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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 22:04
Lu pour vous : En Centrafrique, les trois erreurs fatales de la communauté internationale

 

CHRONIQUE

En Centrafrique, les trois erreurs fatales de la communauté internationale

Notre chroniqueur retrace trois années de crise depuis le départ du président François Bozizé, chassé du pouvoir par les rebelles de la Séléka en 2013.

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique)

LE MONDE Le 27.10.2016 à 17h14

C’est désormais une évidence : le double scrutin présidentiel et législatif organisé en décembre 2015 en Centrafrique n’a pas tiré le pays de la crise qu’il traverse depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka. A analyser de près le climat sécuritaire à Bangui, la capitale, et dans le reste du territoire national, on peut même affirmer que rien n’a véritablement changé, même si le pays s’est doté d’un président de la République et d’un Parlement élus au suffrage universel. Cette situation paradoxale s’explique par une succession d’erreurs commises par ce qu’on désigne abusivement, sans doute, la « communauté internationale ». Ici, il s’agit de tout le monde sauf les Centrafricains eux-mêmes.

La RCA n’est pas le Mali

« Je serai intransigeant sur la date de l’élection présidentielle » avait déclaré en juin 2013 lors de la remise du Prix Houphouët-Boigny pour la promotion de la paix à l’Unesco le président français François Hollande en parlant du Mali.

Aussitôt dit, aussitôt fait : la présidentielle a été organisée le 28 juillet 2013 alors que de nombreuses personnalités maliennes estimaient que les conditions n’étaient pas réunies pour un scrutin libre, transparent et démocratique. Le candidat du Parti de la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, s’était même retiré de la compétition pour, disait-il, protester contre le diktat des partenaires du Mali.

Paris, les responsables chargés du dossier centrafricain, notamment au ministère de la défense, en étaient arrivés à être convaincus que la recette électorale malienne pouvait être appliquée en Centrafrique aussi. Endossant la grille de lecture française de la crise en Centrafrique, la communauté internationale a ainsi commis sa première erreur suivant le postulat : mieux vaut une mauvaise élection que pas d’élection du tout.

Comme si cette première erreur ne suffisait pas, la communauté internationale y a ajouté une deuxième, en considérant qu’on pouvait parvenir à une sortie de crise sans forcément procéder au désarmement des milices armées, principalement les anti-balaka et la Séléka. En effet, si, aux premières heures de l’opération française « Sangaris » lancée le 5 décembre 2013, les militaires français avaient procédé au désarmement et au cantonnement des rebelles de la Séléka, ce processus a été très vite abandonné. Les rebelles, qui n’en demandaient pas tant, en ont profité pour se replier dans le nord avec armes et bagages.

Censée prendre la relève de « Sangaris », la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) n’a pas non plus érigé en priorité le désarmement des milices armées. « J’ai souvent eu un malentendu avec mes amis centrafricains qui me demandent de désarmer les milices. Ce n’est pas mon mandat », avait expliqué, en décembre 2014 à Dakar, le général sénégalais Babacar Gaye, qui dirigeait à l’époque la Minusca.

Le pire est à venir

La décision de la France de retirer, d’ici au 31 décembre, ses forces déployées en Centrafrique dans le cadre de l’opération « Sangaris » constitue la troisième grande erreur d’appréciation de la communauté internationale sur la crise issue de la chute de Bozizé. Le niveau actuel de sécurité dans le pays plaide plutôt en faveur du maintien de la présence militaire française. La seule capable d’opposer une riposte robuste et appropriée aux velléités de reconquête du pouvoir par les groupes armés. Les forces armées centrafricaines (arméepolice, gendarmerie) n’ont pas par ailleurs atteint le seuil d’opérationnalité qui leur aurait permis de prendre en charge la sécurité intérieure et la défense du territoire national.

Pour ne rien arranger aux sombres perspectives, les casques bleus n’ont pas jusqu’ici pas apporté la preuve qu’ils peuvent assurer, comme le leur impose leur mandat, la défense de la population. La défiance de la population envers les soldats onusiens est d’autant plus grande qu’elle a entraîné ces derniers jours des émeutes meurtrières pour exiger leur départ du pays. Le retrait de « Sangaris », qui obéit en réalité à des exigences de politique intérieure française (engagement en Irak et en Syrie, opération « Sentinelle »), pourrait donc précipiter le basculement de la Centrafrique dans la violence armée. Il n’est un secret pour personne dans les milieux informés à Paris et à Bangui que les groupes armés ont calé leur agenda de reconquête du pouvoir sur le départ de « Sangaris », la seule force de dissuasion du pays.

Les anti-balaka s’y préparent, confortés par le retour le 3 août de Jean-Francis Bozizé, ancien ministre de la défense et fils du président renversé François Bozizé.

Pour leur part, les ex-rebelles de la Séléka, qui contrôlent les régions diamantifères du nord, en ont profité pour se rééquiper et se réorganiser autour de plusieurs de leurs chefs emblématiques, dont Noureddine Adam. S’y ajoute, pour compléter ce sombre tableau, le sentiment de déception quant au début du quinquennat du président Faustin-Archange Touadéra.

Attendu sur de grands chantiers tels que la réconciliation nationale, la relance économique, le retour des réfugiés et le redéploiement de l’administration sur l’ensemble du pays, le professeur de mathématique semble dépassé par l’ampleur de la tâche.

La quatrième erreur de la communauté internationale serait pourtant de ne rien faire pour l’aider à réussir. En tout cas, l’enjeu dépasse la seule Centrafrique pour se poser en défi pour toute l’Afrique centrale, déjà déstabilisée par la situation au Burundi, la crise post-électorale au Congo, les tensions politiques en République démocratique du Congo (RDC) ainsi que les incertitudes liées à la longévité au pouvoir du Camerounais Paul Biya et du Tchadien Idriss Déby.

Seidik Abba, journaliste et écrivain, auteur de La Presse au Niger. Etat des lieux et perspectives (éd. L’Harmattan, 2010).

 

Seidik Abba chroniqueur Le Monde Afrique


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/27/en-centrafrique-les-trois-erreurs-fatales-de-la-communaute-internationale_5021605_3212.html#Gmlm3O5dWPql2FJe.99

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 22:02
Lu pour vous : La Centrafrique s’enlise, Sangaris s’envole

 

ANALYSE

La Centrafrique s’enlise, Sangaris s’envole

Par Maria Malagardis Libération — 27 octobre 2016 à 19:21

 

Lancée fin 2013, l’opération française de maintien de l’ordre quittera le pays lundi, laissant seuls les Casques bleus, critiqués par la population.

Les Casques bleus ont du souci à se faire en Centrafrique. Outre les accusations de viols qui ont alimenté la méfiance à l’égard des soldats de la paix de l’ONU, ces derniers doivent faire face depuis peu à un retour des tensions, révélateur des limites de leur action. Car sur la carte de cet immense pays, les signaux d’alarme se multiplient depuis mi-septembre : autant de lieux, parfois pas plus gros qu’un village de brousse, qui révèlent de nouveaux affrontements, une surenchère d’exactions suivies d’exodes massifs devant les violences. Il suffit parfois de peu pour que la situation dégénère, comme dans le cas d’un simple vol (raté) de groupe électrogène à Kaga-Bandoro, une sous-préfecture du centre du pays, qui a provoqué des pillages et des représailles sanglantes qui ont fait 45 morts le 12 octobre. «Nous n’avançons pas sur le chemin de la paix», a regretté l’évêque de la ville, Tadeusz Kusy, qui a aussi reproché aux Casques bleus «leur inaction».

Une critique devenue récurrente. Et qui a fini par s’exprimer dans la rue : lundi à Bangui, une manifestation réclamant le départ des forces de l’ONU a dégénéré en échanges de tirs en pleine ville, faisant quatre morts et une quinzaine de blessés. Depuis, humanitaires et expatriés redoublent de prudence à Bangui, autrefois surnommée «la Coquette». Car du rejet des Casques bleus, jugés inutiles donc devenus indésirables, à celui de tous les étrangers, la frontière peut être vite franchie en cette période de tensions. «Quand les violences ne cessent pas et ont même tendance à augmenter, et que de surcroît vous continuez à crever de faim, il faut bien trouver un coupable, soupire un humanitaire dans la capitale centrafricaine. Les Casques bleus servent de bouc émissaires. Ce qui est bien commode pour certains politiciens locaux qui se dédouanent ainsi à bon compte de leurs propres responsabilités.» Il s’insurge dans la foulée : «Bien sûr que ce sont des contingents de bras cassés ! Mais qui peut croire que 12 000 Casques bleus pouvaient suffire à sécuriser un pays grand comme la France et la Belgique réunies ?» Au fond, c’est la malédiction de la Centrafrique, «la Cendrillon» du continent comme on l’appelait sous la colonisation : un pays qui attire l’attention quand les crises atteignent un pic jugé inacceptable, mais qui sombre tout aussi vite dans l’oubli une fois que la fièvre semble retomber.

«Irresponsable»

Lancée en avril 2014, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), composée de contingents africains et pakistanais, s’inscrit dans une liste déjà longue d’interventions internationales dont les éphémères acronymes se succèdent depuis vingt ans sans laisser ni traces ni acquis. Mais à partir de lundi, la Minusca risque surtout de se trouver bien seule pour affronter critiques et périls. Car ce jour-là, les forces françaises de l’opération «Sangaris» quitteront le pays. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sera sur place pour acter la fin de cette intervention, la septième des forces françaises en République centrafricaine depuis l’indépendance du pays en 1960. Initialement prévue pour quelques mois, elle aura duré près de trois ans.

Baptisée du nom d’un petit papillon africain, Sangaris avait été lancée en décembre 2013, alors que la Séléka («l’alliance» en sango), une rébellion essentiellement musulmane venue du nord du pays, avait pris le pouvoir à Bangui, renversant le président François Bozizé dont le pedigree démocratique était déjà plutôt minimaliste. Mais avec des bataillons plus proches d’un remake de Mad Max que des gardes suisses, la Séléka n’avait guère contribué à rétablir la paix. Chaos et exactions se multipliaient, justifiant une intervention extérieure. De là à évoquer «un risque de génocide» comme le fera le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Laurent Fabius… «C’était totalement irresponsable, car ça n’a fait qu’échauffer les esprits sur place. Fabius ne passera que trois heures dans ce pays, en route pour l’Afrique du Sud : c’est dire s’il croyait lui-même à la gravité de ce qu’il décrivait», s’indigne aujourd’hui le chercheur Roland Marchal, un des meilleurs spécialistes de la région.

Résultat, Sangaris, qui pensait surtout affronter la Séléka, va soudain se retrouver «dans la pire position», explique encore Marchal : celle d’une force d’interposition dans un pays qui, à la veille de l’arrivée des forces françaises, glissait vers une guerre civile intercommunautaire opposant chrétiens et musulmans.

La religion ne sera en réalité qu’un prétexte à un malaise multiforme. Mais les militaires français mettront un certain temps avant de changer de logiciel. Et dans l’intervalle, les musulmans, assimilés collectivement à la Séléka, seront souvent massacrés ou contraints à un exode massif par la population chrétienne comme par les anti-balaka, ces milices d’autodéfense dont l’entrée en scène a été en partie téléguidée par Bozizé en exil.

Défaillances

Il ne reste aujourd’hui qu’une seule enclave musulmane à Bangui : le quartier du PK5, encore régulièrement théâtre d’affrontements. Ce fut le cas encore récemment, après l’assassinat le 4 octobre d’un officier, tué à bout portant dans sa voiture près de cette zone. Meurtre qui enclenchera l’habituel cycle de représailles contre des musulmans. Bilan : onze morts. Quant aux chefs de guerre de la Séléka, ils ont depuis longtemps quitté une capitale qui leur était hostile pour s’arroger le contrôle de vastes territoires d’un pays désormais totalement morcelé.

Les tentatives de restauration de l’Etat, en théorie incarnées par le gouvernement de transition de Catherine Samba-Panza à partir de février 2014, comme par celui de Faustin-Archange Touadéra, élu en mars 2016, se sont révélées décevantes. Par incapacité ou mauvaise volonté des élites politiques, mais aussi en raison de défaillances structurelles plus anciennes. «Quand des préfectures n’ont ni électricité, ni réseaux de communications, ni même agences bancaires pour payer les fonctionnaires, comment voulez vous restaurer l’Etat de droit ?» s’interroge l’humanitaire contacté à Bangui. «En réalité, tout le monde a manqué de vision politique. Le gouvernement refuse toute concession et n’a toujours pas compris qu’on ne fait la paix qu’avec ses ennemis. Lesquels ont imposé de facto la cogestion du pays. Quand à la France, elle a vite été pressée d’organiser des élections pour se désengager», constate Roland Marchal.

En trois ans, les effectifs de Sangaris auront rapidement triplé pour atteindre 2 500 hommes, avant de redescendre à 900. Reste que pour Le Drian, le passage de relais à la Minusca risque d’être délicat. «L’opération Sangaris a été un succès», avait-il affirmé le 19 octobre à l’Assemblée nationale, concédant que «la stabilité n’était pas totalement rétablie». Elle est peut-être même en train de régresser. Alors que ce «pays fantôme», comme l’ont appelé certains observateurs, se retrouve une fois de plus face à ses démons.

 

Maria Malagardis

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 22:01
Paris n’abandonnera pas Bangui, promet Ayrault

 

 

Le chef de la diplomatie française a promis que Paris ne laissait "pas tomber la Centrafrique" lors d'une conférence de presse jeudi à Paris au moment où s'achève officiellement l'opération militaire Sangaris dans ce pays encore extrêmement fragile.

"Bien entendu, nous ne laissons pas tomber la Centrafrique", a déclaré M. Ayrault à la presse en marge d'une réunion internationale à Paris consacrée aux opérations de maintien de la paix en milieu francophone. "Sangaris était une opération difficile, risquée, qui a été menée à bien. Il était légitime que le relais étant pris par la Minusca (force de l'ONU), l'opération s'arrête".

Sangaris est intervenue en décembre 2013 pour tenter de mettre fin aux tueries et au chaos dans lequel était plongé la Centrafrique depuis le renversement du président François Bozizé par une rébellion majoritairement musulmane, la Séléka. Le coup d'Etat avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

L'intervention de la force française, puis celle de l'ONU, ont réduit les tueries mais n'ont pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend dimanche et lundi à Bangui pour mettre officiellement fin à Sangaris, qui a compté jusqu'à 2.000 hommes.

Quelque 350 militaires français resteront néanmoins en RCA, dont une unité équipée de drones tactiques au sein de la Minusca, qui compte quelque 10.000 hommes.

Le retrait de Sangaris "est une décision souveraine des autorités françaises. Maintenant que cette force se retire, notre souhait est de voir la France s'impliquer davantage dans les efforts de reconstruction de la Centrafrique, notamment d'aider à former les forces armées de la république centrafricaine (Faca)", a déclaré à l'AFP le chef de la diplomatie centrafricaine, Charles-Armel Doubane.

"L'administration n'est pas déployée sur tout le territoire national, nous n'avons pas de forces intérieures, nous n'avons pas de forces armées nationales à même de garantir la sécurité, nous sommes sous le joug d'un embargo international sur les armes, et donc tout ça mis ensemble fait que l'on est dans une situation de fragilité", a-t-il soutenu, en insistant sur la nécessité d'un "accompagnement international".

Des attaques de groupes armés dans plusieurs localités de province ont fait plusieurs dizaines de morts ces dernières semaines. Et des violences meurtrières ont secoué Bangui en début de semaine lors de manifestations organisées par la société civile pour dénoncer "la passivité" de la force de l'ONU face aux groupes armés.

"Ce qui se passe à Bangui montre toute la fragilité et toute la délicatesse des opérations de maintien de la paix dans un contexte d'effondrement de l'Etat", a estimé M. Doubane, en souhaitant que davantage de moyens soient mis à la disposition de la Minusca pour lui permettre de "mener à bien sa mission".

Avec AFP

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 21:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Présidence convoque une rencontre avec les forces vives de la Nation

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 27 OCTOBRE 2016

BANGUI, 27 octobre 2016—Le Président Faustin Archange Touadéra rencontrera vendredi 28 octobre les forces vives de la Nation pour discuter de la situation générale du pays. La tenue de cette rencontre a été annoncée dans un communiqué lu à la radio nationale.

Dans le communiqué convoquant cette rencontre, la Présidence précise que ces échanges sont organisés pour permettre aux forces vives de la Nation de discuter de la « concorde nationale ». Le porte-parole de la présidence, Albert Yaloké, joint au téléphone parle d’une initiative du Chef de l’Etat visant à « écouter toutes les forces vives et discuter avec elles sur la question sécuritaire et du retour de la paix véritable ».

Cette rencontre était déjà demandée par certaines forces politiques du pays. L’URCA dans une déclaration rendue publique, le 26 octobre dernier, a demandé des concertations entre le président de la République et les forces vives de la nation afin d’avoir une position commune sur les violences qui ont émaillé la journée ville morte du lundi dernier.

Au début du mois d’octobre, le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), dans une lettre ouverte au Président de la République, avait aussi émis l’idée d’une rencontre inclusive pour discuter de la montée en puissance de l’insécurité.

L’opinion des hommes politiques et des leaders de la société civile contactés après l’annonce de cette rencontre, est partagée sur l’initiative du Chef de l’Etat. Joseph Bendouga, président de MDREC soutient cette démarche qui, selon lui « permettra au président de la République d’écouter tout le monde et de trouver des solutions à la flambée de violence ».

La rencontre convoquée par le Président de la République, n’est pas la solution selon Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile, organe à l’origine de la ville morte du lundi. Pour lui, ce sont les propositions du Chef de l’Etat qui permettront de donner la suite au mouvement « nous allons à cette rencontre pour écouter ce que le président va dire. C’est en fonction de ses propositions qu’on verra s’il faut lever ou non le mot d’ordre qui, je le précise n’est pas encore levé jusque là » confie t-il.

La rencontre entre le chef de l’Etat et les forces vives de la nation est convoquée alors que plusieurs villes de l’arrière-pays sont sous tension.

 

Centrafrique : Affrontement à 20km de Koui entre Anti-balaka et élèments de Sidiki

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 27 OCTOBRE 2016

KOUI, 27 Octobre 2016(RJDH) — Un affrontement a opposé mercredi dernier du groupe d’anti-balaka aux combattants du chef rebelle Sidiki leader, du mouvement armé Retour Réclamation et Réhabilitation(RRR). L’information a été confirmée par les sources militaires qui parlent d’un mort et deux blessés.

L’affrontement selon nos informations a eu lieu au village Mokonzi Wali  situé à 20km de la ville de Koui.

De sources militaires, le village était contrôlé par les Anti-balaka qui projetaient d’attaquer la ville de Koui contrôlée par les éléments  de RRR. La position des Anti-balaka selon le Commandant de Brigade  de Koui a été attaquée  par les éléments de Sidiki qui n’ont pas réussi à les déloger, « les éléments de Sidiki ont quitté la ville de Koui à 4heure du matin pour attaquer le village Mokonzi Wali et les Anti-balaka ont riposté, heureusement que la Minusca a vite intervenue pour séparer les deux parties », explique le Commandant.

Selon la même source, cet affrontement a fait un mort et deux blessés qui auraient été transférés à Bacaranga pour des soins. Ces informations n’ont pas encore été confirmées par la Minusca que nous avons tenté en vain de joindre.

Aux dernières nouvelles, la ville de Koui s’est vidée de sa population au profit de Bocaranga.

 

Centrafrique : La ville de Grimari paralysée après l’attaque d’un village

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 27 OCTOBRE 2016

GRIMARI, le 27 Octobre 2016(RJDH) —- Un village situé à huit (08) km de Grimari a été attaqué aujourd’hui, 27 octobre par un groupe armé. Cette attaque a paniqué la population et paralysé les activités. Des maisons sont incendiées et des personnes tuées lors de cette incursion.

Très tôt dans la matinée du 27 octobre, un groupe armé a attaqué un village à  huit km de Grimari. Le bilan fait état de « trois morts et des maisons incendiées. la ville est paralysée, il n’y a pas de marché, une partie de la population a pris fuite pour se réfugier dans la brousse » a rapporté les autorités administratives qui dénoncent le comportement du contingent burundais de la Minusca. «  Ils ont été alertés, mais ils n’ont pas réagi. Ils n’ont pas travaillé comme ceux qui étaient là entre temps. Et c’est maintenant qu’ils sortent pour observer. La population a décidé de ne plus aller sur le site mais de manifester devant la base de la Minusca» a indiqué au RJDH ces sources.

Ces mêmes sources évoquent un décompte de 11 morts et plusieurs blessés qui reçoivent des soins à l’hôpital de Bambari.

Joint au téléphone, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro n’a pas « affirmé ou infirmé l’information ».

L’attaque du village proche de Grimari, précède un affrontement entre les Anti-Balaka et les Séléka de l’UPC à Sucaf au centre de la République Centrafricaine où on déplore plus de 7 morts./

Jean Fernand Koena et Célestin Yétoman

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 00:22
Abdoulaye Bathily, représentant spécial de l'ONU, égraine les obstacles au développement de l’Afrique centrale
Abdoulaye Bathily, représentant spécial de l'ONU, égraine les obstacles au développement de l’Afrique centrale

 

Abdoulaye Bathily, représentant spécial de l'ONU, égraine les obstacles au développement de l’Afrique centrale

(Agence Ecofin)    mercredi, 19 octobre 2016 14:12 - A l’occasion de la table ronde qu’abrite Yaoundé depuis mardi sur le thème « L’intégration régionale, levier incontournable pour la paix et le développement en Afrique centrale ? », le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, a égrainé les maux qui constituent les goulots d’étranglement du développement de la sous-région.

Il a parlé de la montée des actes de terrorisme avec l’avènement du groupe fondamentaliste Boko Haram qui écume certains pays de la région comme le Cameroun et le Tchad, les trafics de drogue dont les réseaux étendent leurs tentacules jusqu’au-delà des frontières de l’Afrique centrale, la piraterie et l’insécurité en mer, le pillage des matières premières comme le bois, l’ivoire, les ressources minérales et énergétiques. Sans oublier les replis identitaires.

Saluant les infrastructures qui ont été construites ces dernières années dans plusieurs pays de l'espace communautaire, le professeur Bathily a déploré le fait que les marchés liés à ses réalisations sont pour la plus part attribués aux étrangers, ce qui à ses yeux, ne favorise pas l’émergence d’une classe d’hommes d’affaires nationaux et régionaux.

Cette situation, a martelé le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, freine la progression des Etats de la sous-région et surtout, prépare un terreau fertile à la résurgence d’un nouveau partage de l’Afrique par les grandes puissances, comme il en a été le cas à la Conférence de Berlin en 1884-1885, où l’Afrique a été saucissonnée contre la volonté de ses fils.

Abdoulaye Bathily en veut pour preuve, les différents sommets « Chine-Afrique », « Japon-Afrique », « Turquie-Afrique » et bien d’autres auxquelles les puissances «  font des yeux doux » pour mieux appâter au maximum les Africains.

Pour le diplomate, la solution à ses handicaps passe par la création d’une classe d’entrepreneurs conquérants, la mise en commun des centres de recherches, des universités et surtout par la libre circulation des hommes, des services et des biens pour asseoir les bases réelles d’une intégration régionale.

Sylvain Andzongo

 

 

ONU : François Fall désigné  représentant spécial de Ban Ki-moon pour l’Afrique centrale

Le Guinéen François Lounceny Fall va remplacer à partir du 1er novembre le Sénégalais Abdoulaye Bathily au poste de représentant spécial de Ban Ki-moon pour l’Afrique centrale.

Selon nos informations, Abdoulaye Bathily, représentant spécial de Ban Ki-moon pour l’Afrique centrale, a présenté sa démission au secrétaire général de l’ONU.

Dès que celle-ci prendra effet, le 31 octobre prochain, le diplomate sénégalais compte se consacrer entièrement à sa candidature au poste de président de la Commission de l’Union africaine, qui devrait être pourvu en janvier 2017 lors du prochain sommet des chefs d’État de l’institution.

Pour le remplacer à la tête du bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), basé à Libreville, Ban Ki-moon a désigné l’ancien Premier ministre et ministre guinéen des Affaires étrangères, François Lounceny Fall.

Ce dernier a accepté le mandat intérimaire qui s’étend jusqu’au 31 décembre 2016, date du départ de l’actuel secrétaire général. Le successeur de ce dernier, Antonio Guterres, dont la nomination doit encore être approuvée par l’Assemblée générale des Nations unies, devrait le confirmer dans ses fonctions après le 1er janvier 2017.

JA

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 22:11

 

NOTE D’INFORMATION
 

 

Bangui le 26 Octobre 2016 – La présence aujourd’hui en Centrafrique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) reste essentielle pour permettre aux autorités centrafricaines de relever les nombreux défis sécuritaires et réclamer son départ n’est pas approprié, a indiqué le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

 

“La MINUSCA estime que réclamer son départ est une demande inappropriée. Le pays se porte beaucoup mieux qu’il ne l’était en 2014 mais la situation n’est pas encore totalement stabilisée. Nous voulons dire aux Centrafricains qu’il reste beaucoup de défis sécuritaires et ils ne peuvent être relevés qu’avec l’aide des forces internationales de la MINUSCA et de la communauté internationale”, a déclaré Monteiro, en conférence de presse mercredi à Bangui.

 

Le porte-parole a admis des insuffisances et estimé “être légitime de demander à la MINUSCA de faire plus”, mais a précisé que la MINUSCA est en train de mettre en avant ses points forts pour aider les autorités à relever le défi de la sécurité. A cet effet, Monteiro a rappelé la coordination étroite entre l’état-major de la MINUSCA et les forces de sécurité centrafricaines, la création de bases d’opération fixes et l’arrivée de nouveaux moyens humains, entre autres. “Le pays a été plongé pendant longtemps dans la violence et la stabilisation à laquelle la population aspire légitimement est une tâche complexe”, a ajouté Monteiro, qui a appelé la population à ne pas se laisser manipuler par certains individus qui souhaitent déstabiliser les institutions.

 

Sur les violences de lundi 24 octobre à Bangui, le porte-parole a précisé que la Mission reste disposée à appuyer les autorités centrafricaines à faire la lumière sur les circonstances des évènements, qui ont causé quatre morts et 14 blessés dont cinq casques bleus. « Nous attendrons les résultats des enquêtes et s’il est établi une quelconque responsabilité, nous prendrons nos responsabilités », a ajouté Monteiro.

 

Le porte-parole a par ailleurs rappelé la condamnation de ces violences par le Secrétaire Général des Nations Unies, qui s’est également félicité « d’importantes mesures prises par le Gouvernement pour résoudre les causes profondes du conflit par le biais d’un processus politique inclusif et pour jeter les bases d’une stabilité durable en République centrafricaine ».

 

De son côté, le porte-parole de la force de la MINUSCA, Lieutenant-colonel Ibrahim Al-Moustapha, a rappelé l’intervention de force pour protéger la population civile à travers des escortes et des positionnements au niveau des centres névralgiques. « La Force a renforcé ses positions et intensifie les patrouilles pour prévenir les confrontations et assurer la sécurité de la population civile », a dit le Lieutenant-colonel, soulignant que la situation sécuritaire dans le secteur ouest demeure tendue à cause des heurts entre les anti-balaka et le mouvement 3R. Quant à Kaga Bandoro, le calme y est revenu  et la « Force continue de suivre l’évolution de la situation et reste en alerte pour parer à toute éventualité ». « Elle assure la sécurité des déplacés et des humanitaires qui leur fournissent l’assistance », a-t-il conclu.

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

LA PRÉSENCE DE LA MINUSCA EST ESSENTIELLE POUR LA CENTRAFRIQUE FACE AUX DÉFIS SÉCURITAIRES
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 22:00
La France conservera une force de réaction rapide en Centrafrique

 

La France conservera une force de réaction rapide en Centrafrique

26/10/16 (AFP)

La France conservera une force de réaction rapide en Centrafrique alors que la mission des forces françaises envoyées mettre fin au chaos il y a près de trois ans s'achèvera fin octobre, a annoncé mercredi la présidence française à l'issue d'un Conseil de défense.

Ce contingent doté d'une "une capacité d’intervention militaire sur court préavis" pourra "être mobilisé à la demande du gouvernement centrafricain en cas de menace sérieuse contre la paix ou les institutions du pays", a précisé l'Elysée.

"Dans la phase de stabilisation qui s’ouvre", la France continuera aussi "à participer à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et à la mission de formation de l’armée centrafricaine mise en place par l’Union européenne (EUTM RCA)", a ajouté l'Elysée.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles de la Séléka majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

L'intervention de la force française Sangaris et de la Minusca a réduit l'intensité des massacres mais n'est pas parvenue à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

Environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents en RCA, dont une centaine au sein de la force de l'ONU. Déployés en décembre 2013, ils ont été plus de 2.000 au plus fort de la crise.

 

Centrafrique. La France conservera une force de réaction rapide

http://www.ouest-france.fr/ 26/10/2016 à 11:57

En Centrafrique, un contingent de militaires français restera après la fin de la mission Sangaris prévue fin octobre.

La France conservera « une capacité d'intervention militaire sur court préavis » en Centrafrique alors que la mission Sangaris des forces françaises s'achèvera fin octobre, a annoncé mercredi l'Élysée, à l'issue d'un Conseil de défense réuni autour de François Hollande

Ce contingent pourra « être mobilisé à la demande du gouvernement centrafricain en cas de menace sérieuse contre la paix ou les institutions du pays », a précisé la présidence française. 

« Dans la phase de stabilisation qui s'ouvre », la France continuera aussi « à participer à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) et à la mission de formation de l'armée centrafricaine mise en place par l'Union Européenne (EUTM RCA) », a ajouté l'Élysée. 

350 militaires Français resteront

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka essentiellement chrétiennes. 

L'intervention de la force française Sangaris et de la Minusca a réduit l'intensité des massacres mais n'est pas parvenue à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde. 

Environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront néanmoins présents en RCA, dont une centaine au sein de la force de l'ONU.

 

La France prolonge la mission de son porte-avions en Méditerranée orientale contre Daesh

http://www.trt.net.tr/ 26.10.2016

Engagé près des côtes syriennes depuis le 30 septembre dans le cadre de la lutte contre Daesh, le porte-avions Charles de Gaulle restera actif jusqu'à mi-décembre, annonce l'Elysée

Le porte-avions français Charles de Gaulle, engagé en Méditerranée orientale dans la lutte contre Daesh, restera actif jusqu'à mi-décembre, a annoncé mercredi l'Elysée.

Dans une déclaration parue suite au Conseil de défense restreint réuni ce matin par le président François Hollande, l'Elysée a fait savoir que la mission du porte-avions, déployé le 30 septembre pour une durée initiale d'un mois, sera prolongée de près de deux mois.

Hollande est arrivé à cette décision après la révision de la situation en Syrie et en Irak, et des "enjeux militaires, humanitaires, politiques et sécuritaires qui accompagnent la reconquête de Mossoul" des mains de Daesh.

La décision survient par ailleurs un jour après la réunion des ministres de la Défense de la coalition internationale à Paris durant laquelle ont été abordées les actions militaires contre Daesh à Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie.

L'Elysée a par ailleurs révélé les "modalités d'implication" de la France en Centrafrique dans le cadre de la phase de stabilisation, à l'approche de la clôture de son opération Sangaris à la fin du mois. "La France continuera à participer à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) et à la mission de formation de l’armée centrafricaine mise en place par l’Union Européenne (EUTM RCA)", a ainsi fait savoir le palais président français.

La France conservera pourtant une "capacité d’intervention militaire sur court préavis" qui pourrait être engagée à la demande du gouvernement centrafricain "en cas de menace sérieuse contre la paix ou les institutions du pays", a-t-on appris de même source.

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:59
Ban Ki-moon condamne les violences à Bangui

 

Ban Ki-moon condamne les violences à Bangui

26/10/16 (AFP)

Le secrétaire général de l'ONU a condamné mardi les violences commises la veille à Bangui et a déploré les attaques contre la Mission des Nations unies en République centrafricaine, au cours desquelles cinq Casques bleus ont été blessés.

Quatre civils ont été tués et 14 personnes blessées dans des violences lundi dans la capitale de la Centrafrique, où un collectif de la société civile centrafricaine avait appelé à une journée "ville morte" pour demander le retrait de la force de l'ONU, accusée de "passivité" face aux groupes armés".

Dans un communiqué, Ban Ki-moon a "salué la détermination du gouvernement à garantir que les auteurs et les instigateurs de ces attaques soient traduits en justice".

Il a également salué l'engagement de la Minusca à enquêter et a réaffirmé que cette force de maintien de la paix "prendra toutes les mesures nécessaires (...) pour protéger les civils et pour renforcer la stabilité".

Ces actes "ne doivent pas saper le travail important de reconstruction des infrastructures du pays et de sa cohésion sociale, de promotion de la réconciliation, du redressement économique et de renforcement de l'état de droit", ajoute le communiqué.

M. Ban se dit enfin "convaincu que la prochaine conférence des donateurs à Bruxelles le 17 novembre renforcera le soutien des partenaires internationaux à ces priorités majeures".

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:55
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement et la Minusca accusent des politiques de manipuler la ville morte

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 26 OCTOBRE 2016

BANGUI, 26 octobre 2016 (RJDH)–La ville morte du lundi dernier relève de la manipulation. C’est la position du gouvernement centrafricain et de la  mission onusienne qui accusent des politiques d’être derrière ce mouvement.

Le gouvernement centrafricain a qualifié de plan funeste, la manifestation du lundi dont l’objectif selon l’exécutif est de troubler l’ordre public, « certains hommes politiques tapis dans l’ombre et se cachant sous la bannière de la société civile tentent une fois de plus, de troubler l’ordre public chèrement acquis par le peuple Centrafricain. Les manifestations et appels à la désobéissance civique de ce lundi 24 octobre s’inscrivent en droite ligne du plan funeste ourdi par ses hommes politiques connus des services de la police et de la Justice », a précisé la déclaration sans citer de nom.

Pour le pouvoir de Bangui, l’objectif des initiateurs de la ville morte, était de déstabiliser les institutions issues des élections qu’il qualifie d’exemplaire sur le continent africain. La déclaration du gouvernement accuse les hommes politiques ayant du mal à digérer leur échec, de vouloir « aggraver les maux dont souffre le Peuple centrafricain depuis plusieurs années déjà ».

La Minusca aussi s’inscrit dans la logique du gouvernement. Le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Montéiro lors de la conférence de presse hebdomadaire de ce jour, évoque et soutient la thèse de complot ourdi par ceux qu’il qualifie « d’ennemis de la paix ».

L’URCA, principal parti de l’opposition, dans un communiqué de presse, passe sous silence ces accusations et appelle à la tenue d’une rencontre entre le Chef de l’Etat et les forces vives de la Nation. Cette formation politique estime que si l’implication de la Minusca est avérée dans l’assassinat des manifestants, cela constitue une « forfaiture »  que la République doit dénoncer en exigeant des sanctions.

Même si la Minusca et le gouvernement tentent de minimiser les effets de la ville morte, le constat révèle que le mot d’ordre a été largement suivi. De l’avis de nombreux observateurs, l’exécutif centrafricain et la Minusca doivent tirer les leçons nécessaires et apporter les réponses à ce ras-le-bol surtout que l’image de la mission onusienne en est sortie davantage écornée.

 

Centrafrique : La journée ville morte était inopportune, selon Diane Prisca Rénazou

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 26 OCTOBRE 2016

BANGUI, 26 Octobre 2016(RJDH)—Un jour après la ville morte initiée par le Groupe de Travail de la Société Civile (GSTC), Diane Prisca Rénazou présidente du Parti Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement a condamné cette initiative et souligné qu’elle était intempestive pour un pays qui sort d’une longue crise. 

Après la ville morte qui a fait des victimes lundi 24 octobre à Bangui, l’opinion est partagée sur la nécessité d’une telle manifestation. Invitée du RJDH, Diane Prisca Rénazou présidente du Parti Carrefour Démocratique Centrafricain pour le Développement (PCDCD) a jugé que cette manifestation pour réclamer le départ des Nations-Unies n’était pas favorable compte tenu du climat sécuritaire dans le pays.

Elle  a déclaré que « la journée du lundi 24 octobre était inopportune pour l’organisation d’une ville morte en Centrafrique à mon avis. D’abord, parce que la RCA sort d’une crise, ensuite le pays marque son retour à la légalité constitutionnelle par l’élection du Président de la République et celle des Députés ».

Face à certaines défaillances de la Minusca relevées par le Groupe de Travail de la Société Civile, Diane Prisca Rénazou reconnait qu’ « il est vrai qu’à l’orée de tout cela, il y a des exactions commises par les ex Séléka sur la population de Kaga-Bandoro et dans d’autres préfectures que nous condamnons. Mais la solution n’est pas une ville morte, puisque nous sommes dans un pays où tout est à reprendre ».

Diane Prisca Rénazou souhaite que « la société civile puisse se retrouver avec les forces vives de la Nation autour du Chef de l’Etat et ensemble, discuter de cette problématique. Mais, réclamer une ville morte, est néfaste pour l’économie centrafricaine ».

La présidente du PCDCD au même titre que le pouvoir de Bangui a accusé l’opposition politique Centrafrique d’avoir manipulé le GTSC. « Quand la Séléka était là, pourquoi cette société civile n’a pas mené ce genre d’activité ? Et c’est maintenant avec le retour à l’ordre constitutionnel qu’elle commence à s’agiter ? (…) Oui, je vous l’affirme, il y a des politiques véreux derrière cette agitation ».

Elle n’a pas manqué d’ajouter que cette manifestation de lundi était « simplement un coup bas au pouvoir de Touadera pour lui barrer la route, parce que nous savons que notre pays est dans une situation très difficile, car l’aide des partenaires est indispensable au développement de la RCA post-conflit. On ne pourra pas organiser le DDRR sans financement externe ».

La République Centrafricaine était à la une de l’actualité mondiale suite à manifestation hostile à la Minusca qui a fait des morts et plusieurs blessés. Le pouvoir et la Minusca imputent la responsabilité des morts à la société civile et l’opposition politique./

Jean Fernand Koena et Ferdinand Bounguele.

 

Centrafrique : Les déplacés de Kaga-Bandoro exigent du gouvernement le retour de la paix

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 26 OCTOBRE 2016

BANGUI, 26 Octobre 2016(RJDH) —- Délocalisés sur le site des déplacés de Benz-vi, les déplacés de Kaga-Bandoro arrivés à Bangui se plaignent de leur condition de vie, surtout leur santé qui est menacée. Une plainte exprimée ce mercredi 26 octobre au RJDH par le délégué de ces déplacés, Jean Bosco Ngouakouzou qui sollicite l’aide du gouvernement et des ONG nationales et internationales.

La situation sociale des déplacés de Kaga-Bandoro est précaire. Relocalisés sur le site de Benz-Vi, il y a 2.186 ajouté à ceux qui ont fui les violences dans le chef-lieu de la Nana-Gribizi. Ils déplorent leur condition de logement qui les expose aux maladies.

Leur délégué, Jean Bosco Ngouakouzou a souligné au RJDH qu’ils ont été bien accueillis par leurs frères déplacés qui étaient là avant eux, sauf qu’il n’y a pas assez de place pour les contenir tous, aussi il n’y pas de distribution alimentaire.  « Nous dormons sur des nattes sans moustiquaires. Il n’y a pas de volet dans ce sens pour nous assister. A cela, s’ajoute le manque de distribution de vivres et de logements, car les dortoirs sont insuffisants. Ceux qui viennent de nous rejoindre n’ont pas de place pour dormir », a déploré ce dernier.

Il a invité le gouvernement de ramener le calme à Kaga-Bandoro pour faciliter leur retour dans leur localité d’origine. « Bien sûr que nous  recevons des aides, mais nous souhaitons regagner notre ville pour nous permettre de reprendre nos activités. Et nous demandons aux ONG de continuer à nous soutenir car nous sommes sans force. Qu’elles nous emploient pour des travaux afin de subvenir à certaines de nos charges pour oublier ce que nous avons vécu ».

Près de 300 déplacés de Kaga-Bandoro étaient relocalisés sur le site de Benz-Vi, actuellement, il ne reste que 103 sur l’emplacement. L’un d’eux retrouvé ce matin chez le chef du quartier de Gobongo2 dit regagner son frère à Fouh suite à des difficultés qu’il a sur le nouveau site.

Interrogé sur le refus des déplacés d’habiter sur le site de Benz-Vi, le délégué rejette l’accusation et évoque le non-respect des principes et de la réglementation qui régissent un camp de déplacés. Pour lui, ils ont volontairement décidé de regagner le quartier. « Ceux qui créent ces problèmes-là, sont ceux qui  ne veulent pas respecter les règles prescrites sur ce site. Il est interdit à tout le monde d’être à cheval entre le site et les familles d’accueil. Et bon nombre de ceux-là seraient les jeunes du quartier », a-t-il expliqué.

Des informations reçues auprès du juge du chef du quartier Gobongo2, les déplacés « continuent de venir à Bangui, mais comme nous n’avons plus ce pouvoir de les enregistrer, nous les orientons sur le site ».

C’est après une semaine de séjour à Gobongo que ces déplacés sont relocalisés samedi 22 Octobre sur le site de Benz-vi. Ils souhaitent tous regagner Kaga-Bandoro.

 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 21:11

 

APPEL AU DEPART DES CASQUES BLEUS DE LA CENTRAFRIQUE : Qui veut replonger la RCA dans le gouffre ?

http://lepays.bf/ 24 octobre 2016

 

En République Centrafricaine (RCA), un mouvement de la société civile a appelé à une journée ville morte pour exiger le départ des Casques bleus du pays. Il y a même une pétition en cours de signature dans le pays, à cet effet. A l’appui de sa requête, ce mouvement invoque l’incapacité des Casques bleus à désarmer les groupes militaires irréguliers et à protéger les civils. Face à cet appel, on ne peut qu’être interloqué. Certes, des Casques bleus sont accusés d’avoir trempé dans des scandales sexuels. Ce qui n’est pas bon pour l’image des Nations unies, même s’il convient de relever que ces accusations se sont révélées, bien souvent, fausses ; les prétendues victimes ayant été souvent manipulées par des gens mus par l’appât du gain qu’engendreraient les indemnisations.  Certes, les soldats de la paix en RCA n’ont pas toujours su anticiper et contenir certaines violences dans le pays. Mais de là à exiger la fin de la Mission des Nations unies en RCA (MINUSMA), il y a un pas à ne pas franchir. Demander le départ de toute la MINUSCA sous prétexte qu’elle n’est pas encore arrivée à désarmer les milices et qu’il y a des brebis galeuses dans ses rangs, c’est vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain. Car l’importance des soldats de la paix, n’est plus à démontrer en RCA.

Ceux qui demandent le départ de la MINUSCA, ont un agenda caché

Face à la déliquescence prononcée de l’armée nationale, c’est aux troupes étrangères, notamment les soldats deSangaris et de la MINUSCA, qu’est revenue la lourde mission de restaurer un tant soit peu, la sécurité dans le pays. C’est, du reste, grâce à leur action que la RCA a pu organiser les élections de sortie de crise. On peut donc se demander à qui profiterait un départ de la MINUSCA aujourd’hui. La réponse va de soi. Si la MINUSCA devait plier bagages aujourd’hui, ce ne serait pas profitable à la Centrafrique, mais à des groupuscules aux intérêts machiavéliques. Il est notoire que la France envisage de mettre fin à l’opération Sangaris en fin octobre 2016. Ce, dans un contexte de regain de violences dans le pays. Dans ces conditions, et en l’absence d’une armée centrafricaine digne de ce nom, on se doute bien que tout le poids de la sécurisation du pays reposerait sur les épaules de la seule MINUSCA si le départ de Sangaris venait à être effectivement acté. Au regard de cela, on est fondé à penser que ceux qui demandent le départ de cette MINUSCA, ont un agenda caché ou du moins des desseins lugubres voire mortifères pour la RCA et qu’il y a, en plus, des mains qui tirent les ficelles dans l’ombre. Mais qui veut donc replonger la Centrafrique dans le gouffre ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. On peut légitimement penser que cette société civile est infiltrée par des ennemis de la paix en RCA. A moins qu’elle soit tout simplement devenue cet ennemi. Les anciens groupes armés et leurs mentors sont les principaux suspects. Surtout les ex-Séléka qui ont,  visiblement,  conservé leur force de frappe et leur forte capacité de nuisance. On se souvient que certains des leurs ont semé la mort et la désolation récemment. A l’occasion, il a fallu que les soldats de la paix bandassent les muscles pour les stopper dans leur expédition sanglante contre les populations civiles.

Il est impératif que les Nations unies ne cèdent pas à cette pression malsaine

Du reste, certaines populations n’ont eu la vie sauve qu’en trouvant refuge auprès des Casques bleus. Que se serait-il passé si ces troupes internationales n’avaient pas été là ? Une hécatombe sûrement. Face à tout cela, on peut légitimement se convaincre que la MINUSCA, en dépit de ses imperfections, est un rempart pour les populations sans défense. En même temps, elle constitue un obstacle de taille pour les individus mal intentionnés, qui veulent s’adonner à leurs basses besognes. Le reproche qui est fait à la MINUSCA, celui d’avoir failli à son mandat, n’est qu’un faux prétexte. Ne dit-on pas que « qui veut noyer son chien l’accuse de rage » ? En tout état de cause, ceux qui appellent au départ des forces onusiennes en RCA, sont, au meilleur des cas, des inconscients et au pire, des ennemis indécrottables du peuple centrafricain. Pour ces ennemis, il faut se débarrasser de tout obstacle à la mise du pays sous leur coupe réglée. Et cet obstacle, c’est bel et bien les forces étrangères. Et comme Sangaris s’apprête à plier bagages, il ne resterait plus que la MINUSCA pour les empêcher d’atteindre leurs objectifs. C’est certainement pour cela qu’ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère quand il s’agit de pourfendre les troupes onusiennes. Et comme ces ennemis de la paix savent que la société civile bénéficie d’une certaine crédibilité, ils pourraient l’avoir instrumentalisée pour parvenir à leurs fins. La colère des autorités centrafricaines face à une telle initiative, est donc compréhensive. Il est en effet inconcevable après une telle crise qui est du reste loin d’être terminée, qu’un mouvement de la société civile se comporte comme tel. Surtout quand on sait l’apport des Nations unies pour permettre à la RCA de sortir la tête de l’eau. En attendant et en espérant la construction d’une armée centrafricaine plus forte, il est impératif que les Nations unies ne cèdent pas à cette pression malsaine. Les Casques bleus doivent rester encore quelque temps en RCA si tel est leur désir et leur mandat doit être davantage renforcé. Ce d’autant plus que les autorités actuelles ne peuvent pas rêver d’un quelconque désarmement et d’une restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sans une force de référence à laquelle s’adosser. Et vu que ce n’est pas du jour au lendemain qu’on remet sur pied une armée désarticulée, le président Faustin Archange Touadéra a été  bien inspiré de négocier une prorogation du mandat de Sangaris et de s’offusquer contre ceux qui réclament le départ hic et nunc de la MINUSCA.

« Le Pays »

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