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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:37

 

ENTRETIEN

 

Propos recueillis par Amaury Hauchard (Palerme, envoyé spécial) LE MONDE • 

 

Leoluca Orlando, membre du parti Rivoluzione civile (centre-gauche), maire de Palerme à trois reprises (1980-1985, 1993-2000 et depuis 2013), est l’un des principaux personnages de la sphère politique sicilienne. Député à plusieurs reprises au Parlement italien, puis européen, il s’est fait remarquer dans les années 2000 pour son engagement dans la lutte contre la mafia.

 

Aujourd’hui, alors que la Sicile est l’une des principales portes d’entrée des migrants en Europe, il a fait de leur cause son nouveau cheval de bataille. Il sera à paris, mercredi 12 octobre, pour participer au colloque de rentrée du Collège de France sur le thème « Migrations, réfugiés, exil ».

 

Quel regard portez-vous sur l’intégration des migrants à la société palermitaine ?

 

Leoluca Orlando J’estime et j’affirme que tous les résidents de la ville de Palerme sont Palermitains. Il n’y a pas de différence entre les Palermitains qui sont nés à Palerme et ceux qui y arrivent, et c’est pour ça qu’il faudrait abolir le permis de séjour. Ce permis de séjour est la peine de mort de notre temps, c’est une nouvelle forme d’esclavage pour les gens qui arrivent.

 

Je suis convaincu que la mobilité internationale est un droit humain. Une personne ne peut pas mourir car un pays refuse de l’accueillir. C’est pour cette raison que nous avons adopté la Charte de Palerme et que nous avons créé le Conseil de la culture, qui est le seul dans le monde à représenter les migrants politiquement. Les membres de ce conseil sont démocratiquement élus par les migrants, ils sont 21 membres, dont 9 femmes. Je ne crois pas qu’on puisse parler de ces proportions au Parlement français, ni au Parlement italien !

 

Estimez-vous que l’Europe en fait assez pour les migrants ?

 

Non. Nous n’avons pas d’autre alternative que d’accueillir les migrants. Les gens qui me disent « Vous êtes fou ! », je leur réponds : « Non, je ne suis pas fou, je pense au futur ! »

 

Beaucoup de Palermitains vous reprochent votre engagement vis-à-vis des migrants et réclament des actions concrètes contre le fort taux de chômage de la ville. Que leur répondez-vous ?

 

Il n’y a pas d’intolérance et de racisme à Palerme, et vous ne me le ferez pas dire. Nous avons un problème économique, certes, mais comme partout. C’est un problème pour les Palermitains comme pour les gens qui viennent d’ailleurs. Je crois que la grande puissance de l’expérience palermitaine est que tout le monde a le même problème, tout le monde est logé à la même enseigne.

 

Ballaro, un quartier de Palerme, est souvent montré comme un exemple de cette mixité sociale dont la ville se réclame.

 

Ballaro, c’est l’endroit où des marchands issus de l’immigration ont fait arrêter des mafiosi palermitains. Voilà. (Rires). Est-il possible ensuite de parler contre les migrants ? Je ne crois pas. C’est un bon exemple, cela signifie que les personnes migrantes qui vivent à Palerme pensent que cette ville est leur ville. Et quand on fait partie d’une ville, on va la défendre. L’accueil est la plus puissante arme pour la sécurité. Par exemple, je dialogue avec la communauté musulmane pour intégrer au mieux les plus radicaux qui arrivent dans la ville.

 

Les musulmans qui vivent en banlieue parisienne parlent-ils avec leur maire ? Est-ce qu’il les intègre dans une représentation politique ? C’est la marginalisation, l’ostracisme, qui sont un problème. Chaque fois que les gens sont tentés de faire une distinction entre les migrants et les Palermitains, je leur réponds qu’il faut garder à l’esprit que les migrants ne votent pas. Nous sommes dans une dimension utilitariste de ces gens, il faut que la politique européenne comprenne que cet utilitarisme est en contradiction totale avec le respect des droits humains.

 

Vous pensez que les migrants devraient voter ?

 

Ce n’est pas encore possible aujourd’hui. Mais oui, j’ai espoir qu’un jour, toutes les personnes qui vivent en Italie, de nationalité italienne ou non, puissent voter et participer à la vie démocratique de ce pays. Mon premier acte en tant que maire a été de déclarer citoyens honoraires tous les habitants de Palerme. Tous, pas seulement le dalaï-lama, pas seulement le roi Juan Carlos… mais tous les résidents, italiens ou non.

 

Mais Ballaro, par exemple, c’est aussi le repaire d’une nouvelle mafia nigériane…

 

Oui, et c’est la preuve qu’il n’y a pas de différence entre les Palermitains et les Nigérians ! Il y a des Nigérians mafiosi, il y a des Nigérians bons citoyens. C’est pareil pour les Palermitains. Il ne serait pas normal de n’avoir que des Nigérians bons citoyens, et que des Palermitains criminels (rires). La grande chance de Palerme est sa normalité. Palerme est devenue une ville normale, sans sa mesquinerie politique d’autrefois.

 

Qu’est-ce qui manque pour que l’accueil des migrants soit efficace ?

 

Il manque la normalité des migrations, partout. Palerme est une ville migrante : il est possible d’y voir des monuments arabes, français, baroques, espagnols… Il y a quelque temps, des journaux anglais et allemand ont écrit : « En pensant à Palerme, l’Europe devrait avoir honte. » Aujourd’hui, je dis que j’ai honte d’être européen, quand on voit le sort qui est fait aux migrants. Je suis européen mais, dans les valeurs migratoires, je suis surtout palermitain. Nous sommes responsables d’un génocide en mer Méditerranée. Nos petits-fils nous diront qu’on a tué des milliers de personnes. Et nous ne pourrons pas dire que l’on ne savait pas.

 

Vous sentez-vous plus palermitain qu’européen ?

 

C’est parce que je suis fier d’être européen que je me permets de mal parler de l’Europe quand elle fait des erreurs. Mon premier ennemi est celui qui a la même identité que moi. Mon ennemi, ce n’est pas l’imam rigoriste qui soutient les terroristes, mon ennemi, avant lui, c’est le cardinal catholique qui soutient les mafiosi.

 

Quel regard portez-vous sur l’accueil des migrants en France ?

 

Aujourd’hui, en France, les migrants ne pensent pas avoir trouvé leur nouvelle maison. Il y a un vrai problème, car, si je ne pense pas être chez moi, pourquoi me lèverai-je pour défendre une maison qui n’est pas la mienne ? Je ne défends pas la maison où je pense qu’il ne m’est pas possible de vivre, je ne défends pas la maison de mon ennemi. Je pense que c’est la situation dans laquelle est bloquée la France. Je ne comprends pas pourquoi la France a changé. Parlez mal de Palerme, de sa mafia, mais en même temps, s’il vous plaît, parlez mal de la France ! Une Europe des droits ne peut pas exister sans la France, il faut que la France change de position sur les migrants.

 

Nous vivons dans un temps qu’on appelle la globalisation, avec une mobilité financière, une mobilité industrielle, une mobilité économique… Mais comment peut-on penser pouvoir vivre dans un monde qu’on dit globalisé sans une mobilité des êtres humains ? Les migrants ont donné un visage à la globalisation, parfois tristes, parfois heureux, mais ils ont donné un visage. Avant, la globalisation était égoïste, financière. Aujourd’hui, il faut remercier les migrants pour avoir donné un visage à cette globalisation.

 

Beaucoup de personnalités appellent à une coopération plus importante entre les pays européens d’accueil des migrants et les pays d’Afrique d’où ils partent. Qu’en pensez-vous ?

 

En tant que maire de Palerme, j’ai beaucoup de relations avec les maires africains. Fin septembre, j’ai signé un nouveau jumelage avec Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Nous avons des relations avec des maires libyens, des maires tunisiens, marocains… Je crois qu’il est nécessaire d’aider ces maires et ces pays, de les aider pour permettre à leurs habitants de participer au développement de leur pays sans avoir besoin de venir en Europe. Les migrations ne sont pas un problème sicilien, il est tragique qu’on pense comme cela aujourd’hui. C’est un problème européen, c’est un problème mondial.

 

Comment voyez-vous la Sicile dans dix ans ?

 

Est-ce que cela sera un problème s’il y a plus d’Italiens d’origine africaine que de natifs italiens ? Non. Est-ce que cela sera un problème si quelqu’un peut dire un jour : « La majorité des Palermitains ne sont pas nés à Palerme » ? Non. Palerme est une ville migrante. Nous sommes une ville multiculturelle, comme Beyrouth, comme Istanbul.

 

Amaury HauchardPalerme, envoyé spécial


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/11/leoluca-orlando-il-faudrait-abolir-le-permis-de-sejour-c-est-la-peine-de-mort-de-notre-temps_5011787_3212.html#3oxghYwCR0jAOk3y.99

Lu pour vous : Le maire de Palerme : « J’ai honte d’être européen, quand on voit le sort qui est fait aux migrants »
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 18:39

 

 

http://www.laminute.info/  11 octobre 2016

 

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, a estimé qu’il y avait « de nombreuses sources de satisfaction » dans l’amélioration du bien-être des populations, soulignant toutefois qu’il y a encore « plusieurs défis » à relever en la matière.

 

S’exprimant au cours d’une conférence de presse, lundi à Bangui, il s’est réjoui de la rentrée scolaire qui a été l’occasion pour 600 000 enfants de s’inscrire à l’école primaire et de bénéficier de leur droit fondamental à l’éducation, en dépit de l’instabilité persistante sur tout l’ensemble du pays.

 

Fabrizio Hochschild a cependant rappelé que lors «de cette rentrée scolaire 2016-2017, une dizaine d’écoles étaient encore occupées, ou sous la menace de groupes armés». Selon l’Unicef, cette pratique ainsi que l’érection de barrières illégales à proximité d’établissements scolaires empêche environ 10 000 enfants d’aller à l’école.

 

Fabrizio Hochschild a mis au rang des tendances positives la diminution du nombre de déplacés en RCA. Selon le HCR, au plus fort de la crise, début 2014, l’on comptait 886 000 personnes déplacées. Entre décembre 2014 et janvier 2015, ce chiffre est tombé à 447 487 avant de chuter davantage en septembre 2016 pour atteindre 384 884 déplacés.

 

A Bangui, l’exercice de profilage du camp de déplacés de Mpoko permettra de définir le type d’aide à apporter pour le retour des familles. A ce jour, 7 000 ménages ont été enregistrés sur une population totale d’environ 9 341 ménages.

 

L’autre aspect positif porte sur la lutte engagée par la communauté humanitaire aux côtés des autorités sanitaires nationales contre l’épidémie de choléra déclarée en août dernier. Cette action a permis de stabiliser l’épidémie et d’épargner 1,7 million de personnes à risque.

 

Ce tableau est assombri par l’insécurité qui prévaut encore dans plusieurs localités. «Elle engendre de nouveaux besoins, de nouveaux déplacés ainsi que des morts et des blessés », a déploré M. Hochschild.

 

La présence et les activités déstabilisatrices d’éléments armés constituent toujours un défi aux opérations humanitaires et à la protection des civils. Les restrictions que cette insécurité entraine font des victimes en entravant le travail des humanitaires.

 

A titre d’exemple, le Coordonnateur humanitaire a rappelé que la réduction des activités humanitaires à Kaga Bandoro au centre nord suite aux attaques ciblées a privé d’aide 200 000 personnes pendant plusieurs semaines. A cet égard, Fabrizio Hochschild a lancé un appel en faveur du respect du caractère apolitique, indépendant et impartial de l’action humanitaire.

 

Le second défi au travail des humanitaires, a affirmé Fabrizio Hochschild, est lié au manque de financement.

 

Tout en remerciant les partenaires techniques et financiers qui ont contribué de manière significative aux actions humanitaires en RCA, il a souligné que les contributions ne permettent pas de couvrir tous les besoins et de répondre aux grands défis auxquels la communauté humanitaire doit faire face.

 

Au nombre de ces défis figurent les 384 884 déplacés internes, les 452 798 réfugiés centrafricains ou encore les deux millions de personnes qui ont besoin d’aide alimentaire. Pour y faire face, a indiqué Fabrizio Hochschild, le prochain Plan de réponse humanitaire pour la RCA ira de pair avec le programme de stabilisation et de relèvement (RCPCA) qui sera lancé en novembre à Bruxelles.

 

Le RCPCA doit promouvoir le relèvement qui a son tour engendrera une augmentation des capacités des institutions centrafricaines et une diminution des besoins humanitaires.

 

Toutefois, a insisté le Coordonnateur humanitaire, cette diminution des besoins humanitaires et le relèvement doivent «s’accompagner d’une sécurité accrue, de l’extension de l’Etat de droit, de l’extension de l’autorité de l’Etat et de la capacité de l’Etat à répondre aux besoins de la population ».

 

Le Coordonnateur humanitaire a également félicité l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, nommé Cardinal. Il s’est dit touché par le premier geste de cet artisan de la paix qui au lendemain de son ordination est allé à la rencontre de ses compatriotes musulmans au PK5.

 

Il a enfin rendu hommage aux victimes innocentes des derniers incidents à Bangui et dans l’arrière-pays.

 

APA

Centrafrique : des avancées dans le bien-être des populations (responsable humanitaire)
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 18:19
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Ville morte dans plusieurs localités sous contrôle de l’ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 11 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 11 octobre 2016—Plusieurs villes sous contrôle de l’ex-Séléka sont, ce jour déclarées mortes sur initiative des combattants de ce mouvement armé. Les activités sont paralysées dans ces localités, selon des sources concordantes contactées par le RJDH.

 

La ville morte, selon nos informations a été déclarée dans les villes comme Kabo, Ndele, et Kaga Bandoro. Une source communale jointe à Kabo confirme l’effectivité de la ville morte dans la localité et qualifie la situation de très sensible « la ville morte est respectée à Kabo puisque par peur, les écoles sont restées fermées, les commerces aussi y compris l’administration » a confié cette source.

 

Une source à la Minusca de Kabo dit avoir constaté la paralysie des activités « nous avons été informé de ce que la ville morte est déclarée dans la ville. Dans les faits, les activités sont paralysées un peu partout dans la ville puis que les élèves ont été libérés, l’administration aussi est fermée et les activités habituelles sont au ralenti. Mais je continue de faire le recoupement nécessaire », a expliqué cette source.

 

C’est le même constat à Ndélé où un humanitaire a confirmé au RJDH l’effectivité de la ville morte « la ville est morte à Ndélé. Nous aussi humanitaires, ne sommes pas au travail. Les gens semblent suivre le mot d’ordre de l’ex-Séléka » a confié cet humanitaire.

 

Le Préfet de Bamingui-Bangoran, Abdoulaye Mahamat joint au téléphone par le RJDH, parle de suspension générale des activités à Ndélé suite à l’appel de l’ex-Séléka, « toutes les activités ont été suspendues tôt ce matin. Les commerces sont fermés, l’administration aussi ne fonctionne pas ainsi que les activités humanitaires. Ce blocage général fait suite  à la journée de mobilisation décidée par les ex-combattants de la Séléka » a présenté le préfet.

 

Kaga Bandoro est dans la même situation, selon des sources concordantes contactées par le RJDH dans cette ville« la ville de Bandoro est aussi sous le coup de cette ville morte imposée par la Séléka. Les activités n’ont pas le rythme habituel » a confié une de ces sources. Le préfet de la  Nana-Gribizi n’a pas été joignable pour se prononcer sur la question.

 

Les raisons de cette décision du mouvement de l’ex-Séléka varient d’une région à une autre. Le point commun est le rejet du DDRR, la mémoire des combattants morts ces derniers temps. Les leaders de l’ex-Séléka rassemblés à Bria où une Assemblée Générale est en préparation, se disent surpris par cette nouvelle « nous sommes réunis ici à Bria avec tous les autres leaders mais nous ne sommes pas informés de cette histoire de ville morte. En tout cas, ce n’est pas nous qui l’avons autorisé » a confié Christian Zouma Narkoyo, porte-parole du RPRC, une des branches de l’ex-Séléka.

 

La ville morte déclarée dans plusieurs villes de l’arrière-pays sur initiative d’une fraction de l’ex-Séléka a été confirmée par des sources au ministère de l’administration du territoire qui refusent de commenter ce qui est qualifié d’agitation stérile dans les couloirs de ce département.

 

La ville morte imposée par l’ex-Séléka dans plusieurs villes de la République Centrafricaine intervient une semaine après des violences qui ont fait 14 morts à Bangui, selon la Minusca./

 

Sylvestre Sokambi et Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique : MSF reprend certaines de ces activités au Km5 après quatre jours de suspension

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 11 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 11 Octobre 2016(RJDH)—Médecins  sans  Frontières a repris certaines de ses activités médicales  au km5 après une suspension de quatre jours suite à l’attaque d’un de ses véhicules qui transportait un patient. Cette reprise est effective depuis le vendredi dernier, selon Emmanuel lampaert, chef de mission MSF.

 

La reprise des activités de MSF au km5, selon Emmanuel Lampaert ne concerne que les services de la maternité de Gbaya Dombia, l’appui aux soins pédiatriques au centre de santé de Mamadou Mbaïki.

 

La même source a indiqué que les cliniques mobiles dans les différents sites de PK5 reprendront la semaine prochaine.

 

MSF a annoncé la suspension de ses activités au km5, le 04 octobre dernier après l’attaque de son véhicule par un groupe armé qui avait tué le patient qui se faisait transporter à l’hôpital pour des soins.

 

 

Centrafrique : Ocha fait le point sur les mouvements de populations dans l’arrière-pays

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 11 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 11 octobre 2016 (RJDH) —- Le déplacement des populations et les multiples cas de cambriolage freinent les activités des humanitaires. Un constat fait par la Coordination des Affaires Humanitaires dans son rapport du 10 octobre 2016.

 

Au moment où les humanitaires saluent la reprises de classe, l’insécurité et l’inondation font déplacer plusieurs familles à Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Ce mouvement de populations est constaté depuis le début du mois de septembre. Une augmentation de plus de 2.528 personnes déplacées sur les sites de la Préfecture de l’Ouham a été observée dont, 2 479 à Batangafo. Au total, le nombre de personnes déplacées dans l’Ouham s’élève aujourd’hui à 30.501 personnes contre 27.923 au mois d’août, selon la coordination humanitaire.

 

Dans son rapport, OCHA relève que deux facteurs sont à l’origine de ces  mouvements « d’abord, la clôture du calendrier agricole provoquerait le retour sur les sites des personnes qui, depuis avril, avaient regagné leurs champs pour les cultiver, ensuite, la détérioration depuis plusieurs semaines du contexte sécuritaire dans la zone Centre où de multiples cambriolages et violences sont perpétrées sur les civils par des groupes et bandes armés ».

 

OCHA déplore dans son rapport aussi la dégradation des routes et l’insécurité qui limitent l’accès à environ 700 personnes déplacées qui sont arrivées sur deux sites à Yalinga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Par contre à Koui, dans l’Ouham Pende, pour des raisons de sécurité, cette zone reste inaccessible aux acteurs humanitaires rendant impossible l’évaluation des besoins de la population sur place.  3.320 ménages venus de Koui ont été recensés à Bocaranga toujours selon OCHA.

 

Les agressions du personnel humanitaire persistent à Kaga-Bandoro et à Ndélé où des actes de cambriolage ont été rapportés par la coordination humanitaire dans son rapport. A Kaga-Bandoro, même si les violences de ces dernières semaines ont cessé, la ville est frappée par une catastrophe naturelle. Selon OCHA, quatorze (14) quartiers de Kaga-Bandoro ont été inondés suite aux pluies du 02 au 07 octobre. Au moins 3.000 personnes sont affectées.

 

A Bangui, les violences de la semaine dernière dans le 3e arrondissement ont provoqué à nouveau le mouvement de population vers les sites de déplacés de Bimbo, de M’Poko, de Fatima et dans des familles d’accueil. Le rapport d’Ocha n’a pas, cependant mentionné l’effectif de ces déplacés.

 

Malgré le mouvement de ces dernières semaines, OCHA note la régression du nombre de déplacés en RCA. Les données du HCR indiquent qu’au plus fort de la crise, début 2014, l’on comptait 886.000 personnes déplacées contre 384.884 aujourd’hui.

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 13:31

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-10-11 12:11:05 - L’Office de réglementation, conditionnement et commercialisation des produits agricoles « ORCCPA » a procédé, mardi à Bangui, au lancement de la procédure d’agrément des acheteurs des produits agricoles.


Il s’agit des nouveaux acheteurs et autres acteurs et exportateurs de café, cacao, poivre et autres produits de rente.

Ces nouveaux négociants doivent fournir à l’ORCCPA des documents tels que la patente, des carnets de vente pour ceux qui l’ont déjà exercé et des statistiques des précédentes ventes.

Les prétendants au titre d’exportateurs de ces produits agricoles devront verser une somme de 150.000FCFA à l’office en guise de frais de dossier. 

Pour les acheteurs et autres acteurs, leur frais est de 50000 FCFA.

Le mois dernier le ministre de l’Agriculture, Honoré Féizouré, a lancé la procédure de commercialisation du cacao. Cependant la commercialisation du café n’a pas encore commencé mais les agents du ministère de l’Agriculture ont signalé déjà que cette année, la production du café connaitra une baisse à cause des maladies qui ont atteint les plantations.

Cette situation aura un incident sur les personnes qui souhaiteraient acquérir cette qualité d’acheteur ou exportateur de produits agricoles en Centrafrique à cause de l’insuffisance de ces produits.
 

Lancement de la procédure d’agrément des acheteurs des produits agricoles en Centrafrique
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:22

 

 

http://www.un.org/ 10 octobre 2016 – À cinq semaines d'une conférence majeure de bailleurs de fonds concernant la République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a souligné lundi qu'il fallait continuer de soutenir ce pays, où de récents incidents attestent d'une situation toujours fragile.

 

Lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité lundi, M. Ladsous a cité un incident le 4 octobre, au cours duquel un membre éminent des forces gouvernementales a été tué par balles dans le quartier, à majorité musulmane, de PK5, à Bangui, par un homme manifestement affilié à un groupe d'autodéfense local.

 

Cet incident a été suivi de représailles, certaines imputables à des éléments « hors de contrôle » de l'armée centrafricaine, au cours desquelles 12 personnes ont perdu la vie et 20 autres ont été blessées par des soldats, des groupes d'autodéfense et des individus non identifiés, a-t-il ajouté.

 

Soucieuse de prévenir toute flambée de violences intercommunautaires, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a immédiatement sécurisé le périmètre, en coordination avec les autorités centrafricaines.

 

« Le calme est revenu, mais les tensions restent palpables », a souligné M. Ladsous, en déplorant la découverte, le 7 octobre, du corps d'un jeune musulman, « largué » par des éléments présumés des Forces armées centrafricaines à l'entrée d'un camp de la MINUSCA.

 

M. Ladsous a également porté à l'attention du Conseil les affrontements entre anti-Balaka et factions de l'ex-Séléka dans le nord-ouest du pays et à Kaga Bandoro, suivies de représailles qui ont provoqué le déplacement de 3.200 personnes.

 

Ces incidents ne doivent toutefois pas occulter les progrès accomplis par les autorités au cours de la période à l'examen, a déclaré le Secrétaire général adjoint. Le Président Touadéra a poursuivi la mise en œuvre de sa « vision nationale », notamment pour engager les groupes armés dans un dialogue formel sur le lancement du programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, dialogue dont la prochaine échéance est fixée au 12 octobre, avec la toute première réunion du Comité consultatif de suivi.

 

Hervé Ladsous s'est félicité que les représentants de 11 des 14 groupes armés soient au rendez-vous. Les trois ayant décliné sont le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FRPC); Retour, réclamation et réhabilitation (3R) ; et la faction Mokom des anti-Balaka.

 

À la MINUSCA, qui multiplie les efforts de sensibilisation à l'appui de ce dialogue, des représentants de l'ex-Séléka ont répondu favorablement, réitérant leur engagement en faveur d'une paix durable, tout en notant les préoccupations quant à l'engagement du gouvernement en faveur de « solutions inclusives ».

 

Selon M. Ladsous, le rassemblement récent, dans la localité de Bria, de factions de l'ex-Séléka peut être interprété comme un effort de certains groupes armés pour consolider leur position commune dans le cadre des négociations avec le gouvernement, a-t-il estimé.

 

À la lumière de ces éléments, la communauté internationale ne peut se désolidariser de la République centrafricaine, a poursuivi le Secrétaire général adjoint, en appelant le Conseil de sécurité à obtenir des États Membres, y compris les bailleurs de fonds « non-traditionnels », leur participation à la Conférence des donateurs organisée à Bruxelles le 17 novembre prochain.

Centrafrique : le regain de violences menace les progrès vers la réconciliation nationale, selon l'ONU
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 00:32

 

 

APA Niamey (Niger) 2016-10-10 22:27:55 - Le président Issoufou Mahamadou du Niger a plaidé pour un soutien massif aux pays africains, notamment le Niger qui est un pays de transit par excellence des dits migrants clandestins.

 

« Soutenir le développement économique et social de nos pays c’est soutenir aussi l’économie de l’Europe », a-t-il dit lors d’une conférence de presse conjointe avec la Chancelière allemande, Angela Merkel, en visite officielle ce lundi au Niger.

Il a indiqué que les 1,8 milliards octroyés par l’Europe au sommet de la Valette pour contrer la migration clandestine ne sont tout pas suffisants et ce d’autant plus que le Niger à lui seul a demandé 1 milliard d’Euros.

D’où son appel à la constitution d’un plan Marchal pour l’Afrique, à l’image de celui des États-Unis en soutien aux pays européens après la seconde guerre mondiale. 

Évoquant la question de la sécurité, le président Issoufou a tenu à couper court à certaines allégations qui ont court depuis l’annonce de l’arrivée de la Chancelière Angela Merkel. En l’occurrence la construction par l’Allemagne d’une base militaire après celles des français et des américains. 

Selon Issoufou Mahamadou, il n’est pas question de la construction d’une base allemande au Niger, mais plutôt d’un centre logistique à Niamey pour soutenir les 650 militaires allemands engagés au Mali dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour stabiliser le Mali (MINUSMA). 

A toutes ces préoccupations évoquées par le président Issoufou, la Chancelière allemande a promis un soutien ‘’conséquent’’.

Avant de prendre l’avion pour l’Éthiopie, qui constitue la troisième étape de sa tournée africaine débutée le 10 octobre par le Mali, Angela Merkel a procédé à quelques visites. 

Angela Merkel au Niger : Le président Issoufou plaide pour un plan Marchal pour l'Afrique
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 00:24

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-10-10 12:29:39 - Une délégation de parlementaires allemands composée de 11 membres dont des religieux effectue depuis samedi une visite en Centrafrique à l’invitation de la plateforme interreligieuse de Centrafrique.


Selon Peter Meweir, chef de délégation, le but de ce séjour est de chercher les voies et moyens de permettre aux parlementaires allemands d’apporter leur aide à la population centrafricaine afin de l’aider à sortir de la crise qu’elle traverse. 

Cette visite d’amitié permet également de consolider les rapports entre les parlementaires allemands et centrafricains, a ajouté le chef de la mission allemande.

La mission allemande, pendant son séjour, rencontrera les leaders de la société civile qui essaient de trouver une issue définitive à la crise et les autorités. Elle visitera également les zones touchées par le conflit en Centrafrique, les lieux de culte avant de procéder à la pose de la première pierre d’une maison de la paix à Bangui.

En dehors des relations diplomatiques, l’Allemagne appuie la RCA à travers le fonds Bekou créé par l’Union Européenne pour faciliter le relèvement économique du pays après la crise militaro-politique.

Une délégation des parlementaires allemands en visite à Bangui
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 22:28
Centrafrique: un nouveau cardinal, une lueur d'espoir

 

 

10/10/16 (AFP)

 

"Je n'ai pas été appelé pour moi-même, j'ai été appelé pour notre pays": l'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, a immédiatement placé sa nomination au rang de cardinal par le pape François sous le signe de la réconciliation en Centrafrique, pays toujours menacé par les groupes armés.

 

Onze mois après son voyage à Bangui en novembre 2015, le pape argentin tente, avec cette nomination, un nouveau geste pour la paix dans ce pays pauvre de 4,5 millions d'habitants ravagé depuis 2013 par des violences entre groupes armés pro-Séléka, à dominante musulmane, et milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes.

 

Chrétiens ou musulmans, les habitants de la capitale ont communié dans un rare moment de réjouissance à l'annonce de la promotion de l'archevêque de Bangui, benjamin, à 49 ans, des 17 nouveaux cardinaux créés par le pape.

 

"C'est une nouvelle ère qui s'ouvre pour notre pays. Dieu nous invite à faire la paix, saisissons cette grâce", a déclaré à l'AFP Serge Makandjia Ngonzalo, un catholique.

 

Des milliers de personnes se sont massées dimanche soir le long des avenues de la capitale pour ovationner et accompagner l'enfant du pays à la cathédrale Notre-Dame de l'Immaculée conception où il a délivré son premier message de cardinal, d'après un correspondant de l'AFP. La gendarmerie a dû encadrer son véhicule pour le faire avancer à travers la foule en transe.

 

"C'est après une grave crise que le pape est venu dans notre pays. Et c'est encore après la résurgence des violences ces derniers jours que le pape m'a promu cardinal. Je vous le dis, il y a un Dieu pour les pauvres", a déclaré en sango le nouveau cardinal, formé auprès de la congrégation des Spiritains et aumônier à la fondation caritative des Apprentis d'Auteuil à Marseille (sud de la France) pendant plusieurs années.

 

Malgré trois ans d'opération française Sangaris qui prend fin ce mois-ci, malgré la présence de 12.000 Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), le pays reste une poudrière, comme l'a rappelé l'assassinat la semaine dernière d'un commandant de l'armée au quartier musulman du PK5 et son cortège de représailles (11 morts au total).

 

- 'Soif de paix' -

 

"Très rapidement je serai au PK5 pour rencontrer mes frères. Je dis bien mes frères, pour qu'ensemble nous puissions faire revenir la paix au PK5 et dans notre pays", a lancé le nouveau cardinal.

 

Salués sur le parvis de la cathédrale, ces propos ont mis du baume au coeur des habitants du PK5 encore traumatisés par les violences de la semaine dernière.

 

"C'est un homme de paix et nous avons soif de paix. Nous aurions aimé le voir, le féliciter. Mais nous ne pouvons pas mettre le nez dehors maintenant qu'il fait nuit au PK5", a déclaré à l'AFP Mariam Haïdara, habitante de ce quartier musulman jointe par téléphone.

 

"Nous étions tous là, attendant de le voir passer. Mais on nous a laissé entendre que le protocole n'a pas souhaité le faire passer nuitamment au PK5", a confié un autre habitant, Ahmat Kalil, qui ajoute: "Il fait notre fierté, c'est la première fois qu'un fils du pays accède aux fonctions de cardinal, c'est historique".

 

L'imam Omar Kobine Layama a aussi salué la promotion de son partenaire pour la paix aux pires heures de l'histoire du pays au sein d'une plate-forme oecuménique: "C'est une nomination qui honore notre pays et aussi la plate-forme religieuse qui réunit les catholiques, musulmans et protestants. Cela prouve que les efforts de la plateforme religieuse ne sont pas vains", a-t-il dit.

 

Reste à savoir si cette promotion aura une influence sur les chefs de guerre des groupes armés, qui refusent toujours de rejoindre le programme de démobilisation des Nations unies.

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Centrafrique-Presse.com
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 21:58

 

 


Bangui 10 octobre 2016

 


J'ai aujourd'hui l'obligation de m'acquitter, au nom du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain et en mon nom propre, d'un pénible et douloureux devoir, celui de témoigner à la mémoire d'un camarade et d'un frère, je veux citer PENDEMOU Désiré, que la mort nous a arraché le 27 septembre 2016 à Lyon en France après de longs moments de souffrance.

 

Désiré PENDEMOU, que nous nous apprêtons à porter en terre est membre du Conseil Politique National du MLPC, l'organe politique le plus élevé du Parti après le Congrès, et il est également membre du Bureau Politique National du Parti dont il est le 3ème Vice Président, en charge du Patrimoine. C'est grâce à ses qualités intrinsèques et au dynamisme de son militantisme, qu'il a gagné la confiance de nos camarades et qu'il n'a eu aucun mal à atteindre en un temps record ces fonctions qui restent les plus élevées dans la hiérarchie du Parti. Bien évidemment, il a brillamment exercé ces responsabilités jusqu'au moment où il nous a quittés.
L'engagement politique du camarade PENDEMOU à militer au MLPC est d'abord l'engagement d'un homme dont la préoccupation à chaque instant de sa vie est et reste la mise en adéquation des idées avec les actes dans l'intérêt supérieur du Parti.


Il convient cependant de rappeler que dans l'exercice de la démocratie dans le parti en général, et au Bureau Politique en particulier où les décisions se prennent à la majorité, après d'âpres débats où s'opposent les arguments et les idées, le camarade PENDEMOU n'hésitait pas un seul instant s'il est mis en minorité à exiger que soit consignée au procès-verbal comme réserve, sa position minoritaire.


La force de caractère de l'homme que nous venons de perdre, loin d'être un facteur bloquant du fonctionnement du parti était plutôt un stimulant pour l'approfondissement des analyses et des sujets de la part de celui dont la rigueur et la recherche de l'efficacité, de l'originalité et de l'excellence resteront les signes distinctifs de sa démarche analytique.

 

A cet instant précis, toutes mes pensées ainsi que celles de tous mes camarades, que je traduis à travers ces quelques phrases restent empruntes du lourd chagrin de manque dont souffriront encore longtemps le Parti, son Bureau Politique et tous ses militants après la disparition de notre très cher camarade.

 

Camarade PENDEMOU, puisse ton exemple continuer à inspirer les militants du Parti dans les luttes présentes et à venir.

 

En ce qui me concerne, tu peux me croire cher frère, je m'engage à ne rien faire qui puisse occulter ton nom et ton exemple dans la mémoire collective de ce Parti.


Désiré, vas et repose en paix. Que la terre de tes ancêtres te soit douce et légère.


Adieu Camarade Désiré, cher frère.

TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
TEMOIGNAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MLPC AUX OBSEQUES DU CAMARADE DESIRE PENDEMOU, 3ème VICE PRESIDENT DU PARTI
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 21:35
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique: Abdoul Danda nie son implication dans l’assassinat du commandant Mombeka

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 10 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 10 octobre 2016— Abdoul Danda, mis en cause dans l’assassinat du commandant Mombéka,  a nié toute implication de son groupe dans ce meurtre qu’il dénonce. Il l’a fait savoir au RJDH dans une interview qu’il nous a accordée ce lundi 10 octobre 2016.

 

Abdoul Danda rejette toutes les accusations portées contre son groupe. Ce dernier a indiqué qu’aucun de ses éléments était sur le terrain lors de l’assassinat du commandant Mombéka, « grande était ma surprise de lire sur les réseaux sociaux que c’est l’un de mes éléments qui a tué le Commandant Mombeka. Je puis vous dire que ce jour-là, toutes les armes du groupe étaient gardées à notre base et aucun élément n’était sorti. Je rejette en bloc les accusations portées contre mes éléments. Ceci n’est qu’une pièce de mensonge qui vise à déstabiliser ma base et à en découdre avec mes éléments » affirme Abdoul Danda.

 

Ce dernier dit se remettre à la  Minusca pour que cette affaire soit décomptée, « j’ai pris l’engagement de ne plus m’engager dans une quelconque affaire, je resterai avec mes hommes au niveau de notre site de cantonnement qui est sous la garde de la Minusca jusqu’à ce que la lumière soit faite sur la mort du Commandant » promet-il.

 

Abdoulaye Danda a aussi annoncé sa disponibilité à collaborer avec l’enquête sur cet assassinat, « je suis disposé à collaborer avec la presse et surtout avec le gouvernement pour leur prouver tout ce que j’ai comme preuve afin que nous mettons la main sur l’auteur de ce meurtre que nous condamnons tous » indique ce dernier.

 

La Minusca n’a pas pu répondre à la demande du RJDH sur les propos de ce chef de bande du km5 qui affirme s’être mis à sa disposition.

 

Dans un communiqué publié au lendemain de l’assassinat du commandant, Addoul Danda et son groupe ont été formellement accusés par la coordination des organisations musulmanes de Centrafrique d’être derrière cet acte. Les Faca habitant au km5 ont aussi formulé les mêmes accusations contre ce chef militaire opérant au km5.

 

Le meurtre du commandant Marcel Mombeka s’est soldé par des violences au km5 et dans certains quartiers de Bangui. Ces violences ont fait, selon un dernier bilan de la Minusca, 11 morts et 14 blessés.

 

 

L’ACAT-Centrafrique réitère son exigence sur l’abolition de la peine de mort

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 10 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 10 octobre 2016 (RJDH)—A l’occasion de la célébration de la 14e journée Mondiale de lutte contre la Peine de Mort, l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT)-Centrafrique a rappelé son exigence relative à l’abolition de la peine de mort en Centrafrique. Ce principe a été rappelé dans un communiqué publié ce jour par cette organisation.

 

L’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture(ACAT)-Centrafrique qualifie  la peine de mort de sanction ignoble qui n’a aucun effet réel sur la situation de la République Centrafricaine.

 

Elle a réitéré sa détermination de voir cette peine abolie dans l’arsenal juridique centrafricain et appelle le gouvernement à retirer ce châtiment des textes juridiques du pays « l’ACAT-Centrafrique demande aux autorités d’abolir la peine de mort dans les textes pénaux centrafricains, exhorte le gouvernement à ratifier le deuxième protocole facultatif se rapportant aux pacte international  exhorte le gouvernement centrafricain à ratifier le Deuxième Protocole Facultatif se rapportant au Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques visant à abolir la peine de mort », précise le communiqué.

 

L’ACAT-Centrafrique regrette que les autorités n’aient jamais honoré leurs engagements en la matière. Dans le communiqué, cette organisation a rappelé l’engagement du gouvernement sur l’abolition de la peine de mort, engagement pris par le ministre de la justice lors du 5ème Congrès Mondial contre la peine de mort tenu à Oslo en Norvège en aout dernier.

 

La 14ème journée Mondiale de la lutte contre la peine de mort est célébrée sous le thème «Terrorisme est peine de mort ». Seule l’ACAT a organisé en Centrafrique des campagnes de sensibilisation à cette occasion.

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