Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:22

 

 

 

 

01/04/2014 à 12:58 Par Vincent Duhem        http://www.jeuneafrique.com/ 

 

Un an après le coup d'État qui l'a renversé, l'ancien président François Bozizé, réfugié en Ouganda, s'active à regrouper ses partisans.

 

Samedi 15 mars, jour du onzième anniversaire de la prise de pouvoir de François Bozizé, en 2003, Bangui s'est réveillé dans la peur. Depuis une semaine, la rumeur d'un coup de force des partisans de l'ancien président centrafricain s'amplifiait... Évidemment, il n'en a rien été. Bozizé, 68 ans, n'a probablement plus les moyens de revenir aux affaires. Même s'il a "conservé une certaine capacité de nuisance et bénéficie de quelques soutiens au sein des nouvelles autorités, notamment au ministère de la Défense", selon un diplomate africain en poste à Bangui. "Il n'a jamais digéré d'avoir été écarté du pouvoir. C'est un homme blessé", renchérit un ancien ministre proche de la famille.

 

Depuis son départ précipité de la capitale centrafricaine, l'ancien président multiplie les déplacements. Réfugié aux premières heures de sa chute à Yaoundé, au Cameroun, il séjourne ensuite à Nairobi, Kampala, Addis-Abeba et Djouba, avant de s'installer à Paris fin juillet 2013. Sa présence et son activisme ayant été jugés gênants par les Français - qui le lui ont discrètement fait savoir avant d'annuler son visa en cours de validité -, Bozizé quitte finalement Paris pour Nairobi. Bénéficiant du soutien des autorités ougandaises - Bozizé et Yoweri Museveni se connaissent depuis le début des années 1970 - et de hauts gradés, il est actuellement installé à Kampala avec son fils Franklin, mais sans son fidèle aide de camp, le capitaine Vincent Ouapounaba, rentré très récemment en France.

 

Jean-Francis Bozizé derrière l'assaut lancé le 5 décembre contre des positions de la Séléka

 

Depuis Kampala, il coordonne ce qui reste de son clan, des membres de sa famille et une poignée de fidèles. Jean-Francis, son fils aîné âgé de 44 ans, est son principal relais. "Il gère les fonds de la famille", résume un proche. Longtemps installé avec sa femme à Kinshasa, Bozizé junior (qui a la nationalité française) vit aujourd'hui à Paris, même s'il lui arrive de se rendre dans la capitale congolaise. Limogé en janvier 2013 de son poste de ministre de la Défense, "il a beaucoup de choses à se faire pardonner par son père, pour qui il est l'un des responsables de la défaite militaire", assure notre ancien ministre pour expliquer cet activisme. "C'est lui l'héritier", estime pour sa part un diplomate français.

 

Ancien sous-officier parachutiste dans l'armée française et ministre délégué à la Défense (2008-2013), Jean-Francis Bozizé, qui a gardé contact avec des éléments de l'ex-garde présidentielle, est accusé par la France d'être derrière l'assaut lancé le 5 décembre contre des positions de la Séléka à Bangui. Contacté par Jeune Afrique, l'intéressé a refusé de réagir sur ce point tout en demandant "à ceux qui l'accusent de produire des preuves".

 

Lâché par nombre de ses fidèles en mars 2013, le général Bozizé peut encore compter sur quelques nostalgiques du régime. Beaucoup se trouvent en France. Marie-Madeleine Bafatoro, sa seconde épouse, habite à Tours. Annette Ngaïbona, sa nièce, réside en région parisienne, comme son demi-frère Jean-Roger Ouefio, l'ancien Premier ministre Faustin Archange Touadéra, ou l'ex-ambassadeur au Cameroun Louis Oguere Ngaikoumon. Enfin, l'ancien ministre des Finances Albert Besse habite à Lyon, où il aurait ouvert un commerce.

 

Tout ce beau monde se réunit occasionnellement à Paris, à Chartres (ville de Joséphine Kéléfio, la soeur cadette de Bozizé) ou à Lyon, parfois en compagnie de Bertin Beya (le secrétaire général par intérim du Kwa na kwa, ou KNK, l'ex-parti présidentiel), qui fait la navette entre Bangui et la France pour discuter de l'avenir politique de leur courant.

 

Des menaces de sanctions contre Bozizé père et fils

 

L'ancien président n'a pas totalement coupé les ponts avec certains réseaux et hommes d'affaires, libanais et sud-africains notamment, qui, s'étant trop appuyés sur son régime, ont tout perdu à sa chute et sont prêts à parier sur un hypothétique retournement de situation. Bozizé téléphone ainsi régulièrement au Rwandais Fabien Singaye, diplomate sous le régime d'Habyarimana et interprète du juge français Jean-Louis Bruguière dans l'enquête sur l'attentat de Kigali qui coûta la vie au président rwandais, en 1994. Conseiller spécial de Bozizé, il fut l'un des nombreux "facilitateurs" qui négocièrent la signature en 2007 du contrat sur la mine d'uranium de Bakouma avec Areva.

 

Au sein de ce clan reconstitué, les menaces de sanctions contre le père et son fils Jean-Francis, mais surtout l'épée de Damoclès de la Cour pénale internationale (CPI), font réfléchir. Certains se sont récemment éloignés, comme Célestin Gaombalet. L'ancien Premier ministre (2003-2005) et ex-président de l'Assemblée nationale (2005-2013), installé à Bangui, ne donne plus signe de vie depuis quelques semaines.

 

D'autres n'ont pas attendu si longtemps. En désaccord avec la stratégie du clan Bozizé et déçu par les deux dernières années du régime, le général Parfait-Anicet Mbay a très rapidement pris ses distances. En mission officielle en Inde peu avant le coup d'État, c'est depuis Paris, où il était en transit et où il vit aujourd'hui, qu'il a assisté à la chute du régime. À 50 ans, et après avoir beaucoup perdu dans l'affaire, Mbay, qui fait partie des militaires qui ont aidé Bozizé à prendre le pouvoir en 2003, s'accorde un délai de réflexion avant de décider de la suite à donner à sa carrière.

 

Le cas du colonel Sylvain Ndoutingaï, bientôt 42 ans, est plus complexe. Soupçonné d'avoir ourdi un complot pour s'emparer du pouvoir, celui qui fut pendant longtemps le numéro deux du régime a été limogé de son poste de ministre des Finances en juin 2012. Aujourd'hui en région parisienne, le neveu de l'ancien président multiplie les rencontres, cherchant des appuis politiques et financiers. Selon plusieurs sources, il se serait même récemment rapproché de Jean-Francis. Mais Ndoutingaï dément. "L'ancien président est le seul membre de la famille avec qui j'ai eu un contact. C'était il y a plus d'un an", insiste-t-il. Signe, s'il en fallait, qu'il ne fait plus bon voir son nom associé à celui des Bozizé.

 

********************************************************************************************
 

 

La course au trésor

 

L'ancien président François Bozizé et son fils Jean-Francis, ex-ministre de la Défense, ont-ils amassé une fortune qui sert aujourd'hui à soutenir financièrement et militairement les milices anti-balaka ? Les intéressés le démentent avec vigueur, mais à Paris comme à Bangui, beaucoup s'en disent persuadés. Une chasse à ce présumé trésor caché a été confiée à des enquêteurs privés. Enjeu : découvrir les avoirs de la famille Bozizé, puis en obtenir le gel et le rapatriement à Bangui.

 

Tout commence en septembre dernier lorsque, deux mois après avoir gelé leurs comptes centrafricains, Michel Djotodia, alors président de transition, confie à des enquêteurs la traque des "biens mal acquis" (BMA) des Bozizé et de leurs proches. Nicolas Tiangaye, le Premier ministre de transition, mandate de son côté un cabinet d'intelligence économique international. Les deux équipes de détectives sont chargées de retrouver des sommes qu'ils soupçonnent dissimulées dans des paradis fiscaux en Suisse, au Luxembourg, dans les îles Caïmans, à Jersey, dans une banque lituanienne et en Afrique du Sud. Montant estimé : 152 millions d'euros - un chiffre qui demeure évidemment à prouver. Les enquêteurs sont aussi à la recherche de biens immobiliers supposés en région parisienne, à Tours, à Bordeaux ou encore à Cotonou. Les premières investigations auraient notamment mis en évidence des mouvements de fonds suspects sur le compte suisse d'Annette Ngaïbona, 43 ans, nièce de François Bozizé. La France, qui soutient les autorités centrafricaines dans leur quête, a récemment décidé de remettre au Conseil de sécurité de l'ONU une liste non exhaustive de huit personnalités (dont François et Jean-Francis Bozizé) afin d'accélérer le gel de leurs avoirs identifiés. 

 

Joan Tilouine

Lu pour vous : Centrafrique : que reste-t-il de la "Bozizie" ?
Lu pour vous : Centrafrique : que reste-t-il de la "Bozizie" ?
Lu pour vous : Centrafrique : que reste-t-il de la "Bozizie" ?
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:19

 

 

 

 

par Agence de presse ATS mardi 1er avril 2014  
 

La situation continue de se détériorer à Bangui, capitale de la République centrafricaine, a déploré mardi l’ONU. Le HCR a indiqué qu’il veut évacuer 19’000 musulmans menacés par les forces anti-Balaka pour les transférer dans des zones plus sûres.

 

"Nous ne pouvons pas rester là seulement à regarder les gens s’entretuer", a affirmé à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) Fatoumata Lejeune-Kaba. "Ils nous demandent de les évacuer. Si nous ne le faisons pas, leur vie est en danger", a-t-elle ajouté.

 

Les forces anti-Balaka contrôlent les routes principales menant à la capitale ainsi que plusieurs villes et villages dans le sud-ouest du pays, a-t-elle précisé. "Ils représentent une menace pour les musulmans dans le faubourg PK12 de Bangui, à Boda, Carnot et Berberati, à l’ouest de Bangui, et à Bossangoa, plus au nord", a-t-elle indiqué.

 

De plus en plus militarisés

 

"Le problème est que les anti-Balaka deviennent de plus en plus audacieux et sont de plus en plus militarisés", a affirmé la porte-parole du HCR.

 

Les représentants de la population musulmane de Boda ont expliqué au HCR que seule la présence des forces françaises leur évite d’être tués, qu’ils ne peuvent plus se déplacer et qu’ils veulent être réinstallés dans des lieux plus sûrs.

 

Le HCR et ses partenaires vont envoyer du personnel supplémentaire dans ces zones. "En même temps, nous étudions la possibilité de leur réinstallation à Kabo et Moyen Sido dans le nord du pays", a affirmé Fatoumata Lejeune-Kaba. Ce déplacement n’exclut pas leur retour, a-t-elle dit.

 

Déplacés en constante augmentation

 

Le nombre de déplacés est en augmentation depuis la reprise des violences à Bangui la semaine dernière : l’ONU en dénombre désormais 637’000, dont 207’000 à Bangui, soit 16’000 de plus en une semaine. En outre, au cours des trois derniers mois, 82’000 Centrafricains ont cherché un refuge au Cameroun, en RDC au Congo et au Tchad, a précisé le HCR.

Centrafrique : 19.000 musulmans doivent être évacués (HCR)
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:16

 

 

 

La Centrafrique réclame une enquête sur les récentes tueries

 

par RFI   01-04-2014 à 05:54

 

Après les deux drames qui ont frappé la ville de Bangui, le ministre centrafricain de la Défense, Thomas Théophile Tchimangoua, interviewé ce lundi 31 mars par RFI, réclame une enquête onusienne. Suite à l'explosion de grenades dans une concession au quartier Fatima, jeudi 27 mars, et les heurts entre une colonne tchadienne et des anti-balaka, samedi 29 mars, les autorités ont décrété trois jours de deuil national.

 

Un calme tendu est revenu, ce lundi, dans la capitale centrafricaine après les tueries du week-end. Les Tchadiens - théoriquement cantonnés dans le nord du pays - ne viennent pas à Bangui mais ce week-end, le commandant de la « brigade tchadienne » rentrait justement d’une mission, au nord, et c’est à la porte nord de la capitale que les heurts ont éclaté entre ce détachement de soldats tchadiens de la Misca et les milices anti-balaka. Le dernier bilan fait état de sept morts et une quarantaine de blessés.

 

Interviewé par RFI, Thomas Théophile Tchimangoua, ministre centrafricain de la Défense, réclame une enquête onusienne.

 

« La communauté internationale n’a qu’à déclencher une enquête internationale ! Il est temps. Nous ne sommes pas un Etat où les choses doivent se passer comme ça. Et si un pays voisin ou un pays ami veut jeter le discrédit, le désordre, eh bien que les institutions internationales prennent leurs responsabilités. Et si ce pays fait partie de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), il est temps qu’on leur dise que nous ne sommes pas des provocateurs et qu’on ne vienne pas nous provoquer », a déclaré le ministre centrafricain de la Défense.

 

A la question de savoir si le ministre de la Défense voulait dire que l’arrivée au PK12 d’un convoi de Tchadiens (venus rapatrier leurs compatriotes) était une action de provocation, ce dernier s’interroge.

 

« Dans la mesure où on parle de rapatrier les ressortissants, "rapatrier les ressortissants" ne veut pas dire ouvrir le feu. Je n’accuse personne mais il y a un amalgame. Il faudrait qu’on lève l’équivoque. C’est ce que je demande à la communauté internationale. Ces sont les Nations unies qui pourraient mener cette enquête. En effet, la RCA n’a pas d’armée ; elle est placée sous protection internationale », a réclamé le ministre centrafricain de la Défense, Théophile Tchimangoua.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza a, quant à elle, décrété un deuil national de trois jours, à partir de ce lundi, à la mémoire des morts.

 

Combiner réponse à l'urgence et solutions de moyen terme

 

En France, il a été aussi question de la Centrafrique, ce lundi matin à Paris au cours de la Conférence nationale humanitaire. Une rencontre de réflexion des acteurs humanitaires - ONG bien sûr mais aussi collectivités locales et fondations d'entreprises - ouverte par le ministre français des Affaires étrangères. Laurent Fabius a rappelé l'importance de combiner la réponse à l'urgence et des solutions de moyen terme.

 

« Il nous faut répondre à l’urgence, protéger et parfois, quand il n’y a pas d’autres solutions, séparer les communautés qui se livrent une guerre fratricide mais il nous faut aussi, dans le même temps, redonner aux autorités des moyens de la réconciliation nationale. Cela passe par la fin de l’impunité, par la mise ou la remise sur pied de l’Etat, par la réhabilitation des services de base, le rétablissement des circuits financiers et la relance de l’économie, notamment rurale », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

 

Tueries en Centrafrique : la présidente fait ouvrir une enquête

 

http://www.leparisien.fr/  le 01.04.2014  14h12

 

La présidente centrafricaine de transition a annoncé mardi l'ouverture d'enquêtes après la mort d'au moins 24 personnes, tuées samedi à Bangui par des soldats tchadiens. «Nous avons demandé que des enquêtes soient ouvertes pour nous permettre d'identifier exactement ce qui s'est passé et dès que nous aurons ces éléments-là, nous verrons qui ont été les auteurs de ces troubles, et pourquoi», a déclaré Catherine Samba Panza à l'issue d'une rencontre à Paris avec le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf. 

«Ma volonté est d'ouvrir une écoute en direction des "anti-balaka" (NDLR. milices chrétiennes) pour savoir ce qu'on peut faire ensemble pour que ce pays qui a tant souffert et est en état de délabrement total puisse être relevé avec le concours de tous les fils et filles de ce pays, y compris les "anti-balaka"», a déclaré la présidente.


Paris désigne les milices chrétiennes


Catherine Samba Panza, qui doit être reçue mardi après-midi par le président François Hollande, a par ailleurs demandé au secrétaire général de la Francophonie de «continuer à faire le plaidoyer auprès de la communauté internationale pour que les autorités centrafricaines aient les moyens de ramener la paix dans ce pays, d'apporter l'aide humanitaire nécessaire aux populations et surtout essayer de rétablir l'autorité de l'Etat». Abdou Diouf lui a assuré avoir «beaucoup insisté» auprès des Etats membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) «sur la nécessité de doter la Centrafrique d'aide budgétaire pour lui permettre de faire face à ses besoins les plus urgents». 


De son côté, la France a pointé la responsabilité des "anti-balaka" dans ces violences. «La France déplore les violences des 29 et 30 mars à Bangui, dont la responsabilité incombe pour une large part aux milices anti-balaka, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal. Elle demande que toute la lumière soit faite sur ces violences et rappelle qu'il n'y aura pas d'impunité pour ceux qui commettent des exactions».


Samedi, à Bangui, des soldats tchadiens, venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, ont tiré sur la foule, faisant au moins 24 morts et une centaine de blessés. Selon la force africaine Misca, les soldats ont riposté après avoir été attaqués. Une version démentie par des représentants des "anti-balaka" et des habitants. Des incidents surviennent régulièrement à Bangui entre d'un côté les milices anti-balaka et la population, majoritairement chrétiennes, et de l'autre les soldats tchadiens, accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique.

Tueries en Centrafrique : la présidente fait ouvrir une enquête
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:13

 

 

 

 

Par Journalducameroun.com - 01/04/2014

 

Exclu du processus de Kimberley en mai 2013, les pays de la sous-région examinent la mise en œuvre des mesures prescrites à la RCA, gages de leur maintien eux-mêmes dans ce processus

 

 La République centrafricaine a été exclue du processus de Kimberley du fait de la crise qui déstabilise le pays et altère le contrôle des diamants dans les bassins de production. La porosité des frontières avec les pays voisins a amené la hiérarchie du processus de Kimberley à demander une concertation avec les pays frontaliers de la RCA : Cameroun, Congo, République démocratique du Congo. 

 

La rencontre de Yaoundé (31 mars -01er avril 2014) est par ailleurs la conséquence du flux important de réfugiés centrafricains, les plus nombreux parmi les 110.000 réfugiés identifiés officiellement par le gouvernement ces derniers mois, qui ont choisi le Cameroun comme asile. «Le Cameroun et la Centrafrique sont voisins. La zone frontière se trouve être la zone minière pour le Cameroun. Quand il y a débordement des populations quand il y a quelque violence que ce soit, le reflux des uns laisse la place vide aux autres. Si ceux-ci se trouvent être des exploitants miniers, il y a le risque que qu’ils occupent des sites et mettent sur le marché un produit qui aurait dû être sécurisé autrement », a déclaré le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Emmanuel Bonde, sur les ondes de la radio publique nationale.

 

Pour sécuriser ses diamants, les autorités administratives indiquent avoir recruté des points focaux sur ses principaux sites de production et des représentants dans les aéroports pour assurer la traçabilité des diamants qui entrent et sortent du Cameroun. la Centrafrique a été exclue du processus de Kimberley sous réserve de l’application d’un certain nombre de mesures. « Il est question pour nous de vérifier la faisabilité de cette feuille de route, de pouvoir l’appliquer de part et d’autre afin de nous prémunir nous-mêmes de ces agitations et de permettre la réadmission de la Centrafrique au processus de Kimberley », explique Emmanuel Bondé.

 

Le système de certification du processus de Kimberley (Scpk), en vigueur depuis novembre 2002 et avalisé par l’Assemblée générale des Nations Unies, impose à ses participants de nombreuses conditions avant la certification de leurs diamants bruts. Le Scpk vise à s’assurer que les diamants issus de pays en conflit (diamants de sang) n’arrivent pas sur le marché légal. Et que ceux qui sont commercialisés ne servent pas à financer des guerres. C’est un système qui vise à la transparence des industries extractives dans les Etats et gouvernements membres au processus. 

 

Lu pour vous : Les diamants centrafricains inquiètent à Yaoundé
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:08

 

 

 

DECLARATION N°…………/

 

Le Bureau Exécutif provisoire de l’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP) suit avec colère les développements de la situation sécuritaire de notre pays, marquée notamment par les exactions criminelles des contingents de l’Armée Tchadienne Samedi 29 Mars 2014, journée commémorative de la disparition du père de la nation, B. Boganda.  En effet, pendant que le peuple centrafricain, dans sa totalité, se recueillait dans le souvenir de l’homme du 1er Décembre 1958, des éléments d’un détachement de l’Armée tchadienne, lourdement armé, arrivés à Bangui sous le fallacieux prétexte d’évacuation de leurs ressortissants qui seraient « bloqués » à Boda, avaient ouvert le feu, sans discernement,  sur la population civile des quartiers Nord de la capitale faisant plus d’une trentaine de morts, dont des enfants et des vieillards.

 

La République du Tchad et la République centrafricaine entretiennent des liens de fraternité et de solidarité séculaires. Le comportement incompréhensible du Gouvernement du Tchad qui, envoie délibérément ses troupes dans un pays frère et souverain pour y semer la mort et la désolation est inacceptable.

 

 Le BEP de l’UDPP condamne avec la plus grande fermeté et la plus grande indignation l’assassinat abject de civils innocents Centrafricains et déclare que les desseins inavoués du Gouvernement tchadien de vassaliser la Centrafrique sont contraires aux idéaux de paix de la CEMAC et à la déclaration universelle des droits de l’Homme et des peuples ;

 

Le BEP s’étonne, avec amertume, du mutisme assourdissant des autorités centrafricaines, notamment celui du Ministre des Affaires étrangères qui aurait dû convoquer Mr l’Ambassadeur du Tchad pour ce deuxième forfait, aux fins d’obtenir des explications circonstancielles selon l’usage.

 

Le BEP de l’UDPP, tout en demandant à la communauté internationale de s’impliquer réellement dans la protection du peuple centrafricain,  souhaite que les forces Sangaris et de la MISCA  d’appliquer strictement les Résolutions 2121 et 2127 des Nations Unies pour protéger effectivement les populations civiles livrées aux criminels sans foi ni loi,

 

Le  BEP de l’UDPP prie le Gouvernement tchadien de respecter les réglementations internationale et la souveraineté de la République centrafricaine ;

 

Fait à Bangui le 

 

Le Président

                                                               

                                                                           

 

Dr MAÏTART Djim-Arem

 

Déclaration de l'UDPP condamnant les crimes de l'ANT
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:50

 

 

 

 


PARIS AFP / 31 mars 2014 20h34 - L'ancien ministre de l'Intérieur Manuel Valls a été nommé lundi par le président François Hollande à la tête d'un gouvernement de combat, resserré, au lendemain d'une lourde défaite de la gauche aux élections municipales en France.


Assurant avoir entendu le mécontentement et la déception des Français lors du scrutin qui a consacré la victoire de la droite et la percée historique de l'extrême droite, le chef de l'Etat a confié à Manuel Valls la mission de conduire le gouvernement après s'être séparé de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre depuis 2012.

Le redressement du pays est indispensable. Celui de notre appareil productif. Celui de nos comptes publics. Celui de notre influence en Europe et dans le monde, a ajouté le président.


Il a promis une équipe resserrée, cohérente et soudée, qualifiée de gouvernement de combat, pour redonner de la force à notre économie.


François Hollande, au plus bas dans les sondages, a répété son objectif de mise en place d'un pacte de responsabilité entre l'Etat et les entreprises. Moins de charges sur les entreprises, en particulier sur les bas salaires et, en contrepartie, plus d'embauches et plus d'investissement, a plaidé le président.


Il a également annoncé une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=463743

France: Valls nouveau Premier ministre, Hollande promet un gouvernement de combat
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:02

 

 

 

 

 

 

NATIONS UNIES, 31 mars 2014 (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon condamne les violences intervenues pendant le week-end à Bangui, la capitale centrafricaine, et rappelle "l'importance d'assurer la protection des civils en tout temps", a indiqué lundi son porte-parole Stéphane Dujarric.

 

M. Ban préconise aussi de "dresser rapidement une liste d'individus qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité" en République centrafricaine (RCA) afin qu'ils puissent être sanctionnés, comme le prévoit la résolution 2127 du Conseil de sécurité adoptée en décembre dernier.

 

Le communiqué de l'ONU fait référence à "la recrudescence de la violence" en RCA mais ne mentionne pas explicitement le massacre commis par des soldats tchadiens à Bangui.

 

Ces soldats tchadiens, qui étaient venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, ont tiré samedi sur la foule, tuant au moins 24 personnes et en blessant une centaine d'autres.

 

Toujours selon son porte-parole, "le secrétaire général condamne dans les termes les plus forts tous les actes de violence perpétrés contre la population civile et contre les forces internationales qui s'efforcent de rétablir la paix et l'ordre en République centrafricaine".

 

M. Ban "rappelle à tous ceux qui participent à la propagation de la violence, y compris ceux qui de façon directe ou indirecte soutiennent ou facilitent par tout autre moyen les activités des groupes armés, qu'ils en seront tenus pour responsables et traduits en justice".

 

Le secrétaire général "réitère l'engagement plein et entier des Nations unies à aider la République centrafricaine à sortir de la crise qu'elle traverse actuellement et à bâtir la paix", conclut le texte.

 

Centrafrique: Ban condamne les violences, appelle à protéger les civils
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 23:58

 

 

 

 

(AFP 31/03/14)

 

BANGUI, 31 mars 2014 (AFP) - Boutiques et marchés fermés, aucune circulation: un calme tendu régnait lundi à Bangui, où les habitants des quartiers nord, majoritairement chrétiens, laissaient exploser leur colère après les tueries du week-end.

 

Des soldats tchadiens qui étaient venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique ont tiré samedi sur la foule, tuant au moins 24 personnes et en blessant une centaine d'autres.

 

"Ce n'est pas la première fois que les soldats tchadiens se comportent de cette façon (...) Mais c'est en présence des forces françaises et africaines que ces pauvres civils se font massacrer", s'insurge un universitaire, Jean Edoguéné.

 

"Que dit la Communauté internationale? Que dit le président (français) François Hollande qui a pris fait et cause pour la RCA? c'est absurde!", ajoute-t-il.

 

"Tout le monde sait que les +donner la mort+ (soldats tchadiens) trouvent toujours des prétextes pour tirer sur de paisibles citoyens", renchérit un fonctionnaire des impôts sous couvert d'anonymat.

 

Des incidents surviennent régulièrement à Bangui entre d'un côté les milices anti-balaka et la population, majoritairement chrétiennes, et de l'autre les soldats tchadiens, accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique.

 

"Personne n'a tiré sur les Tchadiens, ni aucune grenade n'a été lancée dans leur direction, pour que l'on dise que c'est une riposte. Ils ont délibérément ouvert le feu sur les habitants pour venger leurs compatriotes", affirme Hélène Ngainam, une commerçante.

 

De son côté, la force africaine Misca a affirmé dimanche que les soldats avaient d'abord été attaqués: "les soldats tchadiens ont été visés par une grenade qui a blessé l'un d'entre eux, et ils ont riposté", selon un officier s'exprimant sous couvert d'anonymat.

 

Ni les autorités centrafricaines, ni le Tchad, ni la force française Sangaris n'avaient encore réagi officiellement lundi en début d'après-midi.

 

- Deuil national -

 

Dans les quartiers nord où les tueries ont eu lieu, l'activité était au point mort lundi, et les habitants restaient terrés chez eux de peur de voir éclater de nouveaux incidents. Magasins, boutiques, petits commerces et marchés étaient fermés. Taxis et taxis-bus ne circulaient pas.

 

Dimanche, Odette Dombolo, maire d'une petite commune située en périphérie nord de la capitale, a appelé à l'aide les autorités et les humanitaires.

 

"Des maisons ont été incendiées par des tirs de roquettes. Un poteau électrique a même été coupé en deux vers Gobongo, ce qui démontre que les dégâts sont très importants du fait des armes utilisées", a-t-elle précisé.

 

Ces tueries surviennent alors que Bangui traverse une nouvelle escalade de violences qui a déjà fait une quarantaine de morts en une semaine, à la suite des affrontements opposant des miliciens anti-balaka et des pillards à des musulmans.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a décrété lundi un deuil national de trois jours à la mémoire des morts, ont annoncé ses services.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française, pays parmi les plus pauvres de la planète, habitué aux coups d'Etat à répétition et aux rébellions, traverse une crise sans précédent avec des violences interreligieuses et des centaines de milliers de déplacés.

 

Si les tueries de masse ont cessé depuis le début de l'opération française Sangaris (2.000 hommes) en décembre, déployée en appui des 6.000 soldats africains de la Misca, la violence reste quotidienne.

 

Formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

 

L'UE a ouvert la voie au lancement, retardé, de sa mission militaire qui doit appuyer les forces françaises et africaines en Centrafrique, grâce à de "nouvelles contributions" et au "complément apporté" par la France, en termes d'effectifs et de logistique, a indiqué son service diplomatique.

 

La décision de déployer ces troupes (environ 500 hommes) et la date de l'opération doivent être formalisées d'ici à mercredi.

 

La France espère également faire adopter "dans une dizaine de jours" par le Conseil de sécurité une résolution autorisant le déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU, d'ici à la mi-septembre.

 

Colère et incompréhension à Bangui après les tueries du week-end
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 23:55

 

 

 

 

 

(AFP 31/03/14)

 

JOHANNESBURG, 31 mars 2014 (AFP) - Les troupes étrangères déployées en Centrafrique pour tenter de ramener la paix n'ont pas de problème d'effectif mais de commandement, a estimé la ministre sud-africaine de la Défense, précisant que Pretoria ne redéploierait aucun militaire là-bas pour l'instant.

 

"Je peux certainement dire, sans crainte d'être contredite, que pour le moment il n'y a aucune intention (de notre part) de déployer des troupes en Centrafrique", a déclaré lors d'un point presse la ministre Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

 

"Ce pays est effectivement en crise en ce moment, mais le problème ne tient pas à un manque de bottes sur le terrain. Le problème est de savoir comment utiliser au mieux les forces disponibles", a-t-elle ajouté.

 

"Prendre en Afrique du Sud quelques soldats, les expédier en Centrafrique, et en obtenir peut-être d'autres issus d'autres pays, ne résoudra pas le problème s'il n'y a pas de chaîne de commandement et de contrôle, ou s'il n'y a pas une vraie coordination des quelques soldats actuellement sur place", a-t-elle poursuivi. "On peut avoir des milliers de soldats. Ils peuvent être désorganisés et ne pas servir l'objectif pour lesquels on les envoie".

 

Depuis 1994 et l'avènement de la démocratie, l'Afrique du Sud a participé à quatorze missions de maintien de la paix de l'ONU, toutes sur le continent africain. Et sur un plan diplomatique, elle s'est faite à maintes reprises le chantre d'une Afrique capable d'assurer sa propre sécurité et d'être son propre gendarme.

 

En Centrafrique, elle a essuyé ses plus lourdes pertes militaires (15 morts) lors de la chute du président François Bozizé il y a un an. Mais le président Jacob Zuma avait indiqué qu'il considérerait avec bienveillance une demande formelle des dirigeants d'Afrique centrale (CEEAC) pour que l'Afrique du Sud envoie à nouveau des soldats.

 

"Si cette requête vient, si nous n'y allons pas, nous ne serions pas logiques avec notre politique", avait-il dit.

 

Les militaires sud-africains avaient été pris sous le feu de rebelles en supériorité numérique et dont d'autres troupes étrangères avaient renoncé à stopper l'avancée.

 

Le drame avait suscité une polémique nationale en Afrique du Sud.

 

Le président Jacob Zuma vient de prolonger jusqu'au 31 mars 2015 les contingents sud-africains déployés contre les pirates au large du Mozambique et de la Tanzanie (220 hommes), au Darfour au Soudan (850 hommes) et en République démocratique du Congo (1.351).

 

 

(la ministre de la défense sud africaine Nosiviwe Mapisa-Nqakula)

Centrafrique: les troupes étrangères ont un problème de commandement
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 23:52

 

 

 

 

31 MARS 2014 |  

 

CENTRAFRIQUE : TUTELLE MILITAIRE ET POLITIQUE

 

A QUEL JEU JOUENT LES FORCES FRANÇAISES ET AFRICAINES, SANGARIS ET MISCA, EN CENTRAFRIQUE ?

 

Hallucinant ! La Présidente de Transition d’un pays souverain et indépendant, Madame Catherine Samba-Panza, souhaite- ce qui est légitime - équiper son armée nationale, la FACA (Force Armée Centrafricaine) pour qu’elle participe aux efforts de paix aux côtés des pays amis venus au secours de la R.C.A. La France répond niet. Pourquoi opposer un tel refus ? Si elle pense que les Centrafricains, obsédés par les pronunciamientos, tentent un coup d’état dès qu’ils ont un fusil en main, c’est une analyse méprisante à leur égard. En outre, elle accrédite la thèse selon laquelle ils sont toujours plongés dans les ténèbres et qu’ils ont encore pour maîtres les vieux démons de leurs guerres tribales et ethniques.

 

LE MANDAT: DÉSARMER LES BANDES ET PROTÉGER LA POPULATION

 

SANGARIS et MISCA sont venus en Centrafrique avec un mandat de l’U.A. et de l’O.N.U. : il s’agissait de protéger toute la population centrafricaine qui était en train de s’entretuer - et non de s’occuper de politique. Un an après, le chaos est toujours là. Des armes lourdes continuent à tonner dans Bangui. Le 30 mars, au P.K.12, les forces tchadiennes déguisées en MISCA ont tiré sur la foule en colère : 24 morts. Idriss Déby Itno et sa légion étrangère, encore une fois, s’en sont pris à des Centrafricains. Est-ce qu’il n’est pas temps d’écarter l’armée tchadienne de la MISCA ? La France s’y refuse, arguant des services rendus par Déby au Mali. Ce jeu d’ombres, sinistre, augmente le désarroi des Centrafricains. Quelles messes basses se trament sur leur dos, alors que, déjà, il n’y a plus rien à y brouter ? Pourquoi l’armada française (5ème puissance du monde) et les forces africaines n’arrivent-elles pas à désarmer des bandes qui, au départ, n’étaient armées que de machettes et de gris-gris ? On a laissé ces hordes sanguinaires s’organiser. Aujourd’hui, elles disposent d’un véritable commandement militaire, animé par des officies factieux de la F.A.C.A.

 

Ces soldats de fortune sont les bras armés de l’instabilité et des complots futurs. Les vrais ANTIBALAKAS étaient de jeunes patriotes centrafricains, entrée en résistance pour chasser les barbares de la SELEKA qui se livraient à des massacres. Mission accomplie. Il n’y a plus vraiment de SELEKA à Bangui. Ces jeunes patriotes doivent, maintenant, déposer les armes, œuvrer pour la paix et la réconciliation avec le Gouvernement de Transition. Seulement, on a laissé la SELEKA se retirer avec armes et bagages au nord du pays. Et, aujourd’hui, elle ose envisager la partition de la RCA, elle ose réclamer la sécession des territoires du nord ! C’est un parjure, une trahison ! Il faut dénoncer ces fils du pays qui sont en perdition et il faudra les châtier le moment venu. Mais qui sont donc les marionnettistes diaboliques du sinistre Guignol centrafricain ? Madame Samba-Panza, la Dame de fer de Bangui, est-elle suffisamment informée ? A-t-elle vraiment les mains libres ? N’est-elle pas, en fait, à la merci des comploteurs de l’ombre ? Des prédateurs qui entretiennent le chaos pour faire main basse sur les richesses du sous-sol centrafricain ? Des marchands d’armes dont personne n’évoque les sombres desseins mercantiles ? Le stock d’armes qui ont été saisies à Bangui ferait pâlir d’envie Al-Qaïda – et serait bien utile pour équiper l’armée nationale, la F.A.C.A.

 

Ces questions récurrentes doivent être posées. Les Centrafricains ont besoin de savoir ce qui se passe réellement dans leur pays. Comme tout gouvernement, celui de la Dame de Fer de Bangui n’est certes pas parfait. Mais l’urgence alimentaire, la nécessité de la réconciliation, la quête du pardon entre les Centrafricains obligent tous les patriotes à soutenir le Gouvernement de transition, sans forcément être d’accord à cent pour cent avec la Présidente. C’est peut-être la dernière carte d’espoir pour le Centrafrique et son peuple. Si on veut aboutir à une réconciliation nationale, alors il faut en terminer avec les calomnies et les aigreurs des politicards professionnels, qui, depuis 60 ans, n’ont pas cessé de piller leur pays. Le chaos d’aujourd’hui a surgi parce que la population en avait assez de la gabegie. Les ANTIBALAKAS sont des jeunes désœuvrés qui n’ont plus voulu se laisser faire. Il s’agit là d’une vraie prise de conscience politique. Désormais, il faudra faire avec. Rien ne sera plus comme avant. L’histoire de ce pays est, malheureusement, en train de s’écrire dans le sang. Faisons en sorte que cela soit le dernier chaos, celui qui laissera place à la reconstruction. C’est pourquoi il faut rester uni. Musulmans, catholiques, protestants, animistes : toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains sont les filles et les fils du berceau des Bantous.

 

BONGANDA, LE PATRIOTE MODÈLE

 

29 mars 2014 : anniversaire de la mort du Fondateur de la République Centrafricaine. Revisitons les cinq préceptes qu’il nous a laissés, afin qu’ils guident les pas des Centrafricains vers un horizon harmonieux : « Vêtir, Loger, Nourrir, Instruire, Soigner. » « ZO KWE ZO » : un homme est un homme - qu’il soit chrétien, musulman protestant ou animiste. Il est, d’abord et avant tout, Centrafricain.

 

A. DE KITIKI

 

(31 mars 2014)

CENTRAFRIQUE :  LATUTELLE MILITAIRE ET POLITIQUE PAR JOSEPH AKOUISSONNE
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com