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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 11:36

 

 

© Peter Kum | Cameroon-Info.Net

 

Garoua, 14 Juin 2016

 

Mbot Gustave Maitre et ses autres collègues camerounais de la MINUSCA, effectuaient une mission officielle en prélude de la visite du Président Touadéra le 6 juin dernier.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), dans un communiqué de presse publié le 7 juin dernier, annonce qu’elle a perdu deux de ses Casques bleus le 6 juin 2016. «Alex Katurebe et Mbot Gustave Maitre, respectivement du Rwanda et du Cameroun, ont succombé à leurs blessures le 5 juin 2016, suite à des accidents de la circulation», indique le communiqué de la MINUSCA.

 

L’accident de circulation qui a ôté la vie au soldat Alex Katurebe est survenu sur l’axe routier Bouar-Baoro dans la Préfecture de la Nana Mambéré, à l’Ouest du pays. «Son véhicule a quitté la route à 8 km de Bouar, Chef-lieu de la Préfecture, alors qu’il s’y rendait pour effectuer une mission officielle en prélude de la visite du Président Touadéra le 6 juin 2016». Le soldat rwandais aurait succombé à ses blessures lors de son évacuation vers l’Hôpital de Bouar. Trois autres blessés du bataillon rwandais ont été admis à l’hôpital de la MINUSCA de Bangui.

 

Plus tard, le même jour, «un autre accident de la circulation emportait le soldat Mbot Gustave Maitre dont le véhicule a également quitté la route». Trois autres soldats camerounais de la MINUSCA ont été également blessés et évacués à l’Hôpital de la MINUSCA dans la capitale centrafricaine.

 

Les dépouilles des deux soldats sont arrivées à Bangui le 6 juin où la Mission leur rendra un dernier hommage avant de leur remettre à leurs gouvernements respectifs. «La MINUSCA exprime ses plus sincères condoléances aux familles des défunts, ainsi qu’aux Gouvernements et Peuples rwandais et camerounais».

 

Depuis le déploiement des troupes de la MINUSCA en septembre 2014 en RCA, «31 personnels de la MINUSCA ont payé de leurs vies la recherche de la paix et de la stabilité en République centrafricaine», renseigne le service de la communication de l’organe.

 

Peter Kum

 

Lu pour vous : Cameroun/Centrafrique: Un Casque bleu de nationalité camerounaise mort sur l’axe routier Kaga-Bandoro en République Centrafricaine
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 11:34

 

 

http://www.voaafrique.com/  14 juin 2016

 

L'Armée de résistance du Seigneur (LRA pour Lord's Resistance Army) auraient enlevées au moins 17 personnes dans l'est de Centrafrique.

 

Une nouvelle attaque de la LRA a secoué l'est de Centrafrique. Au moins 17 personnes auraient été enlevées par la rébellion ougandaise.

 

Le point avec notre correspondant, Freeman Sipila, à Bangui pour VOA Afrique.

 

Selon des sources locales contactées par VOA Afrique, l'attaque s'est produite lundi matin, dans le village Kadjema, à 45 kilomètres de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou.

 

En plus des 17 personnes enlevées par la LRA, le village aurait été complètement pillé. Prises de panique, de nombreuses familles ont dû trouver refuge dans les localités environnantes.

 

Le même lundi, des échauffourées ont éclaté entre les populations civiles et les militaires ougandais basés à Obo, dans le cadre de la lutte contre la LRA.

 

Les habitants, mécontents, ont exigé le départ des soldats ougandais jugés inactifs face aux attaques. L'altercation a fait un blessé par balle.

 

Pour l'heure, un calme précaire règne à Obo et dans les villages environnants, encore sous le choc de cette nouvelle attaque de la LRA.

 

Au moins 17 personnes capturées par la rébellion ougandaise en Centrafrique
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 11:28
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un affrontement entre des forces intérieures et des peulhs armés signalé dans la ville de Bang

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 14 JUIN 2016

 

BANGUI, 14 juin 2016 (RJDH)—Un  affrontement a opposé, le vendredi dernier, des éléments de sécurité intérieure de Bang à une équipe de peulhs armés qui voulaient entrer dans la ville avec leur troupeau. Le bilan non encore officiel fait état de quatorze morts et un blessé.  

 

L’affrontement aurait eu lieu, selon nos sources, après l’échec des négociations engagées par les forces intérieures. Une autorité locale contactée a indiqué que la gendarmerie avait proposé aux peulhs armés d’entrer sans leurs armes « mais ils n’ont pas accepté. C’est de là que tout a commencé » a-t-elle expliqué.

 

Selon des sources sécuritaires, les peulhs armés ont infiltré la nuit « face au refus des forces intérieures, ces hommes armés sont entrés dans la nuit du jeudi au vendredi en passant par Ngaoundaye. Le vendredi matin, trois jeunes armés ont été appréhendés. C’est lorsque les forces regagnaient leur position qu’elles ont essuyé des tirs d’où l’affrontement » explique un cadre de la gendarmerie de la ville de Bang.

 

Cet affrontement, selon des sources non officielles, a fait quatorze morts du côté des assaillants et un blessé du côté des forces nationales. Le commandant de la brigade blessé serait transféré à Bangui pour de soins.

 

Selon les informations du RJDH, les peulhs armés se sont positionnés à quelques kilomètres de la ville avec l’intention d’attaquer la ville de Bang. Une source sécuritaire a confié que ces peulhs seraient une soixantaine. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les responsables de la sécurité publique et la Minusca pour avoir leur réaction.

 

Aux dernières nouvelles, les dispositifs militaires sont renforcés dans la ville. Les forces intérieures ont multiplié les patrouilles.

 

 

Centrafrique : Une manifestation hostile aux forces ougandaises fait monter la tension à Obo

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 14 JUIN 2016

 

BANGUI, 14 juin 2016—La population de Obo organise depuis hier des manifestations hostiles aux forces ougandaises basées dans la ville pour la lutte contre la LRA. La tension est montée d’un cran dans la ville suite à la tentative des soldats ougandais de disperser les manifestants.  

 

Les habitants de Obo reprochent aux soldats ougandais leur manque de réaction face à l’attaque, dimanche dernier du village Kadjema par les éléments de la LRA. Selon une autorité locale, la population a barricadé les principaux axes pour exprimer son mécontentement « après l’information que nous avons eue, faisant état d’une attaque de la LRA à quelques kilomètres de la ville et face au refus de l’armée ougandaise de se rendre sur les lieux, la population est sortie spontanément dans les rues pour dire non. Les axes ont été barricadés et des pneus brulés » a-t-elle expliqué.

 

Le préfet du Haut-Mbomou, Ghislain Dieu béni Kolengo contacté par le RJDH a indiqué que la levée des barricades a fait un blessé « les forces ougandaises ont tiré pour lever les barricades. Dans la foulée, le chauffeur du HCR a reçu des éclats de balles. Il est pour le moment à l’hôpital » a-t-il expliqué.

 

Selon des informations du RJDH confirmées par le préfet du Haut-Mbomou, les forces ougandaises ont déchiré le drapeau centrafricain et brutalisé les sous-préfets de Obo et de Mboki « je peux confirmer ces informations parce qu’il m’a été rapporté qu’un soldat ougandais a déchiré notre drapeau lors de l’intervention. Les sous-préfets de Obo et de Mboki à qui j’ai demandé d’aller calmer la tension, ont été aussi brutalisés » confie Ghislain Kolengo qui dénonce ces faits en ces termes « ce sont des actes ignobles que je dénonce avec énergie. J’ai clairement dit au colonel commandant l’armée ougandaise que ce comportement va conduire à un incident diplomatique ».

 

Deux réunions ont été organisées dans la journée par le préfet pour essayer de calmer la tension. De sources indépendantes, la population maintient son exigence relative au retrait des forces ougandaises. Malgré ces tentatives, les activités sont paralysées dans la ville. De sources locales, les forces ougandaises ne patrouillent plus dans la ville « ce sont les Faca qui circulent dans la ville mais les soldats ougandais sont restés dans leur camp » a expliqué un habitant joint au début de l’après-midi.

 

Le commandant de l’armée ougandaise basée à Obo n’a pas été joignable dans la journée pour se prononcer sur cette affaire.

 

Le bilan de l’attaque du village Kadjema (45 km de Obo) par la LRA le dimanche dernier, déclic de ce mouvement, fait état d’une quinzaine de personnes enlevées et de plusieurs biens emportés.

 

Centrafrique : Le HCR propose son aide pour faciliter le retour volontaire des réfugiés centrafricains

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 14 JUIN 2016

 

BANGUI, 14 Juin 2016 (RJDH—Le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) a annoncé son intention de soutenir les réfugiés centrafricains voulant rentrer au pays. C’est le représentant en charge des opérations  au HCR  Abdoulaye Barry qui l’a exprimé ce jour lors d’un point de presse à Bangui.   

 

Selon les données du HCR, 480.000 Centrafricains sont aujourd’hui réfugiés dans les pays voisins « ces Centrafricains sont dans la grande majorité au Cameroun plus de 260.000, au Tchad 100.000, 90.000 en RDC et 40.000 au Congo Brazzaville » a précisé Abdoulaye Barry, représentant en charge des opérations  au HCR. Selon ces derniers, ces réfugiés attendent de regagner le pays.

 

Abdoulaye Barry a affirmé la volonté du HCR de soutenir le processus de retour des réfugiés « nous avons un programme qui permet d’appuyer ceux qui décident de revenir et de recevoir le minimum de condition pour faciliter leur réintégration ».

 

Cette annonce a été faite dans le cadre des activités relatives à la journée des réfugiés qui sera célébrée le 20 juin prochain.

 

 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 11:05
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’Apôtre Charles Kétafio arrêté pour viol sur mineure

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 13 JUIN 2016

 

BANGUI, 13 juin RJDH—L’Apôtre Charles Kétafio de l’église Jehova Sabahot est arrêté pour viol depuis le vendredi 10 juin à la brigade criminelle à Bangui. Il a été transféré ce jour à la prison centrale de Bangui.

 

Charles Kétafio est accusé de séquestration et viol d’une fille de 17 ans. Selon nos informations, l’affaire a été portée au niveau de la justice par les parents de la fille qui serait une choriste dans l’église de l’Apôtre. C’est depuis le vendredi 10 juin que Charles Kétafio est arrêté et détenu à la brigade criminelle où, selon de sources policières, une plainte a été déposée contre lui.

 

 Le pasteur de l’église Sabahot est placé, depuis ce matin sous mandat de dépôt, selon le procureur de la République « je vous confirme que le pasteur Charles Kétafio est transféré à la maison centrale. Il est poursuivi pour attentat à la pudeur, atteinte à la promotion de jeune fille » a confié Ghislain Gresenguet.

 

Charles Kétafio encoure cinq ans de prison assortie d’amende. Cet Apôtre avait déjà été condamné pour cinq ans en 2012 pour faux et usage de Faux et trouble à l’ordre public.

 

 

Centrafrique : Des marchés de Bangui dans l’insalubrité malgré l’opération « Toumba Zendé »

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 13 JUIN 2016

 

BANGUI, 13 juin (RJDH)—Les effets de l’opération « Toumba Zendé » sont difficilement observables au niveau des marchés de  Bangui. Les commerçants regrettent cette situation et appellent la municipalité à plus d’ardeur.

 

Au marché Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement, il est 08 heures passé. Les premiers commerçants s’activent en installant leurs marchandises, le tout dans un bruit énorme dû aux effets de klaxons de véhicules et des cris des vendeurs ambulants. Au bord de la route, des centaines de personnes faufilent entre des tas d’ordures d’où sort une odeur désagréable.

 

Le bac à ordure se trouvant à l’entrée du marché est débordé. Sylvain, un des commerçants installés à coté dudit bac regrette leur sort et s’interroge sur les effets de l’opération Toumba Zendé « notre situation n’a pas changé ici. Nous sommes restés dans l’insalubrité puis que vous pouvez voir qu’un peu partout, il y a des tas d’ordure. Pourquoi alors l’opération Toumba Zendé ? ».

 

Au milieu du marché se trouvent les vendeurs de la viande de bœuf. Des tas d’ordure sont sous leurs étalages. A leur face, sont installées les vendeuses de légumes qui sont encerclés par les ordures de tout genre. Judith, une d’elle est en colère «  quand il pleut, nous avons des difficultés, le marché est inondé et les ordures flottent sur l’eau. Nous sommes abandonnés depuis longtemps. L’opération n’a pas réussi et nous sommes en colère ».

 

Nous quittons le marché Boy Rabé pour celui de Combattant. Le constat est similaire voire pire. L’abord de l’avenue des Martyrs qui traverse ce marché pour aller vers l’aéroport est rétréci par les tas d’ordures. Les marchandises sont exposées au milieu des ordures, ce qui ne semble pas étonner nous inquiéter les commerçants et les clients.

 

Fabrice, commerçant est fataliste « il n’y a plus rien à faire. On a tout tenté mais le marché n’a pas changé d’image. C’est pourquoi, nous vendons dans ces conditions d’insalubrité parce qu’il n’y a plus rien à attendre ».

 

Quelques marchés de la capitale centrafricaine ont fait l’exception. Il s’agit entre autre ceux de Ouango et de Lakouango respectivement dans les 7ème et le 2ème arrondissements où l’insalubrité a reculé.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 13:01
Centrafrique : au moins 4 morts dans des heurts à Bangui

 

 

YAOUNDE, 13/06/16 (Xinhua) -- Au moins quatre personnes ont été tuées dans une nouvelle escalade de violences survenue samedi soir à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA), selon des sources concordantes.

 

Des membres de la communauté musulmane ont décidé de se venger après la découverte samedi soir du corps d'un des leurs, retrouvé assassiné dans une zone du 3e arrondissement de la ville, a rapporté à Xinhua une source indépendante.

 

"Des heurts violents ont par la suite éclaté entre cette communauté et des populations chrétiennes de PK5", a précisé cette source.

 

Tout au long de la nuit, la tension est restée vive dans ce quartier musulman du 5e arrondissement de Bangui connu pour avoir été l'épicentre des violences lors de la récente crise centrafricaine due à la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Seleka et leur leader Michel Djotodia en mars 2013 au terme de trois de conflit contre le régime de François Bozize.

 

Cette tension s'est étendue à d'autres quartiers comme Boeing, à l'Est de la capitale, a indiqué une autre source.

 

"Ce matin, les corps de trois autres hommes tués ont été découverts dont deux à PK5 et un à Boeing", a-t-elle ajouté.

 

Dimanche matin, un calme apparent régnait dans la ville, mais les boutiques du marché de PK5, qui appartiennent pour la plupart à des commerçants musulmans, étaient fermées.

 

 

 

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:56
Lu pour vous : Touadéra sous influence de son dircab

 

 

Par La redaction de Mondafrique - 31 mai 2016

 

Le directeur de cabinet du nouveau président centrafricain Touadéra, Firmin Ngrebada n’est pas un perdreau de l’année. Avec l’habileté d’un caméléon, cet ancien inspecteur du travail a traversé les remous du marigot politique centrafricain sans jamais boire la tasse. Marié à une cousine de Touadéra, c’est auprès de lui qu’il entame sa carrière politique lorsque Touadera occupe le poste de premier ministre de François Bozizé de 2008 à 2013.

 

La démission de son mentor après les accords de paix de Libreville du 11 janvier 2013 et l’arrivée au pouvoir de Michel Djotodia n’entament en rien sa carrière. Malgré la détestation que lui vouent Bozizé et Touadéra, le nouveau président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre N’Guendet, nomme Firmin Ngrebada avec qui il partage un gout pour les séjours à l’étranger et les luxueux palaces, directeur de cabinet adjoint. Les deux hommes mènent grand train. En octobre 2015, lors du très chic forum de Crans Montana, Alexandre N’Guendet se voit décerné une médaille d’or récompensant les efforts déployés par le CNT afin d’améliorer la situation du pays.

 

Ngrebada, globe trotteur

 

Resté fidèle à son beau-frère le président Touadéra, il œuvre activement auprès des autorités de la transition pour obtenir leur ralliement à sa candidature lors de la campagne présidentielle. Dans l’ombre, il s’emploie à réactiver les réseaux bozizistes qui, plus que leurs adversaires, ont une bonne connaissance des processus électoraux. En contrepartie de ses efforts, Firmin Ngrebada est nommé directeur de cabinet. Depuis, le caméléon s’est rendu incontournable et exerce, murmure t-on à Bangui, un influence considérable sur le président. « Aucune de ses déclarations, aucune décision présidentielle ne peut se faire sans son aval » assure une source centrafricaine bien informée.

 

Comme avec Alexandre N’Guendet, Firmin Ngrebada peut, avec Touadéra, laisser libre cours à sa fièvre des voyages. C’est lui qui, depuis l’élection du nouveau président l’a accompagné dans ses nombreuses visites hors du pays effectuées sans le ministre des affaires étrangères. « Le directeur de cabinet d’un président est censé assurer la continuité des services publics en l’absence du président. Or, Firmin Ngrebada n’est au bureau qu’entre deux voyages » s’énerve une source centrafricaine.

 

 “Le candidat du peuple”

 

Reste que cette bougeotte qui s’est emparée du nouveau président centrafricain et de son bras droit agace en haut lieu. Dans les cercles politiques banguissois, on reproche aux nouvelles autorités de préférer les visites parisiennes aux déplacements très attendus du chef de l’Etat à l’intérieur du pays ou tout simplement auprès des populations. Celui qui s’était présenté aux élections comme « le candidat du peuple » ne s’est pour l’instant fendu que d’une visite au pas de course au camp de Mpoko près de l’aéroport de la capitale où environ 20 000 déplacés se trouvent toujours entassés.

 

Alors que la Commission européenne a annoncé le 27 mai qu’elle allait accroitre son aide financière à la Centrafrique en octroyant au total 72 millions d’euros, la machine Touadéra est pour l’instant plus versé dans le voyagisme que les mesures politiques de poids.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:48

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 11/06/16 (Xinhua) -- Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rencontré vendredi Faustin Archange Touadera, président de la République centrafricaine, pour discuter de la situation dans le pays, y compris du dialogue du président avec les représentants des groupes armés.

 

"Le secrétaire général a noté que le pays avait tourné une nouvelle page après l'organisation des élections démocratiques", a indiqué à la presse le porte-parole de l'ONU, Stephane Dujarric, à l'issue de cette rencontre.

 

"Le secrétaire général a salué la position du président envers les groupes armés et sa vision pour un processus global afin de prendre en compte les raisons profondes qui les ont poussé à prendre les armes."

 

Le secrétaire général a également salué la décision du président et de son gouvernement de poursuivre ce processus dans un esprit de réconciliation nationale et d'intégration, guidé par les principes et les proposition du Forum de Bangui, a fait savoir le porte-parole.

 

"Le secrétaire général a appelé les groupes armés à saisir cette occasion offerte par l'initiative du président afin de rétablir la paix et la stabilité dans le pays en s'engageant dans ce processus de bonne foi", a déclaré le porte-parole, ajoutant : "Il a souligné que le rétablissement de l'autorité de l'Etat était crucial pour la sécurité et la reprise socio-économique du pays."

 

Le secrétaire général a par ailleurs mis l'accent sur l'importance du soutien de la communauté internationale aux efforts de la République centrafricaine visant à s'attaquer aux causes fondamentales de la crise, a ajouté le porte-parole.

 

De grands efforts sont en cours en République centrafricaine pour rétablir la paix et la stabilité dans ce pays déchiré par la guerre.

 

Le 10 décembre 2012, la République centrafricaine a été plongée dans une guerre opposant la coalition rebelle, la Seleka, aux forces gouvernementales. La Seléka a pris le pouvoir en chassant le président Francois Bozize en mars 2013, où le leader rebelle Michel Djotodia s'est déclaré chef de l'Etat.

 

 

Centrafrique : l’Onu au bord du gouffre

 

Par La redaction de Mondafrique - 9 juin 2016

 

En Centrafrique, la mission de maintien de la paix de l’Onu, la Minusca, va de Charybde en Scylla. Après les accusations portant sur des viols d’enfants centrafricains et le non renouvellement des unités fournies par la police burundaise soupçonnée de commettre des exactions au Burundi, d’autres faits gravissimes entachent l’image déjà ternie de la mission.

 

Dans un rapport publié mardi 6 juin, l’ONG Human Rights Watch (HRW) accuse des casques bleus du Congo-Brazzaville d’avoir tué au moins 18 personnes entre 2013 et 2015. Un charnier de 12 personnes a été découvert à 500 mètres d’une base des forces du maintien de la paix congolais à une centaine de kilomètres au nord de Bangui. A l’issue du match éliminatoire de la CAN 2017 opposant la RCA à l’Angola le 5 juin, un casque bleu Rwandais a assassiné, devant des centaines de personnes, un supporter centrafricain au risque de rallumer les affrontements intercommunautaires. Enfin, la route stratégique qui relie la Centrafrique au Cameroun reste extrêmement dangereuse pour les commerçants régulièrement victimes de pillages et d’agressions sous les yeux des contingents du Bangladesh.

 

Ces dernières semaines, plusieurs observateurs pointent les tentatives de recomposition de l’ex Seleka notamment dans le nord-est du pays sans réaction de la Minusca désormais privé du soutien des militaires français de Sangaris. Ecoeuré face à cette situation, Anders Kompass, le directeur des opérations du Haut commissariat aux droits de l’Homme qui avait dénoncé les crimes sexuels en RCA a démissionné de son poste le 7 juin.

Le secrétaire général de l'ONU rencontre le président centrafricain sur le processus de paix dans le pays
Le secrétaire général de l'ONU rencontre le président centrafricain sur le processus de paix dans le pays
Le secrétaire général de l'ONU rencontre le président centrafricain sur le processus de paix dans le pays
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:45

 

 

Par RFI Publié le 11-06-2016 Modifié le 11-06-2016 à 00:10

 

Le Premier ministre centrafricain Simplice Sarandji a sollicité ce vendredi 10 juin un vote de confiance des députés après avoir prononcé sa déclaration de politique générale et répondu à leurs questions. Sur les 120 députés présents, 119 ont voté pour. Mais derrière cet unanimisme politique se cache la peur d'un retour en arrière.

 

C'est l'union sacrée derrière Simplice Sarandji et le président Faustin-Archange Touadéra. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’un blanc-seing est accordé au gouvernement. L'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) d'Anicet-Georges Dologuélé avait ainsi demandé au Premier ministre de chiffrer sa copie, faisant planer le doute sur son vote, pour finalement revenir à de bons sentiments au nom de cette union sacrée.

 

D'autres groupes parlementaires ont eu des propos durs, voire menaçants. Plusieurs députés ont interpellé Simplice Sarandji sur le réarmement des Forces armées centrafricaines. Le Premier ministre a déclaré que le processus serait long et a souligné l'importance du DDR (le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion).Comme le dit un observateur, c'est « l'intérêt de la Centrafrique qui a prévalu ».

 

L'union sacrée derrière Simplice Sarandji cache mal les attentes et les doutes

 

Le chef du gouvernement, dans ses réponses aux députés, a rappelé ses priorités: la sécurité et la paix, la cohésion sociale, la relance de l'économie, la bonne gouvernance. A plusieurs reprises, il a été applaudi, quand il évoquait la lutte contre la corruption, le vivre ensemble. Là les députés du Nord ont mis en garde le gouvernement : que l'histoire ne se répète pas, qu'enfin le Nord ne soit plus la dernière région du pays.

 

Rien à voir avec un état de grâce. Cette union sacrée derrière Simplice Sarandji cache mal les attentes et les doutes. A l'image des députés du Nord-Est. Cette région qui va de Ouanda Djallé à Birao est coupée du pays depuis toujours, enclavée. « C'est au Premier ministre de démontrer que cette région fait partie de la RCA, d'abord par le rétablissement des forces de sécurité et de défense », estime un observateur.

 

Mais le Nord-Est n'est que la très grosse épine dans le pied du Premier ministre. Car c'est en fait tout l'arrière-pays qui souffre, par manque d'Etat, d'écoles, de centres de santé, de routes. Simplice Sarandji dit avoir entendu le message.

 

Autre défi : ne pas favoriser un groupe plus qu'un autre

 

Autre défi pour Simplice Sarandji : ne pas favoriser un groupe armé plus qu’un autre, en clair les anti-balaka plus que les Seleka. « Le gouvernement doit briser la spirale des frustrations », estime un observateur.

 

Par ce vote unanime, c'est donc l'intérêt de la Centrafrique qui a prévalu. Simplice Sarandji a certes été applaudi à plusieurs reprises, quand il a évoqué la corruption ou le vivre ensemble. Mais dire est une chose, faire en est une autre, se disait un député. Gare à la déception et au découragement.

 

RCA: union sacrée derrière Simplice Sarandji, mais pas d’état de grâce
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 12:09

 

 

Par RFI Publié le 11-06-2016 Modifié le 11-06-2016 à 08:55

 

La France, qui tient la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU au mois de juin, organisait, le 10 juin au siège de New York, un débat public sur la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix. Le président centrafricain ainsi que le ministre français des Affaires étrangères avaient fait le déplacement. Les deux hommes ont évidemment abordé la question des violences sexuelles faites aux civils et promis, une nouvelle fois, la tolérance zéro.

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Dans un contexte très critique pour les opérations de maintien de la paix en Afrique, que ce soit au Mali, au Soudan du Sud, au Darfour ou encore en République démocratique du Congo où les civils restent les premières victimes du conflit, l’ONU devait présenter un exemple de réussite et a choisi la Centrafrique avec la Minusca. Cette mission a réussi à éviter des crimes de masse et permis la tenue d'élections. Ce constat est partagé par le président nouvellement élu, Faustin-Archange Touadéra« Je tiens à témoigner la gratitude du gouvernement à la communauté internationale pour les appuis apportés dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat », a-t-il ainsi déclaré.

 

La réunion ministérielle était présidée par Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères français, qui a annoncé l’engagement de Paris à respecter les principes de Kigali qui donnent la priorité à la protection des civils.

 

Abus sexuels commis par des casques bleus

 

Il a aussi plaidé devant ses pairs pour une restructuration en profondeur des opérations de maintien de la paix : « On est à une étape où il faut améliorer la qualité des opérations, a déclaré l'occupant du Quai d'Orsay. Ce qui veut dire : des hommes mieux formés, peut-être plus nombreux, et aussi du matériel. Puis, des missions très claires, très précises, très exigeantes aussi pour que les populations sur place, quand elles voient des casques bleus arriver, soient heureuses aussi de voir qu’on a voulu les aider, les protéger, et qu’il n’y ait pas de dérives qui parfois peuvent être dramatiques. »

 

En filigrane, il a bien sûr été question des abus sexuels commis par les casques bleus et des soldats français en Centrafrique. La France a d’ailleurs rappelé à cette occasion son exigence d’exemplarité et promis à nouveau que la justice serait immédiatement saisie de toute allégation.

ONU: la France à l'initiative d'un délicat débat sur la protection des civils
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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 11:53

 

 

http://www.voaafrique.com/  11 juin 2016

 

Pour Kampala l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) "n'est plus une menace" et le soutien de la communauté internationale n'est pas suffisant pour qu’il maintienne ses troupes en Centrafrique dans des opérations contre ses rebelles ougandais.

 

Le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, a annoncé que son pays envisageait ce retrait car ses objectifs dans la lutte contre la LRA ont été atteints.

 

"L'Ouganda envisage de retirer ses troupes de RCA (République centrafricaine) pour plusieurs raisons, l'une d'entre elles étant que la LRA n'est plus une menace", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée Paddy Ankunda. "Deuxièmement, le soutien international n'a pas été suffisant"

 

"L'Ouganda a atteint ses objectifs dans la lutte contre la LRA", a ajouté la même source. "La LRA s'est dégradée, elle n'a plus les moyens de faire la guerre".

 

En mars, deux ONG américaines avaient affirmé que la LRA avait enlevé plus de 200 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, depuis le début de l'année dans l'est de la Centrafrique.

 

Environ 2.000 soldats ougandais, soutenus notamment par des soldats américains, sont actuellement déployés dans l'est de la Centrafrique. Ils forment la colonne vertébrale d'une mission de l'Union africaine de lutte contre la LRA. Quelque 10.000 Casques bleus de la Minusca sont par ailleurs déployés dans le pays.

 

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, la LRA s'est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions, s'étendant en Ouganda, dans le Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

 

Elle a été depuis affaiblie par la capture ou la défection de plusieurs de ses chefs, le dernier en date (février) étant le commandant Okot Odek, mais l'état de déliquescence des autorités centrafricaines dans les régions de l'est, soumises aux bandes armées bien avant la chute en 2013 du président François Bozizé, a facilité sa pénétration.

 

Et l'accalmie des confrontations armées entre l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balakas semblent permettre à la LRA de gagner du terrain. Certaines de ses attaques se sont produites dans le nord-est de la Centrafrique, dans des zones échappant en grande partie au contrôle de la Minusca, présente dans les principales villes du pays.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants, d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

 

Avec AFP

 

L'Ouganda envisage de retirer ses troupes luttant contre la LRA en Centrafrique
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