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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 15:48

 

 

 

 

 

 

(Dw-World 18/03/14)

 

La Centrafrique devra encore attendre l'envoi de la mission d'intervention militaire des 28. Réunis lundi à Bruxelles, les diplomates européens n'ont pas pu retenir une date d'envoi de la mission promise depuis un mois. Parmi les principales raisons de ce report, il y a la difficulté à rassembler les mille hommes qui devraient composer la mission d'intervention de l'Union européenne en Centrafrique. On parle ensuite de problèmes logistiques qui empêcheraient la mise en forme de ce projet annoncé depuis le 14 février par la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Et c'est d'autant curieux que l'effectif de mille hommes n'était pas envisagé au départ. Il n'était question que de cinq cents hommes. Et c'est en mesurant l'ampleur du chaos dans lequel sont plongés les Centrafricains, que Mme Ashton avait annoncé le double de l'offre précédente c'est-à-dire mille soldats pour la fin de ce mois de mars, déclenchant de nombreux espoirs.

 

Revers pour l'Union européenne

 

A ce jour, personne ne sait quand débutera cette mission européenne en Centrafrique. Il s'agit d'un revers selon Annette Weber, experte de l'Afrique auprès de la fondation allemande pour la science et la politique :

 

«La mission européenne devrait servir de transition vers l'installation d'une force de l'ONU. Cela veut dire, d'une part que cette future mission de l'ONU manque d'appui et d'autre part, que le report de la force européenne implique que la mission de l'ONU ne viendra pas du tout. Je pense aussi que c'est un revers pour l'Union européenne elle-même qui montre son incapacité à faire ce qu'elle annonce. C'est non seulement un revers mais aussi une déception du point de vue des attentes des Européens quant á leur aptitude à réagir à des urgences de maintien de la paix.»

 

Lors de leur réunion à Bruxelles ce lundi, les diplomates européens se sont limités à souligner que l'opération en question devrait démarrer rapidement.


Le gouvernement de la Chancelière allemande Angela Merkel exclut l'envoi de troupes de combat en Centrafrique

 

Priorité à la crise ukrainienne ?

 

Les Etats européens n'étaient pas très enthousiastes pour intervenir en Centrafrique et la France avait déjà exprimé son impatience. Certains diplomates n'ont pas caché la crainte que l'intervention en Ukraine retarde le dossier centrafricain. Plusieurs pays européens qui sont engagés dans des crises ne souhaitent pas retirer leurs troupes dans l'immédiat. Pour ce qui est de l'Allemagne, elle avait prévu l'envoi d'une douzaine de soldats formateurs et d'un Airbus qui servirait au transport de blessés. Berlin exclut cependant l'envoi de troupes de combat.

 

En Centrafrique, actuellement deux mille soldats français et six mille soldats africains essaient sans grand succès de faire cesser les violences.

 

http://www.dw.de/lunion-europ%C3%A9enne-retarde-lenvoi-de-so...

L'Union européenne retarde l'envoi de soldats en RCA
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 15:46

 

 

 

 

 

(Le JDD 18/03/14)

 

La vie reprend à Bangui. Les habitants sont de nouveau nombreux à circuler et commercer aux bords des routes de la capitale centrafricaine. Le couvre-feu vient d'être allégé : il est passé de 20h à 23h, et reste en vigueur jusqu'à 5h du matin. "Il y a quelques semaines, pas grand monde ne se risquait dehors", indique un membre de l'ambassade de France. L'intervention en décembre des forces françaises, en appui des troupes africaines de la Misca, a au moins permis de rétablir un semblant d'ordre. Mais les actes de représailles se poursuivent, en particulier contre les musulmans qui n'ont pas fui la ville. "Il y a des ghettos. Dans le 3e arrondissement, un musulman ne peut pas faire trois carrés de maisons sans risquer de se faire tuer", s'alarme Jacques Seurt, conseiller à l’Organisation internationale pour les migrations.

 

Ces "ghettos" sont autant d'enclaves qui se sont formées dans la capitale, cernées par les anti-balaka, ces groupes chrétiens armés qui continuent de menacer. "Dans ces enclaves, on voit les gens mourir devant nous, on compte les morts", explique Nicolas Fuchs, responsable de la mission d’Action contre la Faim en République centrafricaine. "La principale enclave se situe à la mosquée de Bégoa (au nord de la ville, Ndlr), qui est certainement l'une des situations les plus tragiques qu'on puisse connaître sur le plan humanitaire. Mais on retrouve cette situation ailleurs dans le pays. Aujourd'hui, les musulmans de l'ouest du pays sont en danger."

 

Plus de la moitié de la population a besoin d'assistance

 

Certaines ONG n'hésitent d'ailleurs pas à parler "d'épuration". La communauté musulmane ne représente plus que 2% de la population centrafricaine, contre 15% il y a encore quelques mois. Les autres ont fui à l'étranger. Malgré des estimations difficiles à réaliser, il y aurait près de 300.000 réfugiés, dont 130.000 au Cameroun à l'ouest. Ceux qui se sont déplacés à l'intérieur du pays sont encore plus nombreux, entre 650.000 et 800.000, dont 232.000 habitants rien qu'à Bangui. Selon l'ONU, plus de la moitié de la population - 2,5 millions de personnes sur 4,6 - a "besoin d'assistance". La présidente de transition, Catherine Samba Panza, a elle-même évoqué une "catastrophe humanitaire" dans son pays. "Il y a effectivement une situation de catastrophe, avec un léger mieux à certains endroits dont Bangui", résume l'ambassadeur de France, Charles Malinas. "Cette amélioration est évidemment très relative, des centaines milliers de personnes n'accédant pas à la nourriture et aux soins."

 

La prise en charge des blessés et malades pose elle-même problème. A l'hôpital communautaire de Bangui, principal établissement de la ville, les difficultés se constatent tous les jours, malgré l'appui de la Croix rouge. "S'il fallait tenir compte des normes internationales, cet hôpital devrait être fermé", explique son directeur, Pierre-Alfred Issa Mapouka, qui parle d'un "problème de réhabilitation et de rééquipement". L'Union européenne tente de répondre à cette urgence : la commissaire chargée de l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a annoncé lundi l'envoi de 100 tonnes supplémentaires de médicaments et d'équipements.
 

"La présence militaire est totalement insuffisante"

 

L'insécurité alimentaire représente un autre danger. En déplacement vendredi en Centrafrique pour rencontrer les autorités de transition, le ministre français chargé du Développement, Pascal Canfin, parle d'"une course contre la montre" : "Si nous ratons dans les prochaines semaines, avec le début de la saison des pluies, la distribution des semences et de l’aide alimentaire, nous aurons un véritable risque de famine dans trois à six mois." Carlos Veloso, coordinateur du Programme alimentaire mondial pour la Centrafrique, ne parle pas encore de "famine" mais de "sévère manque alimentaire". "Il y a 30 à 40% de denrées alimentaires en moins par rapport à l'an dernier", explique-t-il, alors que son organisation veut porter secours à 1,25 million de personnes qui risque de souffrir de la faim.

 

Mais ce défi ne pourra être relevé si la sécurité est rétablie sur les axes du pays. Or, pour l'heure, la situation reste précaire en dépit des 2.000 français et 6.000 hommes de la Misca déployés. De nombreuses zones restent hors de contrôle, en particulier à l'Est du pays. Les ex-Séléka musulmans, issus de la rébellion qui avait renversé le régime il y a un an, s'y renforceraient même.

 

"La présence militaire est totalement insuffisante et pas préparée à faire face à des questions de sécurité civile", assure Nicolas Fuchs, qui évoque une "forte hausse de la criminalité" en raison de l'impunité qui règne dans le pays. A Bangui, "cela fait plus d'un an qu'il n'y a pas eu d'audience pénale", expliquait ainsi vendredi Bruno Hyacinthe Gbiegba, vice-président du réseau des droits de l'Homme. Or, " il faut que justice soit faite pour qu'il y ait réconciliation de la société", fait-il remarquer. Quand bien même, le processus s'annonce long. "Pour réconcilier chrétiens et musulmans, il faudra sans doute une génération", pronostique-t-on à l'ambassade de France.

 

Arnaud Focraud, à Bangui - leJDD.fr

 

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/La-Centrafrique-fa...

Lu pour vous : La Centrafrique face à la catastrophe humanitaire
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 15:43

 

 

 

 

 

 

(Le Point 18/03/14)

 

La troisième conférence de génération de forces de l'opération Eufor/RCA s'est tenue jeudi 13 mars à Bruxelles. Elle s'est terminée par un aveu d'échec, au moins provisoire. Le général français Philippe Pontiès, qui commande cette mission décidée le 20 janvier par l'Union européenne, n'a pu que constater l'évidence : elle ne peut toujours pas démarrer, alors que les premières troupes devaient être déployées sur le terrain à la fin du mois de février. Un diplomate européen cité par l'AFP confirme : "Il manque encore des moyens logistiques indispensables." Le diable est dans les détails : pour constituer la force, il ne "manque" qu'une dizaine de camions, quatre équipes médicales avec leurs quatre ambulances, ainsi que des moyens du génie et de transport aérien ! En réalité, c'est la volonté politique qui fait défaut. Ahurissant aveu de faiblesse d'une Europe à 28 États, comptant des centaines de milliers de soldats, incapable de déployer dix camions ! Pendant ce temps, la France demeure le seul pays européen déployant des troupes en Centrafrique, dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Soldats sans munition

 

Cette dernière compte désormais officiellement 2 000 hommes, mais il faut y ajouter des troupes non comptabilisées, dont au bas mot plusieurs dizaines d'hommes du COS (Commandement des opérations spéciales). La force africaine Misca devrait atteindre les 6 000 hommes dans quelques semaines, mais manque de troupes entraînées, de matériels adaptés et de beaucoup d'autres choses. Concrètement, seuls deux pays ont confirmé jeudi leur accord pour l'envoi de troupes et aucun n'appartient à l'Union européenne ! Il s'agit de la Géorgie, pour 150 hommes, et de la Moldavie, pour un nombre indéterminé. Une source militaire à Paris lève les bras au ciel : "Seule l'Europe centrale et orientale est prête à bouger. Pour le reste, c'est démentiel : un pays veut bien envoyer des soldats, mais pas d'officiers. Un autre une poignée d'hommes, mais sans arme. On a aussi le modèle des hommes et des armes, oui, mais sans munition, ou encore d'accord, mais pour trente jours, pas un de plus !"

 

Fiasco politique

 

Vendredi, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius ont exprimé une forme d'exaspération sous la forme inhabituelle d'un communiqué commun de sept lignes stigmatisant l'incurie européenne sur le thème "le compte n'y est pas". Le ton est on ne peut plus ferme : "Si un effort supplémentaire n'est pas réalisé très rapidement, il ne sera pas possible de lancer, comme prévu, cette opération indispensable la semaine prochaine. L'Union européenne doit assumer ses responsabilités en matière de sécurité internationale. La France appelle vigoureusement ses partenaires à s'en donner les moyens."

 

À Bruxelles, on se dit que la réunion des ministres des Affaires étrangères prévue le 17 mars pourrait débloquer la situation, tout en n'y croyant qu'à moitié. En réalité, seules l'Ukraine et la situation en Crimée seront regardées à la loupe. À Paris, ce diplomate admet que "pour les Européens, la Centrafrique, c'est la France. Aucune raison de s'en mêler". Une source dans la capitale belge se désole : "Personne ne peut prendre le risque de faire capoter cette initiative, mais le processus actuel ne doit pas continuer indéfiniment. À un moment il faut agir !" Pour l'heure, les militaires européens ne peuvent comptabiliser que "de petites choses au compte-goutte, ici et là". En clair : l'Eufor/RCA est très mal partie...

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/l-europe-...

Lu pour vous : L'Europe abandonne la Centrafrique
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:45

 

 

 

 

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) - Plus de 140 000 réfugiés centrafricains recensés par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dont 78 000 à l’Est du Cameroun, indique un communiqué commun CEEAC - UNOCA.

 

Des chiffres effarants et qui ne cessent d’augmenter au gré de la dégradation de la situation en République Centrafricaine. Cette situation non seulement inquiète les autorités de la CEEAC et de l’UNOCA, mais elle les préoccupe au plus haut degré. C’est donc pour se concerter et échanger sur les différentes voies de recherche des solutions que s’inscrit la rencontre de ce jour entre le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique Centrale(UNOCA), son Excellence ABOU MOUSSA et le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale, l’Ambassadeur AHMAD ALLAM-MI.

 

Le diplomate onusien qui est rentré de Yaoundé au Cameroun où il a effectué une mission de travail dans le cadre de l’évaluation de l’impact de la crise centrafricaine sur les pays limitrophes, a édifié son interlocuteur sur la gravité de la situation des réfugiés et l’implication des organisations humanitaires.

 

Cette visite initiée par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) a connu aussi la participation des Représentants d’autres institutions onusiennes comme les Représentants du Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA) basé à Bangui, du Bureau régional des Nations Unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) dont le siège est à Dakar, du Centre des Nations Unies pour la démocratie et les droits de l’homme en Afrique centrale (CNUDHD-AC) basé à Yaoundé, du Système des Nations Unies au Cameroun et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

 

Durant ce séjour, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique Centrale et l’ensemble de la délégation ont eu des consultations et les différentes séances de travail avec les autorités camerounaises, les membres du corps diplomatique et les Représentants du système des Nations Unies. Une descente sur le terrain a permis d’échanger des informations sur les effets collatéraux de la crise centrafricaine à l’Est du Cameroun, y compris sur la situation des réfugiés.

 

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies pour l’Afrique Centrale(UNOCA) et le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) ont félicité le gouvernement camerounais pour ses efforts et pour sa politique en faveur des réfugiés. Ils ont réitéré leur entière disponibilité à œuvrer en faveur de la recherche des solutions pérennes à la crise centrafricaine.

La situation des réfugiés centrafricains inquiète et préoccupe l’UNOCA et la CEEAC
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:38

 

 

 

 

 

 

(AFP 17/03/14)

 

BANGUI, 17 mars 2014 (AFP) - Un "important arsenal" de guerre a été découvert à Bangui par des soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), a-t-on appris auprès de la Misca lundi.

 

Cet arsenal a été découvert au cours d'une opération menée sous les ordres du Général Martin Tumenta Chomu, commandant de la Misca, dans la nuit de jeudi à vendredi dans la zone de l'aéroport international de Bangui, selon cette source sous couvert d'anonymat.

 

"Il s'agit d'un important arsenal pouvant tenir le siège d'une bonne partie de Bangui qui a été découvert grâce à la contribution de la population. L'opération de récupération de ces armes a débuté vers 19h et a mis plusieurs heures. Ca a été un succès", a déclaré cette source.

 

La saisie comprenait notamment plus de 10.000 munitions de calibre 12,7 mm, deux armes anti-aériennes, trois roquettes RPG 7, 6 obus de mortier, une cinquantaine de fusils d'assaut, près de 200 chargeurs et une vingtaine de mines anti-personnel.

 

"On ignore tout de l'origine de cet arsenal", a précisé la même source.

 

la Centrafrique a basculé dans le chaos en mars 2013, avec le renversement du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.

 

Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par ces combattants contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'auto-défense anti-balaka, déclenchant un cycle de violences interconfessionnelle.

 

Depuis le début de leur intervention militaire au mois de décembre, les forces internationales française Sangaris et africaine Misca tentent de désarmer Séléka et anti-balaka, avec un succès encore très mitigé.

Centrafrique: saisie d'un important arsenal de guerre à Bangui
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:32

 

 

 

 

 

(Le Monde 17/03/14)

 

Quatre conférences pour tenter de mobiliser quelques centaines de soldats mais toujours rien en vue : alors que la crise ukrainienne s'amplifie, les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne (UE) devraient, par ailleurs, tenter, lundi 17 mars, de relancer l'éventuelle mission Eufor d'appui à la République centrafricaine. L'image et la crédibilité des Vingt-Huit sont désormais en cause, le principe de la mission menacé et, vendredi, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian ont exprimé leur mauvaise humeur face aux tergiversations de leurs partenaires. « En dépit des contributions annoncées par quelques Etats, force est de constater que le compte n'y est pas », ont déploré les ministres des affaires étrangères et de la défense français, jugeant que « si un effort n'est pas réalisé très rapidement, il ne sera pas possible de lancer comme prévu cette opération indispensable ».

 

Eufor-RCA devait, en fait, être officiellement inaugurée lundi. Et se déployer fin mars pour atteindre sa « pleine capacité » fin avril, selon les pronostics du général français Philippe Pontiès, le commandant de l'opération. Prévue au départ pour appuyer les 2 000 militaires français de l'opération Sangaris et les quelque 6 000 soldats africains de la Mission africaine de maintien de la paix (Misca), l'opération européenne était censée regrouper au départ quelque 500 membres. Voire « le double », avait, un peu imprudemment, déclaré la haute représentante Catherine Ashton, mi-février.

 

« UN CINQUIÈME » DES FORCES NÉCESSAIRES EST MANQUANT

 

A l'issue d'une quatrième tentative de « génération de forces », jeudi, le général Pontiès a toutefois estimé qu'il ne pouvait appuyer sur le bouton de départ, faute de moyens humains et logistiques suffisants. Aucun des « grands » pays de l'Union (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne) ne s'engage. D'autres Etats, qui avaient annoncé un effort (Suède, Belgique) n'ont pu trouver d'accord interne. Ceux qui, à l'est, avait promis une participation conséquente (Pologne, Roumanie, Estonie…) sont aujourd'hui tétanisés par l'intervention russe en Crimée et annulent, ou réduisent, leur participation. Il reste dès lors à compter sur des… non membres de l'UE désireux d'afficher leur bonne volonté : la Géorgie, qui offre toujours une centaine d'hommes, et la Moldavie. Au total, il manquerait cependant « un cinquième » des forces nécessaires, selon une source européenne, qui n'avance cependant plus de chiffre quant à l'effectif minimal à réunir.

 

Une lettre adressée récemment par Mme Ashton à ses collègues, ministres des affaires étrangères et de la défense, pour insister sur le fait que tant l'ONU que l'Union africaine attendaient des renforts est restée sans effet. Et il manque aussi toujours des techniciens spécialisés et des moyens logistiques, comme des avions de transport, des camions et des ambulances, pour pouvoir atteindre les objectifs fixés. Soit une sécurisation de l'aéroport de Bangui et deux districts de la ville. Le tout pour une mission de courte durée (six mois), dotée d'un mandat onusien et au coût fortement raboté (26 millions d'euros) puisque l'unanimité ne s'est pas faite sur le partage des moyens de transport stratégique… François Hollande avait insisté, en décembre, sur le fait que « politiquement et pour la solidarité », il serait bon que les militaires français ne restent pas seuls sur le terrain centrafricain. Il avait même espéré convaincre ses partenaires de créer un fonds permanent pour financer les actions extérieures de l'UE.

 

Désormais, il reste, pour la France, soit à transformer cette affaire en une question de principe, soit à prendre à sa charge l'essentiel de l'effort. A défaut, c'est l'image d'une Europe à nouveau impuissante qui se dessinerait tandis que Paris devrait accepter son isolement et sa défaite. Certaines capitales n'oubliant pas, au passage, de souligner que si un appui européen avait été sollicité avant le lancement de Sangaris, les choses se seraient passées différemment. « Enfin, peut-être… », ironise un diplomate du Conseil sur le ton du sarcasme.

 

Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/03/15/centrafriqu...

Centrafrique : la mission d'appui Eufor menacée faute de moyens
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:24

 

 

 

 

 

(AFP 17/03/14)

 

BRUXELLES, 17 mars 2014 (AFP) - L'Union européenne a annoncé lundi l'envoi de 100 tonnes supplémentaires de médicaments et d'équipements en Centrafrique pour venir en aide aux plus de 650.000 personnes déplacées dans le pays.

 

Un appareil devait quitter dans la journée un aéroport belge pour Bangui avec du matériel sanitaire, médical, de télécommunications et de transport. Dix ONG sont impliquées dans cette initiative, dont Médecins du Monde, Action contre la faim, Médecins sans Frontières et Save the Children.

 

"Les besoins humanitaires sont énormes car la crise affecte l'ensemble de la population" centrafricaine, a déclaré Kristalina Georgieva, la commissaire chargée de l'Aide humanitaire. "Plus de 232.000 habitants de Bangui ont quitté leur logement et le pays compte plus de 650.000 déplacés", selon elle.

 

"L'UE reste extrêmement préoccupée par l'impact humanitaire de la crise qui persiste malgré les efforts régionaux et internationaux déployés sur le terrain", ont déclaré lundi les ministres européens des Affaires étrangères dans un communiqué commun.

 

Les ministres ont par ailleurs souligné "la nécessité d'une accélération" des préparatifs de l'opération militaire européenne EUFOR-RCA "en vue de permettre son lancement rapide".

 

La France avait exprimé vendredi son impatience en estimant que "le compte n'y était pas" alors qu'il manque des effectifs, qui doivent s'élever à 800/1.000 militaires, et des moyens logistiques pour lancer cette mission européenne cette semaine.

 

L'UE envoie 100 tonnes d'aide humanitaire en Centrafrique
L'UE envoie 100 tonnes d'aide humanitaire en Centrafrique
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:12

 

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/  lundi, mars 17, 2014 Heure locale: 23:02

 

Suite de la visite aux Etats-Unis des trois leaders religieux centrafricains. Cette semaine l’archevêque Nzapalainga, l’Imam Layama et le révérend Gbangou sont à Washington pour prêcher la paix et aider la Centrafrique. Nicolas Pinault les a suivis pour la Voix de l’Amérique

 

Les trois hommes ont été froidement accueillis ce lundi par la neige qui a recouvert la capitale fédérale américaine. Munis de bonnets et de gants, les religieux ne se découragent pas pour autant comme l’explique le révérend Nicolas Guérékoyame Gbangou : "on peut supporter le froid pour prêcher la paix. Lorsqu'on doit défendre une cause noble comme celle que nous défendons, on ne doit pas se plaindre." 
 

Après leur rencontre avec le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki moon la semaine dernière, au sujet de l’envoi de casques bleus en Centrafrique, les trois leaders religieux attendent aussi une aide financière massive pour leur pays de la part des Américains. L’imam Omar Kobine Layama explique être " venu apporter la voix du peuple centrafricain et demander l'appui des Etats-Unis."

 

Jusqu’à vendredi, les trois hommes vont rencontrer, en autre, des membres du Congrès, du Département d’Etat et du Conseil National de Sécurité.

 

La démocratie américaine reste un modèle pour une Centrafrique à la dérive selon l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga : "l'union fait la force. Les Etats Unis d'Amérique sont unis et si nous le sommes, notre combat aura du sens. Nous portons la voix des Centrafricains qui aspirent à la dignité, l'unité et au relèvement."
 

Les trois hommes se rendront ensuite en Europe pour continuer à prêcher la paix et ne rentreront que début avril en Centrafrique.

Début de la visite à Washington des leaders religieux centrafricains
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:03

 

 

 

 

 

17/03/2014 | 15:34

http://www.zonebourse.com/images/spacer.gif

"Nous ne pouvons pas priver la Présidente de la transition Catherine Samba-Panza des moyens dont elle a besoin" pour relancer le retour à l'ordre constitutionnel en République centrafricaine, a déclaré Louis Michel (ADLE, BE), Co-président de l'Assemblée parlementaire paritaire (APP) ACP-UE à l'ouverture de sa 27e session à Strasbourg.

 

M. Michel a relevé que la tâche du gouvernement de la RCA était "gigantesque: sécuriser le pays, réhabiliter les institutions nationales et locales, rouvrir les mairies, ramener les enfants et les élèves dans les classes", mais aussi "recréer les conditions économiques", "organiser la réconciliation", "rebâtir un système de santé" ou "mettre en œuvre le retour des réfugiés et des déplacés."

 

"Il est urgent de renforcer, de manière urgente, la présence internationale afin de protéger les civils des attaques de représailles et de guider la transition vers la paix et l'ordre démocratique", a affirmé le Co-président de l'APP, Fitz A. Jackson (Jamaïque). "La situation au Soudan du Sud est tout aussi inquiétante", a-t-il ajouté, en faisant part de son espoir que les deux factions dans le pays pourraient résoudre leurs différends.

Parlement Européen : Louis Michel: ne pas apporter de soutien financier à la RCA serait impardonnable
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:01

 

 

 

 

 

 

2014-03-18 02:22:29  xinhua

 

La Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, effectuera du 18 au 20 mars une visite en République centrafricaine (RCA) déchirée par la guerre, selon un communiqué publié lundi par son organisation.

 

Lors de son séjour en RCA, Mme Pillay doit rencontrer la chef de l'Etat centrafricain Catherine Samba-Panza, ainsi que le Premier ministre, le ministre de la Justice et celui chargé de la Communication et la Réconciliation nationale, d'après le communiqué.

 

Elle doit également s'entretenir avec les représentants de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale et de l'Union européenne en Centrafrique, précise le communiqué.

 

Mme Pillay doit par ailleurs rendre visite au personnel onusien travaillant à Bangui, capitale centrafricaine, visiter des sites détruits par les conflits et rencontrer des représentants des près de 650.000 réfugiés centrafricains, ajoute le communiqué.

 

La situation sécuritaire et humanitaire en RCA reste fortement préoccupante, malgré une relative stabilisation à Bangui et dans les localités où les forces internationales sont déployées.

Prochaine visite en RCA de la Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme
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