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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 16:58
LE PDT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE UNE DELEGATION DE L’UNION EUROPEENE
LE PDT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE UNE DELEGATION DE L’UNION EUROPEENE

 

LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A REÇU EN AUDIENCE UNE DELEGATION DE L’UNION EUROPEENE

 

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience en début d’après-midi du 30 septembre 2021, une délégation de l’Union Européenne, conduite par Monsieur Douglas Darius CARPENTER, Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne en Centrafrique.

Accompagné de Monsieur Francisco PEREZ, Directeur des Opérations Civile de l’Union Européenne, l’Ambassadeur Douglas Darius Carpenter est venu échanger avec le Président TOUADERA sur les questions liées à la réforme du secteur de sécurité, de la gouvernance et de la justice.

Monsieur Francisco PEREZ a profité de l’occasion pour partager avec le Président de la République, l’expérience acquise durant sa première année de mission au sein de l' EUAM.

Pour monsieur Douglas Darius CARPENTER, cette rencontre avec le numéro Un centrafricain leur a permis de réaffirmer l’engagement de l’Union Européenne aux cotés des autorités centrafricaines dans l'accompagnement du Gouvernement en matière de justice, de la défense, du financement du développement et la formation des ressources humaines.

L’Union Européenne, dit-il, est en train de préparer dans le cadre de ses perspectives, des nouveaux instruments de travail dans le domaine de la justice et la bonne gouvernance en particulier, pour la période 2021-2027.

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Centrafrique-Presse.com
30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 16:48
Communiqué de presse du Gouvernement de Belgique

 

Communiqué de presse

 

Bruxelles 27 Septembre 2021

 

Rencontre avec le Président centrafricain, S.E. Faustin-Archange Touadéra

 

Ce lundi 27 septembre, la Vice-Première ministre et ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, a rencontré, à Bruxelles, le Président de la République centrafricaine, M. Touadéra. Cet entretien a été l’occasion pour la Vice-Première ministre et le Président de faire le point sur la situation en Centrafrique où la situation sécuritaire reste précaire.  

Par la voie de sa Vice-Première ministre, la Belgique est a réaffirmé son engagement dans la consolidation de la paix en RCA. Notre pays accompagne, par exemple, la médiation menée en ce moment afin qu’un dialogue national puisse se tenir à Bangui d’ici la fin de l’année, en vue d’une sortie de crise pour la Centrafrique. « Le débat doit être le plus inclusif possible pour faire entendre la voix de toutes les forces vives de la société centrafricaine. Cela donnera de la crédibilité et un socle démocratique solide à ce dialogue.» a rappelé Sophie Wilmès. 

Étant donné que la Belgique envisage de reprendre le commandement de la mission de formation militaire européenne EUTM au premier semestre 2022, l’échange a porté sur les importants défis sécuritaires auxquels doit faire face la Centrafrique et sur les moyens d’y remédier. Dans ce contexte, Sophie Wilmès a regretté que le travail de l’UE et de l’ONU en Centrafrique soir régulièrement entravé, voire attaqué par des forces hostiles. Leurs actions sont aussi victimes de campagnes de désinformation massives auprès de la population centrafricaine. La Vice-Première ministre espère que les autorités pourront persévérer pour y mettre un terme. 

La Vice-Première ministre, Sophie Wilmès, a également souligné l’importance accordée par notre pays au respect des droits humains et à la lutte contre l’impunité. Cela s’est traduit notamment par le détachement la magistrate Vinciane Boon pour servir comme juge internationale à la Cour Pénale Spéciale en RCA. La Belgique souhaite que les autorités centrafricaines prennent des mesures concrètes afin d’engranger des avancées positives au bénéfice de la population sur ces deux points. 

 

 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 16:06
Moscou bloque les comités d'experts de l'ONU enquêtant dans plusieurs pays africains

 

Russie : Moscou bloque les comités d'experts de l'ONU enquêtant dans plusieurs pays africains

 

https://www.rfi.fr/f 30/09/2021 - 15:21 Avec notre correspondante à Moscou, Anissa El Jabri

En Centrafrique, en République démocratique du Congo, au Soudan du sud... et peut-être bientôt aussi au Mali, des experts des Nations Unies sont au chômage technique depuis plusieurs semaines. Derrière ces blocages répétés, la Russie.

Ces représentants de l'ONU sont en principe chargés de contrôler le respect des embargos sur les armes et peuvent proposer des sanctions contre des personnalités. Mais depuis des semaines, la Russie bloque tout en refusant de valider le noms soumis aux Nations unies pour renouveler les équipes sur le terrain. 

À chaque renouvellement d'un comité d’enquête de l'ONU cette année, la Russie avance le même argument : leur composition, une dizaine d'experts en moyenne, est « biaisée » au profit des Occidentaux.

Les Russes reprochent aux experts proposés leur manque de diversité géographique. Certains, même, affirme à l'agence de presse Reuters l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU « manquent d'impartialité, de neutralité et d’indépendance. »

Moscou bloque ainsi certains noms, mais veut également davantage de présence russe.

Le 30 juin dernier, un comité d'experts de l'ONU avait rendu un rapport très sévère sur la Centrafrique. Il dénonçait des « violations du droit international humanitaire » par des militaires centrafricains et des instructeurs russes, parmi lesquels des « assassinats aveugles, des occupations d'écoles et des pillages à grande échelle y compris d'organisations humanitaires. » Des accusations que le Kremlin rejette.

Le prochain sommet Russie-Afrique se tiendra en 2022. Près de deux ans après celui de Sotchi, ce rendez-vous se tiendra cette fois sur le continent africain.

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 11:28
Déclaration de Rome

 

 

Vers le Dialogue Républicain pour la paix et l’avenir de la RCA

 

Déclaration de Rome

 

Nous Centrafricaines et Centrafricains, représentants des partis politiques, de la société civile et des confessions religieuses réunis à Rome sur invitation de la Communauté Sant’Egidio les 27, 28 et 29 septembre 2021,

Après trois jours de discussions riches et cordiales sur l’avenir de la République centrafricaine, mus par l’ardent désir de la réussite du Dialogue Républicain (DR) annoncé par le Président de la République, Chef de l’Etat,

Conscients que ce dialogue est une étape fondamentale pour ramener la paix et la sécurité en RCA, établir une réconciliation durable entre les Centrafricains, et mener notre pays sur le chemin du développement.  

Exprimant le vœu profond que ce dialogue soit inclusif et qu’il soit une occasion pour échanger de manière constructive entre Centrafricains sans ingérences ;

Réaffirmant notre ferme volonté de vouloir vivre ensemble entre Centrafricaines et Centrafricains en respectant les lois, les institutions et les coutumes de notre République afin de rebâtir la RCA dans la paix et la concorde nationale,

Proposons ce qui suit:

  1. Etre à l’écoute des besoins, des désirs et des souffrances du peuple centrafricain ;
  2. Promouvoir un langage fraternel et bannir les discours de haine et d’intolérance ;
  3. Prendre des mesures de décrispations politiques et sécuritaires afin de créer de bonnes conditions de dialogue
  4. Garantir le droit à la parole, à la libre expression, à la libre circulation et à la sécurité personnelle de tout centrafricain, et notamment des responsables politiques, de la société civile et des communautés religieuses, qui participeront au Dialogue Républicain ;
  5. Purifier notre mémoire et ne pas faire du Dialogue Républicain un tribunal pour instruire des procès, ni l’occasion d’une prime à l’impunité, mais promouvoir l’intérêt de la nation sur les prises de position de chacun;
  6. Sortir de la haine ethnique et religieuse et éviter les manipulations de tous genres, notamment du fait religieux ;

     7.     Œuvrer pour la bonne gouvernance et pour une gestion rationnelle et transparente des biens publics et des ressources naturelles de notre pays en adoptant une politique de réappropriation économique ; 

     8.     Affirmer le lien étroit entre développement économique, sécurité et stabilité ;

     9     Travailler pour l’amélioration de la coopération bilatérale et multilatérale ;

    10  Œuvrer pour le renforcement de la démocratie dans notre pays et créer un climat sain d’exercice de la gouvernance en favorisant l’éducation, le civisme et la formation des jeunes ;

  1. Œuvrer au renforcement des institutions de la République pour qu’elles soient fortes et représentatives.

Nous demandons solennellement aux groupes armés de déposer les armes, de déclarer le cessez-le-feu définitif et de cesser la pose des mines anti personnelles pour rentrer dans la République et accepter le DDRR,

Nous demandons aussi le démantèlement des groupes d’autodéfense et des milices,

Nous invitons les responsables de notre pays et les forces vives de la Nation à préparer le chemin du dialogue dans un esprit d’ouverture, d’humilité et de pragmatisme tout en étant conscients de l’immensité de la souffrance du peuple centrafricain.

Que Dieu bénisse la RCA !

Rome, le 29 Septembre 2021

 

 

 

Centrafrique: pas d'accord sur la participation des groupes armés au dialogue républicain

https://www.rfi.fr/ 30/09/2021 - 08:04 avec notre correspondant à BanguiCarol Valade

Hier mercredi se sont achevés à Rome deux jours d’intenses discussions entre les représentants des partis politiques, de la société civile et des confessions religieuses centrafricaines organisées par la communauté Sant’Egidio. Les débats ont porté sur l’organisation du dialogue républicain promis par le président Faustin Archange Touadera et actuellement en cours de préparation et surtout sur l'épineuse question de la participation ou non des groupes armés. Sur ce sujet, les positions semblent irréconciliables.

Il y eut d’intenses débats, des échanges houleux - jusqu’à tard le soir-, quelques passes d’armes et finalement pas d’engagement signé mais une simple déclaration endossée par la communauté Sant'Egidio au nom des participants. Une déclaration en faveur d’un dialogue « inclusif » et « sans ingérence ».

Malgré leur nombre, les opposants ne sont pas parvenus à infléchir la position du pouvoir de Bangui selon qui les groupes armés doivent être exclus du dialogue républicain tant qu’ils n’ont pas déposé les armes, de même que l’ancien président François Bozizé qui a pris la tête de la coalition rebelle CPC, la coalition des patriotes pour le changement.

Plusieurs groupes armés ont fait connaître leur volonté de participer au dialogue. « Cela se fera peut-être... dans un autre cadre », explique un participant. 

La déclaration finale demande « solennellement aux groupes armés de déposer les armes, de déclarer le cessez-le-feu définitif et de cesser la pose des mines anti personnelles ».

Deux semaines plus tôt la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) demandait, elle, au gouvernement de déclarer le cessez-le-feu.

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 17:10
 Mahamat Idriss Déby Itno sera reçu par Sassou N’Guesso

Lu pour vous

 

Congo-Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno sera reçu par Sassou N’Guesso

 

Publié le 24.09.2021 à 09h25 par journaldebrazza.com avec adiac-congo.com

Le président du Comité militaire de transition du Tchad fera sa première visite officielle dans la capitale congolaise samedi 25 septembre 2021.

 Mahamat Idriss Déby Itno, est attendu à Brazzaville, ce samedi 25 septembre 2021. Le président du Comité militaire de transition du Tchad, sera en visite de travail et d’amitié de quarante-huit heures, au Congo. A son arrivée, il sera accueilli en fin de matinée à l’aéroport Maya-Maya par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, puis s’en suivra un tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat dans l’après-midi au Palais du peuple.

Denis Sassou N’Guesso et Mahamat Idriss Déby Itno qui se sont vus le 16 septembre à Luanda, lors de la réunion de la Cirgl, mettront à profit leur rencontre dans la capitale congolaise pour faire certainement le point de la coopération entre Brazzaville et N’Djamena. Il sera également question d’échanger sur la situation en Afrique centrale et sur l’ensemble du continent tant sont communs les défis en matière d’intégration, de relance économique, de lutte contre la pandémie de covid-19 et le terrorisme.

Le Congo et le Tchad étant tous deux membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, et de la Cirgl, les deux chefs d’Etat aborderont sans doute aussi les questions d’intérêt commun dans le cadre du renforcement du rôle des trois sous-ensembles régionaux. Leur rendez-vous se déroulant au moment où se tient l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, Denis Sassou N’Guesso et Mahamat Idriss Déby Itno auront à cœur de réfléchir à l’actualité internationale marquée par une certaine tension entre les grandes puissances

Au plan intérieur tchadien, les nouvelles autorités de N’Djamena qui n’ont pas été sanctionnées par les instances africaines pour les changements intervenus au mois d’avril, déclarent tout mettre en œuvre pour que la transition en cours s’achève par l’organisation d’élections générales dans la paix et la réconciliation nationale.

Investi président du Tchad à la suite de la disparition tragique, le 20 avril dernier, du maréchal Idriss Déby Itno, son père, le général de corps d’armée, Mahamat Idriss Déby Itno, a déjà effectué quelques déplacements en dehors de son pays. Après les obsèques du président Déby, le 23 avril, il s’est rendu successivement à Niamey, au Niger, le 10 mai; à Abuja, au Nigeria, le 14 mai ; à Luanda, en Angola, le 2 juin; à Paris, en France, le 4 juillet; récemment encore à Luanda pour le sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl).

Il faut noter que le 7 mai dernier, son directeur de cabinet adjoint, Abdelkerim Mahamat Déby, avait été reçu à Oyo (Cuvette). Celui-ci était porteur d’un message du président de transition du Tchad au chef de l’Etat congolais.

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 14:25
En Centrafrique, le pari risqué des mercenaires russes

 

Lu pour vous

 

https://afriquexxi.info/ MICHAEL PAURON > 24 SEPTEMBRE 2021

Depuis plusieurs jours, les spéculations vont bon train : le Mali, aux mains des militaires depuis un coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keita il y a un an, est-il sur le point de passer un accord avec la société militaire privée Wagner ? Et si oui, quelles seraient les conséquences si ce partenariat se concrétisait ? Cette nébuleuse russe, qui n’existe pas officiellement mais dont les ramifications conduisent au Kremlin, est omniprésente en Centrafrique depuis une entrevue décisive entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le président centrafricain, Faustin Archange Touadera (FAT), à Sotchi, en octobre 2017. Ce dernier cherchait alors à rééquiper et à former les Forces armées centrafricaines (Faca). L’installation massive de mercenaires supplétifs de Moscou est intervenue dans un contexte bien particulier, où se mêlaient insécurité persistante et montée d’un mécontentement contre les partenaires traditionnels du pays, à commencer par l’ancienne puissance coloniale, tant dans la population qu’au sein du pouvoir – soit précisément ce que l’on peut constater aujourd’hui au Mali.

La Centrafrique se trouve à l’époque dans une situation explosive, contrairement à ce que laissent penser certains discours. La France par exemple, se félicite de l’élection, en 2016, de Faustin Archange Touadera (un professeur de mathématiques qui fut Premier ministre de François Bozizé de 2008 à 2013), sifflant officiellement la fin de trois années de transition chaotique suite au coup d’État de 2013 mené par la Séléka de Michel Djotodia contre François Bozizé. Mais 80 % du pays demeure aux mains des groupes armés. Ils pillent. Ils massacrent1. Et ils menacent régulièrement de fondre sur Bangui, la capitale. Le moral des troupes est au plus bas : l’armée centrafricaine, qui n’avait pas pu résister aux rebelles de la Séléka, est laminée par plusieurs années de guerre civile et rendue exsangue par quatre ans d’embargo sur les armes. Des militaires ont par ailleurs rejoint des groupes armés, avant de verser dans le banditisme.

Certains ex-chefs rebelles ont eu la possibilité de se faire élire et de siéger dans les instances politiques du pays. Mais cela n’a pas eu l’effet escompté, ainsi que l’illustre le cas emblématique du commandant anti-balaka Alfred Yekatom, alias « Rambo » : éphémère député, il a fini par sortir son arme et tirer en pleine séance parlementaire. Arrêté, déchu de son immunité, il a finalement été extradé vers la Cour pénale internationale (CPI) en novembre 2018.

Les discours de façade ne résistent pas aux faits : ils ne remplissent pas l’assiette des Centrafricains, ni ne permettent aux milliers de déplacés de retourner dans leurs villages en toute sécurité. Ces derniers survivent dans des bidonvilles banguissois aux mains de mafias locales.

Scandales en série

La France et l’ONU cristallisent les mécontentements. L’ancienne puissance coloniale, qui a lancé l’opération Sangaris en décembre 2013 pour mettre fin aux violences des groupes armées et, aux dires de ses représentants, « pour sauver des vies », a mauvaise presse après une série de scandales qui ont durablement écorné son image. En 2015, une quinzaine de militaires français déployés dans le cadre de Sangaris ont été accusés de viols, sur des mineurs notamment. Dans un rapport d’enquête onusien, six garçons de 7 à 13 ans détaillent le chantage auquel ils auraient été confrontés : de la nourriture contre des fellations2. Mais l’affaire débouche en 2018 sur un non-lieu malgré les investigations circonstanciées des Nations unis. Cet épilogue judiciaire a suscité un sentiment d’impunité, alors que la France a été accusée d’avoir volontairement bâclé l’enquête.

Paris est également fragilisé par une affaire impliquant l’un de ses fleurons industriels : le groupe nucléaire Areva (devenu Orano) est accusé de pratiques néocoloniales, d’atteinte à l’environnement et à la santé de ses travailleurs et des populations locales. Des salariés de la société avaient réalisé des prospections dans la mine d’uranium de Bakouma, sans protection et dans des conditions déplorables. Cette mine, qui n’a finalement jamais été exploitée, avait été laissée en friche, à la portée de tous. Bakouma avait été acquise en 2007 lors du rachat de la société canadienne UraMin. Cette opération financière désastreuse vaudra au groupe une enquête judiciaire pour escroquerie.

En outre, à la suite de multiples scandales internes (gestion des visas, accusations de harcèlement…), la chancellerie a connu jusqu’à aujourd’hui une succession inhabituelle d’ambassadeurs : cinq depuis 2013 – soit un ambassadeur tous les 18 mois en moyenne, contre trois à quatre ans en général. Une telle instabilité a pu accélérer l’éloignement de la diplomatie française du pouvoir centrafricain, et dégrader sa capacité d’analyse. C’est peut-être l’une des explications (mais certainement pas la seule) qui a conduit les responsables français à manquer de discernement lors de plusieurs événements cruciaux qui ont abouti à l’arrivée des mercenaires russes.

Retrait précipité

En octobre 2016, malgré l’appel du président Touadéra à sa reconduction, Paris retire dans la précipitation l’opération Sangaris. Dans la foulée, la formation des Faca est confiée à la Mission de formation de l’Union européenne (EUTM). La sécurité, tout comme la poursuite du plan « Désarmement, Démobilisation et Réintégration » (DDR), incombent aux Casques bleus, arrivés dès 2014. Mais le cadre de la mission de la Minusca apparaît inadapté à la situation : cantonnés au maintien de la paix – « dans un pays en guerre, ça n’a pas de sens », s’étonnait un diplomate à l’époque -, les soldats onusiens sont souvent témoins d’exactions mais ne peuvent pas intervenir, sauf s’ils sont eux-mêmes attaqués. En 2018, après un massacre à Alindao ayant fait une soixantaine de morts, le cardinal Dieudonné Nzapalainga accuse : « Certaines forces, au lieu de protéger la population, l’abandonnent à son destin. » On entend les mêmes critiques au Mali à l’égard de la Minusma, dont les Casques bleus sont accusés de se protéger eux-mêmes plus que les populations civiles. La mission onusienne à Bangui a en outre elle aussi été fragilisée par plusieurs scandales. Le 15 septembre dernier, l’ONU a ordonné le retrait de l’ensemble des 450 Casques bleus gabonais après des accusations d’abus sexuels sur cinq filles dans le centre du pays.

Afin d’équiper les Faca, Touadéra se tourne naturellement vers la France après son élection. Il est reçu par François Hollande en mars 2017. Le président français échoue à lui vendre ses fusils Famas (beaucoup trop chers). Le dossier est récupéré quelques mois plus tard par les équipes d’Emmanuel Macron, tout juste élu. Paris propose de défendre à l’ONU le transfert d’armes saisies par la France dans le golfe d’Aden : 1 500 fusils d’assaut, 100 lance-roquettes, 49 mitrailleuses et 20 mortiers. La Russie, légaliste de circonstance, s’y oppose et demande l’application du droit international, à savoir la destruction du lot. Paris conseille alors à Touadéra d’aller plaider sa cause directement auprès de Moscou.

Lors de leur entretien à Sotchi, en octobre 2017, Lavrov propose à Touadéra un autre deal : des armes neuves et l’expertise d’instructeurs, le tout gratuitement et sous l’égide de l’ONU. Au Conseil de sécurité, le 15 décembre 2017, la mesure ne trouve aucune opposition, sinon un cadre établissant le nombre d’instructeurs et le nombre d’armes – garde-fous qui seront vite outrepassés. Dans la foulée, des mouvements conséquents de troupes aux couleurs russes en provenance du Soudan voisin sont repérés sur place. L’information est remontée mais à Paris, elle est mise sous le tapis. Le groupe Wagner, piloté par Evgueny Prigogine, un proche de Vladimir Poutine, est fortement ancré à Khartoum. Il dispose notamment d’un accès illimité à Port-Soudan, sur la mer Rouge.

Les vides militaire, diplomatique et économique laissés par la France ont aussitôt été comblés par le rouleau compresseur russe, tout heureux de pouvoir marcher sur les plate-bandes françaises avec un blanc-seing de l’ONU. Cette présence est concrétisée par l’apparition de mercenaires dans l’entourage du président Touadéra. Ils officient en tant qu’agents de Sewa sécurité services, une société de sécurité de droit local enregistrée par un Russe proche de Prigogine – son dirigeant, Jean Mexin Atazi Yeke, dément toutefois tout lien avec Wagner4. Une autre société russe de droit local, minière cette fois, est créée au même moment : Lobaye Invest Sarlu s’est vue attribuée des concessions dans le sud-ouest du pays. Suivront d’autres sociétés (toutes reliées à Prigogine) et d’autres contrats miniers.

La fin d’une époque

Au cœur du pouvoir s’est installé un conseiller défense lié aux services secrets russes, Valery Zakharov. La France, qui a longtemps placé un homme à elle au plus près des présidents successifs de la Centrafrique5, à tel point que Bangui était considéré comme un haut-lieu de la Françafrique, est hors jeu. De l’aveu même d’un proche de Touadéra interrogé en 2019, « l’agent français [traditionnellement un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure, NDLR] n’a quasiment plus accès au président ».

Au fil des mois, le nombre des mercenaires de Wagner augmente. Les chiffres varient entre 800 et 2 000 selon les sources. En décembre 2018, la France a tenté une opération de rattrapage en livrant les fusils d’assaut saisis un an plus tôt en mer Rouge et en promettant une aide de 24 millions d’euros. En vain : une propagande anti-française, élaborée par des conseillers en communication venus de Moscou et formés dans les usines à troll6 de Wagner, est abondamment relayée sur les réseaux sociaux par des organisations et des médias centrafricains financés par la Russie. Poussée dans ses retranchements, la France finit par suspendre sa coopération et ses décaissements en mai 2021. Dans les colonnes de l’hebdomadaire français Le Journal du Dimanche, Macron dénonce « un président Touadéra qui est aujourd’hui l’otage du groupe Wagner ». La rupture est consommée.

Malgré les enquêtes circonstanciées de journaux ou d’ONG, et les accusations de l’ONU (via le Groupe de travail sur la question de l’utilisation des mercenaires), le Kremlin a toujours réfuté toute connexion avec des sociétés militaires privées et des sociétés de sécurité (les deux sont interdites en Russie), allant jusqu’à nier l’existence de Wagner. D’abord repérée dans le Donbass (Ukraine), puis en Syrie, où les atrocités commises par certains de ces mercenaires, filmées et diffusées sur internet, sont dans le viseur de la justice internationale, sa présence est aujourd’hui confirmée en Libye, au Soudan et donc en Centrafrique.

La présence de Wagner – dont les combattants sont de plusieurs nationalités, notamment syrienne – implique des contreparties contractuelles, tacites… ou subies. Un tel partenariat a en effet des conséquences économiques, diplomatiques et sécuritaires que n’avait peut-être pas mesuré Touadéra. L’arrêt de la coopération française a été l’une d’elles. Les dérives des mercenaires en sont une autre.

Viols, pillages, exactions

Dans une « lettre d’allégation » rendue publique en juin 20217, le Groupe de travail sur la question de l’utilisation des mercenaires documente un certain nombre d’exactions sur des civils, imputées à l’armée centrafricaine et aux « instructeurs » étrangers8. Dans un rapport daté du 25 juin 2021, le Groupe d’experts du Conseil de sécurité sur la République centrafricaine détaille des « meurtres indiscriminés », des « pillages et vols généralisés ».

Une autre enquête de Radio France international (RFI), publiée en mai 2021, établit le même constat : une utilisation excessive de la force et de nombreuses victimes innocentes. RFI parle de viols, d’actes de torture, d’arrestations arbitraires et de disparitions. Les 15 et 16 février 2021 notamment, à Bambari, dans le centre du pays, dix-sept personnes ont été tuées, et trente-six autres blessées (parmi lesquelles des femmes et des enfants), lors de combats qui ont opposé des rebelles aux mercenaires de Wagner et aux Faca. La Minusca, qui a fini par prendre ses distances, a promis des enquêtes, et les bailleurs internationaux sont de plus en plus rétifs. Bangui pourrait payer très cher son alliance avec Wagner.

Par ailleurs, la révélation des tarifs qui auraient été évoqués dans les négociations entre Wagner et le Mali, à savoir plus de 9 millions d’euros par mois, à de quoi interroger : comment la Centrafrique, l’un des pays les plus pauvres du monde9 peut-il honorer une telle facture, à supposer qu’elle soit de cet ordre ? La contrepartie minière est évidente. Même si le pays a vu sa production de gemmes chuter depuis dix ans, passant, selon les chiffres officiels, de 350 000 carats en 2012 à 13 000 carats en 202010, les sociétés liées à Wagner semblent avoir mis la main sur une partie de cette production. Plusieurs réunions ont eu lieu en Russie entre des membres du gouvernement centrafricain et des experts russes du secteur diamantaire. Des mines d’or et de diamants ont été attribuées à au moins deux sociétés liées à des intérêts russes, Lobaye Invest Sarlu, évoquée plus haut, et Midas Resources.

La méthode est connue : en Syrie, le groupe se servait sur les recettes des champs de pétrole qu’il sécurisait. Selon plusieurs sources sur place, les hommes de Wagner contrôleraient aussi les douanes. En juin dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a demandé des explications à Bangui sur un accord signé avec une mission économique russe et dont les agents ont été dépêchés dans les services douaniers. Des revenus seraient en partie détournés pour payer les mercenaires.

Un contrôle relatif

Reste la question centrale – celle pour laquelle Touadéra a fait appel aux Russes : peuvent-ils ramener une paix durable dans le pays ? Le 6 février 2019, avait été annoncé en grandes pompes un accord signé à Khartoum entre quatorze groupes rebelles et le gouvernement centrafricain, sous la houlette du conseiller russe Valery Zakharov. De nombreux observateurs estiment que cet accord n’était que de l’esbroufe, certains groupes ayant été payés pour signer. Un an plus tard, à l’occasion de l’élection présidentielle qui a abouti à la réélection de Touadéra, le pays a de nouveau basculé dans la violence.

En janvier 2021, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC, regroupant les 3R, l’UPC, le MPC, le FPRC, et des Anti-balaka) s’est dangereusement approchée de Bangui. Casques bleus, miliaires rwandais (Kigali et Bangui ont signé un accord bilatéral de coopération militaire) et « instructeurs » russes ont repoussé l’assaut de cette rébellion à la tête de laquelle se trouve l’ancien président Bozizé. Depuis, les combats n’ont jamais cessé dans le pays. Le porte-parole de la CPC, Serge Bozanga, affirme que les combattants de la coalition sont « toujours présents sur le terrain, à Bangassou, Alindao, Kabo et près de la frontière tchadienne, mais aussi sur l’axe Garoua-Bangui et la frontière camerounaise ». De fait, même si l’armée centrafricaine et les mercenaires ont gagné du terrain, leur efficacité est loin de faire l’unanimité.

Pour Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences-Po Paris et au CNRS, si Wagner a repris le contrôle de certains centre-villes en Centrafrique, « les Russes sont comme les Français [NDLR : au Mali], ils contrôlent le territoire à condition d’y être. Dès qu’ils partent, les groupes armés reviennent ». Au Mozambique, où les hommes de Wagner, appelés à la rescousse par le gouvernement, ont combattu les Shebab, un mouvement djihadiste dans la région du Cabo Delgado, le groupe a subi un échec cuisant. Les autorités mozambicaines se sont finalement tournées vers le Rwanda, qui a envoyé ses soldats à son tour.

Michael Pauron

Journaliste indépendant. Il a passé près de dix ans au sein de l’hebdomadaire Jeune Afrique, où il s’est notamment occupé des pages « Grand Angle » (grands reportages, enquêtes, investigations). Depuis, il a collaboré à divers journaux, dont Mediapart et Libération.

 

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Centrafrique-Presse.com
24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 13:27
Mercenaires russes : le Tchad met en garde contre "toute ingérence extérieure"

Lu pour vous

 

Mercenaires russes : le Tchad met en garde contre "toute ingérence extérieure"

https://www.france24.com/ 24/09/2021 - 07:39

Le chef de la diplomatie du Tchad, Chérif Mahamat Zene, a affirmé jeudi avoir des "raisons" de se préoccuper de la présence des mercenaires russes de la société Wagner sur le continent africain.

"Toute ingérence extérieure, d'où qu'elle vienne, pose un problème très sérieux pour la stabilité et la sécurité de mon pays", a déclaré jeudi 23 septembre le chef de la diplomatie du Tchad, Chérif Mahamat Zene, à propos de l'implication de la société privée Wagner en Afrique.

Tout sera mis "en œuvre pour que le Tchad soit protégé sur toute l'étendue de son territoire", a-t-il ajouté après avoir rappelé les attaques subies par son pays en avril et mai, lors d'un entretien avec l'AFP et le média Africa Confidential accordé en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

"Il y a des mercenaires russes présents en Libye, qui sont aussi présents en République centrafricaine. Nous avons des raisons de nous préoccuper de la présence de ces mercenaires parce que les assaillants qui ont attaqué le Tchad en avril et causé la mort de l'ancien président (Idriss Deby) ont été formés, encadrés par la société privée de sécurité Wagner", a-t-il déclaré.

À la question de savoir si le Tchad avait la preuve d'une pénétration de ces mercenaires russes dans son pays au printemps, le ministre a répondu par la négative. 

"Le 30 mai, le Tchad a fait l'objet d'une attaque près de la frontière centrafricaine […] appuyée certainement des Russes", a-t-il aussi rappelé. "Nous avons toutes les preuves de la présence de ces Russes aux côtés des forces centrafricaines et cela nous préoccupe", a insisté le ministre.

"[Wagner a engagé son] personnel en Libye et en Centrafrique [et] il est évident qu'il y a des communications téléphoniques entre les deux entités. Ça, nous en avons des preuves, les deux Wagner communiquent, ça c'est sûr", a déclaré le ministre.

Jeu trouble au Mali

Interrogé sur un éventuel contrat qui pourrait être passé entre l'exécutif malien et Wagner, pour un déploiement d'"instructeurs" russes au Mali, Chérif Mahamat Zene a souligné que "jusqu'à aujourd'hui, le gouvernement malien affirme qu'il n'y a pas eu d'accord avec ce groupe".

"J'ai rencontré mon collègue malien à l'ONU, il m'a assuré qu'il n'y avait eu aucun engagement du gouvernement avec Wagner. Nous ne pouvons pas préjuger de quelque chose qui n'existe pas", a-t-il déclaré.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Lors d'un discours pré-enregistré par vidéo devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président de transition tchadien, le général Mahamat Idriss Deby Itno, fils du président défunt, a réclamé jeudi une aide accrue pour les pays du Sahel faisant face à la montée en puissance de groupes jihadistes.

"Tout en saluant les efforts fournis par les différentes forces intervenant au Sahel, le Tchad souligne l'impérieuse nécessité d'un soutien multiforme plus important tant aux forces conjointes (du G5 Sahel) qu'à leurs États membres individuellement pris"", a-t-il dit.

La menace "ne se limite pas au Sahel, mais s'étend déjà vers la Côte d'Ivoire, le Bénin. Il n'est pas exclu qu'elle touche l'Afrique centrale", a souligné le chef de la diplomatie tchadienne en évoquant le Cameroun, déjà frappé.

Avec AFP

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 13:00
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Plus de 17.000 doses de vaccins Covid-19 déployées dans quatre villes du pays

 Judicael Yongo   septembre 23, 2021 12:56

BANGUI, le 23 septembre 2021 (RJDH)—Plus de 17.000 doses de vaccin Covid_19 sont déployées à l’intérieur du pays dans quatre villes à savoir, Ndele, Damara, Kaga-Bangoro et Obo. L’objectif est de lutter contre cette pandémie sur l’ensemble du territoire national.

La campagne de vaccination est lancée le 04 septembre 2021 dans le district sanitaire de Ndele, dans le Bamingui-Bangoran. Un fort taux d’engouement est enregistré lors du lancement de la campagne. Cela a permis de toucher 6.785 personnes qui ont reçu le vaccin Johnson Jonson.

Pour le  Docteur Yapoutou ,Chef de district sanitaire la localité,  se félicite de la forte participation de la population pendant cette période vaccinale, «  il est prévu 15.000 doses pour la localité, malheureusement, on a reçu que 7.000 doses, alors que le besoin se fait sentir dans le secteur », a-t-il indiqué.

La ville d’Obo dans le Haut-Mbomou partage le même souci où la campagne de vaccination a démarré le 21 septembre dernier.  Selon le chef de district sanitaire, au moins 6000 doses dont 3000 doses pour la ville de Mboki et 3000 autres pour la ville d’OBO.

La ville de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi à enregistre 4000 doses disponibles contre ce fléau tant pour la ville que ses périphéries. La campagne est lancée depuis le 20 septembre 2021.

A Damara où elle a débuté le 21 Aout dernier. 500 doses d’Astra-Zeneca et 500 doses de vaccin Johnson Johnson sont destinées pour la localité. Cette quantité est insuffisante pour couvrir la ville et ses environs. Entretemps, la population s’est fortement mobilisée pour se faire vacciner. Dans toutes les villes où les campagnes ont pris fin et un fort besoin est encore signalé.

Dorcas Kouagnon

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Centrafrique : Le retour des déplacés de Batangafo à domicile, une préoccupation des autorités de l’Ouham

 Judicael Yongo  septembre 23, 2021 12:52

BATANGAFO, le 23 Septembre (RJDH) —Le Sous-Préfet de Batangafo Evrard Lamine se préoccupe du retour des déplacés dans leur localité respective, afin de relancer les activités socio-économiques. Dans une interview téléphonique accordée au RJDH, il appelle le gouvernement et les partenaires à soutenir cette initiative qui intervient après le déploiement des forces armées centrafricaines et leurs alliés dans la ville.

Au moins 20 000 personnes vivent encore sur le site des déplacés dans la Sous-préfecture de Batangafo au nord du pays. Ils attendent des appuis humanitaires pour leur survie. C’est dans ce contexte que les autorités locales ont lancé aux partenaires un SOS pour« réorienter leurs projets vers les programmes de relèvement et les projets de retour dans les quartiers », a exprimé le Sous-Préfet de Batangafo, Evrard Lamine joint au téléphone par le RJDH.

Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leurs alliés Russes sont arrivés dans la ville de Batangafo et la brigade de la gendarmerie est opérationnelle constate l’autorité,

«nous constatons la quiétude dans les localités. Il n’y a pas de raisons pour que les concitoyens continuent de vivre sur le site de fortune. Nous leur demandons de retourner à la maison, afin de reprendre les activités socio-économiques, socle du développement de la ville », a suggéré l’autorité sous-préfectorale.

Les autorités de la Sous-Préfecture de Batangafo au nord du pays ont estimé nécessaire le renforcement des capacités des FACA afin de favoriser la stabilité et permettre le retour définitif des déplacés dans leur quartiers et villages. /

Auguste Bati-Kalamet

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 12:47
Interruption de la couverture réseau en Centrafrique : Huawei à pied d’œuvre
Interruption de la couverture réseau en Centrafrique : Huawei à pied d’œuvre

Lu pour vous 

 

Interruption de la couverture réseau en Centrafrique : Huawei à pied d’œuvre pour rétablir les services de télécommunications

https://www.agenceecofin.com/  (HUAWEI) 24 septembre 2021 07:36 - Dans la nuit du 6 juin 2021, un incendie s'est déclenché dans la salle des serveurs de l’opérateur Orange en Centrafrique, provoquant la destruction des équipements centraux et l'interruption brusque de l'ensemble du réseau.

600 000 personnes ont été impactées par cet incident, qui de surcroît a mis en difficulté les hôpitaux et organismes gouvernementaux (parmi lesquels les locaux des Nations Unies, ainsi que les ambassades étrangères).

Le groupe de télécommunications HUAWEI – présent en Centrafrique depuis 2004, avec plus d’une vingtaine de collaborateurs - a dépêché sur place une équipe projet, chargée de déployer rapidement une solution provisoire pour rétablir les services vocaux 3G d’Orange Centrafrique, et régler les problèmes de congestion apparus en raison de cet incendie.

La mobilisation de Huawei pour le rétablissement du réseau commence a porté ses fruits, et le groupe continue de travailler à la lumière de ses expériences internationales pour remplacer ou réparer l’ensemble du matériel endommagé.

Cet événement a par ailleurs renforcé le partenariat qui lie Huawei et Orange Centrafrique, ouvrant la voie vers une collaboration plus étroite et plus riche encore : Huawei a d’ores et déjà réuni des experts mondiaux pour définir un plan de mise en œuvre pour le rétablissement définitif des services d’Orange en Centrafrique, et collabore avec les laboratoires de recherches et Développement (R&D) chargés d’effectuer des tests et une validation opérationnelle complète. L’objectif : de favoriser une reprise ultérieure rapide des systèmes de l’opérateur.

Regis Deliere, Directeur Général d’Orange Centrafrique, a déclaré : « Nous sommes plus que jamais fiers de souligner la force du partenariat qui unit Orange Centrafrique à Huawei, sans qui la reprise de nos activités après l’incident du 6 juin n’aurait pas été possible. Nous remercions chaleureusement les équipes de Huawei pour leur réactivité, leur adaptabilité, et leur efficacité. En déployant dans des délais record des solutions de qualité pour rétablir les services d’Orange Centrafrique, l’entreprise a aidé de nombreux citoyens impactés par l’interruption des réseaux ».

Le dirigeant a par ailleurs souligné que de belles années attendent la collaboration entre Huawei et Orange pour développer le plein potentiel du numérique en Centrafrique.

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 12:34
Les officiels centrafricains sous surveillance française

Lu pour vous

 

Comptes bancaires, appartements, visas : les officiels centrafricains sous surveillance française

 Africa Intelligence 24/09/2021

 Depuis septembre, la France a refusé des demandes de visas de circulation à plus d'une dizaine d'officiels centrafricains. Une situation symptomatique des tensions entre les deux pays, qui pourrait s'aggraver à l'aune de futures enquêtes judiciaires.

L'histoire n'est qu'un énième épisode des tensions qui entourent le sujet de la délivrance de visas Schengen aux officiels centrafricains, mais cette démarche française pourrait être suivie d'un éventail de sanctions plus poussé : en route pour l'Assemblée générale des Nations unies à New York qui a débuté le 20 septembre, la délégation du président Faustin Archange Touadéra a connu une halte rocambolesque à Paris. Arrivée à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle sur les coups de 18 h par le vol Air France AF 773,  le groupe n'a pas pu obtenir de visa de circulation, à l'exception du chef de l'Etat. Pourtant formulée dès mi-septembre par la diplomatie centrafricaine, la demande a été refusée par Paris, qui leur a seulement délivré des visas de transit.

Résultat, les membres de la délégation qui n'étaient pas détenteurs d'un document d'entrée à titre personnel (carte de séjour, passeport) n'ont pu sortir de l'aéroport. Un autre qui, lui, disposait d'une carte de séjour renouvelée en 2020, a vu sa demande de visa de circulation et transit refusée. 

Des restrictions depuis le printemps

C'est que, agacé des messages "anti-français" et de la coopération entre Bangui et la compagnie de sécurité privée russe Wagner (AI du 05/05/21), Paris poursuit, depuis le printemps, une politique de restriction en la matière. Ainsi, pour sa tournée estivale en France en juillet, la ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon - qui dispose de la nationalité française - fut contrainte d'utiliser ses documents personnels.

Ces décisions administratives, actées depuis Paris, ont été froidement accueillies sur les bords du fleuve Oubangui. Les médias proches du pouvoir s'en sont pris directement à l'ambassadeur de France en poste dans la capitale centrafricaine, Jean-Marc Grosgurin, accusé de "créer une barrière diplomatique entre Bangui et Paris".

Tracfin surveille les avoirs centrafricains en France

La situation pourrait d'ailleurs s'aggraver. Outre l'étude approfondie des cartes de séjour dans l'Hexagone de plusieurs proches de Touadéra, l'agence française Tracfin, chargée de la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d'argent, se penche sur le cas de plusieurs personnalités centrafricaines. De nombreux ministres ou conseillers présidentiels sont Français, ou ont des liens proches avec la France.

L'agence, sous tutelle du ministère de l'économie, prend soin depuis plusieurs mois d'analyser les avoirs et flux financiers jugés "suspects" en provenance de la Centrafrique. L'acquisition de biens mobiliers en France par plusieurs d'entre eux pourrait alimenter un éventuel dossier de "biens mal acquis" centrafricain.

Une situation déjà médiatisée dans la presse centrafricaine, dont plusieurs organes proches de l'opposition ont multiplié ces derniers mois les "révélations" sur les situations personnelles de figures banguissoises dans l'Hexagone.

 

https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest-et-centrale_diplomatie/2021/09/24/comptes-bancaires-appartements-visas--les-officiels-centrafricains-sous-surveillance-francaise,109693525-gra

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