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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 17:06
INVITÉ AFRIQUE RFI : PM centrafricain Firmin NGREBADA
INVITÉ AFRIQUE RFI : PM centrafricain Firmin NGREBADA

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Centrafrique: «Le prolongement du mandat du président est une spéculation politicienne»

 

http://www.rfi.fr/ 30/04/2020 - 08:47Carine Frenk

 

En Centrafrique, l’Autorité nationale des élections a confirmé hier la date du 27 décembre pour le premier tour de la présidentielle et des législatives. Mais si ces élections venaient à être repoussées de plusieurs mois en raison de la situation sanitaire ou sécuritaire, le président Touadéra pourrait-il assurer son propre intérim ? La question reste entière. Un projet d’amendement de la Constitution porté par des parlementaires est sur la table du gouvernement. Mardi, l’ancien président François Bozizé a mis en garde le pouvoir contre une telle modification, sur RFI. Aujourd'hui, Firmin Ngrebada, le Premier ministre, lui répond.

 

RFI : François Bozizé se prononce très clairement contre une éventuelle prolongation du mandat du président Faustin Archange Touadéra. « C’est contraire à la Constitution, c’est une provocation, un risque pour la stabilité du pays », dit-il. Que lui répondez-vous ?

 

Firmin Ngrebada Mais qui a parlé du prolongement du mandat du président Faustin Archange Touadéra. A ce que je sache, le président de la République travaille pour tenir le délai prévu par la Constitution. Et le chronogramme établi par l’Autorité nationale des élections respecte ces données. Et j’ai reçu l’instruction du président de la République d’engager le gouvernement à travailler dans ce cadre-là. Donc, la question du prolongement du mandat du président de la République n’est qu’une spéculation politicienne. Cela ne vient pas de lui.

Mais ces « spéculation », comme vous dites, émanent d’une proposition de loi des députés de la majorité présidentielle notamment…

Ce sont des préjugés que les personnes de mauvaise intention véhiculent. L’initiative parlementaire ne vient pas que des députés de la majorité. Cela vient aussi des députés de l’opposition et d’autres composantes de l’Assemblée nationale. Les parlementaires donc ont pris cette initiative. Mais pour autant, cela ne veut pas dire que le président de la République en est l’auteur et qu’il veut absolument appliquer un glissement. Alors la question étant soumise à l’analyse du gouvernement, nous allons aviser.

Et est-ce que le gouvernement soutient cette initiative ?

Le gouvernement travaille en collégialité. Nous allons nous prononcer sur la question et notre position sera rendue publique.

Faut-il comprendre les propos du président François Bozizé comme une mise en garde ?

(rires) Mais l’ancien président Bozizé ne peut mettre en garde personne. Pour nous, l’ancien président Bozizé est un citoyen centrafricain qui est rentré d’exil, qui a en face de lui des institutions légitimes. Et je ne comprends pas qu’un citoyen ordinaire puisse mettre en garde des autorités légitimes. Au nom de quoi il le ferait ?

Alors François Bozizé n’a pas encore officialisé sa candidature. Mais il assure que rien ne l’empêche d’être candidat. Etes-vous d’accord ?

L’ancien président François Bozizé est un citoyen centrafricain. Donc à ce titre, il est libre de présenter sa candidature. La validation des dossiers de candidature ne relève pas de la compétence du gouvernement, mais de l’Autorité nationale des élections et de la Cour constitutionnelle. Mais pour notre part, nous pouvons affirmer qu’aucun candidat ne sera exclu de façon arbitraire.

Y a-t-il un mandat d’arrêt contre lui ?

Il y a un mandat d’arrêt déféré contre l’ancien président Bozizé depuis le 31 mars 2014 pour « assassinats, arrestations et séquestrations arbitraires, enlèvements, exécutions sommaires et extrajudiciaires ». Donc, il s’agit d’un dossier de justice. Et présentement, je n’ai pas de commentaires à faire puisqu’il s’agit d’une affaire de justice. Toujours est-il que tôt ou tard la justice passera.

« C’est ma popularité qui dérange », assure-t-il. Est-ce que la popularité de François Bozizé inquiète le président Faustin Archange Touadéra ?

Ah bon ! (rires) Il affirme être populaire. Je pense que c’est lui qui le croit. Les Centrafricains gardent à l’esprit les conditions dans lesquelles le président Bozizé est parti de ce pays et la tragédie qu’ils ont vécue après son départ ! Le pays a été abandonné. Il y a eu des morts. Par la faute de qui ? Les Centrafricains n’ont pas oublié cela. Donc, la question de la candidature du président Bozizé ne hantent la nuit de personne.  Cela n’inquiète personne.

Pourquoi dans ce cas avoir envoyé à son domicile des militaires ?

Personne n’a attaqué la résidence de l’ancien président Bozizé. Depuis le retour du président Bozizé au pays [décembre 2019], il a été même reçu par le président de la République. Pourquoi est-ce qu’il ne l ‘a pas arrêté à l’occasion de la visite qu’il lui a rendue à la présidence de la République ? A ce que je sache, rien n’oppose le président Touadéra au président Bozizé. Mais ce qui se dit, Bozizé par-ci, Bozizé par-là, n’est que le fruit de l’imaginaire de ceux qui font circuler ces mauvaises informations et fausses nouvelles.

Craigniez-vous certaines velléités de sa part ?

Nous connaissons le président Bozizé comme un homme de paix. C’est quelqu’un qui aime beaucoup son pays. Donc, nous n’imputons pas au président Bozizé des velléités guerrières ou des velléités de déstabilisation. Mais que ceux qui l’entourent aussi s’assagissent. Il ne faut pas promouvoir des idées qui ne permettent pas la stabilité, la cohésion des Centrafricains. Le vœu du président de la République aujourd’hui est de faire en sorte est que nous veillons à une élection aux résultats justes, équitables et transparents. Ce qu’il faudrait éviter, ce sont toutes les supputations politiciennes que nous observons aujourd’hui et qui sont de nature à créer un climat qui ne soit pas propice à la sérénité qui devrait donc sous-tendre l’organisation de ces prochaines élections.

 

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Centrafrique-Presse.com
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 17:04
Centrafrique : premier tour de la présidentielle programmée le 27 décembre 2020

 

 

BANGUI, 29 avril (Xinhua) -- Le premier tour de la prochaine élection présidentielle en République centrafricaine aura lieu le 27 décembre 2020, selon le nouveau calendrier électoral publié mercredi par l'Autorité nationale des élections (ANE).

Les résultats provisoires du premier tour seront proclamés le 4 janvier 2021, et les résultats définitifs le 23 janvier 2021, a précisé l'ANE.

Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue, le second tour aura lieu le 7 février 2021, et les résultats définitifs seront publiés le 9 mars 2021, alors que le président élu prêtera serment le 30 mars 2021, selon le calendrier de l'ANE.

Toutefois, a indiqué le porte-parole de l'ANE, Julius-Rufin Ngouadé Baba, tout dépendra du contexte sanitaire actuellement dominé par la pandémie du COVID-19.

La Centrafrique a enregistré à ce jour 50 cas de COVID-19, dont dix guéris, selon le dernier bilan officiel.

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Centrafrique-Presse.com
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 16:54
La Rca interdit aux chauffeurs venant du Cameroun d’entrer dans son territoire

 

Lu pour vous

 

https://actucameroun.com/ 30 Avr 2020 par Erel Djene

 

Il s’agit d’une mesure prise dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus. 

Le gouvernement centrafricain a adopté de nouvelles mesures de lutte contre la pandémie du coronavirus. Lesdites mesures concernent la massification des dépistages et le renforcement des contrôles aux frontières. Dans un communiqué qui date du 29 avril 2020, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (Minusca) fait savoir aux transporteurs routiers de cargo, qu' »aucun chauffeur ou tout passager en provenance du Cameroun ne sera permis d’entrer en République Centrafricaine « . 

La Minusca de concert avec le gouvernement centrafricain demande aux transporteurs routiers de s’organiser de façon à ce que les chauffeurs qui sont du côté de la Rca, puissent prendre une fois à la frontière, le relais des cargos. Le mercredi 29 avril 2020, le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange Maxime Kazagui a tenu une conférence de presse avec la Minusca. Il a déclaré qu’« aujourd’hui le gouvernement a commencé à massifier le dépistage, grâce notamment à l’assistance de partenaires. Nous avons décidé d’augmenter les dépistages aux frontières ».

Rappelons que la semaine dernière, le ministre de la Santé et de la Population de la République centrafricaine a sorti un communiqué à l’attention de toute personne ayant récemment séjourné au Cameroun. Ils demandaient à ceux-ci de composer le numéro 1212. Il précisait également qu’ils seront à des tests de dépistage du coronavirus. Le ministre de la Santé et de la Population centrafricain a souligné que ceux des personnes qui ont séjourné au Cameroun et qui ne se plieront pas aux mesures prescrites, seront sanctionnées. 

Notons qu’en date du 27 avril 2020, la Rca a enregistré neuf nouveaux cas de contamination au virus du Covid-19. Le nombre total publié lundi dernier est de 50. 

 

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 16:36
RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé
RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé
RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé
RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé
RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé
RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé
RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé

 

 

Centrafrique: Ndele pleure et enterre toujours ses morts

 

53 morts (25 civils), 51 blessés, un décompte fait en présence des services de la Minusca et de la Croix-Rouge locale. Ces chiffres restent toutefois encore non officiels.

Hier, des combats ont éclaté suite à l'attaque de la ville entre les rebelles de la coalition RPRC- MLCJ-PRCN  et ceux du FPRC un autre groupe rebelle. Des vidéos qui circulent montrent les soldats onusiens observant les combats avant peut-être d'intervenir après les dégâts et le retrait des rebelles de la ville.

Les images insupportables en circulation sur les réseaux sociaux présentent des dégâts humains et matériels énormes. Le marché presque incendié, les morts enterrés dans les fosses communes. 

Le FPRC demande l'ouverture d'une enquête internationale. 

 

 

Centrafrique : 25 morts, dont 21 civils, dans des combats dans le nord-est

 

le 30 avril 2020 à 17h57

Des affrontements entre groupes armés à Ndélé, dans le nord-est de la République centrafricaine, ont fait "25 morts, dont 21 civils, et 51 blessés" a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication.

"La situation reste encore confuse", a affirmé Ange-Maxime Kazigui dans un communiqué sans précision sur les belligérants. Des travailleurs humanitaires sur place affirment que des membres d'un même groupe armé rebelle, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), se sont affrontés mercredi à Ndélé.

 

 

RCA : combat de Ndélé, le bilan s’élève à 37 morts, et les RPRC se positionnent dans la ville.

 

Par Moïse BANAFIO , Journaliste et correspondant du CNC à Bria 30 avril 2020


Ndélé (République centrafricaine ) – L’attaque du marché central de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran,  ce mercredi 29 avril, par les rebelles du RPRC et leur allié du MLCJ et PRNC, fait au moins 37 morts, pour la plupart des civils. Ce jeudi matin, les tirs ont repris, et les RPRC se positionnent désormais dans la ville. Deux pick-up du FPRC récupérés par les RPRC.

La riposte des Casques bleus népalais de la Minusca et des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) n’a pas suffit de repousser les rebelles du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), appuyés par ceux du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine).

Désormais, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, située au nord de la RCA,  est occupée par plusieurs groupes armés rivaux, le FPRC, à majorité Rounga et arabe, le MLCJ, à majorité Kara, le PRNC et le RPRC, à majorité Goula.

Après les affrontements de ce mercredi 29 avril, les forces coalisées du RPRC-MLCJ-PRNC se sont repliées dans plusieurs quartiers de la ville de Ndélé, notamment Artisanat, Mourouba, Sodeca, Mbatta, et quartier hadji, désertés depuis quelques jours par les populations.

Au même moment, ils ont créé leur base au sein de l’église catholique de la ville, puis à l’école préfectorale.

Lourdement armé, les RPRC-MLCJ-PRNC ont totalement anéanti une partie de force du FPRC dans la ville en récupérant deux de leur véhicule de combat lourdement armé.

Selon un officier général du FPRC interrogé par CNC, les deux pick-up récupérés par leurs ennemis seraient en panne au moment de l’attaque, ce que le RPRC a démenti, parlant des armes lourdes positionnées sur ces véhicules qui n’avaient pas fonctionné au moment de l’affrontement.

Pour l’heure, le bilan provisoire du combat d’hier fait état d’au moins  37 morts, et des dizaines des blessés, à majorité civile.

Il y’a lieu de noter que l’attaque a eu lieu au marché central de Ndélé avant de propager dans d’autres quartiers de la ville, alors que le chef militaire du FPRC, l’ex-ministre de la Jeunesse Abdoulaye Hissen Ramadan se trouve actuellement à Bangui, dans le cadre des pourparlers intergroupes armés.

Le RPRC et le MLCJ, soutenus par le gouvernement, se battent depuis plusieurs mois avec le FPRC pour le contrôle de la ville de Birao, Bria et Ndélé.

Les populations civiles, paniquées, se trouvent actuellement par milliers dans le camp des déplacés proche de la Minusca alors qu’elles avaient été chassées par les rebelles du FPRC il y’a quelques jours en raison de la pandémie du Covid-19.

Moïse Banafio

Copyright 2020 CNC.

 

RCA : nouvelle flambée de violence à Ndélé

 

Par : Yann French.china.org.cn  le 30-04-2020

 

De nouveaux affrontements entre des groupes armés sont survenus mercredi après-midi dans la ville centrafricaine de Ndélé (nord-est), a-t-on appris de sources locales.

Il n'est pas possible pour l'heure d'obtenir les motifs de ce regain de tension déclenché autour du marché central de Ndélé où plusieurs commerçants et clients ont été tués, selon les mêmes sources.

Pendant que les combats font rage à Ndélé, Abdoulaye Hissène, chef du mouvement rebelle Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) qui a une forte présence à Ndélé, se trouve dans la capitale centrafricaine Bangui, où il a échangé durant trois jours avec le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada sur la mise en œuvre de l'accord de paix de février 2019.

Interrogé ce mercredi sur les nouveaux heurts à Ndélé, M. Hissène a affirmé ne pas disposer de détails, mais il s'est prononcé en faveur du rétablissement de l'autorité de l'Etat dans la zone.

De manière récurrente, les villes centrafricaines de Ndélé, de Birao (extrême nord-est) et de Bria (centre-nord) sont confrontées aux affrontements interethniques entre les Goula et les Rounga par groupes armés interposés.

Source: Agence de presse Xinhua

 

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 16:31
Wole Soyinka cosigne une lettre ouverte aux gouvernants africains

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Covid-19: le prix Nobel Wole Soyinka cosigne une lettre ouverte aux gouvernants africains

 

http://www.rfi.fr/  29/04/2020 - 06:41 Caroline Lachowsky

 

C’est une parole rare que nous vous proposons d’écouter. Celle du prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka. Il vient de cosigner avec 100 intellectuels d’Afrique et de la diaspora une lettre ouverte aux gouvernants africains en temps du Covid-19. Une lettre dans laquelle les dirigeants sont appelés à gouverner enfin avec compassion et à voir cette crise comme une opportunité pour un changement radical de direction... Extrait de ce grand entretien.

 

RFI : Pourquoi en pleine pandémie y a-t-il urgence à faire passer ce message collectif des intellectuels africains aux dirigeants du continent ?

Wole Soyinka : Vous posez une immense question. Pour moi, c’est le moment de rappeler nos dirigeants à l’ordre, pour leur dire « faisons en sorte que tout cela ne soit pas encore un gâchis, tirons quelque chose de positif de ce désordre universel ». Dans cette lettre qu’on m’a envoyée, j’ai immédiatement reconnu les mêmes inquiétudes dans le contexte de cette épidémie universelle, qui pose un défi très spécifique au continent africain, comme on le voit aujourd’hui.

C’est une « tempête tectonique », dites-vous, qui devrait pousser les dirigeants du continent a un « changement radical de direction » à « gouverner enfin avec compassion » 60 ans après les indépendances africaines comment réinventer d’autres manier de gouverner « à l’africaine » ou d’autres manière de faire propre à chaque pays du continent ?

Je ne vais pas utiliser l’expression « façon de faire africaine », car c’est une expression toujours sujette à débat. Cette expression a été corrompue par de nombreux dirigeants. Quelqu’un comme Mobutu avait sa « façon de faire africaine », vous voyez ? Idi Amin aussi avait sa « façon africaine ». Ils sont nombreux sur le continent africain… Regardez-les, tous citeront toujours une « façon africaine » de faire les choses. Mais cela va plus loin que ça. Il faut explorer les possibilités que nous offrent toutes nos façons de vivre que nous avons totalement négligées : une manière de vivre en communauté, la capacité de dire « d’accord pour aller jusqu’à un certain point mais pas plus loin », un vrai sens de la responsabilité vis-à-vis de son voisinage, en tant que membre d’une communauté. Ce sont des manières de faire spécifiques qui existent, mais qui ont été négligées et corrompues, et parfois délibérément récupérées par les dirigeants africains, simplement pour rester au pouvoir.

Pour moi, cette lettre veut signifier à ces dirigeants : Pourriez-vous, juste, un moment, oublier le pouvoir et penser au peuple ? Cesser de penser aux prochaines élections et réfléchir plutôt à ce qui est vraiment essentiel pour que l’humanité, sur notre continent africain, soit un pilier de notre conception globale du monde ? Regardez ce qui se passe en ce moment avec Museveni, qu’on a glorifié à une époque comme un leader révolutionnaire, conscient du risque d’abus de pouvoir, conscient de l’humanité de son peuple. Il est devenu encore un autre tyran, comme Mugabe ; il persécute des artistes comme Bobi Wine, il tue, simplement pour rester au pouvoir.

Est ce que vous iriez jusqu’à dire que cette épidémie fait office de révélateur de certaines erreurs de développement du passé ?

Tenez, regardez mon Nigeria, regardez ce que mon pays gagne avec le pétrole. Et regardez nos infrastructures : demandez-vous combien d’hôpitaux nous avons, combien d’infrastructures ? Combien d’installations nous pourrions faire réquisitionner par l’État et convertir en centres de quarantaine… En termes d’infrastructures, nous sommes l’un des États les plus pauvres de la planète. Pourquoi en sommes-nous là ? C’est sur cela que porte notre lettre ouverte. Nous disons : au moins à partir d’aujourd’hui, maintenant que les conséquences de cette terrible négligence sont flagrantes, qu’allez-vous enfin faire de ça ? Voulez-vous saisir cette opportunité pour réfléchir à notre pleine et entière existence en tant que peuple, et à votre existence à vous en particulier, en tant que dirigeant sur le continent africain… un continent qui porte une histoire d’esclavage, de colonisation, de néo-colonisation, d’exploitation sans fin ? Et si cet évènement était le moment de vous poser, pour enfin réfléchir, et vous demander si vous n’avez pas trahi votre propre peuple, trahi votre propre humanité ?

Mais ce que révèle cette épidémie ne concerne pas que les dirigeants africains, rappelons qu’à l’élection de Donald Trump vous aviez vous-même, Wole Soyinka déchiré votre carte verte, votre permis de résident permanent aux États-Unis… un geste fort que vous ne regrettez pas j’imagine ?

Pour moi ce n’était pas un problème, (rires) pas du tout ! Mais vous voyez, il a prouvé qu’il était encore pire que ce que je pensais, bien, bien pire ! Pouvez-vous imaginer en ce moment n’importe quel autre dirigeant annoncer qu’il va retirer ses fonds d’une organisation internationale dédiée à l’éradication d’une épidémie comme celle d’aujourd’hui, et qui vise plus généralement au bien-être des êtres humains ? Je me demande parfois : Trump est-il vraiment un être humain ? Est-ce qu’il fait partie de votre humanité et de la mienne ? Cet homme, je ne sais pas de quelle planète il vient.

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 13:24
Qui a peur du retour politique de François Bozizé?

Lu pour vous

 

Centrafrique: Qui a peur du retour politique de François Bozizé?

 

https://fr.sputniknews.com/ Par Anicet Simo 11:55 30.04.2020

 

Depuis son retour à Bangui, l’ancien Président centrafricain François Bozizé affiche son intention de revenir aux affaires. Alors que l’élection présidentielle dans le pays est prévue pour décembre prochain, l’ex-chef d’État se dit victime d’une «chasse aux sorcières» et dénonce des manœuvres visant à disqualifier sa candidature.

C’est une allocution au vitriol rappelant celles dont il était accoutumé du temps où il était le locataire du Palais de la Renaissance. La résidence des chefs d’État centrafricains, située dans le premier arrondissement de la capitale Bangui, François Bozizé la connaît très bien pour y avoir passé une dizaine d’années.

Une longévité somme toute honorable dans ce pays où mutineries et coups d’État ne laissent guère de répit aux hommes forts de Bangui,  aussi pères de l’indépendance ou empereurs fantasques qu’ils puissent être.

Si bien que ce 24 avril, dans une vidéo d’une trentaine de minutes, tout en faisant le tour de l’actualité nationale et s’attardant longuement sur la prochaine échéance présidentielle prévue à la fin de l’année, François Bozizé n’a laissé planer aucun doute sur ses intentions: revenir aux affaires. Pour déblayer la route, l’ancien président s’est dit victime de «toutes sortes d’accusations graves et fantaisistes», colportées contre sa personne et sa formation politique dans le seul but de le disqualifier politiquement.

«En réalité, ma popularité dérange et, de ce fait, d’aucuns ont donc décidé de me liquider, aussi bien politiquement que physiquement. C’est pourquoi mon entourage et moi-même sommes l’objet d’un harcèlement constant, destiné à nous pousser à la faute et permettant de justifier, le cas échéant, mon assassinat planifié qui serait déguisé en simple bavure», affirme-t-il dans sa déclaration filmée.

Bozizé, plus une menace politique qu’une menace sécuritaire

Depuis son retour discret au pays, en décembre 2019, au terme de six ans d’exil en Ouganda, des rumeurs de coup d’État en préparation se multiplient. «Accusations fantaisistes», clame l’ancien Président dans son allocution du 24 avril, rappelant que depuis son retour d’exil, il n’a eu de cesse «d’agiter le mouchoir blanc».

Mais pour Kag Sanoussi, président de l’Institut international de gestion des conflits dont le siège est à Lille, joint par Sputnik, tant la récente arrestation de personnes accusées de vouloir déstabiliser le pays que le passé de François Bozizé, arrivé au pouvoir à la suite d’une troisième tentative de coup d’État, feraient craindre à certains pareil scénario.

«Il n’est pas surprenant que des acteurs, politiques ou non, puissent envisager qu’il [François Bozizé, Ndlr] menace le pouvoir du Président Touadéra», conclut-il.

«Le retour de ce dernier est évidemment une menace pour le pouvoir en place», abonde dans une déclaration à Sputnik le spécialiste camerounais de la politique régionale, Éric Yombi. «Reste à savoir si c'est une menace importante ou une menace relative», nuance-t-il. En d’autres termes, s’il s’agit d’une menace sécuritaire ou politique. 

 «Les circonstances aujourd’hui ne sont plus les mêmes [que du temps de Bozizé] et le peuple centrafricain a évolué et ne tolérera pas une aventure qui l’a conduit au désastre qui se poursuit», relève, quant à lui, Kag Sanoussi. Les temps ont changé, tempérant certainement les ardeurs du putschiste récidiviste qu’a été Bozizé, comme en témoignent les indices prêchant nettement en faveur d’un retour exclusivement politique entrepris il y a cinq mois. Comment, sinon, cet ancien chef d’État en exil faisant l’objet de sanctions onusiennes et africaines aurait-il pu retourner chez lui sans avoir apporté, au préalable, des garanties suffisantes quant à sa future bonne conduite aux différents partenaires engagés dans la pacification du pays?

En choisissant, par ailleurs, la date du 15 décembre 2019 pour rentrer au pays, démontrait-il autre chose que la volonté de donner à son entreprise un caractère purement politique? Le code électoral centrafricain exige, en effet, de tout candidat au scrutin présidentiel qu’il justifie d’une résidence effective de douze mois au moins sur le territoire national. En outre,  le parti politique qu’il dirige –le Kwa Na Kwa, particulièrement implanté dans le pays– était curieusement passé dans l’opposition quelques mois seulement avant son retour d’exil.

#Centrafrique : Le #parti Kwa Na Kwa de l’ancien Président centrafricain, François Bozizé a quitté la majorité #présidentielle pour rallier l’#opposition démocratique. C’est la décision parti à l’issue du conseil national ouvert ce 12 aout à Bangui. #CARcrisis @bozize2bozize pic.twitter.com/w9GcvO4Ch7

— RJDH-RCA (@RJDH_RCA) August 13, 2019

Et c’est en toute logique que Bozizé conclut que l’inimitié du régime est liée au projet politique qu’il nourrit, qu’il n’avouait pourtant pas encore franchement. «Mon crime, disait-il encore dans sa vidéo, c’est de ne pas avoir donné la suite [favorable] que l’on exigeait de moi, lorsque de nombreux émissaires sont venus me demander de renoncer à être candidat à la prochaine élection présidentielle et d’apporter mon soutien ainsi que celui du Kwa Na Kwa au Président de la République dans sa quête de réélection.»

Le Président de la République qui entendrait se représenter, c’est Faustin-Archange Touadéra (FAT). Au pouvoir depuis 2006, voudrait-il écarter Bozizé d’une course à la présidentielle? «Possible», répond Éric Yombi, au regard du traitement peu élogieux réservé à l’ancien chef d’État depuis son retour à Bangui.

«Il a fallu que la diplomatie s'implique pour qu'il puisse être reçu par Touadera. On peut également relever le fait que le Président Bozizé n'a pas été traité avec les égards qui conviennent à un ancien Président de la République, notamment en ce qui concerne sa garde rapprochée», poursuit l’expert, visiblement bien informé.

Cependant, plusieurs en appellent à un consensus visant à permettre à toutes les parties prenantes ou alors tous les acteurs du jeu politique centrafricain de pouvoir prendre part au scrutin de décembre 2020. 

Néanmoins, pour Kag Sanoussi, «il y a en RCA une Cour constitutionnelle et une Autorité nationale des élections (ANE). C’est à elles de se prononcer le moment venu sur l’éligibilité des candidats. À ce jour, je n’ai pas connaissance d’une initiative contre une éventuelle candidature de François Bozizé», précise le spécialiste en gestion des conflits.

Autant dire que l’invalidation de sa candidature est une véritable épée de Damoclès qui pèse sur François Bozizé. Serait-ce pour dissuader le pouvoir de toute manœuvre dans ce sens que Bozizé ne cesse de monter au créneau, s’en prenant jusqu’au projet de révision de la Constitution cher au chef de l’État?

Une autre menace au processus de paix?

Le prochain amendement de la Constitution aurait simplement pour objectif, soutient Bozizé, de maintenir FAT au pouvoir au-delà de la limite de son mandat. Pour la majorité présidentielle, qui s’était prononcée en avril en faveur de cette révision constitutionnelle, celle-ci devrait permettre, au regard de la crise sanitaire qui prévaut dans le monde et en RCA, de reporter le scrutin. 

Pour Bangui, il ne s’agit en aucun cas de rallonger le mandat du Président, encore moins d'augmenter le nombre de mandats fixé par la Constitution, mais simplement de parer à la vacance du pouvoir si jamais la présidentielle ne pouvait se tenir à la date prévue à cause de l'épidémie de Covid-19.

«Pouvons-nous politiquement penser que le Président en exercice cherche à proroger son quinquennat? C’est son premier mandat et la Constitution lui donne droit à un second, s’il est élu. Ce n’est donc qu’au bout de son éventuel second quinquennat que cette question peut se poser», souligne, pour sa part, le spécialiste des conflits Kag Sanoussi.

Mais François Bozizé n’a cure des arguments des pro-FAT. Cette manœuvre peut être «porteuse d’incertitudes et de germes d’instabilité». Des propos qui sonnent comme une menace et font redouter un autre front dans un pays déjà déchiqueté par de multiples conflits. «Ce projet de révision ne peut servir de prétexte pour relancer une campagne de violence en République centrafricaine. Tous les acteurs politiques aimant leur pays doivent utiliser les règles du droit, s’il y a matière à contester», plaide pour sa part Kag Sanoussi.

Depuis 2013, la Centrafrique est le théâtre d’affrontements entre groupes armés et milices, qui commettent d’innombrables violences et exactions. Le 6 février 2019, les protagonistes de la crise qui secoue la République centrafricaine depuis 2013 ont signé un nouvel accord pour le retour à une vie normale dans le pays. Plus d’un an après, les violations du huitième accord de paix sont encore nombreuses sur le terrain. La prochaine présidentielle et le retour de Bozizé sont, de toute évidence, une autre paire de manches.

 

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Centrafrique-Presse.com
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 18:32
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le pays fait face aux défis logistiques pour la prise en charge des patients du Covid 19

 

BANGUI, le 29 avril 2020 (RJDH)---Pour une cinquantaine de personnes atteintes du Covid 19, le centre d’isolement de l’hôpital de l’amitié de Bangui ne dispose que de 13 lits pour le traitement de ces personnes.

La République Centrafricaine, aujourd'hui, a enregistré une cinquantaine de cas de covid19 dont 10 autres déclarés guéris et les 31 autres sont sous traitement. Alors que le centre d’hospitalisation ne dispose que de 13 lits. Une situation qui inquiète la population Centrafricaine sur la gravité de cette pandémie qui prend de l’ampleur dans le pays.

En réponse, le Gouvernement mettra en place des dispositifs pour contenir d’éventuels cas, l’annonce a été faite ce lundi 27 avril 2020 par le ministre de la santé et de la population. « Nous sommes en train de réfléchir dessus, d'ici demain on aura de nouvelles directives. Parallèlement des sites avaient été identifiés. Un travail a été fait, nous n’attendons pas qu’il y’ait un pic car nous savions que le nombre de cas allait augmenter, ce qui est important c'est de dépister », dit-il.  

Cette montée de cas de la maladie à nouveau coronavirus en RCA, est due au non-respect des consignes d’hygiènes édictées par les autorités du pays. "Parce qu'on va dire maintenant que le gouvernement ne fait rien mais les gens n'observent pas les mesures d'hygiène, les places mortuaires sont bondées des gens, les bus, les débits de boissons, les marchés grouillent des gens dans cette mesure, nous on va continuer de dépister, mais vous verrez que le taux va augmenter et si on respecte ces mesures, les chiffres vont descendre... mais nous prendrons déjà des dispositions pour accueillir tout le monde et les traiter ", a fait savoir le ministre de la santé.

Dans l'intervalle de deux jours, le pays a enregistré 31 nouveaux cas importés du coronavirus ce qui met à nu les failles dans les dispositifs de prévention contre le Covid 19, comme l’a indiqué le ministre de la santé et de la population.

Ketsia Kolissio

 

 

Centrafrique : Des failles enregistrées dans les dispositifs de contrôle contre le Covid 19 au PK 26, route de Boali

 

BANGUI, le 28 avril 2020(RJDH) ---Les dispositifs de contrôle visant à identifier et à réduire le risque de propagation du Covid 19 installés au Pk-26 comporte des failles selon le constat RJDH, le lundi 27 avril au PK 26.

Des éléments de la douane centrafricaine et autres services publics déployés au PK 26 souhaitent que ces dispositifs de contrôle de routine soient renforcés au niveau de la frontière Centrafricano-Camerounaise. Alors qu’il y a quelques jours, le ministre de la santé pointait du doigt la non collaboration des agents de l’Etat installés à ce point d’entrée hautement stratégique pour le pays.

Un agent au poste de contrôle de la douane indique qu’il suive à la lettre les consignes édictées par les autorités du pays. « Le personnel de l’Institut Pasteur de Bangui basé au PK26 procède aux tests des passagers en provenance du Cameroun mais il y a certains passagers qui refusent à se faire dépister. Les autorités ont donné des instructions pour que tous ces passagers soient testés avant de rentrer à Bangui. Concernant les véhiculent qui arrivent à 4 heures du matin ne rentrent pas aussitôt, ils doivent rester et attendre pour les formalités », dit-il.

Un policier, quant à lui, relève que les failles relevées se situent à la frontière avec le Cameroun et non au PK 26, « en principe les autorités doivent renforcer les dispositifs de contrôles à la frontière et aussi le dépistage doit se faire à Beloko. Quand les gens sont déclarés négatifs, ils peuvent rentrer à Bangui. Or on oublie même que des passagers descendent tout le long du trajet et cela inquiète. Même nous qui travaillons au niveau de PK 26, on s’inquiète de notre santé parce qu’à tout moment, nous sommes en contact avec ceux qui viennent du Cameroun, car il nous manque des masques, gants, et des cache-nez pour notre protection », s’inquiète-t-il.

Le pays a enregistré déjà 50 cas de Covid 19 alors que beaucoup de voix s’élèvent pour pointer du doigt les failles dans les dispositifs du contrôle.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

Centrafrique : L’administration pénitentiaire s’apprête à libérer certains prisonniers

 

BANGUI, le 28 avril 2020 (RJDH)---L’administration pénitentiaire est actuellement à pied d’œuvre en vue de faciliter la libération dans les jours prochains de certains prisonniers en République Centrafricaine selon le décret présidentiel en date du 24 avril. Une mesure visant à barrer la route à la propagation de Covid 19 dans le milieu carcéral comme le souhaite le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme.

L’administration pénitentiaire annonce la libération dans les jours prochains de certains détenus, tel que prévu par le décret présidentiel en date du 24 avril 2020. « L’administration pénitentiaire en charge est en train de mettre de l’ordre dans les dossiers des concernées conformément aux dispositions du décret », a fait savoir ce mardi 28 avril 2020 le Procureur de la République Laurent Lengade au RJDH.

Contacté sur la question, le Directeur de l’Administration pénitentiaire, Alain Gbaziale a indiqué : « Le processus est déjà en cours. J’ai déployé des équipes sur le terrain et j’attends la suite afin de boucler le dossier et procéder à la libération proprement dite ». 

C’est le samedi 25 avril 2020 que le décret n°20.160 portant libération de certains détenus visant à prévenir la propagation du Covid19 a été rendu public sur les ondes de la radio nationale.

Le décret présidentiel a fixé cinq catégories de détenus pouvant bénéficier de cette grâce liée au Covid19 dans le pays. Il s’agit des : « Les personnes prévenues, inculpées ou condamnées pour des faits qualifiés de délits ; les prévenus inculpés et condamnés mineurs ; les femmes enceintes ou allaitantes ; les prévenus inculpés ou condamnés âgés d’au-moins 60 ans et les prévenus inculpés ou condamnés souffrants d’une maladie chronique, grave ou contagieuse médicalement établi », mentionne l’article 2 du décret. 

Entre temps, l’article 3 du décret stipule: « sont exclues du bénéfice de la présente mesure les prévenus inculpés ou condamnés des faits qualifiés de crimes de : assassinat, crime de guerre, crime contre l’humanité, crime de génocide, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, incendie d’une maison à usage d’habitation et de  viol sur mineur de moins de 14 ans ».

L’article 4 de ce décret mentionne que la présente mesure ne s’applique en aucun cas aux amendes, frais de justice, ainsi qu’aux réparations.

Le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme des Nations-Unies a demandé mi-mars à ses Etats membres où le Covid19 est signalé, la libération de certains prisonniers. Une mesure visant à protéger les personnes détenues.

Cyrille WEGUE

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 18:15
 Dissolution de la plate-forme sociopolitique "E Zingo Biani"

 

 

Centrafrique: Dissolution de la plate-forme sociopolitique "E Zingo Biani"

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 27 avril 2020 15:34

 

Lancée le 29 mai 2019 à Bangui par les partis politiques de l'opposition et quelques organisations de la société civile dans le but de s'opposer aux pratiques antidémocratiques, le Front uni pour la défense de la Nation "E Zingo Biani" a mis fin à ses activités le samedi 25 avril 2020.

Composée de quatre entités venus des partis politiques, des organisations de la société civile, des syndicats et des personnalités indépendantes pour la plupart, des sceptiques de l'Accord de paix et de réconciliation de Khartoum, ce front commun soupçonnait le gouvernement centrafricain d'être en collusion avec les groupes armés. Près d'une année après sa mise en place, le front uni pour la défense de la Nation "E Zingo Biani" met fin à ses activités. Dissoute par ses propres membres, conformément à l'article 9 de sa charte, le mouvement se félicite des activités menées et de sa contribution dans l'animation de la vie politique centrafricaine. Même si les choses n'ont pas vraiment évolué, les responsables se félicitent des réalisations du front en éveil populaire. Cela fait suite, il y a quelques mois, au détachement de certains partis politiques en vue de la mise en place d'une autre plate-forme.

Après le départ de ceux-ci, il s'avère que "E Zingo Biani" n'avait plus sa nature initiale qui était au départ, une plate-forme sociopolitique. C'est comme ça que nous avons décidé de prononcer sa dissolution, qui d'ailleurs, était prévue" explique Gervais Lakosso, Coordonnateur de ladite plate-forme et responsable du Groupe de travail de la société civile, affirmant que "E Zingo Bian n'était pas à délai indéterminé. Son but était de faire la pression pour obtenir des améliorations dans le système de gouvernance avant l'enclenchement du processus électoral".

A quelques mois des élections générales, où les initiatives et stratégies se multiplient, les organisations de la société civile, certaines centrales syndicales et quelques personnalités libres se désolidarisent des actions purement politiques conformément à leurs statuts.

" La période électorale est une période intensément politique, les organisations de la société civile, les syndicats et les personnalités indépendantes ne peuvent plus continuer à s'associer avec les politiques car durant la période électorale, nous allons joué des rôles différents," a fait savoir Gervais Lakosso.    

Cette décision intervient, pendant qu'une initiative parlementaire visant la prorogation des mandats présidentiel et législatif est sur la table du gouvernement. À huit mois de la tenue des scrutins du 27 décembre 2020, dans ce contexte de pandémie de Covid-19, l'incertitude plane autour du vide constitutionnel en cas d'expiration des mandats. 

 

NDLR : E Zingo biani s'est donc rendormi !

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 18:07
Nouvel affrontement entre groupes armés à Ndele

 

Des morts et des blessés dans un nouvel affrontement entre groupes armés à Ndele

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 29 avril 2020 16:51

 

La ville de Ndele de nouveau plongée ce mercredi dans la violence. Des affrontements y ont opposé durant plusieurs heures des groupes armés. On ignore encore les raisons exactes de cette recrudescence de combats qui auraient fait des morts et des blessés. 

Alors que le chef du gouvernement Firmin NGREBADA a tenu une réunion très récemment sur la situation sécuritaire de Ndele ici à Bangui, la ville a renoué avec les tirs à l'arme lourde et légère ce mercredi 29 avril 2020. Les combats qui ont opposé deux groupes armés rivaux dont l'identité n'est pas encore clairement précisée, auraient éclaté aux environs de midi aux alentours du marché central. A l'heure actuel, il est difficile de dire avec certitude les raisons de ce regain de tension, moins encore de donner le nombre de victimes. Selon des sources contactées par RNL, des commerçants en majorité, auraient été tués ou blessés.

Joint au téléphone à Bangui où il se trouve depuis près d'une semaine, Abdoulaye Hissène, le chef militaire du FPRC, principal groupe armé qui contrôle la ville, confirme les combats mais dit n'avoir pas assez de détails. La Minusca de son côté reconnait un regain de tension à Ndele, cependant elle promet de communiquer dessus très bientôt.

Cette nouvelle tension vient ainsi replonger la population dans une grande peur. La population qui ne s'est pas encore totalement remise des derniers affrontements ethniques qui ont coûté la vie à plus d'une trentaine de personnes et occasionné d'énormes dégâts matériels.

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 17:44
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LE GOUVERNEMENT ANNONCE DE NOUVELLES MESURES DANS LE PLAN DE LUTTE CONTRE LE COVID-19, SOUTENU PAR LA MINUSCA

 

Bangui, le 29 avril 2020 – Dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus (COVID-19) en République centrafricaine, le gouvernement a annoncé mercredi de nouvelles mesures contre cette pandémie dont la massification des dépistages et le renforcement des contrôles aux frontières, a fait savoir le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Ces mesures font partie du plan national de lutte contre le COVID-19, soutenu par la MINUSCA à travers des contributions diverses.

 

Au cours de la conférence de presse conjointe avec la MINUSCA, le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui a indiqué qu’« aujourd’hui le gouvernement a commencé à massifier le dépistage, grâce notamment à l’assistance de partenaires. Nous avons décidé d’augmenter les dépistages aux frontières. Tout en annonçant que dans les jours qui viennent « une mission ministérielle se rendra à la frontière avec le Cameroun pour vérifier les mesures que nous sommes en train de mettre place sont efficaces ». Ce responsable a  ajouté que  l’exécutif va « renforcer les mesures judiciaires car il y a des gens qui sont réfractaires aux mesures préventives, mais tout en gardant les libertés fondamentales ».

 

Dans cette dynamique, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro a indiqué que la MINUSCA salue les efforts du gouvernement, appuyé par les partenaires, dans la réponse contre la pandémie notamment l’intensification des tests de dépistage et la libération d’un certain nombre de détenus pour prévenir la propagation du COVID-19 en milieu pénitentiaire. «  La MINUSCA et l’équipe pays des Nations Unies en RCA réaffirment leur soutien aux autorités dans la sensibilisation de la population sur le COVID-19, avec un accent particulier sur l’impérieuse nécessité de respecter les mesures barrières et de combattre la stigmatisation », a ajouté le porte-parole.  

 

En outre, le ministre parole du gouvernement souligne également que compte tenu de l’incapacité de l’hôpital de l’Amitié à accueillir un grand nombre de patients testés positifs au COVID-19, le gouvernement et les partenaires sont en train de travailler pour la mise en place des capacités d’isolement dans des lieux qui soient importants et sécurisés.

 

A ce sujet, le porte-parole de la MINUSCA a fait savoir que dans le cadre de contribution à la réponse médicale, la mission onusienne va soutenir le Ministère de la Santé dans « l’équipement d'un site devant être transformé en centre d’isolement à Bangui » alors qu’à  Bria, « les travaux ont déjà débuté pour la construction d’un centre d’isolement dans le cadre de la mise en œuvre du plan de réponse au COVID-19 dans la Haute-Kotto, avec l’appui de la Mission à hauteur de 12 millions de FCFA ».

 

Le porte-parole de la MINUSCA a également déclaré que la composante Police de la MINUSCA travaille avec les forces de sécurité intérieure dans le cadre d’enquêtes sur la hausse des violences basées sur le genre dans le contexte du COVID-19. « Les données enregistrées font état d’une hausse d’environ 24% des violences basées sur le genre, en particulier les violences conjugales et les viols. Entre février et avril, les cas de coups et blessures volontaires ont augmenté de 45% et les cas de viols sont en progression de 2%, affectant surtout les filles mineures», a-t-il précisé.

 

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