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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 16:22

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-04-17 13:00:21

 

La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, s’est entretenu mercredi à Bangui avec les délégués des 49 sites de personnes déplacées internes que compte la capitale pour discuter avec eux du retour volontaire des populations chez elles.

« Croyez-moi, la question des personnes déplacées internes et des réfugiés qui vivent dans des conditions invivables et celle de la protection de la population civile prise en otage par les milices armées me préoccupe jour et nuit », a dit la présidente Catherine Samba-Panza lors de la rencontre.


Les deux parties ont parlé des stratégies à mettre en œuvre en vue de sécuriser les quartiers, la construction des sites de transit et l'implication des familles d'accueil en vue du retour progressif des déplacés internes et des réfugiés chez eux.


« Comment être en paix en sachant que les mamans, mes frères, sœurs et enfants souffrent dans des abris de fortune », s'est interrogée la présidente Catherine Samba-Panza. 


Pour la maire de Bangui, Mme Yacinthe Wodobode, le déploiement prochain des casques bleus en Centrafrique est une opportunité inouïe pour la population civile de « regagner confiance et d'envisager le retour volontaire et dans la dignité dans leurs maison à ceux qui ont la chance de les conserver et pour ceux qui auront bénéficié des mesures d'accompagnement offertes par le gouvernement », a-t-elle souligné. 


« Notre problème concerne seulement le désarmement des 3è, 5è et 8è arrondissement, nous vivons l'invivable au camp Mpoko », a déclaré le délégué du site de l'aéroport.

 

Il s'est apitoyé sur le sort des occupants de ce site où descendent tous les étrangers qui arrivent à Bangui. 

 

« C'est piteux, nous vous supplions de faire quelque chose », a-t-il encore dit.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=601557#sthash.1lswgiAl.dpuf

Cathérine Samba Panza discute du retour des personnes déplacées internes

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 15:51

 

 

 

 

 

(Agence Ecofin) jeudi, 17 avril 2014 09:41  - Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le peuple, arrêté mardi 15 avril 2014, est détenu à la gendarmerie territoriale. Il a été auditionné hier 16 avril au tribunal de Bangui. Régis Zoumiri (photo), patron du journal Palmarès, séjourne quant lui à la prison Ngaragba depuis le 15 avril. Voilà la situation des deux journalistes accusés d’avoir publié des articles injurieux et diffamatoires à l’encontre de la présidente de transition en République centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

 

Régis Zoumiri a été arrêté le 10 avril. Le 15 avril, il passait devant le juge. Patrick Stéphane Akibata, récemment désigné par ses pairs comme représentant de la presse écrite au sein du Haut conseil de communication, était venu connaître l’issue de l’audition de son confrère. Il est interpelé à son tour, sur ordre du procureur de la République. Des sources proches du parquet ont alors parlé d’une garde-à-vue. « Diffamation, injures publiques, outrage au chef de l’Etat, délit de presse, ce sont les motifs qu’on m’a indiqués », a dit Patrick Stéphane Akibata au sortir du bureau du commandant de la gendarmerie territoriale.

 

Lundi, 14 avril déjà, l’Observatoire des médias en Centrafrique (Omca) avait suspendu la parution des journaux Palmarès et Le Démocrate, respectivement pour une et deux semaines. Motif : propos injurieux à l’endroit de la chef de l’Etat de la transition. Le président de l’Omca, Pierre Débato II, qualifie de « graves » les faits reprochés à Patrick Stéphane Akibata et Régis Zoumiri« Je pense que la seule option pour nous aujourd’hui est de négocier avec le procureur et la ministre de la Justice afin de trouver une solution qui puisse arranger tout le monde », a dit Pierre Débato II.

 

L’Omca va également convoquer une séance du tribunal des pairs pour traiter le cas de Patrick Stéphane Akibata. « Je crois que, dans les jours à venir, une séance publique sera convoquée pour examiner les faits qui lui sont reprochés comme nous l’avons fait pour Régis Zoumiri. D’ailleurs, il s’agit d’abord des questions qui touchent à l’éthique et à la déontologie. Donc cela rentre dans les prérogatives de l’Omca », a précisé Pierre Débato II.

 

Le président de l’Union des journalistes de Centrafrique (Ujca), Macka Gbossokotto, est également pour le dialogue. « Je suis prêt à négocier parce que c’est la vie privée d’une personnalité qui a été étalée au grand public, mais il faut que la procédure soit correcte. Il faut que nous ayons certaines précisions surtout concernant le cas Régis Zoumiri qui a été jugé par l’Omca, entendu par la gendarmerie ensuite par le doyen des juges », a dit Macka Gbossokotto.

 

Assongmo Necdem

 

 

 

(Régis Zoumiri du Palmarès)

RCA : deux journalistes arrêtés pour injures et diffamation envers la présidente Catherine Samba-Panza
RCA : deux journalistes arrêtés pour injures et diffamation envers la présidente Catherine Samba-Panza

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 13:14

 

 

 

 

Claire Hédon  RFI   17/04/2014

 

L’escalade de la violence en RCA a totalement désorganisé le système de soin et entrave aujourd’hui le déploiement de l’aide humanitaire auprès des populations.

 

Quels sont aujourd’hui les besoins ? Comment faire face aux besoins de santé courants, à l’afflux de blessés, aux conséquences psychologiques de la violence sur les populations, déplacées ou non, aux risques épidémiques… ?

 

Dr Jean-Chrysostome Gody, pédiatre et directeur du Complexe pédiatrique de Bangui en Centrafrique

 

Delphine Chedorge, infirmière et coordinatrice des opérations de Médecins Sans Frontières en Centrafrique.

 

Dr Célestin Traoré, chef du programme survie et développement de l’enfant en RCA pour l’UNICEF
 

Situation sanitaire en Centrafrique
Situation sanitaire en Centrafrique

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 13:10

 

 

 

 

La réunion de la commission politique de l'assemblée parlementaire de la Francophonie s'est ouverte mardi 15 avril au Palais Léon Mba de Libreville. Et malgré l'orientation donnée à celle-ci, les parlementaires gabonais et étrangers n'ont pas manqué de remettre sur la table des discussions, la situation en Centrafrique.

 

La réunion de la commission politique de l'assemblée parlementaire de la Francophonie s'est ouverte mardi 15 avril à Libreville.

 

Si, à l’origine, il était question de débattre de l'impact du web social dans les sociétés, les parlementaires n’ont pu s’empêcher, à l'ouverture cette commission,  d’évoquer la situation  en Centrafrique.

 

Face à la situation de quasi-guerre civile qui règne en Centrafrique, l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie qui constitue un lien démocratique entre les peuples francophones propose l’instauration de  "l'Etat de droit" comme  piste de solution pour sortir de cette crise qui perdure depuis plus d’un an.

 

La suite des discussions sera axée sur les questions en rapport avec l'évolution politique, la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit dans les pays francophones, ainsi que la question de la Francophonie numérique, avec l'impact du web social sur la citoyenneté, la démocratie et la politique.

 

Source: Gaboneco  le 17-04-2014 à 08:55:41

Assemblée parlementaire de la Francophonie : la situation en Centrafrique s’invite dans les débats

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 13:02

 

 

 

 

16/04/2014 | 19:39(Reuters) par Crispin Dembassa-Kette

 

Au moins 22 personnes, principalement des civils, ont péri dans des affrontements entre rebelles musulmans de la Séléka et milices chrétiennes "anti-balaka" lundi à Grimari, 300 km au nord-est de Bangui, la capitale centrafricaine, rapporte mercredi la Croix-Rouge locale.

 

"Il y a 22 morts, dont quatre femmes victimes de balles perdues", a déclaré Michel Sefionam, du centre médical de Grimari et membre de la Croix-Rouge, par téléphone à Reuters.

 

"Cinq Séléka et deux 'anti-balaka' ont été tués. La plupart des autres sont des civils", a-t-il dit.

 

Les violences entre chrétiens et musulmans perdurent en Centrafrique malgré le déploiement de 2.000 soldats français et plus de 5.000 soldats de la mission africaine de maintien de la paix.

 

Des versions contradictoires circulent sur l'origine et le résultat des affrontements de Grimari.

 

D'après Michel Sefionam, la majeure partie des habitants de la petite ville ont fui dans la brousse ou trouvé refuge dans la mission catholique et il ne reste dans les rues que quelques soldats français et une poignée de combattants de la Séléka.

 

Selon une porte-parole du bureau africain du HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), Wendy Rappeport, les forces "anti-balaka" auraient pris la ville aux Séléka.

 

Un officier de la Séléka dans la région, le capitaine Ahmat Nidjab Ibrahim, affirme que ses forces ont tué 95 combattants ennemis et perdu un homme dans les combats depuis le 11 avril.

 

Il a déclaré que les miliciens chrétiens avaient attaqué les positions de la Séléka dans la ville alors qu'approchaient les troupes françaises.

 

A Paris, un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré que le contingent français avait signalé une aggravation des tensions à Grimari mais n'a pu confirmer le bilan.

 

"Nous nous efforçons de contenir la violence", a-t-il dit.

 

Les exactions commises par la Séléka pendant ses neuf mois au pouvoir à Bangui, entre mars 2013 et janvier 2014, ont déclenché des vagues de représailles chrétiennes contre les musulmans.

 

Alors que la faiblesse du nouveau gouvernement transitoire l'empêche de prévenir la partition de fait du pays entre un Sud chrétien et un Nord musulman, des Centrafricains regrettent que les forces étrangères ne parviennent pas à ramener l'ordre.

 

"Nous nous demandons ce que les Français sont vraiment venus faire ici et pourquoi ils ne sont pas intervenus", explique Michel Sefionam.

 

(Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

 

Centrafrique-Combats dans une ville au nord de Bangui, 22 morts

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 12:56

 

 

 

 

GRIMARI, 17 avril 2014 (AFP) - Les enfants se mettent à courir, les yeux fous, au son de la rafale d'arme lourde : les combats entre ex-rebelles Séléka et miliciens anti-balaka bouleversent la paisible Grimari, bourgade fanée du centre de la Centrafrique.

 

Les villages sont vides, portes et fenêtres closes, à des kilomètres à la ronde. De rares poules ébouriffées rappellent que la vie, il y a peu encore, suivait normalement son cours.

 

Mardi, de petits groupes d'anti-balaka pro-chrétiens, reconnaissables à leurs multiples grigris censés les protéger des blessures, se rendaient à la queue leu-leu à Grimari (250 km au nord-est de Bangui), avait constaté l'AFP. Certains, très jeunes, portaient des machettes, d'autres de vieilles pétoires rouillées.

 

Mercredi, ce sont des véhicules des Séléka, ex-rébellion pro-musulmane en treillis beige, qui rejoignaient de nuit cette petite sous-préfecture, lance-roquette et fusils d'assaut à la main.

 

Depuis trois jours, Grimari, dont les bâtiments administratifs à un étage constituent autant de cartes postales pittoresques d'une cité coloniale oubliée, vit un cauchemar - auquel la force française Sangaris, aux blindés omniprésents, tente de mettre fin.

 

Quelque 4.600 chrétiens se sont réfugiés dans la paroisse de briques rouges de Notre-Dame de la Liesse, évidemment saturée.

 

Tous s'affolent lorsque des tirs, proches, se font entendre. Les femmes hurlent. Des enfants pleurent. Des rumeurs d'invasion de peuls armés jusqu'aux dents attisent les pires paniques. Les combats ont déjà fait plusieurs victimes.

 

Madeleine Kidjango dit avoir perdu sa nièce mardi. "Elle a voulu s'enfuir en voyant les phares des voitures des Séléka, son bébé sur son dos. Ils ont tiré sur elle", raconte la vieille dame de 80 ans, agrippée à sa canne en bois.

 

"Elle a fait 300 mètres jusqu'à chez nous. Elle pleurait, ses intestins sortaient. Elle est morte au bout de douze heures", poursuit-elle calmement.

 

Quatre orphelins demeurent, leur père étant également décédé l'an passé. Chancela, 10 ans, au t-shirt en morceaux et à la jupe jaunâtre, deviendra bientôt chef de famille, tant sa grande-tante semble peu vaillante.

 

"Mais je ne sais pas comment faire", murmure-t-elle en portant la petite Suzanne, 18 mois, finalement sauvée par sa mère.

 

- "Sortir la Centrafrique de la boue" -

 

La famille vit avec une centaine d'autres personnes dans la salle qui accueillait auparavant 53 élèves de CM2, comme l'indique le tableau noir.

 

On y lit une récitation, intitulée "le travail est notre ami", dont certains vers frappent : "Travaillez donc, travaillez... Les pauvres sont des charges pour l'humanité".

 

Assise sur un rebord de pierre, une commerçante au chômage forcé appelle la communauté internationale à "sortir la Centrafrique de la boue" et demande à la mission Sangaris de "laisser les anti-balaka chasser les Séléka".

 

"Pourquoi souffrons-nous comme ça? Pourquoi les chrétiens, toujours les chrétiens?", se lamente-t-elle.

 

A ses côtés, tous critiquent "les peuls" et "les Séléka", regroupée sous l'étiquette de "musulmans", peu importe si tous les musulmans n'ont pas pris les armes et si d'autres souffrent, comme eux, de la guerre.

 

Il n'y a pas si longtemps, les deux groupes vivaient pourtant en bonne entente à Grimari. "Des années durant, il n'y a jamais eu de bagarre interconfessionnelle", se rappelle le Père Sylvain, curé de la paroisse.

 

Mais depuis, les combats ont démarré. Et les réfugiés chrétiens, qui ne se nourrissent que de "mangues pourries", selon l'un d'eux, manquent de tout. La quartier musulman, trop dangereux, n'a pu être visité par l'AFP.

 

"Il y a déjà du paludisme. Après 72 heures de pluies, les diarrhées vont commencer", s'alarme Michel Fefionam, le chef du centre de santé de Grimari, dont les services devaient rouvrir mercredi soir, après trois jours de fermeture.

 

Plusieurs ONG et programmes onusiens sont arrivés sur place.

 

Au moins une trentaine de civils auraient péri de la main des Séléka, selon le recoupement de témoignages de plusieurs villageois. Ce que le capitaine Daoud, en poste à Grimari, qualifie de "mensonge".

 

"On a fait que répondre aux anti-balakas", qui ont attaqué les premiers et "tué des civils", explique-t-il.

 

Une source proche de Sangaris n'a pu communiquer aucun bilan.

A Grimari, Centrafrique, les groupes armés s'affrontent, la population en plein cauchemar

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 12:52

 

 

 

 

L'ONU et ses partenaires appellent à un don humanitaire pour les réfugiés en Centrafrique

 

NEW YORK (Nations Unies), 17/04/14 (Xinhua) -- Les agences humanitaires des Nations Unies et leurs partenaires ont lancé mercredi un appel de 274 millions de dollars pour aider les personnes qui ont fui le conflit en République centrafricaine (RCA) depuis décembre dernier.

 

Quatorze agences des Nations Unies, dont le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des ONG partenaires ont demandé mercredi aux bailleurs de fonds de financer des opérations d'aide d'urgence destinées aux civils qui fuient le pays depuis décembre 2013, a déclaré le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarrac lors d'un point de presse quotidien.

 

"Les agences cherchent 274.000.000 dollars pour le plan d'intervention régional en République centrafricaine afin de financer les opérations de cette année", a déclaré M. Dujarric.

La communauté humanitaire estime que les personnes ayant fui la RCA pourrait être 362.200 à la fin 2014, et c'est pour cette raison qu'elle recherche cette somme dans le cadre d'un plan régional d'aide, a expliqué le porte-parole.

 

"Toutes les agences travaillant dans la région sont dramatiquement sous-financées", a déclaré, pour sa part, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Antonio Guterres lors de la présentation du plan régional d'aide à Genève.

 

"Le HCR dépense déjà trois fois plus d'argent que le montant reçu ou promis pour cette opération d'urgence et c'est toujours largement insuffisant pour répondre aux vastes besoins de cette population. Cela ne peut pas durer", a-t-il indiqué.

 

Selon lui, des financements sont nécessaires pour satisfaire les besoins urgents en matière d'abri, de nourriture, d'eau et d'installation d'assainissement, de soins de santé, d'éducation et de besoins essentiels.

 

La crise en République centrafricaine a commencé en décembre 2012 lorsque les rebelles seleka ont lancé, dans le nord du pays, un soulèvement qui a mené à la chute du régime en mars 2013. Les combattants seleka, pour la plupart des musulmans, se sont opposés à de jeunes chrétiens regroupés dans le mouvement anti-balaka, qui vise désormais les communautés musulmanes dans la capitale Bangui et dans l'ouest du pays.

 

La violence intercommunautaire a eu un effet dévastateur sur les civils des deux communautés, avec plus de 600.000 personnes qui sont toujours déplacées à l'intérieur du pays. Ce sont principalement des femmes et des enfants ayant fui les atrocités en RCA qui arrivent dans les pays voisins.

 

 

 

(La Voix de l'Amérique 17/04/14)

 

Des agences des Nations Unies (ONU) et des ONGs ont lancé cet appel mercredi aux bailleurs de fonds, les invitant à financer des opérations d'aide d'urgence destinées aux civils qui abandonnent la Centrafrique depuis plusieurs mois.

 

Près de 200.000 personnes ont fui la violence en République centrafricaine (RCA) ces quatre derniers mois, et l’ONU estime qu’ils seront plus de 360.000 d’ici à la fin de l’année. Ces déplacés cherchent à recommencer leur vie au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo-Brazzaville.

 

« Toutes les agences travaillant dans la région sont dramatiquement sous-financées », a déclaré Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres.

 

« Le HCR dépense déjà trois fois plus d'argent que le montant reçu ou promis pour cette opération d'urgence, et c'est toujours largement insuffisant pour répondre aux vastes besoins de cette population. Cela ne peut pas durer », a-t-il estimé.

 

Parmi les besoins les plus criants: des abris, des vivres, de l’eau potable, des installations d'assainissement, les soins de santé et l'éducation.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/article/1894831.htm...

 

 

Centrafrique : les agences des Nations unies lancent un appel aux bailleurs de fonds

 

http://www.adiac-congo.com/   Jeudi 17 Avril 2014 - 12:24

 

Alors que les violences se poursuivent en Centrafrique, plusieurs agences du système des Nations unies ont demandé aux donateurs, le 16 avril à Genève (Suisse), de financer les opérations d’aide d’urgence destinées aux civils qui fuient le pays depuis décembre 2013

 

Des financements sont nécessaires pour satisfaire les besoins urgents en matière d'abri, de nourriture, d'eau et d'installation d'assainissement, de soins de santé, d'éducation et de besoins essentiels.

 

La communauté humanitaire estime que le nombre de 362 200 réfugiés pourrait être atteint fin 2014. C’est la raison pour laquelle la communauté internationale recherche la somme de 274 millions de dollars dans le cadre d’un plan régional d’aide.

 

L’ONU estime à près de 200 000 le nombre de personnes ayant déjà fui ces quatre derniers mois la violence en Centrafrique. Elles luttent désormais pour recommencer leur vie au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo. Outre les Centrafricains, les rapatriés et les ressortissants de pays tiers se comptent par milliers avec, parmi eux, des Camerounais, des Tchadiens et des Congolais qui vivaient en Centrafrique depuis des générations avant que la crise actuelle ne les ait forcés à retourner dans des pays où ils n’ont plus aucune attache, ce qui les rend vulnérables.

 

Lors de la présentation du plan régional d’aide, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a déploré le manque de fonds pour faire face aux besoins urgents. « Toutes les agences travaillant dans la région sont dramatiquement sous-financées. Le HCR dépense déjà trois fois plus d’argent que le montant reçu ou promis pour cette opération d’urgence et c’est toujours largement insuffisant pour répondre aux vastes besoins de cette population. Cela ne peut pas durer », a-t-il souligné.

 

La crise centrafricaine a commencé en décembre 2012, lorsque les rebelles séléka ont lancé, dans le nord du pays, un soulèvement qui a débouché sur la chute du régime de François Bozizé en mars 2013. Pendant des mois, les combattants séléka, pour la plupart des musulmans, ont commis des atrocités contre les chrétiens. Regroupés dans le mouvement anti-balaka, ceux-ci, à leur tour, visent les communautés musulmanes tant à Bangui, la capitale, que dans l’ouest du pays.

 

Ces violences intercommunautaires ont eu un effet dévastateur sur les civils des deux communautés, entraînant le déplacement de 600 000 personnes à l’intérieur du pays. Ce sont principalement des femmes et des enfants ayant fui les atrocités en Centrafrique qui arrivent dans les pays voisins.

 

Outre des ONG, les agences des Nations unies participant à ce plan régional sont : le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Nestor N'Gampoula

 

RCA: l’ONU et des ONGs réclament 274 millions de dollars pour aider les déplacés

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 12:25

 

 

 

 

 

17/04/14 (La Voix de l'Amérique)

 

Le conflit en République centrafricaine (RCA) pourrait menacer la sécurité de toute la région, a estimé mercredi le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Des milliers de Centrafricains fuyant le conflit dans leur pays ont traversé la frontière avec la République démocratique du (RDC), a souligné le ministre de l'Information, en ajoutant que le gouvernement de Kinshasa œuvre avec les états membres de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) pour aider la RCA à stabiliser la situation.

 

« Ce conflit nous préoccupe davantage parce que nous partageons 1.600 kilomètres de frontière avec la République centrafricaine » a dit M. Mende à la Voix de l’Amérique (VOA). « Donc, tout ce qui peut arriver dans ce pays, peut affecter notre sécurité », a-t-il ajouté dans une interview avec Peter Clottey. « C'est pourquoi nous sommes impatients d’aider à stabiliser la situation là-bas ».

 

La RDC a envoyé un bataillon de soldats et une unité de policiers en civil en Centrafrique, a poursuivi M. Mende, l’avantage étant que la plupart de ces militaires parlent les langues locales. Ce qui leur permet de raisonner plus facilement avec les factions rivales, a fait valoir le ministre. « Parce que nous partageons leur culture, nous partageons leurs langues, donc c’est très facile pour nous d'essayer d'aider quand le moment de négocier arrive », a déclaré M. Mende.

 

Il s’exprimait après qu’Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ait averti mercredi que le conflit en RCA pourrait déstabiliser la région et menacer la sécurité mondiale.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/mende-le-conflit-en...

 

 

Lambert Mende: le conflit en Centrafrique, une menace à la sécurité de la région

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:24

 

 

 

 

 

GENÈVE, 16 avril 2014 (AFP) - Attirer l'attention des gouvernements et des opinions sur la gravité de la crise en République centrafricaine et les dangers qu'elle provoque pour la région demeure difficile, a souligné mercredi Antonio Guterres, le Haut Commissaire pour les Réfugiés des Nations unies.

 

"La République Centrafricaine a le potentiel de générer une insécurité sur le plan régional qui la mette au niveau des autres grandes crises", comme le Soudan ou la République démocratique du Congo, a indiqué à l'AFP M. Guterres.

 

Environ le quart des 4,6 millions d'habitants de la RCA ont été déplacés, en majorité des musulmans qui constituent environ un cinquième de la population.

 

Environ 200.000 personnes ont fui le pays, en majorité vers le Tchad et le Cameroun voisins. Le nombre de réfugiés pourrait atteindre 360.000 d'ici la fin de l'année, selon l'ONU.

 

Les agences onusiennes ont lancé mercredi un appel pour 274 millions de dollars (241 millions d'euros) afin de prévoir les opérations dans les pays voisins, mais un appel précédent pour les opérations en RCA de 550 millions de dollars n'a été couvert que pour 200 millions.

 

"Notre présence sur le terrain dépend à la fois de la sécurité et des financements", a rappelé William Swing, qui dirige l'Organisation internationale pour les migrations.

 

Difficile mobilisation internationale pour la Centrafrique (Guterrres)

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:23

 

 

 

 

 

BANGUI 16/04/14 (Reuters) - Des milliers d'habitants de Boguila, une ville située à environ 500 km au nord de Bangui, ont fui des combats entre miliciens anti-balaka et soldats tchadiens qui escortaient un convoi de civils musulmans fuyant la Centrafrique la semaine dernière, annonce Médecins sans Frontières.

 

Selon MSF, les soldats tchadiens conduisaient au Tchad les 540 derniers habitants musulmans de la ville de Bossangoa, au nord-ouest du pays, lorsqu'ils ont été attaqués par les miliciens chrétiens.

 

Les combats ont fait au moins trois blessés et ont conduit la majorité des habitants de Boguila, soit environ 7.000 personnes, "à fuir dans la brousse dans un mouvement de panique", a précisé Stefano Argenziano, le chef de mission de MSF en Centrafrique dans un communiqué publié mardi.

 

MSF dit ne pas être en mesure de fournir un bilan plus précis faute d'avoir accès à cette région du nord de la Centrafrique où les miliciens anti-balaka se vengent sur la population musulmane des exactions menées l'an dernier par la Séléka, l'ex-alliance rebelle majoritairement musulmane qui avait chassé du pouvoir le président François Bozizé.

 

Les soldats tchadiens déployés dans le cadre de la mission de l'Union africaine (Misca), qui tente de stabiliser le pays aux côtés des soldats français de l'opération Sangaris, ont escorté des dizaines de milliers de civils musulmans hors de Centrafrique ces derniers mois.

 

Le président Idriss Déby a annoncé leur retrait au début du mois en raison des fréquents accrochages avec la population chrétienne et animiste, qui les accuse de protéger les ex-Séléka.

 

(Tangi Salaün pour le service français)

 

Des milliers de civils ont fui de récents combats en Centrafrique

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