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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:24
Hissein Brahim Taha: «Il faut que l'on se mette tous ensemble pour combattre» les jihadistes

 

 

Invité Afrique  

 

 

Par Christophe Boisbouvier RFI mardi 28 février 2017

 

Depuis un mois, Moussa Faki Mahamat préside la Commission de l’Union africaine, et c’est Hissein Brahim Taha, l’ancien ambassadeur à Paris, qui lui succède à la tête de la diplomatie tchadienne. Quelles sont ses priorités ? Le nouveau ministre tchadien des Affaires étrangères s’exprime pour la première fois depuis sa prise de fonction. De passage à Paris, entre Oslo et Ndjamena, Hissein Brahim Taha répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Sept millions de personnes sont menacées de famine dans le nord-est du Nigeria et dans le bassin du lac Tchad. Que faites-vous pour ces personnes en détresse ?

 

Hissein Brahim Taha : Je viens de la conférence d’Oslo et 14 pays ont annoncé des aides immédiates, 672 millions de dollars pour apporter du soutien à ces réfugiés et déplacés qui se trouvent dans le bassin du lac Tchad.

 

En effet, 672 millions de dollars ont été débloqués. Mais selon l’ONU, il en faudrait un milliard et demi ?

 

C’est vrai. Mais il y a des pays qui n’ont pas encore annoncé leur contribution, comme les Etats-Unis, comme la Grande-Bretagne.

 

Y a-t-il eu des consignes particulières de la part de Donald Trump ?

 

Non, je ne pense pas. Le délégué américain est d’ailleurs intervenu. C’est peut-être dû au fait que c’est une nouvelle administration qui s’installe et quelque chose va être fait. En tout cas, il a annoncé la bonne volonté de son pays pour le faire.

 

A l’origine de ce drame humanitaire, il y a le chaos provoqué par Boko Haram. Son chef, Abubakar Shekau, vient d’annoncer qu’il a tué un de ses lieutenants qui complotait contre lui. C’est bon signe ou c’est mauvais signe ?

 

C’est toujours mauvais signe quand Shekau apparaît pour pérorer et parler de ses actes macabres. Ceci dit, Boko Haram n’est pas comme il l’était il y a deux ans. Je crois que leur mouvement est sûrement en crise.

 

Autre mouvement jihadiste, le Mujao [Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest] qui multiplie les attaques contre l’armée du Niger à la frontière Niger-Mali. Est-ce que cela vous préoccupe ?

 

Oui, c’est réellement inquiétant ce qui se passe. Maintenant, le Mujao et le reste agissent jusqu’au sud du Mali. Ceci dit, le groupe du G5 [Groupe 5 Sahel-Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad] lors du dernier sommet à Bamako, il a été adopté que les pays du G5 formeront des forces mixtes dans les frontières, entre le Mali et le Burkina, entre le Niger et le Mali, pour essayer de mettre fin à ces actions des terroristes dans la région.

 

« La menace terroriste prend de nouvelles proportions », a dit récemment le chef de l’Etat tchadien. Est-ce que ça veut dire que les jihadistes sont de plus en plus forts au Sahel ?

 

Ils sont présents. Il y a quelques années, on a cru que la menace était enrayée complètement, mais on les voit agir. Voyez l’attentat de Gao, les actions au sud du Mali et l‘action qui s’est passée à la frontière du Niger assez sanglante, il faut le dire. Et je profite de ce micro pour présenter mes condoléances au gouvernement et au peuple nigérien. Il faut que l'on se mette tous ensemble, encore plus, pour combattre ce phénomène. S’ils sont encore là comme vous le dites, c’est encore aussi grâce à la situation en Libye.

 

Pour aider l’armée du Niger, quelque 80 hommes des forces spéciales françaises doivent arriver sur zone. Mais est-ce que Barkhane peut tout faire ?

 

Le président de la République, Idriss Déby, avait toujours dit qu’on ne peut pas laisser la France toute seule faire tout le travail. L’Afrique doit se prendre en charge. Mais il faut saluer l’action de la France. Le fait d’envoyer des troupes pour le moment à la frontière, c’est un acte dans la bonne direction et c’est bien d’avoir comblé ce vide-là.

 

En République centrafricaine, Bambari est sous la menace du FPRC [Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique] de Noureddine Adam, l’ancien numéro deux de la Seleka. Et du coup, les hélicoptères de l’ONU pilonnent ces colonnes FPRC. Est-ce que c’est la solution ou pas ?

 

Je ne pense pas que ça soit la solution. La solution pour nous, c’est le dialogue entre frères centrafricains.

 

Mais ce que disent les autorités centrafricaines, c’est que Noureddine Adam refuse ce dialogue pour l’instant ?

 

Je ne sais pas s’il l’a dit clairement. S’il le refuse, il a tort. Le problème pour lequel les forces des Nations unies sont intervenues en ce moment, c’est dans la bataille entre le groupe de Darassa [Union pour la paix en Centrafrique, l’UPC d'Ali Darassa] et le groupe de Noureddine Adam. Ce n’est pas face aux forces centrafricaines. Ce sont des combats inter-rebelles que nous déplorons. Cela met en cause la paix en Centrafrique et la paix à notre frontière parce que c’est juste à la frontière tchadienne. S’ils nous écoutent en ce moment, nous les appelons les uns et les autres pour qu’ils arrêtent les massacres. Tout doit se faire autour de la table des négociations.

 

Depuis plusieurs années, le rebelle centrafricain, Noureddine Adam, circule assez librement entre le nord de la Centrafrique et Ndjamena. Est-ce que votre pays n’a pas été quelque fois un peu trop compréhensif à son égard ?

 

Non, nous avons invité quand la situation était très grave, quand Noureddine Adam avait été annoncé lors des élections que si les élections se déroulent comme ça, il va annoncer la sécession du Nord, on a voulu le mettre plutôt avec l’OCI, l’Organisation de la conférence islamique, qui avait demandé notre entremise. Et le président de la République a donné des instructions pour que Noureddine Adam vienne parler avec l’OCI. Et c’est comme ça qu’une solution a été trouvée. Et les élections se sont passées dans le calme. Donc c’était une initiative du cadre pour la paix en Centrafrique. Maintenant les Angolais sont en train d’organiser un dialogue pour que tous les frères centrafricains puissent être ensemble pour dialoguer.

 

A Ndjamena ce dimanche matin, le 26 février, Daniel Ngadjadoum, le directeur de cabinet de l’opposant Ngarledji Yorongar, a été arrêté à la sortie de la messe et serait aujourd’hui dans les locaux de l’Agence nationale de sécurité, l’ANS. Du coup, il y a beaucoup d’émotion dans l’opposition ?

 

Dans tous les pays, quand quelqu’un passe à l’action, met en cause la paix et la sécurité, on peut l’interroger. On n’a pas de prison politique au Tchad. Il va être écouté. Et s’il a commis effectivement des fautes, c’est à la justice de le faire. Donc il n’y a pas d’inquiétude. Je pense qu’il va être interrogé, et s’il n’y a rien de grave, il va être libéré.

 

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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:17
Lu pour vous : Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique
Lu pour vous : Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique
Lu pour vous : Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique

 

Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique

 

http://mondafrique.com par La rédaction de Mondafrique  28 février 2017

 

Dans un rapport de 190 pages rendu public le 5 décembre 2016, le Panel d’experts des Nations unies sur la République Centrafricaine met en évidence l’existence de systèmes de prédation économique qui alimentent l’instabilité dans le pays.

 

Outre les luttes que se livrent les nombreuses factions rebelles pour le contrôle des routes d’acheminement des armes et des ressources naturelles du pays telles que l’or ou les diamants, le panel d’experts révèle l’existence de mécanismes de contrôle et d’accaparement de richesses illégaux tenus par des milices avec, in souvent, la complicité des autorités.

 

Taxes illégales

 

Dans les régions de l’est de la capitale, Bangui, contrôlées par les anti-balaka, les milices ont notamment établi des contrôles illégaux en vue de taxer les pêcheurs et les bateaux transportant des marchandises et des passagers sur la rivière Oubangui. Le Panel relève que « de telles taxes illégales font monter les prix des marchandises et s’accompagnent d’agressions physiques, d’actes de torture et de viols à l’encontre des passagers ». Par ailleurs, le rapport souligne que dans l’ouest du pays, « les anti-balaka extorquent de l’argent à des musulmans qui souhaitent revenir de leur exil en leur imposant des services de sécurité ».

 

Le trafic fluvial ayant été suspendu en mars 2016, le nombre de postes de contrôle entre Bangui et la ville de Kouango dans le sud-centre du pays a été ramené de 9 à 3. Des gendarmes ont été mobilisés afin de mettre un terme à ces pratiques. Le panel d’experts note cependant que « diverses sources ont indiqué que loin de prévenir cette imposition illégale, les gendarmes s’y livraient eux-mêmes ».

 

Trafics d’armes

 

Par ailleurs, le sort de la région de la Vakaga, au nord du pays, préoccupe particulièrement les experts de l’Onu. Plusieurs localités de cette zone restent en effet sous le contrôle exclusif du groupe rebelle du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). « Dans les zones qu’il contrôle, le FPRC continue de défier l’autorité de l’État en instaurant des contrôles illégaux de sécurité et en imposant des couvre-feux dans la préfecture de la Vakaga et a réaffirmé son opposition au déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) ».

 

Depuis son retour en République centrafricaine, l’ex numéro deux de la Séléka, Nourredine Adam vit principalement dans la région de Sikikédé, dans l’ouest de la préfecture de la Vakaga. « En 2016, il se serait rendu à Birao et dans la ville trifrontalière de Tissi, où il aurait recruté une centaine de combattants, principalement soudanais » note le rapport.

 

En outre, la localité de Tissi est fréquemment citée comme étant le centre d’approvisionnement en armes et en munitions de groupes de l’ex-Séléka et de bandes criminelles. « Ainsi, des soldats du FPRC munis d’armes de guerre et vêtues d’uniformes militaires flambant neufs ont récemment été aperçus à Ndélé. D’après plusieurs sources, Nourredine Adam aurait organisé, en juin 2016, une livraison d’armes, qui auraient été acheminées par trois camions de transport commercial de Tissi à Ndélé et Kaga Bandoro ».

 

Le business des autorités

 

Le rapport mentionne également plusieurs exemples d’actuels et anciens hauts personnages de l’Etat impliqués dans des transactions non conformes au régime de sanctions qui leur est imposé.

 

Le cas de Mahamat Nour Binyamine est notamment cité. Centrafricain résidant aux Etats-Unis, ce dernier serait chargé de collecter les loyers des immeubles et maisons appartenant à Michel Djotodia, ancien Président de la République et ex leader du FPRC.

 

«En juillet 2016, Binyamine aurait servi d’intermédiaire lors de la vente à un entrepreneur privé d’un terrain sis à Bangui et appartenant à Djotodia. Le 29 août, l’entrepreneur a fait un virement d’un montant total de 25 millions de FCFA (50 000 dollars des États-Unis) sur le compte de Binyamine, lequel a retiré cette somme le jour-même avec un chèque. » Or, le Panel note que « les États-Unis ont gelé les avoirs de Djotodia depuis le 13 mai 2014, et Binyamine, en tant que résidant américain, pourrait bien faire des transactions ou détenir des fonds appartenant à Djotodia aux Etats-Unis », en violation du régime de sanction.

 

Autre personnalité citée dans le rapport, Abdoulaye Hissène, l’un des principaux leaders du FPRC et ancien collecteur de diamants et d’or. Celui-ci a repris ses activités commerciales après avoir quitté, en août 2014, sa fonction de Ministre de la jeunesse et des sports sous la présidence de Catherine Samba Panza.

 

En septembre 2014, Hissène aurait conclu un contrat de vente avec un investisseur indien pour 300 kilogrammes d’or pour un montant total de 9,9 millions de dollars. Le Panel mentionne n’avoir pas de preuve d’exécution du contrat mais souligne que « Hissène n’avait pas d’autorisation d’exportation de minerais – ni en tant que coopérative, ni en tant que maison d’achat ».

 

Les diamants du sang

 

Autre source de revenus, le commerce illicite de diamants se poursuit en Centrafrique. Le 28 mai 2016, l’Unité spéciale antifraude a confisqué quelque 550 carats de diamants non déclarés au collecteur Mahamat Nour et à son frère Mahamat Moustapha à leur débarquement d’un vol de la compagnie aérienne MINAIR en provenance de la ville minière de Bria au centre du pays. « Ils étaient accompagnés d’un collecteur israélien, Youri Freund, et d’un associé. Nour et Freund étaient suspectés non seulement d’avoir acheté des diamants de contrebande, mais également d’avoir falsifié des documents en vue de l’obtention par Freund de sa licence de collecteur » relève le rapport.

 

Une partie du trafic de diamants en provenance de Bria passe probablement par Bangui, mais une partie serait également acheminée par voie terrestre vers la République démocratique du Congo

 

D’autres localités, principalement à l’est du Cameroun, dont Kenzou, Batouri et Bertoua, sont connues pour être les principales plaques tournantes du trafic de diamants provenant de République centrafricaine.

 

Les exportations camerounaises ont toutefois reculé, passant de 2 619 carats au cours des dix premiers mois de 2015, à 1 494 carats durant la même période de l’année 2016, « ce qui laisse à penser que l’infiltration illicite de diamants centrafricains dans le commerce officiel reste limité ».

 

L’or noir

 

Enfin, le site enoughproject.com rappelle, dans un article consacré au rapport du panel d’expert, que ce dernier avait révélé, mi 2016 la signature d’un accord financier entre une société de sécurité privée appelée FIT Protection (FIT-P) et le groupe armé du Mouvement patriotique centrafricain (MPC). La société FIT-P avait alors recruté des agents de sécurité des factions de la Séléka pour protéger les investissements et l’exploration pétrolière menée par la compagnie chinoise PTIAL International Petroleum.

 

Le coordinateur du panel, Ruben De Koning avait alors déclaré que « FIT-P a engagé des chefs du FPRC, qui font toujours partie de la rébellion, et les salaires de gardiens versés ont été récupérés par ces chefs ». Il affirme aussi que « bien que le président centrafricaine Faustin-Archange Touadera a remis en cause ces accords de sécurité dans les médias, dans les faits, le Ministre de la Défense n’a toujours pas révoqué l’autorisation de port d’armes donnée aux éléments recrutés par la compagnie FIT P et qui avait été délivrée en avril 2016 ».

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:54

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, 28 février 2017 – Des informations concordantes font état de la distribution d’armes à des jeunes par la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) à Ippy, préfecture de la Ouaka (centre de la République centrafricaine), en vue de poursuivre son offensive sur Bambari en violation de la ligne de démarcation tenue par les forces onusiennes.

 

La MINUSCA condamne fermement de telles manœuvres qui, si elles étaient mises à exécution, mettraient gravement en danger la vie d’innocentes populations et donnerait lieu à de nouvelles attaques contre les soldats de la paix.

 

La MINUSCA demande instamment aux chefs de la coalition du FPRC de mettre fin immédiatement à ces agissements et souligne qu’ils porteront l’entière responsabilité de toute violence dirigée contre la population civile et les forces onusiennes. Elle exhorte les chefs de la coalition à prendre toutes leurs responsabilités et à se retirer d’Ippy sans délai, en regagnant leurs positions initiales.

 

La MINUSCA réitère ses précédents appels et fait écho à ceux du Gouvernement centrafricain et de la communauté internationale à tous les groupes armés, en particulier le FPRC et l’UPC (Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique) pour une cessation immédiate des hostilités et un engagement ferme au dialogue prôné tant par les autorités nationales que par l’initiative africaine de paix.

 

La MINUSCA continuera à remplir en toute impartialité son mandat, conformément à la résolution 2301 du Conseil de Sécurité, notamment en vue de protéger les populations civiles, renforcer l’autorité de l’Etat et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. A cet égard, elle ne ménagera aucun effort pour réduire la présence et la menace que continuent de poser les groupes armés sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

LA MINUSCA S’INQUIETE DES INFORMATIONS SUR LA DISTRIBUTION D’ARMES AUX JEUNES A IPPY
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:52
Lu pour vous : L'ancien ambassadeur français de la Centrafrique soupçonné de fraudes de visas

 

 

 

http://www.voaafrique.com

 

L'ambassadeur de France à Prague Charles Malinas a été rappelé à Paris et un successeur nommé afin de permettre au premier de s'expliquer sur l'attribution irrégulière de visas alors qu'il était en poste à Bangui de 2013 à 2016.

 

"Il faut permettre à Charles Malinas de se défendre", a souligné un responsable du ministère des Affaires étrangères interrogé par l'AFP. Le diplomate, qui était en poste depuis septembre 2016 à Prague, a été rappelé en février à Paris.

 

"Il y a eu un problème de respect des critères pour la délivrance des visas, à l'évidence. On a besoin de faire la clarté là-dessus", a-t-il poursuivi sans plus de précisions.

 

Les "fantasmes" d'enrichissement personnel évoqués dans la presse sont "totalement faux", a en revanche relevé le responsable. L'affaire avait été révélée par le site Mondafrique.com. "Il n'y a pas d'enrichissement personnel, de faute morale. Il y a un problème de respect de la réglementation en matière de visas", a-t-il insisté.

 

En poste de décembre 2013 à l'été 2016 à Bangui, Charles Malinas a accompagné l'opération militaire française Sangaris destinée à enrayer les violences intercommunautaires en Centrafrique.

 

"Il a fait un très bon travail en Centrafrique, a géré dans des conditions extrêmement difficiles une situation de conflit, a contribué à ce que la paix soit ramenée dans ce pays, à ce qu'il y ait des élections qui se sont déroulées de manière convenable", a tenu à souligner le responsable.

 

Sangaris puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l'élection dans le calme en 2016 de Faustin-Archange Touadéra, mais la violence subsiste et une grande partie du territoire échappe au contrôle de l'Etat.

Avec AFP

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des faux papiers découverts dans les dossiers des candidats au concours de la police et de la gendarmerie

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 Février 2017 (RJDH)–Plusieurs faux documents sont descellés dans le traitement du dossier des candidats au concours de la police et de la gendarmerie, organisé par le gouvernement et la Minusca, lancé du 1er au 28 février. Un constat fait et confirmé au RJDH par un membre du comité de sélection du dossier dans le 8e arrondissement ce 27 Février à Bangui.

 

Plusieurs communes ont été touchées par la crise et le redéploiement de l’autorité de l’Etat est progressif et lent à travers le pays. C’est dans ce contexte que les organisateurs de ce concours au sein de la police et de la gendarmerie ont constaté la montée des papiers illégaux versés au dossier exigé pour être candidat.

 

Thibaut Nzio, secrétaire général du conseil local du 8ème arrondissement a noté aussi l’existence des faux documents utilisés par les candidats. « Nous avons constaté plusieurs dossiers composés des faux documents, des faux diplômes, des actes de naissance qui ne correspondent pas à l’âge du candidat ou de la candidate », a-t-il déploré.

 

A la mairie du 4ème arrondissement de Bangui, les gens sont conscients du problème et accusent les faussaires « les dossiers sont ramassés aussitôt à la fin de l’heure par la Minusca. Nous n’avons aucune autorisation de vérifier l’originalité des documents avec un effectif pléthorique de candidats, certainement, il peut y avoir des faussetés dans la constitution des documents, parce qu’il y’a des personnes qui délivrent des faux papiers administratifs au quartier» a affirmé un proche du maire.

 

Des sources proches des organisateurs, plusieurs dossiers seraient rejetés à cause de ces faux documents. Cela risquerait aussi de conduire à la prolongation du dépôt qui sera clôturé ce 28 février.

 

250 policiers et 250 gendarmes seront recrutés sur l’ensemble du pays pour une formation de 7 mois. C’est un premier recrutement en vue après la crise et pendant le régime de Touadera qui totalisera le 30 mars 2017 un an de pouvoir.

 

La contrefaction des documents administratifs est un délit prévu et puni par la loi et la personne reconnue coupable cour la peine de 3 ans maximum.

 

 

Centrafrique : La situation sociale et économique des ménages est encore précaire, selon une enquête

 

PAR SUZAN DAWORO LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 février 2017 (RJDH)–La situation économique et sociale des ménages est encore précaire, c’est la conclusion d’une enquête menée dans le milieu urbain et rural par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASES) et rendue publique ce 22 février à Bangui par Alfred Sabendo, directeur des statistiques au ministère du Plan.

 

Dans le but d’impacter l’action du gouvernement et avoir une maîtrise des données sur les ménages après la crise, l’ICASES a mené une enquête orientée sur les conditions socio-économiques des ménages. La publication de son rapport intervient alors que les bailleurs ont annoncé 1.130 milliards de CFA pour financer le plan de relèvement du gouvernement après la crise.

 

Alfred Sabendo explique les grands axes du rapport, «nous avons collecté les points de vue de certains ménages qui sont choisis au sort dans 10 ménages, dont 5 en milieu urbain et 5 en milieu rural au-delà de 20 à 40 kilomètres du centre urbain, et les résultats ont montré que nous avons du pain sur la planche. L’état des infrastructures sont à une étape de dégradation très avancée », a-t-il expliqué.

 

Pour lui, les infrastructures socio-économiques de base en particulier les écoles, les marchés, les formations sanitaires, les institutions de micro finance, « ont été pillées, il y’a très peu de ménage qui ont accès à l’électricité et à l’internet, et de la dégradation des routes dans les communes empêche la libre circulation des produits agricoles vers la capitale », a- t-il ajouté.

 

L’ICASES projette lancer une nouvelle enquête le mois de mai prochain.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et la FAO Recherchent la cause des infections de poissons en vue d’une riposte

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 Février 2017 (RJDH)–Connaitre les causes du syndrome ulcératif épizootique des poissons et organiser la riposte, c’est l’objectif de l’investigation au cours d’une rencontre interministérielle avec l’appui de la FAO ce 27 février à Bangui.

 

Le poisson fait partie des recettes quotidiennes des centrafricains. Les blessures constatées sur les poissons constituent une préoccupation pour les consommateurs. Le premier constaté a été enregistré en 2015 dans le sud de la RCA. Plus de deux ans après, il n’existe pas encore de riposte et c’est dans ce contexte que les ministères concernés veulent apporter une réponse.

 

Etienne Ngounio-Gagbia, chargé de programme à la FAO présente les objectifs de l’initiative, « renforcer les connaissances du comité sur la pathologie, savoir le syndrome ulcératif épizootique des poissons, les méthodes de collecte d’échantillons de poissons infectés ; les tests d’application du système de monitoring et les conditionnements d’envoi à l’étranger pour analyse des échantillons, font partie intégrante du programme », a-t-il expliqué.

 

Il a en outre présenté que l’enjeu est « d’établir des documents pouvant aboutir à l’élaboration d’un projet sous régional sur les investigations et riposte contre les syndromes des infections des poissons en Afrique Centrale, car le phénomène est un manque à gagner pour les pisciculteurs et les pécheurs » a-t-il ajouté.

 

Neuf préfectures y compris Bangui sont touchées par la pathologie de poisson blessé. La dernière en date remonte au 3 février dans la Kémo au centre du pays.

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:18
Au Gabon, le secteur pétrolier se réorganise sous tension

 

 

 

Libreville - AFP / 27 février 2017 18h34 Le français Total va vendre certains de ses actifs au Gabon, dans un contexte d'inquiétudes sur un possible retrait de Shell et plus généralement sur l'avenir de l'or noir dans ce pays, sa principale richesse.



Le géant pétrolier français a annoncé lundi la cession pour environ 350 millions de dollars au franco-britannique Perenco de près d'un quart de ses capacités de production (13.000 barils sur 58.000 barils en quote-part du groupe) au Gabon.



Total a ainsi vendu la société Total participations pétrolières Gabon (TPPG), qui détient des intérêts dans 10 champs pétroliers, ainsi que des participations dans cinq autres champs et dans un réseau de pipelines détenus par Total Gabon, a détaillé le groupe.



Cette annonce intervient dans un contexte tendu dans le pays autour du secteur pétrolier et des enjeux de diversification de l'économie, sur fond de rumeurs de départ pur et simple de Total, présent dans le pays depuis plus de 85 ans, mais aussi de la major anglo-néerlandaise Shell.



Au point que mi-décembre, l'ancien ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, révoqué depuis et placé en détention pour détournement de fonds présumés, avait démenti ces départs dans des propos tenus lors d'une conférence de presse et rapportés par des médias locaux.



Shell est cependant bien en discussion avec le fonds d'investissement américain Carlyle pour lui céder ses activités onshore dans le pays, a indiqué mi-janvier une source proche du dossier à l'AFP, ajoutant que la major anglo-néerlandaise conserverait ses activités en mer.



Alors que la compagnie est présente depuis 1960 dans le pays, un tel projet a poussé les salariés de Shell-Gabon à une grève de 11 jours, suspendue après la médiation du gouvernement.

 

- Déclin programmé? -



La société française Maurel-Prom est également secouée par un conflit social après son passage sous le contrôle de l'indonésien Pertamina, ses salariés dans le pays demandant notamment le versement d'une prime.



L'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), le syndicat qui mène la fronde, est actuellement en train de convoquer des assemblées générales pour tenter de déclencher une grève générale dans le secteur, notamment à Port-Gentil, la capitale pétrolière du pays.



Le Gabon, cinquième producteur d'or noir en Afrique sub-saharienne, a connu son pic de production en 1997 à 18,5 millions de tonnes, et depuis le pays est sur une pente descendante, avec moins de 12 millions de tonnes pompées chaque année, selon les données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).



Ce mouvement est "inquiétant pour le gouvernement (gabonais) car le pays est très dépendant des revenus pétroliers", note Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques.



Il s'explique par le déclin naturel des champs matures, dont l'exploitation a commencé il y a plusieurs dizaines d'années.



"Le Gabon est un pays mature : il est né au pétrole très tôt, voici quatre-vingt-dix ans. (...)Nous y avons une activité d'exploration, mais n'avons pas fait de découvertes récentes, si ce n'est celle de gaz", déclarait en septembre 2016 le PDG de Total Patrick Pouyanné, dans un entretien à Jeune Afrique.



Pour atteindre leurs objectifs de réduction de coûts, les majors pétrolières stoppent ou cèdent leurs actifs dont les coûts d'exploitation sont les plus importants au regard de la production et des revenus attendus, dans un contexte de prix bas de l'or noir.



- Offshore et gaz -



A l'inverse, Perenco, premier opérateur pétrolier du pays, s'est fait une spécialité de ces champs délaissés par les éléphants du secteur.



C'est "un repreneur bien connu au Gabon et en Afrique, c'est une vraie compagnie pétrolière (...) pas un chasseur de prime ou un fonds d'investissement", estime M. Perrin.



Ce choix illustre la volonté de Total "de ne pas céder ses actifs dans n'importe quelle condition".



Désormais le groupe français dit vouloir "se concentrer sur la maximisation de la valeur de ses principaux actifs stratégiques opérés", et notamment des gisements offshore Anguille et Torpille, dans lesquels il a beaucoup investi, et le terminal pétrolier de Cap Lopez.



Car c'est désormais en mer que sont situées les ressources les plus intéressantes en pétrole et aussi en gaz, mais elles nécessitent des investissements élevés.



Si le pétrole va continuer à représenter une part importante des ressources du pays, ces soubresauts pourraient encourager les projets de diversification de l'économie annoncés par le président Bongo, réélu l'an dernier dans un scrutin très contesté.



TOTAL GABON

ROYAL DUTCH SHELL PLC

CARLYLE GROUP

TOTAL



(©)

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:08
Centrafrique: un rebelle tué, sept blessés dans des frappes de l'Onu
Centrafrique: un rebelle tué, sept blessés dans des frappes de l'Onu

 

Centrafrique: un rebelle tué, sept blessés dans des frappes de l'Onu

 

AFP  27/02/2017

 

Un rebelle a été tué et sept autres ont été blessés dans des frappes menées dimanche par des hélicoptères de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) sur la ville de Bambari, selon un porte-parole de l'Onu lundi.

 

Trois rebelles ont été arrêtés par les Casques bleus durant ces opérations et seront interrogés par les autorités locales, a précisé ce porte-parole, Stéphane Dujarric.

 

L'intervention des soldats de maintien de la paix visait à "empêcher une guerre à Bambari" entre deux groupes rivaux lourdement armés, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC). C'est la deuxième fois en deux semaines que les soldats de l'Onu font feu sur des groupes armés marchant vers la ville.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué par le renversement en 2013 du président François Bozizé, un chrétien, par la coalition de la Séléka prétendant défendre les droits des 20% de musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-balakas majoritairement chrétiennes. L'Onu a déployé 12.000 soldats en Centrafrique pour aider à restaurer la stabilité.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés. L'intervention de la France et des Nations unies a permis l'élection d'un nouveau président il y a un an et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Les groupes armés restent cependant actifs dans l'intérieur du pays, principalement pour le contrôle des ressources (bétail, or, diamants...).

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 23:51
Lu pour vous : République Centrafricaine: Qu'est-ce qui ne va pas? (IRIN)
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Conflit

 

https://www.irinnews.org  Par Philip Kleinfeld  Journaliste indépendant et contributeur IRIN

 

Points clés :

 

Le contrôle du gouvernement est limité à la capitale, Bangui

 

La dynamique chrétienne-musulmane s'est transformée en lutte intra-musulmane selon des lignes ethniques

 

Le nombre record de déplacements a dépassé 410 000

 

La deuxième ville de Bambari est menacée

 

Les forces de maintien de la paix des Nations Unies luttent pour éviter les avancées des rebelles

 

BAMBARI, 24 février 2017  - L'année dernière, il y avait l'espoir que l'élection du président Faustin-Archange Touadéra apporterait un réel changement à la République centrafricaine en difficulté. Mais depuis 12 mois, il n'a pu étendre son autorité au-delà de la capitale, Bangui, et le reste du pays est toujours aussi sans loi.

 

Fatimatou Issa et sa famille ont été témoins de cette violence le mois dernier. Ils avaient entendu des rumeurs de troubles pendant des jours, mais quand les ex-rebelles de Séléka sont montés, ils n'ont pas eu le temps de réagir.

 

Au début, ils ont supposé que les hommes étaient venus combattre d'autres rebelles. Mais alors que les balles fouettaient autour du village peul de Mbourtchou, dans la province de Ouaka, en République centrafricaine, il était clair qui ils visaient.

 

"Ils se sont retrouvés dans des véhicules et ont tiré partout", a déclaré Issa, 26. "Mon mari a combattu pour protéger la communauté, mais il a été abattu dans la tête."

 

Transpirant dans la chaleur poussiéreuse, Issa se tenait devant une cabane de paille et de bambou au camp de l’Elevage pour les personnes déplacées à proximité de Bambari, un bourg de rues rouges et de maisons de briques de boue à 400 kilomètres de Bangui. "Beaucoup de familles ici n'ont rien reçu", a déclaré le dirigeant communautaire Mohammadou Saibou, qui a fui la même attaque. "Quand nous sommes arrivés, la Croix-Rouge nous a fourni de la nourriture, mais il n'y en avait pas assez pour tout le monde." Devenir pire Une année après les élections démocratiques qui ont promis une nouvelle ère en RCA, la crise se détériore, les groupes armés contrôlant la grande majorité du pays et les civils comme Issa et Saibou étant les principales victimes. Le renouveau des combats entre les groupes rebelles dans les provinces de la Ouaka et Haute-Kotto, au centre et à l'est, est maintenant dangereusement proche d'arriver à Bambari, la deuxième plus grande ville de la RCA. Avec les combats à Kaga Bandoro au nord et Ouham-Pendé au nord-ouest, le nombre de personnes déplacées a dépassé 411 000, soit le plus haut niveau depuis la crise.

 

En 2013, le conflit a opposé la Séléka, une coalition majoritairement musulmane de groupes rebelles du nord, qui a renversé l'ancien président François Bozizé dans un coup d'état, contre l'anti-balaka - un réseau de milices chrétiennes d'autodéfense qui s'est levé en réponse. Aujourd'hui, cette dynamique a changé. Après une partition de facto entre les chrétiens du sud et les musulmans du nord, les hostilités entre les deux groupes ont diminué. A sa place se trouve une explosion de combats fratricides entre différentes factions des Séléka, qui ont été dissous en 2014 et chassés de Bangui. «Contrairement à la logique chrétienne contre musulmane de ce conflit, nous voyons maintenant des groupes musulmans lutter contre des groupes musulmans, divisés en groupes ethniques et en lutte pour le territoire», a déclaré Richard Moncrieff, directeur du projet International Africa Crisis Group. Dans la Ouaka et la Hautte-Kotto, les deux principaux groupes en quête de contrôle sont l'Union pour la paix en République centrafricaine (UPC), dominée par des musulmans de l'ethnie peul et une coalition de rebelles dirigée par le Front populaire pour la Renaissance En République centrafricaine (FPRC), dominée par les musulmans des communautés Gula et Runga.

 

L'UPC et le FPRC se sont séparés en 2014, après que le dirigeant du FPRC Noureddine Adam ait exigé l'indépendance pour le nord majoritairement musulman de la RCA, un mouvement rejeté par le chef de l'UPC Ali Darassa. Les tensions se sont intensifiées lorsque Darassa a rejeté les tentatives du FPRC d'unifier les factions ex-Séléka en octobre dernier, et s'est révélée critique un mois plus tard après les affrontements autour d'une mine d'or à Ndassima. Teint ethnique Depuis, la violence a pris une physionomie ethnique, les deux groupes ciblant les civils associés à leurs adversaires. L'attaque du FPRC contre Issa et le village de Saibou est venue après un assaut encore plus brutal à Bria, à 100 kilomètres à l'est. Plus de trois jours, du 21 au 23 novembre, le groupe a choisi et abattu Fulani, un groupe historiquement nomade qui est faussement stéréotypé comme «étranger» et «tchadien». Pour Saibou, qui a travaillé comme commerçant avant de fuir le FPRC, cet argument n'a pas de sens. "Notre communauté a été ici tout au long de l'histoire du pays, même avant l'indépendance", at-il dit, comme un groupe d'hommes prié à côté de lui. "Alors pourquoi disent-ils que nous ne sommes pas de ce pays?" Fulani qui restent à Bria sont maintenant piégés dans des enclaves, et il ya des craintes croissantes le même, ou pire, pourrait se produire dans Bambari. Les forces de la FPRC se referment actuellement sur la ville à partir de deux directions distinctes: Ippy du nord-est, et Bakala du nord-ouest. Leur intention est de déloger l'UPC, de «libérer le pays des groupes armés étrangers», et de déclarer Bambari la capitale d'un Etat indépendant appelé République de Logone ou Dar al-Kuti.

 

L'UPC tente d'empêcher leur avance, mais commettant leurs propres atrocités dans le processus. À Bakala, ils ont exécuté 32 civils et capturé des combattants en décembre, selon un rapport de Human Rights Watch. Environ 10 000 civils ont fui vers Mbrés, Grimari et Bambari, avec plusieurs milliers d'autres qui campent dans la brousse. "Ils sont arrivés un dimanche après-midi et ont attaqué la communauté chrétienne et Gula [personnes] aussi", a déclaré Christine Passio, un chrétien de 45 ans qui a fui Bakala en décembre dernier. Sans-abri, elle vit maintenant dans une cabane de paille près de la piste d'atterrissage de Bambari, survivant à de maigres rations de nourriture attachées dans un sac de toile. "Nous n'avons pas eu le temps de prendre nos affaires, et nous avons passé trois semaines à voyager dans la brousse, portant nos enfants sans nourriture", a-t-elle dit. Pour le moment, Bambari reste libre de conflits. Mais les combats entre les deux groupes ont empoisonné les relations au sein de la communauté musulmane de la ville, avec l'UPC ciblant Gula et Runga qu'ils considèrent sympathique à la FPRC.

 

Découvrir plus La communauté internationale ne doit pas manquer cette chance d'agir sur la crise du lac Tchad "C'est la première fois que nous avons ce genre de division au sein de la communauté musulmane", a déclaré un travailleur humanitaire, qui a demandé de ne pas être nommé. "Chaque fois qu'il y a un convoi pour Bria ou Bangui, ils [Gula et Runga] en profitent pour partir. D'autres ont fui vers le côté chrétien de Bambari ". L'ennemi de mon ennemi À l'arrière de Notre-Dame des Victoires, une petite église catholique qui fait office de camp de chrétiens déplacés, Zoyondonko Sogala Deya, une Gula de 32 ans, était remarquablement calme. Jusqu'à récemment, le père de trois enfants n'aurait pas rêvé de marcher un pied dans la région, située au milieu du territoire anti-balaka contrôlé par Bambari. Mais après que la maison de Deya a été pillée le mois dernier par des combattants de l'UPC, il a dit qu'il avait peu d'autre choix que de chercher le refuge parmi la communauté chrétienne. Interrogé s'il s'inquiétait de vivre parmi les anti-balaka, il secoua la tête. "Je me sens mieux de vivre ici avec des chrétiens qu'avec des musulmans", a-t-il dit. «Nous avons tous peur de l'UPC».

 

Pour le moment, la confiance de Deya dans l'anti-balaka n'est pas aussi folle que cela semble. Désireux de partager le butin de la guerre, ou de pousser simplement les Fulani hors de la RCA, les éléments anti-balaka dans et autour de Bambari ont forgé une alliance opportuniste avec le FPRC, ennemis juré il y a quelques mois. Marcelin Orogbo, secrétaire général de l'anti-balaka à Ouaka, a déclaré que la seule chose qu'il voulait, c'est "le départ d’Ali Darassa", assis dans un restaurant près de sa maison, à l'ouest de Bambari. En battant des bouteilles de Mocaf, une bière brassée à Bangui, il a félicité le FPRC pour leur "discipline" et a fait valoir que leur objectif dans Bambari est simplement "de lancer l'UPC". La durée de cette alliance reste à voir. Lorsque IRIN a soulevé l'objectif déclaré du FPRC de diviser le pays, Orogbo rapidement ramé en arrière. "S'ils vont au-delà de leur objectif de se débarrasser de Darassa, nous ne l'accepterons pas", a-t-il dit. "Nous sommes strictement contre la division du pays. La RCA est une. "

 

Test majeur de l'ONU

 

Pour endiguer la vague croissante de violence dans le centre et l'est de la RCA, la force de maintien de la paix des Nations unies, la MINUSCA, mène deux batailles distinctes dans l'un de ses plus grands tests à ce jour. La mission, qui a fait face à des critiques d'inaction malgré son mandat de protéger les civils, a dessiné des «lignes rouges» figuratives sur les routes menant à Bambari pour empêcher le FPRC de progresser. Il a également émis un ultimatum aux combattants de l'UPC à l'intérieur de la ville de quitter. "Nous sommes prêts, disposés et capables de prendre la ville et nous le ferons", a déclaré le chef de la direction haussière de l'ONU à Ouaka, Alain Sitchet. "Bambari va être une ville sans arme." D'autres sont moins optimistes.

 

Le FPRC a déjà franchi une "ligne rouge" et, selon une source bien placée, contourne les positions de la MINUSCA sur les routes principales en avançant à Bambari à travers la brousse. Alors que les rapports de cette semaine suggèrent Ali Darassa a maintenant quitté Bambari, UPC combattants restent dans la ville en civil, et d'autres continuent à lutter contre le FPRC dans les villes voisines et les villages. Dans une entrevue antérieure avec IRIN, Darassa - une figure imposante effondrée dans une chaise en plastique dans une robe blanche - était délibérément ambiguë au sujet de ses plans. "Si la population civile veut que je parte, je partirai", a-t-il ajouté, ajoutant que la protection de la population fulani de Bambari était sa priorité.

 

Le dilemme de Touadéra

 

Pour sa part, le gouvernement central semble presque complètement impuissant. Il montre que «avoir une élection relativement bien acceptée produit un gouvernement légitime dans la capitale Bangui, mais cela ne vous donne pas beaucoup plus», a déclaré Moncrieff. Pour tenter de freiner les différents groupes armés, un dialogue sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration a été lancé par le président Touadéra, ancien professeur de mathématiques. Mais les régimes de DDR précédents en RCA ont échoué, et peu sont optimistes quant à la tentative actuelle.

 

Le FPRC, un nouveau groupe armé appelé Return, Reclamation, Rehabilitation (mieux connu sous le nom de 3R), et anti-balaka sous le commandement de Maxime Mokom, ont tous boycotté le processus. Toutes les mesures prises par les ex-groupes Séléka pour désarmer ont été «symboliques», a déclaré Lewis Mudge, chercheur chez Human Rights Watch. "Si vous pensez à cela, il n'y a aucune raison pour eux de [désarmer]", a-t-il ajouté. "Ils en profitent. L'UPC pourrait être dans une position défensive, mais le FPRC et le Mouvement patriotique pour la République centrafricaine (un autre ex-groupe de Séléka) bénéficient du conflit. Les griefs sous-jacents à la conduite des conflits n'ont pas non plus été abordés, selon Moncrieff. «Un problème est le manque total d'opportunités économiques dans les provinces, et l'autre est la citoyenneté», a-t-il dit. "Beaucoup de gens dans le pays ont le sentiment d'être des citoyens de seconde classe et d'être complètement marginalisés des classes politiques à Bangui." La RCA est riche en minéraux, mais depuis des décennies ça été un mot d'ordre pour le sous-développement. La violence continue d'aggraver la pauvreté dans un pays où la moitié des 4,6 millions de personnes dépendent déjà de l'aide humanitaire.

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:09

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

Bangui, 27 février 2017 – Trois éléments de la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), dont la progression vers la ville de Bambari (centre de la République centrafricaine) a été stoppée dimanche par la Force de la MINUSCA, se trouvent entre les mains de la Mission. Les autorités judiciaires centrafricaines, avec l’appui de la MINUSCA, vont procéder à leur interrogation à propos de leur présence dans les environs de la ville.

 

Les trois hommes - Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser - ainsi que le reste des éléments de la coalition ont violé la ligne rouge établie par la MINUSCA, en s’approchant de Bambari avec des AK47 et des RPG. L’intervention aérienne de la MINUSCA de dimanche s’est soldée par sept blessés et un mort dans les rangs de la coalition. La MINUSCA dénonce à nouveau l’attaque dirigée il y a quelques jours par la coalition du FRPC ayant blessé grièvement des soldats de la paix. Elle souligne que de tels actes d’agression peuvent constituer des actes de guerre et que leurs auteurs seront poursuivis devant les tribunaux nationaux et internationaux.

 

La MINUSCA demande à nouveau une cessation immédiate des hostilités. La Mission réitère sa détermination à recourir à tous les moyens que lui a conférés le Conseil de Sécurité pour empêcher un embrasement de la ville de Bambari, aux conséquences désastreuses pour les populations civiles. L’action de la MINUSCA vise entre autres à aider les autorités nationales à réduire la présence et la menace des groupes armés, conformément à la résolution du Conseil de Sécurité. La Mission se félicite du départ de la ville du chef de l’UPC et de deux responsables des anti-balakas et souligne que rien ne devrait justifier une poursuite des hostilités à Bambari.

 

La MINUSCA dénonce par ailleurs les pressions exercées actuellement par la coalition du FPRC sur les personnes déplacées à Ippy (est de Bambari), en empêchant ces civils de quitter la localité. La Mission demande aux leaders de cette coalition de mettre fin immédiatement à ces interdictions et à se conformer au droit national et international sur la libre circulation des personnes, en précisant qu’ils seront tenus responsables pour toute violation.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

MISE EN GARDE DE LA MINUSCA A LA COALITION DU FPRC A PROPOS DES DÉPLACÉS DE IPPY
MISE EN GARDE DE LA MINUSCA A LA COALITION DU FPRC A PROPOS DES DÉPLACÉS DE IPPY
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:06
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Touadera octroie 72,5 millions de FCFA pour la réhabilitation de l’ISDR de Mbaïki

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 27 FÉVRIER 2017

 

MBAÏKI, 27 Février 2017(RJDH)–Dans le cadre du plan de relèvement de la Centrafrique sur financement de la Banque Africaine du Développement (BAD), le gouvernement a lancé ce 27 février à Mbaïki Chef-lieu de la Lobaye des travaux de réhabilitation de l’institut supérieur du développement rurale (ISDR).

 

Ce déplacement du président de la République intervient après la table ronde de Bruxelles du 18 novembre 2016 et à l’occasion 3 interventions ont été prononcées.

 

Le président de la délégation spéciale auprès de la commune de Mbaïki a saisi l’opportunité pour exhorter les autorités de la République à soutenir la ville de Mbaïki qui est confrontée à beaucoup de problèmes qui nécessitent une attention particulière. Il a rappelé au Chef de l’état que son initiative d’assurer la formation des ingénieurs agronomes est soutenue par la population de sa localité qui estime que l’agriculture est le socle du développement en République Centrafricaine.

 

Le Ministre du plan et la Coopération Félix Moloua a rappelé que le coût de la réhabilitation de cet institut supérieur s’élève à 72,5 millions de Francs CFA et ce financement vient de la Banque Africaine du Développement avec qui le gouvernement Centrafricain a échangé pour qu’il soit effectif et que celui-ci se situe dans le cadre du plan de relèvement et de la consolidation de la paix, document présenté par le gouvernement lors de la rencontre de Bruxelles avec les Bailleurs en Novembre 2016.

 

Ainsi le Président de la République Faustin Archange Touadéra visite pour la 2éme en 4 mois la ville de Mbaïki après son élection, la 1ere fois, c’était lors de la Fête des moissons.

 

En sus du lancement des travaux de réhabilitation de l’ISDR, le président de la République a fait don d’un véhicule 4×4 à cet institut, une ambulance à l’hôpital préfectorale de Mbaïki ainsi que des médicaments./

 

 

Centrafrique : Des investisseurs de la CEEAC réunis à Bangui autour de libre-échange énergétique

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 27 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 27 février 2017(RJDH) — Plusieurs investisseurs envisagent la politique énergétique et du suivi de la politique des études de constructions des infrastructures de l’organisation des énergies électrique ce 27 février à Bangui. Un programme de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale qui s’inscrit dans le cadre du projet Pool énergétique dans la sous-région.

 

L’énergie est le moteur du développement, les pays d’Afrique centrale en dépit de leur potentialité éprouvent des difficultés d’énergie pour booster l’essor économique. C’est dans ce contexte que les Etats membres de la CEEAC veulent mettre en commun leurs efforts dans le cadre de la coopération sud-sud et d’intensifier et accélérer le processus.

 

Le constat est mitigé selon Léopold Mboli Fatrane, ministre centrafricain de l‘Energie « l’Afrique Centrale a d’énormes potentielles en matière d’hydraulique et d’électricité. Malheureusement, la République Centrafricaine n’a pas bénéficié de la bonne partie du réseau électrique. Conséquence : des cas de délestage sont enregistrés dans le pays. Et donc, cette rencontre va donner la possibilité à la RCA de se connecter avec les autres pays membres du projet afin de renforcer sa capacité en matière d’électricité », a-t-il souligné.

 

Cette rencontre sous régionale, ouverte au palais de la Commission de la CEMAC à Bangui, prendra fin le 6 mars 2016.

 

Le Pool Energétique en Afrique Centrale (PEAC) a été créé le 12 avril 2003 au Congo Brazzaville par la décision des Chefs d’Etats et du gouvernement de la CEEAC. Le but est de valoriser l’énorme potentielle hydraulique de l’Afrique Centrale pour satisfaire à l’horizon 2025 toutes formes de demandes en électricité au sein et en dehors de la CEEAC.

 

 

Centrafrique : 53,10% de la population souffre de la Filariose lymphatique

 

PAR BIENVENUE MATONGO LE 27 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 27 Février 2017(RJDH)—Plus de la moitié de la population Centrafricaine souffre de la Filariose lymphatique, une des maladies tropicales négligées. Information confirmée par le docteur Innocent Maguezangba, chef de services des maladies tropicales négligées au ministère de la Santé publique à Bangui.

 

Plusieurs personnes sont décédées des maladies tropicales négligées notamment dans la Sangha Mbaéré au Sud-Ouest, dans le Haut Mbomou et le Mbomou à l’Est et l’Ouham dans centre Nord. La montée de cette maladie est constatée alors que le gouvernement vient de déclarer la fin de l’épidémie de choléra en décembre 2016.

 

Docteur Innocent Maguézamba, présente les caractéristiques de ces maladies tropicales négligées, « dans le deuxième groupe qui concerne les maladies tropicales négligées nécessitant un diagnostic et une prise en charge des cas, on retrouve la Lèpre, la tripanomiase humaine africaine, une autre maladie qui se manifeste sous forme de plaie appelée ulcère de Birulie, une maladie appelée le Pian et les Verres de guinée » a-t-il précisé.

 

Il a en outre présenté des mesures préventives « pour prévenir ses maladies tropicales négligées, il faut des mesures d’hygiène. Parmi ces maladies, certaines sont transmises par l’eau de consommation. Pour ce faire, il faut prendre des mesures qui s’imposent afin d’éviter de les contracter, les moustiques sont aussi des vecteurs des maladies telles que la filariose lymphatique en République Centrafricaine et plus la moitié de la population souffre de la Filariose, autrement dit 53,10% », a-t-il dit.

 

Le gouvernement dispose d’un plan d’action pour la lutte contre ces maladies, mais pour l’instant, il projette des sensibilisations sur les bonnes pratiques d’hygiène.

 

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