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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:09

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 28 juillet 2016 – le HCR a organisé sa première conférence de presse mensuelle au siège de la Représentation à Bangui. Selon M. Magatte Guissé, Chef de la sous-délégation du HCR à Bouar et  Chargé de bureau à Bangui, ce forum est important en ce qu’il permettra une meilleure compréhension du mandat du HCR et une plus large information sur ses activités. Cette conférence mensuelle donne aussi l’opportunité au HCR de répondre aux préoccupations  des media  sur des sujets d’actualité impliquant le HCR.

 

Selon les statistiques au 30 juin 2016, la RCA abrite 11,473 réfugiés, 403 demandeurs d’asile, et 391,433 personnes déplacées internes. Le chiffre des réfugiés a augmenté de façon significative avec l’afflux de 4,058 sud-soudanais à Bambouti entre novembre 2015 et mai 2016.

 

Le Conférencier a rappelé la responsabilité première de l’Etat centrafricain dans la protection des réfugiés et des personnes déplacées internes. Il a également souligné le rôle du HCR aux côtés des Autorités centrafricaines et ses activités en matière d’assistance aux réfugiés en RCA qui vivent aussi bien en milieu urbain que dans les camps de réfugiés de Zémio et de Pladama Ouaka. Le Conférencier a éclairé les participants sur la politique d’accueil des réfugiés hors camp mise en œuvre  à Bambouti. 

 

M. Guissé a rappelé que la protection des personnes déplacées internes est une responsabilité partagée qui repose sur l’approche cluster. En ce sens, le HCR,  a le lead en matière de Protection, de CCCM et  d’abris/NFIs. Il intervient activement dans la protection de l’enfance et dans la prévention et la réponse aux violences sexuelles et sexistes, y compris les abus et exploitations sexuelles.

 

S’agissant du retour des déplacés internes, le HCR accompagne le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale dans le processus de retour des familles déplacées des sites à Bangui, avec l’octroi des kits non-vivres.

 

Interpelé sur le retour des réfugiés centrafricains,  M. Guissé a  annoncé la tenue à Bangui le 1er et 2 Août prochain, d’une réunion entre les gouvernements Tchadien et Centrafricain et le HCR dans le cadre des préparatifs d’un accord pour le rapatriement des réfugiés centrafricains au Tchad aussitôt que les conditions d’un retour dans la sécurité et la dignité en Centrafrique seront réunies.

  

Public Information/Communication Office | UNHCR Bangui, Central African Republic

Tel: +236 7055 2887 | Pama: 90 236 01 2113 | Email : ntemgwa@unhcr.org | Twitter : @UNHCR_CAR

http://www.unhcr.org/fr/  http://www.unhcr.org/central-african-republic.html  

 

 

Le HCR soutient les Autorités centrafricaines dans la protection et l’assistance des personnes relevant de son mandat
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 12:50

 

 

http://www.mondafrique.com/  par Aza Boukhris - 29 juillet 2016

 

A la suite de la Table ronde de Bruxelles du 16 juin 2011, le Premier ministre Touadera, le ministre du développement rural Fidèle Gouandjika, porte-parole du gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Antoine Gambi, n’avaient cessé de proclamer le succès de cette réunion qui devait apporter 400 milliards de CFA. Cette Table ronde, ayant vu le déplacement à Bruxelles d’une dizaine de ministres, venait après les élections du début 2011, considérées comme un véritable hold-up par le MLPC de Martin Ziguele, aujourd’hui dans la majorité. L’Union européenne et l’OIF avaient aussi stigmatisé ces élections manipulées par la Commission électorale indépendante présidée par le pasteur Binguimale.

 

La 3eme Table ronde de Bruxelles est annoncée pour le 16 novembre prochain. Quasiment les mêmes personnalités qu’en 2011 s’y retrouveront avec quelques nouveaux venus du gouvernement Sarandji. Afin de conforter les meilleures dispositions de l’Union européenne, le président FAT a participé aux  10ème Journées européennes de Bruxelles, de la mi-juin 2016, pour donner des gages à l’Union européenne. De même à Bangui, la Cour des comptes a été chargée de faire rapidement l’audit financier de la fameuse commission électorale de 2011, tant vilipendée.

 

Le changement, un retour en arrière

 

En revanche, les actions concrètes concernant la réconciliation, l’impunité, le DDRR, la mise en place de la Cour pénale spéciale ou le traitement des centaines de milliers de déplacés et réfugiés attendront, faute de financements internationaux.

 

Après les Tables rondes de Bruxelles de 2007 et 2011, la 3eme Table ronde du 16 novembre 2016 est, une nouvelle fois, attendue avec impatience par les autorités centrafricaines. De même, la Communauté internationale attend avec impatience des actions concrètes significatives du gouvernement Sarandji.  Le contexte international et financier de 2016 n’est plus celui de 2011.

 

Va-t-on vers un nouveau “succès” sans lendemain avec ses conséquences inéluctables ?

Lu pour vous : Centrafrique, la panne des crédits internationaux en faveur des réfugiés
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Centrafrique-Presse.com
29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 12:47

 

 

29/07/16 (Journal de Bangui)

 

Le Président de la République Faustin-Archange Touadéra a exprimé la gratitude du peuple et du gouvernement centrafricains à l’Ambassadeur de la République Française en fin de mission en République Centrafricaine, Charles Malinas, en lui décernant la cravate de Commandeur dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine, mercredi 27 juillet 2016, à Bangui.

 

Cette cérémonie a pour objectif de récompenser le diplomate français en fin de mission après plus de deux années d’activités en République Centrafricaine dominée par une crise larvée.

 

L’Ambassadeur Charles Malinas a réitéré que la vraie coopération s’appuie sur le respect de la volonté de l’autre.

 

Il a appelé tous les ennemis de la paix à rejoindre le camp de la paix et de la concorde afin de répondre à la volonté du peuple centrafricain.

 

Le diplomate français a par ailleurs exhorté tous les Centrafricains à soutenir le Président Faustin-Archange Touadéra dans sa vision de la réconciliation nationale.

 

Pour le Ministre par intérim des Affaires étrangères, Justin Gourna-Zacko, Ministre des Postes et des Télécommunications chargé de la promotion des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication, a émis le vœu que Charles Malinas, quand bien même en fin de mission en Centrafrique, continue dans ses nouvelles missions à sensibiliser l’opinion internationale pour un appui accru aux efforts de développement des Centrafricains.

 

Il convient de rappeler que Charles Malinas a pris ses fonctions comme Ambassadeur français en République Centrafricaine le 13 décembre 2013.

 

 

Lu pour vous : Centrafrique: l'Ambassadeur de France reçoit la cravate de Commandeur
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 23:33

 

 


L’ONG Oxfam avec son partenaire Apsud a présenté aujourd’hui un projet pour améliorer les conditions de vies des filles, femmes et hommes dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui

 

 

(Bangui – 28 Juillet 2016)  La rencontre de présentation du projet a eu lieu aujourd´hui  avec les chefs des 35 quartiers du 3e arrondissement au niveau de la Mairie. Dans l’optique de soulager la souffrance des communautés affectées par la crise depuis Décembre 2013, Oxfam a reçu un financement du Gouvernement  Irlandais (Irish Aid) pour la mise en œuvre d'un projet intégré de Sécurité Alimentaire, Moyens d’Existence et Protection. 

 

Pour Harouna Tamboura, Coordonnateur des programmes de Sécurité Alimentaire d’Oxfam en RCA «  l’objectif de ce projet est de contribuer à augmenter et à garantir  l’accès aux ressources alimentaires et moyennes d’existences de 11.100 personnes soit 1850 ménages ( 500 ménages individuels et 45 groupements de 30 membres chacun) et améliorer les capacités des populations hôtes et déplacées en terme de prévention, mitigation des menaces liées  à la protection et aux traitements inhumains ». 

 

Des subventions seront octroyés aux différents bénéficiaires pour la reprise de leur activités génératrices de revenu et ils recevront également de renforcement de capacité dans l´élaboration et suivi des plans d´affaire, la comptabilité simplifiée et en vie associative.

 

Pendant la présentation, Marie Joseph Fidta Kona, première conseillère de la Mairie  du 3èmearrondissement a déclaré :

 

« La crise a fait que la population du 3ème a tout perdu. De nombreuses personnes et ménages ont fuit leur quartier et sont encore déplacées dans d’autres endroits. Une partie des déplacés est retournée dans certains quartiers mais la situation reste difficile pour ces personnes par manque de travail et le fait que de nombreuses maisons ont été détruites. Ce n’est pas la première fois que Oxfam nous appuie. Ce projet est la bienvenue pour la population parce qu’il va nous à aider à récupérer nos moyens de vie »

 

Oxfam est présent dans le pays depuis janvier 2014 suite aux événements survenus en décembre 2013. Plus 300.000 personnes ont pu bénéficier des actions de l’ONG à travers tout le pays : Bangui, Bria, Paoua et Batangafo.



Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites de déplacés de Bangui à travers les projets d’eau, d’assainissement et protection ainsi que dans les  quartiers dits « de retour », afin d’accompagner les mouvements de retour des  déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème  et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

 

Les différentes interventions d´Oxfam ont pour objectif est de contribuer à soulager les souffrances et créer des conditions durables au retour des personnes déplacées, à la cohésion sociale et à la relance économique, et plus spécifiquement d’améliorer l’accès aux infrastructures de base, aux biens essentiels et aux moyens d´existences pour les ménages vulnérables les plus affectés par le conflit.

 

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55

 

email: medocf@oxfamintermon.org, skype:

julia.serramitjana  webmail: www.oxfam.org

 

Oxfam continue l’appui au près des communautés affectées par la crise
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:41
Hommage à BAMBOTE MAKOMBO

 

Son cercueil enseveli du drapeau centrafricain, Bambote Makombo a été porté en terre dans un cimetière de Montréal, au Québec, pays où il s'était exilé depuis des lustres, loin de son Bangassou natal resté toujours très cher dans son coeur. Avant de s'en aller, l'illustre disparu a choisi d'honorer régulièrement Centrafrique-Presse de ses précieux et derniers écrits et poèmes. La rédaction lui en sera éternellement reconnaissante et est fière de lui avoir ainsi ouvert ses colonnes, ce qui constitue pour elle un immense privilège. Nous le pleurerons donc à jamais !

 

Nous publions ci-après, les différents écrits en guise d'hommage que sa veuve, Mme Nicole VANDENBOSSCHE nous a gentiment fait parvenir. Nous en la remercions et tenons à lui renouveler nos condoléances les plus émues et toute notre compassion. Il s'agit de M. Gabriel DANZI et de Laetitia ZONZAMBE pour sa chanson. Nous les remercions également en passant. 

 

Adieu BAMBOTE, cher confrère, après une vie aussi bien remplie, tu peux reposer en paix et ta mémoire restera toujours gravée dans nos coeurs ! 

 

Pour la Rédaction

 

Prosper N'DOUBA

 

 

La mort…

La mort…

Quand elle nous touche dans ceux que l’on aime,  elle nous dévaste.

C’est le cas depuis dix jours.

 

Samedi 16 juin2016

 

                        Bamboté a quitté

                       Bamboté m’a quittée

                        Bamboté nous a quittés

 

Il nous laisse son empreinte, ses mots, ses gestes, ses caresses, ses silences et quelques certitudes, celles qui l’ont aidé à bâtir sa vie.

 

D’où venait-il?

 

Il est né en Afrique, au cœur de l’Afrique, en Oubangui-Chari La république Centrafricaine. Il est né un matin à l’heure où le soleil pointe derrière les baobabs et augure la chaleur qui va suivre. Sa  mère, Mandapu a 15 ans.

Son père, c’est Battila.

 

Il m’a dit souvent; ``mon père m’a tout appris``

 

Heureusement car Bamboté se retrouve seul en France, pays si différent, pour y continuer ses études. Il connaît de difficiles épreuves. Comment a-t-il fait pour ne pas perdre pied?

 

Son père lui avait tout appris. L’Afrique lui avait tout appris.

                         L’Afrique, pays des sages,

                                          - De la parole pesée  

                                          - de la parole rare

                                          - du danger toujours guettant que les chants la danse exorcisent.

 

Son père avait été son guide. Il lui répétait

 

  1. qu’il n’était jamais seul, les ancêtres veillaient.
  2.  Que rien ne valait la Nature qu’il fallait évoluer avec elle, la regarder, la respecter.
  3. Enfin qu’il était de la lignée du roi Bangassou avec tout ce que cela comportait.
  4. Au contact de son père, utilisé par le colonisateur comme responsable  de la région de Ouadda, il découvre très vite les  duretés de la vie des hommes et l’implacabilité de la colonisation. Il voit les travaux forcés, les travailleurs obligés de produire du caoutchouc, soumis aux durs impôts, recevant la chicotte ou jetés en prison. Il voit les blessés au dispensaire qui meurent sans soin.

 

 La colonisation qui broie les corps, dévalorise aussi la culture, les croyances.

 

C’est pour échapper à cette condition aliénante que son père l’envoie chez son oncle Sayo Bangassou pour y recevoir l’éducation de la cour. La lignée s’écoule sur 500 ans d’histoire .Il va écouter, voir comment on dirige un état, comment on rend la justice, il va y apprendre l’exigence et l’humilité. Voir, écouter, se taire.

 

    C’est avec ce bagage d’expérience qu’il aborde la France et y fait L’école supérieure de journalisme de Paris Il devient Journaliste. Puis il obtient un diplôme de l’École des Hautes Études des sciences sociales de Paris.

 

Il rentre au pays pour servir. Il devient Directeur Général de l’information et Directeur de l’hebdomadaire gouvernemental ``Terre Africaine``.

 

Il est heureux il peut travailler à la fois dans son domaine et pour son pays. Il commence alors son travail d’écriture,  touché par la détresse et les difficultés que rencontrent les centrafricains.

 

           -Deux oiseaux de l’Oubangui

          - le grand état central

           -Chant funèbre pour un héros d’Afrique

         -Technique pour rien

          - Civilisation des autres

          - La poésie est dans l’Histoire

         - Journal d’un paysan d’Afrique centrale

 

 Après le pustch    du Général  Bokassa, il est nommé Ambassadeur de Centrafrique auprès de l’UNESCO.

 

Il écrit toujours soutenu par une quête du passé, la recherche de l’identité d’un peuple dont il sent bien que celui-ci a besoin. C’est dans l’histoire du peuple Bandia- Zakara

qu’il plonge pour cette recherche d’identité. Il y retrouve

 

-la permanence du sacré

-le culte des ancêtres

 -La présence du rituel initiatique

-les récits cosmogoniques épiques fondateurs.

Bamboté est animiste.

 

À l’UNESCO, Bamboté se sent combattant. À la tête d’un groupe, il travaille à trouver des solutions pour combattre l’illettrisme et les bidonvilles. Il publie ``princesse Mandapu``. Invité à une émission de Pivot il soulève la colère Bokassa.

 

De son passage près du pouvoir, il constate la corruption et la gabegie. Alors que Bokassa décide de s’autoproclamer « EMPEREUR », Bamboté est le premier diplomate centrafricain à poser un acte de bravoure et de lucidité. Il l’écrit dans JEUNE AFRIQUE. Il démissionne de son poste d’ambassadeur et prend une décision importante dans l’espace politique centrafricain.

 

     Il arrive en exil au Canada, il est reconnu `réfugié`` et demeure au Québec.

 

Bamboté, je te remercie et je t’admire pour avoir résisté aux chants des sirènes et à la corruption, de ne pas être devenu un``nègre-blanc`` C’est un laisser-passer pour l’avenir de ton travail, pour tes kilomètres d’écriture, pour ta réputation d’homme éclairé devant tous les centrafricains et ceux à venir.

 

Il aimait ce pays, le Québec! Il l’adoptait. ``Quel beau pays ! me disait-il  ``Quel espace! Pas de cris, personne ne vous agresse!

 

Être un réfugié est difficile, c’est dur, ne plus être reconnu dans ses compétences c’est insupportable, ne pas trouver de travail c’est féroce et injuste. Comment faire vivre sa famille?

 

Il lui a fallu résister, ne pas couler, se conduire selon les principes reçus de son père et à la cour de Sayo, principes qui l’avaient nourri. Et toujours l’exigence de l’écriture qui impose sa discipline où il entrait dans un autre univers…

 

Bamboté, je me suis trouvée dans ton chemin à ce moment- là.  Était-ce prédestiné?

 

Un lien fort s’est tissé d’être humain à un autre être humain.

 

UN être humain qui n’a rien, n’est-il rien?

 

La question était là parmi les dizaines d’autres plus urgentes : il y avait la douleur d’Alexandre et la bagarre pour ne pas le perdre. Il y avait les démarches d’immigration et ses multiples remises, les documents qui n’arrivaient pas. L’argent parcimonieux. Mes enfants déjà présents pour qui la situation n’était pas simple et qui ruaient parfois mais que j’aimais très fort.

 

Et comme un long fleuve peut-être aussi torrentueux, il y eut deux miracles : Le prix des Etudes françaises de l’U.de Montréal pour les `Nouvelles de Bangui` et notre Guillaume héritier de l’énergie de mille ancêtres.

 

 Un troisième miracle arrivait ensuite, notre Jade avec sa belle âme!

 

Il ne nous restait qu’à être heureux avec notre belle famille et plein de petits enfants. Nous  l’étions si fort, si chaque jour toujours avec ton ``écriture``  et ses corollaires. C’est-à-dire : consulter les nouvelles du monde, en discuter. Tu connaissais si bien la géopolitique que tu étais une vraie mine de renseignements et tu m’aidais à comprendre le sens profond d’évènements souvent incompréhensibles à première vue.

 

Toute ta vie tu as écrit, tous les jours nous avons parlé de Centrafrique. Encore une fois nous avons vu se répéter les mêmes dérives les mêmes exactions  dont les centrafricains paient le prix, celui du sang!

 

Mais le 16 juillet, tu nous as quittés. Nous pleurons tous. Jamais nous n’avons autant parlé de toi.

 

Nous te laissons partir mon Bamboté vers Ouadda là-bas, vers Bangassou à la cour de Sayo  ou te baigner dans la rivière Pipi ou dans l’Oubangui. Peut-être comme lorsque tu étais petit t’accroupis-tu dans les herbes pour mieux observer le parcours d’un jeune serpenteau? Les lions et les panthères ne seront pas loin, tu leur parleras!

 

Moi, mon amour, je te porte dans le cœur, chaque jour je te retrouve dans et entre toutes les lignes de tes livres. Et tu me demanderas encore :``Aimes-tu?``

 

Longueuil le 25 juillet 2016

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Centrafrique-Presse.com
28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:28
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La population du quartier Yapélé déplore les fréquentes inondations

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 28 JUILLET 2016

 

BANGUI, 28 juillet (RJDH)—La population du quartier Yapélé 3, située dans le 2e arrondissement de Bangui,  se plaint des fréquentes inondations dont elle est souvent victime en saison de pluie. Ces derniers demandent le curage des canaux d’évacuation d’eau et l’urbanisation de leurs secteurs.

 

Dans le quartier Yapélé, ce mercredi, tout est inondé après une forte pluie qui s’est abattue pendant deux jours à Bangui. On saute par-dessus des eaux qui descendent par endroits dans le secteur. Dans cette portion de quartier Yapélé, les habitants s’activent pour évacuer l’eau à l’intérieur de leurs maisons. Les uns viennent évaluer les dégâts chez leurs voisins ou proposer leur aide.

 

Lucienne est en train d’étaler les habits et les matelas au soleil. Elle exprime son désarroi  « la pluie d’hier a vraiment causée des dégâts, ma maison a été inondée, les assiettes et autres objets flottaient sur l’eau. Même les asticots sont rentrés dans ma maison. Les enfants ont passé la nuit sur la table et certains membres de la maison ont passé la nuit chez les parents dans les autres quartiers. C’est vraiment pénible chaque année c’est toujours comme ça, la pluie déborde les canaux et rentre dans les quartiers », a-t-elle déploré.

 

Une autre habitante du quartier tente de donner les raisons des inondations dans leurs quartiers, « le canal d’évacuation d’eau ne tient plus puisqu’il est petit et ne contient pas les eaux qui viennent des quartiers nord. Les maisons s’écroulent habituellement », a-t-elle expliqué avant de lancer un appel au gouvernement et les partenaires de leurs venir en aide.

 

Christophe qui  a vu sa maison écroulée, ramasse les bagages, « hier à 13h ma maison était remplie d’eau. Nous avons tout fait pour évacuer l’eau, mais en vain. Et quelque temps après,  la maison était écroulée. Nous ne savons où aller», a-t-il témoigné avec regret.

 

Depuis plusieurs années, les  habitants des quartiers sud subissent des cas pareils. Ils réclament du gouvernement l’urbanisation de ce secteur

 

 

Centrafrique : La Cour des Comptes rend son arrêt provisoire dans le dossier CEI-HCC et envisage auditer le CNT et l’ANE

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 28 JUILLET 2016

 

BANGUI, 28 Juillet 2016 (RJDH)—La troisième chambre de la Cour des Comptes a rendu son arrêt provisoire dans le dossier de la Commission Electorale Indépendante et le Haut Conseil de Communication. La décision est tombée lors de son délibéré du 27 juillet 2016.

 

Selon Pascal Tomandji, « des injonctions seront faites à Joseph Binguimalé, Thomas Dzadanga, Robert Djimo et le directeur du trésor à l’époque des faits en vue de répondre à la Cour par écrit dans un délai de deux mois francs », a indiqué le président de la 3e chambre en ce qui concerne l’affaire de  la CEI.

 

En outre, « José Richard Pouambi, Sylvain Guimbioko, M. Mamadou et un haut conseiller sont eux aussi dans les liens et appelés à répondre par écrit pour ce qui concerne le Haut Conseil de Communication » a-t-il ajouté.

 

Dépassant les délais légaux de deux mois, l’arrêt provisoire se transformera en arrêt définitif avec toutes les conséquences de droit, a indiqué un communiqué relatif à la décision de la Cour des Comptes dont le RJDH a obtenu copie.

 

Par ailleurs, Pascal Tomandji a annoncé l’auto-saisine de la Cour des Comptes pour auditer la gestion du Conseil National de Transition, « nous avons établi un programme dans lequel le Conseil National de Transition a été retenu et un avis de contrôle a été déposé à cet effet au Parlement », a-t-il signalé avant d’ajouter que la Cour des Comptes a aussi envoyé un avis de contrôle le 25 juillet à l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

 

Cet arrêt intervient après deux audiences respectivement celle du 15 juin et de 13 juillet 2016, consacrées essentiellement à la gestion de la Commission Electorale Indépendante de 2011 et du Haut Conseil de Communication de 2008 à 2010.

 

 

Centrafrique: L’ITIE-RCA reprend ses activités pour deux années

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 28 JUILLET 2016

 

BANGUI, 28 juillet 2016 (RJDH) — Après plusieurs années d’inactivité, le conseil national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE-RCA) reprend ses activités après la dernière crise. Une session ordinaire relative à cette reprise s’est tenue le 27 juillet à la primature pour débattre des textes fondamentaux qui vont régir la mise en œuvre post conflit de l’ITIE.

 

Au cours de cette session présidée par le chef du gouvernement centrafricain Simplice Mathieu Sarandji, plusieurs points ont été débattus dont les textes fondamentaux notamment le plan d’action biennal budgétisé pour les années 2016-2017 et le projet de décret portant réorganisation des dispositifs institutionnels de la mise en œuvre du processus en RCA, « aujourd’hui, il est question de relancer les activités de la mise en œuvre, c’est pourquoi le conseil a siégé pour décider de ces deux points importants qui  constituent l’une des conditions de la levée de la suspension de la RCA telle que prononcée par la communauté internationale », a expliqué Robert Moïdokana, coordonnateur national de l’ITIE-RCA.

 

D’après le coordonnateur, la levée de la suspension qui pèse sur la Centrafrique nécessite la réunification de cinq conditions : « Il faut d’abord adopter un nouveau plan d’action de relance des activités de l’ITIE-post conflit, ensuite restructurer les organes de la mise en œuvre de l’initiative, enfin disponibiliser les ressources définies dans le plan d’action, et réactiver le site internet de l’ITIE-RCA avec la connexion pour des échanges avec les 51 autres Etats », a-t-il précisé.

 

Avec la relance de ses activités pour deux années 2016 et 2017, le conseil national de l’ITIE-RCA met en priorité la question du renforcement des capacités des membres des organes de mise en œuvre et la sensibilisation, « nous allons renforcer leur capacité en commençant par la mobilisation des ressources indispensables. Et aussi redémarrer les activités par la sensibilisation de toutes les parties impliquées, le secteur de   la forêt, le secteur extractif, le gouvernement, la presse, le parlement sur la question de la gouvernance des ressources naturelles du pays », a projeté Robert Moïdokana.

 

La République Centrafricaine avait adhéré au processus ITIE en mai 2007. Elle a été reconnue pays candidat à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives le 21 Novembre 2008 et pays conforme le 1er Mars 2011. Ses activités avaient été suspendues suite aux différents conflits dans le pays.

 

 

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Centrafrique-Presse.com
28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 22:13
Nouvelles nationales sur APA
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Le PAM déplore la faiblesse du financement de l'aide à la RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) 28/07/16 - Le directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM) pour l’Afrique centrale et de l’ouest, s’est, au terme d’une mission de 4 jours en Centrafrique, plaint du peu de financement suite à son appel à l’aide pour la RCA.

 

Selon le directeur régional du PAM, 600.000 dollars ont été demandés à la communauté internationale pour financer l’assistance humanitaire dans le pays mais 25% seulement de cette enveloppe a été obtenu. Le plaidoyer de M. Dieng porte sur le financement des opérations d’urgence du PAM en Centrafrique jusqu’en décembre 2016.

 

Le PAM veut soutenir le gouvernement dans le domaine agricole en faisant la promotion des achats locaux auprès des petits producteurs et le renforcement de leur capacité, a déclaré à la presse Abdou Dieng après sa rencontre avec le Président de la République Faustin Archange Touadéra.

 

Le but ultime, a-t-il souligné, est de satisfaire les populations jeunes qui s’investissent dans l’agriculture afin qu’elles aient des ressources.

 

Cette visite de quatre jours a permis à M. Dieng de rencontrer également d’autres partenaires de la République Centrafricaine plus spécialement certaines organisations humanitaires installées dans le pays et qui travaillent en collaboration avec le PAM.

 

Le PAM assiste environ 500.000 et 600.000 personnes en Centrafrique, chaque mois à travers les distributions générales de vivres et de bons alimentaires.

 

 

Pluies à Bangui : 500 sans-abris et 30 maisons détruites

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-07-28 16:23:41 Les pluies diluviennes qui se sont abattues deux jours durant sur Bangui ont fait 500 sans-abris et provoqué l’écroulement de plus de trente maisons, selon un bilan présenté ce jeudi par les responsables du ministère des Affaires sociales


Par ailleurs, le centre-ville et tous les quartiers au sud de la capitale centrafricaine sont inondés, à l’issue de ces pluies qui sont tombées de lundi à mardi soir. 
Pourtant, selon les responsables, le bilan dressé est loin d’être exhaustif. 

Pour sa part, le Président Faustin-Archange Touadéra s’est rendu mercredi après-midi dans le 6ème arrondissement de Bangui pour rencontrer et réconforter les victimes des inondations. 


Sur place, il leur a promis un soutien du gouvernement dans les jours à venir, après le bilan dressé par les services des Affaires sociales.


Le manque de canalisation dans ces quartiers est généralement à l’origine des inondations notées pendant la période pluvieuse.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4859139#sthash.20QvW1Vj.dpuf

 

 

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Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:53

  

 

http://lepays.bf/  27 juillet 2016

 

Le mardi 26 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU (Organisation des Nations Unies) a reconduit à l’unanimité, le mandat des Casques bleus en Centrafrique jusqu’en novembre 2017. Ce renouvellement intervient dans un contexte marqué essentiellement par les faits suivants : l’élection, en février 2016, à la présidence de la République centrafricaine, de Faustin Archange Touadéra, la fin de l’opération Sangaris prévue en octobre prochain et les attaques sporadiques des groupes armés qui semblent reprendre du poil de la bête dans le Nord du pays. Le nouveau président, bien qu’il ait été démocratiquement élu et malgré sa volonté affichée de remettre la RCA sur les rails, a encore du chemin à faire pour arrimer le pays à la stabilité et à la paix, condition sine qua non pour la reconstruction et le développement de la RCA. Et quand on sait que le pays a été maintenu jusque-là en vie grâce, notamment à la puissance de feu de l’opération Sangaris dont le retrait est annoncé pour octobre prochain, l’on ne pouvait s’attendre qu’à un renouvellement de la Minusca.

 

Les Centrafricains ne peuvent que s’en réjouir

 

D’ailleurs, les nouvelles autorités du pays, avec le président Faustin Archange Touadéra en tête, l’avaient souhaité en des termes pathétiques et sans la moindre ambiguïté. Et la France qui semble avoir mis un point d’honneur à ce que son ex-colonie ne soit pas rayée de la carte du monde, a relayé ce cri de détresse et cette supplication au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, en proposant une résolution dans le sens d’un renouvellement du mandat des Casques bleus. Dieu merci, peut-on dire, les membres du Conseil de sécurité n’ont pas eu besoin de pinailler, comme ils en ont l’habitude, pour adopter la résolution introduite par l’Hexagone. Les Centrafricains, tout comme tous ceux qui ont une pensée pour ce pays meurtri, ne peuvent que s’en réjouir. Car, le moins que l’on puisse dire, est que c’est une mesure salutaire pour la RCA. Mieux, le mandat des Casques bleus, cette fois-ci, semble avoir pris la pleine mesure de la situation en se fixant pour but d’aider à la stabilisation du pays avec trois priorités : la protection des civils et des droits de l’Homme, un dialogue national inclusif et la réforme du secteur de la sécurité et de la justice. Pour y parvenir, l’ONU se donne 2 à 3 ans. L’on croise les doigts pour qu’à l’heure de l’évaluation, le satisfecit soit au rendez-vous. Mais force est de reconnaître que la tâche de l’ONU ne sera pas de tout repos et c’est un euphémisme de le dire. En effet, en RCA, tout est à refaire. Si l’on prend par exemple la réforme des secteurs de la sécurité et de la justice, qui, à notre sens, est le prérequis pour atteindre les objectifs relatifs à la stabilisation et au dialogue inclusif, l’on peut être circonspect quant aux chances de l’ONU de parvenir, dans les délais qu’elle s’est fixés, à la mise en place d’une armée digne de ce nom et à la réhabilitation de l’ensemble de l’appareil judiciaire. Pour constituer une armée républicaine, on le sait, il faut au préalable que tous les Centrafricains aient  conscience d’appartenir à une même nation. Or, c’est ce qui manque le plus dans l’ex-Oubangui-Chari, où depuis l’indépendance acquise en 1960, tous les présidents qui se sont succédé à la tête du pays, à l’exception de l’actuel président, avaient d’autres chats à fouetter que de bâtir une nation.

 

Les Casques bleus, à eux seuls, ne peuvent pas sauver les Centrafricains

 

La seule personnalité politique qui pouvait relever ce défi, était Barthélémy Boganda. Malheureusement, sa disparition dans des conditions non encore élucidées en 1959, ne lui a pas laissé le temps de le faire. Depuis lors, la RCA a été pilotée par des personnages loufoques et tribalistes jusqu’au bout des ongles, la palme d’or revenant à Jean Bedel Bokassa. Des monstres comme les anti-balaka et la Seleka sont des purs produits de ce passé nauséeux. Et pour faire entendre raison à ces forces du mal à l’effet de conjurer le mauvais sort qui semble s’acharner contre la RCA, il va falloir que les Casques bleus bandent les muscles. Car, les individus qui constituent ces milices n’ont point intérêt à ce que la RCA retrouve la normalité dans le cadre d’un Etat de droit. Mais encore faut-il que la Minusca elle-même se décide à se délester de ses soldats qui, sous la bannière de l’ONU, sont enclins à poser des actes aux antipodes de la morale. Car, il n’y a rien de plus indécent que de profiter de l’état de détresse d’un pays, comme c’est le cas aujourd’hui de la RCA, pour tordre le cou aux bonnes mœurs. L’ONU a l’obligation politique et morale d’appliquer la tolérance zéro par rapport à cela. Déjà, l’on peut se réjouir que la structure dirigée par Ban Ki-Moon ait pris la décision de ne plus accueillir au sein des Casques bleus, des soldats en provenance de certains pays jugés peu regardants sur les principes moraux. Cela dit, les Casques bleus, à eux seuls, ne peuvent pas sauver les Centrafricains si ces derniers, de manière individuelle et collective, refusent de grandir. Tant que cette condition ne sera pas remplie, aucune avancée significative et durable vers la paix et le développement, ne peut être réalisée dans ce pays. C’est pourquoi le nouveau président, Faustin Archange Touadera, doit être encouragé dans sa volonté affichée de transcender les clivages politiques et confessionnels, qui ont fait tant de mal à la RCA, pour fédérer toutes les énergies autour des impératifs de réconciliation et du vivre-ensemble dans la diversité. Si le peuple centrafricain, dans sa majorité, lui a fait confiance en le portant à la tête du pays, c’est que, quelque part, il le croit capable de le conduire vers des lendemains enchanteurs. Il lui revient donc de prouver qu’il n’est pas un président de l’acabit de ses prédécesseurs. Car, les grands hommes se reconnaissent, entre autres, à leur capacité de tirer leur peuple de la désolation et de la fatalité et ce, quelle que soit l’adversité à laquelle il fait face.

 

« Le Pays »

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA PROTECTION DES CIVILS RESTE AU CŒUR DU NOUVEAU MANDAT DE LA MINUSCA

 

Bangui, 27 juillet 2016 – La résolution 2301 adoptée mardi par le Conseil de sécurité des Nations Unies et qui proroge le mandat de la Minusca jusqu’au 15 novembre 2017, maintient la protection des civils au cœur du mandat de la Mission, a défendu le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. «L’objectif principal du nouveau mandat est de réduire durablement la présence de groupes armés et la menace qu'ils représentent », a résumé Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, ce mercredi 27 juillet 2016.

 

Selon le porte-parole, la résolution recommande une approche multidimensionnelle avec trois principaux piliers à savoir un dialogue politique national sans exclusive ; le DDR, la Réforme du secteur de sécurité et la promotion de la réconciliation ainsi qu’une assistance au Gouvernement en matière de justice et de lutte contre l’impunité. Il s’agit d’une résolution importante et adaptée aux récents changements en République centrafricaine avec des élections présidentielle et législatives réussies et la mise en place des institutions nationales », a ajouté Monteiro.

 

Plus adapté aux récents développements intervenus dans le pays, la résolution 2301 appelle à un dialogue politique inclusif et surtout au désarmement, conformément aux Accords de Bangui et de Brazzaville. Dans cette dynamique, Monteiro a rappelé que la Mission est prête à appuyer les autorités centrafricaines afin qu’elles se dotent des attributs d’un État moderne. «La Minusca mènera ses tâches avec diligence, détermination et esprit de sacrifice pour que le pays puisse renouer avec la stabilité et créer un environnement propice à la croissance et au développement au profit de la population » a-t-il insisté. L’effectif maximal autorisé de la Minusca reste fixé à 10 750 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état-major, 2 080 policiers, dont 400 agents de police, et 108 responsables des questions pénitentiaires.

 

Lors de la conférence de presse, le porte-parole a également annoncé l’arrivée à Bangui du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire général auprès de la Minusca, Fabrizio Hochschild, nommé vendredi dernier par Ban Ki-moon. Egalement Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Coordonnateur humanitaire et Représentant résident du PNUD, il succède à Aurélien Agbénonci.

 

En ce qui concerne les Droits de l’Homme, Monteiro a indiqué que 16 incidents de violations et abus des droits de l’homme, ayant entrainé au moins 46 victimes, ont été documentés dans tout le pays. D’autre part, le porte-parole a annoncé la poursuite des activités à Haute intensité de main d’œuvre (THIMO) au bénéfice des jeunes à risque à Bangui. Il s’agit de la réhabilitation de la Bibliothèque de l’Université de Bangui avec l’aménagement de l’espace vert et de la construction d’un site de production de biogaz à Boy Rabe, dans le 4e arrondissement, en partenariat avec une ONG locale. Les deux projets emploient 110 jeunes. Les activités THIMO ont déjà contribué à la mise en place de 48 groupements de jeunes qui créent des activités génératrices de revenus, soit un total de 1.127 personnes dont 458 femmes. En plus de l’auto-emploi, le programme mis en place par la Minusca et le PNUD permet de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires et de renforcer la cohésion sociale dans les communautés.

 

S’agissant de la Force de la Minusca, son porte-parole, le Lieutenant-colonel Clément Cimana, a fait état d’une situation sécuritaire volatile en raison des affrontements entre groupes armés. A cet égard, la Minusca a renforcé sa présence dans les localités affectées en multipliant les patrouilles, notamment dans la Nana Mambéré (Niem Yelewa), la Nana Gribizi, la Basse Kotto ainsi que dans l’Ouham et l’Ouham Pendé. Le Colonel Cimana a également annoncé la réhabilitation d’infrastructures routières par le génie de la Force entre Bangassou, Rafaï et Obo et la réparation de 12 ponts sur l’axe Bria-Yalinga. Les activités du génie se poursuivent dans d’autres villes du pays, avec entre autres le forage de puits d’eau à Berberati et dans d’autres localités. En appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la Force a escorté environ 800 véhicules commerciaux sur les principaux axes routiers.

 

Pour la police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé l’arrestation et l’inculpation depuis le 20 juillet des faussaires dont ont été victimes les joueurs de l’équipe nationale de football et des agents de l’Autorité Nationale des Elections. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires et sur instructions du Procureur Général, Salifou Konseiga a indiqué que la Police Minusca a procédé au transfèrement de détenus à haut risque de la prison de Ngaragba à celle du Camp De Roux. Ils avaient tenté une évasion dans la nuit du 20 au 21 juillet 2016.

 

Lu pour vous : RENOUVELLEMENT DU MANDAT DE LA MINUSCA : Une mesure salutaire pour la RCA
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:26
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:02
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
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