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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:43

 

 

 

http://www.leprogres.fr   23/06/2013 à 22:08

 

Les premiers ennuis judiciaires de Bernard Tapie ont pour nom Jean Bedel Bokassa. L’ancien « empereur » du Centrafrique est le premier à avoir traîné l’homme d’affaires devant un tribunal. Bernard Tapie, 37 ans à l’époque, lui avait, en 1980, racheté ses propriétés en France à un prix intéressant en faisant croire que l’État français allait les saisir. Tapie les a vendus aux enchères à New York et a fait don de l’argent à… l’Unicef. Bokassa a récupéré ses châteaux en justice (Ils ont été à la fin saisis par l’État centrafricain).

 

Plus que l’homme d’affaires poursuivi pour abus de biens sociaux dans le rachat de Testut (300 000 francs d’amende en 1996) ou l’homme politique attaqué en diffamation par le FN à deux reprises, c’est au titre de président de l’OM que « Nanard » alimentait la chronique judiciaire des années 1990. Condamné avec 14 autres prévenus, il a écopé le 4 juin 1998 de trois ans d’emprisonnement avec sursis, et cinq ans de privation de ses droits civils et civiques dans l’affaire dite des comptes de l’OM. Le club versait des commissions occultes aux intermédiaires de joueurs lors des transferts notamment, détournements évalués à plus de 15 millions d’euros.

 

L’OM, de la gloire à la chute

 

Mais sa chute intervient avec le match truqué VA-OM : en mai 1993, le footballeur mulhousien Jacques Glassmann révèle au procureur Eric de Montgolfier que par l’intermédiaire du joueur Jean-Jacques Eydelie, l’OM avait tenté de le corrompre ainsi que deux autres joueurs de Valenciennes. Bernard Tapie est condamné le 28 novembre 1995 pour « complicité de corruption et subornation de témoins » à deux ans d’emprisonnement dont huit mois ferme. Il va en prison. Ses biens sont saisis ou mis sous conserve. Après 165 jours, il est libéré en juillet 1997 ; cette peine a été fusionnée avec une autre condamnation dans l’affaire dite du Phocéa, cette fois pour fraude fiscale et abus de bien social (18 mois de prison dont 12 avec sursis). Le président de l’OM, très attaché à ce superbe voilier sur lequel il conviait ses joueurs et amis politiques, avait bénéficié de sous-facturations de la société exploitante du yacht.

 

Mais Bernard Tapie a aussi été victime et plaignant. Il prend ainsi sa revanche avec l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais : après douze ans de procédures avec le Consortium de réalisation (CDR), organisme public chargé de régler le passif du Crédit Lyonnais, l’homme d’affaires obtient en juillet 2008 la condamnation du CDR par un tribunal arbitral à lui verser 285 millions d’euros. Le tribunal retient que le CL l’a floué en lui achetant en sous-main Adidas pour le revendre avec une plus-value à Robert Louis-Dreyfus en 1993.

 

Dans la foulée, il solde en 2010 son dernier litige avec la justice : il est relaxé par le tribunal de Paris pour banqueroute des sociétés qu’il possède avec son épouse Dominique (GBT et Financière Bernard Tapie). Le tribunal considéra qu’il avait été mis en difficulté financière à cause du CDR. Il est redevenu depuis riche et homme d’affaires. Au sens économique et judiciaire.

lu pour vous : Un homme d’affaires judiciaires

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