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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 22:11
Les Américains premiers bénéficiaires des attaques contre le logiciel Pegasus

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Les Américains premiers bénéficiaires des attaques contre le logiciel Pegasus

By Nicolas Beau 23 septembre 2021

Des medias reconnus comme « Le Monde » ou France Inter, qui ont écrit des centaines d’articles sur les opposants et autres journalistes mis sur écoute grâce au logiciel espion israélien Pegasus dans une dizaine de pays, ne se sont jamais interrogés publiquement sur l’origine des fuites. La question est pourtant pertinente face cette opération réussie de communication.

Ces dernières années, un certain nombre de medias reprennent, sans jamais s’interroger sur l’origine des fuites, des informations confidentielles fournies, clés en mains, par de mystérieux collectifs et autres ONG dont on ne connait ni la composition, ni les motivations, ni même les sources d’information. Or il s’agit là de données essentielles, dont l’évaluation permet aux journalistes de ne pas être manipulés. L’identité de la source peut être plus significative parfois que le contenu même des révélations. C’est le cas dans le dossier du logiciel israélien

Des révélations qui ont fait long feu !

Au début de cet été, l’affaire des personnes mises sur écoute dans une petite dizaine d’États grâce à l’achat du logiciel espion israélien Pegasus par de nombreux États est révélatrice des nouvelles pratiques du journalisme d’investigation. On a eu connaissance en effet, via  des centaines de papiers, des listings où figuraient de multiples personnalités susceptibles d’être écoutées par des services de renseignement dans des pays clients de la société israélienne NSO, dont chacun connait les liens avec le Mossad. Ces « scoops », qui ont rapidement fait long feu, ne révélaient pourtant rien de très bouleversant, même s’ils ont permis aux journalistes destinataires de se gargariser d’informations qu’ils n’avaient pas vraiment trouvé par leurs propres moyens.

Rien en tout cas de vraiment étonnant à ce que des gouvernements peu ou pas démocratiques cherchent à écouter leurs adversaires politiques ou leurs partenaires internationaux, dans ma mesure où même les Américains, voici quelques années, n’ont pas hésité à le faire, y compris en espionnant leurs plus fidèles alliés comme cela fut révélé en mai 2021 pour la chancelière allemande, Angela Merkel (1). Personne pour d’étonner en effet que les Émiratis ou les Séoudiens, ces grands démocrates, aient cherché à écouter leurs opposants et leurs journalistes. Rien non plus de vraiment  surprenant à ce que le Maroc, client de NSO, ait tenté de surprendre les desseins de leurs frères ennemis algériens. Lesquels ne se sont jamais privé de faire de même à l’égard de leurs interlocuteurs marocains.

« À qui profite le crime? »

Les  questions les plus intéressantes de ce dossier, qui n’ont été hélas jamais été posées, conduisaient à s’interroger sur l’origine de ces fuites massives. Qui avait ainsi intérêt à discréditer la technologie israélienne du renseignement à travers un certain nombre de régimes amis de l’État hébreu, du type des Émiratis, des Séoudiens, des Marocains ou même – ce qui est moins connu- des Azéris? Quel service de renseignement avait les moyens de livrer à une obscure ONG franco-américaine, gare de triage improbable de ces secrets d’État, des annuaires entiers sur des personnes susceptibles d’être écoutées? Sous réserve, il est vrai, des vérifications qui apparemment n’avaient pas été encore faites au moment de la livraison brute de « la came ».

Or l’administration américaine pilotée par Joe Biden, dont on sait depuis l’affaire de la vente des sous marins français à l’Australie qu’elle n’a pas d’états d’âme, a de bonnes raisons de se réjouir de cette vaste opération de discrédit contre le logiciel Pegasus et son contre son propriétaire, le Mossad. Les fuites qui ont eu lieu dans la presse servent au mieux leurs intérêts tant commerciaux que politiques.

Renseignement, un quasi monopole américain

 Depuis le « réseau Échelon », qui désigne depuis la guerre le système mondial d’interception des communications privées et publiques, élaboré par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, les Américains dominent le système mondial du renseignement. Plus récemment, les révélations du lanceur d’alerte, Edward Snowdem, ancien employé de la NSA et de la CIA, confirmèrent cette capacité américaine à espionner la planète, y compris ses propres alliés. C’est aujourd’hui la société Palantir, basée à Denver au Colorado (un milliard de revenus et 2500 salariés), et adossée à la National Security Agency (NSA) du ministère américain de la Défense, qui domine le marché de la sécurité des systèmes informatiques à travers le monde. Au point que l’ex Premier ministre de François Hollande, Manuel Valls, et son conseiller de l’ombre, Alain Bauer, n’ont pas hésité à se rapprocher du géant américain de l’analyse des données quand il s’est agi après les attentats de 2015 de renouveler les équipements de la DGSI, les services de contre espionnage français.

Il est clair que lorsque le Mossad, fort des remarquables performances des milieux de la recherche israéliens, a inventé, un logiciel ultra  sophistiqué qu’ils distribuaient généreusement, les Américains l’ont particulièrement mal vécu. Eux qui espionnaient la terre entière, voyaient soudain un certain nombre de ces États sous surveillance bénéficier eux aussi de moyens d’écoute quasiment équivalents, même si les contrats de vente du logiciel Pegasus stipulent que les citoyens américains ne doivent pas être écoutés.

Personne en tout cas à Washington n’a versé une larme lors des révélations à l’échelle mondiale des terribles failles du système Pegasus. De là à penser quels services américains ont été à l’origine de ces fuites, il y a un pas que certains experts français, consultés par Mondarique, franchissent sans hésitation

Équilibres politiques au Moyen Orient

Autre élément de contexte, les révélations de l’été sont intervenues alors que le nouveau président américain se heurte à une opposition plus ou moins ouverte de la droite israélienne, aujourd’hui aux commandes, à sa politique d’ouverture vers l’Iran et à sa volonté de réintroduire le pays des Mollahs dans le jeu politique moyen oriental Le coup de massue que furent les fuites sur Pegasus pour israêl et ses amis dans le monde arabe peut également passer pour une sorte de rappel à l’ordre.

Comme les services américains et la NSA sont à peu près les seuls dans le monde à avoir la capacité de pirater sur une telle échelle leurs « amis » israéliens, laisse penser qu’ils ne sont pas tout à fait étrangers aux centaines de noms de personnes possiblement écoutées jetées en pâture à l’opinion mondiale. 

(1) C’est ce qu’a avancé une enquête de la télévision publique danoise à laquelle Le Monde, la Süddeutsche Zeitung, les chaînes allemandes NDR et WDR, ainsi que les télévisions publiques suédoise (SVT) et norvégienne (NRK) ont eu accès.

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 22:01
Ali Bongo absent du 76e sommet des Nations unies ! Scandale des Casques bleus violeurs

 

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Scandale des Casques bleus violeurs : Ali Bongo absent du 76e sommet des Nations unies !

Publié le 23 septembre 2021 à 18h07min La rédaction d’Info241

La 76e session de l’Assemblée générale des Nations qui s’est ouverte lundi à New-York, se vivra par visioconférence pour Ali Bongo. Eclaboussé par le scandale des Casques bleus violeurs présumés de 5 jeunes filles mineures en Centrafrique, le président gabonais n’a pas daigné s’y rendre aux cotés de ses pairs internationaux. Une énième participation à minima pour Ali Bongo qui prendra la parole virtuellement ce jeudi derrière son écran d’ordinateur.

Alors que depuis lundi, les représentants des grandes nations du monde sont présents à New-York pour la toute première assemblée générale des Nations unies en présidentiel de l’ère coronavirus, Ali Bongo a préféré ne pas s’y rendre. C’est le ministre des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet Boubeya et notre ambassadeur auprès des Nations unies qui assurons cette présence physique gabonaise.

Il faut dire que le Gabon a essuyé la semaine dernière un cinglant revers de la part de l’organisation onusienne avec le renvoi de ses soldats engagés dans la mission de paix en Centrafrique. Une déconvenue que n’avait pas prévu Ali Bongo. C’est en effet le secrétariat général des Nations unies qui a pris cette décision fatidique d’exclure le Gabon le 14 septembre dernier, devant le retard pris par le pays pour désigner son enquêteur devant rejoindre le bureau d’enquête de l’ONU. Une enquête ouverte pour abus et exploitations sexuels commis par le contingent gabonais sur 5 mineures centrafricaines.

Une absence assumée par Ali Bongo qui avait déjà annoncé lundi le contenu de sa prise de parole onusienne de ce jeudi soir. « Dans le discours que je vais prononcer à l’occasion de la 76e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU, j’exhorte la communauté internationale à tirer pleinement les leçons de la pandémie de COVID-19 en renforçant la coopération et le multilatéralisme qui sont indispensables à l’équilibre mondial », écrit-il sur son compte Facebook.

Avant d’embrayer sur ses thèmes de prédilection : le climat et la faune. « Elle doit également faire de l’adaptation aux changements climatiques une priorité absolue et y consacrer les moyens nécessaires. Il en va en particulier de l’avenir de l’Afrique, continent qui subit de plein fouet les conséquences de la perturbation du climat ». Un discours pré-enregistré qui sera diffusé ce jeudi au cours de cette 76e assemblée générale des Nations unies.

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 21:40
Telecel signe un accord de partenariat avec Lynk
Telecel signe un accord de partenariat avec Lynk

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Telecel signe un accord de partenariat avec Lynk pour étendre sa connectivité en Centrafrique

 (Agence Ecofin)  23 septembre 2021 15:25 - La Covid-19 a contribué en 2020 à l’augmentation de la demande en services télécoms à travers la Centrafrique. Mais l'actuelle couverture télécoms moyenne du pays empêche de la satisfaire. Telecel s’est associé à un partenaire international pour contourner cet obstacle depuis l’espace.

L’opérateur de téléphonie mobile Telecel Centrafrique a signé un accord de partenariat avec Lynk, un fournisseur de connectivité par satellite. Annoncé mercredi 22 septembre, l’accord permettra à Telecel d’étendre son offre de connectivité à davantage de consommateurs à travers le pays. Via la technologie proposée à Telecel Centrafrique, Lynk donnera aux populations la capacité de se connecter directement au réseau télécoms satellite depuis un téléphone standard non modifié sans nécessairement passer par une tour télécoms au sol.

Pour Malek Atrissi, le président-directeur général de Telecel Centrafrique, le contrat signé avec Lynk marque la prochaine « étape pour garantir à nos clients la meilleure expérience télécoms non-stop possible. Nous croyons fermement à la fourniture de solutions innovantes et à la pointe de la technologie qui permettent de connecter ceux qui ne le sont pas dans notre pays. Le service de Lynk est essentiel pour résoudre ce problème ».

« En s'associant à Lynk, Telecel vise à combler la fracture numérique en étendant ses services à toute la population, où qu'elle se trouve », a-t-il souligné.

Le dernier rapport de l’Autorité de régulation des communications électroniques et la poste (ARCEP), publié au troisième trimestre 2020, estimait le taux de pénétration du mobile autour de 48% pour le parc total, et à de près de 31% pour le parc actif. Telecel occupait la seconde place du marché, avec 37% des parts, derrière Orange qui détenait 48% et devant Moov Africa RCA avec ses 15%. Avec un taux de couverture de la population en réseau mobile estimé par l’Arcep à 56,33%, il ressort qu’une grande partie de la population centrafricaine demeure privée d’accès aux services télécoms faute d’installations télécoms dans leur zone de vie.

En contournant la faible infrastructure télécoms au sol par le satellite Telecel Centrafrique a l’opportunité de toucher davantage de personnes, d’améliorer ses parts de marché et ses revenus financiers qui représentaient 45% de la valeur du marché télécoms centrafricain – 9 496 209 349 FCFA (17 millions USD) – à la fin du mois de septembre 2020.

Muriel Edjo

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 21:31
France/Russie : guerre froide en Centrafrique
France/Russie : guerre froide en Centrafrique

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https://www.lemediatv.fr/ 23 SEPTEMBRE 2021 - 19H00

Une équipe de journalistes du Média s’est rendue en Centrafrique afin de documenter le conflit en cours dans cette zone de guerre où les tensions entre les rivaux français et russes sont avivées. Un reportage de Filippo Ortona et de Thomas Dietrich.

Après une guerre civile dévastatrice, la République Centrafricaine semble retrouver petit à petit la paix. 

Malgré la présence encore active de groupes rebelles, la page du conflit armé se tourne progressivement. La France, ancienne puissance coloniale, s’est quasiment retirée du pays, après avoir multiplié les compromissions. À la place, la Russie a fait son nid. 

Depuis 2018, les paramilitaires du groupe Wagner (une agence de mercenaires proche du Kremlin) sillonnent les rues de la capitale et les lignes de front. S’ils ont aidé à vaincre les rebelles, ils sont aussi accusés d’avoir commis des exactions contre les civils, et d’exploiter les ressources minières dont le pays regorge. 

Depuis 2018, les paramilitaires du groupe Wagner (une agence de mercenaires proche du Kremlin) sillonnent les rues de la capitale et les lignes de front. S’ils ont aidé à vaincre les rebelles, ils sont aussi accusés d’avoir commis des exactions contre les civils, et d’exploiter les ressources minières dont le pays regorge. 

Entre les jeux des grandes puissances et la corruption des élites locales, c’est la population centrafricaine qui paye le prix fort. Cette population oubliée à qui nous avons voulu redonner la parole.

Dans ce reportage inédit, Le Média s’est rendu en Centrafrique, en pleine zone de guerre, pour documenter au plus près du terrain la responsabilité de la France et de la Russie dans le conflit centrafricain ; enfin, nous avons montré comment les seigneurs de guerre jouissent d’une impunité quasi-totale de la part des autorités locales.

France/Russie : guerre froide en Centrafrique
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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 21:24
"Pour une paix durable, il faut la justice" Card Nzapalainga et Imam Ouasselegue

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INTERVIEWS EXCLUSIVES

"Pour une paix durable, il faut la justice"

https://www.dw.com/ 22.09.2021

Interview avec le cardinal Nzapalainga, archevêque de Bangui, et l’imam Abdoulaye Ouasselegue, secrétaire général du Conseil supérieur islamique de Centrafrique.

Nos deux invités cette semaine sont le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, et l’imam Aboulaye Ouasselegue, secrétaire général du Conseil supérieur islamique de Centrafrique.

Les deux hommes sont en tournée en Europe en ce moment. Passage par l’Onu pour rappeler à l’organisation les violences dans le pays et ils étaient présents pour des projections du film Siriri, à Berlin.

Ce film revient sur le travail pour la paix du cardinal Nzapalainga et de son ami, l’imam Oumar Kobine Layama, décédé d’une maladie l’an dernier. Un réalisateur, Manuel von Stürler, les a suivis pendant trois ans pour raconter leur combat pour la paix en Centrafrique.

Ce combat, le cardinal Nzapalainga et l’imam Abdoulaye Ouasselegue le continuent. Ils en parlent avec Hugo Flotat-Talon ce matin.  
 

DW : Première question, à vous, cardinal, sur ce film documentaire Siriri : ça vous a fait quoi  de vous voir à l’écran ?  

Cardinal Dieudonné Nzapalinga : Ce film, le premier jour où je l’ai vu, j'ai eu beaucoup d'émotions. Parce que j'ai pensé à mon frère l’imam Kobine Layama, avec qui nous avons mené ce combat. Et nous avons toujours dit que notre destin est uni. Et beaucoup de souvenirs me revenaient en tête. En même temps, ce film vient aussi rappeler aussi la souffrance du peuple centrafricain et son inspiration au retour à la paix.  

DW : Votre binôme de la paix est décédé d’une maladie l’an dernier… Quel binôme formez-vous aujourd’hui avec l’imam Ouasselgue à coté de vous ? C’est une continuité ? Quelque-chose de nouveau ?    

Cardinal Dieudonné Nzapalinga : Pour moi, la mission commencée continue. Mais cette mission continue autrement. Parce qu'Abdoulaye Ouasselegue n’est pas Kobine Layama. Ils sont différents. Et pourtant les deux sont des leaders religieux. Et moi j’accueille comme un don les responsables avec qui je dois cheminer pour inviter les uns les autres a dépassé leurs particularismes.  

Imam Aboulaye Ouasselegue : Disons que la disparition de l'imam a laissé une douleur atroce pour nous. C’est un illustre personnage qui a donné toute sa vie pour défendre le dialogue interreligieux, le vivre ensemble, en mot : la paix. Et pour cela il fallait quand même quelqu'un pour pouvoir porter encore le flambeau, parce qu’on ne doit pas baisser les bras quand on est face à une certaine réalité qui interpelle les responsabilités des leaders religieux.  

DW : Continuez-vous à dire que ce n’est pas un problème religieux, tous ces conflits depuis des années ? 

Imam Aboulaye Ouasselegue : Ce qui nous réconforte, c'est le fait que ceux qui disaient hier que c'était un affrontement ou une confrontation interconfessionnelle ce sont déjugés eux-mêmes. Parce qu'ils ont fusionné pour constituer une seule faction à la conquête du pouvoir. Donc, pour nous leaders religieux, c'est déjà une victoire. 

DW : Vous faites référence à l'annonce en décembre dernier, de la fusion des trois principaux groupes armés qui ont formé la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Et, justement, ces groupes, vous les avez rencontrés, vous n’avez pas hésité à aller leur parler quand ils menaçaient Bangui en début d’année. Comment faites-vous et est-ce que vous avez l’impression que ça aide réellement sur le terrain ?  

Imam Aboulaye Ouasselegue : Notre stratégie, c'est d'essayer de leur faire prendre conscience de la gravité de la situation. Nous nous évertuons à parler à travers tous les moyens mis à disposition. A savoir : les serments, les prédications et autres appels ou sensibilisations, pour que ces gens-là comprennent que la violence ne résout aucun problème. Mais notre grand souhait aussi, c'est de voir un jour aussi, tous ceux qui ont donné toutes les formes de souffrance ou des violences envers  la population... Il faudrait qu'un jour la justice prenne ses responsabilités et leur demande : "Pourquoi vous avez fait ça ?". Pour garantir une paix durable, il faut faire régner la justice 

DW : Vous étiez récemment à l’Onu… Vous pensez que l’organisation peut plus ou peut faire autrement ? Il y a déjà 15.000 personnels sur place… Des casques bleus gabonais viennent d’ailleurs d’être retirés du territoire après des accusations d'exploitation et d'abus sexuels …  

Imam Aboulaye Ouasselegue : L'Onu doit appliquer de manière stricte ce que le conseil de sécurité lui avait conféré. 

DW : Qu'est-ce que ça veut dire  exactement ?  

Imam Aboulaye Ouasselegue : On vient pour protéger, on ne vient pas pour exposer, on ne vient pas pour éclabousser, on ne vient pas pour aggraver la souffrance. Donc appliquer de manière stricte, c'est de le faire avec l'éthique de ce que nous appelons les droits humains. 

DW : On parle insécurité. Ce n’est pas un problème seulement en Centrafrique. Le Mali discute en ce moment avec la société russe Wagner sur un éventuel déploiement de paramilitaires. Il y en a déjà en Centrafrique justement. Comment voyez-vous tout cela ?  

Cardinal Dieudonné Nzapalinga : Il faut dire les choses. Vous allez en Irak, en Afghanistan… Vous trouvez ce genre de choses. Ce n’est pas une pratique nouvelle. Et nous savons bien que le mandat de la communauté internationale, de l’Onu, ne permet pas que les militaires de l’Onu puissent entrer dans la brousse, les forêts, pour parler, pour arrêter. Nous avons maintenant d’autres protagonistes qui entrent dans les forêts. Maintenant, ce que moi je demande, c’est qu’on respecte les droits humains.  

DW : Question ouverte : que vous souhaiter à tous les deux pour les mois, les années à venir ?   

Cardinal Dieudonné Nzapalinga : On souhaite, à nous, mais surtout à la population, la paix. Que les uns et les autres comprennent qu’il est temps de nous regarder comme des frères. Il est temps de pouvoir construire ce beau pays, il y a de la place pour tout le monde. Et qu’on cesse, par convoitise, de venir prendre aussi - parce qu’il y a un enjeu géostratégique- les richesses. Les richesses sont là pour la population. Et elles ont droit aussi à une route. Elles ont droit aussi à un hôpital. Elles ont droit à une école, à une université… Donc nous en appelons à la responsabilité des uns et des autres.

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 21:10
Un nouveau groupe armé contesté en Centrafrique

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https://www.dw.com/ 23.09.2021

Le cercle des groupes armés s'élargit en Centrafrique et passe officiellement de 14 à 15. Mais la société civile n'est pas d'accord avec ce décompte.

Le nouvel acteur parmi les groupes armés recensés par les autorités de République centrafricaine est composé de militaires, de policiers et de gendarmes en fonction qui sont fidèles à l'ancien président, François Bozizé, ou qui revendiquent pour certains leur droit à la retraite.

Ils sont mentionnés par une étude actualisée des groupes armés et de leurs revendications, établie par un groupe d'experts nationaux et internationaux. 

Cartographie précise

L'étude a pour but de dresser une cartographie actuelle des groupes armés actifs en République centrafricaine.

Le général de corps d'armée Jean-Pierre Dolowaya estime que ces groupes armés se ravitaillent au Soudan, au Tchad, au Cameroun mais aussi à Bangui. Devant la presse, il a ainsi détaillé les acteur présents : 

"En dehors de ces 14 groupes, notre attention devrait être désormais attirée sur le fait qu'il y a un autre paradigme. Il y a maintenant un 15e groupe que nous devons prendre en compte dans nos analyses. Ce groupe est donc composé des militaires qui sont en activité, les forces de défense et de sécurité puisque c'est toutes les catégories militaires, policiers et gendarmes etc. et aussi les militaires qui sont appelés à faire valoir leur droit à la retraite.

Dans quelle zone ces groupes armés sont-ils plus concentrés ? D'abord la zone nord est, c'est-à-dire la préfecture et de Vakaga et c'est là que nous avons un effectif pléthorique et le taux de virulence élevée. Ensuite vient la zone centre, Ouaka, Nana Gribizi et Kemo suit la zone nord-ouest, Ouham et Ouham Péndé ensuite nous avons la zone ouest Nana Mambéré, Mambéré-Kadéï suit la zone nord-est Haute Kotto, Basse Kotto et Mbomou ensuite la zone sud, Ombelle M'poko Bangui et ses périphéries"

Des groupes hétérogènes à désarmer

Les revendications des différents groupes sont variables : certains luttent pour une partition du pays, d'autres réclament de pouvoir participer à la gouvernance étatique, et d'autres encore défendent des intérêts économiques et commerciaux. Jean Wilibiro Sacko, ministre d'Etat en charge du désarmement estime qu'il était nécessaire d'identifier ces différents mouvements.

"Il nous faudrait clarifier tout ça, classer tous ces groupes dans ces différentes catégories et ensuite voir comment planifier les opérations à venir du DDR sur le plan national pour réellement atteindre les objectifs."

La Minusca n'a pas souhaité commenter cette déclaration. Cependant cette approche est rejetée par la société civile.

Risques de frustration

Paul Crescent Béninga, enseignant chercheur est porte-parole du groupe de travail de la société civile. Il reconnaît que "les policiers, Faca [soldats] et gendarmes ont rejoint" des  mouvements opposés aux autorités. Mais selon lui, il ne s'agit pas de la CPC (Coaliltion pour le changement). Il qualifie donc l'analyse des autorités d'"erronée" et celle-ci peut, selon lui, "créer de la frustration et fausser la lecture de la situation de telle sorte que les solutions qui vont être proposées ne vont pas cadrer à la réalité du terrain".

Plusieurs radiations ont eu lieu au sein de l'armée. Et l'accord de paix que le gouvernement considère encore comme le seul cadre de discussion pour une paix durable en Centrafrique a échoué.

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 18:43
Bangui : opération de police pour mettre fin aux vols au centre-ville

 

Bangui : opération de police pour mettre fin aux vols au centre-ville

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 23 septembre 2021 13:53

Suite aux nombreuses plaintes des habitants, les Compagnies nationales de sécurité (CNS) ont lancé le 22 septembre au centre-ville de Bangui une opération dénommée "Bamara". Celle-ci vise à déguerpir les enfants de rue, chargeurs et nettoyeurs de véhicules qui profitent de leur métier pour rançonner ou voler des honnêtes citoyens qui vaquent à leurs occupations.

Pour tenter d’éradiquer ce phénomène qui prend de l’ampleur, les autorités du pays ont déployé plusieurs agents de police devant les banques et autres établissements commerciaux. Une opération saluée par une partie de la population. Pour elle, c’est dans ces endroits que ces individus profitent de dérober ceux qui viennent faire des opérations bancaires.

"Nous faisons partie des victimes de ces individus-là. Lorsqu’ils commettent leur forfait, on doit toujours donner de l’argent pour pouvoir nous faire restituer le bien. Souvent, ils nous réclament 50.000 frs. Ce n’est pas normal. Tous les jours, les policiers doivent être là afin de mettre un terme à ce phénomène" s’insurge Germaine, une vendeuse du centre-ville.

« C’est notre seul moyen de survie »

Effrayés, plusieurs de ces jeunes gens se sont repliés plus loin. Mécontents, certains déplorent la nature de cette opération policière.

"Ils sont venus me brutaliser. Par la suite, ils m’ont fouillé. Laver et charger les véhicules, c’est notre seul moyen de survie. Il est vrai que certains d’entre nous volent et font du n’importe quoi. Mais moi, je ne vole pas. Je me contente du petit sou que je gagne quotidiennement après avoir laver les véhicules" s’indigne un laveur de voitures.

 « Une société un peu malade »

Pour les autorités, la liberté de circuler doit être garantie.

"Généralement, ces badauds-là viennent au centre-ville pour voler dans des véhicules stationnés. Ils dépouillent aussi ceux qui circulent en moto par le vol à la tire. Dans la société, la liberté d’aller et de venir est très importante. Si les gens n’arrivent plus à circuler librement, c’est que la société est un peu malade" souligne Sim Joachim Daningoumandji, directeur des Compagnies nationales de sécurité.

L’opération Bamara vise à réduire le taux de banditisme dans le centre-ville. A entendre les responsables de la police, elle va se poursuivre jusqu’à la fin du mois de septembre.

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 17:30
Communiqué de presse de BGFI

 

Communiqué de presse

 

Libreville, Gabon, Le 22.09.2021

 

BGFIBank Centrafrique : naissance de la 12ème filiale bancaire du Groupe BGFIBank.
 

Le Groupe bancaire et financier BGFIBank poursuit sa quête perpétuelle de l’Excellence en donnant naissance à sa douzième filiale basée en République centrafricaine.

BGFIBank Centrafrique est née d’un rachat partiel des parts, détenues par l’État centrafricain, de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA) dans une logique de dynamisation et de renforcement de la performance de la banque. À travers ce nouvel engagement pour le financement de l’économie locale centrafricaine, le Groupe BGFIBank démontre sa capacité à s’imposer comme un partenaire de choix auprès des États et des opérateurs économiques du continent.

 Dans un environnement économique en tension, largement impacté par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid19, le Groupe BGFIBank se démarque à nouveau en s’engageant concrètement pour le développement du continent et le renforcement de ses économies à travers son implantation en Centrafrique.

 « La solidité financière du Groupe BGFIBank va ainsi permettre à BGFIBank Centrafrique de devenir la première banque qui accompagnera le financement de l’ensemble des opérateurs économiques pour le développement de la République centrafricaine » a déclaré Henri-Claude OYIMA, Président Directeur Général du Groupe BGFIBank.

Site Internet : https://groupebgfibank.com/accueil/

A propos :

À propos du Groupe BGFIBank

Le Groupe BGFIBank est un Groupe Financier International multi-métiers qui allie solidité financière, stratégie de croissance durable et maîtrise des risques, avec l’ambition d’être la banque de référence sur ses marchés en termes de qualité de service. Fidèle à ses valeurs de Travail, d'Intégrité, de Transparence, de Responsabilité et d'Esprit d'Equipe, le Groupe place la qualité de service au cœur de son métier. Il accompagne ses clients particuliers, entreprises et institutionnels dans une relation durable, avec une gamme de produits et services élargie. Le Groupe BGFIBank enrichit sans cesse son offre en s’appuyant notamment sur l’expertise de ses partenaires, s’ouvrant ainsi à de nouveaux domaines. Plus de 2300 collaborateurs présents dans onze pays accompagnent au quotidien une clientèle diversifiée au Bénin, au Cameroun, en Centrafrique, au Congo, en Côte d'Ivoire, en France, au Gabon, en Guinée Equatoriale, à Madagascar, en République Démocratique du Congo, à Sao Tomé-et-Principe et au Sénégal.
 

Contact presse :

Direction Communication & RSE Groupe

sdia@globalmindconsulting.com

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 00:17
Réunion entre le SG de l'ONU et le Président Touadera

 

Compte rendu de la réunion entre le Secrétaire général et S.E. M. Faustin Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine

 

New York, le 22 septembre 2021

 

 Le Secrétaire général a rencontré S.E. M.  Faustin-Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine. Le Secrétaire général a salué la tenue des élections présidentielles et législatives et a encouragé le Gouvernement à poursuivre ses efforts pour que les élections locales se tiennent en 2022, avec l’appui des Nations Unies.  

Le Secrétaire général et le Président ont discuté des efforts en faveur d’une résolution pacifique de la crise en République centrafricaine et de la protection des civils, notamment des communautés minoritaires. Le Secrétaire général a réitéré l’engagement des Nations Unies à soutenir la République centrafricaine et a souligné l’importance de la bonne coopération entre le Gouvernement et les partenaires internationaux, notamment la MINUSCA.

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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 23:53
RCA : 75 millions USD de la Banque mondiale pour doper le réseau routier transfrontalier

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Centrafrique : 75 millions USD de la Banque mondiale pour doper le réseau routier transfrontalier

(Agence Ecofin) 22 septembre 2021 15:51 - Fortement enclavée, la République centrafricaine se rabat principalement sur le port de Douala (Cameroun) pour ses échanges commerciaux. Mais en plus d'être privé d’une façade maritime, le pays est tiré vers le bas par plusieurs décennies de conflits armés qui empiètent sur son décollage économique. 

Le chef de l’Etat de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera, et Ousmane Diagana, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l'Afrique centrale, ont signé, le vendredi 17 septembre, deux accords de financement dont l’un servira à densifier le réseau routier.

L’enveloppe de 75 millions $ qui représente la tranche du financement dédiée aux infrastructures de transport permettra de réhabiliter le corridor Bangui-Douala, la principale voie d’approvisionnement du pays qui constitue en même temps un axe essentiel du réseau communautaire de la CEMAC, parce que reliant également le Tchad. Les fonds serviront aussi à l’ouverture d’une route vers le Soudan. 

L’investissement global nécessaire pour la réalisation de ces ouvrages se chiffre à 86,50 millions $, l’apport de l’institution de Bretton Woods étant déjà approuvé depuis juin 2021. Le reste du financement, soit 11,5 millions $, sera pourvu par l’Agence française de développement.

Pour la Banque mondiale, « L'objectif du projet est de restaurer la connectivité de base des routes rurales dans les zones ciblées, d’améliorer la résilience climatique et la sécurité du corridor routier de Bangui à la frontière camerounaise, et de fournir les éléments constitutifs d'une gestion améliorée et résiliente du secteur routier ».

Long de 1 500 km, l'itinéraire Douala-Bangui constitue le maillon essentiel par lequel transitent des flux de marchandises estimés, d’après les statistiques de la douane camerounaise, à environ 55 milliards de FCFA (98,37 millions USD) en provenance ou à destination du port de Douala. Malheureusement, ce parcours n'est pas des plus aisés en raison des défis sécuritaires qui prévalent en République centrafricaine et du nombre exagéré de postes de contrôle qui perturbent le libre-échange et l’intégration sous-régionale.

Henoc Dossa (stagiaire) 

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