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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 12:14

 

Des spécialistes d’Amnesty International sont à Dakar pour le verdict du procès et sont disponibles pour des interviews. Pour toute demande, merci de contacter le service presse.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Lundi 30 mai 2016

 

Le jugement rendu lundi 30 mai, qui condamne l'ancien président tchadien Hissène Habré, marque un tournant pour la justice internationale et un immense soulagement pour les dizaines de milliers de victimes qui attendaient ce jour depuis plus de 25 ans, a déclaré Amnesty International.

 

À l'issue d'un procès ouvert en juillet dernier, les Chambres africaines extraordinaires à Dakar ont condamné Hissène Habré à la réclusion à perpétuité après qu’il a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture commis au Tchad entre 1982 et 1990. Les Chambres ont rejeté la saisie de ses avoirs gelés durant le procès.

 

« Ce verdict est une victoire pour les victimes qui se sont battues sans relâche pour qu'Hissène Habré réponde devant la justice de crimes relevant du droit international. Il démontre que lorsqu'ils en ont la volonté politique, les États peuvent collaborer efficacement pour mettre un terme à l'impunité dans les situations les plus enlisées », a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur sur l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International.

 

« Ce sont des moments comme ceux-là qui peuvent inspirer d'autres victimes autour du monde en de sombres périodes, lorsque la justice semble hors d'atteinte, en ravivant l'espoir et en donnant la force de se battre pour ce qui est juste. Cette décision historique doit aussi inciter l'Union africaine et chaque État africain à suivre cet exemple afin que justice soit rendue à d’autres victimes dans d'autres pays du continent. »

 

Le procès d'Hissène Habré s'est ouvert au Sénégal le 20 juillet 2015 ; 69 victimes, 23 témoins et 10 experts ont témoigné dans le cadre de cette procédure. Entre autres éléments de preuve, l'accusation s'est appuyée sur des rapports de recherche publiés par Amnesty International dans les années 1980. Un ancien employé d'Amnesty International a également témoigné durant le procès en tant qu'expert. Deux des victimes qui avaient porté plainte contre Hissène Habré sont mortes dans l'intervalle. Leurs enfants et leurs familles vont enfin savoir que justice leur a été rendue.

 

Cette affaire établit un précédent pour les initiatives visant à mettre fin à l'impunité en Afrique, car c'est la première fois que la compétence universelle aboutit à un procès sur le continent, et qu'un ancien dirigeant africain est poursuivi pour des crimes de droit international devant un tribunal siégeant dans un autre État africain.

 

Un Fonds au profit de toutes les victimes

 

Hissène Habré a le droit d'interjeter appel de sa condamnation, et il convient d'allouer des ressources suffisantes aux Chambres africaines extraordinaires afin qu'elles puissent aller au bout de cette affaire, en toute efficacité. Elles doivent également mener des audiences dédiées aux réparations avant le 31 juillet 2016, et sont chargées de mettre sur pied un Fonds au profit de toutes les victimes, qu'elles aient ou non pris part à la procédure.

 

Les Chambres africaines extraordinaires doivent créer ce Fonds sans délai. Il doit bénéficier de ressources et d'autres formes de soutien, y compris de la part de l'Union africaine (UA).

 

Cependant, les initiatives visant à remédier à l'impunité pour les crimes commis au Tchad ne doivent pas s'arrêter là.

 

« Il importe de maintenir la pression sur le Tchad et même sur d'autres États, afin d'enquêter sur d'autres personnes accusées d'avoir commis de graves atteintes aux droits humains entre 1982 et 1990 – notamment des crimes de nature sexuelle et des violences fondées sur le genre – et de les poursuivre en justice dans le cadre de procès équitables, excluant tout recours à la peine de mort. En particulier, le Tchad doit enquêter sur les massacres commis en septembre 1984 dans le sud du pays », a déclaré Gaetan Mootoo.

 

Complément d’information

 

Amnesty International fait campagne depuis les années 1970 en faveur des victimes de violations des droits humains au Tchad. Elle a recommandé que les auteurs de violations commises sous le régime d’Hissène Habré soient traduits en justice. Malgré des obstacles politiques majeurs, les victimes en collaboration avec des organisations de la société civile ont mené une campagne énergique aux niveaux régional, national et international, qui a permis la création en août 2012 des Chambres africaines extraordinaires.

 

La commission d'enquête nationale du Tchad a estimé que 40 000 personnes pourraient avoir trouvé la mort aux mains des forces de sécurité tchadiennes entre 1982 et 1990. Les forces gouvernementales ont commis des actes de torture, et procédé à des arrestations arbitraires, à des exécutions extrajudiciaires et à des disparitions forcées au cours de cette période. Plus de 50 000 lettres et cartes de membres d'Amnesty International ont été retrouvées dans les archives de la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS).

 

Tout en saluant le verdict historique rendu dans cette affaire, Amnesty International déplore que le Tchad ait à plusieurs reprises refusé de coopérer et que l'Union africaine n'ait pas réagi à ces incidents, pas plus qu'aux problèmes liés à la protection de certains témoins et avocats. Depuis l'ouverture du procès, Amnesty International préconise que la procédure soit conforme aux normes internationales en matière d’équité.

 

Amnesty International France

 

Service presse – 01 53 38 66 00 / 06 76 94 37 05 – spresse@amnesty.fr

 

Créée en 1961, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant de plus de 7 millions de membres et sympathisants qui œuvrent pour le respect, la défense et la promotion de tous les droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Amnesty International a reçu le Prix Nobel de la paix en 1977. Amnesty International France (AIF) a été créée en 1971. Son financement repose sur la générosité du public (215 000 donateurs), sur les ventes de produits de soutien et les cotisations de ses 50 000 membres. AIF est agréée par le Comité de la charte du don en confiance.

 

Procès de Hissène Habré : le verdict historique rend justice aux dizaines de milliers de victimes (Amnesty International)
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 11:26

 

 

http://lepays.bf/  30 mai 2016

 

Le verdict tant attendu du procès de l’ex-président tchadien, Hissène Habré, est tombé hier, 30 mai 2016 à Dakar. Jugé pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, actes de tortures et autres viols, l’ex-homme fort du Tchad a été condamné à la perpétuité par les chambres africaines extraordinaires, après huit mois d’un procès marathon, qui aura tenu en haleine l’Afrique tout entière. Et pour cause, c’est la première fois qu’un dirigeant du continent est jugé par des Africains, sur le sol africain. Un pari qui était loin d’être gagné d’avance, tant les embûches ne manquaient pas. A commencer par les moyens financiers qui étaient loin d’être réunis pour la tenue effective de ce procès. Sans oublier le statut d’ancien chef d’Etat du prévenu qui aura aussi usé de toutes sortes de subterfuges pour se soustraire à la justice, allant de la récusation de la cour au refus de répondre aux convocations des juges, avant de se retrancher dans un silence absolu dans le but de mettre à mal le travail de la Cour. Le challenge n’était donc pas des moindres. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le défi a été relevé, avec brio même, d’autant plus que le verdict a été à la hauteur des attentes des parents des victimes, à en juger par les cris de joie qui l’ont accueilli.  De ce point de vue, l’on peut dire que c’est mission largement accomplie pour le juge Kam et ses collaborateurs qui auront prouvé à la face du monde que l’Afrique est aussi capable de tenir les procès de ses fils égarés sur son sol, de façon efficace. Mieux, que les Africains peuvent faire confiance en leur justice. Pour en revenir au verdict lui-même, il est non seulement historique en ce sens qu’il est sans précédent sur le continent, mais aussi a une haute portée  pédagogique. Car, il servira d’avertissement à toutes ces têtes couronnées et autres hommes prétendument forts du continent, qui, profitant de leur position d’autorité, pensent bien souvent à tort qu’ils ont droit de vie et de mort sur leurs compatriotes. C’est pourquoi  il est heureux que du haut de sa tour d’ivoire, la responsabilité de ce Pinochet africain ait été reconnue et établie dans les faits qui lui sont reprochés. Preuve que tôt ou tard, chacun finira par répondre d’une manière ou d’une autre, de ses actes ici bas.

 

Yes, Africa can! Les dictateurs du continent n’ont qu’à bien se tenir

 

Le 30 mai 2016 est donc  un grand jour pour l’Afrique car, ce procès, en lui-même, est une sorte de victoire du peuple sur la dictature, du faible sur le fort. Mais c’est aussi le procès de la persévérance et de la détermination : d’une part des victimes qui se sont engagées dans ce combat depuis plus d’une décennie et qui n’ont jamais baissé les bras, et d’autre part d’une Cour qui a réussi à mener ce procès jusqu’à son terme, malgré les multiples embuches, tentatives de diversion et autres stratégies de victimisation adoptées par l’ex-homme fort du Tchad pour ne pas répondre de ses actes. Cela n’a pas prospéré. Au contraire, en choisissant de ne pas collaborer, Hissène Habré s’est tiré une balle dans le pied en s’attirant les foudres de la Cour qui aura vécu son attitude comme un « mépris insultant ». Mais cela est le propre des dictateurs qui pensent qu’ils n’ont de comptes à rendre à personne. En tout cas, Hissène Habré a eu ce qu’il méritait. S’il a volontairement choisi de ne pas parler, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Sa stratégie n’a pas prospéré. Son silence en lui-même n’était-il pas un aveu de culpabilité ? En tout cas, il n’est pas à plaindre. Car lui au moins aura eu la chance d’avoir droit à un procès, contrairement à beaucoup de ses victimes dont certaines ont été froidement envoyées ad patres. C’est donc l’épilogue d’un long feuilleton judiciaire, la fin d’une longue attente qui marque aussi le début d’un espoir. Celui de la fin de l’impunité. Dans ce sens, l’on peut dire qu’un grand pas a certes été fait, mais le combat reste encore long. Car, si l’espoir de bien des Africains est de voir d’autres satrapes du continent répondre de leurs actes devant de telles juridictions, il reste que, d’un certain point de vue, une telle décision reste tributaire de la volonté de nos têtes couronnées. C’est pourquoi il faut aussi reconnaître à Macky Sall  le mérite qui lui revient, d’avoir œuvré à rendre possible la tenue de ce procès dans les conditions que l’on sait. Surtout quand on voit le traitement réservé par son prédécesseur Abdoulaye Wade, au dossier. C’est en cela que l’on peut dire que ce procès découle aussi des bienfaits de la démocratie et de l’alternance. Toutefois, ce combat est loin d’être gagné d’avance. Car, l’on voit mal les têtes couronnées du continent venir se livrer de bonne grâce, pieds et poings liés, à une Cour de justice, fût-elle africaine,  qu’ils n’auraient aucun moyen de contrôler. C’est pourquoi, l’on peut dire que les Chambres africaines extraordinaires sont un signal fort, une expérience porteuse d’espoirs, qui devrait inspirer les Africains à se doter de tribunaux permanents du genre. Comme par exemple la Cour africaine de justice, qui a seulement besoin  d’être plus opérationnelle avec des moyens conséquents et des textes encore plus clairs. En tout cas, ce ne sont pas les dossiers qui manquent sur le continent. Aujourd’hui, c’est Hissène Habré. Demain, à qui le tour ? En tout état de cause, l’Afrique semble aujourd’hui engagée dans un processus irréversible auquel il sera de plus en plus difficile de résister. Il faut seulement espérer qu’il se poursuivra et se renforcera avec la prise de conscience de plus en plus grande des peuples Africains.  Yes, Africa can! Les dictateurs du continent n’ont qu’à bien se tenir.

 

Outélé KEITA

 

Lu pour vous : CONDAMNATION DE HISSENE HABRE : La chute définitive d’un Pinochet africain
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 19:30
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les députés de Paoua et des Mbrès s’inquiètent de la tension dans leurs circonscriptions

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 30 MAI 2016

 

MBRES, 30 mai (RJDH)—Lucien Mbaïgoto et Pierre Marie-Franck, respectivement députés de Paoua et des Mbrès ont déploré le regain de violence signalé ces derniers temps dans leurs circonscriptions. Ils se sont exprimés sur la situation de leurs localités dans des entretiens avec le RJDH.

 

Ce sont, selon Pierre Marie-Franck, député des Mbrès, les exactions des peulhs armés qui l’inquiètent « depuis quelques semaines, nous apprenons presque quotidiennement que des gens sont tués par des peuhls armés signalés dans la région. Cette situation m’inquiète aujourd’hui. Tout en dénonçant ces exactions, je partage la douleur des parents qui ont perdu leurs proches dans les attaques perpétrées par ces peulhs armés » a-t-il expliqué.

 

Lucien Mbaïgoto, député de Paoua regrette la présence des hommes armés dans les environs de la ville. Il déplore les actes de barbarie attribués à ces combattants « il y a des hommes armés qui ont pris position dans les périphéries de Paoua. Cette présence est plus qu’inquiétante aujourd’hui. Les exactions qu’ils font sur la population civile nous attristent tous » confie t-il avant de dénoncer les cas « des villes de Bambari, Ndélé, Markounda, Batangafo, Birao qui sont dans l’insécurité ».

 

Le député de Paoua appelle la communauté internationale à passer à la vitesse supérieure « aujourd’hui, il faut que la communauté internationale passe à une vitesse supérieure non seulement pour imposer la paix mais aussi accélérer le processus du DDRR. Je pense que c’est à ce titre que la paix pourra revenir dans l’arrière-pays » souhaite t-il.

 

Pierre Marie-Franck demande au gouvernement de prendre ses responsabilités « la mission du gouvernement, c’est de protéger les citoyens. Il faut que les nouvelles autorités puissent prendre leurs responsabilités face à cette situation d’insécurité totale dans l’arrière-pays » a-t-il appelé.

 

Les deux élus ont exigé le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans les zones où la tension est vive.  Les exactions des hommes armés aux Mbrès sont signalées alors que l’administration est en train d’être déployée après trois années d’absence.

 

 

Centrafrique : Deux soudanais et un tchadien arrêtés à Damara faute de papier

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 30 MAI 2016

 

BANGUI, 30 Mai 2016 (RJDH)—Un sujet tchadien et deux Soudanais ont été arrêtés le week-end dernier à Damara par la gendarmerie. Ces derniers seraient sur le territoire sans aucun papier légal.

 

L’information a été confirmée au RJDH par des sources militaires qui indiquent que ces trois personnes voyageaient sans aucun papier. Une source proche de la gendarmerie de Damara a confié qu’ils se rendaient à Bambari pour des activités commerciales « c’est sur un poste de contrôle que ces trois personnes ont été arrêtées parce qu’elles ne sont pas en règle. Ils n’ont aucun papier » a-t-elle expliqué.

 

Les trois prévenus ont été, selon la même source, transférés au tribunal de Bimbo où est gérée l’enquête ouverte sur ce dossier. Leur présence au tribunal de Bimbo a été confirmée par  le parquet de Bimbo « nous avons ces trois personnes arrêtées à Damara. Il y a une enquête qui est ouverte sur l’affaire et nous attendons les résultats » a précisé l’intérimaire du procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bimbo, contacté ce matin par le RJDH.

 

Les contrôles de pièces d’identité ont été multipliés ces derniers temps sur les barrières tenues par les forces intérieures.

 

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 19:09

 

 

http://www.voaafrique.com/  30 mai 2016

 

Ce lundi en RCA, les opérations d’identification des ex-combattants au Pk5 ont été lancées dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Les activités se déroulent dans l’enceinte du commissariat en présence des représentants de la MINUSCA et du gouvernement.

 

Selon la prévision, 500 combattants seraient enregistrés : 150 ex-séléka et 350 membres des groupes d’auto-défense devront être recensés avant la mise en œuvre du projet « Réduction de violence communautaire ».

 

Michel Apollinaire Bangui, fonctionnaire du Haut-commissariat au DDR, représentant du gouvernement revient sur ces opérations : "C'est la continuité des opérations d'enregistrement sur le profilage professionnel des ex-combattants".

 

Pour les ex-combattants, c’est le soulagement après trois années d’instabilité. Ce projet leur permettra d’avoir des activités génératrices de revenus.

 

Selon les organisateurs, si tout se passe comme prévu, les opérations prendront fin le week-end prochain.

L'identification socio-professionnelle des ex-combattants de PK5 a débuté en Centrafrique
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:57

 

 

La rédaction de Centrafrique-Presse apprend et annonce le décès survenu à Bangui ce lundi 30 mai 2016 des suites d’une courte maladie du Président du Parti UPADES, Hubert Katossy Simany Dakwany.

 

Nous présentons à sa famille et ses proches nos condoléances les plus attristées

 

Hubert Katossy Simany Dakwany Président de l'UPADES tire sa révérence
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 14:06

 

 

Par RFI  29-05-2016 Modifié le 29-05-2016 à 04:33

 

Il s'agit du premier contingent mauritanien de l'histoire des Nations unies. Au total, plus de 740 Casques bleus mauritaniens sont répartis sur tout le territoire de la Ouaka et de la Basse-Kotto dans le centre du pays, une des régions les plus troublées de la République centrafricaine.

 

Installé depuis fin février, ce puissant contingent mauritanien est déployé pour maintenir la paix récente dans le pays mais aussi pour sécuriser routes et ponts.

 

Afin de réussir cette première mission, l'armée mauritanienne n'a pas lésiné sur les moyens. Les soldats sont bien équipés et bien entrainés, selon le colonel Sidi El Veireck, chef du bataillon mauritanien.

 

« Nous avons des véhicules blindés, des véhicules de transport de troupes, nous avons des équipements de vision nocturne. Nous avons des équipements de contrôle des foules et nous avons un noyau autour duquel a été formé le bataillon de personnels issus des groupes spéciaux d’intervention qui ont une certaine expérience », détaille le colonel.

 

Le bataillon mauritanien a ainsi rempli tous les critères dictés par l'ONU. Pour cela, il a fallu investir des millions d'euros dans du nouveau matériel, repeindre les véhicules camouflage aux couleurs de l’ONU, blanc et noir. Et entrainer les nouveaux Casques bleus pendant toute une année, et en particulier les préparer à ce nouveau terrain.

 

« La Mauritanie c’est un terrain désertique, très ouvert et vaste et là c’est plutôt la forêt, on est très limités dans nos mouvements, un terrain très accidenté et difficile d’accès, avec beaucoup de ponts, souvent en mauvais état », analyse le chef du bataillon.

 

Fiers d'être le premier contingent mauritanien des Nations unies, les hommes prennent progressivement leurs marques dans région de Bambari. Ils ont signé pour un an.

Le premier contingent mauritanien de l'ONU commence son mandat en RCA
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 13:21

 

 


Dakar - AFP / 30 mai 2016 14h33 -  L'ex-président tchadien Hissène Habré, jugé à Dakar par un tribunal spécial africain, a été reconnu coupable lundi de crimes contre l'humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement, et condamné à la prison à perpétuité.

L'ex-président dispose de quinze jours pour interjeter appel.


Hissène Habré, la Chambre (le tribunal spécial, NDLR) vous déclare coupable (...) des crimes contre l'humanité de viol, d'esclavage forcé, d'homicide volontaire, de pratique massive et systématique d'exécutions sommaires, d'enlèvement de personnes suivi de leur disparition, de tortures et d'actes inhumains, a déclaré le président du tribunal, le Burkinabè Gberdao Gustave Kam.


Il a ajouté que M. Habré a aussi été reconnu coupable de crimes autonomes de tortures et des crimes de guerre d'homicide volontaire, de torture, de traitement inhumain et détention illégale ainsi que des crimes de guerre de meurtre, de torture et de traitement cruel conformément à certains articles du Statut portant création du tribunal.

Il a en revanche été acquitté des crimes de guerre, détention illégale visés dans d'autres articles du même document.


En conséquence et compte tenu de l'extrême gravité des faits, a poursuivi le magistrat Kam, Hissène Habré, la Chambre vous condamne à la peine d'emprisonnement à perpétuité.


Après l'énoncé du verdict, l'accusé, en turban et boubou blancs, lunettes noires, demeuré imperturbable depuis l'ouverture de l'audience, a levé les bras en saluant ses partisans et crié: A bas la Françafrique!.


Auparavant, le juge avait en outre expliqué que le tribunal a été convaincu par le témoignage de Khadija Hassan Zidane, qui a affirmé pendant le procès avoir été violée par Hissène Habré. Le juge a fait état de rapports sexuels non consentis à trois reprises et d'un rapport buccal non consenti imposée à Mme Zidane par M. Habré.

Hissène Habré a dirigé le Tchad pendant huit ans (1982-1990) avant d'être renversé par un de ses anciens collaborateurs, l'actuel président Idriss Deby Itno, et de se réfugier au Sénégal en décembre 1990. 


Arrêté le 30 juin 2013, il était jugé depuis le 20 juillet 2015 par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), créées en vertu d'un accord entre le Sénégal et l'Union africaine (UA), qu'il récuse et devant lesquelles il refuse de s'exprimer ou de se défendre. 


Une commission d'enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous Hissène Habré à quelque 40.000 morts, dont 4.000 identifiés nommément.


Sans surprise, le verdict a été salué par les parties civiles et des organisations de défense des droits de l'Homme qui les soutiennent, et décrié par des partisans de M. Habré, dont des proches, ayant assisté à l'audience au Palais de Justice de Dakar.

La condamnation de Hissène Habré pour ces crimes atroces 25 ans plus tard représente une immense victoire pour les victimes tchadiennes, a affirmé dans un bref message à la presse Reed Brody, cheville ouvrière de cette procédure au sein de Human Rights Watch (HRW).


A l'opposé, pour Mahamat Togoi, du collectif de soutien à Hissène Habré: ce qu'on a vu aujourd'hui ce n'est pas de la Justice, c'est un crime contre l'Afrique, a-t-il lancé.


(©)

 

L'ex-président tchadien condamné pour crimes contre l'humanité


Le tribunal spécial africain qui juge l'ex-président tchadien Hissène Habré à Dakar l'a reconnu coupable lundi de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, a annoncé le président de la Cour. M. Habré est condamné à la prison à vie.


"Hissène Habré, la Chambre (le tribunal spécial) vous condamne à la peine d'emprisonnement à perpétuité", a déclaré le président de la Cour, le magistrat burkinabè Gberdao Gustave Kam à la lecture du verdict. Il a ajouté que le condamné disposait de quinze jours pour faire appel de cette décision.


Le tribunal l'a également reconnu coupable de viols, exécutions, esclavage et enlèvement. La Cour "a été convaincue" par le témoignage de Khadija Hassan Zidane, qui avait affirmé pendant le procès avoir été violée par Hissène Habré, a indiqué M. Kam. Il a fait état de "rapports sexuels non consentis à trois reprises et un rapport buccal non consenti".



(ats / 30.05.2016 14h04) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=707623 

Procès Habré: l'ex-président tchadien condamné à la prison à vie
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 13:21

 

 

 

Par RFI  29-05-2016 Modifié le 29-05-2016 à 12:42

 

L’humanité célèbre, ce dimanche 29 mai, la Journée internationale des casques bleus. Instituée par les Nations unies, en 2002, cette journée rend hommage à tous les hommes et à toutes les femmes qui ont servi dans des opérations de maintien de la paix dans le monde entier. Une occasion également d’honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la paix. Mais cette image de professionnalisme, de dévouement et de courage des casques bleus est entachée depuis quelques années par des nombreux abus, notamment sexuels.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé, en fin de semaine, les Etats fournisseurs de casques bleus à poursuivre en justice leurs ressortissants en cas d’abus sexuels commis par ces derniers.

 

« Je m’efforce activement d’aborder ce grave problème chaque fois que j’en ai la possibilité tout en exhortant les Etats membres, seuls habilités à sanctionner leurs soldats, à imposer des mesures sévères afin de faire pleinement justice aux populations touchées », peut-on lire dans son message.

 

Joint par RFI, Philippe Bollopion, directeur général adjoint du plaidoyer, à Human Rigth Watch, estime que ces abus sont de plus en plus fréquents à cause, précisément, de l’impunité.

 

« Les abus les plus récents que nous ayons recensés se sont produits en Centrafrique par des casques bleus et des soldats de l’Union africaine. Il y a eu des abus sexuels contre des femmes et des enfants, mais aussi des personnes qui ont été torturées à mort ou vraisemblablement exécutées de manière sommaire par des casques bleus. Il s’agit donc de crimes extrêmement graves pour lesquels il n’y a, pour l’instant, autant qu’on le sache, aucune action en justice », a-t-il fait état avant de rappeler que ce n’est pas l’ONU qui peut arrêter et juger les soldats qui sont coupables de ces crimes, mais seulement les pays dont sont originaires les soldats qui, affirme-t-il, ne le font pas.

 

« Ce sont les pays d’origine seulement qui peuvent le faire et trop souvent ils préfèrent discrètement rapatrier les soldats qui sont accusés de ce genre de faits et tourner la page, plutôt que de les traduire en justice et de s’assurer que les victimes soient compensées de manière appropriée », souligne Philippe Bollopion.

 

Enquêter, juger et punir

 

Dans seize missions de maintien de la paix dans le monde, en 2015, l’ONU a recensé soixante-neuf cas de viols dont vint-deux en République Centrafrique (RCA) et seize en République démocratique du Congo (RDC).

 

A l’occasion de cette journée internationale des casques bleus, Amnesty international demande aux Nations unies l’ouverture d’une enquête pour traduire les responsables en justice.

 

Interviewée par RFI, Ilaria Allegrozzi, responsable de recherche sur l'Afrique centrale à Amnesty international, donne l’exemple de la Centrafrique.

 

« En Centrafrique où, depuis deux ans, un conflit a sévi, des groupes armés s'en sont pris régulièrement aussi aux populations civiles. Il y a eu également des casques bleus qui se sont rendus coupables de crimes et d’abus contre les populations civiles, notamment des crimes sexuels. C’est très inquiétant, d’autant plus que ce sont des cas récurrents. Récemment, il y a eu au moins huit cas de viols contre des jeunes filles et des femmes, entre octobre et décembre 2015. Amnesty International avait également dénoncé le cas d’une petite fille de douze ans qui avait été violée par des casques bleus », a déclaré, à RFI, Ilaria Allegrozzi avant d’ajouter qu’il est important, justement, « d’ouvrir des enquêtes » pour emmener ces personnes en justice et « faire la lumière sur ce qui s’est passé », sans oublier de « compenser » les dommages subis par les victimes de tels crimes.

 

Journée internationale des casques bleus: juger et punir leurs abus et exactions
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 12:34

 

Le Fonds monétaire international prévoit d’accorder à la République centrafricaine 83,55 millions de droit de tirage spéciaux, l‘équivalent d’un peu plus de 115 millions de dollars, d’après un communiqué du FMI.

 

D’après le FMI, la situation sécuritaire en Centrafrique demeure fragile : la reprise économique lente et les recettes intérieures globalement insuffisantes pour couvrir les salaires, les pensions et les autres dépenses prioritaires.

 

Toutefois, le taux de croissance économique devrait atteindre 5,2 % en 2016, et se situer ensuite à une moyenne annuelle de 5,7 % sur la période 2016-2021, grâce à l’élimination progressive des rigidités structurelles et à la reconstruction des infrastructures.

 

L’inflation devrait reculer pour s’aligner sur le critère de convergence de la CEMAC, à 3 %. Une diminution graduelle du déficit budgétaire et le remboursement progressif des arriérés intérieurs contribueront à réduire sensiblement la dette publique pour la ramener à environ 25 % du PIB en 2021, contre 48,5 % en 2015.

 

Cependant, le déficit du compte courant de la balance des paiements devrait rester relativement élevé, en moyenne à environ 9 % du PIB sur le moyen terme, en raison des considérables besoins de reconstruction.

 

Le FMI a exhorté le nouveau gouvernement à restaurer une discipline budgétaire et des réformes pour mieux collecter les recettes fiscales et maîtriser la masse salariale. Ainsi, Bangui pourrait augmenter les dépenses sociales et les investissements publics.

 

La République centrafricaine a traversé une crise socio-politique qui a détruit les bases du pays.

 

 

 

Ces sommes seront fournies au pays dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), dispositif du Fonds destiné à soutenir les pays qui connaissent des difficultés prolongées de leur balance des paiements.

 

Le Fonds monétaire international a annoncé samedi une assistance financière à la Centrafrique qui pourra se monter à 110,6 millions de dollars sur trois ans pour aider ce pays ravagé par trois années de conflit à redresser son économie.

 

"Nous estimons les besoins en termes de financement de la balance de paiement de la Centrafrique à environ 200 à 250 millions de dollars. Une partie sera couverte par l'appui des bailleurs de fonds et le FMI entend donner un montant d'environ 65 milliards FCFA (110,6 millions de dollars) sur trois ans", a déclaré à la radio d'Etat un représentant de l'institution, Samir Jaja, qui a dirigé une mission de 10 jours à Bangui.

 

Ces sommes seront fournies au pays dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), dispositif du Fonds destiné à soutenir les pays qui connaissent des difficultés prolongées de leur balance des paiements.

 

Une première tranche d'un peu plus de 20 milliards FCFA pourrait être débloquée dès le mois de juillet.

 

"Pour autant que la situation sécuritaire continue de s'améliorer et qu'on réussisse à intégrer les anciens combattants au sein de la communauté, les perspectives économiques à moyen terme sont favorables", a estimé le chef de mission du FMI.

 

"Le taux de la croissance économique devrait dépasser 5% en 2016 et se situer à 5,5%, voire 5,7%, sur la période qui va jusqu'en 2021", a ajouté M. Samir Jaja.

 

Toutefois, a-t-il relevé, "la situation sécuritaire demeure fragile, la reprise économique est lente, les recettes intérieures sont globalement insuffisantes pour couvrir les salaires, les pensions et les dépenses prioritaires".

 

"Les défis à relever sont énormes et les attentes de la population nombreuses. Le gouvernement nouvellement élu aura pour tâche délicate de concilier une discipline budgétaire durable et une augmentation des dépenses sociales avec une reprise des investissements économiques", a-t-il dit.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres de la planète, peine à se relever de trois années d'extrême violence à la suite de la chute du président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion Séléka venue du nord du pays.

 

L'intervention des forces internationales - française Sangaris et onusienne Minusca - a peu à peu stabilisé la situation mais des bandes armées (ex-Séléka, milices anti-balaka ou "coupeurs de route") continuent de sévir dans plusieurs régions du pays.

 

http://www.voaafrique.com/ Avec AFP

 

Le FMI va accorder une aide de 110,6 millions de dollars à la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 12:08

 

 


Officiellement annoncé le 13 mai par François Hollande à Bangui, le retrait des la force française Sangaris de Centrafrique pourrait permettre à la Séléka de se recomposer.

Par La redaction de Mondafrique - 28 mai 2016


Rompu aux us et coutumes des chefs de guerre, François Hollande a vigoureusement félicité ses troupes à Bangui, vendredi 13 mai, en annonçant le retrait de la force française Sangaris de Centrafrique. Saluant le « succès » de cette opération qui devait être « éclair » et qui dura finalement plus de deux ans, le président français n’a pas manqué d’applaudir la réussite de l’élection présidentielle de mars dernier. Celle-ci n’a t-elle pas porté, dans le calme, Faustin-Archange Touadéra à la tête de l’Etat alors que celui-ci n’était même pas étiqueté « candidat de la France » ? Une belle leçon de démocratie que le président français a appelé de ses voeux à « servir de référence en Afrique ».


De quoi presque faire oublier les ratages qui assombrissent considérablement le tableau. Des accusations de favoritisme des militaires français à l’égard des milices chrétiennes anti balaka contre la Séléka, alliance de mouvements rebelles à majorité musulmane, à l’affaire des viols d’enfants par des éléments des forces internationales, Sangaris fut loin d’un long fleuve tranquille.


Aujourd’hui, son succès déclaré n’a rien d’une évidence non plus. Malgré l’apaisement des violences entre Séléka et anti-balaka qui ont ensanglanté le pays pendant plusieurs mois, la Centrafrique reste le théâtre d’une multitude de conflits entre bandes rivales qui se disputent l’accès aux ressources sur le territoire.


Scénario catastrophe, le départ de l’armée française pourrait désormais permettre à la Séléka de renaitre de ses cendres. Selon une source centrafricaine bien informée, plusieurs indices laissent craindre une recomposition de cette organisation démantelée en partie sous la pression des militaires français.


Le 26 mai, les chefs d’état-major des quatre factions issues de l’éclatement de la Séléka ont en effet déclaré leur intention de s’unir à nouveau. Selon la même source, le nouveau gouvernement mis en place par le premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji, et la haute administration qui font la part belle aux anciens caciques de l’ex président François Bozizé, excluent en revanche largement les représentants des anciens rebelles et les tribus de l’Est sommés de déposer les armes avant tout dialogue. « La négociation conduite par le gouvernement est très peu diplomatique, susceptible d’attiser les tensions » relève la même source. « Or, le départ des militaires français enlève une épine du pied des ex Séléka qui pourraient être tentés de revenir à la charge »


Le double jeu tchadien


Par ailleurs, le récent séjour du célèbre chef rebelle centrafricain Noureddine Adam dans la capitale du Tchad N’Djamena, malgré l’interdiction de voyager qui lui a été imposée sur décision du Conseil de sécurité de l’ONU, inquiète. Véritable pompier pyromane en Centrafrique, le président Idriss Déby qui a fait et défait les présidents centrafricains depuis plusieurs décennies est depuis longtemps soupçonné de collusion avec la Séléka. La présence de mercenaires tchadiens dans les rangs de l’organisation avait provoqué, en 2014, la colère des populations centrafricaines qui avaient réclamé leur départ. Des membres du contingent tchadien de la force africaine, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) déployée au début de la crise, avaient par ailleurs été accusés de soutenir, en sous main, la Séléka.


A travers Noureddine Adam, Déby chercherait-il à réactiver ses leviers d’action sur l’échiquier politique centrafricain afin de peser sur de nouvelles autorités qu’il n’apprécie guère ? En facilitant la venue de sociétés pétrolière chinoises en Centrafrique lorsqu’il était premier ministre de François Bozizé, Touadéra s’était en effet attiré les foudres du grand voisin tchadien peu partageur en la matière. Déby s’en souvient bien. Un accueil glacial a été réservé à Touadéra lors de sa première visite en tant que nouveau chef de l’Etat centrafricain à N’Djamena.


Dans le contexte actuel de misère profonde qui mine la société centrafricaine alors que les armes circulent encore facilement sur le territoire, la recomposition de la Séléka pourrait rouvrir les plaies du pays encore à vif. Cette fois sans le pansement Sangaris.

Lu pour vous : Sangaris sur le départ, la Séléka dans les starting blocks
Lu pour vous : Sangaris sur le départ, la Séléka dans les starting blocks
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