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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 00:14

 

 

 

Messieurs SAKANGA Vincent et OGBAMI Fidèle

BANGUI

République Centrafricaine

 

 

A

Monsieur le Ministre de la Justice,

Chargé de la Réforme Judiciaire, Garde des Sceaux

BANGUI

 

République Centrafricaine

 

 

 

Objet : Votre Requête publiée dans le journal « L’AGORA »

N° 2170 du Vendredi, 3 Mai 2013

 

 

Excellence, Monsieur le Ministre,

 

Suite à votre requête N°  084/MJRJ.13 du 30 Avril 2013 relative aux crimes graves commis sous le règne de l’ex- Président BOZIZE François, pour lesquelles vous saisissez le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, nous venons par la présente porter à votre connaissance des informations en ce qui nous concerne, car nous avions été cités au point 5 : « De l’incitation à la haine et au génocide » qui sont des crimes graves ; qui consiste à éliminer un nombre important d’un groupe ou d’une ethnie.

 

En effet, en date du 6 Mars 2013, nous avons participé à une réunion organisée par le Mouvement Citoyen pour la Défense de la Patrie (MCDP), en gestation,  relative aux graves crises que traversait notre pays. Contrairement au qualificatif mentionné dans votre requête sus-citée, notre manifeste ne fait mention d’aucune incitation à la haine ni au génocide.

 

A titre de rappel, notre manifeste est structuré en trois (3) parties :

 

  1. Une introduction appelant le peuple centrafricain sans aucune considération tribale, régionale, syndical, religieuse et politique à une prise de conscience collective en vue d’une réflexion d’ensemble et une action unitaire, ceci conformément aux informations distillées sur  la voix des ondes des médias publics et privés concernant les différentes violations des droits humains perpétrés sur le territoire national.
  2.  
  3. Un constat fait à partir des Accords de Libreville signés le 11 Janvier 2013 au sein duquel un rappel des différents documents ont été mentionné, à savoir : La déclaration des principes ; l’accord de cessez le feu et l’accord politique. 
  4. au terme de cette analyse, nous avons exigé l’observance et l’application des Accords de Libreville dans toute leur plénitude.

 

Mais le manifeste s’est inspiré des dispositions des Accords de Libreville du 11 Janvier 2013, pour appeler toutes les parties à les respecter. En aucun cas, dans ce manifeste que nous avons publié le 06 Mars 2013 et qui fait l’objet de votre incrimination ; aucun appel n’a été lancé ni relayé incitant à la haine ni au génocide.

Par ailleurs, nous avons été désagréablement surpris de constater que parmi plusieurs signataires dudit manifeste seuls nos noms ont été cités avec celui de Monsieur MOKWOAPI.

 

De ce qui précède, nous venons très respectueusement par la présente vous préciser ce qui suit :

 

  1. Nous ne sommes pas les anciens dignitaires du régime BOZIZE qui a duré 10 ans ;

 

  1. Nous n’avions jamais été associés ni de près ni de loin à la gestion du pouvoir de BOZIZE ;

 

  1. Nous n’avons jamais été nommés par Décret de BOZIZE à un poste de responsabilité. Pour ce qui concerne Monsieur SAKANGA, admis à la retraite depuis 2006, il a créé une ONG dénommée Association Centrafricaine pour le Développement Economique et Social (ACDES) aux fins de continuer à mettre son expertise et son expérience à la disposition de son pays. Cette ONG est affiliée à la plate forme des ONG Nationales CIONGCA depuis 2011 ; et c’est à ce titre  que Monsieur SAKANGA a été élu, par la Société Civile Centrafricaine, Coordonnateur National de ACSIS – CENTRAFRIQUE de facto Point Focale du Forum sur la Gouvernance Internet au plan régional. Il vit de sa pension, de ses consultations et des produits de son champ. Pour Monsieur OGBAMI, il vit de son salaire ;

 

  1. Notre souci, comme partagé par tous les compatriotes aujourd’hui, c’est de voir tous les centrafricains vivre en harmonie et dans la paix d’une part et d’autre part veiller à la préservation de notre patrimoine national, car nous sommes des disciples du Président Fondateur de la RCA Barthelemy BOGANDA.

 

Cependant, lorsque nous avons constaté que l’objectif premier du Mouvement, qui était d’amener les centrafricains à s’asseoir autour d’une table pour réfléchir aux fins de mettre en œuvre les Accords de Libreville dans l’intérêt supérieur de la nation, a été dévié à d’autres fins, nous nous sommes désolidarisés et nous nous sommes retirés purement et simplement du Mouvement depuis le 11 Mars 2013. Nous ignorons tout des activités menées par le Mouvement par la suite.

 

Nous restons cependant à la disposition de la justice de notre pays pour rétablir la vérité sur cette affaire, somme toute très grave (« De l’incitation à la haine et au génocide ») qui est de nature à jeter un discrédit sur notre personne et partant sur toutes nos familles.

 

Tel est l’objet de la présente dont nous avons l’honneur de vous soumettre en réponse aux graves accusations portées contre notre personne.

 

Fait à Bangui, le 04 Mai 2013

 

Ont signé

 

 

Vincent SAKANGA

 

 

Fidèle OGBAMI

 

 

Pièce jointe :

 

  • Copie du Manifeste

 

Ampliation :

 

  • Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui
  • Journal « L’AGORA »
Mis en cause par le ministre de la justice, Vincent Sakanga et Fidèle Ogbami lui répondent

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