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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 03:38
« La RCA, un modèle à part de l’évolution du COVID19 »

 

Lu pour vous

 

Entretien avec Dr Guy VERNET, DG de l’institut Pasteur de Bangui

 

http://letambourin.over-blog.com/ 11 mai 2020

 

Dans un entretien accordé à notre rédaction,  le nouveau directeur général de l’institut pasteur de Bangui, le Dr Guy VERNET, a donné  l’exclusivité sur la situation sanitaire en Centrafrique. Il a également abordé le sujet de la pandémie dans le pays et les perspectives de l’institut pasteur de Bangui.

 

Le Centrafrique est un pays qui éprouve d’énormes difficultés sur le plan sanitaire. Le pays enregistre un manque d’infrastructure de santé, le nombre insignifiant de médecins, docteurs et spécialistes de santé. C’est aussi l’un des pays ayant la plus faible couverture sanitaire dans le monde. L’institut Pasteur de Bangui constitue donc le socle infrastructurel en recherche et sécurité biologique pour la santé publique ainsi qu’en formation médicale et scientifique pour les étudiants et les jeunes diplômés.

 

Le  Centrafrique, à l’instar des autres pays du monde, fait face à la pandémie du coronavirus, mais contrairement aux autres pays,  il affronte le COVID19 dans un contexte où les infrastructures de santé et les moyens sanitaires font cruellement défaut. Dans cet environnement sanitaire inquiétant et délétère face à l’avancée de la « bête »,  l’Institut Pasteur de Bangui, le laboratoire de référence de l’organisation mondiale de la santé (OMS), apporte un précieux soutien technique.

Plus de 4 839 tests sont déjà effectués au niveau de l’institut pasteur et maintenant près d’une semaine au niveau du laboratoire national de Bangui, sur environ 3000 personnes. Parfois une personne peut être testée plusieurs fois en raison de suivi de cas confirmés. Pour le moment on est à 143 cas confirmés dont 12 guéris et 0 décès.

Pour le moment le pays a encore la capacité de continuer de tester les personnes.

« On n’aura pas de problème de test durant les trois ou quatre prochaines semaines. Mais nous recherchons en permanence des solutions. On a passé le cap du pic où tout le monde veut être testé, maintenant nous allons pouvoir bien nous organiser et être proactif. » a affirmé le Dr Guy Vernet.

Le constat est que la majorité des cas confirmés dans le pays sont des cas importés. 73% des cas, soit 105 personnes contaminées, sont importés. 

 « Le Centrafrique est modèle à part de l’évolution de la pandémie. Car dans les autres pays il y a une dynamique de l’épidémie assez différente… » souligne le directeur de l’institut pasteur de Bangui avant d’ajouter

« Le virus circule probablement au sein de la population, mais le nombre des cas est pour l’instant faible. C’est une très bonne chose. Parce que de toute façon l’épidémie va venir, mais si elle se fasse d’une manière lente et que si on a mis en place les mesures de contrôle efficace assez rapidement en apprenant des expériences des pays fortement touchés, son évolution sera contenue. L’important est de garder le cap de faible contamination, car la contamination de masse est très difficile en ce qui concerne la prise en charge des patients… »

L’effet pangolin

« On parle beaucoup de COVID et on se focalise dessus au point d’oublier les autres maladies. A mon humble avis, les patients doivent continuer de se dépister et de traiter les autres maladies… » a alerté Dr Vernet

Le directeur a souligné la baisse considérable relative à la fréquentation des laboratoires pour le bilan biologique habituel.

« Les bilans sanguins, bilans biochimiques sont toujours importants  pour la santé de la population… »

Si c’est vrai le COVID éclipse les autres maladies, il y a aussi beaucoup de cas rougeole, méningite, la tuberculose et le VIH.

« Nous continuons notre mission de santé publique. Nous continuons de prendre ne charge les patients du VIH, de la tuberculose. On continue la surveillance polio et on continue les suivies de fièvre jaune et du paludisme… » rassure-t-il.

L’institut a dû suspendre quelques-uns de ses projets de recherche et de formation en raison l’arrêt de la collaboration internationale due à la pandémie.

Le directeur a affirmé que l’institut pasteur pourrait également travailler sur les recherches de traitement du COVID19.

« Nous avons une capacité à participer et pouvoir mettre en place le contrôle des effets cliniques et évidemment avec toutes les garanties éthiques qui sont associées aux des effets chimiques des recherches fondamentales du traitement. » indique-t-il.

 Il a affirmé que l’institut n’est pas encore sollicité pour effectuer un effet chimique de pharmacopée traditionnelle.

« Pour l’instant nous nous sommes tous focalisés sur les diagnostiques et le dépistage du COVID19 qui constitue pour le moment notre seule force en Centrafrique… »

Pour l’utilisation des feuilles et tisanes traditionnelles le directeur a affirmé ne pas encore maitriser la pharmacopée traditionnelle centrafricaine.

« Je suis persuadé que les composés naturels contenus dans les plantes peuvent traiter le virus, mais il faut avoir l’approche globale de cette recherche et que tout l’aspect pharmaceutique soit respecté… » conclut-il.

Les perspectives avec le nouveau directeur de l’Institut pasteur

Après sa nomination le 1er mars 2020 comme Directeur Général de l’Institut Pasteur de Bangui, Dr Guy Vernet a pris fonction le 20 mars 2020. Il remplace à ce poste le Dr Jean-Pierre LOMBART au terme d’un mandat de cinq années et affirme souhaiter rapprocher encore plus l’institut et le ministère centrafricain de la santé.

« Quand je suis venu, j’ai trouvé un système qui fonctionne déjà bien. Beaucoup de choses sont faites à l’institut pasteur de Bangui mais on ne communique pas assez sur l’efficacité de la recherche de santé qui est menée en partenariat avec le ministère centrafricain de la santé… » affirme-t-il.

Il indique ne pas vouloir changer ce qui marche déjà. Ainsi son plus grand défi est de rendre à l’institut pasteur de Bangui sa place au niveau international.

« Il était, avant les événements 2013, considéré comme le plus performant en terme de recherche.. » conclut le directeur.

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 03:33
(COVID-19) RCA : le nombre de contaminations au COVID-19 franchit le seuil des 200

 

(COVID-19) Centrafrique : le nombre de contaminations au COVID-19 franchit le seuil des 200

 

Par : french.china.org.cn French.china.org.cn | Mis à jour le 15-05-2020

 

Le ministère centrafricain de la Santé et de la Population a signalé jeudi 24 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus sur le territoire centrafricain, portant à 221 le nombre total des cas confirmés.

Parmi ces 24 cas, douze cas sont importés, contre douze autres de transmissions locales, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Au début du mois, la Centrafrique ne comptait que moins de 100 cas confirmés de COVID-19. Devant la montée rapide des contaminations ces derniers temps, le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, a déploré le relâchement du respect des mesures barrières, la porosité des frontières, l'insuffisance de la mobilisation multi-sectorielle, et également la faible collaboration de certains malades.

Au regard des attitudes récalcitrantes de certains patients de COVID-19, M. Somsé a publié jeudi un communiqué menaçant de rendre publique la liste des personnes testées positives qui continueraient de refuser de collaborer avec les autorités sanitaires.

Le premier cas de coronavirus a été confirmé en Centrafrique le 14 mars. A ce jour, douze cas ont été déclarés guéris et aucun cas de décès n'a été signalé, selon le dernier bilan officiel. F

Source: Agence de presse Xinhua

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 03:29
Le Président Touadera inaugure la zone de défense nord-ouest
Le Président Touadera inaugure la zone de défense nord-ouest
Le Président Touadera inaugure la zone de défense nord-ouest
Le Président Touadera inaugure la zone de défense nord-ouest
Le Président Touadera inaugure la zone de défense nord-ouest

 

Centrafrique : opérationnalisation des Unités spéciales mixtes de sécurité

 

Par Laura French.china.org.cn le 13-05-2020

 

Les premiers éléments des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), un corps paramilitaire de la République centrafricaine (RCA) composé des forces régulières et d'ex-rebelles, sont entrés en fonction ce mardi dans la ville centrafricaine de Bouar (ouest), a-t-on appris du ministère centrafricain de la Défense nationale.

Le président Faustin-Archange Touadéra a dirigé la cérémonie officielle qui a englobé plus de 600 éléments ayant achevé leur formation entre décembre 2019 et mars 2020, selon le ministère.

Les USMS, telles qu'elles sont définies dans l'accord de paix du 6 février 2019, sont composés des forces de défense et de sécurité centrafricaines ainsi que d'éléments des groupes armés signataires de l'accord.

Les USMS sont appelés à assurer la sécurisation des couloirs de transhumance et des zones minières devant revenir sous le contrôle de l'Etat. En outre, ils devront veiller à la protection et à la sécurité des populations civiles.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : les réfugiés prendront part à la présidentielle et aux législatives dans les pays d’accueil

 

Les réfugiés centrafricains participeront dans leur pays d’accueil aux scrutins des prochaines élections présidentielle et législatives programmées en fin d’année, a déclaré lundi le ministre centrafricain de l’Administration du territoire, Augustin Yangana Yahoté.

Cette décision découle d’une réunion de concertation tenue ce lundi entre les représentants du gouvernement centrafricain et les ambassadeurs des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a-t-il indiqué.

Il est question que les pays qui ont accueilli les réfugiés centrafricains acceptent de mettre à leur disposition des locaux, leur permettant d’exercer leur droit citoyen, a indiqué le ministre, rappelant que vendredi dernier, une visioconférence a permis aux Etats partenaires de la Centrafrique de confirmer leurs engagements à soutenir le processus électoral.

Le prochain cycle électoral commencera le 27 décembre, selon le nouveau calendrier publié fin d’avril par l’Autorité nationale des élections (ANE) de la Centrafrique.

 

Xinhua

 

 

Centrafrique: Le Président Touadera inaugure la zone de défense nord-ouest

 

En accédant à la magistrature suprême de la République Centrafricaine, le Chef de l’État, Chef Suprême des Armées, Professeur Faustin Archange TOUADERA avait promis de transformer le secteur de la sécurité qui est non seulement obsolète depuis des décennies, mais qui était surtout devenue un outil au service des coups d’État.

Habitués à une armée de projection qui était projetée qu’en cas d’attaque ou de nécessité, les centrafricains vont bénéficier d’une armée de garnison proche d’eux partout où ils se trouvent sur les 623.000 Km2 de superficie que compte leur pays.

C’est dans ce contexte que le Président TOUADERA a inauguré hier mardi 12 mai à Bouar l’Etat-Major de la Zone de Défense Nord-OUEST en compagnie de l’Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique, Mme Samuela ISOPI.

Autre élément important à verser au dossier de cette montée en puissance des Forces de Défense et de Sécurité, la remise par l’Union Européenne du 3è centre de formation des Forces de Défense Intérieure du pays. Notons que la RCA disposait que de deux centres de formation des FSI: l’École de la Police du PK 10, sortie Nord de Bangui et celle de la Gendarmerie de Kolongo.

La zone de Défense Nord-Ouest concerne les préfectures de la Nana Mambéré, la Mambéré Kadéï, l’Ouham Péndé et l’Ouham.

Rappelant que depuis son accession au pouvoir, le Président TOUADERA a réussi à convaincre les partenaires internationaux et certains pays de la RCA à adhérer à sa vision d’une armée de garnison, apolitique, pluriethnique, disciplinée et professionnelle.

Cette offensive diplomatique n’a pas tardé à porter des fruits :plus de 5000 jeunes éparpillés sur toute l’étendue du territoire ont été enrôlés par l’Etat centrafricain en 4 ans de gouvernance. Un recrutement de 2600 soldats des FACA et de 1OOO éléments des Forces de Défense Intérieure était en cours lorsque le monde entier a découvert la cruauté de la pandémie à corona virus.

Absent sur le territoire depuis le début de la grande crise, le gouvernement centrafricain continue de déployer les FACA dans les provinces avec les appuis des partenaires internationaux. La ville Ndélé jadis meurtrie va accueillir dans quelques heures les Forces Armées Centrafricaines après Paoua, Bocaranga, Sibut, Bangassou, Obo, Mongoumba, Ippy, Bria, Dékoa, Kaga-Bandoro, Birao, Mbaïki, Alindao…

Au PK22 Route de Damara, les travaux de construction de la base logistique des FACA vont à bon train. Elle abritera dans quelques mois la Zone de Défense de Bangui.

Après avoir déployé les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité de la Zone de Défense Nord-Ouest pour la sécurisation des couloirs de transhumance et des sites miniers, le Gouvernement va mettre un cap sur la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui Bangoran. Cette ville qui va abriter l’Etat Major de la Zone de Défense Nord-Est, va accueillir dans quelques jours les Unités Spéciales Mixtes de sécurité en vue de leur formation à l’image de ce qu’on a vécu à Bouar.

 

Présidence 

 

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 01:55
RCA : accrochage entre des militaires et des rebelles dans le sud-est
RCA : accrochage entre des militaires et des rebelles dans le sud-est

 

 

 

Par : Yann | French.china.org.cn | Mis à jour le 10-05-2020

 

Un accrochage a opposé samedi des soldats centrafricains et des éléments du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la ville camerounaise d'Obo (sud-est), a confirmé samedi Judes Ngayako, préfet du Haut Mbomou dont Obo est le chef-lieu.

Selon M. Ngayako, l'accrochage est né d'une provocation des éléments de l'UPC, qui se sont attaqués les premiers aux Forces armées centrafricaines (FACA). La riposte rapide des FACA a dispersé les assaillants.

Sans fournir de bilan, M. Ngayako a précisé qu'il n'y a eu ni mort ni blessés parmi les FACA, qui ont rapporté à leur base d'Obo une grande quantité de matériel pris à l'ennemi.

Le préfet a dénoncé la conquête de nouveaux espaces par l'UPC notamment dans la partie sud-est de la Centrafrique, ce qui constitue une violation de l'accord de paix du 6 février 2019 dont l'UPC est pourtant signataire.

Source: Agence de presse Xinhua

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 01:37
Les cent vingt jours du Covid19 : Constats et interrogations 

 

Lu pour vous

 

En quelque 120 jours, l’épidémie du Covid-19 s’est étendue au monde entier où elle a contaminé à ce jour près de 3,2 millions de personnes identifiées et quelque 215 000 morts -et sans doute bien davantage-, a détruit provisoirement le marché de plusieurs secteurs d’activité – transport aérien, tourisme, événementiel – et provoqué une panique boursière égale à celle de 2007. Elle a aussi réduit fortement l’activité productive mondiale par suite des politiques inédites de « confinement » plus ou moins sévères adoptées dans de nombreux pays et a été ainsi à l’origine indirecte d’une chute inédite des prix du pétrole. Elle absorbe enfin, dans des pays comme la France, depuis au moins la mi-mars 2020, l’attention exclusive des principales chaines de télévision, comme si le reste des problèmes du monde avait cessé d’exister. Malgré cette omniprésence du sujet et la boulimie d’informations sur celui-ci, les incertitudes restent prédominantes. Seuls quelques constats peuvent déjà être tirés à l’échelle mondiale, qui soulèvent souvent de nombreuses questions pour le futur.

Le premier est justement la persistance à ce jour de nombreuses inconnues sur l’origine de la maladie et sur les façons de s’en protéger et de la soigner. Certes, dans le monde entier, les chercheurs se sont mobilisés avec une intensité jamais égalée et de nombreuses avancées ont déjà été réalisées. Elles ne sont cependant que partielles et parfois hésitantes, et ont moins bénéficié d’un appui financier massif et bien coordonné de la part des grands Etats que l’aide que ceux-ci ont accordée aux secteurs économiques et sociaux. Une priorité accrue à cet objectif aurait été pertinente. Elle aurait pu éviter des querelles d’égos entre scientifiques, inutiles et incomprises par le public qui attend des résultats. Elle aurait donné plus de consistance aux nombreuses promesses faites quant à la possibilité et à la date d’obtention d’un vaccin. La recherche, médicale ou autre, n’est en effet pas une activité qui obéit à des délais fixés et c’est le seul hasard qui réduit parfois le temps requis pour des grandes découvertes, comme le rappelle le souvenir de Pasteur. Des tests fiables et en quantité suffisante ne sont encore disponibles que dans des périmètres limités, comme la Corée du Sud et l’Allemagne. Mais le monde restera d’une fragilité extrême, malgré les prouesses des personnels soignants, sans traitements validés selon les normes scientifiques en vigueur pour tous les stades de la maladie, et surtout sans vaccin, clé de voûte de cette lutte.

La seconde leçon est que peu de pays ont été totalement transparents dans leur gestion de la crise. Les modalités de cette « dissimulation » ont été diverses. La Chine a ainsi occulté l’existence même de l’épidémie au début de celle-ci, puis a vraisemblablement systématiquement sous-évalué le nombre des décès, les chiffres officiels paraissant incohérents avec ceux qui ont ensuite été vus dans tous les pays. En France, l’Etat a été plus objectif, face aux médias, dans le décompte des statistiques de mortalité qui ne tiennent cependant pas encore compte à ce jour de la « surmortalité » hors hôpitaux que commence à montrer l’INSEE. Il a cependant attendu longtemps avant d’informer clairement sur des points essentiels : décès dans les Ehpad, grave pénurie de masques et d’autres « accessoires », insuffisance de respirateurs.  En Angleterre et, encore plus, aux Etats-Unis, les plus hauts dirigeants ont d’abord joué les « matamores » face à la pandémie et renoncé à des informations précises sur la propagation de la maladie. Mais ils ont dû faire machine arrière, parfois à contre-coeur comme M.Trump, au vu de la progression très rapide du nombre de victimes.  Ils ont alors suivi les mêmes stratégies d’arrêt des écoles et des grands rassemblements, mis une bonne part de l’économie à l’arrêt et imposé un confinement plus ou moins marqué. Certaines nations continuent à nier la contamination, comme la Corée du Nord par dogmatisme, ou à la minimiser, comme peut-être beaucoup d’Etats africains, par incapacité de l’appréhender pleinement. Seuls quelques pays ont sans doute affiché avec plus de justesse leurs échecs, telles l’Italie et l’Espagne, et leurs succès, comme Taïwan et la Corée du Sud. La vérité de l’information a montré ses limites face à d’autres priorités, même dans les pays considérés comme les mieux lotis sur ce point.

Un autre constat, essentiel, est qu’une très grande majorité de pays ont choisi de privilégier le combat sanitaire, en décrétant un confinement plus ou moins massif ou des solutions qui s’en rapprochent, comme des couvre-feux ou l’isolement des plus grandes villes, et d’interrompre le fonctionnement normal de leur économie nationale pour minimiser les pertes en vies humaines. Ce choix tranché est inédit. Il résulte d’une conjonction de facteurs, aux dosages respectifs variables selon les pays : incertitudes sur la contagiosité et la morbidité de la pandémie, crainte des opinions publiques, effet d’entrainement de la Chine, « usine du monde », qui avait ouvert cette voie. Quelque 45 jours après que cette option ait été prise, il semble qu’elle a été bénéfique au plan sanitaire comme le montre le ralentissement conjoint des contaminations, des hospitalisations et des décès. Toutefois, le coût économique et social de ce confinement est considérable, pour les particuliers et les entreprises qui le subissent, comme pour les Etats qui ont pris en charge des compensations de toutes sortes : paiement au moins partiel des salaires perdus, reports d’impôts et de cotisations de sécurité sociale, distribution de chèques aux personnes défavorisées (la « monnaie hélicoptère » des Etats-Unis ;…Les plans de « sauvetage » d’ampleur inégalée adoptés aux Etats-Unis, dans plusieurs pays européens, par l’Europe elle-même ont été plusieurs fois revus à la hausse et risquent de l’être encore avec les concours qui devront être donnés à de grandes entreprises nationales pour leur redémarrage. Dans plusieurs cas, ces coûts imprévus représentent plus de 10% du budget de l’Etat et devraient être financés par des dettes supplémentaires. Ils ont aussi fait voler en éclats des règles qui paraissaient intouchables comme celles des dangers d’une dette publique excessive et d’un déficit public respectant des limites étroites et intangibles, comme le montre notamment l’exemple de l’Europe. Le monde s’est ici aventuré dans des espaces, qu’il n’avait explorés qu’en temps de guerre et qu’il va devoir ensuite gérer.

Dans le même temps, les contraintes sociales imposées pour freiner la contagion du Covid-19, et notamment le confinement quand il a été appliqué, ont rapidement montré les grandes inégalités d’efforts qu’elles demandaient aux diverses composantes de la population. Les habitants des quartiers populaires des grandes villes et de leurs banlieues ont été les plus pénalisés en raison de l’exigüité de leurs logements, des caractéristiques de leur environnement et de l’impact économique de la crise sur leurs revenus. Les habitants des petites villes et des communes rurales ont été plus favorisés, une fois n’est pas coutume, grâce notamment aux réponses de proximité. Le télétravail n’a pu bénéficier aux techniciens et aux ouvriers des grandes unités de production. L’enseignement à distance a partiellement compensé la fermeture des écoles mais les difficultés d’accès de nombreux élèves ont montré les limites qui persistent. Le caractère exceptionnel de la situation a provisoirement mis à l’arrière-plan ces différences parfois criardes, reflet des disparités de classes sociales. Partout, une solidarité sincère a constitué un « amortisseur de crise » et les citoyens ont globalement supporté avec discipline et stoïcisme cet isolement forcé si contraire à leurs habitudes de vie. Le cas de l’Inde est sans doute ici le plus exemplaire. Toutefois, la perspective d’un déconfinement proche pourrait rouvrir de nouvelles questions sociales actuellement laissées de côté. Ainsi, en France, les personnels des hôpitaux, dont le rôle souvent héroïque a été justement salué par tous, devraient rappeler le long et vain combat qu’ils avaient mené en 2019 pour l’amélioration de leurs rémunérations et conditions de travail, et les promesses faites pendant la crise ne pourront être oubliées quoiqu’il en coûte. Dans beaucoup de pays, les difficultés et éventuelles erreurs du retour programmé à la normale -recrudescences possible de l’épidémie, pertes d’emplois, faillites d’entreprises,..- malgré toutes les dispositions prises par les Etats, seront moins facilement oubliées que celles subies par les populations lors de la naissance de la pandémie. L’accentuation des inégalités provoquée par l’épidémie, dans les pays avancés comme dans les nations en développement, pourrait donc entrainer des tensions accrues chaque fois que l’état d’esprit d’une « union nationale » un moment mise en avant n’aura été qu’une parenthèse.

Enfin, un dernier constat est la mise en évidence par la crise de la priorité désormais souhaitable de nouveaux paradigmes économiques. Les bienfaits de la mondialisation, dont les limites étaient déjà de plus en plus ressenties, se comparent désormais à ceux de l’indépendance économique et des politiques de proximité qui y sont liées, qui paraissent plus attrayants. Quelques nouvelles valeurs devenues fondamentales pour tous font émerger des attentes économiques et sociales, jugées auparavant moins essentielles par la majorité « nantie » de la population mais aujourd’hui vues comme prioritaires face à des dangers oubliés et d’incroyables fragilités révélées. Il en est ainsi de toutes les activités liées à une « économie de l’humain » : santé, logement décent, accès à l’éducation et à la connaissance, connexion aux réseaux de communication, accroissement de la sécurité sous toutes ses formes, amélioration de la justice,… L’idée d’un revenu universel minimum, longtemps considérée comme utopique, connait un début d’application de la part de pays aussi divers que les Etats-Unis ou la Côte d’Ivoire. Le combat contre le dérèglement climatique et pour la sauvegarde à long terme de la planète pourrait connaitre plus de vigueur et de succès, à la suite de la peur qui a saisi le monde devant les risques gigantesques qui le menacent et au vu de l’éclaircie climatique qui accompagne cette pause économique forcée.  Certes, ces changements possibles se heurteront au retour en force de la prééminence des anciens dogmes -maximisation du profit à court terme, suprématie absolue des droits de l’individu sur ses devoirs et sur les droits de la collectivité, poids de la « réal politik » dans la gestion des Etats-. Les débats pourraient être animés entre ces deux approches.

Beaucoup aiment à dire en ce moment que le monde après le Covid-19 « ne sera plus comme avant ». Les périodes comme celle que nous traversons renforcent le poids et et les espoirs de ceux qui aspirent à de profonds changements, qu’ils soient révolutionnaires, utopistes ou simplement emplis de sagesse. Il est sans doute encore beaucoup trop tôt pour savoir ce qu’il en sera. De grandes incertitudes existent déjà sur le temps pendant lequel la lutte contre la pandémie durera et sera même indécise. Cette durée aura d’ailleurs elle-même une grande influence sur ce que les habitants de la terre choisiront ensuite : oublier cette période et revenir (presque) au passé si l’issue a été facile ; s’entêter pour réaliser des changements apparus décisifs, quelle que soit la difficulté pour les instaurer, si la victoire a été longue et incertaine. La vérité à venir se placera probablement entre ces extrêmes. Où qu’elle se situe, il ne faudra pas oublier que notre monde a très peu de chances d’être un jour parfait.

 

Paul Derreumaux

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 01:11
Covid-19 : les routiers reprennent du service sur l’axe Cameroun-Centrafrique

 

Coronavirus: les routiers reprennent du service sur l’axe Cameroun-Centrafrique

 

http://www.rfi.fr/fr/afrique 09/05/2020 - 00:51

 

Le trafic de marchandises a repris le long de la route qui relie le Cameroun à la Centrafrique. La semaine dernière, les chauffeurs routiers camerounais avaient cessé le travail, après que plusieurs d’entre eux, atteints du Covid-19 avaient été dépistés et pris en charge à l’entrée de Bangui par les autorités centrafricaines. Ce qui avait créé une panique. Les routiers réclamaient notamment d’être testés dès la frontière, et que leurs collègues pris en charge à Bangui soient rapatriés. Ils ont en partie obtenu gain de cause.

C’est un soulagement pour les autorités des deux pays tant le corridor Douala-Bangui est stratégique pour l’approvisionnement notamment de la capitale centrafricaine. Il reste encore quelques réfractaires, mais ils sont peu nombreux.

Depuis qu’un système de dépistage dès le poste-frontière de Beloko a été mis en place, la majorité des 150 camions immobilisés à cette frontière ont repris la route, selon Oumarou Sahado, président du principal syndicat des chauffeurs routiers camerounais. « La majorité a accepté de se faire dépister, il y a donc une minorité qui est encore là à attendre. Les autorités nous ont bien avertis : ‘’si tu veux travailler, il faut respecter le règlement des autres pays’’ », explique-t-il..

90% des nouveaux cas de coronavirus viennent du Cameroun

Les échantillons de tests prélevés à la frontière sont acheminés à Bangui par avion. Il faut compter 48h pour les résultats. Le HCR a mis à disposition un espace pour isoler les cas suspects. A terme, le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somse, prévoit à la construction d’un centre qui devrait permettre de soigner certains les malades sur place. En attendant, les chauffeurs testés positifs continuent d’être transférés à Bangui et non rapatriés chez eux comme ils le réclamaient. Mais leur représentant syndical se dit « désormais rassuré » sur les conditions de leur prise en charge dans la capitale.

Bangui est particulièrement attentive sur ce dispositif. Les trois quarts des nouveaux cas confirmés dans le pays sont des cas importés, et parmi eux, selon le ministre, 90% viennent du Cameroun.

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 01:06
Ndélé, arrivée des forces spéciales portugaises et rwandaises de la Minusca

 

Lu pour vous

 

RCA : Ndélé, arrivée des forces spéciales portugaises et rwandaises de la Minusca

 

Par Moïse BANAFIO , Journaliste et correspondant du CNC à Bria 11 mai 2020

 

Ndélé (République centrafricaine ) – À bord d’une cinquantaine des véhicules de combat lourdement armés, les forces portugaises et rwandaises de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) sont arrivées ce dimanche 10 mai vers 18 heures dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la RCA, théâtre des violents combats entre le RPRC et le FPRC, deux groupes armés rivaux issus de l’ex-coalition Seleka.

 Après l’ultimatum sans réponse de la Minusca à la coalition  rebelle RPRC-MLCJ-PRNC de quitter sans délai leur position occupée lors du dernier affrontement dans la ville de Ndélé, plusieurs dizaines des soldats du contingent portugais et rwandais sont arrivés ce dimanche soir à Ndélé à bord d’une cinquantaine des véhicules de combat.

L’objectif, selon une source interne à la Minusca interrogée par CNC,  serait de contraindre non seulement tous les éléments rebelles de la coalition RPRC-PRNC-MLCJ de quitter  la ville de Ndélé, mais également de réduire leur capacité militaire.

Pour les habitants de Ndélé regroupés dans un camp des déplacés proche de la Minusca, l’arrivée des forces spéciales rwandaise et portugaise n’est autre qu’une bonne nouvelle pour la paix dans leur ville martyre de Ndélé, secouée récemment par une série des violents affrontements entre différents groupes armés rivaux ayant entraîné la mort de près de 100 personnes,  des dizaines des blessés, mais aussi de nombreux  dégâts matériels.

Par ailleurs, les soldats FACA, qui devraient être déployés à Ndélé la semaine dernière, sont actuellement en route. Ils pourraient arriver sur place dans les prochaines heures.

Il y’a lieu de noter que toutes les ONG internationales basées à Ndélé, notamment le CICR, Première urgence, Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR) et bien d’autres ont été littéralement pillées par les groupes armés avant l’arrivée des forces spéciales de la Minusca.

 

Moïse Banafio

Copyright2020CNC

 

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 01:03
RCA - Journée de commémoration des victimes : Communiqué du MLPC

 

Journée de commémoration des victimes de la crise centrafricaine : Communiqué du MLPC

RCA - Journée de commémoration des victimes : Communiqué du MLPC
RCA - Journée de commémoration des victimes : Communiqué du MLPC
RCA - Journée de commémoration des victimes : Communiqué du MLPC
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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 00:30
L'UE lance un pont aérien humanitaire vers la Centrafrique
L'UE lance un pont aérien humanitaire vers la Centrafrique

 

RCA/Covid-19 : Le 1er pont aérien de l'Union Européenne est arrivé à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/ samedi 9 mai 2020 13:58

 

Dans leur élan de lutte contre la pandémie de Covid-19, les pays africains bénéficient depuis plusieurs mois, de l'appui de la communauté internationale. Ce soutien, tant financier, technique que matériel, permet à ces pays en voie de développement de faire face aux désastres causées par cette épidémie. C'est dans ce sens que les pays membres de l'Union européenne ont décidé du lancement d'un pont aérien entre l'Europe et certains pays africains pour acheminer les équipements et le personnel humanitaire nécessaires à la réponse contre le pandémie Covid-19.

La République centrafricaine est le premier pays à bénéficier de ce mécanisme de solidarité. Arrivé à Bangui ce jeudi 08 mai 2020,  le premier vol du pont aérien établi par l'Union européenne s'est posé sur le tarmac de l'aéroport international Bangui-Mpoko à 11H40 minutes. Il s'agit d'un avion spécial de type A330-300  transportant du matériel médical et de personnel humanitaire pour appuyer les efforts du gouvernement dans la lutte contre le Covid-19.

Parti de Lyon en France le jeudi 07 mai 2020, l'appareil a, à son bord, le Commissaire européen à la Gestion des crises, chargé de l'Aide humanitaire, Janez Lenarcic et près de 70 personnels humanitaires. En plus du moyen humain, il transportait 8 tonnes d'équipements médicaux notamment, des masques chirurgicaux et de protections pour les agents de santé, du gel hydro-alcoolique, des bacs à oxygène et autres matériels médicaux. Cet acheminement, tant solidaire, constitue une bouffée d'oxygène pour plusieurs organisations humanitaires et certains organes de l'ONU.

"Nous sommes venus pour manifester notre solidarité, mais aussi pour faire de la nécessité de faciliter le transport de biens humanitaires et du personnel humanitaire. Nous avons acheminé le personnel, le matériel de six agences humanitaires des Nations-Unies, de quinze organisations humanitaires de l'Europe et d'ailleurs, de la Banque mondiale" affirme Janez Lenarcic, Commissaire européen à la Gestion des crises, chargé de l'Aide humanitaire.   

Pour le président Centrafricain, Faustin Archange Touadéra, qui a accueilli ces équipements, ce geste témoigne la solidarité de l'Union européenne, même si les pays membres sont durement frappés par le coronavirus.

"Nous sommes les premiers à bénéficier de ce pont humanitaire. Ce qui, manifestement, prouve l'intérêt que l'Union européenne et ses états membres ont pour la République centrafricaine. Je dois aussi vous adresser, aux états membres, la compassion du peuple centrafricain. Puisque cette pandémie crée beaucoup de ravages dans plusieurs états de l'Union européenne avec plusieurs décès" a témoigné le président de la République.   

La crise sanitaire imposée par le coronavirus a restreint la circulation des fournitures médicales et du personnel humanitaire. Alors que certains pays frappés par cette pandémie, ne disposent pas de moyens nécessaires pour une riposte appropriée, l'Union européenne et ses pays membres ont donc décidé de lancer ce pont aérien pour répondre à cette préoccupation sanitaire.

La République centrafricaine est le premier pays à bénéficier de ce mécanisme de solidarité devant le Burkina Faso, le Cameroun et le Niger. Deux autres vols spéciaux sont prévus les 12 et 13 mai 2020 pour acheminer le reste des 32 tonnes d'équipements.

 

 

L'UE lance un pont aérien humanitaire vers la Centrafrique

 

08/05/2020 - 23:59  RFI  Reportage de notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

L’Union européenne a lancé officiellement son pont aérien humanitaire vers la Centrafrique, pays enclavé, encore plus isolé par la fermeture des espaces aériens. Un premier vol a été effectué vendredi 8 mai avec à son bord 70 travailleurs humanitaires et du matériel pour répondre à l’épidémie de coronavirus (49 nouveaux cas dans les dernières 24h, pour un total de 143). Une aide ciblée  pour un pays qui traverse déjà une crise humanitaire importante (1/4 de la population est déplacée, plus de la moitié de la population requiert une aide humanitaire).

Sur le tarmac, le président Touadéra est venu accueillir le commissaire européen. C’est le premier vol d’un projet qui va durer entre trois et six mois afin de participer à la lutte contre le coronavirus.

Janez Lenarcic explique le choix de la RCA : « L’acheminement humanitaire est rendu plus complexe précisément au moment où cette assistance est la plus nécessaire. Avec ce pont aérien humanitaire l’Union européenne veut répondre à ces défis et faciliter l’acheminement de l’aide et du personnel humanitaire nécessaires dans le contexte actuel de la pandémie. Pourquoi la République centrafricaine ? La crise du Covid-19 risque d’aggraver les besoins humanitaires dans tous les secteurs. Alors que le système de santé est déjà faible. »

J'ai réaffirmé au président Touadéra l'engagement et la #solidarité de l'UE envers la #RCA et notre détermination à soutenir le pays. Nous ne pouvons négliger aucune région du 🌍, si nous voulons être sûrs que notre réponse à la pandémie soit efficace, globale et durable.🇪🇺🇨🇫 pic.twitter.com/pc5RgDokq9

  Janez Lenarčič (@JanezLenarcic) May 8, 2020

La Centrafrique a reçu une première aide de la fondation chinoise Ali Baba, mais dispose de peu de choses. Aucun respirateur, un seul mois de test de coronavirus d’avance. Un soutien plus que bienvenu pour le ministre de la Santé, Pierre Somse. « Ce que j’attends, c’est déjà le renforcement de nos capacités en matériel en équipement et en intrants et à travers les humanitaires avec lesquels nous collaborons très étroitement pour que cela leur permette d’intervenir auprès des communautés. Et donc surtout dans le domaine du dépistage, de l’isolement de la prise en charge des malades et du suivi. »

Dans ce premier arrivage : des tests pour le coronavirus, des gants, des masques, des médicaments etc. En tout, ce sont 40 tonnes d’équipements qui devraient être livrés à la RCA. Par ailleurs, un pont aérien humanitaire qui va aussi concerner le Burkina Faso, le Niger et le Cameroun.

 

 

NDLR : C'est totalement inadmissible que face au dénuement et aux carences infrastructurelles du système de santé centrafricain, que la livraison de cette aide médicale et humanitaire, pourtant vivement sollicitée par les autorités de la RCA à l'Union Européenne, puisse déchaîner des doutes et une campagne de suspicion aussi bien injustifiable qu'insensée sur les réseaux sociaux et de la part d'une certaine société prétendue civile. La logique imbécile de certains compatriotes tendant à dire qu'avec zéro mort officiel par COVID-19 en Centrafrique, pourquoi l'UE n'accorde pas plutôt son aide aux pays européens ou africains ayant subi un nombre plus élevé de personnes décédées, est tout simplement désespérante.  

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 00:24
RCA: la CPS se penche sur les crimes commis à Ndélé

 

 

09/05/2020 - 16:03 Avec notre correspondante à Bangui,  Charlotte Cosset  RFI

 

En Centrafrique, la Cour pénale spéciale a annoncé le 8 mai se saisir du dossier concernant les crimes commis dans la ville de Ndélé dans le nord du pays.

 

En Centrafrique, la Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé le 8 mai se saisir du dossier concernant les crimes commis dans la ville de Ndélé dans le nord du pays. Une série de violences ont lieu dans cette ville ces derniers mois, notamment des combats les 6 et 11 mars derniers, ainsi que le 29 avril, qui ont causé la mort de plus de 40 personnes.

Une mission d’enquête judiciaire menée par le procureur général de RCA accompagné de la police des Nations unies a été menée du 1er au 4 mai. Cette cour hybride composée de membres centrafricains et internationaux, a été créée en avril 2015 pour juger les crimes graves commis sur le territoire centrafricain depuis le 1er janvier 2003.

La CPS avait déjà ces crimes dans ses radars « dès le 10 mars, avec les événements répétés de Ndélé et Birao,dont les populations se disent profondément préoccupées par ces tueries et autres violations graves des droits perpétrées par un certain nombre des groupes armés, explique d’Alain Ouaby-Bekaï, procureur spécial adjoint de la CPS. Et le procureur a également mis en garde les auteurs directs ou indirects dans un communiqué qu’ils seront recherchés et poursuivis. Depuis cette date, le parquet fait un travail de collecte des éléments de preuves et d’analyses de ces éléments. Des récents événements qui ont déterminé la mission conduite par la cour d’appel de Bangui ont apporté tous les éléments qui pourraient constituer s’ils étaient établis les crimes relevant de la compétence de la Cour pénale spéciale ».

Le dossier de Ndélé n’est pas le seul sur le bureau de la CPS. Ceux d’Alindao et de Paoua aussi notamment. Les enquêtes sont en cours bien que ralenties par la crise du coronavirus, regrette le procureur spécial adjoint. Les plaintes sont nombreuses auprès de la CPS. Des recrutements sont en cours notamment pour le renforcement de l’équipe du parquet et la création d’un troisième cabinet d’instruction.

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