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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 13:01

 

 

Par RFI  19-08-2016 à 09:40

 

En Centrafrique, le premier Centre de traitement du choléra (CTC) de Bangui est inauguré ce vendredi 19 août au matin par les autorités du pays en présence de la ministre de la Santé. Ce CTC a été construit en moins d'une semaine par les équipes de Médecins sans frontières (MSF) en amont de la capitale pour soigner les malades du choléra et éviter la propagation de l'épidémie.

 

Ce centre de traitement du choléra a une capacité de trente lits.

 

La lutte de MSF contre le choléra en Centrafrique

 

19-08-2016 - Par Esteban Galiano

RCA: MSF inaugure un centre de traitement du choléra à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 17:47
Lu pour vous : Le piment permet de vivre plus longtemps

 

 

http://popafro.com/ August 17, 2016

 

Le piment serait un allié santé. Manger épicé permettrait de vivre plus longtemps selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale BMJ.

 

Les épices avaient déjà la bonne réputation de nous aider à lutter contre le cancer, les maladies coronariennes et respiratoires, le piment nous aiderait aussi à vivre plus longtemps. En effet, les consommateurs réguliers de piment ont 14% de chance en moins de décéder prématurément que ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine.

 

Les chercheurs de l’Académie chinoise des sciences médicales ont suivi les données médicales d’un demi-million de chinois et ont observé leurs habitudes alimentaires.

 

Les conclusions de l’étude rapporte que «ceux qui consomment une nourriture épicée presque tous les jours ont 14% de chance en moins de décéder comparé à ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine».

 

«Ces résultats vont dans le sens de précédents travaux montrant de potentiels effets protecteurs sur la santé humaine des aliments épicés», explique les auteurs de l’étude.

 

En réaction à cet article, Dr Nita Forouhi, spécialiste de nutrition et d’épidémiologie à l’Université de Cambridge publie un commentaire et s’interroge sur le lien entre les boissons tel que l’eau et le thé, consommés en plus grande quantité par ceux qui mangent plus de piment et la longévité. «On ne sait pas si les corrélations observées sont le résultat direct de la consommation de piment ou bien découlent simplement d’autres éléments positifs dans l’alimentation qui n’ont pas été mesurés.

 

Le piment, un aliment santé

 

Cette nouvelle vertu santé s’ajoute à la liste déjà intéressante des intérêts du piment. En effet, grâce à la capsaïcine, le piment est un anti-inflammatoire très efficace. Grâce à son effet analgésique, il permettrait, d’atténuer les douleurs articulaires (arhtrose…) ainsi que certaines douleurs musculaires. Il a aussi la capacité d’abaisser le taux de cholestérol et de doper la santé du cœur. Cet alcaloïde qui augmente aussi les dépenses énergétiques serait aussi un allié pour maigrir. Plus un piment est fort plus il contient de la capsaïcine.

source: topsante.com

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 16:27
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Des regroupements de combattants ex-Séléka signalés à Bria

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 AOÛT 2016

 

BRIA, 18 AOUT 2016(RJDH)—De sources généralement bien informées, des combattants ex-Séléka se regroupent depuis quelques jours à  Bria, ville située dans l . Cette information a été confirmée par la  Minusca qui dit suivre de près les mouvements armés signalés à travers le pays.

 

Selon les informations de RJDH, plusieurs combattants ex-Séléka ont fait depuis quelques leur entrée dans la ville de Bria. Les raisons de ce regroupement ne sont pas connues des sources que le RJDH a pu joindre dans la ville « nous avons constaté la présence renforcée de ces combattants mais nous ne savons pas encore pourquoi ils affluent ici » a confié une source généralement bien informée sur le mouvement ex-Séléka.

 

L’information est confirmée par la Minusca. Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca a indiqué que la mission est en train de suivre ces mouvements, «  nous suivons avec beaucoup d’attention le mouvement de ces hommes en armes  dans la région de Bria. Nous ne tolérerons pas la circulation des armes dans cette région » a-t-il avancé avant d’annoncer la volonté de la Minusca de prendre des mesures par rapport à cette situation « la Minusca prendra des mesures  contre la violation », précise t-il.

 

Au moment où le RJDH met sous presse, des informations font état de ce que des mouvements armés sont aussi signalés dans les environs de Bossangoa. Cette information n’est pas encore confirmée par des sources indépendantes

 

Ces mouvements armés sont signalés quelques jours après la fuite d’un groupes de dirigeants ex-Séléka qui auraient réussi à rejoindre Kaga Bandoro, considérée comme fief du FPRC, une des tendance de l’ex-Sélaka.

 

 

Centrafrique : La Minusca affirme continuer la poursuite des leaders fugitifs de l’ex-Séléka

 

http://rjdh.org/   PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 AOÛT 2016

 

BANGUI, 18 AOUT 2016(RJDH)—Les leaders de l’ex-Séléka qui ont échappé à la Minusca, continuent d’etre recherché, a annoncé mercredi dernier, Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission lors d’une conférence de presse à Bangui. Il a réaffirmé la détermination de la  Minusca d’arrêter ces fugitifs afin de les remettre aux autorités centrafricaine.

 

Vladimir Montéiro s’est dit surprise par les accusations portées contre la Minusca. Ce dernier a a indiqué que la mission continue de recherché les fugitifs afin de les render aux autorités centrafricaines « pourquoi croyez-vous que la Minusca a établi des dispositifs qui ont permis de capturer certaines personnes? Ce n’était pas pour la promenade mais pour mettre la main sur ces gens et la police l’a fait. Une partie de résultat concret et positif est là et elle reste positive avec des moyens pour poursuivre ces opérations. Cela veut dire qu’on est déterminé et on reste déterminé à arrêter ces personnes », précise-t-il.

 

Selon Vladimir Montéiro, quatre  sur demande du procureur de la République blessés reçoivent encore des soins de la part de la Minusca avant d’être remis aux autorités centrafricaines, « à la demande du procureur, les quatre blessés reçoivent des soins en conformité avec les règles humanitaires internationales. Ces blessés seront remis aux autorités centrafricaine si leur état de santé le permet », le porte-parole de la Minusca.

 

Aux dernières nouvelles, Abdoulaye Issene et Aroun Gaye ont réussir à rejoindre la ville de Kaga Bandoro, information sur laquelle la Minusca n’a pas souhaité se prononcer.

 

 

Centrafrique : Le sous-préfet de Ndjoukou demande au gouvernement plus d’agents de santé

 

http://rjdh.org/   PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 18 AOÛT 2016

 

Bangui, 10 Aout 2016 RJDH—Le sous-préfet de Ndjoukou Firmin Mbifoyo a demandé au gouvernement d’envoyer plus d’agents de santé dans la localité qui fait face à l’épidémie de Choléra. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le 13 aout dernier.

 

Le manque en ressources humaines, selon le sous-préfet est le problème fondamental de toutes les structures sanitaires de sa zone de juridiction. Ce dernier déploré le fait qu’aucune structure ne dispose d’infirmier diplômé d’Etat « Depuis mon arrivée, aucun infirmier diplômé d’Etat n’est affecté dans les  trois  centres de santé et les postes de santé » a t-il relevé.

 

Firmin Mbifoyo a indiqué que les structures de santé sont tenues par des secouristes formés sur le tas « dans toute la région, ce sont les secouristes qui tiennent les services. Ces secouristes ne peuvent pas faire au-delà de leur connaissance, parfois nous sommes obligé de prendre la personne malade pour l’amener à Sibut avec l’état  de la route c’est vraiment difficile » s’est-il plaint. Le sous-préfet a plaidé pour l’affectation des agents de santé « nous avons besoins des agents qualifiés pour tenir la santé de la population « je demande aux hautes autorités d’envoyer des cadres de santé à Ndjoukou qui malheureusement fait face à cette terrible épidémie » lance le sous-préfet.

 

Le constat a été aussi fait par la ministre de la santé, Fernande Ndengbot qui a effectué une mission d’évaluation de l’épidémie.

 

La villle, selon Firmin Mbifoyo fait face aussi au mande de médicament, ce qui contraint la population à utiliser d’après   Moise Mapouka adjoint au chef du village Pasteurs –Bac, à utiliser les troncs d’arbres pour se traiter.

 

Ndjoukou est la ville dans laquelle, les premiers cas de choléra ont été retrouvés. Cette localité continue d’enregistrer d’autres cas de choléra.

 

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 12:34

 

COMMERCE

 

 

Par Alix Norman, envoyée spéciale à Canton Libération — 17 août 2016 à 18:31

 

L’eldorado chinois a laissé place à la désillusion pour les Africains expatriés, confrontés au racisme et à un climat économique difficile.

 

Torse nu, les muscles saillants, deux jeunes Chinois lancent de lourds ballots de chaussettes et de tee-shirts, comprimés à la presse. Sous le plafond de cet immense entrepôt de Canton, un semi-remorque attend, conteneur ouvert. Dehors, sous un soleil de plomb, une vendeuse de fruits fait résonner la sonnette de son triporteur, en vain. «Avant, la cour était remplie de conteneurs prêts à partir», soupire Moustapha Dieng, le patron. Sous-officier dans l’armée de l’air sénégalaise, il a tout lâché au début des années 2000 pour tenter l’aventure en Asie. Il fait de l’export de vêtements à Bangkok quand, en 2003, il entend parler de la Chine. «Au début, je prenais le bus au hasard, j’allais voir des usines de jeans, de chaussures. Les prix étaient tellement bas ! La qualité était très mauvaise, j’ai fait venir des échantillons de Thaïlande pour l’améliorer. J’ai fermé Bangkok, mes clients m’ont suivi. C’était l’eldorado.» Un business porté par la multiplication par vingt des échanges commerciaux bilatéraux entre l’Afrique et la Chine depuis 2000, atteignant 220 milliards de dollars en 2015.

 

Dieng apprend le chinois, fait venir sa famille, embauche, étend ses activités aux matériaux de construction et aux meubles. «Jusqu’en 2014, j’envoyais environ 180 conteneurs par mois en Afrique. Maintenant, c’est 120, 100, parfois moins. Le loyer de l’entrepôt a doublé en dix ans, les taxes augmentent. Quand je suis arrivé, les ouvriers chinois étaient payés 100 ou 150 euros, aujourd’hui c’est 400 minimum.» Un acquis social qui n’arrange pas ses affaires. Il se réoriente peu à peu dans le transport maritime, sa famille rentre à Dakar : «Ça devenait difficile de payer l’école française pour les quatre enfants, plus de 10 000 euros par an chacun.» Son employée chinoise, qui avait appris le wolof, est partie avec le fichier clients pour monter sa propre affaire. «Le Sénégal construit des zones industrielles pour attirer les Chinois et privilégier les circuits courts. Si on ne s’adapte pas, c’est fini pour nous ici», analyse l’entrepreneur de 54 ans.

 

«Chocolate City»

 

Il aurait pu louer des bureaux plus chics, mais il a préféré rester dans le quartier de Xiaobei. «Chocolate City», comme l’appellent sans vergogne les Cantonais, est un monde à part, quelques rues quadrillées de passerelles pour piétons et de ponts autoroutiers. Des fillettes métisses, yeux bridés et tresses multicolores, tiennent la main à leur mère en talons aiguilles, des gamins maliens s’apostrophent en cantonais. L’enseigne d’un restaurant clignote en français : «Notre restaurant musulman se félicite de votre venue.» Le patron est pakistanais, les clients arabes, africains. Un Kurde irakien commande en turc les pains ronds odorants qui sortent du four à bois d’un boulanger ouïghour, minorité musulmane de l’ouest de la Chine. Sur les étals, le manioc côtoie les fruits du dragon.

 

Au McDo, deux Allemandes chargées de paquets mangent une glace. D’origine congolaise, elles importent des accessoires pour les coiffeurs afro de Cologne. «Tout le commerce vers l’Afrique part du Guangdong [la province de Canton, ndlr]. Même les Chinois se sont mis à parler lingala et bambara. Mais tout est devenu plus cher, on nous fait des problèmes pour les visas alors qu’on vient avec du cash, beaucoup de cash. Ce matin, une Angolaise se plaignait de n’avoir amené "que" 24 000 dollars, au lieu de 100 000 habituellement, à cause de la crise là-bas, causée par la chute du prix du pétrole.» Comme beaucoup d’autres, elles pensent prospecter au Bangladesh, où les salaires sont réputés quatre fois moins élevés, au Vietnam, voire en Turquie : «C’est plus cher mais on est mieux traités.» D’autres s’installent dans des provinces chinoises plus reculées, où les salaires n’ont pas encore augmenté. «Ici, quand tu fais fabriquer une ligne de vêtements d’après un modèle commandé à un créateur africain, renchérit une femme d’affaires à la table voisine, tu as à peine tourné le dos que le patron de l’usine en fabrique 5 000 pour son propre compte et inonde le marché.» A Xiaobei, les magasins de boubous sont désormais tenus par des Chinois.

 

«La police fait des descentes»

 

Immigration visible, le nombre d’Africains à Canton est sujet à toutes les élucubrations, la presse locale n’hésitant pas à les estimer à 300 000, additionnant allégrement toutes les entrées et sorties du territoire annuelles. Au moment de l’épidémie d’Ebola de 2014, la municipalité avait recensé 16 000 Africains, dont 4 000 résidents longue durée. Mais le racisme a la vie dure, alimenté par les préjugés et les activités d’une petite minorité vivotant de trafic de drogue et de prostitution, une fois le visa d’étudiant ou de tourisme épuisé. «Quand un Africain entre dans un ascenseur, les gens se bouchent le nez. Une fois, on n’a pas voulu me louer un appartement», raconte Moustapha Dieng.

 

Au premier étage d’une galerie marchande, des Africains discutent politique internationale autour d’un mafé poisson. Les plats, «préparés à la maison», sont servis par l’employée chinoise d’un beauty parlour, aidée par un jeune Guinéen rigolard. Les uns vivent là, les autres font des allers-retours. Tous sautent d’une langue à l’autre, chinois, français, anglais, langues africaines, et se retrouvent le samedi soir dans les «maquis», ces restaurants typiquement africains, où il y a toujours une fête nationale à arroser jusqu’à l’aube. Et tous déplorent «le business devenu difficile».

 

Dans les trois étages du Elephant Mall, la plupart des boutiques sont abandonnées. Une coiffeuse se désole : «Je fais des allers-retours depuis cinq ans. Mais c’est la dernière fois. On est trop maltraités, surveillés par la police, et méprisés.» Chacun semble avoir une mésaventure à raconter : corruption, conteneur bloqué au port, ordinateurs saisis, livreurs noirs harcelés… «C’est devenu compliqué d’obtenir les visas, explique Isidore, jeune secrétaire de l’association des Congolais et exportateur de matériel informatique. Les loyers montent, les tracasseries aussi. Je n’ai plus le droit d’héberger mes clients, ils doivent aller à l’hôtel, et la police fait des descentes pour vérifier. Avant, on était 2 000 Congolais, on n’est plus que 452.» De l’autre côté du boulevard trône la tour Tianxiu, gratte-ciel rose et décrépit. Showrooms, appartements, restaurants clandestins - parfois tout à la fois - s’y superposent. Un pasteur salue ses ouailles dans l’ascenseur. L’un d’eux, Felly Mwamba, a installé ses bureaux au 26e étage. Solide gaillard, une croix en bois sur son tee-shirt noir, il parle à toute vitesse en cantonais sur ses deux téléphones entre ses rendez-vous. «L’intégration est un combat. Ce n’est pas dirigé contre nous, c’est dans l’idéologie de la Chine de défendre ses intérêts. Les gouvernements africains devraient faire pareil. Je suis là depuis douze ans, je paye un loyer, des impôts, un comptable. Et on ne me propose rien, ni crédit à la banque, ni nationalité, ni permis de travail permanent. Même me marier avec une Chinoise est un problème.» Seuls 400 couples mixtes se seraient mariés depuis vingt ans.

 

«Concurrence déloyale»

 

Le Malien Thiam Younous, logisticien arrivé en 2002, ne décolère pas. «Au début, on était les bienvenus. Rien n’existait, on a été à la base du développement des échanges commerciaux avec l’Afrique. J’ai organisé la structure d’exportation, travaillé dur, créé des emplois. Depuis la réforme du travail en 2008, on affronte une concurrence déloyale. Quand j’achète en France, mon fournisseur me soutient. Ici, il me double.» Adams Bodomo, chercheur à l’université de Vienne sur la diaspora africaine, relativise : «Qu’ils se plaignent de la manière dont les traite la police de Canton, je comprends, j’ai été moi-même maltraité une fois. Mais ceux qui pleurent sur la compétition chinoise devraient plutôt réorienter leur stratégie.»

 

De nouveaux Africains arrivent, alléchés par les promesses d’intermédiaires véreux, mais faute de petits boulots, seuls les plus débrouillards réussissent. Roberto Castillo, professeur au département des études africaines de l’Université de Hongkong, confirme : «On est dans une phase de transformation. La stricte politique d’immigration affecte tous les étrangers, pas seulement les Africains. Les meilleures années semblent passées, mais il y a encore beaucoup d’opportunités. La plus ancienne génération de Nigérians est encore en ville, et au taquet sur les affaires. L’histoire est loin d’être finie.» En témoigne le sac à dos d’un changeur chinois clandestin, plein à craquer de grosses coupures en euros et en dollars, comme aux plus beaux jours.

 

Alix Norman envoyée spéciale à Canton

Lu pour vous : A Canton, «même les Chinois se sont mis à parler lingala et bambara»
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:51

 

 

http://ccfd-terresolidaire.org/  

 

Les éleveurs peuhls ont particulièrement souffert de la crise. Les transhumances avaient déjà créé une longue histoire de contentieux avec les cultivateurs et leur nationalité a toujours été remise en question, comme pour tous les musulmans centrafricains. Leur réintégration sociale va demander beaucoup d’efforts et de temps.

 

“Lorsque nous avons appris que les anti-balaka approchaient de notre région en semant la terreur sur leur passage, nous avons rassemblé nos bœufs et nous nous sommes mis en route vers le Cameroun. Pendant plusieurs semaines, nous avons erré en brousse en essayant de leur échapper. Mais le 25 mars 2014, nous sommes tombés dans une embuscade. Pour nous défendre, face aux anti-balaka qui avaient des armes de guerre, nous n’avions que nos archers traditionnels. Une de mes trois femmes et huit de mes quinze enfants ont été tués. Dans notre groupe, plus de trente personnes sont mortes. J’ai perdu aussi mes 337 vaches. J’ai reçu des coups de machette sur la tête et j’ai été laissé pour mort. Après plusieurs heures, j’ai repris conscience. J’ai rampé au milieu des corps, j’ai vu le corps de ma femme enceinte décapitée... »

 

Saidou Bouba porte encore les stigmates de ce calvaire, trois entailles profondes, sur la nuque, le crâne et le visage. Assis devant les abris de toile construits par l’Union européenne à Boda, à 200 kilomètres à l’ouest de Bangui, il livre son témoignage, entouré d’un groupe où tous partagent des souvenirs semblables.

 

Après avoir fui pendant des semaines, ces Peulhs ont finalement trouvé refuge dans cette petite localité devenue le symbole de la déchirure centrafricaine. Séparés par l’ancien quartier commerçant transformé en champ de ruines, chrétiens et musulmans vivent depuis janvier 2014 de part et d’autre de frontières invisibles. Les habitants chrétiens s’étaient rassemblés autour de la paroisse, les musulmans étant confinés dans un périmètre surveillé par les anti-balaka. C’est grâce à la protection des troupes de l’opération Sangaris, puis du contingent congolais, qu’ils n’ont pas été exterminés.

 

Au terme d’un parcours d’épouvante, un autre groupe de Peuhls avait trouvé refuge dans une localité plus au nord, à Yaloké. Escortés par un groupe d’anti-balaka qui trouvaient sans doute leur compte à cette protection, ils avaient néanmoins été l’objet de multiples attaques où plusieurs dizaines d’entre eux ont trouvé la mort. La quasi-totalité de leurs cinq mille bœufs ont été tués ou vendus pour une bouchée de pain. Arrivés finalement à Yaloké à la mi-avril 2014, ils ont été confiés aux autorités, puis installés à plus de six cents personnes dans les locaux abandonnés de la sous-préfecture.

 

Ravitaillés au compte-gouttes, ils se sont retrouvés piégés dans ce refuge devenu vite insalubre où sévissaient le paludisme et la tuberculose. Ils ne pouvaient pas sortir en ville sans risquer la mort et les autorités refusaient de leur donner les moyens de regagner le Cameroun pour ne pas contribuer à la logique de nettoyage ethnique.

 

Les liens entre communautés se retissent lentement

 

Aujourd’hui, les Peuhls bénéficient de la détente relative du climat politique. À Boda, les liens entre les deux communautés se retissent lentement. Chrétiens et musulmans tiennent leur marché de part et d’autre de l’ancien quartier commerçant, et les clients commencent à se mêler sans incident.

 

« Nous pouvons circuler dans la localité, mais régulièrement, on jette des pierres sur nos tentes. Le mois dernier, une femme, qui était sortie de la ville pour chercher du bois, a été tuée », assure l’un des Peuhls du camp de déplacés.

 

À Yaloke, en juin 2015, un camp de maisons en dur a été aménagé un peu à l’écart de la ville, avec des conditions sanitaires et d’intimité plus dignes qu’à la sous-préfecture. Comme à Boda, il n’y a plus de danger à circuler en ville, mais la situation en brousse reste encore trop incertaine pour s’y aventurer.

 

Préparer le retour aux villages

 

Quand, à l’automne 2015, notamment après la visite du pape, la situation s’est sensiblement apaisée, beaucoup des Peuhls confinés dans les enclaves comme Boda ou Yaloké ont finalement rejoint le Cameroun où sont installés une douzaine de camps de réfugiés. Mais cela reste une solution d’attente. « Les réfugiés au Cameroun ne peuvent pas circuler librement et ils n’ont pas le droit de transporter leurs bêtes pour les vendre. Conséquence : la peau se vend plus cher que la viande et 90 % du bétail est mort », explique Housseini Bouba Waziri, président de l’AIDSPC [1] , une association partenaire du CCFD-Terre Solidaire qui aide et fait du plaidoyer au profit des Peuhls. Il faut donc préparer les conditions d’un retour.

 

« Nous comptons beaucoup sur les nouvelles autorités, poursuit Waziri. Il faut d’abord garantir aux Peuhls leur sécurité et leur donner les moyens de reconstituer les troupeaux. Pour l’avenir, il est essentiel de pouvoir scolariser nos enfants et que l’État mette en place une organisation adaptée à la vie en brousse et à la transhumance. »

 

La réinsertion des Peuhls dans la vie sociale va demander la renégociation de tout un contrat avec le reste de la population. À Kaga Bandoro et à Bossangoa, l’association Acord, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a mis en place un comité de gestion des conflits après des assises communautaires, organisées en avril et mai 2015. « Les responsables peuhls comme les chefs anti-balaka ont pu s’y exprimer, explique Yolande Ngbodo, coordinatrice d’Acord-RCA. Ces assises ont permis au sous-préfet de recommencer à exercer son autorité. Un pacte a été conclu entre les deux parties : les Peuhls n’approchent plus les villages et les anti-balaka qui commettent des exactions sont sanctionnés. » Un petit pas supplémentaire dans la reconstitution d’une société apaisée.

 

[1L’Association pour l’intégration et le développement social des Peuhls de la Centrafrique, créée en 1998 pour mettre en place un cadre de représentation de l’ensemble des vingt-et-unes communautés peuhles de Centrafrique

 

Article mis en ligne le 17 août 2016

 

Lu pour vous : Centrafrique : Les Peuhls, au défi de la réintégration
Lu pour vous : Centrafrique : Les Peuhls, au défi de la réintégration
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:10

 

 

18/08/16 (AFP)

 

Une polémique a éclaté mercredi en Centrafrique, où le Premier ministre a affirmé que la mission des Nations unies dans le pays avait "laissé partir" des rebelles qu'elle avait interceptés samedi, ce que dément la Minusca.

 

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (environ 12.000 soldats et policiers) avait annoncé dimanche avoir arrêté une dizaine d'hommes "lourdement armés".

 

Il s'agissait de membres de l'ex-Séléka, une rébellion à l'origine du conflit civil en 2013, dont deux chefs de guerre, Abdoulaye Hissene et Haroun Gaye, avait précisé à l'AFP le ministre centrafricain de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa.

 

"Les Casques bleus les ont interceptés et les ont laissé partir", a accusé le Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, mercredi sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

 

"Ces informations sont complétement fausses", a répliqué le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, lors d'un point de presse hebdomadaire.

 

Il a ajouté que la Minusca avait remis aux autorités centrafricaines sept des onze personnes interpellées, tandis que quatre sont soignées à l’hôpital de la Minusca, à la demande du Procureur de la République.

 

"Ils seront remis aux autorités centrafricaines dès que leur état le permettra", a ajouté M. Monteiro, sans préciser l'identité des rebelles.

 

La Minusca avait indiqué dimanche que ses forces avaient stoppé la veille un convoi "d'environ 35 hommes lourdement armés à bord" entre Bangui et Sibut (centre-est du pays), dont plusieurs "feraient l'objet de mandats d'arrêt".

 

Le convoi avait provoqué des échanges de tirs avec les forces de sécurité en quittant Bangui vendredi soir, selon la Minusca, qui avait évoqué des morts du côté des rebelles.

 

La Minusca avait annoncé dans un premier temps annoncé la capture de dix hommes, les 25 autres ayant pris la fuite.

 

Mardi soir, des tirs d'armes légères et des détonations de grenades ont été entendues pendant plus d'une heure dans le quartier musulman du PK5 de Bangui, bastion de l'ex Séléka.

 

Ces tirs auraient salué la fuite des rebelles de l'ex-Séléka, selon des témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka.

 

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies. Elu en début d'année, le président Faustin-Archange Touadéra tente de mettre en oeuvre un programme de désarmement des groupes armés.

 

Centrafrique: polémique gouvernement-ONU sur l'arrestation d'ex-rebelles
Centrafrique: polémique gouvernement-ONU sur l'arrestation d'ex-rebelles
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 18:46

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 17 août 2016 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a réitéré mercredi son impartialité de la MINUSCA et sa volonté d’accompagner les autorités centrafricaines vers le renforcement de l’état de droit et la lutte contre l’impunité. « La MINUSCA est impartiale et son seul agenda c’est d’assister les autorités centrafricaines dans cette phase de stabilisation, à travers des mesures fortes telles que le DDRR, la Réforme du secteur de sécurité et la réconciliation nationale”, a déclaré le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission.

 

Monteiro s’exprimait sur l’affaire du convoi d’hommes lourdement armés qui ont quitté PK5, vendredi soir, et dont l’avancée a été stoppée par les casques bleus de la MINUSCA à 50 km de Sibut. Selon le porte-parole, la MINUSCA a remis aux autorités centrafricaines sept des 11 individus interpellés lors de l’opération tandis que quatre sont soignés à l’hôpital de la MINUSCA, à la demande du Procureur de la République. « Ils seront remis aux autorités centrafricaines dès que leur état le permettra », a ajouté Monteiro.

 

Le porte-parole a catégoriquement rejeté les accusations selon lesquelles la MINUSCA a aidé les leaders de ce groupe à s’enfuir après les avoir arrêtés. « Ces informations sont complétement fausses. Ce serait en contradiction avec notre mandat selon lequel la Mission concourt au rétablissement et au maintien de la sécurité publique et de l’état de droit, notamment en arrêtant et en remettant aux autorités centrafricaines, les personnes responsables de graves atteintes aux droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire afin qu’elles puissent être traduites en justice », a dit Monteiro, en ajoutant que la MINUSCA est une force de bien qui a été établie en Centrafrique pour aider les Centrafricains à retrouver la paix et la stabilité.

 

Sur le pré-DDR, le porte-parole a annoncé que le nombre des ex-combattants adhérant au processus continue d’accroître avec l’enregistrement de 114 combattants supplémentaires dans les villes de Bouar, Bria et Ndélé. Ce chiffre porte à 3.387 le nombre total des ex-combattants enregistrés depuis le lancement du programme en octobre 2015. Quant à l’état des droits de l’homme, Monteiro a indiqué que des groupes armés et certains agents des forces de l’Etat seraient responsables des 30 incidents de violations et abus des droits de l’homme enregistrés au cours de la semaine écoulée. Ces violations ont fait au moins 76 victimes.

 

Eu égard à la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Ibrahim Al Moustapha a noté qu’elle est calme dans l’ensemble mais reste volatile notamment avec la fuite de certains leaders Séléka en fin de semaine dernière. Dans toutes les régions, notamment dans les points sensibles, la Force continue de suivre les mouvements des groupes sur le terrain et se prépare en conséquence afin de protéger la population. Le Lieutenant-Colonel Al Moustapha a aussi fait savoir que dans le cadre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, 767 véhicules commerciaux ont été escortés au cours de la semaine écoulée sur les trois principaux axes qui desservent la capitale.

 

De son côté, le porte-parole de la police, le Lieutenant Salifou Konseiga a fait état des infractions de droit commun et des cas de violation des droits de l’Homme. Des enquêtes ont été ouvertes afin d’élucider ces cas. Les forces internationales, en collaboration avec les forces de sécurité intérieures, sont déployées dans plusieurs points stratégiques pour assurer la sécurité des populations. Le lieutenant Konseiga a d’autre part indiqué qu’un test de sélection de la police centrafricaine a eu lieu du 9 au 11 août en vue de la constitution de deux sections d’intervention des Forces de Sécurité Intérieure. Le même exercice sera conduit à la fin du mois en cours pour la Gendarmerie nationale. Enfin, le lieutenant Konseiga a annoncé que les unités de police constituées du Cameroun basées à Bangui et à Bouar, arrivées au terme de leur mission, seront relevées le 15 septembre. 

 

LA MINUSCA REAFFIRME SON IMPARTIALITE ET SON ENGAGEMENT A SOUTENIR LES CENTRAFRICAINS
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 18:31

 

REPORTAGE

 

Par Josiane Kouagheu (contributrice Le Monde Afrique à Yaoundé, au Cameroun)

 

LE MONDE Le 17.08.2016 à 11h28 • Mis à jour le 17.08.2016 à 16h19

 

« La première fois que mes amis m’ont vu fouiller dans une poubelle, ils ont cru que je devenais fou, se souvient hilare, Robert Tedonfo. Ils ont couru avertir ma tante qui est venue, pagne noué aux hanches, vérifier de ses propres yeux. » Patiemment, le jeune homme âgé de 26 ans, tente alors de lui expliquer ce qu’il fait : collecter des emballages et des bouteilles plastiques dans les poubelles de Yaoundé, capitale du Cameroun, pour en faire des pavés « écolos », utiles pour la construction de routes et de maisons.

 

« Je l’ai même invitée à venir au laboratoire lui prouver que je n’étais pasentrer dans une secte comme elle le pensait », poursuit Robert, casquette vissée sur la tête et gants jaunes usés enfilés aux doigts. Ce jeudi, le « laboratoire », un hangar du quartier Essos de Yaoundé, couvert par des tôles ondulées et ouvert aux quatre vents, est en activité. Une cuve métallique chauffe sur un feu de bois. Des sacs d’emballages et des bouteilles en plastique sont posés à côté.

 

Moins de 61 microns

 

Avec une durée de dégradation estimée entre 500 et 1 000 ans, les déchets plastiques constituent selon des statistiques, 10 % des six millions de tonnes d’ordures produites chaque jour sur le territoire camerounais. Depuis avril 2014, le gouvernement a interdit la fabrication, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des emballages plastiques non-biodégradables de moins de 61 microns sur l’ensemble du territoire national. Plusieurs centaines de tonnes ont ainsi été saisies depuis l’interdiction.

 

Malgré la mise en place des brigades opérationnelles chargées de saisir ces emballages non conformes et d’interpeller les fautifs, la contrebande alimente le marché noir. Sans plan de recyclage, le gouvernement peine à trouver des solutions. Cependant, quelques jeunes comme Robert tentent « de dépolluer leur environnement ».

 

Au « laboratoire », le jeune homme a été rejoint par « son unique collègue qui est resté. » Elvis Kwambissa est un enfant de la rue qui « rêve de faire du recyclage des déchets plastiques, un vrai boulot ». En un an, les deux jeunes hommes, venus en tant que stagiaires, avec une vingtaine d’autres, sont les seuls qui poursuivent l’aventure au sein de cette fabrique mise sur pied par la fondation « Cœur d’Afrique », de l’ancien international camerounais, Roger Milla, pour aider les jeunes défavorisés à apprendre un métier.

 

« C’est l’heure des bouteilles »

 

Dans une cuve chauffée à plus de 200 degrés et alimentée par un feu de bois, ils déversent des emballages plastiques. Armés de malaxeurs et protégés de l’odeur toxique par des cache-nez, ils remuent le mélange jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène d’où émergent des flammes. « C’est l’heure des bouteilles », lance Robert, le visage dégoulinant de sueur. Docile, Elvis s’exécute. Et les bouteilles disparaissent dans les flammes.

 

Puis, Elvis court vers un autre hangar, plus petit que le « laboratoire », pour ramasser du sable qu’il tamise. Trois seaux de cinq litres sont versés dans la cuve. Une fois de plus, Elvis et Robert, suent à grosses gouttes et remuent. Quinze minutes plus tard, tout est prêt. Au fur et à mesure, la pâte est versée dans un moule qui donne progressivement leur forme aux pavés « écolos ».

 

D’après des résultats du laboratoire du génie civil camerounais, ces pavés sont trois fois plus résistants que ceux qui sont faits à base de ciment : ils peuvent supporter jusqu’à 50,5 tonnes de charge. « Les autres ne supportent qu’entre six et douze tonnes, assure Pierre Kamsouloum, consultant formateur en technique de recyclage des déchets plastiques et directeur technique de la fondation Cœur d’Afrique, qui observe avec satisfaction le travail de ses protégés. Le prix du mètre cube de nos pavés, qui comprend entre 26 et 33 pavés, varie entre 4 000 et 4 500 FCFA [environ 6,5 euros] au lieu de 5 000 à 25 000 [jusqu’à 38 euros] comme les autres. »

 

« Rendre ma ville plus propre »

 

« Ce travail me comble de joie car il permet de rendre ma ville plus propre et d’aider la population, se réjouit Robert, orphelin de père. Lorsqu’il y a des commandes, on peut fabriquer plus de 300 pavés par jour que nous livrons aux particuliers. » Mais, peu connus du grand public, les commandes sont encore sporadiques.

 

Pour l’environnementaliste Lucien Yoppa, la gestion des déchets plastiques est un secteur prometteur. Le dynamisme des jeunes camerounais, sans emploi pour la plupart, devrait aider à le promouvoir auprès des pouvoirs publics grâce « à son caractère social et environnemental ». « Les pavés plastiques pourraient être utilisés pour la construction et la réhabilitation des routes et des voiries. Ils viendraient ainsi en substitution aux pavés en ciment qui sont deux fois plus chers, ajoute-t-il. Les produits issus de ce recyclage ont un marché évident, que ce soit sur le plan international ou local. »

 

Trouver des clients et se mettre à son compte en tant que « fabriquant de pavés écolos » est le rêve que nourrit Elvis la nuit, lorsqu’il s’endort dans les rues de Yaoundé.

 

Josiane Kouagheu contributrice Le Monde Afrique à Yaoundé, au Cameroun

Lu pour vous : Au Cameroun, on fabrique des pavés « écolos » à partir de déchets plastiques
Lu pour vous : Au Cameroun, on fabrique des pavés « écolos » à partir de déchets plastiques
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 17:34

 

 

17 août 2016

 

 « Vendredi dernier, des fils du pays que nous connaissons bien comme Abdoulaye Hissen, Tidjiane et Haroun Gaye, à bord de 6 véhicules, se sont enfuis pour aller ailleurs. Se sont-ils rendus à Bria, Ndélé, Kaga Bandoro ou Birao ? Nous ne le savons pas encore, mais nous poursuivons notre enquête. En quittant Bangui, ils se sont permis de tirer des coups de feu sur des gendarmes et des policiers centrafricains au niveau des barrages de sécurité.

 

Je salue l’acte de bravoure de ces forces de l’ordre qui leur ont tenu tête au niveau de Damara notamment.

 

Mais notre interrogation demeure, celle de savoir qui les a aidé à quitter Damara pour aller jusqu’au niveau de Sibut puisque les forces de l’ordre qui étaient dans cette ville avaient réussi à les neutraliser en crevant les pneus de leurs véhicules ? Selon les informations dont nous disposons, nos frères des forces de la MINUSCA les auraient découvert et arrêtés; et étrangement, par la suite nous allons apprendre qu’ils auraient fui, les chefs notamment.

 

Nous sommes des Centrafricains, C’est donc à nous de défendre notre territoire de Bè-Afrika »

AFFAIRE ABDOULAYE HISSENE ET HAROUN GAYE : DECLARATION DU PM SARANDJI SUR RADIO CENTRAFRIQUE
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 16:56
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Joseph Bendounga du MDREC déplore la gestion de la sécurité par le gouvernement

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016 (RJDH)—Les ministres de la sécurité et de la défense, selon Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), ne font pas ce qu’il faut pour garantir la sécurité des Centrafricains. Il l’a dit dans une interview accordée au  RJDH, le mardi 16 août dernier.

 

La fuite des leaders de l’ex-Séléka était, selon le président du MDREC, prévisible. Joseph Bendounga a confié au RJDH que les informations relatives à la sortie de ces chefs rebelles circulaient à Bangui depuis quelques jours. Pour lui, les ministres de la sécurité publique et de la défense se sont montrés incompétents dans la gestion du dossier, « il y a deux semaines Abdoulaye Hissene a fait le plein de ses véhicules et rempli de gros bidons dans une station de la place. Que font les ministres de la sécurité publique et de la défense qui sont censés protéger la population centrafricaine ? Je pense que ces deux membres du gouvernement ont failli, ils n’ont pas fait ce qu’il faut » affirme Joseph Bendounga.

 

Le président du MDREC dit ne pas comprendre qu’une colonne armée puisse traverser toute la ville de Bangui sans aucune inquiétude. « Où étaient les forces de la gendarmerie et de la police ? », s’est-il interrogé.

 

Sur l’enquête souhaitée par le ministre de la sécurité, Joseph Bendounga pense que si enquête doit y avoir, elle doit commencer sur le ministre demandeur « s’il faut ouvrir une enquête afin de situer la responsabilité de chacun comme le souhaite Jean Serge Bokassa, l’enquête doit commencer par lui-même et ainsi que Joseph Yaketé de la défense qui, à vue d’œil, ont failli dans leur mission », précise-Joseph Bendounga.

 

Pour le président du MDREC, le dialogue avec les groupes armés est dépassé, « nous avons pensé que Faustin Archange Touadera allait tout faire pour remettre en place notre armée malheureusement ce dernier se base seulement sur la Minusca qui privilège le dialogue avec les rebelles, ce dialogue, je pense est dépassé parce que de l’autre coté, les gens sont dans une autre logique qui n’est pas celle du dialogue », déplore-t-il.

 

La réaction de président du MDREC fait suite à l’arrestation d’une dizaine de leaders de l’ex-Séléka qui, en tête d’une colonne armée, voulait rejoindre la ville de Kaga-Bandoro considérée comme fief du FPRC branche de l’ex-Séléka à laquelle appartiennent les membres de cette colonne.

 

 

Centrafrique : Touadera promet la validation prochaine de sa proposition du processus DDRR/RSS par les acteurs impliqués

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016(RJDH)—La proposition du président de la République relative au Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS)  sera soumis à la validation des acteurs impliqués dans les prochains jours. L’annonce a été faite ce matin par Faustin Archange Touadera lors de l’ouverture de l’atelier sur le principe et l’approche technique du DDR et RSS organisé par l’Union Africaine à Bangui.

 

« C’est donc dans la recherche effrénée de la paix que j’ai reçu les responsables des groupes armés et des groupes politico-militaires afin de les exhorter à adhérer volontairement au programme DDRR que je propose et qui sera validé par tous les acteurs concernés », c’est en ces termes que le chef de l’Etat a fait cette annonce.

 

Le programme et la vision du DDRR que le chef de l’Etat entend proposer, sont selon une réponse à l’échec du passé « j’ai donc décidé d’engager la nouvelle stratégie nationale de la réforme du secteur sécurité qui tiendra compte de l’analyse des évolutions des récentes crises. Cette réforme doit être la matrice de véritable politique du développement » a-t-il précisé.

 

Le DDRR est le programme sur lequel le nouveau président centrafricain compte pour ramener la paix dans son pays. Juste après son investiture, il a amorcé les échanges avec les leaders des groupes armés pour poser les bases de ce programme.

 

 

Centrafrique : L’audience de la Cour Criminelle boycottée par les avocats

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016(RJDH)—Les avocats ont boycotté mardi dernier l’audience du tirage au sort de la Cour Criminelle. La séance a été renvoyée au 18 août prochain suite à ce boycott.

 

Les avocats ont exigé le versement de leurs honoraires de 2015 avant l’ouverture de la session de cette année. Selon les informations du RJDH, le collectif des avocats commis d’office a saisi à cet effet, le président de la Cour d’Appel de Bangui qui n’a pas réagi à leur demande.

 

Le renvoi de l’audience se justifie selon le procureur général près la Cour d’Appel de Bangui, Rufin Emmanuel Ndakala, par le fait que conformément à la loi, l’audience ne peut pas se tenir sans les avocats.

 

De sources autorisées, le dossier relatif au versement des honoraires de ces avocats, a été validé par le conseil des ministres qui a instruit le ministre des Finances de les payer.

 

La session criminelle de 2016 devait se prononcer sur plusieurs cas de crime. Cette session se tient une fois par année./

 

 

Centrafrique : 500 volontaires de la Croix Rouge déployés à Bangui et ses environs pour la sensibilisation sur le choléra

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016 (RJDH)—La Croix Rouge Centrafricaine en partenariat avec le ministère de la santé a déployé depuis le 13 août dernier, 500 volontaires pour sensibiliser la population de Bangui et ses environs sur l’épidémie de choléra. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de choléra déclarée en Centrafrique.  

 

Ces volontaires sillonnent les huit arrondissements de Bangui, les villes de Bimbo et Begoua pour sensibiliser la population sur l’épidémie. Le constat du RJDH indique que ces derniers ont fait du porte à porte. Des prospectus, des dépliants écrits en français et en langue Sango, ont été distribués dans chaque ménage.

 

Cette campagne, selon Marie Line Songuet, assistante au département de la santé communautaire à la Croix Rouge Centrafricaine, vise à attirer l’attention de la population sur les risques de choléra « ces volontaires ont été déployés sur le terrain pour informer la population sur les risques de contamination. Nous avons souhaité informer la population sur la gestion des corps surtout des gens atteints par cette épidémie » précise-t-elle.

 

Marie Line Songuet a indiqué qu’un numéro vert « 4040 » est disponible pour permettre à la population de signaler les cas suspects afin de leur prise en charge rapide « quand un cas suspect est identifié au sein d’une famille, celle-ci est suivie pendant dix jours. Si ce délai est épuisé, les volontaires se retirent et présentent le rapport au ministère de la santé publique », a indiqué l’assistante au département communautaire de la Croix Rouge Centrafricaine qui a précisé que cette sensibilisation va continuer jusqu’à la fin de l’épidémie.

 

Le bilan provisoire de l’épidémie publié par le ministère de la santé fait état de 89 cas suspects dont 15 décès. C’est dans la sous-préfecture de Ndjoukou que les soupçons ont commencé.

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