Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 13:23

 

 

http://www.afrik.com/ LUNDI 11 JUILLET 2016 / PAR MALICK HAMID

 

Les autorités camerounaises ont décidé de renforcer les mesures de sécurité le long de la frontière avec la Centrafrique, à l’Est de ce pays d’Afrique Centrale.

 

Face à la recrudescences de la violence, les autorités camerounaises ont décidé de renforcer les mesures de sécurité le long de la frontière avec la Centrafrique, à l’Est de ce pays d’Afrique Centrale.

 

L’information a été donnée par le secrétaire d’Etat à la Défense, chargé de la gendarmerie nationale, Jean Baptiste Bokam, précise Koaci. « Nous allons renforcer la sécurité sur notre frontière avec la Centrafrique », a déclaré le patron de la gendarmerie, sans préciser la natures desdites mesures.

 

Le secrétaire d’Etat à la Défense a précisé que le renforcement des mesures sécuritaires va freiner ou limiter, les multiples incursions des rebelles centrafricains, qui se soldent par des morts, ou enlèvements de personnes. D’autant que, toujours selon le dite ivoirien, les rebelles séléka et anti-balaka ont multiplié des incursions en territoire camerounais, ces derniers mois.

 

Le 19 mars 2015, au moins 15 Camerounais dont le maire de Lagdo, dans la région du Nord, ont été enlevés par des individus présentés comme des rebelles centrafricains. Après 17 mois de captivité, suite à des négociations entre les gouvernements centrafricain et camerounais, impliquant groupes armés, sous l’égide de la MINUSCA, les otages, qui étaient conduits en RCA, ont été libérés le 10 juillet 2016.

 

 

Libération de 16 otages camerounais détenus en Centrafrique

 

APA-Douala (Cameroun) 11/07/16 - Les 16 otages camerounais enlevés le 19 mars 2015 à Garoua-Boulai à l’Est du Cameroun et détenus depuis lors par des bandes armées centrafricaines, ont été libérés, a appris lundi APA de sources concordantes.

 

D’après des sources proches du dossier, l’un des otages aurait trouvé la mort des suites de maladie pendant leur détention.

 

Parmi les personnes libérées, se trouve le maire de la commune de Lagdo (Nord) Mama Abakaï, dont les membres de sa famille ont confirmé la libération.

 

«Notre grande sœur nous a appelés ce dimanche depuis Bangui en République centrafricaine pour nous annoncer qu’ils ont été libérés, mais qu’ils sont au camp de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique) en attendant leur rapatriement au Cameroun».

 

Les mots ont manqué à Mariam Abakaï pour exprimer ses sentiments suite à la libération de son père, Maire de Lagdo.

 

«J’ai la joie de vous annoncer la libération de mon papa M. Mama Abakaï. Alhamdou lillah ! Je retrouve enfin mon vrai sourire», a-t-elle réagi.

 

Ces personnes avaient été kidnappées lors d’une attaque des bandes armées centrafricaines, lors d’une incursion armée en territoire camerounais.

 

 

PRISE D’OTAGE: LE MAIRE DE LADDO ET LES 15 AUTRES OTAGES LIBÉRÉS

 

http://www.lanouvelleexpression.info/  lundi, Juil 11 2016

 

Écrit par  Hervé Villard Njiélé

 

Selon des informations, ces derniers qui sont encore en territoire Centrafricain sont entre  les mains de la Minusca et attendent d’être transférés au Cameroun.

 

La nouvelle de la libération de Mama Abakaï n’est pas encore officiellement confirmée.  Aucune communication  officielle relative  à la libération du maire de l’arrondissement de Lagdo et des 15 autres otages n’a été faite jusqu’à présent. Pourtant, des  sources sécuritaires et des  proches de la famille des otages confirment cette  nouvelle.

 

Selon des informations, le maire et les 14 otages enlevés  depuis le 19 mars 2015sont désormais libres. Ils ont été remis aux soldats de  la Mission  des Nations Unis pour  la sécurisation de la Centrafrique (Minusca) le samedi 9 juillet 2016 en République centrafricaine (Rca) par les rebelles  centrafricains.  Parmi la quinzaine d’otages  qui se porteraient  apparemment bien, trois sont dans un état  critique et sont sous soins à  Bangui. Après  avoir  stabilisé leur état de santé,  les otages seront ensuite conduits dans les heures avenirs au Cameroun et plus précisément à Yaoundé pour exploitation avant de rejoindre par  la suite leur domicile respectif pour des liesses populaires.

 

Cependant, les circonstances de libération de ces otages restent floues. Car, rien ne filtre à ce niveau. On ne sait si l’Etat du Cameroun a payé la rançon demandé par les preneurs d’otages ou si Aboubacar Sidiki l’un des rebelles centrafricains incarcéré au Cameroun et dont la libération était réclamée par les preneurs d’otages a été faite ou pas. Du moins des indiscrétions font Etat de ce que des négociations engagées par l’Etat du Cameroun avec l’appui des forces de l’ordre de la Rca  seraient à l’origine de cette libération.

 

Lagdo, sentiment mitigé

 

Dans l’arrondissement de Lagdo arrondissement qui verra bientôt  l’administrateur  municipal de  sa commune reprendre du service avec nombreux de ses conseillers municipaux  ceci après un an et quatre mois de vie en captivité, ce n’est  pas  la grande fête. L’ambiance est plutôt calme. L’annonce de  la libération du maire et de ses conseillers n’est pas sur la place publique. La nouvelle se transmet sous cape de bouche à oreille sans toutefois créer  la moindre émotion. «Ici on est plutôt réservé. On attend de recevoir les otages dans notre  arrondissement, de les voir, de les toucher d’échanger avec eux pour nous assurer que c’est vrai», affirme un habitant de cette partie du Cameroun.

 

D’après notre source, le scepticisme de la population se justifie. «En septembre 2015, on avait annoncé  la libration du maire et de  toute  la délégation qui l’accompagnait. Mais il n’en était rien. C’était un canular, les familles avaient jubilé et il n’en était rien. Maintenant on attend de  les voir  pour croire», explique-t-il.

 

D’après notre source,  plusieurs de ces otages camerounais auraient joint  les membres de leur famille par  téléphone depuis samedi dernier  pour confirmer  leur libération. Notamment  le maire Mama Abakaî et  quelques  conseillers de  la mairie. Puisque, en plus de Mama Abakaï, le maire kidnappé, parmi les otages se comptaient aussi Sylvie Djenang conseiller municipal à la commune de Lagdo, Jacqueline Nene, présidente de la section Rdpc de Lagdo Sud 2 et autres personnalités importantes dans cet arrondissement. Les proches du maire et plusieurs autres ressortissants de cette unité administrative se comptent aussi  parmi  ces otages. «C’est plusieurs familles éplorées depuis la commission de ce rapt, qui retrouveront ainsi  leur pères, mères, amis et connaissances», précise une source joint au téléphone par La Nouvelle Expression. «Nous ne savons pas dans quelle conditions ils étaient détenus mais, l’essentiel c’est qu’ils reviennent  d’abord vivants», indique David, agent de la commune de Lagdo.

 

Le rapt

 

 Enlevés par les gangsters depuis le 19 mars 2015 dernier le maire de Lagdo et  ces autres victimes qui rentraient d’un deuil, étaient à bord des bus de l’agence «Lux Voyage» à environ 11 km de Garoua-Boulai, ville de région de l’Est Cameroun. Leur bus est tombé dans une embuscade tendue par des hommes  lourdement armés.

 

Selon le convoyeur de l’agence Lux Voyage qui les conduisait, le bus a été braqué et vidé de ses passagers «Ils ont pointé des fusils sur nous et ont demandé que tout le monde descende du bus. Quand nous sommes descendus, ils ont amené les passagers dans la brousse et ils nous ont demandé de partir avec notre bus», expliquait le convoyeur à la gendarmerie après le forfait. D’après celui-ci, les kidnappeurs, vu le français qu’ils parlaient, ne seraient pas des Camerounais. «Certainement des rebelles Centrafricains», pense-t-il.

 

Hervé Villard Njiélé

 

La liste des otages enlevés  

 

1- Mama Abakaï, maire de Lagdo

2- Jacqueline Nene, présidente de la section RDPC Lagdo Sud 2

3- Dama, Infirmière et présidente du réseau des femmes

4- Sylvie Djenam, Conseiller municipal à la commune de Lagdo

5- Odile Tchambia, opérateur économique

6- Oumarou Sadou, chef traditionnel de 3e degré

7- Alidou Abba, chef traditionnel de 3e degré

8- Danda, chef traditionnel

9- Alhadji Oumarou Liman, commerçant

10- Alhadji Souaïbou, commerçant

11- Ibrahim, commerçant

12- Aboubakar Abdoulaye, commerçant

13- Hamadou, chauffeur

14- Inoussa Malkaba, membre du comité local de vigilance

15- Robert Ndinga, membre du comité de vigilance

16- La seizième personne est le convoyeur qui n'a pu être identifié.

 

Le Cameroun renforce la sécurité à sa frontière avec la Centrafrique
Le Cameroun renforce la sécurité à sa frontière avec la Centrafrique
Repost 2
Centrafrique-Presse.com
11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:42

 

REPORTAGE

 

http://www.liberation.fr/ Par Patricia Huon, envoyée spéciale à Juba (Soudan du Sud) — 10 juillet 2016 à 16:56

 

Notre envoyée spéciale, l'une des rares journalistes présentes dans la capitale, raconte les affrontements qui auraient fait au moins 272 morts ce week-end.

 

Des explosions qui résonnent dans la ville, des échanges de tirs nourris, des hélicoptères qui tournoient dans le ciel… Ces bruits sont trop familiers au Soudan du Sud pour permettre le doute. Le pays vient de replonger dans la guerre. Au moins 272 personnes auraient été tuées ce week-end, dont 33 civils, assure l’agence Reuters, citant un responsable du gouvernement. Un bilan impossible à confirmer ou à infirmer tant la confusion sur place est grande. Et les sources peu fiables.

 

Chacun a encore en mémoire les massacres commis à Juba en décembre 2013, quand le jeune Etat avait basculé dans une nouvelle guerre civile. D’autres se barricadent chez eux. L’aéroport est fermé, les routes sont bloquées, aucun véhicule ne circule à part ceux des militaires. «Des voisins ont fui, on me dit qu’il y a des corps dans les rues. Je préfère rester à l’intérieur. Je ne bouge pas», explique un résident de la capitale joint par téléphone. Les portables sonnent, chacun tente de s’informer sur la situation, de vérifier les rumeurs qui circulent et de prendre des nouvelles de proches. Le réseau saturé ajoute à l’incertitude et la panique.

 

Des combats autour du palais présidentiel

 

Le retour du chef rebelle Riek Machar à Juba, fin avril, et sa nomination au poste de vice-président dans un gouvernement de transition, avaient marqué une étape importante dans la tentative d’application d’un accord de paix accouché au forceps en août 2015. Mais les deux armées qui se sont affrontées pendant trente mois, désormais forcées de cohabiter dans une même ville, s’observaient avec méfiance et il ne fallait qu’une étincelle pour relancer le conflit. Celle-ci a pris la forme d’un accrochage, jeudi soir, entre des soldats fidèles au président Salva Kiir (Armée populaire de libération du Soudan, APLS) et des hommes de l’ancienne rébellion, à un barrage routier. Cinq militaires de l’APLS ont été tués.

 

Vendredi, le Président et ses deux vice-présidents, Riek Machar et James Wani Igga, se retrouvent pour discuter des événements de la veille. La réunion tourne court. Des combats éclatent autour du palais présidentiel entre soldats des deux camps. Preuve, s’il en fallait, du peu de contrôle que Salva Kiir et Riek Machar ont sur certains éléments de leurs troupes.

 

Les affrontements s’étendent à d’autres parties de la ville et font au moins une centaine de morts parmi les militaires, selon plusieurs sources. Salva Kiir et Riek Machar appellent au calme et leurs partisans évitent, pour une fois, les déclarations incendiaires. La journée de samedi est calme et Juba reprend son souffle. L’accord de paix n’est pas encore totalement mort… jusqu’au lendemain matin.

 

Des corps dans la rue

 

Dimanche, vers 8h30, des tirs retentissent à l’ouest de la ville, près de Jebel, là où se trouve le camp de Riek Machar et d’une bonne partie du millier de soldats qu’il a ramené avec lui à Juba. Un porte-parole de l’opposition affirme, sur son profil Facebook, qu’il s’agit d’une attaque contre le camp des ex-rebelles, qui a été repoussée. «[Nous avons] capturé trois chars des forces du président Salva Kiir. […] Leurs hélicoptères ont arrêté leurs bombardements après que l’un d’entre eux a presque été abattu», écrit-il.

 

Le cycle de violence est enclenché, les appels à la vengeance se multiplient sur les réseaux sociaux alors que des combats éclatent à divers endroits de la capitale. Des milliers de civils se réfugient sur les bases de l’ONU, situées à l’ouest (non loin du camp de Riek Machar) et près de l’aéroport. Ces deux zones sont particulièrement touchées par les affrontements.

 

 «Il y a eu des affrontements entre nos soldats et les forces de l’opposition, mais je ne peux pas confirmer qui a commencé à tirer et pourquoi, dit le porte-parole de l’armée, Lul Ruai Koang. Maintenant, la situation est sous contrôle.» Mais des tirs continuent de se faire entendre à Juba. Et les événements de ces derniers jours laissent craindre un nouveau bain de sang.

 

Patricia Huon envoyée spéciale à Juba (Soudan du Sud)

 

 

SOUDAN DU SUD : Cinq ans d’indépendance,  cinq ans de malheurs

 

http://lepays.bf/  10 juillet 2016

 

Il y a cinq ans, plus précisément le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud faisait son entrée dans le concert des nations en tant qu’Etat indépendant. Cette indépendance, faut-il le rappeler, acquise au prix d’énormes sacrifices, était censée mettre fin à des décennies de brimades de la part de l’autre Soudan et ouvrir des perspectives heureuses pour les populations. C’est pourquoi celles-ci l’avaient accueillie avec enthousiasme et espoir. Cinq ans après, c’est la désillusion, le désenchantement et l’espoir assassiné qui sont au rendez-vous. En effet, ces cinq ans ont été essentiellement marqués par une guerre civile de deux ans et demi, qui a du mal à connaître son épilogue, malgré la signature d’un accord de paix en août 2015 et en dépit du retour d’exil de Riek Machar en avril dernier. A ce malheur sont venus s’ajouter deux autres, à savoir l’inflation qui frôle aujourd’hui les 300% et la famine. Le bilan est donc sombre si fait que l’on peut le résumer par cette formule : cinq ans d’indépendance, cinq ans de malheurs. L’on peut donc comprendre que les autorités aient choisi de commémorer le 5e anniversaire de  l’indépendance du pays sans festivité. Le contraire aurait été moralement et politiquement indécent.  Faut-il en déduire que ces autorités ont pris conscience que la situation du pays n’autorise pas cette année à célébrer le 9 juillet avec faste ? On peut en douter. En effet, rien que la veille du 9 juillet, c’est-à-dire vendredi 8 juillet, Juba, la capitale du pays a été le théâtre d’affrontements sanglants entre l’armée et les ex-rebelles.

 

Salva Kiir et Riek Machar ont choisi d’inscrire le Soudan du Sud à l’article de la mort

 

Certaines sources font état d’environ 300 morts. Et les choses pourraient empirer puisqu’au moment où nous tracions ces lignes, des tirs d’armes automatiques étaient encore entendus. Et là où on peut perdre son latin, c’est quand on entend Salva Kiir et Machar dire qu’ils ignorent les mobiles et les acteurs de ces tirs nourris qui se passent à quelques encablures du palais présidentiel et à un moment où les 2 têtes de l’Exécutif étaient réunies pour une conférence de presse. Même dans l’hypothèse où les deux seraient de bonne foi, ce qui est invraisemblable, il y a de quoi s’inquiéter car cela voudrait tout simplement signifier que le contrôle de leurs hommes leur a complètement échappé. Et ce scénario n’augurerait rien de bon pour le Soudan du Sud. Mais quand on analyse bien la situation chaotique dans laquelle patauge ce pays depuis qu’il a accédé à l’indépendance le 9 juillet 2011, l’on peut affirmer sans courir le risque de se tromper, que tous les malheurs qui s’y déroulent portent deux signatures : la signature de l’homme qui ne se sépare jamais de son chapeau de cow-boy, c’est-à-dire Salva Kiir et celle de l’homme aux lunettes fumées, Riek Machar. Ce sont, en effet, ces deux individus aux ego surdimensionnés qui ont choisi en toute conscience, d’inscrire le Soudan du Sud à l’article de la mort pour parvenir à leurs fins. Et pour cela, ils ne crachent sur aucun moyen. Le plus répugnant de ces moyens, est l’instrumentalisation de leurs ethnies respectives. Et ils s’en donnent à cœur joie sans que cela n’agite leur conscience. Un autre moyen qui illustre la petitesse d’esprit de ces 2 fauteurs de troubles, c’est leur mauvaise foi. Et ils l’ont démontré à suffisance depuis que, par le hasard de l’histoire, ils ont été propulsés à la tête du pays, Kiir en qualité de président et Machar en tant que vice-président. Le résultat de cet attelage forcé des contraires, est que chaque jour que Dieu fait, le Soudan du Sud poursuit sa course folle vers le fond de l’abîme. Et ce n’est pas demain la veille que cette descente aux enfers va s’arrêter.

 

Les Américains ont la responsabilité morale et politique de guider le Soudan du Sud

 

En tout cas, l’on peut avoir l’impression que tant que ces deux pistoleros seront aux affaires, le présent et l’avenir de ce malheureux pays, courent le risque d’être écrits à coup sûr en termes de larmes, de sang et de famine. Aucun des deux n’a la carrure d’un homme d’Etat capable de conduire le nouvel Etat vers « de verts pâturages » pour reprendre une expression des Saintes écritures chrétiennes. Et dans ces conditions, l’on ne peut que regretter le fait que le destin ait frappé cruellement ce pays, et ce alors que le peuple du Soudan du Sud avait encore besoin de lui, celui qui, par son charisme et sa vision, incarnait l’espoir de toute la nation.  Vous l’aurez deviné, nous voulons parler du colonel John Garang, arraché à l’affection du peuple du Soudan du Sud en août 2005. Le spectacle désastreux que son pays donne aujourd’hui à voir à l’Afrique et au monde, constitue pour lui une deuxième mort. Mais de cela, les sieurs Kiir et Machar n’en n’ont cure. Ce qui préoccupe le premier, c’est de conserver le pouvoir et le second c’est de le conquérir, quitte à marcher sur les cadavres de leurs compatriotes. Et c’est à ce sport macabre que les deux hommes s’adonnent depuis le début de la guerre civile. C’est cela qui nous fait dire que la résolution du problème du Soudan du Sud passe par la neutralisation de ces deux hommes. Et cette solution pourrait favoriser l’émergence d’une personnalité qui ait l’étoffe d’un homme qui nourrit de grandes et nobles ambitions pour le pays et qui a le patriotisme et la volonté nécessaires pour les traduire en actes. Le Soudan du Sud ne peut pas en manquer. Il se pose alors la question de savoir qui peut aider à cela, ici et maintenant. La réponse ne souffre d’aucune ambiguïté. Ce sont les Etats-Unis d’Amérique. En effet, l’on se rappelle que c’est le pays de l’Oncle Sam qui avait pesé de tout son poids dans la balance pour obtenir la venue au monde de cet Etat. Les Américains ont donc la responsabilité morale et politique de le guider et de l’encadrer jusqu’à ce qu’il soit en mesure de s’assumer. A défaut de mettre hors d’état de nuire le tandem de la mort que forment Kiir et Machar, l’on peut envisager la mise sous tutelle Onusienne du pays, le temps de permettre enfin au malheureux peuple du Soudan du Sud de souffler. En attendant, la personne qui boit son petit lait  et qui peut se vanter d’avoir prédit ce qui arrive aujourd’hui au Soudan du Sud, c’est Omar El Béchir. Aujourd’hui, l’histoire lui donne raison. Cela dit, l’erreur serait de croire que l’UA (Union africaine) peut aider à sortir le pays de John Garang du trou dans lequel il se trouve aujourd’hui.  Car, non seulement cette institution, depuis sa création, n’a jamais véritablement réussi à pacifier un seul de ses membres en situation de conflit, mais aussi certains de ses dirigeants se sont déjà illustrés pour avoir joué un rôle trouble dans bien des guerres civiles. C’est le cas aujourd’hui de Yoweri Museveni en ce qui concerne la guerre civile en RDC, il y a de cela plus de 10 ans et aujourd’hui, le Soudan du Sud où ses troupes y  ont été envoyées aux côtés de Salva Kiir pour faire barrage à Riek Machar. Et l’on peut imaginer facilement ce qui a motivé  le président ougandais à voler au secours de l’homme au borsalino noir : c’est le pétrole du Soudan du Sud. Ce même calcul a pu déterminer d’autres personnes à offrir leur soutien à son rival Riek Machar. Le grand enseignement que l’on peut tirer de cela, est que le pétrole a été le plus souvent à l’origine de bien des malheurs des peuples africains. Le mieux serait alors de ne pas l’avoir, peut-on être tenté de dire. En tout cas ce n’est pas le peuple libyen qui contredira aujourd’hui cette thèse.

 

« Le pays »

 

Lu pour vous : Soudan du Sud : à Juba, au cœur de l'escalade meurtrière
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:39

 

 

Par Albert GOUNPOU - 10 Juillet 2016 - 08:10

 

Dans un Centrafrique complètement meurtri et détruit par la crise militaro-politique, l’attente de la population est très grande après les élections groupées de 2015/2016 qui ont permis le retour à l’ordre constitutionnel.

 

Elu pour un mandat de 5 ans pour diriger la République Centrafricaine, le Pr. Faustin Archange Touadera a prononcé un discours qui boucle ses 100 jours à la tête de l’Etat. Etant conscient des défis qui l’attendent, le président de la République a aussi très tôt, bien avant son investiture, mis en place un secrétariat politique qui était présidé par son actuel Ministre Conseiller Spécial en matière de DDRR, M. Jean Wilibiro Sacko. Cette structure avait pour but de réfléchir en amont sur les actions à mettre en œuvre dès la prestation de serment du nouveau président, aux fins de bien démarrer son mandat sur des bases concrètes et répondre aux attentes réelles de la population.

 

 Quelle importance revêt la période des 100 jours pour un dirigeant ? Selon Laurent Acharian, senior manager chez PwC et co-auteur du livre Cent jours des dirigeants, les 100 premiers jours sont fondamentaux, car c’est une période pendant laquelle le responsable peut tout perdre. Il faut absolument éviter certains écueils qui, sinon, peuvent plomber l’action du dirigeant jusqu’à la fin de son mandat. C’est le cas dans le monde des entreprises comme en politique. 

 

L’opposition politique regroupée autour du Chef de file de l’opposition du Burkina Faso déclare qu’on ne juge pas un mandat de 5 ans sur une action de 100 jours. Mais c’est une tradition politique que d’ausculter à la loupe les faits et gestes de tout nouveau pouvoir pendant les 100 premiers jours. Parce que, c’est par les déclarations qu’il fait, par les idées neuves qu’il avance, par les premières décisions qu’il prend ou ne prend pas, par les gens qu’il nomme, bref, par la manière dont il s’installe, qu’on voit s’il s’est bien préparé à sa nouvelle mission, s’il sait où il va, et ce qu’on peut attendre de lui.

 

 Un clin d’œil sur les gens que Pr. Touadera a nommés. Les actions gouvernementales disent tout sur le niveau et la capacité de son gouvernement à prendre des décisions et à réagir. Un premier ministre qui ne connait pas ses limites, les ministres qui n’ont aucun plan managérial de leurs départements. Les mêmes personnes utilisées pendant le régime défunt du président Bozizé sont revenues aux affaires alors que ce sont ses mêmes gens qui ont poussé l’ex président centrafricain à perdre le pouvoir en 2013. C’est ça que Pr. Touadera qualifie de « RUPTURE ». Aucune action concrète pour faciliter le retour des déplacés chez eux, mais plutôt les délocaliser. En un mot, on ne voit aucune volonté politique de sortir la RCA de son état actuel.

 

La question qui taraude la tête des Centrafricains : où sont cachées les bonnes propositions faites par le secrétariat politique dont le professeur avait mis en place ? 


Qu’à cela tienne, les Centrafricains ne doivent rien attendre de ce régime qui ne sait pas ce qu’il faut faire pour abréger leur souffrance. Un chef d’Etat qui ne sait où il va, et qui n’est d’ailleurs pas préparé à sa mission.

 

Un aspect très important de ses 100 jours dont il a oublié aussi de parler aux Centrafricains : le nombre de voyages effectués à l’étranger. 

 

Il est temps que le professeur national revoie ses actions et décisions pour sauver la situation sinon à la fin de ce quinquennat, les Centrafricains ne vont pas lui renouveler son mandat. 


Albert GOUNPOU

LE BILAN NEGATIF DES 100 JOURS DE TOUADERA par Albert GOUNPOU
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:36

 

 

La Centrafrique est toujours "en danger", avec des "régions entières" contrôlées par des groupes armés, a prévenu le président Faustin-Archange Touadéra en tirant ce week-end le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir.

 

"La patrie est en danger. Nous devons la sauver par tous les moyens légaux", a déclaré dans un discours retransmis par les médias le dirigeant investi fin mars.

 

Professeur de mathématiques, M. Touadéra a été élu avec pour mission de mettre fin aux violences intercommunautaires avec l'aide d'une force des Nations unies (près de 12.000 hommes de la Minusca), alors que la France a annoncé la fin de son opération militaire Sangaris.

 

"Au moment où je m'adresse à vous, certaines régions entières du pays sont sanctuarisées par des groupes armés", a-t-il ajouté alors que la Centrafrique a connu un regain de violence depuis mi-juin.

 

"La communauté internationale est lassée de porter le poids de nos errements politiques", a admis le président, saluant l'aide des Nations unies et de différents pays et organisations.

 

Il a demandé "la levée totale de l'embargo sur la commercialisation des diamants", qui "a privé l'Etat d'énormes ressources et encouragé le trafic illicite".

 

Il a aussi promis "une vaste opération de recensement des victimes de violences" et ajouté avoir "promulgué, le 3 juin 2016, la loi portant création, organisation et fonctionnement de la Cour pénale spéciale" pour juger les coupables.

 

Le président, qui continue à enseigner à l'université de Bangui, a fait le tour des besoins en termes d'enseignement, d'infrastructures, d'eau potable..., rappelant la tenue d'une conférence des donateurs prévue le 17 novembre 2016 à Bruxelles.

 

Avec le désarmement des groupes armés, la reconstruction de l'armée, plus de 300.000 réfugiés au Cameroun et au Tchad, 415.000 déplacés internes, la Centrafrique fait face à des défis immenses après avoir basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

La France avait lancé en décembre 2013 l'opération Sangaris, redoutant un "génocide" entre la Séléka et les milices chrétiennes anti-Balaka dans ce pays de quelque 4,5 millions d'habitants.

 

Avec AFP

 

La Centrafrique toujours "en danger" prévient Touadéra après 100 jours
Repost 2
Centrafrique-Presse.com
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 18:34
Maman Alice GONDJE YONAI a été portée en terre ce jour

 

 

LA VIE BIEN REMPLIE DE FEUE ALICE GONDJE YONAI

 

Maman Alice GONDJE YONAI est née le 01 janvier 1926 à Bémaidé (S/P de Paoua, de feu Philippe Mbaikoubou et feue Pauline Déban. Baptisée le 11 novembre 1941 à Poumbaidi S/P de Paoua, elle s’est mariée la même année avec feu Pasteur André GONDJE, ex-Directeur de l’Institut Biblique de Bata (Bozoum), décédé le 12 janvier 1995.

 

D’abord Cathéchistes à Paoua puis à Bessaou (Tchad), ils sont rentrés à l’école biblique de Bellevue S/P de Bossangoa en 1949.

 

  • De 1949 à 1950 ils sont affectés à Bessaou au Tchad comme Pasteur
  • De 1950 à 1957, elle était toujours aux côtés de son mari qui était affecté pasteur à Bédaralai au Tchad
  • De 1957 à 1963, séjour à Békoro (Paoua) où son mari était affecté comme professeur de l’école biblique élémentaire de Békoro Mission
  • De 1963 à mars 1983, toujours aux côtés de son mari qui était professeur puis Directeur de l’Institut Biblique de Bata (Bozoum)
  • Titulaire d’un Diplôme d’étude biblique, elle était chargée de l’enseignement des épouses des élèves pasteurs à l’Institut Biblique de Bata (Bozoum)
  • Admise à la retraite avec son mari en 1983, ils se sont établis à Paoua où son mari avait la charge de l’Eglise Evangélique des Frères du quartier SaraMandja à Paoua et elle s’occupait quant à elle de l’enseignement des OTN
  • Après le décès de son mari, le 12 janvier 1995, elle regagnera ses enfants à Bangui, puis à Lyon en France ainsi qu’à Lusaka en Zamabie. Elle reviendra à Bangui en 1998 où elle a intégré l’EEF de Galabadja 3.
  • Toujours soucieuse de rechercher la face de Dieu, elle n’a pas manqué une seule occasion pour continuer à se former. C’est ainsi que le 21 octobre 2005, elle a obtenu le Certificat de cours Emmaüs à l’issue de 12 leçons à l’EEF de Galabadja 3.
  • Le 20 novembre 2005, elle a obtenu le témoignage de satisfaction pour ses œuvres dans le mouvement des OTN de l’EEF de Galabadja 3.
  • Le 27 mars 2010, elle a obtenu le Certificat de Fidélité pour l’œuvre du Seigneur à l’EEF de Galabadja 3
  •  

En raison de son grand âge et atteinte par la maladie, Maman Alice GONDJE YONAI est décédée le vendredi 24 juin 2016 dans sa quatre vingt dixième année, laissant derrière elle 8 enfants et 95 petits-enfants et arrière petits enfants. 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 18:31

 

 

Par RFI Publié le 09-07-2016 Modifié le 09-07-2016 à 14:25

 

Ce samedi 9 juillet, 100 jours après son élection, le nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra est de plus en plus sous pression. Stabilité politique, sécurité, économie, souveraineté... Fini l'état de grâce, les Centrafricains attendent des actes.

 

Pendant ces 100 jours symboliques, le professeur-président Touadéra a pris ses marques et définit son style. Un style rassembleur et conciliateur très apprécié par ses concitoyens.

Sur le plan diplomatique, le nouveau président a replacé la Centrafrique au sein du concert des nations.

 

Sur le plan économique et social, la reprise est timide. Le président a signé de nombreux accords avec les partenaires pour rebâtir les bases du pays, même si une partie de l'opinion veut plus et plus vite.

 

Regain de tension dans le centre et le nord du pays

 

Question sécurité, malgré un discours ferme de la présidence et l'ouverture des consultations avec les groupes armés, « il n'y a pas de grandes avancées », selon un observateur de la vie politique du pays.

Le climat de tension demeure. Depuis deux semaines, on constate une recrudescence des violences dans le centre et le nord de la RCA.

 

Du côté de l'opposition, on reconnaît que « la charge de travail est immense, mais que la situation exige de faire des réformes rapidement ». Dans le camp présidentiel, on estime « qu'il faudra du temps pour reconstruire le pays ».

 

Nouvel afflux de réfugiés

 

Environ 6 000 personnes ont fui la RCA, depuis le 12 juin, et plus précisément plus précisément la région d'Ouham Pende, dans l'Ouest du pays. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), une grande partie s'est réfugiée au Tchad et le reste au Cameroun. Beaucoup témoignent des violences, parlant de meurtres, d’enlèvements, de pillages et de destruction des maisons.

 

Joint par RFI, Leo Dobbs, porte-parole du HCR, souligne que la situation est d'autant plus problématique que l'aide manque de financements.

 

« Si les financements ne sont pas suffisants, quelque chose en pâtira. Nous devons donc avoir des priorités et évidemment nous mettons, en premier, ces gens qui traversent la frontière dans une situation désespérée », a-t-il précisé avant d’ajouter que les missions du HCR, sur le long terme, sont affectées citant, comme exemple, celles concernant « l'accès à l'éducation des enfants, les soins médicaux, les moyens de subsistance ».

 

Le porte-parole du HCR rappelle, par ailleurs, que plus de 60 millions de personnes dans le monde ont dû quitter le lieu où elles vivaient et qu’un tiers sont réfugiées dans un autre pays. Il note également que les besoins sont « de plus en plus importants », que les subventions « ne suivent pas » et que le phénomène a commencé, il y a quatre ou cinq ans, avec l'émergence de nouveaux conflits ou encore le retour d'anciennes rivalités.

 

« C'est sans précédent et la communauté internationale n'était pas préparée. Ce que nous faisons, c'est une étude globale de tout le système de financement humanitaire car beaucoup d'autres organisations, comme la nôtre, sont dans la même situation », a-t-il conclu.

 

RCA: 100 jours après son élection, Touadéra de plus en plus sous pression
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 18:28

 

 

http://www.un.org/  8 juillet 2016 – Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a exhorté vendredi la communauté internationale à maintenir son engagement dans le pays afin d'empêcher une reprise du conflit.

 

Le Secrétaire général adjoint a rappelé que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été établie en avril 2014, à un moment où le pays traversait une crise profonde. « Le pays a fait depuis des progrès considérables grâce à l'appui de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale ainsi que des pays de la région », a-t-il salué, ajoutant que le déploiement des forces internationales, dont la MINUSCA, a également contribué à ces progrès.

 

Au titre de ces avancées, M. Ladsous a noté qu'après deux années de transition, les Centrafricains se sont rendus aux urnes en début d'année pour voter dans le cadre d'élections présidentielles et législatives au niveau national. « Ces élections se sont déroulées de façon largement pacifique et démocratique », a-t-il noté, soulignant que l'élection du Président Touadéra et la formation d'un nouveau gouvernement ont ouvert une période d'espoir et nourri des attentes élevées parmi les Centrafricains pour un progrès durable.

 

« Malgré les gains de la transition, la République centrafricaine continue de faire face à des défis considérables, y compris un climat sécuritaire qui reste fragile et réversible », a toutefois déclaré le Secrétaire général adjoint. Il a noté que, dans de nombreuses parties du pays, les capacités étatiques restaient faibles, voire inexistantes.

 

« Les divisions provenant de marginalisation et d'exclusion de long terme persistent », a-t-il par ailleurs ajouté, mentionnant aussi la faiblesse du développement économique, le manque d'accès aux services de base et l'absence d'un dispositif sécuritaire capable de fournir une sécurité de base.

 

« De plus, et peut-être encore plus important, des groupes armés continuent de contrôler de vastes zones dans le pays », a dit M. Ladsous.

 

Afin de soutenir une paix durable et d'empêcher une reprise du conflit, il a indiqué que l'objectif stratégique le plus important pour la MINUSCA au cours des deux ou trois années à venir devait être le soutien à la réduction durable de la présence des groupes armés.

 

A ce titre, le Secrétaire général adjoint a recommandé au Conseil de proroger pour une période de 18 mois le mandat de la MINUSCA et de maintenir le niveau actuel de ses effectifs maximum.

 

Il a par ailleurs déploré la récente flambée de violence durant le mois de juin dans le pays, notamment dans la capitale Bangui, où six policiers ont été détenus pendant six jours par un groupe local d'auto-défense. « Au-delà de la capitale, nous disposons de rapports troublant concernant des efforts pour réunifier l'ex-Séléka sous la direction d'Adam Nouredine, chef du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) », a indiqué M. Ladsous.

 

Dans le même temps, a-t-il ajouté, les mouvements de transhumance contribuent à la reprise d'affrontements entre et au sein des factions ex-Séléka, impliquant principalement le FPRC, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) et l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC).

« Parallèlement à ces développements, de plus en plus de rapports font état de harcèlement et restrictions de la liberté de mouvement des populations musulmanes dans la capitale et ailleurs », a-t-il ajouté.

 

Afin de s'assurer que le pays reste sur la voie de la paix durable, M. Ladsous a estimé essentiel de faire en sorte que le gouvernement dans son ensemble maintienne une approche inclusive et un esprit de réconciliation. « Il ne peut y avoir de 'solutions rapides' qui soient militaires pour traiter des causes profondes politiques et sociales du pays », a-t-il dit.

 

Le Secrétaire général adjoint a par ailleurs regretté que, par le passé, l'attention internationale sur la République centrafricaine se soit souvent rapidement estompée une fois passées les crises immédiates.

 

« J'exhorte la communauté internationale à maintenir son engagement de manière cohérente, parallèlement à l'engagement continu du Gouvernement pour un progrès durable », a-t-il dit.

 

Centrafrique : l'ONU appelle la communauté internationale à rester engagée
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 18:23

 

 

http://burundi-agnews.org/ JUL 9 2016

 

A Bujumbura,  ce samedi 9 juillet 2016, les autorités burundaises sont fâchés sur  les bruits que font courrir les Média Francophones sur des présumés cas d’abus sexuelles, reprochés aux soldats de la fameuse Force de Défense Nationale ( FDN, armée burundaise ), réputée pour sa discipline en mission humanitaire ( Force de Paix ). Il y a quelques mois M. Onanga-Anyanga avait refusé qu’un officier burundais de la FDN ( colonel Gaspard Baratuzahttp://www.jeuneafrique.com/287815/politique/centrafrique-minusca-suspend-deploiement-burundais-gaspard-baratuza/  ), soit le porte parole militaire de la  Minusca …


Les Barundi soupçonnent le Gabonnais M.Parfait Onanga-Anyanga, chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).  Au Burundi, le Gabonnais M. Parfait Onanga-Anyanga est connu comme un agent de la Francafrique, impliqués dans de nombreux coups tordus impérialistes, notamment avec sa tonitruante lettre d’avril 2014 (1) [ http://burundi-agnews.org/diplomatie/burundi-une-boule-puante-de-la-bnub-trop-cher-pour-le-pays/ ].

 

La semaine dernière M. Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut commissaire des Droits de l’Homme à l’ONU, celui qui avait étouffé l’affaire des cas d’abus sexuelles français en Centrafrique, s’en est pris au Burundi, en chargeant les Barundi de cas farfellus d’exécutions extrajudiaires et de cas de torture. Les Barundi ont rappelé que  M. Zeid Ra’ad Al Hussein n’était pas un homme à qui l’on pouvait faire confiance, quand à ses propos [ http://burundi-agnews.org/justice/burundi-hcdh-zeid-raad-al-hussein-650-cas-de-tortures-cnidh-4-cas-averes-en-2015/ ].  Aujourd’hui, on entend que des soldats Barundi  de la MINUSCA  seraient impliqués dans des cas d’abus sexuelles

 

…  “Ouf ! Quelles coïncidences on se dit à Bujumbura !”

 

Au Burundi, l’Etat n’est pas content de ce réseau de – Mafieux onusiens – ( le Réseau de la France et des USA à l’ONU  )  qui mettent à mal la sécurité du Burundi et de la Centrafrique, deux états de l’Afrique.

 

(1)  Cette lettre préparait la Révolution de Couleur ( tentative de changement de régime ) au Burundi en 2015 [ http://burundi-agnews.org/bilan/burundi-2015-securite-la-guerre-mediatique-et-son-burundi-virtuel-en-crise/ ].
D’une part, les accusations sur les jeunes Barundi militants du CNDD-FDD, les IMBONERAKURE et de l’autre, sur un éventuel GENOCIDE à venir.
Pour mieux comprendre le conflit entre M.Parfait Onanga-Anyanga et l’état du Burundi vous pouvez lire aussi : 

(2) 
– Burundi: Le BNUB organise une rencontre politique en mars, mercredi 20 février 2013 [http://burundi-agnews.org/uncategorized/burundi-le-bnub-organise-une-rencontre-des-leaders-politiques-en-mars/ ] – Ce groupe violent que M. ONANGA réintègre dans les institutions burundaises par le dialogue, sera l’acteur principal de la violence préélecorale 2015 dans les 4 quartiers de Bujumbura ( Cfr. Révolution de Couleur au Burundi en 2015).

  
– Burundi: OK pour une prolongation de 6 mois pour le BNUB, mercredi 29 janvier 2014 [http://burundi-agnews.org/bnubbinub/burundi-ok-pour-une-prolongation-de-6-mois-pour-le-bnub/ ]
– Burundi: La transition BNUB vers Equipe Pays, vendredi 21 novembre 2014 [ http://burundi-agnews.org/globalisation-mondialisation/burundi-la-transition-bnub-vers-equipe-pays/ ]
– Burundi: Le réseau ONU français s’en prend aux Barundi, samedi 16 janvier 2016 [http://burundi-agnews.org/securite/burundi-le-reseau-onu-francais-sen-prend-aux-barundi/ ]

 

DAM, NY,AGNEWS, le samedi 9 juillet 2016

 

Lu pour vous : Burundi / Minusca – cas abus sexuels : Onanga-Anyanga s’en prend à la FDN
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 20:25

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-07-08 18:45:04 Le ministre contrôleur général des entreprises publiques de Centrafrique, Bertrand-Arthur Piri, a rencontré vendredi les gestionnaires des entreprises du secteur public au stade 20.000 places de Bangui en vue de recevoir des nouvelles orientations du gouvernement.


Ces orientations mettent l’accent sur la gestion rigoureuse et transparente de la chose publique. Selon Bertrand-Arthur Piri, « la RCA a traversé un moment très difficile, où tous les secteurs tant public, parapublic et privé ont connu des difficultés. 

Le gouvernement a fait des allégements en accordant des facilités à certains secteurs pour relancer leurs activités. 


Ces difficultés de gestion sont dues au fait que certains responsables gèrent mal. Ceux qui gèrent mal sont responsables de leurs gestions devant la justice », a fait remarquer M. Piri.


Les entreprises publiques fonctionnent sous la direction d’un conseil d’administration qui désigne un directeur général pour gérer l’entreprise qui elle-même soumise au contrôle du Ministre contrôleur général des entreprises basé à la Primature.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4857416#sthash.4VQazTQu.dpuf

Les directeurs des entreprises publiques centrafricaines reçoivent de nouvelles directives
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 19:53
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique: Les vendeurs du centre-ville manifestent suite à leur déguerpissement par la mairie de Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 8 JUILLET 2016

 

BANGUI, 08 Juillet 2016 (RJDH)—Plusieurs vendeurs installés au centre-ville ont envahi ce matin le point zéro pour protester contre leur déguerpissement par la mairie de Bangui. Certains ont tenté contre l’interposition des forces de l’ordre de fermer les boutiques des Libanais.

 

Ces jeunes disent regretter le passage en force de la mairie « nous n’avons pas été prévenus de cette opération. Brusquement ce matin, la police municipale s’est positionnée pour nous  empêcher d’étaler nos marchandises » a expliqué un de ces vendeurs.

 

Paul Kpaya, l’un des manifestants pense que les marchés sont inondés et qu’il leur est difficile  de trouver de la place « en ce moment, les marchés sont saturés. Nous ne pouvons pas facilement trouver de la place. Que deviendrons-nous alors ? » s’est-il interrogé.

 

Tout regrettant le manque de communication, Célestin un des vendeurs du centre-ville apprécie l’initiative de la mairie qui selon lui participe à la sécurisation de la ville.

 

La mairie de Bangui dit avoir informé ces vendeurs trois jours en avance « cette opération est faite après une période d’information.  La mairie a sensibilisé les vendeurs avant de libérer les coins des rues ce matin » a confié un responsable de communication de la mairie de Bangui.

 

C’est la première opération de déguerpissement organisée depuis la nomination de Emile Raymond Gros Nakombo à la tête de la délégation spéciale de la ville de Bangui le 5 mai 2016.

 

 

Centrafrique: Les ex-combattants Anti-Balaka de Bouar demandent leur intégration dans le pré-DDR

 

http://rjdh.org/ PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 8 JUILLET 2016

 

BOUAR, 8 juillet 2016 (RJDH)—Les ex-combattants Anti-Balaka de Bouar réclament leur intégration dans le pré-DDR piloté par la Minusca. Ils ont exprimé cette demande lors d’une manifestation tenue jeudi 7 juillet devant le siège de la représentation de la Minusca dans la ville.

 

Ces ex-combattants ont expliqué avoir remis des armes artisanales, seulement, d’après eux, la  Minusca n’aurait besoin que des armes automatiques. Ces ex-combattants réclament les armes artisanales et leur intégration dans le pré-DDR qui devrait suivre leur enregistrement « nous avons remis les armes artisanales avec lesquelles nous avons combattu. Aujourd’hui, on ne parle d’armes automatiques, c’est pour cela que nous exigeons la restitution de ces armes artisanales et notre implication dans les opérations du pré-DDR à travers les travaux à haute intensité de main d’œuvre » confie un de ces ex-combattant.

 

Michel Bello, coordonnateur de ces ex-combattants joue à l’apaisement et demande à la Minusca de les soutenir pour maintenir le calme qui règne dans la ville « notre souhait est que ces ex-combattants puissent être intégrés dans le pré-DDR afin de sauver le calme » souhaite t-il.

 

Anatole Constant Banem, coordonnateur régional DDR secteur Ouest de la Minusca, dit avoir respecté les critères de choix pour l’implication des ex-combattants dans le processus. Pour lui, le comportement des ex-combattants qui remettent des armes artisanales est différent de ceux qui ont remis des armes sophistiquées. Il a indiqué que tout le travail a été fait avec les responsables des groupes armés afin d’éviter l’incompréhension.

 

La Minusca pilote depuis quelques mois un programme pré-DDR qui permet de donner du travail aux ex-combattants qui remettent des armes et se font enregistrer. Ce programme est mis en œuvre à Bangui, Kaga-Bandoro, Bouar et Bossangoa.

 

 

Centrafrique : NDI échange avec les autorités locales sur leur implication dans la gouvernance démocratique et la réconciliation

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 8 JUILLET 2016

 

BANGUI, 08 juillet 2016 (RJDH)—Un cadre d’échange est initié depuis hier par National Democratic Institute (NDI) sur l’implication des autorités locales dans la gouvernance démocratique et la réconciliation nationale. Les autorités des régions numéro 1, 2 et 6 ainsi que des leaders de la société civile prennent part à cette rencontre.

 

Cette rencontre, selon  Paul Komivi Séméko Amegakpo, Directeur Résident de NDI, permettra d’analyser les différentes actions qui sont menées dans les régions cibles. Le Directeur Résident de NDI propose des  galas de football, des chants communautaires, des fora communautaires pour faire adhérer les communautés à la base au processus de réconciliation.

 

Komivi Séméko Amegakpo pense qu’il est important de faire aujourd’hui le diagnostic des  problèmes qui persistent afin de comprendre les causes profondes et d’apporter les solutions appropriées.

 

Angeline Kele, la secrétaire générale de l’ONG Femme-Action et Développement, juge capitale  l’implication des autorités locales pour la réussite des activités sur le terrain «  au finish de cet atelier, les décideurs vont s’approprier effectivement les activités que nous devons mener sur terrain. La présence de la population à la base est essentielle et cela est possible par le truchement des autorités locales qui vont faciliter  les contacts dans le cadre de la promotion de la paix, de la cohésion sociale au sein des communautés », a-t-elle précisé.

 

Le préfet de la Nana-Mambéré, Frederick Wagonda dit avoir déjà mis en place un cadre de concertation ONG-Préfecture. Il promet de se fonder sur ce cadre de concertation pour vulgariser l’idée de ce projet « la cohésion sociale et de la paix, c’est l’attente de tout le monde. Dans ma préfecture, on utilisera notre cadre pour lancer la dynamique », a-t-il fait savoir.

 

C’est depuis deux ans aujourd’hui que l’ONG américaine NDI développe un programme de cohésion sociale, d’éducation civique et électorale avec trois organisations de la société civile notamment  LCDH, FADEC et OCAPIF. Ce programme est mis en œuvre dans les régions 1, 2 et 6./

 

Repost 1
Centrafrique-Presse.com