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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:53
Centrafrique : au moins 50 personnes tuées par des bandes armées (habitants)
Centrafrique : au moins 50 personnes tuées par des bandes armées (habitants)

 

 

 

Bangui AFP / 24 mars 2017 20h59 - Au moins 50 personnes ont été tuées et des dizaines blessées depuis mardi en Centrafrique par des hommes armés qui ont attaqué trois villages dans la région de Bambari (centre), ont annoncé vendredi à l'AFP des habitants qui ont fui leurs villages.



"Le bilan provisoire de ces attaques contre les localités de Agoudou Manga, Yasseneme et Ngouyanza est d'au moins 50 morts. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées", a déclaré Isaac Arata-Naba, habitant de Agoudou Manga réfugié à Bambari, joint depuis Bangui.



Selon Prosper Tchoulekrayo, habitant de Yasseneme en fuite à Bambari, "ils ont assiégé ces villages tirant sans distinction sur les habitants".



Ces attaques ont été lancées par des éléments de l'UPC (Unité du peuple centrafricain de Ali Ndarass, faction de l'ex-rébellion séléka à dominante musulmane) qui continuent des représailles contre les autochtones", a accusé M. Tchoulekrayo.



Contactée par l'AFP, une source proche de la direction de l'UPC, a nié toute implication directe dans ces nouvelles exactions.



"L'UPC n'est pas impliquée dans ces attaques qui sont plutôt des actes commis par le FPRC. L'UPC a cependant fait échec à une progression (du FPRC) qui visait ses positions", a affirmé cette source sous couvert de l'anonymat.



Le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC dirigé par Nourredine Adam) est une autre faction de l'ex-séléka.



Des affrontements meurtriers opposent régulièrement des factions rivales de l'ex-séléka, près de la ville de Bambari, où est stationné un contingent de la force de l'ONU (Minusca).



La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion séléka.



La contre-offensive des antibalaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.



L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.



Selon les circonstances et leurs intérêts locaux (contrôle de mines, racket routier, vol de bétail,...), les groupes issus de l'ex-séléka peuvent s'allier, se combattre, voire nouer des alliances provisoires avec des groupes antibalaka.



Début février, l'experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, avait déploré que "les groupes armés règnent en maître sur plus de 60% du territoire, bénéficiant d'une totale impunité. Ils se substituent à l'appareil judiciaire et terrifient la population".


(©)

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:43
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer

 

 

 

Par RFI Publié le 24-03-2017 Modifié le 24-03-2017 à 11:57

 

Depuis quelques semaines, les autorités centrafricaines et la Minusca se targuent d'un succès : avoir amené à la table de discussions du processus de désarmement (DDR), tous les groupes armés, soit 14 sur les 14 que compte le pays. Les deux derniers groupes les anti-balaka aile Mokome, et le FPRC de Noureddine Adam ont accepté d'envoyer des représentants au Comité consultatif et de suivi du DDR. Une avancée à nuancer toutefois.

 

Présence ne signifie pas adhésion. Le FPRC a rejeté jusqu'à maintenant le processus DDR. Mais il y a quelques jours, il a finalement nommé des représentants au Comité consultatif. « Nous avons déploré la manière dont le processus a été conçu. C’est ça que nous ne voulons pas. Donc nous avons décidé d’envoyer nos représentants là-bas afin d’observer seulement. On attend beaucoup [du DDR] mais nous croyons que le DDR ce n’est pas le moment parce que pour désarmer tout un groupe sans aucune condition, sans aucune garantie, cela n’aboutit jamais », explique Aboubacar Sidiq, le porte-parole du FPRC

 

Sur le terrain, les combats continuent dans l'Est. Le FPRC et ses alliés poursuivent leur offensive contre l'UPC dans la région de Bakouma ces derniers jours. « Ils sont là pour faire de la figuration parce qu’ils sont acculés. Ils n’ont pas d’autre choix que de rentrer dans ce processus. Le FPRC n’est pas sincère. Quand on voit depuis le début, ils changent comme le caméléon : tantôt ils sont contre le processus, tantôt ils font des communiqués de presse qui disent qu’ils vont accompagner l’autorité de l’Etat, tantôt ils prônent la partition du pays. Ils sont instables. On ne peut pas leur faire confiance », estime Souleymane Daouda, le porte-parole de l'UPC.

 

La prochaine réunion du Comité consultatif devait se tenir ces deux derniers jours. Elle a été reportée sine die pour raisons techniques. A n'en pas douter, l'attitude du FPRC et des anti-balaka branche Mokome y sera scrutée à la loupe.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:06
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Environ trois bataillons des FACA sur six seront formés d’ici à 2018, selon l’EUTM-RCA

 

Par Jean Fernand Koena le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 Mars 2017(RJDH)—Plus de 750 hommes des Forces Armées Centrafricaines (FACA) formés par l’EUTM vont être certifiés et la mission entend former au moins 3 bataillons sur 6 y compris les officiers instructeurs d’ici à 2018. Précision du général Ruys commandant la force de l’EUTM dans une interview accordée au RJDH ce 23 mars à Bangui.

 

L’EUTM est la mission européenne au côté des Forces Armées Centrafricaine (FACA), une approche de la défense qui s’occupe du volet technique et opérationnel après la phase conseil menée par l’EUMAM. Six bataillons de l’armée soit environ 4.500 hommes seront formés par l’EUTM. La précision du général Ruys intervient alors que le président Faustin Archange Touadera s’inquiète de la lenteur dans le rythme et la vitesse de la formation dispensée par l’EUTM.

 

Face aux inquiétudes, le général Ruys rassure « EUTM a commencé depuis l’année passée et on a une mission initialement pour deux ans. Maintenant, on est dans la première partie de ces deux ans et au mois de juillet on aura un an actif. Pendant ces deux ans, la mission EUTM doit former entre deux et trois bataillons. Donc finalement quand cela continue comme on le fait maintenant, il y aura mi-2018 trois (3) bataillons complets qui vont être formés. Mais je dois y ajouter aussi qu’entre temps, on forme les officiers et les sous-officiers de votre armée et aussi on donne les formations basiques pour que l’armée soit triling dans les zones de groupement ici à Bangui », a-t-il développé.

 

La mission EUTM qui dispose de plusieurs piliers estime que l’essentiel aujourd’hui est l’équipement et non la vitesse dans la formation «ce n’est pas la vitesse de l’entrainement qui est important ; c’est qui est le plus important selon moi c’est que ceux qui sont formés reçoivent de l’équipement surtout de l’armement et puissent continuer leur entrainement et éventuellement si le gouvernement le décide, ils peuvent être engagés pour protéger la population », a-expliqué le général Ruys.

 

Des sources proches de l’EUTM, la formation dispensée jusque-là répond aux critères des objectifs et le colonel Vermulen, chef de pilier entrainement se félicite de la capacité des FACA à chaque étape de la formation.

 

L’EUTM est la troisième mission européenne après l’EUMAM et l’EUFOR-RCA. Au moins 100 instructeurs centrafricains sont formés simultanément avec les compagnies et seront appelés à dispenser la formation au côté des forces de l’Europe à leurs frères d’armes.

 

 

Centrafrique: Des membres de la Haute Cour de la Justice et de la Cour Constitutionnelle prêtent serment

 

Par Judicael Yongo le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 Mars 2017(RJDH) — 9 membres de la Haute Cour de Justice et 8 de la Cour Constitutionnelle ont prêté serment ce 24 mars devant le chef de l’Etat au palais de la CEMAC à Bangui. Occasion pour Faustin Archange Touadera d’appeler les sages au respect de leur serment.

 

Les institutions prévues par la constitution en son article 155 se mettent progressivement en place. C’est dans ce contexte que les membres des Cours ont prêté serment devant le président de la République. Le nombre des jurés peut être complété avec la mise en place du Sénat où le président selon la Constitution doit proposer des noms après les élections municipales et régionales.

 

Jean Pierre Waboé, l’un des jurés pour la Cour Constitutionnelle rassure sur le respect de la loi « les taches sont immenses, mais nous devons tout faire pour défendre la question de la nation » a-t-il promis.

 

L’honorable, Laurent Gon-Baba, membre de la Haute Cour de Justice a souligné qu’il est important de, « respecter la loi et le peuple centrafricain, et non de juger au nom de l’intérêt personnel ».

 

Faustin Archange Touadera s’est adressé aux sages en ces termes : « Vous jurez de bien et fidèlement remplir vos fonctions et de les exercer en toute impartialité dans le respect de la constitution et de la Loi, de garder le secret des délibérations et de vous conduire en tout comme un digne et loyale juge, il faut bien respecter vos engagements ».

 

La parité est respectée au niveau de la Cour Constitutionnelle et les sages vont se réunir en leur sein pour choisir ceux qui vont présider ces institutions

 

 

Centrafrique : La FAO lance en avril la campagne vivrière 2017

 

Par Nina Verdiane Niabode le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 mars 2017(RJDH)… L’organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO) va lancer d’ici avril la campagne vivrière 2017 en Centrafrique. Elle a présenté les principaux axes de cette campagne dans une réunion qu’elle a organisée le 23 mars à son bureau à Bangui.

 

La Centrafrique a connu trois années sombres suite aux violences qui ont ébranlé le tissu social et ont freiné l’élan du développement à travers les activités agricoles. Malgré le retour à l’ordre constitutionnel qui a favorisé la relance de l’agriculture, environ 2 millions de personnes se trouvent toujours dans l’insécurité alimentaire.

 

La campagne vivrière est une manière de réponse aux besoins de la population, « nous cherchons à réduire le taux de malnutrition, et lutter contre l’insécurité alimentaire à travers cette campagne vivrière », a expliqué Etienne Gounio-gabia, chargé de programme FAO.

 

Cette année, la campagne est lancée tout en tenant comptes des leçons apprises de la précédente. Le nombre des ménages sera augmenté en respectant les critères d’identification contrairement à l’année passée, a fait savoir Albert Bango-Makoundou, chargé des programmes au Programme Alimentaire Mondial (PAM), « nous avons ciblé un objectif de 133.000 ménages à atteindre cette année. Les séances publiques d’identification seront faites dans nos zones cibles», a-t-il précisé.

 

Pendant cette campagne, la FAO procédera à la distribution des semences et outils de travail aux ménages ciblés.

 

Pour l’exécution de cette campagne, la FAO travaillera avec 31 organisations non gouvernementales dont 13 ONG nationales. Cependant les zones occupées par les groupes ne seront pas bénéficiaires.

 

 

Centrafrique : Le staff national de MSF Hollande menace d’entrer en grève

 

Par Parfait Teddy Komesse le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 Mars 2017 (RJDH) —Le personnel national de MSF Hollande entend protester contre la discrimination, l’inobservation du règlement intérieur de MSF et pour l’harmonisation de salaire par leur employeur. C’est la substance d’un préavis de grève déposé ce 23 mars sur le bureau du responsable de cette structure à Bangui.

 

Ce mouvement de grève est envisagé alors que le tableau de la crise en Centrafrique reste sombre et que l’action humanitaire reste un socle pour le développement du pays. Ce préavis concerne les cadres, les agents de maitrise et les employés.

 

Ces agents nationaux devraient être payés par chèque, mais l’équipe a refusé. Selon un personnel, « l’inspection de travail a bien dit qu’on doit être payé par virement bancaire sur le compte du choix de l’intéressé, par chèque ou en espèce sur le lieu de travail. Mais l’administration s’impose pour payer seulement en chèque. Nous voulons bien mais il y’a trop des tracasseries à la Banque. Choses qu’elle refuse de comprendre», a-t-il expliqué.

 

Selon le personnel, ce préavis de grève est l’échec des discussions entre MSF Hollande et l’Inspection de travail Bangui-Centre « les délégués du personnel ont réagi suite à une réunion tenue le 01 Mars 2017, organisée par les responsables des Ressources Humaines de MSF-Hollande en présence de son avocat, le Directeur des Etudes de l’Inspection de travail de Bangui et les délégués du personnel », peut-on lire dans le document de préavis de grève.

 

Le personnel de MSF a une liste des griefs contre l’administration, « nous sommes 66 et nous déposons ce délai parce qu’il y a inobservation du règlement intérieur de MSF-Hollande qui stipule dans son article 44 alinéa 3 : le salaire sera payé au plus tard le dernier jour ouvrable du mois, le manque de flexibilité du côté de l’employeur, la discrimination dans l’harmonisation de salaire du personnel par l’employeur », a témoigné un des délégués du personnel sous couvert de l’anonymat.

 

Dans une déclaration, MSF-Hollande relève qu’une négociation avec les représentants de ce personnel à propos des différents points de revendications est en cours. Pour cela, « MSF se réserve de toute déclaration ouverte par voie de presse pendant cette période de la négociation interne ». L’organisation souligne qu’elle respecte « scrupuleusement la loi du pays et qu’elle paye son personnel conformément à la loi de travail en République Centrafricaine ».

 

L’ONG MSF-Hollande apporte une assistance sanitaire aux personnes vulnérables depuis plusieurs années en Centrafrique. La grève, qui sera effective lundi 27 mars si les négociations n’aboutissent pas, peut avoir des conséquences sur les bénéficiaires

 

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:31
RCA: médiations pour mettre fin aux affrontements entre groupes armés dans l'Est
RCA: médiations pour mettre fin aux affrontements entre groupes armés dans l'Est

 

 

 

Par RFI Publié le 23-03-2017 Modifié le 23-03-2017 à 04:18

 

Alors que les affrontements se poursuivent dans l'est de la Centrafrique entre groupes armés rivaux, deux médiations tentent de les amener à la table des discussions. L'une est conduite par la communauté catholique Sant'Egidio à Rome. L'autre, baptisée « Initiative africaine de paix », est menée par l'Union africaine (UA) et semble marquer le pays actuellement.

 

L'Initiative africaine de paix rassemble elle-même des médiations parallèles au départ. L'une, lancée en septembre par Idriss Déby avec l'Organisation de la conférence islamique (OCI). L'autre par l'Angola qui a reçu en fin d'année plusieurs groupes armés successivement à Luanda.

 

Entre temps, l'OCI a été écartée, les deux initiatives ont été regroupées, soutenues par la CEEAC. L'objectif est d'obtenir un accord de paix entre les groupes armés en associant en premier lieu le gouvernement centrafricain, d'abord méfiant, ainsi que les partenaires tels que les Nations unies. Cet accord permettrait au processus DDR centrafricain de se dérouler sereinement. Pour l'instant on en est loin, les combats sont toujours en cours et aucune feuille de route n'a encore été dévoilée par l'UA.

 

L'autre médiation qui se déroule actuellement est conduite par Sant'Egidio. Des représentants de l'UPC et du FPRC, les deux groupes rivaux, reviennent tout juste de Rome. Là aussi la médiation n'en est qu'à ses débuts.

 

Mais l'UA s'inquiète. « La recherche de la paix n'est l'apanage de personne, cependant les interventions anarchiques ne servent pas l'objectif commun. Il ne faut pas que mutuellement on se parasite », commente Hacen Lebatt, le représentant de l'UA à Bangui. « A Rome ils ne se voient pas comme une démarche parallèle mais comme une aide au processus », ajoute un participant à la médiation Sant'Egidio.

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:34
République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles (HRW)
République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles (HRW)
République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles (HRW)

 

 

 

RCA: des petits Centrafricains privés d'école par la guerre

 

Par RFI Publié le 23-03-2017 Modifié le 23-03-2017 à 10:37

 

Selon l'ONU, environ 20 % des élèves centrafricains sont aujourd'hui encore privés d'école à cause du conflit. Soit un petit Centrafricain sur cinq. L'organisation Human Rights Watch publie ce jeudi 23 mars un rapport pour dénoncer cette situation.

 

Dans de nombreuses préfectures du pays, des groupes armés, en majorité Seleka, occupent encore des écoles qu'ils utilisent comme bases ou comme baraquement. Par ailleurs, les écoles ont souvent été endommagées.

 

Soit il y a des combattants dans les écoles même, explique à RFI Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique d'Human Rights Watch et co-auteur de ce rapport, soit ils sont tout proches et empêchent les élèves d'y accéder. Soit encore les écoles ont carrément été détruites.

 

Livres scolaires vandalisés

 

Autre cas de figure, l'école est libre de tout occupant mais inutilisable parce que le matériel a été abîmé. « Ce que tous les combattants ont fait – soit anti-Balaka ou soit Séléka – ils ont brûlé les tables, parce que les combattants ont besoin de bois pour préparer des choses à manger », poursuit Lewis Mudge.

 

Les livres scolaires ont aussi été vandalisés : « des livres scolaires ont été brûlés par des combattants. Forcément, c’est les Séléka : pour vous punir on va brûler tous le matériel scolaire !»

 

HRW dit avoir constaté deux cas où ce sont des soldats de la MINUSCA qui occupaient des écoles, mais assure que dès que les hiérarchies ont été informées de la situation, celles-ci ont été évacuées.

 

 

République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles

 

https://www.hrw.org/sites/default/files/report_pdf/car0317fr_web_0.pdf

 

Cette pratique abusive empêche de nombreux enfants de recevoir une éducation

 

https://www.hrw.org (Nairobi) 23 mars 2017 2:00AM EDT – Des groupes armés qui sévissent en République centrafricaine ont occupé, pillé et endommagé des écoles, empêchant les enfants de recevoir une éducation, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui

 

Ce rapport de 43 pages, intitulé « Pas de cours : Quand les groupes armés occupent des écoles en République centrafricaine », documente comment des groupes armés, et parfois même des militaires de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSCA, ont utilisé des bâtiments scolaires comme bases ou comme baraquements, ou ont stationné leurs forces à proximité. Le gouvernement et la mission de maintien de la paix devraient renforcer la protection des élèves et des écoles dans les régions du pays qui sont affectées par ce conflit armé, a affirmé Human Rights Watch.

 

« Des enfants ont perdu des années de scolarité dans de nombreuses régions de la République centrafricaine, parce que des groupes armés n'ont pas traité les écoles comme des lieux de partage du savoir et des sanctuaires réservés aux enfants », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique à Human Rights Watch et co-auteur du rapport. « Le gouvernement et l'ONU devraient faire davantage pour s'assurer que les combattants restent à l'écart des salles de classe et que les enfants puissent aller à l'école en toute sécurité. »

 

Le rapport est publié cinq jours avant la seconde Conférence internationale sur la sécurité des écoles, organisée par le gouvernement argentin à Buenos Aires. Cette conférence doit mettre en lumière le problème mondial que constituent les attaques contre les élèves, les enseignants et les écoles, et promouvoir la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, un engagement politique international approuvé par la République centrafricaine et par 59 autres pays.

 

Human Rights Watch a mené des entretiens avec plus de 40 personnes pour les besoins du rapport, dont des enfants d'âge scolaire, des parents, des maîtres d'école et des commandants de groupes armés, dans les provinces de Lobaye, Nana-Mambéré, Nana-Grébizi, Ouham-Pendé, Ouham et Ouaka.

 

« Il n'est pas normal qu'un élève perde autant de temps, cela a compromis mon avenir », a déclaré un jeune homme de 18 ans de la province de Ouaka qui a perdu quatre années de scolarité parce que des combattants de la Séléka, l'une des parties au conflit qui se poursuit dans le pays, ont occupé son école. « Je voulais être médecin mais sans école, c'est impossible. »

 

La République centrafricaine est en crise depuis fin 2012, lorsque les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka ont lancé une campagne militaire contre le gouvernement. La Séléka s'est emparée de la capitale, Bangui, en mars 2013, ouvrant une période marquée par des violations généralisées des droits humains. Vers le milieu de l'année 2013, des milices chrétiennes et animistes appelées anti-balaka se sont organisées pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont eux aussi commis des abus à grande échelle, en particulier dans les régions de l'est du pays.

 

Les violences commises par les groupes armés et les attaques contre les civils sont en nette augmentation depuis octobre 2016, en particulier dans le centre du pays. Des affrontements entre deux factions de la Séléka dans les préfectures de Ouaka et de la Haute-Kotto ont conduit à un accroissement des attaques contre les civils et au déplacement de dizaines de milliers de personnes.

 

La Séléka est responsable de huit des incidents documentés dans le rapport, mais des miliciens anti-balaka ont également occupé et endommagé des écoles. Dans deux autres incidents, les forces de maintien de la paix de l'ONU ont utilisé une école comme base, en contravention avec les règles de leur organisation, mais ces forces ont évacué ces deux établissements après que Human Rights Watch eut informé les responsables de l'ONU.

 

L'utilisation d'écoles par des forces armées détériore, endommage et détruit une infrastructure scolaire déjà insuffisante et de piètre qualité en République centrafricaine. Les combattants qui occupent des écoles en brûlent souvent le mobilier et les livres pour faire leur cuisine. Dans un cas documenté par Human Rights Watch, un combattant anti-balaka a frappé un maître d'école à la tête à coups de couteau lorsque celui-ci a tenté de l'empêcher de brûler un pupitre.

 

Même après que les miliciens ont évacué une école, leur stationnement à proximité du périmètre de l'école peut effrayer les élèves et les enseignants et les dissuader de venir. « Les hommes de la Séléka sont juste à côté de l'école et les parents ont trop peur d'y envoyer leurs enfants », a déclaré un enseignant de la province de Nana-Grébizi. « Les hommes de la Séléka estiment normal d'être basés dans des écoles. »

 

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU a estimé en novembre 2016 que 2 336 écoles étaient opérationnelles dans tout le pays, mais qu'au moins 461 ne l'étaient pas. Les principales raisons pour lesquelles des écoles sont fermées, selon l'ONU, sont l'insécurité, la pénurie d'enseignants, les déplacements causés par les combats, les destructions de biens et matériels scolaires ou l'occupation d'écoles par des groupes armés.

 

La République centrafricaine a signé la Déclaration sur la sécurité dans les écoles en juin 2015, s'engageant ainsi à protéger les écoles des attaques et de toute utilisation à des fins militaires. Cette décision importante a amené la MINUSCA à commencer à faire évacuer des écoles qui étaient occupées par des milices. La mission de l'ONU a progressé dans ce sens en 2016, mais ces progrès ont été entravés par le fait que des forces de maintien de la paix ont elles-mêmes utilisé des écoles comme bases ou comme baraquements.

 

« En approuvant la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, le gouvernement a démontré qu'il attachait de la valeur à l'éducation dans l'optique du développement et de la stabilité du pays », a affirmé Lewis Mudge. « Les groupes armés et les forces de maintien de la paix de l'ONU devraient respecter l'appel, contenu dans cette déclaration, à protéger les écoles et à aider les enfants à acquérir l'éducation qu'ils désirent et qu'ils méritent. »

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:31
Viols en RCA: les parties civiles regrettent le non-lieu décidé en France

 

 

 

 

Par RFI Publié le 23-03-2017 Modifié le 23-03-2017 à 11:00

 

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l'enquête sur les accusations de viols portées par des enfants centrafricains contre les soldats de l'opération Sangaris en 2013 et 2014. Une affaire qui a défrayé la chronique et terni l'honneur de l'armée. Le parquet estime qu'au terme de l'enquête, il est impossible d'établir des faits étayés et circonstanciés à l'encontre des militaires mis en cause par les enfants. Il est vrai que les témoignages recueillis à Bangui ont révélé des incohérences. Mais l'avocat de l'association ECPAT, maître Emmanuel Daoud, voudrait savoir si ces incohérences ne sont pas le fruit des traumatismes subis.

 

Je regrette que le parquet n’ait pas attendu que les magistrats instructeurs refusent peut-être cette demande d’acte en disant qu’elle n’est pas fondée, elle n’est pas pertinente, avant de rendre son réquisitoire définitif. Parce que rendre ce réquisitoire définitif dans ce tempo, dans ce calendrier, c’est d’une certaine façon, qu’on le veuille ou non, alimenter le procès qui est fait à cette instruction de vouloir aller relativement vite pour couvrir les agissements de l’armée française.

 

Maître Emmanuel Daoud

23-03-2017 - Par Olivier Rogez

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 23:31
Lu pour vous : Le Burundi, 2e pays le plus malheureux au monde d’après les Nations Unies

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com/  21 mars 2017 à 11h43 — Mis à jour le 21 mars 2017 à 11h44  

 

Par Armel Gilbert Bukeyeneza

 

Le monde a célébré ce lundi 20 mars la journée du bonheur. À cette occasion, un rapport commandité par les Nations unies sur le sujet établit que la Norvège est le pays où l'on est le plus heureux au monde. Le Burundi, lui, arrive sans surprise parmi les derniers pays du classement.

 

Le World Happiness Report concerne 155 pays. Et le Burundi occupe la 154e place, devant la République Centrafricaine, « pays le plus malheureux de la planète ».

 

Publié ce lundi 20 mars, journée internationale du bonheur, le classement prend en compte le PIB par habitant, l’aide sociale, l’espérance de vie à la naissance, la liberté de faire ses choix, la générosité et la confiance accordée aux dirigeants comme critères de classement.

 

« Le PIB par habitant et l’espérance de vie restent les variables clés. À elles seules, elles indiquent jusqu’à 50% le niveau du bonheur des différents pays », indique le rapport.

 

« Une espérance de vie de 24h renouvelables »

 

C’est par ironie que la phrase sort souvent de la bouche des activistes de la société civile : « Le Burundi a une espérance de vie de 24 h renouvelables. » Soit 59,6 ans, selon le rapport de l’OMS de mai 2016. La surenchère trouve racine dans les différents cas d’assassinats et disparitions forcées qui ponctuent le quotidien des Burundais depuis plusieurs années.

 

Ce lundi 20 mars encore, un colonel de police a été retrouvé mort à Bujumbura. Iteka, la ligue burundaise des droits de l’Homme, recense 63 cadavres comme celui-ci, trouvés un peu partout dans le pays depuis le début de l’année 2017.

 

21 cas d’assassinats recensés sur les trois dernières semaines

 

SOS Torture, un collectif des défenseurs des droits humains locaux, dénombre pour sa part 21 cas d’assassinats sur les trois dernières semaines. En 2016, ce collectif en a recensé 249.

 

Une situation inquiétante, qui s’ajoute à une conjoncture économique très difficile. Au Burundi, selon le FMI, le PIB par habitant est de moins de 300 dollars, l’un des plus bas au monde. De quoi faire du Burundi « le deuxième pays le plus malheureux du monde ».

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 22:02

 

 

 

http://www.un.org/ 17 mars 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé vendredi un appel pour aider les pays africains - et plus particulièrement l'Ouganda - confrontés à des arrivées massives de réfugiés en provenance du Soudan du Sud.

 

« Huit mois après les nouvelles violences qui ont éclaté au Soudan du Sud, la famine causée par la combinaison vicieuse des combats et de la sécheresse est à l'origine de la crise des réfugiés qui connaît la croissance la plus rapide au monde », a déclaré le porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d'un point de presse à Genève.

 

Aucun pays limitrophe n'est immunisé

 

Selon le porte-parole, la crise au Soudan du Sud a provoqué le déplacement de 1,6 million de personnes dans la région. Les réfugiés sud-soudanais fuient en Ouganda, au Soudan, en Éthiopie, au Kenya, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine.

 

« Le niveau des déplacements est alarmant et représente un fardeau impossible pour une région qui est clairement plus pauvre et qui manque rapidement de ressources pour y faire face », a souligné M. Baloch. « Aucun pays limitrophe n'est immunisé ».

 

L'Ouganda en première ligne

 

Près de la moitié des réfugiés sud-soudanais sont en Ouganda, où la situation est maintenant critique dans le nord du pays.

 

Jusqu'à récemment, le taux de nouveaux arrivants en Ouganda était d'environ 2.000 personnes par jour. Selon l'agence onusienne, l'afflux de réfugiés a atteint un record en février avec plus de 6.000 arrivées en une seule journée. En mars, le pic a été l'arrivée de plus de 5.000 personnes en une seule journée pour une moyenne quotidienne de plus de 2.800 arrivées.

 

En raison de l'arrivée rapide de réfugiés en provenance du Soudan du Sud, les installations de transit mises en place dans le nord de l'Ouganda pour accueillir les personnes nouvellement arrivées sont débordées. Les pluies récentes dans la région n'ont pas aidé les choses, et ajoutent à la misère.

 

« La situation à laquelle est aujourd'hui confronté l'Ouganda s'avère être le premier et le plus important test des engagements pris lors du Sommet pour les réfugiés et les migrants de septembre dernier », a déclaré M. Baloch, rappelant notamment l'engagement essentiel d'appliquer une approche novatrice aux situations de réfugiés dans le monde – connue sous le nom de Cadre de réponse globale pour les réfugiés.

 

« L'Ouganda est en première ligne pour l'application de cette nouvelle approche », a indiqué le porte-parole de l'agence onusienne. « Avec 5 autres pays, il a accepté de défendre le Cadre de réponse globale pour les réfugiés en prenant des mesures pour intégrer les efforts humanitaires aux efforts de développement ». Ces mesures comprennent notamment la mise à disposition de terres aux réfugiés, de les inclure dans les plans nationaux de développement, et de leur permettre d'accéder aux marchés de l'emploi.

 

Toutefois, M Baloch a prévenu que ces efforts risquent fort d'échouer à moins d'un soutien supplémentaire urgent et à grande échelle. « À l'heure actuelle, le financement pour les réfugiés sud-soudanais dans la région ne représente que 8% des 781,8 millions de dollars requis », a-t-il alerté, ajoutant que l'appel de fonds du HCR pour l'Ouganda est toujours à court de 267 millions de dollars.

Face à l'afflux massif de réfugiés fuyant le Soudan du Sud, le HCR appelle à soutenir les pays de la région
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Centrafrique-Presse.com
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 21:54

 

 

 

http://www.un.org 22 mars 2017 – L'Experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita Bocoum, a indiqué mardi au Conseil des droits de l'homme avoir constaté des avancées significatives de la part du gouvernement dans l'élaboration d'un cadre législatif et institutionnel depuis sa dernière visite en juin 2016.

 

Dans une mise à jour orale, Mme Keita Bocoum, a notamment cité l'adoption de lois organiques, l'accession à des conventions internationales relatives aux droits de l'homme, l'adoption d'un plan de relèvement et la nomination d'un procureur de la Cour pénale spéciale parmi les progrès réalisés par les autorités centrafricaines.

 

L'Experte indépendante a cependant souligné que la situation demeurait fragile, notamment dans les préfectures de la Ouaka, de la Haute Kotto, de Nana Gribizi, de la Ouham et de la Ouham Pende, avec des conséquences terribles pour les civils. Elle a également évoqué la persistance des tensions et des violences dans le quartier PK5 de la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Devant le Conseil des droits de l'homme, Mme Keita Bocoum a mis en garde sur la mutation rapide que connaît la crise centrafricaine. Selon l'Experte, le pays est en proie à une série de conflits locaux mettant aux prises des groupes armés ayant conclu des alliances « surprenantes ». « Les conflits qui semblaient opposer les communautés chrétiennes et musulmanes auparavant ont évolué vers des conflits entre des groupes qui seraient nationalistes, et d'autres qui seraient étrangers, avec parfois une connotation ethnique dangereuse », a-t-elle fait remarquer.

 

L'Experte a d'ailleurs noté que dans la Ouaka et la Haute-Kotto, « les combats et cycles de représailles entre la coalition des ex-Séléka et les anti-Balaka, d'un côté, et le Mouvement pour l'unité et la paix en Centrafrique (UPC), de l'autre, ont engendré de nombreuses violations des droits de l'homme ». Elle a ajouté que des communautés civiles ont été attaquées parce qu'assimilées à des groupes armés, en raison de leur appartenance ethnique. A cet égard, Mme Keita Bocoum a indiqué avoir « été informée d'exactions contre des musulmans arabes et goulas, les forçant à trouver refuge du côté de la ville assimilé aux chrétiens ». Par ailleurs, plus de 3.000 Peuls se sont réfugiés dans la ville, fuyant les combats et les exactions des groupes armés sur l'axe Bambari-Ippy-Bria. A Bakala, au nord de Bambari, « des dizaines de personnes auraient été exécutées et jetées dans des puits ou enterrées dans des fosses communes », a-t-elle ajouté.

 

Face à cette situation préoccupante, Mme Keïta Bocoum a salué l'intervention de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) pour stopper l'avancée sur Bambari des éléments du groupe armé Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et négocier le départ des chefs de guerre de l'UPC, du FPRC et des anti-Balaka.

 

Le regain de tensions a toutefois des conséquences sur le plan humanitaire. Près de la moitié de la population centrafricaine aurait besoin d'une assistance d'urgence. À la fin février 2017, plus de 470.000 Centrafricains avaient trouvé refuge dans les pays voisins, et plus de 400.000 étaient déplacés à l'intérieur du pays.

 

L'Experte n'a pas manqué de mentionner les diverses initiatives prises pour ramener la paix en RCA. Elle a cité à cet égard les efforts de mise en place progressive de comités locaux de paix et réconciliation à Bangui. Elle a également salué l'action des autorités traditionnelles et de la population de la ville de Birao en faveur du dialogue intercommunautaire et du vivre ensemble qui a permis d'éviter les conflits.

 

Dans ce contexte, Mme Keïta Bocoum a plaidé pour la mise en place d'une stratégie de justice transitionnelle afin de répondre à l'impunité et donner toutes ses chances à la réconciliation.

Centrafrique : une experte salue les avancées vers la paix et l'Etat de droit malgré une situation toujours fragile
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Centrafrique-Presse.com
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 21:52

 

 

 

http://www.un.org 22 mars 2017 – La Cour pénale internationale (CPI) a condamné mercredi l'ancien Vice-président congolais Jean-Pierre Bemba Gombo à un an de prison et à 300.000 euros d'amende pour subornation de témoins dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

Le 19 octobre 2016, la CPI avait déclaré M. Bemba et quatre autres accusés (Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu, et Narcisse Arido) coupables de plusieurs atteintes à l'administration de la justice, en lien avec les faux témoignages livrés par des témoins de la défense dans une autre affaire concernant Jean-Pierre Bemba devant la CPI.

 

En juin 2016, dans cette autre affaire, la CPI avait condamné Jean Pierre Bemba à 18 ans d'emprisonnement pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine en 2002-2003, a rappelé la CPI dans un communiqué de presse.

 

Peines prononcées :

 

Jean-Pierre Bemba Gombo a été condamné à une peine additionnelle d'une année d'emprisonnement. Aucune déduction du temps déjà passé en détention n'a été ordonnée. La Chambre a ordonné que l'intéressé purge cette peine à la suite de celle prononcée à son encontre dans l'affaire principale. Elle a également condamné Jean-Pierre Bemba à une amende de 300.000 euros, qu'il devra verser à la Cour dans un délai de 3 mois à compter de la décision relative à la peine, et qui sera ensuite transférée au Fonds au profit des victimes.

 

Aimé Kilolo Musamba a été condamné à une peine totale de 2 ans et 6 mois d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 23 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 22 octobre 2014. La Chambre a suspendu l'exécution du reste de la peine pour une période de trois ans, de sorte que la peine ne prenne pas effet si Aimé Kilolo s'acquitte de l'amende infligée par la Chambre, et à moins qu'il ne commette, pendant cette période et en quelque lieu que ce soit, une nouvelle infraction passible d'une peine d'emprisonnement, y compris toute atteinte à l'administration de la justice. Enfin, la Chambre a condamné Aimé Kilolo à une amende de 30.000 euros, qu'il devra verser à la Cour dans un délai de trois mois à compter de la décision relative à la peine, et qui sera ensuite transférée au Fonds au profit des victimes.

 

Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été condamné à une peine totale de 2 ans d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 23 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 31 octobre 2014. La Chambre a suspendu l'exécution du reste de sa peine pour une période de trois ans, de sorte que la peine ne prenne pas effet à moins qu'il ne commette pendant cette période et en quelque lieu que ce soit une nouvelle infraction passible d'une peine d'emprisonnement, y compris toute atteinte à l'administration de la justice.

 

Narcisse Arido a été condamné à une peine totale de 11 mois d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 23 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 22 octobre 2014. La durée de la peine prononcée étant égale au temps qu'il a déjà passé en détention, la Chambre a considéré que la peine d'emprisonnement était purgée.

 

Fidèle Babala Wandu a été condamné à une peine totale de 6 mois d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 24 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 23 octobre 2014. La durée de la peine prononcée étant inférieure au temps qu'il a déjà passé en détention, la Chambre a considéré que la peine d'emprisonnement était purgée.

 

La CPI condamne Jean-Pierre Bemba à un an de prison pour subornation de témoins
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