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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 13:28
Cinq preneurs d’otages centrafricains arrêtés au Cameroun

 

 

 

APA-Douala (Cameroun)- fév 08, 2017 à 08:33 - Cinq Centrafricains spécialisés dans le rapt des personnes ont été arrêtés dans la localité de Ndokayo (l’Est), alors qu’ils tentaient d’enlever des ressortissants camerounais, a appris APA, mercredi, de sources sécuritaires.

 

Ces sources proches de l’enquête révèlent que les cinq malfrats qui étaient en possession de trois armes à feu et d’une trentaine de munitions, de deux chargeurs, d’un gilet pare-balles ainsi que des armes blanches, ont été neutralisés par le Groupement polyvalent d'intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN), alors qu’ils voulaient emmener de force en Centrafrique, des occupants d’un véhicules de transport en commun.

 

«Ils sont une quinzaine, se meuvent, se disloquent en petits groupes, et agissent dans différents endroits. Ils organisent des prises d’otage, incursions et enlèvements sur notre territoire. Ils demandent ensuite de fortes rançons aux intéressés», a expliqué le chef d’escadron Abba Saîdou, commandant de cette unité d’élite.

 

Les forces de sécurité qui ont confirmé que les armes utilisées par les bandits sont effectivement venues de la RCA, ont ajouté qu'il s'agirait des bandits en quête de pitance pour la survie.

 

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que des bandits arrêtés ont avoué, avoir participé dans le passé, à l’enlèvement des otages dans le territoire camerounais pour la Centrafrique.

 

«Ça fait plus d’un mois que nous sommes à leur traque. Ce résultat est appréciable. Nous nous montrerons davantage intraitables devant ces bandits. Ils auront en face la réplique efficace et la puissance de feu requise», a renchéri le colonel Lihep Pout Jean Ismaël, commandant en second de la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 11:32
Fermeture du site de M’Poko: Les retournés du quartier Fondo à la reconquête d'une vie normale

 

 

 

Plus d’un mois après le lancement de l’opération «Noël à la maison », les anciens déplacés du site de M’Poko situé sur l’emprise de l’aéroport international de Bangui regagnent par petits groupes leur quartier d’origine de Fondo dans le 5ème arrondissement pour réhabiliter leurs maisons détruites. Lancée le 15 décembre 2016 par le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, l’opération représente un nouvel espoir pour des milliers de Centrafricains qui avaient quitté leurs foyers sous le coup d’une violence aveugle trois ans auparavant et s’étaient réfugiés sur le site de M’Poko.

 

Le site de M’Poko était le plus grand de la capitale avec une population de plus de 28 000 déplacés. Aujourd’hui, il est presque vide. Certains déplacés ont regagné leurs anciens quartiers dans les 3e et 5e arrondissements. C’est le cas du quartier Fondo (3e arrondissement) où l’optimisme et la bonne humeur que les retournés affichent ne cachent pas pour autant les difficultés auxquelles ils devront faire face. Tout est à refaire pour les 3 922 ménages qui au 15 janvier 2017 avaient choisi de revenir dans ce qui fut leur quartier, il y a plus de trois ans.

 

On estime que Fondo comptait 12 000 habitants avant la crise. Sourire aux lèvres, du matériel de construction jonchant le sol, certains sont occupés au déblaiement des concessions envahies par de hautes herbes. D’autres en sont déjà à la fabrication de briques de terre pour reconstruire des maisons en ruines. En attendant que leurs maisons soient habitables à nouveau, les habitants de Fondo ont démantelé les tentes qu’elles occupaient sur le site de M’Poko pour construire des abris de fortune dans des concessions nues. Annette, veuve et mère de quatre enfants est une pionnière.

 

En effet, elle a été la première à s’être réinstallée à Fondo. Fière de son courage et heureuse d’être enfin de retour à la maison, elle explique son périple. «Juste après le lancement de l’opération Noël à la maison, j’ai décidé de quitter le site de M’Poko et de venir installer ma tente sur ma concession en attendant la construction d’une maison. Je vis avec ma mère qui est souffrante et mes enfants. Ce n’est pas simple mais je préfère être chez moi», explique-t-elle.

 

La décision hardie d’Annette a incité beaucoup d’autres déplacés à regagner leur quartier. Sous un soleil de plomb, truelle en main et le corps couvert de boue, Moussa, un jeune homme d’une vingtaine d’années, fabrique des briques pour reconstruire sa maison. Comme beaucoup d’autres jeunes du quartier, malgré un environnement peu amène, il a décidé de réinstaller sa famille à Fondo. Derrière le sourire et la volonté se cachent des difficultés

 

Après plus de trois années passées sur le site de M’Poko, les habitants du quartier de Fondo mettent fin à leur «vie de déplacés » et retrouvent le plaisir de rentrer chez eux, mais non pas sans embûches. L’absence d’un vrai toit est la première difficulté à laquelle ils font face. Les trois quart des habitants continuent de vivre sous des tentes comme sur le site de déplacés. En attendant que les maisons soient complétement réhabilitées, les bâches permettent d’abriter la famille même si cette solution est précaire. Le manque d’eau courante et potable est un autre problème que beaucoup d’habitants ont relevé. Un seul point d’eau de la Société centrafricaine de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) dessert tous Fondo, 3 e arr. de Bangui, Préfecture de l’Ombella M’Poko,

 

Moussa et ses amis rénovent la maison dans laquelle il entend loger sa famille dès qu’elle sera habitable les habitants du quartier. Les puits sont hors d’usage par manque d’entretien ou contaminés par la présence de cadavres. De l’avis de certains habitants, les puits auraient servi de lieux de sépulture pendant la crise. En plus des besoins en eau, hygiène et assainissement, les retournés sont confrontés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour la survie de leur famille et en attendant des jours meilleurs, certaines femmes ont planté des cultures maraichères dans leur concession.

 

D’autres femmes ont choisi de faire fructifier une partie de l’enveloppe offerte par les Gouvernement pour accompagner le retour en lançant de petites activités génératrices de revenus. Il s’agit essentiellement de vente au détail de denrées alimentaires, de tabac et d’articles divers. Dans le même temps, beaucoup d’enfants n’ont plus accès à l’éducation. Sur le site de M’Poko, ils bénéficiaient des activités des Espaces temporaires d'apprentissage et protection d'enfants (ETAPE). Cette rupture scolaire est malvenue au moment où les familles aspirent à un retour à la normalité. Les structures de santé sont aussi complétement absentes du quartier.

 

Ce manque affecte en particulier les femmes, les enfants et les personnes du troisième âge. En sus de l’absence des services sociaux de base, les séances de dialogue communautaire facilitées par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), ont mis en évidence des besoins en abris. Dans la grande majorité des cas, les familles continuent à habiter sous des bâches en attendant la fin de la réhabilitation de leur maison. La protection est un autre point important sorti des débats. En effet, des individus appartenant à des milices d’auto-défense circulent librement dans le quartier et parfois dépouillent les retournés de leurs maigres biens. Tirant les leçons du passé, la réconciliation et la cohésion sociale sont devenus des mantras pour les retournés.

 

Les parcelles appartenant à des musulmans ont été nettoyées sur instruction du chef de quartier. «Ils peuvent revenir quand ils veulent. Nous n’avons pas de problèmes avec eux», a indiqué un habitant. Certes, la vie reprend ses droits à Fondo mais beaucoup reste encore à faire. Interpellé par la grande vulnérabilité qui affecte encore l’ensemble des quartiers de retour, la communauté humanitaire est déjà à pied d’œuvre pour effectuer une évaluation multisectorielle afin d’apporter une assistance adaptée aux besoins.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 11:14
Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5
Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5
Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5

 

 

RCA: le chef d'un groupe d'autodéfense abattu par la police dans le quartier PK5

 

Par RFI Publié le 07-02-2017 Modifié le 07-02-2017 à 23:52

 

Au PK5, le quartier à majorité musulmane de Bangui, le chef d'un groupe d'autodéfense a été tué par la police centrafricaine mardi 7 février, alors que celle-ci tentait de l'interpeller. De quoi faire craindre des représailles dans la capitale.

 

Il se faisait appeler Bigman. Youssouf Malinga, le chef de l'un des groupes d'autodéfense du PK5, l'enclave à majorité musulmane de Bangui, a été abattu, mardi après-midi par les Forces de sécurité intérieure centrafricaines.

 

Dans une opération conjointe avec la Minusca, la force onusienne en présence, les forces de l'ordre devaient interpeller ce chef de groupe armé.

 

Mais selon Jean-Serge Bokassa, le ministre de la Sécurité publique, Bigman n'a pas laissé le choix à ses hommes. « L'objectif c'était de l'arrêter, de procéder à son arrestation, affirme-t-il. Il se trouve que ce dernier ne s'est pas laissé faire, a ouvert le feu sur nos positions et il en résulte que ce dernier, à défaut de pouvoir être appréhendé vivant, a été exécuté. »

 

Au kilomètre 5, plusieurs personnes affirment que celui-ci n'était pas armé lors de l'arrivée des forces de l'ordre et qu'il a été exécuté sans autre forme de procès.

 

Peu apprécié dans le quartier, Bigman avait récupéré, en novembre dernier, la succession de celui que l'on appelait 50/50, tué à la suite de combats avec un autre groupe d'autodéfense du PK5.

 

Mardi soir, le quartier était calme, mais toujours sous tension. Le ministère de la Sécurité publique appelle les populations au calme alors que la mort de ce leader peut faire craindre des représailles, notamment dans les quartiers voisins.

 

 

Centrafrique: 4 morts dans des violences à Bangui

 

08/02/17 (AFP)

 

Des affrontements entre des hommes armés et les forces de sécurité qui tentaient d'interpeller un "chef de groupe d'auto-défense" ont fait quatre morts mardi à Bangui dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommnautaires dans la capitale centrafricaine, a-t-on appris mercredi auprès de la police centrafricaine.

 

De source policière, "un chef de groupe d'autodéfense connu sous le sobriquet de +Big Man+, impliqué dans de nombreuses exactions a fait l'objet d'une interpellation par les forces de sécurité intérieures appuyées par la force de la Minusca (Casques bleus). Big Man et ses éléments ont opposé une résistance. Une fusillade a éclaté et le chef a été neutralisé ainsi que deux de ses hommes".

 

"Des tirs tantôt rapprochés ou sporadiques ont été entendus durant la fin d'après-midi jusqu'à la nuit tombante. Les hommes de Big Man ont lancé des représailles contre la paroisse Saint Mathias et une église apostolique dont les membres ont été encerclés", selon la même source.

 

Un pasteur de l'église apostolique venu demander aux croyants de quitter les lieux, a été pris à partie et poignardé mortellement, selon un membre de sa famille. La victime, Jean-Paul Sankagui, avait été conseiller en communication à la Primature auprès de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003).

 

"Le pasteur de mon église au PK-5, Jean-Paul Sankagui, a été assassiné et l'église brûlée", a confirmé à l'AFP Lazare Ndjadder du Collectif 236 KM5, une association militant pour la paix.

 

Aucun bilan officiel n'était encore établi. Toutefois, selon la police, "les éléments de la Minusca ont circonscrit la zone de la fusillade et ont réussi à contenir les velléités des hommes de Big Man".

 

Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.

 

 

RCA: fusillade lors de l'arrestation du chef de milice Youssouf Sy

 

08/02/17 (BBC)

 

Une opération conjointe forces de sécurité intérieure et Minusca pour interpeller un chef de milice a mal tourné. Le nommé Youssouf Sy alias Big man et deux de ses acolytes, réputés entretenir l'insécurité au PK5 depuis la disparition du chef de guerre 50/50, ont été neutralisés. Selon la police, l'homme recherché a été abattu après avoir tenté d'ouvrir le feu sur les forces de sécurité intérieure.

 

Son arrestation a donné lieu à une scène de fusillades au PK5 en fin de journée mardi. La scène s'est déroulée à la hauteur de la Mosquée centrale en plein cœur de l'enclave musulmane de PK5. Tirs à l'arme lourde et de petits calibres. La tension est vite montée dans ce secteur qui peine à retrouver la stabilité.

 

Le chef de milice Youssouf Sy encore appelé le nouvel homme fort de PK5 était fortement recherché par les forces de sécurité intérieure, Gendarmerie et Police. Il multipliait des actes de provocations ces deux derniers mois dans le secteur.

 

Lui et ses hommes avaient empêché à deux reprises une visite du cardinal Dieudonné Nzapalaïnga dans le cadre de la réouverture d'une école maternelle dans l'enceinte de l'église catholique St Matthias de PK5.

 

Ils ont aussi organisé récemment le braquage d'une équipe de reporters de la BBC dans ce même quartier. Un braquage au cours duquel ils ont saisi du matériel de reportage, un véhicule et une importante somme d'argent.

 

La mort du chef de milice a été suivie d'actes de représailles dans la zone. L'église catholique St Matthias proche de son domicile et une église apostolique logée à l'intérieure du pk5 ont été incendiées par les proches de Youssouf Sy. Le pasteur de l'église apostolique qui est en même temps un cadre du Haut Conseil de la Communication, a été tué sur le champ.

 

 

Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5

 

© koaci.com-Mercredi 8 février 2017- L’arrestation de Youssouf Sy, présenté comme un chef milicien, a débouché hier sur une fusillade au pk 5 qui a causé au moins un mort.



Fortement recherché par les forces de sécurité centrafricaines, le chef de milice Youssouf Sy encore appelé Big Man et présenté comme l’homme fort du PK5, a été tué hier, alors que la police tentait de l’arrêter et qu’il a dégainé son arme.



Youssouf Sy était en compagnie de deux de ses hommes de main, lorsque les forces de sécurité ont tenté de l’interpeller.



L’opération menée conjointement par la Minusca et les forces de sécurités centrafricaines, n’a pas été du goût des partisans de Youssouf Sy. Ce dernier a été abattu après avoir tenté d’ouvrir le feu sur les forces de sécurité.



Armés de fusils de petits calibres, les partisans de Youssouf Sy, ont ouvert le feu, sur les bâtiments du PK5.



Les coups de feu ont été entendus pendant plusieurs dizaines de minutes, aux environ de la mosquée du PK5.



En guise de représailles, une église catholique et une chapelle apostolique, ont été incendiées par les partisans de Youssouf Sy, qui ont tué le pasteur apostolique.



Youssouf Sy était accusé d’entretenir l’insécurité depuis la mort du chef de guerre 50/50. Il lui était reproché de multiplier des actes de banditisme.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:50
Lu pour vous : L’ex ambassadeur de France en Centrafrique au coeur d’un trafic

 

 

 

http://mondafrique.com/  Par Nicolas Beau  7 février 2017

 

En poste à Bangui jusqu'en octobre 2016, Charles Malinas, démis de ses fonctions d'ambassadeur, est soupçonné d'un vaste trafic de visas

 

Cet automne, une enquête de l’inspection générale des Affaires Etrangères françaises est lancée dans la plus grande discrétion sur le fonctionnement de l’ambassade de France en Centrafrique. On sait à quel point le président français, François Hollande, et son ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian ont vendu la légende d’une France qui avait sauvé la Centrafrique de la guerre civile. Rien ne devait ternir cette image d’Epinal. Et naturellement le quai d’Orsay n’a donné, jusqu’à présent, aucune publicité inutile à ces investigations qui éclairent d’un autre jour le rôle de la France en Centrafrique.

 

Pas de vagues

 

« Des dysfonctionnements ont été constatés dans la gestion des visas à Bangui », reconnait-aujourd’hui le Quai d’Orsay interrogé par Mondafrique. Et d’ajouter: « Des mesures devront être prises ». Le dossier ne peut plus être enterré compte tenu de la gravité des faits constatés. L’ambassadeur en fonctions jusqu’en octobre dernier en Centrafrique, Charles Malinas, a été rappelé brutalement fin décembre de la République tchèque où il avait été promu. Joint par Mondafrique, l’ancien ambassadeur n’a pas souhaité répondre à nos questions

 

« Monsieur Malinas ne travaille plus à Prague, nous attendons son successeur », constate, laconique, un diplomate français à Prague. Autant dire qu’il a été mis brutalement fin aux fonctions de ce diplomate, brutalement rappelé à Paris après moins de trois mois de fonctions. Ce que l’on veut bien reconnaitre au Quai d’Orsay, mais en minimisant la portée de cette révocation. « C’est une procédure habituelle lorsqu’une enquête est déclenchée, explique-t-on. Cela s’est produit un certain nombre de fois ces dernières années ».

 

Tout démontre pourtant que le dossier est ultra sensible. La semaine dernière, le directeur Afrique du Quai, Rémi Maréchaux, ancien numéro deux de l’ambassade de France à Bangui, s’est déplacé lui-même en Centrafrique pour vérifier les conclusions du service d’enquête. La vérité, la voici: les « dysfonctionnements » constatés sont très graves, « hors normes », nous confie un diplomate, et éclairent de façon peu glorieuse l’action de la France en Centrafrique.

 

Des centaines de visas bradés

 

Voici quelques mois, les premières alertes sur les pratiques douteuses de l’ambassadeur français à Bangui étaient venues du ministère de l’Intérieur français. Les services de police chargés à Paris de la lutte anti terroriste avaient constaté en effet que des musulmans radicalisés avaient débarqué de Centrafrique en France. Les visas, apparemment, leur avaient été accordés généreusement, sans les vérifications d’usage. Or, selon un diplomate français fin connaisseur de la Centrafrique, « ce sont en fait des centaines et des centaines de visas ont été en fait distribués à des centrafricains musulmans par les services de l’Ambassade de France ».

 

Au cabinet de Jean Yves le Drian, ces alertes ont été prises très au sérieux. Il devenait difficile pour le Quai d’Orsay de fermer les yeux. Très rapidement, l’enquête diligentée par le Quai d’Orsay révèle que cette politique laxiste était couverte par l’ambassadeur lui-même, Charles Malinas. Dans quel but? A ce stade, le soupçon d’enrichissement personnel n’est pas écarté par les enquêteurs des Affaires Etrangères

 

Un ambassadeur modèle

 

Charles Malinas représente cette une nouvelle génération d’ambassadeurs en Afrique plus préoccupés de leurs bonnes relations avec le pouvoir local que soucieux de servir les intérêts français. On les voit devenir peu à peu les messagers à Paris de régimes africains dont ils tolèrent toutes les frasques, du moins quand ils n’y sont pas associés.

 

L’ancien ambassadeur à Bangui était ainsi au mieux avec l’ancienne présidente Catherine Samba Panza, choisie par Laurent Fabius pour mener de janvier 2014 à mars 2016 la transition démocratique tout en assurant ses arrières par quelques placements en Cote d’Ivoire. Mais cet homme de réseaux sut rebondir et posséder également quelques entrées sous la présidence actuelle de Faustin-Archange Touadera. Charles Malinas connaissait de longue date le numéro deux du gouvernement et ministre de la Défense, Joseph Yakété. Ce dirigeant centrafricain, ancien colleur d’affiches à la section du treizième arrondissement du Parti Socialiste, avait fort bien connu l’ambassadeur, lui aussi militant socialiste de la première heure.

 

Charles Malinas était si bien avec le pouvoir centrafricain qu’il fut promu, le 29 avril 2014, chevalier des arts et lettres, contrairement aux usages en vigueur qui prévoient que les diplomates ne peuvent accepter de décoration que lors de leur départ. Une joyeuse fête au bar dancing « le songo » marque la fin de son séjour à Bangui. « L’ami Charles Malinas va manquer à ses amis centrafricains », constatent les sites d’information de Bangui.

 

Apparemment ces bonnes relations avec le pouvoir en place furent mises à son crédit. Notre diplomate obtint en octobre le poste convoité d’ambassadeur à Prague, où il recevait un mois plus tard le président Hollande.

 

Plus dure est aujourd’hui la chute de ce diplomate comblé.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:06
Les conseils du président Déby à son homologue centrafricain

 

 

FS : Autre voisin à problèmes : la Centrafrique. Quel conseil formulez-vous à l’endroit du président Touadéra afin qu’il stabilise son pays ?

 

Idriss Déby Itno :  " La crise centrafricaine remonte à loin, aux mutineries du milieu des années 1990. Depuis lors, le Tchad se tient aux côtés de Bangui pour l’aider à se relever. Le président Touadéra a été bien élu, celui de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua aussi, mais la Centrafrique a besoin d’une réconciliation nationale inclusive. Tant qu’on ne fera pas en sorte que le président Touadéra puisse organiser un vaste forum national en ce sens, incluant tous ceux qui, aujourd’hui, sont mis à l’écart par la communauté internationale, à savoir les anciens présidents Bozizé et Djotodia, les chefs de l’ex-Séléka et des anti-balaka, on n’y arrivera pas.


Si parmi eux il y a des gens qui ont du sang sur les mains, laissons du temps au temps. Inutile de créer une juridiction pour cela : les victimes pourront toujours porter plainte et obtenir gain de cause, comme cela s’est produit au Tchad avec les agents de l’ex-DDS du temps de Hissène Habré. La réconciliation nationale est un préalable. Sans cela, l’essentiel du territoire centrafricain restera sous la coupe de bandes armées "

 

Propos recueillis par Jeune Afrique

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:45
Centrafrique : La Préfète de l’Ouham brosse la situation sécuritaire et la relance de la culture du coton

 

 

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 7 FÉVRIER 2017

 

BOSSANGOA, 07 Février 2017(RJDH) — Dans une interview accordée le samedi 04 Février 2017 au RJDH, la Préfète de l’Ouham, Mme Clotilde Namboye a salué la stabilité sécuritaire à Bossangoa, mais souhaite le renforcement en personnel et en moyen des forces de sécurité déployée dans l’Ouham.

 

RJDH : Mme Clotilde bonjour !

 

CN : Bonjour Madame la journaliste !

 

RJDH : Madame la préfète, avec la relance des activités cotonnières dans l’Ouham peut-on dire que la sécurité est revenue à Bossangoa après les évènements qui ont secoué la RCA?

 

CN : Après la crise qui a secoué l’Ouham en générale et la ville de Bossangoa en particulier, je puis dire que la sécurité et la paix sont retrouvées depuis plus d’un an à Bossangoa. La population vaque librement à ses occupations. Mais il faut souligner qu’en dehors de Bossangoa, il y a encore quelques zones d’ombres dans certaines Sous-préfectures comme Markounda, Kabo, Bocaranga mais dans l’ensemble, il y a la quiétude.

 

RJDH : Vous dites que la sécurité est retrouvée donc les policiers et gendarmes assurent-t-ils leurs responsabilités classiques?

 

CN : Malheureusement non, nos policiers et gendarmes ont un faible effectif et sont basés précisément à Bossangoa et Bouca. Nous déplorons qu’ils manquent de moyens logistiques et organiques pour remplir convenablement leurs missions. Malgré ce dénuement, il y a des efforts qui se font afin que la sécurité soit rétablie sur toute l’étendue du territoire.

 

RJDH : Aujourd’hui, les ex- Anti-Balaka sont au pied du mur dans la ville de Bossangoa dans le cadre des activités du pré-DDR. Comment appréciez-vous la collaboration entre les autorités, les ex-Anti-Balaka et la population ?

 

CN : Sur ce point, Bossangoa est un exemple. Signalons qu’un comité a été mis en place depuis le 22 juin 2016 et qui est présidé par moi-même et co-présidé par le chef du sous-bureau de la Minusca de Bossangoa pour le suivi des activités du pré-DDR. Ensemble, nous avons lancé officiellement les activités du pré-DDR le 22 août 2016. Après des sensibilisations, des Anti-Balaka ont accepté de déposer les armes. Et si vous sillonnez la ville, vous verrez que Bossangoa est embellie, même la tribune qui a été inaugurée hier par le Chef de l’Etat a été construite par ses anciens combattants convertis, le nettoyage des marchés, la construction des toilettes publics. La population les a acceptés et eux aussi ont accepté la population.

 

RJDH. Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera a procédé à Bossangoa au lancement de la campagne cotonnière. Quels sont les enjeux?

 

CN : La culture de coton, est une culture de rente. Grace à elle, les paysans ont cette chance de faire des cultures vivrières. Par son geste, le Président a boosté les cotonculteurs à faire encore davantage. C’est vraiment une grande joie pour moi et pour ma population.

 

RJDH : Madame la Préfète, l’insécurité perdure dans certaines Sous-préfecture, cela ne perturbera-t-elle pas les activités cotonnières ?

 

CN : L’insécurité persiste certes dans certaines villes de la région, sinon on ne peut pas l’enrayer sur le champ et on ne peut pas attendre le retour total de la quiétude pour relancer cette culture indispensable à la RCA. Progressivement, je crois que les choses vont rentrer dans l’ordre.

 

RJDH. Clotilde Namboye, je vous remercie.

 

CN : C’est à moi de vous remercier !

 

Propos recueillis par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:33
Centrafrique : 196 ex-Anti-Balaka de Bossangoa optent pour le pré-DDR
Centrafrique : 196 ex-Anti-Balaka de Bossangoa optent pour le pré-DDR

 

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 7 FÉVRIER 2017

 

BOSSANGOA, 07 Février 2017 (RJDH) —Les ex Anti-Balaka de Bossangoa ont décidé de reconstruire les édifices publics de la ville qui ont été vandalisés, pendant la crise militaro-politique de 2013 à 2014. Les Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) ont été réalisés par eux.

 

Les ex Anti-Balaka de Bossangoa se sont engagés à contribuer à la reconstruction de la RCA, précisément de leur ville. 196 de ses ex-combattants contribuent à la réhabilitation de Bossangoa dans le cadre du projet THIMO. Ces activités sont appuyées par la Minusca.

 

Dans une interview accordée au RJDH, le représentant des ex-combattants de la ville de Bossangoa, Bertin Namndoka a confirmé leur participation dans la reconstruction de Bossangoa.

 

A côté de cette activité, les ex-Anti-Balaka continuent de sécuriser la ville en vue d’appuyer la Minusca. « Nous ne sommes pas restés bras croisé. Tous les jours, nous contrôlons les axes, afin de déjouer des éventuelles attaques. 196 personnes ont déposé les armes afin de bénéficier du processus du pré-DDR. Mais nous continuons d’appuyer la gendarmerie, la police, pour maintenir la sécurité dans la ville », a-t-il ajouté.

 

Bertin Namndoka, coordonnateur des ex-combattants, a rappelé que « la population a le devoir de protéger les édifices en reconstruction. La Minusca a un mandat limité, il est du ressort des administrés de sécuriser la préfecture de l’Ouham ».

 

Bossangoa chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, située au nord de Centrafrique est l’un des bastions des Anti-Balaka depuis 2012. En décembre 2014, toute la population jeune de la ville s’est érigée en groupes armés afin de lutter contre les exactions des Séléka.

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:13
RCA-USA. LES ADIEUX A L'AMBASSADEUR Jean-Pierre SOHAHONG-KOMBET
RCA-USA. LES ADIEUX A L'AMBASSADEUR Jean-Pierre SOHAHONG-KOMBET

 


 

Atlanta, 03 février 2017. Un temps clair avec un léger vent semi-printanier soufflant sur la ville, la chapelle Sandy Springs du funérarium est archi-comble. Ils étaient là, parents, amis et connaissances, venus nombreux pour rendre un dernier hommage à l'ambassadeur Jean-Pierre Sohahong-Kombet, l'un des derniers baobabs de la diplomatie centrafricaine, mort le 25 Janvier 2017, des suites d'un cancer, à l'âge de 82 ans.


Chacun a tenu à faire le déplacement : 9 heures d'avion pour certains depuis la France ; 10 heures voire plus pour d'autres, par la route, venant de La capitale fédérale, Washington et des Etats environnants.


L'émotion était vive, non seulement pour la perte d'une grande figure nationale, un pan de l'histoire de la RCA qui s'éteint, mais aussi pour la bonté de cœur, la générosité légendaire qui a toujours caractérisé l'homme de son vivant.


Dans son oraison funèbre, Madame Marie-Claude Benzot, représentant l'ambassade de la RCA aux Etats-Unis et au Canada, a salué "la mémoire de ce grand homme pour les efficaces et loyaux services qu'il a rendus dans l'intérêt de son pays. Ses souvenirs resteront à jamais gravés dans les annales de la diplomatie centrafricaine", a-t-elle souligné. Puis, retraçant le riche parcours professionnel de ce diplomate hors pair, elle a rappelé que le projet de construction du stade de 20.000 places à Bangui est devenu une réalité grâce aux négociations qu'il avait âprement menées avec les autorités de Pékin comme ambassadeur en Chine.


En effet, l'ambassadeur Sohahong-Kombet a su tout au long de sa carrière donner à la République Centrafricaine ses lettres de noblesse sur l'échiquier international, avec notamment l'ouverture de l'ambassade de la RCA à Khartoum, au Soudan en 1968, puis auprès de certains pays occidentaux, l'Italie avec juridiction en Suisse et en Grèce, et asiatiques comme la Chine avec juridiction en Corée et Pakistan. Et aussi les Etats-Unis où il a servi auprès des administrations américaines, depuis John Fidgerald Kennedy dans les années 1962 à Bill Clinton en 2000 , en passant par Georges Bush Senior en 1989. Il fut également Haut représentant de la RCA à l'ONU.


Un office religieux a ensuite été célébré en l'église catholique Saint Jude d'Atlanta au cours duquel sa fille, Keren, a lu un passage de la bible, tiré du livre de Job 42:10-17 que son père aimait particulièrement, lequel interpelle la conscience chrétienne sur le fruit de l'esprit qu'est la foi. C'est d'ailleurs cette foi par la prière, en tant que fervent adorateur de Dieu, qui lui a valu la vie sauve durant ses 9 ans d'incarcération à la prison de Ngaragba, dans l'isolement total, sous le régime du président Bokassa, comme l'a témoigné l'un de ses co-détenus, Jacques-Thierry Gallo, dans son livre, Mon histoire avec Dieu, édition l'Harmattan.

 

"ADIEU DJANGO !"


L'inhumation a eu lieu au cimetière d'Arlington Memorial Park en présence d'une foule nombreuse et des deux veuves, Catherine et Valentine, dignes et soudées dans la douleur, entourées de leurs enfants et petits-enfants. Autre présence très remarquée, celle de Léon Agouo, 84 ans, son fidèle chauffeur qui est resté à son service pendant de longues années depuis Berberati en 1960, lorsqu'il était encore maire de la ville.


Après la prière dite en pareille circonstance par le curé de la paroisse, de nombreux orateurs, parmi lesquels les enfants et petits enfants se sont succédé pour évoquer à tour de rôle le souvenir d'un homme débonnaire, affable et généreux dont l'éducation et la rigueur ont permis à la plupart d'entre eux, la réussite sociale : Alain architecte en France, Eric, médecin-militaire dans l'armée de terre des Etats-Unis, la plus jeune Keren, avocate à Atlanta, en sont un vibrant reflet.

 

Sur le cercueil, de nombreuses couronnes de fleurs ont été déposées, parmi lesquelles, celle de l'ancien candidat à l'élection présidentielle, le Pr. Gaston Mandata Nguerekata, empêché. L'on notait également à cette cérémonie, la présence de Dr Nkossi Dambita et de Didier Gaina de Baltimore ainsi que d'une délégation de l'Association US Sewa conduite par son président Arthur Kongai et de la communauté centrafricaine de l'Etat de Georgie.


C'est aux environs de 13h30 que la dépouille de l'ambassadeur Sohahong-Kombet a été mise en terre en attendant son prochain rapatriement par le gouvernement centrafricain à Bangui où des obsèques nationales dignes de son rang lui seront réservées.


Après quoi, l'ambassadeur Sohahong-Kombet reposera dans sa terre natale au quartier 15 ans à Berbérati, préfecture de la Mambere-Kadeï, conformément à sa dernière volonté. Adieu, Excellence !

 

Félix Yépassis Zembrou

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 14:52
RCA: autour de Bambari, les combats font rage entre ex-factions Seleka

 

 

 

Par RFI Publié le 07-02-2017 Modifié le 07-02-2017 à 05:09

 

De nouveaux combats ont été signalés ces derniers jours dans la préfecture de la Ouaka, dans le centre-est du pays, théâtre d'une véritable guerre de positions depuis plus de trois mois entre factions issues de l'ex-Seleka. Des affrontements violents à une soixantaine de kilomètres de Bambari, où se trouve le quartier général de l'UPC qu'une coalition FPRC-MPC veut déloger. Impossible d'établir de bilan de ces combats puisque les groupes armés maintiennent leurs pertes secrètes. Mais chacun s'accorde à dire que les combats sont très violents, d'une intensité rarement vue en Centrafrique.

 

Depuis plusieurs semaines, la ligne de front est quasi figée. Au nord, une coalition FPRC-MPC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique et mouvement patriotique pour la Centrafrique), deux mouvements issus de l'ex-Seleka, qui visent Bambari. Au sud, l'UPC (Union pour la paix en Centrafrique), aussi issue de l'ex-rébellion, et qui défend ses positions pied à pied.

 

Ce week-end, les affrontements se sont concentrés dans les localités de Djoubissi et de Ndassima, qui a été perdue puis reprise par l'UPC. Mais les éléments de la coalition menacent : ils entreront à Bambari très bientôt pour déloger le chef de l'UPC, Ali Darassa, de la ville dont il a fait son quartier général il y a quatre ans.

 

Arda Hakouma est l'un des chefs militaires du FPRC. « On est actuellement à 40 kilomètres de Bambari pour rentrer à Bambari pour déloger Ali Darassa parce que Bambari est en otage », affirme-t-il.

 

Au sud de cette ligne de front, la Minusca a tracé une ligne rouge au-delà de laquelle elle promet d'intervenir.

 

« Ils sont en train de faire de la propagande »

 

Mais en attendant, c'est l'UPC qui tient la ligne et empêche l'avancée de la coalition vers le sud. « Ils sont en train de faire une propagande, assure Souleymane Daouda, porte-parole de l'UPC. La ville de Bambari n’est pas menacée à ce jour. Cette ligne de défense qu’on a établie est solide. Cette coalition veut la partition du pays. La position des UPC les en empêche donc ils ont jugé nécessaire de récupérer la position de l’UPC ou de pousser l’UPC par la force à se rallier à leur plan machiavélique. »

 

« Ce sont des combats sans précédent, très, très violents, d’une intensité rare, rapporte-t-il. Ça démarre le matin, c’est la nuit qui nous départage et ça reprend encore le lendemain matin. »

 

Des combats qui se poursuivent malgré plusieurs initiatives de paix engagées à Luanda en Angola depuis le mois de décembre et à Rome en fin de semaine dernière par la communauté Sant'Egidio.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:38
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La ville de Bocaranga vidée de sa population après une attaque d’hommes armés

 

PAR NOURA OUALOT LE 6 FÉVRIER 2017

 

BOCARANGA, 06 février 2017 (RJDH)—La ville de Bocaranga s’est vidée de sa population après l’attaque perpétrée par un groupe d’hommes armés assimilés aux rebelles de 3R. Une source jointe dans la localité parle de ville déserte.

 

Selon un habitant que le RJDH a pu joindre dans la journée, plusieurs personnes ont quitté la ville par peur, « vu le degré de la perte en vie humaine, les chocs, les blessures graves, les habitants sont obligés de se réfugier pour certains dans la brousse et pour d’autres près de la base de la Minusca. Ici tout le monde craint de nouvelles attaques de ces hommes armés qui ont pillé et réduit la ville à néant » explique t-il.

 

Dans un communiqué publié le weekend dernier, la Minusca tout en condamnant l’attaque de Bocaranga a mis en garde les groupes opérationnels dans cette région du nord. La mission onusienne a, dans le même document reconnu qu’une certaine partie de la population a trouvé refuge prêt de sa base.

 

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en Centrafrique (OCHA), en début de matinée du 2 février 2017, « un groupe armé a attaqué la ville de Bocaranga commettant des exactions à l’encontre de la population. Au moins 9 personnes auraient été tuées et 7 autres blessées par balle. 9 000 personnes nouvellement déplacées de Bocaranga vers les villages environnants ont été rapportées. Le personnel de santé et plusieurs patients ont été contraints à fuir temporairement l’hôpital ». OCHA a aussi ajouté dans un aperçu de la situation que deux bases humanitaires ont été pillées.

 

L’attaque de Bocaranga fragilise l’élan que les députés ont pris en matière de cohésion sociale et de paix lors de la mission qu’ils ont effectuée dans la région entre le 14 et le 15 décembre 2016.

 

 

Centrafrique : Les députés de la Kémo accusent le préfet de détournement de fonds alloués aux chefs de quartiers

 

PAR RJDH LE 6 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 06 février 2017 (RJDH)—Les députés de la Kémo ont accusé le préfet Lazare Morales Ngaya d’avoir détourné les fonds destinés aux chefs de quartiers et villages de la région. L’accusation a été faite lors d’un point de presse tenu ce jour à Bangui par les quatre élus de la région.

 

Ce sont les députés de Sibut, Ndjoukou , Mala et Dékoa qui ont porté l’accusation contre le préfet de la Kémo. Selon Gina Sanzé, député de Dékoa, plus de 700.000 Fcfa se seraient volatilisés, « selon des informations officielles, 1.660.000 Fcfa avaient été remis au préfet de la Kémo qui compte 473 chefs de village. Selon le compte, chaque notable devrait percevoir 3500 Fcfa. Selon nos informations, 178.000 Fcfa ont été remis pour les 52 chefs de la commune de Sibut, 150.000 Fcfa pour les 65 chefs de Goumbélé, 320.000 Fcfa pour les 139 notables de Dékoa et Mala, 300.000 Fcfa pour les 200 chefs de Ndjoukou. Ces sommes font 948.000 Fcfa. Dans ce cas, il y a un gap de 712.000 Fcfa qui s’est volatilisé » a expliqué le député de Dékoa.

 

Les députés de la région ont annoncé avoir demandé aux sous-préfets de suspendre le paiement de ces indemnités, « nous n’avons pas compris que c’est seulement dans la Kémo que les chefs soient traités de cette manières. Alors qu’à Bangui, les notables ont reçu 40.000 Fcfa, 10.000 Fcfa dans certaines villes et 5000 Fcfa dans d’autres. A Sibut, on va jusqu’à donner 1500 Fcfa à ces derniers. Nous avons demandé aux sous-préfets d’arrêter de payer les chefs pour que le gouvernement prenne ses responsabilités. Dans le cas contraire, nous allons restituer l’argent au gouvernement », a confié Gina Sanzé, visiblement remontée.

 

Joint au téléphone, le préfet de la Kémo a rejeté les accusations qui, selon lui n’ont aucun fondement. Lazare Morales Ngaya a reconnu avoir reçu du Directeur Général de l’administration du territoire, la somme de 1.660.000 Fcfa qu’il a utilisé pour payer les chefs de quartiers et villages à travers les sous-préfets. Selon le préfet de la Kémo, le paiement des indemnités des notables de Sibut s’est déjà fait, « nous avons le même jour fait payer les chefs de quartiers du centre. L’argent a été remis aux quatre sous-préfets pour que les notables des autres zones soient payés. J’attends encore le rapport de ces sous-préfets pour savoir combien les notables ont reçu » a-t-il expliqué.

 

Alors que le préfet dit avoir remis 3500 Fcfa aux notables de Sibut centre, le président de la délégation spéciale qui est lui-même chef de groupe avance la somme de 3350 Fcfa soit une différence de 150 Fcfa.

 

L’argent qui fait polémiques à Sibut a été octroyé aux notables par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Les notables de Bangui ont reçu 40.000 Fcfa sur les 60.000.000 Fcfa remis par le président de la République.

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