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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 11:58

 

Lu pour vous

 

https://www.radiookapi.net/ le dim, 03/05/2020 - 11:58

 

Un réseau des présumés trafiquants d'armes et de munitions de guerre a été démantelé à Gbadolite, capitale provinciale du Nord-Ubangui. Les personnes arrêtées, avec un lot important d’arsenal militaire, ont été présentées samedi 2 mai avec leurs effets au gouverneur de province, Izato nzenge.

Ces présumés trafiquants d’armes utilisent les voies normales de fret pour expédier leur cargaison militaire. En effet, ces armes et munitions ont été appréhendées dans une agence de fret œuvrant entre Kinshasa et Gbadolite. Le gouverneur Izato Ndenge a promis de sévir :

« Grâce à la vigilance de nos services de sécurité, nous avons réussi à mettre la main sur ces munitions et sur ces armes de guerre et aussi sur les personnes impliquées. Nous sommes en plein de début. Nous allons traquer tous ceux qui de loin ou de près seront liés à cette vente de munitions, à ce trafic de munitions par la province du Nord-Ubangui. Nous allons les traquer et les déférer devant la justice militaire ».

Selon lui, ces trafiquants tentent se servir de la province du Nord-Ubangui, qui jouxte la République Centrafricaine, pour écouler leurs marchandises.

« Nous n'allons pas accepter que la province du Nord-Ubangui soit une plaque tournante de vente des munitions pour la déstabilisation de notre pays voisin, en occurrence la Centrafrique », a martelé Izato Ndenge. 

Ces armes et munitions saisies sont toutes neuves.

 

 

RDC: des armes saisies à l'aéroport de Gbadolite, une femme d'affaires arrêtée


http://www.rfi.fr/ De notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

 

Les autorités de cette province ont mis la main sur une importante quantité d’armes et de munitions en provenance de Kinshasa. Selon les premiers éléments rapportés par le gouverneur, il s’agirait d’un réseau de trafiquants qui alimentent certains groupes armés centrafricains et les bandits locaux. Plusieurs personnes ont été appréhendées avec la cargaison.

Mardi 28 avril dernier, un avion atterrit à l’aéroport de Gbadolite. Les formalités d’usage terminées, les services aéroportuaires alertent les renseignements militaires sur la présence des matériels de guerre dans du fret. Des petites bombes dites « castor » ont été récupérées et environ 1500 munitions pour fusils d’assaut AK-47. 

Sur place à l’aéroport, plusieurs personnes sont interpellées. Les premiers éléments de ces investigations conduisent les services de renseignements vers une femme d’affaire qui serait, selon le gouverneur Izato Nzege Koloke, la plaque tournante d'un réseau qui s’étendrait de Kinshasa à la frontière centrafricaine en passant par Gbadolite. 

La dame, une certaine Florence Mongo, était également présente à l’aéroport pour réceptionner ledit colis. Le gouverneur rapporte également que ce réseau alimenterait tant les bandits locaux, les coupeurs des routes que certains groupes armés de la RCA.

Des responsabilités à déterminer

La dame, qui ne serait pas à son premier forfait, a été transférée ce week-end à Kinshasa où les enquêtes se sont étendues. Selon plusieurs sources, quelques responsables de la compagnie aérienne Service Air dont l’avion a servi à transporter ce colis ont été brièvement interpellés jeudi par les renseignements militaires à Kinshasa. 

Plusieurs questions sur les responsabilités supposées de la compagnie aérienne ou celles des hauts-gradés des Forces armées de la RDC sont encore sans réponses. 

Mais les enquêtes ne font que commencer, a précisé une source au sein de l’état-major général de l’armée.

Des armes et munitions de guerre saisies à Gbadolite
Des armes et munitions de guerre saisies à Gbadolite
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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 15:08
Nord-Ubangi (RDC) : 4 personnes arrêtées pour trafic illégal d’armes

 

Lu pour vous 

 

https://www.mediacongo.net/ 01.05.2020,

 

Le gouverneur de la province du Nord-Ubangi, Izato Nzenge annonce que plusieurs armes de guerre et des munitions ont été saisies lors d’une opération menée à Gbadolite.  Quatre personnes impliquées dans ce trafic de munitions ont été arrêtées par la police congolaise.

 

« Nous avons réussi à mettre la main sur un réseau frauduleux d’approvisionnement de munitions au niveau de la ville de Gbadolite », a déclaré Izato Nzenge.

D’après le gouverneur de cette province « il s’agit précisément d’une dame qui était la plaque tournante de cette activité et traversait avec ces munitions en direction de la Centrafrique via Gbadolite pour sûrement approvisionner des groupes rebelles centrafricains ».

Il précise par ailleurs qu’qu’il s’agit « de près de 1500 munitions AK47 automatiques, dans des boîtes toutes neuves et d’un lot important de petites bombes dites castors ».

Le gouverneur de cette province précise que l’armée congolaise est  actuellement en train d’enquêter pour prendre les mesures nécessaires.

Dans un rapport publié dernièrement, un groupe d’experts de paresse Nations-Unies constate et dénonce le trafic d’armes entre la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine.

Pour eux, ce trafic est facilité par la porosité de la frontière naturelle qui sépare ces deux pays d’Afrique centrale, le fleuve Ubangi. Cette situation conforte la position des groupes armés qui pullulent dans ces deux États dont les selekas et les Antibalaka.

 

NDLR : En général, des armes, ça parle ! Il est facile de savoir d'où elles proviennent et la dame au coeur de ce trafic illicite qui a été arrêtée, pourrait également révéler l'identité de ses clients en Centrafrique si on sait la faire parler, ce qui ferait trembler sa clientèle. Ainsi on finira bien par savoir à quoi s'en tenir.

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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 12:29
Démantèlement à Gbadolité d'un réseau d'approvisionnement en munitions des anti-balaka

Lu pour vous

 

Gbadolite : Un réseau d'approvisionnement du groupe rebelle anti-Balaka de Bangui en munitions de guerre démantelé 

 

https://7sur7.cd/2020/04/30/gbadolite-un-reseau-dapprovisionnement-du-groupe-rebelle-anti-balaka-de-bangui-en

 

Dans une interview accordée ce jeudi 30 avril 2020 à 7SUR7.CD, le gouverneur du Nord-Ubangi, Izato Nzege, a confirmé le démantèlement mercredi dernier à Gbadolite, chef-lieu de cette province, d'un réseau d'approvisionnement du groupe rebelle anti-Balaka de Bangui en munitions de guerre.

Selon la même source, ce réseau composé de 4 personnes dont une femme, est bien connu par les services de sécurité et est à l'origine de plusieurs cas de braquage dans l'axe Businga, un des territoires du Nord-Ubangi.

« Le réseau a été démantelé hier. Les services des renseignements ont réussi à mettre la main sur les personnes qui étaient en train d'approvisionner le groupe rebelle anti-Balaka de la Centrafrique et les gens qui font des braquages et ravissent les salaires des enseignants sur la route qui mène vers Businga en munitions de guerre », a déclaré le gouverneur du Nord-Ubangi, Izato Nzege.

Il précise qu'un lot important de munitions de guerre récupérées auprès de ces inciviques a été présenté ce jeudi à la presse.

« Nous avons mis la main avant-hier et aujourd'hui sur un lot important de munitions de guerre dont des armes à feu toutes neuves », a-t-il renchéri.

Le gouverneur du Nord-Ubangi, Izato Nzege, dit avoir remonté cette information auprès des autorités nationales à Kinshasa.

Il sied de rappeler qu'après la signature de l’accord de paix en Centrafrique en début février 2019, 5 de 14 groupes armés signataires avaient fait part de leur désaccord avec le gouvernement Centrafricain.

 

César Augustin Mokano Zawa, à Gemena

 

 

NDLR : Tout finit par se savoir !

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 12:26
Qui est vraiment le pangolin, "bouc-émissaire" du Covid-19?

 

Lu pour vous

 

https://www.rts.ch/info/monde/11289166-podcast-qui-est-vraiment-le-pangolin-bouc-emissaire-du-covid-19-.html

 

La crise du Covid-19 a projeté un animal dans la lumière: le pangolin, soupçonné d'avoir transmis le virus à l'être humain. Mais ce mammifère, le plus braconné au monde, reste méconnu. La vétérinaire suisse Maja Gudehus, qui dirige des projets de conservation en Centrafrique, dresse son portrait.

Les huit différentes espèces de pangolin sont toutes considérées comme "vulnérables" ou "en danger", voire "en danger critique d'extinction" pour les espèces asiatiques.

En cause: "la chasse et le braconnage au niveau local et le commerce international illicite", explique Maja Gudehus, vétérinaire suisse et directrice de projets de recherche, de conservation et de réhabilitation des pangolins en Centrafrique, interrogée dans Le Point J.

Le pangolin a-t-il vraiment été "l'hôte intermédiaire" dans la pandémie de covid-19? Sa médiatisation pourrait-elle le sauver du braconnage et du trafic?

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 12:25
Nana Bakassa en détresse

 

ALERTE Nana Bakassa en détresse

 

De source très concordante et digne de foi la population de nana bakassa a organisé une marche pacifique encadrée par nos forces de défense intérieure le 29 avril 2020.

L'objectif c'est de remettre un mémorandum à la MINUSCA leur demandant de s'impliquer afin de faire partir les transhumants étrangers qui mettent en mal le vivre ensemble et la cohésion sociale dans la localité.

Je dénonce avec fermeté les agissements de ces transhumants qui n'écoutent personnes et font à leur tête par ce que le peuple est sans défense

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 12:21
NDELE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DE L'UA, LA CEEAC ET L'ONU

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) condamnent avec fermeté l’attaque meurtrière perpétrée le 29 avril à Ndélé, préfecture du Bamingui-Bangoran (centre-nord de la République centrafricaine), provoquant 25 morts et plusieurs dizaines de blessés parmi la population civile.

 

L’UA, la CEEAC et la MINUSCA déplorent les pertes en vies humaines et présentent leurs condoléances aux familles endeuillées, et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. Elles expriment également leur préoccupation face au risque de crise humanitaire alors que plusieurs centaines de personnes ont fui leurs domiciles. Ces violences sont d'autant plus condamnables qu'elles surviennent quelques jours après l'initiative du gouvernement appuyée par les garants et les facilitateurs, pour chercher avec les autorités locales et morales de la ville de Ndélé, une voie de réconciliation entre les habitants de cette ville et de leur apporter une assistance humanitaire.

 

L’UA, la CEEAC et la MINUSCA demandent que des enquêtes sur ces violences soient immédiatement menées à Ndélé, afin d’établir toutes les responsabilités et que les auteurs des violences puissent répondre de leurs actes devant la justice. Elles rappellent que les attaques contre les civils sont constitutives de crimes de guerre au regard du code pénal centrafricain et du droit international.

 

L’UA et la CEEAC, garants de l’APPR-RCA, saluent les actions entreprises par la MINUSCA, en déployant immédiatement des casques bleus pour protéger les civils et pour repousser les assaillants hors de la ville. Malgré les tensions, la situation est redevenue calme à Ndélé, où la Force de la MINUSCA mène des patrouilles.    

 

Bangui, le 30 avril 2020

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 - Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) - 72259932 | Extension : (173) 5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 11:44
RCA : Entretien avec Henri-Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget

 

Lu pour vous

 

Centrafrique : entretien avec Henri-Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget

 

 

https://www.agenceecofin.com/  N°123-Chaque vendredi

 

(Ecofin Hebdo) - Depuis 2013, la Centrafrique fait face à une crise sécuritaire qui a fragilisé l’autorité de l’Etat. Dès son élection en 2016, le gouvernement du président Faustin-Archange Touadera a mis en œuvre une stratégie axée notamment sur le numérique afin de relancer le développement du pays et ramener une paix et une stabilité durables. Dans une interview accordée à l’Agence Ecofin, Henri-Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget, explique comment le numérique peut devenir une arme de reconquête économique et sociale du pays par l’Etat.

Agence Ecofin : Votre pays sort de plusieurs années de crise sécuritaire qui ont profondément affecté son tissu économique ; on parle d’une croissance économique en recul de plus de 36% au plus fort de la crise en 2013. Comment un pays comme la Centrafrique se sort-il d’une telle situation ?

Henri-Marie Dondra : La Centrafrique est un pays résilient qui, malgré des années de crises et conflits armés, a su renouer avec une croissance économique, en hausse depuis 2016, avec un taux moyen de 4%. Pour y arriver, nous avons dû, depuis l’investiture du président Archange Touadera, il y a 4 ans, entamer un certain nombre de réformes et maintenir une discipline budgétaire en matière de réduction du ratio Dette/PIB.

« Nous avons dû entamer un certain nombre de réformes et maintenir une discipline budgétaire en matière de réduction du ratio Dette/PIB »

Malgré notre situation de fragilité, dans la zone Cemac, nous faisons partie des deux pays qui ont pu respecter en 2019, plus de la moitié des critères de convergence de notre politique monétaire. Les secteurs secondaire et tertiaire ont porté cette croissance, en raison de la bonne tenue du secteur forestier, des bâtiments et travaux publics et de la reprise dans les mines, mais également de la progression des affaires en matière de téléphonie. Le secteur primaire peine, sous l’effet de la baisse de la production agricole, liée au déplacement des populations, victimes des conflits, alors que celles-ci sont les principales productrices des vivriers et de quelques cultures de rente.

« Les estimations actuelles laissent croire que nous aurons une baisse de 7,5% du PIB si cette crise sanitaire dure.»

Cependant, il apparaît maintenant très clairement que notre économie sera durement impactée par la crise sanitaire, à travers notamment une perte importante des revenus fiscaux et douaniers. Les estimations actuelles laissent croire que nous aurons une baisse de 7,5% du PIB si cette crise sanitaire dure.

Agence Ecofin : L’un des leviers principaux choisis par votre gouvernement semble être le numérique. Quelle place occupe ce secteur dans l’agenda de redressement économique et social de la Centrafrique ?

Henri-Marie Dondra : Fort de l’expérience des pays frontaliers, le gouvernement centrafricain veut faire du numérique un des leviers primordiaux de résolution des enjeux socio-économiques du pays, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie de la population. Ceci se traduit par un engagement ferme de l’Exécutif à œuvrer pour le développement d’une économie numérique compétitive et durable. Cela se traduit notamment par les projets engagés par le ministère des Postes et Télécommunications en matière d’amélioration des infrastructures de connectivité et la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire récent sur les communications électroniques, et par les projets de digitalisation du ministère des Finances et du Budget, notamment, à travers la dématérialisation des encaissements et décaissements de l’Etat. Ces projets constituent de solides bases pour la mise en place d’un cadre favorable au développement du numérique en République centrafricaine.

Agence Ecofin : Les estimations indiquent que le taux de pénétration de l’internet et du mobile en Centrafrique est en dessous de 30%. Selon vous, qu’est-ce qui explique cette situation, surtout quand on sait que le pays dispose depuis des décennies, des richesses nécessaires pour financer sa révolution technologique ?  

Henri-Marie Dondra : Sans paix et stabilité politique, il est difficile de financer un développement et encore moins une révolution technologique. Or la récurrence des crises militaires en RCA, depuis deux décennies, nous a empêchés de mettre en place des politiques publiques structurantes et durables pour développer, d’abord et avant tout, notre capital humain, indispensable pour embrasser cette révolution numérique. C’est en cela que l’Accord de paix (APPR) signé en février 2019 est d’une importance capitale dans notre volonté de saisir les opportunités qu’offre la révolution numérique.

Agence Ecofin : Quelle stratégie votre gouvernement développe-t-il pour rattraper le retard en infrastructures de connectivité ?

Henri-Marie Dondra : Malgré ces défis, notre gouvernement a lancé le projet fibre optique en octobre dernier, avec l’ambition de doter le pays d’un data center, de centres d’innovation et d’un incubateur numérique.

« Sans paix et stabilité politique, il est difficile de financer un développement et encore moins une révolution technologique. »

Par ailleurs, nous œuvrons actuellement à opérationnaliser le Fonds de service universel pour accroitre la couverture mobile sur l’ensemble du territoire. Cela nous permettra en attendant une couverture internet par la fibre optique, de pouvoir utiliser la technologie mobile.

Agence Ecofin : Début 2019, au cours d’un entretien avec le président Faustin-Archange Touadéra, Alioune Diagne, le directeur Afrique et Moyen-Orient du groupe Orange, a milité pour la mise en place d’un cadre fiscal favorable à l’investissement dans le pays. Or, le FMI indique que le niveau actuel des recettes intérieures centrafricaines (moins de 10% du PIB) est encore trop faible pour assurer les investissements essentiels. Qu’en pensez-vous ? 

Henri-Marie Dondra : Le gouvernement est conscient de ces manquements, c’est pour cela que nous nous sommes dotés d’une charte des investissements pour attirer les investissements étrangers. Pour cela, nous avons adopté des reformes sur la réglementation, la cessation d’activités ainsi que sur la concurrence. Nous avons également facilité la création d’entreprises par la réduction du capital. Les investissements directs étrangers sont ainsi passés de 0,4% du PIB en 2017 à 1,1% du PIB en 2019. Cela nous a valu d’améliorer notre score en matière de facilité de création d’entreprises de 37 (2017) à 60,9 (2018). Et comme nous ne sommes qu’en début de mise en œuvre de ce vaste chantier de cadre fiscal favorable, nous espérons un impact plus visible à long terme.

« En guise d’exemple, nous pouvons aujourd’hui cartographier, à l’aide du numérique, le potentiel de taxation pour la niche fiscale qu’est le foncier. »

Effectivement, en matière de recettes intérieures, nous avons encore un potentiel d’amélioration :  à la fois sur l’efficacité de l’instrument fiscal, la performance de l’administration fiscale et un potentiel fiscal sous-exploité. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes dotés de cette stratégie digitale qui vise à améliorer cet instrument fiscal. En guise d’exemple, nous pouvons aujourd’hui cartographier, à l’aide du numérique, le potentiel de taxation pour la niche fiscale qu’est le foncier.

Agence Ecofin : L’un des projets phares de votre stratégie dans le numérique est le programme Patapaye, lancé depuis le début de cette année à destination des fonctionnaires centrafricains. De quoi s’agit-il concrètement ?

Henri-Marie Dondra : Les récentes crises ont vu la fermeture des établissements bancaires et institutions de microfinance dans l’arrière-pays ; cela a eu pour conséquence de freiner la bancarisation et l’inclusion financière. L’impact est tel que, chaque mois, faute de services bancaires sur leurs lieux de travail, les fonctionnaires doivent se déplacer ou encore utiliser des intermédiaires pour accéder à leur salaire, ce qui peut leur coûter jusqu’à 15% de leur revenu.

« Chaque mois, faute de services bancaires sur leurs lieux de travail, les fonctionnaires doivent se déplacer ou encore utiliser des intermédiaires pour accéder à leur salaire, ce qui peut leur coûter jusqu’à 15% de leur revenu. »

Le projet Patapaye consiste à la dématérialisation des procédures de paiement par mobile des salaires des fonctionnaires.

Agence Ecofin : Quels seront les principaux avantages d’un tel projet pour l’administration publique de votre pays ?

Henri-Marie Dondra : Pour sortir de notre fragilité, il nous faut aussi renforcer la mobilisation de nos ressources intérieures en modernisant le système fiscal et en nous appuyant sur des niches fiscales, comme le foncier.

« Nous avons la ferme volonté de mettre en place, avec l’avènement de la fibre optique, une administration numérisée. »

Cette modernisation passe par la digitalisation des procédures de déclarations et de paiement des taxes. Cela va nous permettre de mobiliser davantage de ressources pour financer les programmes publics. Certes notre volonté est d’optimiser la collecte des recettes domestiques, mais nous saisissons également cette opportunité pour améliorer la façon dont les services sont rendus aux citoyens et aux entreprises, mettant ainsi en place les bases d’un e-gouvernement. Tout cela est cohérent avec notre plan de relèvement, dont un des piliers vise à reconstruire le contrat social entre l’Etat et nos populations.

Agence Ecofin : Trois mois après le lancement de ce programme, quelles en sont les retombées ? Quels sont les principaux obstacles qui rendent difficile sa mise en œuvre ?

Bien que nous soyons dans une phase de test, plusieurs fonctionnaires ont pu disposer de leur salaire grâce à cette première phase sur leur lieu de travail ; cela contribue grandement à l’inclusion financière dans l’arrière-pays. Nous pensons déjà à généraliser ce type de paiement à d’autres usagers comme les cotonculteurs qui reçoivent des subventions de l’Etat, les étudiants pour le paiement de leur bourse, etc.

« A cela, s’ajoute un élément nécessaire à l’adoption de ce programme : l’éducation. »

Le principal défi reste l’accès à l’internet dans tout le pays via la fibre optique, mais également via une amélioration de la couverture mobile. A cela, s’ajoute un élément nécessaire à l’adoption de ce programme : l’éducation. Nous menons un travail de pédagogie auprès notamment de la jeunesse afin qu’elle puisse porter ces transformations et intégrer durablement le numérique dans son quotidien.

Agence Ecofin : Pensez-vous très prochainement, à l’image d’autres pays comme le Rwanda ou le Kenya, généraliser ce programme de digitalisation des services de paiement à toute la population centrafricaine ?

Henri-Marie Dondra  Effectivement, nous comptons bien répliquer ce programme dans d’autres préfectures que les quatre premières (Bambari, Bouar, Bossangoa et Mbaïki) dans lesquelles nous l’avons testé, durant ces trois derniers mois. Dès le 20 avril, trois autres nouvelles villes seront testées : Bangassou, Bozoum, Kaga-Bandoro et nous allons continuer ainsi jusqu’à couvrir l’ensemble du territoire. Nous avons la ferme volonté de mettre en place, avec l’avènement de la fibre optique, une administration numérisée qui nous permettra d’être plus performants, de mieux servir les citoyens et de réduire les enjeux de corruption souvent décriés.

Agence Ecofin : Malgré les différents accords de paix et stratégie de réconciliation mis en place, le territoire centrafricain reste majoritairement contrôlé par les groupes armés ; l’Etat a d’ailleurs disparu ou voit son autorité contestée dans plusieurs parties du territoire. Plus qu’une option militaire, ou politique, la révolution numérique en Centrafrique peut-elle devenir une arme de reconquête du pays par votre gouvernement ?

Henri-Marie Dondra : L’État n’a pas disparu, mais comme vous le savez, le Gouvernement ne peut prétendre restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire sans restaurer la paix, la stabilité et la sécurité ; bien au contraire la mise en œuvre de l’accord politique de paix et de réconciliation de février 2019 participe de ce retour progressif de la sécurité. La mise en œuvre de cette stratégie a permis à la République centrafricaine de connaître des avancées indéniables. Cet accord devait justement favoriser la reprise économique par le redéploiement des services publics dans les provinces et l’accroissement des investissements publics et privés. C’est d’ailleurs, dans le cadre de cette restauration de l’autorité de l’État sur l’étendue du territoire, que nous avons commencé à mettre l’accent sur les stratégies de redéploiement des fonctionnaires grâce au numérique.

« C’est d’ailleurs, dans le cadre de cette restauration de l’autorité de l’État sur l’étendue du territoire, que nous avons commencé à mettre l’accent sur les stratégies de redéploiement des fonctionnaires grâce au numérique. »

Si nous réussissons notre ambition de moderniser le service public par le numérique, notre pari d’améliorer l’accès des populations aux services essentiels : santé, éducation, inclusion financière par le numérique, rapprocher les populations par une couverture mobile plus dense, développer l’entrepreneuriat numérique chez les jeunes, alors nous pourrions envisager la révolution numérique comme arme de reconquête.

Agence Ecofin : En plein Covid-19, de nombreux pays optent justement pour cette digitalisation des services de paiement pour freiner la propagation de la pandémie. Votre gouvernement compte-t-il utiliser le besoin créé par cette pandémie pour accélérer sa stratégie de digitalisation de l’économie ? Comment ?    

Henri-Marie Dondra : Dès l’identification des premiers cas de Covid-19, nous avons pris des mesures visant l’ensemble des établissements bancaires et de microfinance, notamment en ce qui concerne l’accès des usagers aux services bancaires de base. Ces accès se font pour la quasi-majorité par des présences physiques au niveau des banques.

 

« Cet épisode du Covid-19 nous conforte dans notre choix et stratégie du numérique. »

Face à cela, nous avons justement entrepris des discussions avec les opérateurs de téléphonie et les banques pour rendre le projet Patapaye accessible au plus grand nombre afin de couvrir toutes les demandes de paiement mobile et mettre en place les bases d’un commerce électronique (factures d’électricité, d’eau, etc.). Au sujet de la dématérialisation des déclarations d’impôts et de paiement, le démarrage de la phase pilote était prévu pour le 15 avril, mais du fait de la pandémie, nous avons pris la décision de reporter son lancement au mois de juin en raison de l’impossibilité de fournir un accompagnement de proximité.

Cet épisode du Covid-19 nous conforte dans notre choix et stratégie du numérique. Nous allons continuer à coordonner les efforts pour faire avancer ce dossier qui trouve de plus en plus sa raison d’être dans les services que nous fournissons aux citoyens.

Propos recueillis par Moutiou Adjibi Nourou

 

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 17:58
RCA : Un don de 100 sceaux d’eau et 1500 savons de la fédé de Centrafrique

lu pour vous 

 

RCA : Un don de 100 sceaux d’eau et 1500 savons de la fédé de Centrafrique

 

 

http://www.footafrique.com/rca-un-don-de-100-sceaux-deau-et-1500-savons-de-la-fede-de-centrafrique/  30/04/2020

 

Tout un chacun se réserve le droit d’apporter son soutien pour lutter contre le coronavirus. Ainsi, la fédération Centrafricaine de Football a remis 100 sceaux d’eau et plus de 1500 savons à la mairie de Bangui pour combattre le Covid-19. Un don équivalent à 5 million de FCFA. C’est le Maire de la capitale qui a réceptionné les kits. Par ailleurs, des mesures draconiennes ont été prises par le gouvernement pour endiguer le Covid-19 comme « l’intensification des activités de dépistage. Pour renforcer le contrôle sanitaire des frontières, il a exigé de tous les passagers en provenance du Cameroun voisin un test obligatoire du coronavirus. La navigation sur le cours de l’Oubangui, principal cours d’eau servant de longue frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), est également suspendue.

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 17:45
MASSACRE DE NDELE : CONDAMNATION FERME DU MLPC

 

FERME CONDAMNATION DES MASSACRES DE NDELE PAR LE MLPC DE MARTIN ZIGUELE

MASSACRE DE NDELE : CONDAMNATION FERME DU MLPC
MASSACRE DE NDELE : CONDAMNATION FERME DU MLPC
MASSACRE DE NDELE : CONDAMNATION FERME DU MLPC
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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 17:24
RCA : L’UE signe un contrat à hauteur de 900 millions de francs CFA avec l’OXFAM
RCA : L’UE signe un contrat à hauteur de 900 millions de francs CFA avec l’OXFAM
RCA : L’UE signe un contrat à hauteur de 900 millions de francs CFA avec l’OXFAM

 

Centrafrique : L’Union européenne signe un contrat à hauteur de 900 millions de francs CFA avec l’OXFAM pour des projets de la lutte contre le COVID-19

 

Par Corbeaunews 30 avril 2020

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la riposte au COVID-19, l’Union européenne, le gouvernement et OXFAM, ont signé le mercredi 29 avril, un projet d’appui à la mise en œuvre d’une réponse de santé publique et sociale locale, en prévention de la pandémie du nouveau coronavirus qui sévit en République centrafricaine. Ce projet qui sera exécuté par OXFAM s’élève à hauteur de 1.350.000 euros, environ 900 millions de francs CFA, pour une durée de 6 mois avec la construction de 125 forages dans la ville de Bangui la  capitale,  et celle de Paoua, sous-préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

L’appui de l’Union européenne auprès du gouvernement dans la lutte contre la propagation du COVID-19 est loin d’être terminé.

Dans la journée du 29 avril, la mission européenne a marqué trois points supplémentaires d’aide en faveur de la population centrafricaine avec la signature d’un contrat avec OXFAM d’un projet en eau potable et assainissement à Bangui et Paoua.

C’est dans cette optique qu’OXFAM, un des partenaires de l’UE, a été sollicité pour proposer une réponse en santé publique au niveau social et local, en prévention de l’épidémie du COVID-19 à Bangui et Paoua.

Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, présente l’importance de ce projet : « Les activités du projet vont permettre aux populations d’appliquer les mesures de préventions incluant l’hygiène de base, de décontaminer les maisons et endroits à haut risque et de prévenir les risques d’autres maladies liées au manque et qualité d’eau. Les actions proposées dans le cadre de cette intervention seront alignées avec les priorités de la stratégie nationale portée par le gouvernement », a-t-elle indiqué.

La cheffe de la délégation de l’UE-RCA, a saisi cette occasion pour saluer le leadership et le courage avec lesquels le gouvernement centrafricain poursuit  la mise en œuvre de ce processus de paix tout en s’investissant dans la réponse à l’urgence du COVID-19 en prenant des mesures nécessaires à la protection de ses populations.

L’un des appuis de l’Union européenne et ses Etats membres,  sera lié  au lancement d’un pont aérien humanitaire entre l’Europe et l’Afrique, afin de passer un  message de fraternité et encourager tous les pays à l’unité et à la solidarité.

L’objectif de ce pont aérien est d’assurer la fourniture, l’acheminement et la livraison d’équipements médicaux et matériels humanitaires liés à la lutte contre l’épidémie et à son impact, mais aussi le transport de staff humanitaire, dans le but de maintenir le flux de fournitures et de personnel nécessaire à la gestion de cette crise sans précédent.

Il est à préciser que la République centrafricaine a été choisie comme le premier pays africain à bénéficier de cette initiative par le vol qui acheminera le 4 mai prochain environ 10 tonnes d’équipements médicaux et humanitaires et près de 70 staffs humanitaires de l’équipe humanitaire -pays pour faciliter la réponse à la crise. Ce pont prévoit aussi d’autres vols cargo qui auront lieu pendant la première dizaine du mois de mai 2020.

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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Centrafrique-Presse.com