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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:27
Nouvelles nationales sur la Voix de l'Amérique
Nouvelles nationales sur la Voix de l'Amérique

 

 

 

RCA : entretiens entre Nikki Haley et Faustin-ArchangeTouadéra

 

La Voix de l'Amérique 17 mars 2017

 

La représentante permanente des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Haley, s’est entretenue jeudi 16 mars avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Alors que la RCA se remet d'un conflit récent, Mme Haley a réaffirmé le soutien des Etats-Unis à la Centrafrique tant que le gouvernement de Bangui reste engagé en faveur du maintien de la paix et de la démocratie et aussi de l’aide à ses citoyens.

 

Mme Haley et le président Touadéra ont discuté, selon un communiqué, de l’engagement des Etats-Unis envers la MINUSCA, et des moyens de rendre aussi efficace que possible la mission onusienne en RCA.

 

La diplomate américaine a également noté la volonté des Etats-Unis de travailler avec la Centrafrique pour réformer son armée et développer son économie pour que le peuple centrafricain puisse enfin connaitre paix, sécurité et prospérité.

 

 

La restructuration de l’armée centrafricaine reste un défi pour Bangui

 

La Voix de l'Amérique 16 mars 2017

 

Le premier bataillon de l’armée centrafricaine formé par l’Union Européenne devrait être opérationnel d’ici à la mi-mai. Seulement, cette armée ne dispose pas d’équipements, en raison de l’embargo imposé par les Nations Unies sur les armes.

 

La renaissance, la restructuration et l’opérationnalisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient début mars au cœur d’un colloque de l’armée à Bangui.

 

Sur 8000 soldats recensés en 2013, seulement 6000 sont répertoriés en 2016.

 

La mission européenne de conseil (EUTM) déployée en juillet dernier en a déjà formé près d’un millier et continue d’en former.

 

Pour le Lieutenant-colonel Ghislaine Léa Yangongo, commandant de l’armée de l’air, les FACA de demain doivent être professionnelles, efficaces et apolitiques.

 

"Actuellement avec la rédaction de la politique nationale de défense, il est question d’avoir une armée professionnelle apolitique et à même d’assurer ses missions à l’exemple de la démocratie en cours", affirme Mme Yangongo.

 

L’armée centrafricaine peine à renaître de ses cendres depuis le coup de force de la rébellion Séléka en mars 2013.

 

A cela s’ajoute l’embargo sur les armes prorogé par l’ONU jusqu’en janvier 2018.

 

Pour les autorités militaires, le manque d’équipements et d’armement constitue un frein au processus de refonte, se plaint le général Ludovic Ngaïfe, Chef d’Etat-major.

 

Face à cette situation, Jeffrey Hawkins, ambassadeur des Etats Unis en poste à Bangui, a annoncé une enveloppe de 8 millions de dollars pour servir à l’achat de l’armement.

 

La mission de la modernisation des FACA incombe aujourd’hui à la mission européenne EUTM.

 

Selon Général Herman Ruys, le Commandant en force de l’EUTM, les Centrafricains ont jusqu’à mi-mai au moins pour voir le tout premier bataillon leur armée opérationnel.

 

Pour imposer la discipline et prévenir les dérapages, un code de justice militaire a été adopté le 7 mars dernier par le parlement.

 

Freeman Sipila pour VOA Afrique à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 12:47
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

ONU-Centrafrique: Touadera inquiet de la lenteur dans la formation de l’Armée Nationale

 

Par Fleury Agou le 18 mars 2017

 

BANGUI, 18 mars 2017 (RJDH)—Faustin Archange Touadera, le Président centrafricain a détaillé la situation sécuritaire dans son pays et présenté les défis majeurs et les principales attentes de la RCA hier, 17 mars au Conseil de Sécurité. Il a déploré le retard dans la formation de l’Armée Centrafricaine. Avec le SG adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, ils ont sollicité « un soutien politique important et le maintien d’une présence « robuste » de la MINUSCA dans le pays ».

 

Face à l’insécurité qui sabote le relèvement socioéconomique de la République Centrafricaine, le Président Touadera a exprimé aux membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ses inquiétudes sur la lenteur dans la formation des forces de sécurité nationales, assurée par la mission militaire de formation PSDC de l’Union Européenne en Centrafrique (EUTM RCA).

 

Touadera a relevé l’urgence « d’un nombre élevé de forces de défense et de sécurité formées, dotées de moyens adéquats et mobilisées sur le terrain aux côtés des forces des Nations-Unies qui agissent pour l’instant seules». Il a demandé la coopération du Conseil de Sécurité pour la formation des forces nationales, car « la sécurité reste un défi », a –t-il déclaré.

 

Sur la demande d’un soutien politique important et le maintien d’une présence robuste de la MINUSCA à la RCA, « les membres du Conseil ont répondu favorablement à cet appel », lit-on sur le site onusien. Sur Twitter, le délégué de la France, François Delattre a exprimé le « soutien sans faille de la France et du Conseil de sécurité à l’action du Président Touadera pour la réconciliation et la stabilisation de la RCA ». Selon le site de l’ONU, F. Delattre a indiqué qu’« il proposerait dans les prochains jours une déclaration présidentielle réaffirmant le soutien du Conseil à la RCA ».

 

Dans la même ligne, la représentante permanente des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Haley a réaffirmé le soutien de son pays à la Centrafrique « tant que le gouvernement de Bangui reste engagé en faveur du maintien de la paix et de la démocratie et aussi de l’aide à ses citoyens », a rapporté le communiqué relatif à l’entretien entre le Président Touadera et la diplomate américaine. Elle a aussi exprimé « la volonté des Etats-Unis de travailler avec la Centrafrique pour réformer son Armée et développer son économie ».

 

Sur ce rendez – vous avec le Conseil de Sécurité, aucune mention ou communiqué officiel relatif à l’embargo n’ont été faits ou publiés.

 

Coopération ONU-Gouvernement condition de réussite de l’Initiative de paix sous l’égide de l’UA

 

Tous les délégués ont adhéré à l’Initiative africaine pour un accord de paix et de réconciliation entre le pouvoir et tous les groupes armés, a rapporté encore une fois un communiqué onusien. Et, « le succès de cette initiative dépendra de la bonne coopération entre l’ONU et le Gouvernement », a affirmé le représentant italien et son homologue du Sénégal, tandis que, « le délégué de la Suède a demandé que les femmes y soient pleinement associées ».

 

La Commission de Consolidation de la Paix (CCP) demande aux donateurs d’agir

 

Puis, le Président centrafricain a rappelé à la Commission de Consolidation de la Paix (CCP) son apport capital dans la mobilisation des ressources pour le relèvement de son pays afin qu’il ne replonge plus dans le chaos.

 

Touadera a exhorté la CCP qui est « une plateforme politique – rassemblant l’ensemble des acteurs impliqués dans la résolution de la crise en RCA, pour sensibiliser l’ensemble des donateurs à donner effet aux annonces faites à Bruxelles ».

 

Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU et Président de la Configuration République Centrafricaine (RCA) à la Commission de Consolidation de la Paix et le Secrétaire général adjoint ont demandé que « les promesses de dons de 2,2 milliards de dollars formulées lors de la Conférence de Bruxelles de novembre soient honorées ».

 

En RCA, « 2,2 millions de personnes, ont besoin d’une assistance alimentaire », a alerté OCHA. Une grande majorité du pays est soumis aux diktats des chefs de guerre de l’UPC et du FPRC qui portent atteintes aux Droits de l’Homme.

 

 

Centrafrique: Le ministère des Mines renforce la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières

 

Par Judicael Yongo le 17 mars 2017

 

BANGUI, 17 mars 2017(RJDH)—Le ministère des mines a procédé au lancement des activités de lutte contre l’exploitation illégale des diamants et or en Centrafrique. Des mesures telles que le renforcement des unités spéciales antifraude constituent le socle des annonces du ministre des Mines Léopold Mboli Fatrane pour redynamiser le secteur après la crise.

La chute du régime de Bangui le 24 mars a pour conséquence la suspension du pays du processus de Kimberley depuis le 23 mai 2013. L’instabilité qui régnait dans le pays a pour conséquence la fraude et la contrebande transfrontalières des diamants et or. C’est dans ce contexte que le ministère des Mines a lancé la « campagne légale minière » près d’un an après la levée partielle de l’embargo dans les zones sud-ouest du pays déclarées conformes.

Selon le ministre Mboli Fatrane, il faut doubler l’efficacité des dispositifs existants. « Il est important de renforcer les mesures nécessaires pour prévenir et détecter et réprimer les actes d’exploitation illégale, de fraude et de la contrebande des ressources minières dans le pays », a promis le Ministre avant d’ajouter qu’il faut renforcer les bases de données et rendre fiable les statistiques.

 

Des sources proches du département ont indiqué que « le ministère en charge des Mines a suspendu jusqu’à nouvel ordre, l’attribution des permis d’exploitation artisanale, semi mécanisé. En revanche, il a mis en place la commission de vérification et contrôle des dossiers des collecteurs et l’état des lieux de tous les titres, permis miniers attribués jusqu’en fin 2016 », a-t-on appris de ces sources.

 

Pour redynamiser le secteur, le département des Mines a lancé une campagne dénommée « légalité dans les zones minières en République Centrafricaine » pour un contrôle efficace, et l’identification biométrique des artisans miniers. Des appareils photos, imprimantes, encre, pour ces opérations biométriques ont été remis aux services compétents du département.

 

La campagne légale vise à convaincre la zone, encore non conforme à devenir conforme en échappant aux sanctions de Kimberley.

 

 

Centrafrique : Une nouvelle plateforme des ONG Nationales pour accompagner le plan de relèvement

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 18 mars 2017

 

BANGUI, 18 Mars 2017(RJDH)—Des ONG nationales s’organisent en plate-forme ce 16 mars à Bangui dans l’optique de discuter sur le plan de relèvement et de la consolidation de la paix dont les partenaires ont annoncé des financements lors de la table ronde de Bruxelles. Une réponse à la demande du ministère du Plan et de l’économie nationale.

 

Quatre mois après la table ronde de Bruxelles co-organisée par le gouvernement centrafricain et l’Union Européenne où des promesses ont été faites pour un montant de 1.130 milliards de FCFA pour financer le plan de relèvement présenté, c’est dans ce contexte que les ONG nationales ont choisi de s’organiser en plate-forme.

 

Ces ONG sont représentatives et travaillerons pour la paix et la stabilité à l’horizon 2021 selon Jean Louis Pouninguinza chargé des missions permanent des ONG au ministère du pla , «ces ONG vont travailler selon le plan de relèvement et de la consolidation de la paix sur toute l’étendue du territoire d’ici 2021. Elles auront pour mission de mettre en œuvre les objectifs du ministère du plan à travers des activités pour ramener la paix et la sécurité, de créer les conditions d’accès aux services sociaux de base et d’impulser la reprise de l’économie dans notre pays. Puisque le gouvernement seul ne peut pas aller dans l’arrière-pays pour faire ce travail, d’où l’implication des ONG », a-t-il expliqué.

 

Plusieurs ONG présentes à ce séminaire notent l’efficacité avec cette union « ces ONG vont travailler selon le plan de relèvement et de la consolidation de la paix sur toute l’étendue du territoire d’ici 2021. Elles auront pour mission de mettre en œuvre les objectifs du ministère du Plan à travers des activités pour ramener la paix et la sécurité, de créer les conditions d’accès aux services sociaux de base et d’impulser la reprise de l’économie dans notre pays » a expliqué au RJDH un participant à ce séminaire.

 

« L’adhésion à la plateforme est gratuite, nous souhaitons que les organisations, groupements et associations viennent d’adhérer massivement pour le développement de notre pays. Une réunion est prévue deux fois dans la semaine le mardi et samedi au siège de l’ONG ODESCA point focal de la plateforme », a précisé, Salem Dewoko président de l’ONG ODESCA et coordonnateur de la plateforme.

 

Le regroupement des ONG nationales intervient alors que le ministère du Plan projette sanctionner une ONG internationale et 3 ONG nationales pour inobservation des principes.

 

Cette plateforme vient s’ajouter à d’autres qui existent déjà dans le pays.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 23:41
Lu pour vous : Centrafrique : pari (presque) gagnant pour Touadéra à Bambari !

 

 

 

http://www.afrik.com/ mercredi 15 mars 2017 / par Oliver Santho

 

C’est une visite lourde de sens qu’a effectuée dimanche passé le Président Faustin Archange Touadéra à Bambari, deuxième ville du pays, située dans le département de l’Ouaka. Une visite symbolique certes mais importante à bien des égards, car il y a encore quelques semaines, voire quelques jours, la ville était encore le théâtre de violents affrontements entre les factions rivales de l’ex rébellion seleka notamment le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) dirigé par Nouredinne Adam et l’Union pour la Paix en Centrafrique, (UPC) dirigé par Ali Drass.

 

Le Président Touadéra était accompagné lors de cette visite par le Vice-Président de la Banque Mondiale, Monsieur Makhtar Diop ainsi que le patron de la Minusca, Parfait Onyanga. Cette visite marque en effet un tournant, même si cela reste symbolique, car en venant à Bambari alors que la ville est encore cernée par endroit par les éléments du FPRC, le Président Touadéra a souhaité surtout démontrer que l’Etat centrafricain est de retour dans cette ville contrôlée jusqu’il y a peu par l’UPC d’Ali Darass.

 

Lors de son allocution à la Mairie de Bambari, tout un symbole, le Président Touadéra s’est voulu rassurant et appelant au courage et à la résilience de la population, tout en lui promettant que Bangui ne les oubliait pas. Poursuivant son intervention cette fois-ci d’un ton ferme, le Chef de l’Etat a déclaré, je cite « la Ouaka et les préfectures voisines sont devenues le sanctuaire des groupes armés. Cette situation est maintenant derrière nous. Les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice. C’est une question de temps », avant de réaffirmer l’indivisibilité de la RCA.

 

Cette visite à Bambari n’était pas seulement une cérémonie d’installation des autorités mais elle a été aussi une occasion pour les partenaires de la Centrafrique notamment la Banque mondiale dont le Vice-président était également du voyage, de regarder la réalité sur le terrain et de rassurer quant à la concrétisation des promesses faites lors de la table ronde de Bruxelles.

 

Ainsi, le Vice-président de la Banque Mondiale, Monsieur Makhtar Diop a annoncé que 6 milliards de FCFA seront investis dans cette région pour réhabiliter notamment 23 centres de santé, mais aussi pour soutenir les déplacés et les victimes de violences. Ces investissements concerneront également la construction des écoles, des caniveaux, des pistes et des marchés. Poursuivant son message, Monsieur Makhtar Diop a rappelé que la paix est la seule condition pour le développement économique mais également une exigence première des populations.

 

Certes le chemin est encore long mais quelques signes encourageants sont observables depuis peu. D’une part, on observe une montée en puissance de la Minusca et surtout un changement de stratégie même si les autorités ainsi que la population en voudraient davantage... Mais il faut déjà saluer les progrès réalisés ces derniers mois notamment à Bambari.

 

Sans l’intervention musclée de la Minusca, la ville de Bambari serait aujourd’hui à feu à et sang et sous contrôle de l’une des factions rebelles. D’autres part, il faut noter la décision prise dernièrement par le FPRC de Nouredinne Adam de désigner deux de ses représentants afin d’intégrer le comité consultatif et de suivi (CCS) sur le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR). Avec la participation du FPRC aux travaux du comité consultatif et de suivi sur le DDR, ce sont désormais 13 des 14 groupes armés identifiés pour le Programme national du DDR qui prendront part à la mise en œuvre de ce programme.

 

C’est une lueur d’espoir même si, au sein du mouvement, subsistent quelques irréductibles qui souhaitent coûte que coûte s’emparer de la ville de Bambari avec en toile de fond, la question de la séparation. Heureusement la Minusca est déterminée à faire de cette ville, une ville sans armes ni groupes armés.

 

La remise en marche de l’Etat à Bambari ne sera pas facile certes, mais il fallait poser des actes forts. Et la réinstallation des autorités par le Président Touadéra en est un. Cela faisait 4 ans que la ville était sous la coupe d’un groupe rebelle qui y régnait en maître. La population centrafricaine a déjà payé un lourd tribut pour qu’une minorité de personne continue de prendre en otage tout un pays, et hypothèque son avenir.

 

Le temps est arrivé pour tous les groupes armés de regarder au-delà de leurs propres intérêts, et d’intégrer le processus de dialogue et de désarmement tant qu’il est encore temps, car la main est pour l’instant tendue, mais cela ne pourrait durer ad vitam aeternam . Tout le monde pourra profiter du développement de la Centrafrique, mais il passe par la paix et la sécurité, car sans cela, Il ne peut y avoir de remise en route économique durable. Il appartient donc aujourd’hui aux filles et aux fils de la Centrafrique d’écrire ensemble un nouveau chapitre dans la paix et la concorde.

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 21:52
Drôles de critères pour l’intégration des  enseignants à l’université de Bangui par Elton Caleb

 

 

 

L’intégration dans la fonction publique centrafricaine annoncée, il y a quelques semaines, par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji est entrée dans sa phase exécutoire. En ce qui concerne l’université de Bangui, une liste de 198 candidats dont 37 de la promotion 2010 est acheminée à la primature pour un quota de 30 places. A priori, le décor est simple, mais  c’est l’arbre qui cache la forêt.

 

En République centrafricaine, être recruté comme enseignant vacataire en prévision d’une intégration dans la fonction publique est une randonnée périlleuse qu’il ne faudrait jamais oser. Le reliquat des 37 intégrables de 2010 longtemps exploité pour combler le déficit d’enseignants dans les activités pédagogiques de l’unique institution universitaire nationale en a connu à ses dépens. Au moment de renvoyer l’ascenseur, une partie de ces intégrables de longue durée est payée en monnaie de singe à la faveur des critères, somme toute subjectifs rafistolés à tour de bras pour faire l’affaire des chanceux de la farce.

 

Le critère le plus aberrent est celui de la liste alphabétique évoquée pour expliquer la non prise en compte des noms  de bas de liste dans le quota.

 

Sans pour autant convaincre sur ce critère,  un autre critère est brandi, notamment celui du doctorat qui primerait sur les assistants. Là encore, la subjectivité est ostentatoire et ceci, à plusieurs niveaux :

-D’abord, la non obtention du doctorat n’a pas empêché  l’Etat à solliciter le service de ces candidats au moment de leur recrutement comme enseignants vacataires à l’université de Bangui lesquels ont dispensé les enseignements au même titre que les enseignants titulaires. D’où vient alors que le mérite qui leur est reconnu une décennie durant devienne un péché et  se transforme du jour au lendemain en critère d’élimination ?

 

Ensuite, tout se passe comme si  ces assistants doivent s’en prendre à eux-mêmes pour n’avoir pas pu soutenir leur thèse alors que la manière à laquelle s’octroie la bourse nationale est connue de tous.

 

Finalement, ces intégrables malheureux sont doublement ostracisés d’abord pour se voir refuser la bourse et ensuite pour se voir écarter de l’entrée dans la fonction publique pour  une raison indépendante de leur volonté. De quoi pousser tout le monde à verser dans la fausseté puisque seuls les compatriotes qui  optent pour les raccourcis qui réussissent les mieux dans ce pays.

 

Les frustrations qui résultent de ces genres d’injustices sont, dans bien des cas, à l’origine des fuites de cerveau et, dans des cas extrêmes, des déviances regrettables à l’égard de l’ordre républicain établi.

 

Il suffisait de faire preuve de continence népotiste et favoritisme en intégrant par promotion pour éviter ces genres de frustrations qui n’augurent guère de la rupture surtout si c’est un universitaire qui est aux affaires. Mis, passer des promotionnaires de 2015 au détriment de ceux de 2010 au motif qu’il s’agit des docteurs est une injustice sociale.

 

Elton Caleb

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 21:48
 DES AVANCEES ENREGISTREES DANS LE PROGRAMME DDRR EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

Bangui, le 15 mars 2017 – Des avancées ont été enregistrées dans le cadre du programme national de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Réintégration (DDRR) des groupes armés, c’est ce qui ressort de la conférence de presse tenue ce mercredi 15 mars au Siège de la MINUSCA, à Bangui, conjointement animée par le Coordonnateur général du programme national du DDRR à la Présidence de la République, le Colonel Noël Bienvenu Selesson, et la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, en charge des Affaires politiques et des questions de protection des civils, Diane Corner.

 

« Tous les documents techniques sont disponibles ainsi que la mobilisation des fonds. Aujourd’hui, nous savons qu’il nous faut 45 millions USD pour tout le programme. Nous avons eu des promesses pour 20 millions USD, nous avons un gap de 25 milliards de FCFA. Aujourd’hui, nous savons que le programme concerne 7 000 ex-combattants (dont 1500 enfants associés aux groupes armés, 500 mercenaires étrangers et environs 1000 ex FACA) et s’étale sur une durée de 39 mois », a déclaré le Colonel Noël Bienvenu Selesson. Il a également rappelé que la présidence maintient le dialogue avec les groupes armés, en vue de leur participation et implication dans le processus, faisant valoir que les comités stratégiques, techniques ainsi que le comité consultatif ont été mis en place et sont déjà fonctionnels.

 

Sur 14 groupes armés répertoriés en Centrafrique, 12 prennent déjà part au Comité consultatif du DDRR. « Nous pensons que lors de la prochaine réunion, les deux groupes réticents y prendront part, car le FPRC de Nourredine Adam et la branche Mokom des Anti-Balaka ont déjà désigné leurs représentants à ce comité », a souligné le Colonel Selesson. Autre précision importante apportée par le Coordonnateur général du programme national du DDRR à la Présidence de la République, le programme du DDRR n’est pas une prime à l’impunité car « la justice est indépendante et fera son travail. Et d’insister que « le DDRR est volontaire, et la solution à la crise n’est pas forcément armée ».

 

De son côté, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner, a rappelé que les ressources mobilisées seront utilisées au lancement officiel de ce programme. « Nous ne pouvons pas dépenser cet argent tant que le programme n’a pas démarré. De par le passé dans ce pays, il y avait eu des fonds destinés au DDR qui n’avaient pas été utilisés à cet effet, ce qui a conduit à des troubles, et c’est ce qu’il faut éviter », a-t-elle insisté. Diane Corner a également réitéré l’appui de la MINUSCA aux autorités centrafricaines afin de mener à bien le programme. « la MINUSCA a fait du plaidoyer dans plusieurs capitales européennes et nous étions ensemble avec le Gouvernement à Bruxelles (…) nous continuons de travailler ensemble, et nous sommes assez confiants qu’ensemble nous allons aboutir à un résultat satisfaisant dans ce processus », a-t-elle soutenu, rappelant que la MINUSCA soutient à hauteur de 3 millions de dollars américains la phase de réinsertion du processus DDRR.

 

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique a par ailleurs réitéré la nécessité de lutter contre l’impunité en Centrafrique, afin de mettre un terme au cycle de violence dans le pays. « Ce pays a connu de longues années d’impunité », a-t-elle déploré, réaffirmant que la machine judiciaire est en marche, notamment avec la mise en place de la Cour pénale spéciale, même si cela devra prendre du temps. En ce qui concerne l’arrestation de criminels, Diane Corner a souligné que « même si on n’a pas de jugement en ce moment, cela ne veut pas dire que le processus n’est pas en cours. Bientôt nous allons publier la cartographie des crimes commis dans le pays depuis 2003 ; ce qui est un progrès non négligeable ».

 
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Bureau de la Communication et de l'information publique 
 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 21:40

 

 

 

Yaoundé, le 16 mars 2017 – La situation humanitaire continue de se dégrader en République centrafricaine (RCA). Avec la recrudescence de la violence et la multiplication des foyers de tension depuis le mois de septembre 2016 et le premier trimestre 2017, plus de 100 000 nouveaux déplacés ont été enregistrés, portant le nombre de déplacés internes 402 240. Ceci implique qu’un Centrafricain sur cinq est soit déplacé soit réfugié dans les pays limitrophes.

 

Alors que cette situation crée de nouveaux besoins urgents, le financement de l’action humanitaire suit une tendance à la baisse amorcée depuis 2014. Le budget du Plan de réponse humanitaire 2017 pour la RCA d’un montant de 399,5 millions de dollars n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 5% soit 19 millions. En 2016, seuls 37% des 531,5 millions de dollars requis n’ont été mobilisés. Dans ce contexte, la RCA demeure le seul pays au monde où la moitié de la population doit sa survie à l’aide humanitaire.

 

« Ne laissons pas la Centrafrique devenir une crise oubliée ou négligée par le reste du monde » ont lancé de concert le ministre des Affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baikoua et le Coordonnateur humanitaire ad intérim en RCA, Michel Yao, aux partenaires techniques et financiers réunis le 15 mars 2017 à Yaoundé au Cameroun, à l’occasion une session d’information sur la situation humanitaire.

 

Des progrès indéniables ont été réalisés mais 2,2 millions de Centrafricains soit la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire. « La République centrafricaine demeure une priorité absolue pour la communauté humanitaire » a rappelé Michel Yao. Le sous-financement chronique de l’action humanitaire a entrainé une baisse perceptible de l’aide humanitaire en termes qualitatif et quantitatif. La diminution de moitié des rations alimentaires dans plusieurs régions en atteste.

 

Des acteurs humanitaires se sont complétement retirés en divers endroits faute de financement alors qu’ils étaient souvent les seuls à procurer des services sociaux de base. La disparition de ces activités est déplorable notamment dans le secteur de la santé. En 2016, les dernières estimations montraient que 56% des infrastructures de santé étaient tenues par les humanitaires.

 

Cette situation risque d’hypothéquer les acquis obtenus si un niveau de financement adéquat ne permet pas de les consolider et de tomber dans une crise humanitaire plus aiguë. Afin de mieux répondre aux nouveaux besoins exprimés et faire face à ceux qui préexistaient tout en prenant en compte les contraintes logistiques et infrastructurelles spécifiques à la RCA, Michel Yao et Virginie Baikoua en ont à nouveau appelé à la générosité des donateurs.

 

« Cela nous aidera aussi à proposer un autre récit de la Centrafrique au reste du monde et un nouveau départ aux Centrafricains et aux Centrafricaines » a conclu Virginie Baikoua.

 

Virginie Bero


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

LA MOITIE DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE A TOUJOURS BESOIN D’UNE AIDE HUMANITAIRE D’URGENCE
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 19:53
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Bientôt une nouvelle radio communautaire dans le 3e arrondissement de Bangui

 

Par Teddy Komesse le 16 mars 2017

 

BANGUI, 16 Mars 2017 (RJDH)—Le 3e arrondissement de Bangui abritera une radio communautaire qui , s’inscrit dans le processus du rapprochement social et la relance économique en poste conflit. C’est la conclusion d’un atelier sur les mécanismes de création de cette radio, organisé par Internews dans le cadre de son projet Connect, du 14 au 15 mars à Bangui.

 

L’installation de cette radio participe à l’objectif 2 du projet Connect qui consiste à l’accès des citoyens à travers un journalisme responsable. Les medias jouent un rôle très important pour la consolidation de la paix après la crise. C’est dans ce contexte qu’Internews sur financement de USAID appui la création de cette radio.

 

Pascal Chirhalwirwa, Directeur pays d’Internews, justifie le choix de la zone du Km 5 pour l’installation de cette radio « la zone du Km 5 a été l’une des zones les plus touchées par la crise et c’est le symbole de toutes les divisions entre les communautés. Donc, il faut partir de ce point pour restaurer le climat de la cohésion sociale et de rapprochement dans ces zones à travers un outil de communication qui est une radio communautaire », a-t-il projeté.

 

Marie Solange Pagonendji Ndakala, présidente de l’ONG nationale coalition des femmes pour la paix et la reconstruction de Centrafrique, appelée à piloter la radio, présente la ligne éditoriale de la nouvelle radio, « la ligne éditoriale de cette radio sera basée sur la sécurité, la paix, le développement économique, la promotion de genres dans le 3e arrondissement et les quartiers environnants », a-t-elle précisé.

 

Deux étapes importantes à savoir la démarche pour l’autorisation auprès du Haut Conseil de Communication et le recrutement des personnes ressources, doivent être franchies avant le lancement de l’émission de cette radio entre juin et juillet 2017.

 

Internews soutient plusieurs radios communautaires dont le RJDH à travers son projet Connect.

 

 

Centrafrique : Diane Corner justifie les accidents mortels de la Minusca

 

Par Jean Fernand Koena le 16 mars 2017

 

BANGUI, 16 mars 2017(RJDH)—« Nous travaillons souvent dans des conditions d’urgence et dans des conditions où les routes ne sont pas bonnes peut être pas tellement à Bangui, mais hors de Bangui parce que nous sommes partout dans le pays », a interprété Diane Corner lors de la conférence hebdomadaire de la Minusca à Bangui en réponse aux préoccupations des journalistes sur les multiples cas d’accident occasionnés par des véhicules de la Minusca.

 

Plusieurs accidents mortels de circulation ont été enregistrés à travers le pays. Pour la plupart le personnel militaire et civil de la Minusca est mis en cause. La déclaration de Diane Corner intervient dans un contexte où un véhicule du contingent égyptien a tué deux usagers de la route la semaine dernière, alors qu’une marche est envisagée par une frange des victimes pour dénoncer les accidents de la Minusca.

 

Diane Corner justifie ces accidents en ces termes : « C’est vrai qu’il y a des accidents de circulation, nous sommes une grande mission, nous avons 11 000 soldats, 2000 policiers et plus de 1500 personnel civils alors beaucoup de véhicules, vous pouvez imaginer c’est une chose à remarquer et nous travaillons dans des conditions d’urgence».

 

Diane Corner reconnait que les problèmes existent et indique l’ouverture d’enquête après chaque accident, « je puis vous dire que chaque fois qu’il y ait un accident, il y a une enquête. Ce n’est pas de la faute de nos véhicules, mais de temps en temps, ils n’ont pas bien conduit et dans ce cas-là on prend des mesure y compris le rapatriement avec d’autres mesures aussi », a-t-elle dit.

 

La Minusca dit prendre au sérieux et maintenir les contacts avec les victimes des accidents et a exprimé sa compassion aux victimes.

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 18:44
Centrafrique: une dizaine de personnes tuées par un groupe armé (autorités locales et ONU)

 

 

 

14/03/17 (AFP)

 

Une dizaine de personnes ont été tuées en Centrafrique dans la région de Bambari (centre-est) par des membres d'un groupe armé, a appris mardi l'AFP auprès des autorités locales et de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

"Les tueries ont été perpétrées entre le milieu de la semaine dernière et le week-end dernier dans la commune Danga-Gboudou (centre-est), notamment dans les villages de Mambissi, où on a dénombré 9 morts, et de Tagbara, où deux autres victimes sont recensées", a indiqué un responsable des autorités locales sous couvert de l'anonymat. "Plusieurs autres personnes blessées ont fui pour gagner Bambari afin de se faire soigner. D'autres encore se sont réfugiées en brousse".

 

"Un certain nombre de victimes sont à déplorer. A la demande des autorités locales, la Minusca a envoyé des Casques bleus sur place", a précisé de son côté le directeur de communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

 

Des députés locaux affirment que les attaques ont été conduites par l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Ndarass, une faction de l'ex-coalition Séléka.

 

Une source proche de l'UPC accuse un groupe rival, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam. Les deux factions ex-Séléka s'affrontent depuis novembre dernier dans les régions de Bria et de Bambari. Plusieurs centaines de personnes ont été tuées et d'autres blessées.

 

La Minusca "ne sait pas" qui se trouve derrière ces dernières attaques, selon son porte-parole. Les Casques bleus ont obtenu en février le départ de Bambari du chef de l'UPC et ont conduit une intervention aérienne contre le FPRC.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué par le renversement en 2013 du président François Bozizé par la coalition Séléka prétendant défendre les droits des 20% de musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-Balakas majoritairement chrétiennes.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 18:38
Centrafrique: l'impossible retour à la sécurité

 

Centrafrique: l'impossible retour à la sécurité

 

15/03/17 (AFP)

 

Un an après l'élection du président Touadéra, le retour à la sécurité semble toujours impossible en Centrafrique au-delà de la capitale Bangui, à l'image des violences ces dernières semaines dans la région de Bambari (centre).

 

Cinq mois après le retrait de la France, l'Europe et les Etats-Unis ont promis d'aider à reconstruire l'armée et la Banque mondiale d'apporter son appui au développement, mais les violences continuent sur le terrain, malgré la présence d'une importante mission de l'ONU et faute d'une armée nationale opérationnelle.

 

La Centrafrique peine toujours à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ancien président François Bozizé par la rébellion Séléka, majoritairement musulmane, qui s'est poursuivi par une contre-offensive des groupes armés anti-Balaka majoritairement chrétiens.

 

Ce conflit a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés, plongeant le pays dans le chaos.

 

Dernières violences en date, une dizaine de personnes ont été tuées par les membres d'un groupe armé dans la préfecture de la Ouaka, ont indiqué mardi à l'AFP les autorités locales et la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

"Onze personnes ont été systématiquement abattues", a indiqué un responsable local qui tient à garder l'anonymat, "entre le milieu de la semaine dernière et le week-end dernier".

 

"A la demande des autorités locales, la Minusca a envoyé des Casques bleus sur place", a déclaré le directeur de communication de la mission onusienne, Hervé Verhoosel.

 

D'après les autorités locales, ces attaques ont été perpétrés par des hommes de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Ndarass, "qui ont envahi les villages, tirant sur les habitants".

 

Issue de l'ex-coalition Séléka, l'UPC accuse elle une faction rivale, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam. Les deux camps s'affrontent depuis novembre dans les régions de Bambari et d'une autre ville, Bria. Plusieurs centaines de personnes ont été tuées et d'autres blessées.

 

Qui est responsable, l'UPC, le FPRC ? "On ne sait pas", répond la Minusca, en première ligne contre les deux factions. La mission onusienne a obtenu le mois dernier le départ de Bambari du chef de l'UPC, Ali Ndarass, et a conduit peu après une opération aérienne contre le FPRC, toujours près de Bambari.

 

- Soutien international -

 

Depuis le retrait de la France fin octobre, la Minusca (12.500 hommes) reste la seule force d'interposition sur le terrain. Très affaiblies par le conflit civil qui a commencé en 2013, les Forces armées centrafricaines (FACA) subissent un embargo de la vente sur les armes.

 

"L’armement dont dispose les FACA suffit à peine à équiper une compagnie de combat, soit environ 150 hommes. Les munitions à disposition suffiraient à peine à tenir pendant 30 minutes une hostilité à faible intensité", a affirmé le chef d'Etat-major Ludovic Ngaïfeï lors d'un récent colloque à Bangui sur la "réorganisation en cours de l'armée centrafricaine".

 

L'ambassadeur des Etats-Unis, Jeffrey Hawkins, a promis une enveloppe de huit millions de dollars pour l’achat d'équipements militaires, lors de ce même colloque, d'après un compte-rendu sur le site de la radio Ndeke Luka.

 

"A partir de mi-mai, le premier bataillon de 750 hommes sera prêt pour des opérations", a promis pour sa part le général Herman Ruys, commandant de la force européenne (EUTM-RCA) chargée de la reconstruction de l'armée centrafricaine.

 

Président d'un Etat sans armée opérationnelle, Faustin-Archange Touadéra tente d'étendre l'autorité de l'exécutif au-delà de la capitale Bangui.

 

"Je suis venu vous dire que j'ai décidé de rétablir l'ordre à Bambari et dans la préfecture de la Ouaka", a-t-il proclamé en visite dimanche dans cette ville en compagnie du vice-président de la Banque mondiale (BM).

 

Le haut-responsable de la BM, Maktar Diop, a promis 6,5 milliards de francs CFA (près de 10 millions d'euros) pour le redéploiement de l'administration et l'appui au développement.

 

"Nous avons un engagement total au niveau de la Centrafrique de 400 millions de dollars et il y a des projets en cours de l'ordre de 150 millions de dollars", a-t-il précisé, trois mois après la conférence des donateurs à Bruxelles qui a promis plus de deux milliards de dollars pour le relèvement de la Centrafrique.

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 18:26
DES AVANCEES ENREGISTREES DANS LE PROGRAMME DDRR EN CENTRAFRIQUE

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

Bangui, le 15 mars 2017 – Des avancées ont été enregistrées dans le cadre du programme national de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Réintégration (DDRR) des groupes armés, c’est ce qui ressort de la conférence de presse tenue ce mercredi 15 mars au Siège de la MINUSCA, à Bangui, conjointement animée par le Coordonnateur général du programme national du DDRR à la Présidence de la République, le Colonel Noël Bienvenu Selesson, et la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, en charge des Affaires politiques et des questions de protection des civils, Diane Corner.

 

« Tous les documents techniques sont disponibles ainsi que la mobilisation des fonds. Aujourd’hui, nous savons qu’il nous faut 45 millions USD pour tout le programme. Nous avons eu des promesses pour 20 millions USD, nous avons un gap de 25 milliards de FCFA. Aujourd’hui, nous savons que le programme concerne 7 000 ex-combattants (dont 1500 enfants associés aux groupes armés, 500 mercenaires étrangers et environs 1000 ex FACA) et s’étale sur une durée de 39 mois », a déclaré le Colonel Noël Bienvenu Selesson. Il a également rappelé que la présidence maintient le dialogue avec les groupes armés, en vue de leur participation et implication dans le processus, faisant valoir que les comités stratégiques, techniques ainsi que le comité consultatif ont été mis en place et sont déjà fonctionnels.

 

Sur 14 groupes armés répertoriés en Centrafrique, 12 prennent déjà part au Comité consultatif du DDRR. « Nous pensons que lors de la prochaine réunion, les deux groupes réticents y prendront part, car le FPRC de Nourredine Adam et la branche Mokom des Anti-Balaka ont déjà désigné leurs représentants à ce comité », a souligné le Colonel Selesson. Autre précision importante apportée par le Coordonnateur général du programme national du DDRR à la Présidence de la République, le programme du DDRR n’est pas une prime à l’impunité car « la justice est indépendante et fera son travail. Et d’insister que « le DDRR est volontaire, et la solution à la crise n’est pas forcément armée ».

 

De son côté, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner, a rappelé que les ressources mobilisées seront utilisées au lancement officiel de ce programme. « Nous ne pouvons pas dépenser cet argent tant que le programme n’a pas démarré. De par le passé dans ce pays, il y avait eu des fonds destinés au DDR qui n’avaient pas été utilisés à cet effet, ce qui a conduit à des troubles, et c’est ce qu’il faut éviter », a-t-elle insisté. Diane Corner a également réitéré l’appui de la MINUSCA aux autorités centrafricaines afin de mener à bien le programme. « Nous avons été ensemble à Londres, à Bruxelles (…) nous continuons de travailler ensemble, et nous sommes assez confiants qu’ensemble nous allons aboutir à un résultat satisfaisant dans ce processus », a-t-elle soutenu, rappelant que la MINUSCA soutient à hauteur de 3 millions de dollars américains la phase de réinsertion du processus DDRR.

 

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique a par ailleurs réitéré la nécessité de lutter contre l’impunité en Centrafrique, afin de mettre un terme au cycle de violence dans le pays. « Ce pays a connu de longues années d’impunité », a-t-elle déploré, réaffirmant que la machine judiciaire est en marche, notamment avec la mise en place de la Cour pénale spéciale, même si cela devra prendre du temps. En ce qui concerne l’arrestation de criminels, Diane Corner a souligné que « même si on n’a pas de jugement en ce moment, cela ne veut pas dire que le processus n’est pas en cours. Bientôt nous allons publier la cartographie des crimes commis dans le pays depuis 2003 ; ce qui est un progrès non négligeable ».​

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

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