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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:15

 

 

 

 

05/11/14 (AFP)

 

Des dizaines de civils ont été massacrés ces dernières semaines dans le centre de la Centrafrique, affirme jeudi Amnesty International, qui demande à la force onusienne de prendre des "mesures plus fermes" pour protéger la population.

 

"Malgré le déploiement d'une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) le 15 septembre, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers ont été déplacés ces dernières semaines", a déclaré l'ONG dans un communiqué.

 

Dans le centre du pays, les populations "paient un tribut particulièrement lourd (lié) à l'intensification du conflit entre différents groupes armés", selon Amnesty.

 

Evoquant les affrontements entre l'ex-rébellion Séléka majoritairement musulmane (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014), les milices à dominante chrétienne anti-balaka et des combattants peuls armés, Amnesty estime que "la situation est extrêmement explosive et dangereuse".

 

"Tous les camps (...) prennent systématiquement pour cibles les civils qu'ils soupçonnent de soutenir leurs adversaires", explique Amnesty.

 

De nombreux témoignages recueillis par Amnesty font état d'attaques d'une extrême violence contre les civils dans le centre.

 

Ainsi le 10 octobre à Dekoa (260 km au nord-est de Bangui), une attaque menée par la Séléka a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants. Certains ont été directement visés alors qu'ils tentaient de se cacher.

 

Autre exemple: à Bambari (380 km au nord-est de Bangui) début octobre, sept musulmans à bord d'un véhicule ont été tués dans une embuscade tendue par des anti-balaka.

 

Après avoir laissé partir les passagers chrétiens, "tous les hommes musulmans qu'ils ont capturés ont été tués. Ils les ont déshabillés afin de les humilier, et les ont taillés en pièces, leur tranchant les mains et les pieds", a raconté à Amnesty le propriétaire du véhicule, Saidu Daouda.

 

Des milliers de personnes, terrorisées par ces violences, ont fui vers d'autres localités.

 

"Bambari et Dekoa sont désormais deux villes fantômes, pleines de maisons vides, de magasins fermés et de bâtiments abandonnés", assure Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l'Afrique de l'Ouest et centrale à Amnesty.

 

"Si l'on veut qu'elle soit un tant soit peu crédible", la Minusca "doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils" et ce "de toute urgence", conclut Amnesty.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, ce qui a plongé le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et de l'ONU dans le pays.

Centrafrique: des dizaines de civils massacrés ces dernières semaines, selon Amnesty
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:06

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 05/11/14 - (APA) - Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, a salué les contributions des partenaires techniques et financiers à l’œuvre de redressement de la Centrafrique, les exhortant toutefois à en faire davantage et ce en collaboration avec les autorités de la transition du pays.

 

‘'Le processus de redressement national est lancé, Il faut aller de l'avant et travailler en toute intelligence pour sortir la Centrafrique et tout le peuple centrafricain de ce fléau, qu'est la pauvreté, source de tous les maux actuels'', a dit le PM centrafricain, en procédant au lancement des activités du Comité national stratégique (CNS) de la Cellule de coordination nationale (CCN) et des quatre groupes thématiques(GT).

 

Ces structures sont placées sous la coupe du Comité national stratégique du Dispositif de Coordination nationale des aides multi-bailleurs aux programme et projets

 

Les différents comités mis en place regroupent les ambassadeurs, les partenaires techniques et financiers et quelques membres du gouvernement, membres dudit comité. Ils ont pour objectif d'assurer un meilleur suivi des flux des aides et de leur gestion optimale dans le cadre de la bonne gouvernance.

 

‘'J'instruis tous les membres du gouvernement coprésidents des groupes thématiques à prendre langue, à la sortie de cette salle, avec leurs homologues coprésidents en vue d'organiser rapidement les premières réunions des groupes thématiques. Il n'y a plus de temps à perdre, l'heure est au travail'' a dit la chef du gouvernement s'adressant à ses ministres.

 

Selon Mahamat Kamoun, ce dispositif mis en place qui se veut transparent et inclusif, fait appel à la participation de tous pour l'amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire et à la relance des activités économiques.

 

Le Comité national stratégique a été créé par arrêté du 24 juillet dernier.

Le PM centrafricain pour une augmentation de l'appui des partenaires
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 10:35

 

 

 

Par RFI 05-11-2014 à 05:08

 

Après le Congrès de la Seleka de Ndélé au mois de mai auquel il n'avait pas pris part, après celui de Birao, où il avait imposé un nouvel organigramme qui a volé en éclat depuis, Noureddine Adam tente de revenir dans le jeu. Depuis dimanche, il a réuni à Kaga Bandoro tous les cadres restés plus ou moins fidèles. A la sortie, un nouvel organigramme et une entame de discussions avec le gouvernement et les partenaires internationaux qui, pour beaucoup, rêvent de le voir à la CPI.

 

Face à deux ministres et aux représentants de la communauté internationale ou des Nations unies venus à Kaga Bandoro pour l'écouter hier, mardi, Noureddine Adam, censé incarner la ligne dure de la Seleka, n'a pas brandi de chiffon rouge. « Il a tenu un discours apaisé et apaisant », commente un participant à la réunion.

 

Un discours rassurant relayé par les cadres de son tout nouvel organigramme, tel Arda Hakouma, dernier chef en date de l'aile militaire de l'ex-Seleka : « Ma mission c’est d’amener la paix et de maintenir l’ordre. Notre programme, ce n’est pas de conquérir Bangui. Notre programme, nous, c’est la paix », affirme-t-il.

 

Face à ses interlocuteurs hier, Noureddine Adam a exprimé sa volonté de participer au Forum de réconciliation à Bangui dans quelques mois, et a promis de déposer les armes ensuite.

 

Une influence réduite

 

Mais quel poids pèse-t-il encore dans la mouvance Seleka ? Noureddine Adam a eu toutes les peines du monde à rallier à lui le puissant chef de guerre Mahamat al-Khatim. De plus, depuis la fin octobre, il doit faire face à une dissidence à Bambari. L'homme fort de la ville, Ali Darassa, a créé son propre mouvement, l'UPC, pour se démarquer de la ligne Noureddine.

 

Dans le même temps à Bria, Zakaria Damane, qui lui aussi a pris ses distances, attend de voir venir à lui tous les chefs privés de pouvoir par le dernier organigramme.

 

Au même moment, Michel Djotodia, exilé au Bénin, s'exprimait dans un journal régional français, expliquant être le seul à pouvoir éviter la partition de la Centrafrique, et à condition qu'on le rappelle au pouvoir. Un discours que Noureddine Adam, de son côté, semble donc avoir adouci.

RCA: Noureddine Adam tente de se replacer dans le jeu de la Seleka
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 23:33

 

 

 

http://www.un.org/  3 novembre 2014 – Dans le cadre de leurs opérations de sécurisation de la ville de Bangui, les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont conduit vendredi conjointement avec des forces de l'opération Sangaris et des forces de sécurité centrafricaines, une opération dans les quartiers Gobongo et Boy Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui.

 

« Cette opération de sécurisation, qui a été menée sous le commandement de l'état-major conjoint du Secteur de Bangui, a consisté en des visites domiciliaires, des perquisitions et des interpellations. Pendant cette opération, les forces internationales et nationales ont fait face à des attaques à l'arme automatique et à la grenade », a précisé la MINUSCA dans un communiqué de presse.

 

Au total, cinq personnes ont été interpellées et remises aux autorités locales de sécurité pour enquête criminelle. Par ailleurs, un fusil, trois Kalachnikov, dont une équipée d'un lance-grenade, neuf chargeurs, 344 munitions de divers calibres, 10 grenades, quatre couteaux, une machette et une bombe lacrymogène ont été saisis.

 

La MINUSCA a remercié la population pour le soutien qu'elle lui a apporté durant cette opération et a salué la parfaite collaboration des forces nationales et internationales. La Mission a déclaré qu'elle poursuivrait « la mise en œuvre de son mandat avec détermination. »

Centrafrique : l'ONU interpelle cinq personnes dans le cadre d'une opération à Bangui
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:52

 

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) 2014-11-04 14:34:22 - L’opposition politique burkinabè affiliée au Chef de file de l’opposition politique (CFOP) exige qu’on situe les responsabilités concernant les morts lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre dernier au Burkina Faso ayant contraint Blaise Compaoré à démissionner et à s'exiler en Côte d'Ivoire.


Dans une déclaration, l'opposition, par la voie du CFOP Zéphirin Diabré, a salué « le combat héroïque de notre peuple, dont toutes les couches sociales ont bravé les peurs, sacrifié leurs vies pour faire obstacle à la forfaiture qui se préparait ». 

Pour lui, la lutte que menait le peuple burkinabè contre la révision de l'article 37 de la constitution, sous la direction de l'Opposition politique et de la société civile, a connu son apogée le jeudi 30 octobre.


« Ce jour, le peuple burkinabè a pris ses responsabilités et a organisé une insurrection populaire généralisée, sur toute l'étendue du territoire national, obligeant le Président Blaise Compaoré à rendre sa démission, laissant ainsi le poste de Président du Faso vacant », a indiqué M. Diabré.


Il a rappelé que des Burkinabè sont morts pour la 
« patrie et la démocratie », avant de saluer « leur sacrifice suprême et leur mémoire » et de compatir à la douleur de leurs familles.


L'Opposition politique souligne « la nécessité d'une commission d'enquête pour situer les responsabilités et, le cas échéant, donner les suites judiciaires qui s'imposent ». 


Par ailleurs, l'opposition estime que les actes de vandalismes lors de l'insurrection sont « le fait de personnes mal intentionnées, qui profitent toujours de ce genre de situation pour commettre leur forfait ».

 

http://www.apanews.net/article_read-808761-l---opposition-burkinabexige-que-les-responsabilitesoient-situe-au-sujet-des-morts-lors-de-l--insurrection-populaire.html#sthash.EOHjQp4w.dpuf

L'opposition burkinabè exige que les responsabilités soient situées au sujet des morts lors de l'insurrection populaire
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:47

 

 

 

 

Bangui Mardi 4 novembre 2014 | 19:57 UTC Afriquinfos) - Le ministère français des Finances gèle les avoirs de François Bozize par l’Arrêté du 29 octobre 2014, portant application des articles L. 562-1, L. 562-2 et suivants du Code monétaire et financier publié le 31 octobre 2014.

 

C’est le directeur général du Trésor qui a été chargé de la mise en œuvre de l’arrêté, dont les dispositions entrent en vigueur pour une durée de six mois. Selon le code monétaire et financier français, sont gelés les fonds, instruments financiers et ressources économiques qui appartiennent en plus de Jean Francis Bozizé, à Ange-Barthélémy Oueifio-Goningai (RCA), Feibonazoui Mberendeh Oueifio (RCA), Eric Danboy Bagale (RCA) et Abdelmanane Mahamat Katap (Tchad). Sont interdits de leur part les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques à leur bénéfice.

 

Ils sont accusés d’œuvrer à la déstabilisation de la République centrafricaine et à l’encontre des objectifs poursuivis par les résolutions 2134 (2014), 2127 (2013) et 2121 (2013) adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies, et « tentent de commettre un acte de terrorisme dans le but de gravement intimider une population, contraindre indûment des pouvoirs publics et gravement déstabiliser les structures fondamentales politiques et constitutionnelles d’un pays ».

 

Dans le texte, il est mentionné que le fils de l’ancien président centrafricain détient les deux nationalités, française et centrafricaine. Cette même mesure  concerne également trois autres citoyens français d’origine centrafricaine et un Français d’origine tchadienne. L’ancien président de Centrafrique, François Bozizé, et son fils Jean-Francis font partie d’une liste de onze personnes que le Conseil de sécurité voulait sanctionner.

 

Les diplomates reprochent à l’ancien président centrafricain et à son fils d’organiser et de soutenir les milices anti-balaka et d’être un obstacle à une sortie de crise en Centrafrique. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a annoncé en septembre dernier que la Cour était prête à ouvrir sa deuxième enquête en Centrafrique.

 

P. AMAH

 

(© 2014

Centrafrique : Les avoirs de Françis Bozizé gelés
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:45

 

 

 

 

Burkina la France a veillé à évacuer Compaoré avec les moyens utiles


Québec - AFP / 04 novembre 2014 19h28 - La France a veillé à évacuer de son pays le président déchu du Burkina Faso Blaise Compaoré avec les moyens nécessaires, a indiqué mardi à Québec le président français François Hollande.


Pour permettre la transition au Burkina, la France a fait en sorte que le président Compaoré (...) puisse être évacué vers la Côte d'Ivoire et nous avons veillé à ce qu'il soit évacué en mettant à disposition tous les moyens qui pouvaient être utiles, a-t-il déclaré en conférence de presse.


Le départ de Blaise Compaoré était inéluctable pour éviter qu'il y ait des drames, des convulsions, ou même un bain de sang, selon le président français.


A la question de savoir si la France avait mis à disposition un hélicoptère pour cette opération, le président français a expliqué que la France avec les chefs d'Etat dans la région avait facilité l'évacuation du président qui n'était plus président du Burkina Faso.

Au Burkina Faso, le président a voulu se succéder à lui-même après plus de 27 ans de présidence. C'était beaucoup, a estimé le président français. La France lui a fait passer le message qu'il avait sans doute un rôle à jouer mais plus comme chef d'Etat de son pays, a poursuivi M. Hollande.


M. Compaoré a préféré prendre une autre option et des troubles ont éclaté, qui ont été assimilés par François Hollande à une forme de révolution. Dès lors, nous avons dit très clairement qu'il fallait que le président quitte le pouvoir, a réaffirmé le chef de l'Etat.


Pour la France les valeurs démocratiques sont essentielles avec la tenue d'élections dans le calendrier prévu, a-t-il rappelé en marge d'une visite au Québec.


M. Hollande a rappelé que la relation de la France avec l'Afrique était basée sur le respect des ordres constitutionnels avec des élections issues de la volonté populaire.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=534039 

 

« Blaise Compaoré pourra rester en Côte d'Ivoire tant qu'il le veut », tranche Alassane Ouattara

 

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) - 2014-11-04 18:02:34 - De retour de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne où il a rendu une ‘’visite de courtoisie’’ au Président déchu du Burkina Faso Blaise Compaoré, le Chef de l’Etat Ivoirien Alassane Ouattara s’est exprimé pour la première fois, mardi soir, publiquement sur la crise burkinabè, estimant que « Blaise Compaoré pourra rester en Côte d’Ivoire tant qu’il le veut ».


‘'Blaise Compaoré pourra rester en Côte d'Ivoire tant qu'il le veut (…) A présent nous souhaitons que la transition en cours se fasse dans le cadre d'un processus apaisé et constitutionnel conformément aux orientations de l'Union africaine et de la CEDEAO ‘', a déclaré devant la presse, le Président Alassane Ouattara dans le salon d'honneur de l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.


"La Côte d'Ivoire est reconnaissante envers le Président Compaoré. C'est donc naturel que nous l'accueillons chez nous'', a-t-il ajouté en réponse aux partisans de l'ancien Chef de l'Etat Ivoirien Laurent Gbagbo qui viennent d'initier une opération baptisée "Compaoré dehors''.


Le samedi, M. Ouattara s'était exprimé via un communiqué en annonçant à l'opinion nationale et internationale que le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été ‘'accueillis'' à Yamoussoukro.


L'ex-Président Bukinabè, contraint à la démission vendredi face à un mouvement de contestation populaire, a trouvé dans la soirée du même jour, refuge à Yamoussoukro où il a été rencontré le lendemain par M. Ouattara.


Le Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Ghanéen, ‘'John Dramani Mahama envisage de se rendre, mercredi, en personne à Ouagadougou accompagné de deux autres Chefs d'Etat, pour y rencontrer les différentes parties prenantes'', souligne un communiqué de l'organisation sous-régionale.

 

http://www.apanews.net/article_read-808786-%C2%AB-blaise-compaoreourra-rester-en-ced-ivoire-tant-qu-il-le-veut-%C2%BB-tranche-alassane-ouattara.html#sthash.Dx0VHo4V.dpuf

« Blaise Compaoré pourra rester en Côte d'Ivoire tant qu'il le veut », tranche Alassane Ouattara
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:43

 

 

 

 

http://www.dw.de/ 

 

En République centrafricaine, depuis le 25 octobre dernier, existe l'Unité pour la Centrafrique, UPC. Il s'agit d' un mouvement politico-militaire, né d'une scission au sein de l'ex-Séléka, ancien mouvement de rébellion

 

Noureddine Adam, l'un des responsables de cette ex-rébellion veut prendre le contrôle du mouvement actuellement miné par dissensions internes.

 

Si des dissensions minent la Séléka, celle -ci assure pourtant qu'elle respecte et appliquera, quoi qu'il advienne, les accords de Brazzaville exigeant le retour de la paix en Centrafrique et cela avec la coopération de tous les mouvements de rébellion. Pour le Lieutenant Ngabdia Younouss, chef de cabinet de l'état -major de l'ex- Séléka, l'existence de l'Unité pour la Centrafrique, UPC, ne saurait ébranler la ferveur de la Séléka:

 

" On garde toujours le statu quo, parce que c'est un parti qui vient de naître. Et pour l'instant, on attend que les choses se normalisent parce que l'AG de l'aile politique de la Séléka qui devait commencer aujourd'hui a été reportée à début novembre. "

 

En espérant que la rencontre de novembre prochain permette à l'appel de Noureddine Adam de prendre le contrôle du mouvement, l'Unité pour la Centrafrique, UPC dit appliquer les exigences de l'accord de Brazzaville.

 

Ecoutons à ce propos, le porte-parole, Ahamat Nejad Ibrahim :

 

"Nous, on s'appuie sur l'Accord de Brazzaville comme notre texte de base. Nous, ce qu'on veut c'est le retour de la paix dans le pays. »

 

Malgré cette scission, l'ex-Seleka assure contrôler encore plus de la moitié du territoire quand bien même ses responsables Michel Djotodia et Noureddine Adam, sont contestés.

L'UPC, un nouveau mouvement en RCA
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 17:21

 

 

 

 

http://blog.crisisgroup.org/   4 November 2014  By Thierry Vircoulon | @TVircoulon

 

Les violents évènements des premières semaines d’octobre en République Centrafricaine – les meurtres en public et affrontements dans la capitale, Bangui ; les meurtres moins visibles qui sont commis dans un espace rural qui échappe à tout contrôle et qui représente une surface plus grande que la France ; et les incursions à la frontière avec le Cameroun – sont autant d’indices de l’affaiblissement du dispositif sécuritaire mis en place par la communauté internationale et du gouvernement intérimaire centrafricain lui-même.

 

L’attention internationale est naturellement focalisée sur Bangui où le gouvernement de transition est basé. Les affrontements d’octobre ont confirmé le peu de résultats de l’opération française Sangaris en termes de désarmement. Toutes les parties ont des armes, y compris les citoyens qui espèrent seulement se protéger. L’insécurité urbaine est permanente et facilite le déclenchement d’émeutes. En charge du maintien de la paix depuis le 15 septembre, la mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a subi sa première perte humaine en octobre et peine à contrôler la capitale, sans parler du pays.

 

L’insécurité à Bangui accentue la fragilité du gouvernement de transition ; certains des affrontements les plus violents du mois d’octobre se sont déroulés juste devant la résidence de la présidente intérimaire Catherine Samba-Panza. Depuis le sommet de Brazzaville fin juillet, le gouvernement est incapable de lancer le dialogue intercommunautaire ou la consultation nationale qui devait faire office de processus politique. Les récentes accusations de détournement de fonds provenant d’Angola par la présidente Samba-Panza ont davantage affaibli son gouvernement qui approche dangereusement du moment où il sera considéré par beaucoup comme une partie du problème centrafricain plutôt que sa solution.

 

 …le gouvernement de transition est vivement critiqué non seulement par les groupes armés mais aussi par les partis politiques traditionnels.

 

Par conséquent, le gouvernement de transition est vivement critiqué non seulement par les groupes armés mais aussi par les partis politiques traditionnels. A la tête de la transition, Samba-Panza n’a pas privilégié la réconciliation et l’inclusion. Au contraire, le gouvernement de transition et le conseil de transition sont en porte-à-faux alors qu’ils devraient unir leurs efforts pour sauver le pays. Règlements de comptes et positionnement pour les prochaines élections (prévues en 2015) demeurent les principales préoccupations de la plupart des politiciens, ce qui discrédite encore un peu plus la classe politique centrafricaine aux yeux d’une population déjà très désenchantée. Bien que l’insécurité actuelle et l’absence de bureaucratie rendent les élections impossibles, les rivalités politiques sont exacerbées par la pression française en faveur de la tenue d’élections aussi tôt que possible. Certains politiciens ont déjà annoncé leur candidature tandis que d’autres se préparent en silence.

 

La cohésion régionale de façade se fissure face au désastre qui se joue en Centrafrique. Après le comportement violent et partial des forces tchadiennes à Bangui et leur retrait unilatéral en avril, l’Angola a décidé d’apporter son soutien financier et militaire à Samba-Panza, sans réelle consultation des autres acteurs de la crise centrafricaine (le Congo-Brazzaville, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, la France et les Etats-Unis).

 

L’affaiblissement du gouvernement centrafricain et du dispositif sécuritaire international s’accompagne d’une fragmentation du pays en zones d’influence.

 

L’affaiblissement du gouvernement centrafricain et du dispositif sécuritaire international s’accompagne d’une fragmentation du pays en zones d’influence. Ces zones sont de plus en plus fluides alors qu’une direction unifiée fait défaut aussi bien au niveau de la Séléka que des milices anti-balakas et que ces deux mouvements se fragmentent en baronnies plus guidées par des considérations tribales, de pouvoir et de contrôle des ressources économiques (particulièrement de diamants, d’or et de pâturages) que par des considérations religieuses per se.

 

Les négociations avec les dirigeants anti-balakas ont envoyé un signal négatif en termes de lutte contre l’impunité et laissent les groupes anti-balakas penser qu’ils ont l’avantage sur le gouvernement. Certains groupes ont fait part de leur disponibilité pour « un autre 5 décembre 2013 » à Bangui (date à laquelle les groupes anti-balakas attaquèrent la capitale afin d’en chasser le gouvernement de Michel Djotodia soutenu par la Séléka). Des appels à la mobilisation venant de dirigeants anti-balakas à Bangui semblent entendus dans les provinces ; les combattants qui s’y trouvent – notamment à Bossembele, Bossemptele et Bossangoa, des zones où l’ancien président François Bozizé, lui-même évincé du pouvoir par Djotodia plus tôt en 2013, conserve une influence – se disent prêts à attaquer la capitale si nécessaire.

 

Pendant ce temps, les anciens chefs de guerre de la Séléka consolident leurs positions, notamment dans le nord et l’est du pays où ces divers groupes ont mis en place leur propre administration. La police, les douaniers et le personnel de justice ont fui la plupart des villes, laissant la Séléka imposer des taxes, arrêter et juger les voleurs. Michel Djotodia conserve une influence sur certains commandants de la Séléka, notamment ceux de la tribu Gula, mais la direction de la Séléka est maintenant officiellement divisée en deux mouvements : l’Unité pour la paix en Centrafrique et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique.

 

A cette fragmentation, qui ne devrait pas être assimilée à un affaiblissement, s’ajoutent de nouveaux groupes armés dans certaines zones (comme Révolution et Justice dans le nord-ouest). Chaque composante des groupes armés travaille à la consolidation de son propre pouvoir, économique aussi bien que militaire, au niveau local. En multipliant le nombre de seigneurs de guerre, la fragmentation croissante des groupes armés rend l’accès humanitaire plus difficile et dangereux et compliquera toute négociation.

 

Tous les éléments d’une crise de longue durée semblent réunis : une force de maintien de la paix qui n’est pas dissuasive, une autorité transitionnelle inefficace, des désaccords entre les acteurs extérieurs, l’impunité et la fragmentation des groupes armés. Afin de sortir de la dangereuse et actuelle impasse, la communauté internationale doit trouver les réponses à au moins six questions difficiles :

 

  • Quelle est la bonne stratégie et quels sont les instruments pour gérer les groupes armés (DDR, négociations, combat contre l’impunité, etc.) ? Comment articuler l’usage de la force militaire et le processus politique ?
  •  
  • Etant donné les limites de la MINUSCA, quelles capacités militaires et policières sont nécessaires pour stabiliser la situation ?
  •  
  • Que faut-il faire des forces de sécurité centrafricaines ? Est-ce que la création d’une unité militaire d’intervention est une bonne idée dans le contexte actuel ?
  •  
  • Le gouvernement de transition est-il toujours en mesure de fournir une solution politique et le cadre institutionnel actuel est-il toujours pertinent ?
  •  
  • Les puissances régionales pourraient-elles jouer un rôle constructif en faveur de la paix plutôt que de compliquer la résolution de la crise ?
  •  
  • Vouloir organiser un vote dans un pays à l’histoire électorale turbulente, sans liste des électeurs et en l’absence d’efforts sérieux pour mettre fin à la violence communautaire récente ou poser les fondations d’une réconciliation politique, contribuera-t-elle à la résolution de la crise ou à son aggravation ?
  •  

Pendant que les Nations unies peinent à mobiliser les ressources nécessaires pour leur mission centrafricaine et que l’Union européenne cogite sur l’après-mission EUFOR-CAR (prolongée jusqu’en mars 2015), ces questions devraient être au centre des discussions du groupe international de contact qui doit se réunir à Bangui la semaine prochaine.

Lu pour vous : RCA : Le temps des questions difficiles (ICG)
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 17:05

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-04 14:23:35 - L’insécurité à Bangui, la rentrée scolaire, l’élection et la Minusca font la Une de la presse de ce mardi Médias + avertit : « Attention au KM5 » tandis que Centrafric Matin s’interroge « A quand le désarmement de KM5 ? ».


Selon Médias +, « le départ des musulmans pacifistes et non Séléka de KM5, donne désormais l'occasion aux tueurs à gage islamistes de faire leur sale boulot et ils sont en train de préparer une vaste opération de vengeance pour leurs parents tués et des biens perdus ».


« Au cas où il n'y a pas de désarment de KM5, Boy-Rabe et de tous les autres arrondissements de Bangui, cette vague de violence ne finira jamais. C'est pourquoi nous demandons aux autorités de la transition de prendre leur responsabilité devant ce phénomène de violence pour lui trouver une solution» commente Centrafric Matin. 


Abordant la question de la Minusca, le même journal se demande : « Babacar Gaye et la Minusca peuvent-il juguler la crise en si peu de temps ? C'est une affaire de gros sous dans les poches », fait-il remarquer ajoutant : « arme à la main on ne pense qu'à repartir aussi riche de pétrodollars saoudiens. Alors Sangaris, l'Eufor-RCA, Minusca, chaque entité met en scène son scénario ».


Et de s'étonner de l'armada déployé par les forces onusiennes sans qu'il y ait la paix « autant de matériels de guerre, autant d'engins de la mort, autant de bureaucratie sans que la paix ne soit au rendez-vous. Chaque élément, petit et grand rêve d'une villa personnelle grâce à la RCA. S'il y a la paix tout de suite ils seront au chômage », souligne-t-il.


Et Le Confident de renchérir « le pompier Babacar Gaye à Bambari ». Le journal revient sur le déplacement du chef de la Minusca, samedi 1er novembre à Bambari pour « non seulement s'informer sur l'accentuation de l'insécurité dans cette ville mais aussi recueillir des propositions relatives à la régression de ces violences qui ont entrainé des pertes en vies humaines ».


Le Démocrate revient sur « la rentrée scolaire 2014-2015. Les enseignants exigent quatre mois de salaire ». 

 

Décidemment les enseignants se sont entendus pour ne pas reprendre le chemin de l'école afin de contraindre le gouvernement à répondre à leurs exigences. Entre autres exigences le versement des arriérés de salaire, la question de la sécurité et une bonne gestion des ressources humaines » souligne Le Démocrate.


Evoquant les futures élections, L'Hirondelle titre : « Centrafrique : Les élections au plus tôt en août 2015 ».

 

A en croire ce journal, à Bangui plus personne ne croit au respect de l'échéance du 15 février 2015. Donc, prolongation en vue pour la transition.


« On s'en doutait. On a désormais la certitude. Initialement programmées le 15 février 2015, les élections générales en RCA, scrutin présidentiel en tête, sera différé d'au moins d'un semestre. L'enjeu calendaire a été de nouveau évoqué lors d'un récent briefing politique de la Minusca », indique L'Hirondelle.

 

http://www.apanews.net/article_read-808759-inserite-bangui-rentrescolaire-ection-et-minusca-ea-une.html#sthash.3jRV1sOs.dpuf

Insécurité à Bangui, rentrée scolaire, élection et Minusca à la Une
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