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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 15:14

 

 

 

 

Dix mois après le début de la mission des forces internationales en République Centrafricaine, d’aucuns s’étonnent de constater que la mise à contribution de la police nationale n’ait pas permis d’éradiquer la criminalité qui a gangréné le pays à la faveur des récentes crises.

 

L’explication est pourtant  simple et réside dans les manœuvres mesquines qui  ont vidé de sa substance le statut spécial de la police arraché de haute lutte par le bureau  syndical de la police, à qui un hommage mérité doit être rendu.

 

IL faut rappeler que c’est au terme d’une longue lutte menée par ce bureau  que l’ex chef de l’Etat François BOZIZE avait fini par marquer  son accord pour l’ élaboration de ce statut spécial, tout en instruisant le comité de rédaction de se référer aux Statuts de la Gendarmerie Nationale et des Forces armées centrafricaines(FACA). Ce qui fut fait.

 

Lorsqu’en mai 2008, l’Assemblée Nationale,représentant  le peuple centrafricain votait par acclamation le projet de loi relatif au statut spécial de la police, le policier centrafricain s’attendait à une amélioration de  ses conditions de vie, à un léger mieux, au moins en terme de salaire décent permettant de joindre les deux bouts. Mais malheureusement, pendant que le projet de loi suivait la procédure complexe en trois étapes, des caciques du régime de Bozize avaient réussi à en soustraire la page 27 comportant les indemnités et autres avantages liés aux fonctions. Ni rancunier, nioublieux, les policiers centrafricains signalent à ceux qui ont posé cet acte qu’ils sont bien connus. Ils saisissent  l’occasion pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux efforts faits pour redonner à ce document sa partie vitale. Ces efforts sont restés vains, chaque gouvernement ou ministre (de Jules Bernard OUANDE  à Denis  WANGAO KIZIMALE, en passant par Claude Richard GOUANDJA et Josué BINOUA) s’étant employé à endormir les policiers jusqu'à la fin de sa mission.

 

C’est pourquoi, il convient de dire sans ambages aux nouvelles autorités de transition que « TROP C’EST TROP » et qu’elles doivent faire un effort soutenu aux fins de combler  au plus vite le retard accusé par la police depuis l’adoption de la loi (2008) jusqu'à  à ce jour. Les bons prédicateurs nous ont prêché le bon évangile et nous les avons suffisamment écoutés. Nous n’allons pas croiser les bras  devant tant d’injustices et d’injures. Nous  n’allons plus croupir dans la  misère  tandis que d’autres baignent dans une  insolente opulence.

 

IL convient de rappeler à la communauté internationale, surtout à Monsieur le Représentant Spécial de la  MINUSCA  qu’il y’a tout lieu de prêter une attention particulière à ce dossier afin qu’il  soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettrait d’éviter des conséquences fâcheuses. L’urgence c’est de hâter le rétablissement de la sécurité dans le pays. La police nationale a beaucoup à apporter. Alors traitez-la avec bienveillance.

 

LE COLLECTIF DES POLICIERS EN COLERE

CENTRAFRIQUE : L’URGENCE D’UN VRAI STATUT SPECIAL  POUR LA POLICE
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 14:45

 

 

 

 

http://www.amnesty.fr/       [03/11/2014]

 

Depuis décembre 2013, la République centrafricaine connaît un déchaînement de violences. Pillages, viols, déplacements de populations, représailles : ce pays, déjà sinistré par de nombreux coups d’État, est le théâtre de scènes insoutenables. Malgré l’intervention de forces internationales, la haine et la peur nourrissent les massacres entre chrétiens et musulmans. En moins d’un an, environ 5 000 personnes y auraient laissé leur vie, selon une enquête de l’agence Associated Press. Retour sur la spirale de cette guerre civile.

 

Le 5 décembre 2013, marque le véritable point de départ de la guerre civile et l’enlisement de la Centrafrique dans le chaos. Bilan de cette effroyable journée de combats à la machette et à l’arme à feu : 500 morts. Cette lutte sanglante oppose d’un côté, les ex-rebelles de la Séléka, une coalition majoritairement musulmane qui, en mars 2013, a renversé le président François Bozizé. De l’autre, les Anti-balakas, des milices d’autodéfense principalement composées de chrétiens, initialement créées pour lutter contre les bandits et les attaques de groupes armés. Ce jour-là, des colonnes de miliciens anti-balakas, fondent sur Bangui pour reprendre la capitale aux mains des ex-Sélékas. La Misca, une mission de soutien pour la Centrafrique sous la houlette de l’Union africaine est déployée, appuyée par les militaires français de l’opération Sangaris, du nom d’un papillon endémique. La poésie sémantique tranche avec l’horreur du terrain. Sur la route, des cadavres. À la morgue de l’hôpital communautaire d’où s’échappent les cris de désespoir des familles, les corps s’accumulent. Les équipes médicales des ONG se retrouvent submergées par l’ampleur des blessures et le nombre de morts. Dans l’enceinte de la mosquée Ali Babolo, dans le quartier PK5, le plus grand quartier musulman de Bangui, des dizaines de victimes sont alignées au sol, recouvertes par des linges et dissimulées derrière une grande bâche noire.

 

LES CIVILS DANS LA SPIRALE DE LA VIOLENCE

 

Les forces internationales n’interviendront officiellement que dans l’après-midi de ce 5 décembre, après avoir reçu le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu. Mais depuis le matin, les miliciens anti-balakas, en grande majorité des jeunes hommes, parfois tout juste sortis de l’adolescence, qui ont investi Bangui, sont décidés à mettre fin aux exactions des rebelles sélékas. Ces derniers viennent principalement du nord de la Centrafrique et sont arrivés au pouvoir grâce à l’appui de combattants du Soudan et du Tchad. Ensemble, ils ont semé la terreur et la désolation sur l’intégralité du territoire. Des villages entiers sont brûlés, des familles se terrent en brousse comme des animaux pour échapper à la mort. C’est avec ces images en tête que les Anti-balakas comptent bien les chasser du pays. Dans un pays à grande majorité chrétienne (80 % environ de la population), les musulmans sont associés à tort aux ex-Sélékas. Le quartier du PK5, autrefois lieu de commerces, devient vite une enclave. Pris au piège, cette communauté est réduite à peau de chagrin. Les musulmans qui étaient à Bangui de 130 000 à 145 000 début 2013 (Onu), ne sont aujourd’hui que quelques milliers. Certains ont réussi à fuir, se délestant de tout signe susceptible de les associer à leur religion, d’autres sont tués quand ils tentent de sortir du quartier, « vendus » parfois par des chauffeurs de taxi qui les abandonnent dans des zones anti-balakas notamment sur la grande route menant à l’aéroport. Ils sont alors lynchés ou exécutés.

 

Dans les rues de Bangui, les semaines qui suivront ne seront qu’une succession d’actes de vengeance. D’insoutenables scènes de lynchages se déroulent devant les foules qui se pressent au spectacle macabre. Bientôt, le conflit gagne les campagnes ainsi les autres grandes villes du pays. Surtout, il infuse au sein de la population civile qui prend rapidement part aux violences. Bangui se scinde en deux.

 

Le PK5 se réduit à une rue principale de quelques centaines de mètres aux allures de Far-West. Seuls de grands commerçants fortunés sont restés afin de ne pas laisser leurs biens à la merci d’Anti-balakas ou de simples bandits qui tentent presque quotidiennement des incursions dans la zone. Car le banditisme gagne du terrain. Les jeunes de la capitale multiplient les braquages, les agressions. Imbibés d’alcool et drogués au Tramadol, un puissant anesthésiant, ils profitent du chaos ambiant pour imposer leur loi. On est loin de l’affrontement interconfessionnel qui fut au départ une réalité. Ils s’autoproclament Anti-balakas, n’hésitant pas à se couvrir de gris-gris, à l’instar des miliciens, mais ne sont en réalité que les récupérateurs d’une situation incontrôlée.

 

Les forces militaires centrafricaines sont vite dépassées. En sous-effectif pour couvrir un vaste territoire où pas une seule région n’est épargnée par les violences, elles parent au plus pressé, maîtrisent ou éteignent les incendies faute de pouvoir les éviter. Le 15 septembre dernier, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, (Minusca) [cf. p.14] prend le relais de la force africaine Misca mise en cause notamment après une série d’incidents entre le contingent tchadien et la population civile qui juge ces militaires partie prenante dans ce conflit, rangés derrière la population musulmane. Dès avril 2014, Amnesty International demandait que les Nations unies et l’Union africaine « ouvrent des investigations indépendantes et impartiales sur le rôle présumé des soldats de la paix de la Misca dans deux incidents survenus à Bangui les 27 et 29 mars 2014, au cours desquels des dizaines de civils ont péri ».

 

LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE ENTRE EN JEU

 

En Centrafrique où l’État est absent depuis des décennies, une première avancée politique intervient en janvier dernier lorsque les États africains poussent à la démission Michel Djotodia, président à la faveur du coup d’État de mars 2013, et accusé par la communauté internationale de passivité. Catherine Samba-Panza, présidente de transition s’installe au pouvoir le 20 janvier. L’annonce de son élection est accueillie par des cris de joie et des coups de klaxons à Bangui. Celle que beaucoup considèrent comme « la maman de la Centrafrique » appelle aussitôt « ses enfants anti-balakas », comme « ses enfants sélékas », à déposer les armes. Le retour de la sécurité est sa priorité. Elle cherche aussi le rassemblement. Son gouvernement intègre des représentants des deux factions. À partir de mai, quelques musulmans commençaient à revenir chez eux, au PK5. Malheureusement pour y trouver leurs maisons détruites et pillées.

 

UNE ENQUÊTE LABORIEUSE

 

L’autre volet indispensable pour espérer un apaisement est celui de la justice jusqu’à présent gravement défaillante (les magistrats sont menacés, les moyens manquent cruellement, les prisons restent des « passoires »). La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a ouvert en septembre dernier une enquête sur une liste d’atrocités présumées commises dans le pays par les milices armées depuis août 2012. Dans un communiqué, elle a dressé une série de « crimes présumés » : « Les informations en ma possession fournissent une base raisonnable permettant de croire que la Séléka et les groupes anti-balakas ont commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d’aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de 15 ans à des hostilités. La liste des atrocités commises est interminable ». L’enquête s’annonce d’ores et déjà longue et laborieuse même s’il ne faut pas chercher très loin pour trouver les preuves des violences et des crimes. Elles se trouvent par exemple dans les cartes mémoires de l’appareil photo du journaliste Jérôme Delay qui dit avoir « vu le diable » en Centrafrique.

 

Florence Richard

Centrafrique : le jour où la guerre civile a commencé
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 14:32

 

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 03 novembre 2014 13h29 - Le nouvel homme fort du Burkina Faso adoubé par l'armée, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a semblé ouvrir la porte lundi à la mise en place d'un régime de transition dirigé par un civil, lors d'une rencontre avec le corps diplomatique à Ouagadougou.


Le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel, a déclaré M. Zida devant les diplomates, selon un journaliste de l'AFP qui assistait à la rencontre.


Cet organe de transition sera dirigé par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale, a ajouté M. Zida, qui avait été désigné samedi par la haute hiérarchie militaire comme chef de l'Etat intérimaire.


La communauté internationale, notamment les Etats unis ont condamné la prise de pouvoir par les militaires et exigé un retour à l'ordre constitutionnel, après la chute du président Blaise Compaoré vendredi, à l'issue de 27 ans au pouvoir. 


Le nonce apostolique Vito Ralo, s'exprimant en tant que doyen du corps diplomatique, a réitéré à M. Zida son souhait d'un respect des principes diplomatiques et du retour à une vie constitutionnelle normale. 


Nous ne sommes pas là pour usurper (...) le pouvoir, a déclaré un peu plus tard le lieutenant-colonel à des journalistes. 


M. Zida n'a pas précisé de calendrier d'action devant les diplomates, mais a souhaité un délai le plus bref possible.


Nous voulons aller très vite, a-t-il ensuite redit aux journalistes.


Evoquant les acteurs en présence dans la crise, M. Zida a rappelé qu'il allait consulter, outre les partis politiques et les organisations de la société civile, les communautés religieuses et les chefs coutumiers, ainsi que la jeunesse.


Le Burkina Faso est un pays majoritairement musulman, mais la communauté catholique (15% de la population) est particulièrement influente.


Quant aux chefs traditionnels, M. Zida a déjà consulté deux fois le Mogho Naba, chef suprême des Mossi, une autorité morale très respectée de la communauté la plus importante du pays.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533494 

Burkina : Zida semble ouvrir la porte à une transition civile
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 14:09

 

 

 

 

DOUALA - 03 NOV. 2014 (Le Messager)

 

Conscients des risques de troubles qui peuvent survenir s’ils s’accrochent au pouvoir, ces présidents africains sont concernés par la tentation d’un mandat de trop. Même s’ils ne semblent pas encore s’être publiquement prononcés.

 

La Loi fondamentale de leurs pays respectifs le leur interdit. A moins qu’ils procèdent à un changement, plusieurs chefs d’Etat africains dont nous recensons ici quelques-uns sont tentés, à l’instar de l’ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré aujourd’hui en fuite en Côte d’Ivoire, par un mandat de trop. Armando Guebuza 70, ans, est le président du  Mozambique. Réélu en 2010 à la tête du Frelimo, parti au pouvoir, a annoncé qu’il ne briguera pas un troisième mandat. Pourtant beaucoup, y compris son entourage, lui prêtent des intentions contraires, entretenant ainsi le doute. Hifikepunye Lucas Pohamba, 78 ans, est le chef de l’Etat de la Namibie. Sam Nujoma avait brigué et remporté un troisième mandat après avoir modifié la Constitution. Mais  son prédécesseur Hifkepunye Lucas Pohamba apparait comme un homme respectueux des lois qui, semble-t-il, n’envisage pas de prendre le chemin contesté de son aîné et prédécesseur.

 

Au Benin, Thomas Yayi Boni a fait la promesse qu’il ne se représenterait pas. Quelles que soient ses envies, il lui sera cependant difficile de se dédire après de tels serments.  Le 24 septembre, la Commission des lois du Parlement béninois a rejeté le projet de réforme constitutionnelle voulue par le président Boni Yayi. « Le projet actuel de révision proposé par le président n’est pas méchant, mais il est en deçà du minimum démocratique attendu. Le texte actuel n’est pas suffisamment représentatif des idées agitées dans le pays, par les forces vives, et formulées, à la demande du chef de l’État, en propositions de réformes par les commissions constitutionnelles. Il n’enrichit pas suffisamment la Constitution et ne permet pas d’apporter en un coup les réponses pourtant attendues et surtout disponibles aux dysfonctionnements de notre modèle constitutionnel», analysait  le constitutionnaliste Joël Aïvo. Pour qui « le rejet de la réforme cache une mine anti-personnelle, une grogne, une fronde. C’est un avis de révolution qui a été délivré au gouvernement».

 

Denis Sassou Nguesso aujourd’hui âgé de 71 ans n’en est pas moins tenté par la modification de la Constitution qui devrait lui permettre de briguer un autre mandat. Bien qu’il ne se soit pas encore prononcé sur la question, au Congo,  beaucoup lui prédisent une candidature de plus en plus considérée comme probable. Via un référendum constitutionnel sur un changement de régime ? « Comme tout bon dictateur endurci, Denis Sassou-Nguesso entend rester aux commandes du Congo jusqu’à sa mort. Pas question de laisser la jouissance de l’importante manne pétrolière du pays entre d’autres mains comme en 1992.  Mais pour cela, il lui faut d’abord modifier sa Constitution actuelle qui, bien que taillée sur mesure, ne lui accorde que deux mandats et impose une limite d’âge à 70 ans. Et naturellement, ça ne sera pas une épreuve difficile pour lui. Plus que jamais sûr de son pouvoir, il est serein. En effet, galvanisé par des certitudes de sa longévité aux affaires compte tenu notamment de l’absence d’une opposition forte et capable d’inverser les rapports de forces, l’enfant d’Edou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin », croit Bienvenu Mabilemono, Sg du Mouvement pour l’unité et le développement du Congo (Mudc).

 

Idem pour Joseph Désiré Kabila de la République démocratique du Congo. A 42 ans, le président de la Rdc a affirmé qu’il respectera « l’esprit et la lettre » de la Constitution. Mais un report de deux ans de l’élection présidentielle est envisagé. Au Rwanda, Paul Kagamé lui âgé de 56 ans a toujours  répété qu’il se soumettrait à la Constitution. Mais il a laissé s’ouvrir un débat national sur la paix, la sécurité et le développement du Rwanda dont devrait découler l’identité (secondaire aux yeux) de la personnalité la mieux à même de garantir les valeurs cardinales. Ellen Johnson Surlearf 75 ans semble avoir pris goût au pouvoir. A l’aube de sa réélection fin 2011, elle disait vouloir « terminer ce qu’elle avait commencé ». En 2017, elle devrait toutefois respecter la Constitution, consciente des risques de troubles qui pourraient survenir si elle s’accrochait au pouvoir.

 

© B-P.D. | Le Messager

 

Lu pour vous : Révision constitutionnelle: Sassou Nguesso, Kabila, Kagamé, Yayi Boni  sur les traces de Compaoré
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:48

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 03/11/14 - La Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) a retiré le visa à la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) dans le cadre de l’opération d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne ‘’BDEAC 4,5 pour cent brut 2014-2021’’.

 

Cette décision est motivée par ‘'l'absence d'actes matérialisant le placement des titres dans la sous région'' de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

 

D'après le régulateur, la BDEAC qui a introduit une demande de visa le 13 février 2014 ‘'pour pouvoir procéder à l'émission d'un emprunt obligataire par appel public à l'épargne dénommé +BDEAC 4,5 pour cent brut 2014-2021+'' d'un montant de 35 milliards de francs CFA, n'a pas matérialisé cette demande à la date impartie.

 

Par ailleurs, ‘'l'absence d'une demande de prorogation de la période de souscription par l'émetteur auprès de la COSUMAF'' constitue l'une des raisons de ce retrait.

 

Le communiqué de la COSUMAF signé de son président Rafael Tung Nsue précise que ce retrait du visa entraîne d'office ‘'l'annulation de l'opération de l'emprunt obligataire correspondante'' et que ‘'la BDEAC est autorisée sous réserve de la mise à jour des informations juridiques, économiques et financières à soumettre un nouveau document d'information visa à la COSUMAF''.

 

D'après des observateurs, l'échec de cette opération est un coup dur pour la Bourse des valeurs mobilière d'Afrique centrale (BVMAC) qui a du mal à mobiliser des souscriptions aussi bien dans le compartiment des actions que celui des obligations, par rapport à sa rivale, la Douala stock exchange (DXS) qui connait un frémissement d'activités.

Le régulateur du marché financier d'Afrique centrale retire le visa à la BDEAC
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:15

 

 

 

 

Par RFI 03-11-2014 à 07:36

 

Le calme semblait revenu dimanche à Bangui, la capitale centrafricaine. Vendredi et samedi, des échanges de tirs avaient opposé les forces internationales à des hommes armés, notamment dans le quartier de Boy Rabe, considéré comme un fief anti-balaka. A l'origine de ces échanges de tirs, une opération de désarmement lancée par la Minusca, en collaboration avec les polices et la gendarmerie locale, ainsi qu'avec la force française de Sangaris. Un mois et demi après son déploiement, la Minusca se dit déterminée à poursuivre ces opérations, avec des résultats pour le moment mitigés.

 

Cela fait des mois que les habitants de Bangui réclament aux forces internationales des opérations de désarmement. Après les violences qui ont de nouveau paralysé la capitale début octobre, la Minusca semble décidée à occuper le terrain. « La mission est sous forte pression notamment du Conseil de sécurité de l'ONU », confie une source diplomatique. Fouilles de domiciles, perquisitions, saisies d'armes... la méthode a changé et a permis, selon la Minsuca, l'interpellation de plus de 80 personnes depuis la mi-septembre dont 5 au cours de l'opération déclenchée vendredi.

 

Mais, de sources militaires et diplomatiques, les forces onusiennes n'ont pas encore réussi à mettre la main sur l'une de leurs principales cibles : un certain Andilo, chef anti-balaka, et auteur présumé de nombreuses exactions.

 

« La population a peur »

 

Certains habitants saluent l'opération de vendredi. D'autres s’inquiètent des troubles qu'elle a entrainés dans les quartiers ciblés. Selon des témoins, les échanges de tirs, d'abord nourris, puis sporadiques se sont poursuivis jusque dans la nuit de samedi à dimanche. « La population a peur », confiait hier un habitant resté terré chez lui vendredi pendant plusieurs heures. Une source humanitaire évoque également un paysage « de guérilla urbaine » et déplore de nouveaux déplacements de population.

Centrafrique : le laborieux désarmement des milices à Bangui
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:13

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-03 10:06:31 - La rentrée scolaire 2014-2015, l’insécurité à Bambari, située à 380 km au nord-ouest de Bangui, la transition et la démission forcée de Blaise Compaoré suite à la pression du peuple, font la Une des journaux de ce lundi.


L'Hirondelle exprime son inquiétude avec ce titre : « la rentrée scolaire coince : six points de revendications syndicales sur la table du gouvernement » alors que Centrafric Matin met en avant les apprenants en mettant en manchette : « Les élèves posent les préalables de la rentrée scolaire 2014-2015 ». 


Selon L'Hirondelle, c'est le front social qui s'y mêle désormais. Mais le journal estime que cela n'est guère étonnant car dans bien de pays défaillants, la rentrée scolaire a toujours été une arme redoutable entre les mains des enseignants pour faire aboutir des revendications relatives à leur condition de vie et de travail.


Parmi ces six points de revendication figurent entre autres, précise ce journal, « la restauration de la sécurité, l'apurement des quatre mois d'arriéré de salaire et le déblocage des effets financiers des avances ».


« Je n'ai pas fini l'année scolaire 2013-2014. Si la sécurité revient dans le 3è arrondissement, je serai contente d'aller à l'école » confie, Bénicia, élève en classe de CM1 au Complexe Scolaire Marie Thérèse, situé derrière le quartier Kina dans le 3è arrondissement. 


Sur un tout autre plan, Médias+ a fait un « Dossier Spécial Bambari-Ouaka, l'enfer ». Le journal indique que « la population de Bambari demande le désarmement des forces négatives locales et le départ du capitaine algérien de la Sangaris pour vivre enfin en paix » titre Médias+. 


Selon Média+, le 26 octobre la population de la rive gauche de la Ouaka a organisé un concert de casserole pour extérioriser sa colère au sujet de l'insécurité généralisée qui règne à Bambari et le mardi 27 octobre c'est une marche pacifique. Cette-fois-ci sur les banderoles « Non à Hollande et aux peulhs. Nous voulons la paix ».


« Notre colère se justifie par le fait que les Sangaris n'assurent pas la sécurité et arment les peulhs contre la population non musulmane. Nous avons mal apprécie les propos du capitaine Samir de la Sangaris qui nous invite à demander pardon aux peulhs », rapporte Média+.

Le Confident se contente d'un « Bambari exprime son ras-le-bol ».


Centrafric Matin revient sur la promesse de la présidente de la transition au lendemain de la formation du gouvernement Kamoun. 


« Dans trois semaines, le gouvernement Kamoun sera évalué. Utopie ou réalité. La population attend avec patience », titre ainsi le journal.


Le Centrafricain lambda s'interroge, fait remarquer ce journal se demandant si réellement cette mesure sera exécutée à la loupe. Comme la RCA est un pays où les dirigeants politiques n'ont pas respecté et ne respectent pas leurs programmes ou leurs plans d'action ? 

« Pouvons-nous croire à cette initiative ? Attendons voir », a-t-il commenté.

En dehors de nos frontières, Le Démocrate, revient sur « La leçon de Ouaga ». Selon ce journal, la modification de la constitution est monnaie courante dans la société africaine. Il suffit d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale et le compte est fait. Au nom du peuple, avec ou sans consentement de la population. Mais avec l'évènement de Burkina Faso où un projet de ce genre a occasionné un changement politique, illustre le changement de mentalité du peuple africain désormais capable de se prononcer sur son destin, avertit Le Démocrate. 


Et Le Citoyen, de renchérir « la rue a eu raison de Blaise Compaoré. A qui le prochain tour ? » avant de s'interroger « est-ce le début de l'automne africain ? ».


A l'en croire, le monde s'accorde pour dire que c'est une bonne leçon de démocratie, un avertissement pour ceux là, des chefs d'Etat africains qui, après des décennies aux commandes de l'Etat, veulent mordicus y mourir.

 

http://www.apanews.net/article_read-808619-rentrescolaire-inseritetransition-et-chute-de-blaise-compaore-la-une-eangui.html#sthash.wBcpGKQw.dpuf

Rentrée scolaire, insécurité, transition et chute de Blaise Compaoré à la Une à Bangui
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:09

 

 

 

 

Par Igor Gauquelin  03-11-2014 à 07:21

 

Les événements de ces derniers jours sont-ils l'épilogue d'une dualité historique, qui a marqué la mémoire collective des Burkinabè pendant plus de trente ans ? En 1983, le révolutionnaire Thomas Sankara prend le pouvoir dans le pays. Il deviendra une icône continentale. Mais après quatre ans de règne, il meurt dans un putsch qui conduit son compagnon d'armes Blaise Compaoré au pouvoir à sa place. Qui est responsable de l'assassinat du président Sankara ? Les historiens doivent s'emparer de la question, assure sur RFI l'ancien ministre Salif Diallo. De son côté, la compagne de Thomas Sankara demande, sur notre antenne également, que la justice soit enfin rendue.

 

Samedi 1er novembre, RFI avait pu s'entretenir par téléphone avec la compagne de Blaise Compaoré, Chantal. Elle avait alors confirmé avoir trouvé refuge à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, avec son président démissionnaire de mari. Le lendemain, dimanche, une autre femme a pris la parole : celle de Thomas Sankara, prédécesseur de M. Compaoré. Mariam Sankara nous a confirmé être l'auteure d'une lettre datée de la veille, et adressée au peuple burkinabè. Dans cette missive, l'ancienne première dame écrit : « Chers compatriotes, vous venez de remporter une victoire sans précédent par cette insurrection populaire. » « En se référant à la révolution du 4 août (1983, soit l'arrivée au pouvoir de son mari, NDLR) la jeunesse burkinabè a réhabilité Thomas Sankara. »

 

Sur l'antenne de RFI, depuis Montpellier où elle réside désormais, Mariam Sankara explique : « Vous avez vu cette jeunesse, qui est partie mains levées devant les militaires qui avaient des armes et s'est battue pour cette victoire ? C'est la victoire de la jeunesse. Et quand on sait que certains de ces jeunes n'étaient pas nés quand Sankara était encore là, et que ces jeunes font référence à mon mari, qu'ils perpétuent cette mémoire, c'est une réhabilitation. Il est toujours là, il est toujours vivant. Ses idées sont toujours vivantes. Vous voyez, même la place où ils se réunissent ; cette place, le régime de Compaoré l'a appelée place de la Nation, alors que du temps de mon mari, c'était la place de la Révolution. Et ils l'appellent de nouveau place de la Révolution ! J'en suis très fière. »

 

Une histoire vieille de 27 ans

 

Mariam Sankara semble suivre l'évolution de l'insurrection burkinabè de près. D'où son appel à la « vigilance » : « Je demande à tous les acteurs, tous ceux qui ont contribué au départ de Blaise, au changement, d'être unis et vigilants afin que cette victoire aboutisse à des élections libres et transparentes. Effectivement, la situation est encore confuse au Burkina Faso. Mais je pense que les choses vont rentrer dans l'ordre rapidement, et je sais qu'au Burkina, rien ne sera plus comme avant. Jusqu'à présent, il y a des discussions, il y a le flou. C'est parce que le peuple a pris conscience de sa victoire. Donc, ça se passera dans l'intérêt du peuple, comme le peuple le veut. Cela prendra le temps qu'il faut, mais j'ai confiance. »

 

Nul doute : la veuve du président Sankara est satisfaite du départ de Blaise Compaoré. Sa chute marque pour elle la fin d'une période personnelle longue de 27 ans, commencée brutalement par la mort de son mari : assassinat le 15 octobre 1987 lors d'un putsch qui conduira M. Compaoré, son frère d'armes, ministre et ami, à prendre la tête du pouvoir à sa place. « Je suis contente qu'il soit parti, dit Mariam Sankara à RFI, et surtout parti de cette manière, chassé par la population. Je ne m'y attendais pas. Lui qui pensait qu'il était intouchable, éternel. Que ce soit par une insurrection populaire que son régime prenne fin, c'est quand même quelque chose. »

 

Divergences politiques au sommet

 

Thomas Sankara, président charismatique du Burkina Faso et icône du panafricanisme, a pris le pouvoir à Ouagadougou dans la nuit du 4 août 1983, déposant au passage le président d'alors, Jean-Baptiste Ouédraogo, toujours en vie actuellement. Comme RFI l'a déjà écrit, en 1983, M. Sankara est appuyé par Blaise Compaoré et les hommes du CNEC. Selon les mots du leader de cette révolution, le putsch répond à « 23 années de néocolonisation ». Objectif : édifier un « Etat de démocratie populaire ». Le nom du pays est changé ; la Haute-Volta devient le Burkina Faso, « la patrie des hommes intègres ». Il est, dès lors, dirigé par le Conseil national de la révolution (CNR). Blaise Compaoré est ministre dans ce gouvernement révolutionnaire qui entend privilégier les plus fragiles, notamment les femmes et la jeunesse.

 

La révolution est d’abord accueillie avec enthousiasme par la population, mais elle s’essouffle rapidement. M. Compaoré, qui s’opposait à Thomas Sankara à propos de la direction à donner à la révolution, renverse le régime et prend le pouvoir le 15 octobre 1987. M. Sankara est tué avec 13 autres personnes ce jour-là. L'une des premières mesures que prend le nouveau président consiste à dissoudre le CNR. Le nouveau régime dénommé Front populaire entend opérer une « rectification » du processus révolutionnaire. Les éléments sankaristes sont réprimés jusque dans l’armée, et la politique économique et sociale du pays se droitise. Le nouveau gouvernement renoue avec la chefferie coutumière dont Sankara avait aboli les privilèges. Il donne aussi des gages aux hommes d’affaires, qui seront les principaux bénéficiaires des privatisations d'entreprises d’Etat lancées au début des années 1990.

 

« Sankara a commis aussi des erreurs »

 

Le duo Compaoré-Sankara aura marqué l'imaginaire collectif du Burkina Faso pendant plus de trente ans. Vendredi 31 octobre 2014, jour de la chute du président Compaoré, l'éditorialiste Afrique de RFI Jean-Baptiste Placca a décrit sur notre antenne cette rivalité historique : « Je pense qu'au départ, ils devaient tous avoir la même sincérité révolutionnaire si l'on ose dire. La réalité est que Thomas Sankara était dans le discours qui enflammait les foules, et Blaise Compaoré était dans l'action. Un certain nombre de décisions annoncées par Thomas Sankara étaient mises en oeuvre par Blaise Compaoré. Jusqu'à l'assassinat de Sankara, personne ne doutait de la fraternité, de l'amitié entre ces deux hommes. »

 

Au moment où Jean-Baptiste Placca tenait ces propos vendredi à l'antenne, un ancien ministre burkinabè écoutait, à l'autre bout du combiné téléphonique. Son nom : Salif Diallo, ancien bras droit de Blaise Compaoré passé dans l'opposition il y a cinq ans. RFI tentera à plusieurs reprises de lui demander son sentiment en direct, au sujet de l'assassinat de Thomas Sankara. Jean-Baptiste Placca rappellera notamment qu'en 1987, « c'est lui qui nous expliquait, dans nos chambres d'hôtel à Ouaga, ce qui s'était passé, en quelque sorte. » Qui est responsable de la mort de Thomas Sankara ? Salif Diallo ne répondra pas, concédant néanmoins que les historiens devraient désormais s'emparer de la question. (écouter l'échange audio en bas de cet article)

 

« Tous les Burkinabè, même ceux qui étaient au pouvoir, reconnaissent aujourd'hui que Thomas Sankara était un grand patriote, un révolutionnaire, confie en revanche M. Diallo. A ce niveau, il n'y a même pas de débat. Mais nous disons qu'il a commis aussi des erreurs, à un moment donné, et c'est ce qui a mené aux affrontements de 1987. Il faut aussi le dire : la révolution d'août 1983 a été menée sur des bases politiques et idéologiques nébuleuses. Il y avait plusieurs composantes, plusieurs groupuscules idéologiques et politiques, qui étaient dans le CNR et qui utilisaient le paravent militaire pour assouvir leurs desseins politiques ou idéologiques. »

 

« Répondre de ses actes et de ses crimes de sang »

 

Au sujet de celui qu'elle appelle parfois simplement « Blaise », Mariam Sankara a écrit le 1er novembre les mots suivants : « L'image de médiateur dans la sous-région dont s'était drapé (Blaise Compaoré) ne doit en aucun cas le disculper. Et dire qu'en 2012, il a même caressé l'idée d'avoir le prix Nobel de la paix comme s'il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987. Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l'Angola, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, le Mali et la Côte d'Ivoire où il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation. Non, il ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang. »

 

A l'antenne de RFI, elle confirme ces propos : « Il faut qu'il soit traduit en justice pour les crimes dont il est responsable. Il y a l'assassinat de mon mari ; l'affaire Thomas Sankara est pendante au niveau des juridictions burkinabè, parce qu'il y a eu toujours déni de justice. Il y a aussi le dossier de Norbert Zongo, et j'espère aussi que les familles éplorées des victimes du 30(octobre 2014, NDLR) vont demander justice. » Elle les « exhorte » à le faire.

 

« Je crains que Blaise échappe à la justice, ajoute Mariam SankaraIl bénéficie de soutiens au niveau international, parce qu'il passait pour un médiateur dans certains pays de la sous-région. Mais en attendant, Blaise Compaoré était aussi cette personne qui participait à la déstabilisation de ces pays. Avec mes avocats, nous allons continuer à nous battre jusqu'à ce que Blaise soit jugé pour ce qu'il est exactement, pour ce qu'il a fait, parce que ce n'est pas possible qu'il ait participé aux conflits en Côte d'Ivoire, en Sierra Leone, au Liberia, et qu'il s'en sorte tranquillement. Qu'il reste tranquillement en Côte d'Ivoire ? Non, c'est pas juste. »

 

« Ils étaient des révolutionnaires »

 

Depuis la disparition de Thomas Sankara en 1987, l’épouse de l’ancien leader burkinabè n’a cessé de demander qu’une enquête soit menée pour déterminer les causes de la mort de son mari. Malgré le soutien du Comité des droits de l’homme de l’ONU en 2006, aucune enquête n’a jamais été lancée au Burkina Faso. Une première plainte pour assassinat a pourtant été déposée en 1997, dix ans après les faits. En 2010, Mariam Sankara a demandé à la justice burkinabè que le corps de son mari soit exhumé. Mais en avril dernier, le tribunal de grande instance de Ouagadougou s’est déclaré incompétent pour trancher le litige qui oppose la veuve et les enfants de Thomas Sankara à l’Etat burkinabè. Pour les proches, la justice burkinabè freine la procédure.

 

Accusé d’être le cerveau derrière la disparition tragique de son ami, Blaise Compaoré a toujours nié son implication dans ce meurtre. Il s’agit pour lui d’un « accident ». Les accusations font aussi état d’une intervention étrangère et désignent les Libériens Charles Taylor et Prince Johnson, voire même le président ivoirien de l’époque Félix Houphouët-Boigny. Vingt-sept années après, le mystère sur l’assassinat de Thomas Sankara reste entier. Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a condamné le Burkina pour « refus d’enquêter sur les circonstances de la mort de l’ancien chef de l’Etat ».

 

« C'était une révolution », décrypte le journaliste Jean-Baptiste Placca. Sauf que « quand Compaoré est arrivé, il a parlé de rectification », ajoute-t-il. « Et donc, c'était des révolutionnaires qui, à un moment donné, ne s'entendaient plus. Il y avait donc deux camps, le camp de Compaoré et celui de Sankara. Ils étaient à couteaux tirés, et en l'occurrence, c'est celui qui a tiré le premier qui a eu raison de l'autre. Le 15 octobre 1987, je pense que Compaoré et les siens auraient pu être liquidés. Auquel cas, c'est Sankara qui aurait eu gain de cause. Voilà, les révolutionnaires se sont entretués, et le survivant a gouverné. Sauf que dans la démarche politique de Compaoré, ensuite, on n'a plus rien retrouvé de la révolution. Bon, on ne peut pas le lui reprocher, parce qu'il a quand même conduit son pays, encore une fois quand même. Il l'a un peu mis dans la lumière. »

 

Sur RFI, la veuve de Sankara relance le débat sur la mort de son mari
Sur RFI, la veuve de Sankara relance le débat sur la mort de son mari
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Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 12:04

 

 

 

 

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) 2014-11-03 09:51:33 - Le Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo dénonce la présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire, estimant que l’ex- président burkinabé ne peut pas ‘’s’en sortir à si bon compte’’ en ayant en prime un ‘’exil doré’’ sur le sol ivoirien, indique un communiqué transmis, lundi, à APA.


Après sa chute, ‘'Blaise Compaoré et son entourage sont accueillis en Côte d'Ivoire'' rappelle le FPI citant un communiqué officiel du gouvernement. 


Le Front Populaire Ivoirien, dénonce avec ‘'la plus grande fermeté cette présence de Compaoré en Côte d'Ivoire'', estimant qu'après ‘' tout ce que cet homme a fait contre son propre peuple au Burkina-Faso et contre le peuple ivoirien, Blaise Compaoré ne peut pas s'en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d'Ivoire'', souligne le communiqué. 


C'est pourquoi, poursuit le texte, le FPI exige que M. Blaise Compaoré réponde ‘'devant la justice de tous les crimes dont il est accusé ou soupçonné dans son pays, en Côte d'Ivoire et ailleurs en Afrique de l'Ouest''.


‘'On retient de ses 27 ans de règne qu'il a exercé un pouvoir absolu à l'intérieur, jalonné de disparitions et d'assassinats d'opposants et de membres de la Société Civile dont le plus célèbre est le journaliste Norbert Zongo assassiné en décembre 1998'', rappelle encore le communiqué signé par la Secrétaire générale Agnès Monnet. 


Selon elle, la manière dont il quitte le pouvoir, ‘'sans gloire'', chassé par ‘'son propre peuple'', signifie que M. Compaoré n'a pas engagé le Burkina-Faso sur la voie de la Démocratie, mais qu'il a tout mis ‘'en œuvre, au contraire pour empêcher l'émergence d'un environnement démocratique et le fonctionnement régulier des institutions d'un Etat moderne''. 


Vendredi dernier, M. Compaoré a présenté sa démission de la Présidence du Burkina Faso suite à une insurrection populaire, qui s'est opposée à un projet de modification Constitutionnelle qui aurait permis à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat après 27 ans au pouvoir.

 

http://www.apanews.net/article_read-808616-le-parti-de-laurent-gbagbo-dence-%E2%80%98--l--exil-dore039---de-compaoreur-le-sol-ivoirien.html#sthash.VWkfTPxA.dpuf

 

 

Côte d'Ivoire : le RDR salue Alassane Ouattara pour l'accueil accordé à Blaise Compaoré

 

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) - 2014-11-03 07:09:07 - Le Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) a salué, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara pour son ‘’sens élevé de l'amitié et son grand humanisme’’ pour ‘’l'accueil et l'hospitalité qu'il a accordés au Président Blaise Compaoré et à ses proches’’.


Dans un communiqué transmis, lundi, à APA, le RDR ‘'regrette les pertes en vies humaines'' occasionné lors des événements qui ont conduit à la démission du Président Blaise Compaoré, et ‘'présente ses condoléances les plus attristées aux parents des victimes''.


Le parti présidentiel ivoirien, ‘'soucieux de la paix sous-régionale lance un appel aux hommes politiques et à la société civile du Burkina Faso afin de garantir la paix qui a caractérisé ce pays pendant près de 30 ans''.


‘'Le RDR loue la sagesse dont le Président Blaise Compaoré a fait preuve en acceptant de démissionner pour éviter à son pays de sombrer dans le chaos'', souligne le communiqué signé du Secrétaire général adjoint du parti, chargé de la Communication et Porte-parole, Joël N'guessan.


‘'Le RDR invite le peuple du Burkina Faso et particulièrement les hommes politiques et la société civile à tout mettre en œuvre pour préserver les importantes infrastructures sociaux économiques réalisées ces dernières années et qui font la fierté de ce pays'', poursuit M. N'guessan.


Selon lui, ‘'les liens séculiers, culturels et historiques qui existent entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire doivent demeurer forts pour constituer le moteur indispensable au développement économique et social des pays composant le Conseil de l'Entente et l'espace UEMOA''.

 

http://www.apanews.net/article_read-808606-ced--ivoire-le-rdr-salue-alassane-ouattara-pour-l--accueil-accorde-blaise-compaore.html#sthash.XEkhj4Wy.dpuf

Le parti de Laurent Gbagbo dénonce ‘' l'exil doré'' de Compaoré sur le sol ivoirien
Le parti de Laurent Gbagbo dénonce ‘' l'exil doré'' de Compaoré sur le sol ivoirien
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Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 03:13

 

 

 

 

http://gabonreview.com/    par Griffin Ondo Nzuey  lundi 03 novembre 2014 à 2:23

 

Sovereign Global France (SGF) a signé, la semaine dernière, un contrat pour la formation d’un bataillon de 450 soldats gabonais qui devront rejoindre les troupes onusiennes en Centrafrique.

 

Prévu pour être déployé à la fin du premier trimestre 2015 en République centrafricaine, un bataillon de 450 soldats gabonais devant rejoindre le contingent onusien devrait être formé sous peu par la Sovereign Global France(SGF). Les termes de cette opération ont été signés le 31 octobre dernier en France, entre le ministre de la Défense nationale, Ernest Mpouho Epigat, et le président de la SGF, Jérôme Paolini.

 

Ainsi, comme à Djibouti et au Tchad, rapporte le bloggeur Philippe Chapleau, relayant l’information sur le site «Ouestfrance», la SGF va mettre en condition opérationnelle et aux standards des OMP (Opération de maintien de la paix) les soldats gabonais sur une période de 3 ans. Il s’agit notamment d’un programme de conseil et d’assistance pour la mise aux normes ONU du bataillon de réserve gabonais déployé au sein de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

La vingtaine de formateurs de la SGF axeront leur formation sur 3 volets, à savoir : le conseil et l’assistance au ministère de la Défense nationale dans ses relations avec l’ONU pour la préparation, la réalisation et le suivi du déploiement, la préparation du bataillon de 450 hommes en vue de sa projection et un programme de conseil et d’assistance pour les inspections onusiennes en Centrafrique et pour la maintenance des équipements sur le théâtre des opérations.

 

A en croire la source, «les activités de SGF devraient démarrer fin novembre, d’une part à Libreville, au sein du ministère de la défense et/ou de l’état-major général des forces armées, et d’autre part sur le camp de Mouila, à 400 km au sud-est de Libreville, pour l’équipe qui appuiera la montée en puissance du bataillon».

Lu pour vous : 450 soldats gabonais bientôt formés par la SGF
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