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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 10:02

 

 

 

 

 

31/07/2013 à 10h:15 Par Vincent Duhem Jeune Afrique.com

 

Une dizaine de représentantes d’associations de femmes centrafricaines ont rencontré la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, mardi 30 juillet, à Paris. Qui estime que la RCA doit revenir dans l'agenda diplomatique français.

C’est dans son bureau du Quai d’Orsay dans le centre de Paris, que la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, a reçu une dizaine de femmes représentantes de plusieurs associations centrafricaines, mardi 30 juillet. Pour la plupart issues de la diaspora, c’est elles qui ont sollicité la rencontre. « Elles m’ont contacté après mon déplacement au Burundi » [début juillet], confie la ministre qui dit vouloir « mettre les droits des femmes au centre de la Francophonie ».

Les représentantes d'associations se sont tour à tour exprimées. Souvent émues, elles ont fait part de leur détresse, partagé leur expériences, et relayé les cas de violences quotidiennes dont sont victimes les Centrafricains depuis l'arrivée de la coalition Séléka au pouvoir, fin mars. « Il y a une semaine à Lobaye (sud-ouest), des hommes en armes ont ligoté neufs enfants, réclamant une rançon pour chacun d’entre eux. Comme les familles ne pouvaient pas payer, ils les ont tous tués », a ainsi raconté l’une d’elles.

 

Cette rencontre, appuyée par le président François Hollande, était également l’occasion pour la ministre de militer pour le retour de la crise en Centrafrique à son agenda diplomatique. « Cette crise, écrasée par les deux plus gros conflits de la décennie sur le continent africain (la RDC et le Soudan), est un drame oublié. Il faut que la France monte au créneau avec l'Union européenne. Nous devons être présents », estime-t-elle.

 

En tournée au Gabon, en RDC, au Burundi, au Congo-Brazzaville et en Côte d'Ivoire du 6 au 12 juillet, « Yamina Benguigui a longuement évoqué la situation centrafricaine avec Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba », assure un de ses conseillers.

 

Aide logistique

 

Quel pourrait être l’engagement de la France, que les chefs d’États d’Afrique centrale avaient déjà sollicité en mai ? Dans l’immédiat, il devrait se limiter à une aide logistique aux troupes africaines, dans le cadre de l'action européenne. Le Burundi, dont le président Pierre Nkurunziza s’est dit prêt à envoyer 500 hommes dans le cadre de la force de l’Union africaine, pourrait en être le premier bénéficiaire. « C’est en discussion », assure le cabinet de la ministre. Pour Yamina Benguigui, « la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en septembre à New York sera un moment important ».

 

Au regard de l’attitude des autorités françaises depuis le début de la crise, un engagement direct de la France est très peu probable. En Centrafrique, pays symbole des dérives de la « Françafrique », Paris a tenté d’appliquer sa nouvelle politique africaine. Lors des deux offensives de la Séléka, François Hollande a refusé d’intervenir pour sauver le régime de François Bozizé, qui en avait fait la demande, et laissé le soin aux dirigeants d’Afrique centrale, notamment à Idriss Déby Itno, de régler la crise.

________

 

Par Vincent Duhem

 


 

Yamina Benguigui : "Il faut que la France monte au créneau" en Centrafrique  

 

 

31/07/2013 à 10h:15 Par Vincent Duhem Jeune Afrique.com

 

Une dizaine de représentantes d’associations de femmes centrafricaines ont rencontré la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, mardi 30 juillet, à Paris. Qui estime que la RCA doit revenir dans l'agenda diplomatique français.

C’est dans son bureau du Quai d’Orsay dans le centre de Paris, que la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, a reçu une dizaine de femmes représentantes de plusieurs associations centrafricaines, mardi 30 juillet. Pour la plupart issues de la diaspora, c’est elles qui ont sollicité la rencontre. « Elles m’ont contacté après mon déplacement au Burundi » [début juillet], confie la ministre qui dit vouloir « mettre les droits des femmes au centre de la Francophonie ».

Les représentantes d'associations se sont tour à tour exprimées. Souvent émues, elles ont fait part de leur détresse, partagé leur expériences, et relayé les cas de violences quotidiennes dont sont victimes les Centrafricains depuis l'arrivée de la coalition Séléka au pouvoir, fin mars. « Il y a une semaine à Lobaye (sud-ouest), des hommes en armes ont ligoté neufs enfants, réclamant une rançon pour chacun d’entre eux. Comme les familles ne pouvaient pas payer, ils les ont tous tués », a ainsi raconté l’une d’elles.

Cette rencontre, appuyée par le président François Hollande, était également l’occasion pour la ministre de militer pour le retour de la crise en Centrafrique à son agenda diplomatique. « Cette crise, écrasée par les deux plus gros conflits de la décennie sur le continent africain (la RDC et le Soudan), est un drame oublié. Il faut que la France monte au créneau avec l'Union européenne. Nous devons être présents », estime-t-elle.

En tournée au Gabon, en RDC, au Burundi, au Congo-Brazzaville et en Côte d'Ivoire du 6 au 12 juillet, « Yamina Benguigui a longuement évoqué la situation centrafricaine avec Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba », assure un de ses conseillers.

Aide logistique

Quel pourrait être l’engagement de la France, que les chefs d’États d’Afrique centrale avaient déjà sollicité en mai ? Dans l’immédiat, il devrait se limiter à une aide logistique aux troupes africaines, dans le cadre de l'action européenne. Le Burundi, dont le président Pierre Nkurunziza s’est dit prêt à envoyer 500 hommes dans le cadre de la force de l’Union africaine, pourrait en être le premier bénéficiaire. « C’est en discussion », assure le cabinet de la ministre. Pour Yamina Benguigui, « la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en septembre à New York sera un moment important ».

Au regard de l’attitude des autorités françaises depuis le début de la crise, un engagement direct de la France est très peu probable. En Centrafrique, pays symbole des dérives de la « Françafrique », Paris a tenté d’appliquer sa nouvelle politique africaine. Lors des deux offensives de la Séléka, François Hollande a refusé d’intervenir pour sauver le régime de François Bozizé, qui en avait fait la demande, et laissé le soin aux dirigeants d’Afrique centrale, notamment à Idriss Déby Itno, de régler la crise.

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Par Vincent Duhem




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