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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 16:44
Gabon : Communiqué de presse de la FIDH
Gabon : Communiqué de presse de la FIDH

 

Gabon : Garantir la transparence pour sortir le pays de l’impasse politique et préserver la paix



Douala, Paris, 5 septembre 2016 - La FIDH, le REDHAC et les organisations membres de la coalition #MonVoteDoitCompter condamnent les violences post-électorales survenues au Gabon suite à l'annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimba à l’élection présidentielle. Ces violences auraient conduit à la mort d'au moins 7 personnes et fait de nombreux blessés. Entre 800 et 1100 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre et seraient toujours détenues. Afin de préserver la paix et sortir le pays de l'impasse politique, nos organisations appellent toutes les parties prenantes au Gabon à faire preuve de responsabilité et de retenue. Elles demandent la publication des suffrages par bureaux de vote, le cas échéant le recomptage des voix ou toute autre mesure propre à sauvegarder la paix. Elles exhortent la communauté internationale et particulièrement l’Union Africaine et la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC) à accompagner dès maintenant le processus de règlement du contentieux électoral pour le respect du choix démocratique des électeurs. 

 

A la suite de l’annonce, le 31 août 2016, de la réélection du président sortant, Ali Bongo, par la commission électorale (Cenap) avec 49,80 % des suffrages devant son principal opposant Jean Ping qui aurait lui obtenu 48,23 %, des violences ont éclaté dans plusieurs parties de la capitale, Libreville, ainsi que dans d'autres localités du pays, notamment à Port Gentil,  Lambaréné, Oyem et Bitam. 


« Les acteurs politiques gabonais doivent appeler au calme et garantir la transparence des résultats de l’élection présidentielle. L’expression du suffrage des Gabonais doit être respectée et la communauté internationale doit y aider. On ne peut plus accepter de démocratie à intérêt variable en Afrique ou dans le reste du monde » a déclaré Dimitris Christopoulos, le président nouvellement élu de la FIDH.


En milieu d'après-midi, mercredi 31 août, quelques centaines de  personnes ont tenté de manifester pour contester les résultats proclamés par la Cenap. Parallèlement, des barrages ont été improvisés dans plusieurs quartiers de la capitale par des éléments non identifiés, des scènes de pillages ont été observées, de même que l'incendie de plusieurs bâtiments, dont celui de l’Assemblée nationale. Un important dispositif composé de la garde républicaine, de l’armée, de la gendarmerie et de la police anti-émeute a été déployé dans la capitale. Les éléments ont dispersé les manifestants au moyen de gaz lacrymogène, de bombes assourdissantes et de canons à eau chaude. Ils auraient également fait usage de tirs à balles réelles. Dans la nuit du 31 août, le quartier général de campagne de M. Jean Ping, qui revendiquait la victoire depuis plusieurs jours, a violemment été pris d’assaut par la garde républicaine. 26 cadres du parti de l'opposant ont été retenus dans l'enceinte du quartier général pendant près de 36h avant d'être libérés. Au total, au terme de cinq jours de violences et de répression, on dénombre de nombreux blessés, de même qu’au moins 7 morts et, d'après le ministre de l'intérieur, entre 800 et 1100 personnes arrêtées et détenues par les forces de l'ordre. Le 3 septembre, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon, Me Jean-Pierre Akumbu M’Oluna, a affirmé que pour la seule ville de Libreville, 800 personnes avaient été arrêtées en trois jours et qu’elles étaient détenues « dans des conditions dégradantes et insupportables ».  En outre, d'après les informations recueillies par nos organisations, plusieurs défenseurs des droits humains craignent aujourd'hui de faire l'objet de représailles pour s'être exprimés en faveur de l'alternance démocratique. 

 
« Les acteurs politiques gabonais doivent immédiatement prendre la mesure des enjeux en cours et appeler leurs partisans respectifs à la retenue. Les autorités doivent quant à elles libérer les personnes arbitrairement détenues, faire la lumière sur les allégations d'usage disproportionné de la force par les forces de l'ordre et s'assurer de la protection des défenseurs des droits humains. Elles doivent en outre garantir l'indépendance et l'impartialité des organes en charge du règlement des contentieux électoraux » a déclaré Maximilienne C. Ngo Mbe, Directrice exécutive du REDHAC.

 
La contestation des résultats par l'opposition se cristallise en particulier sur l’écart marginal entre Ali Bongo et Jean Ping qui représente une différence de 5 594 voix, sur un total de 627 805 inscrits. Sont particulièrement critiqués, les résultats du Haut-Ogooué, province du sud-est du pays et fief de la famille Bongo, où le taux de participation aurait atteint 99,93 %, contre 59,4 % au niveau national et où les résultats officiels donnent 95,46 % des voix en faveur d’Ali Bongo. Les partisans de Jean Ping ont immédiatement contesté ces chiffres, dénoncé une fraude et déclaré la victoire de leur candidat. Dans une allocution prononcée le 2 septembre, Jean Ping s'est proclamé président du Gabon et a réclamé  un recomptage des voix dans tous les bureaux de vote, bureau par bureau. 


« Le droit des populations à choisir librement leurs dirigeants doit être respecté. Le manque de transparence et la fraude électorale dans le but de se maintenir au pouvoir sont les vecteurs de violence politique en Afrique. La communauté internationale doit garantir que le président qui sera reconnu est celui pour lequel les Gabonais ont voté ce qui permettra d’éviter que le pays ne sombre dans un chaos politique et sécuritaire. » a déclaré Me. Drissa Traoré, Vice Président de la FIDH. 


Nos organisations appellent la communauté internationale, et en particulier l’Union Africaine et la CEMAC, à organiser d’urgence un sommet extraordinaire sur la situation prévalant au Gabon, élargis aux partenaires tels que les Etats-unis, l’Union européenne et la France qui se sont déjà prononcés en faveur de mesures d'apaisement et de transparence, afin de contribuer au règlement du contentieux électoral, notamment en obtenant des autorités gabonaises la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote et, le cas échéant, le recomptage des voix en présence de représentants internationaux. Les partenaires internationaux du Gabon doivent par ailleurs enjoindre à l’État gabonais de respecter ses obligations internationales en matière de promotion de la gouvernance et des droits humains garantis notamment par l’Acte constitutif de l’UA, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ainsi que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) qui souligne l’importance de consolider sur le continent une culture d’alternance politique fondée sur la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes, conduites par des organes électoraux nationaux, indépendants, compétents et impartiaux. 

 

#MonVoteDoitCompter

Entre 2015 et 2018, 61 élections dont 30 élections présidentielles doivent se tenir dans 32 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la FIDH rassemble au sein de la Coalition #MonVoteDoitCompter une centaine d’organisations de la société civile, africaine et internationale, et de mouvements citoyens. Ensemble, nous exigeons des gouvernants qu’ils respectent le droit légitime des peuples à choisir librement leurs représentants à l’occasion d’élections régulières, libres, transparentes et apaisées. 

A cette fin, les 18 et 19 juillet 2016, 30 organisations de la société civile et mouvements citoyens se sont réunis à Dakar pour discuter des processus électoraux en Afrique, à l’invitation de la FIDH et de la conférence des OING de l’OIF, et ont adopté une feuille de route pour le changement par les élections et réaffirmé leur implication dans la campagne #MonVoteDoitCompter comme cadre de mobilisation internationale.   

--FIN--

Contact presse :


Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 - presse@fidh.org

 

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, partout dans le monde, la FIDH enquête, documente, et pousse les États à adopter des politiques respectueuses des droits humains. La FIDH poursuit également les auteurs de violations des droits humains et accompagne les victimes devant les tribunaux. 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 16:19

 

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 06 Septembre 2016(RJDH)—Le FPRC réclame des garanties pour sa participation au DDRR. Zacharia Damane, cadre de ce mouvement a confié avoir exprimé cette attente au chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les groupes armés à Bria.

 

Pour participer au DDRR, le FPRC réclame des garanties sécuritaires pour ses membres et la fin de la poursuite contre ses cadres. Ces réclamations, selon Zacharia Damane ont été exprimées au président Faustin  Archange Touadéra  « nous exigeons du gouvernement une garantie sécuritaire, car nous constatons qu’il n’y a pas de sécurité pour nos membres. Aussi, il faut arrêter de traquer nos cadres et nous rassurer quant à l’enrôlement de nos éléments dans l’armée. Ce sont les points que nous avons soulevés lors de la rencontre avec le président de la République » a confié ce cadre du FPRC joint au téléphone ce matin par le RJDH.

 

Ce mouvement rebelle souhaite que le chef de l’Etat créé un cadre de dialogue avec les groupes armés « dans les discussions avec le chef de l’Etat, je lui ai dit de trouver un espace d’échange avec les groupes armés. C’est dans ce cadre que nous pouvons aborder au fond les réclamations des uns et des autres » a-t-il soutenu.

 

Zacharia Damane se dit toutefois pessimiste sur l’issue du  DDRR, « le DDR n’est pas nouveau, c’est depuis six ans qu’on a tenté de faire le DDR, ça n’a pas marché, le forum ça n’a pas marché aussi. Nous attendons de Bangui le résultat. Nous sommes des militaires soumis aux ordres mais je ne suis pas rassuré par ce processus » a-t-il lâché.

 

A la présidence, on ne souhaite pas commenter ces réclamations. Un ministre conseiller a sous couvert de l’anonymat confié que les discussions ont eu lieu en huit clos et qu’il n’avait pas à se prononcer sur ces échanges.

 

Plusieurs groupes armés issues de l’ex-Séléka hésitent toujours de donner leur plein accord pour le DDRR que le chef de l’Etat pose comme passage obligé pour la sortie de crise en Centrafrique.

Centrafrique : Le FPRC pose des conditions pour sa participation au DDRR
Centrafrique : Le FPRC pose des conditions pour sa participation au DDRR
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:11

 

 

Par RFI Publié le 06-09-2016 Modifié le 06-09-2016 à 11:56

 

En Centrafrique, le président Faustin-Archange Touadéra vient de conclure son deuxième voyage en région avec comme objectif de rassurer et de prouver que l'Etat est présent dans la région de la Haute-Kotto, dans le nord-est du pays, une région encore largement sous la main mise des ex-Seleka. Bria est donc la deuxième ville du pays, visitée par le président depuis son élection au printemps 2016.

 

Lors de cette visite express, notamment écourtée à cause du climat, le professeur président en a profité pour multiplier les bains de foule, rencontrer des membres de la société civile et notamment répondre aux inquiétudes des autorités locales qui se sentent abandonnées. « Monsieur le président, a dit le maire de Bria, nous n'avons pas d'école, pas d'infrastructures, pas d'hôpitaux. Nous espérons que votre visite ne soit pas vaine ». Réponse du chef de l'Etat : « Seule la paix pourra nous aider à reconstruire le pays ».

 

D'ailleurs, un peu plus tôt dans la matinée, ce dernier s'est entretenu avec des responsables des groupes armés, notamment des ex-Seleka, inscrits dans le processus de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR).

 

« Nous avons vu des ex-combattants qui ont montré leurs œuvres. Certains des produits des champs, certains des produits d’artisanat. Nous voyons que le DDR marche très bien et il y a eu une volonté manifeste des ex-combattants d’adhérer à ce processus, estime le chef de l’Etat. Et aujourd’hui, nous avons eu des échanges avec les quelques représentants des groupes armés qui ont montré leur intention, leur bonne intention, de suivre le processus DDR. Et je pense que les choses vont dans le bon sens. La population est très engagée pour la paix, pour la réconciliation nationale. Et c’est ce message-là que je leur ai porté en sango pour les encourager à rester dans cette voie, car il n’y a pas d’issue, il n’y a pas d’autre issue que la recherche de la paix, de la réconciliation nationale ».

 

Le président l'a promis, il programme de faire une visite par mois dans les régions jusqu'à la fin de son quinquennat.

 

RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
RCA: le président Touadera en déplacement à Bria dans le Nord
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:08

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) 06/09/16- Quelque 14 000 enfants centrafricains réfugiés au Cameroun ont repris le chemin de l’école lundi à l’occasion du lancement de l’année scolaire 2016/2017 contre un peu plus de 10 000 l’année dernière, d’après des chiffres obtenus par APA auprès du gouvernement camerounais et de la représentation nationale du haut-commissariat aux réfugiés (HCR).

 

Ces enfants réfugiés sont quasiment tous basés dans la région de l’Est-Cameroun, frontalière de la République centrafricaine, devenue leur terre d’accueil depuis la crise sociopolitique dans ce pays en 2013.

 

Malgré le retour à l’ordre institutionnel en Centrafrique avec l’élection d’un nouveau président de la République en février 2016, beaucoup de Centrafricains ne sont pas encore prêts à regagner leur pays où persistent encore des scènes de violence.

 

Depuis le déclenchement de la guerre civile en Centrafrique, près de 300 000 ressortissants de ce pays se sont réfugiés au Cameroun où ils ont été dispatchés dans une dizaine de camps situés à l’Est du Cameroun.

 

Lundi, sept millions d’élèves ont retrouvé le chemin des classes : soit cinq millions d’élèves pour l’enseignement maternel et primaire et deux millions d’élèves pour le cycle secondaire.

14 000 réfugiés centrafricains ont fait la rentrée scolaire au Cameroun
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 12:02
Lu pour vous : Centrafrique : Touadéra snobe Bozizé

 

 

05 septembre 2016 à 17h05 Par Jeune Afrique

 

Faustin-Archange Touadéra a-t-il rencontré François Bozizé le 27 août à Nairobi en marge de la sixième Conférence internationale de Tokyo pour le développement en Afrique (Ticad VI), comme l’affirment des sources diplomatiques ?

 

Faux, a confié le président centrafricain à plusieurs interlocuteurs. Ce dernier assure que l’ancien chef de l’État, qui séjourne régulièrement dans la capitale kényane, a bien sollicité une entrevue avec lui mais qu’il a préféré décliner. « Ce n’est pas le moment », aurait déclaré Touadéra.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 11:53

 

 

http://afriqueeducation.com/  Mardi 6 septembre 2016 à 9:39

 

Chef d'état major des armées gabonaises, depuis mars 2015, le général de corps d'armées (4 étoiles), Auguste Roger Bibaye Itandas (notre photo), un autre fidèle des fidèles de Bongo Ondimba Ali (BOA) a démissionné de ses fonctions. Pour l'heure, le Palais du Bord de Mer, aux abois (le mot est faible), cherche la façon de l'annoncer sans grandes conséquences, pour la survie du régime. Car on commence à craindre ouvertement la survenance d'un coup d'état militaire.

 

Le général, entre autres griefs, se serait élevé contre la venue massive des mercenaires étrangers pour renforcer la répression, au Gabon : déjà au moins « vingt-cinq morts », avance le camp Ping. On a signalé, en effet, ces derniers jours, la présence de mercenaires burundais et tchadiens, envoyés, respectivement, par Pierre Nkurunziza et Idriss Déby Itno, actuel président en exercice de l'Union africaine (UA). Mais, au Gabon, on avance, aussi, la présence des mercenaires rwandais et somaliens, dont beaucoup savent à peine dire « Bonjour » en français.

 

Nommé ancien chef d'état major particulier du président de la République, en 2009, par la présidente de la transition, Rose Francine Rogombé, aujourd'hui, décédée, le général, Auguste Roger Bibaye Itandas (né en 1958) avait, aussi, aussi été le chef d'état major de la FOMUC (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale en Centrafrique), de 2004 à 2008, avant de transmettre le flambeau à un autre général gabonais, Hilaire Mokoko.

 

Autre démission au sein du PDG : après le patron du PDG en France, Dieudonné Tahiro Aperano, ce week-end, le responsable PDG des Etats-Unis, Ony Obame Nzé, vient, aussi, de démissionner. Bref, le bateau prend l'eau de toutes parts. D'autres démissions sont prévues dans la journée, au sein du PDG, du gouvernement, des institutions, du Sénat, de l'Assemblée nationale (qui avait été incendiée) et d'autres institutions constitutionnelles.


Nous y reviendrons.

Lu pour vous : GABON : Démission du chef d'état major des armées Auguste Roger Bibaye Itandas
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 21:31

 

Par RFI Publié le 05-09-2016 Modifié le 05-09-2016 à 22:38

 

M. Moundounga a annoncé cet après-midi, sur un média de Libreville, sa décision de démissionner. Une information confirmée au micro de RFI : « Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n'apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté. »

 

Le ministre de la Justice Séraphin Moudounga a annoncé ce lundi après-midi sa décision de démissionner. Il explique sur RFI vouloir « bénéficier de sa totale liberté ». Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fait part de sa vive préoccupation quant au sort de « plusieurs de nos compatriotes » dont on est « sans nouvelles ». Du côté du pouvoir, on continue d'accuser Jean Ping d'être mêlé à un complot. Le ministre de l'Intérieur a refait le bilan des violences de la semaine dernière. Enfin, les accusations de fraudes réciproques continuent. Le point sur la situation.

 

■ Le ministre de la Justice du Gabon démissionne

 

Le deuxième vice-Premier ministre gabonais, Séraphin Moundounga, a annoncé ce lundi qu'il démissionnait. Il s'agit de la première défection de haut niveau depuis le début des troubles mercredi dernier.

 

« J'ai redouté que le Gabon puisse basculer dans la violence si les résultats étaient rendus publics sans qu'il ne soit procéder au recomptage des résultats, procès-verbal par procès-verbal de chaque bureau de vote. Ceci n'ayant pas pas eu lieu, le pays a basculé dans la violence et cette violence se poursuit de façon latente jusqu'à ce jour. Donc la paix est gravement menacée dans notre pays, la sécurité est gravement menacée. Il a été répondu que le recomptage n'était pas prévu par la loi électorale gabonaise », a indiqué M. Moudounga à RFI.

 

Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n'apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que, grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté.

 

Séraphin Moundounga

 

05-09-2016 - Par Sébastien Nemeth

 

Il dit vouloir « oeuvrer au côté du peuple gabonais à ce que la paix soit garantie dans le pays ». M. Moundounga sera l'invité d'Afrique matin ce mardi.

 

■ Le pouvoir gabonais refait le bilan des violences post-électorales

 

Le pouvoir entend afficher sa fermeté vis-à-vis des fauteurs de troubles. Un nouveau bilan a été communiqué aujourd'hui par le ministère de l'Intérieur : trois morts et 150 blessés (67 membres des forces de l'ordre et 38 civils). L'opposition parle, elle, d'un bilan plus lourd, mais le ministre de l'Intérieur estime que ces victimes supplémentaires présumées sont des morts naturelles ou des gens tués lors de rixes et non pas suite à l'intervention des autorités.

 

Pacôme Moubelet Boubeya, ministre de l'Intérieur

 

05-09-2016 - Par Sébastien Nemeth

 

Quant aux personnes arrêtées, accusées d'être des « délinquants » et des « criminels » - il y en aurait 800 à Libreville -, Pacôme Moubelet Boubeya affirme qu'elles seront «sanctionnées avec la plus grande force ». Plusieurs dizaines ont commencé à être auditionnées au palais de justice aujourd'hui alors qu'environ 200 proches totalement désespérés attendaient dehors ne sachant pas ce qui allait leur arriver.

 

Aujourd'hui, le ministre a aussi estimé que l'ordre et le calme était revenu dans la capitale, que les Gabonais étaient en confiance et que maintenant « la peur » était dans le camp des casseurs. Interrogé sur l'attaque du QG de Jean Ping où se trouvaient des centaines de personnes, M. Moubelet Boubeya a affirmé que des voyous avaient investi les lieux et séquestré l'immeuble, et que pour lui, les forces de l'ordre se devaient de sécuriser les civils et les partisans de Jean Ping à l'intérieur.

 

Il reconnaît un assaut à balles réelles de la part des forces de l'ordre, mais selon lui, il s'agissait d'une réponse à des tirs au AK-47 provenant du QG. Il affirme au passage que du matériel a été saisi et que ces preuves seront données en temps voulu à la justice. Ce qui contredirait des témoignages de personnes ayant vécu l'assaut, qui elles parlent de tirs durant toute la nuit de la part des forces de l'ordre.

 

Le ministre de la Communication a renchéri. Alain-Claude Bilie-By-Nze a parlé d'une opération juste des forces de l'ordre qui a permis une accalmie dans la capitale. Il affirme que le bâtiment était en fait le quartier général coordonnant la contestation à Libreville. Pour le ministre donc, l'Etat devait imposer la sécurité.

 

■ Les autorités gabonaises continuent d'accuser Jean Ping d'être mêlé à un complot

 

Il s'agirait selon elles d'un complot avec des ressortissants ivoiriens pour déstabiliser le processus électoral. Le gouvernement accuse de nouveau Jean Ping d'être un donneur d'ordres et d'avoir impliqué même des hackers ivoiriens.

 

Le ministre de la Communication parle d'une action destinée à « fabriquer des faux procès-verbaux de bureaux de vote » avec la mise en place d'un système de collectes de données et de falsification des résultats. Rappelons qu'Ali Bongo a été réélu notamment grâce aux voix de la province du Haut-Ogooué où il a obtenu 95% des votes. Depuis, l'opposition crie à la fraude.

 

Alain-Claude Bilie-By-Nze ajoute qu'un Ivoirien a été arrêté au QG de Jean Ping lors de l'assaut, que de l'équipement informatique a été saisi grâce auquel cet homme « travestissait » les chiffres. Il mêlent une autre personne dans ce complot, un chargé de mission à la présidence ivoirienne, tout en affirmant que l'Etat ivoirien lui-même n'était pas en cause. L'opposition répond : Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi a bien été arrêté. Il faisait partie de l'équipe informatique chargée de collecter les résultats dans le pays après le vote. Pour le responsable de la Communication du camp Ping, il s'agit d'accusations ridicules : comment modifier, se demande-t-il, des PV qui sont à la base remplis manuellement ? Selon lui, il s'agit là d'une diversion du pouvoir.

 

En tout cas, lorsqu'on demande au ministre de la Communication si Jean Ping pouvait être arrêté, M. Bilie-By-Nze répond que ce n'est pas à l'ordre du jour, mais qu'une procédure va être engagée puisque selon lui, l'opposant serait fortement impliqué dans ce qu'il appelle « un complot contre le Gabon ».

 

■ Le pouvoir crie lui aussi à la fraude, mais contrairement à l'opposition, déposera des recours

 

Accusé de fraude massive dans le Haut-Ogooué ou Ali Bongo l'emporte officiellement avec 95% des voix pour une participation dépassant les 99%, le camp du président sortant crie également à la fraude. « Nous présenterons des recours qui vont de la question de la fraude observée dans certains bureaux de vote, à la falsification des procès-verbaux jusqu'à l'introduction de matériel illicite au Gabon », explique Alain Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement.

 

En cause notamment, selon les pro-Bongo, l'Ogooué maritime, et la ville de Bitam dans la province du Woleu-Ntem. Sur notre antenne, il y a quelques jours Alain-Claude Bilie-By-Nze parlait de bourrage d'urnes à Bitam où l'on dépassait les 100% en faveur de Jena Ping. Totalement faux, répond le député de Bitam, issu de l'opposition, Patrick Eyogo Edzang : « Il n'y a eu aucun bourrage d'urnes à Bitam. Les résultats sont connus. On a parlé de 104% de score sur Bitam, alors que la réalité est que Jean Ping a eu 69,55% [des voix] pour cette circonscription. Sur le département, Jean Ping a eu 77,64% contre 21,26% pour M. Ali Bongo. »

 

Les partisans de Jean Ping ne déposeront pas de recours. Leur revendication reste la même : ils exigent la reprise des travaux de la commission électorale pour examiner les résultats du Haut-Ogooué dans le détail.

 

■ Le Quai d'Orsay inquiet pour une dizaine de « compatriotes »

 

La France est « sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes » après les troubles violents qui ont suivi l'annonce de la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba au Gabon, a fait savoir lundi le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, dans un communiqué.

 

« Des arrestations ont eu lieu ces derniers jours. La France est sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes », a déclaré le ministre, qui exprime « sa vive préoccupation ». Une dizaine de personnes, possédant toutes la double nationalité franco-gabonaise, ne peuvent être localisées, a précisé une source diplomatique à l'AFP.

 

 

Jean Ping appelle à la grève générale pour « faire tomber le président Ali Bongo »

 

APA Libreville (Gabon) 2016-09-05 19:15:02   - Jean Ping qui conteste toujours la victoire du chef de l’Etat gabonais sortant Ali Bongo, à la présidentielle du samedi 27 aout dernier a appelé ses compatriotes à résister par tous les moyens pour faire tomber le président réélu.


« Puisqu’ Ali Bongo veut tuer les Gabonais, je déclare le Gabon pays mort » a-t-il dans un ‘’message à tout le peuple gabonais’’ publié ce lundi sur les réseaux sociaux.

Il leur a toutefois demandé de ne pas user de la violence et de résister par le blocage économique du pays.


"Afin de préserver les vies humaines, je vous demande à partir d'aujourd'hui de ne pas user de violence mais de résister par le blocage économique du pays", écrit Jean Ping dans un communiqué.


Cinq jours après la réélection de Ali Bongo déclaré vainqueur avec 49,80 pour cent des voix contre 48,23 pour cent pour son principal challenger, Jean Ping, selon les résultats provisoires publiés par le ministère de l’intérieur, le Gabon est toujours dans l’expectative.

Sur place dans la capitale, la reprise du travail est très timide avec peu de bureaux ouverts et des gens s’alignant devant quelques banques pour percevoir leurs salaires. 

Réagissant à cette timidité dans la reprise du travail, le porte-parole de Jean Ping, a expliqué l’appel de son leader à rester à la maison par le fait que la sécurité est loin d’être assurée dans la capitale et partout ailleurs dans le pays. 


Les forces de l’ordre sont toujours visibles dans les rues de Libreville où l’on note une reprise partielle de l’internet qui n’est toutefois pas effectif au niveau des réseaux sociaux.

Au total, les violences notées à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle, ont fait depuis mercredi sept morts, dont cinq civils à Libreville, un à Port-Gentil, la capitale économique, et un policier à Oyem (nord).


Concernant les arrestations, elles sont au nombre d’un millier à l’échelle du pays et plusieurs familles disent encore être sans nouvelles de leurs proches. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862086#sthash.zCgXb6yC.dpuf

 

 

Crise gabonaise: une délégation de Chefs d’Etat africains ‘’prête’’ à se rendre à Libreville (Déby) 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2016-09-05 17:42:13 - Une délégation de haut niveau composée de Chefs d’Etat africains, accompagnés de hauts responsables de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, est prête à se rendre à Libreville dès que les conditions d’une telle visite seront réunies, a annoncé lundi, le Président en exercice de l’Union africaine, le Tchadien Idriss Deby Itno.


Dans une note transmise à APA, Idriss Deby Itno ‘’continue de suivre avec une attention renouvelée l’évolution de la situation au Gabon, à la suite de la proclamation, le 31 août 2016, des résultats provisoires de l'élection présidentielle tenue dans ce pays le 27 août 2016’’.


A cet égard, poursuit cette note, il maintient un contact constant avec les principaux acteurs gabonais et l’ensemble des parties prenantes concernées.


Le Président en exercice de l’Union réaffirme, une fois encore, la disponibilité de l’UA, avec l’appui des pays de la région et des partenaires concernés, à assister les parties gabonaises dans la recherche d’un règlement rapide à la situation post-électorale qui prévaut dans leur pays, dans le respect strict des dispositions constitutionnelles et légales, ainsi qu’à la lumière des instruments pertinents de l'UA en matière de démocratie et d’élections.


La commission électorale du Gabon a déclaré Ali Bongo Ondimba vainqueur de cette élection présidentielle, avec 49,80 % des voix. Cette victoire a été confirmée par le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya.


Jean Ping, le principal adversaire d'Ali Bongo Ondimba, a obtenu 48,23 % des suffrages, selon la Commission électorale. M. Ping a revendiqué la victoire le dimanche 28 août, au lendemain de l'élection présidentielle.

 

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Gabon: le ministre de la Justice, Séraphin Moundounga, annonce sa démission
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 18:09

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 5 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 05 Septembre 2016 (RJDH)—Dieudonné Modompté, stagiaire à la radio Centrafrique a reçu dans la soirée de dimanche  4 septembre 2016 une balle au bras droit à PK26. Selon la victime, tout serait parti d’une affaire de formalités qu’exigent les forces nationales sur la barrière qu’elles tiennent au PK26.

 

Revenant de Garoua-Mboulai,  Dieudonné Modompté parle d’une mésentente sur les questions de formalité, « j’étais sur ma moto. Arrivé au PK26, les douaniers m’ont exigé 2500f pour la formalité. Au moment où je voulais partir, un gendarme s’est présenté pour demander 500F mais  je lui ai remis les 240F qui me restaient. Voulant partir à nouveau, les FACA qui sont derrière moi, ont commencé à crier. Les trois qui se trouvaient en face de moi, ont voulu m’arrêter et dans la foulée,  l’un de ceux qui étaient derrière moi, m’a tiré une balle dans l’épaule droite et je suis tombé », a expliqué la victime.

 

Dieudonné Modompté a été conduit, après l’incident à l’hôpital communautaire de Bangui puis  à l’hôpital  général où il est pris en charge par Médecins Sans Frontière.

 

Le RJDH a tenté en vain toute la journée d’entrer en contact avec le ministre de la défense.

Centrafrique : Bavure des FACA sur un journaliste stagiaire de la radio nationale
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 13:45

 

 

http://www.irinnews.org/

 

Emma Supple  IRIN contributor

 

Ben Parker  Responsable des projets spéciaux 

 

Télégramme : +44 7484 709472

 

LONDRES, 2 septembre 2016

 

L'ONU a versé plus d'un demi-million de dollars à une société ayant alimenté le conflit en République centrafricaine par la vente des «diamants du sang» et figurant sur sa propre liste de sanctions, selon une enquête d’IRIN.

 

Le Bureau d'Achat de Diamant en Centrafrique (Badica) a été placé sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies en Août 2015 pour son rôle dans le commerce du diamant en RCA.

 

L'ONU accuse l'entreprise de financer une des deux principales milices en RCA, connu sous le nom Séléka, en achetant des diamants provenant des mines contrôlées par Séléka, qui ont ensuite été passés en contrebande hors du pays par la société sœur de Badica, KARDIAM, à Anvers, en Belgique.

 

Et pourtant, la mission de stabilisation de l'ONU en RCA, dont le mandat inclut le désarmement et la démobilisation des combattants, a une base sur des terres appartenant à Badica.

 

Dans une réponse officielle à IRIN, le département de maintien de la paix des Nations Unies a confirmé qu'il est titulaire d'un contrat de location avec Badica pour les locaux dans la capitale Bangui. Dans une réponse écrite, un porte-parole a dit que tout loyer payé à Badica va dans un compte bloqué, qui est contrôlé par les autorités de la RCA. Un paiement d'arriérés de loyer sur le compte Badica Ecobank ONU a été autorisé en Juin, ce qui suggère que des paiements ont été retenus pendant plusieurs mois.

 

Badica conteste la liste des sanctions et a lancé une contestation judiciaire à son exécution dans l'Union européenne, qui est tenue de mettre en œuvre des sanctions des décisions des Nations Unies. Une personne qui répond au téléphone au bureau de KARDIAM en Belgique a refusé de commenter et les efforts pour contacter Badica en RCA ont été infructueux.

 

Selon l'ONU, il a tenté de trouver d'autres locaux depuis l'inscription de Badica, mais sans succès.

 

"Aucun autre site à Bangui répond aux besoins de la mission," le porte-parole de l'ONU a dit à IRIN. «Les locaux de Badica sont uniques dans leur taille et leur capacité à accueillir le BJTF (Joint Task Force Bangui)."

 

La mission de l'ONU, connue sous le nom Minusca, se compose actuellement de près de 13.000 personnels en uniforme. Il a été créé en 2014 après le renversement du président François Bozizé par les rebelles Séléka en 2013 avec un mandat pour protéger les civils, promouvoir les droits de l'homme et de soutenir le processus de transition politique.

 

Les sanctions, autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies, interdisent le commerce et les transactions internationales et ont force mondiale. Tous les actifs financiers de l'entreprise et les ressources économiques sont gelés et aucun autre fonds ne peut être transféré à la société par des individus ou entités. Les règles de passation des marchés de l'ONU excluent spécifiquement les entreprises figurant sur la liste des sanctions.

 

Les contrats préexistants avec des entreprises sanctionnées peuvent toutefois continuer dans certaines circonstances, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Le porte-parole a déclaré que le contrat de Badica, comme elle a commencé avant l'inscription, était admissible aux termes de la résolution sur les sanctions. Le département de maintien de la paix de l'ONU a informé le Comité des sanctions du Conseil de sécurité et un groupe d'experts qui conseille sur les questions liées aux sanctions pour la République centrafricaine.

 

L'ONU a modifié deux fois son contrat avec Badica initialement signé le 1er Novembre 2013. L'extension actuelle se poursuit jusqu'à la fin de Octobre 2016, et les paiements mensuels ont augmenté 5.600.0000 FCFA (10.200 $) par mois, selon l'ONU déclaration à IRIN.

 

«La mission continue de faire tous les efforts pour explorer et identifier d'autres locaux," poursuit la déclaration.

 

Badica fait partie du groupe basé à Anvers Groupe Abdoulkarim, dirigé par l’homme d’affaires Abdoulkarim Dan Azoumi, qui vit en Belgique. Le groupe comprend également Minair, une compagnie d'aviation, et Sofia-TP, une entreprise de transport, classé comme «filiales» de Badica dans la liste des sanctions de l'ONU.

 

L'examen par IRIN des données d'approvisionnement de l'ONU a également révélé un contrat avec l'ONU Sofia-TP pour les «services de transport et de fret" en 2014.

 

Grâce à la fois le contrat de location avec Badica et le contrat avec Sofia-TP, l'ONU avait payé un total de 495.571 $ à Groupe Abdoulkarim d'ici la fin de 2015, tout en condamnant l'une de ses entreprises pour son rôle dans le financement des rebelles Séléka à travers le commerce des diamants. Le loyer dû en 2016 augmenterait le total à plus de 550.000 $.

 

L'ONU états annonce: "Badica / KARDIAM a apporté son soutien à des groupes armés en République centrafricaine, à savoir l'ancien Séléka et anti-Balaka, par l'exploitation et le commerce des ressources naturelles, y compris les diamants et l'or illicite."

 

"Ces découvertes récentes qui révèlent des transactions financières effectuées entre la mission de maintien de la paix des Nations Unies en RCA et Badica autorisées par le conseil de sécurité de l'ONU, reflète l'échec de la communauté internationale pour régler le financement des conflits armés en RCA», dit Nathalia Dukhan du projet Enough, une campagne qui vise à mettre fin au génocide et des atrocités de masse en Afrique.

 

Un nouveau rapport du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit en RCA dresse un tableau de la poursuite de la contrebande d'armes, l'activité des milices, l'exploitation illicite des ressources naturelles et une recrudescence des conflits ainsi que les abus et les déplacements de civils.

 

La mission de l'ONU pour stabiliser la RCA a été accablée par des révélations d'abus sexuels commis par des soldats de la paix. Un haut officiel des Nations Unies aux droits de l'homme a récemment démissionné sur la mauvaise gestion des rapports d'abus sexuels commis par des troupes étrangères de l'ONU.

 

Il en résulte une série d'opérations françaises et dirigées par l'ONU, y compris l'Opération Sangaris et BINUCA. Le budget annuel de minusca se situe à 816 millions $.

 

Une paix fragile

 

Après le renversement de Bozizé en 2013, un certain nombre de mines de diamant en RCA est tombé sous le contrôle de la milice Séléka du pays, une alliance de factions armées principalement musulmanes.

 

Les «taxes» illégales imposées sur les mines par les milices ont conduit le pays à être exclu du Processus de Kimberley, une initiative mondiale visant à empêcher le commerce international des «diamants du sang», ce qui signifie que des sociétés comme Badica ne pouvaient pas légalement exporter des diamants.

 

Les diamants bruts exportés d'un Etat participant au Processus de Kimberley doivent comporter un certificat attestant qu'ils ne sont pas des «diamants de la guerre».

 

En dépit de sa richesse en ressources naturelles, la RCA reste l'un des pays les plus pauvres du monde. Avant l'interdiction 2013 sur la circulation des diamants de la guerre, ils étaient une exportation clé. À leur apogée en 2006, la valeur des exportations de diamants a atteint 70 millions $.

 

Badica a été sanctionné après que les fonctionnaires à Anvers en Belgique, ont saisi un colis expédié à sa société soeur KARDIAM. Il contenait des diamants bruts que le Groupe spécial d'experts ont jugé susceptibles de provenir de la RCA malgré l'interdiction du Processus de Kimberley. La société, dans une lettre à l'ONU, a contesté l'affirmation selon laquelle Badica était derrière le colis saisi à Anvers, qui avait transité par Dubaï, et se demande si les diamants proviennent de la RCA en premier lieu.

 

Le gouvernement centrafricain est désireux de retrouver la paix et de voir les restrictions à l'exportation levées. C’est ce qui a conduit le Processus de Kimberley à lever partiellement les restrictions à l'exportation dans certaines régions du pays. En Juin, la première exportation légale de la RCA a eu lieu après que le Processus de Kimberley a déclaré certaines zones assez pacifiques pour répondre à ses critères.

 

Cependant, le dernier rapport du Panel d'experts de l'ONU suggère que l'interdiction d'exportation a été levée prématurément.

 

Selon les règles du processus de Kimberley, afin d'assurer que les diamants n’alimentent les conflits, il doit y avoir le contrôle du gouvernement, une absence de groupes armés dans les zones minières et la liberté de mouvement. Le Groupe d'experts estime que la liberté de mouvement est encore limitée et les milices ont un intérêt dans la production et le commerce de diamants.

 

«Sans le respect de la liberté de mouvement et d'autres droits de l'homme, les diamants de la RCA ne peuvent pas être considérés comme appropriés pour l'exportation," Michael Gibb, le chef de campagne pour les ressources en conflit au groupe de défense Global Witness, a dit à IRIN.

 

Alors que Global Witness ne préconise pas l'interdiction générale, pour Gibb, la crédibilité de toute reprise du commerce repose sur une surveillance constante sur le terrain et une évaluation générale des conditions dans les zones conformes.

 

"Si le même abus, la corruption et le pillage sont à nouveau autorisés à prendre racine dans les secteurs des ressources de la RCA, ils continueront à saper la paix et la stabilité de la RCA comme tout au long de l'histoire troublée du pays," a-t-il dit.

Lu pour vous : EXCLUSIF: Les Nations Unies rémunèrent une société de diamants sur la liste noire en République centrafricaine
Lu pour vous : EXCLUSIF: Les Nations Unies rémunèrent une société de diamants sur la liste noire en République centrafricaine
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 12:13
Lu pour vous : ALI BONGO : un triomphe par l’épée

 

 

http://www.ledjely.com/  Par ledjely.com le 5 septembre 2016

 

Ainsi donc, Ali Bongo, bien que n’ayant pas gagné l’élection du 27 août 2016, se succédera à lui-même et régnera sur le Gabon pour les sept prochaines années. La France, l’Union européenne et les Etats-Unis, renonçant exceptionnellement au sacro-saint devoir de réserve qui fonde la diplomatie internationale, auront fait ce qu’ils ont pu. Mais à Libreville, Ali Bongo, disposant de l’armée et des forces de sécurité, pour étouffer les velléités de contestation et réprimer les tentatives de protestation, apparait plus puissant. A dieu les résultats des élections, A dieu tous les vertueux principes démocratiques. Jean Ping aura beau crier. Ses lamentations ne lui seront d’aucun secours. Parce qu’au Gabon, mais aussi dans beaucoup de pays africains, la seule loi qui prévaut, c’est celle du plus fort. Autant le savoir pour l’intégrer.

 

Au grand dam de Jean Ping

 

Quand, un certain 31 octobre 2014, comme un seul individu, les burkinabé se sont mobilisés et chassé Blaise Compaoré, quelques naïfs et idéalistes observateurs de la scène politique africaine y ont vu un signe d’espérance. L’espoir que cette révolution jadis inimaginable sonnait l’avènement imminent de la fin du règne des dictateurs et des présidents têtus en Afrique. Hélas, les contre-révolutionnaires s’échinent à limiter la casse et à circonscrire la déferlante révolutionnaire. Et le Gabon est aujourd’hui l’incarnation même de cette parade anti-progressiste. Bien qu’ayant la majorité de ses compatriotes contre lui, Ali Bongo n’entend pas partir. Les Gabonais ont fait leur choix, mais lui s’en fout éperdument. Sa vérité à lui, est la seule qui vaille. Son départ n’ayant visiblement jamais fait partie des éventualités qu’il avait envisagées, il se sent incapable de souscrire à la volonté de ses compatriotes. Et pour que tout le monde comprenne qu’une telle perspective n’est pas à l’ordre du jour, il a usé d’arguments d’une persuasion imparable, à savoir la force et la violence. Ainsi donc, sept Gabonais sont tombés sous les balles de l’armée ou des forces de sécurité, des dizaines d’opposants momentanément séquestrés et de milliers de citoyens interpellés et mis en prison pour avoir essayé de revendiquer le respect de leur choix authentique. Depuis, les choses se calment peu à peu. Comme pour dire que la stratégie est plutôt payante. Au grand dam de Jean Ping.

 

Une stratégie panafricaine ?

 

Ceci étant, il est à relever qu’Ali Bongo n’est pas le géniteur exclusif et ultime de cette approche du fait accompli. Bien avant lui, Denis Sassou Nguesso s’en était servi avec un succès certain. Au Burundi aussi, c’est à la force de l’épée que Pierre Nkurunziza doit son maintien au pouvoir. De même, au Tchad, la réélection d’Idriss Deby Itno est loin d’avoir été transparente. Et on peut légitimement s’attendre à ce qu’en RDC, au-delà de toutes les agitations, Joseph Kabila se serve de la même recette. On comprend mieux ce pour quoi ni l’Union africaine, ni les autres dirigeants africains individuellement, n’aient daigné se prononcer sur la situation au Gabon. Partout, le schéma est le même. Quelques remous et des pertes en vies humaines en guise de mise en garde. Mais à la fin du compte, le pouvoir se maintient. En dépit des doutes et suspicions émanant de la communauté internationale et des ONG de défense des droits humains. Bien entendu, comme cela se voit actuellement avec le Burundi, les pouvoirs ainsi confisqués se révèlent souvent périlleux et incertains. Encore que ce sont les populations qui en paient le prix.

 

Boubacar Sanso Barry  

 

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