Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 00:18

 

 

http://www.un.org/ 12 août 2016 – Dans un contexte humanitaire difficile en République centrafricaine (RCA), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires intensifient leurs efforts pour répondre à une récente épidémie de choléra dans les villages situés le long du fleuve Oubangui et soulignent le besoin urgent de ressources et d'aides supplémentaires pour le pays.

 

Le Bureau régional pour l'Afrique de l'OMS a confirmé jeudi par communiqué de presse la déclaration d'une épidémie de choléra en RCA le 10 août, avec 46 cas confirmés et 13 décès enregistrés dans les villes de Djoujou, Damara et Bangui.

 

« Cette épidémie de choléra dans les villages le long des rives de l'Oubangui ne fait qu'amplifier les besoins de sécurité sanitaires déjà inquiétants pour les Centrafricains qui ont déjà tant souffert des conséquences d'une crise humanitaire prolongée due à la guerre et aux déplacements », a déclaré le représentant de l'OMS en RCA, Michel Yao.

 

L'OMS et le ministère centrafricain de la santé et de l'assainissement ont activé un centre de commandement de lutte contre le choléra, qui comprend tous les partenaires humanitaires présents sur le terrain avec des groupes de travail couvrant la gestion des cas d'épidémie, la surveillance, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, la communication des risques et la mobilisation sociale, la logistique, la sécurité et la gestion des cadavres.

 

Les patients arrivés dans la capitale, Bangui, sont pris en charge dans un centre médical soutenu par l'OMS avec du matériel de traitement provenant de stocks qui ont déjà été pré-positionnés dans le cadre du plan centrafricain de lutte contre le choléra pour la saison des pluies.

 

L'OMS a également précisé qu'une équipe mobile de partenaires de la santé mène des activités de traitement des sources d'eau et de sensibilisation des communautés dans les villages le long du fleuve Oubangui.

 

« La crise persistante dans le pays, y compris l'insécurité dans certaines régions, a exacerbé les problèmes existants. La surveillance des maladies est essentielle pour permettre une détection précoce et une réponse efficace aux épidémies telles que le choléra », a souligné M. Yao.

 

Le représentant de l'OMS en RCA a également souligné le besoin urgent d'aide et de ressources supplémentaires pour améliorer la surveillance des maladies et rétablir les services de santé, alors que de nombreuses menaces pour la santé publique existent toujours.

 

 

L'épidemie de choléra a déjà fait 16 morts en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/  12 août 2016

 

"Au moins 16 personnes sont mortes dans la première épidémie de choléra en Centrafrique depuis 2011", écrit l'Unicef dans un communiqué.

 

"66 cas, dont au moins sept enfants, sont enregistrés le long du fleuve Oubangui", ajoute le fonds des Nations unies pour l'enfance.

 

"Les enfants, surtout en dessous de cinq ans, sont particulièrement vulnérables. Nous devons agir vite (...)", selon le représentant de l'Unicef en Centrafrique, Mohammed Malick Fall, cité dans le communiqué.

 

Le choléra entraîne une diarrhée sévère et une déshydratation parfois mortelle. Il est provoqué par l'absorption d'eau ou de nourriture contaminée par la bactérie vibrio, présente dans les matières fécales.

 

"Les enfants, en terme de diarrhée, c'est plus facile pour eux de transmettre la bactérie à d'autres individus du fait que l'on s'occupe d'eux plus souvent que d'autre personnes, mais la sévérité de la maladie est égale quelque soit l'â​ge de la personne." Dr. Christelle Ilboudo, spécialiste des maladie infectieuses de l'université du Missouri

 

L'Unicef indique fournir avec le ministère de la Santé des médicaments, de l'eau potable et des kits d'hygiène. L'agence des Nations unies mène aussi des campagnes de sensibilisation dans les zones touchées.

 

L'épidémie s'est déclarée dans la commune de Ndjoukou, à une centaine de kilomètres au nord-est de Bangui, frontalière de la République démocratique du Congo (RDC). Celle de fin 2011 avait fait au moins une vingtaine de morts dans la région de Bangui.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit inter-communautaire qui a ravagé le pays - déjà l'un des plus pauvres de la planète - de 2013 à 2015 après le renversement du président François Bozizé.

 

La crise a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, selon l'ONU.

 

Centrafrique : L'OMS renforce sa réponse face à l'épidémie de choléra
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 00:15

 

 

Le panorama des putschs militaires perpétrés en Centrafrique depuis son accession à l’indépendance politique est un sujet de grande inquiétude. En effet, si nous nous permettons de  faire un petit calcul par rapport à nos années d’indépendance politique, force sera de constater que sur les cinquante-six (56) années, le Centrafrique totalise plus de trente-cinq ans de pouvoir dirigé par des militaires. A mon humble avis, cela prouve à suffisance l’irresponsabilité et l’incompétence de la classe politique centrafricaine. Logiquement, cela doit nous interpeller tous. J’avoue franchement toute ma déception de constater que nous sommes en manque criard de  « professionnels politiques ». Et, j’affirme sans ambages que la crise actuelle est la résultante de cette  incapacité des partis politiques centrafricains à couvrir la totalité des questions citoyennes et celles des demandes sociales. 

 

A la lumière des événements qu’a connu le pays depuis le coup d’Etat manqué de 2001 en passant par le parachutage de Michel DJOTODJA à la tête du pays pour arriver à l’élection du Président  Faustin Archange TOUADERA en Février 2016, on peut ne pas  avoir l’outrecuidance de dire que les formations de certains partis politiques centrafricains sont dépourvues d’idées et de programmes sérieux. Leurs leaders paraissent plus préoccupés par les postes à occuper dans tel ou tel gouvernement que par l’intérêt du peuple Centrafricain. On note clairement que la conquête et la conservation des postes juteux demeurent leur unique souci au mépris du projet de société.

 

Le champ théorique de la politique centrafricaine est entièrement marqué par des discours démagogiques, mensongers,  irrationnels  et haineux. Le pouvoir pour le pouvoir demeure la finitude de la pratique politique dans ce pays. Les partis politiques dont la fonction générale est d’exercer le contrôle des mandats d’autorité, c'est-à-dire de rendre l’action politique conforme à des normes, ont tous manqué à leur devoir. Beaucoup de politiciens ne s’intéressent aux préoccupations des populations que lorsqu’il y a des élections. Cela pose même la question de leur crédibilité au niveau aussi bien national qu’international.

 

Il est temps aujourd’hui de leur rappeler qu’une Nation est comme une maison et on ne peut pas la bâtir sans plan. C’est toujours par rapport au projet initial de construction que l’on peut apprécier l’état d’avancement de sa maison. Il faut chercher à faire comme les Nations européennes en liant  intrinsèquement la problématique du développement centrafricain à la rationalité, c'est-à-dire à une certaine exigence de la méthode, de l’efficacité, de la prévision et de la planification. Ce que le peuple attend d’eux, en ce moment, c’est d’arrêter  de fantasmer et de le berner ; il a besoin des politiciens cultivés, véridiques et pragmatiques.

 

A l’aube de ce 56è anniversaire  de son indépendance politique, le peuple Centrafricain a besoin d’une nouvelle culture : celle du développement intégral.  Nos politiciens doivent faire de sorte que notre indépendance politique qui demeure jusque-là un mythe, devienne réalité. Qu’ils arrêtent de confier la gestion de notre  pays aux conseillers étrangers qui ne visent que leurs intérêts égoïstes. Ils doivent assumer leur responsabilité.   C’est à eux qu’on a confié notre destiné et celui de notre pays et non aux « conseillers étrangers ».

 

Somme toute, il faut que le politique Centrafricain retrouve sa dignité, son intégrité et sa fonction qui est de se mettre au service de la Cité et des citoyens. Nos responsables politiques doivent aujourd’hui s’évertuer à améliorer les conditions de vie de populations, en priorité, les plus démunies et vulnérables. Ils doivent aider à créer des conditions permettant à tout un chacun d’épanouir ses facultés, de vivre dans la liberté et la dignité, et d’être en mesure d’assumer lui-même, par son travail et par ses initiatives, la couverture de ses besoins essentiels individuels et ceux des personnes qui sont sous sa responsabilité. Il nous faut un Centrafrique de type nouveau, une rupture avec une certaine conception de la politique. Que s’installe une autre manière de faire de la politique et la mise en place d’un véritable Etat de droit.

 

Par Julien Junior KOVOCKOUA, Juriste, Spécialiste en Passation des Marchés

 

Tél : 00221 77 479 80 41

 

Mail : tontonkjj1@gmail.com

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 18:41
Lu pour vous : Comment Idriss Déby fait plier la France ?

 

CHRONIQUE

 

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique)

 

LE MONDE Le 11.08.2016 à 10h03

 

C’est la preuve irréfutable de la haute estime dans laquelle la France tient le président tchadien : le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a interrompu ses vacances estivales pour assister lundi 8 août à N’Djamena à l’investiture, en grandes pompes, d’Idriss Déby Itno pour un nouveau mandat de cinq ans. Mais à bien y regarder, les relations entre le président tchadien et son homologue français, François Hollande, n’ont pas toujours été excellentes.

 

On peut même affirmer que les rapports entre les deux chefs d’Etat ont été exécrables en 2012, au tout début du quinquennat de M. Hollande. Le président français, qui tenait encore à rester fidèle à sa promesse de campagne faite au Bourget, près de Paris, de « démanteler la Françafrique », se méfiait à son entrée à l’Elysée de ses homologues africains usés par leur longévité. Arrivé au pouvoir en décembre 1990 à la faveur de l’éviction de son prédécesseur Hissène Habré, Idriss Déby Itno faisait alors naturellement partie des parias à l’Elysée.

 

Après avoir accepté de recevoir le président tchadien, au terme d’un lobbying intense, François Hollande a fini par déprogrammer l’entrevue à quelques semaines du 14e Sommet de la Francophonie prévu fin novembre 2012 à Kinshasa. Piqué au vif, Idriss Déby Itno décide, en représailles, de ne pas se rendre à la grand-messe du monde francophone dans la capitale congolaise. Et comme pour mieux manifester son mécontentement, le chef de l’Etat tchadien choisit la période du Sommet pour effectuer une visite de travail en Afrique du Sud.

 

Il marque, à son retour du pays de Nelson Mandela, une escale à Kinshasa d’où venaient de repartir ses pairs du monde francophone, mais où il retrouve toutefois le président congolais Joseph Kabila, lui aussi, remonté à bloc contre François Hollande et « ses leçons de démocratie ». Entre Déby Itno et Hollande la rupture semblait alors consommée.

 

Sorti de la promotion 1986 de l’Ecole de guerre de Paris, le chef de l’Etat tchadien, que même ses adversaires politiques décrivent comme un redoutable guerrier, compte en France de solides amitiés dans les milieux militaires et à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Tout ce monde-là ne rêvait alors que d’une seule chose : remettre en selle leur filleul auprès de François Hollande. La décision du président français de lancer en janvier 2013 l’opération militaire Serval pour débarrasser le Mali des groupes djihadistes va leur en donner l’occasion.

 

A N’Djamena, le lobby militaire français réussit à convaincre Déby Itno de s’engager militairement au Mali aux côtés des forces françaises et des autres troupes africaines. Le chef de l’Etat tchadien, qui fleure la bonne affaire, décide d’y dépêcher des troupes d’élite lourdement armées avec comme Commandant en second son propre fils, le général Mahamat Déby Itno. La première manche est ainsi gagnée.

 

A Paris aussi, la manœuvre se poursuit auprès de François Hollande pour vanter l’engagement militaire décisif tchadien. Les lobbyistes pro-Déby Itno trouvent ainsi une oreille attentive auprès du général Benoît Puga, à l’époque chef d’état-major particulier du président français, de l’Amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées françaises et du général Didier Castres, sous-chef d’etat-major Opérations.

 

Distingués pour leurs engagements aux combats sur le champ de bataille, les militaires tchadiens sont choisis par l’armée française pour l’opération de « nettoyage » des montagnes des Ifoghas. Suivant le schéma tactique convenu, les français prennent le flanc ouest, les Tchadiens le flanc est avec pour objectif une jonction au centre. L’armée tchadienne s’acquitte de son mandat avec efficacité et rapidité. C’est le triomphe pour Déby Itno.

 

Retournement de situation

 

Plus rien ne sera dès lors comme avant pour le président tchadien. Le paria du début du quinquennat accéde ainsi au statut d’allié stratégique et incontournable de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les militaires français ont choisi N’Djamena pour y installer le quartier général de l’opération Barkhane, héritière de Serval mais élargie à la lutte contre les groupes djihadistes dans toute la bande sahélo-saharienne. 

La crise centrafricaine va par ailleurs donner à Déby Itno une nouvelle occasion de conforter sa position d’interlocuteur incontournable de la France.

 

Connaissant l’influence du Tchad sur les rebelles de la Séléka, c’est en effet par Idriss Déby Itno que Paris passe pour obtenir en janvier 2014 la démission du président Michel Djotodia du pouvoir et la mise en place d’une transition à Bangui. Comme le souligne avec justesse, notre confrère Christophe Boisbouvier de RFI dans son ouvrage Hollande, l’Africain (La Découverte, octobre 2015), cette nouvelle conjoncture va consacrer le leadership des militaires dans la gestion des relations entre la France et les pays d’Afrique subsaharienne, dont le Tchad d’Idriss Déby Itno.

 

Derrière l’alliance stratégique entre Déby et la France dans la lutte contre le terrorisme, l’opposition tchadienne pointe du doigt le « renoncement total » de Paris à soutenir la défense de la démocratie et des droits de l’homme au Tchad. Elle cite, pour étayer ce constat, le profil bas affiché par la France lors de la présidentielle controversée du 10 avril, tout comme son silence lors de l’incarcération de plusieurs figures de la société civile tchadienne à la veille du scrutin présidentiel.

 

Myopie française

 

D’autres événements sont venus conforter les opposants tchadiens dans le sentiment que l’Elysée et le Quai d’Orsay ont choisi de passer la démocratie et les droits de l’homme par pertes et profits pour ménager Idriss Déby Itno.

 

Il y a d’abord eu l’expulsion manu militari du Tchad en juin 2015 du journaliste de RFI Laurent Correau. L’ambassadrice de France au Tchad, Evelyne Decorps, avait été physiquement empêchée à l’époque d’accéder à notre confrère à l’aéroport international de N’Djamena, sans que la France ne lève le petit doigt. La diplomatie française avait manifesté ensuite la même désertion lorsque le jeune écrivain français de 25 ans, Thomas Dietrich, a lui aussi été expulsé, en avril 2016, par la force du territoire tchadien.

 

Le dossier des militaires tchadiens disparus après la dernière présidentielle pour n’avoir pas voté pour Idriss Déby Itno est cité comme preuve supplémentaire de la complaisance de Paris envers son allié dans la lutte contre le terrorisme. Pour les opposants et les proches des militaires présumés disparus, l’attitude de la France est d’autant plus incompréhensible que certains d’entre eux travaillaient directement avec des éléments de Barkhane.

 

« De passage à N’Djamena,Jean-Yves Le Drian a posé la question sur le sort des militaires à Déby qui lui a répondu qu’ils étaient en mission, se défend une source en charge de l’Afrique à l’Elysée. Nous en avons pris acte. »

 

C’est justement cette prudence qui fait dire à l’opposition tchadienne que la France n’est plus neutre au Tchad et qu’elle a tourné le dos à la défense de la démocratie et des droits de l’homme au profit de Déby Itno, le paria du début du quinquennat, devenu allié stratégique dans la lutte contre le terrorisme.

 

Seidik Abba, journaliste et écrivain, auteur de « Rébellion touarègue au Niger. Qui a tué le rebelle Mano Dayak ? », l’Harmattan, 2010.

 

Seidik Abba chroniqueur Le Monde Afrique


 http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/08/11/comment-idriss-deby-fait-plier-la-france_4981230_3212.html#uwwjaeVYWQrEHqll.99

Repost 1
Centrafrique-Presse.com
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:32

 

 

N'DJAMENA, 12/08/16 (Xinhua) -- Dans le sud du Tchad, il y a maintenant plus de 6.000 réfugiés enregistrés par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui ont fui les violents affrontements dans le nord de la République centrafricaine depuis le 12 juin 2016, annonce le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Tchad dans son bulletin publié en milieu de semaine.

 

"En ligne avec la politique d'alternative au camp du HCR, leur réinstallation volontaire dans le village de Diba 1 situé plus loin de la frontière (à 45 km) a commencé le 15 juillet. Au 18 juillet, quelque 229 personnes avaient été transférées à Diba 1 dans quatre convois", précise l'OCHA Tchad.

 

Après des séances d'information, plus de 800 réfugiés s'étaient volontairement inscrits pour être relocalisés. Cependant le processus s'est heurté au refus de dernière minute de la majorité des réfugiés qui ne souhaitaient pas s'éloigner de la frontière et de leur zone d'origine alors que les autorités avaient favorisé l'accès aux terres arables à ces personnes.

 

Plus de 91.000 réfugiés centrafricains ont été accueillis ces dernières années dans des camps au sud du Tchad. On y dénombre également des dizaines de milliers de personnes d'origine tchadienne ayant fui les violences en Centrafrique en 2013 et 2014.

Le Tchad enregistre plus de 6.000 nouveaux réfugiés centrafricains
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:29
Choléra : alerte maximale à Bangui

 

 

11 août 2016

 

Vingt-quatre heures seulement après l’annonce de l’épidémie, la capitale Bangui vit au rythme de la crainte d’une éventuelle propagation de la maladie.

 

Vingt-quatre heures seulement après l’annonce de l’épidémie, la capitale Bangui vit au rythme de la crainte d’une éventuelle propagation de la maladie.

 

Malgré la mobilisation des autorités et de l’Organisation Mondiale de la Santé, la psychose gagne de plus en plus la population.

 

Selon un bilan fourni à l’issue d’une réunion d’urgence tenue ce Jeudi à Bangui, au moins 46 personnes en sont déjà affectées et 13 autres en sont déjà mortes.

 

Plusieurs cas sont aussi recensés à Bangui ainsi que dans la commune de Bimbo.

La crainte et l’inquiétude gagnent du terrain dans la capitale.

 

Le médecin généraliste Germain Piamale, directeur de l’Hôpital de l’Amitié de Bangui conseille le strict respect des règles d’hygiène appelle la population.

 

"Si quelqu’un a cette maladie et que son entourage prenne des précautions d’hygiène appropriées, par exemple pour se laver les mains, pour entretenir les ustensiles de cuisine et tout ce qu’il mange, je crois que le risque que cette maladie se propage va être ralenti. Si quelqu’un qui a le choléra va par exemple faire le sel et se lave les mains, vous pouvez le saluer, il n’y a aucun risque. C’est-à-dire que l’hygiène des mains, l’hygiène de tout… C’est l’hygiène tout court", affirme-t-il.

 

La Croix Rouge Centrafricaine a annoncé un numéro vert, le 4040, que les populations peuvent appeler en cas de suspicion d’un malade de choléra.

 

Son président Antoine Mbao Bogo indique que la croix rouge va aussi mettre à la disposition du centre de traitement des épidémies, les outils nécessaires et une équipe de volontaires.

 

La mobilisation devient plus en plus importante contre cette maladie dont le foyer est la ville de Ndjoukou située à plus de 200 Km de Bangui, précisément dans la Préfecture de la Kémo au centre du pays.

 

Reportage de Freeman Sipila à Bangui

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:19
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La Croix Rouge Centrafricaine s’engage à soutenir la lutte contre le cholera

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 12 AOÛT 2016

 

BANGUI, 12 Aout 2016(RJDH)- La  croix rouge Centrafricaine  s’est engagée à mettre à la disposition des Centres de  traitement des épidémies,  des équipements de protection individuelle  et une équipe de volontaires formés. L’annonce a été faite le 11 aout dernier par Antoine Mbao Bogo, président de cette structure. 

 

Selon Antoine Mbaobogo, les volontaires de la Croix rouge vont intégrer l’équipe de prise en charge des cas de choléra. Il a indiqué que des équipements de prise en charge seront disponibilisés à cet effet.

 

Le président de la Croix rouge appelle la population à la  vigilance «  La  population doit observer les règles d’hygiènes pour prévenir les maladies. Les lavages de main, la protection des aliments. Pour tous  les cas  suspects de diarrhée, la population doit alerter les autorités humanitaires en composant le numéro 4040 » a-t-il précisé.

 

L’épidémie de choléra a été déclaré en Centrafrique le 10 aout dernier après les soupçons à Djoukou où une équipe OMS et le Ministère de santé s’apprêtent à se rendre.

 

 

Centrafrique : Le médecin chef de Bambari déplore les conditions de vie des déplacés de Ngakobo

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 12 AOÛT 2016

 

NGAKOBO, 12 août 2016(RJDH)—Les 4.000 personnes se trouvant sur le site des déplacés de Ngakobo dans la Ouaka, vivent dans des conditions critiques, selon le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Bambari Chamberlain Bama qui s’est rendu dans cette ville. Ce dernier plaide pour une assistance d’urgence pour soulager ces déplacés.

 

 Selon le médecin chef de Bambari, ces déplacés vivent dans des conditions d’hygiène inquiétantes « ces personnes réfugiées sur le site de Ngakobo font face à des conditions d’hygiène très préoccupantes. Leur alimentation est très limitée faute d’assistance mais, les femmes et les enfants sont obligés de vivre dans un environnement insalubre » a-t-il décrit.

 

Chamberlain Bama pense que ces déplacés sont exposés à plusieurs

épidémies « l’environnement dans lequel vivent ces personnes nous inquiète. Leur environnement est une porte ouverte aux épidémies » confie t-il avant de lancer un appel à l’aide « j’en appelle au gouvernement et aux ONG humanitaires. Il faut une assistance d’urgence pour éviter le pire aux déplacés de Ngakobo ».

 

Le médecin chef de  Bambari a indiqué que des démarches sont en cours pour tenter d’apporter une aide à ces déplacés « nous sommes en discussion avec des organisations humanitaires présentes à Bambari. Si les démarches aboutissent, ces déplacés vont recevoir une aide d’urgence puis qu’il ya une ONG qui est sur le point de confirmer son soutien » a expliqué Chamberlain Bama.

 

La ville de Ngakobo où est installée l’usine de fabrication de sucre, est en proie à de fréquents affrontements  entre groupes armés. Le dernier acte de violence est l’attaque du 24 juillet dernier qui a fait trois morts, de nombreux blessés et plusieurs centaines de déplacés.

 

 

Centrafrique : Des irrégularités constatées lors du second tour du Bac à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 12 AOÛT 2016

 

BANGUI, 12 Aout 2016(RJDH)—Plusieurs cas d’irrégularités ont été enregistrés à Bangui dans l’organisation du deuxième tour des épreuves écrites du Baccalauréat session d’Aout 2016. C’est un constat fait ce matin par le RJDH dans plusieurs centres d’examens.

 

Parmi ces cas enregistrés, on peut noter un nombre important de candidats déjà déclarés admis dès le premier qui se retrouvent sur la liste des admissibles appelés à composer le second tour.

 

Cette situation est confirmée par des sources proches de la direction des examens et concours confirment «  nous continuons de recevoir des plaintes même au moment où les épreuves sont lancées ce vendredi 12 aout » a indiqué une de ces sources.

 

Interrogé, le Directeur des Examens et Concours Didier Bertrand Mette confirme ces cas et rassure  les candidats en ces termes « nous avons constaté ces erreurs ce matin dans le déroulement des épreuves du bac de second tour. Les candidats déclarés admis dans les résultats du premier tour et qui se trouvent encore sur la liste des autres candidats du 2ème tour, nous avons remédié à cela pour éviter des dysfonctionnements ».

 

Difficile de savoir avec précisions l’effectif des candidats appelés à subir les épreuves du second groupe de cette année 2016.

 

Selon des sources proches du Ministère des enquêtes sont ouvertes sur les irrégularités constatées lors du premier tour.

 

Les résultats du baccalauréat session juillet 2016 ont été proclamés le 2 aout dernier.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 00:38
Lu pour vous : La guerre civile plane sur le Burundi

 

 

Par Pierre Benetti, Envoyé spécial à Mugamba  Libération — 11 août 2016 à 20:01

 

Un an après les manifestations dénonçant la réélection du président Pierre Nkurunziza, opposants et proches du régime multiplient les règlements de comptes, comme à Mugamba dans le sud du pays.

 

Une sorte de quiétude se dégage de l’air frais des pâturages et des champs de thé bordés d’eucalyptus, comme si rien ne se passait jamais à Mugamba, en tout cas rien de grave. A Nyagasasa, l’une des six collines où sont dispersés les 50 000 habitants de la commune, des vieillards, les yeux rongés par la cataracte, regardent leurs vaches paître en silence. Ils portent de longs manteaux en cuir élimé. Des femmes attendent qu’une voiture passe au bord de l’unique route goudronnée, des garçons remplissent de charbon des sacs de toile ficelés par des herbes. Des nuages de poussière brune noient la piste qui traverse ce qui ressemble à un centre-ville, où seuls s’animent le bureau communal et une usine de thé. «Ici, on ne fait que travailler», dit le chef de colline. Quand on demande ce qu’il s’est passé à Nyagasasa il y a quelques semaines, les vieux regardent leurs vaches, les femmes la route, les garçons leur charbon et le chef sourit. Un homme portant costume beige, chapeau de velours côtelé et chemise en jean dit soudain qu’il a «tout vu». Puis désigne de son bâton le buisson où deux hommes se cachaient, le 8 juin vers midi, et là où, quelques heures plus tard, deux corps «bien habillés» ont été découverts de part et d’autre du sentier. L’un dans un parterre de fleurs violettes, à côté d’un champ de bambous, l’autre parmi des branchages, le long d’un enclos, une balle dans la tête chacun.

 

Qu’étaient venus faire ici Jean-Baptiste Mbonihankuye et Egide Nahimana, chauffeur et employé de banque de Bujumbura, la capitale, située à plus de 80 kilomètres ? La version officielle est simple : partis à la recherche d’un homme qui leur devait de l’argent, ils auraient été victimes de ses complices «malfaiteurs». Un règlement de comptes qui n’aurait rien à voir avec l’émergence d’une opposition armée hétéroclite, née après la répression des manifestations de plusieurs quartiers de Bujumbura contre le maintien au pouvoir du président de la République, Pierre Nkurunziza, au printemps 2015 (lire Libération du 1er juin 2015 ).

 

Ce n’est malheureusement pas la première fois que le calme de Mugamba est rompu par des coups de feu. Depuis un an, les embuscades se multiplient dans la commune, verrouillée de policiers, de militaires et d’agents de la Documentation, les renseignements burundais. En novembre puis en janvier, de longs affrontements ont eu lieu entre des patrouilles et un groupe armé. La deuxième attaque a été revendiquée par le RED-Tabara (Résistance pour un Etat de droit), l’un des deux principaux mouvements d’opposition nés en 2015. Des attaques ont eu lieu dans les communes voisines de Matana, Gisozi, Burambi et Bururi. A Mugamba, la violence a désormais pris la forme d’assassinats ciblés : au moins 15 morts depuis mars, en particulier des membres du Conseil national de défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), le parti de Pierre Nkurunziza.

 

Cachots informels

 

La situation est telle que, le 1er juin, juché sur un camion entouré d’hommes lourdement armés, le président de la République est venu en personne appeler la population à dénoncer ses «frères», donnant à ces derniers quinze jours pour se rendre. «Nous sommes prêts à utiliser les mêmes méthodes que dans la province de Bujumbura rural en 2010», a prévenu Pierre Nkurunziza, faisant référence à la sanglante répression de la dernière rébellion burundaise, les Forces nationales de libération, au début de son deuxième mandat.

 

«Ce sont de simples bandits», répète le chef de la police, assis dans son commissariat dénué d’électricité où s’empile une paperasse faite à la main. Ne jamais reconnaître que les attaques sont l’œuvre d’un groupe rebelle en formation : telle est la stratégie du régime, qui soutient que le pays est en paix et refuse donc tout dialogue avec l’opposition ou une quelconque intervention internationale. Sonnant comme une provocation une semaine après la visite présidentielle, l’assassinat de Jean-Baptiste Mbonihankuye et d’Egide Nahimana montre à l’inverse une exécution soigneusement menée en plein jour. Tous deux habitaient Kamenge, un quartier du nord de Bujumbura et bastion des Imbonerakure, la jeunesse du CNDD-FDD, qui depuis un an prête main-forte à la police. «Tout le monde a eu peur quand ils sont arrivés. Ils interrogeaient tous les ménages pour savoir qui vivaient là, raconte un jeune homme. Des familles ont appelé à l’aide. Puis des hommes armés et en tenue militaire sont arrivés, les ont encerclés et les ont tués. Tout le monde sait qui Jean-Baptiste Mbonihankuye et Egide Nahimana recherchaient : le commandant Janvier et les autres manifestants.»

 

Au printemps 2015, Prosper Arakaza, dit «Janvier», menait la foule qui manifestait à Mugamba contre le troisième mandat présidentiel. La commune fit exception : plus d’un mois de rassemblements, alors que les provinces rurales, majoritaires, restaient silencieuses face à la mobilisation de plusieurs quartiers de la capitale. Mugamba ne fut pas épargnée par la répression. Le 25 mai 2015, Innocent Gahiro, un étudiant de la colline Kivumu, était tué par une balle de la police. Le 29 juillet, la police a annoncé la mort d’un «voleur armé» dans la commune. C’était le commandant Janvier. Son oncle et son voisin avaient été arrêtés en mai ; son nom figurait sur une liste de personnes recherchées rendue publique par la police en juin.

 

Difficile de comptabiliser les arrestations qui ont eu lieu à Mugamba, où, comme ailleurs au Burundi, les cachots informels se multiplient en même temps que les disparitions. «Tous les jeunes de Mugamba sont en danger, car nous avons tous manifesté», juge un élève du lycée communal, foyer de la contestation, où certains lycéens dénoncent leurs camarades contre rémunération et où d’autres en recrutent pour la rébellion. D’autres encore ne viennent plus en cours ou ont réussi à quitter le pays. Les voitures de la Documentation attendent parfois à la sortie. Le directeur de l’établissement, jugé trop laxiste, a été remplacé.

 

Selon un policier, «la situation est terrible, car les habitants soutiennent la rébellion». Ils sont désormais nombreux à mener une vie à moitié clandestine. Les familles sont accusées de prévenir les opposants de l’arrivée de la police, les motards de les déplacer, les restaurateurs de les nourrir. Ce soutien tacite n’est pas sans histoire au «Sud», région du pouvoir militaire tutsi pendant trente ans, d’où étaient originaires la plupart des intellectuels, des cadres politiques et des officiers avant la guerre civile (1993-2006). De quoi donner un air de revanche à la répression de Mugamba par l’actuel appareil d’Etat, largement composé d’ex-combattants hutus du CNDD-FDD ; de quoi aussi attiser les craintes d’un retour à l’ethnisme dans une région historiquement peuplée de Tutsis.

 

Fin de l’ultimatum

 

Combien sont-ils à avoir pris le maquis ? Une dizaine selon la police, plusieurs centaines selon C. et H., 22 et 23 ans, qui ont quitté le lycée pour rejoindre «les combattants» après les manifestations. «Pour le moment nous nous cachons, mais nous nous battrons jusqu’au bout», disent-ils, le regard aussi enfantin que déterminé. Ils vivent désormais chez des amis ou «dans la forêt», là où l’habitat est trop dispersé pour tout contrôler. Leur nom ? «Ceux qui n’ont plus de maison à cause de Pierre Nkurunziza.»

 

Eparpillés dans les collines, ce sont ces garçons à peine sortis de l’adolescence qui mènent cette petite guerre mobile faite d’escarmouches, attaquant les patrouilles à jets de pierres, se partageant des kalachnikovs récupérées ici et là, se formant aux armes auprès d’anciens militaires et chantant sur leur passage que Pierre Nkurunziza est un «corbeau». Ils accueillent parfois certains jeunes de Bujumbura et disent recevoir quelques armes du RED-Tabara, estimant que «quiconque débarrassera le Burundi de Pierre Nkurunziza est bienvenu», sans avoir prêté allégeance à aucun leader. «Nous n’attaquons pas, nous nous défendons», insistent C. et H. Quitte à abattre ceux qui renseignent la police ou s’apprêtent à le faire, comme ces chefs de colline, ce domestique et ce coiffeur éliminés ces derniers mois. Ou encore comme Jean-Baptiste Mbonihankuye et Egide Nahimana, les deux morts de Nyagasasa : «Nous aussi, comme les Imbonerakure, nous faisons notre loi.»

 

Le chef de zone n’a plus de bureau, occupé par les policiers, les militaires et les agents de renseignement venus en renfort à l’approche de la fin de l’ultimatum qui ordonne aux opposants de se rendre. De plus en plus de jeunes changent de maison afin d’échapper à la vaste opération de répression qui a discrètement lieu de jour en jour. Dans cette situation qui n’est ni vraiment de guerre ni vraiment de paix, «tous ceux qui ont manifesté sont pris pour des rebelles, dit un autre élève. Si tu n’es tranquille ni à la maison ni à l’école, il faut prendre une arme». Avant de repartir de Mugamba, Pierre Nkurunziza avait dit aux habitants :«Dites-leur qu’ils vont tout perdre.» 

 

Pierre Benetti Envoyé spécial à Mugamba

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:44

 

 

Par Cameroon-into - 11/08/2016

 

Papy Bozizé a été interpellé mercredi par des éléments de l’immigration à l’entrée de l’Est du Cameroun.

 

La famille de l’ancien Président centrafricain, François Bozizé, n’est pas encore au bout de sa peine. Après l’arrestation de Francis Bozize le 5 août dernier par la MINUSCA en République Centrafricaine, c’est le tour de son frère, Papy Bozize, de tomber entre les mains de la police.


Selon des sources sécuritaires, le fils de François Bozize, Aimé Vincent alias Papy Bozize, a été interpellé mercredi 10 août 2016 dans la localité de Gamboula à la Kadie dans la Région de l’Est, alors qu’il entrait au Cameroun.

 

Lors de son interpellation, les éléments de la police de l’immigration du Cameroun ont retrouvé sur Papy Bozize, «une importante somme d’argent, plusieurs pièces identités et un chèque contenant une importante somme d’argent», relève notre source.


Les autorités camerounaises et centrafricaines n’ont pas encore communiqué sur cette arrestation et la police n’a pas indiqué les charges retenues contre le fils de l’ancien Président de la République Centrafricaine.


Dans un article publié le 16 mars 2015, l’AFP avait indiqué que «François Bozizé et sa famille» sont explicitement visés par une plainte d'anciens responsables gouvernementaux pour des faits présumés de «recel, de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, abus de confiance et recel de corruption d'agent public étranger».


Avant que François Bozize ne soit renversé par le coup d’État de 2013, son fils Papy Bozize dirigeait la Section Recherche et Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale qui était en réalité la police politique du régime Bozizé.

Lu pour vous : Un autre fils de François Bozizé interpellé au Cameroun
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La Minusca soumet les mandats d’arrêts reçus de la justice à l’analyse de ses experts

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 11 AOÛT 2016

 

BANGUI, 11 aout 2016—-Les mandats d’arrêts, remis par la justice centrafricaine à la Minusca pour exécution, sont actuellement analysés par les experts de la mission onusienne. L’information a été rendue publique par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro lors de la conférence de presse hebdomadaire de mercredi 10 aout dernier. 

 

Selon le porte-parole de la Minusca, les mandats d’arrêts sont soumis à l’analyse des experts de la mission. Lors de la conférence de presse, Vladimir Montéiro n’a pas explicitement dit pourquoi ces mandats sont analysés par les experts de la Minusca.

 

Joint ce matin au téléphone par le RJDH, le porte-parole de la Minusca a indiqué que ces documents sont analysés pour permettre à la mission d’avoir une idée précise sur leur contenu. Vladimir Monteiro n’a pas souhaité communiqué sur les raisons de cette analyse ni les conclusions qui en découleront. Pour lui, les conclusions de ces analyses relèvent du travail interne de la Minusca, un travail qui, selon le porte-parole de la mission ne saurait être publié.

 

Les mandats d’arrêts, selon un cadre du ministère de la justice, sont remis à la Minusca pour être exécutés et non pour des analyses « ce sont des mandats d’arrêts qui sont remis pour exécution rien d’autre » confie cette source qui dit ne pas comprendre l’option de la Minusca « je ne comprends pas pourquoi, des mandats d’arrêts doivent être examinés. Il nous faut des explications dessus » souhaite t-il.

 

La question des mandats d’arrêts émis par la justice et remis à la  Minusca pour exécution, a refait surface depuis l’arrestation le 05 aout dernier de Francis Bozizé par la mission onusienne.

 

 

Centrafrique : La ville de Mbaïki retrouve l’électricité après plusieurs années de rupture

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 11 AOÛT 2016

 

MBAÏKI, 11 août (RJDH) — La ville de Mbaïki a renoué avec l’électricité grâce à la fondation ISONGO créée par le député de Mbaïki 1, Stève Koba. Ce projet va s’étendre à d’autres communes de la Lobaye, selon son initiateur.

 

L’ONG a installé des lampadaires solaires et a réhabilité les poteaux électriques de l’Energie Centrafricaine (ENERCA). Le député Stève Koba a indiqué que deux générateurs ont été disponibilisés pour accompagner l’électrification de la ville, «  à Mbaïki, nous avions installé des lampadaires solaires en 2012 et peu de temps après, nous avons installé des éclairages urbain de l’ENERCA sur lesquels nous nous appuyons mais, l’électricité est produite par deux générateurs que nous avons achetés » a-t-il précisé.

 

La fondation compte étendre ce projet à d’autres communes de la Lobaye « ce projet est étendu à la commune de Pissa et sur le mausolée du président Barthelemy Boganda, Notre objectif, c’est que toute la préfecture de la Lobaye soit électrifiée voire l’ensemble du territoire » projette le député de Mbaiki 1.

 

L’électrification de la ville de Mbaiki est la 3ème action menée par la fondation ISONGO dans ce domaine. Elle a installé des lampadaires solaires à la grotte de la Cathédrale de Bangui et au site du pèlerinage de Ngu-Komba.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:21

 

 

11/08/16 (AFP)

 

Une épidémie de choléra a fait au moins 10 morts en Centrafrique, pays déjà ravagé par trois années de conflit intercommunautaire, a annoncé mercredi la ministre de la Santé, Fernande Ndjengbot.

 

Une "épidémie de choléra" dans la commune de Ndjoukou, localité située à une centaine de kms au nord-est de Bangui, et frontalière de la République démocratique du Congo (RDC), a fait "au moins une dizaine de morts", a précisé la ministre.

 

Au total, 19 cas ont été enregistrés dans la région depuis le début du mois d'août, dont un à Bangui, où il a été diagnostiqué par l'Institut Pasteur.

 

La ministre a assuré que toutes les dispositions avaient été prises pour endiguer l'épidémie et a invité la population à respecter "les mesures d’hygiène de base".

 

Une épidémie de choléra avait déjà frappé la Centrafrique fin 2011, faisant au moins une vingtaine de morts dans la région de Bangui.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit intercommunautaire qui a ravagé le pays - déjà l'un des plus pauvres de la planète - de 2013 à 2015 après le renversement du président François Bozizé entre rébellion Séléka et milices anti-Balaka.

 

La crise a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, selon l'ONU.

 

Les principaux secteurs de l'économie ont été dévastés par l'instabilité politique et les nombreuses rébellions qui ont empêché le pays, pourtant riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), de se développer depuis l'indépendance en 1960.

 

Le pays, enclavé au coeur de l'Afrique centrale, est à 80% rural. Près de 70% de la population, qui s'élève à 4,8 millions d'habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté, et en 2014, le RNB par habitant s'élevait à 330 dollars, selon la Banque mondiale.

Centrafrique : une épidémie de choléra fait au moins 10 morts près de la frontière avec la RDC
Repost 0
Centrafrique-Presse.com