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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 13:13

 

 

 

Il sera célébré ce jour samedi 24 Novembre à partir de 17 h 30 à Libreville une messe en la mémoire du regretté ZAGUI Faustin Ancien Président du Patronat centrafricain  très connu de la communauté centrafricaine du Gabon où il s'y est rendu souvent pour des raisons professionnelles.

 

Cette messe qui aura lieu à la Chapelle du Grand séminaire BROTTIER au quartier Angondjié (non loin de l'immeuble de Gabon-Télécom, ancien Delta Postal) sera présidée par le Père Alain MBONZIMA, en présence de Bertrand KEMBA en transit à Libreville pour Bangui dans le cadre de la promotion du Guide des investissements qu'il a édité sur le Gabon.

 

Pour les compatriotes qui voudront partager ce deuil avec la famille les numéros de contact à cet effet sont:

 

03 05 36 87 Madame MBOUDOU Suzanne

 

et 05 52 36 85 Monsieur Guy NDAÏ

 

 

 

Annonce nécrologique pour le regretté Faustin ZAGUI

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Centrafrique-Presse.com
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:47

 

 

 

 

http://french.china.org.cn  23-11-2013

 

Les magistrats centrafricains ont marché vendredi à Bangui pour honorer la mémoire de leur collègue, Modeste Martineau Bria, ex-directeur des services judiciaires du ministère de le Justice, tué le 16 novembre avec son garde du corps, par des éléments de la Séléka (ex-rébellion), et dénoncer les multiples cas de violation des droits de l'homme dans le pays.

 

Cette marche qui a regroupé l'ensemble du corps judiciaire de la Centrafrique, accompagné d'une foule, a commencé sur le lieu de l'assassinat du magistrat Modeste Martineau Bria au quartier Sica 1, dans le 2ème arrondissement de Bangui, où une gerbe de fleurs à été déposée.

 

"Non au génocide programmé des centrafricains", soulignaient les messages sur les banderoles brandies par les manifestants.

 

Cette manifestation a été décidée lors d'une réunion extraordinaire de l'Amicale des magistrats centrafricains le 18 novembre à Bangui, au cours de laquelle le corps judiciaire a annoncé un arrêt de travail d'un mois. Elle a failli être étouffée par le ministre de la Sécurité publique, Josué Binoua, qui, arrivé très tôt sur le point de rassemblement, a argué au nom du non achèvement des procédures administratives.

 

Les magistrats en colère ont pris à partie le ministre qui a finalement renoncé à son intention.

 

"Nous avons décidé de marcher parce que le corps judiciaire a constaté que le pouvoir en place n'assure pas la sécurité de la population. Les exactions, les viols et les enlèvements se multiplient et l'assassinat de notre collègue, Modeste Martineau Bria, est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. C'est pourquoi nous voulons à travers cette marche, protester contre cette impunité et cette insécurité qui sont entretenues par les autorités actuelles", a déclaré Me Bruno Hyacinthe Gbiégba, président de l'Action chrétienne pour l'abolition de la torture ( ACAT).

 

Pour Me Emile Bizon, ancien avocat de l'Etat centrafricain du temps du régime du président déchu François Bozizé, "en s'attaquant aux hommes de la loi, le pouvoir en place cherche à enterrer la protection du citoyen centrafricain et nous nous insurgeons contre cela".

 

Débutée aux environs de 7h30 locales (6h30 GMT), la marche a pris fin deux heures et demie plus tard au palais de justice de Bangui.

 

Depuis la prise du pouvoir le 24 mars à Bangui de Michel Djotodia et son ex-coalition rebelle de la Séléka, la Centrafrique vit une dégradation sans précédent du climat sécuritaire. En dehors des pillages et des vols à main armée, les assassinats semblent ne plus épargner personne.

 

Au bord des nerfs, la population, majoritairement chrétienne, en l'occurrence dans le Nord-Ouest du pays, tente de s'organiser en groupes d'autodéfense dits anti-balakas (anti-machettes) pour protester contre les exactions des ex-rebelles, essentiellement musulmans, d'où le spectre d'un conflit religieux.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : marche de protestation des magistrats contre l'assassinat de leur collègue

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:30

 

 

 

 

 

·         http://237online.com  Jeudi, 21 novembre 2013 13:53

 

Une alliance des forces françaises et africaines attendue pour combattre les différents groupes rebelles aux frontières entre le Cameroun et la Centrafrique. Objectif: sécuriser Bangui de manière «définitive»

 

Reçu par le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, l'ex-président de la transition en Guinée, le Général Sekouba Konaté a été peu disert face à la presse conviée à cette rencontre. Pourtant, la rencontre du 19 novembre 2013 entre le collaborateur de Paul Biya et le haut représentant de l'Union africaine (Ua) est d'un enjeu déterminant tant pour le Cameroun que la sous-région et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cemac).


Trois semaines après l'installation par le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la défense, Edgar Alain Mebe Ngo'o, du commandant du 11 ème bataillon d'intervention motorisé de Bertoua, du com¬mandant du 8e secteur militaire terrestre et du commandant de la nouvelle base aérienne 102, «un groupe d'assaillants non identifiés selon les termes du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense, a attaqué la localité de Gbiti dans le département de la Kadéï. Une attaque ayant fait cinq morts et de nombreux blessés. Des raisons, indiquent des sources militaires pour le gouvernement militaire de recourir à l'appui logistique, technique et humain des forces de l'Union africaine. Des forces qui devraient prendre position le long de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine.

Dans l'attente, de la mise en place effective de ces forces qui, selon des sources concordantes devraient opérer en synergie avec les forces de défense camerounaise, c'est un déploiement de forces spéciales françaises qui devrait prendre position à la frontière entre le Cameroun et la Rca dans les semaines à venir. Agissant dans le cadre de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), les troupes qui devraient être dirigées par un colonel français, comme l’indiquent nos sources, «vont partir du Cameroun pour éradiquer la rébellion qui sévit à Bangui et dans de nombreuses région du pays».


Officiellement estimée à 4 mille hommes, la coordination des forces à déployer en Centrafrique pourrait bien dépasser les six mille soldats. Nos sources indiquent à cet effet, l'intégration des éléments du Bataillon d'intervention rapide (Bir) ainsi que ceux du Bataillon d'infanterie mobile (Bim) dont les positions et les effectifs seront revus à la hausse pour la circonstance. La mission internationale de soutien à la Centrafrique organise son assaut contre le terrorisme au Cameroun et en Centrafrique au moment où pas moins de trois groupes armés. (Séléka, rébellion d'Abdoulaye Miskine et éléments des forces armées centrafricaines en déroute, Ndlr) agisssent simultanément au Cameroun et en Rca.

Lu pour vous : RCA - Insécurité à la frontière Centrafricaine: Des soldats français pour enrayer la menace terroriste au Cameroun

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:22

 

 

 

 

 

Samedi 23 Novembre 2013 - 08:38 (CongoSite.com)- Le Général de Division à la retraite Jean-Marie Michel Mokoko, de la République du Congo, a été nommé, le 22 novembre 2013, Chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et Représentant Spécial de l’Union Africaine (UA) en République Centrafricaine (RCA).

 

Le Général Jean-Marie Michel Mokoko a une longue et riche expérience dans le domaine de la paix et de la sécurité. Il a déjà occupé les fonctions de chef d’État-major général des Forces armées congolaises (FAC) de 1987 à 1993 ; de Conseiller à la paix et à la sécurité du Président de la République du Congo depuis février 2005 ; de Représentant Spécial du Président en exercice de l’UA (Denis Sassou N’Guesso) en 2006 ; de Représentant Spécial du Président en exercice de l’UA pour la Côte d’Ivoire de 2006 à 2007. Jusqu’à sa nomination, il occupait la fonction d’Adjoint au Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel. 


Officier militaire et homme politique, né le 19 mars 1947 à Mossaka, dans le département de la Cuvette, au Nord du Congo-Brazzaville, Jean-Marie Michel Mokoko est diplômé de l’École spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr-Quoëtquidan et de l’École d’État-major, en France. 

Centrafrique : Jean-Marie Michel Mokoko à la tête de la MISCA

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:07

 

 

 

 

                                             ___________________________________________________________                                             

(Extrait de la Conférence de NANCY du 09/11/2013 par  Monsieur Olivier GABIRAULT, Président de l’ACD)

                                  ___________________________________________                                                                                                                               

En rejetant systématiquement  avec arrogance  des propositions  faites  par d’autres centrafricains dans l’intérêt national,  ceux qui ont géré directement ou dans indirectement dans l’ombre  la transition en Centrafrique  se sont considérés comme  les seuls   compétents  dans le pays.

 

Ce serait une très  bonne chose s’ils le démontraient effectivement en dehors des médias par leur gestion  au lieu  de se contenter uniquement des avantages matériels que procure la situation au détriment de la population,  attendant tout de l’extérieur, précisément de la sous-région en donnant l’impression d’être anesthésiés intellectuellement.

 

Cette prétention serait aussi démontrée si ceux qui gèrent la transition n’avaient  pas conduit la République Centrafricaine dans une situation où toute son étendue est devenue quotidiennement un cimetière, conséquence de la recherche effrénée et irresponsable  du pouvoir  pour  sa propre  grandeur et  ses  intérêts  personnels par la classe politique  centrafricaine.

 

Dans tous les cas, tout homme public devant rendre compte de sa gestion, ils auront à se soumettre à cette obligation devant le peuple centrafricain, devant l’histoire et devant Dieu,  car non seulement leur refus d’écouter les autres a conduit le pays dans cette situation catastrophique, mais le sang  des Centrafricains qui a  coulé comme un fleuve ne doit pas passer indéfiniment  en perte et profits.

 

1- AVERTISSEMENTS ECRITS AU POUVOIR DE L’EPOQUE AU SUJET DE LA REBELLION AYANT ACCEDE AU POUVOIR EN MARS 2013

 

Je n’ai cessé tout d’abord d’attirer depuis  le 18 octobre 2005 l’attention des autorités de l’époque  sur la rébellion qui à l’époque n’était que naissante, avant de se constituer en coalition « SELEKA » pour prendre le pouvoir en Centrafrique  le  23 mars 2013.

 

 J’ai insisté de 2005 à 2006 sur la nécessité impérieuse du dialogue entre le pouvoir et cette rébellion  encore naissante à l’époque afin  qu’une solution pacifique soit trouvée à ses revendications  de manière à  éviter des pertes  inutiles en vies humaines et en biens.               

 

Non seulement ces avertissements n’ont pas été suivis, mais les recommandations du Dialogue Politique Inclusif de 2008 organisé trois ans plus tard sur mon initiative  au sujet de cette situation  n’ont pas été appliquées, donnant l’occasion à une nouvelle crise armée ayant abouti au renversement  du pouvoir en mars 2013.  

                                                                                                                                

2- PROPOSITIONS ECRITES  A L’ACTUEL PREMIER MINISTRE  DANS LE CADRE DU PREMIER GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE ISSU DU DIALOGUE ET DES  ACCORDS DE LIBREVILLE.

 

Bien que n’étant pas invité au Dialogue de Libreville, je n’ai pas hésité dans l’intérêt de notre pays,  à faire des propositions écrites le 19 janvier 2013 à l’actuel Premier  Premier Ministre Nicolas TIANGAYE dans le cadre de la première transition prévue par le Dialogue de Libreville jusqu’en 2016,  en mettant l’accent sur des points sensibles tels :

 

a)ASSAINISSEMENT DU CLIMAT SOCIOPOLITIQUE

 

  Cette  proposition insistait sur :

 

-Le rétablissement de la cohésion et de  la coexistence pacifique dont l’effritement a commencé  à être dangereusement  perceptible au cours de la crise en juin 2012, en rappelant que la communauté centrafricaine composée de chrétiens et de musulmans n’a jamais connu de déchirement et qu’il fallait dès le début veiller à préserver cet acquit indéniable dans une Afrique en pleine turbulence religieuse.

 

Certaines des mesures proposées à cet effet portaient sur :

 

-La nécessité d’éviter la chasse aux sorcières en privilégiant s’il le faut, la voie judiciaire pour les personnes coupables de crimes et délits ;

                                                                                                                            

-La réaffirmation du caractère laïc de la nation centrafricaine ;                                                                                                      

 -La mise en place et le respect d’un code de bonne conduite à imposer aux membres de la coalition SELEKA, ce qui à mon avis devrait être un élément essentiel pour rassurer, raffermir la cohésion, avec le souci de préserver la population, en référence aux souvenirs  des comportements rétrogrades des rebelles ayant porté BOZIZE au pouvoir en 2003 ;                                                       

 

 - La réaffirmation de l’égalité de tous en droits et devoirs, gage de cohésion de la nation ;             

 

-Le respect de l’équilibre géopolitique du pays en ce qui concerne les nominations aux hautes fonctions de l’Etat afin de reconstruire harmonieusement la cohésion nationale, gage de la paix, de l’unité nationale et de la reconstruction nationale ;                                                

-La sérénité et le discernement dans les nominations des nouveaux dirigeants ; 

 

b) LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

 

 Cette proposition mettait l’accent sur :                                                                                                                                                                      

-La création d’une Caisse autonome de pensions de retraite ;

                                                                                                        

 -La création d’un Fonds d’indemnisation des victimes des différents  conflits armés au sein de la population civile, les Accords de Libreville n’ayant pensé qu’à l’indemnisation des hommes armés  à travers le DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) ;    

                      

c)LA NECESSITE D’ERADIQUER DEFINITIVEMENT LES CRISES A REPETITION

 Ma proposition insistait sur  une campagne d’envergure sur le civisme à travers :                                                                                                                                                                              

-L’éducation politique de la population ;                                                                                                                                                         -La promotion des droits de l’homme ;                              ;                                                                                                                   

-Une campagne d’envergure sur l’esprit de patriotisme et la culture de la paix ;                                                                                                                                            

 -Une campagne de sensibilisation sur la notion de travail ;

 

Tout ceci a été ensuite réaffirmé dans le cadre d’une interview  sur la station Radio NDEKE LUKA en janvier 2013 deux mois avant le coup d’Etat du 24 mars 2013

 

3-PROPOSITIONS FAITES DANS MA DECLARATION DU 24 MARS 2013 APRES LE COUP D’ETAT DU 23 MARS 2013

 

Dès le lendemain du coup d’Etat du 23 mars 2013, par la coalition SELEKA, j’ai aussitôt fait une déclaration le 24 mars 2013 pour attirer l’attention des nouvelles autorités sur les immenses défis économiques, sociaux, sécuritaires, humanitaires, politiques qui ne pourront pas être réglés par les armes, mais au contraire de manière consensuelle par une plus large concertation nationale (peu importe son appellation).

 

Parmi les nombreuses propositions faites dans ma déclaration, il y a avait  donc la nécessaire et urgente organisation d’une plus large concertation des Forces vives de la nation.

 

 A mon avis, une telle concertation nationale allait préserver, orienter, faciliter, dissuader  plusieurs situations, à savoir :

 

1° Les forces vives de la nation allaient voter des résolutions pour  préserver la sécurité, le retour à  cohésion nationale, à la paix, lutter contre l’impunité, définir la transition en ce qui concerne sa mission et sa durée etc.

 

2°La communauté internationale qui devait être représentée à cette concertation nationale allait,  sur la base de la volonté populaire exprimée librement,  s’engager rapidement aux côtés du peuple centrafricain malgré la situation ;

 

3°La reconnaissance des nouvelles autorités allait être  facilitée après les conditions de la transition et les orientations issues de cette concertation nationale,  au lieu des acrobaties politico-juridiques actuelles, fondées désespérément sur des accords boiteux de Libreville, brandis à tout moment pour de simples positionnements politiques et des intérêts matériels ;

 

4° Les dispositions que la communauté internationale cherche à mettre en place  maintenant seraient prises en amont, ce qui aurait fait éviter la catastrophe humanitaire, le fleuve de sang qui a coulé et coule encore dans le pays ;

 

5° La folle ardeur de destruction, de vols, de viols, de pillages, de tueries aurait été freinée dès le début, à temps, sinon se serait tempérée d’elle-même.

 

Il y avait donc des initiatives à prendre préalablement sur le plan national avant d’obtenir l’accompagnement de la communauté internationale au lieu de gérer la transition dans l’immobilisme, comme en temps normal, comme s’il n’y avait pas de problème dans le pays, pour tout attendre de l’extérieur, comme si les nouvelles autorités étaient anesthésiées intellectuellement, mais  préoccupées uniquement par les intérêts matériels.

 

J’ai réaffirmé la  nécessité de cette concertation  nationale dans une  interview à la chaine de télévision  Arica 24 en avril 2013, quelques jours après le coup d’Etat, mais elle a été rejetée avec arrogance  par les nouveaux dirigeants avec l’idée de protéger leur position, à l’abri de la volonté du plus grand nombre.

 

4-CONFERENCE NATIONALE DEMANDEE PAR LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE  APRES LA SITUATION  DRAMATIQUE DU PAYS.

 

Si ma proposition de concertation nationale a été rejetée, les autorités n’ont par contre pas hésité à se pencher sur l’organisation de celle qui vient d’être demandée par la communauté internationale. 

 

                           .Il convient de noter qu’il y a une très grande différence  entre ma proposition et celle qui vient de la communauté internationale.                              .                                                                                                                                                                 En effet,  la concertation nationale objet de ma proposition du 24 mars 2013 avait essentiellement pour but de faire éviter une tragédie  en préservant la nation par des mesures en amont, dès le début du coup d’Etat.  Or la conférence nationale proposée par la communauté internationale  se tiendra  près d’une année après le coup d’Etat, mais à la suite de plusieurs centaines de tombes, de destructions, de pillages, de vols, de viols, bref d’un désastre inqualifiable.                                              .                                                                                                                              Le sang a trop coulé, l’ensemble du territoire est devenu un cimetière quotidien, le semblant d’Etat qui existait au moment du coup d’Etat en mars 2013 a pratiquement disparu (pour reprendre les termes du Ministre  Joseph BENDOUNGA).

 

Mais quelque soit l’amalgame politique qui sera utilisé par les auteurs directs ou indirects de cette catastrophe historique pour des raisons de positionnement politique, d’intérêts matériels, de grandeur personnelle, les nombreuses centaines de vies centrafricaines ne passeront pas en pertes et profits, car  la paix sera fonction de la justice et  l’impunité  source de nouvelles crises à éviter.

 

                                                                  Fait à  NANCY le 10 Novembre 2013

 

                                                                           Emmanuel  Olivier GABIRAULT

 

                                                                                        Président de l’ACD

 

GESTION DESASTREUSE DE LA TRANSITION EN CENTRAFRIQUE ET  SITUATION  CATASTROPHIQUE DU PAYS par Olivier Gabirault

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:01

 

 

 

 

 FEDERATION EUROPE-AMERIQUE

 

 

 

 

 Le Président National du Parti, l’allié Clément BELIBANGA en séjour en France continue de rencontrer les autorités françaises pour les entretenir de la situation de notre pays. Le 4 novembre dernier il avait écrit au chef de l’Etat Français pour demander son intervention en ces termes : « Nous souhaitons que la France intervienne immédiatement et non en début de l’année prochaine pour éviter que le calvaire actuel du peuple centrafricain ne s’aggrave et que la situation devienne irréversible ».

 

Le vendredi 22 novembre 2013, le Président national a rencontré madame Valérie CORRE, députée socialiste du Loiret pour lui expliquer la situation d’insécurité généralisée, de crimes impunis dans notre pays. Il a insisté sur les différents assassinats perpétrés par les ex-sélékas et notamment celui du magistrat Modeste BRIA et a demandé que la députée soit l’interprète de notre peuple auprès du gouvernement Français pour une intervention rapide en Centrafrique.

 

En réponse, la députée Valérie CORRE a déploré cette situation chaotique en Centrafrique qui préoccupe le gouvernement Français et qui a été évoquée au dernier conseil des ministres. Elle a rassuré notre allié que la France met tout en oeuvre avec les Nations Unies pour une intervention rapide en Centrafrique. Elle a promis informer rapidement la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale et le Ministre des Affaires étrangères et a promis informer notre allié des actions de la France.

 

Fait à Paris, le 22 novembre 2013

 

Le Président Fédéral

 

C. NGOKO-ZENGUET

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 02N/13 ADP

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:15

 

 

 

 

 

 

http://observers.france24.com   22/11/2013 / CENTRAFRIQUE

 

 

Huit mois après le début du conflit en Centrafrique, la plupart des écoles restent fermées à Bangui, la capitale centrafricaine et dans l'arrière-pays, où de nombreux établissements ont été pillés et saccagés. Mais certaines localités de l’ouest refusent de tomber dans la psychose, et commencent à rouvrir. Un challenge de chaque instant dans un pays en proie aux violences communautaires. 

 

Depuis le mois de mars, le pays est secoué par des violences qui opposent les éléments de l’ex-rébellion Séléka - composée majoritairement de musulmans et officiellement dissoute en septembre par le président Michel Djotodia - et la population centrafricaine majoritairement chrétienne. Jeudi, le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a estimé que le pays est "au bord du génocide". La France, qui dispose déjà de 400 hommes sur place, prévoit de renforcer prochainement son contingent en Centrafrique.

 

Nos Observateurs s’accordent à dire que si la violence gangrène la capitale, le climat de tension existe partout. Les membres de la Séléka continuent de piller, torturer et rançonner la population. Pour pallier l’impuissance de l’État, des groupes de civils ont constitué des milices d’auto-défense, les anti-Balakas, qui n’hésitent plus à employer la violence contre les ex-rebelles.

 

 Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés estime à 395 000 le nombre de déplacés dans l’ensemble du pays depuis le début du conflit.

 

CONTRIBUTEURS

 

“Il est inconcevable d’empêcher ces enfants d’aller à l’école et de céder à la peur”

 

Jonas Nodjitouloum est le directeur des écoles publiques du district de Bozoum, une ville de l’ouest de la Centrafrique.

 

Nous avons rouvert huit écoles à Bozoum et en avons créé une nouvelle pour permettre à environ 500 enfants déplacés réfugiés dans la ville avec leur famille d’aller à l’école. Les élèves ont repris le chemin des classes la semaine dernière grâce à des donations des organisations à but caritatif dont Caritas aide humanitaire et une ONG tchèque. Nous avons reçu des fournitures, des tableaux, de la craie, des cahiers et même des uniformes.

Ça n’a pas été facile de ramener les enfants à l’école : nous avons vraiment dû communiquer avec les familles. Avec des professeurs volontaires et des parents d’élèves, nous avons fait le tour de la ville avec des mégaphones pour annoncer que l’école allait rouvrir, et nous avons parlé à tous les autres parents inquiets de laisser leurs enfants quitter la maison. La plupart disaient "on continue d’entendre des tirs !" et ils ont raison, car il y a des affrontements autour de Bozoum. On essaye de leur expliquer que ces combats ne toucheront pas les enfants, qu’ils sont autant en sécurité à l’école qu’à la maison. Ce qui a contribué à convaincre les parents, c’est que l’école offre des repas gratuits grâce aux donations. La situation économique est catastrophique et les récoltes ont été tellement mauvaises qu’un repas offert à un enfant est un argument décisif.

 

Peu importe la situation actuelle, il faut que ces enfants retournent à l’école . L’éducation est un droit fondamental, c’est inconcevable de les empêcher d’aller étudier et de céder à la peur. Si on fait ça, quel sera leur avenir ?

 

“Être professeur, ce n’est pas juste un métier, mais une vocation ; les enfants ont plus que jamais besoin d’eux en ce moment

 

Nous avons également eu beaucoup de mal à convaincre les professeurs de retourner au travail. L’année dernière, la plupart n’ont pas été payés pendant des mois. La Centrafrique est un État fantôme qui ne sait plus gérer ses fonctionnaires. Alors, on rappelle à ces professeurs qu’ils font pas juste un métier, mais ont une vocation, et que les enfants ont plus que jamais besoin d’eux dans ces temps difficiles. Ils sont prêts à faire des sacrifices, mais on espère vraiment que l’État pourra les payer bientôt. Dans le cas contraire, je crains que beaucoup perdent leur motivation.

 

Une autre grande difficulté que l’on rencontre concerne les enfants déplacés. Ils ont vécu des choses terribles, la plupart ont tout perdu en fuyant avec leur famille. Leurs maisons ont été brûlées ou pillées. Certains n’ont même plus de papiers d’identité. En classe, ils sont très difficiles à gérer, et on peut difficilement les mélanger avec les autres enfants. Ces enfants ont droit à des cours spéciaux, dans l’après-midi, avec des professeurs recrutés spécifiquement pour les canaliser. Certains de ces professeurs viennent de très loin. S’ils ne reçoivent pas leur salaire, ils ne seront pas rembourser de leurs frais et devront rentrer chez eux.

 

Une soixantaine d’écoles a également ouvert leurs portes dans les régions de Bossemptele, Bohong et Herba grâce à des dons de l’Unicef Mais la plupart des écoles publiques du pays, y compris dans la capitale Bangui, sont toujours fermées. Les écoles privées catholiques, qui sont encore en mesure de rémunérer leurs enseignants, ont quant à elles rouvert début octobre.

 

Lu pour vous : Pied de nez à l’insécurité, des écoles centrafricaines sonnent la rentrée des classes

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:08

 

 

 

 

 

LE MONDE |  |Par Cyril Bensimon

 

Ce n'est plus qu'une question de jours, la France va lancer une opération militaire en République centrafricaine (RCA). « Une opération coup de poing, limitée dans le temps, pour rétablir l'ordre et permettre une amélioration de la situation humanitaire », indique une source au ministère de la défense« Il se produit en Centrafrique des actes abominables. Un chaos, des exactions extraordinairement graves. Nous devons agir », a répété, jeudi 21 novembre, François Hollande qui, depuis septembre, s'est emparé du dossier. La veille de cette déclaration, le chef de l'Etat avait convoqué un conseil restreint de défense. Plusieurs options ont été proposées par le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. Selon plusieurs sources, l'hypothèse la plus probable est de porter les effectifs militaires français en RCA à environ un millier d'hommes.

 

Près de 400 soldats français sont postés depuis 2002 aux abords de l'aéroport de Bangui. Des missions de reconnaissance à l'intérieur du pays ont déjà commencé. Des troupes ont été récemment prépositionnées dans la région. Ces renforts permettront d'intensifier les patrouilles dans la capitale centrafricaine, de se déployer dans les villes les plus affectées par les affrontements interreligieux et de sécuriser les axes routiers menant au Cameroun et au Tchad, vitaux pour l'économie de ce pays enclavé.

 

« L'intervention se fera dans la foulée de l'adoption d'une nouvelle résolution par le conseil de sécurité des Nations unies », indique une source gouvernementale. Cette résolution, qui donnera un mandat à l'action française, pourrait intervenir dès la première semaine de décembre, au moment où l'Elysée organisera un sommet consacré aux questions de sécurité sur le continent africain (les 6 et 7 décembre). Officiellement, il s'agira d'appuyer les 3 600 soldats de la force de l'Union africaine. La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) doit prendre, le 19 décembre, le relais de la Force multinationale d'Afrique centrale.

 

UN ÉTAT "AU BORD DU GÉNOCIDE"

 

Dans les faits, les militaires français devraient conduire des opérations de « nettoyage » des bandes armées qui sévissent à Bangui et dans le nord-ouest du pays. Les ex-rebelles de la Séléka, principalement musulmans, qui ont pris le pouvoir le 24 mars 2013, et les milices villageoises Anti-Balaka, à majorité chrétienne, se sont lancés dans un cycle de violences et de représailles menaçant de faire basculer le pays dans un conflit interreligieux. Parallèlement, Paris poursuit une intense activité diplomatique et multiplie les contacts avec les chefs d'Etat du continent et l'Union africaine. « C'est capital. Il faut faire passer le message que l'on est là pour aider les Africains, pas pour se substituer à eux », indique un diplomate du Quai d'Orsay. La France veut évacuer toute ambiguïté dans un pays où l'ancienne puissance coloniale a longtemps fait et défait les régimes en place. « Que les Français interviennent, cela ne me pose aucun problème. Toute la population attend ça. On philosophera après, là il est question de sauver des vies humaines », juge l'ancien premier ministre Martin Ziguélé.

 

Depuis septembre, la France tente de mobiliser les grandes puissances sur le dossier centrafricain. Washington et Londres sont réticents à l'idée de former une nouvelle opération de maintien de la paix de 6 000 à 9 000 casques bleus, préconisée par le secrétaire général des Nations unies. Trop coûteuse à leurs yeux. Un changement vient néanmoins de s'opérer côté américain. Alors qu'un responsable de l'ONU, Adama Dieng, avait considéré début novembre qu'il existait un risque de génocide en RCA, Robert Jackson, le directeur adjoint du bureau Afrique du département d'Etat, a évoqué « une situation pré-génocidaire » dans ce pays.

 

Lors d'un entretien à France 2, jeudi, Laurent Fabius a parlé d'un Etat « au bord du génocide ». Les termes utilisés ne sont pas fortuits. Ils placent la communauté internationale face à une obligation d'agir au plus vite et servent à mobiliser les opinions publiques même s'ils ne correspondent pas à la réalité sur le terrain. «Ça permet d'attirer l'attention, mais le moyen est discutable, analyse Roland Marchal, du Centre d'études et de recherches internationales. Depuis le Darfour, il y a une banalisation du terme “génocide”. La situation centrafricaine doit être décrite comme elle est. Derrière tous ces crimes il n'y a pas de projet, mais une montée du banditisme de grand chemin. Les violences intercommunautaires ont déchiré le peu de tissu social qui restait. Cela peut tuer beaucoup de gens, ça n'en fait pas un génocide. »

 

Selon le chercheur, Paris ne devrait pas faire l'économie d'une action « plus intrusive dans la politique centrafricaine pour permettre une restauration de l'Etat et travailler à la réconciliation entre les communautés ». Le projet initial français, frapper fort, partir vite et passer le relais aux Africains, est à l'exact opposé.

 

Lu pour vous : Centrafrique : Paris est prêt à intervenir militairement

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 10:36

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - 22.11.2013 16:59 - Par Christian Panika

 

La présidence centrafricaine a assuré vendredi négocier avec le chef rebelle ougandais, Joseph Kony, recherché depuis des années pour crimes contre l'humanité, dans le but d'aider les "femmes et les enfants" qui vivent, selon Bangui, avec les combattants dans une région isolée de Centrafrique, tout en appelant "la communauté internationale à se saisir" du dossier.

 

M. Djotodia appelle cependant la communauté internationale à se saisir de cette situation parce que, estime-t-il, son pays est déjà confronté à beaucoup de problèmes.

 

Malgré les très forts doutes exprimés dès jeudi par les Etats-Unis sur le fait que Djotodia soit en contact avec le chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy-Simplice Kodégué, a réaffirmé vendredi à l'AFP qu'il y avait des "négociations" en cours.

 

L'armée ougandaise, appuyée par une centaine de soldats américains, mène depuis 2008 une chasse à l'homme pour retrouver Joseph Kony dans le cadre d'une opération de l'Union africaine. Washington a offert cinq millions de dollars pour sa capture.

 

Forces américaines et ougandaises sont basées dans l'extrême sud-est de la Centrafrique, à Obo, dans une région où des pillages et des enlèvements attribués à la LRA sont signalés depuis plusieurs années, comme également dans des régions voisines de République démocratique du Congo et du Soudan du sud.

 

Avec le chef rebelle - premier suspect à avoir été inculpé, en 2005, par la Cour pénale internationale (CPI) - et ses combattants, "il y a des enfants, des femmes, des vieillards, qui sont des apatrides: tout cela a amené les autorités centrafricaines, et le chef de l'Etat en premier lieu, à envisager une phase de négociations", a assuré M. Kodégué.

 

Bangui évalue leur nombre à 7.000. En septembre des rumeurs avaient déjà couru dans la capitale centrafricaine sur des hommes armés, accompagnés de civils, se prétendant membres de la LRA et voulant se rendre dans la région d'Obo. Ces rumeurs n'ont jamais été confirmées.

 

"Aujourd'hui, la question est de trouver un statut à toute cette équipe là", a ajouté le porte-parole: "Joseph Kony avec ses hommes veulent se rendre, déposer les armes et renoncer à la lutte armée, à leur folle entreprise criminelle".

 

"Déjà trop de problèmes"

 

M. Djotodia avait affirmé jeudi que Joseph Kony voulait "sortir de la clandestinité". "Nous sommes en train de négocier avec lui. Il a demandé à être fourni en nourriture, le gouvernement s'est occupé de cela.

 

Dès jeudi soir, un haut responsable américain avait estimé que les déclarations de Bangui sur des négociations directes avec Joseph Kony n'étaient pas "crédibles". Ce responsable croit que seulement 12 à 13 combattants, ainsi que quelques membres de la famille de Kony, seraient en pourparlers avec le président Djotodia.

 

La LRA était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants ont essaimé depuis 2005 dans le nord-est de la RDC, en Centrafrique et au Soudan du Sud.

 

"Les Etats-Unis ont mis beaucoup de moyens, notamment de l'argent, du matériel et des hommes pour traquer Kony. Cela dure encore. C'est une position qu'ils défendent, mais nous pensons qu'il faut donner tout son sens à la démarche du chef de l'Etat, afin d'éviter à la Centrafrique de sombrer dans un autre cycle de violences", a répliqué le porte-parole de la présidence.

 

Quoiqu'il en soit, désormais, M. Djotodia "appelle le communauté internationale à se saisir de cette situation parce que la Centrafrique a déjà trop de problèmes", a souligné M. Kodégué.

 

Le pays connait une insécurité généralisée depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête de la coalition rebelle Séléka qu'il a ensuite dissoute, et la communauté internationale s'alarme désormais d'un risque de "génocide" dans un pays à l'économie en ruine et confronté à une crise humanitaire d'ampleur.

 

© 2013 AFP

Centrafrique : Bangui assure "négocier" avec Kony dans un but humanitaire

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:47

 

 

 

 

 

http://www.bruxelles2.eu   NOV 22, 2013  Nicolas Gros-Verheyde / Tchad Soudan /

 

(BRUXELLES2) Les préparatifs d’une mission militaire en république centrafricaine (RCA), pour soutenir la MISCA, s’accélèrent à tous niveaux. À Bruxelles comme à Paris ou à New York (où se réunira le conseil de sécurité lundi), une intervention militaire d’interposition s’impose face au dérapage de la situation. Le Conseil de sécurité se réunit lundi pour prendre une décision à partir du rapport de Ban Ki Moon (Les 5 options de Ban Ki Moon pour la Centrafrique)

 

Sentiment de l’urgence, coté européen ?

 

Côté européen, sans reprendre le terme de « pré-génocide », on souligne qu’il y a urgence. « Il convient maintenant d’agir sans délai pour éviter que la situation ne dégénère davantageLes conditions sont en effet remplies pour que la situation échappe à tout contrôle et se transforme en guerre civile » précise ainsi un porte-parole de Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères en réponse à une question de B2 (*).

 

Financement de la MISCA

 

L’Union européenne réitère sa volonté d’accompagner le déploiement de la MISCA, tout d’abord au plan financier et de la planification de la mission. « L’UE a déjà donné son accord de principe pour appuyer financièrement la MISCA. Nous travaillons étroitement avec l’UA pour définir les besoins de financement de la MISCA et les modalités selon lesquelles une contribution de la FPA pourrait s’insérer dans le budget de la mission ».

 

D’autres options

 

Les structures de gestion de crise préparent d’autres initiatives européennes, pour soutenir le déploiement rapide de la force africaine. « L’UE étudie activement des options pour approfondir son action en soutien à la stabilisation et à la poursuite du processus politique en RCA, en étroite coordination avec les initiatives prises par d’autres partenaires » confirme le porte-parole. Mais aucune option n’envisage pour l’instant un déploiement d’un battlegroup, pourtant dédié à ce type de fonction. 

 

Besoins logistiques

 

Plusieurs pays ont, en fait, déjà été « sondés » par Paris, selon nos informations, afin de savoir quel soutien ils pourraient apporter. Un soutien surtout en matériel, éléments logistiques, avions de transport, ravitailleurs, radio-communications… L’objectif est d’éviter de rééditer la situation de l’opération Serval au Mali, où la France a paru quelque peu seule sur le terrain pendant quelques semaines. La puissance logistique de transport d’EATC à Eindhoven (qui réunit le Benelux et l’Allemagne) pourrait aussi être mis à contribution.

 

Soutien politique

 

Certains gouvernements sont conscients de la gravité des évènements. A Rome, ainsi, lors du sommet franco-italien, les dirigeants de la péninsule « encouragent (l’Union européenneà renforcer son implication (en RCA) ». Si on retrouve la « summa division » européenne entre des regards tournés vers l’est d’un coté, vers le sud de l’autre, ce qui s’est passé au Mali a servi d’alerte. Et les capitales européennes pourraient apporter très vite leur soutien à la France si elle intervient en soutien de la force africaine ou de l’ONU.

 

La France en force d’avant-garde

 

La France se dit prête à « tout faire pour soutenir la force africaine en cours de déploiement et lui assurer l’appui international dont elle a besoin. » Avec déjà 450 hommes sur place, plusieurs options sont ouvertes par le ministre de la Défense, Jean-Yves Drian. L’envoi de 700-1400 militaires supplémentaires semble possible. De Guinée, où il était en déplacement, le président français a confirmé, jeudi, sa volonté « d’augmenter sensiblement » le nombre de soldats déployés en RCA. Des hommes du Groupement commandos parachutistes de la 11e brigade parachutiste ont déjà été envoyés à Bangui (selon nos confrères de La Croix) pour préparer l’arrivée des troupes supplémentaires françaises en RCA et leur projection dans le pays.

 

Les Américains en soutien

 

L’inquiétude est aussi présente de l’autre côté de l’Atlantique. Dans un communiqué diffusé hier soir, John Kerry,  le Secrétaire d’État américain annonce l’envoi d’une assistance à la MISCA, « pour aider à protéger les civils et assurer la sécurité dans tout le pays ». On parle de « soutien logistique, envoi de matériel non létal, formations et aide à la planification ». Soit un montant de 40 millions $ d’aide à la MISCA. La situation est hors contrôle de l’Etat.

 

(*) Interrogé jeudi midi, sur la position européenne par rapport aux récentes déclarations françaises et américaines qualifiant la situation centrafricaine de pré-génocidaire, 24 heures ont cependant été nécessaires pour avoir une réponse.

 

(Nicolas Gros-Verheyde avec Leonor Hubaut)

Centrafrique : une initiative européenne est-elle possible ?

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