'Eufor RCA, qui devrait rester six mois sur place avant de passer le relais aux soldats de la paix de l'Union africaine, sera chargée d'assurer la sécurité à Bangui et autour de son aéroport international.

 

(Adrian Croft, Guy Kerivel pour le service français)

 

 

 

Centrafrique : La mission européenne de nouveau sur les rails
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:11

 

 

 

(RFI ) 29/03/14

 

La réconciliation est un travail au quotidien à Bangui. Malgré les violences, les actes de vengeance et de représailles fréquents dans la capitale entre chrétiens et musulmans, le gouvernement met en place sa politique de réconciliation, une politique qui passe par des gestes symboliques. Vendredi, la ministre de la Communication et de la réconciliation, Antoinette Montaigne, s’est rendue à la mosquée du PK5, l’enclave musulmane de Bangui, pour la prière du vendredi.

 

Escortée par la Misca lourdement armée, la ministre de la Communication et de la réconciliation a traversé une partie de Bangui pour rejoindre l’enclave musulmane du PK5. Arrivée à la grande mosquée, Antoinette Montaigne, sourire éclatant et voile noir sur les cheveux a assisté à la prière du vendredi. Puis elle a demandé aux musulmans de ne pas quitter la capitale, malgré la pression des anti-balaka.

 

« Je suis venue à la grande mosquée, a-t-elle déclaré, parce que cette semaine depuis le 24 mars, nous avons lancé la grande semaine de prières, pour apaiser les esprits et les coeurs, en vue de la réconciliation nationale. Et donc aujourd’hui, je suis venue naturellement à la grande mosquée de Bangui pour fraterniser avec nos frères musulmans qui ont peur à cause de tout ce qui s'est passé dans le pays. J'ai réussi à les convaincre de rester dans leur pays.»

 

Sécurité pour tous

 

Les deux imams du PK5 ont remercié la ministre pour son geste et ses propos. Ils ont aussi désigné cet homme pour répondre à la presse. Son message est simple. Les gestes symboliques sont appréciables mais ils ne suffisent pas. « On est content, mais on attend quelque chose de plus important, qui est la sécurité. On nous attaque de partout. Que nous soyons des musulmans ou des chrétiens, il faut que tout le monde se sente en sécurité dans ce pays.»

 

Ce dimanche les imams sont invités par la ministre à se rendre à leur tour à la cathédrale pour une prière œcuménique.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140329-rca-bangui-pk5/

 

 

(ministre Antoinette Montaigne Moussa)

RCA : fraternisation à la grande mosquée de Bangui (RFI)
RCA : fraternisation à la grande mosquée de Bangui (RFI)
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:01

 

 

 

(RFI ) 29/03/14

 

La semaine qui s’achève a été marquée par un regain de violences perpétrées par les anti-balaka à Bangui. Et pour la première fois, ceux-ci s’en sont pris directement aux forces internationales, la Misca et la force Sangaris. Les généraux ont mis en garde les anti- balaka. A Bangui, chacun s’interroge sur l’action néfaste de certains provocateurs qui veulent déstabiliser le pays et les autorités de la transition.

 

Pour le général Soriano, le commandant de la force Sangaris, les anti-balaka sont manipulés. Et ceux qui les manipulent veulent déstabiliser les autorités de la transition. « C'est une façon aussi de déstabiliser le gouvernement, explique-t-il. Mais alors, qui y a-t-il derrière tout cela ? Selon nous, au regard des modes d'action qui sont adoptés, il y a très vraisemblablement d'anciens militaires. Quand on voit la façon dont les actions sont menées, quand on voit la détermination, quand on voit aussi la précision des tirs...»

 

Or qui dit anciens militaires, dit souvent partisans de François Bozizé. L’ancien président centrafricain est-il l’instigateur de ces tentatives de déstabilisation ? Charles Malinas, l’ambassadeur de France à Bangui, reste très prudent sur cette thèse.Selon lui, « il y a effectivement la présence des partisans de François Bozizé parmi les anti-balaka. Cela nous inquiète pas plus qu'autre chose. En revanche, ce qui nous pose problème, confie-t-il, ce sont les activités violentes des anti-balaka.»

 

Dénégations

 

Lorsqu'on lui demande pourquoi le gouvernement français a-t-il demandé des sanctions contre l'ancien président Bozizé et son fils, l'ambassadeur explique que « la France a fait de même contre plusieurs personnes, en particulier contre tous ceux qui agissent de manière imprudente contre les intérêts de la République centrafricaine.»

 

Quant à l’ancien président, il dément sur les antennes de RFI jouer un rôle néfaste. Reste à savoir si ces dénégations suffiront à lui éviter les sanctions onusiennes.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140328-rca-recrudescensce-violen...

RCA: les anti-Balaka s'en prennent aux forces internationales (RFI)
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 12:48

 

 

 

 

 

par Laurent Correau  RFI   29-03-2014 à 12:19

 

Une liste de personnalités «sanctionnables» pour leur rôle dans la crise est en cours d'élaboration aux Nations unies. Les noms de François Bozizé, l'ancien président, et de son fils sont avancés. Ils sont soupçonnés d'être liés aux milices anti-balaka, au travers de certains de leurs chefs. François Bozizé, lui dément toute responsabilité dans la crise actuelle.

 

RFI : François Bozizé bonjour. Votre nom est cité sur une liste de personnes sanctionnables par les Nations unies. Comment réagissez-vous ?

 

François Bozizé : Qu’on cesse de m’accuser par ci par là. J’ai souffert de mon renversement et voilà que l’on m’accule, que l’on s’acharne sur moi. Non, non… Quand même ! Où est la justice dans cette affaire ? Qu’on me laisse tranquille ! La France ne peut pas se permettre de faire des choses de ce genre, dans la mesure où nous la considérons comme le grand arbitre dans la situation qui prévaut en République  centrafricaine ! Mais si elle se transforme en bourreau contre des innocents, là les données sont faussées et la situation devient encore beaucoup plus difficile ! Le mal a été provoqué par la Séléka et Djotodia. Mais pas par Bozizé.

 

Tout de même, monsieur le président, on vous reproche, après la réactivation de ces groupes anti-balaka d’avoir cherché à les organiser, à les armer à votre profit, avec l’aide d’ailleurs de certains membres de votre entourage.

 

Non, non, non ! Lesquels ? Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai ! Bozizé est un président élu au suffrage universel, démocratiquement élu ! C’est la bête noire qu’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire ! Ce n’est pas autre chose !

 

Monsieur le président, des gens comme Patrice-Édouard Ngaissona ou Lévy Yakété, qui sont certains de vos proches, ont été très liés à ces anti-Balaka !

 

Oh ! Non ! Sur quelles bases ceux-là sont-ils accusés de quoi que ce soit ?

 

François Bozizé, on vous accuse d’instrumentaliser les milices anti-balaka. Ce que vous niez, vous venez de le dire. Quel est tout de même, en tant qu’ancien président de Centrafrique, votre message à ces milices anti-balaka qui sont responsables d’une grande partie des violences à l’heure actuelle ?

 

Je suis pour la paix ! Je voudrais tout simplement que les anti-balaka cessent leur manière de faire ! C’est tout ce que je peux dire en ce qui les concerne, puisque je ne connais pas vraiment les motivations profondes qui les amènent à se comporter de cette manière. Qu’ils aillent dans le sens de la paix !

 

Si effectivement ce sont eux qui le font, puisqu’il y en a aussi qui veulent la misère en Centrafrique et qui enveniment les choses pour rendre responsables les anti-balaka et autres... Je ne suis pas sur le terrain pour mieux apprécier la situation. Mais je suis pour la paix. Et pendant les dix années je me suis battu pour la paix !

 

Vous dites, monsieur le président, qu’on cherche à vous écarter des prochaines présidentielles. Est-ce que vous avez l’intention de vous présenter à ces élections ?

 

Je ne vois pas d’inconvénient ! Pourquoi on pourrait m’écarter de cela ?

 

Mais vous allez vous présenter en février 2015 ?

 

Si Dieu le veut !

 

François Bozizé, quels commentaires faites-vous sur la poursuite de la violence en Centrafrique ?

 

La solution c’est le dialogue entre Centrafricains. Et ce n’est pas uniquement Sangaris et Misca qui pourront résoudre le problème. C’est les Centrafricains eux-mêmes d’abord, qui doivent se retrouver pour pouvoir discuter du problème de leur pays. Mais jusque-là, les décisions se prennent ailleurs. On impose tout au peuple centrafricain et ce peuple centrafricain n’est jamais consulté.

 

Vous avez le sentiment, François Bozizé, que la communauté internationale a une responsabilité dans la poursuite de la violence ?

 

Dans la gestion de la situation actuelle oui ! C’est, disons, l’extérieur qui impose tout. Mais qu’on rassemble les Centrafricains, les politiques, la société civile, tout le monde, y compris moi-même ! Et nous pourrions résoudre ce problème tranquillement ! Pourquoi on nous écarte de cela ?

 

Vous appelez à la tenue d’un dialogue national ?

 

Un dialogue national…

 

François Bozizé, quel regard portez-vous sur l’action de la force française Sangaris ?

 

Je l’ai demandée ! Moi, je l’ai demandée depuis ce jour ! J’ai apprécié que, enfin, le président Hollande ait décidé d’envoyer les troupes françaises, bien que ce soit en retard. Mais mieux vaut tard que jamais. Mais le problème c’est qu’il gère la situation centrafricaine avec les comploteurs.

 

Et qui sont les comploteurs ?

 

Les forces étrangères qui sont aussi à Bangui. Je n’ai pas besoin de citer des noms. Vous les connaissez.

 

Est-ce que vous avez le sentiment, François Bozizé, que Catherine Samba-Panza, la présidente de transition, fait ce qu’il faut pour ramener la sécurité en Centrafrique ?

 

J’espérais en elle, depuis qu’elle est à la tête du pays, je n’ai jamais dit un seul mot ni entrepris quoi que ce soit contre elle ! Je croyais qu’au départ, vu qu’elle était responsable du Comité de dialogue à l’époque, je croyais qu’elle pourrait réunir tout le monde comme elle l’a fait dans ses premières déclarations. En tant que maire, elle voulait rassembler tous ses enfants. J’espérais, j'étais même sur le point de partir à Bangui. J’avais même averti certains pays.

 

Mais malheureusement, les décisions qu’elle a prises par la suite m’ont retenu et je n’ai pas voulu bouger. Peut-être qu’elle se plie aux décisions extérieures. Je le crois bien. Je ne suis pas contre elle ! Djotodia est parti et j’étais sur le point de repartir chez moi et vivre la paix et tout. Mais malheureusement c’est le grand cafouillage.

Bozizé dénonce sur RFI les «comploteurs» et appelle au dialogue national
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 12:45

 

 

 

 

 

par RFI   29-03-2014 à 01:24

 

À Bangui, la semaine qui s’achève a été marquée par un regain de violence des anti-balaka qui, pour la première fois, s’en sont pris directement aux forces internationales, la Misca et la force Sangaris. Dans la capitale, chacun s’interroge sur l’action néfaste de certains provocateurs qui veulent déstabiliser le pays et les autorités de la transition.

 

Le général Soriano, qui commande la force Sangaris, en est sûr : les anti-balaka sont manipulés. Et ceux qui les manipulent veulent déstabiliser les autorités de la transition. « Derrière tout ça, il y a des mouvements durs. Il y a également très vraisemblablement d’anciens militaires », avance le général qui s’appuie sur la façon dont les actions des anti-balaka sont montées, leur détermination et la précision des tirs.

 

Or, qui dit ancien militaire dit souvent partisans de François Bozizé. L’ancien président centrafricain est-il l’instigateur de ces tentatives de déstabilisation ? Charles Malinas, l’ambassadeur de France à Bangui reste très prudent sur cette thèse : « Il y a effectivement une présence d’anciens partisans de François Bozizé parmi les anti-balaka. Ça ne nous inquiète pas plus qu’autre chose ».

 

Alors pourquoi le gouvernement français a-t-il demandé des sanctions contre l’ancien président et son fils ? « [Le gouvernement] a demandé des sanctions contre plusieurs personnes et contre toutes les personnes qui agissent de manière importante contre les intérêts de la Centrafrique », répond Charles Malinas. De son côté, François Bozizé dément sur les antennes de RFI jouer un rôle néfaste. Reste à savoir si ces dénégations suffiront à lui éviter les sanctions onusiennes.

 

Centrafrique: les anti-balaka sont-ils manipulés? (RFI)
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:10

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 29-03-2014

 

Le général Francisco Soriano, commandant de l'opération française Sangaris, chargée d'aider à restaurer la paix et la sécurité en appui de de la Mission internationale de soutien à la Centrafricaine (MISCA) déployée par l'Union africaine (UA), a annoncé vendredi une opération de réouverture de l'avenue Koudoukou au KM5, un quartier populaire de Bangui difficile d'accès à la population non musulmane depuis le 5 décembre.

 

Cette opération fait suite à une annonce d'une vaste opération de désarmement des groupes armés faite la veille par la présidente de transition Catherine Samba-Panza visant à rassurer la population au sujet des efforts de restauration de la sécurité dans la capitale du pays dont en particulier dans ce secteur très souvent en proie à des scènes de violences meurtrières comme l'attaque à la grenade qui a tué une vingtaine de personnes dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

C'est une attaque menée par des hommes armés de confession musulmane, une communauté accusée de complicité avec les ex- rebelles de la coalition Séléka qui avait porté au pouvoir le 24 mars 2013 son leader Michel Djotodia, poussé à la démission il y a plus de deux mois par les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et la France, avec le Premier ministre du gouvernement d'union nationale Nicolas Tiangaye nommé par l'accord de Libreville du 11 janvier 2013, en raison de la persistance des violences et de l'insécurité dans le pays.

 

L'avenue Koudoukou, qui traverse un important centre commercial de Bangui et les quartiers à dominance musulmane, est qualifié par la population de "couloir de la mort", depuis l'offensive des milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) contre les ex- rebelles de la coalition Séléka en décembre.

 

Selon le général Soriano, l'opération de désarmement annoncée sera menée en appui de la MISCA et de la gendarmerie nationale.

 

"Le désarmement se fait tous les jours dans ce secteur du KM5 où certains groupes déterminés à entretenir le chaos sont passés à un niveau de criminalité élevé, empêchant la libre circulation", a observé le commandant de l'opération Sangaris, qui compte à ce jour 2.000 hommes, contre plus de 6.000 pour la MISCA formée de soldats de pays membres de la CEEAC.

 

La vie peine à reprendre au KM5, la population musulmane prise en otage par des groupes armés dont notamment les milices anti- Balakas fidèles à l'ancien régime de François Bozizé.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la force française annonce la réouverture de l'avenue Koudoukou au KM5 à Bangui
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 06:08

 

 

 

 

par RFI 28-03-2014 à 23:30

 

 

L’ancien président centrafricain a accordé un entretien exclusif à RFI, à retrouver dans son intégralité ce samedi 29 mars (4h40 TU). François Bozizé, qui figure sur une liste de personnalités «sanctionnables» par les Nations unies, nie les accusations et annonce son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles en Centrafrique.

 

« Qu’on cesse de m’accuser », a déclaré François Bozizé, en exclusivité au micro de RFI dans un entretien diffusé en intégralité ce samedi 29 mars (4 h 40 TU sur RFI Antenne Afrique). « J’ai souffert de mon renversement, et voilà qu’on m’accuse, qu’on s’acharne sur moi », continue l’ancien président centrafricain. François Bozizé, et son fils Jean-Francis figurent en effet sur une liste de onze personnalités déposées par la France devant le Conseil de sécurité. Les sanctions prévues portent notamment sur un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager des personnalités visées, accusées d’avoir un rôle actif dans la crise qui secoue actuellement la République centrafricaine.

 

Bozizé se présentera à la présidentielle « si Dieu le veut »

 

La France, qui joue un rôle très actif dans ce processus, accuse l’ancien président centrafricain et son fils d’être liés aux milices anti-balaka au travers de certains de leurs chefs. Il est notamment reproché à François Bozizé, après la réactivation des groupes d’anti-balaka, d’avoir cherché à les organiser et à les armer à son profit. « Ce n’est pas vrai. Bozizé est un président élu au suffrage universel. Démocratiquement élu. C’est la bête noire que l’on veut à tout prix écarter des prochaines élections. C’est ça le fond de l’affaire. C’est pas autre chose », affirme-t-il.

 

Interrogé sur son intention de se présenter à l’élection présidentielle prévue en février prochain en Centrafrique, François Bozizé « ne voit pas d’inconvénient ». « Pourquoi est-ce que l’on pourrait m’écarter de cela ? », fait-il mine de s’interroger, prévoyant de se présenter « si Dieu le veut ».

 

► Diffusion de l’intégralité de l’entretien exclusif de François Bozizé à RFI samedi 29 mars à partir de 4h40 (TU) sur RFI Antenne Afrique. Il sera également disponible sur la page de l'émission Invité Afrique, sur RFI.fr.

Centrafrique: François Bozizé en entretien exclusif sur RFI
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