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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:48

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 11/06/16 (Xinhua) -- Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rencontré vendredi Faustin Archange Touadera, président de la République centrafricaine, pour discuter de la situation dans le pays, y compris du dialogue du président avec les représentants des groupes armés.

 

"Le secrétaire général a noté que le pays avait tourné une nouvelle page après l'organisation des élections démocratiques", a indiqué à la presse le porte-parole de l'ONU, Stephane Dujarric, à l'issue de cette rencontre.

 

"Le secrétaire général a salué la position du président envers les groupes armés et sa vision pour un processus global afin de prendre en compte les raisons profondes qui les ont poussé à prendre les armes."

 

Le secrétaire général a également salué la décision du président et de son gouvernement de poursuivre ce processus dans un esprit de réconciliation nationale et d'intégration, guidé par les principes et les proposition du Forum de Bangui, a fait savoir le porte-parole.

 

"Le secrétaire général a appelé les groupes armés à saisir cette occasion offerte par l'initiative du président afin de rétablir la paix et la stabilité dans le pays en s'engageant dans ce processus de bonne foi", a déclaré le porte-parole, ajoutant : "Il a souligné que le rétablissement de l'autorité de l'Etat était crucial pour la sécurité et la reprise socio-économique du pays."

 

Le secrétaire général a par ailleurs mis l'accent sur l'importance du soutien de la communauté internationale aux efforts de la République centrafricaine visant à s'attaquer aux causes fondamentales de la crise, a ajouté le porte-parole.

 

De grands efforts sont en cours en République centrafricaine pour rétablir la paix et la stabilité dans ce pays déchiré par la guerre.

 

Le 10 décembre 2012, la République centrafricaine a été plongée dans une guerre opposant la coalition rebelle, la Seleka, aux forces gouvernementales. La Seléka a pris le pouvoir en chassant le président Francois Bozize en mars 2013, où le leader rebelle Michel Djotodia s'est déclaré chef de l'Etat.

 

 

Centrafrique : l’Onu au bord du gouffre

 

Par La redaction de Mondafrique - 9 juin 2016

 

En Centrafrique, la mission de maintien de la paix de l’Onu, la Minusca, va de Charybde en Scylla. Après les accusations portant sur des viols d’enfants centrafricains et le non renouvellement des unités fournies par la police burundaise soupçonnée de commettre des exactions au Burundi, d’autres faits gravissimes entachent l’image déjà ternie de la mission.

 

Dans un rapport publié mardi 6 juin, l’ONG Human Rights Watch (HRW) accuse des casques bleus du Congo-Brazzaville d’avoir tué au moins 18 personnes entre 2013 et 2015. Un charnier de 12 personnes a été découvert à 500 mètres d’une base des forces du maintien de la paix congolais à une centaine de kilomètres au nord de Bangui. A l’issue du match éliminatoire de la CAN 2017 opposant la RCA à l’Angola le 5 juin, un casque bleu Rwandais a assassiné, devant des centaines de personnes, un supporter centrafricain au risque de rallumer les affrontements intercommunautaires. Enfin, la route stratégique qui relie la Centrafrique au Cameroun reste extrêmement dangereuse pour les commerçants régulièrement victimes de pillages et d’agressions sous les yeux des contingents du Bangladesh.

 

Ces dernières semaines, plusieurs observateurs pointent les tentatives de recomposition de l’ex Seleka notamment dans le nord-est du pays sans réaction de la Minusca désormais privé du soutien des militaires français de Sangaris. Ecoeuré face à cette situation, Anders Kompass, le directeur des opérations du Haut commissariat aux droits de l’Homme qui avait dénoncé les crimes sexuels en RCA a démissionné de son poste le 7 juin.

Le secrétaire général de l'ONU rencontre le président centrafricain sur le processus de paix dans le pays
Le secrétaire général de l'ONU rencontre le président centrafricain sur le processus de paix dans le pays
Le secrétaire général de l'ONU rencontre le président centrafricain sur le processus de paix dans le pays
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Centrafrique-Presse.com
13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:45

 

 

Par RFI Publié le 11-06-2016 Modifié le 11-06-2016 à 00:10

 

Le Premier ministre centrafricain Simplice Sarandji a sollicité ce vendredi 10 juin un vote de confiance des députés après avoir prononcé sa déclaration de politique générale et répondu à leurs questions. Sur les 120 députés présents, 119 ont voté pour. Mais derrière cet unanimisme politique se cache la peur d'un retour en arrière.

 

C'est l'union sacrée derrière Simplice Sarandji et le président Faustin-Archange Touadéra. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’un blanc-seing est accordé au gouvernement. L'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) d'Anicet-Georges Dologuélé avait ainsi demandé au Premier ministre de chiffrer sa copie, faisant planer le doute sur son vote, pour finalement revenir à de bons sentiments au nom de cette union sacrée.

 

D'autres groupes parlementaires ont eu des propos durs, voire menaçants. Plusieurs députés ont interpellé Simplice Sarandji sur le réarmement des Forces armées centrafricaines. Le Premier ministre a déclaré que le processus serait long et a souligné l'importance du DDR (le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion).Comme le dit un observateur, c'est « l'intérêt de la Centrafrique qui a prévalu ».

 

L'union sacrée derrière Simplice Sarandji cache mal les attentes et les doutes

 

Le chef du gouvernement, dans ses réponses aux députés, a rappelé ses priorités: la sécurité et la paix, la cohésion sociale, la relance de l'économie, la bonne gouvernance. A plusieurs reprises, il a été applaudi, quand il évoquait la lutte contre la corruption, le vivre ensemble. Là les députés du Nord ont mis en garde le gouvernement : que l'histoire ne se répète pas, qu'enfin le Nord ne soit plus la dernière région du pays.

 

Rien à voir avec un état de grâce. Cette union sacrée derrière Simplice Sarandji cache mal les attentes et les doutes. A l'image des députés du Nord-Est. Cette région qui va de Ouanda Djallé à Birao est coupée du pays depuis toujours, enclavée. « C'est au Premier ministre de démontrer que cette région fait partie de la RCA, d'abord par le rétablissement des forces de sécurité et de défense », estime un observateur.

 

Mais le Nord-Est n'est que la très grosse épine dans le pied du Premier ministre. Car c'est en fait tout l'arrière-pays qui souffre, par manque d'Etat, d'écoles, de centres de santé, de routes. Simplice Sarandji dit avoir entendu le message.

 

Autre défi : ne pas favoriser un groupe plus qu'un autre

 

Autre défi pour Simplice Sarandji : ne pas favoriser un groupe armé plus qu’un autre, en clair les anti-balaka plus que les Seleka. « Le gouvernement doit briser la spirale des frustrations », estime un observateur.

 

Par ce vote unanime, c'est donc l'intérêt de la Centrafrique qui a prévalu. Simplice Sarandji a certes été applaudi à plusieurs reprises, quand il a évoqué la corruption ou le vivre ensemble. Mais dire est une chose, faire en est une autre, se disait un député. Gare à la déception et au découragement.

 

RCA: union sacrée derrière Simplice Sarandji, mais pas d’état de grâce
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 12:09

 

 

Par RFI Publié le 11-06-2016 Modifié le 11-06-2016 à 08:55

 

La France, qui tient la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU au mois de juin, organisait, le 10 juin au siège de New York, un débat public sur la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. Le président centrafricain ainsi que le ministre français des Affaires étrangères avaient fait le déplacement. Les deux hommes ont évidemment abordé la question des violences sexuelles faites aux civils et promis, une nouvelle fois, la tolérance zéro.

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Dans un contexte très critique pour les opérations de maintien de la paix en Afrique, que ce soit au Mali, au Soudan du Sud, au Darfour ou encore en République démocratique du Congo où les civils restent les premières victimes du conflit, l’ONU devait présenter un exemple de réussite et a choisi la Centrafrique avec la Minusca. Cette mission a réussi à éviter des crimes de masse et permis la tenue d'élections. Ce constat est partagé par le président nouvellement élu, Faustin-Archange Touadéra« Je tiens à témoigner la gratitude du gouvernement à la communauté internationale pour les appuis apportés dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat », a-t-il ainsi déclaré.

 

La réunion ministérielle était présidée par Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères français, qui a annoncé l’engagement de Paris à respecter les principes de Kigali qui donnent la priorité à la protection des civils.

 

Abus sexuels commis par des casques bleus

 

Il a aussi plaidé devant ses pairs pour une restructuration en profondeur des opérations de maintien de la paix : « On est à une étape où il faut améliorer la qualité des opérations, a déclaré l'occupant du Quai d'Orsay. Ce qui veut dire : des hommes mieux formés, peut-être plus nombreux, et aussi du matériel. Puis, des missions très claires, très précises, très exigeantes aussi pour que les populations sur place, quand elles voient des casques bleus arriver, soient heureuses aussi de voir qu’on a voulu les aider, les protéger, et qu’il n’y ait pas de dérives qui parfois peuvent être dramatiques. »

 

En filigrane, il a bien sûr été question des abus sexuels commis par les casques bleus et des soldats français en Centrafrique. La France a d’ailleurs rappelé à cette occasion son exigence d’exemplarité et promis à nouveau que la justice serait immédiatement saisie de toute allégation.

ONU: la France à l'initiative d'un délicat débat sur la protection des civils
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Centrafrique-Presse.com
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:53

 

 

http://www.voaafrique.com/  11 juin 2016

 

Pour Kampala l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) "n'est plus une menace" et le soutien de la communauté internationale n'est pas suffisant pour qu’il maintienne ses troupes en Centrafrique dans des opérations contre ses rebelles ougandais.

 

Le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, a annoncé que son pays envisageait ce retrait car ses objectifs dans la lutte contre la LRA ont été atteints.

 

"L'Ouganda envisage de retirer ses troupes de RCA (République centrafricaine) pour plusieurs raisons, l'une d'entre elles étant que la LRA n'est plus une menace", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée Paddy Ankunda. "Deuxièmement, le soutien international n'a pas été suffisant"

 

"L'Ouganda a atteint ses objectifs dans la lutte contre la LRA", a ajouté la même source. "La LRA s'est dégradée, elle n'a plus les moyens de faire la guerre".

 

En mars, deux ONG américaines avaient affirmé que la LRA avait enlevé plus de 200 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, depuis le début de l'année dans l'est de la Centrafrique.

 

Environ 2.000 soldats ougandais, soutenus notamment par des soldats américains, sont actuellement déployés dans l'est de la Centrafrique. Ils forment la colonne vertébrale d'une mission de l'Union africaine de lutte contre la LRA. Quelque 10.000 Casques bleus de la Minusca sont par ailleurs déployés dans le pays.

 

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, la LRA s'est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions, s'étendant en Ouganda, dans le Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

 

Elle a été depuis affaiblie par la capture ou la défection de plusieurs de ses chefs, le dernier en date (février) étant le commandant Okot Odek, mais l'état de déliquescence des autorités centrafricaines dans les régions de l'est, soumises aux bandes armées bien avant la chute en 2013 du président François Bozizé, a facilité sa pénétration.

 

Et l'accalmie des confrontations armées entre l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balakas semblent permettre à la LRA de gagner du terrain. Certaines de ses attaques se sont produites dans le nord-est de la Centrafrique, dans des zones échappant en grande partie au contrôle de la Minusca, présente dans les principales villes du pays.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants, d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

 

Avec AFP

 

L'Ouganda envisage de retirer ses troupes luttant contre la LRA en Centrafrique
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:49

 

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Membre de l’Internationale Socialiste

M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté - Travail

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

 

     BUREAU POLITIQUE

          GROUPE PARLEMENTAIRE MLPC

 

DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE MLPC RELATIVE AU DISCOURS PROGRAMME DU

PREMIER MINISTRE CHEF DU GOUVERNEMENT

Son excellence SIMPLICE MATHIEU SARANDJI

 

Conformément à l’article 54 de la Constitution du 30 mars 2016, Son Excellence Simplice Mathieu SARANDJI, Premier ministre, Chef du Gouvernement a exposé devant la représentation nationale, en date du mardi 07 juin 2016, son programme de politique générale.

 

Le Groupe Parlementaire du « Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain »  (MLPC) a suivi avec une attention particulière ce discours-programme et s'est ensuite attelé à l'examiner dans ses moindres détails et dans son intégralité. Ce double exercice est impératif car à travers les représentants de la nation, c'est l'ensemble du peuple centrafricain qui veut s'assurer de la crédibilité et de la fiabilité de votre feuille de route. 

 

Nous commencerons par des observations de forme: le groupe MLPC pense que votre discours-programme est excessivement long, soit 73 pages au total. En plus, avec   l'enchevêtrement des priorités et des engagements forts, et la redondance de certaines thématiques, il n'est pas aisé d'identifier le fil conducteur de votre programme politique.

 

Mais passons à l'essentiel, c'est-à-dire au fond: dans tout le discours programme, il n'y a aucun chronogramme d'exécution des nombreuses actions que vous énumérez, et encore moins d'indications sur le coût de ces différents projets et programmes. Si comme vous l'affirmez, la pression fiscale est de 7,1% du PIB et que les salaires et autres fonctionnement absorbent 6% du PIB, votre marge de manœuvre est de 1,1% du PIB en recettes fiscales.

 

Comment vous allez vous y prendre  pour accroître sur la durée la pression fiscale et financer le développement de ce pays post-conflit?  Nous ne voyons pas d'indications ni de réponses claires à cette interrogation, car l'argent constitue le nerf de la guerre, et sans garantie ni certitude de ressources internes conséquentes, aucune politique de croissance et de développement ne pourra être menée dans la durée.

 

 Votre programme de politique générale est articulée autour de  quatre grands axes prioritaires qui nous inspirent les interrogations suivantes:

 

I_ SUR LA PREMIERE PRIORITE DU GOUVERNEMENT : PAIX, SECURITE ET COHESION SOCIALE, nos préoccupations portent sur quatre points:

 

Premièrement,  en pages du 5, 6 et 7 du document vous avez développé votre vision du programme national de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Le Groupe Parlementaire MLPC constate que dans votre gouvernement, aucun ministre n'est en charge du DDRR, puisque c'est un Ministre Conseiller Spécial du Président de la République, Coordonateur du DDRR, à la RSS et la Réconciliation Nationale, nommé par Décret N° 16.247 du 18 mai 2016  qui en a en charge cette responsabilité.

 

Il résulte de cette situation que l'Assemblée nationale  se trouve de facto dessaisi de toute possibilité d’interpellation du Ministre en charge du DDRR et de la RSS puisqu'il n'y en a pas au gouvernement. Cette situation ne va pas sans violer la disposition de l’article 89 de la Constitution du 30 mars 2016 qui énonce les moyens d’information, de contrôle et d’action du Parlement sur le Gouvernement au nombre desquels, il faut ranger l’interpellation collective du gouvernement, et l’interpellation individuelle des membres du gouvernements. Il nous faut une réponse de votre part par rapport à cette situation de droit.

 

Deuxièmement, aujourd'hui toute la population centrafricaine réclame à cor et à cri  le redéploiement sur le terrain des Forces Armées Centrafricaines (page 11 1er et 2ème paragraphe). Cependant, votre discours programme ne fait allusion à aucun  chronogramme relatif à la formation, à l’équipement et au déploiement des éléments FACA sur le terrain, dans un contexte où les groupes armés semblent reprendre du poil de la bête et écument différentes zones du nord et de l’est du pays. 

 

Troisièmement,  à la page 11, vous affirmez que le  groupe terroriste Boko Haram est déjà présent dans le nord de notre pays. Compte tenu du mode opératoire de ce groupe terroriste, vous devez nous informer des mesures envisagées par le gouvernement pour leur faire face, si vous confirmez cette information.

 

Quatrièmement,  à la page 15, vous parlez  des 176 Maires que compte le pays, sans nous dire  si les Maires en Centrafrique vont assez rapidement être élus ou si la pratique des délégations spéciales a encore de beaux jours devant elle. Nous rappelons que la lettre et l’esprit de l’article 129 al. 3 de la Constitution du 30 mars 2016 impose que les Maires soient désormais élus.

 

II-SUR LA DEUXIEME PRIORITE DU GOUVERNEMENT : LA RELANCE ECONOMIQUE

 

Sur cette seconde priorité, le Groupe Parlementaire MLPC relève les points suivants:

Premièrement, on note, qu'à la page 22, il est évoqué la volonté du Gouvernement de relancer durablement l’agriculture, mais aucune mesure concrète n'est proposée pour la  relance des filières agricoles, notamment les filières du coton, du café, et du palmier à huile, notamment de la  palmeraie de Bossongo, pour ne citer que ces trois secteurs.

 

- le secteur du coton, qui fait vivre plus d'un million de centrafricains, est en mort clinique: depuis  la disparition après le 15 mars 2003 de la Société Cotonnière Centrafricaine (SOCOCA), les cotonculteurs sont en proie à de graves problèmes : très faible production, non achat, précarité sociale des producteurs, dégradation avancée des routes, pistes et ponts autrefois entretenues par la filière cotonnière. En  lieu et place de la SOCOCA, et depuis 2006, nous avons plutôt une Cellule Coton directement rattachée au Ministère de l’Agriculture, dépourvue de tout statut juridique, et donc de personnalité juridique nécessaire à l’accomplissement de ses fonctions. Le Groupe Parlementaire MLPC pose donc au Premier ministre, Chef du Gouvernement, la question de savoir ce que le gouvernement compte faire pour opérer un changement rapide dans ce secteur si important de l’économie nationale ?

 

- la filière caféière est totalement désorganisée et, le café centrafricain produit dans des conditions très difficiles est vendu au tiers du prix normal c'est-à-dire bradé à des acheteurs souvent venus des pays voisins.

 

- Enfin la filière de l'huile de palme, avec la société CENTRAPALM traverse une grave crise sans que soient recherchées, proposées et appliquées des mesures de redressement. Que compte faire le Gouvernement actuel pour une redynamisation de cette filière et pour sauver cette exploitation?

 

Deuxièmement, si la mise en valeur de nos richesses minières évoquée en page 29 ne peut se concevoir sans la révision du Code Minier, il est plus urgent que les différentes conventions existantes et à venir soient connues de la représentation nationale, afin d'en vérifier les apports réels sur le plan fiscal et budgétaire..

 

Pour terminer, nous relevons que le présent débat politique qui est d’une grande importance pour notre pays  n’est malheureusement pas suivi en dehors de la capitale Bangui, du fait que la Radio nationale centrafricaine n’émet plus sur les ondes courtes depuis le sabotage des installations de Bimbo. Même si dans votre discours programme, vous n'avez pas fait mention de la volonté du gouvernement de parvenir dans un bref délai à une réhabilitation totale de la Radio nationale,  dans l’intérêt du peuple centrafricain, nous espérons que vous y penserez.

 

Le Groupe Parlementaire MLPC vous accordera sa confiance, Monsieur le  Premier ministre, et nous vous jugerons à l'acte. La confiance oui, mais la vigilance sera de mise !

 

Pour le Groupe Parlementaire MLPC,

 

Le Président du Groupe

 

 

Honorable Clément NOBONA,

Député de Kabo I

 

 

DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE MLPC RELATIVE AU DISCOURS PROGRAMME DU PREMIER MINISTRE CHEF DU GOUVERNEMENT
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:42

 

 

 

(Palais de l’Assemblée Nationale)

 

  • Honorable Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
  • Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
  • Distingués personnalités ;
  • Mesdames et Messieurs,
  •  

Après trois (3) années difficiles de transition, le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) salue le retour de notre pays à l’ordre constitutionnel normal, et rend  un vibrant hommage au Conseil National de Transition qui a joué un rôle fondamental durant cette période tumultueuse de notre histoire.  

 

Avant toute chose, le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) présente ses chaleureuses félicitations aux fauves qui ont réussi une belle performance en remportant une brillante victoire le dimanche dernier. Toutes nos prières et nos sentiments affectueux les accompagnent dans cette noble mission.

 

  • Monsieur le Premier Ministre ;
  • Distingués personnalités ;
  • Mesdames et Messieurs,
  •  

Le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) membre de la majorité présidentielle saisi cette opportunité pour vous faire partager dans le cadre d’un débat républicain à l’occasion de la déclaration de politique générale du Premier Ministre, sa conviction profonde sur les actions que le gouvernement doit entreprendre en cette période marquant le retour à la légalité constitutionnelle et dont l’aboutissement pourra satisfaire les aspirations profondes de nos populations.

 

Le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) pense que les actions à mener sans délai par le gouvernement concernent les volets suivants :                                                                                                                                                                                                       

  • La paix et la sécurité ;
  • La réconciliation nationale et la cohésion sociale ;
  • La relance économique et la reconstruction post-crise ;
  •  

C’est à l’aune de ces piliers que le gouvernement doit conduire son action sous la très haute égide du Président de la République Chef de l’Etat, Son Excellence Faustin Archange TOUADERA en vue d’apporter des réponses concrètes aux réelles préoccupations de nos concitoyens.

 

  1. LA PAIX ET LA SECURITE
  2.  

Nous savons tous que la paix et la sécurité sont des préalables à tout programme, à tout développement. La paix n’est pas une option, mais bien une obligation de bon sens qui est partagé par le plus grand nombre de nos compatriotes. C’est pourquoi, le gouvernement doit réellement se déployer pour mobiliser toutes les ressources nécessaires aussi bien matérielles que diplomatiques et collectivement, nous devrions faire preuve d’imagination afin de tout faire pour gagner la bataille de la paix et de la sécurité.

 

Il doit faire de la sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire un préalable qui est aussi un objectif incontournable, si nous voulons favoriser le bien-vivre et le mieux vivre ensemble.

 

Dans ce cadre, il est nécessaire que le gouvernement traite, prioritairement, la question de la sécurité en liaison avec le processus du désarmement, de démobilisation et de réintégration des ex-combattants.

 

Il doit, par ailleurs, consentir des efforts financiers à l’équipement de la police et de la gendarmerie, tant en moyens d’interventions qu’en matière de mobilité et de communication, afin de les rendre plus opérationnelles et plus visibles sur l’ensemble du territoire – Le Peuple doit se sentir en sécurité.

 

LA RECONCILIATION NATIONALE ET LA COHESION SOCIALE

 

Le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) pense que la réconciliation nationale n’est pas une option, mais bien une obligation de bon sens. Et le gouvernement doit résolument, avec détermination et engagement y consacrer l’énergie qu’il faut et correspondant au défi que nous devons collégialement faire face.

 

Des actes majeurs doivent être posés pour créer les conditions du pardon et de la réconciliation ; cela devra se faire sans impunité.

 

En tout état de cause, le gouvernement doit poursuivre les efforts en matière de réconciliation afin de renforcer les liens entre toutes les centrafricaines et tous les centrafricains qu’ils soient du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest.

 

Ces efforts valent également dans la recherche d’un climat social et politique apaisé, car notre pays et le peuple tout entier ont besoin de sérénité après ces périodes troubles ; - la reconstruction de soi-même, la reconstruction de l’identité nationale et celle de l’Etat républicain passent obligatoirement par là.

 

Et du reste, sans climat de sérénité, aucun travail constructif, quel qu’il soit, ne serait à notre avis, être pleinement fructueux encore moins bénéfique au peuple, s’il doit aussi plus se dérouler dans une atmosphère nationale de dispute sociale et de déchirement permanent.

 

Il est de notoriété publique que sans la paix aucun développement n’est possible ; -  car c’est la paix qui favorise un mode de vie normale favorable à l’épanouissement collectif.

 

C’est pourquoi, le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) ne cessera jamais de souhaiter la paix pour chaque centrafricaine et chaque centrafricain, - souhaiter la paix pour notre pays, souhaiter la paix à notre peuple  puisque c’est de celle-ci que dépendent pour beaucoup, la sérénité favorable à une économie prospère, stimulant les investissements privés qui, comme nous le savons tous,  est créateurs d’emplois.

 

Si nous évoquons ces questions mesdames et messieurs, c’est parce que notre pays est affecté d’une mentalité dominée par le soupçon permanent, la peur, l’intolérance et une inclination systématique à rechercher l’affrontement.

 

Si nous en parlons, c’est parce que la République Centrafricaine à longtemps connu des comportements caractérisés par les rigidités et les inflexibles certitudes d’une classe politique, qui pendant longtemps a crue bien faire en refusant les compromis et les concessions, même les plus indispensables à la sauvegarde de l’équilibre national fondé sur le dialogue et la concertation.

 

Les conséquences de cette attitude psycho-rigide collective sont là :

 

La République Centrafricaine a connu pendant plus de vingt (20) ans, au moins, sur tous les plans une évolution plus ou moins négative, aussi frustrante que pénalisante, pour les populations.

 

Le bilan de tout cela est que l’indice de développement humain (IDH) de notre cher et tendre pays se déprime profondément année après année ; cela nous classe, malheureusement parmi les derniers de la classe or que le potentiel naturel de notre pays nous autorise à être plus ambitieux et à espérer mieux.

 

Encore une fois, c’est malheureusement, faute de stabilité et d’esprit de compromis, que la mise en œuvre des programmes économiques susceptibles de conduire à la valorisation des richesses nationales, ont évolué en dents de scie et à bien des égards, s’est inscrite au plan de la stratégie économique, dans la logique du perpétuel recommencement.

 

Les partenaires de la République Centrafricaine ne s’y retrouvaient pas et ont ainsi vu pendant longtemps leur enthousiasme achopper, contre l’impéritie d’une classe politique, plus soucieuse du positionnement de ses membres dans les sphères du pouvoir, que d’une véritable stratégie nationale, cohérente, concertée et durable, d’exploitation des richesses du pays, au profit de l’amélioration des conditions de vie du véritable propriétaire du titre foncier de la République qui est le PEUPLE Centrafricain.

 

  1. LA RELANCE ECONOMIQUE ET LA RECONSTRUCTION POST-CRISE
  2.  

Le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) se félicite de ce que le gouvernement a prévu un plan national de développement couvrant les cinq prochaines années.

 

Le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) estime qu’il est nécessaire de remettre à niveau les infrastructures économiques et sociales du pays après le changement intervenu, pour permettre à l’Etat de renouer avec la croissance, avec le progrès, avec la prospérité et ainsi de disposer de ressources suffisantes, et de s’affranchir de la dépendance extérieure.

 

Que les centrafricains ne se trompent pas, le développement de notre pays doit demeurer une préoccupation nationale, car le salut de la Nation dépend d’abord de l’effort de ses propres enfants, l’appui des partenaires extérieurs ne peux venir qu’en appoint.

 

–En outre, la mise en œuvre d’un plan de sauvetage de nos régies financières devrait permettre d’améliorer la transparence et l’efficacité de nos finances publiques, ainsi que des secteurs clés de notre économie.  

 

Le Groupe Parlementaire du Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) exhorte le gouvernement à poursuivre durant les prochaines années les réformes au niveau des mines, de l’énergie ainsi que des autres filières agricoles (coton, café, vivriers) afin d’attirer plus d’investissement et de créer des emplois. Comme vous le savez, le secteur privé à toujours été  le moteur de l’économie de la République Centrafricaine et plus que jamais il doit en être le moteur.

 

C’est pourquoi le gouvernement devra poursuivre les actions visant l’amélioration de l’environnement des affaires pour favoriser l’investissement tant intérieur qu’extérieur. – La Diaspora centrafricaine devra obligatoirement y jouer un rôle prépondérant.

 

Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs, la relance économique et la reconstruction post-crise auxquelles nous parlons  suppose l’existence d’un climat politique apaisé et sans persistance de ces querelles politiciennes si dommageables pour la réputation d’un pays.

 

Il est de notoriété publique que les investisseurs veulent des garanties de stabilités pour protéger et fructifier leurs capitaux ; Nous comptons donc sur le gouvernement afin d’apporter ces garanties attendues.

 

Les investisseurs se soucient en général peu de savoir, de la classe politique, qui à raison et qui à tord, mais d’un pays où existe un consensus fort entre les acteurs politiques, s’agissant du climat des affaires.

 

Notre pays a besoin à cet égard d’une relecture des comportements politiques. Car on ne sert pas les intérêts de son pays en étant seulement aux commandes de l’Etat, on peut aussi les servir très efficacement dans toutes activités créatrices de richesses lorsque celles-ci ont vocation de construire l’économie et la paix.

 

Le Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres) conformément à son idéologie basée sur la paix, le travail et le développement, membre de la majorité présidentielle, exhorte tous les élus de la Nation à voter cette déclaration de politique générale du gouvernement pour permettre à notre pays de retrouver la voie de la prospérité.

 

Le Rassemblement Pour la République (R.P.R et Autres), c’est ‘‘l’avenir en confiance’’.

 

Je vous remercie

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DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE DU RASSEMBLEMENT POUR LA REPUBLIQUE (RPR et Autres) RELATIVE AU PROGRAMME POLITIQUE GENERALE DU GOUVENERMENT
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 20:42

 

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 10 JUIN 2016

 

BANGUI, 10 juin 2016 (RJDH)–119 pour 1 contre, 8 absents, c’est le résultat du vote des parlementaires centrafricains en faveur de la politique générale du gouvernement qui s’est déroulé ce vendredi 10 juin au siège de l’Assemblée Nationale.

 

Cette politique générale de 73 pages a fait l’objet de discussions assorties des critiques en termes de chronogramme, de délais d’exécution et de mobilisation des ressources. Le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji s’est évertué à répondre à un certain nombre de préoccupations avant le vote des députés.

 

Selon Davy Yama, 3e vice-président du parlement, ce vote est la preuve de la confiance que les députés accordent au gouvernement et qu’ils seront vigilants pour suivre la mise en œuvre.

 

Le premier ministre au sortir de ce vote s’est dit heureux pour l’expression qui témoigne l’adhésion de tous les députés dans le cadre de l’union sacrée autour des actions de son gouvernement.

 

Le premier ministre avait présenté devant le parlement le 7 juin dernier son discours programme axé sur quatre piliers à savoir : paix sécurité et cohésion sociale, relance économique, politique et bonne gouvernance, affaire sociale et actions humanitaires.

 

Cet exercice est une exigence de la constitution en son article 54.

Centrafrique : Les députés approuvent la politique générale du Gouvernement
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:29

 

 

10 juin 2016 à 12h48 — Mis à jour le 10 juin 2016 à 14h46 Jeune Afrique par Vincent Duhem

 

Le retour en Centrafrique de Noureddine Adam, l'ancien numéro deux de la Séléka, a provoqué un début de polémique.

 

Les mois passent, les autorités changent et le problème reste le même, sans solution : que faire d’un homme dont les supposés crimes demanderaient qu’il soit mis hors d’état de nuire, mais dont l’arrestation pourrait paradoxalement mettre en péril la fragile stabilité d’un pays encore très vulnérable ?

 

Alors qu’il séjournait à N’Djamena depuis plusieurs semaines, Noureddine Adam a choisi de revenir en Centrafrique, au moment où son influence sur l’ex-rébellion Séléka déclinait. Dans la nuit du 24 au 25 avril, l’ancien numéro deux de la Séléka a regagné Ndélé (Nord de la RCA) avant de rejoindre son village natal pour y passer la période du ramadan.

 

Inscrit sur la liste des personnes sous sanctions de l’ONU, ses avoirs sont gelés et il est, en théorie, interdit de voyager.

 

Ambitions intactes

 

« Nouredine Adam est rentré pour deux raisons : d’abord parce que les Tchadiens n’en veulent plus. Ensuite parce qu’il a pour ambition de refaire l’unité de la Séléka », explique une source diplomatique d’un pays d’Afrique centrale. Peu de temps avant qu’il ne refasse surface en RCA, un étrange communiqué évoquant une possible réunification des différentes composantes de cette ancienne coalition rebelle – l’UPC d’Ali Darassale FPRC de Noureddine Adam, le RPRC de Joseph Zoundeko ou le MPC de Mahmat Al Katim – avait circulé.

 

Il n’en est rien. Selon nos informations, si le FPRC et le RPRC ont bien tenté de ramener à eux les deux autres groupes, ces derniers ont refusé. « L’UPC et le MPC sont les deux entités les plus fortes militairement. Elles ont compris qu’elles n’avaient aucun intérêt à se railler à Noureddine Adam », précise une source sécuritaire française. Récemment, des heurts entre le MPC et le FPRC ont d’ailleurs poussé les hommes d’Adam à se replier sur Ndélé et Birao (Extrême-Nord).

 

Même en difficulté, l’homme, rugueux et taiseux, garde une certaine capacité de nuisance. Ses connexions dans les pays du Golfe lui permettent notamment de disposer d’une assise financière importante. Alors que le retrait de la force Sangaris est prévu pour la fin de l’année, sa présence inquiète.

 

Et maintenant ?

 

Problème : quand vient le moment d’aborder la question de sa possible arrestation, tout le monde botte en touche.

 

Interrogé par la presse centrafricaine le 3 juin, le représentant spécial du secrétaire générale des Nations unies, Parfait Onanga Anyanga, a déclaré que « l’arrestation de Noureddine dépendra des décisions de la justice centrafricaine. Toutefois,  si des mandats d’arrêts sont portés à la connaissance de la Minusca, des mesures seront prises ».

 

Les chances de voir un mandat d’arrêt émis dans les prochains jours sont apparemment minces. À l’heure actuelle, les autorités centrafricaines ne semblent pas avoir intérêt à précipiter la chute du rebelle aux allures de seigneur de guerre. Après avoir procédé à des consultations avec les différentes factions, le président Faustin-Archange Touadéra vient tout juste de former une structure chargée de gérer la question du processus de Désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement (DDRR). Il compte se montrer ferme tout en associant d’anciens rebelles à la gestion du pays. Une dangereuse politique de l’équilibriste que l’arrestation d’un des chefs rebelles les plus emblématiques pourrait compromettre.

 

Noureddine Adam bénéficie en outre du soutien du sultan de N’délé, Ibrahim Senoussi Kamoun, autorité morale de la ville dont il est également maire. Quelques jours après son retour, en 2015, une équipe de l’ONU basée à Kaga-Bandoro était allée à sa rencontre. Le chef rebelle les avait reçu au domicile du sultan. Devant les militaires onusiens, Adam s’était voulu conciliant. Il avait déclaré n’avoir aucune intention de relancer la guerre mais qu’il continuerait à protester contre l’exclusion des musulmans. Assis à ses côtés, le sultan avait acquiescé.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Centrafrique : que faire face au retour de Noureddine Adam ?
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:45

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#11/2016

 

 

 

Bangui, le 9 juin 2016 - La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) prend note du rapport publié par Human Rights Watch le 7 juin 2016 sur des meurtres qui auraient été commis par des militaires de la République de Congo à Boali, Mambere et Berberati entre décembre 2013 et juin 2015.

 

La Mission accueille les conclusions de ce rapport et partage le besoin de s’assurer que justice soit rendue aux victimes. Ainsi, la MINUSCA exhorte les autorités de la République du Congo à prendre toutes les mesures afin que les auteurs de tels crimes en soient tenus pour responsables.

 

Concernant le cas de Boali, l’unité de l’armée de la République du Congo impliquée dans ces meurtres a été rapatriée en 2014, avant le transfert de responsabilité de la Mission de l’Union africaine (MISCA) aux Nations Unies (MINUSCA), en septembre 2014. Depuis, la MINUSCA a conduit trois enquêtes et s’est engagée activement, en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, auprès de l’Union africaine et les autorités de la République du Congo, afin de demander que les enquêtes judiciaires soient ouvertes. Les conclusions des enquêtes menées par la Division des droits de l’Homme de la MINUSCA ont été partagées par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme avec le gouvernement congolais ainsi que les autorités centrafricaines en juin 2015. Elles ont été rendues publiques dans un communiqué de presse du Haut-Commissariat le 5 juin 2015. Le 3 mai 2016, les autorités de la République du Congo ont informé les Nations Unies de l’ouverture d’une  enquête sur le cas de Boali depuis le 30 juin 2015.

 

La MINUSCA regrette l’exhumation des corps à Boali, entreprise sous la supervision d’une ONG internationale à la demande des autorités locales. Bien qu’elle soit regrettable, l’exhumation des corps a été intégralement documentée, et la MINUSCA estime que les échantillons d'ADN peuvent être toujours récupérées et utilisées.

 

En juin 2015, dès qu’elle a été informée des allégations d’usage excessif de la force à Mambéré, impliquant les casques bleus de la République du Congo, la MINUSCA a immédiatement lancée une enquête. Suite à cette enquête, 20 membres du contingent congolais dont trois étaient des officiers de rang supérieur ont été rapatriés. Les conclusions d’une deuxième enquête des Nations Unies concernant ces allégations seront rendues publiques prochainement. Les autorités de la République du Congo ont informé la MINUSCA qu’une enquête judiciaire est en cours et que les mesures disciplinaires ont été prises contre les individus et commandants impliqués dans ces incidents.

 

L’Organisation des Nations Unies, y compris la MINUSCA, est déterminée pour que tout abus commis par ceux qui sont censés préserver la paix et protéger les civils, qu’ils soient d’une force onusienne, de l’Union africaine ou autre force de maintien de la paix, soient poursuivi et que justice soit faite.

 

LA MINUSCA PREND ACTE DU RAPPORT DE HUMAN RIGHTS WATCH SUR DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS EN CENTRAFRIQUE
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:38

 

 

10/06/16 (La Voix de l'Amérique)

 

Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a continué à présenter la politique générale de son gouvernement, au cours d'une autre session ordinaire de l'Assemblée nationale ouverte le 9 juin

 

En RCA, le Parlement poursuit ce vendredi des débats sur la politique générale du gouvernement.

 

Les échanges ont duré toute la journée d'hier sans prendre fin. Le document final présenté aux députés est diversement apprécié par les élus de la nation.

 

Toute une journée n'aura pas suffi aux députés d'examiner le plan d'action présenté mardi par le chef du gouvernement.

 

Quatre piliers résumés en 73 pages, le document a été diversement apprécié par les élus de la nation. Timoléon Baïkoua, député de Paoua 2, deuxième vice-président du parlement résume le document : "Je pense que chaque Centrafricain s'est retrouvé dans cette pléthore de constats fait par le Premier ministre".

 

"Il a parlé de quatre priorités sur la relance économique, sur la sécurité, sur la bonne gouvernance et sur les problèmes sociaux", explique-t-il.

 

Nombreux sont ceux qui se sont exprimés en faveur de ce programme du gouvernement. Toutefois, des députés comme Laurent Gon Baba de Baboua 1 y voient quelques manquements.

 

"Malheureusement, le programme ne précise pas un chronogramme des services en oeuvre et les moyens des mise en oeuvre", a-t-il relevé.

 

Les débats vont se poursuivre vendredi. Ils seront sanctionnés par le vote de la motion de confiance.

 

Avec notre correspondant en Centrafrique, Freeman Sipila

 

Les députés centrafricains sont partagés après la présentation de la nouvelle politique générale
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