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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 11:04
Lu pour vous :Les Gabonais de la Minusca endeuillés

 

 

http://gabonreview.com/ par Loic Ntoutoume  vendredi 15 juillet 2016 à 0:11

 

Deux soldats de l’armée gabonaise, engagés dans la Mission multidimensionnelle de maintien de la paix en Centrafrique (Minusca), ont trouvé la mort, le 13 juillet 2016, dans  un accident de la circulation sur l’axe Bangui-Bouar.

 

La 2ème compagnie du bataillon gabonais de réserve de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) vient de perdre deux de ses éléments.  Les caporaux-chefs Kevin Mouloungui Embinga et Jauris Nzombi Yopa, appartenant respectivement à l’aviation légère des armées et à l’armée de terre, sont morts sur la route, de retour d’une mission.

 

Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale, le camion qui les transportait est entré en collision avec un véhicule civil sur l’axe Bangui-Bouar. Huit autres soldats ont été blessés au cours de cet accident. «Leur pronostic vital n’est pas engagé », assure tout de même le communiqué officiel, indiquant qu’ils sont actuellement pris en charge à l’hôpital civil de Bossemptele, avant leur évacuation sur Libreville.

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Centrafrique-Presse.com
16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:53

 

 

 

Lors de son discours d'investiture, l'élu de la nation centrafricaine a annoncé la politique de la rupture comme mode de gestion et à défini des priorités qui se résument en quatre points importants : d'abord le désarmement et le retour des réfugiés, déplacés, ensuite le rétablissement urgent de la sécurité sur l'ensemble du territoire national, la relance économique et enfin la lutte contre la corruption. Comme il est de tradition dans les nouvelles démocraties africaines, les cent premiers jours qui correspondent au 1/18ème du mandat sont importants et permettent d'évaluer à mi parcours la politique du nouveau locataire du palais de la renaissance et d'en faire une projection sur la durée totale du mandat.

 

Ainsi, les premières décisions, les premiers choix des collaborateurs et le choix de politiques sont déterminants pour cet exercice. Il est vrai que 100 jours, c'est peu pour régler tous les problèmes mais suffisant pour définir des priorités vitales. A l'occasion, un secrétariat politique a été préalablement mis en place et était chargé de définir les actions à mettre à jour après l'investiture. La feuille de route gouvernementale est surtout marquée par une lenteur décevante qui donne l'impression que le gouvernement est en perdition et manque de repères. En un trimestre, certains départements ministériels ont connu des progrès significatifs mais noyés par la fragilité de la situation sécuritaire.

 

C'est ainsi que des avancées considérables ont été enregistrées au niveau des finances et de la diplomatie. Par contre des zones d'ombres sont encore visibles en ce qui concerne le désarmement, la sécurisation du territoire, les retours et indemnisations des réfugiés et déplacés, la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national. Nous relèverons aussi au passage des nominations ethniques, partisanes et amicales qui ne riment pas avec la philosophie de rupture tant prônée par le President de la République. En dépit du fait que notre chère patrie est sous tutelle, pris en otage et occupé militairement par les forces internationales avec le jeu confus et ambigu de la communauté internationale, des efforts émanants du gouvernement ont été consentis mais les actions sont invisibles et illisibles.

 

Nous espérons que ces efforts produiront à court terme les effets escomptés. En conséquence de cause, le bilan des cent jours du President Touadera est mitigé et donne l'image d'un verre à moitié plein et à moitié vide. Tout dépend de l'angle de vue et de sa position géographique. Ainsi, le trimestre est loin de répondre à la préoccupation de la population et le gouvernement se contente de l'autosatisfaction. Fort de ce qui précède et dans le souci de reconstruire notre chère patrie, nous invitons le peuple centrafricain à la patience, à renouveler leur confiance au gouvernement, et à soutenir les grandes réformes envisagées par le President de la République. Cet éventuel arsenal juridique et législatif cumulé avec le soutien et la confiance du peuple aiguillera notre pays sur le chemin de l'espérance. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 15 Juillet 2014

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

PEUT-ON SE RÉJOUIR DU BILAN DES CENT JOURS DE TOUADERA ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
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Centrafrique-Presse.com
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 20:36
Nouvelles nationales sur APA

 

RCA : quatre responsables au ministère des Finances accusés de détournement 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-07-15 16:33:26 Quatre cadres du ministère centrafricain des Finances ont été suspendus de salaire pour trois mois avec traduction devant le conseil de discipline de l’administration, selon un arrêté du ministre de tutelle, Henry Marie Dondra, rendu public ce vendredi à Bangui.


L’un des sanctionnés est un inspecteur des impôts responsable de la direction régionale du sud-ouest qui aurait détourné plus de 100 millions de FCFA en délivrant des fausses quittances des impôts aux contribuables.


Les trois autres, soit le directeur de la solde, le chef de service de saisie et des mouvements et une déléguée de solde, sont accusés d’avoir détourné les deniers publics en augmentant certains paiements qui auraient occasionné le gonflement de la masse salariale. 


Le montant de leur détournement n’a pas été rendu public même si le motif évoqué par le ministre pour les sanctionner est relatif au «non traitement de salaire ayant entrainé un manque à gagner pour l’Etat »


Pendant les trois mois de suspension de leurs salaires, ces hauts fonctionnaires n’auront que des allocations familiales et seront traduits devant le conseil de discipline qui appréciera s’il faut les poursuivre devant les juridictions pour détournement des deniers publics, une faute lourdement sanctionnée par le code pénal centrafricain.


Le Président de la République Faustin Archange Touadéra dans son discours de prestation de serment avait déclaré que son gouvernement allait mener une lutte implacable contre les détournements des finances publics qui empêchent l’Etat d’avoir des ressources pour faire face à ses obligations régaliennes. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858010#sthash.2AS5gQbW.dpuf

 

 

RCA : création d'un comité de suivi de gestion des finances publiques

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-07-15 16:15:14 Le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, a annoncé la création d’un comité de suivi de gestion des Finances publiques, au sortir d’une rencontre, vendredi à Bangui, avec une délégation de la banque mondiale.


Le ministre Henri-Marie Dondra a expliqué que le comité de suivi de gestion des Finances publiques vient en appoint au comité de trésorerie qui se tient périodiquement en présence du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Ce comité fait partie des réformes préconisées par le président de la République en vue d’assainir les finances publiques. 


Le ministre des Finances a dit s’être attelé durant ces 100 premiers jours, à mobiliser des ressources nécessaires destinées au payement des salaires des fonctionnaires, les bourses des étudiants et les pensions des retraités. 


Il a indiqué que la dette du pays était telle qu’il ne peut plus contracter de nouvelles dettes en raison de la fragilité du mécanisme de remboursement de ces dettes et que les recettes réelles ne sont pas suffisantes pour couvrir les nouveaux engagements. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858000#sthash.DGzEdaOh.dpuf

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 20:17

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-07-15 18:11:21 Christian Bader, conseiller des affaires étrangères hors classe, vient d’être nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Française en Centrafrique, a-t-on appris vendredi à Bangui.


Christian Bader qui remplace Charles Malinas en poste depuis 2013, vient de la Guinée Equatoriale où il faisait office d’Ambassadeur. Il a occupé également les mêmes fonctions au Soudan du Sud. 


M. Bader sera à Bangui le 9 août pour prendre ses nouvelles fonctions. Son prédécesseur, Charles Malinas, quittera la capitale centrafricaine le 2 août. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858036#sthash.HAZmnfYx.dpuf

Christian Bader, nouvel Ambassadeur de France en Centrafrique
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:19

 

 

LE MONDE Le 14.07.2016 à 10h57

 

L’opposant et ancien député tchadien, Ngarledji Yorongar, a déposé une plainte, mardi 12 juillet, auprès du tribunal de grande instance de Paris pour des faits d’enlèvement, de séquestration et de torture, selon une information de jRFI. Ce dernier crime relevant de la compétence universelle, la justice française peut en effet juger les auteurs présumés dès lors que ceux-ci possèdent une résidence en France.

 

C’est le cas pour la plainte de l’opposant tchadien : les deux personnes mises en cause , l’ancien ministre de l’intérieur, et surtout, Ismaël Mahamat Chaïbo, ancien responsable de l’Agence nationale de sécurité, détiennent une résidence en région parisienne.

 

Certificats médicaux

 

Les faits remontent aux 2 et 3 février 2008. Tandis que l’opposition armée rebelle prend Ndjamena, la capitale tchadienne, trois opposants disparaissent, dont Ngarledji Yorongar. Le député est détenu durant dix-neuf jours, selon son avocat.

 

« Notre plainte se fonde principalement sur le témoignage de Yorongar, explique Me Joseph Breham, l’avocat du Tchadien, ainsi que sur des certificats médicaux qui démontrent bien que Yorongar a des séquelles qui correspondent à la description des faits. »

 

L’ancien directeur de l’Agence nationale de sécurité, principale cible de cette requête, n’a pas tenu à s’exprimer. Mais cette plainte, déposée huit ans après les faits, surprend les proches d’Ismaël Mahamat Chaïbo, qui vont jusqu’à remettre en question l’idée de l’enlèvement du député de l’opposition. « Cette plainte déposée huit ans plus tard, ne répond-elle pas, finalement, à un coup médiatique ? » s’interrogent-ils.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/07/14/un-opposant-tchadien-depose-une-plainte-a-paris-pour-enlevement-et-torture_4969368_3212.html#Rs0Ody68pW84MBZJ.99

 

 

Lu pour vous : Un opposant tchadien dépose une plainte à Paris pour enlèvement et torture
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:16

 

 

Le Monde.fr avec AFP Le 15.07.2016 à 15h54

 

Après la fin de la guerre civile en Angola en 2002, la capitale, Luanda, est devenue une mini-version africaine de Dubaï où l’argent du pétrole coulait à flots et les gratte-ciel sortaient de terre. Aujourd’hui, nombre de bureaux neufs restent vacants, alors que le pays encaisse la chute, depuis deux ans, des cours de l’or noir.

 

En juin, à la suite de la baisse vertigineuse du kwanza, la devise nationale, la capitale angolaise a été détrônée à la tête du classement des villes les plus chères du monde pour les expatriés, selon l’étude du cabinet américain Mercer. Luanda figure cependant à la deuxième place, juste derrière Hongkong, à cause des prix exorbitants d’une bouteille d’eau importée ou encore des locations immobilières. A titre d’exemple, le loyer luandais pour un deux-pièces non meublé répondant aux standards internationaux coûte 6 700 dollars (6 036 euros) par mois.

 

Inflation à 30 %

 

Au supermarché haut de gamme Candando, dans le quartier de Talatona, au sud-ouest de la capitale, Katia Carreta, une cliente angolaise de 46 ans, explique que « les prix sont bien trop élevés pour les salaires »« Les produits coûtent trop cher pour maintenir notre mode de vie », ajoute cette mère de quatre enfants, dont le mari travaille dans une société de construction. La demi-douzaine d’œufs coûte l’équivalent de 3,5 dollars (3,15 euros), tout comme un paquet de fromage importé, tandis qu’un gros sac de riz ou trois filets de saumon se vendent 30 dollars alors que le revenu national par habitant s’élève à seulement 4 180 dollars.

 

Loin du quartier international flambant neuf de Talatona, de nombreux habitants de Luanda vivent dans des bidonvilles, avec des maisonnettes en tôle à perte de vue. Une épidémie de fièvre jaune s’est déclarée en 2015 dans la ville, où s’amoncellent les ordures en raison notamment des coupes drastiques dans les dépenses municipales.

 

 « L’objectif de l’Angola doit être la diversification, l’industrialisation et l’agriculture, explique à l’AFP Jorge Pinto, un ingénieur représentant l’Association des industries angolaises. Nous sommes un pays qui importe 95 % de ses produits et notre capacité à importer s’est réduite compte tenu de la baisse des cours du pétrole. […] L’inflation dépasse les 30 %. L’huile, le riz et le poulet sont des produits essentiels, mais les familles n’ont pas les moyens de les acheterLa demande d’immobilier est aussi tellement faible que les entreprises de construction n’ont d’autre choix que de mettre à l’arrêt leurs chantiers. »

 

« La situation est très problématique »

 

Dans des restaurants et boîtes de nuit branchés le long de la plage en ville, des portefeuilles restent cependant encore bien remplis. Une bière coûte 12 dollars, et le restaurant de fruits de mer Lookal Mar, avec vue sur l’océan Atlantique, propose du homard à 200 dollars le kilo. Le dollar s’échange officiellement à 170 kwanzas, mais au marché noir à 600 kwanzas. Une telle différence est de mauvais augure pour l’avenir, selon les analystes qui soupçonnent le gouvernement de se voiler la face sur la situation économique.

 

Le président dos Santos a récemment pris de cours les observateurs en renonçant à négocier un prêt auprès du Fonds monétaire international (FMI). « On s’interroge sur la capacité du gouvernement à évaluer la nécessité de réforme », commente Soren Kirk Jensen, spécialiste de l’Angola au centre de réflexion londonien de Chatham House. « La dernière décennie a été une occasion manquée. Il est aujourd’hui beaucoup plus difficile de diversifier l’économie que lorsque le pays avait beaucoup de devises étrangères. On parle de magasins qui manquent de produits importés, explique-t-il à l’AFP. La situation est très problématique. »

 

En Angola, deuxième producteur d’or noir d’Afrique, plus d’un tiers de la population vit dans la pauvreté alors que la croissance du PIB a atteint des taux exceptionnels de 20 % en 2007, pour retomber à moins de 2 % en 2016. Le président José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979, s’était engagé à diversifier l’économie, complètement dépendante du pétrole, la protéger contre les fluctuations du cours de l’or noir, et partager les richesses. Mais sur le terrain, les résultats se font attendre.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/07/15/l-angola-chute-apres-des-annees-de-prosperite_4970282_3212.html#oFrUJl5StVpQDuXW.99

 

 

Lu pour vous : L’Angola chute après des années de prospérité
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 18:11
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les abonnés des réseaux téléphoniques regrettent la suspension des forfaits d’appel

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 15 JUILLET 2016

 

BANGUI, 15 Juillet 2016 (RJDH)—Les utilisateurs de téléphones, interrogés ce jour par le RJDH sont remontés contre la suspension des forfaits d’appels imposée par l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Ces derniers se plaignent des conséquences de cette suspension. 

 

Les banguissois interrogés ont unanimement regretté la suspension de ces forfaits. Eric, un abonné de Telecel rencontré au centre-ville, pense que la décision n’a pas été préparée « nous les clients, n’avons pas été préparés à la suspension de ces forfaits qui nous permettaient de communiquer à bas prix. Aujourd’hui, je suis bloqué dans mes appels par manque de ressource » explique t-il.

 

Pour Simplice, commerçant au marché Ouango, dans le 7ème arrondissement de Bangui, c’est la population qui est sacrifiée« l’activation était mieux chère et le peuple gagnait.

 

Aujourd’hui, c’est le peuple qui est victime parce que l’Etat ne voit que ses intérêts. Ceci est regrettable » confie t-il.

 

Cette suspension,  selon Christe Desjansse rencontré au centre-ville, affecte les utilisateurs de téléphones mobiles. Ce dernier dit avoir considérablement réduit ses appels à cause de cette décision «  la communication est revenue au prix normal et cela affecte beaucoup plus les ménages qui sont à faible revenus. Je pense que c’est une décision qui a été prise par l’ART en dépit de nombreuses  plaintes des abonnés. On s’interroge tous les jours de cette décision, est-ce que les opérateurs vont revenir sur l’ancien système puis qu’ils ont parlé de suspension. J’ai de manière personne réduit mes appels » dit-il.

 

Pour Jean-Paul, habitant du quartier Gobongo, dans le 8ème arrondissement de Bangui, cette suspension devrait être faite après une période de sensibilisation.

 

Francette, étudiante à l’université de Bangui dit ne pas comprendre la position de l’ART « depuis que la décision est tombée, les autorités ne disent rien. L’ART qui a exigé cela ne communique pas pour nous expliquer ce qui se passe. C’est de la négligence » dénonce t-elle.

 

L’Agence de Régulation de Télécommunication (ART), à l’initiative de cette suspension de forfait, avait promis tenir une conférence de presse sur la question. A la dernière minute, les responsables de cette agence ont reporté la conférence de presse. Jusque-là, aucune explication officielle n’est donnée sur cette suspension qui mécontente la population.

 

Au moment où nous mettons sous presse cette information, les forfaits viennent d’être rétablis.

 

 

Centrafrique : Plus de cinq mille déplacés regagnent la ville des Mbrès

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 15 JUILLET 2016

 

MBRES, 15 juillet (RJDH)—Les habitants des Mbrès ayant quitté la ville suite aux affrontements qui ont opposé, en novembre 2014 les Antibalaka aux ex-Séléka, commencent à regagner la localité. Cette information a été confirmée par le maire de la ville, joint par le RJDH.

 

Ces retournés, selon nos informations, viennent des villes de Kaga-Bandoro, Ndélé. Le maire de la ville joint au téléphone par le RJDH, parle de 5460 retournés « nous totalisons aujourd’hui 5460 personnes qui ont déjà regagné la ville.  Nous avons aussi des retournés des villages environnants » a-t-il expliqué. Ce retour est fait, selon le maire, malgré la persistance de l’insécurité « ces personnes rentrent alors que la sécurité n’est pas encore au point. Mais ce qui est grave, c’est qu’elles manquent de tout, c’est pourquoi j’appelle les organisations humanitaires à intervenir »indique le maire des Mbrès.

 

Nadège Maleyombo, une des retournée dit avoir décidé de rentrer à cause de la vie difficile qu’elle mène à Ndélé  « j’étais réfugiée à Ndélé mais je vivais dans des conditions très difficiles. C’est pour cela que j’ai décidé de regagner ma ville natale » confie-t-elle en précisant que sa maison n’a pas été détruite.

 

Bénédicte, réfugiée entre temps à Kaga-Bandoro avance les mêmes raisons « je suis rentrée chez moi parce que les conditions de vie étaient déplorable à Kaga-Bandoro » a-t-elle expliqué.

 

La plupart de ces retournés se sont retrouvés aux Mbrès dans des conditions difficiles. Beaucoup, d’après le maire de la ville n’ont pas de maison.

 

Des sources proches du HCR, des humanitaires sont sur place pour accompagner la réinsertion de ces retournés.

 

Les combats qui ont opposé les Antibalaka et les ex-Séléka aux Mbrès en novembre en 2014, avaient fait plusieurs morts. Plus d’un milliers de personnes avaient quitté la ville à l’issue de cet affrontement.

 

 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 11:04

 

 

http://www.la-croix.com/ Propos recueillis par Malo Tresca, le 14/07/2016 à 16h51

 

Le chef de l’État a annoncé mercredi 13 juillet que la France mettrait définitivement fin, en octobre, à son opération militaire Sangaris en Centrafrique alors que le pays connaît un regain de tensions.

 

Lancée en décembre 2013, la mission ne compte plus que 350 soldats sur place, contre 2 000 au plus fort de la crise.

 

« Involontairement, les forces françaises et onusiennes ont finalement favorisé l’instauration d’un système de cogestion du pouvoir entre Bangui et les milices rebelles », explique Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique et chercheur au CNRS et à l’Institut d’études politiques.

 

Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique, chercheur au CNRS et à l’Institut d’études politiques (Sciences-Po Paris).

 

« Le retrait de l’opération Sangaris en Centrafrique relève de la logique purement politique : la France veut se désengager parce qu’elle n’a pas d’intérêt stratégique dans le pays. Sangaris n’a jamais été une opération très populaire. Les forces françaises sont déployées sur d’autres fronts aux enjeux politiques et médiatiques plus importants, comme en Syrie, en Irak, ou au Sahel et en appui à la lutte contre Boko Haram.

 

De plus, l’opération française en République centrafricaine (RCA) a été mal préparée politiquement. Les revendications de la Seleka, la coalition des forces rebelles, ont été ignorées trop longtemps. Les Français n’ont pas non plus anticipé l’émergence des anti-Balaka, les milices d’autodéfense, persuadés que tous les problèmes venaient de la Seleka.

 

Des promesses non tenues

 

La France a poussé la communauté internationale à se focaliser sur la tenue de nouvelles élections, sans avoir approfondi le processus de réconciliation ni renoué un dialogue politique dans le pays. Le gouvernement centrafricain se retrouve maintenant confronté à d’importantes difficultés, parce que les promesses faites aux mouvements armés pour aller le plus rapidement possible aux élections n’ont pas été tenues.

 

Involontairement, les forces françaises et onusiennes ont finalement favorisé l’instauration d’un système de cogestion du pouvoir entre Bangui et les milices rebelles sur l’ensemble du territoire. Remettre cette situation en cause ne peut que provoquer des affrontements.

 

Mettre fin au système de cogestion

 

Les tensions centrafricaines ne sont pas uniquement liées à la faiblesse militaire du gouvernement. Les autorités doivent relancer le dialogue intercommunautaire, négocier avec les mouvements rebelles :  tout cela n’exige pas forcément des fonds importants ou une force militaire conséquente.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’est là que depuis quelques mois, il est encore trop tôt pour savoir s’il pourra corriger les erreurs de la transition et avancer dans la réconciliation. Mais pour restaurer l’autorité du gouvernement légitime, il faudra mettre fin à ce système de cogestion entre le gouvernement, les forces internationales et les rebelles.

 

Or, restées seules, les forces de la Minusca, la mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique, sont réticentes à le faire parce qu’elles savent que cela engendrerait de nouvelles tensions avec les combattants de la Seleka et avec les anti-Balaka. Alors, pourquoi prendre le risque de mourir pour Bangui ? »

 

Propos recueillis par Malo Tresca

Lu pour vous : Pourquoi la France se désengage-t-elle en Centrafrique ?
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Centrafrique-Presse.com
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 10:58

 

 

http://aujourdhuilaturquie.com/  Par  le 14 juillet 2016

 

Le président François Hollande a annoncé que l’opération militaire Sangaris, lancée en 2013 en Centrafrique, prendrait fin en octobre. Le pays connaît actuellement un regain de tensions.

 

Acta est fabula 

 

« L’opération Sangaris prendra fin en octobre. », ce sont par ces mots que François Hollande a annoncé le début du retrait de ses troupes militaires sur le continent africain, en commençant par la Centrafrique.

 

« Sangaris », du nom d’un papillon africain, n’était pas moins que la septième intervention militaire française en Centrafrique, depuis l’indépendance du pays en 1960. Lancée en décembre 2013, elle a mobilisé jusqu’à 2.500 hommes à son apogée. Depuis juillet 2015, le déploiement était tombé à 900 militaires.

 

Son objectif était de stopper les massacres intercommunautaires qui ont suivi le renversement du président François Bozizé par le mouvement rebelle Seleka («coalition» en sango, langue officielle de Centrafrique avec le français).

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, élu en février, a déclaré dimanche que son pays était toujours « en danger », avec des « régions entières » sous le contrôle de groupes armés.

 

Ce n’est pas une nouveauté sachant qu’en avril, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé la fin de l’opération Sangaris d’ici la fin de l’année 2016. Le chef d’État centrafricain s’était alors inquiété alors du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). « Ces deux entités se complètent dans leurs actions », avait-il estimé.

 

Les 12 000 soldats de la Minusca déployés dans le pays sont aujourd’hui seuls en première ligne face au regain de violences, en attendant la refondation – encore lointaine – d’une armée centrafricaine.

 

Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, plus de 6 000 personnes ont fui des violences dans l’ouest de la Centrafrique depuis la mi-juin pour se réfugier au Tchad et au Cameroun. Début juillet, au moins 10 personnes ont été tuées dans des affrontements dans l’est du pays, à Bambari.

 

Un pays instable

 

Résumons.

 

Peu après son indépendance, le pays est tombé sous la coupe de Jean-Bedel Bokassa, de 1966 à 1976, qui alla jusqu’à se proclamer « empereur de Centrafrique ». D’abord soutenu par la France, le dictateur est finalement renversé en 1979 par l’ancienne puissance coloniale, inquiète de la tournure répressive du régime, ainsi que par le soutien qu’il apporte à la Libye, qui lutte contre les intérêts français au Tchad.

 

Après un régime militaire, Ange-Félix Patassé est élu président de la République centrafricaine en 1993. Dix ans plus tard, il est renversé par le général François Bozizé, originaire de l’ouest du pays. Assez rapidement, un premier conflit oppose certaines ethnies nordistes au reste du pays. En 2007, après l’intervention militaire de la France au profit du régime, les rebelles déposent les armes. Leur chef, Michel Djotodia, rallume la guerre fin 2012, en rassemblant ses anciens partisans, et en recevant le soutien de mercenaires soudanais et libyens. À la tête de la Sekela, il conquiert la capitale, Bangui, en mars 2013. Jugeant le régime perdu, la France n’est pas intervenue.

 

Rapidement, l’autorité de l’État disparaît, et l’anarchie règne. Les rebelles saccagent la capitale et commettent des exactions contre les chrétiens. En face, les «anti-Balaka», une milice pilotée par l’ex-président François Bozizé en exil s’arme et s’attaque aux musulmans, assimilés aux rebelles. Devant les affrontements, la France n’a pas d’autre choix que de déployer l’opération Sangaris, pour stabiliser le pays.

 

Ne pouvant agir seule, la France a demandé la création d’une mission onusienne, la Minusca, forte de 10 000 soldats et de 2000 policiers. Composée en majorité de contingents africains, qui agissent souvent en fonction des intérêts de leurs dirigeants (les Tchadiens soutenant les rebelles dont ils sont ethniquement proches), cette force a également été accusée d’abus sexuels. Certains militaires français sont également soupçonnés d’avoir commis de tels actes.

 

Quel bilan pour Sangaris ?

 

L’heure est au bilan. Pour Jean-Yves Le Drian, l’opération « a réussi à ramener le calme et à empêcher l’inacceptable», avait-il déclaré en mars dernier devant les forces françaises stationnées à Bangui. Depuis le 30 mars, la Centrafrique a enfin un président élu, en la personne de Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre de François Bozizé.

 

L’instabilité demeure cependant. Outre les anciens rebelles de la Sekela qui se sont reconvertis dans le brigandage, la Centrafrique subit les infiltrations de l’Armée de résistance du Seigneur, une secte apocalyptique venue d’Ouganda et soutenue par le Soudan.

 

Pour poursuivre le désarmement et la réintégration des différentes milices, l’ONU et les autorités centrafricaines doivent offrir un travail aux anciens combattants, et mettre sur pied une armée régulière digne de ce nom. Cette mission de formation de l’armée centrafricaine, confiée à l’Union européenne sera, dans la pratique, remplie par les Français. Malgré la fin de Sanagris, il est prévu qu’environ 300 soldats demeurent dans le pays.

 

La France ne plie donc pas complètement bagage…

 

Guillaume Almalech-Asmanoff

 

Lu pour vous : Sangaris : la France quitte (un peu) la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 17:29

 

 

Il y’a décidément quelque chose d’affligeant à observer l’actualité en République centrafricaine, avec chaque jour, des faits ahurissants. C’est à croire que ce pays est maudit. 

 

L’information date de la semaine dernière mais nous venons de l’apprendre : Justino Dede Sombo, ex-blogueur de takaparler, est nommé comme chargé de mission au cabinet du président de l’Assemblée nationale.  

 

La nouvelle aurait pu faire pisser de rire le diable s’il ne s’agissait pas de Karim Meckassoua, champion auto-proclamé de l’éthique et de la méritocratie républicaine. 

 

L’éthique d’abord. C’est un secret de polichinelle que Justino Dede Sombo dit « Lerco » est un repris de justice notoire. Condamné en France pour escroquerie, faux et usage de faux, utilisation de moyens de paiement volés, il avait été incarcéré à Angers avant d’être rapatrié à Bangui en 2011. Une fois de retour dans son pays, il s’était lié d’amitié avec Aimé-Vincent Bozizé dit papy et a été au coeur de l’escroquerie de la société de téléphonie Télécel qui avait livré à ces derniers des cartes de crédit de plusieurs millions de Cfa. La société n’a jamais pu recouvrer sa créance et l’affaire est pendante devant la justice. C’est donc pour se soustraire à la justice centrafricaine qu’il avait regagné la France sous une fausse identité en passant par Bruxelles, via Cotonou. 

 

Le mérite républicain ensuite. Meckassoua a-t-il exigé un curriculum vitae à son chargé de mission avant de le nommer ? Car ce dernier n’a aucune compétence dans le domaine de la communication. Tenir un blogue sur lequel on publie des articles repris à partir d’autres sources ne fait pas de Justino Dede Sombo un spécialiste de la communication. D’ailleurs, il est incapable de rédiger correctement un simple communiqué de presse. Sait-il au moins rédiger une dépêche? Rien n’est moins sûr. Sinon, il ne se contenterait pas par exemple de publier in extenso les déclarations de son champion. Car il aurait su que les internautes, entre les réseaux sociaux et les médias audio-visuels, ne consacrent en moyenne que deux à trois minutes pour lire les sites informatifs. C’est pourquoi, les professionnels, les vrais, publient souvent la quintessence des discours et autres déclarations sous forme de dépêche afin de capter l’attention des lecteurs. Ça s’appelle de l’écriture numérique. 

 

Ce qui est affligeant, c’est que le président de l’Assemblée, d’ordinaire très précautionneux, s’est laissé abuser de bonne foi par ce personnage sulfureux et infréquentable. D’autant que le métier de communiquant à ses règles et ses codes dont il faut maitriser. Il ne suffit pas de singer les professionnels pour se considérer comme un vrai professionnel. Où et à quel moment Justino Dede Sombo a-t-il étudié la communication ?  

 

Au-delà, c’est la leçon à tirer de cette pantalonnade. Il est évident que tous ceux qui se sont découverts un nouveau métier, celui de redresseur de torts sur internet, ne visent qu’un seul objectif : être appelés à la mangeoire. On remarquera que maintenant que son objectif est atteint et qu’il a la bouche pleine, il a délaissé son blogue. Alors, takaparler maintenant ! 

 

Michel Koyt.  

 

Centrafrique : takaparler maintenant voir ! par Michel Koyt
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