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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:23
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

 

 

Centrafrique les organisations syndicales projettent une grève illimitée à compter du 5 octobre prochain

 

BANGUI, 25/09/17 (Xinhua) -- A l'issue de leur assemblée générale de samedi, les organisations syndicales centrafricaines, qui venaient de rendre compte des démarches de négociation avec le gouvernement, ont convenu d'une grève illimitée dès le 5 octobre prochain, a appris Xinhua de sources concordantes.

 

Les organisations syndicales reprochent au gouvernement d'observer un mutisme alors qu'elles avaient introduit, il y a de cela trois mois, un mémorandum auprès du Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et du ministre centrafricain sortant de la Fonction publique, Moussa Abdoulaye, à propos de la régularisation des arriérés de salaire.

 

Ensuite, depuis trois semaines, "les démarches de négociation avec le gouvernement n'ont pas eu lieu", a déploré Firmin Ponguélé, secrétaire général du Groupement des travailleurs de Centrafrique (GSTC). Il a annoncé que les syndicats vont faire parvenir sur la table du gouvernement dès le 25 septembre un préavis de grève illimitée qui prendra effet à compter du 5 octobre prochain.

 

Les organisations syndicales ont signalé que "la grève n'épargnera aucun secteur de l'administration publique", histoire de ne pas laisser seulement les enseignants à l'action, ce qui impacterait directement et exclusivement sur la vie des écoliers, des élèves et des étudiants, comme cela se fait habituellement.

 

Dans le milieu des économistes, il est reproché aux syndicats l'absence de patriotisme et de nationalisme. Selon les analyses des économistes, depuis le déclenchement de la crise en RCA, le salaire qui est versé à terme échu aux fonctionnaires et agents de l'Etat provient des appuis budgétaires de la communauté internationale.

 

Sur seize préfectures, l'Etat n'en contrôle réellement que trois. Les recettes publiques sont générées grâce au seul corridor reliant la capitale centrafricaine Bangui et la capitale économique du Cameroun qui est Douala.

 

A cause des crises qui surgissent presque toutes les décennies en RCA, les fonctionnaires et agents de l'Etat ont, selon les cas, enregistré jusqu'à 20 mois d'arriérés de salaire, entre les régimes des défunts présidents André Kolingba (1981-1993) et Ange-Félix Patassé (1993-2003).

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé (2003-2013) s'était, sous son règne, passé des arriérés de ses prédécesseurs. Seulement, il a veillé à ce que les salaires soient versés à terme échu.

 

Avec l'accession au pouvoir de la Séléka, avec Michel Djotodia, les fonctionnaires et agents de l'Etat ont enregistré deux mois d'arriérés de salaire, qui ne sont pas régularisés jusque-là. C'est donc la somme de ces arriérés qui est devenue la pomme de discorde entre les organisations syndicales et le gouvernement, juste à la rentrée officielle des classes.

 

 

Cameroun: quatre morts lors d'une attaque d'un groupe armé centrafricain présumé (presse)

 

French.china.org.cn  le 25-09-2017

 

Quatre personnes, dont un civil, ont été tuées lors d'un violent accrochage ayant opposé les forces de défense et de sécurité du Cameroun et un groupe armé centrafricain présumé après une attaque menée par celui-ci samedi soir dans l'est du Cameroun, selon un bilan officiel rapporté lundi par la presse locale.

 

Le groupe armé, composé d'une dizaine de combattants, a attaqué un groupe d'éleveurs de bœufs et enlevé sept d'entre eux dans la localité camerounaise de Foya, proche de la frontière qui sépare le Cameroun et la République centrafricaine (RCA), dans l'arrondissement de Ketté, où vivent plusieurs milliers de réfugiés ayant fui les violences enregistrées dans ce pays voisin, rapportent des sources officielles.

 

Après l'attaque, les assaillants ont repris le chemin pour regagner le territoire centrafricain, en compagnie de leurs sept otages. Mais leur élan s'est vu stoppé net lorsque des unités de la gendarmerie nationale camerounaise et du Bataillon d'intervention rapide (BIR), une force spéciale de l'armée camerounaise, alertées par la population, se sont manifestées par leur intervention.

 

Cette riposte des forces de défense et de sécurité camerounaises a aussitôt provoqué un violent accrochage avec le groupe armé, au cours duquel quatre personnes sont mortes, dont trois assaillants et un otage, communiquent les services de sécurité cités par la presse locale. L'intervention n'a cependant pas permis de libérer les autres otages.

 

Depuis la crise due à la chute du régime de François Bozizé par l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 dans la capitale centrafricaine Bangui, la région de l'Est du Cameroun est le théâtre, avec celle de l'Adamaoua voisine, d'attaques répétées et d'enlèvements de la part de groupes armés originaires de la RCA.

 

Certains étaient même déjà actifs dans les deux régions depuis plusieurs années auparavant, après le putsch militaire mené par l'ex-dirigeant déchu le 15 mars 2003 contre le pouvoir d'Ange-Félix Patassé, premier président centrafricain démocratiquement élu.

 

Pour contrer ces actions considérées comme une menace à la paix et la stabilité du pays, les autorités camerounaises ont mis en place un dispositif sécuritaire spécial dans les deux régions, comme c'est aussi le cas pour la lutte contre la secte islamiste Boko Haram dans l'Extrême-Nord. Mais la porosité de la frontière n'aide pas à enrayer la menace.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : L’inspecteur général des services judiciaires appelle à l’application du code de justice militaire

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 25 Septembre 2017 (RJDH)—Joseph Bindoumi, Inspecteur général des services judiciaires plaide en faveur de l’application des textes du code de justice militaire comme un moyen dissuasif des hommes en treillis, impliqués dans des infractions pénales et des crimes. Plaidoyer fait lors d’une interview accordée au RJDH ce 25 septembre à Bangui.

 

L’absence de la chaîne pénale au sein de la grande muette inquiète les défenseurs des droits humains dans un contexte où plusieurs personnels militaires et paramilitaires sont visés dans les violences basées sur le genre sans aucune forme de sanction adéquate. Selon l’Inspecteur des services judiciaires la redynamisation du tribunal militaire est un début de la réponse.

 

Selon Joseph Bindoumi, cette faiblesse a des conséquences graves « si cette instance a été efficace, les auteurs des infractions et crimes commis par nos forces devant l’Ecole nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) par exemple, devraient être traqués, jugés et condamnés », s’est-il indigné.

 

Il a relevé que l’embargo pèse encore sur nos forces de défense, parce que cette juridiction ne fonctionne pas, «  malgré que la loi portant code de justice militaire ait été votée à l’Assemblée Nationale en 2016,  l’opérationnalisation de cette instance juridique  spéciale pose problème. Le redéploiement des FACA, la nomination des nouveaux fonctionnaires et leur redéploiement à ce poste, la stabilité de l’autorité de l’Etat à l’intérieur du pays, sont les conditions de la redynamisation du tribunal militaire permanent », a-t-il suggéré.

 

Le tribunal militaire permanent (TMP) a été sous Bokassa. En 2016, l’Assemblée Nation a adopté la loi portant code de justice militaire permanent. Le rôle de cette juridiction est de traduire et e juger les auteurs des infractions et crimes commis par des hommes en uniforme.

 

 

Centrafrique : Bozoum accueille par vague les déplacés de Bocaranga

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

BOZOUM, 26 Septembre 2017(RJDH)— Plusieurs déplacés de la ville de Bocaranga arrivent par vague à Bozoum, localité située à 127km de Bocaranga, fuyant les exactions des éléments de 3R. Ils sont accueillis dans des familles d’accueils dans l’attente d’une aide humanitaire.

 

L’arrivée massive des déplacés de Bocaranga à Bozoum est signalée au lendemain des attaques armés contre la population civile de Bocaranga. Attaque attribuée aux éléments de 3R dirigé par Sidiki dans la localité de Bocaranga. Lesquels combats ont fait plusieurs morts et des déplacés et qui suscitent au sein de l’opinion nationale des réactions tant au sein de la classe politique que de la société civile.

 

L’un des déplacés de Bocaranga à Bozoum a souligné qu’il a pu rejoindre Bozoum en moto avec sa famille, « dès que les combats ont commencé, j’ai vite pris ma femme et mes trois (3) enfants pour regagner Bozoum malgré que je n’ai pas des parents à Bozoum. L’essentiel est que je puisse sauver ma peau et celle ma famille. C’est vrai, nous sommes dans une situation critique pour le moment », a expliqué Patrick chef de ménage après avoir gagné Bozoum.

 

La venue des déplacés de Bocaranga commence à inquiéter les habitants de Bozoum et les humanitaires, « nous sommes inquiets de l’arrivée massive des déplacés, les conséquences commencent à se faire sentir car depuis le lundi, les humanitaires ne sont pas sortis sur les axes notamment axe Paoua, Bocaranga et autres pour distribuer des vivres aux vulnérables comme ils le font habituellement en période de crise. Et c’est regrettable », s’inquiète Martine habitante de Bocaranga.

 

Selon des informations à notre possession, une réunion en faveur les déplacés est en train de s’organiser pour apporter de l’aide à ces déplacés.

 

Des sources sécuritaires encore non recoupées indiquent que des renforts en provenance de Bossangoa et Paoua seraient en route pour rejoindre les Anti-Balaka de Bocaranga.

 

 

Centrafrique : les usagers de la route s’inquiète des véhicules sans plaque d’immatriculation

 

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 26 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 26 septembre 2017(RJDH)—Plusieurs véhicules circulent dans le pays sans plaque d’immatriculation. Une situation qui inquiète les usagers de la route et fait réagir les services de transport de surface à Bangui. Un dossier du RJDH réalisé après le constat.

 

L’absence de ces plaques d’immatriculation complique la tâche aux usagers de la route et à la police routière quand il s’agit de l’accident de circulation. Certains usagers de la route justifient cette inquiétude par des arguments sécuritaires dans un pays fragilisé par la crise et qui doit renforcer la sécurité à tous les niveaux. Au niveau du département de transport, cette question se justifie par l’arrêt de la délivrance depuis le 4 avril 2016 et indique qu’il existe des autorisations de transports et toutes pièces afférentes provisoires.

 

Le service des transports routiers au ministère des transports reconnait ce problème et dit avoir pris des dispositions, juste pour le secteur des transports en commun, « pour la carte grise et les plaques d’immatriculation et les autorisations de transport, je pense que des mesures ont été prises depuis le 04 avril 2016 en ce qui concerne les taxis et bus. Tous ont une carte provisoire de circulation et dès que la situation du pays sera stable, le département de transport et de l’aviation civile va lancer un communiqué à tous les usagers de venir régulariser leur situation. C’est en partant de là que les véhicules peuvent avoir leur propre numéro, leur carte grise, titre de transport et plus de carte provisoire pour les conducteurs », confie Jean Christophe Ngoamati, chef de service des transports routiers.

 

Certains conducteurs de taxis et bus interrogés sur ce sujet accusent le gouvernement de n’avoir pas pris des dispositions préalables, malgré le retour à l’ordre constitutionnel. « Il est bien vrai qu’après la crise, nous nous sommes confrontés à d’énorme difficultés concernant les titres de transport, les plaques d’immatriculation et les numéros personnels. Mais le gouvernement a pris des dispositions pour nous délivrer des titres provisoires de transport surtout à tous les usagers de la route, mais cela traine encore.  Donc nous souhaitons que les usagers puissent avoir leur carte grise et leur titre de transport »  a lâché un conducteur rencontré au Km5.

 

Les difficultés de la délivrance des cartes grises, plaques d’immatriculation interviennent au moment où le gouvernement suspend les activités de la société d’une entreprise privée sensée délivrer ces pièces et tout autre acte d’état civil.

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:10
DEGRADATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE A L’OUEST DE LA CENTRAFRIQUE
DEGRADATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE A L’OUEST DE LA CENTRAFRIQUE

 

 

Centrafrique: 23.000 nouveaux déplacés dans l'ouest

 

26/09/17 (AFP)

 

Quelque 23.000 personnes ont fui Bocaranga et Niem, deux villes du nord-ouest de la Centrafrique et proches du Cameroun, en raison des violences, a-t-on appris mardi auprès du Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha).

 

"La grande majorité des habitants de Bocaranga, 15.000, et ceux de Niem, 8.000, se sont réfugiés dans la brousse où ils ne peuvent avoir accès à l'assistance humanitaire", a déclaré l'Ocha dans un communiqué de presse.

 

Samedi, des hommes armés du groupe armé 3R ont attaqué Bocaranga, malgré la présence en ville de Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

"Il ne fait aucun doute qu'il y a des victimes. Mais il est encore bien difficile de connaître leur nombre exact", a expliqué une source militaire à l'AFP.

 

Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le mouvement armé 3R prétend protéger la communauté peule contre les attaques des milices anti-balaka.

 

D'après l'Ocha, la ville de Niem, située à une quarantaine de kilomètres de Bouar, dans l'ouest du pays, a aussi été "prise" par un groupe armé.

 

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" avec 1,1 million de personnes ayant dû fuir leur domicile sur 4,5 millions d'habitants.

 

La Centrafrique est depuis 2013 en proie à des violences continues. L'intervention de la France (2013-2016) et la Minusca (12.500 hommes) ont permis la tenue d'une élection présidentielle début 2016 et le retour d'un calme relatif à Bangui, mais pas dans l'intérieur du pays victime d'un regain de violences.

 

A la tribune de l'ONU, la semaine dernière, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé la communauté internationale à "ne pas oublier" la Centrafrique.

 

 

 

DEGRADATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE A L’OUEST DE LA CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 26 septembre 2017 – La situation humanitaire dans l’Ouest de la République centrafricaine se dégrade à nouveau depuis le début du mois de septembre. La prise de plusieurs localités notamment les villes de Bocaranga et de Niem par des groupes armés et les affrontements qui s’en suivent ont causé un grand nombre de déplacements. La grande majorité des habitants de Bocaranga, 15 000, et ceux de Niem, 8 000, s’est réfugiée dans la brousse où ils ne peuvent avoir accès à l’assistance humanitaire. Ces incidents surviennent alors que les actes de violence contre le personnel humanitaire dans cette zone avaient poussé plusieurs acteurs à suspendre y temporairement leurs activités.

 

« Encore une fois, les civils continuent de payer un très lourd tribut aux affrontements entre les groupes armés » s’inquiète le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi. « Dans sa fuite, la population est non seulement coupée de l’assistance dont elle a tant besoin mais elle est aussi davantage exposée à l’adversité et aux exactions des groupes armés et à la destruction de leurs biens ».

 

Le Coordonnateur humanitaire met en garde contre une nouvelle recrudescence de la violence dans l’ouest mais également à l’est du pays qui engendrerait de nouveaux besoins humanitaires. Najat Rochdi a donc rappelé que « les capacités opérationnelles de la communauté humanitaire subissent déjà de fortes pressions dans un contexte marqué par le sous-financement de l’aide ». « L’émergence simultanée de nouveaux foyers de tension dans plusieurs régions aggravera sans aucun doute la situation déjà très fragile de milliers de déplacés ainsi celle des communautés qui se remettent à peine des crises à répétition ».

 

La persistance de la violence en République centrafricaine depuis le début de l’année 2017 et la hausse vertigineuse des besoins ont amené la communauté humanitaire à réviser le Plan de réponse humanitaire. A ce jour, seul 30% du financement requis a été sécurisé. Ce défaut de financement entrainerait une baisse quantitative et qualitative de la réponse. D’ores et déjà, dans plusieurs régions, certains acteurs ont dû se retirer faute de ressources financières adéquates. Dans la majorité des cas, ils étaient les seuls à accorder une assistance à ceux qui sont dans le besoin. Najat Rochdi « appelle la communauté internationale à ne pas abandonner la Centrafrique où la moitié de la population nécessité une assistance pour sa survie ».

 

 

Virginie Bero

 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:06
La Centrafrique "a besoin d'un État fort" (Macron)
La Centrafrique "a besoin d'un État fort" (Macron)

 

 

La Centrafrique "a besoin d'un État fort" (Macron)

 

25/09/17 (AFP)

 

Le président français Emmanuel Macron a affirmé lundi à son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra que la France allait continuer ses efforts pour aider à "la réconciliation" en Centrafrique, qui "a besoin d'un État fort" pour sortir de la crise.

 

Notant que la situation sécuritaire restait "très fragile" dans le pays, M. Macron a "encouragé" M. Touadéra, qu'il a reçu au palais présidentiel de l'Elysée pour la première fois depuis son élection, "à poursuivre les efforts destinés à faciliter la réconciliation nationale".

 

La France "va soutenir les actions de consolidation de l’Etat, de renforcement de la justice et de la lutte contre la corruption", a-t-il ajouté, sans entrer dans les détails.

 

Le gouvernement de M. Touadéra peine à établir son autorité au-delà de la capitale, Bangui, la majorité du pays restant sous la coupe de groupes armés qui se livrent, selon des sources diplomatiques et des ONG, à une véritable "prédation" des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et commettent des massacres de civils.

 

M. Touadéra a exprimé sa "reconnaissance" pour le soutien de la France, qui "a été le premier pays à dépêcher sur place une opération pour rétablir l'ordre", l'opération Sangaris. "Sans cette intervention, la situation aurait pu dégénérer en une tragédie irréparable", a-t-il dit.

 

Sangaris, composée d'environ 2.000 hommes, s'est retirée de Centrafrique début 2016.

 

Devant l'ONU la semaine dernière, le président centrafricain avait appelé la communauté internationale à "renforcer les capacités" de la mission de l'ONU, la Minusca, déployée depuis 2014 et forte de quelque 12.000 hommes.

 

 

 

DÉCLARATION CONJOINTE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, EMMANUEL MACRON, ET DE M. FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

http://www.elysee.fr  Publié le 26 Septembre 2017

 

Je suis heureux d’avoir reçu aujourd’hui à l’Elysée le président de la République centrafricaine, Monsieur TOUADERA, je le remercie pour sa visite.

 

Cet entretien suite à nos échanges téléphoniques a permis de faire un point complet sur la situation et sur le travail en profondeur conduit par le président, son gouvernement en Centrafrique.

 

Nous avons échangé sur la situation du pays qui reste évidemment très fragile, les groupes armés continuent d’être actifs sur le territoire centrafricain et notre mobilisation collective continue d’être plus que jamais nécessaire pour garantir une sortie de crise durable pour la Centrafrique et je sais que c’est dans cet esprit que travaille le président, nous l’avons constaté cet après-midi ensemble.

 

À ce titre, la France restera pleinement engagée aux côtés de nos amis centrafricains notamment à New York dans la perspective du renouvellement de la mission des Nations unies en Centrafrique, la MINUSCA. Nous avons été fortement engagés sur le terrain et nous continuons à l’être dans toutes les négociations qui viseront à renforcer la place et le soutien de la communauté internationale à vos côtés.

 

J’ai encouragé le président TOUADERA à poursuivre les efforts conduits pour faciliter la réconciliation nationale pour le pays. Nous avons évoqué à ce titre la feuille de route pour la paix et la réconciliation en Centrafrique signée à Libreville le 17 juillet dernier ; cette initiative qui fixe le cadre pour avancer notamment sur les questions relatives aux groupes armés doit être à mes yeux appuyée par l’ensemble des pays de la région et la France aidera autant qu’elle le peut le président TOUADERA à œuvrer en ce sens parce que la mobilisation de l’ensemble des acteurs régionaux comme de l’Union africaine est essentielle pour accompagner la Centrafrique.

 

Les progrès sur le désarmement des groupes armés, la réconciliation et la justice, le redéploiement de l’Etat sur l’ensemble du territoire seront cruciaux. Des premières réformes ont été conduites durant l’été avec la nomination de préfets, de sous-préfets, et nous sommes convenus d’aider dans les prochaines semaines le président de la République à la mise en œuvre partout sur le terrain des actions concrètes de déploiement de l’Etat, de consolidation de l’Etat, de renforcement de la justice et de renforcement de la lutte contre la corruption ; ce sont des actions nécessaires là aussi à la stabilisation à la réconciliation. Nous avons besoin d’un Etat fort.

 

Sur tous ces sujets, le président TOUADERA sait qu’il peut compter sur mon soutien et celui de la France dans la mise en œuvre de tous ses efforts en faveur de la paix et justement de la soutenabilité de celle-ci, de la stabilité politique à tous égards en République centrafricaine.

 

Merci encore à la fois pour votre visite mais plus largement pour le travail qui est conduit dans votre pays.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 20:35
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La main tendue de Touadera à certains groupes armés aiguise l’appétit des autres

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 25 SEPTEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 25 Septembre 2017(RJDH)—La ville de Bocaranga au nord du pays a atteint un pic de violence avec les exactions attribuées aux hommes de 3R de Sidiki depuis le samedi 23 septembre aggravant ainsi la situation sécuritaire et humanitaire alors que Faustin Archange Touadera plaidait pour le renforcement des troupes de la Minusca devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

 

Les violences resurgissent deux semaines après la formation du gouvernement Sarandji 2 dans lequel les groupes armés font leur entrée inégalement répartie. Le MPC de Alkatim responsable présumé des violences armées contre la population civile en octobre 2016 à Kaga-Bandoro a décroché un portefeuille, le FPRC de Nouredine Adam cité dans plusieurs cas de violences au nord et au centre-est du pays s’est fait une place même si le patron récuse ce gouvernement dont ses membres font partie au bénéfice d’un dialogue politique inclusif qu’il réclame. Les Anti-Balaka signataires de l’accord de Rome sont aussi désormais Co-gestionnaires du pouvoir avec Faustin Archange Touadera au nom du gouvernement Sarandji 2.

 

Mais l’ouverture faite aux groupes armés, est loin de calmer les ardeurs des politico militaires bien au contraire. L’attaque des 3R à Bocaranga montre la fragilité de la main tendue de Faustin Archange Touadera qui doit renégocier la paix avec les abonnés absents du gouvernement qui détiennent les armes et qui se positionnent clairement comme des interlocuteurs crédibles pour qui le gouvernement doit discuter.

 

Toute la question est aujourd’hui de savoir jusqu’où la politique de Touadera sur la sécurité, le DDRR et la RSS peut aboutir à une paix durable. A la présidence de la République, on refuse d’admettre que la politique de la main tendue est un échec, alors qu’en face, les groupes armés sont droit dans leur botte et font fi du processus DDRR dont ils sont membres.

 

Touadera se targue d’être un rassembleur, les violences de Bocaranga constituent pour son gouvernement un baptême de feu et un rappel à l’ordre contraignant. Entre l’éthique politique et le choix stratégique pour la paix, l’écart est une pilule amère à avaler pour Sarandji.

 

 

Centrafrique : La couverture sanitaire en ARV est faible contrairement au pays de la sous-région selon CNLS

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 25 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 25 Septembre 2017 (RJDH)—Le Comité national de lutte contre le VIH/Sida déplore la faible couverture sanitaire en ARV dans le pays contrairement aux autres pays de la sous- région. Inquiétude exprimée par Léon Gabriel Bango, nouveau coordonnateur du CNLS lors de sa prise de service à Bangui.

 

Selon lui, le taux de couverture se situe entre 25% et 30% alors que dans d’autres pays comme ceux de l’Afrique occidentale, ce taux se situe à 80%. L’inquiétude du nouveau coordonnateur du CNLS sonne comme un défi à relever après l’initiative en faveur des perdus de vue après la crise.

 

Le nombre des personnes sous traitement connait une légère hausse « quand nous étions arrivés à la coordination, le nombre de malades qui bénéficiaient d’une couverture en ARV était de 9.000. Et aujourd’hui ce chiffre est passé à 35.000 personnes. C’est pour dire qu’il y’a encore un gap important » a regretté Léon Gabriel Bango, nouveau coordonnateur du CNLS.

 

Face à ce phénomène, le CNLS définit un nouvel agenda et un changement de cap «  notre tâche ici est de faire en ce que le suivi et évaluation soit effectué par la coordination de lutte, selon le principe de Truhans  et que cela soit notre fer de bataille pour nous permettre en harmonie avec les grandes décisions que les autorités nationales ont pris pour dire que d’ici 2020, 90% des personnes doivent être dépistées et traitées afin que leurs charges virales deviennent négatives » a-t-il projeté.

 

Le gouvernement s’est fixé comme objectif un monde sans sida d’ici 2030, le faible  taux de couverture en ARV est un handicap qu’il faut corriger en vue d’atteindre l’objectif escompté.

 

 

Centrafrique : Négociations attendues de la troisième revue de facilité élargie de crédit avec le FMI

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 25 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI,  25 Septembre 2017(RJDH)—Le gouvernement entend négocier la semaine prochaine avec le Fond Monétaire International (FMI) sur la facilité élargie de crédit. Il s’agit des discussions relatives à la troisième revue amorcées. L’annonce de ces négociations est faite  ce 25 septembre par le chef de mission du FMI et le département centrafricain des Finances à Bangui.

 

Cette facilité élargie de crédit intervient un an et deux mois après celle conclue entre le gouvernement et le FMI en juillet 2016. En accordant cette facilité élargie de crédit, le FMI encourage le gouvernement à assainir les finances publiques et augmenter la pression fiscale en vue d’équilibrer les dépenses publiques. La mission d’évaluation du FMI intervient dans un contexte de révision à la baisse des prévisions de croissance de la République Centrafricaine par la banque centrale et les institutions de Bretton Woods.

 

 Le chef de mission du fond monétaire international est optimiste de l’aboutissement des discussions et exprime son assurance. «Je suis en Centrafrique pour accompagner la mission de la troisième revue. Des discussions vont commencer la semaine prochaine ; et je suis confiant que le FMI contribue davantage au financement des besoins de la RCA comme d’autres partenaires, nous sommes là pour accompagner ce pays  dans les semaines à venir et je pense que cette troisième revue est bien partie » a-t-il dit.

 

Le Ministre des Finances et du Budget Henri Marie Dondra a indiqué que cette mission est arrivée pour constater l’effectivité de la gestion des finances publiques de son pays au regard des exigences du FMI. « Après ces discussions, la RCA pourra s’attendre à la troisième revue de la facilité élargie de crédit. Il s’agit pour la mission de vérifier comment les finances de la RCA sont gérées » a précisé Henri Marie Dondra.

 

Des sources proches du ministère des Finances indiquent que si les discussions sont concluantes, la RCA peut prétendre à un décaissement du fond monétaire à investir dans le secteur prioritaire à savoir la sécurité, l’éducation et l’agriculture pouvant permettre la poursuite des objectifs du développement durable.

 

La facilité élargie de crédit est un instrument permettant au FMI d’appuyer les Etats membres qui en font la demande ou ceux qui font face à des difficultés de la balance de paiement. La RCA négocie cette facilité élargie de crédit 11 mois après la table des bailleurs à Bruxelles.

 

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 13:45

 

 

 

 

http://fr.le360.ma Par M'Hamed Hamrouch le 25/09/2017 à 12h03 (mise à jour le 25/09/2017 à 13h17)

 

La situation du Casque bleu marocain, blessé grièvement vendredi 22 septembre à Gambo, en Centrafrique, est "en bonne évolution", assure à le360 une source militaire. La Mission de l'ONU en charge de la stabilisation de ce pays condamne "avec fermeté" cette attaque criminelle.

 

Première révélation sur l'état de santé du Casque bleu marocain, grièvement blessé durant des échanges de coups de feu avec des miliciens anti-Balaka, de confession chrétienne, dans la localité de Gambo (préfecture Mbomou), en République centrafricaine (RCA). "La situation du soldat marocain, un homme du rang (NDLR: soldat), est en bonne évolution", a assuré lundi une source militaire à le360. "Les jours du Casque bleu marocain ne sont pas en danger", a assuré la même source.

"LES JOURS DU CASQUE BLEU MAROCAIN BLESSÉ EN CENTRAFRIQUE NE SONT PAS EN DANGER"
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Centrafrique-Presse.com
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 13:35
Le Tchad désormais sur la liste noire des Etats-Unis

 

 

Le Tchad désormais sur la liste noire des Etats-Unis

 

https://afrikupdate.com  Afrik Update  25 septembre 2017

 

Les citoyens tchadiens sont désormais interdits d’accès au territoire américain.

Le Tchad figure depuis dimanche sur la liste noire des Etats-Unis

Washington a étendu son décret migratoire à deux autres pays : la Corée du Nord et le Venezuela

Ces trois pays sont accusés de manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec les Etats-Unis

Les mesures de restriction sont différentes, selon les pays.

Tous les citoyens de Corée du Nord et du Tchad sont interdits d’accès au territoire américain

L’interdiction se limite à certains membres d’instances gouvernementales vénézuéliennes et à leur famille.

 

Le #travelban "révisé" de trump est dévoilé et impose des restrictions aux déplacements des personnes venant des pays suivants

: #Tchad, #Iran, #Libye, #northkorea, #Somalie, #Syrie, #Venezuela, et #Yemen.

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Centrafrique-Presse.com
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 13:21
Lu pour vous : Le président tchadien n’aime plus la France

 

 

 

https://mondafrique.com  Par  Aza Boukhris  25 septembre 2017

 

Les mouvements d’humeur d’Idriss Deby Itno vis à vis de Paris ne peuvent être ignorés. Son influence va au delà du Tchad. 

 

Ainsi donc le président tchadien, Idriss Deby Itno, ne s’est pas rendu à  New York pour la 72 ème session de l’Assemblée générale de l’ONU et en marge de celle-ci à la réunion du G5, structure composée du Burkina-Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, avec la France et l’Union européenne comme architectes de ce groupement de lutte contre les djihadistes au Sahel.

 

L’Afrique aux africains

 

Si l’absence du président tchadien à l’Assemblée générale de l’ONU peut s’expliquer par des considérations logistiques ou des contraintes d’agenda, en revanche, son absence à la réunion du G5, à laquelle la France tenait tant, peut être considérée comme éminemment politique. Son absence n’est pas anodine et la France devrait s’en inquiéter.

 

Depuis plusieurs mois, Idriss Deby Itno  prend imperceptiblement ses distances avec la France. Ayant fait le constat amer que l’engagement du Tchad au Sahel, au côté de la France, n’a pas été payé en retour, il est devenu le chantre de “l’Afrique aux africains” et prône des solutions africaines aux crises du continent. Il est aussi le principal artisan de la campagne menée contre le Franc CFA. Après avoir été le ”meilleur ami” de la France, il est devenu progressivement un pourfendeur de la politique africaine de la France.

 

Mauvaises ondes

 

Les déceptions du président tchadien sont de plus en plus nombreuses et profondes. Le point de non-retour chez ce Zaghawa pourrait bien être franchi. L’influence anti française se fait déjà sentir dans plusieurs grandes institutions africaines.

 

Que ce soit au niveau de l’Union africaine (UA) grâce à l’ancien ministre des Affaires étrangères tchadien, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission; ou au sein  de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), par l’intermédiaire d’un autre des anciens ministres des Affaires étrangères de Deby, Allam-Mi Ahmad, Secrétaire général de la CEEAC; ou encore avec Abbas Mahamat Tolli , son ancien ministre des Finances, à la tête de la Banque des Etats d’Afrique centrale. Idriss Deby Itno peut aussi compter sur l’Algérie, l’Afrique du sud et le Rwanda, ses nouveaux amis.

 

De simples aumônes

 

Idriss Deby Itno regrette que le président Macron ait préfèré se rendre à Bamako et prochainement  à Ouagadoudou et Dakar alors que le Tchad est le principal allié de la France dans le Sahel. Son “ami” Jean-Yves Le Drian s’est fait discret, depuis qu’il est au Quai d’Orsay.

 

Sa discrète visite à Paris, le 11 juillet dernier, ne fut même pas considérée comme officielle et ce n’est pas la rencontre surprise avec Brigitte Macron qui a apaisé sa rancoeur. La Table ronde de Paris, du 6 au 8 septembre dernier, a certes confirmé l’engagement officiel de la France. Du coté tchadien, ces fonds de 223 millions € ne seraient pas à la hauteur de la grave crise économique et financière que traverse cet Etat pétrolier.

 

Idriss Deby Itno attendait plus de la France. En revanche, il constate que les mouvements d’opposition et notamment ceux de la société civile trouvent un accueil bienveillant à Paris. Le président Macron n’est pas sous influence des militaires comme l’était François Hollande et on n’oublie pas à l’Élysée que Marine Le Pen avait été reçue par Idriss Deby Itno, en février 2017.

 

Rejet du franc CFA

 

Déjà en Centrafrique, la politique de la main tendue aux anciens présidents Bozizé et Djotodia et aux chefs rebelles musulmans est appliquée, via l’Union africaine de Moussa Faki Mahamat. La campagne anti Franc CFA redouble d’intensité. Un retrait progressif du G5 n’est pas à exclure pour renforcer la lutte contre Boko Haram qui menace directement le Tchad, dans une certaine indifférence de la communauté internationale. Le prochain Forum de Dakar, appuyé par la France et l’Union européenne, sur la Paix et la Sécurité sera boycotté par Idriss Deby Itno.

 

Enfin la création de “hotspots” au Tchad et en Libye, ces super centres de tri envisagés par Emmanuel Macron et chargés de lutter contre les flux migratoires, ne rencontre guère l’adhésion enthousiaste du président Deby. Sur ce plan-là et quand on voit la main tendue du gouvernement italien aux seigneurs de la guerre libyens, qui persécutent les migrants dans des quasi camps de concentration, on ne peut que se féliciter des réserves tchadiennes.

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Centrafrique-Presse.com
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 13:18
La MINUSCA intervient à Bocaranga contre une attaque des éléments de 3R

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

La MINUSCA S’INSURGE CONTRE UNE NOUVELLE ATTAQUE DIRIGEE CONTRE SES CASQUES BLEUS

 

 

Bangui, 24 septembre 2017 : La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) condamne sans réserve une nouvelle attaque contre sa Force dans l’après-midi du vendredi 22 septembre, à proximité de Gambo (préfecture du Mbomou).

 

Au cours d’une mission d’escorte de convoi par le contingent marocain, les Casques bleus ont été pris à partie par des éléments armés assimilés à des anti-Balaka et ont vigoureusement  riposté pour repousser les assaillants. Un Casque bleu a été grièvement blessé durant les échanges de coups de feu et immédiatement évacué pour une prise en charge médicale. Sa condition est jugée stable.

 

La Mission condamne avec fermeté cette nouvelle tentative de mettre en péril sa mission et rappelle que son déploiement n’a d’autres objectifs que la protection des populations civiles et le retour de la paix et de la stabilité en RCA, tels que prescrit par son mandat

 

Elle souhaite prompt rétablissement au Casque bleu blessé et s’assurera que les auteurs de ces actes lâches et répréhensibles soient interpellés et répondent de leurs forfaits devant la justice.

 

La MINUSCA est plus que jamais déterminée à poursuivre ses missions de sécurisation des populations civiles et de soutien à l’extension de l’autorité de l’Etat en toute impartialité et avec la rigueur nécessaire.

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

La MINUSCA intervient à Bocaranga contre une attaque des éléments de 3R

 

 

Bangui, 24 septembre 2017 : Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) interviennent contre des éléments de Retour, Réclamation et Réhabilitation ((3R) qui ont fait irruption dans la ville de Bocaranga (Ouham-Pende), aux premières heures du samedi 23 septembre 2017 pour s’attaquer à la population civile.

 

Alertées, les forces de la MINUSCA, qui étaient en patrouille à différents endroits de la ville au moment de l’attaque, ont aussitôt réagi et réussi à repousser ces éléments armés. Certains de ces assaillants ont été contraints de rebrousser chemin pour se réfugier dans la brousse, tandis que d’autres ont pris d’assaut des habitations.

 

Les premiers bilans de cette attaque font état de cinq blessés,  dont un dans un état jugé sérieux. Ils ont tous été immédiatement évacués à la base du contingent bangladais de la ville où ils reçoivent des soins appropriés.

 

Près de 200 habitants de la ville ont trouvé refuge à proximité de la base de la MINUSCA afin de fuir les combats. Une patrouille de la MINUSCA a également évacué six membres du personnel humanitaire vers la base de la Mission.

 

La MINUSCA a mobilisé toutes ses capacités militaires et intensifié ses patrouilles dans la ville, dont elle assure aussi la sécurisation des endroits stratégiques.

 

La situation est actuellement sous contrôle des Casques bleus.

 

La MINUSCA demande à ces éléments armés de se retirer sans délai des habitations occupées et de la ville, et prévient qu’elle n’hésitera pas à utiliser toute la force nécessaire pour les empêcher de s’en prendre à la population civile dont elle a mandat d’assurer la protection.

 

La MINUSCA rappelle l'obligation de tous acteurs armés d'éviter toutes actions qui pourraient mettre en danger les civils et des acteurs humanitaires comme l'exige le droit international humanitaire.

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 13:15
Centrafrique: une coalition de groupes armés s'empare de Bocaranga

 

 

 

 

french.china.org.cn  Mis à jour le 24-09-2017

 

La ville centrafricaine de Bocaranga (nord-ouest) est depuis samedi matin entre les mains des rebelles du mouvement 3R (Retour, réconciliation et réparation) d'Abass Sidiki, en coalition avec ceux du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) de Mohamed Bahar, a-t-on appris de source locale.

 

"Pour faciliter l'invasion de la ville, les assaillants ont réquisitionné par la force les véhicules des humanitaires et ont fait des navettes pour faire entrer dans la ville leurs renforts", a-t-on ajouté en faisant par ailleurs état de pillages.

 

L'attaque a entraîné la fuite des habitants, dont nombre sont encore cachés dans la brousse. D'autres ont été interceptés par les rebelles qui les ont empêchés de fuir.

 

Il est actuellement difficile d'établir un bilan, qu'il s'agisse des pertes en vie humaine, de blessés et de destructions matérielles. Des groupes ont tenté d'organiser la résistance, mais sans succès, d'après les populations qui ont trouvé refuge dans d'autres villes de la région, comme à Béloko, frontalière du Cameroun, où environ 1.200 personnes se trouvent dans des familles d'accueil.

 

Le gouvernement n'a pas réagi dans l'immédiat et la force onusienne de la MINUSCA a avoué ne pas avoir de détail sur cette attaque.

 

L'invasion de Bocaranga survient au moment où le président Faustin Archange Touadéra participe au débat annuel de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, profitant de l'occasion pour solliciter une augmentation des effectifs de la MINUSCA et de leur équipement logistique.

 

M. Touadéra a aussi plaidé pour la levée de l'embargo sur les armes, ce qui pourrait permettre d'équiper les Forces armées centrafricaines (FACA) et de les déployer sur le terrain, vue l'immensité du territoire.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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