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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:05

 

 

http://www.voaafrique.com/ 22 août 2016

 

En RCA, la vindicte populaire prend une proportion inquiétante. Des personnes accusées de charlatanisme ou de sorcellerie sont battues ou lynchées par la foule. Cette pratique gagne beaucoup plus de terrain à l’intérieur du pays où l’autorité de l’Etat peine à être rétablie en raison de la crise que le pays a connue.

 

Entre janvier et août 2016, au moins 110 personnes ont été accusées de sorcellerie ou de pratique de charlatanisme en Centrafrique.

 

Ces personnes ont subi des traitements parfois inhumains : arrestations arbitraires, exécutions par des membres des groupes armés, lynchage par la foule ou encore forcées à quitter leurs localités.

 

Mi-août, au moins une personne est morte et une trentaine de maisons ont été incendiées suite une scène de jalousie qui a tourné au drame, non loin de la ville de Paoua dans le Nord-est.

La montée de la vindicte populaire, parfois en présence des forces de sécurité dépourvues de moyens inquiète même à Bangui.

 

Pour l’ACAT, l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture et de la Peine de Mort, l’absence de la justice légale a laissé libre cours à la vindicte populaire.

 

Son président, l’avocat Guy Antoine Dangavo, appelle à des mesures judiciaires contre les auteurs de ces actes soulignant que les citoyens pensent que la justice soi-même est plus efficace.

 

Le gouvernement tout aussi conscient de cette situation rappelle que des dispositions sont déjà prises pour que les auteurs des actes de justice populaire soient sanctionnés en conformité à la loi. "Les auteurs doivent répondre à la loi", a insisté Flavien Mbata, ministre centrafricain de la Justice.

 

Pas plus tard que le week-end dernier, trois femmes accusées de sorcelleries, frappées, ligotées et jetées dans la rivière Ouham dans le nord du pays, ont surpris leurs bourreaux. Elles ont réussi à s’en tirer saines et sauves.

 

La justice populaire est encore monnaie courante en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 22:47

 

 

22 août 2016 à 18h44 — Mis à jour le 22 août 2016 à 18h51 Par Jeune Afrique

 

Début août, la Cour des comptes a officiellement demandé à Catherine Samba-Panza d'indiquer en détail à quoi elle a affecté le don de 10 millions de dollars que l’Angola avait octroyé à Bangui en mars 2014 – somme dont un quart n’est pas rentré dans les caisses de l’État. Si, d’ici à deux mois, cette demande devait rester lettre morte, le dossier serait alors transmis à la justice centrafricaine.

 

L’ancienne présidente de la transition, qui a toujours nié tout détournement, s’active pour faire annuler cette procédure. Elle s’en est notamment plainte à Teodoro Obiang Nguema, le président équato-guinéen, et à des responsables des Nations unies.

Lu pour vous : Centrafrique : Samba-Panza et les millions évaporés
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 22:44

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 22 AOÛT 2016

 

Bangui le 22 Août 2016(RJDH)—10 groupes armés signataires de l’accord sur le principe DDRR/RSS du 10 mai 2015 ont mis en place leur plateforme le samedi 20 Aout à l’Hôtel Azimut à Bangui en vue de privilégier le dialogue tout au long du processus.

 

Cette plateforme est composée de 22 membres représentant les entités signataires de l’accord du 10 Mai 2015. Dans leur déclaration, ils s’engagent à «Privilégier le dialogue tout au long du processus sur la base d’une confiance mutuelle ; à s’approprier le processus du DDRR/RSS-RN pour la restauration d’une paix durable et de la sécurisation » peut on lire dans cette déclaration.

 

Ils exigent du gouvernement la fidélité dans l’observation des accords signés « Demeurer fidèles aux termes des accords du DDRR/RSS ; travailler avec la coordination dans un climat de confiance mutuelle ; tenir compte de toutes les parties engagées dans le processus de retour à la Paix ; poursuivre le plaidoyer auprès des partenaires en vue de mobiliser les ressources nécessaires pour le démarrage du processus dans le meilleur délai » ont-ils déclaré.

 

La présidence de la République a salué cette initiative « nous ne pouvons qu’encourager le bureau de la coordination et nous nous réjouissons du fait que dans le bureau mis en place, nous retrouvons plusieurs signataires de l’accord de 10 mai et pour ceux qui étaient là au forum de Bangui, ils savent dans quelle condition l’accord a été signé et comme l’a dit le coordonnateur, nous restons fidèle aussi de notre côté à cet accord» a indiqué Noel Selesson, ministre conseiller à la Présidence en charge du DDRR.

 

Il a présenté le caractère inclusif du DDRR en ces termes « le président de la République qui tient à l’inclusivité du DDR aura à signer les deux décrets mettant en place l’organisation et le fonctionnement du comité consultatif et l’autre décret nommant les membres de ce  comité » a-t-il ajouté.

 

Ali Nordine Mahlba, coordonnateur de cette plateforme présente les missions assignées à cette plateforme « elle a pour mission de ramener la paix en RCA et respecter les termes de nos engagements à travers les accords que nous avons signés, c’est-à-dire faire réussir le processus DDRR/RSS et la Réconciliation Nationale pour ramener la paix et la cohésion sociale dans notre pays ». a-t-il expliqué.

 

Un comité des sages sera mis en place pour régler les différends en cas d’obstacle a indiqué au RJDH un membre de cette plateforme.

 

Selon la Présidence, cette structure sert de passerelle entre la coordination de gestion du DDRR/RSS et la base des groupes armés. Le gouvernement entend mobiliser 40 à 45 millions de dollars pour financer le DDRR.

Centrafrique : les groupes armés signataires de l’accord sur le principe du DDRR/RSS mettent en place leur plateforme
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Centrafrique-Presse.com
22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 22:21

 

 

Mon, 22 Aug 2016 02:15:49 +0200  Cameroon Tribune

 

Une cérémonie de prise d’armes a été présidée vendredi dernier à Yaoundé par le ministre Joseph Beti Assomo.

 

Une image symbolique vendredi dernier à la Cour d’honneur de la Brigade du Quartier général à Yaoundé. 237online.com Celle de la remise du drapeau de la République au colonel Joseph Nzokouo, commandant en second du contingent du millier de soldats et gendarmes camerounais en partance pour la République centrafricaine dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (MINDEF), Joseph Beti Assomo. Dans le discours qu’il a prononcé peu avant, et après avoir rappelé que cette cérémonie se tenait sur très hautes instructions du président de la République, chef des armées, le MINDEF s’est voulu clair sur cet acte : « Que ce drapeau garde tout le prestige qu’il mérite, car il représente le pays tout entier, le peuple camerounais. Le drapeau ne vous est pas remis pour la simple forme.

 

Il vous met devant une lourde responsabilité, une responsabilité engageante et historique ». Joseph Beti Assomo s’est donc fait fort d’appeler les uns et les autres à éviter les actes d’indiscipline et les comportements déviants contraires à l’esprit des missions et au règlement de discipline général en vigueur dans nos forces de défense. Ce d’autant plus que le chef de l’Etat, a-t-il indiqué, a prescrit des mesures fortes pour une bonne représentation du contingent camerounais. Au rang de celles-ci, il y a la revalorisation de la prime mensuelle qui est passée de 250 000 F par homme et par mois à 450 000 F, soit une augmentation de 80% en valeur relative. Le reste du propos du MINDEF s’est décliné en recommandations : « Votre comportement reflètera de toute évidence, l’image que les autres pays engagés se feront des forces de défense camerounaises en particulier et de notre pays en général. Vous êtes du contingent camerounais, et devrez éviter les influences néfastes provenant d’éventuelles manœuvres de manipulation de l’extérieur de vos rangs. Soyez vigilants et solidaires, unis et soudés pendant toute votre mission qui n’est pas une marche de santé ou un voyage de plaisance ou de villégiature en République centrafricaine ». 237online.com Car si des efforts ont été consentis, le haut commandement a également prévu des mesures pour faire régner l’ordre et la discipline dans les rangs. La cérémonie de vendredi dernier faisait suite à la signature des contrats individuels intervenue les 21 et 22 juillet derniers. Elle s’est achevée par un repas de corps auquel a pris part le MINDEF qu’entouraient le général de corps d’armée, chef d’état major des armées, René Claude Meka et tout le gratin de nos forces de défense.



Jean Francis BELIBI

Lu pour vous : Cérémonie de prise d'armes du contingent camerounais en RCA
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 14:28
Communiqué nécrologique du M.L.P.C

 

MLPC


Bureau Politique


Secrétariat Général

 

COMMUNIQUE

 

Le Secrétaire Général du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) à la profonde douleur d’annoncer aux militantes et militants des huit (8) arrondissements de Bangui et de Bimbo, le décès du camarade Séraphin NGAKOUTOU ALLAH NDJIKIM, Secrétaire Général du Bureau National du MLJC et membre du Bureau Politique du MLPC survenu le 19 Août 2016 à 21 h 00 des suites d’une courte maladie.

 

Au nom du camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti, du Conseil Politique National (CPN), du Bureau Politique et des Bureaux Nationaux (MLFC, MLJC), le Secrétaire Général adresse aux militantes et militants du Parti ainsi qu’à la famille du camarade disparu ses condoléances les plus émus.

 

L’inhumation aura lieu le Mercredi 24 Aout 2016, la place mortuaire se trouve au prolongement Gbakondjia rue tribune officielle.

 

Toute personne à l’écoute du présent communiqué et connaissant les intéressés est prié de leur en faire part.

Le Secrétaire Général


Etienne MALEKOUDOU

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 14:03

 

 

http://www.jeuneafrique.com/  22 août 2016 à 08h03 Par Vincent Duhem

 

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, le fils de l’ex-président de la RCA s’est risqué à effectuer une visite à Bangui, où il a été arrêté.

 

La première image est celle d’une bête blessée venue se jeter dans la gueule du loup. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré le 1er mai 2014 par la justice centrafricaine pour « torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs » – des faits commis entre 2003 et 2013 –, Jean-Francis Bozizé a regagné Bangui le 3 août par un vol Kenya Airways en provenance de Paris, via Nairobi.

 

Quarante-huit heures plus tard, après s’être concerté avec ses proches, et accompagné d’un avocat, le fils de l’ancien président, François Bozizé, faisait irruption dans les locaux de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca), où se tenait une réunion entre des représentants du Kwa Na Kwa (KNK), le parti fondé par son père, et la division politique de la mission de l’ONU en RCA.

 

Arrêté et bloqué à Bangui

 

A-t-il voulu tester la réaction de la Minusca ? Ses intentions ne sont pas claires. Quelques minutes plus tard, il était arrêté par la force onusienne, qui le conduisait à la Section de recherche et d’investigation de Bangui. Quatre jours plus tard, il était remis en liberté provisoire.

 

Placé sous contrôle judiciaire, Bozizé a depuis regagné le domicile de sa belle-famille dans le quartier PK5 de Bangui. Installé, depuis la chute de son père, le 24 mars 2013, en région parisienne où il avait déjà vécu près de quinze ans – il possède la nationalité française –, cet ancien de la Légion étrangère était resté très actif, multipliant les déplacements sur le continent. Pourquoi a-t-il finalement décidé de mettre fin à plus de trois années d’exil ?

 

Selon plusieurs sources, Bozizé fils, dont les comptes bancaires en France sont bloqués depuis novembre 2014, rencontrerait de gros problèmes financiers. L’ancien ministre délégué de la Défense, 46 ans, aurait également des ambitions politiques. Il viserait notamment la présidence du KNK.

 

Lu pour vous : Centrafrique : pourquoi Jean-Francis Bozizé s’est-il risqué à rentrer à Bangui ?
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 22:37

 

Après l'opération "Toumba zendé", voici venue la lutte contre le choléra.

 

Ci-dessous, les décharges d'ordures ménagères situées à côté du stade Bonga-Bonga au quartier Sica 1, à un jet de pierre de la mairie de Bangui, ainsi que près du marché de Sica 2 dans le 2ème arrondissement. Des images qui se passent de commentaires !

Vous avez dit lutte contre le choléra à Bangui ?
Vous avez dit lutte contre le choléra à Bangui ?
Vous avez dit lutte contre le choléra à Bangui ?
Vous avez dit lutte contre le choléra à Bangui ?
Vous avez dit lutte contre le choléra à Bangui ?
Vous avez dit lutte contre le choléra à Bangui ?
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Centrafrique-Presse.com
20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 17:18

 

 

N°43.

 

20 AOÛT 2016 Armée centrafricaineBanguiCentrafriqueDominique LaugelEUMAM RCA,EUTM RcaFACAFormationgénéral Hautecloque

 

(B2) Dès le printemps 2014, l'Union européenne souhaite mettre en place une mission militaire en République centrafrique, pour prendre le relais de la mission de sécurisation, EUFOR RCA. Faute de consensus pour établir une mission de formation des Forces armées centrafricaines (les FACA), c'est une mission militaire de conseil, qui est lancée, en mars 2015. EUMAM RCA est destinée à conseiller les autorités nationales sur les réformes nécessaires pour transformer les forces armées centrafricaines (les FACA) « en une armée professionnelle, démocratiquement contrôlée et représentative de toutes les ethnies » de la RCA. Mais également pour créer « les conditions d’un programme de formation » pour les forces armées. C'est une mission de formation de type EUTM qui en prend le relais, en juillet 2016.

 

Lire notre dossier : N°25. EUFOR Rca, une « vraie » opération d’interposition*

Lire notre dossier (à venir) L'UE face à la RCA

 

Une mission approuvée rapidement

 

Le 10 septembre 2014, une demande est officiellement formulée par le gouvernement centrafricain, dans une lettre du Chef de l'État de transition de RCA, demandant à l'Union de prolonger le mandat de l'EUFOR RCA et de s'engager « après l'EUFOR afin de soutenir les forces armées centrafricaines ».

 

Le 7 novembre 2014, l'Union européenne décide la prolongation de la mission EUFOR RCA, jusqu'au 15 mars 2015. Une autre mission est à l’étude*, militaire également. Il n'y a pas unanimité sur son format.

 

Le 23 octobre 2014, le Conseil demande à l’UE « d’avancer la réflexion sur une possible contribution » à l’appui que la communauté internationale pourrait apporter aux autorités centrafricaines dans la restructuration des forces armées centrafricaines (FACA). Une « priorité» reconnait l'UE. Lire : L’Europe rappelle à l’ordre les responsables de la transition en Centrafrique*

 

Le 18 novembre 2014, au prix d'un "petit forcing" du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les ministres de la Défense de l'UE demandent formellement au Service diplomatique européen (SEAE) d'étudier un concept de gestion de crises (CMC) pour une future mission de la PSDC en Centrafrique. Une décision prise, in extremis, non sans polémique. Lire : Mission RSS en Centrafrique. Couac technique = avancée politique*

 

Le 15 décembre 2014, Les 28 approuvent le concept de gestion de crises sur la nouvelle mission en RCA*. Les ministres des Affaires étrangères approuvent ainsi le concept de gestion de crises (CMC) de cette nouvelle mission de l'UE, répondant à la demande des ministres de la défense. Objectif : « contribuer à la réforme des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ».

 

Lundi 19 janvier 2015, les ministres des Affaires étrangères de l'UE adoptent la décision-cadre et donnent l'autorisation de négocier un accord de protection de la mission (SOMA). La mission de conseil des forces armées centrafricaines (FACA)* est officielle. Les ministres nomment un Français, le général Laugel, à la tête de EUMAM RCA*

 

A peine 3 mois, entre le feu vert politique et la présence sur le terrain

 

Lundi 9 février 2015, les ministres des Affaires étrangères annoncent que la capacité opérationnelle initiale (IOC) pour EUMAM RCA sera atteinte le 1er mars*. Les Etats membres sont donc priés d'accélérer leur contribution, les conclusions soulignant « l'importance d'une finalisation rapide de la génération de force d'EUMAM RCA ».

 

Les 18 et 19 février 2015, en marge de la réunion informelle des ministres de la Défense, Des promesses pour EUMAM RCA* sont faites. Pourtant la génération de force reste bien laborieuse*. Sur les 60 personnels nécessaires, seuls 25 postes sont couverts. Et 21 le sont par des Français. Contrairement à une opération militaire classique, qui requiert des éléments de combat, de soutien, de commandement, il faut trouver ici des profils, assez pointus, correspondant exactement aux postes choisis. La langue est aussi un handicap, il faut trouver des compétences plutôt francophones pour pouvoir travailler avec les Centrafricains.

 

Le 23 février 2015 se tient la seconde génération de forces.

 

Mercredi 4 mars 2015, les ambassadeurs du COREPER approuvent le plan de mission (MisPlan) pour la future mission militaire de l'Union européenne en Centrafrique (EUMAM RCA).

 

La mission lancée, et effective 

 

Lundi 16 mars 2015, les ministres des Affaires étrangères de l'UE lancent officiellement la nouvelle mission de l'Union européenne en République centrafricaine. La feuille de route pour la mission européenne se veut « progressive ». Lire : La mission EUMAM RCA va être lancée, tous les effectifs arriveront plus tard*

 

Début avril 2015, les premiers effectifs arrivent à Bangui afin d'effectuer un démarrage rapide de la mission EUMAM. Elle bénéficie à la fois des structures et moyens déjà mis en place par l'opération militaire européenne de stabilisation EUFOR RCA, comme de certains contrats ou de certains effectifs qui passent d'une mission à l'autre. Ce qui facilite une mise en place rapide de la mission.

 

Début mai 2015, le général Laugel présente la nouvelle mission militaire de l’Union européenne en Centrafrique au ministère de la Défense et de l’Etat-major général centrafricain. Une première occasion pour les conseillers de EUMAM de rencontrer leurs homologues nationaux.

 

La mission EUMAM RCA est constituée d'environ 65 personnes, fournies par 11 nations (8 Etats membres et 3 Etats tiers) : 21 Français, 13 Espagnols, 8 Portugais, 2 Néerlandais, 2 Polonais, 2 Suédois, 2 Roumains (dont 1 à Bruxelles comme officier de liaison), 4 Autrichiens, et 1 conseiller juridique en contractuel ainsi que 4 Serbes, 5 Géorgiens et 1 Moldave. Elle dispose d'un budget commun au titre du mécanisme Athena de 7,9 millions d'euros.

 

Mardi 26 mai 2015, en déplacement à Bruxelles, la présidente de la transition en République de Centrafrique, Catherine Samba-Panza demande, devant les ambassadeur du Comité politique et de sécurité (COPS), à ce que « EUMAM continue et que, si elle doit être arrêtée, qu'on commence déjà à envisager sa prolongation sous une autre forme. » Lire : L’appel à l’aide de Samba-Panza pour la renaissance de la RCA*

 

En juin 2015, le général Dominique Laugel, chef de la mission, présente, après deux mois sur le terrain, les défis de la mission et ses moyens pour recréer les FACA: équipements, formation et financement*.

 

Le 17 juillet 2015, la pleine capacité opérationnelle (FOC) est atteinte. Le général Patrick de Rousiers, président du Comité militaire de l’UE, se rend à Bangui pour visiter la mission européenne. Il visite notamment le camp de formation de Kassai, qui sera, une fois reconstruit par les Européens, l’une des plus importantes installations de formation des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

En septembre 2015, la « partie Conseil » de la mission en bonne voie. Et ses responsables prévoient de monter une petite « formation non opérationnelle » pour certains membres des FACA, les forces armées centrafricaines. C’est-à-dire une formation non liée au combat mais davantage à la structure de l’armée, au droit internationale humanitaire. Le problème est financier. Les FACA manquent de tout équipement de formation, voire d’équipements tout courts. Il n’y a pas de chaises, de tables, de tableau. Et, pour bien faire, il faudrait une petite cantine pour nourrir les futurs stagiaires. Lire: Financer une formation des militaires centrafricains. Ah non quelle horreur

 

Début mai 2016, c'est une formation médicale qui est donnée aux militaires centrafricains. Lire : Former les épaulettes rouges de la future armée centrafricaine

 

Le 19 mai 2016, le général Dominique Laugel dresse un bilan positif de la mission EUMAM RCA, un « succès » aux résultats concrets (général Laugel)*

 

La transition vers EUTM RCA

 

Dès le 3 septembre 2015, lors de la réunion informelle des ministres de la Défense*, la Haute représentante de l'UE préconise la transformation de cette mission de conseil en une mission de formation de type EUTM comme au Mali ou en Somalie, au terme de la première année d'exercice, en mars 2016.

 

Les 27 et 28 octobre 2015, les chefs d'Etat major de l'UE, réunis sous forme du Comité militaire de l'UE, se disent disposés à envisager un "après" à la mission de Conseil en Centrafrique (EUMAM RCA) dont le mandat se termine normalement en juillet 2016. Lire : La mission européenne en Centrafrique devrait évoluer*

 

Mardi 17 novembre 2015, les ministres de la Défense donnent mandat à la Haute représentante de l'UE pour commencer la planification d’une nouvelle mission en RCA*

 

Le 2 février 2016, A l’informelle Défense d’Amsterdam*, les ministres européens se penchent sur la transition entre EUMAM RCA et EUTM RCA.

 

Le 11 février 2016, le COPS examine le concept de gestion de crises (CMC) transformant la mission de conseil en RCA (EUMAM RCA) en une mission de formation et de conseil de l'armée centrafricaine (EUTM RCA), sur le modèle de ce qui a été pratiqué au Mali. Une première génération de force informelle (forces sensing) est lancée rapidement par l'Etat-Major de l'UE.

 

Lundi 14 mars 2016, le Concept de gestion de crise (CMC) de la mission est approuvé par les Européens, « en vue d’une mission militaire PSDC d'entrainement (EUTM RCA), afin de former l'armée centrafricaineLa mission aura une « durée initiale de deux années ». Elle sera « basée à Bangui » et fera le suivi de la mission de EUMAM RCA. La transition d’EUMAM RCA vers EUTM RCA est validée par les 28. Objectif : juillet 2016*

 

Le 12 avril 2016, l'Union européenne décide d'ajouter une exception à l’embargo sur les armes en Centrafrique pour former l’armée*. Venant appliquer une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, cette décision autorise « la fourniture de matériel non létal et d'une assistance » technique notamment pour permettre « les activités de formation opérationnelles et non opérationnelles » aux forces de sécurité de la République centrafricaine.

 

Lundi 19 avril 2016, la mission de formation EUTM RCA est adoubée par les ministres*. Les ministres de la Défense ont adopté, le 19 avril, la décision cadre établissant cette nouvelle mission de la politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC) auprès des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Le 19 avril 2016, le général français Éric Hautecloque-Raysz, commandant en second de l’Eurocorps est nommé à la tête d’EUTM RCA*

 

Le lancement d'EUTM RCA 

 

Le 16 juillet 2016, la mission de formation de l'armée centrafricaine (EUTM RCA) est lancée, avec un mandat de deux ans. La mission a pour objet de fournir des conseils et de la formation mais aussi d'apporter son expertise dans le domaine militaire à la délégation de l'UE, notamment pour mettre sur pied des projets plus généraux. Son rôle est ainsi défini selon trois priorités : conseils stratégiques au ministère de la défense, au personnel militaire et aux forces armées de la RCA ; enseignements aux officiers et sous-officiers des FACA et formations aux FACA. Elle apporte également « une expertise dans le domaine militaire, dans le domaine de la sécurité et celui de l'État de droit », à la délégation de l'UE en République centrafricaine, « dans les limites de ses moyens et capacités ».

 

Dès la mi-juillet 2016, EUTM RCA lancée. Les premières formations mises en place…

(Leonor Hubaut)

 EUMAM & EUTM RCA. Objectif : reformer une armée centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:51
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

300.000 logements promis aux déplacés internes de Bangui

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-08-20 13:31:17 Le gouvernement centrafricain va construire 300.000 logements sociaux pour les déplacés internes de Bangui, a annoncé la ministre des Affaires sociales, Virginie Mbaïkoua, dans un discours prononcé, vendredi à Bangui, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire.


Pour part, le président du Comité de coordination des organisations non gouvernementales internationales (CCO), Emmanuel Moy, a déploré le contexte sécuritaire dans lequel interviennent les humanitaires. 

Durant la crise centrafricaine, environ 400 humanitaires ont été victimes de l’insécurité depuis 2014, vingt autres ont payé de leur vie à compter du début de la crise, a-t-il déploré avant d’appeler à la protection des humanitaires et au soutien aux actions qu’ils mènent.

M. Moy a ensuite déclaré que 400.000 déplacés internes et plus de 460.000 réfugiés centrafricains qui sont dans les pays limitrophes de la République Centrafricaine ont d’aides humanitaires. 

La célébration de la Journée de l’aide humanitaire a donné lieu à l’organisation d’une rencontre de football au stade Bonga-Bonga et à une exposition sur les réalisations des humanitaires en Centrafrique au complexe sportif Barthélémy Boganda.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4860863#sthash.yGCoSCC7.dpuf

 

 

RCA : le coût du DDR évalué à 25 millions de FCFA

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-08-20 12:07:25 La mise en œuvre de l’opération dite Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDR) des ex combattants en Centrafrique nécessite un financement de 25 milliards de FCFA, a déclaré Jean Wilibiro Sacko.


Le conseiller du Président de la République en matière de DDR s’exprimait à l’issue d’un atelier organisé, vendredi à Bangui, par l’Union Africaine pour valider les principes et approches techniques du DDR


Le comité consultatif et de suivi du DDRR au sein duquel contribueront les représentants des groupes armés sera créé et ses membres auront la charge de concevoir, de mettre en œuvre et de suivre l’exécution du programme national du DDRR, a-t-on appris au terme de l’atelier. 


Des innovations sont apportées dans la stratégie du programme DDRR avec l’appui des experts. Il s’agit de tenir compte non seulement des groupes armés mais aussi des populations victimes de leurs exactions dans les activités à financer. 

Un document adopté par l’atelier va permettre de faire du plaidoyer pendant la table ronde des bailleurs de fonds de Bruxelles en novembre pour le financement du DDR.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4860853#sthash.Bt1EmZ3a.dpuf

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Centrafrique-Presse.com
20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:30

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 20 AOÛT 2016

 

BANGUI, 20 aout 2016—Les journalistes réunis ont suspendu les journées sans presse qu’ils avaient annoncées pour protester contre le déguerpissement des professionnels de la maison de la presse et des journalistes. La décision a été prise lors d’une Assemblée Générale ce matin à la maison de la presse et des journalistes. 

 

Les journées sans presse prévues par les journalistes en réaction à la commande de déguerpissement de la maison de la presse, sont suspendues. Cette suspension, selon Maka Gbossokotto, président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) est prise pour donner la chance aux négociations encore en cours « les journalistes ont suspendu ce mouvement parce que des démarches sont en cours pour rencontrer les hautes autorités de la République afin de discuter de la question. Par cette décision, nous voulons donner une chance à ces négociations » a-t-il précisé.

 

Le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique a précisé que les professionnels des médias resteront sur leur garde« cette suspension n’est pas un abandon. Les journalistes restent sur leurs pieds, ils resteront vigilants. Au cas où les discussions avec les hautes autorités n’aboutissent pas, nous observerons les journées sans presse pour dénoncer la maquette qui se fait contre la presse pour lui retirer une maison qui a été remise aux journalistes » explique Maka.

 

Selon les informations du RJDH, les responsables de l’UJCA seront reçus par le président de la République dans les prochains jours.

 

Rappelons que les journalistes centrafricains sont en conflit avec la succession Patasse qui réclame la maison de la presse et des journalistes qui aurait été vendue en 2000 au feu président Ange Félix Patassé. La justice a déjà exigé à deux reprises le déguerpissement des journalistes de la maison de la presse et des journalistes.  La dernière décision de la justice remonte à la semaine dernière, laquelle décision donnait huit jours aux journalistes de quitter la maison.

Centrafrique : Les journalistes suspendent un mouvement de grève suite à une commande de déguerpissement de la maison de la presse
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