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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 22:12
Lu pour vous : RDC : les scénarios de l’après19 décembre
Lu pour vous : RDC : les scénarios de l’après19 décembre

 

 

 

http://afrikarabia.com/  14 Déc 2016  par Christophe RIGAUD

 

A quelques jours de la fin du mandat du président Joseph Kabila, Kinshasa retient son souffle et redoute une flambée de violence alors que les négociations entre la majorité et l’opposition sont au point mort. Thierry Vircoulon, chercheur à l’IFRI, nous livre les différentes hypothèses d’une transition à haut risque qui se profile

 

– Afrikarabia : Que peut-on attendre des ultimes tractations en cours entre l’opposition et la majorité présidentielle avant la date fatidique du 19 décembre ?

 

Thierry Vircoulon : Ces négociations piétinent. Elles achoppent sur deux points principaux : le fait que Joseph Kabila se prononce publiquement pour dire qu’il ne briguera pas de nouveau mandat et sur le calendrier électoral. Cette médiation de la dernière chance a été tentée par l’Eglise catholique congolaise et aucun des deux camps ne voulaient être perçus comme celui qui refuserait cette ultime négociation. Leurs positions semblent encore très divergentes sachant qu’après le 19 décembre, Etienne Tshisekedi considère que le président Kabila n’a plus aucune légitimité légale. A moins d’une surprise de dernière minute, les probabilités sont très minces pour que cette médiation aboutisse.

 

– Afrikarabia : Craignez-vous de violents affrontements dans la rue après la date du 19 décembre ?

 

– Thierry Vircoulon : Plusieurs scénarios sont possibles. Le premier est un soulèvement populaire à Kinshasa seulement. Le second est un verrouillage sécuritaire qui empêche toute manifestation à Kinshasa mais avec une forte mobilisation en province et notamment dans les Kasaï comme on l’a vu récemment à Tshikapa ou Kananga. La troisième hypothèse est que les deux se passent en même temps, avec à la fois des mouvements de révolte plus ou moins coordonnées à Kinshasa et en province. Quatrième scénario qu’il ne faut pas négliger, c’est que finalement il ne se passe rien, compte tenu de l’emprise du contrôle sécuritaire.

 

– Afrikarabia : L’appareil sécuritaire congolais est-il toujours fidèle au président Kabila ?

 

– Thierry Vircoulon : On a vu que pendant les différentes confrontations du mois de septembre, il y avait des unités qui avaient été sanctuarisées par le pouvoir. Ce sont ces mêmes unités qui seront utilisées pour la répression parce qu’elles sont composées de personnes dont la loyauté au pouvoir ne fait aucun doute. Mais attention, la majorité de la police, mais aussi de l’armée, n’est pas dans une stratégie de loyauté aveugle. Une des questions qui se posera sur la gestion sécuritaire de l’après 19 décembre sera le paiement des hommes de ces services pour qu’il reste loyaux. Il ne faut pas oublier que cette crise électorale se déroule sur fond de grave crise économique et budgétaire en RDC.

 

– Afrikarabia : Si Joseph Kabila peut compter sur son système sécuritaire, peut-il également compter sur ses pays voisins ?

 

Thierry Vircoulon : Comme cela a déjà été le cas dans le passé, Joseph Kabila pourrait obtenir un coup de main de l’Angola, notamment s’il y a un soulèvement à Kinshasa, parce que les troupes angolaises ne sont pas très loin. Il semble qu’à Luanda, comme à Brazzaville, on est assez inquiets de la situation en RDC. Ces deux pays fermeront sans doute leurs frontières préventivement avant le 20 décembre. Est-ce que ces régimes iront jusqu’à soutenir militairement Joseph Kabila en cas de soulèvement ? La question reste posée. En tout cas, il est clair que ces deux voisins préfèreraient trouver un arrangement pour prolonger le président Kabila au pouvoir.

 

– Afrikarabia : Après le 19 décembre, la RDC va obligatoirement entrer dans une phase de transition. Que doit-on attendre de cette période transitoire ?

 

Thierry Vircoulon : Il y a deux hypothèses. Soit il y a un accord avec le Rassemblement d’Etienne Tshisekedi et dans ce cas nous aurons affaire à une transition classique avec un partage du pouvoir entre le président Kabila et l’opposition. Soit il n’y a pas d’accord et on rentre dans une période de tension et d’incertitude très importante avec une année 2017 qui sera l’année de tous les dangers. Sans accord avec le Rassemblement, le nouveau gouvernement de Samy Badibanga va se retrouver dans une situation très inconfortable. D’une part, la population ne reconnaîtra pas la légitimité de cette transition, et d’autre part les occidentaux garderont leurs distances vis à vis de ce gouvernement. Cela fera une grande différence avec la transition congolaise précédente où il y avait un soutien international extrêmement fort. Après le 19 décembre, on rentrera dans une transition complètement différente. Cette transition ne sera validée que par l’Union africaine mais pas par les occidentaux. Ce qui créer une division claire au sein de la communauté internationale.

 

– Afrikarabia : Dans votre dernière étude publiée à l’Institut français des relations internationales (IFRI) avec Mathilde Tarif, vous comparez les transitions politiques au Mali, en Centrafrique et en Somalie. Quelle serait une transition réussie en RDC ?

 

Thierry Vircoulon : Ce serait une transition qui naîtrait d’un accord politique entre le pouvoir et le Rassemblement d’Etienne Tshisekedi et qui serait donc légitimée par l’opposition et dont l’objectif serait d’organiser les élections le plus tôt possible. C’est cela une transition réussie : un consensus de la classe politique congolaise autour de l’organisation rapide des élections.

 

Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 22:04
Premier exercice de tir des élèves officiers du Centre de Formation de Kassai depuis quelques années.
Premier exercice de tir des élèves officiers du Centre de Formation de Kassai depuis quelques années.
Premier exercice de tir des élèves officiers du Centre de Formation de Kassai depuis quelques années.
Premier exercice de tir des élèves officiers du Centre de Formation de Kassai depuis quelques années.
Premier exercice de tir des élèves officiers du Centre de Formation de Kassai depuis quelques années.
Premier exercice de tir des élèves officiers du Centre de Formation de Kassai depuis quelques années.
Premier exercice de tir des élèves officiers du Centre de Formation de Kassai depuis quelques années.

 

 

 

La mission de l'EUTM RCA, c’est dispenser:

 

a) des conseils stratégiques au ministère de la défense, au personnel militaire et aux forces armées de la RCA;

 

b) des enseignements aux officiers et sous-officiers des FACA;

c) des formations aux FACA.

 

C’est dans le cadre des enseignements aux officiers et sous-officiers que l’EUTM RCA leurs organise des cours au Centre de Formation de Kassai, à Bangui: de commandement au niveau section et compagnie, de topographie, d’informatique, de l’entretien de l’armement et d’autres matières.

 

Lors de la formation des officiers et sous-officiers, le tir doit être considéré un des sujets le plus important. “Un soldat doit savoir tirer“, souligne le commandant de l’EUTM RCA le Général Division Eric Hautecloque-Raysz. Les officiers et sous-officiers en formation au camp Kassai prennent acte de cette volonté.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 19:50
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

La MINUSCA transfère une partie de ses responsabilités à la Police et la Gendarmerie centrafricaines

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-15 12:00:29 - La Police et la Gendarmerie centrafricaines vont désormais garder certains bâtiments publics, après que la MINUSCA leur a transféré, jeudi, la responsabilité de certains postes de garde statique.

 

Au terme de cette opération, la Gendarmerie prend en charge l’Autorité nationale des élections, le Centre des données du territoire et la primature tandis que la Police va s’occuper du Tribunal de grande instance de Bangui, de l’Assemblée nationale et de la Cour Constitutionnelle.



Selon la résolution 2301 du Conseil de Sécurité de l’ONU, « ce transfert progressif de responsabilité vient en faveur du processus politique de réconciliation et de stabilisation, de l’extension de l’autorité de l’État et du maintien de l’intégrité territoriale», a expliqué la porte-parole de la police de la MINUSCA, Popescu Andreea Oana.



Ce transfert est fait en coordination avec les autorités centrafricaines et en tenant compte des risques sur le terrain.



La situation sécuritaire dans le pays reste en général précaire en raison du règne de la criminalité dû au banditisme, à la fragmentation des groupes armés et à la transhumance dans certaines zones, selon des sources proches de la MINUSCA.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4870281#sthash.01xSzvMD.dpuf

 

 

 

Les déplacés du site de l’aéroport international de Bangui rentrent chez eux

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-12-15 13:10:45 - Les déplacés du site de l’aéroport international de Bangui Mpoko ont regagné leur domicile, au terme d’une cérémonie organisée jeudi à Bangui, en présence notamment du Président Faustin Archange Touadera qui a profité de l’occasion pour remettre à chacun d’eux une aide symbolique.

 

Le Premier ministre, Simplice Sarandji, et tous les membres de son gouvernement ont assisté à la cérémonie de fermeture du site. Situé à l’aéroport international de Bangui M’Poko, il était le plus grand site accueillant des déplacés.



Sa fermeture survient après le site des déplacés du Saint Sauveur, situé au centre de Bangui, la capitale.



Le site de M’Poko avait été ouvert en décembre 2013, époque où les anti-balaka attaquaient les positions de la Séléka, accusée de commettre des exactions sur la population civile à Bangui. Ainsi, le site a accueilli, à un moment, plus de 100.000 personnes.



Avec le retour au calme dans certains quartiers de Bangui surtout ceux qui sont proche du 3ème arrondissement de Bangui où habitent en majorité les musulmans de Centrafrique, beaucoup de ces déplacés sont rentrés chez eux, laissant sur place plus d'une dizaine de millier de déplacés.



Selon le ministère en charge des Affaires sociales et des questions humanitaires, ce processus de retour des déplacé est lancé pour plusieurs sites du pays ainsi qu'en faveur des réfugiés centrafricains qui veulent rentrer au pays.



Le gouvernement a reçu à ce propos l’aide de plusieurs ses partenaires tels que la Banque Mondiale et l’Union Européenne.



La RCA compte plus de 800.000 déplacés internes et externes.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4870292#sthash.yYfVKxfS.dpuf

 

 

Le Congo et l'Angola préoccupés par l'insécurité persistante de la Centrafrique

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-12-15 Le ministre congolais des Affaires étrangères de la Coopération, Jean Claude Gokosso, et son homologue angolais, Georges Chikoti, ont fait part de leur vive préoccupation au sujet de l’insécurité persistante en Centrafrique, en dépit du déroulement pacifique de l’élection présidentielle dans ce pays.



Les deux ministres s’exprimaient lors d’une séance de travail tenue mercredi à Brazzaville sur les questions d’intérêt sous régional et régional.



« Nous sommes obligés d’échanger sur le problème de la Centrafrique. Ce pays frère se trouve dans un état d’insécurité et d’instabilité depuis des décennies. Face à cette tragédie qui persiste, si nous ne coalisons pas nos efforts et nos actions pour aider ce pays frère, il va sombrer dans l’abîme», a notamment déclaré Jean Claude Gakosso.



Pour sa part, le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti, tout en soulignant que les chefs d’Etat du Congo et de l’Angola contribuent ensemble pour régler la majorité des problèmes sur le continent africain, a insisté sur l’opportunité qu’il a eue de discuter avec son homologue congolais.



En dehors du continent, les deux ministres ont passé en revue l’excellente relation bilatérale entre les deux pays, liés par l’histoire et par le sang au regard des actions qui a toujours jalonné leur parcours.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 19:30
Arrivée à Abidjan de l'ex-chef de l'Etat de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza

 

 

 

(APA 15/12/16) - L’ex-chef de l'Etat de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza est arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi à Abidjan où elle a été accueillie par la Ministre ivoirienne de la solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes, Mariatou Koné.

 

Catherine Samba-Panza conduit une délégation de l’Union africaine (UA) pour l’observation des élections législatives ivoiriennes prévues dimanche, annonce le service de communication du ministère de la solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes.

 

La campagne électorale pour ce scrutin ouverte le samedi 10 décembre dernier s’achève ce vendredi 16 décembre à minuit.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 19:16
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Les déplacés quittent le site de Saint-Sauveur à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 15 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 décembre 2016(RJDH) —Les 2.000 déplacés du site de la Paroisse Saint-Sauveur dans le 2e arrondissement de Bangui ont quitté les lieux la semaine dernière après 3 ans d’occupation.

 

A la faveur de la stabilité à Bangui, certains déplacés de nombreux sites commencent à regagner leurs quartiers d’origine. Dans le 2e arrondissement, les personnes déplacées installées sur le site de la Paroisse Saint-Sauveur ont quitté les lieux, a constaté le RJDH.

 

Selon l’Abbé Paterne Zolo, Vicaire de la Paroisse St Sauveur, ce retour des déplacés a été facilité financièrement par la Caritas de Bangui et chaque famille a bénéficié d’une subvention proportionnelle à la taille de sa ménage. «Une seule personne a profité d’une somme de 50.000 francs, 75.000 francs pour une famille de taille moyenne et celles de grande taille ont reçu 150.000 avant de quitter le site. C’est une somme destinée à louer au moins une maison», a précisé le prêtre.

 

D’après une source qui a requis l’anonymat, c’est le fonds du Vatican qui a permis le retour de ces déplacés. Cette source a rappelé que « lors de son passage à Bangui, le Pape François avait promis de faire un geste envers les déplacés pour faciliter leur retour. Cette promesse s‘est concrétisée et c’est la Caritas qui assure sa gestion», a souligné notre source.

 

Depuis 2013, 24.000 déplacés vivent sur le site de Saint – Sauveur. Sa fermeture coïncide avec la campagne pour le retour des déplacés orchestrée par le gouvernement centrafricain. Dimanche 11 décembre, la Banque Mondiale a octroyé 10 milliards de FCFA à la République Centrafricaine pour la réhabilitation des communautés déplacées lors de la crise politico-sécuritaire vécue par le pays en quatre ans.

 

 

Centrafrique : Hausse du taux de violations des Droits de l’Homme

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 15 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 décembre 2016 (RJDH)–La Division des Droits de l’Homme (DDH) de la Minusca a publié son dernier rapport. Dans ce document, l’institution onusienne souligne une « augmentation » des atteintes aux droits humains contrairement à son premier rapport.

 

La Direction des Droits de l’Homme (DDH) de la Minusca dans sa mission de protection civile a enquêté sur la situation des Droits de l’Homme entre le 1e juin 2015 et le 31 mars 2016. Selon ce rapport, « le nombre de violations, d’abus et de victimes a augmenté de plus de 70 % par rapport à la période couverte par le premier rapport, de septembre 2014 au 31 mai 2015 », précise le document.

 

A Bangui, les événements tragiques du 15 septembre 2015 ont « contribué à une augmentation significative du nombre de violations des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire », lit-on dans le rapport.

 

Après enquête, la DDH a recensé 1301 cas de violations et d’abus des Droits de l’Homme affectant au moins 2473 victimes en RCA. Ces violations ont « touché 2069 adultes, dont 1000 hommes et 261 femmes, ainsi que 203 enfants dont 91 garçons et 67 filles », indique le rapport. Il ajoute que les auteurs de ces crimes sont toujours les mêmes. Il s’agit « des groupes armés anti-Balaka, ex- Séléka / UPC / FPRC / FDPC et des Foulani affiliés au R3, RPRC et RJ3 ». A eux, s’ajoute la LRA qui sévit dans le sud-est du pays. Les forces nationales et internationales sont aussi auteurs de violations graves

 

Sur la nature des abus et violations des Droits de l’Homme, le DDH note que se sont « principalement des exécutions arbitraires, des traitements cruels, inhumains ou dégradants, des violences sexuelles, des privations arbitraires de liberté, des destructions et des confiscations de biens, et des restrictions à la liberté de mouvement ».

 

Si les atteintes aux Droits de l’Homme ont pris une ampleur pendant la période de documentation, le rapport souligne que l’intensité du conflit a baissé et il note un rapprochement intercommunautaire après la crise qui a ébranlé la cohésion sociale.

 

Il ressort dans ce rapport que l’absence de l’autorité de l’Etat dans certaines régions de la RCA ne favorise pas la protection des civils qui est l’une des priorités de la MINUSCA.

 

Ce rapport couvre essentiellement la période de transition.

 

 

Centrafrique : La porosité des frontières favorise la crise, selon OIM

 

http://rjdh.org  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 15 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 Décembre 2016 (RJDH) –L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a organisé une rencontre le mercredi 14 décembre avec les cadres centrafricains impliqués dans la gestion des frontières. Cette institution a constaté que la porosité des frontières centrafricaines contribue à l’infiltration des groupes armés dans ce pays. Cette ONG internationale se propose d’appuyer le gouvernement à redynamiser le système de la gestion des frontières.

 

Le constat révèle que la mauvaise gérance des limites territoriales ont été l’une des sources de la crise en Centrafrique. Une enquête qui a été menée par l’OIM de mars à avril 2016, a confirmé que la gestion des frontières a été mauvaise, parce que les postes de contrôle frontaliers manquaient des moyens adéquats.

 

Au cours de la restitution de l’enquête faite par l’OIM, son chef de projet, Clément Hamon, a fait remarquer que « les 07 structures impliquées dans la gestion du système frontalier ont été fragilisées par la crise. En 2012, une commission a été mise en place composée des autorités camerounaises, tchadiennes et centrafricaines, mais demeure inactive».

 

Pour que les services de contrôle des limites territoriales soient dynamiques, l’OIM encourage les autorités centrafricaines à redynamiser les postes frontaliers. Il ajoute aussi que « le gouvernement doit restaurer la reconstitution de l’état civil de chaque citoyen, afin que tous les mouvements frontaliers soient contrôlés. La création d’un fichier d’identité nationale informatisée et une base des données ». Pour ces cas, l’OIM se propose de renforcer la police frontalière et d’améliorer leur condition de travail.

 

Une source proche de l’Ambassade du Congo Démocratique en Centrafrique, a déploré que la porosité des frontières a occasionnée la création d’un réseau de vente illicite des effets militaires aux groupes armés centrafricains, « un travail de fond est en train d’être effectué pour la répression de ce réseau », a-t-elle fait savoir.

 

Un projet de la mise en place d’une commission frontalière mixte est envisagé en 2017. Elle sera pilotée par le ministère des Affaires Etrangères.

 

 

Centrafrique : Les actions humanitaires et le relèvement sont complementaires, selon des acteurs humanitaires

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 15 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 Décembre 2016(RJDH)–Fabrizio Hochschild, Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique dans une conférence conjointe OCHA/UNICEF et HCR le O6 décembre 2016 a indiqué que les actions humanitaires avec celles du relèvement sont complémentaires.

 

Après une mission conjointe à Bangui, Kaga-Bandoro et Bambari pour réévaluer les besoins humanitaires des personnes déplacés en Centrafrique, Fabrizio Hochschild, Coordonnateur Humanitaire pense que « les actions humanitaires avec celles du relèvement sont complémentaires ».

 

Fabrizio Hochschild a ajouté que la situation humanitaire de ces derniers jours est triste depuis la recrudescence des violences. Il a rappelé que 12.800 nouveaux déplacés sont enregistrés à Bria, une vingtaine de milles à Kaga-Bandoro et 6.000 nouveaux déplacés à Koui et Bocaranga. « Donc les besoin humanitaires sont réels », a-t-il déclaré. Selon lui, la situation ne favorise pas le relèvement. Il a traduit cela en déclarant aussi que « ce n’est pas encore l’ambiance ou on peut faire le relèvement, il faut premièrement soigner les blessures très ouvertes avant de commencer la physiothérapie ».

 

Face aux statistiques sur les nouveaux déplacés, il a plaidé pour « un accroissement de ressources pour le relèvement et la stabilisation ».

 

Dimanche 11 décembre 2016, la Banque Mondiale a octroyé à la RCA 10 milliards de FCFA pour soutenir la campagne de retour des déplacés.

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 23:29
Centrafrique: "augmentation alarmante" des violations des droits de l'homme depuis août
Centrafrique: "augmentation alarmante" des violations des droits de l'homme depuis août

 

 

 

14/12/2016 (AFP)

 

Les violations des droits de l'homme commises par des groupes armés en Centrafrique connaissent "une augmentation alarmante" depuis août avec au moins une centaine de morts, a déploré mercredi la Mission des Nations unies (Minusca).

 

"Depuis août 2016, la Minusca a enregistré une augmentation alarmante du nombre de cas de violations et d'abus commis par les différentes factions des ex-Séléka, anti-balaka et leurs affiliés. Ces incidents ont causé la mort d'au moins 100 personnes", indique la Minsuca dans un communiqué présentant un rapport sur la situation des droits de l'homme.

 

La Centrafrique peine à se relever des conflits communautaires initiés en 2013 entre les rebelles Séléka prétendant défendre les droits de la minorité musulmane, et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.


"La situation sécuritaire et des droits de l'homme", qui touche y compris des enfants, reste "une source de préoccupation majeure", selon ce rapport qui porte sur la période juin 2015-mars 2016.


"La division des droits de l'homme (DDH) a documenté 1.301 cas de violations et d'abus des droits de l'homme affectant au moins 2.473 victimes", écrit la Minusca, soit +70% par rapport à une précédente étude "de septembre 2014 au 31 mai 2015".


"Les principaux auteurs ont continué d'être des éléments des groupes armés anti-balaka, ex-Séléka (...) la LRA, et des Foulani (ndr: Peuls) affiliés" à des groupes armés, précise le rapport.

 

La sanguinaire Armée de résistance du Seigneur (LRA, venue d'Ouganda), dont un des responsables est actuellement jugé par la Cour pénale internationale (CPI), est active dans le sud-est du pays.


Les abus "ont été principalement des exécutions arbitraires, des traitements cruels, inhumains ou dégradants, des violences sexuelles, des privations arbitraires de liberté, des destructions et des confiscations de biens, et des restrictions à la liberté de mouvement", détaille la Minusca.


Parmi les victimes, la Minusca a dénombré "203 enfants dont 91 garçons et 67 filles" avec des cas de viols et de violences sexuelles "affectant un total de 46 enfants (31 filles et 15 garçons)".

 

La visite du pape François fin novembre 2015 et l'élection dans le calme du président Faustin-Archange Touadéra fin mars 2016 ont apporté un espoir de stabilisation qui reste fragile, surtout en dehors de la capitale Bangui.


Le rapport recommande aux autorités de Centrafrique de donner la priorité à "la lutte contre l'impunité" et demande le soutien de la communauté internationale.

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 23:14
Le président Touadéra ferme le site des déplacés de l'aéroport Bangui M’Poko le 15 décembre 2016
Le président Touadéra ferme le site des déplacés de l'aéroport Bangui M’Poko le 15 décembre 2016

 

 

 

14 déc 2016 - Après la fermeture du site des déplacés de la cathédrale de  Saint Sauveur, le plus grand site des déplacés du pays, situé à l’aéroport international de Bangui M’Poko sera fermé à partir du jeudi 15 décembre 2016. La cérémonie du retour de ces déplacés aura lieu sur le dit site en présence du Président Faustin Archange Touadera, du Premier ministre Simplice Sarandji et de tous les membres de son gouvernement.

 

Le président procédera au paiement symbolique des retournés. Le site de l’aéroport Bangui Mpoko est créé depuis 2013 et a connu un pic de plus de 100.000 personnes le 5 décembre 2015 au moment où les anti-balaka attaquaient les positions de la Séléka, accusée de commettre des exactions sur la population civile des quartiers avoisinant celui de l’enclave musulmane du PK 5.

 

A ce jour, plus d'une dizaine de milliers de déplacés sont toujours présents sur ce site. Selon les informations de sources proches du ministère en charge des affaires sociales et des questions humanitaires, ce processus est lancé pour plusieurs sites de déplacés du pays ainsi qu'en faveur des réfugiés centrafricains dans les pays voisins qui veulent bien rentrer au bercail.

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 22:53
Catherine Samba Panza a participé à un atelier à Constantine en Algérie
Catherine Samba Panza a participé à un atelier à Constantine en Algérie

 

 

 

Madame Catherine Samba Panza a participé à l’atelier de médiation de haut niveau pour les femmes à Constantine en Algérie, du 12 au 13 décembre 2016. L’atelier a porté sur la thématique : « Réduire au silence les armes d’ici 2020 : femmes dans la médiation préventive, à la table de la paix et dans les mécanismes de cohésion sociale » et est soutenu par ONUFEMMES et le Centre Africain pour la Reconstruction et la Résolution des Conflits (ACCOORD).

 

Organisé sous l’égide du Panel des Sages, le Réseau panafricain des sages (PanWise), et le Bureau de l’Envoyée Spéciale pour les Femmes, Paix et Sécurité de l’Union Africaine

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 22:51
Au Cameroun, les courbettes d’un ministre devant Paul Biya amusent le Web

 

Au Cameroun, les courbettes d’un ministre devant Paul Biya amusent le Web

 

http://observers.france24.com/ CAMEROUN 12/12/2016

 

Puisque la mode est aux challenges, le Cameroun a trouvé le sien grâce à son ministre des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt. Le membre du gouvernement a été pris en photo, vendredi, dans une position peu habituelle, saluant le président Paul Biya. À la grande joie des internautes, qui y vont tous de leur parodie.


Vendredi 9 décembre, le président camerounais recevait l’équipe nationale féminine de football au Palais de l’unité. L’équipe s’était hissée six jours plus tôt en finale face au Nigeria (défaite 0-1) lors de la 10e Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine organisée par le Cameroun. À cette occasion, le ministre des Sports s’est illustré en saluant de façon très révérencieuse le président de la République Paul Biya, deux pieds écartés, tête baissée, et à un mètre du chef de l'État.

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 21:29
Gambie: le président Jammeh doit être prêt à céder le pouvoir à la date prévue en janvier

 

 


Dakar - AFP / 14 décembre 2016 20h41 - Le représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a affirmé mercredi à l'AFP que le président gambien Yahya Jammeh devait être prêt à céder le pouvoir en janvier, indépendamment de son recours en justice contre l'élection de l'opposant Adama Barrow.



M. Ibn Chambas s'exprimait au retour d'une mission mardi à Banjul de quatre chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest, à laquelle il a participé, pour tenter de convaincre M. Jammeh de reconnaître définitivement sa défaite à l'élection présidentielle du 1er décembre et de céder le pouvoir.



L'opposition a remporté l'élection, qui a été juste, a affirmé le représentant spécial dans la région du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.



Le mandat de cinq ans de M. Jammeh expire le 19 janvier, a rappelé M. Ibn Chambas, ajoutant qu'il devra être prêt à céder le pouvoir à cette date.



D'ici là, c'est M. Jammeh qui est le président constitutionnellement élu. Nous espérons que pendant cette période toutes ses actions seront conformes à la Constitution, a souligné le responsable de l'ONU. 



Interrogé sur les craintes émises par l'opposition, que la contestation des résultats devant la Cour suprême ne permette à M. Jammeh de se maintenir en place au-delà de la fin de son mandat, M. Ibn Chambas a assuré que les deux questions n'étaient pas liées.



Cette procédure juridique n'a rien à voir avec le terme de son mandat, fixé à janvier, a-t-il dit.



Le délai constitutionnel du 19 janvier comme terme du quinquennat de Yahya Jammeh a aussi été évoqué par un des responsables de l'opposition, Halifa Sallah, dans une déclaration devant la presse à Banjul.



Nous maintenons que le président élu Barrow demeure le prochain président gambien, qui devrait prendre ses fonctions le jour où expire le mandat du dirigeant, a déclaré M. Sallah.



Nous avons indiqué qu'autour du 19 janvier, si au moment où le président élu Barrow est censé être investi, le président Jammeh dit: +Je ne partirai pas+, alors, manifestement, il y aura une crise constitutionnelle et un probable conflit dans le pays, a-t-il ajouté.



Après une journée de discussions mardi, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, qui conduisait la délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a reconnu qu'aucun accord n'avait encore été obtenu sur le départ du pouvoir de M. Jammeh.



Le même jour, passant outre les objections de l'opposition et de nombreux juristes, le parti au pouvoir a saisi la Cour suprême pour demander l'annulation des résultats accordant la victoire à Adama Barrow sur Yahya Jammeh par quelque 19.000 voix d'écart.



Faute de juges pour siéger à la Cour suprême depuis mai 2015, il n'existe en Gambie aucun mécanisme légal légitime pour statuer sur le recours électoral du président sortant, a estimé lundi l'Ordre des avocats gambiens.



De plus, désigner les juges manquants pour statuer sur ce recours entraînerait inévitablement des délais supplémentaires, selon l'opposition, qui dénie de toute façon au président sortant la légitimité pour exercer ce pouvoir.



Les juges de la Cour suprême sont nommés par le chef de l'Etat, sur proposition d'une commission spécialisée, et doivent prêter serment lors d'une cérémonie publique.


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